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Eric Zemmour face à Marc Trevidic : “Il faut arrêter totalement l’immigration et dire aux musulmans que l’islam n’est pas compatible avec la France”

Magistrat, Marc Trevidic est un ancien juge antiterroriste (de 2006 à 2015). Il est actuellement président de chambre à la cour d’appel de Versailles.

Razzia

Vendredi après-midi, une dizaine de voyous ont fait irruption dans une boutique de la marque Moncler, situé boulevard Saint-Germain, dans le 6e arrondissement de Paris. Sous les yeux stupéfaits des vendeurs, ils se sont rués sur les doudounes de la marque de luxe, avant de prendre la fuite en courant, moins d’une minute plus tard. Une caméra de surveillance a capté la scène. Le préjudice est évalué à environ 40.000€.

Don Paul Préaux : L’ingérence de l’État n’est pas acceptable

Interrogé dans Le Figaro, le modérateur général de la Communauté Saint-Martin revient sur les restrictions de l’Etat concernant l’exercice du culte :

Les catholiques se sont mobilisés contre les restrictions d’accès aux offices religieux envisagées au nom du risque sanitaire. L’État a-t-il été maladroit dans cette affaire?

Clairement, et nos évêques ne se sont pas privés de dire que de telles restrictions étaient irréalistes et inapplicables. Le gouvernement aurait dû demander à l’Église de gérer le problème, et non chercher à le faire à sa place. Cette ingérence de l’État n’est pas acceptable et je me réjouis que le gouvernement soit revenu sur ses pas en ne limitant plus la jauge admise dans les églises à 30 fidèles. C’était une décision absurde. Pourquoi autoriser les gens à s’entasser dans les trains et imposer une distanciation aussi contraignante dans les églises ou les cathédrales dont certaines font plusieurs milliers de mètres carrés?

Le professeur Jean-Bernard Fourtillan, interpellé et placé en hôpital psychiatrique

Jean-Bernard Fourtillan, professeur émérite connu notamment pour son apparition récente dans le film Hold-up mais aussi pour ses travaux de recherche sur la maladie de Parkinson et d’Alzheimer, a été interné dans un hôpital psychiatrique.

La préfecture du Gard confirme une « mesure individuelle d’hospitalisation » visant Jean-Bernard Fourtillan. Et de préciser que cette décision relève « d’une prescription médicale ». Cette décision a été prise après que le médecin a été interpelé par les forces de l’ordre le 7 décembre « en vertu d’un mandat d’amener [émis par] un juge d’instruction parisien ».

L’arrestation du médecin a eu lieu dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour « tromperie » par le parquet de Paris en septembre 2019, à la suite d’essais cliniques pratiqués sur 350 malades de Parkinson et Alzheimer. Ces faits avaient également valu à Jean-Bernard Fourtillan d’être poursuivi par l’Ordre des médecins pour «charlatanisme».

Il a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Nîmes après son interpellation. Trois jours plus tard, un médecin a considéré que son état de santé nécessitait un placement dans un établissement psychiatrique et le préfet a suivi ces recommandations. Jean-Bernard Fourtillan est hospitalisé dans l’établissement du Mas Careiron, à Uzès.

Miracle : la grippe a disparu

Lu dans Le Parisien :

Les chiffres qui seront publiés aujourd’hui devraient confirmer l’absence d’épidémie cette année. Une maladie qui fait d’ordinaire entre 10 000 et 15 000 morts par an en France.

[…] Quand l’été survient en Europe, l’hémisphère Sud, caractérisé par le même climat tempéré, s’emmitoufle et c’est donc de juin à septembre que survient là-bas l’épidémie de grippe hivernale. Or, cette contagion, surprise, n’a presque pas eu lieu. […]

Si la grippe frappe généralement entre la fin de l’année et mars, elle reste imprévisible, tantôt en avance, tantôt en retard, répètent les scientifiques. Mais une chose est sûre : à cette époque, cette maladie qui cause 10 000 à 15 000 morts par an dans l’Hexagone devrait commencer à circuler et s’intensifier. « Elle est où ? interroge, ironique, Serge Smadja, à la tête de SOS Médecins. On devrait en voir un peu mais, à l’heure actuelle, il n’y a rien. » Depuis octobre, seuls six cas ont été repérés à l’hôpital en France, dont deux chez des personnes de retour d’un voyage à l’étranger. Une tendance que devrait confirmer Santé publique France, qui publie aujourd’hui de nouveaux chiffres.

Chaque année, le virus respiratoire syncytial ou VRS, responsable de bronchiolites chez les nourrissons, se propage avant la grippe et s’arrête lorsqu’elle commence. Or, cet automne, « son niveau a été très bas, comme le montre notamment le nombre de passages aux urgences », poursuit l’épidémiologiste Sibylle Bernard-Stoecklin. « D’habitude, à cette période, j’en vois tous les jours dans mon cabinet, s’étonne le généraliste Jean-Paul Hamon, président d’honneur de la Fédération des médecins de France, mais là, grâce aux gestes barrière, j’ai dû recevoir 3 ou 4 patients max, c’est une surprise ! » L’horizon reste aussi calme du côté de la gastro-entérite. Seul le rhinovirus, à l’origine de rhumes, s’est vraiment manifesté, lors de la rentrée des classes. […]

L’élection présidentielle américaine devant la Cour Suprême

Dans Présent, Christian Daisug décrypte les procédures judiciaires en cours aux Etats-Unis, contestant l’élection de Joe Biden :

[…] Ken Paxton, ministre de la justice de l’Etat du Texas, a déposé une plainte auprès de la Cour suprême contre quatre des six Etats – Géorgie, Michigan, Pennsylvanie et Wisconsin – touchés par la tricherie des urnes. Raison gravissime : tous ont violé la Constitution des Etats-Unis. Et de deux façons. D’abord, lorsque leurs dirigeants respectifs ont changé les règlements relatifs au processus électoral sans en référer au pouvoir législatif de chaque Etat comme l’exige la Constitution. Ensuite, lorsque toutes les circonscriptions de ces quatre Etats ont réceptionné, classé et dépouillé d’une façon différente les bulletins de vote alors que la Constitution spécifie bien qu’ils doivent être traités d’une seule et unique manière. Soulignons deux points. 1 – L’ahurissante audace de quelques petits chefs qui se sont permis de choisir pour la circonstance des règles pouvant faciliter les fraudes. 2 – La plainte du Texas reste dans le juridique et ne fait aucune allusion à la corruption, qui est pourtant la conséquence directe des manquements à la loi.

Le Texas a toujours été, au sein de l’Union, un Etat à part, suscitant à la fois jalousie et admiration. Aujourd’hui, c’est l’admiration électrisante qui l’emporte : 17 Etats conduits par le Missouri ont, eux aussi, déposé une plainte auprès de la Cour suprême, en appui de celle du Texas, contre les mêmes quatre Etats et pour les mêmes raisons : pratiques illégales, fraude caractérisée, relâchement dans le contrôle et stockage suspect des bulletins de vote. Les 17 Etats insistent sur l’importance du rôle des assemblées législatives locales lorsque le pouvoir exécutif décide de modifier les procédures de vote. « Dès que les élus perdent toute influence sur la façon de gérer l’expression de la volonté populaire, soulignent dans un texte commun ces 17 Etats, la séparation des pouvoirs n’est plus respectée, ce qui a pour conséquence inéluctable une menace directe sur les libertés individuelles. » Que réclament-ils à la Cour suprême ? La même chose que le Texas : annuler la nomination des grands électeurs par le collège électoral des quatre Etats contaminés par des pratiques mafieuses. Et remettre aux élus le soin d’en choisir d’autres. […]

La Cour Suprême accèdera-t-elle à ces requêtes ? Elle a rejeté la plainte du Texas estimant que cet Etat n’a « pas démontré juridiquement » qu’il pouvait dicter « la manière dont d’autres Etats organisent le scrutin ».

Techniquement, le président américain peut continuer la bataille judiciaire. Joe Biden devrait logiquement être élu par le collège des grands électeurs lundi 14 décembre.

Pour Que Vive Le Beaujolais

Pour la troisième émission de PQVLB de la saison 2020-2021, partez à la découverte de nouveaux trésors cachés du Beaujolais ! Après avoir découvert les chocolats au Brouilly d’Odenas, chez “Gare aux Gourmands” à Odenas, contemplez la crèche de Lancié avec Jacky Menichon puis flânez dans les ruelles festives de Oingt ! Il est alors temps de converser avec Jean Pierre Taite, vice-président de la région Auvergne Rhône-Alpes !

Budget de l’UE soumis à “l’Etat de droit” : la Pologne et la Hongrie retirent leur veto

Le compromis élaboré par la présidence allemande de l’UE pour obtenir le retrait du veto polonais et hongrois stipule que le mécanisme d’Etat de droit ne pourra pas être utilisé en matière de politique familiale ou d’immigration et qu’il ne sera utilisé que de manière objective, apolitique, et uniquement en cas de lien direct entre une violation de l’Etat de droit et une utilisation incorrecte avérée des fonds européens. Commentaire d’Olivier Bault dans Présent :

Mais le problème, c’est que les conclusions du Conseil européen concernant ce mécanisme ne sont rien d’autre qu’une déclaration d’intention, sans valeur légale. Ce qui compte, c’est le contenu du règlement adopté en novembre par le Parlement européen et le Conseil de l’UE, et ce règlement est laissé intact, ce dont se sont réjouis jeudi soirs ses promoteurs au Parlement européen. Seule concession importante en faveur de Varsovie et Budapest : tant que la CJUE ne se sera pas prononcée sur la légalité du nouveau mécanisme à la lumière des traités européens, la Commission ne pourra pas l’actionner. Les deux capitales ont donc obtenu un répit d’un an ou deux, mais le fait est que ce mécanisme antidémocratique, qui porte en lui un important transfert de souveraineté, entrera bien en vigueur si les juges non élus, et souvent militants eurofédéralistes, de la CJUE en décident ainsi.

Quelle liberté pédagogique et éducative restera-t-il aux Français ?

Le Projet de loi “confortant le respect des principes de la République” a été présenté en Conseil des Ministres le 9 décembre 2020. Ce projet prévoit l’obligation scolaire effective dès l’âge de 3 ans et soumet l’instruction en famille à un régime d’autorisation préalable dérogeant au principe nouveau de la scolarisation obligatoire.

Quelle liberté pédagogique et éducative restera-t-il aux Français ?

Quels arguments et principes de droit international peuvent s’élever contre ces atteintes ? Réponse dans cette émission

 

 

Le domaine de Pontigny ne sera pas vendu à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre

Communiqué de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre :

La décision du Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté de vendre le domaine de Pontigny à la Fondation Schneider plutôt qu’à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, qui souhaitait y installer son séminaire francophone, engendre bien sûr une forte déception.

Nous remercions tout d’abord les nombreux élus, membres d’association, simples particuliers, catholiques ou non, professionnels et autres conseillers impliqués dans ce magnifique projet.

L’examen des différents documents publics ainsi que le caractère lui aussi public des débats nous ont permis de relever des vices de procédure tant dans le processus d’instruction du dossier que dans la délibération elle-même.

Nous regrettons au passage l’affirmation erronée de la Présidente de région relative à une nécessaire et « très difficile » autorisation romaine préalable à la fondation d’un séminaire, qui aurait pris entre deux et quatre ans : cela est inexact. Ce point précis avait été discuté avec ses services, auxquels il avait été rappelé le droit de l’Église en ce domaine : cette installation dépend du Supérieur de la Fraternité avec le consentement de l’évêque du lieu (Code de droit canonique, canon 733 §1).

L’offre de la Fraternité Saint-Pierre ne comportait donc pas une telle condition suspensive, il est étonnant que la Présidente de région l’ajoute au moment de procéder au vote.

Tout cela nous conduit naturellement à examiner l’opportunité d’un recours devant la juridiction compétente.

Berryer, le prince de l’éloquence

Le 7 décembre 1868, le charmant village d’Augerville-la-Riviere, accueillait plus de 3 000 personnes pour les funérailles de Pierre Antoine Berryer. Des membres du barreau de Paris venus en train spécial, des barreaux de Province et des barreaux étrangers, des délégations des corps constitués, de l’académie française, des correspondants de presse se mêlaient à la population locale pour rendre un dernier hommage à l’illustre avocat.

Ce lundi 7 décembre 2020, pour la cérémonie du souvenir en cette date anniversaire, COVID oblige, le nombre des participants était limité à dix : Monsieur le maire, Olivier Citron, et ses deux premiers adjoints, Monsieur Didier Euvrard et Madame Virginie Rives ; le comité Berryer  représenté par son secrétaire général, Michel Pierchon, avocat à la cour d’appel de Montpellier et par  Maître Ghislaine Jacques-Hureaux, avocat à la cour de Paris ; Madame et Monsieur Pierre Michel Berryer, arrière-petit neveu de l’illustre Pierre Antoine. Se joignait à eux une étudiante qui vient de réussir le concours du barreau, ce qui l’amènera à Issy-les-Moulineaux, à la maison du barreau, 1 rue Pierre Antoine Berryer ! et Madame Myriam Campergue, journaliste.

Le pélerinage aux sources commence par l’église Saint-Pierre Saint-Paul, toute empreinte du souvenir de la famille Berryer. A gauche, une descente de croix peinte par Delacroix, cousin du grand avocat. A droite, dans la chapelle funéraire, parmi les plaques de son épouse née Gautier de Bar et de descendants, celle de Pierre Antoine Berryer, avec pour épitaphe : Pectus est quod facit disertos, c’est-à-dire, c’est l’âme qui fait l’éloquence.

Berryer, le prince de l’éloquence, a défendu ceux qui n’avaient pas les faveurs du pouvoir. Royaliste de conviction, il plaida pourtant pour les généraux bonapartistes et obtint l’acquittement du général Cambronne. Le Figaro du 5 décembre 1868 pouvait à juste titre écrire « Ce n’est pas un médiocre honneur d’avoir en sa vie, défendu le maréchal Ney, le comte de Chambord, le prince Louis Napoléon Bonaparte et les princes d’Orléans ».

Parmi ses dernières plaidoiries célèbres, citons la défense des ouvriers typographes en 1862 qui, près de vingt ans après les compagnons charpentiers, sont poursuivis pour délit de coalition. Les typographes offriront à leur célèbre avocat une édition unique des œuvres de Bossuet tandis que les charpentiers lui avaient offert un chef d’œuvre, nommé le berryer , qui se trouve encore au siège-musée des compagnons au 161 de la rue Jean-Jaurès à Paris. Et on a pu dire à juste titre que le buste de Berryer mériterait de figurer au fronton des bourses du travail.

 

Berryer, c’était aussi le tribun, député de la Haute-Loire puis à plusieurs reprises et jusqu’à sa mort député des Bouches-du-Rhône. A la tribune il défend les libertés et notamment la liberté d’association, la liberté religieuse et la liberté de la presse. Il s’intéresse vivement aux questions économiques. Il saisit notamment l’importance nationale et internationale du chemin de fer « ce puissant moteur (qui) rapproche les peuples et les lie entre eux ». disait-il à la tribune (Oeuvres parlementaires IV, p.228). Avec Thiers, Odilon Barrot et Arago, il participe à la Commission législative chargée d’examiner le tracé des réseaux et l’ordre d’exécution en fonction des besoins économiques de la France et de la concurrence étrangère.

Berryer et l’actualité de la procédure civile

L’excellent orateur avait eu le courage d’affirmer : « Je mets l’honneur de servir au dessus du bonheur de plaire et s’il me faut encourir un reproche, je préfère celui d’être irrespectueux à celui d’être courtisan ». Il précisait toutefois : « une plaidoirie seule, aussi éloquente soit-elle, sans argumentation, sans dossier solide, est vouée à l’échec ».

Berryer serait meurtri de constater qu’aujourd’hui les décrets de 2010, 2017, l’ordonnance de 2019 et d’autres décrets jusqu’au plus récent du 27 novembre 2020, réduisent considérablement l’oralité en procédure civile. La tendance est au dépôt de dossier par l’avocat qui, certes, se présente mais reste muet ! Et ce, alors même que le décret du 1er octobre 2010 est relatif à la « conciliation et à la procédure orale ». Pire encore, les textes en viennent à la suppression des audiences. Donc plus de débats ! Si justice ne rime plus avec débat – disputatio-, il ne reste plus que la rue pour s’exprimer « pour de vrai » !

(D’après l’intervention de Michel Pierchon au nom du comité Berryer à Augerville, le 7 décembre 2020, avec clichés CB).

Voir aussi: https://berryer.wixsite.com/berryer

Une vidéo réclame la liberté de culte en Belgique

A retrouver ici:

 

Aftermovie Mardis pour la messe – Dinsdagen voor de mis

Les catholiques Belges se mobilisent pour la messe !
15 fidèles autorisés dans les églises… Et les autres ? Le combat continue !

Katholieken mobiliseren zich voor de mis !
15 gelovigen toegestaan ​​in kerken… En de anderen dan? De strijd gaat door !

Share it and #SaveChristmas !

Publiée par Vrijheid voor de Mis • Pour la messe libre sur Mercredi 9 décembre 2020

 

Les résultats de Donald Trump et des Républicains contredisent tous les sondages et… Joe Biden aurait gagné seulement grâce à 43 735 voix ? ?

Excellent point de situation d’Anthony Lacoudre, avocat vivant à New York, pour France Soir intitulé : “Donald Trump peut-il encore remporter l’élection présidentielle ?”. Extraits :

Lors de l’élection du 3 novembre dernier, avec 74,2 millions de voix, Donald Trump a obtenu 11,3 millions de voix de plus qu’en 2016. Il n’était donc pas si impopulaire que cela. Il obtient même 8 millions de voix de plus que Barack Obama lors de sa réélection triomphale de 2012 face à Mitt Romney. Donald Trump remporte facilement des Etats clés comme la Floride ou l’Ohio (remportés par Obama en 2008 et en 2012) et engrange des scores historiques auprès des minorités, comme aucun candidat républicain n’avait jamais obtenu avant lui, gratifié de 25 % des voix “non-blanches” (deux fois plus qu’en 2016).

Des Républicains qui contredisent les sondages

Qui plus est, contrairement à ce qui avait été prévu par les sondages, les Républicains ont remporté une douzaine de sièges à la chambre des Représentants (qui avaient été tous perdus lors des élections de mi-mandat en 2018), ne laissant qu’une majorité d’une dizaine de sièges aux Démocrates, la plus faible depuis 80 ans. Par ailleurs, les Républicains ont garanti 50 sièges sur 100 au Sénat et obtiendront la majorité absolue dans la chambre haute s’ils remportent l’une ou l’autre des deux élections sénatoriales spéciales du 5 janvier prochain en Géorgie.

Enfin, les Républicains n’ont perdu aucune State Legislature (Congrès de chacun des 50 États), subtilisant même celle du New Hampshire aux Démocrates, ce qui donne au Grand Old Party (Républicain) une majorité de 30 États sur les 50 de la Fédération, un record.

L’exploit de Joe Biden

Pourtant, Donald Trump est tombé sur plus fort que lui. En ayant conduit une campagne virtuelle par Zoom depuis le sous-sol de son domicile (en raison du coronavirus), sans conférences de presse, sans meeting électoral, sans charisme et sans mouvement d’adhésion populaire – comparable par exemple à Barack Obama en 2008 – Joe Biden réussit l’exploit de remporter 81,2 millions de voix, c’est-à dire 11 millions de plus que Barack Obama en 2008 et 15 millions de plus qu’Hillary Clinton en 2016. Aucun candidat à une élection présidentielle n’a jamais obtenu autant de voix dans l’histoire du pays. 

Cependant, cela ne s’est joué qu’à 43.735 voix près. En effet, à ce jour, Joe Biden devance Donald Trump de seulement 10.457 voix en Arizona (11 Grands Électeurs), 12.670 voix en Géorgie (16 Grands Électeurs) et 20.608 voix dans le Wisconsin (10 Grands Électeurs). Sans les 37 Grands Électeurs associés à ces trois États, Biden perdait l’élection. 

Les bulletins par correspondance dans l’oeil du collimateur 

Ce n’est donc pas un hasard si le camp de Donald Trump  étudie avec la plus grande attention les soupçons d’irrégularités entachant le dépouillement dans les grandes villes de ces États, comme Atlanta (Géorgie), Milwaukee (Wisconsin) ou Phoenix (Arizona). Plus précisément, les avocats de Donald Trump s’intéressent aux bulletins par correspondance, jugés particulièrement vulnérables à la fraude électorale.

Dans ces villes en effet gouvernées par les Démocrates depuis des décennies, Joe Biden a réalisé des scores époustouflants, grâce à des taux de participation atteignant des records historiques, bien supérieurs aux taux de participation constatés dans d’autres métropoles, comme Los Angeles ou New York City par exemple. Des scores en réalité à peine croyables, le nombre de bulletins excédant même le nombre d’électeurs inscrits sur les listes électorales dans de multiples bureaux de vote (…)

Contestations en justice

Les avocats de Donald Trump contestent les résultats de ces États devant les tribunaux, avec l’intention de porter ces affaires devant la Cour Suprême des Etats-Unis, composée de 9 juges, dont 3 nommés par Donald Trump lui-même au cours de son mandat. Trois griefs sont principalement mis en avant.

Le premier grief concerne le fait que les assesseurs Républicains auraient été interdits d’observer le dépouillement des bulletins par correspondance de façon simultanée dans les grandes villes de ces États (…)

Le second grief est l’absence de vérification des signatures des bulletins par correspondance, ce qui correspond à ne pas demander à un électeur qui se rend aux urnes en personne de montrer sa carte d’identité.  Le cas est flagrant en Géorgie notamment, le gouverneur ayant exclu de procéder à cette vérification par voie de décret (…)

Le troisième grief concerne la comptabilisation de bulletins par correspondance reçus dans les jours qui ont suivi le jour de l’élection. Dans le Michigan et en Pennsylvanie par exemple, la loi prévoit que les bulletins par correspondance reçus après le 3 novembre au soir sont nuls. Toutefois, dans chacun de ces deux Etats, le délai été étendu de plusieurs jours au-delà du 3 novembre (…)

Les allégations de fraude sont tellement sérieuses que Trey Trainor, le Président de la Commission des Élections Fédérales a déclaré le 18 novembre dernier que “les élections n’étaient pas légitimes”.

Le sort du pays dans les mains de la Cour Suprême

Le sort de cette élection présidentielle est désormais dans les mains de la justice. Si Donald Trump réussit à renverser par exemple la Géorgie, le Michigan et la Pennsylvanie, il gagne l’élection. A l’inverse, si les juges constatent la légalité du vote par correspondance dans les Etats contestés, Joe Biden devient le 46° président des Etats-Unis. Il est à craindre cependant que le résultat final qui sera retenu par les juges – quel qu’il soit – suscite de violentes réactions de la part du camp qui aura perdu la bataille, dénonçant un coup d’État orchestré par l’autre parti.

PSG-Başakşehir FK : “Eh, on n’est pas en Roumanie ici, nous sommes des Turcs !”

Lors de la rencontre PSG-Başakşehir FK, les quatre arbitres étaient roumains. Et si la véritable phrase à connotation “raciste” avait été prononcée par Okan Buruk, l’entraîneur principal d’Istanbul ?

Fdesouche diffuse la transcription de l’intégralité des propos tenus avant, pendant et après l’incident grâce à un Roumains, journaliste sportif ayant travaillé pour The Guardian et Four Four Two

9’15”

  • Okan Buruk (NDR : l’entraîneur principal d’Istanbul) est très énervé car un de ses joueurs a reçu un carton jaune : « 1ère faute ! 1ère faute ! C’est du football, pas du basketball ! ».
  • Sebastian Colţescu, le 4ème arbitre, essaye de le calmer.
  • Okan Buruk lui répond : « Eh, on n’est pas en Roumanie ici, nous sommes des Turcs ! »

13’13”

  • Sebastian Colţescu s’adresse via le système d’oreillettes à l’arbitre de touche Octavian Sovre : « ‘Tavia’, je te l’ai déjà dit, ce gars est vraiment odieux. Avertis-le ! »

  •  C’est le noir ! Ce n’est pas possible de se comporter de la sorte ! Va voir de qui il s’agit ! C’est le noir qui est là ! Ce n’est pas possible de faire ce qu’il fait ! » : Ces mots adressés à l’arbitre principal Ovidiu Hategan sont probablement prononcés par l’arbitre de touche Octavian Sovre, et non par Sebastian Colţescu, le 4ème arbitre, comme en témoigne son geste qui accompagne ses paroles sur cette capture d’écran

  • Le plus vindicatif (et par ailleurs visé par les échanges ci-dessus) est Pierre Webó (NDR : le seul Noir du staff d’Istanbul), qui sort de ses gonds après avoir cru entendre le mot « Négro ».

  • Pierre Webó se précipite sur Colţescu en l’invectivant une dizaine de fois de cette phrase « Pourquoi avez-vous dit Négro ? ». Ovidiu Hategan, l’arbitre principal, tente de calmer la situation (NDR : mais finit par expulser Webó en raison de son attitude agressive)

Une belle manipulation médiatique, sans aucune enquête sérieuse, une fois de plus ?

Avortement, bioéthique, vaccins, scolarisation : la question cruciale de l’objection de conscience

L’actualité nous le rappelle : l’avortement est encore et toujours débattu dans les lois de bioéthique, l’obligation vaccinale contre la Covid-19 est promue par certains, la scolarisation obligatoire dès 3 ans et la participation obligatoire à des cours d’éducation sexuelle seront peut-être légalisées. La question de l’objection de conscience se pose et se posera. Les éditions Téqui viennent de publier le nouveau livre de Grégor Puppinck sur ce thème.

La dhimmitude en marche

Valeurs Actuelles fait le point sur l’affaire Mila, cette jeune lycéenne menacée par des musulmans :

En janvier dernier, la jeune Mila avait quitté son lycée en raison des menaces de mort dont elle était la cible après sa vidéo sur l’islam. La lycéenne avait alors rejoint en février un établissement militaire. Mais l’aventure vient de prendre fin. Selon les informations du Point, le colonel qui dirige cet établissement a en effet décidé d’exclure Mila en raison d’un “live” avec quelques amis, sur les réseaux sociaux, au cours duquel l’adolescente a cité le nom de l’internat où elle vivait. Une décision qui a profondément touché le père de la lycéenne. « On s’est débarrassé de Mila au premier prétexte trouvé […]. Si même l’armée ne peut pas la protéger et lui permettre de poursuivre sa scolarité, que pouvons-nous faire, nous, ses parents ? Ce constat est pour nous un film d’horreur », explique-t-il dans une lettre publiée dans le Point et dans laquelle il s’adresse « aux lâches ».

[… Depuis le 18 janvier, les menaces et insultes dont est victime l’adolescente de 17 ans ne se tarissent pas, en dépit de la multiplication des procédures judiciaires et des condamnations. Ces dernières semaines, des internautes, le plus souvent anonymes, lui promettaient de lui « faire une Samuel Paty », en référence au professeur d’histoire-géographie décapité le 16 octobre pour avoir montré des caricatures de Mahomet en classe.

Cette affaire devrait faire prendre conscience que l’Armée française ne sera pas la cavalerie qui viendra nous sauver “au dernier moment”, comme dans les films. Il y a encore beaucoup de naïveté autour de l’hypothèse du “recours à l’armée”. Et c’est sans doute ce qui fait actuellement monter le général de Villiers dans les médias. Or, il faut arrêter de croire que notre pays peut continuer à se précipiter vers le chaos, en accueillant des musulmans chaque année, mais que tout finira par bien se terminer. Les exemples libanais, serbe et aujourd’hui arménien devraient pourtant nous ouvrir les yeux : il n’y aura pas de cavalerie, pas d’homme providentiel, ni d’armée fantasmée, qui nous sauveraient des conséquences de nos erreurs. Si on a fait venir 25% de musulmans sur notre sol, il faudra vivre dans un pays qui compte 25% de musulmans, avec les conséquences que cela implique. Les reculs du gouvernement concernant la loi sur le séparatisme, destinée à lutter contre l’emprise islamiste sur notre sol après l’affaire Paty, et qui se révèle désormais une loi restreignant les libertés de tous les Français, en est un exemple criant. C’est une raison de plus pour couper les flux migratoires au plus vite, et organiser la remigration.

Fête clandestine des lumières à Lyon en l’honneur de la Vierge Marie


Alors que tout manifestation, procession était interdite pour la traditionnelle fête de l’Immaculée Conception, les Lyonnais ne se sont pas laissés faire. Vers 21h, les habitants ont eu la surprise d’assister, depuis leurs fenêtres, à un spectaculaire feu d’artifice qui a embrasé d’un seul coup toute la presqu’île, le centre historique de la ville !

La mairie a avoué qu’elle n’était pas au courant. Le préfet et le maire ont annoncé avoir saisi la justice, alors qu’il n’y a eu aucun dégât ni aucun blessé (on ne se souvient pas que la mairie ait porté plainte lors de tirs de mortiers contre les pompiers…). Pierre-Damien Gerbeaux, conseiller municipal (LR) de Caluire-et-Cuire, a souligné :

«l’ingéniosité populaire a pris de court le maire écologiste qui, vexé, après avoir fait la chasse au Tour de France, fait la chasse aux pétards».

Une page Facebook, «Lyon Fans», apparue au lendemain de l’action avec une vidéo de l’évènement.

Les Bads Gones ont relayé la vidéo, en ajoutant :

Depuis hier dans les rues de Lyon, la question est sur toutes les lèvres…
Qui a fait ça ???
Qui est responsable de ce feu d’artifice aux quatres coins de notre belle cité ???
Des supporters de L’OL ?
Des amoureux de la capitale des Gaules ?
Des artificiers amateurs ?
L’opération du saint-esprit ?
Peut-être un peu de tout ça…. Mais qui sait…
Ce qui est sur c’est que les Lyonnais et la Vierge Marie se souviendront longtemps de ce 8 décembre 2020.
La clameur qui est montée des rues à la fin du spectacle en témoigne !
Dans la pure tradition populaire de cette fête centenaire, sans touristes sans sponsors et sans artifices commerciaux, des gones (et peut être aussi des fenottes) ont rendu hommage à la protectrice de la ville et ont paré cette dernière de ses plus beaux atours !!
Qui que ce soit, qu’ils en soient ici loués !!!
Vive Lyon, vive le 8 décembre et Merci Marie !!!

L’un des participants confie au Figaro :

«Nous avons voulu rendre la Fête des Lumières aux Lyonnais, sans sponsor, sans touristes, sans artifices commerciaux. La clameur qui est montée des rues à la fin de ce spectacle confirme la réussite totale de l’opération, ainsi que la ferveur des Lyonnais !»

L’action n’a pas plu à tout le monde ?

«C’est le monde à l’envers : l’impunité pour les casseurs, les agresseurs qui tirent au mortier d’artifice sur les commissariats, mais on veut condamner des actes qui ont réjoui les Lyonnais sans faire ni dégâts ni blessés.»

Bravo aux Lyonnais.

L’allongement du délai légal pour avorter sera examiné le 20 janvier au Sénat

La proposition de loi, qui allonge le délai légal d’accès à l’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse, a été votée le 9 octobre en première lecture par les députés.

Elle sera examinée au Sénat dans le cadre d’une “niche” parlementaire du groupe PS, le 20 janvier. Le texte doit encore être inscrit formellement à l’ordre du jour du Sénat en conférence des présidents. La prochaine réunion est prévue mercredi.

Interrogé par le gouvernement, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a rendu un avis positif à cet allongement du délai légal !

[…] En 2019, le nombre d’IVG en France était de 232 244, soit une grossesse sur quatre environ. Ce ratio est similaire à celui d’autres pays comme le Royaume-Uni ou la Suède, mais supérieur à celui de l’Allemagne ou des Pays-Bas. La moitié des IVG réalisées cette même année concernait des grossesses de moins de 6 semaines. 12000 femmes, soit 5,3% des IVG, ont eu recours à l’IVG durant les deux dernières semaines du délai légal (11 et 12ème semaine de grossesse).

Certaines femmes ayant dépassé la limite autorisée pour les IVG en France sont conduites à se rendre principalement dans trois pays (Pays-Bas, Royaume-Uni et Espagne) où les législations autorisent le recours à l’IVG au-delà de la douzième semaine de grossesse.

Jusqu’à très récemment, on ne disposait pas de données fiables sur le nombre de femmes ayant dépassé le seuil légal de l’IVG en France. Dans son travail préparatoire, le CCNE a abouti à estimer ce nombre à 1500-2000 femmes en 2018, nombre inférieur aux chiffres non référencés, mais pourtant régulièrement mentionnés dans de nombreux rapports. En ce qui concerne les raisons amenant les femmes à ce dépassement de seuil, une étude publiée en 20201 concernant 47 femmes de plus de 18 ans ayant eu recours à une IVG dans l’un des trois pays, souligne que 70% d’entre elles ont fait le diagnostic de grossesse après 14 semaines d’aménorrhée notamment en raison de de cycles menstruels irréguliers,, d’absence de signes cliniques de grossesse et parfois de persistance des menstruations.

Appliquer et faire respecter les lois en vigueur

Le choix des femmes de ne pas poursuivre leur grossesse doit être respecté et accompagné par les professionnels de santé dans le respect de la loi mise en place en France en 1975 (Loi Veil). Mais la pratique d’une IVG ne pouvant être considérée comme un acte médical ordinaire, le CCNE considère que la clause de conscience spécifique en souligne la singularité et est donc favorable à son maintien pour les médecins et les sages-femmes. Le CCNE estime néanmoins que le non-respect de la loi par les structures de soins ou les professionnels de santé, en particulier les délits d’entrave à l’IVG, doivent être sanctionnés. Le constat d’un nombre élevé d’IVG dans notre pays doit être mis en rapport avec un déficit d’information en particulier en milieu scolaire. Un rapport du CESE publié en 2019 constatant qu’un quart des établissements scolaires n’avait mis aucune action éducative sur la sexualité et les méthodes contraceptives allait jusqu’à évoquer « un déficit alarmant en matière d’éducation ».

[…]

Une IVG, comme toute intervention chirurgicale, comporte des risques. Les données publiées dans la littérature sur les risques concernant les IVG réalisées jusqu’à 22 semaines de grossesse montrent que, plus le terme est avancé, plus le pourcentage de complications obstétricales augmente, mais les complications graves demeurent très rares. Il n’existe que peu, voire pas de différence de risque pour la femme avortant entre 12 et 14 semaines de grossesse. Toutefois, si les IVG étaient réalisées dans cette période, elles nécessiteraient d’être pratiquées par des médecins correctement formés et qui accepteraient de le faire. De ce point de vue, une enquête réalisée par le Collège national des gynécologues et obstétriciens français en octobre 2020 auprès de 783 gynécologues obstétriciens indique que 37,3% d’entre eux les réaliseraient si la loi les y autorisait. Il est à noter que de nombreux médecins généralistes pratiquent également des IVG.

En fondant sa réflexion sur les principes d’autonomie, de bienfaisance, d’équité et de non malfaisance à l’égard des femmes, le CCNE considère qu’il n’y a pas d’objection éthique à allonger le délai d’accès à l’IVG de deux semaines, passant ainsi de 12 à 14 semaines de grossesse.

Devant les défis colossaux à relever pour défendre les plus petits, la Marche Pour la Vie se tiendra le 17 janvier 2021.

Zemmour : le joueur qui s’est senti insulté le jour du match est un militant islamiste. Il a sauté sur l’occasion

A noter que le replay de cette émission est absent du site de Cnews…

La crèche vivante de Toulouse organise un concert de carillon

Organisée par l’Association Vivre Noël Autrement, pour sa 8e année consécutive, la crèche vivante dans sa version habituelle aurait dû se tenir dans les rues du centre-ville de Toulouse à l’approche de Noël.

A la place, la Crèche vivante de Toulouse organise un concert de carillon depuis Saint-Sernin samedi 12 décembre Place Saint-Sernin de 16h00 à 16h30

Un carillonneur se produira pendant une demi-heure dans le clocher de Saint-Sernin afin de faire résonner les airs de Noël dans les rues de Toulouse. Cet évènement permettra aux promeneurs, commerçants et toulousains en quête de courses de s’offrir une petite halte musicale, adaptée aux conditions sanitaires en vigueur. Une vidéo différée sera proposée sur la page Facebook de l’association.

A défaut de pouvoir proposer un spectacle en chair et en os, les chérubins ont pris la pause afin d’offrir aux passants une crèche en image. Une banderole rappelant le sens historique et traditionnelle de Noël sera affichée à Saint-Sernin le temps des festivités de Noël. De plus une autre banderole sera exposée le samedi après-midi place Saint-Georges.

L’unité Covid-19 de l’hôpital de Vire (14) ferme ses portes, faute de patients… mais la fin du confinement voit arriver des règles plus strictes

Jean Castex a annoncé hier soir une étrange fin du confinement :

“Le 15 décembre, nous passerons à une nouvelle étape, mais les règles seront plus strictes”.

L’objectif sanitaire fixé pour le 15 décembre ne serait pas atteint. Et le Premier ministre annonce déjà une 3e vague :

“Dès lors que nous ne serons pas à 5000 contaminations journaliers, dès lors que les chiffres ne baissent plus, il est de notre devoir d’adapter les mesures que nous avions prévues. Nous devons éviter une troisième vague”.

  • Les salles de spectacle restent fermées 3 semaines supplémentaires.
  • Le protocole et la jauge des personnes accueillies seront inchangés dans les lieux de culte.
  • Un couvre-feu de 20h à 6h sera instauré dès le 15 décembre. Les voyous du 31 décembre le respecteront-ils ?… “Plus de 100 000 policiers et gendarmes seront mobilisés”, a précisé Gérald Darmanin
  • L’attestation de déplacement ne sera plus nécessaire, sauf aux horaires de couvre-feu. Les motifs de dérogation au couvre-feu sont les suivants : “motifs professionnels ; motifs familiaux impérieux ; raisons médicales ; personnes en situation de handicap et leur accompagnant ; assurer les besoins des animaux de compagnie.
  • Le couvre-feu est instauré pour le Réveillon du 31 décembre à partir de 20h, mais pas pour le 24 décembre.

La situation sera réévaluée le 7 janvier.

Pourquoi ces règles drastiques, alors que le nombre de malade est en forte baisse ? 34 patients sont hospitalisés dans les différentes unités Covid du Groupement hospitalier territorial (GHT) des collines de Normandie, qui comprend les hôpitaux de Flers, Vire (Calvados) et le Chic des Andaines. Du côté de Vire (Calvados), l’unité Covid-19 a fermé ses portes, faute de patients hospitalisés. Le 20 novembre, 12 patients y étaient hospitalisés. Il y a cinq jours, seule une personne y était suivie. Et c’est pour cela que la France est bloquée.

Voici l’intervention du Pr Raoult du 8 décembre :

 

Hold-Up : Les Producteurs contre attaquent

Après la réception médiatique du film Hold-Up, Pierre Barnérias (Réalisateur) et Christophe Cossé (Co-Producteur) contre attaquent.

Projet de loi confortant les principes républicains : menace sur la liberté de culte

Le Conseil National des Evangéliques de France a formulé quelques remarques sur le projet de loi confortant les principes républicains, présenté hier en Conseil des ministres. Outre la menace sur la liberté scolaire, que nous avons longuement évoqué, ce projet s’en prend à la liberté de culte :

Adossée à la liberté d’association, la liberté de culte permet actuellement aux individus d’exercer le culte en France, librement à titre individuel en vertu de la liberté de réunion ou en formant des associations selon les lois de 1905 (associations cultuelles) et 1907 (via des associations de loi 1901) ainsi que selon le code civil local en Alsace Moselle.

Le projet de loi entend, par son titre II, garantir le libre exercice des cultes. L’objectif ne nous semble pas atteint, mais plutôt empêché par les nouvelles dispositions envisagées.

Seules deux propositions du projet de loi vont dans le sens de la garantie de la liberté de culte : le retrait du droit de préemption urbain sur les édifices cultuels (art.35) et la possibilité, pour les associations cultuelles de détenir des immeubles de rapport obtenus à titre gratuit (art.31 ). Les autres dispositions du titre II constituent une modification substantielle du régime de l’exercice du culte qui risque de provoquer l’effet contraire du but recherché.

Selon notre expérience et pratique des associations cultuelles ou de la loi de 1901, des contraintes trop lourdes, jugées inacceptables ou entravant la liberté de culte par les fidèles et responsables associatifs, risque de conduire vers une réorganisation des cultes sous une forme non administrée, en association de fait ou en vertu de la liberté de réunions des individus. 

En effet, le titre II prévoit :

d’une part, un dispositif renforcé de contrôle de l’exercice du culte en France par l’État puisque tout exercice associatif devra être déclaré en préfecture, les associations cultuelles devront faire constater leur cultualité en préfecture et ce, pour une durée de 5 ans

et d’autre part, une possible entrave à l’exercice du culte par des obstacles administratifs : la déclaration supplémentaire des dons ouvrant droit à reçus fiscaux, la comptabilité analytique, le recours aux commissaires aux comptes sans seuil de nomination, la déclaration des fonds perçus de l’étranger dès 10 000 euros. 

Cela présenterait un “coût d’entrée” pour l’exercice du culte. S’il devient trop élevé pour des petites et moyennes structures, gérées en général par des bénévoles et financées sur fonds privés des membres eux-mêmes, les acteurs de terrain se réorganiseront autrement.

Nous proposons d’une part, de sortir de ces obligations les associations qui exercent le culte à titre uniquement exceptionnel, et d’autre part que la soumission aux obligations de certification comptable soit proportionnée aux ressources des associations, en correspondance avec des seuils déjà existants (seuil de nomination d’un commissaire aux comptes par exemple).

Il conviendrait, pour maintenir la proportionnalité des mesures, d’établir soit des effets de seuil de ressources (ex: seuil de recettes lucratives ou en rapport avec le seuil de recours au CAC) soit une forme d’exemption pour des associations présentant des risques faibles en matière de sécurité publique ou au travers du recours à une liste d’états déjà sur “liste noire” dans le cadre du blanchiment d’argent ou du risque terroriste (TRACFIN). Une autre voie serait de limiter ce contrôle aux opérations les plus sensibles, par exemple le  financement des lieux de culte.

S’agissant des dispositions renforçant la police des cultes, nous nous étonnons que le projet de loi établisse un “droit spécial” concernant les cultes. Cela concerne les possibilités de fermeture administrative et la liberté d’expression. D’ailleurs les dispositions générales s’appliquent aujourd’hui déjà aux cultes, qu’il s’agisse des articles 212-1 et 227-1 du Code de la sécurité intérieure ou de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881.

Les pouvoirs du représentant de l’État seraient étendus, notamment par une mesure de fermeture des lieux de culte (art.47), ce qui affecte l’exercice des libertés fondamentales. Nous souhaitons rappeler la vigilance nécessaire concernant la légalité de la décision administrative et des voies de recours. Nous recommandons que le représentant de l’Etat saisisse le juge, dans le respect de la séparation des pouvoirs, avant de prendre une décision de fermeture temporaire d’un lieu de culte.

S’agissant d’apprécier des limites de la liberté d’expression (art.42), nous rappelons la nécessité de la sécurité juridique des administrés.

Nous notons que plusieurs dispositions étendent les responsabilités des associations cultuelles ou de leurs dirigeants au-delà du lieu de culte dans des contours flous (“abords des lieux de culte”, “locaux dépendant”) ou en dehors de leur possible contrôle. Des précisions sont là-aussi indispensables afin d’apporter cette même sécurité juridique aux administrés

Par ailleurs, afin de garantir le libre exercice des cultes, il nous semble primordial de mettre en valeur le principe de libre organisation des cultes, corrolaire de la liberté de pensée, de conscience et de religion, pour éviter des plaintes non justifiées en matière de discrimination, en particulier, dans le cadre du fonctionnement et des services rendus par les cultes (choix des ministres du culte et des diacres, services religieux rendus aux fidèles). Concernant l’enseignement de la doctrine religieuse, nous rappelons que l’Etat ne peut s’en faire le juge ou le censeur en vertu du principe de laïcité, qui se fonde sur la liberté de pensée, la séparation de l’État et des cultes et le pluralisme de convictions . 

Mgr Jean-Luc Garin, nommé évêque de Saint-Claude

Le pape François a nommé Monseigneur Jean-Luc Garin évêque de Saint-Claude suite à la vacance du siège due à la nomination de Monseigneur Vincent Jordy comme archevêque de Tours. Monseigneur Jean-Luc Garin était jusqu’à présent doyen des Rives-de-la-Deûle et curé de la paroisse de la Trinité à Lambersart. Il a été supérieur du Séminaire de Lille.

M. Macron sur BRUT : avec un ami pareil, la France n’a même plus besoin d’ennemis

L’acmé. Le point d’orgue : après plus de trois ans d’exercices oratoires divers et multipliés, adresses aux Français, allocutions, présentations, hommages, commémorations, pensez donc : 2h20 du Président Macron qui dialogue dans un live exceptionnel avec la communauté Brut (surtout dans un contexte de lutte contre le communautarisme) ! M.Macron l’a dit, il ne considère pas la jeunesse comme une cible électorale. Nous voilà rassurés. Surtout quand il ajoute : « Les jeunesses françaises sont plus exigeantes que les autres en terme d’authenticité ». Ceux qui pensent que ça pourrait être racoleur ont mauvais esprit.

D’abord, un mot sur le partage de ce temps : 45 minutes sur les violences policières ; puis 30 minutes sur la laïcité, la place des immigrés et qu’est-ce qu’être Français ; 25 minutes sur le Covid (et la réouverture des facultés), 20 minutes sur l’environnement. Pour terminer par 20 minutes sur du divers (place des femmes dans la société, les sans-abri, le sort des Ouïghours). Du positif ? De la hauteur ? De la vision ?

D’autant plus que M.Macron apporte à son auditoire une vue tout à fait désespérante du monde (54’) :

« Cette génération qui est née avec le terrorisme des tours, qui s’est pris une des plus grandes crises économiques et financières en 2007-2008, après a pris le terrorisme ; qui est la génération qui a eu à connaître la conscience du drame climatique et qui maintenant vit à la fois le terrorisme qui revient dans notre pays, la plus grande pandémie qu’on a vue ces dernières décennies. Il y a quand même de quoi se poser des questions personnelles et géopolitiques ».

A cela, il faut rajouter la violence, qu’il cite souvent, les précarités diverses y compris la schiappienne précarité menstruelle. Reconnaissons qu’il évite quand même de parler du formidable déséquilibre économique et social qu’il a soigneusement créé et entretenu par sa gestion de la crise sanitaire.

Pendant ces 2h20, nous avons retrouvé tous les incontournables tant de la rhétorique que de la pensée macroniennes mais en encore plus développés. C’est ce qui fait l’intérêt de l’entretien. Comme c’était long, pour permettre un répérage à ceux qui parfois pourraient douter des dires présidentiels, nous avons indiqué des nombres figurant sous la forme suivante (23’) pour retrouver le moment de l’entretien présidentiel auquel les propos rapportés ont été prononcés. De plus, nous avons entrecoupés les larges extraits de quelques commentaires et illustrations.

Les incontournables de la rhétorique macronienne :

  • Les « Moi, je pense que » sont bien sûr nombreux. On ne les a pas comptés. Et reprendre 2h20 de discours macronien pour arriver à ce décompte était au-dessus de forces humaines moyennes…
  • Les Celles-zé-ceux et toutes-celles-zé-tous-ceux (là, on a compté : environ 25), les policières zé policiers (une petite dizaine), les femmes zé les hommes, chacune-né-chacun, certaines-zé-certains et un exceptionnel  je respecte les chinoises-zé-les chinois», qui rendent l’audition d’un développement macronien à peu près aussi agréable que la lecture en écriture inclusive d’un tweet d’Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris en charge de… l’agriculture..

  • Des emballements dans l’expression orale qui embarrassent : est-ce simplement une maladresse d’oser dire « le jeune homme qui a été assassiné» (49’) en parlant du tchétchène abattu après avoir décapité M.Paty ? En tout cas, cela permettrait de commencer à comprendre ce qui s’est passé en Tchétchénie pour l’enterrement de ce jeune homme :

  • Que signifie « ce sont des histoires en fait avec plein d’harmoniques» en parlant des destins des immigrés arrivés en France ?
  • Dire « Je veux remettre de l’enseignement de l’arabe» signifie-t-il qu’il y en a eu beaucoup et qu’on l’a supprimé ?
  • Que signifie, là-aussi, l’expression « La France est un pays-monde en quelque sorte» ?
  • Est-il bien sérieux de proposer : « Si on fait des contrôles [de police] en proposant qu’il y ait des citoyens témoins qui soient là, membres d’association, on peut recréer la confiance» ?
  • A propos de l’article 24 de la proposition de loi de sécurité globale et des accusations de diminuer les libertés en France (44’), est-il raisonnable (« On n’est pas la Hongrie, la Turquie ou autres ») de mettre ces deux pays dans le même sac ? Au risque de s’attirer le tweet ci-dessous, provenant d’une organisation sans doute plus proche du gouvernement hongrois que de Georges Soros :

  • Que signifie enfin : « Très sincèrement, en France, est-ce que les libertés sont réduites ? … On a décidé de les réduire pour faire face à l’épidémie. Ca oui, malheureusement pour nous tous et je suis le premier à le regretter. Mais c’est ce qui nous a permis de tenir et de l’agacer [sic. C’est ce qu’on a compris] cette épidémie» ?
  • Un dernier point sur le phrasé macronien : même pour de l’oral, il est relâché, et le mettre par écrit implique de temps en temps d’accepter une syntaxe très approximative.

Les incontournables de l’analyse macronnienne : Tellement nombreux. Essayons d’aller dans un mode crescendo, du quasi-anecdotique au fondamental par rapport à ce qui nous importe, la France.

L’usage des plateformes internet. L’alpha et l’omega de toute politique macronienne pour laquelle il n’y a pas de problème qui ne soit soluble dans un Numéro Vert. Dans l’entretien, cet usage est cité à propos des aides pour les jeunes (« D’abord un conseil : il y a une plateforme qui a été créée, Un jeune, une solution, qui est vraiment très bien faite et très simple »), à propos des violences faites aux femmes (« on a la plateforme 3919 ») et l’annonce (sur laquelle on revient plus loin) de la mise à disposition à partir de janvier 2021 d’une « plateforme nationale avec un numéro d’appel » [sans doute un exploit technologique] pour permettre la dénonciation des contrôles d’identité jugés discriminatoires.

La mobilisation d’un pognon de dingue : sur l’écologie : « on a mis beaucoup d’argent » ; rappel des deux milliards d’euros dépensés par an sur l’hébergement d’urgence ; rappel du programme « un jeune, une solution » doté de 6,5 milliards d’euros. L’argent comme s’il en pleuvait.

L’islam, ce n’est pas un problème (1h06’). C’est ce que dit M.Macron [en réponse à la question : « Il y a une question qui remonte beaucoup, c’est la critique de l’islam » (et la journaliste d’évoquer alors l’affaire Mila et les menaces de mort)] :

« La France n’a pas de problème avec l’islam, elle a même une relation de longue date ; nous sommes un des premiers pays à avoir traduit le coran. Nous sommes un pays qui a toujours eu un dialogue avec des théologiens de la religion  [M.Macron en profite pour mettre sur le même plan deux situations pourtant sans commune mesure].  Nous avons aujourd’hui en France une situation, qui est une situation là aussi de violence permanente, qui donne le fait qu’une jeune fille va dans une émission grand public chanter avec le voile, elle est conspuée, elle doit partir, Mennel ; et que, quand vous avez une jeune fille qui est critiquée sur les réseaux sociaux, elle est harcelée, elle ne peut plus aller dans une école, Mila [Le point principal à savoir les menaces de mort est discrètement laissé de côté par M.Macron]. Ca vous montre notre forte violence dans la société et le moins bon usage des réseaux sociaux et de la violence qui s’est installée autour de la religion et en particulier de l’islam [Et ça, c’est fort, parce que ce n’est pas l’islam qui a installé la violence, c’est la violence qui s’est installée en particulier autour de l’islam, qui devient presque victime]. Mila est la victime de quoi ? De gens qui considèrent qu’en France on n’avait pas le droit de critiquer une religion ».

« Des gens » ? Lesquels ?

M.Macron est ensuite (49’) interrogé sur le projet de loi en préparation sur les principes républicains, avec la constatation de départ de jeunes éduqués à l’école publique et qui sont embarqués dans le djihadisme et la question associée : « Qu’est-ce qu’on a raté ? »

Réponse :

« Le jeune homme qui a été assassiné, qui a commis cet acte terroriste à l’égard de Samuel Paty, était certes d’origine étrangère, mais il était sur le sol français depuis qu’il était tout petit… Le mal est en nous. Et donc quelque chose s’est installée dans nos civilisations, dans nos sociétés qui fait que certains de nos jeunes ou moins jeunes sont attirés par quelque chose qui va les séparer du commun [et ce quelque chose, c’est quoi ? Pas l’islam, mais : ] Cette idéologie islamiste, et pas islamique, islamiste, c’est-à-dire ceux qui utilisent la religion qu’est l’islam, font une idéologie qui consiste à dire : les valeurs de la république ne sont plus les miennes » (52’)

L’islam est tellement peu un problème qu’à un moment, M.Macron se laisse aller à dire à propos des résultats de la convention citoyenne sur le climat : « je ne vais pas dire parce que ces 150 citoyens ont écrit un truc, c’est la bible ou le coran ou que sais-je. Dans la période si tendue qu’on connaît, je préfère pas prendre même ces comparaisons ». Vous croyez qu’il craint vraiment les réactions de catholiques même traditionalistes (vous savez, ceux quand même capables de faire la différence entre le nombre 30 et le pourcentage 30%) ? Alors, d’où vient cette violence (évoquée à de nombreuses reprises dans l’entretien) ?

On comprend que la violence vient de ces Français (mais lesquels ? De souche ?) violents, racistes, discriminateurs, pas bienveillants du tout et manquant de reconnaissance. Et les policiers forcément leur ressemblent (21’).

Bien évidemment, on ne vous mentira pas, à aucun moment M.Macron ne parle ainsi : de ces Français qui se sentent appartenir à l’histoire de France, ceux qui aiment la culture et la civilisation françaises ceux qui sont de pensée française, d’esprit français. Les Français de souche quoi, avec même –pour parler comme E.Zemmour- les Français de branche. En réalité, on a même l’impression que ces Français sont invisibles pour le Président de la république, inexistants, sauf sous forme d’insuffisances et de défauts :

« Il y a de la violence dans la société. Il y a du racisme dans la société aujourd’hui en France, c’est un fait ».

M.Macron tente cependant une analyse :

« La société est devenue plus violente et la police est embarquée dans ce cycle de violence. Pourquoi il y a de la violence dans les quartiers ? A cause du trafic, des stups ».

Et de rappeler son plan stup  « pour essayer d’aller à la racine, pour calmer [sic !] les choses… Ensuite, on a de la violence urbaine qui s’est installée… On a vu partout en Europe cette violence monter ». C’est comme pour la gestion du covid : si c’est partout en Europe, c’est qu’on n’y est pour rien en France.

Mais M.Macron quitte vite la drogue pour revenir à ces Français qui eux ne sont pas immigrés mais sont si discriminateurs :

« Quand j’écoute les jeunes ou moins jeunes, en tout cas, celles et ceux qui ont une bonne raison d’être discriminé parce qu’ils sont maghrébins, maghrébines ou d’origine maghrébine, parce qu’ils sont noirs, leur couleur de peau, leur allure, leur quartier, tout fait que tout est prédisposé, ils se sentent discriminés. Et ça commence comme ça… C’est vrai qu’aujourd’hui, quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé, et encore plus d’ailleurs quand on est souvent un gars. Parce qu’on est identifié comme étant un facteur de risque, de problème ».

Comme le remarque M.Zemmour (Face à l’info, CNEWS, le 7/12) :

Et encore M.Bilger de faire remarquer :

« Le président de la République a dénoncé les contrôles au faciès. Il devra expliquer cependant comment, dans certaines cités sensibles où la police est généralement très mal accueillie, contrôler des Blancs quand il n’y en a pratiquement pas un seul ou inventer une couleur de délinquance qui répondrait à son humanisme ? »

Ces Français qui n’ont pas le talent d’être immigrés, en plus ne sont pas accueillants (54’) :

« Moi je pense que notre société, en particulier notre pays qui a ce rapport très particulier à l’Afrique et à l’histoire, n’a pas pensé son passé [pas accueillants et donc stupides pour compléter le tableau… Chacun sait bien que l’histoire n’est pas une passion française. En Algérie, c’est sans doute mieux]. Ce n’est pas non plus une culture de l’excuse. C’est une culture de la vérité. Nous avons des millions de nos jeunes et moins jeunes qui sont issus, soit en première génération, en deuxième ou troisième , du continent africain. Et je pense qu’on n’a pas su leur parler. Leurs parents sont souvent venus d’ailleurs pour des raisons économiques, pour aider à reconstruire la France, pour faire les métiers les plus ingrats qu’on ne voulait plus faire. On ne les a pas d’ailleurs toujours très bien reconnus et traités, pas formidablement intégrés. On les a souvent mis dans les mêmes quartiers ».

Du coup :

« Ceux qui ont cette idéologie [islamiste] prospèrent sur quoi ? Eh bien, sur nos échecs, et nos échecs, c’est le ressentiment qui est né d’une partie de la population pour des raisons culturelles, historiques, c’est-à-dire l’échec de l’intégration à la française, qui est une construction imaginaire qui est au fond « qu’est-ce que c’est qu’être français ?… On a laissé penser à beaucoup de nos jeunes ou moins jeunes qu’au fond ils n’étaient pas une part de France…  C’est ces discriminations à l’embauche, au logement, elles nourrissent ce ressentiment. Et un moment, tout ça, rien de tous ces facteurs ne justifie ni ne permet d’excuser ce terrorisme. Mais il permet de l’expliquer pour partie et de le déconstruire » (52’).

Alors comment s’étonner après des violences policières et des contrôles au faciès ? Parce qu’il faut vous dire, les trois animateurs de l’émission n’ont eu de cesse de faire prononcer à M.Macron l’expression :

« Vous n’avez pas dit, vous n’avez pas utilisé le terme de violences policières ».

Alors M.Macron de répondre :

« Je n’ai aucun problème pour dire qu’il y a des violences policières, mais je n’aime pas donner crédit à un concept. Il y a de la violence dans la société. Il y a du racisme dans la société aujourd’hui en France, c’est un fait. Et donc, comme on a une police qui est à l’image de la société, on a des membres de la police qui ont des comportements violents qu’il faut pouvoir traquer et sanctionner et qui ont des attitudes racistes qui ne sont pas acceptables. Mais est-ce que pour autant, c’est l’institution qui est concernée ? Je réponds non. Je fais ce distingo entre des individus et on doit corriger ça, et  être intraitable, et une institution et un ensemble… On veut installer l’idée qu’il y a une violence consubstantielle à la police. Je suis contre ça, d’abord parce que ce n’est pas vrai. C’est une manipulation. Je n’ai pas de problème à le redire. Mais je veux le déconstruire. Il y a des violences de policiers, c’est tout à fait vrai ».

Et plus loin : « je n’ai pas de pudeur de gazelle sur le sujet. Je suis prêt à parler de violences policières » (26’)

C’est là que resurgit la fameuse plateforme internet. En effet, pour empêcher la violence policière, M.Macron copie M.Darmanin en citant la nécessité de revoir formation et encadrement sur le terrain des forces de l’ordre. Mais il ajoute :

« troisième chose, mettre de la transparence. C’est la généralisation de la caméra. On a besoin aussi d’avoir davantage de médiateurs qui vont aider à la désescalade, qui vont parler, un entre-deux ».

Et enfin le clou face à la discrimination :

« Le seul moyen de bouger, c’est de faire ce qu’on a su faire sur d’autres violences ou d’autres sujets sensibles, c’est de mettre en place une plateforme commune pour que les gens puissent dénoncer de manière très simple et nationale (23’). Et donc, ce qu’on va mettre en place à partir de janvier prochain, c’est deux choses : D’abord, un grand sondage. SOS Racisme l’avait proposé il y a quelques mois. On a trop tardé à le faire. Un grand sondage à partir de janvier, sur une plateforme internet, où les gens pourront aller dire en quoi ils sont discriminés et où ; contrôle au faciès, logement, emploi, le quotidien de la vie. La deuxième chose, sur les contrôles, on va mettre en place une plateforme nationale avec un numéro d’appel, la possibilité de signaler et ce sera géré par l’Etat, le défenseur des droits et les associations compétentes en la matière, en particulier la LICRA. C’est une plateforme de signalement…. On va le mettre en place début janvier. Ca va prendre du temps, comme tous les grands changements sociaux »…

C’est ce que Mme Schiappa, qui a quitté la précarité menstruelle pour la citoyenneté, appelle dans une réponse à un député le 8 décembre « manifester son soutien à l’institution qu’est la police républicaine », accusant même le député l’ayant questionnée de « jeter de l’huile sur le feu et d’attiser les divisions et les haines ».

Etre immigré ou d’origine immigrée  (d’Afrique s’entend), c’est une chance pour la France. Et d’abord, ces personnes parlent souvent arabe et c’est une richesse. M.Macron le dit et le répète :

« On a énormément de jeunes dont les familles parlent arabe, parfois les deux parents, dont la culture familiale est en langue arabe, et qui à l’école ont le français. Ils vont quand même continuer à perfectionner leur langue maternelle, familiale, ben du coup à l’extérieur, parce que la république leur offre peu d’enseignement en arabe. On est en train d’améliorer les choses, les chiffres s’améliorent ».

Petit rappel de l’article 2 de la Constitution française :

Retour à M.Macron :

« Il y a des associations qui de temps en temps vont leur expliquer un projet séparatiste et utilisent l’enseignement de l’arabe pour les détourner de la république. Et moi, je crois à ce que j’appellerai une politique de reconnaissance (58’). Quand vous connaissez l’arabe, ou que votre famille parle arabe en France, c’est une chance pour la France ».

Suscitant la réaction de M.René Chiche, professeur de philosophie et vice-président d’un syndicat de professeurs :

M.Macron continue sur sa lancée :

« Ca a quelque chose à apporter à notre pays, dans la vie de tous les jours, pour connaître la littérature, pour l’enseigner à d’autres, pour pouvoir voyager, pour pouvoir commercer, pour rendre le pays plus fort. En quelque sorte, on a refoulé les langues étrangères de celles et ceux qui étaient issus d’autres pays, qui appartenaient à des diasporas. C’est vraiment un processus de refoulement. Je veux remettre de l’enseignement de l’arabe qui est une des langues parlées par ces jeunes dans leur famille, dans la république pour éviter que ce soit détourné par d’autres mais aussi pour reconnaître cette part ».

Il passe ensuite au sujet d’un travail de réconciliation des mémoires :

« il faut avoir une histoire partagée, sinon ces mémoires ne se parlent plus. Et moi je pense, c’est d’expliquer à toute cette jeunesse qui se chercher de dire d’abord : « la république vous reconnaît. Vous êtes des enfants de la république et vous êtes une chance pour elle. Et donc votre histoire individuelle est une partie de notre histoire collective »».

Remarque là encore pleine de bon sens de M.Messiha :  


M.Macron enchaîne :

« Au fond, quand on parle d’identité française, cette identité, c’est la grande histoire qu’on connaît tous, mais c’est aussi des tas d’histoires tressées que toute cette jeunesse porte par son aventure familiale. Et donc il faut savoir reconnaître ces mémoires, les partager. Et donc la reconnaitre dans nos programmes d’histoire beaucoup mieux qu’on le fait ; la reconnaître dans nos musées, la reconnaître aussi avec tout le débat sur les statues ».

Autre commentaire pertinent d’E.Zemmour :

« Il y a une histoire de France et devenir Français, c’est s’approprier cette histoire de France. Les enfants de l’immigration italienne ne nous ont pas bassinés parce que François 1er les avait envahis, parce que Louis XII les avait envahis, parce que Bonaparte les avait envahis. Ils n’ont pas demandé une reconnaissance. Les enfants de l’immigration italienne se sont appropriés l’histoire de France, ont estimé que Bonaparte était leur grand homme, que François 1er était leur grand roi. C’est ça, devenir Français. Ce n’est pas imposer sa propre histoire aux Français. Ca, ça s’appelle une colonisation »

M.Macron poursuit :

« Il y a toute une part de notre histoire collective qui n’est pas présentée. Il y a toute une part de notre histoire qui parle à une jeunesse qui est noire, qui est d’ailleurs, noire venant d’Afrique ou noire ultra-marine, maghrébine ; ils ont leurs héros. On ne les a pas reconnus, on ne leur a pas donné une place ».

La part d’Afrique que la France a en elle, on aura reconnu une obsession macronienne qui l’amènerait presque à parler comme un vulgaire quatrième arbitre de match de football en compétition UEFA :

« Ce que je voudrais, c’est que justement les historiens mais aussi notre jeunesse et toutes celles et ceux qui se retrouvent dans ces histoires un peu fragmentées, fracturées, mais qui pour moi sont une richesse parce que ce sont des histoires en fait avec plein d’harmoniques, qu’ils puissent les choisir » (1h02’)…. Moi, j’aimerais qu’il y ait une sorte d’appel à la contribution collective et qu’on essaie d’identifier 300 à 500 noms et que d’ici au mois de mars, on les ait ; que ce soit nourri par toute la jeunesse et ceux qui ont une conscience civique. Et qu’au mois de mars, on puisse avoir une espèce de catalogue des 300 ou 500 noms de ces héros et qu’on puisse décider ensuite d’en faire des rues, des statues. C’est comme ça que les choses changent ».

Dernière interruption de M.Zemmour :

 

Et au final, qu’est-ce qu’être Français ? Ben, c’est un projet (1h09’) :

« On tourne autour d’une question : qu’est-ce que c’est qu’être français aujourd’hui ? D’abord, c’est participer à un projet et à une citoyenneté. On n’est pas un pays où il y a le droit du sang, et être français, ce n’est pas une couleur et ce n’est pas une religion. Premier point. C’est une histoire qui a été nourrie par la religion catholique, l’apport du protestantisme ensuite, l’apport du judaïsme et plus récemment l’apport de l’islam [on a certainement le droit d’être impressionné par le calibre intellectuel des fulgurances macroniennes]. Et donc qui a connu différentes religions mais qui s’est construit comme un projet ; et être français, c’est d’abord être un citoyen, adhérer à des valeurs, liberté, égalité, fraternité, laïcité. Être français, c’est ensuite habiter une langue  savoir la manier, la comprendre, l’enrichir. Parce que la France s’est faite par deux choses, la langue et l’état. Être français, c’est du coup adhérer à ces valeurs pleinement et en même temps habiter cette langue et cet état, et donc appartenir à une histoire qui est enrichie de toutes vos histoires, venant de tous les continents, parce que la France est un pays-monde en quelque sorte ».

Vous aurez remarqué que, tout d’un coup, être Français, c’est aussi savoir habiter une langue. Mais alors, on y revient, pourquoi vouloir habiter l’arabe ?   

Enfin, M.Macron de conclure :

« Cette génération est la génération de l’exigence, de l’inquiétude légitime. On a cette inquiétude sur l’emploi et sur sa vie sentimentale. Et en plus sur sa vulnérabilité. Comment transformer son besoin de sens en engagement ? …  que cette génération engagée soit une génération du faire. Et je veux être un allié sur les sujets qui sont les vôtres. Pour chacune et chacun arriver à bâtir ce que c’est qu’être français. C’est notre plus grand défi ».

M.Macron veut être un allié. Contre qui ? Et aurait-il oublié qu’il était le Président de la République ?

On aura remarqué pour conclure que les immigrés ont fait l’effort de se fondre dans la communauté nationale, ont accepté sa culture et son mode de vie et réussissent même dans des conditions sociales parfois fragiles à rester bien élevés, comme on disait autrefois (ce qui n’exclut pas l’ambition bien au contraire), ne sont guère évoqués par M.Macron. Ils pourraient aussi bien se sentir humiliés de voir un Président cultiver la victimisation, entretenir le ressentiment, rejeter quasi exclusivement les actes les pires sur le dos des Français et au final apprendre que leur choix aura été de s’intégrer à une communauté nationale de racistes, violents, méchants et discriminateurs.

On aura remarqué la pauvreté intrinsèque des analyses de M.Macron. Le dynamisme musulman mondial, apportant fréquemment soutien idéologique et financement, n’entre jamais en ligne ce compte. Ni la violence intrinsèque de l’islam. Ni la question du nombre, celui des immigrés à intégrer et qui pèse sur des structures censées aider à l’intégration à commencer par l’éducation nationale.  Il y a juste à deux moments : « La pression migratoire continue. On a un vrai sujet de ce côté-là ». Mais ce vrai sujet ne semble pas intéresser. Et « Le droit d’asile est détourné par des réseaux, des trafiquants. Ca, on doit le stopper sinon on sera toujours débordé ». On sait que ce n’est qu’un vœu pieux.

Rien dans l’entretien sur le rôle structurant de la famille, pour un auditoire pourtant encore jeune et sans doute dépendant pour beaucoup de sa structure familiale.

Rien bien sûr, au pays des « moi, je pense que », sur une quelconque expression d’une volonté ou d’un assentiment populaire (c’est-à-dire du peuple).

Il se trouve que, presqu’au même moment, M.Macron a prononcé  le 11 novembre un hommage de la nation à Maurice Genevoix et à « Ceux de 14 » et le 26 novembre un discours à l’occasion de l’hommage national à Daniel Cordier. Les mots qui reviennent le plus fréquemment dans ces deux discours en hommage à des hommes qu’on peut qualifier de grands Français, sont : Amour, Combat, Patrie, Destin, Courage, Terre. Et aussi Devoir, Sacrifice, Dépassement, Idéal, Honneur, Mission. Tous ces mots qui justement manquent si cruellement dans ses propos à destination de la jeunesse.

Alors pourquoi M.Macron semble-t-il considérer que son auditoire BRUT n’est pas capable d’entendre les mots significatifs de la grandeur française ?

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Source

L’inspection générale de l’administration enquête sur la Fondation Pierre Bergé

Le Canard enchaîné révèle que le ministère de l’Intérieur a diligenté l’inspection générale de l’administration (IGA) pour contrôler la fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent Paris. Cette procédure serait liée au fait qu’une fondation de droit français n’est pas censée faire de bénéfices.

Madison Cox, président de la Fondation et héritier de Pierre Bergé (ils se sont “mariés” en mars 2017 et Pierre Bergé est décédé en septembre de la même année), serait rémunéré en tant que paysagiste et percevrait un pourcentage sur le chiffre d’affaires des activités marocaines d’un montant de 1 million d’euros par an. Ancien membre du conseil d’administration de la fondation, Alain Minc a dénoncé cette situation après avoir préféré quitter ses fonctions. « Près de 50% du chiffre d’affaires échappe à une analyse précise », aurait déclaré le conseiller politique dans une lettre relayée par l’hebdomadaire. Alors qu’Alain Minc a condamné l’opacité des documents transmis par la fondation, un porte-parole de Madison Cox indique que le gouvernement a eu connaissances de toutes les pièces requises.

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