Loi de Bioéthique : Sont-ils devenus fous ? Avec Alexandra Caude-Henrion
Alexandra Cause-Henrion parle de la loi bioéthique qui sera votée pendant l’urgence sanitaire
La réforme du Conseil de la magistrature polonais et l’indépendance de la justice
Suite à l’attaque de la Commission européenne contre la réforme de la justice en Pologne, Patryk Regalski, explique pour l’ECLJ les tenants de cette réforme polonaise :
Le point de friction le plus explosif entre les institutions européennes et la Pologne aujourd’hui porte sur les réformes de la justice votées en 2017 par la majorité parlementaire conduite par le parti Droit et Justice (PiS) de Jarosław Kaczyński. Trois grandes lois ont en effet été adoptées par le parlement polonais au cours de la législature précédente (2015-2019), quand la coalition Droite Unie constituée du PiS et de deux petits partis conservateurs avait la majorité absolue à la Diète et au Sénat :
- la loi du 12 juillet 2017 réformant les tribunaux ordinaires,
- la loi du 8 décembre 2017 réformant le Conseil national de la magistrature (Krajowa Rada Sądownictwa, KRS),
- et la loi du 8 décembre 2017 sur la Cour suprême (Sąd Najwyższy, SN).
La Cour suprême polonaise est en fait une cour de cassation, le contrôle de la conformité des lois à la Constitution étant assuré par le Tribunal constitutionnel (Trybunał Konstytucyjny, TK). Les lois sur le KRS et la SN de décembre 2017 ont été adoptées sur la base de deux projets de loi présentés par le président Andrzej Duda qui avait opposé son veto à la version proposée par le parlement en juillet 2017. C’est juste après l’adoption de ces deux dernières lois que la Commission européenne a demandé au Conseil européen, le 20 décembre 2017, d’enclencher contre la Pologne la procédure de sanction de l’article 7 du Traité sur l’Union européenne. Puis, devant l’impossibilité d’obtenir au Conseil une majorité suffisante pour « constater qu’il existe un risque clair de violation grave par [la Pologne] des valeurs visées à l’article 2[1] », la Commission européenne a introduit en octobre 2019 un recours devant la CJUE contre la réforme de la Cour suprême polonaise ayant institué deux nouvelles chambres, dont une chambre disciplinaire.
Pourquoi ces réformes ?
Le programme du PiS publié en 2014 prêtait une attention particulière à la nécessité de réformer en profondeur le système judiciaire polonais 25 ans après la chute du communisme. D’une part, le programme du PiS promettait le rétablissement d’un certain degré de contrôle démocratique sur un troisième pouvoir auquel il était reproché de n’être soumis à aucun contrôle extérieur alors qu’il était lui-même chargé de contrôler les deux autres pouvoirs. On trouve donc dans ce programme un passage rédigé ainsi :
« L’institution judiciaire ne peut pas être ‘un État dans l’État’. Sans préjudice des garanties constitutionnelles fondamentales d’indépendance et d’impartialité, les citoyens ne peuvent pas être privés d’influence sur le fonctionnement du ‘troisième pouvoir’. Celui-ci doit servir la société, les gens, et non pas lui-même. Il doit y avoir des mécanismes efficaces de contrôle pour empêcher que des maillons de l’institution judiciaire se détachent de leur rôle de serviteurs de la société et pour corriger les erreurs. »
D’autre part, il était reproché au système judiciaire d’être incapable de lutter lui-même contre ses propres déficiences et les problèmes affectant notamment le comportement de certains juges (incompétence, corporatisme, corruption, soumission informelle au pouvoir politique apparue dans certaines affaires…) qui l’affectaient depuis la transition démocratique de 1989-90. Le programme du PiS pour les élections de 2015 promettait donc une « tolérance zéro pour les pathologies dans l’institution judiciaire » en affirmant par ailleurs que « l’institution judiciaire doit être une sphère d’action de l’État totalement libre de corruption, de népotisme et de liens d’affaires ».
Ces deux reproches faits au système judiciaire étaient à l’origine d’une défiance profonde de la population, accentuée par certains scandales. On pouvait lire également dans le programme du PiS pour les élections de 2015 : « Les tribunaux en Pologne traversent une crise profonde. Ils fonctionnent mal, ils perdent la confiance de la société, et sont sérieusement menacés par la corruption et le népotisme, et aussi par une dépendance politique ‘silencieuse’, ce qu’ont montré certaines affaires comme dans le cas du « juge décrochant le téléphone » à Gdańsk[2] ».
Tout l’enjeu de la réforme polonaise consiste à rééquilibrer la relation entre ces deux pouvoirs, pour rendre au peuple une part de sa souveraineté, et au pouvoir politique une marge de manœuvre. À travers ce conflit, c’est la question des relations entre le pouvoir démocratiquement élu, et celui des juges qui est en cause. Une réforme similaire devra être réalisée en France, si nous souhaitons retrouver nos libertés, grignotées par une jurisprudence, comme l’a montré Eric Zemmour dans Le Suicide français :
Le Conseil constitutionnel, depuis quarante ans, c’est le coup d’État permanent. Un coup d’État discret. Un coup d’État béni par les professeurs de droit qui encensent son audace, et par les médias qui glorifient sans cesse les ‘Sages’ du Palais Royal”. Sur tous les thèmes qui séparent, non la droite et la gauche, mais les classes populaires et les élites, les juges européens et français ont érigé un mur juridique pour contenir des assauts qu’ils jugent populistes, alors qu’ils ne sont le plus souvent que populaires.
Bioéthique : Le père Laurent Stalla-Bourdillon dénonce la traite humaine
Directeur du Service pour les Professionnels de l’Information, le père Laurent Stalla-Bourdillon écrit :
[…] Ainsi, personne ne semble s’étonner que des députés fassent voter l’extension du tri des embryons afin d’écarter les futurs enfants porteurs d’anomalies chromosomiques. Force est de constater que notre société, si légitimement soucieuse de garder, pour s’en préserver, la douloureuse mémoire des « sélections » de masse, semble avoir collectivement intériorisé l’étrange projet d’une « humanité zéro défaut » à partir des caractéristiques génétiques. Sous couvert de progrès thérapeutique et d’empathie, chaque étape législative banalise le dépistage néonatal et l’élimination de confort mais le scandale éclate dès que l’on ose y voir, avec lucidité, une manifestation de l’eugénisme. Nous sommes en pleine logique économique de recherche et développement, en faisant apparaître un être humain trié et sélectionné, génétiquement corrigé et conforme au contrôle de qualité de l’unité de production. Dans la même logique, la recherche d’optimisation appelle de son côté la fabrication d’embryons chimères homme-animal, d’embryons transgéniques et de « bébé médicament ». Il n’y a plus d’interdit qui tienne dès que nous sommes devenus sourds à la signification propre du réel, à sa symbolicité. La « procréation de marché » est un train lancé à grande vitesse. Nul ne songe à l’arrêter. Au contraire, il convient, il est même cohérent, dans une logique libérale de recherche et d’innovation de le promouvoir. Quitte à remettre en cause les modalités par lesquelles un homme entre dans l’unique famille humaine et s’en reconnaît membre.
Nous sommes en train de faire muter le critère d’appartenance à la famille humaine. Pour pouvoir soutenir qu’un enfant puisse ne plus être « le fils ou la fille d’un tel et d’une telle », comprenez de deux parents de sexes différents, il faut tordre le bras à certaines évidences qu’une simple observation fait comprendre. Toute personne se reçoit invariablement d’une femme et d’un homme, de « parents biologiques » fussent-ils réduits à leurs semences reproductives (ovocytes et spermatozoïdes). Mère et père biologiques sont le butoir infalsifiable d’une ascendance. Leurs gamètes contiennent les gènes qui forment un individu absolument nouveau et unique. Seul ce critère fait entrer dans la famille humaine par une généalogie et fonde l’égale dignité reconnue à tout homme. Or, avec la réforme, ce critère doit s’effacer. L’organisation délibérée d’une procréation sans sexe et d’une filiation sans père revient à soustraire l’enfant à ce qui permettait d’attester sa pleine appartenance à la famille humaine. […]
Aujourd’hui l’écologie s’invite partout sauf dans le respect de la filiation humaine ; ce contournement d’une écologie respectueuse des droits de l’enfant nécessite le recours à une technique de domination éprouvée par les siècles : l’agrégation sélective à l’humanité et son corollaire dans la traite humaine. La mémoire vive de l’esclavage est plus que jamais, aujourd’hui, une source de scandale et de repentance et nous dénonçons nos aïeux qui ont pratiqué, encouragé ou toléré les trafics qui lui furent liés. Mais nous ne voulons pas voir que la remise en cause de la filiation qui découle de la réforme aura des effets sans aucun rapport avec ceux de ces abus du passé. Expliquons.
Pour pouvoir obtenir le « droit à l’humanité » et faire partie de la famille humaine, faudra-t-il désormais répondre à des critères de conformité génétique qui habilitent à porter une grossesse à terme, et à ces critères seulement ? Il deviendra possible, en droit, de sanctionner positivement la volonté de deux femmes de devenir « deux mères », une génitrice et l’autre gestatrice. Mais, en reconnaissant la validité d’une telle expression de volonté, la loi autoriserait le trafic maquillé par le référentiel positif du légitime désir d’enfant, de l’empathie et de la générosité du don. Elle permet d’éliminer la visibilité du père dont il aura bien fallu utiliser les gamètes.
[…]
L’esclavage est ce qui soustrait un homme, une femme ou un enfant à sa qualité d’homme pour l’identifier à une marchandise ou une force de travail. L’esclave perd aux yeux de son maître et de la société la dignité que procure la reconnaissance de sa filiation. Il ne doit plus être considéré comme « fils d’homme », sinon il pourrait se prévaloir, comme son maître d’une filiation, donc d’un apparentement. Il serait son frère, sa soeur. Notre dignité d’homme s’enracine toujours premièrement dans la filiation qui nous a introduit dans la succession des générations humaines. Nous sommes fondés à parler de « traite », de trafic d’êtres humains dès qu’est déniée à une personne ce que sa filiation lui donne de dignité, et qu’elle est ravalée au rang de marchandise, mise sur un marché.
Dans l’esclavage, le ressort de la traite est une volonté de domination assise sur la fausse justification de la supériorité prétendue d’une « race » ou d’un peuple sur un autre. Dans ce mécanisme pervers, l’humanité en vient à mépriser sa propre dignité et son unité. Il en va de même avec les « avancées » de la bioéthique, mais dans ce cas, le ressort du mépris de soi qui affecte l’humanité n’est pas l’esprit de supériorité, mais la séduction qu’exerce le développement des ressources que lui procure le progrès des techniques.
Le retournement de l’homme contre lui-même qui caractérise la traite se produit dès lors qu’en manipulant les éléments du corps (ici les gamètes), on opère une transaction en amont de la venue au monde de l’enfant, en le privant d’emblée d’une filiation commune, pour y substituer une filiation fictive, technique et artificielle. Négocier les gamètes, c’est trafiquer la filiation et trafiquer la filiation, c’est soustraire un homme à sa dignité de « fils d’homme ». Une telle vision sera largement contestée car nous nommons « avancées sociétales » ce qui est en réalité un véritable hold-up sur les sciences à des fins commerciales et nous couvrons des apparences de la générosité et de la lutte contre l’infertilité, un vaste trafic de semences humaines. Nous allons transposer à la semence humaine ce que nous savons faire avec les semences végétales (OGM), et, dans un cas comme dans l’autre, les expériences et les modifications ne rencontreront aucun frein. […]
En cette année johannique cette nouvelle épreuve par le feu est un symbole fort
Message de Louis de Bourbon, duc d’Anjou diffusé sur Twitter :
C’est une vision comme on ne les voit que dans les pays en guerre, comme chez nos chers et si persécutés frères Chrétiens d’Orient. Ma première pensée se tourne vers les catholiques atteints en leur coeur. Passée la première stupeur devant un nouveau lieu de culte détruit par les flammes, le temps de la réflexion arrive avec la publication par le diocèse de Nantes des photos du terrible incendie qui vient de frapper la Cathédrale Saint Pierre et Saint Paul. Au-delà des dégâts matériels qui pourront être réparés, c’est surtout toute la vie sacramentelle du diocèse qui est atteinte, désorganisée. L’Eglise de France n’a pas besoin d’épreuves de ce genre.
Ce nouveau drame arrive à un bien mauvais moment puisque les chrétiens n’étaient pas encore remis du confinement qui leur avait été imposé pour des raisons sanitaires, limitant grandement la pratique religieuse et l’accès au culte.
Avec cette nouvelle épreuve est-ce le temps d’une remise en cause profonde à opérer pour enfin répondre à la phrase si prophétique de Saint Jean-Paul II, « France qu’as-tu fais des promesses de ton baptême ? ». Pour nous catholiques, la conversion sincère des cœurs et des âmes est la priorité. La France n’a-t-elle pas perdu le sens de ses cathédrales, parce que l’histoire a voulu, qu’elles soient les plus belles, en ne les appréciant plus qu’uniquement comme des témoignages culturels ? En les voyant brûler nous sommes pourtant confrontés à une toute autre réalité. Une cathédrale qui brûle c’est avant tout un chemin vers Dieu, vers l’espérance et vers le salut des hommes qui se brouille.
En cette année johannique cette nouvelle épreuve par le feu est un symbole fort. Que Saint Pierre et Saint Paul, fondateurs de l’Eglise, et que Sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France, soutiennent les catholiques éprouvés et ouvrent les yeux aux Français.
Le latin rend plus intelligent
Et vous ne le saviez pas (d’Isidore sur Boulevard Voltaire):
L’aviez-vous remarqué ? Tout le monde parle latin. Chaque Français moyen utilise, tous les jours, des mots, des adverbes, des expressions ou des locutions latines, même sans le savoir ! Grosso modo, 20 à 30 par jour, au minimum. Vous n’avez peut-être pas vu, vous venez d’en lire* deux : primo, grosso modo, et secundo, minimum. Ça en fait quatre !
Prenons la journée ordinaire d’un quidam ; dès qu’il se lève, il va a priori dans la salle de bains. D’ailleurs, il le dit en latin : lavabo, « je vais me laver ».
Pour le petit déjeuner, il boit et mange latin : Candia ou Lactel et yaourt au bifidus. Et caetera ! Et, bien sûr, il consomme bio, a fortiori si la nourriture biologique est son credo ! Ah, pardon, « bio » est un mot grec : « la vie » ; il faut faire le distinguo.Dans l’escalier, notre personnage tombe sur la persona non grata de l’immeuble, qui l’interpelle sur les nouvelles règles contre le bruit. Pour couper court, il lui répond avec du latin et en rajoute un peu : « Euh, je suis d’accord avec vous et, de facto, stricto sensu, je ne mettrai pas de veto. » C’est habile, pendant que la voisine essaie de comprendre, lui, il a déjà détalé. Elle répond quand même toute seule : « Je ne lui parle pas de se lever tôt, ni de sangsues… » Cela s’appelle un quiproquo.
Notre quidam est maintenant dans sa Volvo ou son Audi ; hum, ça ne fait pas assez Français moyen. Alors, on va dire sa Fiat, qu’il va garer dans un parc Vinci. Que des noms de marques en latin : c’est chic, intemporel et international : volvo se traduit « je roule » ou « je tourne » ; audi, « écoute », à l’impératif. Fiat, littéralement « que cela soit », correspond également et astucieusement au sigle FIAT (Fabrique italienne d’automobiles de Turin). Quant à vinci, qui signifierait « vainc », ici, c’est, bien sûr, au génial ingénieur Léonard de Vinci que se réfère la marque.
Notre homme arrive enfin à son bureau. Et ça commence par quoi ? Agenda ! C’est du pur latin. Cela veut dire « ce qui doit être fait », du verbe agere, « faire ». Non, pas ce qui est à gérer, ça n’a rien à voir, mais du verbe ago, « agir ». Et, en plus, l’agenda s’appelle Quo Vadis ? « Où vas-tu ? »
Là, c’est l’heure du courrier et des fax, abrégé de fac simile ; la lecture des laissez-pisser… pardon… des recepisse, attention aux lapsus linguae ! Il y a également les recto à lire, les versoà signer. Ou vice versa. Puis notre ami se partage le travail avec une collaboratrice qui joue parfaitement son rôle d’alter ego. Et avec qui il forme un vrai duo.
De retour chez lui, c’est carpe diem. Une expression pratique pour dire, avec deux tout petits mots : « Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain. » Notre quidam va alors se détendre et jouer avec ses enfants : Cluedo (1) et video.
In fine, quel est l’olibrius qui a dit que le latin est une langue morte et inutile ? A contrario, cette langue coule dans les cerveaux comme le sang dans nos veines ; le latin fortifie notre français et facilite (oui !) la digestion de l’orthographe, la compréhension d’un texte et la cohérence de notre communication. Le latin nous rend plus intelligents. Il nous tire vers le haut jusqu’au nec plus ultra de l’expression française.
Nota bene : un nombre croissant de chefs d’entreprises l’affirment : « Dès les années 2020, la compétence de l’orthographe sera une condition sine qua non à l’embauche. » Alors, conseillons, supplions l’Éducation nationale et les parents d’imposer le latin – au moins les bases – à tous les enfants, pendant deux années. Ceux-ci leur en seront reconnaissants ad vitam aeternam.
*en version audio, « je viens d’en dire deux »
Jour de libération
Les Français sont “libérés” fiscalement et socialement à compter de dimanche 19 juillet. Un salarié célibataire doit travailler jusqu’à cette date pour financer la dépense publique, via le paiement des taxes, impôts et cotisations sociales.
Cette date, révélée par l’étude annuelle de l’Institut économique Molinari (IEM), montre que la France reste championne d’Europe en matière de pression fiscale et sociale. Pour qu’un salarié bénéficie de 100 euros de pouvoir d’achat réel, son patron doit débourser 221 euros, dont 67 euros de charges patronales. Pour quels bénéfices ? Selon le patron de l’IEM,
“si ces prélèvements bénéficient d’une manière ou d’une autre aux citoyens, il n’y a pas d’adéquation entre les dépenses et la qualité des services publics“.
Selon l’indicateur du « vivre mieux » de l’OCDE, la France pointe à la 10e place sur les 20 pays européens analysés.
En moyenne, chez nos voisin européens, cette date se situe autour du 14 juin pour cette année 2020. Toutefois, du côté de Chypre, le “jour de libération fiscale” est intervenu très tôt cette année : le 13 avril, devant Malte (19 avril). Les salariés du Royaume-Uni sont “libérés” depuis le 8 mai. Pour l’Espagne c’est depuis le 8 juin. Du côté de l’Allemagne, c’est depuis le 4 juillet alors que les salariés italiens et belges ont arrêté de payer la dépense publique depuis les 8 et 16 juillet.
Jean Ousset un maître pour l’action
Avec Bruno de Saint Chamas, Président d’ICHTUS et Benoît Dumoulin, Directeur d’ICHTUS :
Une dictature basée sur la peur
“On” nous annonce que “le virus est toujours là”, qu’il a de nouveaux “clusters” et on nous impose la muselière. Si on observe les chiffres officiels du gouvernement, rien ne diffère de la normale, on rencontre toujours quelques cas résiduels de grippe à la belle saison.
De nombreux médecins, un brin agacés, aux Etats-Unis notamment, se demandent pourquoi il n’y a plus de grippe, d’accidents cardiaques ni de pneumonie ! Désormais les seules décès qui existent sont dûs au Covid…
Dans un article traduit par benoît-et-moi, le journaliste italien Aldo Maria Valli dénonce la mise en place d’un nouvel ordre mondial. Extrait :
[…] Il est impossible de ne pas voir, que nous nous trouvons, en somme, au début de la mise en œuvre d’une véritable « reprogrammation » anthropologique, réalisée avec de nombreux instruments : juridiques, policiers, économiques, a-moraux, éducatifs, médico-sanitaires, informatiques, militaires, robotiques. Le tout soutenu par la « peur » d’un virus qui n’aurait pas pu être plus providentiel, au point qu’il semble que nos dirigeants espèrent qu’il ne finira jamais. Et en fait, ils ne l’ont jamais laissé se terminer: on apprend aujourd’hui la volonté prévisible du gouvernement de prolonger l’état d’urgence jusqu’à la fin de l’année. Cela va de soi pour la raison évidente que c’est précisément sur le virus que ce gouvernement est en train de réaliser la perspective décrite jusqu’à présent.
Pour conclure ce tableau, mentionnons enfin l’aspect le plus subtil mais le plus toxique et donc le plus inquiétant, confirmation supplémentaire de tout ce qui précède. Celui du lavage de cerveau massif typique effectué depuis des mois par les médias.
Depuis des mois, le peuple italien est bombardé, des dizaines de fois par jour, par toutes les chaînes de télévision, par l’épuisante invitation à ne faire confiance qu’aux « professionnels de l’information », c’est-à-dire à eux-mêmes : leurs programmes d’information, leurs talk-shows, leurs journalistes et commentateurs, qui chaque soir répétaient en masse les mêmes slogans à inculquer dans la tête de soixante millions d’Italiens, qui créaient – comme toujours – des mots « talisman » à répéter de façon obsessionnelle pour changer la façon de penser du peuple (exemples: « foyer », « asymptomatique », etc.), sans hésiter à montrer des ambulances avec gyrophares et sirènes pour épouvanter (en même temps que l’instrumentalisation d’images de cercueils vides et de camions remplis de morts, qui se sont ensuite révélées « fausses »), pour créer la peur, la solitude, la haine mutuelle, la « lutte des classes » sanitaire.
En pratique, ceux qui ont gouverné durant ces mois ont en réalité établi une sorte de « ministère de la vérité » virtuel, organe typique des dictatures du XXe siècle, basé sur la peur de masse induite.
GPA : pas de transcription de l’acte de naissance juge la CEDH
Dans un arrêt du 16 juillet 2020, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a jugé que
« Le refus de transcrire l’acte de naissance d’un enfant né à l’étranger d’une GPA ne porte pas atteinte au respect de la vie privée pour autant que la procédure d’adoption permet de reconnaître un lien de filiation ».
La décision de la CEDH concerne un couple qui a payé une mère porteuse ukrainienne. L’enfant a été conçu avec les gamètes du couple. Les parents ont sollicité, en 2016, la transcription complète de l’acte de naissance de leur enfant, ce que le TGI de Nantes a accepté le 12 janvier 2017. Le parquet a interjeté appel et la Cour d’appel de Rennes a ordonné le 18 décembre 2017 la transcription de l’acte de naissance uniquement à l’égard du père. L’arrêt de la Cour d’appel de Rennes précisait, entre autres, que
« (…) Concernant la désignation de la mère dans l’acte de naissance, la réalité au sens [de l’article 47 du code civil], est la réalité de l’accouchement ; En effet, si le droit opère transformation du réel au sens [de cette disposition], le droit positif n’autorise une dérogation au principe mater semper certa est que dans le cas expressément limité prévu par le législateur, en matière d’adoption plénière (article 356 alinéa 1er du code civil), permettant ainsi de désigner valablement comme mère la femme adoptive qui n’a pas accouché ; (…) »
La cour d’appel avait toutefois souligné que le lien de filiation entre la mère d’intention et l’enfant pouvait être juridiquement établi par la voie de l’adoption.
Les parents ne se sont pas pourvus en cassation contre la décision de la Cour d’Appel. Mais ils ont introduit le 2 mars 2018 une requête devant la Cour européenne des droits de l’homme en invoquant une violation du droit au respect de la vie familial, une violation du droit au respect de la vie privée de l’enfant ainsi qu’une discrimination fondée sur « la naissance » dans sa jouissance de ce droit.
Dans son arrêt du 16 juillet 2020, la CEDH a rejeté leur requête à l’unanimité.
La peine de mort est-elle catholique ? – Terres de Mission
L’émission est présentée par Jean-Pierre Maugendre. Voici le programme :
Eglise universelle : La renaissance de l’Eglise orthodoxe en Russie
Rédacteur en chef de orthodoxie.com, Christophe Levalois analyse l’évolution de l’Eglise orthodoxe russe pendant un siècle. Après le renouveau de la fin du XIXème siècle vint l’heure de la persécution, à partir de 1917, puis celle du renouveau à partir de la chute de l’URSS.
Eglise en France : La peine de mort est-elle (encore) catholique ?
Par un rescrit du 1 août 2018, le pape François a fait insérer dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique au § 2267 la mention selon laquelle : à la lumière de l’Evangile “la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle”. Monsieur l’abbé Girod démontre en quoi cette affirmation s’éloigne de l’enseignement traditionnel de l’Eglise, et s’étonne qu’il ait fallu 2 000 ans à l’Eglise pour découvrir, enfin, ce qui blesserait réellement la dignité personnelle.
Eglise en Marche : Manuel de mathématiques, Cours Elémentaire
Sœur Catherine de Sienne, dominicaine enseignante, présente un nouveau manuel de mathématiques pour le Cours Elémentaire. Agréablement illustré et s’appuyant sur des méthodes éprouvées, ce manuel vise à faire parvenir les élèves au premier degré d’abstraction qu’est le nombre et à acquérir les bases du calcul et des notions élémentaires de mathématiques.
Nantes : cette fois c’est l’église Saint-Clément qui est taguée
Un homme de 39 ans, originaire du Rwanda, de confession catholique et travaillant pour le diocèse, a été arrêté dans le cadre des investigations pour «incendie volontaire» de la cathédrale de Nantes, puis placé en garde à vue. Il aurait fait part de sa colère concernant son visa expiré. Selon le parquet, l’homme a été placé en garde à vue du fait d’incohérences découvertes dans son emploi du temps. Le suspect était chargé de fermer la cathédrale la veille de l’incendie.
Ce matin, le prêtre de la Fraternité Saint-Pierre desservant l’église Saint-Clément à Nantes a découvert ces tags anarchistes :

L’intégrale du Chant Grégorien avec Neumz
Neumz propose le chant grégorien complet présenté en enregistrements, notation et traductions synchronisés. L’application Web est sortie à la Pentecôte, et des applications iOS et Android verront le jour à l’automne 2020.
Neumz est un grand projet d’enregistrement : le chant grégorien complet, en collaboration à long terme avec la communauté des religieuses bénédictines de l’abbaye Notre-Dame de Fidélité de Jouques, en Provence. Le projet complet couvre trois ans d’enregistrements. Il présente l’intégralité du répertoire grégorien, comportant des milliers de pièces (l’équivalent de plus de 7 000 CD). Chaque chant est synchronisé avec sa partition en notation carrée, le texte latin et sa traduction dans la langue de l’utilisateur. Le contenu du Psautier, du lectionnaire, du collectaire, de l’antiphonaire, du répons et du Graduel est assemblé en un « Liber Digitalis » multimédia du 21ème siècle.
Les enregistrements sont effectués en direct de l’office divin à l’abbaye. Il ne s’agit pas d’un enregistrement en salle. Par conséquent, les enregistrements sont parsemés de sons authentiques tels que le craquement des bancs en bois, une toux, la chute occasionnelle d’un livre, …
La nouvelle application web demeure pour le moment entièrement gratuite, le temps de compléter l base de données. Après cela, elle restera gratuite selon un mode « radio » restreint, permettant aux utilisateurs d’écouter les chants de l’heure. « L’écoute à la demande » sera alors limitée aux mécènes.
Comme l’a noté The Tablet :
« Les religieuses de la communauté, fondée en 1967, espèrent que les revenus du projet d’enregistrement leur permettront de mieux financer la maison-fille de leur abbaye en Afrique, et [que le projet] apportera « paix, consolation, espoir et un sens de la communion » à ceux isolés par la pandémie du coronavirus. »
Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung :
« Une idée audacieuse du fondateur américain survenue pendant ses études de musique à Oxford. À cette époque, il rendait souvent visite à sa tante, qui vivait [comme sœur] au monastère de Jouques, et était plongée dans une atmosphère que toute la théorie à l’université ne pouvait pas transmettre : le monde mystérieusement archaïque, calme et isolé du chant grégorien. Aujourd’hui, il souhaite sortir le chant de son isolement sacré et l’offrir à tous, afin qu’eux aussi puissent découvrir les « fondements de la tradition musicale occidentale ». »
La pandémie a provoqué un effort accru car ces chants anciens sont une véritable source d’apaisement.
A propos du projet de loi bioéthique – Pour un réveil des consciences
Communiqué de Monseigneur Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, en date du 18 juillet 2020
En dépit de la crise sanitaire du coronavirus et des graves difficultés économiques et sociales qui en découlent (récession, faillites en chaîne, explosion prévisible du nombre de demandeurs d’emploi, etc.), le Président de la République a souhaité prolonger jusqu’au 31 juillet la session extraordinaire du Parlement en vue de l’examen, en seconde lecture, à l’Assemblée nationale, du projet de loi relatif à la bioéthique. Le Président de la République et le gouvernement font ainsi de l’adoption de ce texte une priorité absolue, contrairement à l’écrasante majorité de nos concitoyens qui, dans le contexte actuel, sont 71% à penser que ce projet de loi devrait être suspendu ou retiré… ou qui ne sont que 1% à considérer que la procréation médicalement assistée pour les femmes seules et les couples de femmes est une priorité, selon une enquête IFOP réalisée du 12 au 15 juin 2020 auprès d’un échantillon représentatif de 1005 personnes…
Ce parti-pris en dit long sur les présupposés idéologiques qui semblent inspirer l’action des pouvoirs publics, comme sur l’influence prédominante qu’exercent, au sein de la classe politique et des milieux dirigeants, certains lobbies, pourtant ultra-minoritaires.
Faut-il rappeler que l’ouverture, sans motif thérapeutique d’infertilité, de la procréation médicalement assistée aux femmes célibataires comme aux couples de femmes, revient à priver délibérément les enfants ainsi conçus de toute possibilité de connaître leur père et leur filiation paternelle, en dépit de la Convention internationale des droits de l’enfant de l’ONU ratifiée par la France selon laquelle tout enfant a « dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux »(art 7-1) ?
Le projet de loi bioéthique sera examiné en séance publique à partir du 27 juillet à l’Assemblée nationale, mais les travaux de la « commission spéciale bioéthique » qui viennent de s’achever ont considérablement aggravé le contenu du texte que l’Assemblée nationale avait adopté en première lecture au mois d’octobre 2019 et que le Sénat avait profondément remanié en février dernier.
Ne reculant devant aucune transgression, les « apprentis-sorciers » de la « commission spéciale » sont en effet à l’origine d’un certain nombre de dispositions, qui se traduisent incontestablement par une « rupture anthropologique majeure ».
C’est ainsi que la « méthode ROPA » (« réception des ovocytes de la partenaire »), qui consiste à féconder l’ovocyte d’une femme avant de le réimplanter dans l’utérus de sa compagne, pour que l’une et l’autre puissent être reconnues comme étant la mère du même enfant, pourrait être légalisée, au prix d’un véritable éclatement de la maternité… A moins qu’il s’agisse d’une tactique visant à minimiser la gravité de la « PMA sans père » auprès des députés pour emporter plus facilement leur adhésion !
La commission spéciale entend également autoriser la création d’embryons transgéniques, c’est-à-dire la modification génétique des embryons humains, qui risque fort d’aboutir, à plus ou moins brève échéance, à la naissance d’enfants génétiquement modifiés.
Les membres de la commission ont encore la prétention d’autoriser la fabrication d’embryons chimères homme-animal, par insertion de cellules-souches humaines dans des embryons d’animaux.
L’élargissement du diagnostic préimplantatoire (DPI), c’est-à-dire du dépistage prénatal en vue de la destruction des embryons porteurs de certaines anomalies chromosomiques (telles que la trisomie 21) serait autorisé, à des fins ouvertement eugénistes.
Dans le même esprit, la commission spéciale bioéthique de l’Assemblée nationale autorise l’autoconservation des ovocytes (sans raison médicale) afin d’inciter les femmes en âge de procréer à remettre à plus tard leur projet de maternité… par PMA. Elle valide la technique du « bébé médicament », qui consiste à permettre la naissance d’un embryon exempt d’anomalies en vue d’utiliser ses cellules pour soigner un frère ou une sœur. Elle a voté la suppression du délai de réflexion d’une semaine avant une IMG (« Interruption Médicale de Grossesse », qui peut être pratiquée jusqu’à la veille de la naissance). Elle prévoit enfin la transcription automatique à l’état civil des enfants nés à l’étranger d’une GPA (« Gestation pour Autrui »).
Dans ces conditions, qui ne serait effrayé devant une telle manipulation de l’être humain, réduit à un matériau disponible aux désirs égoïstes d’une minorité de privilégiés qui pèsent sur le marché, ou à des fins de recherche médicale, quand on prétend par ailleurs déployer tant d’énergies pour sauvegarder les espèces animales au nom de la protection de l’environnement ?
Comment ne pas manifester son indignation devant ce qui apparaît comme un passage en force, en plein cœur de la torpeur estivale, alors qu’après l’épreuve du confinement, les français sont en quête de détente et d ‘évasion ? Il est même à craindre que la psychose entretenue par la classe politico-médiatique autour d’une hypothétique deuxième vague de l’épidémie, conduisant à la mise en œuvre autoritaire de moyens disproportionnés pour lutter contre la pandémie, serve à détourner l’attention des citoyens de ces basses manœuvres politiques. Pourquoi en effet le Premier Ministre, dans son Discours de politique générale, omet-il d’évoquer le projet de loi bioéthique, alors qu’il est traité en urgence à l’Assemblée nationale ?
Faut-il que la conscience de nos contemporains soit à ce point anesthésiée pour ne plus savoir prendre la mesure de la gravité de telles transgressions destructrices de la dignité de la personne humaine, à commencer par la plus vulnérable ? Pourra-t-on longtemps encore offenser le Créateur en son dessein de sagesse et d’amour ?
Dans son encyclique « Evangile de la Vie », sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine (25 mars 1995), saint Jean Paul II écrivait, en glosant l’épitre de saint Paul aux Romains :
« Une grande partie de la société actuelle se montre tristement semblable à l’humanité que Paul décrit dans la Lettre aux Romains. Elle est faite d’« hommes qui tiennent la vérité captive dans l’injustice » (1, 18): ayant renié Dieu et croyant pouvoir construire sans lui la cité terrestre, « ils ont perdu le sens dans leurs raisonnements », de sorte que « leur cœur inintelligent s’est enténébré » (1, 21); « dans leur prétention à la sagesse, ils sont devenus fous » (1, 22), ils sont devenus les auteurs d’actions dignes de mort et, « non seulement ils les font, mais ils approuvent encore ceux qui les commettent » (1, 32). Quand la conscience, cet œil lumineux de l’âme (cf. Mt 6, 22-23), appelle « bien le mal et mal le bien » (Is 5, 20), elle prend le chemin de la dégénérescence la plus inquiétante et de la cécité morale la plus ténébreuse ».
« Cependant, ajoutait-il, toutes les influences et les efforts pour imposer le silence n’arrivent pas à faire taire la voix du Seigneur qui retentit dans la conscience de tout homme ; car c’est toujours à partir de ce sanctuaire intime de la conscience que l’on peut reprendre un nouveau cheminement d’amour, d’accueil et de service de la vie humaine » (n. 24).
Il ne manque pas d’hommes et de femmes de bonne volonté, dont la conscience est droite, et qui par leur témoignage, parfois héroïque, contribueront au Réveil des consciences.
+ Marc Aillet
Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, le 18 juillet 2020
Syrie : le 20 juillet, la cathédrale Saint-Elie d’Alep renaîtra de ses cendres
Tandis qu’en France, des cathédrales brûlent, la cathédrale maronite Saint-Élie d’Alep en Syrie, gravement détruite pendant la guerre par plusieurs obus, sera officiellement consacrée lundi prochain, le 20 juillet, après de difficiles travaux de reconstruction portés par l’AED.

Mgr Joseph Tobij, archevêque maronite d’Alep, déclare à l’AED :
« La restauration et la réouverture de la cathédrale ont une signification symbolique. C’est un message lancé aux chrétiens d’Alep et du monde entier. La restauration de la cathédrale est la preuve que nous sommes encore là dans ce pays, malgré notre nombre décroissant. Nos voix continueront à louer Dieu en ce lieu, malgré toutes les difficultés ».
La cathédrale Saint-Élie, située dans le quartier Al Jdeydeh d’Alep, a remplacé une petite église du XVe siècle en 1873. Elle a été rénovée en 1914. Entre 2012 et 2016, la cathédrale a subi au moins trois lourdes attaques de missiles et de nombreux autres incidents mineurs. Les dégâts les plus graves ont eu lieu en 2013, lorsque les djihadistes ont fait irruption dans cette partie de la ville en tentant de détruire tous les symboles chrétiens. Après avoir été en ruines pendant quatre ans, la cathédrale a pu rouvrir ses portes pour Noël, après que cette partie de la ville eut été libérée des rebelles en 2016.
« Pendant la célébration eucharistique, l’émotion fut grande lorsque l’enfant Jésus a été placé dans la crèche faite à partir des ruines du toit effondré, et nous tous qui étions là avons pleuré et ri en même temps ».
Depuis la guerre, il ne reste plus qu’un tiers de chrétiens

Les chrétiens syriens ont subi durement les effets de la guerre civile. Sur les 1,5 million de chrétiens qui vivaient dans le pays avant la guerre, on estime qu’il en reste le tiers. À Alep, les chiffres sont similaires. Selon les sources de l’AED, il y avait environ 180 000 chrétiens avant la guerre, et on n’en compte plus qu’environ 30 000. La cathédrale accueillera la communauté chrétienne maronite qui, bien que n’étant pas la plus importante en nombre, est très investie dans l’aide sociale à Alep.
« Notre désir est de rester, non seulement parce que nous sommes nés ici, que nous avons vécu ici, ou que nous n’avons pas d’autre solution, mais aussi parce que c’est notre “mission”. Et nous n’avons pas d’autre endroit pour nous rassembler que cette cathédrale. Nous sommes une famille et mon intention était de rénover la maison commune qui nous réunit et nous accueille ».
Entre 2011 et 2019, l’AED a soutenu 900 projets pour un total de 37 millions d’Euros en Syrie. Actuellement, l’AED développe plus d’une centaine de projets.
Benoît de Blanpré, directeur de l’AED, précise:
“Ce projet nous tient particulièrement à cœur. Il nous semble essentiel de redire à quel point la présence des chrétiens en Syrie est fondamentale. A travers la restauration de cette cathédrale rendue possible grâce à une multitude de donateurs de l’AED, nous voulons redonner espoir à ces chrétiens, les remercier pour leur témoignage de foi et leur dire que nous restons à leurs côtés. Puisse cette cathédrale restaurée les rassembler à nouveau comme cela était avant la guerre.”
Menteur
La priorité des priorités, c’est la lutte contre la crise et le chômage, et le retour à une croissance économique qui sera riche en emplois durables.
— Jean Castex (@JeanCASTEX) July 17, 2020
Alors pourquoi le projet de loi bioéthique est examiné ce mois-ci ? Même la réforme des retraites a été repoussée.
La vente et l’achat de bébés, c’est pour le retour de la croissance économique ?
Cher @JeanCASTEX, le #PJLBioéthique contribuerait-il au redressement économique de la France pour l’avoir maintenu en priorité numéro 1, devant les réformes des retraites et de l’assurance chômage ?
🛑 STOP #PMAsansPere https://t.co/0wWUoIIQo3
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) July 18, 2020
[INCOMPRÉHENSION] Après avoir rencontré les partenaires sociaux, @JeanCASTEX : « Nous sommes convenus ensemble que la priorité des priorités désormais c’est l’emploi. »
Expliquez-nous donc pourquoi le #PJLBioéthique est au programme de l’@AssembleeNat dès le 27 juillet. pic.twitter.com/WC2O14wsHA
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) July 17, 2020
Hérault : la croix du pic Saint-Loup réinstallée
Après deux mois de restauration dans un atelier des Pyrénées-Orientales, la croix du pic Saint-Loup, qui avait abattue dans la nuit du 9 au 10 mai, a été remise en place vendredi 17 juillet au matin. Cette croix en acier a été héliportée, mise en place et boulonnée sur son socle. Elle a été bénie par Mgr Alain Guellec, évêque auxiliaire de Montpellier.
Antifas : Qui mettra les milices d’extrême-gauche hors d’état de nuire ?
L’orgue de la cathédrale de Nantes avait survécu à la Révolution, aux deux guerres mondiales, au grand incendie de 1972, voilà désormais ce qu’il en reste :

La page Facebook du diocèse de Nantes a rapidement mis en ligne des photos montrant l’étendue des dégâts causés à l’intérieur de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul par l’incendie d’origine criminel de ce matin :

Sur Twitter, certains anarchistes s’en réjouissent :

Nantes est devenue une ville ou les anarchistes, Antifa et autres miliciens d’extrême-gauche, souvent protégés, sèment la terreur, notamment dans le centre-ville.
Depuis 2 ans, une dizaine d’incendies criminels ont eu lieu à Grenoble. Notamment l’incendie de l’église Saint-Jacques qui a été détruite. Mais, comme les auteurs font partie d’un groupe d’ultra-gauche, le procureur n’avait rien fait jusqu’à présent. Une dizaine de bâtiments, publics et privés, ont été victimes de départs de feux, tous d’origines criminelles.
A Rennes également, fief des milices d’extrême-gauche, la cathédrale avait fait l’objet d’une tentative d’incendie au mois de juin.
Récemment ce furent des antennes radio qui ont été sabotées, attentat revendiqué par la mouvance anarcho-gauchiste. Les renseignements ne cessent d’alerter sur le retour de “l’action directe”. La crise sanitaire a provoqué une vague de radicalisation au sein de l’ultragauche, qui souhaiterait aujourd’hui renouer avec des méthodes inspirées des groupes terroristes des années quatre-vingt. Un stock de cocktails Molotov et de mortiers avait été retrouvé dans un squat d’antifas en Seine-Saint-Denis.
Donald Trump a bien compris l’entreprise de déstabilisation de ces milices, financées et protégées, au point de qualifier les antifas d’organisation terroriste.
Une qualification terroriste permet d’avoir des moyens différents pour les enquêtes, avait fait valoir lundi 13 janvier le procureur de la République au sujet des dégradations et incendies criminels revendiqués par « l’ultra-gauche libertaire » et qui ont eu lieu depuis le printemps 2017. Le procureur de la République de Grenoble a annoncé avoir demandé au parquet national anti-terroriste de se saisir des dossiers de la vague d’incendies criminels de la région grenobloise revendiqués par « l’ultra-gauche libertaire .
Incendie à la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes
Le feu s’est déclaré ce matin. Les pompiers sont sur place et semblent le maîtriser.
Les flammes semblent s'être stoppées (vision de la rue), ils pénètrent désormais à l'intérieur #Nantes #Cathedrale #Incendie pic.twitter.com/q4zhhanHUm
— Valentin Bourdaud (@ValBourdaud) July 18, 2020
Il y aurait eu 3 départs de feu… La piste criminelle est donc envisagée. Après l’incendie criminel d’une église à Grenoble, c’est encore dans une zone où les milices d’extrême gauche sont bien implantées qu’une église brûle.
Hypocondriaques
“Il y a plus de gens qui vont mourir du chômage que du coronavirus. Il y a une hystérie et un manque de compréhension de ce qui se passe aujourd’hui”. Yoram Lass, ancien directeur général du ministère israélien de la Santé :
Une loi pro-vie en Slovaquie
Mardi 14 juillet, le Parlement slovaque a adopté en première lecture une proposition de loi prévoyant de faire passer le délai de réflexion obligatoire de 48 à 96 heures et de demander deux certificats médicaux provenant de deux médecins différents, au lieu d’un seul, pour avoir accès à un avortement thérapeutique en cas de problème de santé du fœtus.
Le député à l’origine de la proposition de loi, Anna Zaborska, défend que son objectif
« est de donner le libre choix aux femmes enceintes pour qu’elles se décident sans pression de temps ».
Catholique, Mme Zaborska est une élue du parti anticorruption du premier ministre, Igor Matovic. Elle milite pour que l’avortement soit un jour jugé mauvais, « comme pour les violences faites aux enfants ».
La proposition de loi devra être à nouveau votée à l’automne pour être définitivement adoptée.
Introduit sous le communisme, l’avortement légal a plongé à 5 824 en 2019, son niveau historique le plus bas.
Rappeler l’histoire de l’Algérie, est-ce polémiquer ?
Véronique Jacquier, journaliste sur CNews, a émis quelques vérités qui dérangent certains censeurs, affirmant que :
« la France a colonisé l’Algérie pour mettre fin à la piraterie barbaresque et à l’esclavage en Méditerranée pratiqué à l’époque par les musulmans. ».« En 1830, l’Algérie c’était rien du tout. La France a construit des ponts, des routes, des hôpitaux, Emmanuel Macron faudra bien qu’il tienne un peu beaucoup plus ce discours, plutôt que d’être dans l’autoflagellation et la repentance, un chemin qu’avait commencé à emprunter Jacques Chirac et François Hollande. Enfin, la France pourra être aussi en droit de demander des excuses pour les massacres d’Oran et pour les massacres de tous les Harkin, de tous les Français pendant cette période de l’histoire.»
Les ignorants feraient mieux de lire l’ouvrage de Jean Sévillia sur l’Algérie.
Aide à l’abbaye de Jouques : objectif 2500 tapenades et 3500 vins
Direction la Provence pour donner un coup de main à l’abbaye de Jouques à côté d’Aix-en-Provence ! Les bénédictines sont un peu embêtées car le confinement a bloqué une partie de leurs ventes de vin. Or les vendanges arrivent dans un mois et demi, et il faut :
- libérer de la place pour les prochaines cuvées
- montrer qu’il y a un fort engouement autour des vins, pour donner aux soeurs les moyens de développer leurs nombreux projets (comme celui de faire du rosé !)
Alors avec vous, donnons un coup de pouce aux soeurs ? Objectif 3500 bouteilles de vin et 2500 tapenades d’ici lundi minuit ! Divine Box assure toute cette opération spéciale et vous présente pour cela l’histoire à rebondissements de la communauté de Jouques, ainsi que quelques détails sur cette opération exceptionnelle !

Trois soeurs de l’abbaye de Jouques, en pleines vendanges ! ©Abbaye de Jouques
L’histoire de l’abbaye de Jouques en deux minutes
Tout commence au lendemain de la Révolution, en 1816, quand une communauté bénédictine est créée par Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé, la cousine du roi Louis XVIII ! Elle obtint en effet de son illustre cousin un superbe lieu. C’est ainsi que les soeurs s’installent à Paris, et plus précisément au “Temple”, l’ancienne prison de Louis XVI ! Très vite, la communauté du “prieuré du Temple” s’agrandit.
Mais trente ans plus tard c’est la catastrophe : la Révolution de 1848 oblige les soeurs à quitter le temple, et la donation est annulée…
Dès lors, voilà les soeurs en cavale pour des années bien compliquées :
- elles déménagent d’abord de l’autre côté de la Seine, dans le septième arrondissement, où elles fondent un pensionnat
- en 1904, comme la plupart des communautés monastiques de l’époque, elles ont bien failli être chassées de France !
- plus tard, en 1938, leur monastère est mis en vente sans que les soeurs n’aient donné leur accord ! Direction alors pour Meudon cette fois-ci, où elles comptent s’installer “provisoirement”, en attendant de trouver quelque chose de mieux. Le “provisoirement” durera tout de même plus de douze ans !
Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que les soeurs atterrissent enfin à Limon dans l’Essonne et commencent un vie plus paisible ! La petite communauté attire beaucoup de monde et s’agrandit très vite. Ainsi, en 1967, un petit groupe de religieuses part pour la Provence et arrivent dans une ferme : c’est la naissance de l’abbaye de Jouques !

L’abbaye de Jouques est située en pleine Provence ! ©Abbaye de Jouques
L’abbaye de Jouques aujourd’hui
Aujourd’hui, les bénédictines de Jouques vivent sur place selon la règle de saint Benoît “prie et travaille”.
Pour le côté prière, elles se retrouvent sept fois par jour pour prier ensemble dans l’église du monastère, entièrement en chants grégoriens ! Le premier office est à cinq heures du matin (dur dur le réveil…)
Et pour le côté travail, les soeurs ont réussi à mettre à profit le climat provençal de leurs terres :
- elles cultivent 8,5 hectares de vigne grâce auxquelles elles produisent deux bons vins rouges : le “Louange” et le “Fidelis”
- elles possèdent également 2 hectares d’oliviers, à la place d’une ancienne oliveraie étouffée par la pinède, qu’elles bichonnent toute l’année pour en faire un peu d’huile d’olive !
- elles cultivent aussi de la lavande utile pour des petits pochons fraîcheur ou de l’huile essentielle !
- côté élevage, les soeurs ont également quelques vaches et ânes, une centaine de poules et même des abeilles pour le miel !
- et bien sûr, elles récoltent des tas de fruits (abricots, prunes, amandes) et des légumes dans leur potager !

À l’abbaye de Jouques, les vignes poussent au son des cloches du monastère ! ©Abbaye de Jouques
Vente exceptionnelle : aidons les soeurs à écouler 3500 bouteilles de vin et 2500 tapenades !
À cause du confinement, les ventes de vin des soeurs ont chuté. Donnons leur un coup de pouce pour les aider :
- côté finance, car avec plus de 2 mois sans hôtellerie ni boutique, l’équation économique est tendue !
- côté stockage, car les vendanges arrivent dans un mois et demi et il faut libérer de la place pour les prochaines cuvées !
- côté développement, car il faut montrer l’engouement autour de ce vin pour aider les soeurs à mener à bien leurs projets, dont celui de lancer un rosé tout bientôt !
Au programme : 2 vins différents, et une tapenade, tous certifiés MONASTIC® :
- un vin rouge “louange” : robe rouge grenat, notes de fruits noirs (cassis, mûres) au nez, et de fruits mûrs et d’épices en bouche. 100% grenache, il est parfait avec des viandes froides ou saignantes ou des desserts aux fruits rouges !
- une vin rouge “Fidelis” : robe rouge grenat brillante, notes de fruits rouges et d’épices au nez, et de cerise noire et de bleuet en bouche. 100% merlot, il est excellent avec des viandes en sauces, des grillades, ou de la charcuterie !
- une tapenade, la 1ère et unique tapenade monastique ! Parfaite à l’apéro avec des gressins au romarin, ou en plein repas avec de l’agneau ou du cabillaud !
Détails et précommandes : Opération Abbaye de Jouques (livraison du 3 au 7 août)
Et pour diffuser l’info rapidement autour de vous, cliquez sur ce lien Whatsapp (message modifiable avant envoi), et envoyez-le à 4-5 personnes de votre entourage !

Une bonne tapenade, qui sent bon la Provence ! ©Divine Box
Autun : découverte d’une nécropole paléochrétienne
Dans la région d’Autun (Saône-et-Loire) les recherches préventives, entamées avant le démarrage du chantier d’une maison, ont permis la découverte d’une nécropole paléochrétienne. Nicolas Tisserand, l’un des huit archéologues procédant aux recherches n’en revient toujours pas : c’est
« une très belle découverte, car il s’agit de la plus grande sépulture trouvée à la fois sur Autun et sur le nord de la France ».
Cette nécropole contient 150 tombes accueillant « les sépultures chrétiennes parmi les plus anciennes de la moitié nord de la Gaule », précise Carole Fossurier, anthropologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).
Fondée au Ier siècle avant notre ère, la cité romaine d’Autun – à la charnière de l’Antiquité et du Moyen Age – a été un des hauts lieux de la chrétienté médiévale.
Autre découverte d’importance : celle d’un sarcophage de grès, vieux de plus 1 500 ans, abritant un cercueil en plomb « potentiellement hermétique », qui pourrait contenir
« une dépouille bien conservée, avec peut-être ses vêtements et d’autres éléments non dégradés par les bactéries », espère Nicolas Tisserand.
Contient-il les restes mortels d’Amator, le premier évêque d’Autun, mort à la fin du IIIe siècle ?
Addendum 19/07 :
Une lectrice, enseignant la littérature grecque et spécialiste du christianisme ancien, nous fait remarquer que cet article contient une inexactitude, déjà présente en son temps dans l’article du Figaro (dans les premiers jours de juillet). Si 150 sépultures probablement chrétiennes ont été récemment mises à jour, l’inscription chrétienne de Pektorios/Pectorius est connue depuis le XIX° s, et ne constitue donc pas une découverte récente. Elle constitue l’un des fleurons du musée d’Autun.
Cette méprise est sans doute imputable au caractère trop général du rapport publié par l’Inrap. Sur ce rapport (mis en ligne le 30.06, et modifié le 3.07.2020), on lit, pour présenter le contexte des nouvelles fouilles:
“En usage du milieu du IIIe siècle jusqu’au Ve siècle, cette nécropole est restée longtemps dans les mémoires car plusieurs mausolées étaient encore visibles au XVIIIe siècle. Certains de ces imposants monuments funéraires contenaient des sarcophages de marbre. L’un d’entre eux aurait abrité la dépouille d’Amator, parfois cité comme le premier évêque d’Autun. Un premier mausolée, tombeau fondateur de l’église Saint-Pierre, était bâti sur une villa gallo-romaine et aurait abrité la dépouille d’une personnalité localement vénérée. La nécropole accueillait les sépultures chrétiennes parmi les plus anciennes de la moitié nord de la Gaule : en provient l’une des premières mentions du Christ en Gaule, l’inscription de Pektorios, datée du IVe siècle.”
Puis vient la présentation des découvertes récentes:
” La fouille livre aujourd’hui près de 150 inhumations. …”
En réalité, l’inscription de Pektorios/Pectorius, gravée à l’occasion des funérailles de sa mère, a été découverte à Autun près de St Pierre-l’Estrier par le futur card. J-C Pitra en 1839, et après de nombreux échanges avec des savants de l’époque, publiée par Pitra en 1852.
En voici le texte, qui est très intéressant car il fait allusion en termes symboliques codés, d’abord au baptême, puis à l’eucharistie, et enfin à la prière pour les défunts et à l’intercession des âmes de ces derniers pour les vivants. On notera qu’il ne mentionne pas explicitement le Christ, mais s’en tient à des noms imagés (Poisson, Sauveur, Maître) :
“O race divine du Poisson céleste,
Garde une âme pure parmi les mortels
Parce que tu as reçu la source immortelle,
Rajeunis ton âme, ami, dans les eaux divines,
Par les flots éternels de la sagesse qui donne les trésors.Reçois l’aliment doux comme le miel du Sauveur des Saints,
Mange à ta faim, bois à ta soif,
Tu tiens le Poisson dans les paumes de tes mains.
Nourris-nous donc, Maître et Sauveur, avec le Poisson.
Qu’elle repose en paix, ma mère
Ainsi je te prie, (toi) Lumière des morts.Aschandius, mon père, aimé de mon cœur,
Avec ma douce mère et mes frères,
Dans la paix du Poisson,souvenez-vous de votre Pectorius.”
(les initiales des cinq premiers vers forment le mot Ἰχθύς, Poisson).
Cette inscription grecque est de fait la plus ancienne inscription chrétienne des Gaules. On la date du IV° s. par précaution, mais son style archaïque et codé suppose qu’elle a été gravée antérieurement à l’édit de Milan (313) qui officialisait le culte chrétien, et personnellement je pense qu’une datation au III° s. est plus vraisemblable.
220 000 avortements chaque année, ce n’est pas assez
Des députés ont présenté jeudi une proposition de loi visant encore à améliorer l’accès à l’avortement, sous prétexte que la crise du Covid-19 a empêché de tuer quelques enfants à naître.
Emmenés par l’ex-LREM Albane Gaillot, désormais membre du groupe “Ecologie Démocratie Solidarité” (EDS), une quarantaine d’élus, issus de 8 des 10 groupes politiques représentés à l’Assemblée, sont signataires de la proposition de loi. Ils proposent une large avancée dans la culture de mort :
- L’article 1er prévoit la remise d’un rapport du Gouvernement au Parlement évaluant la mise en œuvre de l’éducation à la sexualité dans le cadre scolaire, à l’école primaire, au collège et au lycée.
- L’article 2 prévoit l’allongement des délais légaux d’accès à l’IVG de douze à quatorze semaines. Et puis ensuite ce sera 16 semaines, et 18, etc.
- L’article 3 étend l’autorisation de pratiquer des IVG instrumentales aux centres de planification et d’éducation familiale.
- L’article 4 supprime la double clause de conscience spécifique à l’IVG. Il faut obliger les médecins à tuer.
- L’article 5 prévoit de faciliter l’accès à l’interruption médicale de grossesse (donc jusqu’à la naissance !) pour raisons psychosociales. Derrière les raisons pyschosociales, on peut tout mettre.
- L’article 6 met en place une expérimentation, visant à permettre aux sages‑femmes de réaliser des interruptions volontaires de grossesse instrumentales dans les établissements de santé.
Mme Gaillot a rappelé que “près d’une femme sur trois a recours à l’avortement” au cours de sa vie. C’est énorme. Et il ne lui vient pas à l’esprit qu’il faudrait limiter ce recours, aider les femmes enceintes, les défendre face à leur famille qui les incite à avorter. Non, il faut du sang. Des sacrifices humains. Encore.
A défaut de censure avec la loi Avia, vers une restriction d’internet ?
La loi liberticide du député Avia ayant été censurée par le Conseil constitutionnel, le gouvernement cherche d’autres moyens pour restreindre la liberté d’expression. Le Premier ministre Jean Castex a déjà prévenu, laissant entendre qu’il mettrait plus d’énergie à lutter contre contre la liberté d’expression que contre la violence des banlieues. Au passage, en affirmant que “les réseaux sociaux c’est le régime de Vichy, il ne se rend pas compte qu’il se place dans la peau d’un Gauleiter chargé de réprimer les résistants qui agissent sous pseudonymes…
Ainsi, le Conseil national du numérique (encore un organisme soviétoïde), composé d’une trentaine de membres nommés par arrêté du Premier ministre sur proposition du ministre chargé du numérique, préconise de limiter les forfaits internet.
La feuille de route sur l’environnement et le numérique, publiée la semaine dernière, comporte deux piliers : un numérique sobre ; un numérique au service de la transition écologique et solidaire. Parmi les mesures proposées dans le premier pilier, une a particulièrement retenu l’attention de nombreux lecteurs :
« encourager les forfaits à consommation limitée, y compris sur le fixe, […] (sachant qu’une fois le seuil dépassé, il s’agit de passer à des débits moindres) ».
Si le Conseil national du numérique rappelle que l’objectif de la mesure n’est nullement de remettre en question les forfaits internet fixes illimités et leurs tarifications, il précise vouloir :
inciter le marché à proposer des offres plus vertueuses, avec la mise en avant de forfaits « verts », en plus de ceux existant aujourd’hui, et adaptés à ceux qui peuvent et souhaitent consommer peu, sont soucieux de leur empreinte environnementale ou encore souhaitent maîtriser leurs usages. Cette mesure s’inscrit dans un panel d’autres mesures de responsabilisation de tous les acteurs du numérique.
Les établissements hors-contrat en permanence menacées par les institutions gouvernementales
Après l’incroyable décision du rectorat de Rennes concernant l’octroi du Baccalauréat, Anne Coffinier a annoncé qu’un cas similaire s’est produit également à Nice :
📣📣Après Rennes, 2e victoire à Nice pour le bac #horscontrat. Avec l’aide de Créer son école et Educ’France, l’intervention experte de @hdeLacoste les lycéens des cours George Sand et Lafayette ont reçu du #rectorat les diplômes du #baccalaureat2020 pour TOUS ❗️😊💪
— Anne COFFINIER (@ACoffinier) July 16, 2020
Laurent Joffrin veut oeuvrer “à la recomposition de la gauche”. On lui souhaite le même succès qu’à Libération
Libération a perdu 1 lecteur sur 3 pendant le quinquennat de Hollande. En mai 2012, la diffusion de Libération était de 135 157 exemplaires. En mai 2017, cette diffusion est tombée à 84 425 exemplaires, soit la perte de plus d’1 lecteur sur 3. En mai dernier, la diffusion est passée… sous la barre des 70 000 : 68 593 exemplaires.
Après l’annonce de la sortie du quotidien du groupe Altice pour être transféré dans une fondation, à la mi-mai, puis celle de l’arrivée de Denis Olivennes à sa direction générale, le 11 juin, les salariés du titre ont appris, jeudi 16 juillet, le départ de son directeur de la publication, Laurent Joffrin. A 68 ans, le journaliste se lance en politique.
Dov Alfon, qui fut rédacteur en chef du quotidien de gauche israélien Haaretz entre 2008 et 2011 avant d’en être son correspondant à Paris à partir de 2016, pourrait être nommé à la tête du journal.
Elections municipales à Marseille : 4 personnes placées en garde à vue
Quatre personnes, dont un commissaire de police et une colistière de Samia Ghali (DvG), ont été placées en garde à vue à Marseille après des soupçons de fraudes aux procurations pour les élections municipales. Samia Ghali (ex-sénatrice PS des quartiers Nord de Marseille) avait apporté son soutien (2% des suffrages) à Michèle Rubirola, tête de liste d’une liste d’extrême gauche, pour la mairie de Marseille.
Si l’enquête se concentrait au départ sur le camp de Martine Vassal (LR), elle a été élargie au huitième secteur, celui que Samia Ghali a remporté avec 400 voix d’écart, face au Printemps marseillais. Parmi les personnes placées en garde à vue, figurerait un commissaire de police très connu des quartiers Nord, mais aussi Marguerite Pasquini, colistière de Samia Ghali qui avait présidé la séance du conseil municipal lors duquel Michèle Rubirola a été élue maire de Marseille. Deux autres militants seraient aussi en garde à vue.
La France est championne ! … des prélèvements obligatoires
Lu dans la lettre de Valeurs Actuelles :
La France est le pays champion du monde des prélèvements obligatoires. Charges patronales, impôts sur le revenu, TVA et autres taxes frappent entreprises et ménages tous les mois. Une étude de l’OCDE fin 2019 montrait que la France était restée le pays avec la plus forte pression fiscale. Entre 2017 et 2018, le taux de prélèvements obligatoires était de 46 % ! Un chiffre stable alors qu’Emmanuel Macron s’était engagé pendant la campagne présidentielle à faire en sorte de relâcher la pression fiscale. Certes, il a réformé la fiscalité sur les revenus du capital, transformé l’ISF en IFI (impôt sur la fortune immobilière) ou encore baissé les cotisations salariales dans le privé. Mais l’effet de ces mesures sur la pression fiscale a été annulé par des hausses de taxes et d’impôts : augmentation de la CSG sur les retraites et des taxes sur les carburants au nom de l’écologie. Le décalage de calendrier entre l’entrée en vigueur rapide des hausses de prélèvements et les baisses étalées sur plusieurs années est en partie responsable.
Sur les réseaux sociaux, une image est devenue virale : celle d’un texte publié par un chef d’entreprise dénonçant l’impact des charges et de la TVA sur son entreprise et intitulé C’est ça la France. Il décrit sa situation : « Quand je donne 100 euros à l’un des mes employés, ça me coûte, avec les charges patronales, 150 euros. » Avant de rappeler la différence entre le salaire net et brut ainsi que le poids de l’impôt sur le revenu : « Sur ces 100 euros brut, ce salarié va percevoir 70 euros net. Comme il va être imposé sur le revenu à environ 30 %, soit 21 euros, il va donc lui rester 49 euros de pouvoir d’achat. » Et la démonstration ne se finit pas là, il faut y ajouter la TVA : « Ce qu’il va dépenser sera soumis à une TVA de 20 %. Donc son pouvoir d’achat réel sera de 39 euros. » Une somme bien dérisoire comparée au coût de l’employé pour l’entrepreneur : « Sur les 150 euros que j’aurais déboursés pour lui, mon salarié ne va disposer que de 39 euros, l’État prélevant 111 euros au passage ! Voilà comment on a tué notre industrie et nos emplois ! »
Si les chiffres avancés par ce chef d’entreprise sont légèrement exagérés, il n’en demeure pas moins que les prélèvements sur les entreprises et les salariés sont délirants. Pour un salaire net de 1 000 euros, les charges patronales s’élèvent à 54 %, sauf pour les bénéficiaires du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi), mis en place sous la présidence de François Hollande. Quant au montant des charges salariales, elles s’élèvent à 22 % du salaire brut et 28 % du salaire net. Et la TVA est effectivement de 20 % pour la majorité des ventes de biens et des prestations de services… Un coup de canif porté à la consommation des ménages, dont le profit ne revient pas aux entreprises mais encore une fois à l’État.
Le texte publié sur Twitter est en effet un exemple qui donne un début de réponse à l’effondrement de l’industrie et des emplois en France. La pression fiscale détruit l’économie française et provoque l’indignation des Français. N’oublions pas que le mouvement des “gilets jaunes” était d’abord et avant tout un mouvement contre le harcèlement fiscal des ménages. La hausse des prix du carburant, issue d’une nouvelle hausse des taxes, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
