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Le dialogue difficile avec un imam

Le 30 octobre, au lendemain des assassinats dans la basilique de Nice par un musulman littéraliste, c’est l’Heure des Pros à 9h sur CNews. Est ce jour-là invité M. Abdelali Mamoun, imam et théologien.

L’animateur P.Praud pose une question quelque peu bizarre :

« Vous êtes au contact des Français musulmans. Le niveau de tension aujourd’hui de la société, comment vous l’évaluez ? Est-ce que les Français musulmans ont peur pour eux, car ils sont stigmatisés ? Quel est votre sentiment ? »

Ce qui amène à un dialogue un peu vif entre l’imam et Ivan Rioufol dont nous reproduisons les échanges essentiels.

M.Mamoun commence par répondre :

« Aujourd’hui, les musulmans ont véritablement peur que se déclenche une logique de vengeance réciproque et qu’eux-mêmes deviennent, en tant qu’innocents de cette communauté nationale, voulant vivre leur citoyenneté et leur spiritualité tranquillement et paisiblement, se retrouvent victimes de cet extrémisme identitaire, d’extrême-droite et caetera parce qu’ils avaient laissé apparaître un petit signe religieux au coin de leur vêtement. C’est cette inquiétude qui a motivé des fédérations départementales et mêmes nationales à fermer des mosquées : pas pour des raisons sanitaires, mais pour des raisons sécuritaires ».

Ivan Rioufol intervient alors en soulignant que, par décence, M.Mamoun aurait pu rappeler que ce ne sont pas des musulmans qui ont été victimes la veille, mais des catholiques.

Réponse de M.Mamoun :

« Nous pensons, nous musulmans, que ces chrétiens, ce sont les nôtres, ce sont nos frères. Ce discours séparatiste que j’entends parfois est inadmissible : les chrétiens, les musulmans, y en a marre aussi ».

Ivan Rioufol intervient à nouveau en soulignant que les Français ont eu tort de ne pas prêter attention aux avertissements des chrétiens d’Orient.

Nouvelle réponse de M.Mamoun :

 Ces chrétiens d’Orient, ces musulmans d’Orient sont tout autant victimes de la menace terroriste. Arrêtez de faire du sectarisme primaire. Pour moi, combattre le racisme, la xénophobie, l’intolérance, doit se faire contre tous ces barbares ensemble. Il n’y a pas à dire, les chrétiens d’Orient, les musulmans d’Orient, les juifs : on doit combattre toutes les formes de violence ».

Ivan Rioufol :

« Pour l’instant, ceux qui sont à protéger immédiatement, ce sont les chrétiens ».

Dernière réponse de M.Mamoun qui confine quand même au stade ultime de l’incohérence :

« et pas les musulmans ? Les juifs, on doit pas les protéger ? Pour moi, c’est du séparatisme… je ne suis pas dans la logique victimaire…  La promenade des Anglais : 84 morts. Sur les 84 morts, 36 musulmans. Vous n’avez pas à faire de la sélection ».

Il y avait pourtant une bonne nouvelle : M.Mamoun est considéré comme un imam représentatif de cet islam des Lumières fantasmé par certains. La preuve : il est l’auteur d’un livre récent : L’islam contre le radicalisme. Manuel de contre-offensive. Il représenterait donc une vision républicaine de l’islam en France. Vous imaginez dans le cas contraire ?

Et on repense avec quand même un certain effroi à la synthèse de M.R.Brague dans un article du Figaro ayant aussi suivi l’attentat de Nice et intitulé « Que cela plaise ou non, la France est attaquée en tant que nation chrétienne ». Il y dit à propos du radicalisme en islam :

« L’islamisme et l’islam sont en effet différents, mais j’y vois une différence de degré plus que de nature. L’islamisme est l’islam pressé, bruyant, brouillon ; l’islam est un islamisme patient, discret, méthodique ».

La sottise criminelle de l’Éducation nationale

De Marion Duvauchel, Professeur de lettres et de philosophie :

Le 30 octobre, sur la chaîne BFMTV, on pouvait lire dans les petites annonces écrites en « bas de page » et qui tournent en boucle pendant que le journaliste présente son affaire que l’Éducation Nationale impose aux enseignants une séquence sur la liberté d’expression. À qui et à quels niveaux, cela n’était pas précisé. Aux professeurs d’histoire, j’imagine…

Cette décision ne fait que refléter la criminelle sottise  des Diafoirus de l’Éducation qui laissent l’actualité gouverner nos programmes : sottise criminelle pour les intelligences et dévastatrice de la paix des esprits.

Il faut soutenir l’Évêque de Toulouse : le droit au blasphème n’est en aucun cas une forme de liberté. Car premier précepte, il n’est de liberté véritable que dans le bien ; et second précepte : le gouvernement de soi passe par le gouvernement de sa parole.

La position de Mgr Le Gall a déchaîné comme il se doit les réactions tellement prévisibles des laïcards qui se croient des voltairiens épris de libertés et qui ne sont que des sots.

Après le meurtre odieux du professeur d’histoire de Conflans-Sainte-Honorine, le recteur de la mosquée de Paris) en appelait aux musulmans, à leur réveil contre l’islamisme radical. Une autre personnalité musulmane, après avoir demandé à ne pas utiliser les caricatures de Mahomet dans les écoles, s’est rétractée et a répondu avec beaucoup d’intelligence que face au droit au blasphème, il fallait revendiquer le devoir du silence. Plus basique et sans grand intérêt, le traditionnel discours du recteur de la mosquée de Lyon : le vilain tchétchène n’est pas représentatif de l’islam, religion de paix et de tolérance, comme on peut le constater dans l’histoire de l’islamisation des peuples.

Ce torchon qu’est le journal Charlie hebdo, a l’habitude de caricatures tout aussi ignobles envers l’Église catholique. Si, bien sûr que cela offusquait les chrétiens, mais ils avaient adopté le devoir d’ignorer la bêtise, l’ignorance crasse en matière de culture religieuse, et l’absence de déontologie. Position que ce responsable musulman a invité à adopter.

Il y a caricature et caricature. Qu’est-ce qui peut définir une caricature acceptable d’une autre ? L’intention, ou si l’on préfère, l’intentionnalité. Les caricatures de Charlie Hebdo ont une seule et unique intention : provoquer, blesser. Elles blasphèment l’intelligence et le talent, elles blasphèment l’art du dessin, elles blasphèment la puissance d’expression donnée à l’homme, pour le bien.

En insistant sur le fait que la France continuerait de caricaturer, le président de la République, ce petit dictateur donné aux Français par la finance, a perdu une occasion de se taire. Il ne convenait pas de trouver la moindre circonstance atténuante à un crime ignoble. L’intention du professeur était, de manière éclatante, louable. Il n’empêche, le dispositif choisi était tragiquement inadéquat et l’idée de la liberté qu’il impliquait  terriblement insuffisante. Ce professeur d’histoire a été victime de la sottise idéologique qui martèle les esprits et les rends conformes à des idées mauvaises.

La défense des libertés est une chose : la notion de liberté en est une autre. L’enseignement sur ces questions difficiles requiert une formation, du temps, de la patience et un présupposé clair dans l’esprit de l’enseignant : il n’y a de liberté véritable que dans le bien, dans la justice et dans le respect.

La liberté est une des notions qui figurent au programme d’enseignement de philosophie en terminale, ou du moins qui y figurait avant la dévastatrice réforme de J.M. Blanquer. Tous les manuels, même les plus médiocres, même les plus marqués idéologiquement, et tous les enseignants de philosophie correctement formés commencent par déraciner de l’esprit de leurs élèves l’idée que la liberté consiste à faire ce qui me plaît quand il me plaît et que cette liberté sacro-sainte s’arrête là où commence celle de mon voisin. Cette phrase ridicule, sortie de Dieu sait quel mauvaise sagesse gnomique est à peine digne des discussions du café du Commerce, fermés pour cause de confinement. Même au café de l’Odéon ou chez Dédé on sait que ce qui commence avec la liberté de mon voisin de faire ce qui l’arrange, c’est la violence. La médiation que l’on a l’habitude d’introduire dans ces litiges, cela s’appelle la « Loi ». Le droit si l’on préfère.

La liberté ne se conçoit pas en dehors d’une relation de justice et de bonté. Dans le monde hébraïque, justice et fidélité ne se désolidarisent pas l’une de l’autre. Il n’y a de justice qu’en Dieu, dans la fidélité à Sa Parole. Car cela seul garantit la justice relationnelle, qui importe infiniment plus que la liberté entendue comme le droit de provoquer celui qu’on n’aime pas, et l’outrecuidance de prétendre que ce sera sans conséquence et en toute impunité. Chez ces Anciens qui sont la jeunesse du monde, la liberté ne se conçoit pas en dehors du Bien, du Bien en soi si l’on est platonicien, du Bien de la cité si l’on préfère Aristote et de l’acte bon, si l’on est thomiste.

Parce que la parole est aussi un agir, il y a une parole juste, une parole propre (celle qui vient de nous et qui n’est pas l’éternel ressassement du discours ambiant), et il y a la parole bonne, celle qui nourrit, console, interroge, éveille, taquine aussi, détend et fait rire.

Si les gens de Charlie Hebdo tiennent tant à faire progresser le monde musulman, qu’ils commencent par se former à l’histoire de l’islam. Qui oserait prétendre que ces caricatures ignobles ont la moindre puissance éducatrice ?

Le blasphème est un mésusage de la parole. Le fait qu’on l’ait autorisé dans la loi à compter de 1881 ne signifie rien d’autre que la sottise et l’égarement de législateurs à la formation philosophique insuffisante, et de surcroit apostats de la religion dans laquelle on apprenait encore ces choses basiques, qui sont au fondement de ce qu’on appelle la « morale », ou si l’on préfère, moins vintage « l’éthique ».

Notre société sans éthique prétend de surcroît imposer ce code déshonorant à ses enfants. Depuis trente ans, privés des ressorts que donnaient un catéchisme un peu raide mais efficace, une éducation fondée sur quelques solides vertus chrétiennes, et surtout une foi vive transmise par des parents nourris de cette justice et de cette fidélité, les enfants de France n’ont plus aucune capacité à rejeter ces idéologies pernicieuses.

Élevés dans une morale étroite mais intériorisée, dans une religion qui ne cesse de revendiquer son droit à la différence, et qui a imposé à la France ses lois, ses impératifs, ses exigences, les enfants de l’islam, eux, ce code déshonorant, ils le refusent. Ceux qui l’acceptent le font rarement pour des raisons autres que l’ambition sociale. Justice et fidélité ne sont pas les maîtres mots de l’islam. Les maîtres mots de l’islam, ce sont : Soumission de tous à la loi de Mahomet. Et si vous refusez, quand on sera en mesure de le faire, on vous mettra sous le régime de la Dhimma  et on tuera ceux qui refusent de se convertir.

J’invite les enseignants, contraints sans aucune consultation à construire une séquence sur la liberté d’expression, à ne pas utiliser les caricatures de Mahomet.

Non pas pour des raisons de sécurité, non pas par lâcheté, mais parce que cela ne servirait pas la liberté véritable, qui est un affranchissement. Il faut demander que soient abrogés ces cours de citoyenneté qui ont remplacé le catéchisme du temps que nous étions encore chrétiens. Ils sont de la vulgaire propagande des valeurs athées de la République.

Soljenitsyne plaidait de son vivant pour le droit que nous avons de ne pas voir polluer nos âmes immortelles de ragots et de nouvelles inutiles. Les caricatures de Mahomet contribuent à cette pollution.

Stupidité macronarde et fanatisme erdoganien

Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

Erdogan a traité Macron de « malade mental », et ce dernier a très mal pris cette injure blasphématoire.

Ayant depuis des années, dans nos écrits et émissions, bien avant la venue au pouvoir d’Emmanuel Macron, dénoncé l’extrême danger du « grand retour ottoman » avec le néo-sultan turc, c’est avec quelque ironie que nous constatons la dégradation des relations entre les deux chefs d’État. Il n’y a pas si longtemps encore M. Macron dans le sillage de madame Merkel, défendait l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne.

Les Turcs, par millions, n’avaient pas attendu cela pour s’installer en Allemagne ou en France et ailleurs en Europe. Au fil du temps, Erdogan a avancé ses pions : en Syrie, dans les Balkans, en Libye, à Chypre, en mer Égée et aujourd’hui, en soutenant la guerre de l’Azerbaïdjan contre l’Arménie.

Si atroce que soit une décapitation, Erdogan, qui exalte sans cesse le glorieux passé turc sans repentance aucune – bien au contraire – des exterminations perpétrées par les Janissaires et autres bachi-bouzouchs ou du génocide des Arméniens et autres chrétiens, n’est pas du genre à s’émouvoir d’une décapitation, monstrueuse à nos yeux, mais sans doute, pour le moins, insignifiante aux siens.

Comme ce sinistre frère musulman est tout sauf un imbécile, il a compris l’intérêt politique de s’ériger en plus grand ennemi international des offenses faites au « prophète » par Charlie-Hebdo et soutenues par la Ligue morale de défense et liberté du blasphème dont Macron s’est orgueilleusement campé en figure de proue.

La vérité, c’est que Erdogan a déjà recueilli non seulement l’appui d’États musulmans, et pas des moindres, comme le Pakistan, le Koweït et le Qatar, mais surtout de la plus grande partie de l‘oumma, du Nigeria à l’Indonésie, ce que l’on peut appeler le « pays réel islamique ».

Beau travail, M. Macron !

Vous qui, il y a moins de trois ans, assimiliez la colonisation française en Algérie à un crime contre l’humanité, dans l’ignorance crasse de l’histoire qui vous caractérise : dans la méconnaissance de ce que, en 1830, c’est la conquête française de l’Algérie qui libéra ce pays de la colonisation esclavagiste ottomano-barbaresque.

Il est vrai que lorsque vous choisissez le pseudo-historien mais vrai « algéro-collabo » Benjamin Stora pour faire la mémoire des relations entre l’Algérie et la France, et pour être votre précepteur sur le sujet, c’est bien le choix de la falsification antifrançaise de la réalité historique que vous avez décidé. Les gouvernements islamocrates d’Alger et Ankara ne pouvaient avoir à la tête de la République française meilleure référence que vous pour leur instrumentalisation de l’histoire.

L’an passé, la récupération islamiste par Erdogan de la vénérable basilique sainte Sophie de Constantinople ne vous avait pas scandalisé. Ce qui vous fait aujourd’hui réagir, c’est le crime de lèse-majesté perpétré par ce dernier quand il vous traite de « malade mental ». C’est en effet un soufflet de notoriété internationale dans toute « l’oumma » qu’il vous a envoyé.

Jadis, en 1827, la monarchie française n’accepta pas le coup d’éventail infligé à Alger à notre consul Pierre Deval par le Dey Hussein Pacha.

Cela fut un casus belli et se solda par la conquête du pays par notre armée, mettant fin au système esclavagiste turco-barbaresque et à son mode de colonisation. Mais vous, quel moyen de réagir avez-vous ? Aucun ! Seulement des mots, de la parlote creuse, tandis qu’en face s’organise le boycott des produits français. Mais vous avez eu beau cracher sur l’œuvre de la France en Algérie, cela, vous le voyez bien, ne vous vaut aucune reconnaissance lorsque vous dénoncez le pseudo-séparatisme islamiste (stupidement d’ailleurs puisqu’il est un projet d’islamisation de toute la France).

Cela ne vous en vaut bien sûr aucune lorsque vous érigez au Panthéon la liberté de blasphémer en valeur fondamentale de la République.

La vérité, c’est que vous avez concocté le misérable calcul politicien qu’en vous faisant, sans nuance aucune, sans modération, le chantre des caricatures de Charlie, vous alliez susciter autour de vous une quasi-unanimité nationale. Quelle stupidité !

Le malheureux professeur Samuel Paty a payé d’une mort atroce sa crédulité militante en une éducation civique « Charlie-centrée » même pour des enfants de quatrième : aux antipodes des instructions formulées jadis par un Jules Ferry, plus subtilement laïque que vous, adjurant les enseignants de faire preuve de délicatesse dans l’instruction de leurs élèves…

Votre rôle, essentiel, serait certes de combattre impitoyablement l’islamisme, de définir pour cela une politique ferme et cohérente. Mais vous vous êtes inintelligemment enfermé dans un rôle d’exaltation de la liberté du blasphème. Pour le moins, vous auriez pu laisser cela à vos ministruscules. Imagine-t-on le général De Gaulle,auquel vous vous référez tant, passant lui-même en première ligne pour défendre d’obscènes caricatures blasphématoires ?

On l’imagine volontiers, lui Charles, devant les caricatures de Charlie, confiant à tante Yvonne avec un soupir dédaigneux : « Et des charlots voudraient que De Gaulle s’abaisse à n’être pas indifférent à la publication de pareils dessins ! ».

« Du c…, Yvonne, du c… ! Dessinature bonne pour corps de garde ! Qu’ils circulent mais ce n’est pas l’affaire de De Gaulle. Laissons donc le ministre de l’Intérieur veiller sur cela ».

Mais de vous, Macron, aujourd’hui, on attend toujours en vain l’énoncé et les axes d’une politique de guerre, chez nous, en France, contre  l’islam de la charia et du jihâd. Autre que de faire enseigner l’arabe et Averroès à l’école. Ce qui fait pleurer de rire le sultan Erdogan et tous ses amis de l’État islamique et de la talibanerie.  

Bruno Retailleau, Damien Abad et François-Xavier Bellamy demandent la liberté de culte

Le président du groupe LR au Sénat, le président du groupe LR à l’Assemblée et le président de la délégation française du PPE ont écrit à Emmanuel Macron :

Le risque d’« euthanasie sociale » des personnes fragiles

Suite au nouveau confinement des Français, Alliance VITA alerte contre le risque d’un isolement croissant de nombreuses personnes fragiles :

On estime que 4 millions de nos concitoyens sont dans une situation d’extrême solitude. Pour de nombreuses personnes qui ne bénéficient pas d’une solidarité de proximité, en raison de leur isolement, l’épisode qui vient est à haut risque de désespérance.

Alliance VITA souhaite donc mettre en garde contre ce que l’on peut nommer une forme d’« euthanasie sociale » de personnes âgées. Il ne s’agit pas ici de contester les « gestes barrières » que les autorités sanitaires recommandent pour protéger ces personnes âgées, mais d’appeler nos concitoyens à maintenir, par tous moyens possibles, des liens avec leurs proches mais aussi des personnes âgées isolées et sans relation.

Alors que dans un moment où tant de familles sont déjà endeuillées par le covid-19, certains prétendent faire la journée de commémoration des défunts, une journée de revendication de l’euthanasie, nous demandons qu’au contraire la société s’engage plus que jamais contre toute forme d’« euthanasie sociale » des personnes fragiles. Alliance VITA conduira dans les semaines qui viennent, une campagne de sensibilisation et d’action visant à rétablir ou renforcer les liens entre les générations, dans ces moments difficiles que vit la communauté nationale :  aucune personne ne doit se sentir indigne d’être soignée ou d’être aimée.

Rénovation de la chapelle du Couvent St Paul en Dordogne

Il ne reste plus que quelques jours pour permettre au Couvent Saint Paul de financer la restauration de sa Chapelle. Abandonnés, squattés, le couvent et la chapelle ont été dégradés pendant des années. Le Chœur a été incendié et les statues saccagées. Situé sur le chemin de Compostelle en Dordogne, ce Couvent a été fondé en 1870 et a connu plusieurs vies après avoir appartenu à la Congrégation des Sœurs du Christ : hôpital pendant la première guerre mondiale, orphelinat, pensionnat puis centre-médico-social.

L’objectif aujourd’hui, entrepris par l’Abbé Aulagnier initiateur du rachat du lieu, est d’en refaire un lieu de prière, d’accueil, de recueillement et de rendre la Chapelle, tout à l’honneur du Sacré-Cœur, à sa vocation. Si votre route croise le village de Thiviers (24), vous pourrez demeurer au Couvent qui accueille régulièrement des pèlerins et ainsi profiter de cette belle chapelle. L’Abbé Aulagnier y organise également les Exercices spirituels de Saint Ignace.

Vous pouvez prêter jusqu’à 5 000 € par personne physique. Il s’agit d’un prêt solidaire (taux d’intérêt 0%) sur 5 ans aux remboursements mensuels. Un bon moyen de mettre de l’argent de côté en le rendant pleinement utile.

Pour prêter pour la rénovation de la chapelle, c’est ici.

Pour toute information, vous pouvez contacter Edouard Vieilfault : [email protected]

Marie qui défait les nœuds a son sanctuaire en France

D’Antoine Bordier pour Le Salon beige :

A Toulon, dans le Var, le diocèse accueille officiellement le premier sanctuaire de Marie qui défait les nœuds. Il a déjà reçu de nombreux témoignages de conversion et de guérison, bien avant sa bénédiction par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, le 12 février 2018. Eclairage sur une dévotion qui nous vient d’Allemagne, et, dont le Pape François est l’un des plus grands fervents.

Situé dans l’Eglise paroissiale de l’Immaculée Conception, le sanctuaire est simple d’accès. En entrant dans l’église, il se trouve tout de suite à gauche. Le curé de la paroisse, à l’origine du sanctuaire, le père François-Régis de Joigny, s’est occupé lui-même des travaux. Avec quelques bénévoles, il a repeint une partie de l’église. « Il n’y avait pas d’autel, raconte-t-il. Nous en avons fait faire un sur-mesure. Je suis arrivé dans cette paroisse en 2015, et, deux ans après le sanctuaire prenait vie ». Au-dessus de l’autel, sur fond bleu, la statue de Marie qui défait les nœuds exprime une véritable douceur. Son sourire invite à la confiance. Dans ses mains, un ruban blanc, qui est parsemé de quelques nœuds, descend jusqu’à ses pieds. Elle est en train d’en défaire un. Elle est habillée d’une robe rouge, qu’un manteau bleu-nuit recouvre en partie. A ses pieds : le serpent et la lune. Plus loin, sur le mur de droite se trouve une copie du célèbre tableau de Johann Melchior Schmittner. Son tableau, à l’origine de cette dévotion, est vénéré dans l’église de Saint Peter am Perlack, à Augsburg, en Allemagne, depuis 1700. Il s’agirait d’une commande faite en action de grâces pour un couple sauvé, qui était au bord du divorce.

Saint Irénée et l’Apocalypse de saint Jean

Le père nous explique l’origine de cette dévotion.

« Le peintre s’est penché sur une méditation de saint Irénée, évêque de Lyon au début du 3è siècle. ‶Eve, dit-il, par sa désobéissance, fit le grand nœud du malheur de l’humanité ; alors que Marie, par son obéissance, le dénoua ″. »

En regardant les détails du tableau, on voit, au-dessus de la tête de Marie une colombe représentant le Saint Esprit, et, le soleil semble l’envelopper d’une douce et chaleureuse lumière. La Vierge représentée serait celle de l’Apocalypse : ‶Un signe grandiose apparut au ciel : c’est une Femme ! Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds…″ Le père François-Régis « compare souvent Marie qui défait les nœuds à Notre-Dame de Lourdes ». Il a découvert Marie qui défait les nœuds grâce à Denis Bourgerie. A l’époque, cet ancien pilote d’aviation, vit au Brésil, à Campinas, avec Suzel, qui est médecin. Ils font partie, à la fin des années 90 de ces milliers de pèlerins qui se rendent à San Juan Bautista, une paroisse proche de Buenos Aires, dont le curé le père Celeiro est à l’origine de la neuvaine à Marie qui défait les nœuds. En rentrant au Brésil, le couple décide de fonder leur propre sanctuaire : celui de Campinas. C’est là que se rend le père François-Régis en 2013. Ses 3 semaines passées dans le sanctuaire de Campinas le décident à répandre la dévotion de Marie qui défait les nœuds.

« Les nœuds de nos vies »

Ordonné prêtre en 2009, dans le diocèse de Fréjus-Toulon, le père François-Régis se souvient, quand il était adolescent, avoir été marqué par le film Mission qui retrace avec brio la vie des conquistadores et des missionnaires jésuites en terre amazonienne.

« A la fin du film, lorsque les espagnols sont acculés le prêtre décide de sortir au-devant des indiens et de faire une procession du Saint Sacrement, en portant l’ostensoir. Alors que le jeune converti, qui veut devenir jésuite, décide de reprendre les armes. Moi, je suis le prêtre qui porte le Saint Sacrement. »

On ne peut pas parler du sanctuaire de Marie qui défait les nœuds, en omettant la vie sacramentelle qui a été renouvelée dans cette paroisse qui sert d’écrin à Marie.

« Les nœuds de nos vies y sont dénoués. Et, nous pouvons constater des conversions et des guérisons. Nous avons une vie de prière intense, qui démarre par l’adoration, dès 7h30. Puis, vous avez les laudes et la Messe. Tous les mardis soir, le groupe de prières invite à la louange, à l’adoration, au chapelet de Marie qui défait les nœuds, qui ressemble au chapelet de la Miséricorde Divine. »

Le père parle de la guérison d’un adulte qui a été guéri d’un cancer en Belgique. Il y a eu aussi la guérison d’un enfant, « un petit garçon de 5 ans qui ne marchait plus. Hémiplégique, il n’est pas totalement guéri, mais il marche de nouveau ».

Des guérisons de toute sorte

Marie qui défait les nœuds guérit aussi des addictions de toute sorte : de l’alcool, de la drogue, d’internet, de la pornographie, de la violence. Le père rappelle qu’ici

« Marie est mère de Miséricorde. Elle défait les nœuds de la méchanceté, de la division, de la cupidité, du reniement, de la trahison. Des personnes ont témoigné avoir reçu la grâce, en venant ici, de pardonner à leurs proches. ».

Les nœuds de la vie sont nombreux avec l’éclatement des familles, la perte de sens, le rejet de Dieu. Marie dénoue les disputes familiales, les séparations et les divorces entre époux, les incompréhensions entre les enfants et les parents. Marie guérit de la violence physique, psychologique et spirituelle. Marie guérit de la dépression, du chômage, de la solitude. Depuis sa rencontre avec Denis Bourgerie, le père François-Régis en est convaincu :

« ma vocation est de diffuser cette dévotion mariale. Les fruits y sont nombreux. Marie n’abandonne pas ses enfants. Marie qui défait les nœuds est une œuvre de Dieu. Cette dévotion est partie de la Bavière au 18è siècle, et, elle est en train de faire le tour du monde, après être passée en Argentine et au Brésil. Elle est arrivée en France. Le Pape François en est même le promoteur. A l’approche de la Toussaint, mon désir est que cette grâce touche le plus grand nombre. »

Le Pape François, un fervent défenseur de Marie qui défait les nœuds

En 1983, le père Jorge Mario Bergoglio, prêtre à Buenos Aires, effectue un voyage d’études en Bavières, et tombe nez à nez avec ce tableau, qui est resté dans l’ombre jusqu’à cette date. Bouleversé, il décide d’en rapporter plusieurs reproductions. Certaines de ces reproductions qu’il fait placer dans plusieurs endroits, comme à l’Université catholique El Salvador, sont miraculeuses. Peu de temps après son élection, le 12 octobre 2013, le Pape François rend publiquement hommage à Marie qui défait les nœuds, dans son allocution pour l’Année de la Foi : « Le premier élément de sa foi est celui-ci : la foi de Marie dénoue le nœud du péché. Qu’est-ce que cela signifie ? Les Pères conciliaires ont repris une expression de Saint Irénée qui dit : « Le nœud noué par la désobéissance d’Eve a été dénoué par l’obéissance de Marie ; ce que la vierge Eve avait lié par son incrédulité, la vierge Marie l’a délié par sa foi ». Depuis, il distribue des images de Marie qui défait les nœuds.

Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER

Un journaliste de La Croix traite l’épiscopat de “lobby adolescent”

Lui-même a cessé d’aller à la messe et ne comprend pas que l’eucharistie fait l’Eglise :

Il a été gentiment recadré par l’abbé Grosjean :

Philippe de Villiers : “On refuse de répondre à la guerre par la guerre et on laisse la population se faire égorger”

Le Figaro publie une tribune de Philippe de Villiers. Extraits :

“Tout est hors de contrôle: le Covid, le terrorisme. Emmanuel Macron court derrière, il court après les mots, après les morts, martial, impuissant. Le champ lexical utilisé depuis le printemps – «Nous sommes en guerre» – apparaît aujourd’hui comme une outrance et un terme inapproprié: l’épidémie court toujours et les terroristes aussi. Affleure dans la tête des Français, désemparés, l’idée que le pays n’est pas gouverné et que l’État est aux mains d’une bande d’amateurs.

L’impéritie des autorités, censées mener deux guerres à la fois, affleure dans le traitement différentiel des deux virus. Il y en a un qui relève de la sécurité sanitaire. Pour protéger la population de cet ennemi viral, on a choisi de nous enfermer, de nous assigner à résidence. Faute de boucler les frontières nationales, on réinstaure la frontière domestique. On prend des mesures liberticides, on met à plat l’économie, on déchire les tissus conjonctifs de la France industrieuse parce qu’on considère que la protection sanitaire est plus importante encore que toutes les libertés ; puis on annonce, en quinze jours, en puisant dans la même panoplie belliqueuse, d’abord le couvre-feu – qui est un confinement de nuit – ensuite le confinement qui est un couvre-feu de jour, jamais pratiqué, même en 40.

Face à l’autre virus, le virus islamiste, qui, pour le coup, relève d’une vraie agression invasive, on refuse de prendre des mesures de guerre au motif qu’elles pourraient être liberticides, et donc, au sens des maniaques du juridisme, exposées à la censure juridictionnelle. Ainsi se retient-on de toucher au regroupement familial, aux cinq-cents mosquées islamistes. On récuse la chaîne fatale: l’immigration est le terreau de l’islam, qui est le terreau de l’islamisme, qui est le terreau du terrorisme. On refuse de répondre à la guerre par la guerre et on laisse la population se faire égorger. En d’autres termes, d’un côté, sans s’encombrer de scrupules, on nous confisque nos libertés, au nom de la sécurité sanitaire, de l’autre côté, on n’ose pas se donner les moyens de garantir la sécurité physique.

L’audace du gouvernement, quand il s’agit de nous bâillonner dans la rue et de nous infliger les gestes-frontières dans notre quotidien, contraste avec le laxisme pratiqué à l’égard des islamistes. On ne touche pas à nos frontières, on sanctuarise le droit d’asile: la France est devenue le carrefour planétaire des assassins de la civilisation (…)

On ne mènera pas deux guerres à la fois: une contre les Français et l’autre contre les ennemis de la France. Il faut réserver la guerre à ceux qui nous la font. Aujourd’hui, on enferme les Français au motif qu’ils sont virtuellement des porteurs de virus et on laisse circuler, à nos frontières, les étrangers qui ont déclaré la guerre à notre civilisation.

Tout est à l’envers, il faut tout remettre à l’endroit. En sortant de la confusion entre deux urgences: l’une relève d’une organisation de la santé publique et l’autre de la guerre. D’abord, il faut libérer les Français, les laisser vivre (…)

Quant à l’autre guerre – celle-là qui n’est pas allégorique -, il faut la mener comme peut le faire un pays en guerre – on nous a déclaré la guerre et, dans cette guerre, il y a chez nous une cinquième colonne. On ne répond pas à la guerre par des bougies, des exhortations, ou même des lois. On répond à la guerre par l’état de guerre. Notre Constitution a prévu cette situation, en son article 36: c’est «l’état de siège». Il peut être décrété en conseil des ministres, «en cas de péril imminent résultant d’une guerre étrangère ou d’une insurrection armée».

Alors l’autorité militaire a le droit de faire des perquisitions, d’éloigner les individus suspects, de procéder à la recherche des armes. Et on peut punir la haute-trahison.

On nous parle de «séparatisme». C’est nouveau. Mais ce n’est encore qu’un faux-semblant. L’ennemi n’est pas dans le séparatisme, il ne veut pas se séparer de nous, il veut nous conquérir. L’idée d’une «France décoloniale», c’est l’idée d’une France défrancisée par l’effort de nouveaux colonisateurs. Que veulent-ils? Nous soumettre.

Nous vivons peut-être les dernières heures de la paix. Pauvre start-up nation en fin de cycle, qui se débat, au rythme d’un horizon cauchemardesque décliné en une trilogie fatale: le bâillon, le couvre-feu, la décapitation. Cette sémantique du désastre signe l’échec d’une politique de bisounours qui, depuis cinquante ans, vivent dans leur petit monde d’inculture et de playmobil. Ils ont oublié tout simplement que l’Histoire est tragique.”

Non, toutes les religions ne se valent pas !

Homélie de l’abbé de Maistre, curé de la paroisse Saint-André de l’Europe à Paris, dimanche dernier 25 octobre :

Toussaint et jour des défunts : Tous pour Un et Un pour tous

Nous sommes du Ciel, de la Terre, de ce temps ou d’un autre, plus ou moins saints mais nous tendons nos bras vers la même tendresse, nous espérons le même Royaume.

Fratelli Tutti, nous dit le pape François, avec sa nouvelle encyclique… oui, et à cette époque de l’année, nous nous rappelons que notre fraternité universelle dépasse même les limites de notre monde sensible : elle se vit aussi dans la communion des saints !

Tous pour Un

Avec la fête de la Toussaint, nous fêtons tous les saints qui nous ont précédés. Ils ont ouvert de nombreux chemins à travers les siècles, tous dirigés vers une même lumière, un même but. Tous différents, tous inspirants – de saint Antoine de Padoue à saint Padre Pio, de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à sainte Rita, de saint Paul à saint Carlo Acutis – et, surtout, tous unis en Dieu.

Ces hommes et femmes, chacun à leur manière – amoureusement, courageusement, joyeusement, héroïquement, humblement… – se sont laissés toucher par Dieu. La Toussaint nous rappelle que nous sommes tous appelés à être saints, à être Un, à nous laisser sublimer dans notre singularité.

Un pour tous

Oui nous sommes tous appelés par Dieu, personne n’est oublié. Nos chers défunts non plus … Le lendemain de la Toussaint, pour le jour des morts, par nos prières aux défunts de nos familles, faisons un avec eux. Prions pour ceux qui sont déjà unis au Père mais aussi pour les âmes du purgatoire afin qu’elles continuent leur chemin vers la Lumière.

Chers frères et sœurs du Ciel – saints ou moins saints – connus ou inconnus –  nous prions pour vous, priez pour nous ! Un pour tous et tous pour Un pour les siècles des siècles !

Charlie Hebdo manque tout à la fois d’ « esprit Charlie » et de subtilité dans le domaine religieux

Charlie Hebdo est au coeur de l’actualité, par la poursuite du procès des attentats de 2015 et par le fait qu’un professeur français d’histoire-géographie vient d’être décapité par un musulman exalté pour avoir montré des caricatures de Mahomet parues dans l’hebdomadaire et afin d’illustrer la liberté d’expression.

Autant dire que les écrits du journal, tant sur son compte Twitter que dans son dernier numéro du 21 octobre sont, à cette aune, fortement décevants. Le courage n’exclut pas les préjugés, on le savait hélas déjà.

« Je suis Charlie ». Dans ce slogan né à Paris (et immédiatement repris dans le monde entier) après les attentats de janvier 2015 est contenue l’idée d’une solidarité essentielle face aux épreuves nées des attentats terroristes islamiques et pour soutenir la liberté d’expression. On peut raisonnablement penser que M.Samuel Paty était Charlie.

Ainsi, après l’assassinat de ce professeur, beaucoup ont voulu encore montrer leur solidarité en utilisant à nouveau des caricatures extraites de divers numéros de Charlie Hebdo. D’aucuns montraient d’anciens numéros lors de la manifestation Place de la République ; d’autres en ont très rapidement publié certaines sur leurs comptes Twitter : Robert Ménard, Damien Rieu, Gilbert Collard, le journal L’incorrect, Nader Allouche… Tiens, rien que des profils qui seront classés à droite (a minima). Et Robert Ménard a amplifié son mouvement de solidarité en organisant un affichage public dans sa ville de Béziers :

Très curieusement, cela a déplu à Charlie Hebdo qui a publié un tweet exprimant un fort mécontentement et mépris :

Donc n’est pas Charlie qui veut. Cela se mérite. Cela doit réclamer l’imprimatur du journal. Et au final Charlie Hebdo semble préférer le soutien de tous ceux qui, comme l’a exprimé M.Richard Malka avocat du journal, ont lu les cinquante rapports publiés depuis vingt ans sur le développement de l’islamisme et ont laissé faire.

On est encore déçu en lisant l’Edito du dernier numéro. Riss y écrit notamment :

« La semaine dernière, une jeune femme, témoin au procès des attentats de janvier 2015, était interrogée pour savoir si elle craignait des représailles. « Je ne crains que mon créateur », a-t-elle affirmé. La réponse, apparemment simpliste, est abyssale, car elle induit que rien de ce qui émane des hommes n’a de valeur. Ni la justice, ni l’enseignement. Seul Dieu est légitime. Un tel raisonnement suffit à renverser une société basée sur la raison et le consentement, et à jeter par-dessus bord toutes ses valeurs. « Je ne crains que mon créateur » : la violence d’une telle phrase est annonciatrice de toutes les autres violences et les exonère déjà… Au lendemain d’un tel crime, la question qui nous hante est de savoir quelles actions mener pour vaincre cette idéologie… Quelle que soit la réponse, elle émanera des hommes et certainement pas de Dieu ».

Notons d’abord que dans ce texte, à aucun moment Riss ne parle d’islam, de musulman ou d’islamiste. Bizarre, bizarre.

Notons aussi que la supériorité accordée au divin n’est pas que l’apanage des musulmans, même si chez ceux-ci cela semble s’exprimer d’abord par de la crainte, alors que dans le judaïsme comme dans le christianisme, cela devrait s’exprimer d’abord par de l’amour.

Après tout, le Chéma Israël, cette prière si importante pour le juif, commence par :

« Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur » (Deutéronome, 6, 64-66)

Et quand un docteur de la Loi pose au Christ la question :

« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? », Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » (Mt, 22, 36-40).

Quant à la supériorité de l’obligation de l’action pour Dieu, elle est bien illustrée (dans sa définition comme dans ses limites) par cette déclaration de l’apôtre Pierre quand il est arrêté et présenté « aux chefs du peuple, aux anciens et aux scribes de Jérusalem réunis autour du grand prêtre Anne » :  « Ce Jésus, la pierre que vous avez rejetée en bâtissant, est devenue la pierre angulaire. Il n’est de salut en aucun autre : car il n’est sous le ciel aucun autre nom donné aux hommes, en qui nous devions être sauvés ». Et comme ils lui intiment la défense formelle de parler ou d’enseigner au nom de Jésus, il répond :

« Jugez vous-mêmes s’il est juste devant Dieu de vous obéir plutôt qu’à Dieu. Pour nous, nous ne pouvons pas ne pas dire ce que nous avons vu et entendu » » (Actes, 4, 11-20)

Rien là vraiment pour justifier l’analyse de Riss d’une phrase violente annonciatrice de toutes les autres violences. Cela, Riss ne le comprend pas. Il ne comprend pas la foi. Rien d’étonnant, après tout on le dit à chaque messe : « le mystère de la Foi ». Riss n’est donc pas décevant sous cet angle.

Là où lui et Charlie Hebdo sont très décevants par contre, c’est dans un manque total de discernement entre les religions. Une confusion est soigneusement et régulièrement entretenue par le journal comme le démontrent plusieurs couvertures, qui présentent le catholicisme et l’islam (et parfois aussi le judaïsme) comme des dangers équivalents pour la société (c’est le « Seul Dieu est légitime. Un tel raisonnement suffit à renverser une société basée sur la raison et le consentement »).

Outre la dure confrontation au réel (quelle était la religion de tous les terroristes ayant tué en France ? Quels sont les pays non-communistes caractérisés par les pires violences à l’égard de ceux qui ne partagent pas la religion majoritaire ?), l’équipe de l’hebdomadaire se garde bien de relever une différence essentielle entre le judaïsme et le christianisme d’une part, l’islam d’autre part, à propos de la violence, de son usage et de ses répercussions sur notre vie.

Dans l’Ancien Testament (remarquons, au passage, que les livres de l’Ancien Testament ont été écrits à peu près un millénaire avant le Coran), c’est Dieu lui-même, in tuitu personae en quelque sorte, qui fait périr et parfois à foison :

« Alors l’Eternel fit pleuvoir du soufre et du feu sur Sodome et sur Gomorrhe. Cela venait du ciel, de la part de l’Eternel. Il détruisit ces villes, toute la plaine, tous les habitants des villes et les plantes du sol » (Gen, 19, 25).

Comme les rédacteurs de Charlie Hebdo ne croient pas en Dieu, ils sont donc heureusement tranquilles.

Dans le Coran, c’est l’exact opposé : l’exercice de la violence est défini comme une obligation faite par Dieu aux musulmans. Chaque musulman est donc un guerrier potentiel (« et sachez qu’Allah est avec les pieux »…) comme souligné ci-dessous dans divers versets extraits de trois sourates différentes (tout le suc d’une religion de tolérance et de paix) :

L’évaluation de Riss et de Charlie-Hebdo quant à la dangerosité civile comparée des fidèles de chacune des trois religions citées devrait, en toute bonne foi ( ?), être revue. Mais, après tout, quel mérite aurions-nous à soutenir l’existence de Charlie-Hebdo si ce journal était aimable ?

Louis de Bourbon : “l’exercice de la religion ne peut ni ne doit pas être limité.”

Fête de la Toussaint et jour des morts – Message Mgr le Duc d’Anjou :

Alors que la France est troublée par la crise sanitaire et celle des attentats islamistes, la fête de la Toussaint nous apporte le réconfort dont nos familles ont besoin.

Chacun peut prier les saints et saintes comme, demain, chacun pourra aussi honorer ses morts dans les cimetières.

Mais il faut aussi voir plus loin.

Ainsi je salue et je félicite les jeunes catholiques et les communautés qui demandent à ce que soit maintenu l’accès à la Sainte messe et aux célébrations. Dans les temps durs, l’exercice de la religion ne peut ni ne doit pas être limité.

Je me réjouis d’entendre plusieurs de nos évêques, successeurs des apôtres, prendre la défense de la Foi et de leur pays et s’opposer à des mesures sanitaires restrictives.

Puisse la France, née au baptême de Clovis, compter sur tous les Saints qu’elle a vu naître, à commencer par Saint Louis, mon ancêtre, le modèle des gouvernants.

Louis, Duc d’Anjou

En Quête d’esprit : Quelle réaction chrétienne à l’attentat de Nice ?

Quelle réaction chrétienne à l’attentat de Nice ? / La Toussaint, l’espérance du Ciel : c’est dans En Quête d’Esprit avec l’abbé Grosjean, Valérie Boyer, Don Bertrand Lesoing et Christian de Cacqueray et Véronique Jacquier.

 

Les studios Saint Louis sur TV Libertés

Le 1er novembre, jour de la grande fête de la Toussaint, Guillaume de Thieulloy reçoit, dans le cadre de “Terres de mission”, la jeune équipe des studios Saint Louis. Cette association est dédiée à la promotion du patrimoine français et catholique par la vidéo (courts et longs métrages). Elle s’est notamment fait connaître par la publication d’une série intitulée “Un dîner aux chandelles”. A la veille de la diffusion de la saison 2 de cette série, les animateurs de l’association reviennent sur le projet et sur leurs ambitions.

Après cela, Guillaume de Thieulloy propose quelques suggestions de lecture.

Face à la terreur islamiste, il ne s’agit pas de faire silence et encore moins dans une salle de classe

Thibaud Collin ne fera pas de minute de silence demain :

Face à la terreur islamiste, il s’agit non pas de faire silence mais de parler et d’agir. En effet, ce silence n’est-il pas équivoque ? S’agit-il de valider la tendance officielle à identifier la République française à la liberté d’expression et d’identifier la liberté d’expression à des caricatures ? Samuel Paty a été victime d’un crime abject perpétré au nom du fanatisme islamique. Mais n’a t-il pas aussi été victime d’une conception dévoyée de la liberté telle qu’elle apparaît dans le programme d’enseignement moral et civique (EMC) ? En effet, moquer n’est pas critiquer. En quoi, par exemple, montrer Mahomet les fesses à l’air est-il une manière intelligente de critiquer la religion musulmane, son contenu et ses préceptes ? La moquerie engendre l’indignation et la colère, mères de la violence. La critique est l’exercice de la raison qui s’informe et réfléchit.

Le Président de la République a validé, comme beaucoup avant lui, cette identification de la France au droit de se moquer de ce qui est considéré comme le plus sacré par certains. En entrant tête baissée dans cette dialectique, il a jeté de l’huile sur le feu. Il a ainsi sa part de responsabilité dans l’attentat de Nice, conséquence directe du regain de violence islamique à l’encontre de la France. La distribution dans toutes les écoles d’un livret contenant les caricatures de Mahomet faites par Charlie hebdo serait la confirmation que l’école de la République est le vecteur d’une idéologie, le laïcisme. Or il est clair que ce n’est pas la laïcité qui comme telle va résoudre les nombreux problèmes que pose l’islam à la France.

Comment peut-on croire sérieusement que l’on va rendre les musulmans fiers d’être français en leur adressant le message : France = laïcité = caricatures de Mahomet ? La nature humaine a horreur du vide. L’idéologie islamique est forte de nos propres renoncements civilisationnels. L’école doit offrir à tous les élèves une formation intellectuelle et morale dans laquelle les raisons d’admirer ce qui est grand sont nombreuses. La moquerie ne sait que rabattre tout à sa propre bassesse. Il est urgent que la civilisation française, riche de tant de grandeurs humaines, politiques et spirituelles, soit de nouveau transmise à l’école.

Lundi 2 novembre au matin, professeur de philosophie, je corrigerai en classe d’hypokhâgne le sujet de dissertation suivant : « Faut-il vivre comme si nous ne devions jamais mourir ? » ; catholique, je prierai en silence pour le repos de l’âme des victimes du terrorisme et pour celle de leurs bourreaux islamistes, pendant la messe célébrée à la mémoire de tous les défunts.

« Great reset »

A la veille de l’élection présidentielle américaine, et au moment où la pandémie du covid a permis l’imposition de mesures liberticides qui auraient été impensables il y a encore quelques mois, l’ex-nonce à Washington Mgr Vigano écrit à Donald Trump pour dénoncer le « Great reset » contre Dieu et l’homme dont les différentes formes de confinement en cours sont les prémisses sous les yeux de tous.

Traduction par Benoît-et-moi :

Monsieur le Président,

permettez-moi de m’adresser à vous, en cette heure où le sort du monde entier est menacé par une conspiration mondiale contre Dieu et l’humanité. Je vous écris en tant qu’archevêque, en tant que successeur des apôtres, en tant qu’ancien nonce apostolique aux États-Unis d’Amérique. Je vous écris dans le silence des autorités civiles et religieuses: puissiez-vous accueillir mes paroles comme la « voix de celui qui crie dans le désert » (Jn 1, 23).

Comme j’ai eu l’occasion de vous l’écrire dans ma Lettre en juin dernier, ce moment historique voit les forces du Mal déployées dans une bataille sans merci contre les forces du Bien; des forces du Mal qui semblent puissantes et organisées face aux enfants de la Lumière, désorientés et désorganisés, abandonnés par leurs chefs temporels et spirituels.

Nous entendons se multiplier les attaques de ceux qui veulent démolir les fondements mêmes de la société: la famille naturelle, le respect de la vie humaine, l’amour de la patrie, la liberté d’éducation et d’entreprise. Nous voyons les dirigeants des nations et les chefs religieux soutenir ce suicide de la culture occidentale et de son âme chrétienne, tandis que les citoyens et les croyants sont privés de leurs droits fondamentaux, au nom d’une urgence sanitaire qui se révèle de plus en plus une instrumentalisation pour l’instauration d’une tyrannie inhumaine sans visage.

Un plan global, appelé Great Reset, est en voie de réalisation. Les artisans en sont une élite qui veut soumettre l’ensemble de l’humanité, en imposant des mesures coercitives qui limitent drastiquement les libertés des personnes et des peuples. Dans certains pays, ce projet a déjà été approuvé et financé ; dans d’autres, il en est encore à ses débuts. Derrière les dirigeants mondiaux, les complices et les exécutants de ce projet infernal, il y a des gens sans scrupules qui financent le World Economic Forum et l’Event 201 [ndt: exercice de simulation de pandémie, mené en partenariat avec la Fondation Bill et Melinda Gates et le Forum économique mondial, qui a eu lieu en octobre 2019, Source] , en faisant la promotion de son programme.

Le but du Great Reset est l’imposition d’une dictature sanitaire visant à imposer des mesures liberticides, cachées derrière des promesses attrayantes d’assurer un revenu universel et d’annuler la dette des individus. Le prix de ces concessions du Fonds monétaire international devrait être la renonciation à la propriété privée et l’adhésion à un programme de vaccination contre les infections Covid-19 et Covid-21 promu par Bill Gates avec la collaboration de grands groupes pharmaceutiques. Au-delà des énormes intérêts économiques qui animent les promoteurs du Great Reset, l’imposition de la vaccination sera accompagnée de l’obligation d’un passeport sanitaire et d’une carte d’identité numérique, avec pour conséquence le suivi des contacts de toute la population mondiale. Toute personne qui n’accepte pas de se soumettre à ces mesures sera confinée dans des camps de détention ou assignée à résidence, et tous ses biens seront confisqués.

Monsieur le Président, j’imagine que cette nouvelle vous est déjà connue : dans certains pays, le Great Reset devrait être activé entre la fin de cette année et le premier trimestre de 2021. À cette fin, d’autres mesures de confinement sont prévues, officiellement justifiées par une deuxième et une troisième vague présumées de la pandémie. Vous savez quels moyens ont été déployés pour semer la panique et légitimer des restrictions draconiennes des libertés individuelles, provoquant habilement une crise économique mondiale. Dans les intentions de ses créateurs, cette crise sert à rendre irréversible le recours des États au Great Reset, donnant le coup de grâce à un monde dont on veut effacer complètement l’existence et la mémoire. Mais ce monde, Monsieur le Président, porte avec lui personnes, affections, institutions, foi, culture, traditions, idéaux : des personnes et des valeurs qui n’agissent pas comme des automates, qui n’obéissent pas comme des machines, parce qu’elles ont une âme et un cœur, parce qu’elles sont liées entre elles par un lien spirituel qui tire sa force d’en haut, de ce Dieu que nos adversaires veulent défier, comme Lucifer l’a fait au début des temps avec son « non serviam« .

Beaucoup – nous le savons bien – considèrent avec agacement cet appel au choc entre le Bien et le Mal, l’utilisation de tons « apocalyptiques », qui selon eux exaspèrent les âmes et aiguisent les divisions. Il n’est pas surprenant que l’ennemi se sente découvert au moment même où il croit avoir atteint sans être dérangé la citadelle à conquérir. Il est toutefois surprenant qu’il n’y ait personne pour tirer la sonnette d’alarme. La réaction du Deep State à ceux qui dénoncent son plan est incohérente, mais compréhensible. Juste au moment où la complicité des médias mainstream a réussi à rendre la transition vers le nouvel ordre mondial presque indolore et inaperçue, des tromperies, des scandales et des crimes sont mis au jour.

Jusqu’à il y a quelques mois, il était facile de réduire au rang de « conspirationnistes » ceux qui dénonçaient ces terribles plans, que nous voyons maintenant réalisés dans les moindres détails. Personne, jusqu’en février dernier, n’aurait jamais pensé qu’on en viendrait, dans toutes nos villes, à arrêter des citoyens pour le seul fait de vouloir marcher dans la rue, de respirer, de vouloir garder son négoce ouvert, d’aller à la messe le dimanche. Pourtant, cela se passe partout dans le monde, même dans cette Italie de carte postale que beaucoup d’Américains considèrent comme un petit pays enchanté, avec ses monuments anciens, ses églises, ses villes enchanteresses, ses villages caractéristiques. Et tandis que les politiciens sont barricadés dans leurs palais pour promulguer des décrets comme les satrapes persans, les activités font faillite, les magasins ferment, les gens sont empêchés de vivre, de se déplacer, de travailler, de prier. Les conséquences psychologiques désastreuses de cette opération sont déjà visibles, à commencer par les suicides d’entrepreneurs désespérés, et par nos enfants, séparés de leurs amis et de leurs camarades pour suivre leurs cours devant un ordinateur.

Dans l’Écriture Sainte, saint Paul nous parle de « celui qui s’oppose » à la manifestation du mystère d’iniquité, le kathèkon(2Th 2,6-7). Dans le domaine religieux, cet obstacle est l’Église et en particulier la papauté; dans le domaine politique, c’est lui qui empêche l’établissement du Nouvel Ordre Mondial.

Comme c’est désormais évident, celui qui occupe le siège de Pierre a, dès le début, trahi son propre rôle, pour défendre et promouvoir l’idéologie mondialiste, en suivant l’agenda de la Deep Church, qui l’a choisi dans son sein.

Monsieur le Président, vous avez clairement déclaré que vous vouliez défendre la nation – One Nation under God -, les libertés fondamentales, les valeurs non négociables qui sont niées et combattues aujourd’hui. C’est vous, cher Président, « celui qui s’oppose » au Deep State, à l’assaut final des enfants des ténèbres.

C’est pourquoi toutes les personnes de bonne volonté doivent être persuadées de l’importance capitale des prochaines élections : non pas tant à cause de tel ou tel point du programme politique, mais plutôt parce que c’est l’inspiration générale de votre action qui incarne le mieux – dans ce contexte historique particulier – ce monde, notre monde, que l’on voudrait effacer par le lockdown. Votre adversaire est aussi le nôtre: il est l’Ennemi de l’humanité, celui qui est « meurtrier dès le commencement » (Jn 8, 44).

Autour de vous se rassemblent avec confiance et courage ceux qui vous considèrent comme l’ultime garnison contre la dictature mondiale. L’alternative est de voter pour un personnage manipulé par le Deep State, gravement compromis dans les scandales et la corruption, qui fera aux États-Unis ce que Jorge Mario Bergoglio fait à l’Église, le Premier ministre Conte à l’Italie, le président Macron à la France, le Premier ministre Sanchez à l’Espagne, etc. La possibilité de faire chanter Joe Biden – comme les prélats du « cercle magique » vatican – permettra de l’utiliser sans scrupules, consentant à des pouvoirs illégitimes de s’immiscer dans la politique intérieure et les équilibres internationaux. Il est clair que ceux qui le manœuvrent ont déjà quelqu’un de pire que lui prêt à le remplacer dès que l’occasion se présente.

Pourtant, dans ce tableau désolant, dans cette avancée apparemment inexorable de « l’Ennemi invisible », un élément d’espoir émerge. L’adversaire ne sait pas aimer, et ne comprend pas qu’il ne suffit pas d’assurer un revenu universel ou d’annuler les hypothèques pour assujettir les masses et les convaincre de se faire marquer comme du bétail. Ce peuple, qui a trop longtemps subi les abus d’un pouvoir haineux et tyrannique, redécouvre qu’il a une âme; il comprend qu’il n’est pas disposé à troquer sa liberté contre l’uniformisation et l’effacement de son identité; il commence à comprendre la valeur des liens familiaux et sociaux, des liens de foi et de culture qui unissent les honnêtes gens. Ce Great Reset est voué à l’échec parce que ceux qui l’ont planifié ne comprennent pas qu’il y a encore des gens qui sont prêts à descendre dans la rue pour défendre leurs droits, protéger leurs proches, donner un avenir à leurs enfants. L’inhumanité nivelante du projet mondialiste sera misérablement brisée face à l’opposition ferme et courageuse des enfants de la Lumière. L’ennemi a Satan à ses côtés, qui ne sait que haïr. Nous avons à nos côtés le Seigneur tout-puissant, le Dieu des armées déployées dans la bataille, et la Très Sainte Vierge, qui écrasera la tête de l’ancien Serpent. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rm 8, 31).

Monsieur le Président, vous savez parfaitement combien les États-Unis d’Amérique, en cette heure cruciale, sont considérés comme le rempart contre lequel s’est déchaînée la guerre déclarée par les partisans du mondialisme. Mettez votre confiance dans le Seigneur, renforcé par les paroles de l’Apôtre : « Je peux tout en celui qui me donne la force » (Ph 4, 13). Être un instrument de la divine Providence est une grande responsabilité, à laquelle correspondront certainement les grâces d’état nécessaires, ardemment implorées par les nombreux qui vous soutiennent par leurs prières.

Avec ce souhait céleste et l’assurance de ma prière pour vous, pour la Première Dame et pour vos collaborateurs, de tout cœur je vous adresse ma bénédiction

God bless the United States of America!

Pour en savoir plus sur ce Great Reset : le World Economic Forum, le dossier du Time

En Italie, Mgr Giovanni D’Ercole a annoncé sa démission comme évêque d’Ascoli Piceno. Sa faute? Défendre la liberté de l’Église pendant le confinement.

Anne-Gabrielle Caron et Carlo Acutis : tous saints

Article d’Antoine Bordier :

Anne-Gabrielle Caron a été déclarée par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, « servante de Dieu », le 12 septembre 2020. Un mois après, le 12 octobre, la première Messe en l’honneur du bienheureux Carlo Acutis était célébrée à Assise, par Mgr Domenico Sorrentino, archevêque du lieu.  Faut-il y voir un signe des temps pour notre monde en crise, à l’heure du Covid-19 et au moment où l’Eglise fête la Toussaint ? Eclairage sur deux enfants qui ne se connaissaient pas et qui pourtant ont de nombreux points communs.

Ce samedi 12 septembre 2020, dans la paroisse Saint-François de Paule, à Toulon, où avait l’habitude de se rendre Anne-Gabrielle et sa maman, Marie-Dauphine, Mgr Dominique Rey ouvre officiellement le procès de béatification d’Anne-Gabrielle. Au cours de la cérémonie, il la déclare « servante de Dieu ». Marie-Dauphine et son mari, Alexandre, l’ont accompagnée jusqu’à son dernier souffle. « Elle est partie à 23h50, le 23 juillet 2010, dans sa petite chambre de La Timone, à Marseille. Avec mon mari, nous étions juste à côté. Elle avait 8 ans. Elle est partie frappée par la tumeur d’Ewing, un cancer osseux métastatique », raconte-t-elle. Plus loin, en Italie, ce samedi 10 octobre 2020, dans la Basilique Saint-François d’Assise, le cardinal Agostino Vallini, légat pontifical et représentant du Pape François, célèbre la cérémonie officielle de béatification du jeune Carlo Acutis, qui est mort à l’âge de 15 ans, foudroyé en 6 jours par une leucémie. C’était en 2006. Anne-Gabrielle avait 4 ans.

L’enfance spirituelle, premier point commun

Dans la Basilique, Mgr Domenico Sorrentino s’avance et demande au cardinal d’accueillir le vénérable serviteur de Dieu Carlo Acutis comme bienheureux. Le cardinal acquiesce en lisant la lettre du Pape, datée du 10 septembre 2020. Dans sa lettre, le Pape souligne « l’enthousiasme de la jeunesse, la culture de l’amitié avec le Seigneur Jésus, de Carlo Acutis, qui mettait l’Eucharistie, et, le témoignage par la charité, au centre de sa propre vie ». Qui sait ? Dans quelques années, le Pape prononcerait, peut-être, cette même phrase en changeant quelques mots. Anne-Gabrielle et Carlo ont ce point commun de l’enfance spirituelle, qui s’exprime par une pureté de vie, par une innocence, par une vie de foi et de prières intenses, par un regard profond, un sourire généreux. Ils auraient, certainement, été les meilleurs amis du monde. Pour bien comprendre ce qu’est l’enfance spirituelle, il faut se pencher sur la vie des saints. Qu’ils soient laïcs, comme Pier Giorgio Frassati, Maria Goretti, Francisco Marto, ou Anne de Guigné. Qu’ils soient pères ou mères de famille, comme Sergio Bernardini, comme les époux Martin, ou comme Gianna Beretta Molla. Qu’ils soient religieux, ou religieuses, ou prêtres, comme Padre Pio, André Bessette, ou comme sœur Faustine. Qu’ils soient martyrs, comme Marcel Callo. Qu’ils soient Pape, comme Jean-Paul II. Les saints du XXè et du XXIè siècle fleurissent l’Eglise pour éclairer la vie des baptisés.

La petite Thérèse, Jean le disciple, et François le pauvre

Anne-Gabrielle a découvert très tôt, grâce à sa maman, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. De son côté, Carlo a marché sur les pas de saint François d’Assise. Les mots qui reviennent le plus chez ces deux grands saints sont : l’abandon, l’amour, la confiance, la fraternité, l’offrande, le pardon et le sacrifice. Marie-Dauphine nous rappelle que l’enfance spirituelle, « c’est l’abandon à Dieu ». Un jour, Anne-Gabrielle dit à sa maman (avant que sa maladie ne se déclenche) : « Moi, je veux être une grande sainte, comme sainte Thérèse ». Carlo, de son côté, aimait saint Jean. Comme en écho à Anne-Gabrielle, il disait : « Et moi, je veux suivre l’exemple du disciple Jean, le disciple bien aimé. Chacun de nous peut devenir un disciple bien-aimé de Jésus, comme Jean l’a été. » Il était, aussi, tombé amoureux d’Assise, et du « poverello », de saint François. Sa maman, Antonia Salzano Acutis, se souvient l’avoir entendu dire, alors qu’il rentrait et qu’il montait dans sa chambre, au dernier étage de leur maison d’Assise : « je veux être comme saint François ». Un jour, raconte sa maman, « il a donné ses chaussures à un pauvre. Et, plus tard il a refusé que je lui achète une nouvelle paire. »

Lourdes et Fatima

Il faut, aussi, regarder du côté de Lourdes et de Fatima, pour bien apprécier leurs points communs. A Lourdes, Anne-Gabrielle s’était rendue, en famille. A Fatima, Carlo s’y rendra plusieurs fois. Deux sanctuaires mariaux où la Vierge Marie est apparue, en 1858 pour le premier, et, en 1917 pour le second. A Lourdes, Marie apparaît à une enfant, Bernadette, âgée de 12 ans. A Fatima, la Vierge apparaît juste avant le basculement de la Russie vers le bolchévisme. Carlo était tombé amoureux de ce sanctuaire, et, surtout de l’histoire des trois voyants, Jacinta (7 ans), Francisco (9 ans) et Lucia (10 ans). Anne-Gabrielle et Carlo sont des amoureux de la Vierge Marie. Ils prient quasiment tous les jours le chapelet. Ils aiment Marie comme leur maman. Ils n’ont pas le même âge, mais vivent à la même époque : celle du 3è millénaire qui voit se développer les nouvelles technologies de l’information et de la communication à une vitesse fulgurante. Ils vivent aussi l’époque de la déchristianisation d’une partie de l’Europe. Epoque où il est rare de rencontrer des enfants de cet âge qui vont à la Messe tous les jours, aiment autant l’eucharistie, le sacrement de pénitence et le chapelet.

« Je vis déjà mon purgatoire »

Les deux mamans ont conscience de ces grâces qui inondent leurs enfants bien avant la maladie. Marie-Dauphine ne s’en cache pas :

« On est des privilégiés du Bon Dieu. Notre famille, Anne-Gabrielle est le fruit d’une génération qui a une vie intérieure très forte. »

Pour Antonia et sa famille, c’est différent. Même si les générations précédentes étaient catholiques, et, très engagées, elle et son mari sont de leur « époque ». Elle ne s’en cache pas :

« quand j’étais jeune fille, je ne pratiquais plus. J’ai commencé mon parcours vers 1994. Carlo est né en 1991. Il m’a inspiré. Normalement, c’est la famille, ce sont les parents qui transmettent la foi. Carlo, avec toutes ses questions, avec sa vie de prières, m’a transmis la foi. Il a aidé, aussi, beaucoup de personnes, beaucoup de jeunes, des prêtres et des séminaristes à cheminer, et, à pratiquer ».

La maladie de Carlo est arrivée, soudaine. Antonia raconte :

« nous pensions qu’il avait une simple otite. Puis, cela s’est aggravé. Nous étions début octobre 2006. Et, le 8 nous l’emmenons à la clinique. Là, les médecins nous disent que Carlo est atteint d’une leucémie. C’était une leucémie aiguë. Nous étions bouleversés. Il est mort dans la matinée du 12 octobre, vers 7h00. »

L’une de ses dernières phrases :

« Papa, maman, je vis déjà mon purgatoire, je veux aller au Ciel ».

Une agonie christique

3 ans plus tard, en 2009, Anne-Gabrielle entre à son tour sur le chemin de la douleur, de la maladie et de la souffrance. La tumeur d’Ewing qui vit en elle depuis quelques mois a fait des ravages, comme le raconte Marie-Dauphine, qui a longtemps culpabilisé, avec son mari, de ne pas avoir décelé au plus tôt son cancer des os. « Oui, je m’en suis voulu, car nous aurions pu peut-être la guérir. Les médecins nous ont dit : ‶ c’est le propre de cette tumeur d’être indétectable au départ ″. Anne-Gabrielle est rentrée à l’hôpital de La Timone de Marseille, où ils traitent les cas graves. De chimio en chimio, son calvaire a duré 18 mois. Et, son agonie plusieurs heures. Nous l’avons accompagnée jusqu’à la fin. Nous étions-là quand elle est partie, à 23h50, le 23 juillet 2010. » Les dernières phrases d’Anne-Gabrielle sont teintées d’héroïsme, ou plutôt d’une maturité hors-du commun, comme si son « agonie » l’avait propulsée, bien avant son départ, vers le Ciel. Sa maman s’en souvient encore, 10 ans après. Elles sont marquées au fer-rouge dans son cœur :

« Maman, vous n’imaginez pas à quel point je vous aime. Je ferai tout pour vous faire plaisir… »

« Mon autoroute vers le Ciel »

Tous les deux ont reçu les derniers sacrements avant leur départ vers le Ciel. Et, ce qui fait leur communion, c’est justement leur vie de famille tournée vers les sacrements. Au cœur même de leur famille, la sainteté est présente. Marie-Dauphine et Alexandre, quand ils se sont mariés le 7 octobre 2000 ont voulu « fonder un foyer chrétien pour que notre famille soit ancrée en Dieu ». Anne-Gabrielle a fait sa Première Communion, juste après une aplasie (effet secondaire de la chimiothérapie où la mort peut intervenir dans les heures qui suivent) en 2009. Elle avait fait aussi sa Confirmation. Sur les photos publiées dans le livre biographique Là où meurt l’espoir, brille l’Espérance, qu’a écrit sa maman, le sourire et la profondeur du regard d’Anne-Gabrielle, qui porte un joli foulard sur la tête, interpelle. Que veut-il dire ce regard ? « Tu as du prix à mes yeux » ? Et, ce sourire ? « J’ai confiance en Toi » ? Chez Carlo, son regard est, aussi, profond. Et, son sourire est angélique. Il ressemble à l’ange au sourire de la cathédrale de Reims. Sa vie quotidienne sacramentelle, avec la prière du chapelet, l’entraîne vers le Ciel. Il dira : « L’Eucharistie est mon autoroute vers le Ciel ».

Tous saints ?

Le procédure (lire notre encadré) de béatification d’Anne-Gabrielle est en-cours. Ses parents, tout le cercle familial et amical sont de plus en plus tenu au secret. Pascal Barthélemy a accepté d’être le postulateur diocésain. Son rôle consiste, en toute indépendance, à enquêter sur sa sainteté, c’est-à-dire sur « la pratique héroïque des vertus chrétiennes ». Il doit, aussi, identifier toutes les personnes témoins de cette sainteté, des grâces reçues, des guérisons et miracles obtenus par son intercession. « Les témoins ne doivent pas échanger entre-eux, ni se contacter », explique Marie-Dauphine, qui va de plus en plus s’imposer le silence. Comme a commencé à le faire, le père Benoît Arnauld, oncle de la petite, qui selon sa maman, « était pour Anne-Gabrielle un exemple à suivre ». Il était présent le 23 juillet, et, lui a prodigué les derniers sacrements. Le procès de béatification de Carlo s’est, quant à lui, conclu le 10 octobre dernier. S’ouvre celui de sa canonisation. Le 10 octobre, alors que la nuit est tombée sur Assise, Antonia sort de la Basilique et parle de la canonisation prochaine de son fils :

« il y a eu tellement de miracles depuis la mort de Carlo, comme cette femme qui a été guérie d’un cancer du sein. Une autre femme, qui ne pouvait pas avoir d’enfant, a prié Carlo. Et, un mois après, à 44 ans, elle était enceinte. Il fait beaucoup de miracles. On parle de plus en plus de sa canonisation. Je l’attends avec impatience. »

Impatients, Anne-Gabrielle et Carlo l’étaient, également. « Ils voudraient, certainement, que tous nous soyons saints », confie Mgr Rey.

La procédure de béatification et de canonisation

Il s’agit en fait d’une seule et même procédure, avec plusieurs étapes. Il y a, d’abord, une étape locale ou diocésaine qui peut durer plusieurs années. Cette étape consiste à nommer un acteur (dans le cas d’Anne-Gabrielle, il s’agit du curé de la paroisse Saint-François de Paule, l’abbé Fabrice Loiseau, lire l’interview), puis, un postulateur, une commission historique, un juge délégué, et, un promoteur de justice. Le travail consiste à réunir tous les éléments, faits, matériels et témoignages qui attestent de « la pratique héroïque des vertus chrétiennes ». Cela peut durer plusieurs années. Une fois clôturé et validé, le dossier diocésain est envoyé à la Congrégation pour les Causes des Saints, à Rome. Toute la procédure et tous les documents du diocèse sont alors audités, et, validés ou rejetés. Ensuite, la Congrégation approfondit, théologiquement parlant, les travaux sur la sainteté du candidat. Enfin, le dossier est présenté au Pape. Celui-ci pourra, dans un premier temps déclarer Anne-Gabrielle « vénérable ». La dernière étape, si un ou des miracles sont attestés et reconnus valides, le Pape proclamera Anne-Gabrielle bienheureuse lors d’une cérémonie officielle, comme celle de Carlo. Pour ce-dernier, un second miracle est nécessaire pour qu’il soit déclaré saint.

3 questions à Monsieur l’abbé Fabrice Loiseau

Comment avez-vous connu Anne-Gabrielle ?

Je ne me souviens pas très bien des dates, mais ce devait être en 2004. La famille d’Anne-Gabrielle était très assidue à la vie de la paroisse. Elle devait avoir 6 ans quand je l’ai connue. Elle allait au catéchisme. Anne-Gabrielle m’a beaucoup marqué. C’est l’une des enfants les plus rayonnantes que je connaisse. J’ai conscience que toute la communauté a bénéficié d’une grâce particulière : celle du rayonnement de sa foi dans la grande épreuve de sa maladie.

Qu’est-ce qui vous a marqué exactement, et, pourquoi serait-elle une sainte ?

Plusieurs choses, plusieurs faits m’ont marqué, et, m’ont éclairé sur sa sainteté. Même si je suis prudent. Tout d’abord, sa manière d’être, de vous regarder, d’avoir tout le temps le sourire. Je suis persuadé qu’elle a voulu prendre la souffrance pour l’offrir à Jésus. Lors de sa Première Communion, elle a été très forte, très mature. Elle a surpassé ses douleurs pour être présente. Sa dévotion mariale m’a aussi marqué. De plus, elle avait voulu s’engager dans le scoutisme. Le 10 juillet 2010, je suis allé la voir chez ses parents, avec Mgr Rey. Encore une fois, elle était très rayonnante. Ce rayonnement était surnaturel. C’est pour cela que l’on pourrait parler de sa sainteté.

Vous parlez de son rayonnement, est-ce vraiment suffisant pour devenir sainte ?

Ce n’est pas à moi de le dire. Mais regardez, déjà, des témoignages affluent auprès de la famille. C’est sans doute l’effet des réseaux sociaux. Mais les gens, le monde, nous-mêmes sommes en recherche de cet esprit d’enfance qui consiste à être émerveillé devant le beau, à s’extasier devant la tendresse, le regard, le sourire d’Anne-Gabrielle. Que ce soit Carlo Acutis qui vient d’être béatifié ou Anne-Gabrielle qui le serait, nous avons besoin de ces étoiles qui nous invitent à regarder vers le Ciel. Ces jeunes nous apprennent à avoir une véritable espérance. Ils nous parlent de la vie éternelle. Nous avons besoin de témoins, et, de retrouver cet esprit d’enfance. On le voit bien, notre monde, nous en manquons cruellement. Notre monde est devenu tellement matérialiste. Face au Covid-19, il est devenu hystérique. Il doit retrouver le chemin de Dieu, celui de la sainteté. Et, Anne-Gabrielle et Carlo peuvent nous aider.

Texte réalisé par Antoine BORDIER

Photos Droits Réservés aux auteurs

En Syrie, l’aviation russe détruit un camp islamiste sous contrôle turc

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Cette fois, la Russie a bougé. Alors que l’on s’inquiétait de son attentisme dans la guerre du Haut-Karabagh, elle a frappé un grand coup.

L’aviation russe a, en effet, attaqué et détruit un camp d’entraînement islamiste en Syrie, relate Le Monde. Dans ce camp s’entraînaient des volontaires islamistes de la milice Faylak al-Cham contrôlée par la Turquie. Le bilan est lourd : 78 morts et plus d’une centaine de blessés, dont beaucoup très grièvement atteints. Il s’agit d’un des raids les plus meurtriers contre les islamistes depuis le début de la guerre.

Cette cible a été soigneusement choisie : situé dans le chaudron islamiste de la province d’Idleb, à proximité de la frontière turque, le camp est en effet une plaque tournante de la rotation des islamistes pro-turcs en partance vers l’Azerbaïdjan. Peu avant l’attaque surprise russe, ces volontaires avaient, selon l’agence russe ANNA, citée par L’Orient-Le Jour, reçu leur diplôme de formation préalable à leur envoi sur le front du Haut-Karabagh.

C’est un rude coup pour la crédibilité turque. En effet, les Russes viennent de démontrer qu’ils peuvent frapper où ils veulent en Syrie et les volontaires islamistes qui affluaient vers ce camp (et d’autres, d’ailleurs) pourraient hésiter, se disant qu’ils peuvent être anéantis à tout moment.

Peut-être le moment va-t-il venir de reconquérir une fois pour toutes cette province d’Idleb où milices pro-turques et Hayat Tahrir al-Cham (l’ex Front Al-Nosra) cohabitent en bonne intelligence, contrairement aux engagements d’Erdoğan qui avait promis à Poutine de réduire cette milice particulièrement sanguinaire ?

Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a d’ailleurs déclaré, courant septembre, que « le travail devait être bientôt achevé » à Idleb.

En attendant, les combats se poursuivent dans le Haut-Karabagh, où le front s’est stabilisé. Les forces azéries ont conquis le sud de l’enclave, située en plaine, profitant de leur supériorité aérienne. Le terrain est maintenant plus accidenté, permettant aux forces arméniennes de résister.

Cet avertissement sans frais de Poutine à Erdoğan est le bienvenu, après un mois passé à tenter d’imposer un cessez-le-feu, sans succès. Seule une démonstration de force est susceptible d’arrêter le sultan. L’armée russe a également construit une nouvelle base militaire en Arménie, non loin du Haut-Karabagh. C’est un gage important et l’on sait bien que la Russie ne tolérera jamais une invasion de l’Arménie. Mais en est-il de même du Haut-Karabagh ?

L’attentisme russe qui prévaut depuis l’offensive azérie déclenchée le 27 septembre est largement lié au fait que Poutine ne veut pas se couper définitivement de l’Azerbaïdjan qui est tout de même un pays voisin : ce serait la jeter dans les bras d’Ankara et Erdoğan n’attend que cela.

Ce premier avertissement russe vaut son poids et les prochains jours seront décisifs.

Un prêtre met la République face à ses responsabilités

Le Père Michel Viot dénonce les provocations et l’irréligiosité de la République qui fait le creuset du terrorisme islamiste. Née dans le terrorisme, elle ne peut qu’engendrer le terrorisme si elle n’apprend pas à respecter les religions et en premier lieu la religion historique qui a fait la France, le catholicisme.

Grand Triduum de prières, samedi, dimanche et lundi, visant au succès du référé et au droit d’assister à la messe

Chers amis,

L’actualité française a atteint un point inouï de désolation.

Les autorités démontrent chaque jour leur incompétence et leur impuissance.

Une fois encore, le gouvernement démontre son mépris pour ce qui est pourtant le plus essentiel pour l’homme : rendre un culte à Dieu.

Pousser un caddie le dimanche, oui, prier, non. C’est inacceptable.

Un référé-liberté vient donc à nouveau d’être déposé auprès du Conseil d’Etat, lequel avait rappelé en mai dernier l’importance de la liberté de culte.

Le Salon Beige vous propose de vous associer à un grand Triduum de prières, samedi, dimanche et lundi, visant au succès de ce référé et au droit d’avoir des Messes. Il n’y a pas de prière spécifique proposée.

Cette initiative est soutenue par Renaissance catholique, Notre-Dame de Chrétienté, ICHTUS, l’Agrif, Politique Magazine, Présent, l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre, l’Institut du Bon Pasteur, la Fraternité Saint-Vincent Ferrier.

Ces prières seront aussi dédiées aux victimes du terrorisme islamique, en particulier celles des assassinats de Nice, et pour leurs familles.

 

Covid : les médecins toucheront jusqu’à 76 euros en cas de patient positif

Lu dans Le Quotidien du Médecin :

Un arrêté paru au « Journal officiel » ce mercredi 28 octobre vient préciser les « conditions de facturation et de prise en charge » des tests de dépistage antigéniques du Covid pour les professionnels de santé libéraux qui les réaliseront (médecins, pharmaciens et infirmiers). Il vient compléter un précédent arrêté (du 16 octobre), autorisant le dépistage individuel par tests antigéniques de patients symptomatiques par les médecins, pharmaciens ou infirmiers, et le remboursement par la Sécu de ces tests.

Ces derniers seront délivrés gratuitement par les pharmacies d’officine aux médecins et infirmiers libéraux, sur présentation d’un justificatif professionnel. Ils seront facturés directement à l’Assurance-maladie par le pharmacien, au prix maximum de 8,05 euros HT par unité.

Pour les médecins libéraux ou en centre de santé, la phase de « prélèvement et d’analyse » réalisée lors d’une consultation sera valorisée à hauteur de deux consultations (C2, soit 46 euros), ou alors de deux visites (V2, soit 46 euros également) si le médecin intervient à domicile. Les résultats positifs devront ensuite être enregistrés dans le Système d’information de dépistage (SIDEP).

Ces cotations pourront être cumulées uniquement avec la consultation MIS de 30 euros (pour l’information et la mise en place d’une stratégie thérapeutique), dans le cas où le patient est positif. « Dans ce cas, cela fera donc une rémunération de 76 euros, résume le Dr Jacques Battistoni, président du syndicat MG France, satisfait des dispositions de l’arrêté. À charge ensuite au médecin d’échanger avec les autres professionnels de santé de son territoire pour réaliser ses tests, soit au fil de l’eau dans son cabinet, soit par demi-journée dédiées aux tests ou dans le cadre d’un centre de prélèvement, par exemple. »

[…]

Jean-Marie Le Chevallier, RIP

Jean-Marie Le Chevallier est décédé hier soir en Vendée.

Né le 22 novembre 1936, il fut ancien maire de Toulon, député européen pendant 14 ans et député FN en 1998.

Fin du “padamalgam” ? De nombreux musulmans modérés ont glissé chez les fondamentalistes

Selon les services de renseignement :

Le renseignement français s’intéresserait particulièrement à trois groupes, dont la porosité est “plus importante que jamais”, selon une source haut placée. Il s’agit des musulmans modérés, des fondamentalistes (les salafistes et les frères musulmans) ainsi que des islamistes, prêts à passer à l’action violente. Selon cette source, de nombreux musulmans modérés ont glissé chez les  fondamentalistes. Et un nombre important de fondamentalistes, qui n’étaient pas prêts à passer à l’action terroriste il y a encore quelques semaines, ont basculé chez les islamistes.

Exemple avec l’imam Otamne Aissaoui, imam de la mosquée de l’Ariane à Nice, présenté dans les médias comme représentant les musulmans “modérés” :

Plus de 300 universitaires, scientifiques, professionnels de la santé, du droit, de l’éducation et du social, atterrés par les discours de la peur

Leur tribune est intéressante :

C’est un secret de polichinelle : le reconfinement était envisagé depuis l’été dernier. La stratégie de communication du ministère de la Santé s’est déployée autour de cette perspective depuis plus de deux mois, de façon à le faire accepter par la majorité de la population le jour J. Les médias mainstream lui ont fourni une aide décisive. Ils sont le relais et l’instrument privilégiés de cette communication. Et, force est hélas de constater qu’ils jouent très bien le rôle qui leur a été assigné. S’appuyant mécaniquement sur les chiffres, cette communication consiste à ne s’intéresser qu’aux indicateurs les plus alarmants, en les changeant au fil du temps si celui qu’on utilisait ne permet plus d’envoyer le message espéré. Et si un indicateur a une évolution en dents de scie, la communication se fait uniquement les jours où les chiffres augmentent. Il n’y a qu’un seul message possible.

Avant-hier, 27 octobre, la manipulation a encore opéré. La totalité des médias a titré sur les prétendus 523 morts : « Du jamais vu depuis le confinement ». Or ce chiffre était faux. Selon Santé Publique France, il y a eu 292 morts à l’hôpital le 27 octobre, contre 257 la veille (le 26) et 244 (en baisse donc) le 28. Mais l’on ajoute les morts en EHPAD qu’une fois tous les quatre jours en les cumulant. Prétendre compter les morts quotidien ce jour-là revient donc à gonfler artificiellement les chiffres. Et c’est étonnamment ce qui s’est passé la veille de l’allocution annoncée du président de la République, qui a repris à son compte ce chiffre faux. Est-ce un détail ? Non, ce n’est hélas qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.

Une deuxième vague prétendue « plus terrible encore que la première »

C’est le président du « Conseil scientifique » (M. Delfraissy) qui le disait il y a quelques jours : arriverait une deuxième vague « plus forte encore que la première » et nous serions déjà dans « une situation critique ». Ce genre de prédiction catastrophiste constitue une manipulation d’un Conseil qui n’est pas scientifique mais politique. Rien ne permet non plus d’affirmer que, sauf confinement, « d’ici quelques mois, c’est au moins 400.000 morts supplémentaires à déplorer », comme l’a pourtant prétendu hier soir le président de la République. Enfin, il est également faux de dire que nous ferions simplement comme tous nos voisins européens. À ce jour, seuls l’Irlande et le Pays de Galles ont reconfiné la totalité de leur population.

Il serait urgent de revenir à la raison. Selon les chiffres de Santé Publique France, sur les près de 15 millions de tests effectués à ce jour, 93% sont négatifs. Et parmi les 7% restant de la population testée positive, plus de 85% ont moins de 60 ans ; il s’agit donc essentiellement de personnes qui ne risquent pas de faire une forme grave de la maladie. Au final, moins de 1% de la population est donc « à risque » et c’est uniquement elle qu’il faut protéger.

Autre façon de le dire : au cours de la période récente (entre le 1er septembre et le 20 octobre, jour où nous avons fait ce calcul), 7.621.098 personnes ont été testées. Sur cette même période, 38.100 individus ont été hospitalisés (0,5%) et 6.593 ont été admis en réanimation (0,09%) avec un test positif au Covid. En d’autres termes, depuis le 1er septembre, sur cet énorme échantillon de la population de 7,6 millions, la probabilité moyenne pour un individu lambda (sans distinction d’âge ou de comorbidité) de ne pas être hospitalisé est de 99,5% et celle de ne pas être admis en réanimation est de 99,91%. Justifier le reconfinement de 67 millions de Français sur cette base s’appelle un délire.

On dit alors : « Oui, mais l’hôpital est submergé par le Covid ». Manipulation encore, pour trois raisons. D’abord, les tests ayant été généralisés depuis juillet, toute personne entrant à l’hôpital porteuse d’une trace du Covid est comptée comme un « hospitalisé Covid » même si elle vient en réalité pour son cancer ou son hypertension. Et c’est la même chose si elle entre en réanimation ou si elle décède. Ensuite, si les chiffres de l’hospitalisation et de la réanimation augmentent bel et bien, cela n’a rien d’exceptionnel : c’est au contraire ce qui se produit chaque année à la même époque (automne-hiver) mais que l’on fait semblant d’avoir oublié. Un Alzheimer généralisé s’est-il emparé de nos politiques et des journalistes ? Faut-il rappeler qu’en janvier 2020, à la veille de la crise du Covid, 1000 médecins dont 600 chefs de service des hôpitaux avaient menacé de démissionner pour dénoncer « un hôpital public qui se meurt » ? Enfin, il y avait hier, le 28 octobre, 3045 personnes en réanimation. Comment parler de saturation lorsque l’on se souvient que, fin août, le ministre de la Santé annonçait 12.000 lits disponibles si besoin (quatre fois plus donc). Où donc sont ces lits ?

La vérité est que les gouvernements ne veulent pas investir dans l’hôpital public où l’on maltraite les professionnels et où l’on a perdu près de 70.000 lits en 15 ans lors même que la médecine de ville est saturée et que les services d’urgence voient leur fréquentation augmenter d’année en année. Oui, l’hôpital est en tension mais ce n’est pas fondamentalement à cause du Covid ! C’est essentiellement à cause de la maltraitance politique dont ce service public est l’objet de manière générale depuis plus de 20 ans, et tout particulièrement depuis que les politiques y ont introduit comme partout une politique du chiffre et de la rentabilité inspirée du management des grandes entreprises.

La vie sociale amputée, la démocratie en péril

La vérité est que le confinement (qui sera peut-être prolongé au-delà du 1er décembre) crée bien plus de problèmes qu’il n’en résout. Son bilan mondial n’est associé à aucune réduction mesurable de la mortalité tandis que son principal résultat observable est d’abord de mettre au chômage des centaines de milliers et peut-être demain des millions de personnes, surtout évidemment parmi les plus fragiles (emplois précaires, CDD, intérim, personnes payées à la prestation, saisonniers, etc.), et de menacer de disparition la plupart des petites entreprises, souvent familiales, autres que les commerces de bouche, dont l’activité quotidienne est la seule source de revenu. Gageons que les très grands groupes s’en satisferont car ils les rachèteront sans doute demain.

Ces mesures de confinement ont ensuite pour effet d’amputer la vie sociale de la plupart des liens sociaux autres que familiaux. Un certain style de vie et de pensée embourgeoisé s’en satisfaisait certes au printemps dernier, chaque enfant ayant sa chambre pour vivre son intimité, son ordinateur pour rester en contact avec l’école et son smartphone avec forfait illimité pour échanger en permanence avec ses amis, les parents faisant du télétravail, sortant chaque jour faire leur footing dans des rues et des espaces verts « où on entendait de nouveau les oiseaux », et se faisant livrer des repas à domicile s’ils avaient la flemme de faire à manger ou la peur d’aller se mêler à la populace dans un supermarché. Mais de quelle proportion de la population cette vie est-elle le quotidien en confinement ? Qui ne voit que le confinement fait exploser les inégalités sociales, les échecs scolaires, les violences intra-familiales, les troubles psychologiques et les renoncements au soin ? Qui ne sait qu’il entraîne déjà dans d’autres pays des soulèvements et des émeutes de la faim ? Et qui comprend que les oiseaux ont bon dos et que ces petits moments de répit procurés par la panique des humains ne sont rien au regard de leur lente extinction ?

Quant à la démocratie, elle est mise sous cloche par l’état d’urgence permanent et le confinement. Qu’est-ce qu’une démocratie sans liberté d’aller et venir, de se réunir et de manifester ? Qu’est-ce qu’une démocratie où il n’y a quasiment plus personne dans les hémicycles des assemblées parlementaires ? Qu’est-ce qu’une démocratie où la justice est paralysée faute de pouvoir audiencer ? Qu’est-ce qu’une démocratie où, finalement, il n’y a plus qu’un pouvoir exécutif ? Qu’est-ce qu’une démocratie où tout ceci s’impose par la peur et la culpabilisation, voire la censure et la mise en accusation de quiconque refuse d’y céder ?

Chacun, en conscience, tirera les conséquences qu’il veut de tous ces dramatiques constats. Nous n’appelons pas à la révolution et nous ne faisons pas de politique partisane. Mais nous voulons dire que nous en avons plus qu’assez qu’on nous demande de nous comporter comme les moutons de Panurge au nom d’un principe de précaution totalement dénaturé et d’interprétations statistiques relevant de la manipulation. Nous réclamons qu’on en finisse avec cette panique sanitaire, qu’on donne aux soignants les moyens de remplir leurs missions de santé publique, qu’on cesse de violenter des pans entiers de la société et qu’on sorte de cet état d’urgence permanent pour bâtir démocratiquement une politique sanitaire consensuelle.

Mgr Ginoux : “Envahissez les églises aux heures des messes”

De même que des maires bravent le confinement en autorisant l’ouverture des commerces non-alimentaires dans leur ville, les évêques peuvent, de leur propre chef, soutenir leurs prêtres dans la célébration publique des messes.

Mgr Ginoux, évêque de Montauban, appelle les fidèles à être nombreux dans les églises :

Vous aussi, demandez à votre évêque, si possible avec copie à Mgr De Moulins-Beaufort (Président de la conférence des évêques de France – 58 Avenue de Breteuil – 75007 Paris) pour les encourager à permettre la célébration publique des messes. Un prêtre a même rédigé un modèle :

Monseigneur,

Je viens de prendre connaissance des dispositions pour le culte en fonction des dernières déclarations gouvernementales.

Je pense que l’interdiction des messes par le gouvernement est illégale. En effet, en permettant que les églises restent ouvertes, le gouvernement reconnaît que la présence en elles d’un certain nombre de personnes n’est pas dangereuse. On ne voit pas pourquoi cela deviendrait dangereux si l’une de ces personnes est un prêtre en train de dire la messe. L’interdiction de dire la messe n’est donc pas une mesure nécessaire à la protection de la santé publique et est donc contraire à la convention européenne, qui stipule en son article 9 :
1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.
2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.
On doit donc maintenant fixer un seuil de dangerosité pour chaque édifice religieux (par exemple 25 % de la capacité maximale) et permettre le culte quand ce seuil n’est pas dépassé. En effet il était ridicule de fixer pour les enterrements un nombre de vingt personnes, identique pour une église de village qui peut contenir cent cinquante personnes et une cathédrale qui peut en contenir plus de mille.
Dans ce même esprit, on n’a pas besoin de demander au gouvernement l’autorisation de faire le catéchisme, puisque les écoles restent ouvertes.

Une opposition frontale au gouvernement peut être jugée par certains non opportune. Cependant une chose est de subir la dictature de lois injustes, autre chose est de ne pas la dénoncer.
Et quand la loi nous donne des possibilités de faire valoir nos droits religieux, il est du devoir des pasteurs d’utiliser ces possibilités, et a fortiori de ne pas critiquer les laïcs qui les utilisent, mais plutôt de les remercier. Dans cette affaire on a pu remarquer que ceux qui ont interpelé l’Etat n’ont fait qu’appliquer Dignitatis Humanae (cf DH nos 3 et 4), que pour la plupart ils réfutent, tandis que ceux qui prétendent adhérer à Vatican II ne l’ont pas mis en œuvre.
Et il faut être déterminé à aller jusque devant les juridictions européennes, si nécessaire : il est probable que cette simple perspective fera plier le gouvernement.

En tout cas on a manqué là l’occasion d’une catéchèse sur la messe. Lorsqu’après le 11 mai les ministres protestants, juifs et musulmans ont déclaré qu’ils ne comprenaient pas la hâte des évêques catholiques, qui avaient très opportunément proposé un plan de sortie du confinement religieux, ils ont peut-être voulu manifester qu’ils étaient les bons élèves de la classe où la république se sent autorisée à enseigner aux religions ce qu’elles doivent être : ce faisant, ils ont paru manifester qu’ils ne sont pas vraiment assurés que leurs religions viennent bien de Dieu, ou alors qu’ils ignorent qu’il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Et surtout ils ont montré que leurs rassemblements n’ont pas pour but exprès un acte communautaire, mais une juxtaposition d’actes individuels, tandis que nous catholiques, nous offrons, tous ensemble prêtres et laïcs, chacun à sa façon propre, le sacrifice du Christ. Oui, il fallait le rappeler : la messe est le sacrifice du Christ et pour y participer il faut y être physiquement présent : l’image d’un sacrement n’est pas le sacrement.

En outre je ne vous cache pas que j’ai été très mal impressionné par les injonctions faites il y a quelques mois de reporter sine die baptêmes et mariages. Dans la pastorale commune, beaucoup de prêtres s’efforcent de faire comprendre, à des fidèles pour qui ce n’est pas évident, que c’est le sacrement qui est important, bien plus que la fête sociale qui suit avec parents et amis. C’était cette fête qu’il fallait dire aux gens de reporter, non le sacrement. Si dans une église quelques fidèles viennent, à savoir les parents et l’enfant qui doit être baptisé ainsi que ses frères et sœurs, parrain et marraine, et si un prêtre verse de l’eau sur le front de l’enfant en disant la formule requise, il n’y a pas de menace pour la santé publique : pourquoi donc n’a-t-on pas évoqué l’ondoiement dans ces circonstances ? S’il y a eu des enfants morts sans baptême durant le confinement, qui auraient été baptisés si on avait parlé d’ondoiement, les pasteurs qui n’ont pas fait leur travail en répondront devant Dieu. Et si vraiment la pression des impies est telle que même l’ondoiement ne puisse se faire à l’église, alors il faut indiquer aux parents, en le mettant sur le site diocésain, comment baptiser eux-mêmes leur enfant, en filmant la cérémonie pour pouvoir en faire constater la validité.
De même pour le mariage : si les mariés sont à l’église avec leurs témoins et un prêtre, où est le danger sanitaire ? Vous le savez, et un évêque a su le rappeler opportunément, la loi a changé. Autrefois un ministre du culte encourait une condamnation s’il célébrait, ne fût-ce qu’une fois, le mariage de deux personnes qui ne seraient pas d’abord passées à la mairie ; maintenant il n’encourt cette condamnation que s’il le fait de façon habituelle, et il est facile de faire valoir que le confinement n’est pas, justement, une circonstance habituelle : la fermeture des mairies ne justifiait donc nullement le report, par l’autorité ecclésiastique, de la célébration des mariages. De plus on avait là une occasion extraordinaire de remettre en cause cette disposition légale de l’obligation du passage en mairie : elle est considérée comme vexatoire par un grand nombre de couples, qui s’insurgent contre la république qui s’immisce ainsi dans leur amour et dans leur foi. Cette disposition est d’ailleurs contraire aux paragraphes de la convention européenne cités plus haut ; elle est en outre contraire aux fondements mêmes de la laïcité : de quel droit une république laïque impose-t-elle de demander une permission avant de faire une prière ? Et pour beaucoup de prêtres, il est difficile de dire que la loi morale est différente de la loi républicaine tout en disant aux fiancés qu’ils ne peuvent se marier à l’église sans une autorisation de la république. En tout cas, si des concubins sont morts durant le confinement sans avoir pu régulariser leur situation à cause des dispositions pastorales, les pasteurs en question en répondront devant Dieu.

En tout cela on a manifesté qu’on a oublié ce principe que les sacrements causent la grâce – mais cela, on l’avait déjà manifesté quand on a reporté l’âge de la confirmation, de l’enfance à l’adolescence : très peu de pasteurs s’y sont opposés, comme ce fut le cas par exemple de Mgr Brincart ou Mgr Minnerath, et surtout du Cardinal Ratzinger.
Je souhaite ardemment, aussi, qu’on cesse d’accréditer l’idée que la santé du corps serait plus importante que celle de l’âme, et que par conséquent il faut obéir aux hommes plutôt qu’à Dieu.
Je souhaite, enfin, que le dégoût du peuple envers la classe politique ne s’étende pas aux évêques : nous n’avons rien à gagner à nous aligner systématiquement sur des gouvernants qui non seulement ne se cachent plus de mentir, mais vont jusqu’à le revendiquer. Et cela au moment où ils répandent la peur pour mieux restreindre la liberté scolaire, alourdir la culture de mort, et en définitive soumettre même la pensée au contrôle de l’Etat. Le Cardinal Etchegarray a dit jadis qu’il nous fallait aujourd’hui des Athanase ; à présent il nous faut des Stépinac, des Wyszyński, des Mindszenty.

Je sais la difficulté de votre tâche, et sans doute je n’en perçois qu’une petite partie. Et je rends hommage à tous les évêques qui, comme vous, font de leur mieux.
Cependant il fallait que vous sachiez ces sentiments et que vous connaissiez ces arguments, car ils sont ceux d’un grand nombre de fidèles pratiquants, qui, ayant été marginalisés au cours de ces dernières décennies en raison de leur attachement à l’enseignement des saints papes, n’ont pas les moyens de vous les faire connaître.
Vous priez et nous prions pour vous : la grâce ne vous fera pas défaut. Comme le disait Saint Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ! »

Je vous prie d’agréer, Monseigneur, l’expression de tous mes sentiments filiaux.

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