Vers la création d’un ministère de la politique démographique et familiale en Russie ?
Le premier vice-premier ministre de la fédération de Russie a nommé les grands dangers qui menaçaient la Russie : la pauvreté, ainsi que les problèmes démographiques et sanitaires.
Après avoir connu un renouveau démographique, qui a vu l’arrêt de la baisse naturelle de population et une hausse des naissance (passées de 1,2 millions en 2000 à 1,9 millions en 2016), la Russie connaît un cycle de réduction de population, écho inévitable du creux démographique des années 90.
Pour cette raison sans doute, Oksana Pushkina, vice-présidente du comité de la Douma d’État sur la famille, les femmes et les enfants, a proposé cette semaine de créer un ministère de la politique démographique et familiale en Russie devant permettre une meilleure compréhension des processus qui se déroulent dans la société russe. L’objectif de ce ministère devra être « d’assurer la sécurité démographique » notamment en collectant et analysant toutes les données démographiques, sans lesquelles l’élaboration d’une politique familiale est impossible comme par exemple la fécondité et la mortalité, l’état du système de santé, les mariages et divorces, le nombre de partenariats homosexuels, et analyser la capacité de produire une nouvelle génération, mais et lui fournir une éducation décente.
Les charlots de la république vaccinale
De Bernard Antony :
Américains, russes ou chinois, en attendant Sanofi aussi, les grands labos pharmaceutiques se disputent le marché du corona-vaccin à coup de statistiques d’efficacité garantie. Et les uns d’affirmer : « le mien est efficace à 80 % », les autres : « le mien à 85 % », un troisième de surenchérir : « le mien à 87 % ». Qui dit mieux ? À qui ira cette vente à la surenchère ?
Il n’est évidemment pas besoin d’être très versé en vaccinothérapie pour savoir que l’on se fout vraiment du monde ! Comme si avec des vaccins frais éclos et testés sur des populations limitées, et évidemment diversement contaminées, on pouvait si vite annoncer des pourcentages précis de réussite. Comme s’il pouvait s’agir d’autre chose que de « fourchettes » d’estimation.
Et voilà que l’on nous fait le gag d’annoncer la prochaine vaccination de l’exemplaire couple royal du Royaume-Uni : celle du duc d’Édimbourg âgé de 95 ans, celle d’Élisabeth, 88 ans. S’ils vivent encore plus vieux de quelques mois ou années, on finira par nous faire croire que le vaccin est un élixir de jouvence.
Pourquoi, d’ailleurs, ne pas l’appeler : « God save the Queen » ? Nul doute alors que, même hors du Royaume-Uni, et par exemple chez nous, cela favoriserait une grande émulation dans l’appétit vaccinal collectif. Le bon peuple en a quelquefois tellement assez d’entendre sur les chaînes, à tout moment et à tous propos, les sempiternelles et si creuses invocations des valeurs de la République.
Aussi, pour la plupart, sans nul doute, le fait d’apprendre en quelque sorte le couronnement du vaccin par Élisabeth II et son époux, équivaudrait à une sorte de brevet de gloire, celle d’être royalement vacciné.
C’est qu’il en faut des encouragements pour aller se faire piquer lorsque le professeur d’immunologie Alain Fischer lui-même déclare :
« Premièrement, pour l’instant nous ne disposons que de communiqués de presse de la part des industriels, nous attendons avec impatience des publications scientifiques. Deuxièmement par définition le recul à ce jour sur l’évaluation de la sécurité et de l’efficacité de ces vaccins ne dépasse pas deux à trois mois. Troisièmement les données ne sont pas encore complètes non plus pour savoir jusqu’à quel point ces vaccins sont efficaces sur les personnes les plus à risque. Et enfin dernier point qui est critique, la solution prendra du temps, c’est de savoir si le vaccin d’une part protège l’individu vacciné contre l’infection, mais aussi protège contre la transmission. »
Et voilà qu’outre le scepticisme sur l’efficacité affiché en France par de grands épidémiologistes, tombe la nouvelle de la mise sur le marché aux États-Unis, d’un médicament (et non d’un vaccin), le molnupiravir qui serait rapidement efficace. Si c’était vrai, ce serait une catastrophe financière pour les labos commençant à peine à se répartir la manne vaccinale.
Fort heureusement, pour mettre bon ordre à tout cela, nous avons en France une belle équipe de grands serviteurs du sérail soudés autour du divin Micro-Néron : notamment Jean Castex, le si subtil Grand Vizir excellemment flanqué de son ministre de la Santé, Olivier Véran (qui si rarement varie…), et le chef des scribes des hôpitaux et des morgues enfin revenu, le merveilleux boute-en-train Jérôme Salomon.
Neumz: l’intégrale du chant grégorien disponible dans votre poche
Nous avions évoqué en juillet le nouveau site Neumz, qui propose le chant grégorien complet présenté en enregistrements, notation et traductions synchronisés.
Aujourd’hui, c’est l’application qui voit le jour. Pour célébrer cette saison de Noël singulière, l’équipe de Neumz publie son calendrier numérique de l’Avent à partir du 29 novembre, marquant le lancement officiel des applications mobiles Neumz pour iOS et Android. Jour après jour, les utilisateurs pourront profiter de la liturgie complète menant à Noël, chantée par les religieuses de Jouques à travers les nouvelles applications, ainsi que découvrir une vidéo quotidienne spéciale en ligne. Les vidéos comprendront des messages de Dom Jacques-Marie Guilmard, moine de l’abbaye Saint- Pierre de Solesmes, et de l’équipe elle-même, mettant en avant les plus beaux chants de cette saison et partageant leur valeur spirituelle, historique et musicale : une série de 27 vidéos virales diffusant « la contagion de l’espoir ». Ceux qui souhaitent offrir un abonnement comme cadeau de Noël auront droit à une réduction spéciale pendant l’Avent.
Neumz est le plus grand projet d’enregistrement jamais entrepris : avec de nombreux enregistrements, synchronisés avec des partitions en note carrée, des textes latins et des traductions dans la langue de l’utilisateur, l’intégrale du chant grégorien est maintenant disponible dans votre poche ! Tous les utilisateurs de l’application pourront profiter de la liturgie à l’approche de Noël depuis leurs téléphones et tablettes, bientôt avec la possibilité d’avoir des notifications personnalisables pour les fêtes importantes et les heures de l’Office divin. Pour les non-abonnés, après Noël, l’application restera toujours gratuite à télécharger et à utiliser, mais en « mode radio » limité. Les abonnés se verront proposer une gamme plus large de fonctions, dont la lecture à la demande, des fonctionnalités de recherche et l’écoute hors ligne.
Neumz est une collaboration de longue date entre les sœurs bénédictines de l’Abbaye Notre-Dame de Fidélité de Jouques et Odradek Records, supervisée par une équipe d’experts en chant. Trois ans d’enregistrements (2019-2021) archivent chaque service de chaque jour, dont l’ensemble de l’Office divin et la messe quotidienne : l’équivalent de plus de 7000 CD. Les deux tiers des frais d’abonnement vont au soutien des religieuses et de leur fondation au Bénin. L’application Neumz est mise à jour chaque jour avec de nouveaux chants jusqu’à ce qu’elle inclue l’intégralité de la liturgie de trois ans du Novo Ordo, avec la liturgie 2019 offerte en premier.
Des chants comme l’hymne « Christe Redemptor omnium » élèvent l’esprit, comme l’écrit Dom Jacques-Marie Guilmard de l’Abbaye Saint-Pierre de Solesmes :
« Le Seigneur est né avant la Création, alors quelle peur aurions- nous face aux menaces qui surgissent de tous côtés ? Certainement, dans notre monde si bouleversé et dépourvu de toute stabilité, nous devons garder ouverts les yeux de notre foi, de notre charité et de notre espérance que vous, Christ, êtes le « Rédempteur de toutes choses ».
La liberté d’instruction est un droit non négociable
Communiqué des AFC :
Le projet de loi ” confortant les principes républicains ” a été présenté aujourd’hui 9 décembre en conseil des Ministres. Il prévoit diverses mesures, notamment pour lutter contre ” l’islamisme radical “. Il prévoit également de modifier les modalités actuelles de l’instruction en famille.
Les Associations Familiales Catholiques réaffirment leur attachement à la liberté d’éducation des parents qui inclut la possibilité de pratiquer l’instruction à domicile.
Elles émettent de fortes réserves sur plusieurs points du projet gouvernemental :
- La liberté d’éducation n’est plus un droit dès lors que l’on passe d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation.
- L’obligation scolaire à partir de 3 ans est excessive à un âge où la vie en collectivité n’est pas indispensable. Les pays voisins qui interdisent l’école à domicile ne rendent l’école obligatoire qu’à partir de 6 ans.
- Les possibilités ouvertes à l’instruction en famille restent très limitées et ne permettent pas aux parents qui le souhaitent de le faire sans justification dûment établie.
Les AFC demandent qu’une évaluation précise de la réalité du fonctionnement de l’instruction à domicile soit effectuée, à partir, par exemple des contrôles effectués ces dernières années, avant de prendre une mesure qui reste attentatoire à un principe fondamental reconnu* par les lois de la République et dont la grande majorité des familles concernées ne seraient que des victimes collatérales.
Elles seront particulièrement vigilantes à ce sujet lors du parcours législatif de ce texte de loi.
*principe de valeur constitutionnelle dégagé par le Conseil constitutionnel et par le Conseil d’État.
Curieuse communication
Merci à la direction de l’ICES qui a rapidement fait retirer une vidéo produite par le service communication de l’établissement – et qui a été fortement critiquée sur les réseaux sociaux:
.@ICES_UnivCatho, méfiez-vous : la méthode recuite qui consiste à se croire dans le vent pcq on joue au branché a fait, depuis 50 ans, ses preuves dans l’Église : chute des vocations & affadissement du credo…
Franchement, restez vous-même. C’est + simple.https://t.co/LoGp0DrLnO— Père Danziec (@PereDanziec) December 9, 2020
Le but de cette vidéo ridicule est surement de “déchristianiser” l’école et attirer la clientèle de France Inter et Quotidien.. Ils préfèrent les crétins aux chrétiens.. Et comme La Croix attirer les subventions de l’Etat plutôt que les fidèles.
— Patrick Edery (@patrick_edery) December 9, 2020
Autant aller dans une mauvaise école de commerce , non ? https://t.co/7ofSrTQW8M
— Charles de Meyer (@chdemeyer) December 8, 2020
La face cachée de l’industrie éolienne
À l’occasion de ce nouvel entretien vidéo, Les Eveilleurs ont souhaité se pencher sur la face cachée de l’industrie éolienne, dont la promotion est en réalité beaucoup plus dictée par des intérêts financiers que par des raisons écologiques.
C’est ce que démontre, chiffres à l’appui, Fabien Bouglé, Conseiller municipal de Versailles, Expert en marché de l’art international, engagé depuis de nombreuses années dans le combat anti-éolien en France, notamment en tant que porte-parole du réseau national ULYSSE qui réunit de nombreuses associations s’opposant en France à des projets de construction de centrales éoliennes.
Deuil National… en mémoire des 10 millions d’enfants avortés : à quand une politique de la vie ?
Nicolas Tardy-Joubert, nouveau Président de la Marche pour la Vie, publie une tribune dans Valeurs Actuelles, à l’occasion de la journée de deuil concernant l’ancien président (le jour même de la sacro-sainte laïcité…) :
Une journée de deuil national a été décrétée ce 9 décembre 2020 pour commémorer le décès de Valéry Giscard d’Estaing. Il s’était présenté à la Présidentielle en 1974 face à Mitterrand. Candidat dynamique, X, ENA, ancien ministre de l’Economie, il avait un parcours exceptionnel. Il mettait en avant sa sympathique famille sur les affiches de campagne. Il promettait une France moderne, une Europe réconciliée, des jours meilleurs après le choc pétrolier de 1973. La France est vite tombée sous le charme. Face à une gauche politiquement menaçante, la droite, toute la droite, comme un seul homme l’a élu au deuxième tour. Giscard à la barre. Il nous faisait sourire avec son accordéon, ses petits déjeuners avec les éboueurs de l’Elysée, ses visites quand il débarquait à l’heure du dîner chez les gens les plus simples pour écouter la France d’en bas. A 94 ans, VGE est mort et nous nous associons à la peine de sa famille.
Comme président de la République, il voulait imposer une certaine modernité, et dans son programme sociétal, il y avait la majorité à 18 ans, le divorce par consentement mutuel, et la légalisation de l’avortement.
La loi portée par VGE pour l’IVG dès la fin de 1974 se voulait compassionnelle, pour éviter les avortements clandestins, leurs complications, et une issue parfois fatale pour les femmes qui y recouraient. Sollicité pour présenter ce projet de loi, son Garde des Sceaux, Jean Lecanuet, centriste et démocrate-chrétien, avait refusé pour des motifs éthiques de le présenter à l’Assemblée Nationale. VGE a donc demandé à Simone Veil, ministre de la Santé, de le défendre. Il y eut des débats houleux à l’Assemblée. L’avortement devait rester l’exception. « Aucune femme n’y a recours de gaieté de cœur », disait Simone Veil. Cette loi qui voulait « sauver des vies » a ouvert une boite de Pandore. Ceci nous a collectivement entrainés dans une course folle, puisque dix millions d’avortements ont été enregistrés dans notre pays depuis 1975.
Le professeur de médecine Jérôme Lejeune, découvreur de la trisomie 21, s’était aussi courageusement opposé à cette loi. Comme chrétien, la défense de la vie dès la conception était pour lui un absolu. Comme scientifique il expliquait que, dès la rencontre des gamètes mâle et femelle, rien ne peut plus arrêter la vie, sauf un accident. Il a porté ce combat pour la défense du plus faible, pour celui qui est dans le sein de sa mère, qui vit et grandit, mais que l’on n’entend pas. Pour lui soigner, ce n’était pas éliminer le malade. Or la loi Veil porte en elle une disposition qui permet de faire un avortement jusqu’à la veille de la naissance dans le cadre d’une « interruption médicale de grossesse » pour un enfant handicapé. Aujourd’hui, alors qu’ils sont parfaitement viables, 96% des enfants trisomiques sont éliminés.
VGE et Simone Veil n’avaient probablement pas anticipé l’ampleur du désastre. Aujourd’hui, nous le constatons et que faisons-nous ? La réponse politique qui nous est imposée est qu’il faut toujours plus de droit à avorter, toute opposition devant être muselée. Les femmes ne sont pas suffisamment accompagnées pour l’accueil de la vie, mais trop souvent conditionnées. Le slogan « mon corps, mon choix » fait florès. Le délai de réflexion a été supprimé par l’Assemblée Nationale. Il n’existe pas, hélas, de politique de dissuasion de l’avortement. Il y a eu 232 000 avortements en France en 2019; un enfant sur quatre est porté disparu, des femmes sont meurtries.
Quand les femmes découvrent qu’elles attendent un enfant, c’est heureusement et le plus souvent la joie. Cela reste toujours une surprise ; c’est parfois un défi et peut créer de l’angoisse. Que faisons-nous alors pour aider économiquement les parents et toutes celles qui sont confrontées à ces difficultés ? La politique familiale est rabotée systématiquement, les aides financières bien trop basses, notamment pour les familles modestes.
Nous savons que des politiques bien orientées permettraient de réduire la peine. L’Allemagne, pays plus peuplé que la France, enregistre 100 000 avortements par an. Nos politiques toujours à la recherche de performance devraient s’intéresser aux méthodes qui fonctionnent ailleurs, et qui permettent d’accueillir dignement la vie. Notre objectif à court terme devrait être de réduire le nombre de morts de moitié. Au pays des droits de l’Homme, nous avons un devoir d’humanité et nous ne pouvons rester inactifs.
En cette journée de commémoration, nous voulons remettre au premier plan tous les membres de l’espèce humaine qui disparaissent dans un cri silencieux, et l’impérieux besoin d’avoir une grande politique nationale d’accueil de la vie.
La Marche pour la vie aura lieu le dimanche 17 janvier 2021. Toutes les informations sur https://enmarchepourlavie.fr/
Que va devenir l’abbaye de Pontigny ?
La Région Bourgogne Franche-Comté a acquis le domaine de Pontigny (ancienne abbaye cistercienne, dans l’Yonne, où les moines ont été expulsés en 1790) en 2003 et cherche à le vendre depuis juin 2019, car les coûts d’entretien des bâtiments (environ 200 000 € par an) sont jugés excessifs. Un appel d’offres a été lancé durant l’été 2019 ; aucune offre de reprise n’a été faite. Deux offres spontanées – Fondation Schneider et Fraternité Saint Pierre – ont été retenues et sont en attente du choix du Conseil Régional.
L’abbatiale attenante, qui resterait propriété de la Commune, est aujourd’hui la cathédrale de la Mission de France ; son usage demandera un accord avec l’affectataire du lieu.
La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, fondée en 1988, présente dans 18 pays, compte 504 membres (moyenne d’âge de 38 ans) dont 174 séminaristes. La FSSP dispose déjà de deux maisons de formation dans le monde. La FSSP a décidé d’implanter un nouveau séminaire en France pour ses séminaristes francophones, son séminaire européen actuel étant plein. L’abbaye de Pontigny remplit adéquatement son cahier des charges, compte-tenu de l’usage possible de l’abbatiale attenante. L’installation à demeure de 60 nouveaux résidents (prêtres et séminaristes) va contribuer à revitaliser la commune de Pontigny (800 habitants) sans compter les nouveaux résidents (à demeure ou en résidence secondaire) et visiteurs que tout centre spirituel attire.
La Fraternité s’est engagée à participer au financement de la restauration de l’orgue de l’abbatiale à hauteur de 120.000 €. Par ailleurs, les séminaristes organistes pourront apporter leur talent pour donner des cours d’orgue et des concerts spirituels, et pour soutenir les activités des associations Amis de Pontigny et Orgue de Pontigny pour les saisons culturelles à l’Abbaye. Un festival est à envisager pendant les congés d’été.
En plus du séminaire proprement dit, la FSSP souhaite réhabiliter le parc afin qu’il soit accessible au public, en partenariat avec des associations locales et une société de réinsertion. Aujourd’hui, l’abbatiale est visitée par 40 000 personnes/an alors qu’il n’y a que peu de communication et un développement touristique faible. La FSSP veut donc développer une offre culturelle et touristique plus importante pour accroitre le rayonnement du lieu, qui profitera à l’économie locale.
Ce serait
- un projet en parfaite harmonie avec la vocation initiale de l’abbaye de Pontigny et avec les bâtiments actuels
- un projet économiquement viable, favorisant un fort rayonnement culturel et générateur de retombées économiques certaines pour les acteurs locaux
- un projet vivant et ouvert, viable dans la durée car non lié à des individualités mais à une jeune communauté religieuse en croissance.
La Fondation Schneider, fondée par François Schneider, 83 ans, ancien industriel et homme d’affaires, souhaite faire de l’Abbaye de Pontigny un lieu privé haut-de-gamme qui appelle à la méditation, à la réflexion, au recueillement, au dépaysement, au calme, loin de la vie quotidienne : une destination de patrimoine, une destination artistique et une destination d’écotourisme. En résumé : un centre d’art contemporain, un musée sur ce qu’était l’abbaye autrefois (une abbaye…), un centre de conférence sur l’état de la planète Terre, un hôtel restaurant de luxe (opéré par un partenaire à trouver), la production et la vente de produits biologiques et l’utilisation comme salle d’exposition et de musée de l’église abbatiale. La Fondation ne s’engage toutefois pas à un achat ferme : elle demande à la Région de consentir à la signature d’une promesse de vente d’une durée d’un an, le temps de contractualiser avec les opérateurs nécessaires à l’exploitation commerciale du Domaine.
Le maire de Saint-Florentin, suppléant du député UDI André Villiers, apporte son soutien au projet de la FSSP, soulignant dans un courrier à la présidente de région :
La presse souligne que l’offre de la Fraternité Saint-Pierre est supérieure au prix de vente initial (2,1 millions d’euros contre 1,8 million d’euros).
La cession de ce domaine patrimonial et spirituel sera à l’ordre du jour de l’assemblée plénière de la Région les 10 et 11 décembre. Il semble que certains élus utilisent toute leur influence pour empêcher le retour de ce domaine dans le giron de l’Eglise.
Des administrés ont mis en ligne une pétition pour demander aux élus du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté de voter pour le projet de la FSSP. Sachant que ces élus régionaux remettent leur mandat en jeu en 2021…
Ethnos contre Soros
D’un lecteur :
Parce que toutes les nations (ἔθνη/ethne) ont été séduites par tes enchantements (φαρμακείᾳ/pharmakeia), Apocalypse 18.23
- Soros, nouveau Nemrod
Pour décrire Georges Soros, je dirai qu’il cherche à déconstruire toutes les structures de l’ordre créationnel, ordre voulu par Dieu dans sa création, en particulier la famille et les nations.
L’immigration massive qu’il a soutenue en Europe est un travestissement du devoir d’hospitalité dont parle la Bible.Dans un article précédent, il nous était rappelé la richesse du vocabulaire biblique pour distinguer les étrangers que nous pouvons accueillir de ceux qu’il nous faut rejeter : le ger (גֵּר), le toshabh (תּוֹשָׁב), le nekhar (נֵכָר), le zar (זָר).
Dans le schéma Création-Chute-Rédemption que nous dévoile la Bible, il nous faut rappeler que les nations ont leur place dans la Nouvelle Création. Elles ne sont pas abolies, mais guéries :
- « Les nations ἔθνη marcheront à sa lumière » (Apocalypse 21.24) ;
- « On y apportera la gloire et l’honneur des nations ἐθνῶν » (Apocalypse 21.26)
- « Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations ἐθνῶν » (Apocalypse 22.2).
Soros se présente donc en nouveau Nemrod, architecte en chef de la Babel du 21ème siècle, société anti-biblique, bio-dictature.
Examinons le mécanisme de basculement de l’Etat-Nation vers cette grande Babylone.
- Biopouvoir et destruction des nations
Le penseur et juriste Sidney Touati a écrit plusieurs textes et livres très profonds dont la lecture me semble indispensable pour comprendre le basculement que nous vivons dans le bio-pouvoir. Je cite :
« Ce régime étrange, aux tendances totalitaires, inquisitoriales, est le fruit d’un long processus de déliquescence de l’État de droit classique. Dans mon livre « De Voltaire à Badinter » j’analyse comment et pourquoi on est passé du « gouvernement des hommes » à la « gestion des vivants ». Le point d’orgue de ce basculement, de cette immense révolution, est représenté par l’abolition de la peine de mort en 1981…
Michel Foucault à la fin de son livre « Les mots et les choses » avait prophétisé la « mort de l’homme ».
La biocratie est le régime qui prend acte de la « mort de l’homme » et de la sortie de l’espace civilisationnel né de la Bible.
In fine, pour sauver un ou deux criminels de l’échafaud, c’est toute la société que l’on sacrifie.
L’homme de la biocratie est un être abstrait, vide de toutes déterminations, qui n’est ni homme, ni femme, ni noir, ni blanc, ni frère, ni sœur, ni père, ni mère, qui ne possède ni tradition, ni histoire ; qui n’est ni innocent, ni coupable… Il est une sorte de substance indifférenciée. Une simple molécule attachée à la longue chaîne du vivant.
C’est ce régime en son fond totalitaire, que l’on tente de nous imposer sous couvert de lutte contre la grippe COVID-19.
Après la Mort de Dieu annoncée par Nietzsche, voici la Mort de l’homme prophétisée par Michel Foucault, qui marque en réalité la fin de la religion du Père, celle de la Loi et de l’amour.
Sur les décombres de la Culture occidentale, commence ou plutôt recommence le règne païen des instincts débridés, des passions, des pulsions. »
Dans un autre article, Sidney Touati décrit cet avènement du bio-pouvoir :
« Le nouveau pouvoir n’administre plus des citoyens, des hommes libres et responsables. Il gère des humains, entendez des êtres vivants. La vie est le plus petit commun dénominateur reliant les hommes. Le nouveau pouvoir vise à contrôler le « vivant ». La Loi n’est plus adaptée aux nouvelles techniques de domination. Michel Foucault avait qualifié cette nouvelle forme de pouvoir de « bio-pouvoir », de « bio-politique ». La bio-technologie, l’intelligence artificielle, l’informatique, le numérique… fournissent les outils de domination-contrôle-surveillance de chaque membre du troupeau humanité, dans l’instant. La Chine nous donne un avant-goût du nouveau bio-totalitarisme. Le temps est aboli. Pour la biopolitique, le règne de la Loi est fini. »
- La Biocratie a peur de la peine de mort
Dans une réflexion biblique sur la peine de mort, il nous est rappelé très utilement qu’il existe 4 verbes différents en hébreu pour parler de l’acte de « tuer » :
- הָרַג(harag) : Tuer dans le sens d’assassiner, de venger. Commettre un meurtre de manière volontaire, préméditée (Gen 4.8 ; Gen 4.23, par exemple).
- קָטַל (qatal) : Tuer, l’acte lui-même. C’est un terme applicable à Dieu, à un homme, à un fidèle ou un impie (Job 24.14 ; Ps 119.19).
- רָצַח (ratsach) : C’est le verbe employé dans les deux versions du Décalogue (Ex 20.13 et Deut 5.17). Meurtre personnel volontaire ou le meurtre par vengeance entre également dans ce cadre.
- מוּת (muwth): Tuer dans le sens de mettre à mort suite à une sentence, un jugement (Lev 24.21), mettre à mort un meurtrier. C’est ce verbe que l’on trouve dans toutes les sentences de la loi du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome, et qui établit bibliquement la légitimité de la peine de mort pour un meurtre et son application par un Magistrat (Deut 13.9-11 et 24.16).
La puissance du mal prend, chez certaines personnes, une telle expression de force qu’il est impératif de les mettre à mort par le bras du Magistrat. Il n’y a donc plus rien d’étonnant à ce que ceux qui sont corrompus, dirigeants ou exécutants, soient absolument hostiles à la peine de mort. Qu’ils soient à l’Elysée ou avenue Duquesne, dans les Loges ou à la tête de groupes pharmaceutiques, ils parlent comme le Marquis de Sade (La philosophie dans le boudoir), cherchant à maintenir une police d’assurance pour leur crime :
Le Chevalier (lisant « Français, Encore un effort si vous voulez être républicains ») : C’est une injustice effrayante que d’exiger que des hommes de caractères inégaux se plient à des lois égales
Or quel sera le comble de votre injustice, si vous frappez de la loi celui auquel il est impossible de se plier à la loi ; l’iniquité que vous commettriez en cela, ne serait-elle pas égale à celle dont vous vous rendriez coupable, si vous vouliez forcer un aveugle à discerner les couleurs ?
De ces premiers principes il découle, on le sent, la nécessité de faire des lois douces, et surtout d’anéantir pour jamais l’atrocité de la peine de mort, parce que la loi qui attente à la vie d’un homme, est impraticable, injuste, inadmissible
- Vaincre l’esprit de Babylone
Il est un point, si nous sommes lecteurs de la Bible, qui devrait nous interpeller. Dans le combat décrit entre les vrais chrétiens et Babylone, le texte de l’Apocalypse utilise le mot pharmakeia, traduit par enchantement, pour décrire certains péchés :
- Apocalypse 9.21 : et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements (pharmakeia), ni de leur impudicité ni de leurs vols.
- Apocalypse 18.23 : … parce que tes marchands étaient les grands de la terre, parce que toutes les nations ont été séduites par tes enchantements (pharmakeia)
Le grec ne nous dit-il pas quelque chose de plus précis que cette simple traduction d’enchantement ?
Il est temps pour les Français de sortir de Babylone, de rompre avec le socialisme et le sado-Macronisme, de revenir à Dieu de tout leur cœur, de s’humilier devant Lui et de demander pardon pour leurs péchés, de reprendre une lecture sérieuse de la Bible, et de prier de vraies prières comme David :
Psaume 139
19 O Dieu, ne feras-tu pas mourir le méchant ? Hommes de sang, éloignez-vous de moi !
21 Éternel, ne haïrais-je pas ceux qui te haïssent ? N’aurais-je pas horreur de ceux qui s’élèvent contre toi ?
22 Je les hais d’une parfaite haine ; je les tiens pour mes ennemis.
Psaume 7
15 Voici, le méchant est en travail pour enfanter le mal ; il a conçu le crime, mais il n’enfante que mensonge.
16 Il a creusé un trou profond ; mais il tombera dans la fosse qu’il a faite.
17 Sa malice retournera sur sa tête, sa violence retombera sur son front.
18 Je célébrerai l’Éternel à cause de sa justice ; je chanterai le nom de l’Éternel, le Très-Haut.
Réforme de l’adoption : le gouvernement consacre l’idéologie du droit à l’enfant
La proposition de loi LREM visant, notamment, à autoriser l’adoption d’enfants par des couples non mariés a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 décembre. Le texte, « soutenu par le gouvernement », a été voté à main levée. La majorité et la France Insoumise se sont prononcées en sa faveur. Les Républicains s’y sont opposés et les socialistes se sont abstenus. La proposition de loi doit à présent être examinée par le Sénat, mais la date n’est pas arrêtée.
L’adoption par des couples non mariés a été dénoncée par les députés LR qui estiment que « le mariage offre « le plus de garanties possible« ». Pour ces députés, la mesure s’inscrit dans une « idéologie du droit à l’enfant ». Pour Xavier Breton, député LR, la « conception » de la majorité à l’égard de l’adoption est « fondée sur le désir des adultes ».
Une autre disposition a fait l’objet de « vifs échanges, jusqu’à des éclats de voix ». Elle concerne « les couples de femmes ayant eu recours à une procréation médicalement assistée (PMA) à l’étranger et séparées depuis ». L’objet de cette mesure est d’autoriser la femme qui n’a pas accouché à adopter l’enfant, « malgré l’opposition de la mère ».
D’autres dispositions ont été adoptées. L’âge minimal requis pour chaque parent adoptant est abaissé de 28 à 26 ans. La durée de communauté de vie a de son côté été réduite, passant de deux à un an. « Un an de vie commune pour prendre une décision d’adoption, c’est un peu léger », regrette Emmanuelle Ménard.
Par ailleurs, la proposition de loi entend interdire « les adoptions conduisant à une confusion des générations », comme l’adoption d’un enfant par ses grands-parents ou bien par son frère ou sa sœur. Cette disposition a elle aussi « divisé l’hémicycle au-delà des frontières partisanes », malgré la « jurisprudence constante » sur le sujet.
Enfin deux mesures suscitent leur préoccupation :
- l’une interdit désormais aux parents abandonnant leur enfant de choisir de le confier à une structure privée plutôt qu’à l’ASE
- l’autre leur enlève la possibilité, quand bien même ils choisissent l’ASE, de consentir à son adoption.
L’ASE obtient ainsi un certain monopole d’Etat.
En France, on recense plus de 14 000 personnes ou couples ayant reçu un agrément pour devenir parents adoptifs.
Le député LR Patrick Hetezl est intervenu en séance :
Petit Bateau fait sa petite propagande LGBT
Voilà une marque qui ne fera plus partie des cadeaux de Noël…
“L’amour n’a pas de goût, pas d’odeur, pas de visage…”

Vous pouvez les contacter ici, ou contacter votre boutique locale en la cherchant ici. Un lecteur me signale que la vendeuse de sa boutique locale n’était pas au courant, a dit être très étonnée, et qu’elle en parlerait à ses collègues et à sa hiérarchie.
Marion Maréchal : On va restreindre drastiquement l’école à la maison ou les écoles privées alors que 100 % des terroristes sortent de l’école publique”
Invité d’Europe 1, mardi soir, Marion Maréchal, qui vient d’officialiser la création du Centre d’Analyse et de Prospective (CAP), s’est exprimée sur l’actualité : violences policières, Covid, le CAP, qui
« est un centre de recherche qui va investir un espace politique sous-investi par les partis, un prescripteur d’idées qui aura la liberté d’analyser les problèmes sur le fond et d’apporter des solutions. »
Sur la restriction de la liberté scolaire, elle souligne :
“On va aujourd’hui restreindre drastiquement l’école à la maison ou les écoles privées alors que l’on sait que 100 % des terroristes sortent de l’école publique. Il n’y a rien dans ce texte sur l’école publique et c’est surprenant après l’assassinat de Samuel Paty. »
Sept prêtres visés par des lettres anonymes “au nom d’Allah”
Sept prêtres du diocèse d’Avignon, des paroisses de Gordes, L’Isle-sur-la-Sorgue, Le Thor, Châteauneuf-de-Gadagne, Aubignan, Saint-Cécile-les-Vignes et Notre-Dame de Lourdes, ont reçu la même lettre, avec inscrit “Allah Akbar”.
Tous ces curés sont Africains.
Tous ces prêtres ont été convoqués à la gendarmerie d’Avignon pour être entendus. Trois plaintes ont été déposées.
Il est absurde de lutter contre l’islam radical en limitant la liberté scolaire!
Plusieurs juristes signent une tribune dans Valeurs actuelles contre l’interdiction de l’instruction à domicile. Extraits:
D’une part, l’accusation de radicalisation religieuse était particulièrement diffamatoire. Le rapport de la Commission d’enquête du Sénat sur la radicalisation islamiste déposé en juillet dernier n’avait pu constater aucun lien entre la scolarisation à domicile et la propagation de l’islamisme radical. Le vade mecum d’octobre 2020 du ministère de l’Education Nationale sur l’instruction à domicile constatait que « Les cas d’enfants exposés à un risque de radicalisation et repérés à l’occasion du contrôle de l’instruction au domicile familial sont exceptionnels. »
D’autre part, une confusion manifeste était opérée entre la déscolarisation et l’instruction à domicile. Dans le cadre juridique actuel, les enfants instruits à domicile ne sont aucunement « hors système » : chacun doit faire l’objet d’une déclaration au maire et au rectorat et est soumis, dès la première année, et tous les deux ans, à une enquête municipale permettant de vérifier si l’instruction est compatible avec son état de santé et les conditions de vie familiale. La loi exige désormais des contrôles annuels pour vérifier l’acquisition du socle commun de connaissance qui inclut « la maîtrise de la langue française », ainsi qu’une « culture humaniste et scientifique permettant le libre exercice de la citoyenneté ». Les connaissances acquises doivent correspondre à celles attendues à la fin de chaque cycle d’enseignement.
Le 30 janvier 2019, lors des débats parlementaires pour l’examen de la loi « pour une école de la confiance », un amendement avait été déposé par le député Monsieur François Pupponi pour soumettre l’instruction à domicile à autorisation préalable par l’inspecteur d’Académie. Cet amendement a été rejeté par le rapporteur, Madame Anne-Christine Langpar précisément pour ce motif : « Instaurer une autorisation préalable irait à l’encontre du principe de liberté du choix d’inscription. Je rappelle que la liberté de l’enseignement est un principe constitutionnel. »
L’instruction à domicile est en effet une pratique consacrée par la loi de Jules Ferry du 28 mars 1882 : en son article 4, cette loi fondatrice de l’école républicaine précise que l’instruction primaire obligatoire « peut être donnée (…) dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute personne qu’il aura choisie ». Dans sa lettre du 27 novembre 1883, Jules Ferry n’hésitait pas à dire aux instituteurs qu’ils étaient « l’auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille ».
Le droit à l’instruction à domicile est un corollaire obligé non seulement du principe à valeur constitutionnelle de liberté d’enseignement, mais également de l’exigence d’instruction scolaire obligatoire. L’atteinte portée à la liberté d’enseignement serait d’autant plus lourde qu’elle contraindrait les parents à mettre à l’école leurs enfants dès l’âge de 3 ans, ce qu’aucun autre pays de l’Union Européenne n’exige actuellement : dans les quelques pays, comme l’Espagne, l’Allemagne et la Croatie qui, pour des raisons historiques et culturelles, interdisent l’école à la maison, la scolarisation n’est obligatoire qu’à partir de 6 ans.
Nous appelons l’Etat à voir l’instruction à domicile, non pas comme une menace, mais comme un atout pour la cohésion nationale de notre pays et la transmission des savoirs. Les parents qui s’engagent dans cette aventure, par l’enseignement qu’ils assurent avec l’aide des organismes dédiés, participent, tout comme l’école, à la lutte contre la diffusion de l’islamisme radical. Ils sont l’exact contrepoint des parents démissionnaires ou dans le rejet de la culture française, qui favorisent la déscolarisation de leurs enfants. Ces parents courageux préviennent également, par leur action, des situations d’échec et de souffrance scolaire, qui, dans le cas de harcèlements, peuvent provoquer de graves dépressions, voir des suicides, dont l’actualité se fait parfois l’écho.
Jusqu’où la liberté des citoyens français sera-t-elle muselée ?
Le député Xavier Breton dénonce l’atteinte aux libertés
Aujourd’hui :
De son côté, la Fondation pour l’école attend encore des mesures conformes à la Constitution et efficaces contre le séparatisme :
La Fondation pour l’école note avec intérêt le risque d’inconstitutionnalité soulevé par le Conseil d’État quant au projet initial d’interdiction de l’instruction en famille (IEF) ; elle avait alerté les pouvoirs publics et l’opinion sur ce risque le jour-même de l’annonce de cette mesure, le 2 octobre dernier.
Mais cet avis, rendu après plusieurs allers-et-retours entre Conseil d’Etat et ministères, témoigne de l’inconfort manifeste des parties prenantes et ne résout en aucune manière le débat de fond, qu’il s’agisse de l’instruction en famille ou des écoles indépendantes.
En effet, le maintien a minima de l’IEF via un régime dérogatoire :
- ne résout ni le problème d’inconstitutionnalité : le respect de la liberté d’enseignement qui permet aux parents, premiers éducateurs de leurs enfants, de choisir le mode d’instruction de leurs enfants, n’est plus de facto garanti puisqu’à un régime déclaratif serait substitué un régime d’autorisation préalable, le Conseil d’Etat relevant que « cette suppression n’est pas appuyée par des éléments fiables et documentés » ;
- ni celui de la surveillance des dérives séparatistes à l’origine de cette mesure, motif dont le Conseil d’Etat se serait lui-même inquiété, indiquant « qu’il n’était pas établi que les motifs des parents pratiquant l’instruction en famille relèveraient d’une volonté de séparatisme social ou d’une contestation des valeurs de la République de manière significative » ;
- tout en introduisant une dimension arbitraire dans le traitement des familles actuellement en IEF par les rectorats, la levée de l’interdiction de l’instruction à la maison pour « les familles ne présentant aucune dérive radicale » étant confiée à la libre appréciation de chaque académie.
La Fondation pour l’école fait part de sa grande inquiétude de voir une liberté individuelle, pourtant garantie par la Constitution, basculer vers un régime d’autorisation préalable soumis au bon vouloir de l’Etat et de son administration.
Elle rappelle que l’Etat dispose déjà d’un très important arsenal de dispositifs légaux et règlementaires opérationnels, renforcé en 2019, pour suivre et surveiller les enfants scolarisés en famille et pour sanctionner les parents qui, dans le cadre d’une radicalisation ou de dérives sectaires, mettraient leurs enfants ou la société en danger.
La Fondation appelle donc l’Etat à se donner véritablement les moyens de mettre en œuvre plus efficacement ces dispositifs existants :
- en appliquant de façon ferme et systématique les contrôles et les mesures prévus auprès des familles concernées par le séparatisme (rappelons qu’à ce jour, aucune mesure d’impact n’a été fournie par le ministère)
- en créant, avec les associations et professionnels de l’IEF, les représentants des cours par correspondance et les services de l’Etat, une instance commune de dialogue et de travail permettant une plus grande efficacité dans l’identification des enfants en danger, et qui représentent, de facto, une infime partie des enfants instruits à domicile.
Concernant les écoles indépendantes, la Fondation prend note des nouvelles mesures qui seront présentées le 9 décembre 2020 au gouvernement, et rappelle une fois encore l’existence d’un lourd arsenal juridique encadrant déjà la création et le contrôle des écoles dites hors contrat, renforcé par la récente Loi Gatel en 2018.
A la lecture de ces nouvelles mesures, la Fondation pour l’école alerte les services de l’Etat sur les 3 points suivants :
Maintien de la continuité pédagogique
Dans le cas où la fermeture d’un établissement demandée par le préfet ferait l’objet d’un recours en référé devant le juge des libertés, la Fondation pour l’école demande que soit apportée la garantie que la décision de fermeture sera automatiquement suspendue jusqu’au rendu de l’ordonnance. Cette suspension permettrait la continuité pédagogique, la pérennité de l’établissement et le maintien des emplois en cas de fermeture abusive.
Prévention des risques de récidive
En l’état du projet de loi, une peine complémentaire est prévue pour les directeurs d’établissement régulièrement déclaré qui ne se conformeraient pas à une mise en demeure. Or, cette peine n’est pas prévue pour les directeurs d’écoles ouvertes illégalement, dénommées également «établissements clandestins» ou «établissements de fait». Cette différence de traitement est choquante en ce qu’elle parait favoriser les directeurs d’écoles ouvertes illégalement. La Fondation pour l’école demande qu’il soit également bien prévu une interdiction de diriger ou d’enseigner pour un directeur d’une école clandestine et fermée par les services de l’Etat.
Accès aux différents fichiers d’auteurs d’infractions graves
Compte tenu de l’obligation nouvelle qui serait faite à tous les établissements indépendants de transmettre à l’administration la liste de tous leurs personnels, la Fondation pour l’école demande qu’il soit donné aux dirigeants de ces établissements la possibilité d’interroger un référent aux fins de vérifier, préalablement aux embauches, si lesdits personnels sont signalés sur les différents fichiers d’auteurs d’infractions graves. Cette mesure, maintes fois réclamée par le passé par la Fondation, permettrait aux directeurs d’établissement indépendant de garantir davantage encore auprès des familles et de l’Administration la qualité de leurs recrutements.
La diplomatie française sous l’emprise de l’idéologie LGBT ?
C’est ce que risquent de penser certains de nos partenaires européens en lisant la drôle d’interview donnée à Têtu par le jeune secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune, qui non seulement révèle son homosexualité mais déclare qu’il va se rendre en Pologne pour soutenir une association pro-avortement d’opposition :
“Je suis gay et je l’assume (…)
En tant que secrétaire d’État aux Affaires européennes, j’ai une responsabilité supplémentaire. Je dois me battre pour diffuser la tolérance (…) J’irai soutenir une des associations qui défendent le droit à l’avortement (…) je n’aimerais pas qu’on dise que je me démène contre les zones ‘sans LGBT’ parce que je suis gay. Ce serait insultant de dire que je mène ce combat pour moi-même (…)
Quand nous avons intégré l’Union, nous avons signé les traités et donné notre accord au respect des droits humains, de l’égalité, de la liberté, de l’État de droit. Ces valeurs ne sont pas respectées par la Pologne aujourd’hui. L’une des réponses doit être financière : c’est l’un des outils les plus efficaces”
Fernand Crombette : le Savant de Dieu
Le Cercle d’étude scientifique et historique (CESHE) publie une bande dessinée de Fernand Crombette (1880-1970), intitulée Le Savant de Dieu, réalisée par Delphine Toulemonde, docteur en histoire, Jean-Charles Crémieux, ingénieur chimiste et président du CESHE, et dessinée par Grégoire Mathieu.
Membre de l’Administration Française, Fernand Crombette fit sa carrière dans l’Administration des Postes. Dans un milieu de plus en plus anticlérical et agnostique, il se montre catholique militant, Tertiaire de St François et membre de l’Archiconfrérie du Sacré Cœur.
Mis d’office à la retraite à 57 ans, il se consacra aux recherches commencées quelques années auparavant mais que, faute de temps, il ne pouvait mener à bien et ce, dans divers domaines. Comme il le disait: «La Foi, loin d’être l’éteignoir de la science, en est la lumière véritable». Il rédige 41 volumes (près de 16.000 pages) et deux atlas d’une centaine de cartes sur des sujets aussi divers que la géographie, la géologie, l’astronomie, l’Histoire antique, l’Exégèse, etc., avec comme particularité, exigée par l’utilisation de nombreux caractères tirés des langues anciennes, que l’ensemble des volumes originaux a été rédigé en calligraphie.
Il découvrit que le Rév. P. Placet, moine prémontré, avait écrit en 1668 un ouvrage intitulé “Où il est prouvé qu’avant le Déluge, il n’y avait point d’îles et que l’Amérique n’était point séparé du reste du monde“. Il connaissait aussi la thèse sur la dérive des continents. Il s’applique à reconstituer ce continent primitif que les géographes appellent aujourd’hui la PANGÉE. L’idée de F. Crombette fut de ne pas s’arrêter aux contours actuels des continents, variable avec le niveau des mers, mais de prendre en compte l’extrême bord du talus continental, à la cote -2000 m, là où le fond marin change brusquement de pente pour aller rejoindre, à -4000 mètres. Fernand Crombette avait repris la thèse cosmogonique de Kant selon laquelle les “eaux d’en-haut”, séparées par Dieu lors de la Création, formaient un anneau aqueux autour de la terre, anneau dont la chute progressive alimenta les 40 jours de grande pluie du Déluge. Ayant ainsi déterminé les hypothèses de son travail, Crombette reconstitue le puzzle du continent primitif, avec les bancs et îles aujourd’hui dispersées sur le fond basaltique des mers, et le chemin exact parcouru par chacune des masses continentales. Et le résultat est un continent unique en forme de fleur à huit pétales dont Jérusalem occupe le centre.
Il rendit son âme au ciel le 13 novembre 1970. Quelques temps plus tard, le 18 mars 1971, naissait le CESHE (Cercle Scientifique et Historique) créé dans le but de faire connaître son œuvre et surtout de l’étudier.
Christiane Taubira aurait-elle peur du sang impur venu d’ailleurs ?
Dans une tribune critiquant “trente ans d’incurie en politique de santé publique” en Guyane, Christiane Taubira écrit une phrase tout à fait surprenante qui mériterait que les associations antiracistes lui demandent de préciser sa pensée :
“Voilà plus de quinze ans que l’Établissement français du sang a déménagé, pas de banque de sang sur place, tout le sang vient d’ailleurs, avec son capital génétique“
Marion Maréchal lance officiellement le Centre d’Analyse et de Prospective
Voici le communiqué officiel :
Après l’annonce médiatique de la création de ce projet en septembre dernier, Marion Maréchal, Directrice générale de l’ISSEP, lance officiellement le Centre d’Analyse et de Prospective (CAP) de l’école.
Le CAP a pour mission de débattre, d’analyser et de proposer afin d’éclairer le débat politique. Il est au service de tous les acteurs et décideurs investis dans la Cité en leur mettant à disposition des analyses opérationnelles sur les grands enjeux de société actuels et à venir.
Fort de son réseau de spécialistes français et étrangers, le CAP est également ouvert aux citoyens qui souhaitent apporter leurs contributions grâce à son forum collaboratif.
Le CAP reste fidèle à l’esprit enraciné de l’ISSEP en publiant des décryptages et des solutions visant l’indépendance, la puissance, la sécurité et la prospérité de la France.
Le CAP étant un centre de recherche généraliste ; les sujets d’étude relèveront de différentes disciplines et en particulier les relations internationales, l’économie, la sécurité et l’environnement.
Plusieurs travaux sont d’ores et déjà disponibles sur le site internet ou en cours de rédaction :
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Crise sanitaire : conséquences économiques du Covid-19, étude comparative sur l’efficacité du confinement, crise de l’hôpital français, l’influence des laboratoires pharmaceutiques dans la gestion de crise.
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Crise sécuritaire : projet de loi sur le séparatisme du Gouvernement, lutte contre l’islamisme à l’école publique.
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International : conséquences des élections présidentielles américaines 2020 pour la France, l’avenir des relations franco-britanniques après le Brexit, réforme de l’aide publique au développement, la guerre au Haut-Karabagh.
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Prospective :
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« Great Reset », fantasme ou réalité ?
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L’Alliance latine, pour un « Visegrad » des pays latins conduit par la France.
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Face aux croyances sur la métropolisation, repenser la stratégie publique territoriale et rebâtir un modèle sur les villes moyennescentre
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Le CAP est dirigé par Marion Maréchal, Edouard Husson (professeur des universités) et Christophe Bentz (élu municipal de Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines).
150ème anniversaire de la Déclaration de Saint Joseph comme Patron de l’Eglise universelle
Aujourd’hui marque le 150e anniversaire du décret Quemadmodum Deus, par lequel le bienheureux Pie IX, ému par les circonstances graves et lugubres dans lesquelles une Église était en proie à l’hostilité humaine, a déclaré saint Joseph Patron de l’Église catholique.
A l’occasion de cet anniversaire, le pape a publié une Lettre apostolique, Patris corde (“avec un cœur de père”), dans laquelle nous pouvons lire :
Nous pouvons tous trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés. Saint Joseph nous rappelle que tous ceux qui, apparemment, sont cachés ou en “deuxième ligne” jouent un rôle inégalé dans l’histoire du salut. À eux tous, une parole de reconnaissance et de gratitude est adressée.
[…]
La personne qui travaille, quel que soit sa tâche, collabore avec Dieu lui-même et devient un peu créatrice du monde qui nous entoure. La crise de notre époque, qui est une crise économique, sociale, culturelle et spirituelle, peut représenter pour tous un appel à redécouvrir la valeur, l’importance et la nécessité du travail pour donner naissance à une nouvelle “normalité” dont personne n’est exclu. Le travail de saint Joseph nous rappelle que Dieu lui-même fait homme n’a pas dédaigné de travailler. La perte du travail qui frappe de nombreux frères et sœurs, et qui est en augmentation ces derniers temps à cause de la pandémie de la Covid-19, doit être un rappel à revoir nos priorités. Implorons saint Joseph travailleur pour que nous puissions trouver des chemins qui nous engagent à dire : aucun jeune, aucune personne, aucune famille sans travail !
Cette Lettre apostolique s’accompagne d’un décret de la Pénitencerie apostolique annonçant «l’Année spéciale de saint Joseph» décrétée par le Pape et la concession relative du «don d’indulgences spéciales». Il donne aussi des indications spécifiques pour les journées traditionnellement consacrées à la mémoire de l’Époux de Marie, comme le 19 mars et le 1er mai, ainsi que pour les malades et les personnes âgées, «dans le contexte actuel de l’urgence sanitaire».
Trois pères de famille honorent Saint Joseph
Ce 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, des pères de famille, qui ont pris l’habitude de se transformer en pèlerin le temps d’un week-end pour marcher sur les pas de Saint Joseph, prennent la parole. En ces temps confinés, ils reviennent sur l’année écoulée, plutôt sombre à la suite des confinements successifs, et, de l’atteinte à la liberté de culte. Ce 8 décembre est bien particulier pour eux, car avec l’Eglise, ils honorent, aussi, Saint Joseph, Patron de l’Eglise Universelle.
Messieurs, pouvez-vous vous présenter, personnellement et professionnellement ? De quelle région de France venez-vous ?
Loïc Calamel : J’ai 46 ans. Je suis marié avec Sara, et nous avons 4 enfants. Je suis technicien de maintenance et nous vivons dans le Var, au Cannet-des-Maures.
Dominique Chevillard : Je suis marié depuis 27 ans, avec Isabelle, et père de 3 garçons. Je suis tombé dans la foi lors de mon baptême, à moins d’un mois. Puis, j’ai eu la chance d’être toujours nourri. Je suis resté fidèle à la pratique, et, au Christ en allant à la Messe. Des rencontres et des invitations m’ont fait grandir, à commencer par la présence fidèle, motivée et permanente de mon épouse. Nous vivons en région parisienne.
Nicolas Lacroix : J’habite dans le sud-ouest près de Lourdes. Je suis père de famille et nous avons 3 enfants entre 28 et 19 ans. Mon épouse travaille pour aider les enfants en difficulté scolaire, et, moi dans l’agro-alimentaire en Europe.
Vous êtes aussi responsables d’un pèlerinage de pères de famille. Pourquoi avoir lancé un tel pèlerinage ? Pouvez-vous le présenter brièvement ?
Nicolas : Il y a 10 ans, un militaire du régiment de Tarbes à fait le premier pèlerinage vers Lourdes. Ils étaient 3 ! A son départ, en raison d’un déménagement, habitué aux pèlerinages en Normandie, à Rocamadour, à Vézelay et à Cotignac, j’ai souhaité reprendre le flambeau. Nous sommes un minuscule pèlerinage de pères : entre 10 et 25 pèlerins au maximum. Les âges vont de 30 ans à plus de 70 ans ! Nous cheminons vers Lourdes par plusieurs routes selon le nombre d’inscrits et le niveau physique des participants. Nous marchons pour nous mettre à l’école de Saint Joseph.
Loïc : J’ai fait mon 1er pèlerinage des pères de famille en participant à celui de Cotignac, il y a 16 ans avec mon papa. J’en suis encore tout ému, car c’était un très grand moment de partage. En 2010, j’ai tracé une route à partir de chez moi jusqu’à Cotignac, avec un ami. Puis, nous avons lancé un nouveau pèlerinage. J’avais l’impression d’être en mission. Aujourd’hui, le groupe est composé d’une quarantaine de pèlerins, qui viennent d’horizons différentes. La spiritualité est aussi diverse que variée. Notre priorité : marcher ensemble, avec d’autres hommes pour partager nos soucis d’hommes, de pères et de maris.
Dominique : En 2015, en tant que co-organisateur d’un parcours Zachée, j’ai été invité à une retraite à Trosly-Breuil dans la communauté de l’Arche. J’y ai rencontré l’un des fondateurs du pèlerinage des Pères de Famille de Montligeon, qui m’a convaincu de le rejoindre. Déjà, plus de 200 pères participaient à ce pèlerinage. J’y ai trouvé un accueil extraordinaire, bienveillant et chaleureux. Lorsque les 3 créateurs ont annoncé en juillet 2018 qu’ils passaient la main, avec un ami, Franck, nous avons repris le flambeau. Nous avons souhaité, également, poursuivre la première intuition, d’un pèlerinage très fraternel, à la fois bon vivant, et respectueux de toutes les spiritualités. La marche est propice à l’abandon, au dénuement et à la réflexion.
Le parcours du pèlerin n’est pas une épreuve de force, avec 50 kms parcourus en 2 jours, mais un moment de détachement des choses matérielles qui polluent notre quotidien. Les motivations des pères de famille sont variées : une simple curiosité, un questionnement sur sa vie, une situation personnelle difficile, une action de grâces, un besoin de silence et de convivialité.
Cette année 2020 est une année de crise sanitaire. Avez-vous été touchés personnellement par la pandémie ?
Dominique : Je garderai en mémoire toute ma vie le souvenir du Vendredi Saint 10 avril 2020 au matin, lorsque ma sœur m’a appelé pour m’annoncer que notre père venait d’être testé positif au Coronavirus. Il était hospitalisé depuis plus d’un mois, et a donc été contaminé dans l’hôpital. Nous étions très inquiets, car cela faisait quelques jours que les soignants nous le disaient apathique, et, nous n’avions pas le droit de le voir, pas plus notre maman que nous. Depuis, papa ne marche plus. Il a 87 ans, et c’est la vie. Je prie pour lui, et, pour toutes les personnes malades chaque jour.
Nicolas : Heureusement actuellement nous n’avons pas été touchés mais globalement nous avons été prudents et respectueux des règles d’hygiène. Mon métier m’aide aussi à bien connaître les règles d’hygiène. J’en profite pour dire que c’est à la fois simple mais rigoureux : surtout de se laver les mains très régulièrement !
Loïc : Non, nous n’avons pas été touchés, personnellement. Et, grâce à Dieu, nous avons pu passer de bons moments en famille
Ce 8 décembre l’Eglise fête l’Immaculée Conception, et, Saint Joseph, Patron de l’Eglise Universelle. Cette déclaration a eu lieu le 8 décembre 1870. Joseph était-il le grand oublié de l’Eglise ? Que vous apporte-t-il au quotidien ?
Loïc : Non, je ne pense pas qu’il soit le grand oublié. Il est vrai que Saint Joseph est une personne de l’ombre. Mais, il intervient quand c’est vraiment une nécessité. Il y a peu de paroles de lui dans la Bible, mais quand il parle tout le monde l’écoute et lui obéit : Marie et Jésus lors de la fuite en Egypte, par exemple. Il en est de même de Gaspard Ricard lorsque Saint Joseph lui est apparu, au Mont Bessillon, à Cotignac, en 1660. Oui, c’est un modèle pour tous les hommes, et, tous les pères, car c’est un homme solide dans la foi, et, c’est un mari aimant. Enfin, c’est un papa doux et humble, éducateur et protecteur. Il est très patient.
Dominique : Saint Joseph est pour moi l’image du Père, dans son abnégation et sa discrétion. Il a une véritable autorité, qui fait grandir par son exemple. Dans l’Evangile, Luc parlant du Christ dit : « Il leur était soumis en toute chose » (Lc 2, 51). Ce sont les lettres de noblesse de la paternité, du père tant décrié aujourd’hui : il élève son enfant, dans le sens habituel, mais aussi dans le sens littéral, pour le faire grandir. Puis, il s’efface, et, il est tout à fait significatif qu’ensuite on n’entende plus parler de Saint Joseph. Il disparait lorsque son Fils s’accomplit.
Nicolas : Saint Joseph est à la fois un modèle et un saint exceptionnel qu’on ne peut égaler. Il a, peut-être, été oublié, car, il était si discret que même les Evangiles en parlent peu ! Il a été vraiment un homme fondamental dans la vie du Christ et de Marie. Pour s’en persuader il faut lire « l’Evangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta. On découvre alors un père aimant, attentif, courageux, délicat, décidé, doux, humble, et, travailleur… Bref, un modèle de vertu.

Au sujet de la Covid-19, et, de votre pèlerinage, comment vous êtes-vous organisés cette année ? Avez-vous dû annuler ou repousser ?
Nicolas : En 2020 nous avons décidé de ne pas cheminer ensemble, comme d’habitude, le premier week-end de juillet. En raison des reports des fêtes de familles, et, le nombre de participants était trop réduit. Ensuite, plusieurs pèlerins ont été malades, heureusement sans trop de gravité. Nous repartirons en 2021 !
Loïc : J’habite à 30 km de Cotignac, et, il était hors de question que je ne fasse pas ce pèlerinage, car Marie nous a dit : “Venez ici en procession !” J’ai donc organisé ce pèlerinage comme chaque année.
Dominique : Montligeon, c’est en général une dizaine de chapitres. Cette année, au mois de juillet, un seul chapitre manquait, chaque chapitre marchant vers la destination de son choix. Nous avons eu une très belle veillée en visioconférence, animée le samedi soir par le recteur de la Basilique, Don Paul Denizot.
Vous avez, peut-être, souffert de l’atteinte à la liberté de culte. Qu’en pensez-vous ? Comment Saint Joseph aurait-il réagi ?
Dominique : Je ne souhaite pas parler d’atteinte à la liberté de culte, mais plutôt de mépris sur l’importance de la foi et de la pratique religieuse. Le gouvernement considère la pratique comme un quelconque loisir. Pire, croire, se rendre dans une Eglise pour prier est moins important que de faire ses courses. Comment Joseph aurait-il réagi ? Je garde en mémoire les paroles de Mgr Matthieu Rougé (NDLR : évêque de Nanterre) à ce sujet : il aurait été calme et serein. Avec détermination, il aurait réclamé et obtenu très rapidement, le retour à la liberté de culte.
Nicolas : Oui et non (je suis Normand) ! Oui, parce que la vie de prière communautaire est essentielle, et, non car l’obligation du confinement fait que la Semaine Sainte a été suivie par la famille de façon intensive ! Je pense que Saint Joseph aurait respecté les règles au mieux, sans négliger la loi de Dieu posée comme socle fondamental : prière, amitié et fraternité, respect des autres et charité. A Noël, Saint Joseph est parti sur la route pour le recensement demandé par les gouvernants sans chercher une excuse pourtant légitime compte tenue de la grossesse de la Vierge Marie !
Loïc : Moi, j’étais très révolté. Tous les grands lieux saints, et, les églises ont été fermés. Nous sommes dans un monde où les élites mettent Dieu et les croyants de côté. Ça ne peut pas marcher ! Il faut remettre Dieu à Sa place : Dieu premier servi, disait sainte Jeanne d’Arc ! Il faut respecter les chrétiens. Saint Joseph ? Il aurait obéi à Dieu et non à l’Etat, comme il a fait avec Marie quand l’ange du Seigneur lui a dit : “Prends Marie chez toi”. Il n’a pas répudié Marie comme la loi le lui disait !
Pour conclure, parlons des fêtes de fin d’année et de vos raisons d’espérer. Noël, c’est la fête de la Sainte Famille. Comment allez-vous fêter Noël ? Est-ce que vous allez avoir une pensée particulière pour Saint Joseph ?
Loïc : Nous allons fêter Noël dans la famille de mon épouse, aller à la Messe et espérer. Bien sûr que Saint Joseph sera présent dans mon cœur et dans mes prières, comme à chaque moment important de ma vie. Il est le Gardien de la Sainte Famille. IL EST LE GARDIEN DE MA FAMILLE ! Et, c’est notre Patron, le Patron de l’Eglise Universelle.
Dominique : Nous resterons en petit comité, et, nous passerons probablement voir ma maman après. Peut-être aurons-nous, aussi, la possibilité de voir papa à l’hôpital. Nous devons, cependant, penser à nous relayer auprès de maman avec mes frères et ma sœur. Je garderai en tête qu’après la naissance du Christ, Saint Joseph et la Vierge Marie, avec le Christ nouveau-né, ont vu les bergers, puis, les rois mages arriver. Dans la précipitation, ensuite, ils ont dû fuir en Egypte. Cela nous renvoie à notre vocation de père, de protéger la famille.
Nicolas : Nous allons rester proche de notre paroisse dans laquelle nous avons des activités jusqu’à la Messe du jour de Noël. Puis, nous allons partir pour rejoindre notre famille en Bretagne sans avoir omis de nous faire tous tester pour vivre en autarcie sans trop de contraintes, et, visiter notre maman de 95 ans en minimisant la prise de risque. Honnêtement à Noël, je ne pense pas particulièrement à Joseph mais plutôt à Marie qui est partie enceinte sur les routes, à dos d’âne en hiver ! Cela dit, c’est une erreur car sans Saint Joseph rien n’aurait pu être possible ! Je vais, donc, essayer de progresser cette année !
Interview croisée réalisée par Antoine BORDIER
La liberté de culte attaquée en Suisse
Par un arrêté daté du 1er novembre 2020, le Conseil d’Etat du canton de Genève, en Suisse, a interdit « les services religieux et autres manifestations religieuses accessibles au public », pour raisons sanitaires. Parmi les mesures relatives aux services religieux et autres manifestations religieuses, on trouve cette absurdité :
Les pratiques cérémonielles qui peuvent être adaptées pour éviter tout contact direct ou par le biais d’objet peuvent être envisagées moyennant le strict respect des règles sanitaires. Par exemple, consécration d’hosties/de plain préalablement emballés en sachets individuels ou de vin/jus en petits gobelets individuels pour distribution aux participants lors de la communion. A défaut, la pratique n’est pas autorisée.
Vaccins : les interrogations de Didier Raoult
Face à l’arrivée des vaccins, Didier Raoult ne cache pas son scepticisme. Le professeur marseillais attend que les laboratoires publient leur données. Pour l’instant il reste très prudent face à l’arrivée des candidats vaccins, notamment chez les personnes plus âgées. Pour lui, nous manquons encore de recul concernant les vaccins dits à ARN messagers.
Toujours plus de fichage
Trois décrets parus au Journal officiel vendredi dernier permettent désormais de ficher les citoyens selon leurs opinions politiques. Oh, certes, pas tous les citoyens. Seulement ceux qui sont “susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, à l’intégrité du territoire, ou des institutions de la République. Ou encore de constituer une menace terroriste”.
Mais il n’est pas sûr que cette définition très large ne concerne que les djihadistes.ee
Michel citait tout à l’heure l’étrange déclaration de Macron sur Brut. Il y a tout lieu de craindre que la dérive totalitaire du Pouvoir s’aggrave dans les prochains mois.
Foyers Ardents, une revue pour toute la famille
Nous avons interrogé la responsable de la revue bimestrielle Foyers Ardents :
Alors que le milieu de la presse est en crise, vous avez créé en 2017 une nouvelle revue, Foyers Ardents. Pourquoi et à qui s’adresse cette revue ? A partir de quel âge peut-on la lire ?
Notre revue est née d’un constat : plus que jamais les familles ont besoin de soutien dans une société qui les ignore et ne les aide plus. Des foyers se sentent isolés, d’autres se fondent avec des époux qui cherchent des valeurs familiales et des principes éducatifs que leurs propres parents ne leur ont pas transmis.
Nos chroniqueurs combinent leurs expériences d’éducateurs pour aider toutes les familles dans leur quotidien au niveau éducatif, spirituel et pratique.
Notre revue s’adresse à toute la famille à partir de l’adolescence : d’abord les parents, mais aussi les adultes, les grands enfants et même les grands-parents ! Chacun y trouve sa page.
Les témoignages reçus montrent que nous répondons à un vif besoin car nous fêtons nos quatre ans et nos lecteurs sont toujours plus nombreux !
Pourquoi ce titre “Foyers Ardents” ? Ardents à quoi ?
Nous croyons que la force réside dans nos familles, cellules de base de la société et de l’Église. Nous savons que Dieu aime les cœurs ardents et voulons aviver la flamme de nos foyers, véritables sources de grâces pour réchauffer et revivifier la société tout entière.
Nos lecteurs trouveront ainsi dans notre revue des réflexions profondes ainsi que des applications pratiques pour les aider à faire grandir leur famille et être missionnaires autour d’eux.
Par l’accès gratuit sur internet, nous touchons un public très large, toujours plus nombreux ; nous sommes dans l’action de grâces pour plusieurs baptêmes de lecteurs qui ont découvert la Foi grâce à Foyers Ardents mais aussi pour des témoignages de personnes qui nous assurent avoir persévéré dans la Foi grâce à notre revue.
Quels types d’informations les lecteurs pourront-ils trouver ?
Nos lecteurs trouveront des pages concernant l’éducation, le foyer en lui-même et des rubriques pour les mamans. Les hommes apprécieront deux articles qui leur sont spécialement dédiés avec des conseils pratiques et une réflexion plus spirituelle. Les grands-parents ont aussi leur chronique. Plusieurs articles sont destinés à la jeunesse. Enfin, trois articles proposent aux parents des sujets pour de bonnes discussions en famille. Ils concernent la formation générale, l’instruction politique ou traitent de sujets d’actualité : le handicap, la solitude, l’amitié, la moralité des actes médicaux selon l’enseignement de l’Église ,…
Pour contribuer à un sain équilibre familial, la revue se termine par des rubriques pratiques : trucs et astuces, propositions d’activités pour le dimanche, recettes de cuisine, patrons de couture, et idées de chants pour augmenter notre répertoire familial et notre culture musicale.
Comment peut-on s’abonner ?
Deux abonnements sont proposés :
- un abonnement gratuit sur internet. Tous les deux mois, un courrier électronique vous rappelle que notre Revue vient d’être mise en ligne et que vous pouvez la consulter gratuitement.
- une formule de revue papier, éditée tous les deux mois à prix coutant : 20€ pour 6 numéros de 44 pages en format A4. Toute la famille peut ainsi la feuilleter facilement, la lire ou la relire et la prêter à des amis ; le règlement se fait par chèque ou par virement bancaire.
Vous publiez également “Le Rosaire des mamans”. Pourquoi un rosaire spécialement pour les mères de famille ?
Les mamans, surtout avec de jeunes enfants, sont très occupées, et certaines nous ont fait part de leurs difficultés à prier. Leur mission de maman est pourtant si belle ! Si Dieu lui-même, pour honorer la vierge des vierges n’a pas su faire mieux que de la rendre mère de son propre Fils, comment toutes les mamans ne se réjouiraient-elles pas de leur propre devoir de mère ?
Ce Rosaire des mamans en offre une bonne illustration. Il donne une idée de ce que produit la belle proximité avec la Vierge Marie à laquelle chacune est conviée. Tout se trouve mis en commun de l’une à l’autre.
Les mamans trouveront dans ces textes sur chaque mystère du Rosaire, une intimité d’âme, une délicieuse familiarité pratique avec Notre-Dame qui les aidera dans leur quotidien !
N’hésitez pas à découvrir notre revue gratuite et nos publications, ou à nous soutenir sur http://foyers-ardents.org/
“Toutes les anomalies statistiques sont toujours tombées en faveur de Biden, jamais de Trump, ce qui est statistiquement impossible”
Charles Gave livre une analyse passionnante et actualisée de la situation politique aux Etats-Unis, notamment sur l’après élection présidentielle en fonction du résultat final. Inutile de vous dire que vous ne lirez pas d’analyse de cette sorte sur les média dominants et pro-Biden français. Extraits :
Y a-t-il eu fraude ou pas ? Ceux qui pensent qu’il y a eu fraude se font traiter de complotistes et de demeurés mentaux par tous les media qui nous annonçaient que Trump allait se faire ratatiner. Et pourtant, certains spécialistes s’interrogent. Patrick Basham est un professionnel des sondages et de l’analyse du résultat des élections aux USA et ailleurs. Il avait été l’un des rares à avoir annoncé le vote pour le Brexit en Grande-Bretagne, ou l’élection de Trump en 2016. Dans un article du Spectator américain qui a fait beaucoup de bruit, il fait les remarques suivantes, quelque peu troublantes :
- Dans la nuit du 3 au 4 novembre, Trump menant très largement, six états clefs arrêtèrent de compter les votes et les observateurs républicains furent renvoyés chez eux, ce qui ne s’était jamais produit aux USA, dans aucun état. Une fois les observateurs républicains partis, le comptage reprit, sans observateurs républicains.
- Dans les votes nouvellement comptés, d’importantes anomalies statistiques se produisirent, tels un très grand nombre de votes (des centaines de milliers… à trois heures du matin ?) et un pourcentage très important de ces votes (90 %) allant à Biden.
- De nombreux votes, arrivés en retard, après la date de clôture furent comptés. En Pennsylvanie, 23 000 votes arrivés trop tard furent comptés tandis que 86 000 votes présentaient une quasi impossibilité d’être arrivés à temps mais furent comptés quand même. L’écart final en Pennsylvanie a été de 20 000 votes.
- Aucun effort ne fut fait pour vérifier les signatures sur les votes par correspondance avec les signatures figurant sur les enveloppes, ce qui est la loi, et les enveloppes portant la signature de contrôle furent détruites après le vote, on se demande pourquoi.
Trois à cinq % des votes par correspondance sont en général rejetés pour erreur. Cette fois ci, 0.3 % des votes le furent. Si on appliquait le pourcentage de 3 %, habituel sur ces votes, Trump serait élu.
- Dans le County de Delaware, 50000 votes sur 47 clefs USB furent « perdus » dans une zone qui votait Trump massivement.
- En Géorgie, plus de 20300 non-résidents auraient voté, ce qui est formellement interdit par la Loi. Biden l’a « emporté » dans cet état de 12000 votes.
- Un peu partout l’on note des gens qui sont morts depuis longtemps et qui ont fait leur devoir électoral, ainsi que de nombreux votes par correspondance dont le bulletin de vote n’a jamais été plié, c’est-à-dire qu’il n’est pas passé par une enveloppe…
- Partout, de nombreuses anomalies statistiques ont été relevées. Ainsi en Géorgie, sur les 53 derniers paquets de votes comptés, la proportion des votes allant a Biden a été exactement de 50.05 % pour Biden contre 49.95 % pour Trump sur chacun des 53 paquets de vote. Et la différence est exactement ce dont Biden avait besoin pour enlever la Géorgie. Dans tous les Etats-Unis, toutes les anomalies statistiques sont toujours tombées en faveur de Biden, jamais de Trump, ce qui est statistiquement impossible.
Et l’auteur de conclure : si vous pensez que ceux qui disent qu’il y a eu fraude sont des complotistes, alors, c’est sans doute vous qui avez un problème mental. Il est donc très probable qu’il y a eu de nombreuses fraudes Et donc, le Président Trump qui a juré sur la Bible de faire respecter la Constitution a le droit et le devoir de porter les différends qu’il a avec les démocrates devant les tribunaux qui, d’après cette Constitution, sont les SEULS à pouvoir trancher. En aucun cas ce ne doit être le nombre de tweets ou d’articles de journaux qui doivent décider du résultat de l’élection, mais les tribunaux (…)
La question suivante est : que va-t’il se passer entre maintenant et le 20 Janvier ?
Il va me falloir évoquer plusieurs scenarii
- Premier scénario, auquel je ne crois guère : Trump avait tout prévu et avec l’aide des services secrets de l’armée, il va tout dévoiler pour la plus grande confusion de ses ennemis. Pourquoi avoir attendu ? Pour mieux coincer tous les traîtres, la presse vendue, les démocrates corrompus et les juges politisés. Et quand tout cela va-t-il sortir ? Avant le 14 Décembre, date à laquelle le Président doit être élu par les grands électeurs. Autant ce scénario serait satisfaisant, autant je n’y crois guère. De toute façon, nous serons fixés très vite.
- Deuxième scénario. Les tribunaux, ou les parlements locaux décident que le processus électoral a été gravement compromis et que les votes d’un certain nombre d’ états ne peuvent être pris en compte. Six états sont en cause. Si trois venaient à ne pas voir leurs votes pris en compte, à ce moment, aucun des deux candidats ne pourrait atteindre les 270 voix requises, le vote passerait des grands électeurs à la chambre des représentants dans laquelle chaque état a une voix, ce qui assurerait la victoire de Trump.
- Troisième scénario. Biden est confirmé comme ayant 270 voix ou plus le 14 Décembre. Dans ce cas-là, il me faut créer deux sous-scénarios.
- Les Républicains remportent au moins un siège lors des deux élections sénatoriales qui vont avoir lieu en Géorgie (l’un des états contestés) et nous sommes dans une situation de blocage institutionnel où les démocrates ne peuvent pas faire grand-chose, ce qui serait très rassurant.
- Les Démocrates remportent les deux sièges et de droit contrôlent la Présidence, la chambre des représentants et le Sénat et pourront déclarer que la Ville de Washington et Porto -Rico, qui tous deux votent démocrates à 80 % deviennent des états, ce qui assurerait le contrôle des démocrates sur le système politique américain « ad vitam aeternam ». Immédiatement, ils voteront aussi de créer 4 juges de plus à la cour suprême pour empêcher tout blocage judiciaire (la majorité de la Cour étant conservatrice) et les USA deviendraient un pays de parti unique menée par une extrême gauche extrémiste, qui s’empressera de donner la nationalité américaine et le droit de vote à tous les immigrés illégaux, ce qui renforcerait leur majorité électorale et leur permettrait d’augmenter le impôts massivement et de faire croître les dépenses de l’état dans tous les domaines. Inutile de souligner que dans ce cas de figure, il faudra vendre le dollar et les actifs financiers aux USA des deux mains, un peu comme il fallait vendre le franc en 1981.
Si je devais mettre des probabilités, je dirais que les deux premiers scénarios ont, ensemble, une probabilité de 30 %, le troisième une probabilité d’environ 60 % et le dernier, le scénario vraiment catastrophique, une probabilité d’environ 10 % (…)
3 cœurs d’évêques fêtent Marie et Joseph
Un article d’Antoine Bordier :
Le 8 décembre l’Eglise fête habituellement l’Immaculée Conception de la Vierge Marie. Mais cette année, exceptionnellement, Saint Joseph est aussi à l’honneur. Il y a 150 ans, le Pape Pie IX le proclamait Patron de l’Eglise Universelle. Autre anniversaire, celui de l’ouverture du Concile Vatican I avec sa déclaration sur « l’infaillibilité pontificale ». Enfin, aux alentours du 8 décembre 1720, la tempête sanitaire déclenchée par la peste qui ravageait les côtes françaises de la Méditerranée, se calme. Interviews croisées de trois évêques en fête
Monseigneur Emmanuel Lafont, Mgr Dominique Rey, Mgr Nicolas Souchu, comment allez-vous ? Avez-vous été touchés par la Covid-19 ? Comment vos fidèles ont-ils vécu cette atteinte à leur liberté de culte ?
Mgr Emmanuel Lafont, évêque émérite de Guyane : La Guyane a été durement frappée, non pas davantage par la Covid-19, qui a touché un peu moins de 12 000 personnes et fait 70 victimes, mais par un confinement de six mois en raison du décalage de la pandémie par rapport à la métropole. Les fidèles ont beaucoup souffert dans l’attente de célébrer de nouveau. Grâce à Dieu, les choses reprennent. Dans leur ensemble, les Guyanais font face avec courage, mais beaucoup ont faim. La pauvreté a augmenté. Les services publics et sociaux ont multiplié les interventions vers les familles en souffrance sans parvenir à les rejoindre toutes. Il y a trois fois plus de chômeurs qu’en métropole. Les nombreux étrangers en situation irrégulière sont les plus touchés. Ce sont des êtres humains comme les autres.
Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon : Pour ma part, j’ai été touché par la Covid-19. Mais cela a pris l’apparence d’une grippette. Je n’avais plus d’odorat. Et, j’ai été très fatigué pendant une à deux semaines. Grâce à Dieu, je suis de nouveau sur le terrain. Sur la question de la liberté, l’Eglise a dû se battre. L’Etat a voulu limiter nos libertés les plus essentielles. Il y a eu, véritablement, de l’autoritarisme de sa part. Certes, le christianisme n’a plus la même influence que dans les années 60, 70 et 80, où l’on voyait les gouvernements reculer devant les manifestations de chrétiens défendant leurs droits les plus élémentaires (comme pour l’Ecole Libre, en 1984). Rappelons-nous, aussi, ce que disait Fourquet : « La fabrique de christianisme est en panne ». Les élites de la nation n’ont plus de culture religieuse. Priver les catholiques de célébrations, de Messes, c’est nier que c’est à travers le sacrifice de Jésus que vit l’Eglise. C’est le Corps de Jésus qui crée l’Eglise, la communauté. Du côté des fidèles, effectivement, il y a de la souffrance, de la solitude. Nous avons dû modifier nos actions pastorales pour nous rapprocher de chacun, via notre chaîne YouTube, et, notre réseau La Traversée qui recense à ce jour 37 337 personnes. Il y a une vraie soif spirituelle. Et, nous avons fait des maraudes. J’en ai fait moi-même. Je suis allé visiter des personnes en grandes difficultés à Draguignan.
Mgr Nicolas Souchu, évêque d’Aire et Dax : Comme tous les diocèses nous vivons notre foi dans le contexte de lutte contre la pandémie de la Covid-19. Lors du premier confinement le Sud-Ouest de la France n’a pratiquement pas été touché, ce qui n’a pas été le cas lors de ce second confinement. Mais la vie et la vie chrétienne, en particulier, continue. Par exemple, les services diocésains ont organisé des temps de prière en ligne. Les paroisses sont très actives, aussi, pour rester en contact avec les paroissiens. On sent bien une impatience et un mécontentement devant ce qui est ou non autorisé, et, devant certaines incohérences de décisions prises. L’inquiétude grandit surtout au point de vue économique, car la crise risque d’être longue et forte. Il nous faudra alors redoubler de charité et vivre la fraternité, et, l’amitié sociale suivant le sous-titre de la dernière encyclique du Pape François : Fratelli Tutti.
L’Eglise fête l’Immaculée Conception, ce 8 décembre. Cette année, en raison des décisions du Conseil d’Etat demandant au gouvernement de revoir sa copie, et, de permettre que la liberté de culte soit, finalement, effective, même si elle est restreinte, comment allez-vous vous organiser ? Les catholiques vont-ils être jaugés pour vivre en toute liberté cette fête ?
Mgr Rey : Nous avions déjà proposé des jauges acceptables. Le chiffre de 30 était surréaliste, et, de l’ordre du mépris. Nous espérons que de nouvelles avancées, permettant au plus grand nombre de fidèles de participer aux célébrations eucharistiques, seront faites. Avec la jauge actuelle, c’est moins de 30% de nos églises qui vont être remplies. Cette jauge devrait doubler.
Mgr Souchu : Cette année, cette solennité tombe un mardi. Il n’y aura donc pas de difficultés pour que les fidèles participent à la Messe. Souvent ce sont les membres des Equipes Notre-Dame qui viennent ce jour-là puisque c’est leur fête, mais parfois ils repoussent ce moment au dimanche qui suit. A l’appel de l’administrateur apostolique de Lyon, Mgr Dubost, nous avons proposé aux fidèles de déposer une bougie à leur fenêtre ce soir-là. C’est un signe de lumière dans les ténèbres que nous traversons actuellement. Mais ce n’est pas suffisant.
Mgr Lafont : Evêque émérite, je suis retiré dans un petit village de la forêt, à Camopi. Les Guyanais ont une très grande dévotion envers Notre-Dame qu’ils appellent « Maman Marie ». Quelle que soit la manière, ils lui font, habituellement, une très belle fête.
Quelles sont les origines de cette fête de l’Immaculée Conception ? Il est étonnant qu’elle soit d’abord passée par les mains des hommes, et, de l’Eglise, avant d’être prononcée par le Ciel, lors des apparitions de Lourdes, en 1858. Quel est le message exactement ?
Mgr Souchu : Souvent lorsqu’un dogme est proclamé, il ne s’agit pas d’ajouter quelque chose à la foi catholique, mais d’acter ce qui est célébré dans la foi. L’Immaculée Conception nous rappelle que la Vierge Marie a tout connu à l’avance (ce qui n’est pas notre cas) : son immaculée conception correspond à notre baptême, son assomption à notre résurrection à la fin des temps. Ce qui est formidable, c’est que le dogme de l’Immaculée Conception a été proclamé en 1854. Et dès 1858, la Vierge Marie se présente à Bernadette comme l’Immaculée Conception. Ce message montre bien que l’Eglise ne s’est pas trompée en proclamant ce dogme.
Mgr Lafont : Le message est simple : Dieu ne pouvait pas concevoir que la mère de son fils soit marquée par le péché. Marie a donc été préservée de la tâche du péché originel, qui nous atteint tous. Elle a été conçue sainte et immaculée, « par une grâce qui venait déjà de la mort de son Fils ».
Elle est la première rachetée par le sang de Jésus. Il n’est pas étonnant que le peuple ait senti cela avant les déclarations officielles. Le peuple, dans son ensemble, qui a reçu l’Esprit Saint, ne peut pas se tromper sur la foi. Nous appelons cela le « sens de la foi ». Quand le pape s’exprime de façon infaillible, c’est parce qu’il exprime la foi de toute l’Église.
Mgr Rey : C’est d’abord l’Eglise d’Orient, dès les premiers siècles, qui honore l’état de grâces permanent et originel de Marie. Elle n’a pas commis de péché. A vue humaine, c’est impossible. Quand on regarde plus près de nous, en Italie, à Rome, la Basilique Sainte-Marie-Majeure a été construite entre le 4è et 5è siècle. Elle est, déjà, une proclamation de l’Immaculée Conception. Le concile d’Ephèse, en 431, l’a déclaré « Mère de Dieu ». A travers elle, Marie nous entraîne sur le chemin de la grâce et de la miséricorde.
Cette année l’Eglise fête aussi Saint Joseph, Patron de l’Eglise Universelle. Joseph était-il le grand oublié de l’Eglise ? Qu’a voulu proclamer le pape Pie IX, le 8 décembre 1870 ?

Mgr Lafont : St Joseph a tenu un rôle essentiel dans la vie et l’éducation de Jésus. Avec Marie, il a appris à Jésus à connaître et à prier son Père du Ciel. St Joseph est un grand modèle. Comme l’écrit le Bienheureux Pie IX dans son Décret Quemadmodum Deus, du 8 décembre : « [Dieu] l’établit seigneur et prince de sa maison et de ses biens ; il commit à sa garde ses plus riches trésors. En effet, Joseph épousa l’Immaculée Vierge Marie, de laquelle, par la vertu du Saint-Esprit, est né Jésus-Christ, qui voulut aux yeux de tous passer pour le fils de Joseph et daigna lui être soumis. Celui que tant de prophètes et de rois avaient souhaité de voir, non seulement Joseph le vit, mais il conversa avec lui, il le pressa dans les bras d’une paternelle tendresse, il le couvrit de baisers ; avec un soin jaloux et une sollicitude sans égale, il nourrit Celui que les fidèles devaient manger comme le pain de l’éternelle vie ».
Mgr Souchu : La dévotion à Saint Joseph a été plus tardive que celle envers la Vierge Marie. Epoux de Marie et père adoptif de Jésus, il est bien placé pour intercéder pour l’Eglise. Depuis, Saint Jean XXIII a fait ajouter le nom de Saint Joseph dans le canon romain (première prière eucharistique) et récemment il a été ajouté aux autres prières eucharistiques.
Mgr Rey : Saint Joseph reste toujours dans l’ombre. Le pape Pie IX en le proclamant Patron de l’Eglise Universelle fait de lui un défenseur de l’Eglise. Il est, aussi, un modèle à suivre. C’est le pape François qui a demandé que Saint Joseph soit présent dans toutes les prières eucharistiques. Dans notre diocèse, à Cotignac, la Sainte Famille est apparue au 16è et 17è. Nous en avons parlé avec le Pape. Il m’a encouragé à faire connaître davantage ce sanctuaire.
Le 8 décembre 1869 s’ouvrait le premier concile du Vatican, Vatican I. Pourquoi ce nom ? Et de quoi a-t-il été question ?
Mgr Souchu : Le dernier concile avant celui de Vatican I avait été le concile de Trente au 16ème siècle. Depuis il y a eu le siècle des lumières, les grandes découvertes, la révolution française, la révolution industrielle et le pape a pensé qu’il était bon de réfléchir au mystère de l’Eglise après toutes ces évolutions. Le concile devait donc réfléchir sur l’Eglise. A l’époque, on avait une vision pyramidale de l’Eglise : on a donc commencé par le haut, c’est-à-dire le pape (d’où le dogme de l’infaillibilité pontificale), mais on n’a pas pu aller plus loin à cause des Prussiens aux portes de Rome. Ce concile est donc un concile inachevé. Les conciles ont toujours porté le nom du lieu où ils se réunissent. De fait en 1870, c’était la première fois qu’un concile se réunissait au Vatican, d’où le nom de Vatican I. Le concile Vatican II, 100 ans plus tard, poursuivra l’œuvre inachevée de ce concile.
Mgr Lafont : Le concile, avant qu’il ne soit interrompu, s’est occupé des questions graves de la relation entre la foi et la raison et de la structure hiérarchique de l’Église. Donnons une définition simple de l’infaillibilité pontificale : le pape, lorsqu’il définit de façon solennelle la foi de l’Église, ne peut pas se tromper.
Mgr Rey : Parfois on met l’infaillibilité pontificale à toutes les sauces. Elle porte sur un seul sujet : celui du Magistère de l’Eglise. C’est-à-dire de la discipline des sacrements, de la doctrine de la foi. Elle ne porte pas sur l’humain, sur le caractère, sur le médiatique, sur les positions personnelles. C’est important de le rappeler, car, parfois, elle est critiquée.
Au sujet de la Covid-19, est-ce que cette pandémie ne vous rappelle pas celle de la peste de 1720, qui a frappé toute la Provence, et, une partie de la France ? Déjà à l’époque les attestations de déplacement existaient. Les quarantaines aussi.
Mgr Rey : Oui, cette peste de 1720 a frappé principalement le sud-est de la France. Je me suis plongé dans son histoire, après avoir vu de très belles représentations picturales. La peste est arrivée à Marseille en mai 1720 par le Grand Saint-Antoine, un bateau qui était de retour d’Orient. Puis, elle s’est diffusée rapidement. Elle a touché, en tout, ¼ de la population. Elle a été très meurtrière, en très peu de temps : en six mois il y a eu 30 000 morts. Cette nouvelle pandémie qui nous frappe, aujourd’hui, met en exergue notre fragilité. Nous paniquons alors que nous avons des moyens médicaux, techniques et scientifiques qui n’existaient pas à l’époque. Cet effet panique s’explique parce que nous sommes dans une culture de la toute-puissance. Finalement, cette culture est mortifère. Elle nous détourne de Dieu. Alors qu’il nous faut revenir à Lui.
Mgr Lafont : Au cours de l’histoire, il y a eu beaucoup d’épidémies. La grippe espagnole, en 1918-1920, fit entre 50 et 100 millions de morts. Là où je vis maintenant, à Camopi (1 800 habitants), il y a plus de 400 personnes infectées par la Covid-19. Aucune n’est décédée. Mais en Guyane le virus court toujours.
Mgr Souchu : Les périodes de pandémie dans l’histoire ont toujours constitué des épreuves. La différence avec le 18èmesiècle, c’est que la médecine a fait d’énormes progrès et on se croyait invulnérables. Mais nous constatons à quel point ce n’est pas le cas !!
Pour conclure, parlons des fêtes de fin d’année et de vos raisons d’espérer. Comment allez-vous fêter Noël ?
Mgr Lafont : Mes raisons d’espérer sont d’abord la confiance en Dieu : Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? « Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour le juger mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jean 3,17). Elle se fonde aussi sur toutes les personnes de bonne volonté. Retiré à Camopi, ma seule mission, comme Jésus, est de manifester ici l’amour du Père qui veut que tous soient sauvés et parviennent à la vérité (cf. 1 Timothée 2,4).
Mgr Rey : Je vais fêter Noël à la cathédrale de Toulon. C’est la fête de l’Enfant-Roi, de la Sainte Famille. C’est la fête de l’Espérance. Cette espérance dont parlent la petite Thérèse et Charles Péguy. L’Espérance, c’est ce Petit Enfant qui nait dans cette étable, et, qui repose entouré de l’amour de ses parents, dans une pauvre mangeoire. C’est l’avènement de la famille. Avec Noël, nous passons de la Trinité du Ciel à la Trinité de la terre. C’est pour cela que tout part de la famille. Il faut protéger ce trésor qu’est la famille. Noël, c’est la fête de la famille par excellence.
Mgr Souchu : Oui, nous allons fêter Noël !! Sans doute avec moins de magie, de sapins, de cadeaux, de pères Noël, et, c’est tant mieux ! Si cela était une occasion pour les Chrétiens de témoigner du vrai sens de Noël ce serait formidable. Pour approcher de l’Enfant-Dieu il n’y a pas de gestes barrières, ni de distanciation sociale ! Dieu se démasque en son Fils, il nous montre son vrai visage. Le thème de l’année pastorale dans le diocèse d’Aire et Dax est : Va, le Seigneur est avec toi !C’est à la fois un envoi et une assurance. A Noël, Jésus est également appelé : Emmanuel, Dieu avec nous. Cela rejoint bien notre thème d’année qui nous invite à nous recentrer sur l’essentiel : le Christ. C’est ainsi que l’on devient disciple-missionnaire.

Interview croisée réalisée par Antoine BORDIER
