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Le Planning familial renie sa fondatrice, Margaret Sanger

Le Planned Parenthood de New York supprimera le nom de Margaret Sanger, sa fondatrice, de sa clinique de santé de Manhattan, en raison de ses «liens néfastes avec le mouvement eugénique».

Margaret Sanger, la fondatrice du planning familial, avait déclaré :

“Le contrôle des naissances consiste ni plus ni moins en l’élimination des inadaptés”

Margaret Sanger, qui a ouvert la première clinique de contrôle des naissances aux États-Unis à Brooklyn en 1916, a longtemps été saluée comme une icône féministe et une pionnière des droits reproductifs…

Elle fut proche du Ku Klux Klan et élabora un “Negro project” pour promouvoir l’avortement des Afro-Américains. Sanger s’inquiétait de voir la société se « soumettre au diktat d’une classe d’êtres humains qui ne cessent de croître et de se reproduire sans cesse, et qui n’auraient jamais dû naître du tout ». Elle y voyait un « péril pour les générations futures, sauf s’ils sont empêchés de se reproduire ». Dans l’Amérique des années 1920, comme dans l’Allemagne des années 1930, il s’agissait d’empêcher les “inférieurs” et les “déficients” de procréer, par l’interdiction des mariages mixtes, la stérilisation forcée et l’avortement.

Les pères de famille sur les chemins de Cotignac

Reportage d’Antoine Bordier.

Le Covid-19 n’aura pas tari la source de Cotignac, à l’origine des pèlerinages des pères de famille qui fleurissent partout en France depuis une dizaine d’années. Le 1er week-end de juillet est le rendez-vous le plus important de ces pèlerinages. Dans une France qui a tourné le dos à sa vocation de « Fille aînée de l’Eglise », les pères en marche sont devenus un rempart contre les lois qui fragilisent de plus en plus la famille. Suivons les traces de ces « grands aventuriers du monde moderne », comme les appelait Péguy.

Il est 5h00 du matin, nous nous retrouvons une petite trentaine chez Loïc, l’un des organisateurs, avec Bertrand et Antoine, du pèlerinage des pères qui part du Cannet-des-Maures jusqu’à Cotignac, dans le Var. Parmi les pèlerins certains viennent de Lille, d’autres de Bourg-en-Bresse. Ils vont faire près de 60 km à pieds (35 le vendredi, et 25 le samedi) pour rejoindre le Mont Bessillon et le Mont Verdaille.

Des apparitions uniques au monde

C’est là, sur le Mont Verdaille, qui culmine à 700 m, que Notre-Dame de Grâces apparaît en 1519, avec l’Enfant Jésus, à un simple bûcheron, Jean de la Baume. Elle s’adresse à lui :

« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de Notre-Dame de Grâces et qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre. »

Plus d’un siècle plus tard, le 7 juin 1660, vers 13h00, c’est au tour de Saint Joseph, l’époux de Marie et le père adoptif de Jésus, d’apparaître sur cette terre de Provence, au Mont Bessillon, qui se situe à 3 km du Mont Verdaille. Il apparaît à un berger, Gaspard Ricard qui est assoiffé. Il lui dit :

« Je suis Joseph, soulève ce rocher et tu boiras. »

Gaspard obéit, soulève le rocher, que 9 hommes en seraient incapables, et une source se met à jaillir. Les habitants de Cotignac construisent une chapelle sur le lieu de l’apparition et protège la source. Ces apparitions surprenantes et uniques au monde ne s’arrêtent pas là.

Une histoire de France « sainte »

Une troisième apparition est à prendre en compte : celle du 3 novembre 1637. A Notre-Dame des Victoires, à Paris, la Vierge Marie apparaît à un religieux augustin, le frère Fiacre. Elle lui dit :

« N’ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l’enfant que vous voyez est le Dauphin que Dieu veut donner à la France. Pour marquer que je veux qu’on avertisse la Reine de faire trois neuvaines en mon honneur, voilà la même image qui est à Notre-Dame de Grâces, en Provence et la façon de l’église. »

Frère Fiacre se rend à Cotignac et trouve sous la forme d’un tableau roulé dans une cave, l’image présentée trois mois plus tôt par la Vierge. Il prie ces 3 neuvaines : à Notre-Dame de Grâces, à Notre-Dame de Paris, et, à Notre-Dame des Victoires. Le 5 septembre 1638, alors que Louis XIII et Anne d’Autriche n’arrivaient pas à avoir de descendant, nait Louis-Dieudonné, le futur Louis XIV. Le 21 février 1660, accompagné de sa mère, il vient à Cotignac rendre grâce de sa naissance. Le chemin qu’il a emprunté à cheval existe encore aujourd’hui. Tous les pèlerins du Cannet-des-Maures connaissent les grandes lignes de cette incroyable histoire « sainte ». Et, ils sont heureux de se retrouver et d’échanger sur la Sainte Famille, sur la Vierge Marie et sur Saint Joseph. Une franche camaraderie les anime. Certains, comme Éric, sportif averti, se connaissent depuis longtemps et ont fait tous les pèlerinages. Cette année le pèlerinage du Cannet-des-Maures fête ses 10 ans.

« Que tous soient un… »

« Que tous soient un, comme toi Père tu es en moi et moi en toi » (Jean 17, 21) est le thème principal du pèlerinage. Une bannière de la paroisse Saint-Joseph et de la paroisse Notre-Dame du Mont Carmel du Cannet-des-Maures, un drapeau tricolore du Sacré-Cœur de Jésus, entourent la marche du Cannet-des-Maures. Le sac-à-dos au dos, le chapeau sur la tête, le chapelet à la main (pour certains), les temps de prière, de silence, d’échanges tous azimuts à deux ou à plusieurs, ponctuent la marche. Les crêtes s’enchainent les unes après les autres. Les paysages
sont magnifiques. Ce vendredi 3 juillet, à 6h00 du matin, les pèlerins reçoivent la bénédiction de l’aumônier, le Père Jacques, qui ne pourra pas marcher à cause d’une chute de VTT. Loïc, très ému, à l’occasion du 10è anniversaire remet à chacun un Sacré-Cœur en pendentif. Direction Le Thoronet, plein nord, qui se situe à 8 km. Près du lac de Carcès, ils s’arrêtent pour se recueillir auprès de la stèle d’hommage aux 5 militaires de l’EALAT, morts lors du crash de leurs hélicoptères, le 2 février 2018. Bertrand, qui les a connus pour avoir été leur compagnon d’armes, prie. Le soleil commence à taper fort, les 30° sont vite dépassés dans l’après-midi. Vers 18h30 à la paroisse Notre-Dame de l’Assomption du Val une Messe est célébrée. Le soir, les pèlerins dormiront sur la crête du Paracol, où se trouve un sanctuaire dédié à la Vierge Marie et à saint Blaise. Là, à 450 m d’altitude et après des dénivelés de 300 m, les pèlerins fatigués dînent et se préparent pour une veillée d’adoration.

La prière des frères à Saint Joseph

Le lendemain matin, levés à 6h30, ils marchent en direction du monastère La Font Saint-Joseph du Bessillon. Vers 9h00, après le premier chapelet de la journée, ils s’arrêtent à Correns. Ce petit village Varois où coule l’Argens est niché dans un écrin de verdure, entouré de vignes. L’arrêt au bord de la rivière se transforme vite en baignade. Il reste 3 heures de marche avant l’arrivée au Bessillon, sous un soleil de plomb. Sur place, Bertrand nous explique :

« habituellement, à la source de Saint Joseph, il y a un monde fou. L’année dernière nous étions près de 2500 pères de famille venus de toute la France et de l’étranger. Et, nous ne pouvions nous arrêter que quelques minutes à la source de Saint Joseph. Cette année, en raison du Covid, les pèlerins sont 10 fois moins nombreux. Et, nous allons pouvoir rester plus d’une heure. Nous allons prier intensément, déposer nos intentions de prières personnelles. Nous allons aussi faire la prière des frères au pied de la statue de Saint Joseph. C’est le moment, pour les pères qui en ont besoin d’ouvrir leur cœur, et, de confier tous leurs soucis. Car, il y a de plus en plus de pères, de couples et de familles en souffrance. »

Parmi les pèlerins, Guillaume le fait pour la première fois. Il a vécu à Milan une vingtaine d’années. Il témoigne :

« Les familles italiennes sont intergénérationnelles, ce qui apporte beaucoup de joie. Les italiens sont heureux de rendre heureux les autres. Eduquer les enfants, c’est leur montrer par notre exemple que nous sommes des enfants de Dieu. Les enfants doivent voir en nous le feu de Dieu qui nous anime. Il faut prier avec nos enfants, les éduquer, les protéger de cette culture matérialiste qui nous détourne de Dieu. C’est pourquoi l’unité de vie est importante ! Les enfants doivent voir leurs parents s’aimer. »

Pour Frédéric, un papa de Bourg-en Bresse,

« nous devons faire rayonner notre foi et notre charité autour de nous. Dans notre famille d’abord. A Cotignac, nous ressentons l’amour de Dieu. Et, c’est ici que j’ai reçu beaucoup de grâces. La marche, la chaleur, le dépouillement nous purifie et nous renforce. En tant que père, j’ai été très proche de mes enfants pendant le confinement. Et, l’harmonie dans le couple est primordiale pour la qualité de vie dans la famille. Pour être un bon père, il faut, d’abord, être un bon mari. Et, Saint Joseph est un modèle. Il nous aide ».

Après ce temps de prières au Bessillon, tous convergent vers Notre-Dame de Grâces, au Verdaille, où une Messe est célébrée, à 18h00 par Mgr Dominique Rey, l’évêque du diocèse de Fréjus-Toulon. Dans son homélie, il parle beaucoup de sainteté.

Il confie :

« Nous sommes tous appelés à la sainteté par notre baptême. Ici, les pères sont saisis par la grâce de Dieu. Ici, les pèlerins reçoivent des mains de Notre-Dame de Grâces et de Saint Joseph, de la Sainte Famille, des grâces spéciales. Ces grâces, on le voit bien, se diffusent depuis quelques années dans toute la France. La grâce de Cotignac, c’est la grâce de la Sainte Famille de Nazareth. Ici les pères retrouvent leur vocation d’homme, d’époux, et de père. Cotignac est le lieu vivifiant de la grâce paternel. Ici, vous retrouvez de la force pour votre vie conjugale et familiale. »

Mgr Rey, dont les parents s’appellent Joseph et Marie, a été baigné lui-même, pendant son enfance dans cette grâce de la Nazareth. Il rappelle à tous les pèlerins, qui retrouveront leur famille le lendemain lors de la Messe dominicale :

« Votre famille est le premier lieu d’évangélisation. L’évangile est une école de l’amour, de la charité. Avec Marie et Joseph, les époux apprennent à aimer. Priez en couple. Laprière est la source de l’amour. Et, ici à Cotignac la source coule toujours. C’est aussi une source de Miséricorde. Apprenez à vous demander pardon et accueillez le pardon. Demandez pardon à votre conjoint, à vos enfants. Vivez dans l’Amour de la Sainte Famille ».

Faire aimer l’Histoire de France par des sons et lumière spectaculaires

La revue Conflits a interrogé François Nicolas, directeur et fondateur d’Amaclio, entreprise à l’origine du spectacle La nuit aux Invalides, de représentations au Mont Saint-Michel, à Carcassonne et à Moulins.

Vos spectacles tendent à faire aimer l’Histoire et le patrimoine de la France et de l’Europe. Cet été sera la 8e édition de vos représentations ; comment est née cette « vocation » de représenter notre Histoire par la magie du spectacle ?

L’Histoire en France, ou devrais-je dire, l’enseignement de l’Histoire, est particulièrement polémiste pour ne pas dire idéologique. Cela a toujours été, les vainqueurs écrivent l’histoire après la bataille.  Le problème n’est en réalité pas là. Nous avons voulu surtout avec la création d’Amaclio (de ama, aimer en Latin et Clio, la muse de l’histoire), la faire aimer. Il n’y a pas pire punition ou destin que l’indifférence. Et c’est bien le constat que nous pouvons faire, trop de Français n’apprennent plus leur histoire et s’en désintéressent.

L’idée était donc de trouver un moyen, non didactique, mais pédagogique tout de même, pour attirer les Français vers une approche « nouvelle » de leur histoire à travers les grands monuments nationaux qui sont autant de vigiles de pierres de la grande Histoire, ou de la grande geste française.

Nous avons commencé par la Nuit aux Invalides en 2012, au cœur de Paris, monument imposant et majestueux, condensé incroyable de l’histoire de France dont nous fêtons cette année les 350 ans. Par le son et l’image, nous essayons de toucher les sens. Il faut que cela soit spectaculaire. Par l’histoire racontée, nous tentons d’éveiller les cœurs et l’émotion, pour arriver par le récit à accéder aux intelligences de nos spectateurs. C’est un ordre à respecter pour être efficace. C’est ce qui fait la réussite d’un spectacle « total » ou « magique » diront certains.

Les thèmes sont variés, et pourtant il faut faire des choix, car l’Histoire est vaste et profonde. Comment sélectionnez-vous les passages historiques que vous représentez ?

En premier lieu de manière chronologique. Le thème, ou l’approche historique est choisi en fonction de l’histoire du lieu et de ce qu’il représente symboliquement. Au Palais des Papes, nous parlons des Papes et donc de l’histoire française de la chrétienté. Au Mont-Saint-Michel, nous évoquons le Mont et sa construction géologique, mais également de son édification matérielle et spirituelle et de son rayonnement à travers les siècles. Aux Invalides, l’histoire de France qui y est contée nous montre finalement qu’elle est guerrière et modelée par de nombreuses batailles. Gagnées ou perdues elles ont changé le cours de notre Histoire.

Chaque lieu renferme en lui une puissance évocatrice dans l’imaginaire collectif. Il s’agit de la faire sortir d’elle même pour la montrer sous ses meilleurs atours aux visiteurs français et étrangers. Le parti pris, car il y en a toujours un, au moins artistique, est de magnifier le lieu sans cacher la petite geste de l’histoire, mais sans non plus oublier au visiteur du soir les grandes heures de gloire du monument. L’histoire est un continuum. Pour être un brin provocateur, de Clovis à Macron, les évènements s’enchainent et s’expliquent par leurs causes. Même si les hasards de la petite histoire peuvent expliquer parfois la grande.

Valoriser le patrimoine est la pierre d’angle de votre œuvre grandissante. Comment les spectacles sont-ils conçus ? Y a-t-il un message spécifique à véhiculer dans chacun de vos spectacles ?

Le principe est que le lieu commande. Plus le lieu est difficile, plus le spectacle doit être abouti. André Gide disait : L’art nait de contrainte, vit de lutte, meurt de liberté. Bruno Seillier, notre créateur et « concepteur » des spectacles avec qui nous avons fondé Amaclio, aime s’attaquer aux sujets complexes tant historiquement que sur un plan architectural.  Il n’y a pas une recette particulière qui s’adapterait de gré ou de force dans tous les lieux. Il faut bien sûr respecter les codes classiques de toute création artistique. L’imagination prime, le lieu impose. C’est une alchimie complexe et unique à chaque fois. Il faut malgré tout une forte unité intérieure de vie pour y arriver.

Enfin, il n’y a pas de message à proprement parler. Pour Bruno Seillier, c’est l’acte de création qui prime et le désir de transmettre à travers l’histoire et le spectacle qu’il créait, l’amour de notre pays. […]

Etrange objectif pour le ministère des Armées

Le ministre des Armées, Florence Parly, se donne pour objectif d’atteindre 10 % de femmes généraux en 2022… La mixité des armées est un enjeu clé pour Florence Parly. Ce n’est pas victoire aux combats, l’approvisionnement des forces, ou encore le soutien des blessés et des familles des soldats tombés au champ d’honneur. Non c’est la mixité qui est un enjeu clé…

La comptabilité est tenue à jour : deux femmes généraux sur 169 dans l’armée de terre, 1 sur 59 dans la marine, 3 sur 72 dans l’armée de l’air, 6 sur 29 au Commissariat des armées, 20 sur 115 à la Direction générale de l’armement et 12 sur 45 au sein du Service de santé des armées (SSA). L’armée française est déjà la quatrième plus féminisée du monde.

Le plan mixité de Florence Parly a été lancé il y a un an. Pour faciliter l’accès à l’École de guerre, la limite d’âge de 41 ans va être supprimée. Trop de trentenaires renonçaient au concours pour ne pas sacrifier leur vie personnelle et offrir du temps à leurs enfants. Peut-être que Florence Parly se réjouit qu’avec la loi de bioéthique, les femmes militaires pourront confier la gestation de leur progéniture à autrui…

Néanmoins, quelques évidences sont rappelées au sein du ministère :

« La féminisation pose une contrainte de gestion : les femmes ne sont pas aussi projetables en opération. La charge repose sur d’autres ».

« La question est réelle et, au-delà, elle pose celle de la conciliation entre vie privée et vie professionnelle ».

« Les attentes des hommes et des femmes se rapprochent en la matière. C’est vers 35 ans que les officiers sont les plus employables et les plus projetables. Mais c’est aussi à ce moment de leur vie qu’eux-mêmes ont envie de prendre du temps pour leur famille ».

Le ministre s’occupe comme elle peut. Demain, elle aura sans doute l’idée de proposer un quota de généraux noirs ou arabes.

L’émotion de Mgr Joseph Strickland lors de sa première célébration de la forme extraordinaire

Mgr Joseph Strickland (Tyler, Texas), a été bouleversé lors de sa première célébration de la messe tridentine le 11 juin. Jeanne Smits a traduit son entretien dans le New Catholic Register. Extrait :

[…] C’est le fait de prier devant le Christ dans le Saint-Sacrement qui m’a attiré vers ce rite. J’ai fait l’expérience d’une montée en flèche de ma vie spirituelle depuis que je suis devenu évêque, et surtout depuis que je me suis centré sur Notre Seigneur eucharistique. Vous savez, j’essaie de faire une adoration deux fois par jour, pour accompagner mes prières du matin et du soir – et l’Office [divin] peut être bien long. Pourtant, je constate que je prie maintenant les psaumes comme si je Lui parlais. J’ai fait des Psaumes ma prière personnelle.

Ce que j’ai constaté, c’est que ce rite est tellement centré sur Lui. Il faut que vous compreniez qu’avant janvier de cette année, je n’avais même pas lu les prières de la forme extraordinaire. Je partais littéralement de zéro. […]

Ce n’est probablement pas si facile à décrire. Ce sentiment d’émerveillement et d’admiration n’a cessé de croître tout au long du processus. Bien sûr, j’avais déjà entendu de nombreux termes en latin, mais je ne savais pas vraiment comment ils s’accordaient aussi profondément dans la forme extraordinaire. C’est presque comme s’il manquait quelques pièces dans un puzzle, et je ne m’en suis rendu compte que lorsque j’ai enfin dit la messe. La prise de conscience que l’on a, en tant que prêtre, de la signification profonde de ces prières, de ces mots, je peux la comprendre maintenant de façon profonde. Comme je l’ai dit, cette liturgie est entièrement consacrée à Lui, à l’adoration de Dieu. Il s’agit du Fils de Dieu descendant du ciel, descendant à l’autel pour prendre l’apparence du pain et du vin – il s’agit de Dieu. On peut y voir où la « ligne mélodique » du Novus Ordo a été reprise, mais on est pris par la splendeur, ici, de l’« orchestre » complet. Il n’y a de place que pour l’émerveillement. Ne serait-ce que la beauté du corporal, et la façon dont l’hostie et le calice sont traités… et je dois dire [longue pause, pleine d’émotion] que je pouvais à peine prononcer les mots de la consécration, tant j’ai été submergé par l’émotion, tant j’ai été profondément touché par ces mots. Dieu merci, nous devons seulement les murmurer dans ce rite, parce que je ne suis pas sûr que j’aurais pu parler plus fort que ce murmure, tellement j’ai été frappé par la profondeur des mots. C’était la première fois de ma vie que je les prononçais en latin, et j’avais du mal à les faire sortir. En fait, c’est indescriptible. […]

«Ce n’est tout de même pas de notre faute si notre patrimoine est essentiellement chrétien !»

Alors que les destructions et vandalismes de lieux chrétiens se multiplient, les laïcistes s’en prennent à un calvaire dans la Sarthe. Ce Christ en fonte du XIXe siècle avait été oublié au fond d’une grange pendant une cinquantaine d’années. Restauré, il a été réinstallé le 27 juin au bord d’un chemin de randonnée, sur une parcelle de 2 m² octroyée par la commune de Bazouges-Cré-sur-Loir.

La Fédération nationale de la libre pensée, dont on aimerait connaître le montant du financement public, s’offusque :

« Comment comprendre cette inauguration officielle, accompagnée d’une bénédiction, dans une République qui a séparé les églises de l’État depuis 1905 ? »

et réclame « le déplacement de cette croix sur un terrain privé » .

Michèle Sadoulet, présidente de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine de Bazouge-Cré, réplique :

« Nombre d’anciens ont considéré qu’ils perdaient un peu de leur identité avec la fusion des deux villages. Les éléments du patrimoine sont des petits cailloux qui se posent au fur et à mesure. On nettoie, on restaure, on découvre ce qu’il y a d’écrit sur les édifices, on recherche leur histoire et on aperçoit un peu de la vie antérieure du village sous le lichen et la patine des ans. Ce n’est tout de même pas de notre faute si notre patrimoine est essentiellement chrétien! »

En 2019, l’association raconte avoir reçu, de la part d’une veuve vendant sa propriété, ce Christ de 1 m 80 de haut, pesant 120 kilos, « avec la mission de le réimplanter en terrain communal afin que tous les habitants puissent se réapproprier ce patrimoine de près de 200 ans » . Cette croix de la Bridolaie apparaît sur le cadastre napoléonien de 1824, dans le domaine public. Mais, au fil des ventes et des remaniements cadastraux, la butte de la Bridolaie se retrouve propriété de la famille de Choiseul, « à la condition que les habitants de la commune puissent aller prier devant la croix », indiquent les archives départementales (Lire l’historique ici).

Les anciens se souviennent que la dernière procession a eu lieu au début des années 1960.

« L’ensemble s’est dégradé au fil du temps et il n’est plus resté que le Christ en fonte, qui a été remisé. Nous avons sollicité la Fondation Notre-Dame pour refaire une croix en bois et réinstaller l’édifice au plus près de son emplacement d’origine. Mais il n’est absolument pas question d’organiser des processions ni d’en faire un lieu de culte ! »

La mairie assure n’avoir versé aucun argent public.

Le Premier ministre Jean Castex reste muet sur la bioéthique, premier texte de son gouvernement à être examiné

Hier à l’assemblée, le député LR Annie Genevard a interpellé le Premier ministre :

Ma question s’adresse au Premier ministre. C’est au cœur de l’été, en pleine crise économique, que vous avez voulu présenter en catimini la seconde lecture du texte bioéthique. Le 14 juillet, le Président de la République n’a pas dit un mot sur le sujet. Pas un mot non plus dans votre déclaration de politique générale, monsieur le Premier ministre. C’est pourtant l’un des premiers textes que le Gouvernement que vous dirigez soumet au Parlement. Personne ne comprendrait que vous restiez silencieux sur un texte aussi fondamental, à moins de vouloir vous dérober. Monsieur le Premier ministre, j’attends que vous répondiez. Vous ne pouvez pas vous dérober, vous êtes le chef de la majorité. C’est pourquoi je vous pose solennellement une question simple : quel est votre avis sur ce texte ?

M. le président. La parole est à M. le ministre des solidarités et de la santé. (Protestations bruyantes sur les bancs du groupe LR. – Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et MODEM.) Monsieur le ministre, attendez. (Huées sur les bancs du groupe LR.) Cessez ces enfantillages (Brouhaha persistant sur les bancs du groupe LR). Le Gouvernement répond par la voix du ministre de son choix. C’est la règle. Elle s’applique en tout temps et à tout le monde (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et MODEM). Monsieur le ministre, et lui seul, a la parole. (Huées sur les bancs du groupe LR.)

M. Xavier Breton. Nous ne l’avons pas vu une seule minute en commission !

M. Michel Herbillon. C’est une dérobade !

Un député du groupe LR. Poule mouillée !

M. Fabien Di Filippo. Trouillard !

M. le président. Écoutez la réponse !

M. Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé. Vous l’aurez constaté, madame Genevard, je ne suis pas le Premier ministre. Je comprends que cela vous attriste, mais sachez que nous sommes non pas un, mais trois ministres chargés du projet de loi relatif à la bioéthique : Éric Dupont-Moretti, pour la justice, Frédérique Vidal, pour l’enseignement supérieur et la recherche, et moi-même, pour les solidarités et la santé. J’ai eu l’occasion de répondre à la même question posée par votre collègue Patrick Hetzel il y a quinze jours. Vous avez utilisé une expression identique : « en catimini » pour qualifier les conditions d’examen du texte.

M. Xavier Breton. Quel manque de courage !

M. Olivier Véran, ministre. J’avais fait valoir à votre collègue que plus d’un an de travaux législatifs, c’était très long pour un examen en catimini. En outre, celui-ci avait été précédé des travaux du Comité consultatif national d’éthique, de l’Office parlementaires des choix scientifiques et technologiques.

M. Xavier Breton. Qu’en pense le Premier ministre ? Rien ? Quel manque de courage !

M. Michel Herbillon. Quelle lâcheté ! Et en plein été !

M. Olivier Véran, ministre. La commission spéciale, à laquelle vous avez activement pris part, madame la députée, s’est déjà prononcée à deux reprises. La majorité et les oppositions au Sénat ont pu s’exprimer une première fois et le feront de nouveau. Le projet de loi relatif à la bioéthique, qui porte en lui des avancées sociales, sociétales, médicales et scientifiques, est attendu par une grande partie de la population française.

M. Michel Herbillon. Personne ne vous croit !

M. Olivier Véran, ministre. Au-delà des sujets sociétaux qui opposent une partie de votre groupe à une partie de la majorité, le texte aborde d’autres sujets d’intérêt majeur pour l’avancée de la science et de la santé dans notre pays, qui justifient pleinement son adoption dans les délais impartis. Je me réjouis d’être avec vous la semaine prochaine dans cet hémicycle pour adopter, en deuxième lecture, ce beau projet de loi.

M. Michel Herbillon. Nous, nous ne réjouissons pas !

M. le président. La parole est à Mme Annie Genevard.

Mme Annie Genevard. Monsieur le Premier ministre, nous aurions aimé vous entendre sur l’éviction du père dans la conception d’un enfant, au mépris de son intérêt supérieur. C’est un changement de civilisation, selon les défenseurs du texte – ce n’est pas nous qui le disons, c’est vous. Nous aurions aimé vous entendre sur la réécriture du droit de la filiation ; sur l’échange d’ovocytes au sein de couples de femmes qui est une forme de gestation pour autrui à laquelle vous prétendez vous opposer ; sur le tri des embryons pour dépister le handicap, en contradiction avec l’inclusion que nous prônons tous ; sur le mélange monstrueux de cellules animales et humaines, transgressant la barrière des espèces. Voilà la réalité de ce projet de loi qui franchit des limites éthiques dont vous, monsieur le Premier ministre, avez choisi de ne rien dire. […]

En vidéo :

Agnès Thill interpelle le gouvernement sur les actes antichrétiens

Le chauffeur-tueur qui a traîné Axelle sur 800m à Lyon s’appelle Youcef T et le passager, Mohamed Y

Leurs noms sont sortis (sous la pression ?) :

De nombreuses personnes expriment leur peine ou leur colère après la mort de la jeune Axelle, mortellement trainée sur plus de 800 mètres ce dimanche matin dans le 5e arrondissement de Lyon. Une vague d’émotions qui s’est étendue dans tout le pays avec de nombreuses réactions d’élus de tous les partis politiques.

Ce mardi, des sources proches du dossier nous ont indiqué que Youcef T., le conducteur de la Golf qui a trainé la jeune fille, incarcéré depuis ce lundi en détention provisoire, pourrait avoir pris le volant malgré l’annulation de son permis de conduire. Pour le moment, le Parquet de Lyon n’a pas réussi à définir si le chauffard était en règle ou non lors du drame, des investigations se poursuivent. Le passager du véhicule incriminé, Mohamed Y., est lui désormais placé sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet. Il reste mis en examen pour non-assistance à personne en danger.

La mort d’Axelle mérite justice.

Le pasteur évangélique le plus célèbre en Scandinavie rejoint l’Eglise catholique

Lu sur Dreuz cette histoire du pasteur Ulf Ekman, qui a rejoint l’Eglise catholique en 2014 :

Ulf Ekman, initialement ordonné pasteur dans l’Eglise luthérienne de Suède, a fondé en 1983 une communauté fervente appelée Livets Ord, ce qui signifie « Parole de Vie ». Alors que l’Eglise nationale prenait des positions de plus en plus libérales, le pasteur Ekman concentrait son action autour de la Bible seule. En quelques années sa communauté évangélique réunissait 4000 personnes au culte du dimanche. Sa megachurch était celle qui rassemblait dans son temple (créé en 1987 sur fonds privés) le plus de protestants en un seul lieu pour le service dominical.

Son Eglise a essaimé et a donné naissance à quelques-unes des plus grandes églises protestantes en Russie, en Ukraine, en Arménie. Sous l’impulsion de ce dynamique pasteur évangélique, des écoles bibliques et des instituts de théologie ont été créés dans des dizaines de pays. 7000 missionnaires furent envoyés dans 55 pays par Livets Ord. Ce ne sont pas moins de 300000 personnes qui sont aujourd’hui concernées par les réseaux actifs de cette Eglise. Grâce à son action humanitaire, 17000 juifs russes ont pu s’installer en Israël lors de l’effondrement de l’Union soviétique.

Ulf Ekman a aussi écrit des dizaines de livres sur la foi chrétienne, ils se sont vendus à six millions d’exemplaires, traduits en 50 langues.

C’est sur ce tableau impressionnant que le choc survint il y a peu, lorsque le pasteur Ulf Ekman annonça qu’il se tournait vers l’Eglise catholique. […]

Le pasteur Ulf Ekman remarque que, ces dernières années, de nombreux pasteurs évangéliques américains se sont tournés vers l’Eglise catholique. Il cite des noms célèbres : les pasteurs Scott Hahn, Richard Borgman, Andy Comiskey, et d’autres moins connus. En Suède, plus près de lui, le pasteur évangélique Peder Bergqvist qui dirigeait un centre spirituel très fréquenté à Stockholm a été ordonné prêtre il y a 3 ans. Récemment, un pasteur évangélique renommé aux USA, Rick Warren, est allé à un colloque à Rome, et il a appelé les fidèles de toutes les Eglises chrétiennes à travailler ensemble à la mission. Il a insisté pour dénoncer les préjugés anticatholiques propres à certains milieux évangéliques intégristes.

Ulf Ekman et son épouse ont donc été reçus dans l’Eglise catholique en 2014, avec le sentiment de rentrer à la maison. Un de leurs quatre fils les avait précédés un an plus tôt. Les trois autres sont restés protestants. […]

Après 40 ans d’expériences au sein de mouvements de réveil à succès, Ulf Ekman fait le point. Il estime qu’aux Etats Unis comme en Europe du Nord le mouvement évangélique a touché ses limites et qu’il ne progresse plus, contrairement à ce qui en est dit dans certains médias. […]

En Lituanie, la GPA a été déclarée contraire à la dignité des femmes et des enfants

Le nouvel esclavage est clairement interdit par la Lituanie. Les députés français feraient bien de s’en inspirer.

Le Parlement lituanien a adopté le 25 juin par une écrasante majorité des votants (54 contre 4, avec 3 abstentions), une «Résolution condamnant toute forme de gestation par autrui». Rédigé par des députés chrétiens-démocrates, ce texte a reçu le soutien des membres des autres partis, notamment verts et socio-démocrates.

La résolution constate que cette pratique est contraire à de nombreux traités internationaux: ceux qui interdisent la vente d’enfant, la traite et l’esclavage, ceux qui garantissent les droits des femmes notamment contre l’exploitation de leurs organes reproductifs, ceux qui protègent les droits des enfants ou qui régissent la filiation, l’adoption ou encore la biomédecine.

Le Parlement lituanien appelle à l’interdiction de la maternité de substitution, en s’appuyant aussi sur le droit lituanien.

Toutes les tentatives visant à encadrer la gestation par autrui n’ont fait qu’encourager le tourisme reproductif et l’exploitation des femmes dans les pays pauvres. Cette pratique – qu’elle soit ouvertement commerciale ou prétendument altruiste – constitue une forme moderne d’esclavage.

Tentative d’incendie volontaire à l’abbaye de Ligugé

Un incendie s’est déclaré lundi 20 juillet, un peu avant minuit, dans le bâtiment servant de buanderie de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé. Selon les pompiers, environ 20 des 100 m2 ont été détruits. Une personne a été interpellée.

L’enquête s’oriente sur la piste d’un incendie volontaire. Une personne a été interpellée par la police, elle est déjà connue des services de police et de justice.

Neuvaine au saint Curé d’Ars

Nos amis de Marie de Nazareth lancent une neuvaine au saint Curé d’Ars, du 26 juillet au 3 août. Belle occasion de supplier le Ciel de nous envoyer les nombreux saints prêtres dont notre Eglise a tant besoin.

Pour vous inscrire, c’est ici.

Carnage évité de peu à l’église du Blanc-Mesnil (93)

Lu dans Le Parisien :

«Il nous a sauvés d’un carnage.» Les fidèles de l’église du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) et le service d’ordre de ce lieu de culte qui peut accueillir près d’un millier de personnes lors des grandes fêtes ont chaleureusement remercié Yves (le prénom a été changé).

Ce dimanche matin, peu après 7 heures, alors qu’il venait de fermer la discothèque où un anniversaire était célébré, Yves, portier ou physionomiste depuis une vingtaine d’années, a eu un comportement « héroïque » aux dires des témoins : « il a sauvé la vie de plusieurs personnes, c’est sûr. » Avec sa voiture, il a volontairement percuté un homme armé qui se dirigeait vers l’église en criant « Allahou akbar ». Puis l’a neutralisé, avant d’être aidé par certains fidèles.

L’homme avait sur lui « un sabre et un fusil semi-automatique », confirme-t-on au parquet de Bobigny. Une cartouche était chambrée dans le fusil. Lors de la perquisition à son domicile de Villemomble, deux autres fusils-mitrailleurs ont été retrouvés. Cet homme de 32 ans qui présentait un taux d’alcoolémie proche d’1 g par litre d’air expiré, a été placé en garde à vue pour violences volontaires avec arme, menaces avec arme, détention, port et transport d’arme. Mais l’affaire n’a pas été transmise au parquet antiterroriste. « Il a certes crié Allahou akbar, mais n’a aucun antécédent judiciaire inquiétant et on n’a rien trouvé d’autre pour l’instant pouvant laisser penser à une radicalisation, reprend-on au parquet de Bobigny. Il était néanmoins très dangereux. »

« Je me suis vu mourir quand il a sorti son pistolet-mitrailleur, confie Yves. J’ai eu l’avantage d’arriver dans son dos, ça m’a permis aussi de ne pas avoir besoin accélérer trop fort. »

[…]

« Il était déterminé et c’est là que je vois qu’il sort son fusil qu’il tient dans une main, reprend Yves. Je connais les armes et j’ai vu que c’était réel. Pour moi c’était clair qu’il allait commettre un attentat. J’ai un réflexe de sécurité en pensant aux familles de l’église. Je démarre et je le percute dans le dos. Il tombe de son engin. Se relève, se retourne, met des coups de sabre sur mon capot. Et commence à pointer son fusil. J’ai eu très peur. »

Yves accélère à nouveau et heurte de plein fouet l’agresseur.

« Il a disparu de mon champ de vision et il est passé sous ma voiture, j’ai reculé rapidement et je suis sorti pour le désarmer, c’était dangereux, il aurait pu me tirer dessus, mais si j’attendais qu’il reprenne ses esprits c’est sûr qu’il m’aurait allumé ensuite (sic). »

Un coup de pied dans le fusil pour l’éloigner. Puis deux « grandes baffes ». Les responsables de l’église viennent l’aider ensuite à immobiliser l’homme en tenue militaire.

[…]

Pourquoi imposer le port du masque au moment où tous les indicateurs sont au vert ?

Alors que l’hystérie reprend, le mouvement Keep Britain Free a organisé une manifestation anti-masques à Londres, dimanche 19 juillet, tandis qu’ils seront rendus obligatoires à partir du 24 juillet 2020 dans les magasins et les supermarchés en Angleterre.

De même au Québec, où plusieurs centaines de personnes se sont réunies à Saint-Georges samedi pour manifester contre les mesures sanitaires imposées par Québec et notamment le port du masque. Cette manifestation a été organisée par des commerçants et des entrepreneurs de la région qui ont invité la population à exprimer leur désaccord sur cette mesure instaurée dans les lieux publics clos pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

«Ils auraient dû être là quand la pandémie était là. Aujourd’hui, y’en a plus de pandémie!».

Oui mais il faut bien cultiver l’état d’hystérie ambiante.

Le spécialiste Jean-Dominique Michel, que nous avons déjà cité, vient de publier Covid: anatomie d’une crise sanitaire. Extrait :

Nous vivons une époque formidable ! Alors que l’épidémie, selon les critères usuels en la matière, n’existe plus chez nous, le matraquage médiatique continue de plus belle. Avec des titres confinant au surréalisme comme celui-ci provenant de l’OFSP : nous vivons une stabilité dangereuse. Ah, la vache !

La perte des repères abondamment soulignée au long des mois sur ce blog semble ne pas être prête de prendre fin. La réalité est qu’il y a une augmentation mécanique de « nouveaux cas » due au fait que l’on teste de plus en plus. Mais corrélée à une baisse tout aussi significative en Europe des cas graves, des hospitalisations et des décès.

L’immunité de groupe -grâce notamment à l’immunité croisée avec les autres coronavirus- semble sur le point d’être atteinte, le virus a perdu (comme il est naturel) de sa virulence à la faveur d’un processus d’adaptation à la nouvelle espèce d’hôtes que nous sommes pour lui, les indicateurs sont dans l’ensemble aussi rassurants qu’il est possible de l’être… mais il en faudrait plus pour calmer la panique chronique des autorités et de la presse.

On prend comme un danger terrible la circulation résiduelle du coronavirus alors que sauf à trogloditiser durablement la population, il est normal et même bon à ce stade qu’il circule ainsi, puisqu’il le fait aujourd’hui à peu près sans dommages et essentiellement auprès des jeunes, qui ne risquent rien, hors cas bien sûr tristes mais heureusement exceptionnels.

Tout ceci alors qu’après huit mois d’épidémie worldwide, le Sars-CoV-2 a fait moitié moins de victimes que la grippe de Hong Kong de 1968-69, avec une surestimation évidente tenant à la manière de comptabiliser les décès, dont la plupart ne sont de toute manière pas dus au coronavirus mais aux conséquences de la panique qui s’est emparée de nos sociétés et des décisions qui ont été prises.

Bref, la bouffée délirante perdure et il serait tout de même temps de remettre -enfin- les choses en perspectives ! (…)

Il cite le Pr Yonathan Freund, médecin-urgentiste à la Pitié-Salpêtrière :

« C’est difficile de rester silencieux. Quand je vois le délire alarmiste qui envahit les médias et les réseaux sociaux, et qui fait fi de toute mesure. Des journalistes qui infantilisent, ceux qui veulent punir les français mal disciplinés. Alors on va debunker un peu. Ma position n’est pas imprudente. Je livre une analyse que j’espère circonstanciée et critique des données. Je rappelle que si mon hypothèse est contredite par les chiffres, alors on pourra agir et ce ne sera pas trop tard.

Le délire de certains spécialistes en rien sauf en plateau télé et en consultation privée, n’ayant jamais vu un patient COVID, qui nous apprennent que l’épidémie reprend : rien ne justifie ces discours. A part la peur. Voilà deux mois qu’il existe des arguments pour douter d’une seconde vague meurtrière et d’une reprise de l’épidémie. Les épidémiologistes chefs d’entreprise vendeurs de modèles nous prédisaient 80 000 morts à la levée du confinement même avec gestes barrières. RAS.

Il n’y a eu aucune reprise nulle part. Les évènements et comportements qu’on adorait critiquer (fête de la musique, manifestations etc.) n’ont causé aucune reprise. Il y a une circulation du virus. Il y a des nouveaux cas. Mais, et c’est le point central, toujours le même, à ce jour, il y a chaque jour, chaque semaine, de moins en moins de nouveaux cas hospitalisés ou en réanimation. Et ce partout (hors Guyanne). Alors bien sûr, on arrive à un niveau si bas que nous allons forcément voir des hausses. Quand on est tout en bas, ça ne peut qu’augmenter. Le virus n’est pas mort je le rappelle. Mais est-ce nécessaire de dire qu’on a un signal de reprise quand on passe de 1 à 3 par semaine ? On va arriver à un bruit de fond. En tout cas dans les régions déjà très touchées..

Pour Jean-Dominique Michel :

La décision d’imposer le port du masque est très difficile à comprendre. Pourquoi avoir pris cette décision au moment où tous les indicateurs sont au vert ? Quel est le plan ? Pour combien de temps ? Faut-il vraiment changer la société pour une durée indéterminée sans savoir si c’est nécessaire, et surtout sans savoir ce qui fera revenir en arrière ? Nous sommes nombreux à être d’accord : dans les régions fortement touchées, l’immunité est importante. Probablement suffisante, l’immunité n’est pas uniquement visible sur la sérologie. Il n’y a aucune reprise nulle part dans le monde là où l’épidémie a frappé violemment. Aucune.

Pourquoi cette décision du port du masque obligatoire ? Pour protéger les personnes vulnérables ? Mais les personnes vulnérables se protègent. Elles peuvent respecter strictement les mesures de distanciations et autres. En revanche, il faut se poser la question : veut-on totalement arrêter la circulation du virus ? Je pense que c’est illusoire. Ou alors j’espère que vous avez du temps devant vous. La solution de le laisser circuler tout en le contrôlant est probablement la bonne. Certains disent « pour protéger les personnes vulnérables, protégez-vous ». C’est peut-être faux. Pour protéger les personnes vulnérables, protégez LES, mais si vous êtes malades puis immunisés, vous les protégerez à vie. Attention, je ne dis pas qu’il faut disséminer le virus partout. Mais vouloir à tout prix arrêter sa diffusion, partout, est illusoire et pas forcément un bon calcul à long terme.

Il n’y a pas d’autre plan cohérent que de poursuivre les mesures de distanciations sans les renforcer, en pouvant assouplir selon l’évolution, et surveiller les vrais indicateurs (pas les appels à SOS médecin qui augmentent au début des vacances et face à l’alarmisme ambiant). Il y a une part d’incertitude dans cette maladie. Tout le monde est d’accord là-dessus. Mais pourquoi la prendre systématiquement sur le pire scénario possible ? Pourquoi une telle symbiose des médias, « experts » etc, alors que c’est incertain ? Ce n’est pas logique. »

Le général Georgelin confirme la réouverture de la cathédrale pour avril 2024

Photos impressionnantes du chantier de la cathédrale Notre-Dame de Paris, prises par le député LR de Paris Brigitte Kuster.

Des appels à brûler les églises Saint-Donatien et saint-Clément, à Nantes, avaient été tagués par des anarchistes

Extraits de la dernière lettre de Paix Liturgique, consacrée à l’incendie de la cathédrale de Nantes :

[…] Nantes a déjà effectivement connu l’incendie de la cathédrale le 28 janvier 1972 – un choc pour de nombreux nantais qui se rappelaient, ce matin, de leurs souvenirs de cet incendie, certains habitent toujours au pied de la Cathédrale 48 ans après. Mais surtout et aussi, il y a eu l’incendie des voûtes de Saint-Donatien en juin 2015, une basilique presque aussi monumentale que la Cathédrale, dont la restauration prend fin l’année prochaine ; et comme la cathédrale, les circonstances étaient similaires quoique d’origines différentes : un chalumeau, lors de travaux de restauration sur les toits, qui a créé un point chaud où l’incendie a couvé avant d’éclater, fulgurant et ravageur, dans les charpentes. Dans les deux cas, les tours et les façades ont pu être sauvés.

Il y a-t-il eu récemment des tentatives d’incendies ou de dégradation des églises nantaises ?

Oui, et en nombre, cela aurait du alerter les pouvoirs publics. Le 13 janvier 2016, une paroissienne a éteint un feu de prospectus sur une table à l’église Saint-Nicolas, au cœur du centre-ville nantais ; peu avant, elle avait vu deux personnes s’affairer autour de la table où a eu lieu le départ de feu.

En 2010, des appels à brûler les églises Saint-Donatien et saint-Clément, à l’est de Nantes, avaient été tagués; ils étaient d’inspiration nettement anarchisante. En juin 2013, des tags anarchistes et obscènes avaient été tracés dans la cathédrale – faut-il être obscur d’esprit pour s’attaquer à la cathédrale la plus lumineuse de France ? Et déjà, la porte de l’escalier d’accès de l’orgue, qui donne accès à la tribune et aux galeries hautes, forcée.

Située au cœur du quartier piétonnier, l’église Sainte-Croix, sommée de l’ancien beffroi de la ville située jadis sur la prison du Bouffay, est en première ligne. Le 10 janvier 2017, en pleine Adoration, un africain portant sur lui le signe ACAB (all cops are bastards c’est-à-dire tous les flics sont des batards), un signe de ralliement anarchiste, entrait dans l’église, urinait dedans, puis se répandait en injures contre les policiers et la France avant d’être viré manu militari par les fidèles. Le 5 octobre 2017, en pleine messe, un individu a mis en joue le prêtre avec un pistolet, avant d’être maîtrisé par les fidèles et remis aux policiers. Depuis, il y a un vigile dans l’église Sainte-Croix, et pendant le confinement, c’était la seule église du centre-ville à être tout le temps fermée, alors que les autres avaient été maintenues ouvertes même s’il n’y avait plus de messes.

Comment les autorités ont-elles réagi par exemple après l’incendie de Saint-Donatien ?

L’église a été rapidement fermée au culte, la sacristie nord, sur laquelle des débris de toits étaient tombés, interdite à tous, même aux curés de la paroisse… et personne n’a bravé l’interdit pour au moins mettre à l’abri les Saintes Espèces et l’orfévrerie religieuse. Et pendant de longs mois, rien n’a bougé. Le 15 décembre 2015, je suis entré dans l’église Saint-Donatien par une petite porte du côté du cimetière – elle est toujours entourée par son cimetière, et au milieu une chapelle, Saint-Etienne, dont deux des murs datent du VIe siècle, c’est le plus ancien édifice religieux de Nantes encore debout… qui sert de remise pour le service des espaces verts de la Ville. C’est dire…

De là, j’ai visité la basilique de la crypte aux voûtes : les œuvres d’art étaient toujours dans les chapelles et sur les murs, à l’eau et à l’air – les voûtes n’avaient même pas été couvertes. Les reliques étaient dans la crypte, accessibles à tout un chacun – même si on n’a pas la Foi, c’est quand même un pan important de l’histoire de Nantes, et qui date de la fin du IIIe ou du début du IVe siècle en plus [295 ou 304 selon les sources], c’est important de s’assurer de leur conservation… rien n’avait été fait. Je suis monté jusqu’aux toits, où il y avait encore les débris de la voûte, comme au lendemain de l’incendie. Dans la nef, les chaises baignaient dans la flaque d’eau de pluie et d’eau déversée par les pompiers pour éteindre les voûtes.

Cela en dit long sur le degré de « jm’enfoutisme » des autorités, tant de la mairie que de l’évêché. Quand je suis rentré – je suis parti par l’entrée principale du chantier pour bien marquer le coup, après avoir fait exprès de me faire voir du chef de chantier – j’ai appelé mairie et évêché pour dire que c’est Noël, et qu’ils ont quinze jours pour mettre reliques et orfèvrerie à l’abri, sécuriser les accès du chantier, ranger chaises et œuvres d’art… bref, faire le nécessaire. Sinon j’allais sortir le canon et faire connaître cette honte tant dans la presse locale que nationale. Ils ont fait le nécessaire et début janvier, ils posaient un énorme parapluie pour protéger les voûtes, la restauration commençait. Depuis, il y a une vraie clôture tout le tour du chantier, des alarmes silencieuses, de la vidéo-protection… c’est nettement mieux.

Est-ce que les autres églises de Nantes sont sécurisées ?

A l’automne 2019, Breizh Info faisait un point sur la facilité d’accès aux parties hautes de plusieurs éminentes églises nantaises. A Saint-Clément, personne ne referme l’accès pendant le triduum de Pâques. A Saint-Nicolas, l’accès à l’orgue reste ouvert pendant les messes, et la serrure de l’escalier du clocher est en applique, un tournevis suffit pour dévisser les deux vis de la gâche s’offrir un Voyage à Nantes… dans les hauteurs. A Sainte-Thérèse, pendant le chantier, la porte d’accès au clocher et à la chaufferie est restée ouverte…

On pourrait ajouter à cela qu’un bénévole de la Cathédrale samedi matin disait que les accès n’étaient pas sécurisés, que la sortie de secours nord donnait sur un endroit dépourvu de vidéo-protection, qu’il n’y avait ni fouille ni vigile pour accèder à la Cathédrale et donc qu’on pouvait y rentrer n’importe quoi.

Lors du chantier de Notre-Dame de Bon Port, il n’y a eu de réels efforts de sécurité faits après que  des vandales ont sorti des armoires et brisé les croix de procession de l’église, vidé les tiroirs du grenier de la sacristie et volé des ornements, détruit des missels grégoriens. L’une des portes d’accès à l’église est restée ouverte des nuits durant, et les codes des cadenas de l’entrée officielle du chantier ainsi que de la porte principale étaient facilement disponibles : ils étaient au dos du bulletin de chantier destiné aux divers intervenants qu’on pouvait trouver, abandonné sur les tables, à l’entrée de l’église…

Les priorités de la ville de Nantes semblent définitivement ne pas être dans la sauvegarde du patrimoine ?

Anne François de Bretagne : Pas vraiment, non. En revanche il y a des millions d’euros d’argent public pour faire un arbre mécanique, sans aucun appel d’offres et dont la seule fonction, pour l’heure, est d’avoir fait monter la valeur des appartements à Chantenay… où habite justement Mme le maire. Il y a aussi de l’argent pour installer une vulve qui pisse place Royale cet été, sur une fontaine magnifique rescapée des bombardements, donc haïe par la gauche qui passe son temps à l’habiller de banderoles hideuses.

Et il y a aussi de l’argent et de la volonté politique pour faire installer des centaines de statues d’un goût artistique douteux sur cette même place et les faire surveiller par des vigiles car il y a eu du vandalisme… là, la mairie de Nantes a la volonté de sécuriser le patrimoine. Dommage que ça ne concerne pas le patrimoine bâti historique – il attire pourtant des milliers de touristes chaque année, en étant très peu mis en avant par la mairie de Nantes qui n’en a que pour l’art contemporain, le Voyage à Nantes, Estuaire (une biennale de Nantes à Saint-Nazaire), les machines de l’Ile (des automates géants qui ont coûté des millions au contribuable), alors que le château des Ducs de Bretagne, la Cathédrale qui a été construite comme l’expression de l’indépendance de la Bretagne, le tombeau des ducs de Bretagne à la Cathédrale et de manière générale, tout ce qui relève du patrimoine breton et ne coûte presque rien, ou qui ne permet pas de mettre des millions publics dans les poches de privés, est très peu mis en avant dans la communication de la ville, et plutôt peu voire mal sécurisé. La preuve…

Nombreux étaient les nantais qui le remarquaient hier matin devant notre cathédrale fumante… Johanna Rolland a été réélue maire par à peine un nantais sur cinq, mais les quatre autres ne sont pas dupes. La responsabilité de la municipalité socialiste devant la dégradation de notre patrimoine est écrasante.

Un bénévole de la cathédrale, d’origine rwandaise, a été placé en garde à vue ce samedi soir dans le cadre de l’enquête sur l’incendie. Avez vous des précisions sur cet aspect du dossier ? 

Il s’agit en effet d’un bénévole rwandais catholique de 39 ans, en situation irrégulière – il faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français – , inconnu des services de police ; il était logé, nourri et suivi par le diocèse. SA GARDE À VUE A ÉTÉ LEVÉE CE 19 JUILLET À 21H.

Décrit comme “serviable” mais “taiseux” par des cadres de la paroisse, il servait la messe, mais aussi été chargé depuis plusieurs années de fermer la cathédrale et l’avait d’ailleurs fait ce vendredi soir – on notera d’ailleurs une contradiction entre le curé qui a admis dans les médias qu’il avait les clés et l’administrateur du diocèse qui dit le contraire ce dimanche matin. Il tarde que le diocèse de Nantes ait enfin un évêque à sa tête pour qu’on sache qui est responsable de quoi et qui a les clés de quoi.

A ce jour, même si sa garde à vue a été prolongée ce dimanche, il n’est inculpé de rien et demeure présumé innocent. Cependant il s’avère que son titre de séjour n’a pas été renouvelé, qu’il devait quitter le territoire français et la préfecture aurait refusé plusieurs de ses demandes de régularisation. Il s’en serait plaint avec véhémence et aurait écrit à plusieurs responsables du diocèse pour attirer leur attention sur sa situation, sans recevoir de réponse. 

Le diocèse de Nantes a déjà montré à plusieurs reprises qu’il préférait aider les pauvres venus de loin plutôt que ceux d’ici, notamment en utilisant le denier du culte pour payer l’électricité aux squatteurs clandestins ; cependant il y avait dans sa solidarité affichée une certaine hypocrisie puisque lorsque des migrants ont squatté des mois durant un gymnase insalubre qui appartenait au diocèse, rien, absolument rien n’a été entrepris par le diocèse qui dispose pourtant de locaux vides   pour améliorer leurs conditions de vie – ce sont des collectifs d’extrême gauche qui ont exercé la solidarité et l’accueil dont parlait Mgr James sans jamais passer à l’acte. Même s’il s’agit de concurrents historiques, j’ai une pensée émue pour les bordelais qui ont récupéré notre Archevêque de Dechristianisation Massive…

On peut cependant se demander comment se fait il qu’on donne les clés de la cathédrale – monument stratégique s’il en est à une personne dont les demandes de régularisation ont été refusées à plusieurs reprises par la préfecture, est ce que les monuments historiques qui gèrent la cathédrale étaient au courant, pourquoi la préfecture avait refusé mordicus de le régulariser et combien de clés d’églises nantaises ont encore été confiées ainsi à des clandestins plutôt qu’à des riverains ou des membres d’associations de protection du patrimoine local ?

On peut aussi se demander pourquoi l’un des diocèses qui compte encore parmi les plus riches de France se voit obligé de recourir au travail dissimulé en exploitant le travail bénévole d’un migrant catholique africain, à rebours du discours anti-colonial régulièrement seriné aux fidèles. Un restaurateur ou un paysan qui ferait travailler gratuitement quelqu’un qu’il logeait et nourrirait se ferait redresser par l’URSSAF, mais le diocèse bénéficie d’une curieuse mansuétude… Ou pourquoi les responsables d’un diocèse qui prêchent charité et ouverture à l’Autre sont incapables de prêter main forte à un de leur bénévoles pour l’aider dans ses démarches ou tout au moins lui répondre pour parer à son angoisse et ses inquiétudes qui sont compréhensibles et qui n’ont pas trouvé de réponse…

Bioéthique : Ils s’affirment progressistes en ayant une vision étroite du progrès

Le Groupe bioéthique de la Conférence des évêques de France explique les dangers du projet de loi :

Quel monde édifions-nous ? Quelle solidarité voulons-nous ? Aussi bien pour nous que pour les générations à venir. Les crises sociales et les alertes écologiques traduisent une réelle inquiétude, tandis que la pandémie du COVID-19 a révélé notre fragilité humaine et économique. La loi de bioéthique va-t-elle augmenter le désarroi ?

Nous changeons d’époque. Il nous faut penser un nouveau progrès. Il ne se réalisera pas sans une vision commune de notre humanité et de son indispensable « fraternité ». Celle-ci exige des remises en question qui nous préservent de la toute-puissance de nos désirs et qui réajustent nos droits et nos devoirs les uns vis-à-vis des autres.

Si nos inquiétudes pour demain se cristallisent dans la crise écologique, nous assistons heureusement à une salutaire prise de conscience en vue de la préservation de la planète, notre maison commune. Il est désormais impossible de rester dans le monde ancien en ne considérant que les solutions techniques, ce qui aurait un effet dévastateur. Les consensus écologiques dessinent un autre progrès pour un monde nouveau, celui de la sobriété heureuse et du partage solidaire.

La bioéthique ne saurait rester étrangère à cette transition. Aujourd’hui, elle est tentée de valider les succès technologiques et le court-terme des profits du marché. Le projet de loi, dans son actuellz mouture, semble s’y enfermer sans avoir conscience que l’être humain en est blessé. Certains plaident faussement qu’ainsi va le sens de l’histoire, ce que contredit le virage écologique qui s’impose à nous ! Ils s’affirment progressistes en ayant une vision étroite du progrès, qui ne considère pas vraiment la santé publique comme bien commun et qui exclut le respect dû à l’être humain le plus fragile !

La bioéthique aussi a besoin d’une salutaire prise de conscience ! Elle doit entendre ces alertes, dont certaines sont devenues plus vives en raison de la pandémie :

Face aux défis liés au vieillissement de concitoyens de plus en plus nombreux, quelle nouvelle et juste solidarité allons-nous édifier en faveur de nos aînés ?

Face à une conception gestionnaire des soins selon laquelle un « patient » devient parfois un « client », comment promouvoir une médecine plus humaine pour tous, soutenue par une politique de santé davantage reconnaissante envers les soignants ?

Face à la volonté de tout maîtriser par les techniques biomédicales, comment discerner en raison les vrais enjeux ? Car les menaces sont réelles : marché des tests génétiques, robotisation et intelligence artificielle sans contrôle suffisant, expérimentation sur des embryons chimères, sélection accrue des enfants à naître, filiation sans paternité, maternité sans gestation, marchandisation de la procréation.

Plus que jamais, une vision audacieuse est nécessaire : grâce au « dialogue », qui est plus qu’un simple débat, développons une compréhension unifiée de la personne humaine en ses dimensions corporelle, psychique, sociale et spirituelle. Le corps n’est pas un matériau manipulable selon tout désir. Les liens humains fondamentaux ne sont pas configurables à volonté, fût-ce celle d’une majorité parlementaire.

Par sa filiation, chacun entre dans l’histoire d’autant plus serein qu’il aura été pleinement respecté dans sa dignité et dans ses droits fondamentaux, dès sa conception. Comment affirmer de façon péremptoire que priver délibérément un enfant d’un père n’est pas un mal pour l’enfant et respecte ses droits ? N’est-ce pas jouer avec le feu que de lui imposer légalement un double lien maternel qui serait biologique avec une femme et gestationnel avec une autre ?

De sa dignité découle la « gratuité » avec laquelle tout être humain, avec ses vulnérabilités et ses limites, est accueilli en raison de sa valeur sans prix. L’éthique ainsi fondée est capable de discerner les violences exercées sur lui et de s’y opposer. Elle résiste à la séduction des techniques nous entraînant dans les dérives de l’eugénisme.

« Fraternité » et « gratuité » permettent d’édifier la société inclusive désirée par tous : accueillir les différences et les fragilités, non comme des problèmes à éradiquer mais comme des sources d’humanité plus grande.

Voilà le chemin d’un progrès véritable et plus juste, qui conduit à ce monde nouveau ! Répondre au défi écologique, c’est inséparablement élaborer une autre bioéthique que celle de l’actuel projet de loi. Ne manquons pas ce rendez-vous grave et plein d’espérance. Sans une conscience renouvelée de l’éthique, le plus fragile sera soumis à la loi du plus fort, et le progrès escompté deviendra régression. Il en va du sens de l’histoire et de notre responsabilité collective !

  • Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, Responsable du Groupe Bioéthique de la CEF
  • Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges
  • Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes
  • Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio Mgr Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême
  • Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours
  • Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre
  • Père Brice de Malherbe, Département éthique biomédicale, Collège des Bernardins
  • Père Bruno Saintôt, Département éthique biomédicale, Centre Sèvres

Éric Dupond-Moretti veut mettre un terme à l’anonymat… sauf pour les racailles

Lundi 20 juillet à 17h30, la commission des lois a auditionné Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice. Ce dernier a confessé ses envies liberticides :

Il souhaite clairement nous museler :

Plutôt que de réclamer la fin de l’anonymat des internautes, qu’il donne les noms des racailles qui assassinent chaque jour.

Avec Emmanuel Macron, la France s’est transformée en un pays où la violence est devenue le principal moyen d’expression

Le jeune député LR Pierre-Henri Dumont a interrogé le Premier ministre le 16 juillet :

Monsieur le Premier ministre, votre ministre de l’intérieur était dimanche à Calais pour rencontrer les forces de l’ordre qui luttent contre l’immigration irrégulière. Une visite de plus d’un ministre de l’intérieur de plus, pour que, au bout du compte, rien ne change pour les habitants et les entreprises du Calaisis qui vivent dans l’insécurité permanente. Les passeurs ont d’ailleurs envoyé un message très clair puisque, ce même jour, 180 migrants traversaient illégalement la Manche, ce qui constitue un record.

Quand il s’agit de la sécurité des Français, seuls les actes importent. En cela, vous êtes comptable, monsieur le Premier ministre, du bilan catastrophique du président Macron.

Ces trois dernières années, l’insécurité a explosé dans notre pays. Partout l’autorité de l’État recule. Des gendarmes se font assassiner. Des bandes rivales s’échangent des rafales d’armes automatiques. Un chauffeur de bus se fait lyncher pour un ticket et trois masques. Des pompiers en intervention sont visés par des tirs d’armes à feu. Plus aucune manifestation ne se déroule sans violence.

Ces trois dernières années, le communautarisme a gangrené des pans entiers de notre pays. Le voile dans l’espace public n’est pas l’affaire du Président. Les mosquées salafistes restent ouvertes. Les 3 000 étrangers radicalisés ne sont pas expulsés. Les femmes sont exclues de certains lieux publics.

Ces trois dernières années, l’immigration est devenue hors de contrôle. Le nombre de titres de séjour a augmenté de 20 %. Moins de 10 % des obligations de quitter le territoire français sont exécutées. Le débat sur la politique migratoire n’a suscité qu’incompréhension, déception et désillusion.

Monsieur le Premier ministre, avec votre nomination, on promettait aux Français un changement de cap. Ce cap fut tracé le 14 juillet quand le Président de la République, en quatre-vingts minutes d’interview, a admis son échec sur la sécurité en restant muet sur le sujet. 

Avec Emmanuel Macron, la France s’est transformée en un pays où la violence est devenue le principal moyen d’expression, l’impunité pour les délinquants la norme et l’autorité de l’État une chimère. Avez-vous, monsieur le Premier ministre, conscience de l’état de déliquescence dans lequel se trouve notre pays ? Avez-vous conscience de l’urgence de réarmer l’État ? Allez-vous faire du rétablissement de l’autorité de l’État la priorité absolue des deux dernières années de votre quinquennat ?

Faux témoin ?

Voici la photo d’un prêtre interrogé par M6 lors de l’incendie de la cathédrale de Nantes (visible dans le 12/45 du samedi 18 juillet). Sa tenue originale a interpellé quelques lecteurs, qui ont interrogé quelques prêtres du diocèse : personne ne semble le connaître. Ce média aurait-il utilisé un faux prêtre ?

De même, des journalistes ont abordé une personne noire sortant du commissariat qu’ils pensaient être l’homme interpellé suite à l’incendie.

«Priorité au direct avec l’individu qui a été interpellé», lance le présentateur, alors que l’opérateur cadre un homme noir. Les journalistes se pressent autour de lui et lui tendent des micros de toutes parts pour l’interroger.

À ce moment-là, quelqu’un présent sur place émet un doute.

«Je pense que peut-être ce n’est pas la bonne personne.»

L’image est rapidement reportée sur le plateau et le présentateur secoue la tête, de toute évidence embarrassé…

Le clivage droite-gauche n’est pas dépassable

Le clivage droite-gauche n’est pas dépassable, selon Jean-Louis Harouel est professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas, interrogé dans Le Figaro :

L’antagonisme entre gauche et droite est irréductible parce qu’il résulte de l’antagonisme de leurs racines respectives. De fait, les racines mentales de la gauche renvoient à de grandes hérésies falsificatrices du christianisme, et tout particulièrement la gnose et le millénarisme: la gnose porteuse de l’orgueilleux projet de l’homme-Dieu, le millénarisme avec sa promesse sur la terre d’un paradis égalitaire à portée de révolution. Deux hérésies qui en se sécularisant ont donné naissance au dogme progressiste avec ses deux utopies constitutives: utopie sociale, égalitaire et collectiviste ; utopie sociétale, fondée sur la démarche individualiste de l’affirmation absolue de soi. À cela s’opposent les racines mentales de la droite: dans des pays forgés par un millénaire et demi de chrétienté, c’est le christianisme lui-même qui se trouve aux origines des attitudes de droite. Avec pour conséquence que la droite peut se définir comme une anti-utopie, à l’instar du christianisme.

[…]

Nous voulons les noms des racailles

Quand un policier blanc tue un délinquant noir à 10 000 kms d’ici, toutes les informations tournent en boucle dans les journaux télévisés français.

Mais quand la racaille tue des Français en France, c’est l’omerta médiatique. Nous connaissons les noms des victimes. Mais la presse masque les noms des assassins.

  • Philippe Monguillot, chauffeur de bus et père de famille mortellement tabassé par des racailles à Bayonne. Des noms ont circulé hors médias…
  • Axelle Dorier, 23 ans, aide-soignante (photo), a été traînée sur 800m et tuée par des chauffards-racailles à Lyon. 3 présumés criminels sont en garde à vue, mais rien ne filtre sur leur identité.

Un journal comme Le Monde consacre un article délirant sur les “micro agressions” racistes. Mais les agressions, lynchages, coups de couteaux, que les Français connaissent, c’est sur FDesouche qu’on les trouve.

La presse française, complice des racailles.

La fin de l’hégémonie américaine

D’Antoine de Lacoste sur Politique Magazine :

Depuis la création de leur pays par des protestants européens rigoristes, les Américains sont convaincus d’être missionnés pour une « destinée manifeste ». Dieu leur a donné un rôle particulier, celui d’être le nouvel Israël. L’Angleterre, entre autres, avait décidé de se débarrasser de ces encombrants illuminés et leur avait demandé, dès le XVIIe siècle, d’exercer ailleurs leurs talents messianiques. C’est ce qu’ils firent dès leur arrivée sur la nouvelle terre promise.

Si l’on veut comprendre l’histoire des États-Unis et leur volonté d’hégémonie, il ne faut jamais perdre de vue ce point de départ historique, toujours très présent dans la culture américaine. Sa conséquence a rapidement été théorisée, par George Washington et bien d’autres : un jour l’Amérique dominera le monde parce que c’est sa destinée. Et cette domination devra s’accompagner d’une conversion des dominés aux valeurs chrétiennes, démocratiques et économiques qui ont fondé la constitution américaine.

Toutes les interventions extérieures des États-Unis, y compris celles qui s’appuyaient sur les mensonges les plus éhontés et les objectifs les plus mercantiles, devaient donc se parer des vertus de la morale et de la volonté divine. Bien sûr, d’autres peuples, d’autres armées s’appuieront sur l’aide divine : du Dieu le veut des croisés de 1099 au Gott mit uns de l’armée allemande, nombreux sont ceux qui ont voulu mettre Dieu avec eux, avec plus ou moins de sincérité. Mais pas au point d’en faire une sorte de fil rouge permanent pour dominer le monde.

Après la guerre d’indépendance, le XIXe siècle américain sera une période de prudentes avancées. L’isolationnisme prétendu des États-Unis ne fut au contraire qu’une alternance de consolidation et de progression à pas mesurés et limitée au continent américain. La situation n’était pas mûre pour une conquête plus importante.

La première guerre mondiale fut une avancée significative, mais freinée ensuite par la crise de 29 et par des moyens militaires encore limités. Auparavant, des interventions ponctuelles à Cuba ou aux Philippines auront été des ballons d’essai réussis par le truchement énergique de Théodore Roosevelt. L’Espagne catholique, et détestée à ce titre, devait être chassée de Cuba parce que trop près des États-Unis, et des Philippines, carrefour commercial essentiel sur la route de l’Asie. Les Américains s’appuieront d’ailleurs sur les Hollandais, autres protestants convaincus, dans la conquête commerciale de cette région.

Le temps du triomphe

À l’aube de la Seconde Guerre mondiale, de Monroe à Theodore Roosevelt, l’ensemble du continent américain est à peu près passé sous contrôle, mais guère plus, hormis quelques avancées ponctuelles en Asie. C’est donc 1945 qui verra l’accomplissement de la vocation universelle du « modèle américain ». À cette date, les États-Unis dominent le monde de façon écrasante, militairement et économiquement.

Le partage de l’Europe à Yalta permettra une mainmise idéologique et économique à peu près totale de l’Europe occidentale. Mainmise d’autant plus acceptée qu’elle signifie une protection décisive face au risque réel d’une invasion soviétique. La compétition avec le bloc communiste permet de réduire le débat à deux modèles : le libéralisme américain ou le communisme. C’est donc sans difficulté que le mode de vie américain va s’imposer en Europe, puis en Asie et, plus modestement, en Afrique. Les années 60 verront pêle-mêle l’exportation de la libération sexuelle, du jean et du coca-cola, trois symboles qui recouvrent bien sûr une réalité beaucoup plus large.

Les pays latins, encouragés par Vatican II et son « ouverture au monde » adhéreront sans beaucoup de résistance religieuse à cette révolution culturelle, contrairement d’ailleurs aux États-Unis où le courant protestant évangélique résiste davantage. L’opposition à l’avortement est ainsi beaucoup plus forte en Amérique qu’en Europe, mais sans remise en cause du modèle américain.

De façon générale, c’est le temps de « l’hégémonie bienveillante » pour le dominant et heureuse pour les dominés.

Les premières fissures vont apparaître avec la guerre du Vietnam. L’échec militaire et surtout moral va entamer la confiance aveugle de l’Amérique en elle-même. Les jeunes ne veulent pas partir et ceux qui y sont se droguent, c’est un choc très violent pour tout le pays. Mais l’histoire est un temps long et il faudra plusieurs décennies pour en mesurer toutes les conséquences.

Car des succès viendront compenser l’humiliante entrée des chars communistes à Saïgon. La reprise des relations avec la Chine est un coup de maître de Nixon, qui inquiète beaucoup Moscou. Dans le même temps l’Union soviétique perd ses pions en Amérique latine, voit ses alliés arabes vaincus par Israël et c’est le président Carter qui organise la réconciliation israélo-égyptienne.

L’apothéose est à venir avec la « guerre des étoiles » lancée par Reagan et que l’Union Soviétique ne pourra pas suivre, car ne peut être surendetté qui veut ! C’est au tour du bloc communiste de ne plus croire en lui, et les errements stratégiques du pauvre Gorbatchev accéléreront le processus. Le Mur tombe, l’Union soviétique suit de près et l’empire éclate, discrètement aidé par les Américains qui encouragent toutes les nouvelles indépendances possibles. L’ours fait toujours peur en raison de sa position géostratégique privilégiée et il faut le dépecer au maximum.

L’Amérique triomphe et bénéficie d’une domination sans partage. Un mot, lancé par le politologue américain Francis Fukuyama, fera date : il annonce « la fin de l’Histoire », c’est-à-dire le triomphe définitif de la démocratie libérale. Aveuglement euphorique déconcertant : tant que l’homme existe, il ne peut y avoir de fin de l’Histoire ni de triomphe définitif, des siècles de conflits sont là pour en témoigner.

C’est au contraire le déclin qui commence, lentement mais sûrement. L’invasion de l’Irak en 2003 va accélérer le processus. L’Amérique a menti pour ce qui sera l’intervention de trop. Celle d’Afghanistan avait été acceptée dans la foulée du 11 septembre et al-Qaïda y avait le gros de ses troupes. Auparavant le Kosovo n’avait que peu intéressé l’opinion américaine.

Le temps des échecs

L’Irak c’est autre chose. Son invasion relève de la doctrine interventionniste des néo-conservateurs, très présents autour de George Bush. Pour convaincre, il fallait mentir et le geste pitoyable de Colin Powell brandissant à l’ONU une petite fiole sensée contenir de l’anthrax fera le tour du monde et l’Amérique sera humiliée. Cette invasion était d’autant plus absurde qu’elle a renversé un régime sunnite pour installer un régime chiite devenu allié de l’Iran, grand ennemi de l’Amérique.

L’opinion américaine a très mal réagi : non seulement des milliers de soldats sont mort en Irak, alors que ce devait être une promenade de santé, mais le mensonge d’État, connu du monde entier, a été ressenti comme une honte. On ne plaisante pas avec le mensonge au pays de la bible, surtout lorsqu’il est public. De nombreux hommes politiques ont vu leur carrière s’arrêter net car ils avaient menti sur leur vie privée ou leurs revenus.

Pourtant Bill Clinton ne changera rien. Très influencé par sa femme Hillary, belliciste convaincue, il poursuivra cette politique hégémonique et interventionniste. L’Amérique mettra ainsi un soin tout particulier, avec l’aide active des Européens, à dépecer la Yougoslavie. La domination serbe dans la région devait cesser, pour cause de proximité excessive avec la Russie. Et puis, la fragmentation sert l’hégémon (le chef militaire de l’hégémonie), vieille doctrine géopolitique toujours valable.

Dans le même temps, Clinton poursuit sa politique antirusse, le fameux containment. La Géorgie fait l’objet d’une attention toute particulière. La CIA y est très présente et les dollars abondent. Les régions russophones du pays, l’Abkhazie et l’Ossétie du sud sont l’enjeu de conflits successifs où Géorgiens, soutenus par des conseillers américains, et séparatistes, aidés par les Russes, l’emportent tour à tour. En 2008, après de nouveaux conflits, l’armée russe envoie 15 000 hommes et règle le problème, montrant ainsi qu’elle n’acceptera pas le basculement dans l’OTAN (c’était l’objectif) d’un nouvel État limitrophe. Cela s’est passé à la fin du deuxième mandat de George Bush.

Dans cette affaire géorgienne, Américains et Russes ont été quasiment face à face. Lors de l’offensive russe d’août 2008 qui dura huit jours, les Américains ont hésité. Dick Cheney, le vice-président néo-conservateur voulait bombarder le tunnel par lequel les chars russes passaient à la frontière. Les avis étaient partagés autour de Bush qui a tranché : c’est non. Les Russes ont donc gagné cette manche.

Nul doute que l’échec cuisant en Irak a pesé et Bush ne voulait pas partir sur une nouvelle guerre. De toutes façons, bombarder directement des Russes lui semblait inconcevable.

Le syndrome irakien pèsera aussi sur Obama. Pourtant, il donnera son feu vert à Sarkozy et Cameron pour la catastrophique intervention en Libye en 2011. Sa secrétaire d’État Hillary Clinton l’y a beaucoup poussé. Mais la mosaïque tribale libyenne avait totalement échappé à l’Amérique qui se retirera après l’assaut contre son ambassade à Benghazi et l’assassinat de son ambassadeur en 2012.

Instruit par tous ces échecs (hormis les Balkans où la création du Kosovo sera le couronnement de l’agression de l’OTAN), Obama ne veut plus d’intervention. Il refusera de suivre François Hollande dans son désir fou de renverser Bachar el-Assad en Syrie et se contentera d’expédier les affaires courantes en Irak et en Afghanistan. La dernière tentative de la CIA pour déstabiliser un État se soldera par un nouvel échec en Ukraine. Poutine profitera du chaos créé pour récupérer la Crimée. La CIA recevra ensuite l’ordre de ne plus fournir d’armes aux nationalistes ukrainiens ni aux islamistes syriens.

Donald Trump a parfaitement compris tout cela. Ce n’est pas un bobo de la côte est, et il sent l’opinion américaine. Il sait qu’elle est lasse de ces interventions coûteuses dans des pays dont elle ne connaît pas le nom. La désindustrialisation a fait des ravages, le fermier du Middle-West veut qu’on s’occupe de lui et la paupérisation croissante des « petits blancs » crée une attente. Ce sera « America first » et la victoire.

La fin de l’hégémonie, bienveillante ou non, est même assumée : trop de boys au loin, trop d’États déstabilisés avec des conséquences imprévues, trop de dollars dépensés pour rien, enfin. C’est à point nommé qu’un sénateur révélera le coût de l’intervention en Afghanistan : 1000 milliards de dollars ! Et tout cela pour donner bientôt le pays aux talibans… Même l’Iran peut détruire la moitié des installations pétrolières saoudiennes sans recevoir une pluie de bombes.

Parallèlement, Trump veut mettre fin au multilatéralisme : trop d’organisations internationales coûteuses et inutiles. Il se retire et inquiète ses alliés : l’hégémon ne veut plus être l’hégémon. Mais il y a une limite très précise : rester la plus grande puissance du monde, sans les contraintes d’être le gendarme du monde. Et là, un nouvel adversaire se dresse : la Chine. Elle non plus n’a pas vocation à envoyer ses troupes, pourtant repeintes à neuf, aux quatre coins du monde : uniquement près de chez elle, pour l’instant du moins. La concurrence va faire rage et l’avenir dira si elle devient affrontement.

Il y a plus de glace au Pôle sud qu’il y a 40 ans

Le réchauffement climatique se fait vraiment attendre… L’étendue de la banquise en Antarctique a atteint 13,2 millions de km² en moyenne en juin 2020: elle est nettement supérieure aux valeurs enregistrées en juin au cours des 3 dernières années, selon les données du Copernicus Climate Change Service (C3S). L’étendue de la banquise en juin 1980 était de 12,5 millions de km².

La concentration de glace de mer en juin 2020 était de 10,6 millions de km² (9,6 millions de km² en juin 1980).

Le pôle Sud est toujours le pôle Sud : froid. Les températures moyennes annuelles ont établi un record de -47 ° C en 2018.

L’idéologie du Genre détruit la vie d’enfants influençables

Lu sur Valeurs Actuelles :

Le Tavistock and Portman Trust est une clinique londonienne du National Health Service qui gère le seul service de développement de l’identité de genre du Royaume-Uni. Comme le rapporte Sky News, Keira Bell, âgée de 23 ans, attaque toutefois cet établissement. La jeune femme estime que le personnel médical aurait dû davantage remettre en cause sa décision de devenir un homme, alors qu’elle était adolescente. « On aurait dû me dire d’attendre », insiste-t-elle. Se décrivant comme « garçon manqué » alors qu’elle était enfant, elle a été orientée vers la clinique Tavistock à 16 ans. Et « après 3 rendez-vous d’une heure, [elle] s’est vu prescrire des bloqueurs de puberté », explique Sky News. D’anciens employés de la clinique avaient fait part de leurs inquiétudes quant au fait que « les adolescents qui souhaitent changer de sexe se voient administrer des bloqueurs de puberté sans évaluation adéquate ni travail psychologique ».

Un an après avoir reçu les bloqueurs de puberté, Keira s’est vu prescrire de la testostérone qui a entraîné la mue de sa voix et le développement de caractéristiques masculines. En 2019, Keira arrêtait son traitement hormonal et se déclarait « maintenant prête à accepter son sexe de femme ». Elle faisait également part de sa « colère contre ce qui lui était arrivé au cours des dix dernières années ». Au cours du procès à venir, les avocats de Keira feront valoir que les enfants ne peuvent pas mesurer l’impact qu’un tel traitement pourrait avoir sur leur vie future, y compris, par exemple, sur leur fertilité. Le NHS a déjà annoncé un examen indépendant de ses politiques quant à l’utilisation des bloqueurs de puberté. Un examen « planifié », d’après le NHS, « qui sera entrepris par un groupe d’experts indépendants ».

Tous les partis sont infestés de pensée socialisante

Barbara Mazières, élue Rn à la région Pays de la Loire, est interrogée dans Les 4 Vérités :

La présidente de région Pays de la Loire a proposé de présenter des vœux à soumettre au gouvernement de la part des régions dans le cadre du soutien à l’économie. Pourtant, deux de vos vœux ont été rejetés.

En effet, la majorité « Les Républicains » de Mme Morançais a rejeté mes deux vœux. Le premier proposait au gouvernement de favoriser le prêt entre entreprises avec inscription de privilège. Cette idée est défendue par de nombreux entrepreneurs. Le second vœu proposait de ne fiscaliser que les bénéfices distribués. En effet, fiscaliser une entreprise au bilan revient à taxer un bien social. Ne pas fiscaliser les bénéfices non distribués permettrait aux entreprises de renforcer leur trésorerie et leur capacité d’investissement. Nous avons bien vu (enfin, les entreprises ont bien vu) durant la crise du Covid que la trésorerie était un facteur important de protection des entreprises, leur permettant de faire face à des imprévus.

Pourquoi la région, majoritairement de droite, a-t-elle, selon vous, rejetée ces propositions de bon sens ?

Le problème, c’est que tous les partis sont infestés de pensée socialisante. C’est très probablement dû à la présence de nombreux technocrates dans les partis politiques qui ne comptent plus que de très, trop, rares entrepreneurs en leur sein. Le problème des technocrates (y compris ceux qui sont dits « de droite », mais un technocrate n’est ni de droite ni de gauche, il est avant tout un technocrate), c’est qu’ils préfèrent distribuer des subventions, mettant les entreprises en situation de dépendance. Ils veulent créer une sorte de clientélisme : les technocrates préfèrent donc toujours les subventions aux baisses de charges ! Nous préférons laisser les entreprises s’entraider librement et se développer sans boulets fiscaux. Un autre problème tient à la logique quasiment sectaire des partis politiques : si une idée vient d’un autre parti, elle est a priori rejetée, sans même faire l’effort de l’évaluer. Il est temps de changer de logiciel et de sortir de la technocrature !

Vous-mêmes, vous siégez au groupe RN, alors que le RN vous avait débarqué suite à vos prises de position conservatrices sur le mariage. Pourquoi ?

Tout d’abord, je précise que c’est le sinistre Florian Philippot qui m’a « débarquée » – effectivement parce que je ne voulais pas renier mes convictions et me plier à son idéologie néfaste. Philippot n’existe plus. Par ailleurs, j’ai été élue sur la liste RN pour laquelle j’avais fait campagne. Pour moi, il est important de respecter le choix des électeurs. Tant qu’on me laisse ma liberté de parole, pourquoi partirais-je ? D’autant que je n’ai eu aucune difficulté à trouver ma place auprès de mes collègues qui m’ont très bien accueilli. Enfin, le RN est toujours le seul parti à défendre l’identité nationale et à lutter contre une immigration incontrôlée. Si on avait écouté Jean-Marie Le Pen, il y a 40 ans, la France ne serait pas dans cet état. Tous les autres partis sont co-responsable de la dramatique situation dans laquelle se trouve aujourd’hui notre pays : désindustrialisation, chômage de masse, assistanat, immigration incontrôlée, perte des valeurs, etc.

Comment voyez-vous l’avenir du groupe RN à la région. Serez-vous candidate ?

Bien entendu, j’aimerais poursuivre ma mission à la région. Mais, pour l’instant, le RN ne m’a pas sollicitée (et il est peu probable qu’il le fasse, si j’en crois ce que je sais des rouages obscurs de la Commission Nationale d’Investiture). Pourtant, les victoires de Louis Aliot ou de Romain Lopez à Moissac montrent que c’est sur notre droite, en allant chercher les abstentionnistes dégoûtés des partis, que nous pourrons gagner. C’est un peu l’esprit de l’appel d’Angers. Puisse Marine Le Pen prendre conscience qu’il n’est pas nécessaire d’être rallié pour être un bon allié !

Mafias

Le Parisien nous informe que, à Saint-Ouen, dealers et habitants passent un «pacte» pour une vie plus tranquille. En français, on appelle cela une mafia :

Le deal ? «moins de nuisances», en échange de les laisser «faire leur business». Et ça marche.

Les autorités ayant démissionné, les habitants sont obligés de conclure un accord pour “avoir la paix”. Une paix bien fragile, qui permet aux trafiquants de drogue d’effectuer leurs ventes, sans être dérangés.

Quand une patrouille de police fait une descente dans la cité, elle fait chou blanc. Les guetteurs ont fait leur boulot. Et les habitants ne veulent pas d’histoire.

L’étape d’après, ce sera quand les trafiquants viendront racketter les habitants. Si ces derniers ne veulent pas d’histoire, ils paieront.

« Il y a environ un à deux gestes antichrétiens par jour en France et il faut une cathédrale qui brûle pour commencer à en parler »

Sur LCI, Michel Onfray a déclaré :

« Il y a aujourd’hui en France une destruction des racines chrétiennes à bas bruit. L’athée que je suis ne va pas aller contre l’évidence ». « Il y a environ un à deux gestes antichrétiens par jour en France et il faut une cathédrale qui brûle pour commencer à en parler ».

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