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Nouvelle action de La Manif Pour Tous pour retirer le projet de loi sur la bioéthique

Après le coup d’arrêt surprise sur le projet de loi ni bio ni éthique, grâce aux sénateurs, la jeunesse maintient la pression à l’occasion de la commission mixte paritaire qui se tient ce mercredi 17 février à l’Assemblée nationale. Mobilisés depuis des mois, les jeunes rappellent à Emmanuel Macron son engagement de conditionner cette loi à l’existence d’un large consensus. Ce fameux consensus n’existe pas aujourd’hui. C’est incontestable. L’opposition à ce projet de loi qui n’est ni bio ni éthique est de plus en plus importante au fil des mois, que ce soit au Parlement ou dans l’opinion. Le vote du Sénat il y a quelques jours, différent du début de l’année 2020, et les derniers sondages en attestent.

Compte tenu de la situation sanitaire, l’organisation d’une manifestation en fin de journée que les Français quittent leur travail est impossible en raison du couvre-feu. Les équipes de La Manif Pour Tous continuent à faire preuve d’ingéniosité :

En cas d’échec de la Commission Mixte Paritaire aujourd’hui, il y aura une nouvelle lecture, à l’Assemblée nationale puis au Sénat. Puis viendra une 2e Commission Mixte Paritaire. Si elle échoue, alors l’Assemblée nationale pourra avoir le dernier mot. La route est donc encore longue avant l’éventuelle adoption de ce Projet de loi. Nous vous invitons donc à redoubler vos prières. Il n’est pas dit que LREM l’emporte, en raison du calendrier et de la crise sanitaire. Ne lâchons rien !

Addendum : l’échec de la CMP est confirmé : les élus n’ont pas trouvé d’accord. Le texte va repartir pour une 3e lecture par les deux chambres. A moins que le gouvernement ne retire ce texte.

Adendum 2 – Communiqué de La Manif Pour Tous :

L’échec de la CMP acte l’absence de consensus

Le Président de la République avait fait de l’obtention d’un consensus une condition sine qua non pour le projet de loi bioéthique. Avec l’échec de la commission mixte paritaire (CMP) qui avait été convoquée par le Premier ministre ce jour, cette fracturation de la société sur un sujet qui divise se révèle plus forte que jamais. Le gouvernement doit en tirer les conséquences en suspendant l’examen du projet de loi ou en retirant du texte les mesures qui ne font pas consensus : PMA sans père, reconnaissance des GPA réalisées à l’étranger, autoconservation des ovocytes sans motif médical, création d’embryons transgéniques et chimériques, interruption de grossesse jusqu’à 9 mois pour « détresse psycho-sociale ».

« SOS consensus » : l’opération menée par La Manif Pour Tous aux abords de l’Assemblée nationale à l’heure où se réunissait la commission mixte paritaire avait pour objectif de dénoncer l’absence évidente de consensus sur un projet de loi qui divise inutilement la société. Inutilement parce que le Conseil d’Etat a clairement rappelé dans un avis du 28 septembre 2018 que l’encadrement actuel de l’accès à la PMA n’est pas discriminatoire et ne constitue aucunement une rupture d’égalité entre les citoyens, contrairement à ce qu’affirment certains. « la différence de traitement […] entre les couples formés d’un homme et d’une femme et les couples de personnes de même sexe […] n’est pas contraire au principe d’égalité ». « Rien n’oblige à modifier les conditions d’accès à la PMA » soulignait-il encore.

Devant des bébés géants recouverts de symboles de l’euro et de codes barre pour dénoncer la marchandisation humaine inhérente à la PMA sans père et à la GPA, une dizaine de jeunes femmes habillées en Marianne ont rappelé que la République est une et indivisible et qu’elle est là pour protéger tous ses enfants, notamment de la volonté de certains de les priver volontairement de père. « L’amour d’un père est irremplaçable. Tous, nous avons 2 parents : un père et une mère. C’est ainsi. Et ce qui nous donne des grands-parents paternels et maternels, des oncles, des tantes, des cousins, une histoire, des racines… C’est le plus souvent un trésor irremplaçable » selon l’une d’elles.

Plusieurs députés, dont Patrick Hetzel, membre de la commission mixte paritaire, sont venus apporter leur soutien à l’opération et partager le constat de l’absence de consensus. Pour eux, cet échec de la commission mixte paritaire doit conduire le gouvernement à faire un choix : soit poursuivre le processus législatif en supprimant les mesures qui ne font pas consensus au sein de la société et du Parlement, soit suspendre l’examen et prendre le temps nécessaire, après la fin de l’état d’urgence sanitaire, à élaborer un projet de loi de bioéthique respectueux de l’humain et de l’éthique et qui rassemble les Français.

« En politique, il faut toujours éviter la surenchère et le passage en force, surtout sur des questions sensibles comme les sujets sociétaux telles que la bioéthique, la PMA sans père ou la GPA. Il faut aussi respecter ses engagements. Lorsque le consensus est présenté comme une condition sine qua non et qu’il n’est pas présent, il faut savoir le reconnaître. Le fait est que plus les débats avancent, plus l’opposition au projet de loi bioéthique se renforce » observe Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. « S’entêter, s’obstiner, essayer de passer en force d’un côté ou respecter la démocratie de l’autre : la balle est dans le camp du gouvernement qui a l’occasion de prouver qu’il sait être à l’écoute du Parlement et des Français. A 15 mois à peine d’échéances électorales majeures, la raison devrait pouvoir l’emporter sur les passions d’une poignée de militants radicaux » conclue-t-elle.

Éthiopie : répression dans le sang et destruction d’un monastère du VIème siècle

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Le monastère de Debre Damos, vieux de plus de mille cinq cents ans, a été détruit par des bandes armées, l’un des moines aurait été assassiné. Les troupes fédérales Éthiopiennes ont combiné leurs forces avec leurs anciens ennemis Érythréens, devenus leurs nouveaux alliés, pour réprimer la volonté des habitants du Tigré, région du Nord de l’Ethiopie, de s’émanciper en partie du pouvoir central Ethiopien. Depuis trois mois, des troupes Érythréennes payées par le gouvernement éthiopien assassinent, pillent et violent la population du Tigré. 

C’est au Nord-Ouest d’Adigrat que le monastère de Debre Damos, datant du VIème siècle, a été bombardé par les forces Érythréennes qui seraient ensuite montées sur le plateau, sur lequel le monastère a été construit, pour le piller, s’emparer de ses trésors et de ses archives. Dans la ville d’Adigrat ce sont des bandits qui ont profité de la confusion régnante pour piller la mission des Missionnaires d’Afrique avec lesquels SOS Chrétiens d’Orient travaille depuis deux ans, après avoir lynché le garde et ligoté les plus vieux prêtres qui n’étaient pas parvenus à s’enfuir.  

Un des prêtres orthodoxes de la communauté des Missionnaires d’Afrique a rapporté qu’au moins un moine de Debre Damos aurait été assassiné. Il est cependant possible que l’ancienne église du monastère ait survécu aux bombardements, d’après cette même source.  

Depuis 2018, année durant laquelle les Tigréens ont perdu les rênes du pouvoir central d’Ethiopie au profit de l’Oromo Abiy Ahmed, cette ethnie se sent marginalisée par le nouveau gouvernement en place. Au mois de septembre 2020, des élections régionales ont été organisées de manière illégale par les autorités du Tigré, non pour créer un nouvel état séparatiste mais en réaction aux actions du président Abiy Ahmed qui consistaient à écarter les Tigréens du pouvoir central.  

C’est à la suite de cette action protestataire que l’armée érythréenne, dont les troupes sont payées par le gouvernement éthiopien, a marché sur les villes d’Adigrat, d’Adwa, de Wukro, où ils ont ouvert un camp militaire, et de Shire.  

Mercredi dernier, lors de manifestations dans ces villes du Tigré, vingt jeunes ont été exécutés par les forces gouvernementales éthiopiennes et érythréennes à Adwa et 10 autres ont connu le même sort à Shire, tandis qu’à Adigrat ce sont le manque de médicaments et la famine qui provoquent la mort de nombreux citadins.  

Le peuple de Tigré n’est pas au bout de ses souffrances et SOS Chrétiens d’Orient invite à prier pour que la paix et l’unité reviennent en Ethiopie. L’association poursuit son aide au travers des communautés encore présentes sur place, et sera présente dès le mois prochain dans le pays afin d’aller à la rencontre de ces chrétiens en souffrance et leur apporter le soutien nécessaire.    

Un carême à l’école de saint Joseph

Homélie du Très Révérend Père Dom Jean Pateau, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault. (Fontgombault, le 17 février 2021)

Ubi est thesaurus tuus, ibi est et cor tuum.
Là où est ton trésor, là aussi est ton cœur.
Mt 6,21

Chers Frères et Sœurs,

Mes très chers Fils,

Les temps de l’Avent et du Carême, en tant que préparations aux fêtes de Noël et de Pâques, sont des temps de pénitence, il est indéniable que le Carême revêt, par rapport à l’Avent, un caractère d’austérité très particulier. Quarante jours à la fois redoutés et désirés qui débouchent dans la lumière du matin de Pâques.

Le Carême de cette année pourrait prendre une couleur particulière si nous décidions de nous mettre à l’école de saint Joseph. Le 19 mars, jour de sa fête, tombe en effet toujours en Carême, même si, parfois, la semaine sainte empêche sa célébration liturgique à cette date.

Le 8 décembre dernier, en la fête de l’Immaculée Conception, commémorant les 150 ans de la décision du bienheureux Pie IX d’invoquer saint Joseph comme Patron de l’Église universelle, le Pape François a adressé aux fidèles une lettre apostolique intitulée Patris corde : Avec un cœur de père. Ce cœur de Père, c’est le cœur de saint Joseph.

« Le but de cette Lettre Apostolique, écrit le Pape, est de faire grandir l’amour envers ce grand saint, pour être poussés à implorer son intercession et pour imiter ses vertus et son élan. » (Fin de la lettre)

Alors que l’Évangile de la Messe de ce matin invite à fuir les airs hypocrites, « nous pouvons tous trouver en saint Joseph, assure le Saint-Père, l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés. » Soyons assurés qu’il nous accompagnera en ces jours de pénitence. Parcourons donc cette lettre consacrée à la paternité de saint Joseph, que le Saint-Père a divisée en sept points : Père aimé, Père dans la tendresse, Père dans l’obéissance, Père dans l’accueil, Père au courage créatif, Père travailleur, Père dans l’ombre. Ces points offrent les bases pour un bon Carême.

Saint Joseph a su faire de sa vie « un service, un sacrifice au mystère de l’incarnation et à la mission rédemptrice… un don total de soi, de sa vie, de son travail. » Pour cela, il fut un père aimé. Notre vie est-elle un don de soi ?

« Jésus a vu en Joseph la tendresse de Dieu. »

« Le Malin, poursuit le Saint-Père, nous pousse à regarder notre fragilité avec un jugement négatif. Au contraire, l’Esprit la met en lumière avec tendresse. La tendresse est la meilleure manière de toucher ce qui est fragile en nous. Le fait de montrer du doigt et le jugement que nous utilisons à l’encontre des autres sont souvent un signe de l’incapacité à accueillir en nous notre propre faiblesse, notre propre fragilité. Seule la tendresse nous sauvera de l’œuvre de l’Accusateur (cf. Ap 12, 10). C’est pourquoi il est important de rencontrer la Miséricorde de Dieu, notamment dans le Sacrement de la Réconciliation, en faisant une expérience de vérité et de tendresse. » En ce temps du Carême cette dernière invitation se fait pressante.

« Joseph, ajoute le Saint-Père, nous enseigne […] qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse. Et il nous enseigne que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau. Parfois, nous voudrions tout contrôler, mais lui regarde toujours plus loin… » Alors que nous débutons ce temps du Carême, nous nous trouvons bien petits. Dans quelques jours, nous nous recommanderons aux secours des saints Anges. Laissons-nous conduire aussi par les trésors de la liturgie. « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! » (Jo 2,12)

« Dans chaque circonstance de sa vie, écrit encore le Pape, Joseph a su prononcer son fiat, tout comme Marie à l’Annonciation, et comme Jésus à Gethsémani… Dans la vie cachée de Nazareth, Jésus a appris à faire la volonté du Père à l’école de Joseph… » C’est le témoignage de l’obéissance, de la fidélité à la parole donnée. Où en sommes-nous de la mise en œuvre des promesses de notre baptême, de nos promesses et de nos professions ? L’accueil du plan de Dieu, quel qu’il soit, est manifeste alors que saint Joseph apprend que sa fiancée est enceinte. Le Saint-Père nous dit qu’il « accueille Marie sans fixer de conditions préalables. […] Joseph laisse de côté ses raisonnements pour faire place à ce qui arrive et, aussi mystérieux que cela puisse paraître à ses yeux, il l’accueille, en assume la responsabilité et se réconcilie avec sa propre histoire. Si nous ne nous réconcilions pas avec notre histoire, nous ne réussirons pas à faire le pas suivant, parce que nous resterons toujours otages de nos
attentes et des déceptions qui en découlent. La vie spirituelle que Joseph nous montre n’est pas un chemin qui explique, mais un chemin qui accueille… »

Comme il serait important de nous réconcilier en ces jours avec notre propre histoire ! Tant de blessures dans nos familles et nos communautés demandent à être guéries.

« Joseph, poursuit la Lettre apostolique, est l’homme [au courage créatif] par qui Dieu prend soin des commencements de l’histoire de la rédemption […]. La “bonne nouvelle” de l’Évangile est de montrer comment, malgré l’arrogance et la violence des dominateurs terrestres, Dieu trouve toujours un moyen pour réaliser son plan de salut… »

Saint Joseph offre le témoignage d’une indéfectible espérance. Alors que le monde traverse une crise sanitaire, sociale et religieuse sans précédent, il est bon de nous souvenir que tout demeure dans la main de Dieu. Sommes-nous les témoins convaincus que l’Évangile est une bonne nouvelle à offrir aussi à notre temps ? Dépensons aux affaires de Dieu notre temps et nos forces, pour proposer l’Évangile au monde.

Contemplons saint Joseph. « Son silence persistant ne contient pas de plaintes, mais toujours des gestes concrets de confiance… » Joseph apparaît comme « une ombre de l’unique Père céleste qui “ fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes ˮ (Mt 5,45) ; et une ombre qui suit le Fils. »

Où était le cœur de saint Joseph ? Là où était son trésor, et son trésor, c’était le Christ, l’Enfant de la crèche devenu l’adolescent de Nazareth, le fils du charpentier ; c’était aussi Marie. En ce temps du Carême, demeurons, nous aussi, dans la proximité du Christ et de sa Mère.

Par l’aumône, le jeûne et la prière, ouvrons nos cœurs à l’attente et à la lumière du Christ ressuscité, dans une foi, une espérance et une charité renouvelées à l’école de saint Joseph.

Saint et joyeux Carême. Amen.

L’islam et la France

Les codes culturels de l’islam sont-ils en train de triompher en Europe ? Y a-t-il un sens à parler de liberté religieuse avec l’islam ? L’islam est-il en crise chez les croyants ? La conversion des musulmans est-elle possible ? Des questions stimulantes et des réponses exigeantes !

Avec les interventions de :

  • François Billot de Lochner 1’40
  • Pierre Cassen 22’30
  • Guillaume de Thieulloy 41’57
  • Abbé Guy Pagès 55’42
  • Odon Lafontaine 1.17’37

Modération : Constance Prazel

SOS Calvaires cherche des soutiens

L’association SOS Calvaires a lancé sa première levée de fonds sur la plateforme CREDOFUNDING.

L’objectif est de collecter 15 000 € pour financer leur propre atelier. Ce dernier servira à :

  • Produire des croix en grande quantité ;
  • Se constituer un stock de croix suffisant pour répondre aux demandes de restauration croissantes reçues de toute la France ;
  • Disposer d’un atelier de peinture pour restaurer les croix en fer et autres.

Quelque soit votre participation à ce beau projet, sachez que les membres de l’association prient pour tous leurs membres et bienfaiteurs après chaque pose.

Un Macron, ça ne ment jamais. La disponibilité universelle des vaccins

M.Macron a depuis longtemps, avec emphase car il aime à s’auto-conférer une aura de leader mondial, pris un positionnement humaniste pour ce qui concerne les vaccins contre le covid : ils doivent être considérés comme des biens universels, accessibles à tous.

M.Clément Beaune, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, nous a néanmoins appris  (Cnews, face à Eric Zemmour, le 5 février 2021) que

« l’Union européenne représente 4% de la population mondiale et 25% des commandes de doses de vaccin ».

Humaniste, d’accord, mais quand même, n’exagérons rien…

2 propositions de loi sur l’euthanasie au programme de l’Assemblée et du Sénat

Eric Vermeer, infirmier en soins palliatifs en Belgique depuis 30 ans, président d’un comité d’éthique et enseignant dans une école d’infirmière revient sur l’affaire Jacqueline Jencquel, cette femme qui avait annoncé son suicide assisté sur les médias pour janvier 2020, et qui a fait marche arrière. Au coeur de la problématique, dans un pays, la Belgique, où l’euthanasie est même autorisée pour les mineurs, il livre son diagnostic sur le phénomène.

Nouvelle baisse des ordinations sacerdotales

La crise n’en finit plus, comme le constate Jean-Pierre Maugendre pour Renaissance Catholique :

L’année 2020 marque un point bas jamais atteint du nombre des ordinations sacerdotales en France avec 91 prêtres français ordonnés. C’est sans doute un des renseignements les plus précieux que nous livre le site, très documenté : La Vérité des Chiffres. http://www.laveritedeschiffres.net/. Ces 91 prêtres se répartissent entre 46 prêtres pour les diocèses et 45 rattachés à des ordres religieux ou à des fraternités sacerdotales. A ces prêtres il convient d’ajouter les 31 prêtres étrangers ordonnés en France et destinés à y rester. Soit un total de 122 prêtres ordonnés pour exercer leur apostolat en France. La méthode de calcul ici adoptée est sensiblement différente de celle utilisée par la Conférence des Evêques de France qui arrive à un total de 126 ordinations, en comptant les prêtres étrangers ordonnés en France mais destinés à retourner dans leur pays d’origine et en excluant les prêtres français ordonnés à l’étranger en particulier dans des Instituts où se célèbre la messe traditionnelle (Ecône, Gricigliano,etc.) Dans le même temps il meurt de l’ordre de 800 prêtres par an.

Pour mémoire en 1901, il y avait eu 1733 ordinations pour le clergé diocésain, et encore 646 en 1965- date de clôture du concile, à donc mettre en regard des 46 ordinations ci-dessus mentionnées. Plus que d’une crise il s’agit là d’un véritable effondrement, concrétisé par la fermeture, en 2019, des séminaires de Lille et Bordeaux. Les ordinations diaconales de 2020 permettent d’anticiper les ordinations sacerdotales de 2021 soit : 36 diocésains français- dont 10 pour Paris et Versailles- et 54 autres français dont 27 à la communauté Saint Martin et 12 selon la Forme Extraordinaire du Rite Romain.

Vers une Eglise sans prêtres ?

Affinant son analyse La vérité des Chiffres explore la situation diocèse par diocèse. Logiquement, en fonction des chiffres précédents, de nombreux diocèses doivent se préparer à une quasi extinction de leur presbyterium, cela d’autant plus que le nombre déjà faible d’ordinations est concentré sur très peu de diocèses. Essentiellement Paris, Versailles et Toulon. Cependant les situations de ces trois diocèses sont très différentes. En effet il convient de distinguer le nombre des vocations originaires d’un diocèse, qui reflètent surtout la vitalité chrétienne des familles, et le nombre d’ordinations diocésaines, qui manifestent plutôt l’attractivité de l’évêque et de son presbyterium. Ainsi sur la période 2010- 2021 les diocèses de Paris et de Versailles ont perdu, respectivement, 64 prêtres sur 147 ordinations et 84 prêtres sur 137 ordinations alors que le diocèse de Toulon dégageait un solde positif de 14 prêtres ordonnés pour le diocèse mais non originaires du diocèse.

En d’autres termes, et de manière plus directe, de nombreuses vocations issues des diocèses de Paris et Versailles fuient leur diocèse d’origine alors que certains diocèses comme Toulon ou Bayonne accueillent largement des vocations extérieures. Il est à noter que les prêtres de la communauté Saint Martin sont issus, dans l’ordre décroissant des diocèses de Paris, Versailles, Lyon, etc. Incontestablement une partie des vocations issues des familles chrétiennes de ces diocèses ne rejoignent pas le presbyterium diocésain mais la communauté Saint Martin. Enfin les ordinations selon la FERR représentent régulièrement de l’ordre de 20% des ordinations de prêtres français : 19 sur 91 en 2020.

Quel avenir ?

La Vérité des Chiffres observe ensuite que l’année 2021 devrait marquer une nouvelle baisse historique des ordinations diocésaines (36) et une année record d’ordinations pour la communauté Saint Martin (27). Ce dernier chiffre, exceptionnel, devant décroître dans les années suivantes pour se stabiliser à une dizaine d’ordinations annuelles, pour une quarantaine d’ordinations diocésaines.

Ensuite, et c’est encourageant, il apparaît de manière évidente que rien n’est écrit, que les situations ne sont jamais désespérées. Les évêques de Toulon (Mgr Rey) et Bayonne (Mgr Aillet) ont su revivifier leurs séminaires diocésains et attirer de nouvelles vocations. Ainsi Mgr Aillet a ordonné 3 prêtres français sur la période 2010-2014 et 12 sur la période 2017-2021, ayant relancé son séminaire diocésain en 2009.

Le rédacteur du site insiste, chiffres en mains sur deux éléments clés de la pédagogie vocationnelle : la vie sacramentelle des familles avec en particulier une confirmation précoce vers 6-7 ans et la reconnaissance la plus étendue possible de la célébration de la Forme Extraordinaire du Rite Romain.

Conclusion

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, aucune remise en cause majeure des principes qui ont conduit à la situation présente ne se dessinant, les tendances actuelles semblent devoir être prolongées. Soit : diminution accélérée du nombre de prêtres diocésains actifs, stagnation à un niveau très bas des ordinations diocésaines, montée en puissance et en nombre d’un jeune clergé conservateur (communauté Saint Martin, communauté de l’Emmanuel) ou traditionnel (Fraternité saint Pierre, Fraternité saint Pie X, Institut du Christ-Roi, etc.). Notons enfin qu’il ne semble pas qu’un quelconque « effet François » ait été observé dans les entrées au séminaire. Se posera demain, inéluctablement, la question de maintenir des diocèses qui ne seront plus que des structures administratives sans vie sacramentelle, par manque de prêtres et quasiment sans familles chrétiennes par défaut de sacrements. Cependant l’avenir n’appartient qu’à Dieu. Dès 1976 Paul Vigneron dans son ouvrage de référence : Les crises du clergé contemporain avait appelé, face au désastre en cours, les évêques à « essayer tout simplement et loyalement ces méthodes d’apostolat et de spiritualité que nous avions rejetées, peut-être avec témérité, voici une trentaine d’années ». Pour cela il faudrait, notait-il, « avouer enfin que nous nous sommes trompés ». Tache quasiment impossible pour de nombreux évêques tant le sacrifice de sonamour-propre-reconnaître publiquement avoir fait fausse route- répugne à la nature humaine, fut-elle surélevée par la grâce de l’épiscopat.

Les squatteurs de Toulouse et la faillite de l’Etat

De François Billot de Lochner :

Le temps médiatique file si vite que nombre d’entre nous ont peut-être déjà oublié l’affaire de squat survenue dans la petite station balnéaire de Théoule-sur-Mer, en octobre dernier. Deux retraités lyonnais s’étaient vu interdire l’accès à leur résidence secondaire par un couple de squatteurs, qui a fini par être expulsé après un tapage médiatique substantiel.

A la suite de cette affaire, qui venait après de nombreux autres cas du même genre, le gouvernement nous l’avait promis : la peur devait changer de camp, la loi devait changer, car il n’était pas possible que perdure la situation ubuesque des squatteurs tout-puissants ayant le droit pour eux. En effet, si le squat n’est pas prouvé dans les 48 heures, les occupants illicites deviennent impossibles à déloger. Il y a eu des débats à l’Assemblée, une prétendue amélioration de la loi. En fait rien n’a changé, et la loi française reste fondamentalement du côté des squatteurs toujours aussi difficilement expulsables. Le Conseil constitutionnel s’est même mis de la partie pour alléger les peines qu’ils risquaient d’encourir à la faveur du nouveau projet de loi.

Mais l’actualité n’en finit pas de rebondir, et l’affaire de Roland, 88 ans, à Toulouse, est venue en apporter la cruelle démonstration. Ce retraité souhaite vendre sa maison pour rejoindre sa femme partie en EHPAD, mais le même scénario infernal se reproduit : les squatteurs sont là, et bien là, et impossibles à déloger, car la trêve hivernale joue pour eux, et elle a été prolongée, covid oblige, jusqu’en juin. On assiste à des scènes ubuesques, où la police en est réduite à faire le guet devant la maison de Roland pour « protéger les squatteurs » et garantir la pérennité de leur installation… tandis que des groupuscules d’extrême-gauche soutiennent les squatteurs et bafouent, en toute bonne conscience, l’ordre public et piétinent la propriété privée.

Cette fois, l’affaire s’est soldée d’une bien curieuse manière : des habitants du quartier alentour se sont ligués pour mettre la pression sur les squatteurs et les forcer à lever le camp. Ils ont haussé le ton, posé leurs conditions, et de ce fait ont réussi à créer la peur, obligeant les coupables à battre en retraite. Un résultat que ni la police, ni la justice n’ont été en mesure d’obtenir, parce les autorités n’ont strictement aucun levier d’intervention dans ce type d’affaires. Pas de volonté politique, ce qui signifie, concrètement, pas de capacité d’action sur le terrain.
Devant la faillite des autorités légales, nous assistons à la mise en place d’un ordre parallèle bien décidé à se faire justice lui-même. Le phénomène n’est pas nouveau : à Sevran, il y a quelques semaines, des riverains s’organisaient pour régler leur compte aux dealers et faire respecter l’ordre pour leur famille, car la police ne se déplace plus.

Les robins des bois de Toulouse, quelles que soient leurs motivations exactes, aimeraient exporter leur expérience au-delà des frontières de l’agglomération toulousaine. Inverser la tendance, montrer qu’il est possible de faire respecter la bonne foi de gens qui ne demandent qu’à avoir la jouissance paisible de leur bien. Quelques-uns d’entre eux ont payé chèrement leur acte d’entraide, en se faisant gazer et matraquer par des individus cagoulés désireux de leur faire payer l’expulsion réussie des squatteurs.

A la suite de cet épisode ubuesque, une conclusion s’impose, sans appel : l’Etat n’a plus le monopole de la violence légitime. Il est incapable, impuissant… mais il persiste dans ses erreurs, et refuse de l’admettre. L’affaire autour de la dissolution de Génération Identitaire en est la plus belle expression. Gérald Darmanin ne supporte pas l’idée qu’une association lui rappelle ses devoirs : protéger notre pays, défendre nos frontières, comme nous l’avons toujours fait et comme nous le faisons depuis des centaines et des centaines d’années. La propriété, la sécurité et la défense du territoire sont, faut-il le rappeler, les premières conditions du « vivre-ensemble ». Tout le reste n’est que littérature ! Manifestement, les Français en ont de plus en plus conscience, et vont multiplier les opérations légitimes que la police ne veut plus effectuer.

Vie intérieure et combat spirituel

« Vie intérieure et combat spirituel » est la première vidéo de CARÊME 40, le programme de 40 jours pour réussir votre carême. Pour recevoir chaque jour du carême une vidéo sur le combat spirituel, inscrivez-vous sur www.careme40.org.

CARÊME 40 est une proposition gratuite de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier.

Première vidéo avec le père de Blignières, fondateur et supérieur de la FSVF :

C’est arrivé un 16 février…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 février 1147 : l’abbé Suger se voit confier la régence du Royaume de France en l’absence de Louis VII parti en croisade.

Le Roi avant de partir en croisade place sa personne et son Royaume sous la protection de Marie et fait dans ce but le pèlerinage de Liesse et celui du Puy.

L’histoire de ce pèlerinage est évoquée par le marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie et l’Histoire de France (Ed. Résiac, page 62-63).

Elle est suffisamment extraordinaire pour qu’on s’y arrête. En 1134, trois frères seigneurs dans le Laonois se croisent. Le sultan d’Egypte les ayant fait prisonniers tente de les faire apostasier, et va jusqu’à leur envoyer sa fille particulièrement belle.

« En discutant sur l’Evangile, Isménie, qui croyait vaincre fut vaincue. »

Elle demanda aux chevaliers de lui sculpter l’image de Marie. Ces derniers demandent à la Vierge de guider leurs mains. « Pendant la nuit la Vierge envoya des anges porter son image rayonnante de piété et sculptée par miracle».La statue était petite, de bois noir, elle représentait la Vierge tenant son Fils debout sur ses genoux.

A leur réveil, les prisonniers se voient entourés d’une éblouissante lumière jaillissant de la statue miraculeuse. Un parfum céleste émane de ce bois venu du ciel. Le lendemain quand Isménie revient, elle croit et demande à prendre la statue dans ses appartements. La nuit suivante Notre dame lui apparaît et lui dit :

« Aie confiance, j’ai prié pour toi mon Fils et Seigneur, il a daigné te choisir comme sa fidèle et bien-aimée servante. Tu délivreras de leur prison mes trois dévots chevaliers, tu seras baptisée, par toi la France sera enrichie d’un trésor incomparable, par toi, elle recevra d’innombrables grâces, par toi, mon nom deviendra célèbre et plus tard, je te recevrai pour toujours dans mon paradis. »

L’évasion commence bien, ils franchissent le Nil. Epuisés ils s’arrêtent pour dormir et se réveillent en France ! A Liance, près du château de Marchais, non loin de Laon, un hameau perdu au milieu des bois et des marécages, dont un des trois chevaliers était le seigneur. Liance, au XV° siècle change son nom en celui de Liesse qui veut dire « Joie » tant la Vierge Marie, par ses faveurs, comblait de joie les pèlerins. Les Trois chevaliers construisent en ce lieu un sanctuaire en remerciement. Selon la tradition du XVI° siècle, les chevaliers sont les fils de Guillaume 1er, sire d’Eppes: Jean, Hector et Henri. On les appelle tour à tour les chevaliers d’Eppes, les chevaliers de saint Jean de Jérusalem ou de Malte. Leur mission terminée, ils retournent dans une maison de leur Ordre. La princesse Ismérie, adjure le coran, reçoit, avec le nom de Marie, le baptême des mains de l’Évêque de Laon, Barthélemy de Vir, le 8 septembre 1134. Elle vécut saintement près de la mère des chevaliers à Marchais, mourut jeune et fut inhumée dans le sanctuaire.

Difficile à croire pour des gens raisonnables et rationalistes comme nous le sommes ; pourtant la liste des miracles reconnus par l’Eglise, au cours des siècles est encore plus stupéfiante et des documents historiques du XVI° siècle témoignent, il suffit de les consulter :

  • Annales de l’Ordre des Chevaliers de saint Jean de Jérusalem. De l’an 1146, Melchior Bandini y raconte les origines de Notre Dame de Liesse. Bosio un siècle plus tard, nous a conservé ces pages.
  • Une inscription précieuse, celle de 1134, année où la légende place le miracle, fut retrouvée en 1721.
  • Une lettre de Clément VII, datée d’Avignon, le 28 mai 1384 dit que « dans la chapelle de Notre Dame de Liesse, Notre Seigneur Jésus-Christ, à la prière de la Vierge Marie, prodigue un si grand nombre de miracles que les peuples y accourent de tous les points du monde ». Et il accorde des indulgences aux pèlerins.
  • La légende de Notre Dame de Liesse, d’après le plus ancien texte connu, écrite par le Comte de Hennezel d’Ormois.
  • Le miracle du pendu dépendu (miracle représenté sur un tableau à la sacristie de la basilique) :1139 est la date du premier miracle connu, un malheureux, Pierre de Fourcy, en proie à la misère, avait volé pour nourrir sa famille. Pris en flagrant délit, il est arrêté condamné et pendu trois jours durant ! Il est trouvé vivant par un berger au bout des trois jours. Le condamné raconta :

    « J’ai demandé à Notre Dame de Liesse qu’il lui plut de me délivrer. De sa main elle a soutenu mon cou, et a empêché la corde de me serrer. »

  • Au printemps 1146, deux jeunes princes, fils d’Enguerrand II sont capturés par des bohémiens. Aucunes des nombreuses recherches ne permet de les retrouver. Agnès de Beaugency, cousine du Roi Louis VII, supplia Notre Dame de Liesse :

    « O vous, disait-elle, qui avait retiré de la prison d’Egypte les trois chevaliers et les avez ramenés sains et saufs à leur mère, daignez, je vous en conjure, me rendre mes enfants. O vous qui avez eu l’angoisse de perdre votre Enfant à Jérusalem, mais qui l’avez retrouvé, ayez pitié de moi. »

    Une fois retrouvés leur père et le Roi viennent en pèlerinage et se croisent pour Jérusalem.

  • Après de longues prières à Notre Dame de Liesse, une petite fille avait été accordée à ses parents en 1572. Sa maman reconnaissante l’habillait toujours en blanc en l’honneur de la Sainte Vierge. Quand la fillette eut sept ans, l’amena à Liesse, la consacra à Notre Dame, cette enfant devait devenir l’illustre Madame Acarie, plus tard Marie de l’Incarnation, carmélite béatifiée par Pie VI en 1791.
  • Henri Bourbon, né à La Fère en 1624, eut comme marraine la sœur de Louis XIII, Henriette d’Angleterre. Sa première sortie est pour Notre Dame de Liesse. Cet enfant devint l’un des meilleurs serviteurs de la Sainte Vierge. Archidiacre de la cathédrale d’Evreux, son tombeau fut visité par un nombre prodigieux de fidèles. L’Eglise l’a déclaré vénérable.
  • Un jeune breton, Pierre de Kériolet, malgré sa vie totalement dissolue ne manquait jamais de réciter chaque jour un AVE MARIA. Ayant résolu de se faire mahométan, il se rendait à Constantinople. Attaqué par des brigands qui tuèrent ses deux compagnons, il eut peur, et fit vœu à Notre Dame de Liesse, si elle l’épargnait, d’aller en pèlerinage dans son sanctuaire. Ce bienheureux pénitent mourut en odeur de sainteté à l’âge de 58 ans, au couvent des Carmes de Sainte-Anne-D’auray.
  • Un jeune profès de la Compagnie de Jésus, le P. Picot de Clorivière, ne pouvait être admis au sacerdoce à cause d’un bégaiement très prononcé. Il vint de Liège à Liesse à pied, supplier Notre Dame de lui permettre d’être prêtre. A sa grande joie, il fut guéri et reçu le sacrement de l’Ordre.
  • Charles VII plus tard vint supplier la Vierge de sauver le Royaume, livré presque entièrement à l’Anglais envahisseur. Jeanne d’Arc ne fut-elle pas, un peu plus tard, la réponse de Marie?
  • Louis XI vint à Liesse quatre fois, il y fonda une messe perpétuelle chaque samedi.
  • François 1er, prisonnier de Charles Quint à Pavie, supplia Notre Dame de Liesse de lui rendre la liberté. Aussitôt délivré, il se rendit en toute diligence au sanctuaire pour remercier sa Céleste Consolatrice, Cause de toute joie. Il y revint aussi plus tard. Henri II vint à Liesse avec ses trois fils en 1554.
  • Bossuet raconte comment Henriette de France, sœur de Louis XIII, fut sauvée par Notre Dame de Liesse, d’une tempête effroyable, en 1642 en rentrant d’Angleterre. La reine reconnaissante envoya au sanctuaire « un navire d’argent pesant six vingt dix marcs ».
  • Un marchand de Paris avait un fils de 14 ans paralysé et muet. Combien de temps prolongea-t-il sa prière ? Neuf jours! Le père supplia, insista, fut exaucé. Le malade se mit à bégayer et à marcher. « Bientôt, le père et le fils retournaient à pied à Paris, d’où ils envoyaient à Liesse une attestation signée par vingt-quatre personnes, ayant vu l’enfant avant et après son pèlerinage ».
  • En 1794, les révolutionnaires brulent la statue; cependant dès 1801, les pèlerinages reprennent et les miracles recommencent, des guérisons, des conversions, des grâces de toutes sortes s’épanchent sur les pèlerins. Un paralytique venu à Liesse se redresse subitement après 18 ans d’immobilisation. Un jeune homme muet depuis 10 ans retrouve la parole. Un enfant de Bazeilles (Ardennes) aveugle retrouve soudainement la vue…
  • 18 août 1857, monseigneur de Garsignies, évêque de Soissons couronne une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, en présence de plus de 30 000 personnes. En 1934, 120 000 personnes participent au 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire.

L’année, 2014, est le 880ème anniversaire de la construction du sanctuaire demandé par Notre Dame. Un lieu et une bonne occasion pour prier pour la conversion officielle de la France.

  • le 16 février 1214 : Jean sans Terre débarque à La Rochelle.
  • le 16 février 1519 : naissance de Gaspard II de Coligny, amiral de France.

Gaspard de Coligny naît le 16 février 1519 à Châtillon-sur-Loing. Amiral et homme politique français, il prend part à tous les conflits qui opposent les protestants aux catholiques. Il est le commanditaire de l’assassinat du Duc François de Guise. Lors du massacre de la Saint-Barthélemy, en août 1572, il est l’un des premiers protestants à être assassiné. (Voir la chronique du 10 février).

  • le 16 février 1560 : décès de Jean du Bellay, cardinal et diplomate français.
  • le 16 février 1649 : l’armée royale prend Montlhéry, la route de la Beauce est coupée par les frondeurs.
  • le 16 février 1722 : Edit qui ordonne l’élargissement, en France, des grands chemins et la plantation d’arbres des deux côtés.
  • le 16 février 1761 : naissance de Charles Pichegru, général français.
  • le 16 février 1770 : Louis XV écrit à sa fille Louise à propos de sa volonté d’entrer au Carmel.

«Monsieur l’Archevêque, chère fille, m’ayant rendu compte de ce que vous lui avez dit et mandé, vous a sûrement rapporté exactement tout ce que je lui ai répondu. Si c’est pour Dieu seul, je ne puis m’opposer à sa volonté et à votre détermination. Depuis dix-huit ans, vous devez avoir fait toutes vos réflexions, ainsi je ne puis plus vous en demander. Il me paraît que vos arrangements sont faits, vous pourrez en parler à vos sœurs, quand vous le jugerez à propos. Compiègne n’est pas possible, partout ailleurs c’est à vous de décider et je serais bien fâché de rien vous prescrire là-dessus. Jamais, une belle-fille ne peut remplacer une fille, elle peut tout au plus distraire. Mon petit-fils m’occupe beaucoup, il est vrai, mais comment se tournera-t-il ? J’ai fait des sacrifices forcés, celui-ci sera de volonté de votre part. Dieu vous donne la force de soutenir votre nouvel état, car une fois cette première démarche faite, il n’y a plus à y revenir. Je vous embrasse de tout mon cœur, chère fille, et vous donne ma bénédiction. »

(Lettre de Louis XV à Madame Louise, 16 février 1771, recopiée dans les Annales du Carmel de Saint-Denis, vol. III, p. 4)

Voir les chroniques du 30 janvier, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre.

  • le 16 février 1785 : Lavoisier organise à Paris, une expérience qu’il vient de mettre au point : la décomposition de l’eau en oxygène et en hydrogène.

Il est guillotiné en 1794 ; Ayant demandé un délai pour pouvoir achever une expérience, il s’entend répondre par Jean-Baptiste Coffinhal, le président du tribunal révolutionnaire : « La République n’a pas besoin de savants ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu.

  • le 16 février 1805 : Napoléon déclare au Conseil d’Etat.

« Il n’y aura pas d’Etat politique fixe s’il n’y a pas un corps enseignant avec des principes fixes. Tant qu’on n’apprendra pas dès l’enfance s’il faut être républicain ou monarchique, catholique ou irréligieux, l’Etat ne formera point une nation; il reposera sur des bases incertaines […] et sera constamment exposé aux désordres […] ».

  • le 16 février 1808 : l’armée de Napoléon entre en Espagne.
  • le 16 février 1811 : Napoléon fait une promenade à cheval sur les hauteurs de Chaillot.

La vue lui plaît, un décret annonce la construction sur ce site d’un palais pour le futur Roi de Rome.

  • le 19 février 1852 : la fête nationale et la St-Napoléon sont fixées le 15 août, par décret.
  • le 16 février 1892 : Léon XIII publie l’encyclique Au milieu des sollicitudes, « Inter sollicitudines », en faveur du ralliement des catholiques aux gouvernements laïques.
  • le 16 février 1915 : offensives de 1915.

L’offensive de la 4ème Armée française, du général Langle de Cary, en Champagne débute sur un front de 8km, entre la ferme de Beauséjour et le bois Sabot. Cette offensive qui voulait percer le front de façon décisive va durer un mois pour un gain de quelques centaines de mètres au prix de plusieurs dizaines de milliers de morts.

  • le 16 février 1966 : la France effectue son dernier essai nucléaire en Algérie.
  • le 16 février 1943 : création du STO.

Fin 1942, un décret de l’allemand Sauckel lance le principe du travail obligatoire, celui-ci n’est d’abord valable que pour la zone occupée. Le 16 février, la loi sur le Service du Travail Obligatoire est appliquée et stipule que tous les jeunes gens âgés de 20 à 22 ans peuvent être envoyés en Allemagne, qu’importent leurs qualifications. En juin 1943, Sauckel réclame 220 000 hommes, en août 500 000. Il finira par en exiger un million.

  • le 16 février 1989 : Roger-Patrice Pelat, ami de François Mitterrand, est inculpé dans l’affaire Péchiney pour « recel de délit d’initié ».

Prière et jeûne pour la CMP sur la loi dite par dérision de « bioéthique »

Chers amis,

Demain est bien sûr le mercredi des Cendres, mais c’est aussi le jour de la commission mixte paritaire sur la loi ni bio, ni éthique. Si vous pouvez jeûner et prier à cette intention, ce serait fort utile (je rappelle que les bonnes nouvelles inattendues que nous avons reçues du sénat nous sont venues après l’invitation des évêques de France à jeûner 4 vendredi d suite). Le diable se déchaîne, ces jours-ci, mais le jeûne et la prière sont souverains pour toucher le Coeur de Notre-Seigneur.

Guillaume de Thieulloy

Vote électronique et vote anticipé : ça a bien fonctionné pour Joe Biden, Macron veut tenter sa chance !

Vous avez aimé les présidentielles américaines en 2020, vous adorerez les présidentielles en France en 2022. Plus c’est gros, plus ça passe.

Heureusement que les sénateurs LR s’en sont rendus compte :

Le projet de loi organique relatif à l’élection du président de la République est en discussion au Sénat cette semaine. Un texte essentiellement technique qui vise à actualiser la loi du 6 novembre 1962 qui fixe les règles du scrutin présidentiel.

Mais un amendement ce mardi matin semble inquiéter en particulier les élus du groupe Les Républicains. Il s’agit selon le sénateur du Gard Laurent Burgoa de l’instauration d’un vote électronique dans chaque chef-lieu de département le mercredi avant le 1er tour. « Ce projet de loi était en deuxième lecture et ne posait jusque là aucun problème particulier. Sauf que ce matin, on nous présente un amendement du Gouvernement qui prévoit un vote électronique mais en plus, un vote anticipé de quelques jours par rapport au vote dit classique le dimanche. Ce n’est pas acceptable. »

Selon le Gardois, il s’agit ni plus ni moins d’une manœuvre de l’exécutif pour encourager le vote de l’électorat naturel d’Emmanuel Macron. « Les actifs situés dans les zones urbaines qui ont une bonne maîtrise des outils numériques. C’est encore une fois au détriment de la ruralité. On est vent debout et les débats s’annoncent animés dans les prochaines heures », complète le militant Les Républicains.

 

La loi de bioéthique en Commission Mixte Paritaire

La Commission mixte paritaire sur le projet de loi bioéthique est convoquée demain mercredi 17 février.

Juristes pour l’enfance s’étonne que le Parlement ait dégagé le temps pour l’inscription d’une commission mixte paritaire (CMP) à son agenda alors que :

  • l’examen de nombreux textes, importants, a été reporté par le gouvernement à la fin de la crise sanitaire. Parmi eux, la réforme des retraites et la loi Grand âge et autonomie.
  • Le vote du Sénat a révélé des oppositions importantes et persistantes entre les chambres, tant sur la PMA et la filiation de l’enfant issu de la PMA que sur les expérimentations sur le vivant comme les embryons transgéniques et les chimères.
  • 70% des Français estiment que « le projet de loi bioéthique doit être suspendu » ou « maintenu en supprimant les mesures qui divisent le plus les élus » (sondage IFOP 9 et 10 février 2021).
    Le porte-parole du Gouvernement Gabriel Attal a été clair: les réformes retraites et Grand âge « restent évidemment à l’agenda de ce quinquennat dès lors que la situation sanitaire nous permettra de les reprendre. Je pense que les Français comprennent bien que, aujourd’hui notre boussole, c’est évidemment la gestion de cette crise sanitaire » (compte-rendu du Conseil des ministres 13 janvier 2021).

Juristes pour l’enfance s’unit en conséquence aux voix qui demandent au gouvernement le report qui s’impose de la Commission mixte paritaire.

Les AFC demeurent mobilisées et déterminées pour alerter les parlementaires :

  • Une tribune publiée dans La Croix le 5 février sur les chimères et leurs dangers, a été signée avec d’autres associations et personnalités.
  • Un courrier a été envoyé à chaque député et chaque sénateur pour les appeler à s’allier pour lancer un Référendum d’Initiative Partagée afin que le grave sujet des chimères animal-homme soit décidé par les Français eux-mêmes.
  • Un texte de proposition de loi leur a même été proposé.

Le processus législatif n’est pas encore terminé. En effet, les dispositions exclues par le Sénat comme l’extension de la PMA, l’autoconservation des ovocytes, le critère subjectif de “détresse psychosociale” qui aurait permis des avortements jusqu’à la naissance et l’interdiction de la création de chimères et d’embryons transgéniques, pourraient tout à fait être réintégrées par la CMP.

Si la Commission Mixte Paritaire n’arrive pas à s’entendre, le dernier mot reviendra à l’Assemblée nationale.

En ce mercredi des Cendres, nous vous invitons à jeûner et prier pour le respect de la vie.

La proposition de loi Gaillot sur l’avortement retirée de l’ordre du jour

La proposition de loi (PPL) Gaillot, qui devait passer en seconde lecture à l’Assemblée nationale jeudi 18 février, a été retirée de l’ordre du jour.

Cette PPL permettait

  • de faire passer de 12 à 14 semaines la possibilité d’avorter,
  • de supprimer la double clause de conscience
  • de faire les avortements par les sages-femmes

Les députés LR avaient déposé 470 amendements. Cette PPL devait être examinée dans le cadre d’une niche PS. Ils avaient prévu au départ l’examen de 10 propositions de loi, en commençant par celle sur l’avortement. Avec 470 amendements et des députés bien décidé à débattre, l’Assemblée allait y passer la journée et les autres propositions de loi seraient passées à la trappe. C’est pourquoi cette PPL a été retirée de l’ordre du jour.

Les députés de gauche sont furieux.

Addendum : Aurore Bergé annonce que cette PPL sera inscrite dans une niche LREM.

Après Génération Identitaire, Gérald Darmanin envisage-t-il de dissoudre le RN ?

« Quand ils ont dissous Génération identitaire, je n’ai rien dit, je n’étais pas adhérent »…

En apprenti sorcier macronien, Gérald Darmanin s’engage déjà dans une voie très dangereuse en voulant dissoudre Génération identitaire pour des raisons politiques et voilà que, désormais, il considère Marine Le Pen comme une « ‘ennemie de la république« , utilisant ainsi le même terme que les islamistes :

« J’ai combattu le Front national tout au long de ma vie politique. C’est vrai qu’elle n’est pas gentille, c’est vrai que c’est une ennemie de la République, mais ça ne suffit pas  »

Soi-disant présentés comme opposés l’un à l’autre, Gérald Darmanin et Eric Dupont-Moretti se retrouvent donc lorsqu’il s’agit de faire reculer la démocratie. voici ce que disait le garde des sceaux en 2015 :

Avec le retour des hirondelles, c’est désespérant. Marine a découvert, savez-vous quoi, que son père est un affreux raciste. On se fout de la gueule du monde. Il est raciste depuis toujours. C’est une petite entreprise qui fonctionne pas mal. Lui s’est occupé des juifs, elle s’occupe des musulmans. C’est un parti qui n’est pas républicain, il a été condamné 19 fois (…) je pense qu’il faut l’interdire, oui. Mais c’est compliqué parce qu’après, il y a reconstitution de ligue dissoute, vous savez…

Nous conseillons donc à ceux qui doutent de la dictature en marche de lire ce célèbre poème écrit par un pasteur interné à Dachau

 

La stratégie de langage d’Emmanuel Macron

Arnaud Upinsky, auteur du livre 2+2=5: De nouvelles mathématiques pour une nouvelle société, répond aux questions de Richard Boutry sur France Soir. Il décrypte la stratégie d’action d’Emmanuel Macron et donne des pistes de combat en s’attaquant directement à Macron (et pas au virus) et à sa stratégie de langage (pratique systématique du mensonge comme communication politique).

La Francophonie auprès de la jeunesse d’Erevan

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER :

De l’ambassadeur de France, au recteur de l’université Française en Arménie et au proviseur du lycée Anatole France, en passant par l’archevêque de l’Eglise catholique arménienne, la Francophonie est bien présente dans cette capitale peuplée d’un million d’habitants. Dans un pays martyr sorti tout juste de la guerre contre l’Azerbaïdjan, la Francophonie y joue un rôle clef.

Comme chaque année, au mois de mars, la saison de la Francophonie s’ouvre en Arménie. Elle devrait s’étaler sur plusieurs jours. Ce n’est pas seulement la langue française qui y sera célébrée, c’est, aussi, les arts et la culture, les projets francophones qui vont rayonner. Dans ce petit pays de 3 millions d’habitants, à majorité chrétienne, le drapeau bleu-blanc-rouge flotte à côté du rouge-bleu-jaune arménien (de haut en bas). Montagneux, il est situé dans le Caucase, en Asie Mineure, entre la Turquie à l’ouest et l’Azerbaïdjan à l’est, la Georgie, au nord, et, l’Iran au sud. A Erevan, sa capitale, non loin de la place de la République se situe l’Ambassade de France. Sur cette place, pendant quelques semaines, des milliers de manifestants s’étaient donnés rendez-vous, le soir même de l’annonce du cessez-le-feu définitif, le 10 novembre dernier, pour dénoncer la « lâcheté du gouvernement et sa capitulation », comme nous le confie Tigran, un jeune étudiant qui déplore la mort de ses amis tombés au champ d’honneur, près de Souchi, en Artsakh, la République auto-proclamée du Haut-Karabakh. Dans son joli salon aux décorations épurées, Jonathan Lacôte représente les intérêts de la France en Arménie. Nommé ambassadeur de France en Arménie, en octobre 2017, il est très aguerri sur les sujets de la francophonie, et, suit au plus près, en allant sur le terrain, les enjeux stratégiques et diplomatiques. Il était présent lors du Sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Erevan en octobre 2018.

Le 17è Sommet de la Francophonie

Il se souvient comme si c’était hier de ce sommet qui a vu, pour la première fois, défiler en Arménie près de 80 délégations étrangères.

« Une partie de l’Afrique était là. C’est la première fois que l’on pouvait voir le pavillon du Rwanda, celui de la Côte d’Ivoire, du Sénégal. Il y a un vrai potentiel autour de la Francophonie. Nous n’avons pas les chiffres exacts, mais il n’est pas faux de dire qu’il y a entre 7 et 10% de la population qui est francophone. La France va, d’ailleurs, multiplier ses appuis autour de la Francophonie en Arménie. Il n’y a pas encore de centre culturel français en Arménie, mais nos services y travaillent. »

Jonathan Lacôte rappelle une réalité que l’on tendance à oublier :

« L’Arménie n’a obtenu son indépendance qu’en septembre 1991. Avec la chute de l’Union Soviétique, le pays était livré à lui-même. Et, il y a eu pendant une trentaine d’années beaucoup de corruption. Pendant cette période, le pays a perdu près d’1/3, un million de sa population. »

Depuis sa révolution de velours de 2018, l’Arménie semble revivre. Elle revit grâce à la Francophonie, une langue et une culture partagées par plus de 80 pays. Lors de ce sommet, Emmanuel Macron avait fait le déplacement et avait rendu hommage à Charles Aznavour, qui s’était éteint quelques jours avant, et, dont il avait célébré les obsèques nationales aux Invalides. A l’adresse de la jeunesse, il avait déclaré :

« la Francophonie doit reconquérir la jeunesse. Elle doit redevenir un projet d’avenir plein et entier. Oui, notre organisation doit s’adresser d’abord à la jeunesse. On nous a parfois reprochés d’être trop institutionnels. C’est souvent injuste, mais pas toujours infondé. Notre organisation doit renouer avec nos populations, s’adresser à elles, faire la preuve auprès d’elles de ce qu’elle apporte. La population de l’espace francophone est jeune, ne l’oublions pas, de lui proposer un avenir par l’éducation, la formation professionnelle, l’emploi, l’engagement dans la cité, la culture, c’est notre défi principal. »

Le lycée Anatole France

Entouré du drapeau arménien et français, Adel Chekir travaille sur un dossier qui lui tient à cœur, et, qui va contribuer à cette « reconquête » de la jeunesse : les plans du nouvel établissement du lycée Anatole France d’Erevan, ouvert depuis 2007. Situé près d’anciens entrepôts délabrés, l’établissement actuel dénote. Il fait penser à ces écoles du Bronx, aux Etats-Unis, où l’on n’ose pas s’aventurer. Pourtant l’endroit y est paisible A l’intérieur, de part et d’autre d’un couloir de près de 150 mètres sont organisées les classes des 250 élèves. Passionné par son métier, il fait visiter l’ensemble des classes qui regroupent aussi bien des élèves du primaire, que du collège et du lycée. Il faut dire que ce proviseur qui porte un costume bleu avec cravate sur fond de chemise blanche est un « ambassadeur de l’Education Nationale », comme certains le dénomme.

« Avec mon épouse, Nathalie, nous avons commencé notre carrière dans l’Education Nationale. J’étais professeur des écoles, puis, j’ai accédé, rapidement, aux fonctions de directeur d’école primaire, et, depuis 10 ans, aux fonctions de direction d’établissement du second degré. »

Il s’arrête dans une classe de maternelle et s’assoit au milieu d’une dizaine d’enfants, en entonnant une chansonnette. Les enfants rient aux éclats. Il est comme un poisson dans l’eau. A 56 ans, sa carrière est incroyable.

« J’ai dirigé les écoles des lycées français du Koweït et de Roumanie, et un lycée à Casablanca. J’ai accepté de venir en Arménie pour développer un établissement scolaire qui propose tous les enseignements (de la maternelle à la classe de terminale). J’aime ce que je fais, j’aime les gens. 50% de nos élèves sont arméniens, 30% sont français et le reste représente 13 nationalités différentes. Pour moi, la Francophonie, c’est, d’abord, aimer la langue et la culture française. Je suis arrivé, ici, en 2019. A ma petite échelle, j’y représente modestement la France et sa richesse dans l’enseignement. »

Enthousiaste, il ne cache pas que la fin d’année 2020 a été difficile :

« Avec nos 55 collaborateurs, nous avons affronté l’épreuve de la guerre dans le Haut-Karabakh et la crise sanitaire. Nous sommes, d’ailleurs, passé d’une situation déprimante à une situation dynamique et positive. Nous avons proposé d’accueillir gratuitement 13 enfants de familles déplacées. Pour moi, c’est cela, aussi, la Francophonie : développer le sens de l’accueil. »

L’UFAR

L’Université Française en Arménie est, également, un acteur important et incontournable de la réussite de la Francophonie en Arménie. Comme l’explique son nouveau recteur, Bertrand Venard, arrivé en septembre dernier.

« Je suis arrivé juste avant le conflit. Cette guerre a été un véritable carnage. 20 étudiants de l’université se sont portés volontaires pour défendre l’Artsakh, et, 9 sont morts. Nous avons, aussi, à déplorer la disparition de l’un d’entre-eux. »

Entier, il est en pleine rénovation de son établissement, qui accueille toutes années confondues près de 1500 étudiants. Une centaine de collaborateurs y travaillent. Il est conscient de son rôle :

« nous sommes un établissement de droit arménien, et, nous sommes classés parmi les 3 premières universités. Auparavant, je vivais en Grande-Bretagne, à Oxford. Venir ici, dans ce pays martyr, est un projet éthique. Je suis arrivé avec une vision très positive. Les Arméniens ont une vraie force intérieure, ils ne se plaignent pas. Il y a, ici, beaucoup de résilience. »

Au sujet de la Francophonie, il a été agréablement surpris :

« Notre université produit en quelque sorte de la Francophonie. Puisque 92% des étudiants qui s’inscrivent ne parlent pas le français. Ils l’apprennent en même temps et suivent leurs cours de mathématiques, d’informatique, de droit, de marketing ou de finance. »

Ce qui est inédit, c’est qu’ici à Erevan, à 5h00 de vol de Paris, la professionnalisation tant décriée en France est très appréciée. « Nous sommes très forts dans le domaine de la professionnalisation, confie-t-il ». Catholique, Bertrand Venard résume sa mission en quelques mots : « faire rayonner l’excellence française, et, la Francophonie, par le don de soi ». Il quitte son bureau et présente ému les portraits des étudiants-soldats morts sur le front de l’Arsakh. Il fait visiter le futur amphithéâtre en pleins travaux. Il parle du plan de réintégration des étudiants-soldats survivants et traumatisés par la guerre. Ce plan leur offre la possibilité de continuer gratuitement leurs études et d’être accompagnés par des psychologues pour soigner leurs traumatismes. Il est totalement financé par une entreprise franco-arménienne : AMUNDI-ACBA, ACBA Banque, l’UGAB, et le bienfaiteur franco-arménien Monsieur Raymond Yezeguelian. C’est cela, aussi, la Francophonie.

Mgr Raphaël Minassian, l’histoire et la religion

Pour l’archevêque des Arméniens catholiques d’Europe de l’est,

« la Francophonie en Arménie est liée à la longue amitié entre nos pays. Lorsque nous sommes devenus chrétiens en 301, il y a eu beaucoup de martyrs. Et, à un moment nos deux pays se sont rapprochés. Nous n’avions rien de commun, nos pays étant si éloignés géographiquement, mais nous avions la même foi. Le sang des martyrs coulait sur nos deux terres. Notre amitié s’est renforcée à plusieurs moments dans l’histoire. »

Dès le 6è siècle, l’évêque Grégoire de Tours raconte qu’un évêque arménien, Siméon, lui a demandé l’hospitalité, pourchassé par les Perses. Plus tard, lors des Croisades, les alliances se multiplient. Dans la Basilique de Saint-Denis, proche de Paris, il est possible de voir la tombe du dernier roi français d’Arménie, Léon V de Lusignan. Louis XIV, à son tour, renforcera les liens avec l’Arménie, sur le plan culturel cette fois. Lors de la Première Guerre Mondiale, les Arméniens se battent auprès des Français. Puis, le génocide de 1915-1920 va irrémédiablement souder les deux peuples. La France sera la première à dénoncer le génocide.

« Lorsque le pape François est venu en pèlerin, en juin 2016, raconte Mgr Minassian, il a dénoncé le génocide. Avec la guerre pour sauver l’Artsakh, en 2020, le génocide continue. »

En repartant, il croise des jeunes volontaires de l’Oeuvre d’Orient et de SOS Chrétiens d’Orient. Certains donnent gratuitement des cours de Français. C’est cela aussi la Francophonie !

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER

De moins en moins de gynécologues acceptent de pratiquer l’avortement : alors ils veulent les forcer

Grégor Puppinck, docteur en droit, directeur de l’ECLJ et auteur d’Objection de conscience et droits de l’homme, (Téqui, 2020), dénonce dans Valeurs Actuelles la suppression de la clause de conscience par une proposition de loi qui revient le 18 février à l’Assemblée nationale :

Quelques députés écologistes et socialistes, engagés au soutien de l’avortement, ont entrepris de supprimer la clause de conscience à l’IVG. La proposition de loi sera soumise au vote de l’Assemblée nationale le 18 février, après avoir été rejetée par le Sénat le 20 janvier. Depuis la loi Veil, cette clause garantit aux médecins, sages-femmes, infirmiers et auxiliaires médicaux, le droit de refuser de concourir à une interruption de grossesse. Elle bénéficie aussi aux établissements de santé privés, sauf lorsqu’ils sont associés au service public hospitalier.

Ce projet rencontre l’opposition des médecins, en particulier du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof), qui ont chacun rappelé leur attachement au maintien de cette clause de conscience. De même, dans son avis du 8 décembre 2020, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a estimé que « la clause de conscience spécifique souligne la singularité de l’acte médical que représente l’IVG. » et se déclare favorable à son maintien.

Selon les initiateurs de cette proposition de loi, « l’existence d’une telle clause de conscience spécifique conduit à une stigmatisation particulière de l’acte d’IVG, contribuant ainsi à en faire un acte médical à part et participe donc de la culpabilisation des femmes y recourant » ; la suppression de la clause « permettrait de faire progresser le droit à l’IVG et d’en finir avec une vision archaïque d’un acte médical spécifique » (rapport d’information 3343 de l’Assemblée). Cette suppression a donc une finalité symbolique, en ce que l’existence légale de cette clause implique que l’avortement est un acte auquel il est légitime d’objecter. La suppression tend donc à la normalisation morale de l’IVG. Il s’agit d’effacer « la seule survivance » « des restrictions initiales » apportées à l’IVG en 1975, après la suppression de la condition de détresse, du délai de réflexion, du non-remboursement de l’IVG, de l’interdiction de sa publicité, etc.

La suppression de la clause de conscience a aussi une finalité pratique : garantir à long terme la pratique de l’avortement. En effet, de moins en moins de gynécologues acceptent de pratiquer l’avortement – ils ne sont plus que 27,5% et ont en moyenne 61 ans -, à mesure, sans doute, que l’imagerie médicale progresse, d’où la volonté de ces députés, non seulement de réduire le droit à l’objection de conscience, mais aussi de permettre aux sages-femmes de pratiquer des avortements médicamenteux et chirurgicaux à la place des médecins, et de les « revaloriser », c’est-à-dire d’en augmenter la rémunération.

[…]

A l’appui de la demande de suppression de la clause de conscience, les députés invoquent l’existence d’une « clause de conscience générale », de droit commun, dont bénéficierait déjà tous les médecins. Il ne s’agirait donc, selon ces députés, que de supprimer un doublon de cette clause, doublon inutile et stigmatisant, car il n’existerait que pour l’avortement.

Une telle affirmation est fausse à plusieurs égards. D’abord parce que les pratiques de la stérilisation contraceptive et de la recherche sur l’embryon humain bénéficient aussi d’une telle clause de conscience expresse. En outre, il ne faut pas être naïf : la suppression de la clause de conscience a pour but de réduire le droit à l’objection.

Ce que les députés désignent de « clause de conscience générale » vise en fait le droit, pour un médecin, une sage-femme et un infirmier, « de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles », « hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité ». De tels refus de soin résultent en général d’une impossibilité matérielle pour le praticien de réaliser l’acte demandé, en raison par exemple de son manque de temps, de matériel ou de qualification. C’est là un aspect du caractère libéral de l’exercice de la médecine.

Certes, un médecin objecteur pourrait invoquer son droit au refus de soins pour ne pas pratiquer un avortement, mais ce refus n’aurait plus la force de la clause de conscience, et exposerait potentiellement les praticiens à des poursuites.

En effet, le refus de soins constitue moins un droit qu’une exception à une obligation de soins, car il n’est possible qu’en présence « d’une exigence personnelle ou professionnelle essentielle et déterminante de la qualité, de la sécurité ou de l’efficacité des soins » (article L.1110-3 du code de la santé publique). À défaut de remplir ces conditions, le praticien peut être condamné pour « discrimination dans l’accès à la prévention ou aux soins ». Nous sommes loin d’un droit à l’objection. Les objecteurs devront donc se justifier, au cas par cas, et s’exposeront à des poursuites disciplinaires et judiciaires dont les modalités ont d’ailleurs déjà été facilitées par la loi du 26 janvier 2016 qui prévoit l’intervention dans ce contentieux des associations d’usagers, du Défenseur des droits, de la Fédération des acteurs de santé ou encore des Autorités régionales de santé (ARS). Autant dire que les praticiens objecteurs risquent fort d’être harcelés.

La sénatrice Laurence Rossignol explique d’ailleurs, dans son rapport au nom de la commission des affaires sociales, qu’un « professionnel de santé qui refuse la délivrance d’un contraceptif en urgence » – c’est-à-dire d’une pilule du lendemain potentiellement abortive – « méconnaît ses obligations professionnelles et peut être sanctionné à ce titre dans le cadre du dispositif de sanction des refus de soins. » On ne voit pas pourquoi, dès lors, le refus de soin serait acceptable s’agissant des avortements médicamenteux. Il y a, dans l’argumentation des initiateurs de cette proposition, une grande hypocrisie.

[…]

Webinaire du mardi 16 février sur « Embryons chimériques et transgéniques, gamètes artificiels : un avenir radieux pour l’humanité ? »

Le webinaire du mardi 16 février, prévu de 20h à 20h45, portera sur le thème

« Embryons chimériques et transgéniques, gamètes artificiels : un avenir radieux pour l’humanité ? »

et sera assuré par Guillaume de Prémare, délégué général d’Ichtus.

Lien d’inscription pour cette formation en ligne.

Commission mixte paritaire sur la loi « bioéthique » le 17 février

À l’initiative de Patrick Hetzel, député LR du Bas-Rhin, les présidents des groupes LR à l’Assemblée et au Sénat, Damien Abad et Bruno Retailleau, ainsi que 77 autres parlementaires LR, ont signé une tribune dans Le Figaro Vox concernant la la loi bioéthique :

Les 2 et 3 février derniers, en seconde lecture, le Sénat a profondément amendé le projet de loi bioéthique tel qu’il avait été voté par l’Assemblée nationale l’été dernier. Une commission mixte paritaire (réunissant sept députés et sept sénateurs s’efforçant de parvenir à un compromis sur les dispositions du texte où un désaccord persiste entre les deux assemblées, NDLR) a aussitôt été convoquée par le premier ministre ; elle devrait se tenir le mercredi 17 février.

Dans ce contexte, les Français ont le droit de savoir que le projet voté par l’Assemblée nationale ne porte pas simplement sur une question technique liée à la PMA, mais qu’il réalise aussi une réforme générale de la filiation.

En effet, le projet de l’Assemblée crée un nouveau mode d’établissement de la filiation fondé sur une déclaration conjointe anticipée de deux femmes devant notaire. Cette démarche, qui vaut reconnaissance de l’enfant qui sera conçu par PMA avec donneur de sperme, permet aux déclarantes d’être inscrites comme mères sur l’acte de naissance de l’enfant.

Pour éviter de toucher ainsi à la filiation de droit commun, les sénateurs avaient modifié le texte de l’Assemblée et placé la question de la filiation de l’enfant à l’égard de la seconde femme sur le terrain de l’adoption: la femme ayant mis l’enfant au monde était reconnue comme mère en raison de l’accouchement, suivant l’adage «Mater semper certa est», sa conjointe pouvant adopter l’enfant.

L’Assemblée nationale n’ayant pas tenu compte en seconde lecture de ces corrections de sagesse apportées par la Haute Chambre, le Sénat a revu l’article 4 du projet de loi en seconde lecture, réitérant ainsi son refus d’une réforme de la filiation qui n’était ni justifiée ni connue des Français.

Les Français ont, en outre, le droit de savoir que, sur les questions proprement bioéthiques, le projet envisage la création d’embryons génétiquement modifiés, de chimères homme-animal et de gamètes artificiels. La disposition actuelle de notre droit selon laquelle «la création d’embryons transgéniques ou chimériques est interdite» est tout simplement supprimée.

Certes, à ce stade, le projet ne prévoit pas la possibilité d’implanter in utero des embryons humains génétiquement modifiés et donc de transmettre un patrimoine génétique modifié à la descendance des intéressés. Mais, une fois ouverte la phase d’expérimentation et d’apprentissage, la suite serait nécessairement la naissance d’êtres humains modifiés en vue de faire naître des enfants indemnes des maladies visées. Les deux petites jumelles chinoises, génétiquement modifiées à l’état embryonnaire en vue de les rendre résistantes au VIH, nées en 2018, témoignent tristement de cette issue fatale.

Les embryons chimères, eux, seraient autorisés sous la forme animal-homme: la loi autoriserait l’adjonction de cellules embryonnaires humaines à l’embryon animal, sous prétexte de parvenir à développer des organes humains dans l’embryon puis le fœtus animal. Mais à quel prix? Quel monde voulons-nous pour demain? Jusqu’où irons-nous après-demain?

Quant aux gamètes, des scientifiques voudraient pouvoir en fabriquer à partir de cellules iPS, c’est-à-dire de cellules reprogrammées. Ils pourraient par exemple utiliser des cellules de peau et les «reprogrammer».

L’humanité découvre chaque jour un peu plus l’appauvrissement de la biodiversité causé par le recours sans discernement à toutes les techniques disponibles sur le seul critère de leur rentabilité. Alors que le principe de précaution s’applique constitutionnellement à la santé, n’est-il pas grand temps de le mettre en œuvre aussi pour l’être humain afin que les mêmes erreurs n’aient pas les mêmes effets, cette fois-ci sur l’espèce humaine?

La loi grand âge et autonomie, la réforme des retraites et bien d’autres textes ont été reportés à la fin de l’état d’urgence sanitaire: comme l’a expliqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, ces deux réformes, retraites et grand âge, «restent évidemment à l’agenda de ce quinquennat dès lors que la situation sanitaire nous permettra de les reprendre. Je pense que les Français comprennent bien que, aujourd’hui notre boussole, c’est évidemment la gestion de cette crise sanitaire» (compte rendu du Conseil des ministres du 13 janvier 2021).

Comment les Français pourraient-ils dès lors comprendre que le Parlement trouve encore le moyen de continuer à débattre du projet de loi bioéthique, jusqu’à réunir une commission mixte paritaire en raison des divergences majeures entre les deux chambres?

Nous, députés et sénateurs de la République française, demandons en conséquence au gouvernement le report de la commission mixte paritaire à la fin de l’état d’urgence sanitaire.

Une telle réforme ne peut être imposée dans les conditions actuelles, alors que les Français ne sont pas suffisamment informés et que l’ensemble du texte suscite une vive opposition entre les chambres du Parlement.

Islam-islamisme : les réponses affligeantes de Darmanin

Bernard Antony commente l’entretien donné par le ministre de l’Intérieur dans Valeurs Actuelles :

Je n’ai pas l’humeur de commenter ici le face à face de Marine Le Pen et de Gérald Darmanin de vendredi dernier ; à l’évidence par trop biaisé par des calculs de « marketing » politicien et sans qu’aient été abordées vraiment les questions de fond sur l’islam en France.

En revanche j’ai lu avec attention le long entretien dans Valeurs Actuelles de trois journalistes de cet hebdomadaire avec le ministre et titré « Darmanin au défi de l’islam ». Les questions sont pertinentes, les réponses au mieux décevantes et même, pour une question essentielle, accablante.

Darmanin formule globalement des lieux communs de « l’islamiquement correct » et des considérations politiciennes sur l’immigration sans proposer des solutions crédibles.

Mais l‘accablant, c’est que, manifestement, soit il ne comprend pas, soit il fait semblant de ne pas comprendre la question fondamentale sur la loi morale naturelle, l’autre nom de la loi de Dieu – ou des dieux. Manifestement, la tragédie d’Antigone, un des legs de la culture grecque, n’a pas nourri sa réflexion, pas plus que la phrase du Christ sur ce qu’il faut rendre à César et ce qu’il faut rendre à Dieu. Darmanin se place en effet dans la continuité de l’affligeante réflexion chiraquienne selon laquelle « il ne peut y avoir de lois au-dessus des lois de la République ».

Ce qui est l’affirmation commune à tous les régimes totalitaires pour la justification de lois de circonstances ne respectant pas la loi morale naturelle (à ne pas confondre avec les lois particulières des religions).

Ainsi, les nombreux préceptes de la charia islamique ne sont-ils pas tous en harmonie avec la loi naturelle et sont-ils même souvent en opposition. Ainsi des châtiments et des lois du mariage.

En revanche, les lois républicaines (les lois de « César ») de banalisation de l’avortement sont-elles en rupture avec la loi de Dieu, avec la loi de la conscience morale naturelle du « tu ne tueras pas ».

C’est Antigone qui respecte la loi morale et divine inscrite en sa conscience en voulant donner une sépulture digne à son frère. C’est le tyran Créon qui viole la loi morale en édictant une loi d’interdiction.

Le Procureur Christophe Amunzateguy explose le point Godwin

Christophe Amunzateguy est Procureur de la République au tribunal judiciaire de Saint-Gaudens. Auteur d’une thèse sur la « proximité en droit judiciaire » soutenue en 2007 à l’université de Nantes, ce docteur en droit fait ses premiers pas à l’école de la magistrature à Bordeaux…

En 2009, il débute sa carrière en tant que substitut du procureur à Chalons en Champagne suivi d’une promotion à Lille en 2011. Nommé secrétaire général du parquet à Lille, il poursuit sa carrière à Nancy en 2016, il est promu le 18 mars 2020 à Saint-Gaudens.

Hier, il a annoncé, dans le cadre de l’enquête préliminaire pour « provocation publique à la haine raciale » ouverte après l’opération de Génération identitaire dans les Pyrénées :

« J’ai saisi la division de lutte contre les crimes de haine de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) qui travaillera en cosaisine avec la brigade de recherche de gendarmerie de Saint-Gaudens ».

Un nouveau tremblement de terre en Arménie

De notre envoyé spécial Antoine BORDIER :

Souvenez-vous, une grande partie de la diaspora s’était rendue au chevet de l’Arménie frappée en plein cœur par un séisme de magnitude 6,9. Dans le nord du pays, la région de Spitak était dévastée. C’était le 7 décembre 1988. Samedi dernier, il est 15h30 lorsqu’un nouveau séisme de moindre importance frappe Erevan, la capitale.

Cette fois-ci les dégâts sont peu nombreux. Et, surtout, il n’y a pas eu de victimes répertoriées, selon le ministère arménien de la Santé. Le ministère a rapporté que trois personnes ont été légèrement blessées « en raison de la panique provoquée par le tremblement de terre ». En 1988, plus de 25 000 victimes avaient été dénombrées. Le tremblement de terre a eu, cette fois-ci, une magnitude de 4,7 et « son épicentre est situé à 8 kilomètres au sud-est de la capitale », a expliqué l’agence nationale de protection sismique. Elle a indiqué que des secousses ont également été ressenties dans cinq des dix provinces du pays. Le ministère des situations d’urgence a déclaré avoir enregistré 46 répliques et a demandé à la population de rester dehors. Dans une autre déclaration publiée dans la soirée, le ministère a invité la population à rentrer chez elle. Pour lui, « la probabilité d’un puissant tremblement de terre est faible ». Dans la capitale, autour de la place de la République, près de l’ambassade de France, rien ne semble indiquer la présence de dégâts matériels. Le séisme ne semble avoir causé aucun dommage matériel grave. Dans le nord, Simon, un jeune volontaire français de l’Oeuvre d’Orient a ressenti la secousse : « cela m’a fait peur, car, elle était très forte et très bruyante. Je suis sorti tout de suite. C’est la première fois que je suis confronté à un séisme. »

Le 7 décembre 1988

 L’Arménie qui se situe en Asie Mineure, dans le Caucase, avec au nord la Georgie, au sud l’Iran, à l’ouest la Turquie et à l’est l’Azerbaïdjan, est située dans une zone sismique active et les tremblements de terre y sont quasi-quotidiens. Le 7 décembre 1988, il est 11h41 lorsqu’en moins de 10 secondes, dans le nord-ouest du pays, à Spitak, une faille d’une vingtaine de km s’ouvre. En 30 secondes la ville de 17 000 habitants est détruite, ainsi qu’une soixantaine de villages. Plus de 300 villages des environs seront touchés. Officiellement, ce séisme de magnitude 6,9 sur l’échelle de Richter, a fait entre 25 000 et 30 000 morts, plus de 15 000 blessés et plus de 500 000 sans-abris. Une grande partie de la diaspora arménienne se rend alors à son chevet, accompagnée des ONG humanitaires. En France, c’est Charles Aznavour qui entraîne la diaspora francophone. Avec d’autres artistes, il enregistre la chanson Pour toi Arménie. Il s’y rendra plus tard, le 4 février 1989. Près de 33 ans plus tard, de nouveaux séismes importants de terre frappent l’Arménie. En moins d’un mois, c’est le troisième tremblement de terre d’importance, qui dépasse la magnitude de 4. Selon le ministère 80% du territoire arménien est concerné par le risque sismique. Ce petit pays martyr frappé par les séismes, les guerres et le génocide, ilot chrétien entouré par la Turquie et l’Azerbaïdjan, reste debout, malgré tout.

Zemmour : « La dissolution de Génération Identitaire est un scandale politique. On veut criminaliser la critique de l’immigration. »

Eric Zemmour revient sur la déclaration de la défenseur des droits, qui propose qu’il y ait des zones sans contrôle d’identité. Il s’agit de zones de non-droit, où nous ne sommes plus en France.
Puis il aborde le projet de dissolution de Génération Identitaire.

C’est arrivé un 15 février…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 février: saints du jour français ou en France.
  • Ste Géorgie, vierge en Auvergne († Ve ou VIe s.)

  • St Quinide, évêque à Vaison-la-Romaine († v. 578)
  • St Claude La Colombière, prêtre s.j. (1641-1682)

Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naît le 2 février 1641 à St. Symphorien d’Ozon dans le Dauphiné.

Quatre des six enfants de cette famille profondément chrétienne entrent dans la vie religieuse, dont Claude. Un de ses frères, Joseph La Colombière, fut vicaire général au Canada.

Après des études au collège de la Sainte Trinité de Lyon, Claude entra le 25 octobre 1658 au noviciat de la Compagnie de Jésus. Après quinze ans de vie religieuse, cherchant la plus haute perfection spirituelle, il fit le vœu d’observer fidèlement la règle et les constitutions de son ordre sous peine de péché. Ceux qui vécurent avec lui purent certifier que ce vœu fut observé avec la plus grande exactitude.

En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

« Mon fidèle serviteur et parfait ami » : c’est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal : « Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs ». Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage.

Mais dès l’année suivante, il part pour Londres en qualité de prédicateur de Marie Beatrice de Modène, duchesse d’York. Bientôt éclate en Angleterre la « Terreur papiste » : Claude est calomnieusement accusé, jeté en prison pendant trois semaines, frôle le martyre et finalement est expulsé. Il revient en France phtisique et presque mourant. Il ne retournera à Paray que pour de brefs séjours qui lui permettront de réconforter Sœur Marguerite-Marie dont la vie mystique se heurte toujours au scepticisme de son entourage.

Quand la tuberculose l’emporte, le 15 février 1682, il n’a que 41 ans mais la mission est accomplie.

Deux ans plus tard, paraît en librairie la Retraite spirituelle du Père Claude La Colombière : ce modeste opuscule va merveilleusement ouvrir les voies à la mission de Marguerite-Marie (canonisée le 13 mai 1920) et au message du Cœur de Jésus.

La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et en 1899, le Pape Léon XIII instituera la fête du Sacré-Cœur.

Claude La Colombière a laissé de très nombreux écrits :

  • Sermons (3 vol.), Lyon, 1684.
  • Réflexions chrétiennes, Lyon, 1684.
  • Retraite spirituelle, Lyon, 1684.
  • Lettres spirituelles, Lyon, 1715.

Des éditions complètes de ses œuvres ont été publiées plusieurs fois :

  • Œuvres du R. P. Claude de la Colombière, Avignon, 1832 ; Paris, 1864.
  • Œuvres complètes (6 vol.), Grenoble, 1900-1902.
  • Écrits spirituels (éd. par André Ravier), Collection ‘Christus’, Paris, 1962

Claude La Colombière a été béatifié, le 16 juin 1929, par le Pape Pie XI et canonisé, le 31 mai 1992, par Saint Jean Paul II.

  • le 15 février 1113 : l’ordre des Hospitaliers est reconnu.

Peu de temps après la prise de Jérusalem par les croisés, l’ordre est reconnu en tant que tel par le Pape Pascal II sous l’appellation de : «Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem ». Il le place sous la protection du Saint-Siège.

À l’origine, ce n’est qu’un petit hôpital fondé à Jérusalem pour venir en aide aux pèlerins malades ou blessés. La communauté religieuse qui assurait la gestion de l’établissement est désormais chargée de défendre la Ville sainte et le royaume de Jérusalem. Les chevaliers occupent, dès 1142, le krak des Chevaliers, grande forteresse près de Tripoli. Au lendemain de la dernière croisade, les chevaliers de l’ordre seront contraints de fuir à Chypre, et s’empareront de l’île de Rhodes. Ils prendront alors le nom de « chevaliers de Rhodes ». Lorsque Charles Quint leur fera don de l’île de Malte, ils prendront le nom qu’on leur donne aujourd’hui de « chevaliers de Malte ».

  • le 15 février 1145 : décès du pape Lucius II.
  • le 15 février 1288 : élection du pape Nicolas IV.

Nicolas IV, Girolamo Masci, naît à Lisciano vers 1230, il est élu pape, de 1288 à 1292, suite à un conclave qui dure 12 mois, ce qui en fait le quatrième plus long à avoir été tenu.

  • le 15 février 1575 : mariage, dans la cathédrale de Reims, du Roi de France Henri III et de Louise de Lorraine.

Le Roi Henri III épouse Louise de Vaudémont, issue d’une branche cadette de la maison de Lorraine, à Reims.

  • le 15 février 1625 : Champlain est confirmé comme lieutenant du vice-roi de Nouvelle-France, Lévis, avec son beau-frère comme second, Boullé.
  • le 15 février 1682 : décès terrestre et naissance au Ciel de Saint Claude de La Colombière.

Claude La Colombière entre dans la Compagnie de Jésus en 1658. Après son ordination, en 1669, il se consacre à l’enseignement de la rhétorique et à la prédication. Il aide efficacement sainte Marguerite-Marie Alacoque à étendre le culte du Sacré-Cœur.

En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

« Mon fidèle serviteur et parfait ami ».

C’est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal :

«Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs».

Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage. Envoyé à Londres comme prédicateur de la duchesse d’York, à la suite de diverses calomnies, il y est condamné à la prison et à l’exil. Il meurt à l’âge de 41 ans, en 1682, à Paray-le-Monial. Béatifié par Pie XI en 1929,  Jean-Paul II le canonise le 31 mai 1992. Quand la tuberculose l’emporte, le 15 février 1682, il n’a que 41 ans mais la mission est accomplie.

  • le 15 février 1710 : naissance de Louis XV.

Troisième fils du duc Louis de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie, Louis de France, voit le jour à Versailles. Arrière-petit-fils de Louis XIV, il monte sur le trône de France à l’âge de 5 ans. La régence est alors assurée jusqu’en 1723 par Philippe d’Orléans.

Conformément à la coutume, il est élevé jusqu’à ses sept ans par une femme, la gouvernante des Enfants de France, qui est, depuis 1704, la duchesse de Ventadour. Le 14 avril 1711, il perd son grand-père, le Grand Dauphin, puis en février 1712, ses deux parents, sa mère et le Petit Dauphin son père. En mars 1712, son frère, le duc de Bretagne, maintenant Dauphin en titre, et lui contractent la même maladie, une forme de rougeole. Les médecins s’acharnent sur le frère aîné, il meurt le 8 mars. Le duc d’Anjou est sauvé par sa gouvernante. À deux ans, le duc d’Anjou devient le nouveau Dauphin. A la mort du Duc de Berry, l’oncle de Louis XV victime d’un accident de cheval, le 5 mai 1714, le vieux Roi Louis XIV, encore patriarche d’une nombreuse lignée prometteuse, peu de temps avant, soupire :

« Voilà tout ce qu’il me reste de ma famille ».

C’est-à-dire son arrière-petit fils ! Louis XV est sacré le 25 octobre 1722. Voir la chronique du 1er septembre.

  • le 15 février 1714 : Louis XIV force le Parlement à enregistrer la bulle Unigenitus.

Le Roi entend lutter contre les hérésies qui sortent des écrits jansénistes. Cette bulle condamne 101 propositions tirées du livre du père Pasquier Quesnel paru en 1708 : Réflexions morales sur le Nouveau Testament, livre qui trouve un écho favorable dans une église de France très touchée par les erreurs gallicanes et jansénistes. Le cardinal de Fleury devra déposer, en 1727, monseigneur Soanen, évêque de Senez pour imposer l’autorité du Pape. Cette sanction calmera le cardinal de Noailles, évêque de Paris, entre autres princes de l’Eglise, acquis aux erreurs jansénistes. En 1730 une déclaration royale fait de cette bulle papale une loi d’Eglise et d’Etat.

  • le 15 février 1723 : Louis XV est déclaré majeur, fin de la régence.

Le 1er septembre 1715 meurt Louis XIV ; 6 mois après la majorité de Louis XV, le cardinal Dubois, premier ministre meurt, suivi par le Régent, le duc d’Orléans et neveu de Louis XIV peu de temps après. Le jeune Roi commence donc son règne dans des conditions très particulières.

  • le 15 février 1775 : début du pontificat de Pie VI.

Giannangelo Braschi est élu pape à l’âge de 58 ans sous le nom de Pie VI. Au cours de son pontificat, il doit faire face à la politique anticléricale autrichienne et surtout à la haine anti catholique de la révolution française avec :

– la nationalisation des biens du clergé.

– l’abolition arbitraire par l’assemblée constituante des ordres monastiques (loi du 13 février 1790) et la suppression des ordres réguliers, (mise à l’écart de 100000 religieux soit les deux tiers du clergé de l’époque en France).

– la constitution civile du clergé, adoptée par la constituante le 12 juillet 1790, et le schisme qu’elle provoque de facto pour les prêtres et les évêques « constitutionnels, ou jureurs ».

– la perte du pouvoir temporel de l’Eglise dont les possessions sont annexées par l’empire.

Capturé, il est emprisonné à Valence par la république Française. Il y meurt épuisé le 29 août 1799.

  • le 15 février 1793 : Monaco est réuni à la France sous le nom de Fort Hercule et les richesses du Palais sont dispersées.

     

  • le 15 février 1794 : adoption du drapeau aux trois couleurs verticales.

La Convention, sur une proposition du pasteur André Jeanbon, adopte un pavillon national dessiné par le peintre Louis David. C’est ce dessin qui, en 1812, sera adopté pour tous les drapeaux bleu blanc rouge.

  • le 15 février 1798 : la République est proclamée à Rome.

Après la prise de la ville par les Français; le pape Pie VI, qui refuse de renoncer à son pouvoir temporel, est placé par les Français en résidence surveillée à Valence dans la Drôme.

  • le 15 février 1804 : arrestation du général Moreau.

Le général Moreau est arrêté à la suite de la découverte d’un complot royaliste organisé par Georges Cadoudal et destiné à abattre le Premier consul. Le général Pichegru, autre comploteur, est arrêté le 28 février et Cadoudal le 9 mars. Moreau sera banni, Pichegru retrouvé étranglé dans sa cellule le 6 avril et Cadoudal exécuté le 28 juin.

  • le 15 février 1806 : l’armée française occupe Naples.

Napoléon met son frère, Joseph sur le trône de Naples. Ce dernier n’abandonne pas ses droits au trône de France ; mais, restant « prince français » il devient vassal de Napoléon.

Le même jour, Napoléon oblige le Prussien Haugwitz à signer à Paris un traité durcissant celui de Schönbrunn : la Prusse doit fermer ses ports aux Anglais et rompre avec eux.

  • le 15 février 1810 : après le rétablissement de la censure le 5 février, le nombre des imprimeries autorisées est limité par décret.
  • Nuit du 14-15 février 1876 : première apparition de la Sainte Vierge à Estelle Faguette de Pellevoisin.

La Vierge lui annonce qu’elle a été touchée par ses prières et qu’elle va guérir. Un ex voto doit être placé à Pellevoisin sur lequel doit être écrit :

« J’ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m’a obtenu de son fils ma guérison entière. »

En 1875, une jeune femme de 32 ans, Estelle Faguette, prénom qui signifie étoile, atteinte d’une maladie incurable, écrit, avec un cœur d’enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge : elle lui demande d’intercéder auprès de son divin Fils pour obtenir sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. La Vierge Marie répond à cette lettre par quinze apparitions, de février à décembre 1876, au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde. Elle lui confie le scapulaire du Sacré-Cœur. Le 19 février 1876, Estelle est entièrement guérie. Dès 1877, l’Archevêque de Bourges autorise le culte public à Notre-Dame de Pellevoisin et la chambre d’Estelle est transformée en chapelle. Estelle Faguette décède à l’âge de 86 ans, et repose dans le cimetière de Pellevoisin, non loin de la tombe de Georges Bernanos : sur sa tombe, deux mots : «Sois simple». Cf. chroniques du 19 février, et des 9 et 15 septembre.

  • le 15 février 1954 : les Français Houot et Vilmont descendent à 4 050 m de profondeur à bord de leur bathyscaphe.

Le bathyscaphe FNRS III emmène le commandant Georges Houot et l’ingénieur Pierre Willm à 4 050 mètres de profondeur au large de Dakar. Les deux hommes atteignent la plaque de l’océan Atlantique. Avec le « Trieste » qui atteindra plus de 10 000 mètres de profondeur le 23 janvier 1960, le « FNRS III » est un des fleurons de l’exploration sous-marine française.

  • le 15 février 1963 : trois officiers accusés d’avoir monté le dixième complot contre le général De Gaulle sont arrêtés.
  • le 15 février 2000 : la Commission européenne lève l’immunité d’Édith Cresson.

Les autorités judiciaires belges sont donc autorisées à interroger l’ancienne commissaire dans le cadre de l’affaire « Berthelot ».

L’acquittement de Trump : une bonne chose

De Bernard Antony :

Certes, il était très improbable que Donald Trump ne soit pas acquitté ce 13 février à l’issue du procès en destitution qui lui était incroyablement intenté devant le Sénat américain.

Néanmoins, étant donné les immenses forces liguées contre lui et leurs moyens de pression sur les sénateurs, on pouvait craindre le pire. Car le pire, c’était évidemment que soit prononcée une destitution l’empêchant de pouvoir se représenter éventuellement mais qui aurait surtout pour effet de très lourdement handicaper psychologiquement et politiquement la droite américaine conservatrice des valeurs du respect de la vie et de la liberté.

Je n’ai pas été pour ma part un inconditionnel de Trump. Mais le déferlement de la haine croissante impulsée contre lui par toutes les forces de décomposition génocidaire de l’Amérique et de l’occident en général m’avait amené à exprimer ici le profond souhait de sa réélection.

Comme je l’avais écrit également, non seulement j’espérais mais je croyais en sa possibilité d’être réélu. Il ne l’a pas été du fait de ce qui semble tout de même bien avoir été un scrutin entaché en maints endroits de nombreuses et grosses irrégularités.

La démocratie américaine n’est pas en tous points exemplaires même dans l’organisation des votes.

L’enjeu du procès dépassait bien largement la question de l’avenir politique personnel de Trump.

Il s’agissait en fait de l’application d’une volonté de vengeance de la confédération des puissances capitalistes aux visées de domination mondialiste et des forces révolutionnaires de la convergence LGBT et du racisme antiblanc de l’antiracisme.

Faire de Trump le premier président de l’Union dans l’histoire américaine interdit de réélection, c’était pour les dirigeants de cette confédération le frapper d’un sceau d’ infamie marquant de même toute la droite nationale et chrétienne des États-Unis.

Faut-il le redire ? Imputer à Trump et à ses partisans, certes indignés devant les résultats du scrutin mais totalement désarmés, l’intention de perpétrer un coup d’État, cela relevait d’une massive désinformation surréaliste. Jamais on n’a vu dans l’histoire un tel décalage entre la réalité des faits et la boursouflure des récits qui en furent donnés sur tous les médias euros-américains.

Comme s’il s’était agi de scènes de massacres, de pillages, d‘incendies, bref d’une conquête révolutionnaire telle que la sanglante prise des Tuileries à Paris, les incendies gigantesques perpétrés, toujours à Paris, par les communards, la prise du palais d’Hiver par les bolcheviques à Saint-Pétersbourg.

La vérité, c’est sans doute que, d’une part la classe politique capitalistique et gauchiste américaine a eu une énorme frousse, de l’autre que la coalition des gigantesques entreprises (GAFA et autres…) du conditionnement médiatique de près des deux tiers de l’humanité a vu dans cette affaire l’occasion de manifester l’étendue de sa puissance de conditionnement des peuples et des pouvoirs. Pas absolue, pas totale pourtant. Et si la condamnation de Trump aurait sonné comme un coup dur pour la continuation de la résistance du « pays libre » américain, sa non-condamnation va au contraire très vite peser pour ses 74 millions d’électeurs comme une raison de ne pas désespérer et de se retrouver encore plus dynamiquement autour de la devise « Make America great again ». (MAGA).

Somme toute, voici l’Amérique politiquement divisée entre les forces financiaro-idéologiques des GAFA (groupes « antifas » !) et celles de la résistance nationale et chrétienne du peuple « MAGA » !

« Vous savez que vous êtes très beaux sans vos masques, et vous êtes très moches avec ! »

Extrait d’une homélie du curé de Saint-André de l’Europe :

Islamisme/immigration : les responsables sont…Didier Lemaire et Génération identitaire

Yvan Rioufol, excellent comme d’habitude :

En France, le terrorisme intellectuel se porte comme un charme. A gauche, voici un professeur de philosophie, Didier Lemaire, qui se fait traiter de « menteur » et d’ « irresponsable » par ceux – y compris le préfet des Yvelines – qui ne veulent pas entendre ses alertes sur l’islamisation de Trappes et son basculement civilisationnel (…). A droite, c’est le mouvement Génération Identitaire qui est, depuis vendredi soir, menacé de dissolution par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

La faute de Génération Identitaire : dénoncer, par des actions ponctuelles et non violentes, la montée de l’islamisme en France ainsi que l’immigration de masse et incontrôlée. Alors que le discours médiatique se félicite avec raison de la « libération de la parole » quand il s’agit d’entendre les victimes de pédophilie ou d’inceste, il persiste à cautionner l’omerta sur les bouleversements sociétaux et culturels que connaît la nation depuis près d’un demi-siècle (…)

La criminalisation de la pensée dissidente est un procédé qui ne devrait pas avoir sa place dans une démocratie avancée. Or, rares sont ceux qui protestent contre la chape de plomb qui interdit encore d’aborder sereinement les sujets liés à l’islam et à l’immigration. En voulant dissoudre Génération Identitaire, Darmanin veut faire taire des voix dissonantes en instruisant un procès en racisme. L’arme est d’autant plus malhonnête intellectuellement que le ministre de l’Intérieur n’ose désigner l’islam politique comme le véritable danger : il soutient que le séparatisme, qu’il dit vouloir combattre, est également le fait des « survivalistes », des « suprémacistes blancs » et de « l’ultragauche ». Surtout, le censeur de Génération Identitaire participe à l’opacité sur l’immigration de masse. Face à Marine Le Pen, jeudi soir sur France 2, Darmamin a soutenu que la part des étrangers en France était sable (6,8% en 1982, 7,4% actuellement), en omettant de rappeler les naturalisations massives d’immigrés qui parfois ne se reconnaissent pas comme Français. Il avait tenu ce même raisonnement biaisé en expliquant, le 1 er février dernier (France Inter) : « Notre ennemi ne relève pas de l’immigration car trois-quarts des attentats sur notre sol ont été commis par des Français ». Des Français, oui, mais issus très majoritairement d’une immigration qui ne s’intègre plus. Il est temps de faire place à une vérité que Darmanin cherche visiblement à manipuler.

Bioéthique : l’obstination de l’Exécutif désavouée par les Français

Au lendemain de la suppression de l’extension de la PMA du projet de loi ni bio ni éthique par les sénateurs et à l’approche de la commission mixte paritaire, un sondage Ifop révèle que moins d’un tiers des Français souhaite la poursuite de l’examen du texte dans son intégralité. Le message des Français est clair : ils sont opposés au passage en force du Président de la République et de son gouvernement sur un sujet clivant qui fracture la société et les élus.

70% des Français sont opposés au maintien du texte du gouvernement

L’analyse du sondage Ifop souligne une nette opposition à la poursuite du processus législatif. 37% des Français souhaitent que l’examen du texte soit suspendu compte tenu de l’absence de consensus et de l’opposition forte qui s’est manifestée entre les députés et les sénateurs. Et 33% des Français sont prêts à accepter la poursuite de l’examen du texte à la condition que les mesures qui divisent les parlementaires soient supprimées. Cela signifierait une poursuite de l’examen sans les articles relatifs à la PMA sans père, facilitant le recours à la GPA à l’étranger, créant une filiation invraisemblable, autorisant la création d’embryons transgéniques et de chimères… Enfin, seuls 30% des Français, c’est-à-dire moins d’un tiers, souhaitent que l’examen se poursuive sur la globalité du texte. « En choisissant cette option, le Président de la République et son gouvernement font le choix de l’obstination en allant à l’encontre de la volonté des Français. Ce serait un passage en force choquant et fondé uniquement sur des motifs idéologiques » dénonce Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

7 Français sur 10 appellent le Gouvernement à ne pas faire fi de l’état d’urgence sanitaire

L’autre enseignement de ce sondage Ifop est le souhait d’une écrasante majorité de Français de voir le gouvernement prendre en compte la situation sanitaire. Concrètement, 69% d’entre eux veulent que « les projets de lois pour lesquels il n’y a pas de consensus parmi les parlementaires (comme le projet de loi bioéthique par exemple) soit suspendus jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire ». La tendance est très nette dans l’ensemble de la population, y compris chez les électeurs d’Emmanuel Macron qui sont près de 6 sur 10 (58%) à demander cette suspension du projet de loi bioéthique et des autres textes ne faisant pas consensus. « En ce moment, les Français attendent du gouvernement, qu’il s’active en priorité sur la gestion de la crise et estiment qu’il n’est pas utile de rajouter tensions et conflits dans une atmosphère déjà électrique. Le message serait : « Essayons de panser nos plaies plutôt que de nous disperser sur des dossiers connexes  » » analyse Jérôme Fourquet, Directeur du département opinion de l’Ifop dans les colonnes du quotidien La Croix qui publie ce sondage en exclusivité.

Ludovine de La Rochèrerésume :

« Quelques jours à peine après l’examen du texte au Sénat qui a marqué un coup d’arrêt surprise pour la PMA sans père, le gouvernement envisage encore de passer en force sur ce texte en poussant à la convocation d’une commission mixte paritaire. Il ferait mieux d’écouter les Français et de laisser de côté l’idéologie qui anime une poignée de membres de la majorité et qui veut imposer des mesures controversées auxquelles les Français sont clairement opposés. Ce n’est pas le chemin pour faire grandir la démocratie qui est déjà dégradée et même confinée par les conséquences de la crise sanitaire. En politique, on gagne toujours à respecter la démocratie et à se remettre en question ! ».

Albéric Dumont, Vice-Président de La Manif Pour Tous, ajoute :

« Si le Gouvernement s’entête, il nous trouvera une nouvelle fois sur sa route pour faire entendre la voix des familles et des enfants. Faire délibérément des orphelins de père est l’exact contraire du progrès. Ce serait une injustice intolérable. Les parlementaires et les Français en prennent davantage conscience chaque jour. L’opposition à ce projet de loi qui n’est nio bio ni éthique est de plus en plus importante au fil des mois, que ce soit au Parlement ou dans l’opinion. Le vote du Sénat il y a quelques jours, différent du début de l’année 2020, et les derniers sondages en attestent ».