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Que dit le Coran ?

Comment croire qu’Allah a parlé, que cette parole est le Coran, et ne pas lire le Coran ? Mais comment comprendre la parole d’Allah, car chaque être vivant a son propre langage : les hommes ne parlent pas le langage des poissons, ni les poissons le langage des oiseaux, et Dieu seul parle le langage de Dieu. Et puisqu’à la différence des chrétiens, les musulmans n’ont pas reçu l’Esprit de Dieu, ils n’ont que leur intelligence humaine pour comprendre la Parole de Dieu … S’ils prétendent la comprendre, cela signifie que les musulmans sont Dieu, car seul Dieu parle le langage de Dieu. Et s’ils reconnaissent qu’ils ne sont pas Dieu, alors ils doivent aussi reconnaître qu’ils ne peuvent pas comprendre le Coran … Et pourtant, il y a des musulmans pour expliquer comment lire le Coran ! Par exemple, M. Tarek Oubrou, qui, le 7 mai 2016, était interrogé par Anne Sinclair sur Europe 1.

Pour gagner, Marine Le Pen devrait être sans concession sur les idées et non compter à nouveau sur une stratégie électoraliste foireuse

Comme en 2017, c’est un piège qui se dessine et qui risque fort de créer de nombreuses désillusions au sein du RN et de l’électorat de droite.

Souvenez-vous, en 2017, Emmanuel Macron avait subtilement laisser entendre qu’il quitterait le débat de l’entre-deux tous si Marine Le Pen était trop agressive ou incorrecte. Il ne s’en était pas fallu de plus pour que les « glorieux » conseillers de la candidate du RN ne la pousse à faire craquer Emmanuel Macron, stratégie d’attaque et de harcèlement qui a conduit au fiasco mémorable qui collera à cette dernière comme le sparadrap du capitaine Haddock…

Aujourd’hui, Emmanuel Macron lui tend à un autre piège par l’intermédiaire de Gérald Darmanin, en service commandé et non en franc-tireur, qui lui reproche d’être « molle ». Une partie de LREM s’en offusque (hypocritement?) :

…et la gauche Libération s’étrangle:

Car comment continuer à coller à Le Pen l’étiquette d’«extrême droite» quand on a dans ses rangs un ministre fier d’être «plus dur» qu’elle sur les questions d’islam et d’immigration ? Comment appeler dans quelques mois au «front» ou «désistements républicains» afin d’empêcher le RN d’empocher une ou deux régions (Paca, Bourgogne-Franche-Comté) ? Comment appeler en renfort des électeurs de gauche à «faire barrage» contre le RN au second tour de la présidentielle en 2022 en cas de nouveau duel Macron-Le Pen ?

L’idée est donc que la gauche n’ira pas voter pour Emmanuel Macron au 2ème tour et que Marine Le Pen pourrait donc compter sur l’abstention pour gagner. Quelle bêtise et quelle naïveté de croire que la dédiabolisation fonctionnerait de manière aussi simple. La dédiabolisation est un piège dans lequel le RN est tombé (voir les analyses de Gilbert Collard, de Carl Lang, de Bruno Gollnisch ou cet article)

Jean-Yves Le Gallou a tout de suite vu le piège :

Et ce dernier montre que les pièges sont nombreux. Dans ce contexte, jusqu’où ira le courage de Marine Le Pen pour défendre Génération identitaire (voir communiqué du RN ici) ?

Frédéric Signant signe une analyse très intéressante dans Boulevard Voltaire que les conseillers de Marine Le Pen devraient s’empresser de lire :

On nous révèle donc que Marine Le Pen aurait fait du training avec un groupe d’énarques pour éviter tout soupçon d’incompétence. Mais le même article [du Figaro, NDPC] lève aussi le voile sur la stratégie de la candidate pour l’emporter face à Macron au second tour. La candidate et son staff compteraient sur un rejet tellement fort d’Emmanuel Macron qu’il entraînerait une très forte abstention, notamment à gauche, et permettrait l’élection de Marine Le Pen. D’après Le Figaro, son théorème serait le suivant : « En 2022, l’abstention sera militante contre Emmanuel Macron. » Décliné par l’un de ses proches : « Nous avons plus de chances que Macron perde plutôt que Marine ne gagne. » Ainsi, Marine Le Pen aurait théorisé une élection par défaut, jusqu’au bout (…)

Ne compter que sur le rejet d’Emmanuel Macron serait une lourde erreur stratégique (…) D’autant plus lourde que l’impopularité d’Emmanuel Macron et l’abstention qui en découlerait sont elles-mêmes très incertaines et toutes relatives. Malgré les crises et la situation exceptionnelle que traverse le pays, son impopularité n’a jamais retrouvé les points bas de la période « gilets jaunes » et les sondages montrent qu’il est moins impopulaire à ce moment de son mandat qu’un Sarkozy ou qu’un Hollande (…)

De plus, la stratégie fondée sur l’abstention de la gauche ne correspond pas à sa tradition électorale. C’est un fait que l’électeur de gauche est toujours beaucoup plus civique que l’électeur de droite. Beaucoup plus légitimiste et docile aux consignes, aussi.

Enfin, le pari de l’abstention reste hasardeux car il peut se retourner contre le RN : à trop dévitaliser cette élection avec un casting déjà fait, Marine Le Pen risque d’apparaître comme la partenaire d’Emmanuel Macron dans ce « duo » que dénonce Christian Jacob. Sa stratégie de dédiabolisation qu’elle a poursuivie dans le débat de jeudi sous le regard d’un Gérald Darmanin ironisant sur sa « mollesse » risque de décourager certains de ses électeurs potentiels. Si, en plus, elle n’a pas réussi à convaincre la partie de la droite qui, pourtant sur une ligne très proche de la sienne, ne se reconnaît pas en elle, comme le montrent le départ de Jean Messiha ou l’intérêt que suscite la candidature d’Éric Zemmour, on voit mal comment elle parviendrait à faire le plein de ces voix qui lui seront indispensables.

Le sondage miraculeux plaçant Marine Le Pen à 48 % lui a peut-être donné des ailes, ainsi qu’à son entourage. Il ne leur a, en tout cas, pas rendu service en termes de réflexion stratégique.

Addendum. Voici le communiqué du RN en soutien à Génération Identitaire :

Le Rassemblement National alerte nos concitoyens attachés aux libertés fondamentales que sont les libertés de conscience, d’expression et d’association. Ces dernières sont en effet dangereusement remises en cause par la décision prise hier par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, d’enclencher la procédure de dissolution de l’association Génération identitaire.

Force est de constater que les fondements de cette procédure de dissolution ne sont pas juridiques mais politiques.

Peut-on ainsi considérer que dénoncer la politique d’immigration, défendre la priorité nationale, être attaché à la nationalité française pour les fonctionnaires ou s’opposer au droit de vote des étrangers rendent possible une dissolution ?

C’est pourtant sur la base de la « discrimination en vertu de la non-appartenance à la nation française que se fonde la demande de dissolution.

Doit-on admettre que l’on ne puisse plus faire un lien entre immigration massive et insécurité ? Or, la demande de dissolution reproche de présenter l’immigration comme un danger pour les Français.

Le RN rappelle que l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen affirme que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».

Par ailleurs, une telle dissolution serait également contraire à la jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme selon laquelle « la liberté d’expression constitue l’un des fondements essentiels d’une société démocratique et vaut même pour les idées qui heurtent, choquent ou inquiètent ».

Sur la base des arguments politiques et d’opportunité avancés par le ministre de l’Intérieur, ce sont de grands partis politiques français, d’autres associations, et au-delà tout lanceur d’alerte, qui demain pourraient être visés par de telles procédures arbitraires.

Le Rassemblement National ne partage pas toutes les opinions exprimées par l’association menacée par le ministre de l’Intérieur, pas plus qu’il n’approuve toutes ses actions et ses modes d’expression, mais une association n’a pas à plaire ou déplaire à l’opposition, pas plus qu’au gouvernement.

Une association et de façon générale tout citoyen, se doivent de respecter la loi et le cas échéant, d’être protégés par cette dernière.

C’est au nom de ce principe démocratique et protecteur que le Rassemblement National dénonce cette décision du ministre de l’Intérieur et alerte nos concitoyens.

Transhumanisme et islamisation : les naïvetés confondantes du Dr Laurent Alexandre

M.Laurent Alexandre était, le 9 février, l’invité de l’émission matinale de CNews, l’Heure des Pros.

Le Dr Laurent Alexandre, déjà intervenu à de nombreuses reprises sur différents écrans à propos de la crise sanitaire liée au covid, est assez bien connu pour son amour de la technologie et de la science et sa dilection pour le mouvement dit transhumaniste (mouvement ayant pour objectif l’amélioration de la condition biologique et sociale de l’humain, notamment en allongeant radicalement la durée de vie en bonne santé).

Dans une conférence de 2012, il affirme par exemple que « l’homme qui vivra mille ans est déjà né ».

Sa liste de publications est longue et évocatrice : Google Démocratie ( 2011) ; La Mort de la mort : comment la technomédecine va bouleverser l’humanité (2011) ; La Défaite du cancer (2014) ; Les robots font-ils l’amour ? : le transhumanisme en 12 questions (2016) ; La Guerre des intelligences : intelligence artificielle versus intelligence humaine (2017) ; Jouissez jeunesse ! (2020) ; ce dernier titre et sa date de parution semblant quand même marquer comme un hiatus étonnant avec la réalité covidienne. Comme quoi, le futur est dur à prévoir…

Et voilà pour terminer sa présentation son en-tête twitter :

Le 9 février, M.Alexandre est intervenu sur deux sujets : la fin de la mort ; le communautarisme (en lien avec l’actualité secouant, ce jour-là, Trappes et le Trappistan).

Ses propos sur le futur transhumaniste sont décoiffants :

« Je pense qu’à partir de 2050, les nanotechnologies, la génétique, la science du cerveau vont nous permettre de franchir un nouveau seuil [NDLR : dans l’espérance de vie]. Alors, est-ce que Calico, la filiale de Google qui a été créée pour euthanasier la mort, pour nous rendre immortels, est-ce qu’elle va réussir ? Est-ce que les dirigeants de Google, est-ce que les milliardaires de la Silicon Valley vont vraiment nous rendre immortels au 21ème siècle ? Mon intuition scientifique, c’est qu’on va faire des progrès dans l’espérance de vie mais plutôt après 2050. Je suis du mauvais côté, sans espoir de vivre la mort de la mort que la Silicon Valley nous promet» (à partir de 33’).

Et, à 51’, il ajoute encore :

« Si vous prenez Amazon, le budget de recherche d’Amazon est de 30 milliards par an. Huit fois le budget du CNRS. Et 30 milliards, ça n’inclut pas le budget de recherche spatiale, puisque Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde, a un programme spatial pour installer des stations dans l’espace. Il pense qu’il faut envoyer 1000 milliards d’astronautes dans l’espace, dans des gigantesques stations orbitales avec des montagnes, des fleuves, des glaciers, des grandes villes, qu’on mettrait dans l’espace pour coloniser l’espace, et il estime effectivement qu’il faudra que nous soyons 1000 milliards dans l’espace dans les siècles qui viennent ». [Honnêtement, on pense qu’il a fumé la moquette. Mais il précise] « 1000 milliards d’astronautes, c’est-à-dire 120 fois le nombre de terriens sur terre ».

Puis il est passé à la communautarisation musulmane (à partir de 1h16’30’’) :

« Le problème de l’immigration, de l’islam radical est un problème compliqué. Je pense qu’il est intéressant de regarder une ville qui est un laboratoire, là où je vis, Bruxelles. Bruxelles est un laboratoire extrêmement intéressant pour les Français. Bruxelles va être la première capitale européenne à être majoritairement musulmane et donc, c’est un lieu d’expérimentation du communautarisme. Aller à Molenbeck est très intéressant, ça montre le Paris de 2040 et donc je crois que pour juger et sortir des anathèmes, il est intéressant de voir ce qu’est le laboratoire bruxellois et ce que devient Bruxelles parce que ça permet de voir ce que Paris sera demain, et de voir in situ la réalité de la communautarisation. On a une communautarisation galopante avec deux Bruxelles, une Bruxelles non musulmane et une Bruxelles musulmane [NDLR : symptomatique de voir que le critère de différenciation en Belgique n’est même plus la belgitude (on serait plus ou moins belge) mais l’islam (on est plus ou moins musulman)], qui sont séparés par une ligne assez étanche. Aller vendre du porc à Molenbeck serait assez mal vu. On a une segmentation et la communautarisation est assez automatique et s’aggrave avec le temps. Le laboratoire bruxellois est intéressant car elle note que si on ne combat pas la communautarisation –si on est contre- elle est quasi-automatique ».

C’est beau un scientifique : les hypothèses les plus folles ne le rebutent pas, comme vaincre la mort ou envisager une population de 1000 milliards de terriens envoyés sur orbite sur des planètes artificielles (le tout parfaitement éco-compatible et durable bien sûr). Enfin, Bruxelles islamisée, ce n’est qu’un laboratoire, une expérience pouvant éventuellement être reproduite (comme tout phénomène scientifique) ailleurs. Pour le reste, rien à dire (sauf, à peine, à propos de la viande hallal) ; on attend avec presqu’impatience. C’est beau le Progrès !

Et après, on se rappelle que le nec plus ultra macronien pour la gestion de la crise sanitaire a été un conseil… scientifique. Scientisation et islamisation, deux périls pour la société française.

Pierre Guillaume de Roux, RIP

Ecrivain et éditeur éclectique, Pierre Guillaume de Roux est décédé ce 11 février à 58 ans des suites d’une longue maladie.

Fils de l’auteur-éditeur Dominique de Roux, Pierre-Guillaume de Roux avait commencé sa carrière chez Christian Bourgois éditeur en 1982 avant de devenir producteur à France Culture tant en écrivant dans diverses publications (Arthus, Contrepoint, la Revue des deux mondes, Latitudes, Le Quotidien de Paris, L’Appel, Magazine hebdo, etc.). Il a continué sa carrière en 1984  éditions de la Table ronde, participe à la création des éditions Critérion en 1990, passe en 1992 chez Julliard et aux éditions Bartillat dont il devient directeur général en 1995. Nommé directeur littéraire des éditions du Rocher de 2001 à 2006, puis directeur éditorial jusqu’en octobre 2008. Il quitte cette maison en désaccord avec sa politique éditoriale et se met à son compte en 2010, tout en restant jusqu’en 2014 membre du comité éditorial de la collection Bouquins chez Robert Laffont.

Tout au long de sa carrière, il aura édité, entre autres, Pierre Boutang, Christopher Gérard, Gilles Lapouge, Philippe Le Guillou, Richard Millet, Charles Beigbeder, Robert Redecker, Boris Pahor, Alain de Benoist, Dominique Venner, Ivan Rioufol, Paul-François Paoli, Robert Ménard, ainsi que Benoît Rayski, contributeur régulier d’Atlantico.

Il revendiquait être « un éditeur de droite » dans un portrait du Monde qui en faisait « l’éditeur des proscrits ». A la revue du Crieur, il expliquait «  Dès lors qu’il y a du talent, je serais prêt à publier mon pire ennemi ». Il a notamment publié Le christianisme n’est pas un humanisme, de Laurent Fourquet (2018) ou en 2017 la toute première traduction en français des textes du jésuite argentin proscrit Leonardo Castellani, rebelle qui brocardait la lâcheté du clergé, érudit appelé « curé fou » par ses ennemis.

Les Bénédictins de l’Immaculée

Du P. Jehan de Belleville, prieur des Bénédictins de l’Immaculée, à Taggia (Italie), pour le Salon beige.

Le monastère bénédictin Sainte-Catherine-de-Sienne a été fondé le 2 juillet 2008 par deux moines français issus de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux et accueillis par Mgr Mario Oliveri au diocèse d’Albenga-Imperia situé en Ligurie italienne à une heure de Nice sur la côte méditerranéenne. Le monastère a été érigé en Institut de vie consacrée de droit diocésain le 21 mars 2017. Transféré à Taggia en août 2019 à une demi-heure de Menton et de la frontière française, il  compte actuellement 7 membres dont 3 profès perpétuels, 3 novices et 1 oblat régulier.

Le Père Jehan de Belleville, prieur de cette fondation, a été le premier novice de Dom Gérard à Bedoin en 1970. Il a exercé la fonction de maître des novices durant une vingtaine d’années ainsi que celle de cellérier durant laquelle il a été chargé de l’implantation, de l’élaboration des plans et de la construction de l’abbaye du Barroux en son début.  Son départ de l’abbaye fut une rupture douloureuse de part et d’autre, mais le temps qui cicatrise les blessures a permis de retrouver des rapports paisibles et fraternels. Grâce à Dieu, le temps de la rupture est derrière nous. Nous n’avons qu’un souhait et qu’une prière, celui de voir nos deux communautés conserver et développer le trésor de la paix et de la charité selon le commandement de l’Apôtre: “Recherchez activement la paix avec tous, et la sainteté sans laquelle personne ne verra le Seigneur.”

Les voies de Dieu sont impénétrables et réservent toujours des grâces de choix, surtout dans les moments d’épreuve. En effet, à peine sorti du Barroux le Père Jehan a été accueilli à Rome chez les Franciscains de l’Immaculée où il a trouvé, une communauté exemplaire, d’esprit traditionnel où régnait une atmosphère d’humilité et de charité, (malgré une liturgie détestable). Ces deux grandes vertus inséparables n’étaient pas le lot de l’un ou l’autre des frères mais un climat général qui se dégageait des relations fraternelles et que le Père Jehan n’avait jamais rencontré nulle part ailleurs. Il y avait là un secret à découvrir : ce fut celui de leur consécration totale à la Vierge, établie dans leurs Constitutions.

Nos fondateurs, depuis le Père Muard, Dom Romain Banquet et Mère Marie Cronier, jusqu’à Dom Gérard lui-même, ont imprimé dans nos communautés issues d’En-Calcat, une forte dévotion au Cœur Immaculé de Marie. À l’exemple des franciscains de l’Immaculée, le Père Jehan a cru déceler un appel de la grâce pour que notre consécration et dévotion mariale s’exprime plus fortement et de manière communautaire, et cela, en l’inscrivant dans nos Constitutions et en adoptant le nom de « Bénédictins de l’Immaculée » :

« Les Bénédictins de l’Immaculée, veulent joindre à la fidélité à cet héritage irremplaçable (de nos fondateurs) une entière consécration au Cœur Immaculé de Marie, « parce que les vertus qui doivent constituer l’essentiel de notre société, disait le P. Muard, sont les vertus par excellence du Cœur de Jésus et de celui de sa sainte Mère ». Dans le droit fil de cet héritage monastique, le 22 août 1986, Dom Gérard renouvelait solennellement et irrévocablement la consécration de la communauté et de tous ses membres au Cœur Immaculé de Marie considéré comme l’idéal parfait à imiter : « Nous faisons nôtre pour toujours le désir de nos fondateurs de considérer comme notre modèle votre Cœur Immaculé, “car il est le type achevé des deux caractères de l’Œuvre : vie intérieure et immolation” ». En vue de rendre plus manifeste et efficace cette consécration mariale par laquelle ils deviennent la “propriété absolue” de Marie, les moines de Villatalla veulent adopter le nom de « Bénédictins de l’Immaculée » et faire en sorte que leur vie de prière, de lecture et de travail manuel soit imprégnée de son esprit, au point que seule Elle vive en eux.

Vie monastique consacrée entièrement au Cœur Immaculé de Marie, vécue selon la Règle de saint Benoît et les coutumes léguées par nos anciens, office divin et liturgie de la messe, célébrée comme son rite propre tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du monastère, selon la forme extraordinaire plus que millénaire et « jamais abrogée » de la Sainte Église Romaine, dans sa langue latine et son chant grégorien : telles sont donc les sources qui ont donné naissance à la communauté de Villatalla et constituent sa raison d’exister. »

La communauté, installée depuis 2008 dans le presbytère de Villatalla, village haut perché de l’arrière-pays d’Imperia, manquait cependant d’un cadre monastique où la clôture était inexistante et l’église paroissiale partagée avec le curé. Lors d’un pèlerinage Summorum Pontificum à Rome, nous avons pu rencontrer le Père Général des Capucins qui nous a offert son aide pour trouver un lieu plus conforme à notre Règle monastique. C’est alors que le Provincial de Gènes pour la Ligurie nous a proposé le couvent de Taggia situé plus au nord à une demi-heure de la frontière française. Ce monastère de quatre cents ans a été honoré et sanctifié par la présence de plusieurs saints, dont en 1614, saint Laurent de Brindisi, et plus tard saint Léonard de Port-Maurice. C’est dire que les murs ici respirent, la prière, le sacrifice et la sainteté. Quelle grâce mais aussi quelle exigence ! Le couvent entouré d’un mur de clôture de 3 mètres de haut comporte une grande église avec trois chapelles latérales, un cloître, un réfectoire vouté, une douzaine de cellules, une hôtellerie et de nombreux jardins à l’entour, avec une hôtellerie extérieure pour recevoir familles et retraitantes.

L’accueil de la population, des autorités civiles, du clergé et de l’évêque, Mgr Antonio Suetta, fut unanime et se concrétisa lors de la messe du 22 août 2019 où l’évêque prononça ces paroles pas moins surprenantes qu’émouvantes: « Comme j’ai eu de nombreuses fois à le dire, j’accueille vraiment avec joie et gratitude comme un don du Seigneur cette communauté dans notre diocèse… Je crois que leur présence (des moines bénédictins) dans notre diocèse, avec leur caractéristique d’être gardiens et témoins de la Tradition la plus antique de l’Église, pourra faire du bien à tout le peuple de Dieu ». Vidéo de l’événement.

Le couvent, ce petit monument de quatre siècles, a besoin, vous vous en doutez, de réparations et de restaurations. Notre hôtellerie, composée de 5 cellules, d’une grande salle de séjour avec toilettes et douches, est envahie par les courants d’air qui en ce moment sont glacés. La température du couloir ne dépasse pas actuellement les 11° et, la nuit, elle tombe parfois à 6° ! À présent, un seul hôte résiste courageusement. Il faut changer portes et fenêtres vétustes et délabrées, puis isoler les plafonds sous le toit, les quelques radiateurs existant ne pouvant compenser le froid de partout. Malheureusement ces travaux demandent des finances pour lesquelles nous vous lançons un appel pressant. À titre d’exemple, 13 fenêtres doivent être changées et chacune coûte 550 euros. Le devis pour l’isolation s’élève à 2000 euros. Dans l’immédiat nous aurions donc besoin d’un secours d’environ dix mille euros.

Nous vous remercions de tout cœur pour l’aide, petite ou grande, que chacun de vous pourra nous apporter. À cette charité matérielle nous voulons répondre par celle de notre prière, particulièrement au Saint Sacrifice de la Messe quand nous tenons le Bon Dieu entre nos mains consacrées. Qu’il vous inspire d’être pour nous l’instrument de sa Providence. « Donnez, et il vous sera donné, dit le Seigneur: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde. »  (Lc 6, 38). Dieu vous bénisse !

 

Site des bénédictins de l’Immaculée où vous trouverez un peu de notre histoire : https://www.benedictins-de-immaculee.com/

Coordonnées bancaires :

Fonds de dotation « Les amis des bénédictins de l’Immaculée »

IBAN FR76 1027 8073 0100 0210 4880 178

BIC CMCIFR2A

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Il ne faut pas attendre des hiérarchies diocésaines qu’elles organisent ce qui dépend de l’initiative personnelle des clercs ou des laïcs

L’ancien directeur de Saint-Jean de Passy (dont l’établissement est encore dans la tourmente) publie un ouvrage sur l’éducation intégrale. Il a été interrogé dans le nouveau numéro de l’Appel de Chartres. Extrait :

[…] Il y a certes des difficultés liées à l’état du monde et à l’idéologie régnante, mais le premier obstacle, et le plus important, est interne : c’est l’absence de détermination pour la cause éducative au sein même de l’Église. Cela peut paraitre étonnant, mais nous avons perdu l’élan missionnaire de Jean-Baptiste de la Salle, de Don Bosco, de Marcellin Champagnat et de tant d’autres. Cet élan missionnaire pour l’éducation est pourtant dans l’ADN caritatif de l’Église. On a entendu en janvier dernier un député affirmer que si l’Église a eu des œuvres de charité dans l’éducation, la culture ou la santé c’était pour endoctriner les masses. Il est regrettable qu’un seul évêque, et auxiliaire, ait réagi médiatiquement pour rappeler le sens de ces œuvres sociales. La véritable éducation catholique est intégrale, elle constitue une œuvre missionnaire car elle a pour ambition la vie éternelle. Et là il convient de se souvenir que les plus belles œuvres dans l’Église ne sont pas venues du haut mais du bas. Je m’explique. Il ne faut pas attendre des hiérarchies diocésaines qu’elles organisent ce qui dépend de l’initiative personnelle des clercs ou des laïcs là où ils sont. En l’occurrence, la création d’écoles, ou la reprise en main de la mission catholique d’éducation dans l’école de nos enfants, est de notre ressort. C‘est à nous d’œuvrer pour restaurer une véritable culture chrétienne là où nous sommes. Il faut arrêter de lever les yeux vers l’Ordinaire pour lui demander d’intervenir, il convient de s’engager là où nous sommes pour servir la vérité dans la charité.

[…]

Quel projet visez-vous à moyen et long terme en publiant votre ouvrage aujourd’hui ?

Ce livre est à la fois un aboutissement et un point de départ. Mon départ éprouvant et bruyant de Saint-Jean de Passy sonne ma rupture avec l’Enseignement catholique, mais en aucun cas avec l’Église que je servirai fidèlement et de tout mon cœur toute ma vie. C’est pourquoi je souhaite que ce livre puisse servir à former l’intelligence et le cœur des éducateurs chrétiens, des prêtres, des évêques, des chefs d’établissement et de tous ceux qui œuvrent pour éduquer la jeunesse. Par ailleurs, depuis plusieurs mois je prépare le lancement d’un grand réseau d’établissements fondés sur les principes de l’éducation intégrale. Grâce à plusieurs investisseurs qui veulent mettre leurs moyens au service du Bien commun, je m’apprête à incarner mes idées, ou plutôt celles de la véritable éducation chrétienne. La Providence et saint Joseph ont œuvré de manière magnifique pour me permettre de rencontrer des personnes du monde politique, économique, universitaire, médiatique et éducatif qui ont à cœur de créer une véritable alternative éducative en France. Ce livre en sera la première pierre.

Colonel Francis Hamilton, RIP

Lu dans Présent :

Nous apprenons le décès, ce samedi 6 février, du colonel Francis Hamilton, né en 1933, qui consacra sa vie et sa santé à la cause harkie et fut fidèle à de nombreux engagements : cause de l’Algérie française, SOS Tout Petits avec le regretté Dr Dor, pèlerinage de Chartres qu’il faisait parfois seul.

Ses obsèques auront en l’église Notre-dame des Armées à Versailles, le mardi 16 février à 11h.

Loi « Bioéthique » : une loi de malédiction nationale

La réalité crue d’une avortement à 14 semaines et d’un fœticide à 9 mois:

A propos du projet gouvernemental de dissolution de Génération identitaire : M.Dupond-Moretti ou le confus mental

Relevé en bandeau de bas d’écran, sur LCI, ce 14 février après-midi, les incrustations suivantes et successives extrayant les points saillants d’un entretien du jour avec M.Dupond-Moretti, garde des sceaux, ministre de la Justice :

  • « Politique » : Génération identitaire, ce sont des gens qui n’ont pas une envie folle du vivre-ensemble
  • « Trappes » : Les dissolutions d’association qui ont des visées séparatistes me paraît une bonne chose
  • « Trappes » : La République doit protéger ceux qui s’expriment même si nous ne sommes pas d’accord.

Et il paraît que c’est un poids lourd du gouvernement macronien !

C’est arrivé un 14 février…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 février 842 : union de Charles le Chauve et Louis le Germanique, par les Serments de Strasbourg.

Charles le Chauve et Louis le Germanique se rencontrent à Strasbourg pour se prêter assistance contre leur frère Lothaire, aîné frustré, parce qu’il doit partager le royaume de son père avec ses frères. Après avoir vécu plusieurs attaques et poursuites, Charles et Louis concluent donc un pacte d’alliance à Strasbourg. Chacun des deux jure un serment, Louis en roman (français), Charles en langue tudesque, l’ancêtre de l’allemand. Ce serment d’assistance mutuelle, prêté le 14 février 842, entre deux des petits-fils de Charlemagne est la première preuve de l’existence d’une langue parlée en France clairement séparée du latin, la romana lingua ou roman, ancêtre du français. Les deux frères alliés battent Lothaire à Fontenay-en-Puisaye, dans l’actuelle Bourgogne, le 25 juin 842.

Ces serments constituent le plus ancien texte officiel en français conservé.

  • le 14 février 1130 : élection du pape Innocent II, et de l’antipape Anaclet II.

Innocent II est élu par la majorité des cardinaux mais, quelques heures plus tard, certains cardinaux portent au trône pontifical le cardinal Pietro Pierleoni, connu sous le nom d’Anaclet II (antipape). Le schisme commence. Innocent II est soutenu par l’Empire germanique tandis que Anaclet II est soutenu par les Normands de Sicile du roi Roger II de Sicile. Il fut souligner le grand rôle joué par saint Bernard de Clairvaux dans la reconnaissance d’Innocent II, avec le soutien massif des cisterciens, du Roi de France, et de Pierre le Vénérable, dernier « grand abbé » de Cluny ; et c’est finalement, en 1138, après la défaite par l’armée impériale du roi Roger II de Sicile, le plus sûr soutien militaire du schisme, qu’Innocent II, peut rentrer à Rome, et recevoir la soumission des prélats schismatiques.

  • le 14 février 1367: le pape Urbain V dédicace l’église St-Germain de Montpellier dont il consacre le maître-autel à Notre-Dame, à Notre-Seigneur et à St-Benoît.
  • le 14 février 1663 : le Canada devient une province du Royaume de France.
  • le 14 février 1747 : fondation de l’École nationale des ponts et chaussées.

Un arrêt royal du Roi Louis XV décide la mise en place d’une formation spécifique au corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées. Perronet est nommé directeur du Bureau des dessinateurs du Roi.

Elle est alors appelée École Royale des Ponts et Chaussées, et s’appelle aujourd’hui l’École Nationale des Ponts-et-Chaussées Paris Tech.

  • le 14 février 1778 : première rencontre entre les marines française et américaine.

Elle a lieu en rade de Quiberon : le Ranger (Jones), faisant route vers Nantes pour escorter un convoi de matériel de guerre, est salué par le « Robuste » de la Royale.

  • le 14 février 1794 : Turreau écrit au ministre de la guerre.

« Depuis que je suis entré en Vendée, voilà plus de douze mille brigands qui sont exterminés. » 

  • le 14 février 1800 : Georges Cadoudal dépose les armes.

Suite à la bataille du pont du Loc’h, le 14 février 1800, au château de Beauregard à Saint-Avé (Morbihan), George Cadoudal signe une convention de paix avec le général Brune, sur l’insistance du Premier Consul.

Georges Cadoudal se voit proposer la paix et des postes à prendre dans l’armée républicaine. Georges accepte de déposer les armes en échange de garanties. Pour montrer ses bonnes dispositions Napoléon fait annoncer par le général Brune que Georges sera reçu aux Tuileries.

  • le 14 février 1814 : à Vauchamps quatrième succès consécutif de Napoléon sur Blücher depuis le 10 à Champaubert.
  • En 4 jours 40 000 Prussiens ont été mis hors de combat, mais les Autrichiens ne sont pas loin de Paris.
  • 14 février 1841: le discours de Lacordaire sur la vocation de la nation française.

Ce discours est prononcé pour l’inauguration de l’ordre des frères prêcheurs en France.

« C’est Dieu qui a fait les peuples et leur a partagé la terre, et c’est aussi lui qui a fondé au milieu d’eux une société universelle et indivisible ; c’est lui qui a fait la France, et qui a fondé l’Eglise. De telle sorte que nous appartenons tous à deux cités, que nous sommes soumis à deux puissances et que nous avons deux patries : la cité éternelle et la cité terrestre, la puissance spirituelle la puissance temporelle, la patrie du sang et la patrie de la foi. Et ces deux patries quoique distinctes ne sont pas ennemies l’une de l’autre ; bien loin de là elles fraternisent comme l’âme et le corps sont unis ; et de même que l’âme aime le corps bien que le corps se révolte souvent contre elle, de même la patrie de l’éternité aime la patrie du temps et prend soin de sa conservation, bien que celle-ci ne corresponde pas constamment à son amour. Mais il peut arriver que la cité humaine se dévoue à la cité divine, qu’un peuple s’honore d’une alliance particulière avec l’Eglise : alors l’amour de l’Eglise et l’amour de la patrie semblent n’avoir plus qu’un même objet ; le premier élève et sanctifie le second, et il se forme de tous deux une sorte de patriotisme surnaturel… »

[…] Non loin des bords du Rhin, un chef barbare livrait bataille à d’autres barbares : ses troupes plient ; il se souvient dans le péril que sa femme adore un Dieu dont elle lui a vanté la puissance. Il invoque ce Dieu, et, la victoire ayant suivi sa prière, il court se prosterner devant le ministre du Dieu de Clotilde : «Doux Sicambre, lui dit saint Remy, adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré». Ce Dieu, Messieurs, c’était le Christ ; ce roi, cette reine, cet évêque, cette victoire, c’était la nation franque, et la nation franque était la première nation catholique donnée par Dieu à Son Église. Ce n’est pas moi qui décerne cette louange magnifique à ma patrie ; c’est la papauté, à qui il a plu, par justice, d’appeler nos rois les fils aînés de l’Église. De même que Dieu a dit à Son Fils de toute éternité : Tu es Mon premier né, la papauté a dit à la France : Tu es ma fille aînée. Elle a fait plus, s’il est possible ; afin d’exprimer plus énergiquement ce qu’elle pensait de nous, elle a créé un barbarisme sublime : elle a nommé la France le Royaume christianissime, – Christianissimum regnum. Ainsi, primogéniture dans la foi, excellence dans la foi, tels sont nos titres, telle était notre vocation. […]

L’Église a couru trois périls suprêmes : l’arianisme, le mahométisme, le protestantisme ; Arius, Mahomet, Luther, les trois grands hommes de l’erreur, si toutefois un homme peut être appelé grand lorsqu’il se trompe contre Dieu. […]

Nous pouvons donc le dire, confondant par un orgueil légitime les fils avec les pères, nous avons accepté le contrat proposé par le Fils de Dieu au libre arbitre des nations : nous avons connu, aimé, servi la vérité. Nous avons combattu pour elle les combats du sang et de l’esprit. Nous avons vaincu Arius, Mahomet, Luther, et fondé temporellement la papauté. L’arianisme défait, le mahométisme défait, le protestantisme défait, un trône assuré au pontificat, voilà les quatre couronnes de la France, couronnes qui ne se flétriront pas dans l’éternité. […]

Comme tous les peuples, la France avait été appelée : la France, nous l’avons vu, la première entre toutes les nations et au-dessus de toutes les autres, répondit à sa vocation. Mais il ne suffit pas de répondre à sa vocation, il faut persévérer. La France a-t-elle persévéré ? A cette question, Messieurs, j’ai à faire une triste, une cruelle réponse ; je la ferai. Je dirai le mal, comme j’ai dit le bien ; je blâmerai, comme j’ai loué, toujours sans exagération, mais toujours avec énergie.

  • le 14 février 1858 : deuxième apparition de la Vierge Marie à Sainte Bernadette.

Ses parents lui interdisent de retourner à la grotte. Elle insiste, ils cèdent. Sur place, elle récite des chapelets et voit apparaître la dame. Elle lui jette de l’eau bénite. La dame sourit, incline la tête et disparaît.

  • le 14 février 1879 : la Marseillaise redevient l’hymne national de la France.

La chambre des députés adopte « La Marseillaise » comme hymne national français. Composée pour l’armée du Rhin en 1792 par l’officier Claude Rouget de Lisle, l’air était déjà devenu « chant national » en 1795 (26 messidor an III), mais ce texte n’avait jamais été officialisé.

Rappelons qu’elle a été précédée par le « Domine, salvum fac regem, Grand Dieu sauve le Roi » écrit en 1686 par la duchesse de Brinon, supérieure des Demoiselles de Saint-Cyr sur une musique de Jean-Baptiste Lully, et qui sert d’hymne royal français jusqu’en 1792. En voici les paroles :

Grand Dieu sauve le Roi !

Longs jours à notre Roi !

Vive le Roi

À lui la victoire

Bonheur et gloire

Qu’il ait un règne heureux

Et l’appui des Cieux

Que Dieu sauve le Roi

Que Dieu venge le Roi

Vive le Roi !

Que toujours Glorieux

Louis Victorieux

Voye ses ennemis

Toujours soumis

Que Dieu sauve le Roi !

Que Dieu venge le Roi !

Vive le Roi

En 1785, Antoine charpentier en fera une adaptation de « Grand Dieu sauve le Roy » pour Louis XVI : « Dieu sauve le Roi», sur la même musique, et dont les paroles sont:

« De notre jeune Roi prends pitié Dieu puissant,

Dieu bienfaisant !

Contre les oppresseurs que ton bras foudroyant

Signale son pouvoir ; c’est l’effroi du méchant.

C’est le fils de Louis, c’est le sang de Henri,

Ce sang chéri

Que ces titres sacrés t’intéressent pour lui,

Dieu juste, des bons Rois tu dois être l’appui.

Il est infortuné ce jeune et faible Roi,

Tu sais pourquoi

Il est fils de ces Rois, protecteurs de ta loi,

Protège un tel enfant, venge-le, venge-toi.

Grand Dieu, du haut des Cieux , écoute tes sujets,

Les vrais Français,

Dans leurs justes douleurs, exauce leurs souhaits

Sauve le Roi, la France et leur donne la paix. »

Ces deux hymnes sont ensuite adaptés et repris par les Anglais pour devenir le « God save the queen /king »;par la Russie (« God save the tsar ») et l’Allemagne (« Gott erhalte Franz den Kaiser », « Dieu sauve l’Empereur Franz », adapté par Haydn en 1797, hymne tant de l’empereur du saint Empire romain germanique, dans la version originale « Gott, schütze Unser Kaiser ! », que du Roi de Prusse, ou de l’Empereur d’Autriche-Hongrie, pays où il est chanté dans toutes les écoles jusqu’en 1918..

  • le 14 février 1885 : combat de Shipu.

Dans la nuit du 14 au 15 février 1885, l’amiral Courbet bat la flotte chinoise à Shipu. Courbet ; cela fait suite à la destruction d’une grande partie des navires chinois lors de la bataille de Fuzhou. La France s’empare du Ningho, et des îles Pescadores, au large de Taïwan. La guerre ne prend fin qu’avec le traité de Tianjin, en juin.

  • le 14 février 1916 : naissance de Marcel Bigeard, général français, héros de Diên Biên Phu et de la guerre d’Algérie.

Marcel Bigeard naît à Toul en Meurthe-et-Moselle. Six mois après avoir effectué son service militaire, il est rappelé à l’occasion de la Seconde Guerre mondiale. Il participe à tout le conflit ainsi qu’aux guerres d’Indochine et d’Algérie. A la fin des années 70, il entame une carrière politique avant de se retirer pour écrire sur sa carrière militaire et politique. Il décède à Toul le 18 juin 2010. Il est pendant de nombreuses années le plus décoré des militaires français vivants.

  • le 14 février 1933 : Inauguration à Paris du premier service d’horloge parlante accessible par téléphone, inventée par Ernest Esclangon, astronome et mathématicien français.

La première horloge parlante du monde est mise en service à Paris. 140 000 personnes téléphonent le premier jour, mais seulement 20 000 appels peuvent être pris en compte: les 20 lignes mises en place sont donc très rapidement saturées.

  • le 14 février 1945 : lettre du général de Lattre de Tassigny au pape Pie XII

Le commandant en chef de la 1ère armée française y supplie le Saint Père « d’autoriser l’érection d’un temple destiné à la célébration de la messe perpétuelle et d’en fixer les Assises près de sn pays natale, à Loublande, sur les coteaux de Rinfillières ».

Le général reprend mot pour mots la demandes du Sacré Cœur à Claire Ferchaud. Voir les chroniques des 1er, 16 et 29 janvier, du 21 mars, des 1er et 5 mai.

Tiré de Pour l’honneur de Claire , de Claude Mouton, édition Résiac, page 34.

Le Carême pour les nuls

Aymeric Pourbaix reçoit Père Geoffroy de Marsac, prêtre du diocèse de Nanterre et curé de paroisse, Nicolas Prévost, enseignant et historien ainsi que Veronique Jacquier sur le thème du Carême :

L’abbé Montarien : l’apostolat fécond d’un prêtre « placardisé »

« Terres de mission » reçoit, par téléphone, l’historien Jean-François Chemain, auteur d’une biographie sur l’abbé Guy Montarien. Ce dernier, prêtre du diocèse de Paris, « placardisé » comme beaucoup de ses confrères « trop orthodoxes », exerça un apostolat fécond notamment auprès des jeunes et suscita d’abondantes vocations, dans la fidélité à la fois à Rome et à la Tradition.

Puis l’abbé Matthieu Raffray, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur et professeur de philosophie, évoque avec nous la crise de l’Eglise et notamment ses racines doctrinales.

Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture pour ces temps de confinement.

Carême : Un temps tourné vers le Père

Le temps du Carême est un temps privilégié pour développer notre pratique de la prière. Comme le Christ au désert après son baptême, nous sommes invités à lui offrir une place plus grande dans notre quotidien durant ces quarante jours préparatoires à la fête de la Résurrection.

Le carême commence le mercredi des Cendres. Lors de la célébration, et de l’imposition des Cendres sur le front, le prêtre nous rappelle un de ces deux versets bibliques :

  •  « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Mc 1,15). Le carême est une période de conversion et qu’est ce qui peut mieux nous aider à travailler en profondeur notre cœur que la Parole de Dieu ? Le carême peut alors être l’occasion de lire et prier plus souvent avec notre Bible. Nous pouvons commencer notre journée en lisant l’Evangile du jour et en mémoriser un verset pour le garder dans notre cœur tout au long de la journée. Nous pouvons aussi nous lancer dans la pratique de la lectio divina, cette forme de lecture priante et méditative des textes saints..
  • « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » (Gn 3,19). La Carême est un temps de dépouillement et d’humilité qui nous appelle à nous abandonner encore davantage à Dieu. Cela peut être l’occasion pour nous de faire repentance et de tester la force et la grâce de l’abandon à Dieu, comme nous y invite la belle prière de Charles de Foucauld : Mon père, je m’abandonne à toi.

Sur Hozana, retrouvez différentes propositions pour vivre ce temps de Carême, et notamment une retraite en ligne à la lumière de l’Evangile ou un parcours d’humilité sur les traces de saint Joseph !

Un candidat de The Voice crée une forte émotion avec un slam sur le thème de l’avortement

Magnifique prestation de ce jeune homme qui a interprété avec beaucoup de vérité la détresse psychologique d’une femme qui a dû avorter :

Un membre du jury, Vianney, a même fondu en larmes. Qui osera continuer à affirmer que l’avortement est un acte « médical » quelconque ?

Les auditions à l’aveugle continuent. Samedi 13 février 2021, les coachs de la dixième saison de The Voice ont découvert de nouveaux talents venus tenter leur chance (…)

À 21 ans, Tarik a surpris les quatre coachs en étant le premier slameur de l’histoire de The Voice France en reprenant Chemin de Traverse de Grand Corps Malade. Si sa prestation a été vivement saluée, c’est le texte qu’il a écrit sur l’avortement qui a bouleversé Vianney. À la demande Marc Lavoine et Amel Bent, il a dévoilé « un petit bout » de son slam intitulé Mon chéri : « Mon fils je te regarde, mais doucement tu disparais, alors je m’accroche à toi et au rêve que tu étais, car oui tu n’es pas né et je ne te verrais jamais, mon fils ne m’en veut pas, mais je vais devoir t’avorter« .

Face à ces paroles, Vianney n’a pu contenir son émotion. Fondant en larmes, l’interprète de Beau-papa, Je m’en vais et Dumba, s’est caché derrière ses mains. Étranglant un sanglot, il a lancé : « J’y arrive plus. Je vais pas arriver à parler. Désolé ». Une réaction qui a touché Tarik, mais aussi ses camarades. Si Marc Lavoine a tenté de le réconforter, il a très vite demandé à ce qu’une « petite pause » soit faite pour que Vianney puisse retrouver ses esprits.

Émue, Amel Bent a expliqué au jeune homme : « C’était très fort ce que tu as fait, ça nous a procuré beaucoup d’émotions à nous tous et à Vianney notamment ». Avec son texte, Tarik a réussi à partager un message fort qui a touché les coachs, mais aussi les internautes qui ont salué sa prestation, mais aussi la sensibilité du coach. « Tellement touché par votre émotion ce soir… » et « Vianney m’a aussi touché… ça fait du bien de voir un coach si appliqué dans les chansons et Tarik quel talent… », peut-on lire parmi les nombreux tweets.

Saint Valentin : en couple ou célibataire, on a tous une raison de célébrer l’amour

La saint Valentin, c’est la fête des amoureux ; pour autant, ce n’est pas une fête que pour les amoureux !

Un jour dans l’année, à l’occasion de la fête de ce saint thaumaturge, nous sommes invités à rendre grâce pour le sentiment amoureux que Dieu fait souffler sur notre monde depuis la nuit des temps. Directement ou indirectement, aucun de nous n’est étranger à cette force de vie qui fait participer l’homme au dessein de Dieu et que chacun de nous est appelé à célébrer !

  • A la saint Valentin, remercions Dieu pour les amours passés et leur fécondité :
    • Ceux que nous avons connus, qui – malgré peut-être les souffrances et les épreuves d’une séparation ou d’un deuil – nous ont fait avancer, ont modelé nos cœurs à la dimension d’un autre, nous ont appris à nous donner.
    • Ceux dont nous sommes le fruit : Les couples d’amoureux dont nous descendons (parents, grands-parents) mais aussi les autres qui nous ont accompagné, guidé, façonné,…
  • A la saint Valentin, prions le Seigneur pour l’amour à venir et ses promesses ; celui que, célibataire, nous espérons peut-être rencontrer. Profitons de cette fête, pour prier le Seigneur d’ouvrir nos cœurs à la rencontre, de nous guider vers la personne qu’il imagine pour nous. Nous pouvons, en plus de saint Valentin, demander l’intercession de très bons entremetteurs : sainte Anne ou saint Antoine de Padoue !
  • A la saint Valentin, rendons grâce à Dieu pour les couples d’amoureux, source de joie !
    • Celui que nous avons peut-être la chance de former. Profitons-en pour confier notre valentin ou notre valentine à Dieu et lui demander de le bénir, et de venir habiter notre couple.
    • Mais aussi, plus largement, pour tous ces couples d’amoureux que nous croisons, les jeunes et les moins jeunes ; ceux qui, par leurs regards, leurs baisers échangés, leurs mains enlacées laissent, dans leur sillon, un parfum de tendresse, de joie, d’espérance … Une trace de la présence de Dieu au milieu de nous !

En Marche vers la dictature : L’avocat Gilles-William Goldnadel assurera la défense de Génération Identitaire

C’est une véritable dérive autoritaire dans laquelle vient de se lancer Gérald Darmanin en initiant une procédure de dissolution de génération identitaire. Il joue très gros dans cette opération contre la liberté d’expression et contre la démocratie. Veut-il faire oublier qu’il a qualifiée Marine Le Pen de « molle » par rapport à lui et à sa petite loi contre l’islamisme?

Où sont les journalistes et politiciens si prompts à dénoncer Poutine ? Génération identitaire a été relaxé des deux principales poursuites en justice qu’ils avaient subies (mosquée de Poitiers et Defend Europ). La procédure de dissolution, comme le procès de Marine Le Pen et de Gilbert Collard, sera une formidable tribune pour la défense de la liberté d’expression mais aussi pour dénoncer la dérive totalitaire du pouvoir macronien. Honneur à Gilles-William Goldanel qui a accepté de les défendre :

Acquitté, Donald Trump déclare : « Notre mouvement ne fait que commencer »

Après un procès en destitution dont l’issue ne faisait pas le moindre doute, Donald Trump a donc été acquitté. Si tous les sénateurs démocrates ont logiquement voté pour la culpabilité, seuls 7 sénateurs républicains ont voté pour. Il en fallait 17…

Notre mouvement magnifique, historique et patriotique, Make America Great Again, ne fait que commencer. Dans les mois à venir, j’aurai beaucoup de choses à partager avec vous et suis impatient de continuer notre incroyable aventure pour la grandeur de l’Amérique (…) Aucun président n’a jamais été traité de la sorte »

Donald Trump conserve en effet une grande influence sur le parti républicain :

Donald Trump a reçu jeudi 28 janvier le chef des républicains à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, dans sa luxueuse résidence en Floride, signe de l’influence persistante de l’ex-président américain dans son camp malgré les vives critiques pour son rôle dans l’assaut meurtrier du Capitole. «Aujourd’hui, le président Trump s’est engagé à aider les républicains de la Chambre et du Sénat en 2022, lors des prochaines élections, a écrit Kevin McCarthy dans un communiqué. Un mouvement conservateur uni renforcera les liens entre nos citoyens et défendra les valeurs fondatrices de notre pays.»

Ou encore :

L’influence de Trump dans le Parti républicain est plus forte que jamais. Les fidèles de Trump s’organisent et laissent éclater au grand jour leur colère contre ceux qui ont abandonné le parrain. Partout à travers les États-Unis, des associations républicaines font voter des motions de blâme contre les 10 représentants et les 5 sénateurs républicains qui n’ont pas soutenu Trump. Ces élus républicains ne seront jamais choisis à nouveau comme candidats républicains. En votant suivant leur conscience, ils ont signé leur arrêt de mort politique.

Le revenu universel : « Une révolution anthropologique, dont il faut dénoncer les fondements idéologiques et le caractère irréaliste »

Parmi les sujets qui reviennent régulièrement dans le débat politique, il y a le revenu universel. Défendu surtout à gauche (Benoit Hamon) mais aussi à droite (Aurélien Pradé, Jean-Frédéric Poisson en 2016), le revenu universel (ainsi que la réduction du temps de travail) a même été défendu par le pape François dans son livre Un temps pour changer :

« Reconnaître la valeur pour la société du travail des personnes non salariée est un élément essentiel de notre réflexion dans le monde post-Covid. C’est pourquoi je pense qu’il est temps d’explorer des concepts tels que le revenu de base universelle (RBU), également connu sous le nom d’impôt négatif sur le revenu (INE) : un paiement forfaitaire inconditionnel à tous les citoyens, qui pourrait être versé par le biais du système fiscal (…) Avec ce même objectif, il est peut-être temps d’envisager une réduction du temps de travail avec des salaires adaptés, ce qui peut paradoxalement augmenter la productivité. Travailler moins pour que plus de personnes puissent accéder au marché du travail est un aspect du type de réflexion que nous devons explorer avec urgence. »

Dans le cadre de son Centre d’Analyse et de Prospective (CAP) de l’ISSEP, Marion Maréchal propose une étude détaillée sur le revenu universel qui est selon elle « une révolution anthropologique, dont il faut dénoncer à la fois les fondements idéologiques, et le caractère irréaliste en pratique. Extraits :

Tout d’abord, toutes les propositions de revenu universel s’appuient une anthropologie individualiste, c’est-à-dire sur l’idée que l’individu est supérieur au collectif. Dans ce contexte, la « liberté » est avant tout celle de faire des « choix » indépendamment de toute considération pour l’intérêt collectif, ou de toute autre contrainte sociale. Il ne faut donc pas s’étonner que le revenu universel trouve des partisans au sein de mouvements en apparence très divers, des libéraux aux écologiques : tous partagent la même anthropologie individualiste. Tous ne veulent maximiser que la capacité pour l’individu de s’affranchir de la société. Dans le cas précis du revenu universel, la « liberté » est pensée comme la déconnexion entre le fait de gagner un revenu et l’exercice d’un travail marchand (…)

Le revenu universel, par son caractère individuel et inconditionnel, est donc le revenu d’une société qui vient à refuser toute conception du bien commun, toute hiérarchie de valeurs partagées structurant l’espace social. Du point de vue de l’État qui accorde un revenu universel, tous les comportements se valent : celui qui travaille et celui qui reste derrière son écran. En donnant les moyens matériels de ces « choix », le revenu universel marquerait donc un pas en avant dans la mise à niveau de toutes les valeurs. En outre, le caractère inconditionnel du revenu universel crée un droit auquel ne sont assortis aucune contrepartie, aucun devoir. La vision de l’ordre social portée par le revenu universel rompt avec l’idée classique selon laquelle on appartient au corps social par un système de relations, de droits et de devoirs réciproques. Les partisans du revenu universel ont donc raison d’y voir un changement profond de paradigme, une refondation de la société dans sa totalité (…)

Considéré du point de vue politique, le revenu universel marquerait aussi un tournant majeur : le refus du politique de donner toute forme à la société, de prendre toute décision visant à organiser l’espace social selon des fins communes. Dans cette nouvelle ère anthropologique, le politique renoncerait à favoriser des comportements ou des structures considérés comme bénéfiques pour la société pour s’effacer devant le libre choix de l’individu (…)

Nous l’avons vu, la promesse centrale faite par les partisans du revenu universel est celle qui consiste à déconnecter travail marchand et revenu. Mais cette déconnexion, bien réelle du point de vue du bénéficiaire, ne peut pas exister dès que l’on se tourne vers le financement de ce revenu : les taxes et impôts nécessaires au financement du revenu universel ne peuvent être prélevés que sur l’activité économique marchande (…)

Étant donné le poids déjà considérable des budgets sociaux dans le produit intérieur brut (PIB) des grands pays développés, un revenu de base conséquent qui viendrait s’ajouter purement et simplement aux transferts existants serait impossible à financer. Aucune proposition crédible n’a jamais été faite en ce sens : même une très forte hausse des taux d’imposition ne permettrait pas d’atteindre ce but car, passé un certain seuil, les incitations à s’expatrier fiscalement ou à réduire le nombre d’heures travaillées deviendraient trop importantes et ne permettraient plus d’augmenter les recettes fiscales (…)

De même, nombre de défenseurs du revenu universel entendent redonner du sens à l’activité économique, tant au travail qu’à la consommation. Cette question du sens est essentielle et, à nos yeux, ne peut pas être résolue par de seuls moyens matériels mis au service de l’individu. L’Homme ne donne du sens à son activité que s’il se situe par rapport à des repères qui le dépassent. Ces repères sont nécessairement collectifs, politiques, ancrés dans une vision du bien commun – tout ce que les partisans du revenu universel rejettent au nom de la seule liberté de l’individu.

En région Occitanie, le groupe LR vote une subvention à SOS Méditerranée

Sans commentaire :

Totalitarisme

Le gouvernement lance la procédure de dissolution de Génération Identitaire

Communiqué de Génération Identitaire :

Ce vendredi 12 février, 4 policiers ont officiellement notifié au président de Génération Identitaire l’intention du gouvernement d’engager la dissolution de notre association.

Cette annonce scandaleuse ne repose sur aucun fait sérieux. Il nous est d’abord reproché de former une « milice privée ». Le ministre de l’Intérieur critique ainsi notre action « Defend Europe » dans les Alpes, alors même que nous avons été intégralement relaxés, et celle dans les Pyrénées qui n’a provoqué « aucun trouble à l’ordre public » selon le préfet de Région.

Gérald Darmanin nous accuse également « d’inciter à la haine », concept flou qui ne vise qu’à criminaliser toute opposition à l’invasion migratoire et pour lequel nous n’avons jamais été condamnés.

Nous allons bien entendu utiliser toutes les voies légales pour invalider cette décision inique qui bafoue nos libertés élémentaires.

Vous pouvez compter sur nous. On ne lâchera rien et on se battra jusqu’au bout.

Plus que jamais, nous avons besoin de vous.

Aidez-nous en signant maintenant cette pétition et en la diffusant au maximum autour de vous.

C’est arrivé un 13 février…

« Pour comprendre l’Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n’en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu’elle doit accomplir. Celle de la France est d’exécuter la Geste de Dieu, « Gesta Dei per Francos ». » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 13 février 721 : décès de Chilpéric II, Roi des Francs et de Neustrie.
  • le 13 février 1514 : les funérailles d’Anne de Bretagne sont célébrées à la collégiale St-Sauveur, où son corps est transporté.

La reine est inhumée dans la basilique et nécropole royale de Saint-Denis. Les cérémonies servent ensuite d’exemple pour toutes les funérailles royales jusqu’au XVIIIe siècle.

Son cœur est placé dans un reliquaire en or et en émail, et transporté à Nantes en grande pompe pour être déposé, le 19 mars 1514, en la chapelle des Carmes, dans le tombeau de François II de Bretagne, qu’elle a fait réaliser pour ses parents dans la cathédrale Saint-Pierre de Nantes.

  • le 13 février 1575 : sacre d’Henri III, Roi de France.

En montant sur le trône de France, Henri III, le quatrième fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, hérite d’un Royaume divisé, où son autorité n’est que partiellement reconnue. Roi de Pologne, il est à Cracovie, quand il apprend la mort de son frère, le Roi Charles IX, le 30 mai 1574. Son voyage de retour vers la France dure cinq mois, pendant lesquels sa mère assure la régence. Elle l’exerce en favorisant les Protestants ; sa politique, similaire à celle des « Libéraux » modernes, consiste à mettre l’erreur et la Vérité sur un pied d’égalité. Impressionné d’avoir reçu les couronnes de Pologne et de France le jour de la Pentecôte, il crée, le 31 décembre 1578, l’ordre du Saint Esprit, pour remplacer l’ordre de Saint Michel de Louis XI, qui était déconsidéré.

Son règne est marqué par de très graves problèmes religieux, politiques et économiques. Henri III doit lutter contre des partis soutenus par des puissances étrangères, qui finissent par venir à bout de son autorité, le parti des Malcontents, le parti des protestants et pour finir, celui de la Sainte Ligue qui parvient à le faire assassiner. Il meurt à Saint-Cloud le 1er août 1589, sous les coups de couteau d’un moine ligueur, Jacques Clément.

Responsable de plusieurs assassinats, du duc Henri de Guise et de son frère le cardinal Louis de Lorraine à Blois, sa mémoire est flétrie par les débauches auxquelles il s’adonne avec ses mignons. Bien qu’ayant été excommunié et déposé par le pape le 26 mai 1589 pour ces fautes, Henri III, se confessant avant de mourir, affirme que c’est en fils aîné de l’Eglise qu’il souhaite ou mourir ou vivre, si Dieu lui prête vie. Avec Henri III, s’éteint la branche des Valois. Une nouvelle fois le testament de Saint REMY se réalise :

« Que ses jours soient abrégés et qu’un autre reçoive sa royauté! » (Voir la chronique du 13 janvier).

« Cette fois il n’y a de châtiment que pour la dynastie car la nation a fait son devoir. Si le Roi oublie le sien, les Catholiques, moins veules que de nos jours, ont constitué la Ligue et défendent les droits imprescriptibles du « Roy du Ciel qui est Roy de France !»

Voici leur magnifique serment : chaque ligueur s’engage :

«A maintenir la double et inséparable unité catholique et monarchique du « Saint Royaume de France », telle qu’elle fut fondée miraculeusement au baptistère de Reims par Saint REMY ; telle qu’elle fut restaurée miraculeusement, par Jeanne d’Arc ; telle qu’elle est inscrite dans la loi Salique. 

A faire, dans ce but, le sacrifice de leurs biens et de leur vie ; à défendre jusqu’à la mort les ligueurs assermentés, à poursuivre jusqu’à la mort leur ennemis. »(*)

(*) La mission divine de la France du marquis de la Franquerie, éditions Saint Rémi, page 173.

Dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (page 51) François Marie Algoud note à cette date :

Sur son lit de mort, le Roi déclare après avoir désigné son successeur :

« Car seul Henri de Navarre a droit au trône, et il est d’un caractère trop sincère et trop noble pour ne pas rentrer dans le sein de l’Eglise ; tôt ou tard il reviendra à la vérité. »

  • le 13 février 1651 : Mazarin arrive au Havre, libère lui-même les princes frondeurs Condé, Conti et Longueville, puis part en exil.
  • le 13 février 1790 : la France supprime et interdit les vœux monastiques.

Un décret prohibe les vœux monastiques et supprime les congrégations régulières.

  • le 13 février1806 : Napoléon rompt avec Pie VII.

A la suite des réserves énoncées par le pape à propos du « catéchisme impérial » qui sera proclamé le 4 avril et qui fait de Napoléon Ier « un ministre de Dieu sur terre », Napoléon écrit à Pie VII : « Votre Sainteté est souveraine de Rome, mais j’en suis l’empereur ».

  • le 13 février1806 : Napoléon écrit à Fesch :

« Vous ne montrez aucune fermeté pour mon service. Vous voudrez bien requérir l’expulsion des Etats du pape, de tous les Anglais, Russes, Suédois et […] Exigez aussi l’interdiction des ports aux navires de ces puissances ».

  • le 13 février 1813 : Napoléon fait proclamer le concordat de Fontainebleau, loi d’Empire.
  • le 13 février1820 : assassinat du duc de Berry, héritier présomptif du trône de France.

ans la nuit du 13 au 14, un ouvrier sellier Louis-Pierre Louvel poignarde le duc de Berry, alors qu’il sort de l’opéra avec son épouse. Fils du comte d’Artois et neveu du Roi Louis XVIII, le duc de Berry est le seul prince royal susceptible d’hériter du trône, si l’on considère Louis XVII mort au Temple. Le prince meurt à 6 heures du matin. Cet assassinat est inutile puisque la femme du duc, la duchesse de Berry est enceinte et qu’elle donne naissance au duc de Bordeaux quelques mois plus tard. Ce dernier assure la continuité de la dynastie en devenant comte de Chambord. Louvel, de son côté est condamné à mort et guillotiné.

  • le 13 février 1895 : les frères Lumière déposent le brevet du cinématographe.

Louis et Auguste Lumière déposent le brevet de leur caméra qui enregistre et projette des images, des photographies, dont la succession créent l’illusion du mouvement: le « cinématographe ». L’appareil fonctionne avec une manivelle et peut entraîner le film à environ 20 images par seconde. Il est présenté, le 22 mars, à la Société d’encouragement à l’industrie nationale, et, le 17 avril, à la Sorbonne.

Louis et Auguste Lumière n’imagent pas alors le développement que connaîtra le cinématographe. Mais les frères Lumière vont multiplier les projections privées. Le 28 décembre 1895, ils organisent à Paris la première séance publique payante en diffusant dix petits films dont « L’Arroseur arrosé« .

  • le 13 février 1917 : arrestation de Mata-Hari par le contre-espionnage français.

La danseuse mondialement connue Mata-Hari est arrêtée par la police française. Elle sera reconnue coupable d’espionnage et fusillée le 15 octobre suivant.

le 13 février 1941 : le chef de l’Etat, le maréchal Pétain rencontre le caudillo espagnol, le général Franco à Montpellier.

  • le 13 février 1960 : premier essai nucléaire français à Reggane dans le désert de Tanezrouft en Algérie

Gerboise bleue, une bombe A de 70 kilotonnes de puissance, est testée par l’armée française dans le désert du Tanezrouft en Algérie. « Hourra pour la France ! Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière« , s’enthousiasme le général De Gaulle, président de la République. Les Etats du Maghreb réagissent violemment contre ces tests : deux jours plus tard, le Maroc rappelle son ambassadeur à Paris.

  • le 13 février 2005 : décès de sœur Lucie.

Religieuse portugaise, sœur Lucie est la dernière des trois enfants à avoir vu plusieurs fois la Vierge Marie en 1917 au Portugal. Elle meurt au couvent des Carmélites à Coimbra, au nord de Lisbonne à l’âge de 97 ans alors qu’elle est malade depuis trois mois.

La Vierge Marie leur est apparue une fois par mois et a prédit plusieurs événements, dont les guerres mondiales, la résurgence du christianisme en Russie et la tentative d’assassinat du pape Jean-Paul II en 1981. Les apparitions avaient lieu le 13 de chaque mois, à Fatima. Commencée en mai 1917, la série d’apparitions a cessé en octobre de la même année.

Gérald Darmanin les collectionne

Je suis désolé d’en rajouter sur le ministre de l’Intérieur, à qui plusieurs articles ont récemment été consacrés, mais il cumule les bourdes.

La dernière en date concerne l’élection des responsables religieux. Interrogé à l’Assemblée nationale sur l’organisation interne du culte musulman (le député Lagarde propose de faire évoluer les conditions d’élection des membres du CFCM, afin de faire dépendre les voix d’une mosquée du nombre de ses fidèles, et non de sa superficie comme prévu à l’heure actuelle, ce qui pousse à faire pousser les mosquées comme des champignons…), Gérald Darmanin prend, une fois de plus, l’exemple de l’Eglise catholique. Pour indiquer que les cultes s’organisent comme ils l’entendent, même lorsque ça n’est pas démocratique, comme l’Eglise catholique : 

« Il n’y a pas même d’élection pour élire leurs dirigeants cultuels. »

Sic.

Cet ignorant ne connaît pas l’existence du Conclave, cette plus vieille élection, qui permet de désigner le pape, Souverain Pontife de l’Eglise catholique. S’il pense à la nomination des évêques, nommés par le pape, après avis du nonce apostolique, basé sur les conseils des évêques locaux (qui proposent des noms), et sélection de la Congrégation des évêques, elle est certainement plus démocratique que la nomination des ministres et des préfets…

La guerre contre le coronavirus, menée par le Pr Raoult

Le professeur Raoult publie un nouveau livre, « Carnets de guerre », aux éditions Michel Lafon. Il répond, avec le punch dont il est coutumier, aux questions de Richard Boutry sur France Soir.

Pas de dépistage général – Un confinement où les patients  » positifs  » contaminent leurs proches indemnes et attendent de ne plus pouvoir respirer pour qu’on les emmène en réanimation – Interdiction d’un médicament sans danger prescrit depuis des décennies mais bon marché donc pas rentable au profit d’un produit à la toxicité connue mais très cher et qui a généré des fortunes, et de prestigieux journaux scientifiques qui, dans cette guerre, ont gravement dérapé… Voilà ce qui a poussé le Pr Raoult de porter à la connaissance du public le verbatim des communications hebdomadaires à l’IHU Méditerranée Infection de Marseille – le plus grand centre français consacré aux maladies infectieuses, – ainsi que ses interventions au Sénat et à l’Assemblée nationale. Le lecteur ne manquera pas d’en conclure qu’il est urgent de revoir totalement la politique sanitaire française.

Le Pr Raoult montre notamment que l’augmentation de la mortalité, basée sur les chiffres de l’INSEE, est invisible jusqu’à l’âge de 75 ans. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de surmortalité en-dessous de cet âge. L’hystérie collective au sein de la population est injustifiée : le Pr dénonce la crise de nerfs qui s’est emparée de la population, avec la complicité des politiques et des médias.

YouTube censure LifeSiteNews

LifeSiteNews, premier site anglophone pro-vie au monde, a vu toutes ses vidéos supprimées sur sa chaine Youtube, suivie par 300 000 internautes. Heureusement les vidéos sont sauvegardées ailleurs, mais les centaines de milliers d’abonnés n’y ont plus accès.

LifeSiteNews a une chaîne alternative sur Rumble : https://rumble.com/user/LifeSiteNews

Des responsables de YouTube justifient leur censure ainsi :

« Conformément à notre système d’avertissements bien établi, nous avons fermé la chaîne LifeSite News Media pour avoir violé à plusieurs reprises notre politique de désinformation COVID-19, qui interdit tout contenu promouvant des méthodes de prévention qui contredisent les autorités sanitaires locales ou l’OMS [Organisation mondiale de la santé].

« Toute chaîne qui enfreint notre politique de désinformation COVID-19 fera l’objet d’un avertissement, qui a pour effet de restreindre temporairement le téléchargement ou la diffusion en direct. Les chaînes qui recevront trois avertissements au cours d’une même période de 90 jours seront définitivement supprimées de YouTube. »

Le COVID est devenu un prétexte aux mesures liberticides dans tous les pays. A ce sujet, Jeanne Smits a traduit intégralement la transcription de l’entretien réalisé par John-Henry Westen de LifeSiteNews avec Pamela Acker, spécialiste des questions vaccinales. Nous avions évoqué brièvement cet entretien glaçant (Les bébés non-nés utilisés pour le développement de vaccins étaient en vie lors de l’extraction de tissus), mais l’intégralité est à lire. Cette jeune femme apporte des réponses claires et pertinentes sur la dangerosité et les risques de différents vaccins COVID, de leur mode d’élaboration et de leurs effets secondaires insuffisamment connus sur la durée. On comprend que ce genre d’informations gêne le lobby pharmaceutique soutenu par la maffia des GAFA auquel Google/Youtube appartient.

Un ex-musulman converti au christianisme témoigne avoir fuit le Maroc pour être baptisé

Doctorant en droit en France, l’invité de l’ECLJ sur RCF est un Marocain converti de l’islam au christianisme qui a dû quitter son pays pour pouvoir vivre sa foi. Il parle de la liberté religieuse au Maroc et de ce qu’il a vécu depuis en France.

Colombey-les-Deux-Mosquées

Dans l’éditorial du Figaro Histoire de décembre-janvier consacré à l’Algérie française de la conquête à la rébellion, Michel de Jaeghere écrit :

La président algérien Abdelmadjid Tebboune a estimé le 4 juillet dernier le nombre d’Algériens vivant en France à 6 millions (interview à France 24). C’est le double de ce qu’ils étaient en 1830 sur le territoire algérien. Une estimation plus modérée du Pew Research Center, un think tank américain, parvient à un chiffre analogue pour l’ensemble des musulmans présents sur notre sol. En donnant son indépendance à l’Algérie dans les pires conditions, De Gaulle avait, confia-t-il à Alain Peyrefitte, voulu éviter que son village s’appelle un jour Colombey-les-Deux-Mosquées. Il y a aujourd’hui deux mosquées à proximité immédiate de Colombey-les-Deux-Eglises : à Bar-sur-Aube et à Chaumont.

Interrogé sur l’islamisme, Gérald Darmanin fait un déni sur l’immigration

Les journalistes de Valeurs Actuelles ont longuement interrogé le ministre de l’Intérieur sur le projet de loi confortant les principes républicains, et donc sur l’islam, l’islamisme et l’immigration. Il en ressort globalement que le terrorisme et le séparatisme ne sont pas liés à l’immigration… C’est affligeant de voir comment Gérald Darmanin sombre dans le déni de réalité, malgré les multiples relances des journalistes. Extraits :

Pourquoi refusez-vous de voir qu’il s’agit d’une conséquence de l’immigration ?

D’abord, s’il suffisait d’arrêter l’immigration pour régler le problème, pourquoi personne ne l’a-t-il fait avant ? Peut-être qu’il faut commencer par détailler le propos : vous ne parlez pas d’immigration, mais d’immigration de personnes musulmanes.

C’est très majoritairement le cas ! Vous dites vous-même que c’est une question nouvelle. Donc l’islam, qui est le terreau de l’islamisme, est bien une conséquence de l’immigration ?

L’islamisme ne frappe pas que la France. Il a touché beaucoup de pays musulmans : Soudan, Algérie, Afghanistan, Syrie, Irak, d’autres pays occidentaux, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis… Ces mouvements sont nés dans les années 1920 et ont prospéré. Il y a une distinction entre islam et islamisme. Il ne faut pas tout confondre.

Il y a des histoires individuelles, et même des musulmans qui ont embrassé la France jusqu’à lui donner leur vie, c’est une évidence historique. Posons la question différemment : la question de l’islam est-elle nouvelle en France en raison du nombre de musulmans et de la communauté importante qu’ils représentent désormais ?

Je vois ce que vous voulez dire, mais dans les années 1950, des travailleurs immigrés étaient déjà présents sur notre sol. Ils y vivaient sans tentation islamiste. À l’inverse, il y a plusieurs petits-fils de harkis parmi les gens radicalisés dont j’ai étudié le profil, parce que leur histoire n’a jamais été réglée.

Nous parlions de séparatisme et non plus de terrorisme…

Le problème, c’est que vous occultez deux sujets historiques qui démontrent que le terrorisme a davantage à voir avec la géopolitique qu’avec l’immigration. Qui peut ignorer que les premiers attentats islamistes sur notre sol, en 1995, étaient liés à la « décennie noire » en Algérie ? Pendant cette période, ce sont bien 200 000 à 300 000 personnes qui sont mortes dans ce pays du fait des islamistes… Quant à l’exportation des attentats terroristes en Occident, elle débute avec les attentats du World Trade Center, aux États-Unis, et se propage un peu partout : Madrid, Londres, etc. Jacques Chirac n’avait pas tort dans son constat : l’interventionnisme doublé de l’impérialisme occidental dans des pays du Proche et Moyen-Orient a favorisé l’expansion de l’islamisme.

Vous voulez parler des États-Unis ? Mais la France a récemment suivi leur ligne…

J’évoquais le monde anglo-saxon. Il est nécessaire de faire le détour par ces complexités historiques et géopolitiques parce qu’elles existent et que l’on ignore parfois les conséquences des décisions géopolitiques que l’on prend. Mais pour revenir à votre question initiale, voilà pourquoi je ne fais pas de lien direct entre l’immigration des années 1970, l’islamisme puis le terrorisme.

Aurions-nous eu des attentats en France sans immigration ?

Tout le monde sait que la menace est diffuse, que nous avons eu et nous aurions pu avoir d’autres attentats projetés.

Même si les deux sont des conséquences factuelles de l’immigration.

Pour moi, le séparatisme n’est pas le fruit de l’immigration, mais le fruit d’une immigration non accompagnée par des mesures telles que l’urbanisme qui permet la mixité sociale, l’éducation… Personne ne peut dire que la politique de la France contre le séparatisme doit se résumer à une politique de barricade aux frontières. […]

Les habituelles recettes inefficaces de la gauche : déverser des dizaines de milliards dans la politique de la ville et dans l’éducation pour tenter d’intégrer des musulmans qui ne veulent pas s’intégrer.

Bras de fer Navalny-Poutine : une intox médiatique

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Navalny a une indéniable qualité : le sens de la mise en scène. Ce blogueur professionnel a réussi à devenir l’opposant le plus médiatique de Vladimir Poutine, mais certainement pas le plus crédible.

Portées par les médias américains et européens, ses spectaculaires initiatives n’ont, disons-le clairement, aucune chance de menacer le pouvoir russe actuel. C’est ce qu’on appelle une construction médiatique. En effet, l’unanimité des voix occidentales ne saurait cacher la popularité marginale de Navalny dans son propre pays.

Les prétendues grandes manifestations pro-Navalny à Moscou ou dans les grandes villes russes n’ont, en réalité, rassemblé que quelques dizaines de milliers de personnes, bien moins que les gilets jaunes de la première époque à Paris avant que celles-ci ne soient récupérées par l’extrême gauche avec l’active complicité du pouvoir macronien. Leur répression ne fut guère plus sévère que chez nous (en tout cas, moins de manifestants en sont revenus avec un œil en moins) et les milliers de gardes à vue qui ont suivi correspondent aux critères habituels des manifestations non autorisées.

Le plus intéressant, dans cette histoire qui ne menace nullement Poutine, est la lucidité de nos mêmes médias sur l’absence d’alternative crédible que constitue Navalny.

Même le journal Le Monde (la bonne conscience de gauche), qui exhale sa haine en évoquant, dans son édition du 27 janvier, « le ricanement du poutinisme vieillissant », reconnaît que « les capitales occidentales ne doivent pas considérer l’opposant comme alternative éventuelle à Vladimir Poutine ». On se demande d’ailleurs pourquoi, mais on le saura une autre fois. Le Figaro (la bonne conscience de droite) confirme cette analyse le 28 janvier : « L’opposant empoisonné a vu croître sa notoriété, sans incarner une alternative crédible à ce stade. » On ne sait pas à quel stade il le deviendra, mais patience. Le journal semble toutefois un peu dérouté par son champion dont il reconnaît que « le positionnement et la vision politiques ne sont pas toujours clairs ». Fichtre ! C’était bien la peine.

Certes, Navalny a été victime d’une tentative d’empoisonnement. Mais rien ne vient accréditer la thèse d’un ordre du Kremlin, dont on ne voit pas bien l’intérêt dans l’affaire. Le poison utilisé est russe mais il est disponible dans tout le pays sans la moindre difficulté. Le spécialiste Éric Dénécé, du Centre français de recherche sur le renseignement, l’a récemment rappelé dans un entretien à TV5 Monde.

Et puis, si le Kremlin avait donné l’ordre, pourquoi a-t-il laissé un avion médical, financé par ses amis, emmener Navalny en Allemagne pour se faire soigner ? L’incohérence est totale.

Tout cela sent bon la manipulation, arme de guerre redoutable qui a fait ses preuves pour tenter (et souvent réussir) des opérations de déstabilisation. On l’a vu au Kosovo, en Irak et, plus récemment, en Syrie. Dans ce conflit récent, il était très intéressant d’observer que les attaques chimiques imputées à l’armée syrienne se produisaient alors qu’elle était en passe de remporter une importante victoire.

De la même façon, on peut observer que le bras de fer américano-russe autour du très important gazoduc Nord Stream 2 est en phase active puisqu’il est presque achevé et que ses travaux, interrompus suite aux menaces américaines contre les entreprises européennes qui y travaillent, viennent de reprendre.

Cerise sur le gâteau : la France, invoquant l’affaire Navalny, vient de demander à l’Allemagne de renoncer à Nord Stream 2.