Comment aller à la messe…
Une bonne synthèse reçue d’une lectrice :
1. Le juge des référés a précisé que […] toute personne puisse se rendre dans une église proche de son domicile sans condition de distance et en cochant, dans l’attestation de déplacement, la case « motif familial impérieux ».
2. Mgr Aillet :
« Rien n’empêche les prêtres de célébrer la messe dans les lieux de culte qui restent ouvertes et rien n’empêche les fidèles d’entrer dans les églises individuellement. C’est l’organisation de cérémonies religieuses qui est suspendue… »
3. Rien n’empêche les prêtres de célébrer la messe dans des lieux privés. Le décret du 29 octobre ne concerne que les “établissements de culte” (art. 47) et les “lieux ouverts au public” (art. 3).
4. Rien n’empêche non plus les prêtres référents de célébrer la messe dans les chapelles des établissements scolaires catholiques – aussi longtemps que mesures de distanciation et gestes barrières y sont respectés, et que seule la communauté éducative et les élèves y ont accès.
5. Du reste, il est possible de déclarer l’organisation d’un culte sur la voie publique. Si des mesures concrètes telles que masques et distances sont prises, il n’y a aucun moyen légal d’empêcher la célébration de la Sainte messe… La manifestation ce matin à Nantes avait été déclarée en préfecture.
Le cycle féminin est aujourd’hui récupéré par la culture de mort
Suite à mon article sur le mélange des genres entre culture de vie et culture de mort dans un colloque sur la femme, Gabrielle Vialla dénonce :
Un marketing agressif. Une fausse gratuité. La récupération de vos coordonnées. Plus c’est gros, plus ça passe. « Kiffe ton cycle », très présent sur les réseaux sociaux, promeut dorénavant pour la jeunesse des intervenants féministes, pro-IVG, pro-genre… Dans son dernier événement « sommet du cycle menstruel », les deux intervenants phares sont féministes, auteurs pour le premier d’un livre « Ceci est mon corps » et pour la seconde de « Ceci est mon sang » (sic) ; signataires d’une tribune du planning familial pour l’abrogation de la clause de conscience spécifique à l’IVG pour les personnels soignants. On y trouve aussi de nombreux partisans de toutes sortes de relations sexuelles précoces, avec la contraception. Une minorité d’intervenantes désire y porter une parole de vérité, avec cette incohérence et confusion qu’elles contribuent à la publicité pour les plus durs idéologues, auprès d’un public qui leur fait confiance.
Tout observateur lucide fait ce triste constat : le cycle est aujourd’hui récupéré par la culture de mort.
L’idéologie de 68 résumée par le slogan « c’est mon corps » est si bien assimilée par nos contemporains que les partisans de l’avortement peuvent se payer le luxe de récupérer le cycle. Si dans un premier temps, ils ont œuvré à détruire le cycle par la pilule, à la faveur du retour écologique, ils s’adaptent maintenant au rejet toujours plus grand des hormones artificielles par le grand public féminin. Qu’à cela ne tienne. On a vu la promotion et la croissance du marché du stérilet en cuivre. En ce moment, les laboratoires pharmaceutiques travaillent sur des contraceptions qui sont de plus en plus abortives tout en évitant d’altérer trop le cycle, afin que les femmes aient le moins d’effets secondaires possibles. Leur libido ne doit pas être diminuée. Il faut jouir. Rien de vaut une belle ovulation pour se sentir attirante. Quand à la PMA, y compris pour les personnes homosexuelles, elle utilise depuis longtemps la connaissance du cycle.
Que faire ? Nous devons prendre conscience puis refuser toute approche naturalistedu cycle qui refuse la transcendance et vante le relativisme. Derrière de nombreuses présentations, figure un athéisme pratique dans lequel le corps n’est qu’un instrument matérialiste, qu’on ne doit à personne, qui n’a, à répondre, de rien de ses activités génitales. Dans tout cela, il reste l’innocent. Toujours le même : l’enfant à naître. Lui il est prié de se taire, le plus souvent à jamais…
Quel avenir pour les promoteurs des méthodes naturelles qui instruisent de la connaissance du cycle ? Choisir la vie. Le cycle féminin est au service de la vie, dans sa complémentarité avec le masculin. C’est en fonction de ce respect inaliénable, que les admirateurs du cycle ne s’abuseront pas eux-mêmes, qu’ils ne se perdront pas dans les méandres des mensonges féministes qui doivent sans cesse se renouveler pour survivre. Toutefois, ne discréditons pas les moniteurs de régulation naturelle des naissances. Au contraire. Ce sont eux aujourd’hui les véritables soldats dans ce combat. Ces foyers témoignent et répètent inlassablement à tout-un-chacun ce lien indissociable entre la sexualité et la vie. Ils rappellent fondamentalement à tous la responsabilité humaine face à la transmission de la vie. Celle-ci est d’abord confiée aux futurs parents, mais tout-un-chacun, personnel soignant, éducateur, chercheur, pasteur doit mesurer sa responsabilité. Que ceux qui aujourd’hui dans un tel climat de confusion choisissent de rester fermes dans ce service de la vie, puissent être encouragés et remerciés.
L’illustration, très évocatrice, de Pauline Nitsch, provient de mon livre Bien vivre le cycle féminin, éd. Artège, destiné aux mères de famille et à tous à partir de la puberté. Cette image fait contempler que chaque personne est entrée dans la vie par le cycle.

Gabrielle Vialla (dernier ouvrage : La Chasteté, un don qui rend sa beauté à la sexualité)
La liberté de culte au programme de CNEWS
Aymeric Pourbaix et ses invités Jean-Frédéric Poisson, président de VIA, Thibault Collin, philosophe, l’Abbé Philippe de Maistre, curé de Saint-André de l’Europe à Paris, Mgr Ginoux (par Skype) et Véronique Jacquier s’interrogent sur la liberté de culte :
Joe Biden connaîtra-t-il le sort d’Al Gore ?
Le Washington Post du 8 novembre 2000 annonçait la victoire d’Al Gore. Le 12 décembre 2000, George W. Bush était officiellement proclamé vainqueur de la présidentielle, après avoir contesté certains résultats…
Sur Twitter, certains montrent que les preuves de fraude ont été accumulées par la Maison Blanche :
1/8 Selon Tom Graham @tom2badcat, ancien militaire de haut-rang, le soir de l’élection, Trump et son équipe de campagne se sont réunis dans le bâtiment Eisenhower, juste à l’ouest de la Maison Blanche, pour suivre les résultats. pic.twitter.com/tQNOFfwBPg
— 𝗯𝗿𝘂𝗻𝗼lp (@brunolp30) November 8, 2020
This is going to drag on quite a while. Let me cover the basics:
— CulturalHusbandry (@APhilosophae) November 7, 2020
Donald Trump a évoqué sur Twitter le grand nombre de fraudes, notamment en Pennsylvanie.
“We should look at the votes. We’re just beginning the tabulation stage. We should look at these allegations. We’re seeing a number of affidavits that there has been voter fraud. We have a history in this country of election problems. In Pennsylvania you had an order by a…
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) November 8, 2020
Nous croyons que ces gens sont des voleurs. Les machines des grandes villes sont corrompues. C’était une élection volée. Le meilleur sondeur de Grande-Bretagne a écrit ce matin qu’il s’agissait clairement d’une élection volée, qu’il était impossible d’imaginer que Biden devançait Obama dans certains de ces États. Là où ça comptait, ils ont volé ce qu’ils avaient à voler
“We believe these people are thieves. The big city machines are corrupt. This was a stolen election. Best pollster in Britain wrote this morning that this clearly was a stolen election, that it’s impossible to imagine that Biden outran Obama in some of these states.
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) November 8, 2020
Si Joe Biden a annoncé sa victoire soudainement, et toute la presse avec lui, c’est peut-être pour couper court aux moult accusations de fraudes qui remontaient…
Pour l’heure, l’élection du Président des Etats-Unis n’a pas été actée par le collège des Grands Electeurs et on ne connaît pas encore l’issue du recours direct de Donald Trump à la Cour Suprême lancé dans la nuit du 3 au 4 novembre :
Mais, d’ores et déjà , cette élection américaine nous en dit beaucoup sur l’état de la vie démocratique en Occident. L’élection de 2020 a été marquée par des fraudes quasiment manifestes, tant sur le vote par correspondance que sur le décompte des voix lui-même. Le décompte chaotique des résultats met un voile d’incertitude et de défiance désastreux sur la démocratie américaine et sur la démocratie en général. Le peuple s’exprime mais l’idéologie mondialiste et l’Etat profond sont si prégnants qu’il est désormais impossible d’avoir une transparence parfaite entre l’expression du peuple et le résultat électoral. Le fonctionnement électoral aux Etats-Unis peut – c’est la règle du jeu – faire élire un Président avec un nombre de voix inférieur à son adversaire, c’est un fait. Mais la carte des résultats par comtés fait apparaître une Amérique « rouge » en dehors des métropoles mondialisées, de la côte Ouest et de la côte Est.
Plusieurs réflexions affleurent à la lecture de ce résultat provisoire.
Ce sont les médias qui déclarent l’élection du Président des Etats-Unis. CNN dixit. Fox News de même. L’élection est faite. Le mouvement « populaire » festif qui en découle et les déclarations plus ou moins hâtives des chefs d’Etat entérinent le résultat. On se retrouve dans un mode plébiscitaire, qui est du reste l’essence de la démocratie américaine. Mais c’est un plébiscite faussé, théâtral, surjoué par l’Etat profond et par des masses manipulées par l’idéologie mondialiste et atlantiste.
Le déroulement de cette élection ne laisse de surprendre. Généralement – si je puis dire – dans la conception machiavélienne du pouvoir, c’est le chef d’Etat qui, voulant « durer », utilise tous les moyens en son pouvoir pour se maintenir. Or, ici, de manière inédite, c’est l’impétrant qui a utilisé l’arme de la fraude, du trucage électoral comme si le vrai pouvoir était ailleurs, à son service. Avec l’élection de Joe Biden, c’est l’Etat profond qui remonte à la surface, vient fermer une parenthèse de quatre ans qui a bien des égards entravait le déroulement du Great Reset prévu pour 2021. Le retour aux fondamentaux isolationnistes de l’Amérique, l’attention portée à l’Amérique blanche, le contrat social nouveau de Trump qui lui a attiré d’ailleurs les voix de certaines minorités souhaitant un capitaine qui assume, sa tentative de chinese containment, sa diplomatie récente au Moyen-Orient, son refus de l’impérialisme démocratique ignorant des spécificités civilisationnelles. Tout cela, était trop peu coopératif et peu soluble dans l’ingénierie économique, sociale et internationale pensée dans le cadre du Great Reset.
Biden lui est parfaitement davocompatible. Le retour dans les Accords de Paris joue le jeu d’un écologisme qui entre pleinement dans la stratégie du Great Reset. La relance économique par l’endettement déjà colossal aux Etats-Unis crée la prison de demain pour les ménages et pour l’Etat. Well done. Ses réformes sur la justice tendent à trouver des alternatives à l’incarcération, une idéologie judiciaire désastreuse qui conduit les pays occidentaux dans le chaos insécuritaire. L’assouplissement de l’immigration qu’il a promis dans sa campagne va encore mettre à mal la cohésion nationale et fragmenter le pays. Amazing. L’élection de Joe Biden, c’est l’assurance d’un Great Reset tranquille, le retour à l’Occident faible, dans son ensemble.
Donald Trump a été un très bon Président des Etats-Unis et un piètre président européen, précisément parce que l’Europe doit assumer son destin. Donald Trump était le kairos de l’Europe pour faire sécession avec l’atlantisme.
Biden sera à n’en pas douter, s’il est par malheur élu, un piètre Président des Etats-Unis et de l’Europe. Il est un occidental atlantique, acquis à l’idéologie mondialiste, celle des hubs, des métropoles mondialisées, celle de la sécession des élites. Mais l’UE l’adulera, les Européens se laisseront prendre au piège d’un lien régénéré avec l’Amérique alors que notre vocation historique est de nous en distancier.
C’est un démocrate sans Demos, sans vertus démocratiques. Son élection va entraîner l’Occident dans la décadence tant redoutée par les peuples historiques et tant attendue par Davos, par les instigateurs publiquement connus du Great Reset qui attendent un nouveau contrat social, un nouvel homme, l’effacement des nations occidentales.
Attendons le résultat du recours mais n’espérons pas trop.
Election présidentielle US : pourquoi il faudrait mieux rester prudent
Même s’il existe une forte probabilité que le 46ème président des Etats-Unis soit Joe Biden, voici trois raisons de rester prudent.
L’élection du président des Etats-Unis se joue officiellement début décembre et non début novembre.
Il reste donc un mois à attendre. Ce n’est pas aux médias d’annoncer la victoire de Joe Biden, c’est à Donald Trump de reconnaître sa défaite. C’est ainsi. C’est un usage, une coutume de la vie démocratique américaine. Les médias devraient faire preuve de prudence, eux qui en 2000 s’étaient empressés d’annoncer à tort la victoire d’Al Gore. D’ailleurs, certains dirigeants, comme le président du Mexique, préfèrent attendre avant de féliciter Biden (« it’s too soon to congratulate Biden”). Mais aussi la Russie, le Brésil, la Slovénie, la Pologne et la Hongrie refusent, pour l’instant, de reconnaître Joe Biden comme président élu...
Aucun état Américain n’a donc encore certifié ses résultats. Seuls CNN et AP ont annoncé la victoire de Biden.
Voici les réflexions d’Henri Védas, bien connu pour les lecteurs les plus anciens du Salon beige :
Biden est devant grâce à une marge qui est sans doute inférieure à la “marge de fraude” – similaire à Kennedy vs Nixon en 1960. Oui, Trump est sans doute devant sur les bulletins légaux. Pour autant, cette “marge de fraude” est indémontrable : il faudrait un audit titanesque du vote à Philadelphie, Atlanta, Milwaukee, avec un volet racial explosif.
Le mieux serait donc pour Trump de déclarer sa défaite – non parce qu’il a légitimement perdu, mais, comme Nixon en 1960, parce qu’il n’y a pas de voie pour obtenir justice. Mais le processus US légal passe par la certification des résultats Etat par Etat, jusqu’au vote des grands électeurs début décembre, avant validation nationale des résultats par le Congrès. Il a été usuel de “court-circuiter” ce processus, par commodité – le moment déclencheur de la désignation de facto du nouveau président étant la reconnaissance de sa défaite par l’un des deux candidats. Y compris en 2000, quand Bush, les médias, la communauté internationale, etc, ont attendu 3 semaines que Gore soit prêt à concéder sa défaite. Ce que l’on voit ce soir – la déclaration coordonnée de la victoire de Biden, avec l’appui de la communauté internationale, de l’establishment, de plusieurs personnalités du GOP – s’apparente à un vrai coup de force. En 2000, les médias soutenaient la démarche d’Al Gore et dénonçait une fraude, peut-être réelle, de Bush fils en Floride (…)
Non, Biden n’est pas “Président-Elect”. On assiste à un coup de force. Bravo à ceux qui ont voté Biden parce qu’ils voulaient un “retour aux normes”. Respecter les “normes » : attendre que Trump concède ou que les résultats en sa faveur soient validés par les Etats, après que des recours éventuels auront été tranchés par les tribunaux. Rien ne l’empêchait dans l’intervalle de préparer sa transition, etc, sans pour autant créer ce coup de force. Le refus de Trump de concéder ne créerait aucun vrai blocage.
Mais le pire, c’est que Biden bloque la voie à une concession en bonne et due forme de Trump (qui n’était peut-être qu’une question de jours), alors que cette concession est une étape importante de l’acceptation des résultats par la moitié du pays. Biden (ou le système derrière lui) ne veut pas d’une transition normale : par son mépris des normes, il crée délibérément une transition de rupture, et une répudiation “institutionnelle” de Trump qu’il n’a pas obtenue par les urnes.
De 2016 à 2018, les médias ont contesté la victoire de Donald Trump en dénonçant une soi-disant ingérence russe. Pourquoi serait-ce complotiste de contester légalement aujourd’hui un résultat ? Pourquoi, en 2016, les élections présidentielles US auraient été manipulées par la Russie et Poutine et qu’en 2020, elles seraient un exemple parfait de transparence et de régularité.
De nombreux recours ont été déposés par les équipes de Donal Trump
Il faut donc attendre leur dénouement, notamment au regard des doutes qui existent sur la sincérité du scrutin dans de nombreux états, notamment ceux où les résultats sont les plus serrés et où Joe Biden a rattrapé, de manière improbable, un retard énorme. Si Donal Trump concède aujourd’hui sa défaite, il renonce de fait renoncer aux recours. C’est pourquoi, il aura fallu attendre début décembre 2000 la décision de la Cour suprême pour qu’Al Gore concède sa défaite.
Inutile de donner ici les multiples témoignages de fraudes tellement il est impossible de faire la part des choses entre fake news, fausse vidéos et faits incontestables. Toutefois, le président de l’Assemblée du Wisconsin, Robin Vos (R), a demandé à la commission des campagnes et des élections d’examiner les votes dans tout l’État, en raison des inquiétudes suscitées par le dépôt massif de bulletins au milieu de la nuit pour Biden [source]. Il y a rarement de la fumée sans feu.
Voici un résumé d’Edouard Husson sur le scénario de la fraude, qui vaut ce qu’il vaut, mais qui devrait intéresser les journalistes :
Quelles certitudes avons-nous concernant l’élection présidentielle américaine 2020 ?
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Les Démocrates ont vu COVID 19 comme occasion de fausser les résultats grâce au vote par correspondance. Trump a prévenu dès le mois de mai.
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Les Républicains étaient sur leurs gardes. Cependant les Etats-Unis vivent dans un état de droit. La constitution prévoyant que les Etats sont responsables de l’organisation de l’élection, le président s’est contenté d’avertir et de mobiliser le parti républicain sur le terrain. Ce n’est qu’en cas d’échec patent de l’organisation locale que la Fédération peut intervenir. Ce qui se passe depuis mercredi matin.
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Les Démocrates ont une vieille expérience de trucage électoral. Tous les historiens savent que John Kennedy, en 1960, n’aurait pas été élu si les résultats n’avaient pas été falsifiés en sa faveur dans l’Illinois et au Texas. Et oubliant le renvoi d’ascenseur à ceux qui l’avaient aidé à gagner, il fut assassiné par des mafieux. Il y a, en particulier dans le Nord-Est des USA, une vieille tradition de tricherie démocrate. Les Républicains ont bien entendu aussi versé dans le trucage à certaines époques. Mais la supériorité démocrate dans ce domaine est suffisamment établie pour que Donald Trump, lors de son débat avec Joe Biden, ait évoqué le cas de Philadelphie !
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La soirée électorale du 3 au 4 novembre s’est d’abord déroulée normalement. Le dépouillement avançait au rythme classique. Cependant, à partir de 3-4h du matin heure européenne (21/22h sur la côte Est), stupeur de tout l’establishment démocrate, avec ses alliés médiatiques et dans les GAFA, Donald Trump est en train, malgré la mobilisation massive de l’électorat démocrate, de rééditer l’exploit de 2016. Il devient même probable qu’il l’emporte plus largement car il accuse un retard de moins de deux points au plan national. La stupeur se transforme en panique lorsqu’il se confirme qu’il a gagné le Texas et la Floride.
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Les Démocrates et leurs alliés dans le Léviathan (le « Deep State ») ont bien dressé des scénarios en cas de victoire de Trump ou de résultat indécis. C’est le « Transition Integrity Project », dirigé par l’ancien Chief of Staff d’Obama, John Podesta, qui fut aussi le directeur de campagne d’Hillary Clinton. Ce « war game » en 4 scénarios a fuité début août. Il n’a jamais été démenti. Ni commenté dans les médias alors qu’on y voit le projet d’empêcher Trump de rester à la Maison Blanche même en cas de victoire. Depuis août, les Démocrates se sont faits plus discrets mais ce qui se déroule à partir de 4h du matin donne à penser qu’ils avaient continué à « répéter ». On saura un jour la séquence exacte et je me contente de donner les quelques pièces du puzzle déjà évidentes. D’abord les médias, démocrates de cœur, contre toutes les habitudes, suspendent le « call » des Etats où l’avance de Trump est apparemment irrattrapable : Géorgie, Caroline du Nord, Pennsylvanie. Fox News qui, depuis longtemps n’est plus la chaîne objective qu’elle avait été durant la campagne de 2016, attribue l’Arizona à Biden alors que son avance n’est pas décisive. Les médias établis, pris de panique, essaient d’arrêter la « déferlante rouge ». Ensuite démarche concertée cette fois, l’establishment démocrate décide de lancer un véritable coup de force. On annonce un discours de Joe Biden, contre tous les usages d’une soirée électorale américaine. Tant que le résultat n’est pas certain et tant que le perdant n’a pas concédé la défaite à son adversaire par un échange téléphonique, aucun des deux ne prend la parole. C’était l’usage. Biden le rompt. Pourquoi ?
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Au même moment, le comptage des voix a été suspendu en Pennsylvanie, dans le Michigan et dans le Wisconsin. Pourquoi ?
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1h1/2 après Biden, Trump se présente devant la presse. Il dénonce le « coup » qui est en train de se passer. Et il verrouille le scénario : si l’on veut voler sa décision au peuple américain, explique-t-il, cela se terminera devant la Cour Suprême.
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Dans les heures qui suivent, la fraude se déploie massivement. A Milwaukee, à Detroit, à Philadelphie, on voit apparaître des bulletins Biden en nombre invraisemblable – même en tenant compte du fait que les Démocrates auraient plus voté par correspondance.
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Les Démocrates ont lancé une machine infernale. Apparemment, au moment où j’écris ce thread, ils ont gagné : grâce à la fraude et, sans attendre que les plaintes déposées par la campagne de Trump soient jugées, Biden s’auto-proclame vainqueur après avoir dépassé son rival dans les Etats dont il a été décidé, à l’état-major démocrate, mercredi vers 5h du matin heure européenne, que Trump ne devait pas les gagner et qu’il fallait concentrer sur ces Etats l’inflation et le trucage du vote par correspondance. Mais c’est piétiner le vote de 70 millions d’Américains. C’est entacher son éventuel mandat d’illégitimité dès le départ. C’est détruire l’état de droit. C’est envoyer aux dictateurs du monde entier, à commencer par Xi Jiping, le message que la constitution américaine ne serait plus qu’un chiffon de papier Personne ne sait comment cette histoire finira. L’état de droit américain reste solide pour l’instant. Les électeurs républicains sont plus pacifiques et démocrates que les désormais bien mal nommés « Démocrates ». Mais, s’il réussissait, avec la complicité des médias des GAFA, des milices antifa et des ingérences étrangères – Boris Johnson, avec beaucoup d’imprudence, vient de féliciter Biden – ce serait une terrible bombe à retardement, menaçant de faire exploser tous les principes sur lesquels repose la liberté.
Alors que la séquence électorale s’achève, l’avocat @olivierpiton appelle à «l’extrême prudence» car une «victoire au bout de @realDonaldTrump est absolument possible car même les États octroyés à @JoeBiden font l’objet d’un recours sur trois domaines»⤵️#GivebackTrumpvotes pic.twitter.com/yzfdDw1WYd
— Strategieduchoc 🇫🇷 (@strategieduchoc) November 7, 2020
Les questions que ne se posent pas les journalistes
Joe Biden perd les 3 États clefs où le vote est le plus sécurisé : Texas, Floride et Ohio. Il gagne les 3 États clefs où le vote est le plus « fraudable » : Pennsylvanie, Michigan et Wisconsin.
Il réunit à peine 20 personnes dans ses meetings alors que Donal Trump réunit des foules plusieurs fois par jour.

Les Démocrates ne gagneraient même pas le Sénat qui va probablement rester républicain après les deux derniers résultats attendu en janvier 2021 suite à des deuxièmes tours. Bizarre pour un candidat qui obtient plus de voix que Barack Obama…
Les résultats des votes par correspondance dans les Etats clefs donnent un résultat favorable à Biden situé entre 80 et 98%. La peur de la COVID 19 semble suffisante comme explication pour nos journalistes que l’on a connus plus investigateurs en d’autre occasions…Parmi les électeurs de Trump (70 millions), il n’y a pas que des “inconscients” face à la COVID 19 : quasiment aucun d’entre eux n’auraient donc voté par correspondance ?



La vidéo ci-dessous montre la joie des électeurs de Joe Biden. La peur de la COVID semble donc s’être miraculeusement éloignée :
I’m told these people were too afraid to go to the polls because of the coronavirus. pic.twitter.com/B2MZ5PqHdE
— Ian Miles Cheong (@stillgray) November 7, 2020
Voici ce que dit Gérald Ollivier, journaliste et spécialiste de la politique américain :
« Les démocrates ne voulaient pas seulement “gagner”, ils voulaient une vague bleue pour humilier Trump. Mais la fraude fut si massive, qu’ils en ont perdu le contrôle, et c’est eux qui seront humiliés quand la justice fera son œuvre. La victoire de Trump n’en sera que plus belle »
Manifestation devant la cathédrale de Nantes
Les catholiques nantais sont actuellement en train de prier devant leur cathédrale, avec une attestation de déplacement pour motif familial impérieux en y ajoutant “manifestation déclarée en préfecture”

« Voici l’Époux, sortez à sa rencontre »
Suite à l’ordonnance du Conseil d’Etat, la fronde monte au sein des catholiques, qui ne souhaitent pas revenir à une pratique dominicale uniquement par écran interposé… D’autant plus que l’ordonnance rappelle un certain nombre de libertés encore possible : les églises sont ouvertes et les prêtres peuvent se rendre chez les particuliers…
Un prêtre nous propose de publier le courrier qu’il a envoyé à ses paroissiens :
Presbytère de N.
Samedi 07 novembre 2020
X
Frères et Sœurs,
« Voici l’Époux, sortez à sa rencontre »
(Mt 25, 1-13 : Évangile du dimanche 08 novembre 2020…)
Par ce message, avec mes frères prêtres, Messieurs les Abbés N. et N., nous venons vous saluer très cordialement dans le Seigneur, et vous partager ce que nous inspire, pour demain dimanche 08 novembre, le rejet [1], ce soir, par le Conseil d’État des recours que la Conférence des Évêques de France, plusieurs Évêques et associations avaient déposés, demandant l’autorisation de la célébration publique des cultes pendant le confinement.
Ce matin même, le Premier Ministre déclarait, lors de l’hommage aux victimes niçoises tuées par un islamiste – parce que chrétiennes – dans la Basilique Notre-Dame de Nice :
« Aucune célébration religieuse n’est une offense dans une République laïque qui respecte la religion pour ce qu’elle est ; l’expression d’une conviction intime, et qui en garantit la pratique pour ce qu’elle est : l’exercice d’une liberté fondamentale. »
Cette quasi-simultanéité de déclarations contradictoires nourrit certainement l’incompréhension, et sans doute aussi, chez plusieurs d’entre vous, une triste colère.
Sans autres commentaires, nous partageons l’une comme l’autre.
Nous pourrions bien évidemment nous soustraire à la décision inique du Gouvernement, cautionnée par cette ordonnance du Conseil d’État, d’interdire la célébration de la Sainte Messe – parce qu’une injustice ne peut fondamentalement jamais nous obliger, en notre âme et conscience –, et nous gardons la possibilité de le faire.
Nous pourrions ainsi choisir de célébrer des Messes dites « privées » chez des particuliers, dans des maisons individuelles [2]…
Mais en priant et en échangeant entre nous, nous sommes plutôt arrivés à la conclusion qu’il valait mieux, dans un premier temps, utiliser l’absurde contradiction des Autorités civiles (pour ne pas dire, leur schizophrénie)…
Juste avant de vous exposer ce pour quoi nous avons opté, nous voudrions attirer votre attention sur une clarification positive qu’apporte cette fameuse Ordonnance, qui stipule qu’il faut, pour se rendre dans un lieu de culte, cocher sur les attestations de déplacement dérogatoire la case : « motif familial impérieux ». Et ce n’est pas une blague !
« Il résulte, par ailleurs, des déclarations faites lors de l’audience par l’administration, que des instructions ont été données pour que les Fidèles puissent se déplacer dans le lieu de culte le plus proche de leur domicile ou situé dans un périmètre raisonnable autour de celui-ci en cochant, en l’état du modèle-type de justificatif qui gagnerait à être explicité, la case « motif familial impérieux » » [3].
Vous savez donc désormais que cocher sur votre feuille d’attestation…
« [Les personnes] peuvent aussi se rendre dans ces établissements [de culte] à l’occasion de l’un quelconque de leurs déplacements autorisés hors de leur domicile, sans se munir d’un autre justificatif, pour y exercer, à titre individuel, le culte en évitant tout regroupement avec des personnes ne partageant pas leur domicile. »
Rappelons également que les lieux de culte restent légalement ouverts, et que les fidèles sont autorisés à s’y rendre, dans le respect des normes sanitaires en vigueur, gestes barrières, distanciation, la dose adéquate de gel hydroalcoolique, masques, et tout le tralala habituel [4].
De plus, puisque « les ministres du culte peuvent continuer à recevoir individuellement les fidèles dans les établissements précités […] », voilà concrètement ce que nous vous proposons, au moins pour demain, dimanche 8 novembre :
Nous vous invitons tout d’abord, en matinée, à vous nourrir de la Parole de Dieu, en prenant le temps de La lire, et de La méditer.
Vous pouvez le faire chez vous, à partir des lectures du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire [5], ou en suivant un office retransmis à la télévision, ou par Internet.
Nous vous recommandons, si vous en avez la possibilité, de suivre la Messe que présidera notre Évêque, Monseigneur N., demain, et que vous pourrez suivre à partir de 11h (sur le site du Diocèse) :
Dans l’après-midi, à partir de 14 h et jusqu’à 18 h 30, nous, vos prêtres, serons présents dans la Basilique pour vous permettre de recevoir le Corps du Christ, en vous donnant la Communion sacramentelle [6].
Nous vous invitons à venir le plus nombreux possible, pour témoigner, précisément, que pour vous, la Communion est réellement une nécessité impérieuse dont vous ne pourriez vous passer (alors qu’il n’est pas exclu d’envisager que l’on cherche à reléguer les Catholiques dans une bulle strictement privée de plus en plus minoritaire, en nous poussant dans des catacombes de mépris et d’oubli).
Cependant, pour que l’affluence soit régulée, et qu’il n’y ait pas trop de Fidèles à se retrouver au même moment à la Basilique, nous vous demandons – dans la mesure de votre possible – d’essayer de répartir votre venue tout au long de l’après-midi.
À titre indicatif, nous nous permettons de vous suggérer un critère alphabétique :
- de 14 h à 15 h, les personnes dont le nom de famille commence par A jusqu’à F,
- de 15 h à 16 h, ceux dont le nom commence par G jusqu’à L,
- de 16 h à 17 h, ceux dont le nom de famille commence par M jusqu’à R,
- après 17 h, les suivants.
Lors de votre venue à la Basilique pour y recevoir la Sainte Communion, nous vous exhortons à prendre un temps individuel de prière préalable, et à rester également pour un temps d’action de grâce, devant le Très Saint-Sacrement qui sera exposé tout l’après-midi, pour unir votre prière à celle de toute l’Église, dont la « Source et le Sommet » est l’Eucharistie.
Nous restons bien sûr également à votre disposition pour vous entendre en confession et vous administrer le Sacrement du Pardon.
Merci de bien vouloir diffuser le plus largement autour de vous, à tous les paroissiens de notre secteur, cette information qui est adressée à tous !
Merci également d’avoir le souci de nous signaler les personnes de votre voisinage, et/ou connaissance qui ne pourraient pas se rendre physiquement à la Basilique, mais qui seraient désireuses que leur soit portée la Sainte Communion.
Nous vous redisons notre communion de prière avec vous tous, spécialement par l’intercession maternelle de la Très Sainte Vierge Marie, Mère de l’Église, et demandons à Dieu de vous bénir et de protéger vos familles,
+ Abbés N., Curé,
N et N.
En résumé :
- Dimanche matin : lecture et méditation de la Parole de Dieu (selon la Liturgie de l’Église, du 32ème dimanche du Temps Ordinaire)
- Après-midi, à la Basilique : de 14 h à 18 h 30
- Exposition du Saint-Sacrement (et confessions possibles)
- Communion sacramentelle (par ordre alphabétique !)
[1] Ordonnance du Juge des Référés du Conseil d’État, du 07 novembre 2020 (n°s 445825, 445827, 445852, 445853, 445856, 445858, 445865, 445878, 445879, 445887, 445889, 445890, 445895, 445911, 445933, 445934, 445938, 445939, 445942, 445948, 445955) : « Les requérants ne sont, dès lors, pas fondés à soutenir que l’atteinte que les dispositions contestées portent à la liberté de culte ainsi qu’au droit au respect de leur liberté personnelle, à la liberté d’aller et venir et à la liberté de réunion, serait manifestement illégale. Il résulte de tout ce qui précède […], que les requêtes doivent être rejetées […] »
[2] Du reste, l’ordonnance du Conseil d’État sus-citée laisse entr’ouverte cette possibilité : « Les ministres du culte peuvent continuer […] à se rendre, au titre de leur activité professionnelle, au domicile des [fidèles] ou dans les établissements dont ils sont les aumôniers »…
[3] Notons, au passage, que cette ordonnance valide l’idée que se rendre dans un lieu de culte relève d’une nécessité impérieuse, et qu’il confirme que l’Église est bien une famille !
[4] « […] dans le respect des mesures dites barrières et notamment du port d’un masque, lequel peut être momentanément retiré pour l’accomplissement des rites qui le nécessitent. » (Ibid.)
[5] 1ère Lecture : Sg 6, 12-16 / Psaume 62 / 2ème Lecture : 1 Th 4, 13-18 / Évangile : Mt 25, 1-13.
[6] Selon le rite dit « abrégé » : rite pénitentiel / Prière du Notre Père et rituel jusqu’à la Communion / bénédiction et invocation à la Très Sainte Vierge Marie.
Engelszell en Autriche : bienvenue à l’abbaye (et à sa brasserie)
Bienvenue en Autriche, chez les moines de l’abbaye d’Engelszell ! Ici, au bord du Danube, une communauté de moines trappistes vit encore dans le silence de la prière et du travail, et sont notamment connus pour leurs nouvelles bières trappistes. Mais qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Comment se passe leur vie ? Allez, en avant, Divine Box vous raconte tout ça en 3 mn !

L’abbaye d’Engelszell est son style baroque – © Engelszell abbaye
Une histoire qui remonte à bien longtemps !
L’abbaye d’Engelszell n’est pas toute jeune ! Fondée en 1293 par Bernhard de Pramsbach (évêque de Passau), elle rejoint deux ans plus tard l’ordre cistercien. L’abbaye rayonne alors, mais seulement pour une bien courte durée. Elle est victime des épidémies et des incendies et se retrouve bien mal en point. Jusqu’au coup de grâce donné en 1786 par Joseph II, qui la ferme définitivement. Pour lui, un ordre contemplatif était inutile…
Pendant plus d’un siècle, Engelszell sert alors de manufacture de porcelaine ou encore de lieux de vacances pour de riches familles. Bref, on est bien loin de la vocation initiale (de prière !) du lieu.
Mais l’arrivée en 1925 de moines de l’abbaye d’Oelenberg, trappistes (c’est-à-dire de l’ordre cistercien de la stricte observance), redonne heureusement vie à Engelszell. Et hop, c’est reparti ! Six ans plus tard, le nouveau monastère d’Engelszell est érigé en abbaye, et devient ainsi la seule abbaye trappiste d’Autriche. Beau travail !

L’abbaye d’Engelszell est situé dans une écrin de verdure – © Radtour-Passau-Wien
Et l’abbaye d’Engelszell aujourd’hui ?
Aujourd’hui, une petite dizaine de moines suivent la règle de saint Benoît, “ora et labora” (“prie et travaille”) à l’abbaye d’Engelszell. Le premier des six offices est à 5h30 du matin ! Le reste du temps, les moines lisent, étudient, et se consacrent au travail manuel. Eh oui, chacun prend sa part aux tâches ménagères, et puis surtout, il faut des petites mains pour fabriquer les liqueurs et la bière que vend l’abbaye !
D’authentiques bières trappistes !
Les bière d’Engelszell sont parmi les dernières arrivées sur le marché des bières trappistes, car la première date de 2012. Les bières arborent bien sûr fièrement le logo ATP (« Authentic Trappist Product ») qui garantit les trois critères d’une vraie bière trappiste :
– La bière doit être brassée au sein de l’abbaye
– La bière doit être brassée par les frères ou sous leur contrôle
– Les bénéfices générés par les ventes de la bière doivent servir à entretenir l’abbaye ou à aider des œuvres caritatives.

Trois bières pour trois abbés !
Les trois bières brassées à l’abbaye d’Engelszell se distinguent par… leurs petits noms ! Et oui, Gregorius, Benno et Nivard correspondent aux noms des trois premiers abbés de l’abbaye. Chouette non ?
- La Gregorius est une bière brune de style “Quadrupel”, se caractérisant par une robe foncée, des arômes de miel, de caramel et de sucre, et des saveurs de cacao, de malt grillé et de fruits confits. Gregorius est nom du 1e abbé de la communauté !
- La Benno, quant à elle, est une bière ambrée. Au nez, on y décèle des arômes de miel, de fleurs et de fruits. Et en bouche, le malt grillé et les notes fumées prennent le dessus. Cette bière (Benno) doit son nom au deuxième abbé de la communauté !
- Et enfin la Nivard ! Une blonde plutôt légère (5,5% d’alcool) qui a des arômes de pêche et d’agrumes au nez et des saveurs fruitées en bouche. Et sans surprise, c’est le troisième abbé de l’abbaye d’Engelszell qui lui a donné son nom !

La Sainte Famille à Cotignac continue à répandre ses « dons »
Un article d’Antoine Bordier pour Le Salon beige :
Alors que la seconde vague du Covid-19 frappe la France, l’Europe et le reste du monde, à Cotignac, dans le Var, là où est apparue la Sainte Famille aux 16è et 17è siècles, « les dons » continuent à se répandre sur toutes les personnes qui s’y rendent. Sur place, le reconfinement, annoncé par le Président Macron à quelques heures de la Toussaint, a permis la venue de pèlerins. Reportage sur un lieu unique au monde.

A quelques heures de la fête de la Toussaint, le recteur du sanctuaire de Notre-Dame de Grâces s’affaire. Il espère que les pèlerins seront au rendez-vous. Arrivé à Cotignac il y a 8 ans, le frère Hubert-Marie est devenu le recteur du sanctuaire en 2018. Membre de la communauté des Frères de Saint-Jean, à l’occasion des 500 ans de Cotignac (1519-2019), il s’est particulièrement investi dans l’année jubilaire, qui s’est clôturée en janvier 2020. Ce jubilé a donné lieu à des changements au sein même de la vie des frères, avec deux départs et trois arrivées. Plus personnellement, il relie sa vocation à ce lieu : « je rends grâce à Dieu pour tout ce que j’ai reçu depuis ma tendre enfance. Je suis l’aîné d’une famille de 5 enfants. Je dois beaucoup à ma famille au sens large. En vivant ici aux sanctuaires de la Sainte Famille, au pluriel, car il y a celui de Notre-Dame de Grâces, dont nous nous occupons, et, celui de Saint-Joseph du Bessillon, dont s’occupe les sœurs de Mater Dei, je rends grâce tous les jours. » L’histoire de cette communauté des frères est fortement liée à Cotignac. Elle a été fondée dans les années 70, à Lérins. « Les frères ont d’abord été oblats de l’abbaye cistercienne de Lérins, explique-t-il. Puis, quand nous sommes devenus plus nombreux, Mgr Barthe, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, dont dépend Lérins, a permis que nous devenions une congrégation de droit diocésain. Et, notre premier prieuré a été fondé il y a 39 ans, ici. » Le frère connaît par coeur l’histoire de Cotignac.
« Venez recevoir les dons que je veux répandre ici »

C’est sur le Mont Verdaille, qui culmine à 700 m, à une heure au nord de Toulon, que Notre-Dame de Grâces apparaît le 10 août 1519, à un simple bûcheron, Jean de La Baume. « Jean vivait dans une grotte, raconte le frère. La baume en provençal veut dire « grotte ». La Vierge Marie portait l’Enfant Jésus. C’est important de le souligner car elle est venue rappeler, ici, qu’elle est médiatrice de toute grâce. A cette époque, c’est l’avènement du protestantisme. Il y a une grande crise dans l’Eglise. Deux ans avant, en 1517, Luther placardait ses thèses à l’origine du protestantisme. » En 1519, Marie, lors de son apparition, s’adresse à Jean de la Baume : « Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de Notre-Dame de Grâces et qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre. » Saint Bernard et saint Michel apparaissent aussi, entourant Marie et Jésus. Plus d’un siècle plus tard, le 7 juin 1660, vers 13h00, c’est au tour de saint Joseph, l’époux de Marie et le père adoptif de Jésus, de venir sur cette terre de Provence, au Mont Bessillon, à 3 km du Mont Verdaille. Il apparaît à Gaspard Ricard, un berger assoiffé. Il lui dit : « Je suis Joseph, soulève ce rocher et tu boiras. » Gaspard obéit, soulève le rocher, que 9 hommes en seront incapables, et une source d’eau se met à jaillir. Les habitants de Cotignac construisent, par la suite, une chapelle sur le lieu de l’apparition et protège la source.
Le vœu de Louis XIII, d’hier à aujourd’hui

Ces apparitions uniques au monde ne s’arrêtent pas là. Une troisième est à prendre en compte : celle du 3 novembre 1637. A Notre-Dame des Victoires, à Paris, la Vierge Marie apparaît à un religieux augustin, le frère Fiacre. Elle lui dit : « N’ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l’enfant que vous voyez est le Dauphin que Dieu veut donner à la France. Pour marquer que je veux qu’on avertisse la Reine de faire trois neuvaines en mon honneur, voilà la même image qui est à Notre-Dame de Grâces, en Provence et la façon de l’église. » Frère Fiacre se rend à Cotignac et trouve, sous la forme d’un tableau roulé dans une cave, l’image présentée par la Vierge. Il prie ces neuvaines : à Notre-Dame de Grâces, à Notre-Dame de Paris, et, à Notre-Dame des Victoires. Le 5 septembre 1638, alors que Louis XIII et Anne d’Autriche n’arrivaient pas à avoir de descendant, nait Louis-Dieudonné, le futur Louis XIV. 7 mois auparavant, en février, le roi Louis XIII avait présenté un texte au Parlement de Paris pour consacrer son royaume à Notre Dame « en laquelle nous mettons particulièrement nostre Personne, nostre Etat, nostre Couronne, et tous nos Sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Saincte Trinité, par son intercession, et de toute la Cours céleste, par son auctorité et exemple ». C’est le fameux « vœu de Louis XIII ». Il instaure, aussi, les fêtes de l’Assomption, du 15 août. Il décédera en 1643. Le 21 février 1660, accompagné de sa mère, le Roi-Soleil vient à Cotignac rendre grâce de sa naissance. Le chemin qu’il a emprunté à cheval existe encore aujourd’hui.
La France est aimée de Marie
500 ans plus tard, le 14 août 2020, le pèlerinage du M de Marie, qui était parti le 1er juin de Notre-Dame de La Salette, est à Paris. Lors d’une célébration, à quelques mètres de la cathédrale, en présence de l’archevêque Mgr Michel Aupetit, de Mgr Chauvet, recteur, et, de plusieurs milliers de pèlerins, le « vœu de Louis XIII » est de nouveau prononcé. On lui doit le maître-autel qui a été miraculeusement préservé lors de l’incendie du 15 avril 2019. Le 15 août, au Sacré-Cœur de Montmartre, Mgr Aupetit consacre la capitale aux Cœurs Unis de Jésus et de Marie. A Cotignac, le frère Marie-Jean est chapelain à Notre-Dame de Grâces et curé de la paroisse. Il est arrivé en août 2018, après avoir vécu 31 ans en Afrique, en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Il pose un regard critique sur la France qu’il retrouve, et, regrette de ne pas y avoir retrouvé l’accueil chaleureux, tel qu’il l’a vécu, dernièrement, au Sénégal. « En Afrique, on ne peut pas passer à côté de quelqu’un sans le saluer et sans lui demander de ses nouvelles, ici on est intrusif, dit-il en rigolant ». Il aime beaucoup la France. A Cotignac, il est marqué par la Vierge Marie. A la question, pourquoi Marie aime autant ce coin de France ? il répond : « Tout de suite après la mort et la résurrection du Christ, il y a eu deux grandes routes d’évangélisation, celle de la Vierge Marie et de saint Jean qui sont partis en Turquie. Et, celle de Marie-Madeleine et de Lazare qui sont venus dans la région. Vers 45 et 46, l’évangélisation de la Gaule a commencé aux Saintes Maries de la Mer. La France a reçu une mission : elle est éducatrice des peuples. » Il cite Jean-Paul II, Benoît XVI, le pape François, il parle de la sainteté. Pour le jubilé, un parcours des saints a été conçu tout autour du sanctuaire, sous la forme de 7 petits oratoires et d’un espace dédié à la Vierge Marie.
Le parcours des Saints et de Notre Dame

Le parcours commence avec le Credo, puis, le pèlerin descend lentement l’escalier de pierrailles vers le premier oratoire. Chacun est introduit par une béatitude : « Bienheureux les pauvres de cœur, car le Royaume des Cieux est à eux. », pour le premier. Puis, une phrase du pape François : « Les richesses ne te garantissent rien. Qui plus est, quand le cœur se sent riche, il est tellement satisfait de lui-même, qu’il n’y a plus de place pour la Parole de Dieu, pour aimer les frères, ni pour jouir des choses les plus importantes de la vie. Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté. » L’oratoire est un triptyque en bois ouvert surmonté par une petite croix. Chaque panneau présente la vie d’un saint. Parmi les saints, on peut citer le bienheureux Charles de Foucauld, dont la canonisation a été annoncée par le pape François en mai dernier. Cet aristocrate, riche héritier, devient orphelin à l’âge de 6 ans. Après avoir mené une carrière militaire et une vie de patachon, il se convertit. Après la Terre Sainte, il part vivre au milieu des Touaregs dans le Sahara algérien. Il meurt assassiné en 1916, devant son ermitage, à l’Assekrem, dans le Hoggar, à 1900 km au sud d’Alger. Pour faire ce parcours, il faut compter une heure. Une petite heure pour se familiariser avec les 22 saints, dont le bienheureux Pier Giorgio Frassati, sainte Gianna Beretta Molla, saint Pio de Pietrelcina (padre Pio), saint José Luis Sanchez del Rio, sainte Joséphine Bakhita, sainte Faustine, Sainte Teresa de Calcutta. Un couple y est représenté, les époux Martin, saint Louis et Zélie. Et, un pape : saint Jean-Paul II.
Des pèlerins viennent rendre grâce

C’est la première fois que Pauline et Benoît viennent à Cotignac. En vacances dans la région, ils se sont arrêtés avec leurs trois garçons, et, vont faire le parcours des saints. Ils viennent remercier pour la naissance de leur 3è enfant : un petit Louis.

« Il est arrivé en 2019, explique Pauline. En plus, c’était les 500 ans des apparitions. Nous sommes très heureux, car nous l’attendions depuis quelques temps. Nous avons prié pour qu’il arrive enfin. » Dans la chapelle de saint Joseph, à l’intérieur du sanctuaire, toute la famille a prié un « Je vous salue ô saint Joseph ». De leur côté, Alain et Joëlle n’ont pas encore fait le parcours des saints, mais ils ont décidé de venir vivre leur retraite à côté du sanctuaire de Notre-Dame de Grâces. Ils viennent de faire le pèlerinage des grands-pères de famille. Depuis 1976, et, le lancement du premier pèlerinage des pères de famille, le sanctuaire vit au rythme des pèlerinages : celui des pères de famille, celui des mères de famille, celui des grands-parents, celui des célibataires. Après une neuvaine de prières à saint Joseph, le couple, qui fêtera bientôt ses 50 ans de mariage, a trouvé exactement la maison qu’il recherchait. Ils ont quitté Grasse pour Cotignac. « Nous sommes heureux, c’est un cadeau d’être ici depuis 3 ans. Nous sommes venus pour la sainte Vierge et saint Joseph. Nous sommes émerveillés par la beauté des deux sanctuaires. » Heureux, avec leurs quatre enfants, dont un prêtre et leurs onze petits-enfants. Pour couronner le tout, Joëlle est une artiste à part entière. Elle met ses talents de chanteuse, de musicienne et de peintre au service de la Sainte Famille.
Frère Fiacre et l’association des pèlerins

Albéric et Marie-Caroline sont des globe-trotters. Après une carrière internationale en Asie, ils ont décidé de s’installer dans la région. En 2013 ils rachètent le Château Carpe Diem, domaine viticole Bio, qui se situe à 5 mn en voiture du sanctuaire. Albéric renoue, en même temps, avec son histoire familiale d’exploitants agricoles. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est qu’il est lié à Cotignac par le frère Fiacre. « Fiacre est mon 3è prénom, mais je ne savais pas que cela avait un lien avec Cotignac. Je suis venu pour la première fois à Cotignac en 2012. Je me suis senti poussé pour venir à Cotignac. » Le frère Fiacre fait partie de la même famille qu’Albéric. Il s’est engagé, par la suite, au sein de l’association des pèlerins. Il y a 5 ans, il a lancé la cuvée de la Sainte Famille, à destination des pèlerins. « Cueille le jour présent ou Carpe Diem est une recherche quotidienne de l’excellence sans se soucier du lendemain. Saint Augustin a écrit en ce sens. Il faut le lire pour bien comprendre le sens. C’est la confiance que nous donnons et que nous recherchons. » Mystérieusement, ils ont un point commun avec Perrine et Gaëtan : Cotignac fait partie, aussi, de leur histoire familiale. Gaëtan est le président de l’association Les Pèlerins de Notre-Dame de Grâces. Ils sont présents à Cotignac depuis 22 ans. 3 de leurs 6 enfants vivent à Cotignac. Eux aussi sont émerveillés par le lieu : « Ici, la nature dit Dieu. Elle est belle, généreuse. La grâce de Cotignac, le don de Cotignac : donner la vie et réunir les familles. Beaucoup de pèlerins, de couples, de familles viennent ici pour cela. Beaucoup d’hommes, de papa, viennent pour saint Joseph. ». L’arbre généalogique de Perrine remonte à Cyprien Fabre et à la famille Régis, qui a organisé la venue du roi Louis XIV avec Anne d’Autriche, en 1660.

« La Sainte Famille s’occupe de nous »

A Cotignac, le grand message qu’il faut retenir, c’est, certainement, celui de Marie : « Venez recevoir les dons que je veux répandre ici » C’est en tout cas ce qu’ont expérimenté Constance et Xavier qui se sont mariés en 2011. Ingénieur, expatrié à Dubaï, Xavier rentrera dans la région en 2009. En 2010, il rencontre Constance lors d’un pèlerinage à Turin. Ils se marient l’année d’après. « Nous nous sommes mariés civilement le 19 mars, jour de la saint Joseph, et, religieusement le 16 juillet, fête de Notre-Dame du Mont Carmel. » Très uni, le couple raconte comment il a été touché par la grâce de Cotignac.
Avant de se marier, Constance avait une vie donnée au Seigneur, dans la Communauté des Béatitudes. « A l’époque, j’aimais, déjà, saint Joseph. Et, je me souviens qu’il est intervenu lors des besoins pressants de nourriture dans la communauté. Le lendemain, une livraison providentielle nous arrivait. » Xavier se souvient avoir eu à plusieurs reprises la certitude, en venant à Cotignac en 2008 et 2009 que la Vierge Marie lui donnait des grâces. « En mai 2007, j’étais expatrié à Dubaï, je suis allé pour la première fois à Medjugorje. Puis, l’année d’après à Cotignac, lors d’un pèlerinage des célibataires. J’ai eu une grâce familiale qui concernait des sujets tabous qui remontaient à mon grand-père. Je recherchais aussi mon âme sœur. » Xavier et Constance en sont convaincus : « La Sainte Famille s’occupe de nous. Marie nous accompagne tous les jours. Et, saint Joseph agit dans l’ombre. Si on n’a pas les yeux de la foi, on peut passer à côté. Nous nous consacrons tous les jours à Dieu par Marie et saint Joseph ». Fruit de leur amour, et, des « dons » de Cotignac, ils ont adopté il y a 4 ans un petit Rayan.
Des pèlerinages pour défendre la vie

Helen a 85 ans, elle vit à Cotignac depuis les années 80. Anglaise, elle est tombée amoureuse, avec son mari, de la région. Aujourd’hui veuve, avec ses 6 enfants, ses 20 petits-enfants, et, ses 3 arrière-petits-enfants, elle s’est engagée pendant plus de 30 ans pour faire célébrer des messes pour défendre la vie. L’actualité législative des mois de juillet et d’août dernier l’ont à la fois rendu malheureuse et plus forte. Elle demande que l’on continue de célébrer des messes le 29 septembre, fête des saints archanges, et, le 28 décembre, fête des saints Innocents. Malgré son âge, elle ne lâche rien : « je continue mon combat de la bénédiction de la vie contre la malédiction de la mort, pour tous ces enfants non-nés, avortés. Ici, quand Marie dit qu’elle veut répandre les dons, elle parle du don de la vie. Cette mission de célébrer des messes a démarré à Cotignac. Tout passe par l’Eucharistie et le désir d’offrir tous ces millions d’enfants avortés dans le Cœur de Dieu ». Elle parle de saint Jean-Paul II, de Mgr Rey, de Mgr Aillet. Elle aimerait que soit célébrée une fois par mois la messe pour tous ces innocents. Elle parle de clonage, d’eugénisme, de « crime contre l’humanité ». Elle termine en disant son vœu le plus cher de voir partout en France des pèlerinages pour la vie. Il y a 34 ans, elle lançait celui de Cotignac.

Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER
6 saints pour nous accompagner dans nos défis du quotidien
Les saints peuvent intercéder pour nous auprès de Dieu. Martyrs, thaumaturges, mystiques, ils peuvent nous paraître parfois bien loin de notre vie métro-boulot-enfants-courses-dodo. Et pourtant, nous pouvons leur confier nos problèmes de tous les jours. Découvrez six saints, vrais compagnons de notre quotidien, prêts à nous montrer qu’aucun de nos soucis – petits ou grands – n’est indifférent à Dieu.
- Des problèmes de travail ? Demandons de l’aide à saint Joseph, patron des travailleurs. Le père nourricier de Jésus trouva dans son travail de charpentier, réalisé avec courage et humilité, la voie de la sainteté. C’est pourquoi nous pouvons le prier pour trouver un emploi, apaiser des tensions au travail, nous protéger dans notre métier. Il connut les inquiétudes de tout père de famille, notamment celles de nourrir et de loger Marie et Jésus. Son intercession est très efficace pour les problèmes de logement également.
- La vie de famille n’est pas un long fleuve tranquille et les défis des parents sont nombreux. Les parents de sainte Thérèse de Lisieux, Louis et Zélie Martin en savent quelque chose avec leurs neuf enfants. En se laissant guider par Dieu dans leur tâche de parents, ils ont atteint la sainteté (et permis à leur fille de s’épanouir pour en devenir une !). A notre tour, laissons-nous guider par ce couple de saints pour savoir répondre aux besoins de nos enfants. Avec eux, permettons à nos enfants de devenir pleinement eux-mêmes, des hommes et des femmes merveilleux, tels que Dieu les a voulus.
- Dans nos vies très remplies, une (grande !) partie de notre temps se passe sur la route. La route du travail, la route de l’école, la route des vacances … Saint Christophe est le saint patron des voyageurs et est prié par les automobilistes. Avant un trajet, nous pouvons lui demander de nous garder vigilant, prudent, attentif aux autres et ouvert à ce que cette route peut nous apporter.
- Face à des situations conflictuelles dans le cercle familial, professionnel, amical, et même dans des procès, saint Expedit pourra être un médiateur efficace et bienveillant. Ce saint, connu pour la promptitude de ses décisions, est sollicité dans les situations d’urgence. Nous pouvons lui demander de prier l’Esprit-Saint afin qu’il nous éclaire et insuffle à tous le désir de vérité, de miséricorde et de charité.
- Perte de clefs, complicité perdue dans le couple, ami un peu trop oublié, sentiment de s’être égaré … saint Antoine de Padoue peut être appelé à la rescousse de nos pertes et égarements ! Ce doux saint franciscain éclaire nos recherches qu’elles soient d’ordre matérielle, affective, spirituelle. Connu pour ses miracles et son attention sans limites aux autres, prions-le avec confiance.
Les églises sont ouvertes
Rien n’empêche les prêtres de célébrer la messe dans les lieux de culte qui restent ouvertes et rien n’empêche les fidèles d’entrer dans les églises individuellement. C’est l’organisation de cérémonies religieuses qui est suspendue…
— Mgr Marc Aillet (@MgrMAillet) November 7, 2020
Levons-nous, allons !
De Guillaume d’Alançon :
En ces temps si difficiles et si troublés, tant dans l’Eglise que dans le monde, outre Atlantique, chez nous et pour ainsi dire partout, il est un lieu où nous sommes véritablement dans la paix profonde, c’est au pied de la Croix de Jésus-Christ.
Alors que les institutions qui régissent la France ont décidé d’interdire chaque personne d’adorer le Christ-Eucharistique, l’unique Sauveur du monde, d’offrir avec Lui notre vie au Père, que nous reste-t-il si ce n’est le devoir de refuser de sacrifier aux empereurs de notre temps ?. “Rendez à César ce qui est à César” nous dit Jésus. D’accord. Nous rendons aussi à Dieu ce qui est à Dieu, au nom même de l’ordre qui nous est donné par le Sauveur dans l’Evangile. Oui, rendons à Dieu ce qui est à Dieu. Rendons-lui le culte véritable auquel il a droit. Rendons-lui le culte que notre pauvre humanité peut lui rendre dans l’humilité de nos vies, de nos épreuves et de nos souffrances. Offrons-lui nos peurs, y compris celle des virus en tous genres. N’a-t-il pas le pouvoir sur toutes choses, au Ciel et sur la Terre ? N’est-il pas le Seigneur des seigneurs ?
Un seul Dieu tu adoreras nous commande le Créateur.
N’ayons pas peur ! N’ayons pas peur !
Oui, n’ayons pas peur. Prions les uns pour les autres, pour qu’aucun d’entre nous n’ayons peur de ceux qui ne peuvent nous ravir notre âme.
Notre âme est à Dieu. Nous avons besoin de sa grâce, de son corps, de sa vie. Sans la messe nous ne pouvons vivre.
Demandons avec insistance à nos évêques le courage de lutter jusqu’au bout pour défendre ce droit. Comment a-t-on fait pendant les 20 derniers siècles ? Les maladies étaient bien plus terribles que maintenant… Et à Lourdes, qui était un repère de microbes, de virus, de maladies aussi pires les unes que les autres… A Ars, aux conférences de Don Bosco, dans les mouroirs de Mère Teresa, les pires infections côtoyaient les plus incroyables guérisons. Oserons-nous manquer de foi à ce point en renonçant à la Sainte Messe ?
Et rappelons-nous que l’heure est proche où le Christ nous demandera : “Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux Cieux” Il est écrit ensuite :
“Celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu… Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire.” (Lc 12, 8-12)
Quant à nos évêques, invoquons Notre-Dame de France, et non la parodie de marianne, afin qu’ils redisent en âme et conscience que tout dans leur vie est pour Dieu, uniquement pour lui. Comme nous d’ailleurs. N’hésitons pas à leur envoyer la neuvaine à “Marie qui fortifie les évêques” (pour se la procurer c’est ici) Elle seule écrase la tête du serpent.
Oui, une fois encore, l’heure est proche où nous devrons rendre des comptes à Dieu sur nos choix profonds: aurons-nous aimé davantage notre vie corporelle que la vie de notre âme ? Aurons-nous choisi le confort de ne pas avoir d’ennuis, de ne pas avoir eu de problème avec ceux qui pensent selon la prudence du monde et non selon la Sagesse de Dieu ?
Oui Seigneur, vous avez les paroles de la Vie éternelle.
Rien sur la terre ne pourra nous séparer de votre amour.
Que votre règne arrive !
Maranatha, venez, Seigneur Jésus !
Donald Trump conteste la victoire attribuée à Joe Biden
Les médias américains ont soudainement proclamé la victoire de Joe Biden. Donald Trump a contesté cette précipitation:

Le Conseil d’Etat confirme l’interdiction des messes publiques
Le Conseil d’Etat rejette les recours des associations et des évêques demandant l’autorisation de la célébration publique des cultes pendant le confinement. Lire l’ordonnance
Par l’ordonnance de ce jour, le juge des référés précise les règles applicables:
- l’ensemble des lieux de culte demeurent ouverts ;
- les fidèles peuvent y participer aux enterrements et aux mariages dans la limite respective de 30 et 6 personnes, mais également s’y rendre pour y exercer le culte à titre individuel, en particulier à l’occasion de leurs autres déplacements autorisés ;
- les ministres du culte peuvent librement y participer à des cérémonies religieuses, notamment pour en assurer la retransmission, et y recevoir individuellement les fidèles, de même qu’ils peuvent se rendre au domicile de ceux-ci.
Le juge relève, à cet égard, que les dispositions relatives aux mariages et aux justificatifs de déplacement gagneraient à être explicitées.
S’agissant des lieux de culte en particulier, le juge des référés constate que le risque de contamination n’y est pas écarté et que les mesures de restriction, qui doivent faire l’objet d’un prochain réexamen, prendront fin, au plus tard, au terme de l’état d’urgence sanitaire, fixé à ce jour au 16 novembre. Sauf que les députés ont entamé ce même samedi l’ultime lecture du projet de loi sur l’état d’urgence sanitaire, avant son adoption définitive par le Parlement, qui doit proroger l’état d’urgence jusqu’au 16 février 2021.
Réaction de l’Institut du Bon Pasteur :
L’Institut du Bon Pasteur, en lien avec d’autres communautés et associations, a déposé le 30 octobre une requête en référé-liberté auprès du Conseil d’État contre les mesures d’interdiction du culte public. L’Institut du Bon Pasteur considérait en effet que les mesures prises par le gouvernement dans son décret du 29 octobre n’étaient pas justifiées.
La requête a été examinée, en même temps que celles de la Conférence des Évêques de France et de divers groupes et associations catholiques, ce jeudi 5 novembre. Malheureusement, nous apprenons aujourd’hui que le Conseil d’État a refusé nos demandes, et considère à présent que l’exercice public du culte n’est pas une activité « essentielle » dans notre pays. Les différents échanges avec les personnes présentes lors de l’audience ont montré que la défense du gouvernement était faible, sans arguments et mal assurée. Cependant, malgré la force de notre demande, et le grand nombre d’associations, de communautés et de groupes requérants, au premier rang desquels, la Conférence des Évêques de France, le Conseil d’État a soutenu la décision du gouvernement de priver les fidèles de l’exercice d’un droit et d’un devoir pourtant fondamentaux.
L’Institut du Bon Pasteur prend acte de cette décision inique, qui relève d’un abus de pouvoir et la regrette vivement. Il est évident que l’Institut continuera, dans la mesure de ses moyens, à assurer la mission qu’il a reçu lors de sa fondation, à savoir la sanctification des fidèles chrétiens par le don des sacrements et la formation.
Nous remercions Maître Jérôme Triomphe, avocat au barreau de Paris, qui a présenté notre requête, et nous vous invitons à entrer en contact avec nos prêtres dans nos divers apostolats.
Prions pour que l’exercice libre du culte catholique nous soit rapidement rendu, afin que nous puissions célébrer comme il se doit la Naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Communiqué de Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon :
Nous prenons acte de la décision du Conseil d’Etat. Elle peut engendrer chez beaucoup incompréhension et souffrance. Face à la mise en cause de la liberté de culte, les catholiques ne peuvent se rendre à la célébration eucharistique qui est source et sommet de la vie chrétienne. Nous prenons note de cette décision en nous engageant dans toutes les mesures de recours. Plus que jamais notre société a besoin de Dieu pour affronter les craintes et les incertitudes qui pèsent sur notre époque.
Mélange des genres
Demain commence un “Sommet de la puberté” organisé par “Kiffe ton cycle” dans lequel on retrouve
- en tête d’affiche le médecin Martin Winckler et l’essayiste Elise Thiebaut, des promoteurs de l’avortement signataires d’une tribune du Planning familial pour “libérer l’avortement” en “abrogeant la clause de conscience spécifique à l’IVG“.
- Arnaud Alessandrin, activiste LGBT, auteur d’une thèse « Du ‘transsexualisme’ aux devenirs trans ».
- Nadia Richard, “la Youtubeuse qui parle à l’oreille des jeunes” en trouvant normale les relations sexuelles précoces…
“Kiffe ton cycle” avait commencé doucement il y a 2 ans à organiser des “sommets du cycle” auxquels se sont associés des catholiques enseignant les méthodes naturelles (ex. Fertilitycare, Cycloshow, Billings Life/ Woomb France…). Mais petit à petit, on a vu s’affirmer la ligne de sa fondatrice Gaëlle Baldassari, qui associe dans sa plateforme des promoteurs de la contraception, des relations sexuelles précoces, de la masturbation, de l’avortement, PMA…
Les parents qui comptaient participer à ce “sommet” en ligne, sur la foi d’une intervenante enseignant les méthodes naturelles, doivent savoir qu’il y aura très certainement de la propagande sur l’avortement, la contraception, les relations sexuelles précoces, les relations LGBT…
Jean Castex : la pratique de la religion est une liberté fondamentale, sur laquelle la République ne transige pas
Le Premier ministre anticipe-t-il l’ordonnance du Conseil d’Etat, que tout le monde attend, suite à l’interdiction des messes publiques ?
Voici un extrait du discours du Premier ministre, ce matin, lors de l’hommage aux victimes niçoises du terrorisme islamiste :
Jean Castex: “Aucune célébration religieuse n’est une offense dans une République laïque” pic.twitter.com/CY8wJ7QTWa
— BFMTV (@BFMTV) November 7, 2020
Avec le verbatim :
Aucune célébration religieuse n’est une offense dans une République laïque qui respecte la religion pour ce qu’elle est ; l’expression d’une conviction intime, et qui en garantit la pratique pour ce qu’elle est : l’exercice d’une liberté fondamentale.
— Jean Castex (@JeanCASTEX) November 7, 2020
Sur cette liberté, la République ne transige pas. https://t.co/RcYzaHEth5
— Jean Castex (@JeanCASTEX) November 7, 2020
Apprendre à t’aimer
Le Salon beige avait annoncé la diffusion en septembre du téléfilm “Apprendre à t’aimer”, sur la naissance d’un enfant trisomique.
Il raconte l’histoire de Franck, un père dont les rêves vont être bousculés par la naissance de sa fille porteuse de trisomie 21.
Malgré la concurrence du match de l’équipe de France, le téléfilm de M6 remporté un succès d’audience : 3.79 millions de Français l’ont regardé.
Saje le distribue en DVD. Le DVD propose en bonus le débat de très haut niveau qui avait été proposé à l’antenne à l’issue du film, avec un panel de témoins et d’experts de grande qualité.
Pour recevoir le DVD chez soi, c’est ici.
Vous pouvez aussi le voir en VOD en cliquant ici.
On parle de liberté d’expression ; moins de liberté scolaire. Mais distinguer ces deux combats n’a aucun sens
D’Axelle Girard sur Educ’France :
Chaque semaine apporte son lot de combats en matière de liberté scolaire, a fortiori dans une période où sont attaquées frontalement l’instruction en famille et les écoles vraiment libres.
On parle de liberté d’expression ; moins de liberté scolaire. Mais distinguer ces deux combats n’a aucun sens. Défendre la liberté d’enseignement, c’est défendre la liberté d’expression. Et vice-versa. D’abord parce toutes les libertés découlent d’une lutte intrinsèquement démocratique, et qu’à ce titre, les libertés se valent au moins sur un plan à la fois historique et politique.
N’est-il pas aberrant de prétendre défendre la liberté d’expression en s’attaquant à une autre liberté, tout aussi vitale pour la conservation d’un régime démocratique et d’une vie sociale normale ? Abroger la liberté d’instruire ses enfants dans la famille est-il pertinent au nom de la lutte contre l’islamisme ? La bonne application de la loi et du règlement suffirait à détecter plus efficacement les signaux faibles qui existent, mais qui par définition et de facto ne sont pas majoritaires.
Entendons-nous, entendons-les bien. L’interdiction de l’instruction en famille utilisée comme moyen de lutte contre les dérives fondamentalistes n’est ni logique, ni efficace. Pire. Une telle interdiction reviendrait à faire une concession problématique à tous ceux qui veulent s’attaquer aux libertés d’une nation démocratique. Elle aboutirait en effet à céder un pan supplémentaire de notre liberté. Ce qui n’est ni défendable ni admissible.
Les contempteurs de la liberté scolaire s’en défendent. Ils parlent désormais de “limitation” de l’IEF… D’une simple réévaluation du champ de la liberté d’enseignement, si bien organisée dans notre pays que le Président prétend l’amputer d’une composante majeure, alors même que les rares chiffres disponibles sur l’école à la maison montrent qu’une écrasante majorité de familles la pratiquent pour des raisons légitimes…
Que recherche Jean-Michel Blanquer ? Et quelle serait la puissance, même symbolique, d’une mesure bientôt dépouillée de sa substantifique moelle et promise au destin d’une apparence de loi, dont le libellé symbolique ne constituerait qu’un modeste et temporaire satisfecit ?
Il est temps de rappeler aussi qu’une interdiction du recours spontané, mais dûment justifié à l’instruction en famille donnerait lieu à la production de kyrielles de certificats de complaisance pour soustraire des enfants à la vie sociale.
Une triple faute, historique, politique et même sécuritaire.
Quelle sinistre vision de la jeunesse, que celle de notre Président qui ne voit en celle-ci qu’un avatar de l’Homo festivus
De Marie d’Armagnac sur Boulevard Voltaire :
[…] « C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 parce que ce sont eux qui vivent un sacrifice terrible. Quand on est jeune, on fait la fête, on a des amis, je ne culpabiliserai personne », disait Emmanuel Macron, le 14 octobre 2020.
Quelle sinistre vision de la jeunesse, que celle de notre Président qui ne voit en celle-ci qu’un avatar de l’Homo festivus. Le Président du nouveau monde et de la start-up nation « ne dispose d’aucune clé pour saisir une situation si étrangère » : il plaque sur « les jeunes » une grille de lecture complètement has been. Il a sorti l’idéologie libertaire soixante-huitarde de la naphtaline : pour lui, il faut enfermer notre jeunesse à la maison, puisqu’elle ne sait que « faire la fête ». Et pour cette raison, par un sophisme que je n’ai pas encore réussi à élucider, nos jeunes seraient donc des assassins en puissance.
Tout ça pour masquer la terrible impréparation gouvernementale et la capacité de réanimation hospitalière rigoureusement semblable à celle du mois de mars.
On prive donc notre jeunesse de ces moments si précieux indispensables à la vie étudiante et, partant, à la construction de leurs personnalités : plus de sorties, plus de voyages, plus de rencontres, plus de conférences, plus de musées, plus de contacts humains autres que le cercle strictement familial – comme pour des nouveau-nés -, plus de visites chez le bouquiniste, le libraire. Car comme l’écrit joliment Sylvain Tesson :
« Lire fait douter. Les barbus de tout poil ne doutent de rien parce qu’ils ne lisent qu’un seul livre. Une librairie contient des milliers de grilles de lecture du monde. Dans le même espace, saint Augustin côtoie les anarchistes russes. »
Plus de messes non plus. En ces temps où le sacré, la transcendance sont les biens immatériels les plus précieux à l’homme, et essentiels pour maintenir, vaille que vaille, la petite flamme de l’Espérance, on prive notre jeunesse de la rencontre personnelle avec le Christ. Ce n’est pas un hasard si la pétition lancée en ligne pour le rétablissement de la liberté de culte l’a été par un groupe d’étudiants.
Ainsi, un gouvernement qui, à la suite de ses prédécesseurs, a fait rentrer des millions d’« autres » sur notre sol, provoquant un choc de civilisations inédit dans l’Histoire, prive aujourd’hui les « nôtres » d’une partie de leur histoire.
L’odeur douçâtre et écœurante du confort ouaté qui leur est imposé remplace l’excitante et violente saveur de la vie.
Lettre d’un moine bénédictin à un orthodoxe (pour un authentique oecuménisme)
Voici le dernier livre paru chez Life éditions : « Lettre d’un moine bénédictin à un orthodoxe », écrit par Dom Jean, osb.
Rédigé d’un trait de feu dans le silence et la solitude d’une cellule monastique, il illumine l’intelligence et réchauffe le cœur. Il veut être une contemplation de l’œuvre de Dieu, que les divisions venant des hommes ne peuvent atteindre en elle-même ni ne doivent faire oublier nous dit son auteur.
L’objectif de l’ouvrage est de proposer une rencontre fraternelle en vérité sur la base de la foi commune du premier millénaire, celle d’avant le grand schisme de 1054. Le 21ème siècle et ses lourds enjeux n’est pas non plus ignoré des confidences du moine. Ce livre s’adresse donc bien entendu aux orthodoxes, quels que soit les patriarcats auxquels ils se rattachent, mais aussi aux catholiques, car il n’est pas inintéressant pour eux de refaire le point sur la foi du premier millénaire.
Un livre qui fera date. Pour se le procurer.
Le cardinal Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a salué cette publication :

COVID : La crispation n’est pas signe de bonne santé morale
Selon le père Danziec dans Valeurs Actuelles :
« Vous voulez des morts ? Vous voulez cela ? » Dès que l’on exprime une certaine distance quant à la gestion du gouvernement dans sa lutte contre la Covid-19, les récriminations culpabilisantes fusent. S’interroger sur des mesures barrières qui peuvent paraître exagérées, ou non adaptées, ce serait vouloir des morts ! Les grands prêtres des temps anciens peuvent se rassurer, du fond de leur trépas ils ont trouvé dans l’hémicycle, sur les bancs réservés aux ministres, leurs successeurs.
#TousAntiCovid. Mais de quelle façon, « tous » ?
Depuis plusieurs semaines déjà en effet, une sorte de dogmatisme froid domine les réflexes de la majorité parlementaire. Fébrilité devant une situation qui dépasse les décideurs ? Ou bien facilité argumentaire chez ceux qui détiennent le pouvoir ? Dans l’un ou l’autre cas, en matière de catéchisme sanitaire, le compte n’y est pas. Prédicateurs, pédagogues, apôtres ou hommes de conviction, tous le savent : l’incertitude ou l’arrogance constitue un grand danger pour qui s’aventure sur le terrain délicat du “message à faire passer”. Contre la diffusion du virus, l’application mobile elle-même, promue par le gouvernement, montre l’idéologie qu’elle charrie à travers son évolution lexicale. Sorte de point Godwin, la rhétorique sanitaire se révèle aussi sommaire qu’implacable : qui n’est pas pour le gouvernement se désigne être pour le virus.
Initialement appelée StopCovid, la récente mise à jour du programme a modifié son nom. Ainsi, depuis le 22 octobre, l’application s’intitule TousAntiCovid. Tous ? Certes ! Qui pourrait se déclarer raisonnablement en faveur d’une maladie ? Mais de quelle façon, “tous” ? L’injonction à être unanimement anti-Covid selon les orientations du ministère de la Santé porte en elle quelque chose de dérangeant. On croirait lire une mauvaise caricature de l’Evangile lorsque le Christ avertit : « Qui n’est pas avec moi est contre moi » (Luc 11, 23), comme si la lutte du monde postmoderne contre un virus mutant relevait d’un ordre eschatologique. Hors des orientations sanitaires gouvernementales, point de salut ?
Le coup de sang d’Olivier Véran mardi soir dernier à l’Assemblée nationale est à cet égard tout à fait évocateur. Alors que la majorité voulait étendre l’état d’urgence à la mi-février, les députés LaRem se sont retrouvés en minorité au moment du vote. L’opposition, en ramenant la fin de l’état d’urgence sanitaire au 14 décembre, s’est alors attirée les foudres du ministre de la Santé. « Vous êtes en train de débattre alors que nos soignants se battent pour sauver des vies » et d’ajouter comme pour enfoncer le clou : « C’est ça, la réalité de nos hôpitaux ; si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! »
La dictature sanitaire et son expression. L’obligation de croire, de suivre, d’admettre. En tant que prêtre, j’aurais pu avertir M. Véran, étant bien placé pour le savoir : les fidèles n’apprécient pas les dogmes. Ils aiment les miracles, la vie des saints et les trésors spirituels qui s’y dessinent. Ils n’embrassent pas les articles du Credo parce qu’ils sauraient les défendre intellectuellement un à un. Mais parce qu’ils en ont vu les charmes se déployer avantageusement chez d’autres, ils sont prêts à changer de vie. A son retour d’Ars, un pèlerin dira, à propos du saint curé : « J’ai vu Dieu dans un homme. » Tout est là. On est disposé à se convertir, et accomplir des efforts, non par force ou contrainte mais par liberté et amour.
Dictature sanitaire : entre peur et infantilisation
La Foi insiste à temps et à contretemps sur la nécessité d’une bonne santé spirituelle ? Pour autant, elle n’empêche pas les croyants de pécher en les saucissonnant sur le banc des églises. La sagesse fait en effet savoir aux hommes que le mal, comme la mort, fait tout simplement partie de l’existence. Lorsque des parents transmettent la vie, ils exposent par la force des choses leur nouveau-né à s’épanouir ici-bas mais aussi à disparaître un jour de cette terre. Ils le protègent, évidemment. Mais l’étouffer, l’empêcher de respirer pour éviter tout drame reviendrait à l’empêcher de vivre. Que l’Etat ambitionne d’enrayer les contaminations liées au Covid se comprend. C’est même son devoir. Mais jusqu’où ? Et à quel prix ? L’intrusion intense et brutale du politique dans le domaine sanitaire lui donne-t-il le droit de prendre tous les moyens ? Est-il vraiment raisonnable de croire possible que des décisions administratives peuvent, à elles-seules, maîtriser ce qui nous attend pourtant tous un jour ou l’autre : la mort ?
Ceux qui nous gouvernent devraient prendre garde. Dans leur combat contre la Covid, le climat de peur qu’ils distillent, joint à l’infantilisation des rapports humains qu’ils promeuvent, nuit gravement à la santé morale d’une nation. Ce n’est pas la haine du mal qui fédère les énergies mais l’amour du vrai, du beau et du bien. Le prêtre ne le sait que trop bien. A la tête de sa paroisse, s’il est bien évidemment amené à prêcher contre le péché, user de ce seul registre ne saurait cependant nourrir les âmes qui lui sont confiées. Un baptisé ne s’efforce pas de vivre chrétiennement pour éviter l’enfer mais pour rejoindre le Ciel ! Cela se réalise non sans efforts contre sa nature blessée, mais ce sont la coupe, la médaille, le podium qui motivent ses renoncements et sa conversion, non la peur de la défaite !
Rosaires pour la vie
Communiqué de SOS TOUT PETITS :
En raison de la pandémie et des restrictions de circulation
Pour le respect de la Vie des tout-petits
que sont les êtres humains dès la conception,
et en réparation,
nous sommes invités à dire le Rosaire,
chacun restant là où il se trouve :
– le 14 novembre à 14 h.30
– le 5 décembre à 14 h.30
et nous ferons de même pour le
– Chapelet le 21 novembre à 10h.45 ( il était prévu à Bougival)
(les mystères douloureux )
Nous nous opposons à la loi dite “de bioéthique »
qui est un scandale indigne d’une nation civilisée.
L’espèce humaine n’est pas un matériau
à la merci de dirigeants dévoyés.
La messe n’est pas un luxe mais une nécessité
Action récente menée devant la cathédrale de Toulon pour défendre la liberté de culte et soutenir nos pasteurs.

Unplanned en e-cinéma : plus de 20 séances programmées d’ici fin novembre
Le film UNPLANNED a déjà été vu par plus de 5 000 personnes. Ce film raconte l’histoire vraie de Abby Johnson pour qui la seule chose qui importe, c’est d’aider les femmes. Touchée par la souffrance de beaucoup d’entre elles, elle est convaincue des bienfaits du droit à l’avortement. Elle s’engage comme bénévole au planning familial américain puis devient l’une de ses plus jeunes et brillantes directrices de clinique. Jusqu’au jour où ce qu’elle voit va tout bouleverser.
A la faveur de ce nouveau confinement, Saje Distribution augmente le nombre de séances en e-cinéma : séances les mardis, jeudis et le week-end (2 séances par jour), toujours suivies d’un temps de réflexion avec Isabelle Nicolas, conseillère conjugale et familiale.
Déconseillé au moins de 16 ans, sauf s’ils sont accompagnés d’un adulte.
Plus d’informations ici.
Covid au Parlement. Ambiance, ambiance, ou la fête à Véran (séance du 3/11 à l’Assemblée nationale)
Le parlement est au régime covid depuis plusieurs semaines, à haute dose. On espère qu’il y aura moins d’effets secondaires qu’une prescription de remdesivir subventionnée par le ministère de la Santé et l’Union européenne pour administration aux malades en phase terminale.
Cela fait cinq textes d’état d’urgence sanitaire dont le Parlement a à débattre depuis le début de l’année :
- vote d’un état d’urgence sanitaire,
- prolongation de l’état d’urgence sanitaire,
- vote d’un texte pour accompagner la sortie de l’état d’urgence sanitaire,
- discussion entamée pour prolonger les mesures dérogatoires accompagnant la sortie de l’état d’urgence sanitaire mais qui a été prématurément interrompue, après que le Président de la République eut pris
- un décret en conseil des ministres instaurant de nouveau l’état d’urgence sanitaire dans notre pays qui est donc notre cinquième texte.
A cela s’ajoute un débat suivi de vote pour approuver le plan de confinement du gouvernement (le 29 octobre, à l’Assemblée nationale puis au Sénat) et les nombreuses questions d’actualité au gouvernement concernant la gestion de la crise sanitaire.
Comme le raconte M.Philippe Bas, rapporteur de la commission des lois du Sénat le 29 octobre :
« À l’évidence, nous avons du mal à suivre les événements. Il y a quinze jours, nous discutions d’un projet de loi de prorogation du régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire. L’examen de ce texte a été interrompu, car le Gouvernement, face à l’épidémie galopante, a rétabli l’état d’urgence sanitaire. Il a assorti sa décision de couvre-feux territorialisés qui n’ont cessé de s’étendre. Il a ensuite estimé qu’il était de nouveau dépassé par la dynamique des contaminations et a donc décidé le rétablissement d’un confinement différent de celui de mars dernier. De la prorogation avortée de la sortie de l’état d’urgence sanitaire à ce nouveau confinement, nous avons vu les pouvoirs publics condamnés à surenchérir dans les restrictions aux libertés. Rarement, on aura vu un assaillant faire reculer à ce point les limites de l’action publique ».
Tous ces débats ont connu une sorte de paroxysme le 3/11 à l’Assemblée nationale, en séance de nuit (propice à l’expression de quelque fatigue), symbolisé par un énervement encore plus prononcé qu’à l’habitude d’un ministre de la Santé invitant les députés à « sortir d’ici », ce qui pourrait assimiler M.Véran à un quelconque squatter poussant dehors les occupants légitimes.
Dans tous ces débats, et avant d’arriver à une transcription plus détaillée du débat du 3 novembre, quelques points précis ont émergé :
- Après la pénurie, la frénésie de tests. Le 24 octobre, M.Véran indique « Nous avons augmenté le nombre de tests : désormais, il en est réalisé 1 700 000 par semaine». Et le 3 novembre, nouveau record (pour quoi faire ????) : « Deux millions de tests PCR sont effectués chaque semaine ». Dans la série « chéri, fais-moi peur », la confusion entre contaminés et malades. On sait qu’entre 40 000 et 50 000 personnes sont testées positives chaque jour en ce moment. Elles sont donc contaminées ; et encore, cela dépend de la fréquence de cycles utilisée par l’appareil d’analyse, qui n’est pas uniformisée au niveau national (Plus il faut de cycles pour rendre l’ARN perceptible -cette valeur est généralement comprise entre 10 et 45- moins il y a de virus dans l’échantillon prélevé). Reprenant un célèbre tweet de M.Véran (qui, opportunément n’apparaît plus sur son compte Twitter actuellement) et affirmant : 1 malade toutes les deux secondes. Or, il y a 86400 secondes par jour. C’est donc bien le nombre de contaminés. D’après Santé publique France, 37% des cas qui s’avèrent positifs ne présentent pas de symptômes. Ils sont donc porteurs mais pas malades

- Mme Bénédicte Pételle, député LaRem, le 3 novembre : « Un malade est déclaré toutes les deux secondes, une hospitalisation a lieu toutes les trente secondes, un décès toutes les quatre minutes ». Elle a bien appris sa leçon.
- L’effet d’intimidation par l’émotion, histoire d’entretenir la peur: Mme Avia (député LaRem), le 24 octobre :
« Mes chers collègues, hier, 298 de nos concitoyens sont décédés. Nous n’avons pas encore les informations de Santé publique France pour ce jour, mais on peut penser que, depuis le début de nos débats ce matin, à neuf heures, plusieurs centaines d’autres de nos concitoyens sont décédés. Ils ne sont pas morts d’un d’un « petit virus », comme j’ai pu l’entendre, mais d’un virus terrible, qui se propage encore trop vite dans notre pays, et qui tue. »
Jean Castex, le 3 novembre :
« Comme vous le savez toutes et tous, hier encore, plus de 400 personnes sont décédées de la maladie covid-19. Des dizaines de milliers de nos concitoyens, tous âges confondus, sont malades, avec des conséquences parfois très graves et des séquelles non moins lourdes ».
Le 3 novembre encore, M.Rémy Rebeyrotte, autre député LaRem :
« 426 décès du covid dans les dernières vingt-quatre heures… Près de 500 depuis vendredi dans les EHPAD. De tels chiffres ne méritent-ils pas à la fois du recueillement et une attention particulière à la nécessité du confinement ? Il faut être à la hauteur de la situation. Et la situation est grave : grave pour nos soignants, pour nos proches, pour nos parents, pour nos grands-parents, pour toutes les personnes de santé fragile et qui ont aujourd’hui une seule peur, celle d’être confrontées à ce virus, à la maladie et à la mort ! »
A quoi, d’ailleurs, M.Jean-Christophe Lagarde (député UDI) répond :
« Notre collègue Rebeyrotte aime les chiffres, alors en voici d’autres. L’Allemagne compte 80 millions d’habitants ; la France, 70 millions. L’Allemagne est à 10 000 cas de covid-19 par jour ; nous étions à 50 000 cas il y a quelques jours.Lorsqu’on constate que la France compte 4,5 fois plus de morts, d’hospitalisations et de cas que l’Allemagne, nous avons le droit de nous interroger !… Le Président de la République a dit que la situation était la même dans toute l’Europe. Y a-t-il un confinement général en Allemagne, dans tous les États allemands ? La réponse est non ! ».
Quelques bonnes questions sont posées, malheureusement restées sans réponse, comme le 29 octobre lors du débat au Sénat par M.Philippe Bonnecarrère (majorité sénatoriale) :
« Toute décision s’analyse à l’aune d’un bilan avantages-inconvénients, qui n’a pas été fait, au regard des effets de long terme du reconfinement. Aucun pays ne sort indemne d’une paupérisation, le « quoi qu’il en coûte » illimité n’existe pas. Où sont les études d’impact du reconfinement ? [Normalement, tout projet de loi doit être accompagné par une étude d’impact] Pas dans le projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire. Quel est le bilan coût-avantages des différents scénarios ? Êtes-vous certain que nous n’aurions pas réussi à freiner l’épidémie autrement ? ».
Mais le point de discussion majeur lors de la discussion du projet sur le nouvel état d’urgence sanitaire concerne sa durée. Dans son article 1er, le Gouvernement y sollicite une prorogation de ce régime pour trois mois, c’est-à-dire jusqu’au 16 février 2021 puis automatiquement prolongé par application du régime transitoire de sortie de l’état d’urgence jusqu’au 1er avril 2021. Soit un total de 6 mois, refusé par les oppositions. Retenons que la durée initiale du premier état d’urgence sanitaire n’avait été que de deux mois. Le Parlement l’avait ensuite prolongée de deux autres mois.
C’est lors de cette discussion sur l’article 1er et la fin prévue de l’état d’urgence que Mme Josiane Corneloup (député LR) soutient l’amendement no 155 :
« En substituant, au premier alinéa de l’article 1er, la date du 14 décembre 2020 à celle du 31 janvier 2021, le présent amendement vise à faire en sorte que le Gouvernement et le Parlement fassent un nouveau point de situation avant les vacances de Noël, pour décider ensemble des mesures à prendre ».
Et nous voilà embarqué dans de la tambouille parlementaire sauce Vème république. En effet, le groupe LaRem s’aperçoit qu’il est moins nombreux que les députés des oppositions pour voter sur cet amendement et cherche à gagner du temps par des demandes de suspension de séance, le temps de rassembler les troupes.
L’opposition rétorque par des rappels au règlement, comme M.Antoine Savignat (LR) :
« Ce rappel au règlement concerne la tenue de nos séances et aussi le respect de l’ordre du jour au titre de l’article 48, madame la présidente. Nous savons tous que cette séance devait commencer à vingt et une heures précises, puisque c’est l’horaire imposé dorénavant par les circonstances, selon un ordre du jour et pour l’examen d’un texte voulus par le Gouvernement. Nous, députés du groupe Les Républicains, étions bien présents à vingt et une heures alors que les députés de la majorité, eux, n’étaient pas là ! Nous avons en leur absence examiné huit amendements, tous non seulement défendus mais aussi soutenus par leurs auteurs (Applaudissements sur les bancs du groupe LR et sur plusieurs bancs des députés non inscrits) et, au moment de procéder au vote, la majorité a demandé une suspension parce que tous ces messieurs-dames avaient mieux à faire qu’à être là au moment du vote ! (Mêmes mouvements.) Nous sommes en train de débattre de ce que sera l’avenir des Français pour les six prochains mois, en train d’expliquer que le Parlement ne pourra pas siéger pendant ce temps pour contrôler le respect des libertés fondamentales, et je veux que les Français s’en souviennent et qu’ils le notent, car c’est une honte, un scandale ! » ;
puis Mme Emmanuelle Ménard (non-inscrit) :
« C’est un rappel au règlement sur la base de l’article 48, madame la présidente. Chaque fois que la majorité risque d’être mise en minorité dans cet hémicycle, on a droit au même cinéma, à la même arrogance que de la part de votre gouvernement ! Vous voulez avec ce texte les pleins pouvoirs, mais vous ne l’assumez pas ! La moindre des choses, le minimum de respect, serait de finir son dîner à l’heure pour reprendre les débats à l’heure ! Ce soir, on est en plein débat sur les commerces de proximité, qui sont en train de mourir ! (Mme Martine Wonner applaudit.) Et on nous taxe nous, députés de l’opposition, d’irresponsables ! Je prends à témoin les Français : qui est irresponsable ? Les députés de la majorité, qui préfèrent prolonger leur dîner, ou les députés de l’opposition, qui sont à l’heure pour poursuivre les débats dans cet hémicycle ? (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe LR et sur plusieurs bancs des députés non inscrits.)
Au final, l’amendement n°155 est adopté. Inacceptable bien sûr pour le gouvernement.
D’où l’arrivée précipitée d’un ministre de haut rang, M.Véran. Parce qu’il faut que vous sachiez que M.Véran participe chichement à tous ces débats parlementaires. Ceux-ci ne semblent pas franchement l’intéresser : soit il n’est pas là, soit il s’en extrait le plus vite possible. Il se fait alors représenter par ses seconds couteaux : Mme Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’autonomie, qui essaie de faire son boulot sagement ; ou M.Taquet secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance, très courtois et ça change beaucoup de M.Véran, ou encore le petit Attal, porte-parole du gouvernement, qui a voulu jouer au grand lors de la réponse à une question le 27 octobre de Julien Ravier :
« Monsieur le Premier ministre, qu’avez-vous fait pour préparer notre système de santé à cette deuxième vague ? Quelle nouvelle mesure d’urgence allez-vous prendre pour rattraper enfin le temps perdu ? quand allez vous réagir ? »
« Vos propos, monsieur le député, sont irresponsables. Oui, il est irresponsable, dans le moment que nous vivons, d’attiser les craintes, les doutes et les inquiétudes ».
La présence rare de M.Véran ne l’a, jusqu’ici, pas empêché d’apporter néanmoins sa patte au débat. Comme le 24 octobre, lorsqu’il dit que la Suède [qui n’a jamais confiné ni encore moins reconfiné] prend des mesures analogues à la France, ou lorsqu’il affirme :
« Chacun l’a compris : depuis des mois, nous informons les Français, nous leur apportons une information claire, loyale, appropriée – ce sont les termes qu’on utilise en médecine – et nous nous assurons qu’ils puissent la comprendre ».
Revenons au décor de cette séance de nuit. Le ministre est arrivé. Extraits copieux du compte-rendu de séance :
Mme la présidente. La parole est à M. Raphaël Schellenberger, pour soutenir l’amendement identique no 57.
Raphaël Schellenberger (LR).
Je salue l’arrivée du ministre des solidarités et de la santé au banc du Gouvernement. Nous l’avons beaucoup attendu en première lecture, mais il nous honore de sa présence en nouvelle lecture !
Pierre-Henri Dumont (LR).
Ma question est très simple. Elle s’adresse aux trois ministres qui nous font l’honneur de leur présence ce soir – ils sont déjà plus nombreux que ne l’étaient les députés de La République en marche à l’ouverture de la séance…
[en plus d’Olivier Véran et de Mme Bourguignon, il y a aussi ce soir-là M.Alain, Griset, ministre délégué aux PME]
Philippe Gosselin (LR).
Je suis heureux de la présence de trois ministres ; cela fait des semaines que nous n’en avons pas eu autant, et nous avons ainsi affaire à une sorte de trinité – un triumvirat, peut-être ! C’est un honneur et un plaisir de vous avoir, mais, au-delà de l’accueil particulier qui vous est réservé ce soir, il faut que vous entendiez, madame et messieurs les ministres, la colère qui monte et qui gronde, pas seulement dans les campagnes mais partout en France. Pour que des décisions soient comprises et appliquées, il faut qu’elles soient lisibles et intelligibles. Or ce que vous proposez aux commerces de centre-ville et aux grandes surfaces pose vraiment problème. Vos propositions et vos méthodes sont illisibles, brouillonnes et incompréhensibles. Je m’adresse à vous, monsieur le ministre délégué chargé des PME – petites et moyennes entreprises –, car votre carrière plaide pour vous. Vous avez si longtemps, monsieur Griset, défendu avec talent et avec honneur les PME, à l’assemblée permanente des chambres des métiers et de l’artisanat ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) Combien de couleuvres et de chapeaux avez-vous avalé, ces dernières heures, et combien êtes-vous en train d’en digérer ?
Xavier Breton.
Les dizaines de milliers de commerçants qui nous regardent en ce moment, monsieur le ministre, vous voient pianoter sur un smartphone pendant que des arguments différents sont énoncés, en fonction des territoires dans lesquels nous vivons. Eh oui, l’indifférence que vous manifestez est complètement scandaleuse ! Vous êtes indifférent à ce qui se passe !
Enfin, le ministre parle :
« En application de l’article 96 du règlement de l’Assemblée nationale, le Gouvernement demandera la réserve des votes sur les amendements et les articles de ce texte ». (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaRem – Exclamations sur les bancs du groupe LR.).
Mme la présidente. La réserve est de droit.
[Cela signifie qu’il n’y aura plus de vote, malgré la continuation du débat, jusqu’à un vote final groupé sur un texte présenté par le gouvernement (deuxième délibération), qui lui donnera l’occasion de réintroduire la date de fin de l’état d’urgence initial (ce qui a été voté lors de la séance du 4 novembre)]. Les esprits s’échauffent néanmoins dans la suite de la discussion.
Olivier Véran, ministre.
Mesdames et messieurs les députés, je n’étais pas avec vous au début de la séance, veuillez m’en excuser.
Je me suis rendu avec le Premier ministre dans les services des urgences et de réanimation du centre hospitalier sud-francilien, à Corbeil-Essonnes. Sur le trajet, les chiffres du jour sont tombés, avec la précision d’un métronome, dont le rythme va s’accélérer dans les jours à venir, hélas, au cours des vingt-quatre dernières heures, il y a eu 3 300 patients hospitalisés dans l’ensemble des hôpitaux français, 469 personnes admises en réanimation et 430 décès.
Aujourd’hui, un seuil a été franchi pour la région Île-de-France, raison pour laquelle nous avons fait ce déplacement : le cap des 1 000 patients hospitalisés en réanimation dans les hôpitaux franciliens a été dépassé.
Pendant près de dix minutes, les soignants nous ont expliqué qu’il fallait une spécialisation pour être capable de retourner un malade, de la position ventrale à la position dorsale, lorsqu’il est intubé et qu’il a des pousse-seringue pour l’aider à respirer parce qu’il est atteint d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë.
André Chassaigne. Vous mentez comme vous respirez !
M.Véran :
Ces soignants, mesdames et messieurs, nous ont aussi indiqué que des étudiants étaient venus en renfort. Ils nous ont parlé de leur capacité à faire face, malgré la fatigue, malgré la détresse qui est la leur dans cette période, alors qu’ils enchaînent jours et nuits de travail. Je suis entré dans deux chambres dans le service de réanimation de cet hôpital de Corbeil-Essonnes. Dans la première, il y avait un jeune homme, de vingt-huit ans,…
Jacques Cattin. Il va nous faire pleurer !
Olivier Véran,
…oui, de vingt-huit ans, dans le coma, intubé, ventilé, avec pas loin de dix pousse-seringue pour l’alimenter et lui fournir les médicaments essentiels pour le maintenir en vie. Dans la deuxième chambre, il y avait un homme en surpoids âgé de trente-cinq ans. (Exclamations sur les bancs du groupe LR.)
C’est ça la réalité, mesdames et messieurs les députés. Si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! La voilà, la réalité de nos hôpitaux ! (Très vives exclamations sur les bancs des groupes LR, FI et GDR.) Vous êtes en train de débattre, alors que nos soignants se battent pour sauver des vies de cette manière-là dans nos hôpitaux ! (Les députés des groupes LaREM et Dem se lèvent et applaudissent longuement.)
Éric Diard (LR). N’utilisez pas les malades, monsieur le ministre ! C’est de l’instrumentalisation, c’est indigne !
Hubert Wulfranc (GDR). Six mois d’immobilisme !
Mme la présidente. Veuillez poursuivre, monsieur le ministre.
Olivier Véran.
Mesdames, messieurs les députés, quand j’ai quitté l’hôpital où je m’étais rendu avec le Premier ministre et que je suis rentré au ministère, le débat parlementaire était diffusé sur un écran de télévision. Lorsque j’ai vu les députés debout en train d’applaudir, j’ai demandé aux membres de mon cabinet : « Pourquoi applaudissent-ils ? Avons-nous vaincu l’épidémie ? Rendent-ils hommage aux soignants ? ». Et l’on m’a expliqué que les députés de l’opposition applaudissaient l’adoption d’un amendement fixant la fin de l’état d’urgence sanitaire à mi-décembre et la fin du confinement à la fin du mois de novembre, quoi qu’il arrive dans notre pays.
Pierre Cordier (LR). Il y a six mois, vous nous disiez de ne pas porter de masque !
Olivier Véran.
Le décalage était total et c’est pour cela que j’ai décidé de venir dans cet hémicycle ce soir.(Les députés des groupes LaREM et DEM se lèvent et applaudissent longuement. – Vives protestations sur les bancs des groupes LR et FI.) Un jour, j’applaudirai debout dans l’hémicycle : ce sera le jour où nous aurons vaincu la deuxième vague, le jour où nous aurons sauvé des vies, le jour où nous aurons libéré les hôpitaux et où nous pourrons avoir, pour la France, un regard confiant vers l’avenir. Ce jour-là, je serai debout à applaudir, pas avant !(Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM. – Exclamations sur les bancs du groupe FI.)
Rappels au règlement
Mme la présidente. La parole est à Mme Mathilde Panot, pour un rappel au règlement.
Mme Mathilde Panot (LFI).
Il se fonde sur l’article 48. Monsieur le ministre, le chantage que vous êtes en train de nous faire est insupportable ! (Applaudissements sur les bancs des groupes FI et LR. Mme Agnès Thill applaudit également.) Tout le monde, ici, a conscience de la gravité de la situation, mais il est insupportable de vous entendre dire qu’il n’y a pas de solution alternative, comme l’affirmait Mme Thatcher en son temps. Oui, nous sommes une opposition qui s’exprime dans l’hémicycle ; oui, nous avons le droit de critiquer vos décisions, et nous continuerons de le faire. C’est ainsi que fonctionne la démocratie, que cela vous plaise ou non ! Non, le covid-19 ne vous donne pas le droit de piétiner notre démocratie !
Si vous êtes venu ce soir dans l’hémicycle, ce n’est pas parce que vous avez vu à la télévision une scène qui vous a horriblement choqué – à savoir un vote, l’expression d’un choix démocratique des députés. Ce soir, vous avez fait une première suspension parce que vous n’aviez pas le nombre de députés suffisant pour être en majorité. (Protestations sur les bancs du groupe LaREM.) Puis vous avez fait une deuxième suspension parce que vous avez perdu un vote. Une troisième suspension a suivi parce que vous aviez encore perdu un vote. La réalité – vous n’aimez pas l’entendre –, c’est que vous détestez la démocratie.
Il est beaucoup plus facile de se présenter devant un conseil de défense protégé par le secret défense, que d’accepter que le Parlement délibère et fasse des choix qui ne vous conviennent pas ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe FI.)
Mme la présidente. La parole est à M. Philippe Gosselin, pour un rappel au règlement.
Philippe Gosselin (LR).
Il se fonde sur l’article 48. C’est avec consternation que nous constatons à quel point le débat dérape. (Protestations sur les bancs du groupe LaREM.)
Il est important de rappeler pourquoi et comment nous en sommes arrivés là. À vingt et une heures, à la reprise des travaux, la majorité n’était pas présente.
Si vous aviez été à vos places, à occuper vos fonctions, jamais le débat n’aurait pu déraper. Vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-mêmes !
Quant à vous, monsieur le ministre, faites-vous bien conseiller sur ce qui se passe dans l’hémicycle en votre absence. Nous n’avons pas applaudi à tout rompre parce que nous avions adopté un amendement, au motif que les Français seraient pris en otages ; c’est vous-même qui nous prenez en otages ! Vous jouez un jeu dangereux, méfiez-vous de l’effet boomerang ! En Normandie, nous avons un proverbe. (« Ah ! » sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) « Quand tu craches en l’air, méfie-toi, ça te retombe sur la bouche ».
Un député LaREM. Ce sont des menaces, c’est un faux proverbe !
Philippe Gosselin.
Traduisez-le autrement si vous le voulez ! J’en terminerai avec les aspects démocratiques. Vous ne voulez pas que le Parlement se réunisse au sujet de l’état d’urgence d’ici au 1eravril. Vous voulez un long couloir, un long printemps qui succédera à un long hiver, sans que le Parlement puisse s’exprimer. Ce soir déjà, en demandant la réserve de vote, vous nous privez de notre expression, celle de la représentation nationale. (Protestations sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)Ce n’est pas ainsi que la concorde et l’unité nationales dont nous avons besoin se feront !
Au mois de mars, nous avons voté la première loi d’urgence à vos côtés.
Nous étions au rendez-vous, et il ne tient qu’à vous que nous soyons aujourd’hui au rendez-vous de l’histoire, à vos côtés. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
Mme la présidente. La parole est à Mme Valérie Rabault, pour un rappel au règlement.
Mme Valérie Rabault (PS).
Il se fonde également sur l’article 48. Monsieur le ministre, vous nous avez tous mis en accusation, alors que beaucoup d’entre nous ont voté, jeudi dernier, la déclaration du Premier ministre concernant le reconfinement. Vous nous racontez des épisodes tragiques auxquels vous avez assisté à l’hôpital. Pensez-vous sérieusement que nous ne nous rendons pas dans les hôpitaux, nous aussi, même si nous n’avons pas votre expérience ?
sans paraphraser, vous n’avez pas le monopole du désir d’assurer la santé et la sécurité sanitaire des Français, monsieur le ministre ! (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC et LR.)
Si vous assumiez une prise de décision démocratique, vous nous diriez clairement sur quels critères reposent vos décisions et à quel moment vous les activez.Je peux vous montrer la photo, prise aujourd’hui même, d’une cantine bondée où tous les jeunes déjeunent côte à côte, sans distanciation sociale. Dans ce reconfinement, vous faites deux poids, deux mesures. Vous demandez à douze millions de jeunes de se rendre dans leur école, leur collège ou leur lycée, alors que vous empêchez les petits commerçants de poursuivre leur activité. Comment expliquez-vous des décisions aussi divergentes ? Voilà ce qui ne fonctionne pas dans votre système : vos décisions sont anxiogènes parce qu’elles sont à géométrie variable, et que personne n’y comprend plus rien.
Certains articles du décret du 29 octobre sont de la bouillie, tant ils sont compliqués et illisibles. Pour réussir l’unité nationale, il faut une cohésion. Vous devez être capable de susciter l’adhésion à vos décisions. Or, c’est impossible, tant elles sont à géométrie variable ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur plusieurs bancs du groupe LR.)
Mme la présidente. La parole est à M. André Chassaigne, pour un nouveau rappel au règlement, après quoi j’ouvrirai la discussion.
André Chassaigne (PC).
Il se fonde sur l’article 48. J’ai été blessé par la façon dont le ministre des solidarités et de la santé s’est adressé aux parlementaires. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, LR et LT.)Monsieur le ministre, chacun d’entre nous a son vécu, et vous n’êtes pas là pour tenir des propos humiliants. Je fais partie de ceux qui ont voté favorablement la semaine dernière. Je l’ai fait avec ma conscience. Ma décision n’a pas été facile, mais je ne la regrette pas. Dans le présent débat, je réfléchis avec une certaine humilité, car j’ai conscience qu’il n’y a pas solution miracle. Je ne sais même pas encore sur quel bouton j’appuierai lors du vote ; je suis dans l’expectative.
Sachez qu’hier, j’ai passé une partie de la journée à appeler des hôpitaux à Lyon et à Paris. Je n’utiliserai pas les mots qu’ont employés les gens qui m’ont répondu, mais la vérité des hôpitaux n’est pas celle que vous dites, monsieur le ministre – et vous le savez pertinemment. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LT.)D’autres ici le savent, mais applaudissent quand même, et d’autres encore applaudissent parce qu’ils ne le savent pas ! (Protestations sur divers bancs.) Laissez-moi vous rapporter les témoignages que j’ai reçus – n’étant pas un spécialiste, je pourrai commettre des erreurs dans l’emploi de certains termes, vous m’en excuserez.
Premier exemple : dans un service qui avait douze lits de réanimation polyvalente et huit lits d’unités de soins intensifs en cardiologie, six de ces huit lits ont été supprimés et on a ensuite fait apparaître une augmentation artificielle du nombre de lits. Le service a tenu le coup pendant la première vague, mais avec la deuxième vague, ça commence à péter.
Deuxième exemple : un service qui comptait soixante-dix infirmiers et aides soignants a enregistré quinze départs liés à la fatigue, à l’usure et au manque de reconnaissance – y compris à la suite du Ségur de la santé. Sur les douze nouveaux diplômés qui sont arrivés, trois sont repartis. On me dit qu’il est possible de former des gens en six mois, mais en réalité, l’immense majorité a été formée en deux jours. (Vives protestations sur les bancs du groupe LaREM.) Les plus chanceux ont eu quinze jours de formation. Vous pouvez hocher la tête, mais c’est la réalité !
Mme la présidente. Je ne peux pas vous accorder un deuxième rappel au règlement, monsieur le président Lagarde – d’autant que les rappels au règlement qui viennent d’être faits n’en étaient pas toujours. Je vous donnerai toutefois la parole, puisque vous êtes le premier inscrit dans la discussion.
Article premier (suite)
Jean-Christophe Lagarde.
Je suis abasourdi par ce que je viens d’entendre et de voir, monsieur le ministre. Depuis dix-huit ans, je n’ai jamais entendu ni vu chose pareille ! Si vous étiez le ministre allemand de la santé, avec 10 000 morts du covid-19 et 10 000 cas par jour, vous pourriez donner des leçons à l’Assemblée nationale ou au Bundestag. En revanche, vous ne nous en donnerez pas avec 35 000 morts et 50 000 cas par jour ! Ce n’est pas nous qui sommes responsables de cette situation : nous vous avons voté les pleins pouvoirs à chaque fois ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UDI-I et sur quelques bancs du groupe LR. Mmes Danièle Obono et Agnès Thill applaudissent également.)
Quand un ministre s’énerve, comme vous l’avez fait, c’est parce qu’il se sent en échec. J’avais été admiratif de votre entrée en fonction dans un contexte difficile, mais je le suis beaucoup moins ce soir. (Protestations et claquements de pupitre sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) Vous devriez vous souvenir que vous avez été un député de la République. Vous venez de reprocher à l’Assemblée nationale – parce que votre majorité n’était pas présente – d’avoir limité la durée de l’état d’urgence sans débat au Parlement. Il est pourtant légitime que l’Assemblée nationale débatte. Un jour, si vous êtes à nouveau député, vous vous en souviendrez !
Vous avez reproché à l’Assemblée nationale de déstructurer la loi. Mais pourquoi sommes-nous là, si ce n’est pour voter des amendements ? Sinon, supprimez le Parlement ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UDI-I. – Exclamations sur les bancs du groupe LaREM.)
Mme la présidente. La parole est à M. Christian Jacob.
Christian Jacob.
Monsieur le ministre, vos propos ont été indignes, et vous-même avez été indigne. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LR. – Protestations sur les bancs des groupes LaREM et Dem.) Pouvez-vous m’expliquer, les yeux dans les yeux, qu’il n’y a pas plus de concentration de population et de risques de transmission du virus dans les transports en commun ou dans les grandes surfaces que chez un coiffeur ou chez un cordonnier ?
C’est de la démagogie ! Vous avez été indigne des fonctions que vous exercez. Et je n’oublie pas que vous avez menti, monsieur le ministre. N’avez-vous pas expliqué, lorsque les masques manquaient du fait de votre incurie, qu’ils étaient inutiles et peut-être contre-productifs ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LR. – Mme Danièle Obono marque son approbation.) N’avez-vous pas expliqué, lorsqu’il n’y avait pas de tests, que les tests massifs étaient complètement inutiles ? C’est ce que vous avez dit, à ce moment-là. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
N’avez-vous pas dit, lors du premier confinement, qu’il fallait passer de 5 000 à 14 500 lits de réanimation ? Aujourd’hui, 5 800 lits sont ouverts, et le Président de la République nous explique que la création de lits n’est pas une solution. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR. – Exclamations sur les bancs des groupes LaREM et Dem.) …
Mme la présidente. Merci, mon cher collègue. La parole est à M. Christophe Castaner. (« Ah ! » sur les bancs du groupe LR.)
Christophe Castaner.
De quoi parlons-nous depuis trois jours ? Des commerces de proximité. J’ai été maire d’un bourg-centre pendant dix-sept ans et personne ici ne peut s’arroger le droit de parler au nom du petit commerce : il n’y a ici que des députés de la nation, qui sont les défenseurs du commerce de proximité.
Raphaël Schellenberger. Où étiez-vous en début de séance ?
Christophe Castaner.
N’éructez pas, monsieur le député ! Ce dont nous parlons ce soir, c’est du rythme du métronome de la maladie qui progresse dans notre pays – 3 300 hospitalisations ces vingt-quatre dernières heures. Ce métronome, hélas, se transforme en glas – le glas des morts que compte notre pays. (Exclamations sur les bancs du groupe LR.). Nous devons tout faire, à chaque instant, chaque jour, chaque heure, chaque minute, pour lutter contre le virus. Et ce n’est pas en faisant de la démagogie que l’on combat le virus, mais en ayant du courage politique. (Protestations sur les bancs du groupe LR.) C’est à ce courage politique que je vous invite. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem.)
Mme la présidente. La parole est à Mme Frédérique Dumas.
Mme Frédérique Dumas (Libertés et territoires).
Monsieur le ministre, vous avez dit en arrivant que vous aviez honte ce soir. Nous aussi, nous avons honte – honte de vos mensonges. (Protestations sur les bancs du groupe LaREM.) Premier mensonge : vous avez affirmé que nous avions applaudi après avoir adopté un amendement mettant fin aux lois d’urgence sanitaire. Ce n’est pas du tout ce que nous avons fait. Nous avons adopté un amendement qui vous oblige à revenir devant les parlementaires pour rendre des comptes. (Applaudissements sur les bancs des groupes LR et UDI-I.) C’est la démocratie. Vous avez également menti au sujet des vaccins contre la grippe. Vous savez très bien qu’il y a aujourd’hui une pénurie dans les EHPAD, auxquels a annoncé que les vaccins ne seraient pas livrés le 15 novembre et qu’ils le seraient peut-être en décembre, et encore… Vous devrez aussi nous rendre des comptes sur ces vaccins contre la grippe. Par ailleurs, vous dites que nous avons abîmé votre texte. Ainsi, la démocratie abîme votre texte. Le débat de jeudi était une parodie de démocratie : après une série de questions-réponses, nous avons procédé à un vote non contraignant. C’est aujourd’hui qu’a lieu le véritable vote, et vous nous dites que nous avons abîmé votre texte.
Fabien Di Filippo (LR).
Permettez-moi de regretter le déroulement du débat : nos attentes étaient fortes quant à l’expression démocratique qui devait avoir lieu ici ce soir sur l’équité que méritent les petits commerçants.
Ce soir, nous avons une secrétaire d’État mutique, un ministre délégué qui peine à lire certaines de ses fiches (Vives exclamations sur les bancs du groupe LaREM)pour nous prouver un point de vue qu’il ne semble guère approuver et un troisième ministre qui perd son sang-froid alors qu’il est censé être la personne clé de la gestion de la crise en France ! C’est dramatique.
…./…
La séance a été levée à zéro heure quinze. Le débat s’est achevé le 4 novembre par le retour au texte voulu par le gouvernement. Pendant ce débat, de nombreux amendements ont été proposés pour donner la possibilité d’assister aux liturgies, tous refusés par le gouvernement comme bien décrit dans Le Salon beige.
Combien de morts pour arriver enfin à ce constat ?
Le combat contre le terrorisme passe par le renforcement des contrôles aux frontières intérieures de l’espace Schengen.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) November 5, 2020
Fraudes électorales aux Etats-Unis
Malgré les dénégations et la censure subie par Donald Trump lui-même (sur Twitter comme à la télévision qui a coupé son intervention !), il semble bien qu’une fraude électorale massive ait eu lieu lors de l’élection américaine.
Le Comité Trump France avance une liste impressionnantes de cas de fraude électorale.
Un ambassadeur français avance ingénument que la fraude n’existerait pas :
C’est la première fois qu’il y a des accusations de fraude. Le système fonctionne parfaitement mais est victime de son succès en temps de Covid. Les accusations sont d’ailleurs parfaitement gratuites. https://t.co/yEnhB4MC1Y
— Gérard Araud (@GerardAraud) November 5, 2020
Il faut lui rafraîchir la mémoire :
The @nytimes has a short memoryhttps://t.co/gycYCLh5RQ pic.twitter.com/RygNOEfULq
— The Cheese (@thecheesefeed) November 6, 2020
Mieux : il semble que l’équipe de Donald Trump ait anticipé la fraude et a piégé l’équipe démocrate.
A lire aussi l’article de Politique Matin et celui du Figaro.
Pour mémoire, en 2000, les médias étaient moins suspicieux quant aux accusations de fraude :
Ecoutez les médias en 2000 parler d’Al Gore dénonçant une fraude électorale et demandant le recompte des voix.
Ecoutez les mêmes médias en 2020 parler de Trump dénonçant une fraude électorale et demandant le recompte des voix.
C’est pathétique pic.twitter.com/t46oNy7T92— Philippe Murer 🇫🇷 (@PhilippeMurer) November 6, 2020
Le ministère de l’Education nationale assume enseigner l’idéologie du genre
Question du député LR Xavier Breton au ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le contenu des manuels de SVT et de sciences économiques et sociales (SES) prévus pour la classe de seconde à la rentrée 2019 :
Ces manuels diffusent largement le postulat de la théorie du genre et des études de genre, qui n’a rien de scientifique, selon lequel les différences comportementales et sociales entre les hommes et les femmes ne seraient que le résultat d’une construction de la société, sans aucune influence du corps sexué, qui ne dirait rien de ce que l’on est et de ce que l’on est appelé à devenir. Les manuels de SES parlent de la socialisation de genre, qui serait imposée aux garçons et aux filles par les « stéréotypes de genre », par exemple par les jouets, et qui influencerait les comportements et métiers choisis, soi-disant au détriment des femmes. Ils nient toute influence de la nature biologique masculine ou féminine sur les comportements et aspirations profondes. Quant aux manuels de SVT, ils vont encore plus loin dans l’idéologie et ne respectent pas les préconisations du programme, lequel fonde à juste titre l’identité sexuée sur le sexe chromosomique et biologique. Ils affirment que cette identité « c’est le fait de se sentir homme ou femme » (Nathan), « est le fait de se sentir un homme, une femme, ni l’un ni l’autre ou les deux » (Hatier), « n’est pas innée » (Magnard), que « l’identité sexuée se construit sur une longue période », en intégrant « de multiples facteurs biologiques, sociologiques et psychologiques » (Bordas), ou encore que « l’identité sexuée ou sexuelle est une construction personnelle, qui évolue au cours de la vie » (Hachette), que « l’identité sexuelle c’est la perception de ce qu’est une femme ou un homme dans une société à un moment donné » (Belin). Dire à des adolescents que leur identité sexuée se construit et correspond à ce qu’ils ressentent être est un mensonge extrêmement nocif à un âge où ils ont souvent des difficultés à s’estimer, à s’accepter, et où ils ont besoin de comprendre qui ils sont. Bien entendu la culture (éducation, savoirs) est nécessaire pour notre développement : le culturel permet de développer le potentiel naturel qui est en chacun et donc permet à chacun de s’accomplir. Mais ce que l’on reçoit par la culture ne peut définir qui l’on est. Par ailleurs, des témoignages de personnes ayant changé de sexe sont parfois fournis, comme si c’était tout à fait normal, alors qu’on sait qu’un tel changement n’a rien d’anodin. Le collège des pédiatres américains a alerté en ce sens : « Le collège américain des pédiatres exhorte les éducateurs et les législateurs à rejeter toutes les politiques qui incitent les enfants à considérer comme normales la prise de produits chimiques et l’usurpation de l’identité sexuelle par chirurgie ». L’éducation nationale est responsable de vérifier le contenu afin de s’assurer notamment qu’ils ne divulguent aucune idéologie, pour le bien des enfants et pour respecter l’action éducative des familles (code de l’éducation L. 111-2) d’une part, et pour respecter « le principe de neutralité du service public de l’éducation nationale » d’autre part, comme l’a rappelé le Conseil d’État dans une décision du 15 octobre 2014. Aussi, il demande de lui indiquer les mesures qu’il prendra pour alerter les professeurs sur les contenus idéologiques présents dans les manuels de SES et de SVT de seconde, et de lui confirmer qu’il invitera les éditeurs à revoir leur édition dans les meilleurs délais afin de supprimer toute information fondée sur le postulat non démontré de la seule construction de l’identité sexuelle, ainsi que toute information sur les changements de sexe et les différents comportements sexuels, qui n’ont rien à faire dans des manuels de SVT.
Texte de la réponse, reçue le 3 novembre :
Il n’existe pas de système de labellisation des manuels scolaires ou d’agrément qui leur soit accordé par le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse. Chaque éditeur privé est libre de ses choix dans la conception des manuels et ouvrages scolaires qu’il propose à la vente ; il en est par conséquent aussi responsable au titre de la liberté éditoriale. Le ministère n’intervient pas dans les choix opérés par les éditeurs scolaires, qui exercent leur responsabilité éditoriale de manière indépendante. Les enseignants sont eux-mêmes libres et responsables du choix des manuels qui sont utilisés en classe au titre de la liberté pédagogique ; ils doivent donc veiller à choisir des ouvrages conformes aux programmes scolaires. Les corps d’inspection, quant à eux, s’assurent que les enseignants respectent les programmes scolaires et prennent les mesures appropriées le cas échéant en cas de manquement constaté. Dans notre école, qui est celle du respect d’autrui, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre, il est impératif que les élèves acquièrent des connaissances scientifiquement établies sur ces sujets. C’est pourquoi le programme de seconde de sciences de la vie et de la Terre aborde l’identité sexuelle dans la thématique « corps humain et santé », dans la partie « cerveau, plaisir, sexualité ». Les élèves sont amenés à différencier, à partir de la confrontation de données biologiques et de représentations sociales, d’une part ce qui relève de l’identité sexuelle, des rôles en tant qu’individus sexués et de leurs stéréotypes dans la société, qui relèvent de l’espace social ; d’autre part ce qui relève de l’orientation sexuelle, qui relève de l’intimité des personnes. Dans le programme de sciences économiques et sociales de la classe de seconde, et notamment dans la partie « sociologie et science politique », les élèves sont amenés à s’interroger sur la question : « Comment devenons-nous des acteurs sociaux ? ». Ils travaillent ainsi sur les processus de socialisation et apprennent à illustrer le caractère différencié de ces processus de socialisation en fonction du milieu social et du genre. Par ailleurs le questionnement sur l’égalité femmes/hommes et les stéréotypes de genre figure, à de nombreuses reprises, dans les programmes scolaires dès le cycle 2. Enfin le programme d’enseignement moral et civique prévoit, à partir du cycle 4, d’aborder la question de la transphobie, ce qui implique d’expliquer ce qu’est l’identité de genre.
