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L’armée mexicaine d’Hidalgo

Lu sur le Bulletin d’André Noël :

A peine installée, Anne Hidalgo s’est empressée de nommer pas moins de 37 adjoints, plus que Macron n’a de ministres ! En 2014, au début de son premier mandat, elle en avait 24, à la fin, 27. Cette fois, il lui en a fallu dix de plus ! C’est l’armée mexicaine. Cette pléthore s’explique: ne lui fallait-elle pas récompenser ses soutiens, aux frais du contribuable. Car la fonction n’est ni honorifique ni bénévole, elle est rémunérée près de 3.000 € mensuels, sans compter les avantages afférents à cette affectation pour chacun : cabinet avec de nombreux conseillers, voiture de fonction – le vélo, c’est pour la télé – etc. Mais il fallait trouver une justification pour un nouveau champ d’action ignoré de dame Hidalgo depuis 2014. C’est ainsi que nous notons un adjoint tout simplement « chargé de la Seine ». Mais, le plus étonnant, c’est la mission confiée à l’ancienne porte-parole de la candidate, l’ex-journaliste Audrey Pulvar, qui fut la compagne d’Arnaud Montebourg : spécialiste en gallinacés, elle est adjointe à… l’agriculture, compétence qu’on ne saurait confondre avec celle des jardins et des parcs, confiée à un autre adjoint ! On ne soupçonnait pas, jusque-là, qu’elle avait quelque connaissance en agriculture, étant citadine depuis toujours. On aimerait évidemment connaître le nombre d’agriculteurs à Paris mais c’est sans doute un secret bien gardé… Elle ne croulera certes pas sous la tâche, laquelle, à notre avis, consistera à visiter le salon de l’agriculture ou quelques toits de Paris reverdis par des radis ou autres tomates une fois par an… et encore ! Une provocation au moment où l’on pourchasse les emplois fictifs ?

Une église où l’on prie est une lumière qui brille dans les ténèbres du monde

En novembre 2013, une initiative pour faire vivre nos églises par la prière fréquente a été lancée sous l’appellation « Les Priants des Campagnes ». Certains d’entre vous vivent déjà cette communauté spirituelle.

Il a semblé utile de la faire évoluer vers une structure associative. Les « Priants des Campagnes » sont, depuis novembre 2015, une association déclarée, loi 1901. Outre les actions visant à promouvoir le renouveau de la prière dans nos églises rurales, son objet est de contribuer, par toutes actions et tous moyens, humains, spirituels, politiques, juridiques, matériels et financiers, à la conservation et la sauvegarde de tous lieux de culte constitutifs du patrimoine cultuel et culturel de la France et de ses territoires, en particulier des églises et chapelles et ainsi leur conserver leur vocation de lieu de prière commune.

L’influence dépendra sans doute de notre fidélité à la prière commune, mais aussi, et vous le savez, du nombre des adhérents : adhérents des campagnes et des petites villes mais également des grandes villes car il est normal et légitime que les catholiques des grandes villes puissent aider ceux du monde rural à conserver leurs églises. Pourquoi ne pas imaginer 1 million d’adhérents sur l’ensemble de notre pays pour témoigner que nos valeurs chrétiennes ne sont pas mortes et pour aider financièrement les paroisses ?

Vous pouvez envoyer un mail à [email protected] pour annoncer votre adhésion.

Nouvelle collection jeunesse au sein de La Nouvelle Librairie Editions

Anne-Laure Blanc est la directrice de la collection Jeunesse aux Éditions de la Nouvelle Librairie, nouvellement créée pour répondre au souhait de nombreux parents : que lire à leurs jeunes enfants, que faire lire aux plus grands ? Quand la lecture est de plus en plus concurrencée par d’autres activités – à commencer par une addiction néfaste aux écrans -, il s’agit d’offrir aux enfants des lectures qui vont vraiment les passionner. Que demandent-ils, ces jeunes lecteurs ? De l’aventure, du mouvement, de l’héroïsme, de l’humour aussi, et parfois quelques frissons.

De jeunes auteurs et des illustrateurs de talent ont accepté ce défi, heureux de pouvoir transmettre ce qui leur tient à cœur : une vision du monde dynamique, où s’expriment la joie de vivre, l’esprit d’aventure, l’enthousiasme propres à l’enfance. Les albums de la collection Jeunesse mettront ainsi les mythes fondateurs et les héros les plus célèbres de notre Europe à la portée d’un jeune public avide de découvrir un patrimoine immémorial. À la qualité des histoires répondra la beauté des illustrations : rien de mieux pour donner le goût de la lecture tout en forgeant des personnalités confiantes dans l’avenir !

Anne-Laure explique à Breizh-info :

Nous avons choisi de faire paraître simultanément quatre albums : « Athéna, la déesse aux mille facettes », par Gudrun Guillaume et Gallic ; « Les douze travaux d’Hercule », par votre servante et Willy ; « Brennos, le sanglier de Condate », par Jean-Baptiste Lapierre et Arnaud Josselin ; enfin, un album à colorier « Je découvre et le colorie les costumes européens », par Mathilde Beaudoire.

Qu’elle soit grecque, avec Athéna et Hercule/Héraklès, ou gauloise, avec l’histoire de ce sanglier bien décidé à devenir courageux, l’Antiquité est une source inépuisable d’aventures extraordinaires. C’est pourquoi nous avons choisi de mettre en images les mythes fondateurs les plus célèbres de notre belle Europe. Les enfants adorent entendre des récits où apparaissent des monstres vaincus par des héros auxquels ils s’identifient volontiers ! Ils aiment aussi les chevaliers, les explorateurs, les pays légendaires d’autrefois et de demain… Pour vous dire que nous ne manquons pas d’inspiration ! Cela dit, nos albums sont avant tout des albums « plaisir » à découvrir en famille, ce ne sont pas des livres scolaires. Pour les plus jeunes, ils seront lus à haute voix par les adultes. Puis les enfants pourront les déchiffrer eux-mêmes.

Ne pensez-vous pas qu’il manque une (ou des) revues jeunesse, pour contrecarrer les messages subliminaux que l’on peut apercevoir dans le journal de Mickey, Spirou, ou d’autres classiques pour enfants ? Est-ce un projet qui pourrait germer au sein de votre maison d’édition ?

Il existe un excellent magazine littéraire, TétrasLire, pour les 8 à 12 ans. De nombreuses familles lisent aussi La Hulotte, ou des revues centrées sur la nature. Idéalement, il faudrait au moins 4 revues, pour satisfaire les différentes tranches d’âge. Le projet « presse » demandera beaucoup d’énergie et de financements. Il dépasse pour l’instant nos modestes projets. Qui prend ?

Etes-vous à la recherche d’auteurs, de dessinateurs ?  Avez-vous un message à faire passer ?

N’hésitez pas à prendre contact avec nous si vous avez quelque talent littéraire, si vous connaissez bien la littérature de jeunesse, ou si vous maniez pinceaux et crayons comme d’autres leurs claviers. L’idéal, pour moi, est de constituer le bon binôme : il faut que le courant passe entre l’auteur et l’illustrateur, que chacun valorise le travail de l’autre. Les règles du jeu de l’édition « alternative » sont les mêmes que celles des éditions mainstream – mais avec cent fois moins de moyens. Soyez donc exigeants mais aussi militants et bienveillants ! Notre projet est de publier, dans un premier temps, entre 4 et 8 albums par an. Le message ? De la qualité, de la beauté, de l’humour, du dynamisme. Pas question de faire de la littérature « édifiante » ou moralisatrice qui ne serait que le reflet inversé de ce qui paraît trop souvent aujourd’hui. Des récits bien menés dans une langue correcte et vivante, une vision du monde énergique, où s’expriment la joie de vivre, l’esprit d’aventure et l’enthousiasme propres à l’enfance. La meilleure recette pour faire aimer la lecture aux enfants !

Fracture polonaise

Réaction de Bernard Antony à la présidentielle en Pologne :

La réélection d’Andrzej Duda à la présidence de la République polonaise est une magnifique victoire du patriotisme polonais, rempart de la liberté, contre lequel s’étaient pourtant massivement et fanatiquement liguées toutes les forces politico-médiatiques du « meilleur des mondes » totalitaire et de l’eurocratie en particulier.

Il n’était aujourd’hui que de constater d’abord le silence sur France-Inter puis les commentaires fielleux et rageurs sur cette victoire, présentée comme un semi échec voire un échec des forces conservatrices polonaises, refusant insupportablement la pourtant si nécessaire soumission au nouvel ordre mondial de la révolution sociétale L.G.B.T.

Au moment où monsieur Erdogan, l’arrogant néo-sultan ottoman, vient impudemment de retransformer en mosquée la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, on ne saurait oublier, comme le rappela saint Jean-Paul II dans son dernier ouvrage Mémoire et Identité, que ce fut

« Jean III Sobieski qui sauva l’Europe du danger ottoman à la bataille de Vienne en 1683. Victoire qui éloigna ce danger de l’Europe pour une longue période ».

La Pologne atrocement écrasée en 1939 par les forces conjointes d’Hitler et de Staline puis se libérant ensuite dans les années 1985-1990 de la longue oppression de l’ordre rouge, s’avère encore aujourd’hui magnifiquement une admirable patrie où s’incarnent puissamment les forces de la foi, de la liberté, du respect de la vie et de la dignité humaine.

Aussi, pouvons-nous toujours scander avec joie : « Nous sommes tous des catholiques polonais ! »

Mais Yves Daoudal estime qu’il y a une bonne et une mauvaise nouvelle :

La bonne est que Andrzej Duda est réélu président de la République, avec 51,2% des voix. La mauvaise est que son concurrent Rafał Trzaskowski a obtenu près de 10 millions de voix, soit presque un tiers des électeurs inscrits. Or Trzaskowski n’est pas un candidat libéral comme avant.

Dans les élections précédentes, les Polonais avaient le choix entre un candidat plutôt conservateur plutôt national pour la vie et la famille, et un candidat plutôt libéral européiste partisan du statu quo « sociétal ». Mais avec Trzaskowski c’est tout autre chose. L’homme est à l’extrême gauche de la Plateforme civique, ce qui chez nous correspond au centre droit, mais qui en Pologne était jusqu’ici marginal.

Sans doute un certain nombre de Polonais ont voté pour lui par souci « démocratique » d’« équilibre des pouvoirs », parce qu’il n’est pas bon que tous les pouvoir soient au même parti, et blablabla. Et aussi pour que, avec un président européiste (tout en gardant le même gouvernement) la situation soit moins tendue avec Bruxelles. Mais les électeurs ne pouvaient pas ne pas savoir que l’homme est un militant LGBT fanatique… Il est donc inquiétant que tant de Polonais aient voté pour ce bobo décadent, même s’ils ne pensaient pas voter pour la décadence bobo. Et ce qui est inquiétant aussi est que ce vote est dans la ligne des scrutins précédents, tendance très visible lors des dernières élections législatives : la campagne reste très majoritairement attachée aux traditions polonaises, mais il y a désormais une fracture avec les villes (et Trzaskowski est maire de Varsovie). Les campagnes ont voté à 63% pour Duda, les villes à 66% pour Trzaskowski. J’avais souligné cette évolution lors des élections locales de 2018 (malgré la forte progression du PiS).

Nos compatriotes sont fondés à penser que la représentation médiatique ne les considère plus

Interrogé dans Le Figaro, Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, indique :

Je reste étonné que si peu d’intérêt médiatique et politique ait été accordé à l’abstention qui est l’événement majeur des élections municipales : c’est plus de 20 points au-dessus du niveau atteint en 2014, alors même que l’on parlait déjà, et à juste titre, d’un record. Certes, la crainte du virus explique une part importante de cette abstention, d’autant plus que le 12 mars, le chef de l’État annonçait le confinement. […] Mais pour autant, ce serait se rassurer à bon compte que de rabattre la cause de l’effondrement de la participation sur la seule crise sanitaire. Elle amplifie ou précipite une tendance plus profonde et d’autant plus préoccupante. […]

[L]a représentation médiatique est l’autre organe malade de notre démocratie : d’un côté, le monde médiatique semble vouloir ignorer ou minorer des réalités qu’il ne comprend pas où qu’il réprouve, tandis que, d’un autre côté, il se montre déterminé à promouvoir des irréalités dans lesquelles il nous demande de nous reconnaître. Ce mécanisme exerce une double violence. C’est un supplice pour le public qui n’a plus d’autre choix que de ne pas écouter et de chercher sur les réseaux sociaux la représentation du monde qui fait sens. À l’occasion des élections municipales, la « vague verte » était annoncée dans la presse dès janvier 2020. Le soir et le lendemain du second tour, c’est encore la « vague verte » qui fait la une de tous les médias. Or, il n’y a pas de « vague verte » , notamment en raison d’une abstention historique qui aurait dû constituer le principal sujet des commentaires. Songeons que, lorsque des Français votent pour des partis protestataires, ils écopent d’une condamnation morale, mais lorsqu’ils s’abstiennent, même massivement, leur absence n’est qu’à peine remarquée. Nos compatriotes sont fondés à penser que, décidément, la représentation médiatique ne les considère plus. […]

Le retour au niveau de participation électorale qui mettrait notre démocratie à l’abri d’un accident électoral ne se fera pas sans le relèvement de ces fonctions de communication. Il faut s’interroger sur la manière dont la production de ces représentations peut brouiller ou déformer l’image de la réalité, et avec quelles conséquences. Ainsi, par exemple, pourquoi les problèmes de délinquance ou les enjeux d’immigration ne parviennent-ils décidément pas à figurer au rang des questions légitimes? Pourquoi faut-il se résigner au choix de n’en rien dire ou d’en faire le sujet d’un débat outrancier? Ou encore, si l’on peut comprendre l’écho médiatique donné à l’hommage aux soignants, bien légitime, pourquoi ce silence lorsqu’il s’agit des agriculteurs et des routiers qui ont su remplir ensemble le premier des services publics, le plus essentiel de tous, qui est de nourrir le pays? Comment comprendre les règles qui président au fonctionnement de notre débat public? […]

Comme au temps du nazisme, la personne humaine n’est plus soignée, mais est un sujet d’expérimentation

De l’abbé Pattyn, curé de La Trinité en Beaujolais :

Depuis quelques jours, dans un blackout médiatique total – quels médias en ont dit ne serait-ce qu’un mot ? – les députés travaillent sur la révision de la loi dite de bioéthique, qui n’a vraiment rien d’éthique. Mensonge éhonté !

On aurait pu s’attendre à ce que le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif se consacrent à plein, dans la crise sanitaire et la crise écono- mique, au bien commun : redonner de la confiance aux citoyens, des moyens pour la santé, des soutiens aux activités économiques, locales comme nationales, se remettre en question sur la gestion de la crise.

Las, le système politique en place, pointé et retoqué quatre fois, en quelques mois, par le conseil constitutionnel ou le conseil d ’Etat, pour ses lois liberticides – sur les rassemblements privés, la liberté de culte, le droit de manifester, la loi Avia – vient repousser encore les digues de l’indécence la plus infâme sur la dignité de la vie humaine : mise en place du dépistage prénatal pour éliminer tout enfant handicapé dans le ventre de sa mère, création d’embryons chimères humain-animal pour expérimentation, autorisation de conception de bébés médicaments pour obtenir des cellules aptes à guérir d’autres enfants, autorisation d’échanger les gamètes entre deux compagnes pour obtenir « deux mères », autorisation de créer des enfants sans père…

Et tout cela, remboursé par la sécurité sociale ; comme au temps du nazisme, la personne humaine n’est plus soignée, mais est un sujet d’expérimentation : la médecine est dévoyée, la population manipulée.

M. Macron vous aviez parlé de chaos si votre adversaire était élue ; peut-être. Sur le respect de la Vie, la dignité humaine ou la transparence, le chaos, le scandale, l’inadmissible, sont là : vous en portez la responsabilité et aussi tous ceux qui vous soutiennent et collaborent à cette action. Honte !

Une fois encore la parole politique se trouve discréditée

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

La crise conjuguée de l’Eglise et de l’école est passée par là et, depuis, l’habitude s’est perdue : finie l’époque où les hommes publics, et les politiques en particulier, faisaient leurs classes chez les « bons pères ». Finies ces humanités qui savaient infuser dans l’intelligence des élèves, tout un écosystème judéo-chrétien où l’engagement était honoré, le mensonge défendu et la parole d’homme considérée. Que ce soit chez les jésuites ou avec les frères des écoles chrétiennes, toutes les petites têtes blondes de la génération Mitterrand (s’il est encore permis d’utiliser l’expression « têtes blondes ») ont eu l’occasion de recevoir un enseignement moral sérieusement mâtiné de christianisme. Du reste, des hussard noirs de la République aux curés ensoutanés, de la laïque aux écoles religieuses, les petits écoliers français avaient pour point commun de recopier dans leur cahier en dessous de la date, dès la première heure du matin, la leçon de morale du jour résumée par le maître en une courte sentence inscrite au tableau. « On s’assure des jours heureux en honorant ses parents », « Savoir remercier est vraie noblesse », « Le menteur n’est jamais écouté, même quand il dit la vérité ». De l’Evangile au décalogue, des fables de La Fontaine aux fabliaux du Moyen-Âge, il s’agissait de méditer ou d’intégrer une leçon de vie. Ainsi par exemple, on pouvait narrer aux élèves l’aventure tragique d’un pauvre ivrogne qui avait promis-juré de ne jamais boire une seule goutte d’eau. Hélas, l’histoire raconte que le brave homme, à l’issue d’une soirée particulièrement arrosée, revint chez lui dans un état si critique que le malheureux chuta dans une fontaine sur la place du village… au point de s’y noyer. Dans ce petit fabliau, la morale à enregistrer, d’une simplicité enfantine, est bien connue : « Il ne faut jamais dire : ‘Fontaine, je ne boirai pas de ton eau’ ».

Les litanies des fausses promesses

Il n’empêche : à surfer sur les réseaux sociaux à l’issue du récent remaniement gouvernemental, il semble que Roselyne Bachelot et Eric Dupond-Moretti n’aient pas bénéficié d’une telle leçon. A moins que sur les bancs du primaire, ils aient été plus proches d’un Clotaire que d’un Agnan lorsqu’il s’agissait d’apprendre les principes rudimentaires d’une droite conduite. On a vu revenir en effet à la surface des écrans ces jours derniers, toute une litanie de leurs interventions passées qui prête à sourire aujourd’hui. Ainsi en avril 2018, sur LCI, Maître Dupond-Moretti affirmait d’un air badin à la journaliste Audrey Crespo-Mara, : « Personne n’aura jamais l’idée sotte, totalement saugrenue, incongrue, invraisemblable de me proposer de devenir ministre de la justice » et de poursuivre : « Je n’accepterai jamais un truc pareil », au motif notamment qu’il ne s’agit pas là de son métier et qu’il « faut en avaler des couleuvres pour faire de la politique. C’est une discipline, un exercice, je n’en ai pas les compétences ». Du côté de Roselyne Bachelot, les archives s’avèrent encore plus croquantes et généreuses. En février 2016 sur BFM TV au micro de Jean-Jacques Bourdin, la jeune retraitée du monde politique avoue avoir fait son temps et se sentir « beaucoup trop vieille ». En octobre 2016, invitée du grand journal sur Canal +, elle insiste en parlant d’une « décision irrévocable ». En septembre 2017 dans l’émission C à vous, celle qui est devenue chroniqueuse radio parle de son départ de l’arène politique comme d’un « aller sans retour ». En octobre 2017, sur le plateau de Laurent Ruquier, l’ancienne ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy répétera à trois reprises, tel Pierre l’apôtre, l’adverbe « jamais » pour certifier son refus de s’asseoir de nouveau à la table du pouvoir. Pour le Huffington post, en décembre 2017, elle insistera : revenir en politique lui semble « totalement inconcevable », « on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve », précise-t-elle. Plus intéressant encore, déjà en 2014, sur la chaîne parlementaire, alors que Serge Moati lui glissait qu’elle aurait dû être ministre de la culture, Roselyne Bachelot répond avec aplomb : « Comme disait l’un de mes amis, tu aimes trop la culture pour en être la ministre ». En mai 2020 avec les Grosses Têtes sur RTL – il y a donc seulement deux petits mois – elle qualifiera même de « cauchemar » la simple éventualité d’un retour en politique.

Plus que du « vivre ensemble », l’impérieux besoin d’un « parler vrai »

Alors que l’un et l’autre se retrouvent dans des postes qu’ils se sont pourtant défendus dans le passé de pouvoir un jour accepter, ceux qui nous gouvernent ont-ils seulement conscience du spectacle qu’ils renvoient ? Du discrédit porté, une fois encore, après de telles postures, à la parole politique ? Avant de prétendre vouloir « vivre ensemble », les hommes ne devraient-ils pas commencer impérieusement par adopter un « parler vrai » ? Comment croire un menteur qui affirme ne mentir jamais ? Comment faire confiance aux promesses prononcées par ceux-là qui ne tiennent pas les leurs ? L’honnêteté intellectuelle seule permet l’établissement d’un véritable dialogue. L’une et l’autre représentent les véritables garde-fous contre les périls générés par de vains serments ou des postures relativistes et changeantes. D’un Tapie à un Le Pen père, d’un Georges Marchais à un Eric Zemmour, le bon sens populaire reconnaît toujours les siens. La terre ne ment pas, l’authenticité non plus. Sur le long terme, les hommes préféreront toujours ceux qui persévèrent à dire ce qui les habite, fût-ce au risque de déplaire. Au fond du coeur humain, il y aura toujours une place pour estimer ceux qui communient au courage des convictions, quand bien même ils penseraient à tort. Finalement, l’attitude qui consiste à aller au bout de son raisonnement, quitte à ruer dans les brancards ou verser dans l’erreur, rencontre souvent moins d’opposition dans la foule que la posture consensuelle qui s’attache à adopter un discours convenu et éthéré…

Dalida avait vu juste

Le « parler vrai », se refuser de dire : « Moi ? Jamais ! ». Autrement dit, admettre en soi la possibilité de se tromper. Ne pas chercher à se croire infaillible. Tous les dimanches, le prêtre prêche la parole de Dieu. Il rappelle et transmet à la foule présente dans la nef les promesses que le Christ a assurées en récompense d’une droite vie. Le prêtre est-il digne de jouer ce rôle de porte-parole du Ciel ? Le prétendre reviendrait à signer son arrêt de mort en crédibilité. Cependant, avant de monter à l’autel, le célébrant bat sa coulpe, confesse sa fragilité. Il admet qu’il siège parmi les pécheurs. Il n’a pas pour but de faire croire à ses fidèles qu’il appartient à la race des héros. Au contraire, il avoue la pauvreté de son âme, parfois traversée d’incohérences et de faiblesses. Mais lorsqu’il prononce l’homélie, son assurance vient d’ailleurs. La foi dans le message qu’il communique, il ne la tient pas de lui-même mais de la force intérieure du messager : Jésus lui-même.

De la même façon, dans le domaine des affaires publiques, plutôt que de promettre à la société tout et son contraire en affirmant péremptoirement « Moi ? Jamais ! », le personnel politique ferait bien de commencer par reconnaître sa petitesse, et ses possibles insuffisances. Au service de l’amour, comme du Bien Commun, nul besoin de « parole, parole, parole… », de répéter « encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots… ». Dans les affaires de coeur comme dans celles de la Cité, pour bâtir, pour s’engager, pour y croire, seuls comptent les paroles d’homme et les mots justes.

Marlène Schiappa vante son prix de la laïcité du Grand Orient de France

Ce matin, sur les ondes de BFMTV et de RMC, le ministre de la très maçonnique citoyenneté (rattachée au ministère de l’Intérieur), a expliqué à la journaliste Apolline de Malherbe, la question des “valeurs”, parmi lesquelles la laïcité (ou l’hallaicité ?), rappelant qu’elle avait reçu le prix de la laïcité du Grand Orient de France (GODF).

Une nouvelle école libre, à Chartres

Stella Maris est une nouvelle école primaire catholique (GS/CP/CE1/CE2), ouverte à tous et désireuse de transmettre aux enfants un enseignement intégral prenant en compte leur intelligence, leur personnalité et leur foi. La pédagogie s’appuie sur des méthodes qui ont fait leurs preuves et où le corps enseignant est solidement formé, avec de l’expérience et une vocation bien ancrée.

L’école ouvre en septembre pour sa première rentrée et a besoin de soutien pour accueillir le mieux possible tous les enfants.

 

Nos contemporains sont devenus des orphelins mal aimés

Extrait de l’homélie de Dom Hervé Courau, père abbé de Triors, le 11 juillet :

Mgr Gay il y a un siècle et demi a rédigé une belle prière bien connue qui éclaire la fécondité rayonnante de saint Benoît tout en encourageant notre temps inquiet et imprudent en ses débats publics :

Jésus, Vous êtes toujours un don universel. Si Vous prenez une âme, c’est un gain pour le monde entier. Où Vous commencez de régner, la paix commence de s’établir et la charité d’abonder. Vous êtes la délivrance, le bien-être, la fête du genre humain, et pour devenir bons et heureux, heureux de toute manière, nous n’aurions qu’à Vous recevoir, Vous qui ne demandez qu’à venir, Vous qui entrez par toute porte ouverte et frappez à toutes celles qu’on ne Vous ouvre pas.

Mais cela qui est magnifique n’empêche pas les ombres du temps présent que l’auteur déplore ainsi pour le sien :

Hélas ! Et l’on a peur de Vous, et l’on n’a peur que de Vous, et l’on Vous éconduit, et l’on Vous chasse ! On cherche la justice et on la réclame souvent à grands cris; on veut que les hommes soient assistés sinon aimés par les hommes ; et Vous qui êtes l’unique remède au mal d’où sort toute injustice, Vous qui êtes l’unique foyer des amours saints et généreux, source des vrais services, ils Vous excommunient de partout et ne souffrent même plus qu’on Vous nomme ! C’est un principe, dit-on, c’est un droit et une liberté, c’est le droit et la liberté même que de tout bâtir ici-bas sans Vous et hors de Vous, et de gouverner les hommes, abstraction faite de Vos doctrines.

Quelle tristesse, quelle déchéance !

Tandis que notre pays délibère sur le retranchement de la paternité et même son absence, cherchant à ratifier le divorce total entre le plaisir conjugal et la fécondité, comme des enfants sûrs d’être exaucés en s’appuyant sur l’amour du Père des cieux pour notre époque, nous recourrons au Père vénérable qui a si efficacement protégé l’Europe chrétienne au long des siècles. Demandons-lui que notre temps retrouve en les goûtant bien le sens et la douceur rassurante de la paternité, y compris charnelle, car nos contemporains sont devenus des orphelins mal aimés, orphelins sans l’avoir choisi. À de jeunes époux, Pie XII disait :

Être Père, c’est communiquer l’être, bien plus, c’est mettre dans cet être le mystérieux rayon de vie (19 mars 1941).

Avec saint Benoît, mettons-nous à l’école de Jésus qui, dans le Saint-Esprit nous apprend à dire, Abba-Père, à la suite de Notre Dame, la Servante du Seigneur qui nous fait dire le Fiat à l’amour offert, amen.

Les effets néfastes d’institutions basées sur un droit dévoyé au profit des majorités changeantes

De Louis, duc d’Anjou :

Le 13 juillet, l’Eglise catholique honore Saint Henri. Au-delà de la pensée et des vœux que la Princesse Marie-Marguerite et moi-même adressons à notre troisième fils, cette fête me ramène au souvenir des rois qui ont porté ce prénom ponctuant l’histoire capétienne depuis le XIème siècle. Je pense notamment au grand Henri IV, le premier monarque de la branche des Bourbons, mais aussi en cette année qui est celle du bicentenaire de sa naissance, au Comte de Chambord  qui aurait dû devenir Henri V.

Peu de princes sont aussi méconnus que ce dernier et voient leur pensée pareillement travestie. Pourtant, alors que la France se défait un peu plus chaque jour, que les Français sont toujours plus mis à la peine et voient leurs libertés chaque jour plus bafouées, la pensée de ce roi apparaît dans toute sa force et son originalité. Le Comte de Chambord a refusé avec courage et abnégation de « couronner la Révolution ».  Il avait déjà largement perçu les effets néfastes des nouvelles institutions basées sur un droit dévoyé au profit des majorités changeantes et pour lesquelles la souveraineté n’est plus un absolu. Pour Henri V il était encore temps, par la restauration de la monarchie traditionnelle,  de ne pas accepter les fausses valeurs issues d’idéologies qui ne mènent qu’à la mort et à la disparition de la société. Le drapeau blanc était le signe de cette rupture nécessaire. Sans doute moins perceptible à son époque,  cette rupture nécessaire est aujourd’hui d’une profonde actualité. Pour Henri V, à la suite de tous les rois de France, la fonction royale avait d’abord pour mission de contribuer au bien commun sans lequel il n’y a pas d’avenir possible. Cela est toujours vrai.

Bonne fête de Saint Henri à tous.

Pologne : Andrzej Duda donné vainqueur de la présidentielle

Le président conservateur polonais Andrzej Duda s’est félicité dimanche soir de son succès, devançant légèrement le maire libéral de Varsovie Rafal Trzaskowski au second tour de l’élection présidentielle de dimanche. Andrzej Duda recueillait 51,21% des voix devant Rafal Trzaskowski (48,79%), sur la base du dépouillement des bulletins dans 99,97% des bureaux de vote. Cette élection a connu un taux de participation très élevé pour la Pologne, de 68%.

Le président Duda, soutenu par le parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS, au pouvoir), a promis de défendre les aides sociales populaires mises en place par le PiS. Il a bénéficié du soutien ferme d’agriculteurs, ouvriers, chômeurs et retraités, alors que Rafal Trzaskowski a tenté de réunir un électorat bien plus disparate.

Le président sortant a fait une campagne polarisante, attaquant notamment le lobby LGBT, tandis que Rafal Trzaskowski est favorable aux partenariats civils entre personnes du même sexe. Sa décision de signer une déclaration de soutien aux LGBT a incité nombre de régions de l’est rural et le plus conservateur du pays à se proclamer “zones libres de LGBT”.

« La démographie est très importante. S’il n’y a plus d’Européens, tout est perdu »

Le Premier ministre Janez Janša déclare :

« Nous suivons tous ce qui se passe et je dois dire que c’est la même formule qui a été écrite dans le Manifeste communiste il y a 200 ans. Pour créer un monde nouveau, selon le communisme, il faut démanteler la nation, la famille, la propriété privée, les écoles privées et la religion. C’est ce qui se passe actuellement, à travers les médias, les universités, l’industrie culturelle, les institutions multinationales et certains partis politiques. Une chose qui a été partiellement mentionnée précédemment est que moins quelqu’un obtient de votes lors d’une élection, plus il ou elle prêche la démocratie, les valeurs, la manière de créer un nouveau monde. Il se passe quelque chose qui est habilement caché, mais quiconque connaît l’histoire et les concepts politiques peut clairement voir où nous allons ».

Selon lui, le défi stratégique le plus important pour l’UE est désormais sa démographie.

« Nous pouvons tout faire et même plus, mais s’il n’y a plus d’Européens pour partager les valeurs communes, tout est perdu »

Il a ajouté que les familles sont les cellules de base de la société et qu’elles doivent être protégées et soutenues, c’est pourquoi les politiques favorables à la famille pour les sociétés vieillissantes sont d’une importance stratégique.

« (…) Nous pouvons voir les conséquences de l’immigration, qui dans certains pays sont même irréparables ».

Le maire RN de Fréjus David Rachline élu 1er vice-président de la communauté d’agglomération avec le soutien des élus LR

Après la communauté d’agglomération d’Avignon, c’est la Communauté d’agglomération Var Estérel Méditerranée qui connaît une union des droites. Samedi, le maire LR de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier, a été élu président de la Cavem et le maire RN de Fréjus, David Rachline, premier vice-président de cette collectivité qui regroupe cinq communes de la Côte d’Azur.

Alors qu’il y a seulement 20 élus RN et assimilés dans l’agglomération, David Rachline a obtenu 41 voix.

Critiqué par quelques idéologues de LR, Frédéric Masquelier affirme avoir passé un simple accord avec “des maires démocratiquement élus” pour la “gouvernance” d’une agglomération aux compétences purement “techniques”.

“Je m’appuie sur un sondage de la Cavem réalisé par l’Ifop auprès de 800 habitants entre le 24 et le 29 juin qui montre que 80% des sondés veulent qu’on dépasse les oppositions politiques et 72% souhaitent que les élus de Fréjus aient des postes de vice-président“.

David Rachline estime pour sa part qu'”il n’y a pas d’accord politique mais une volonté partagée par l’ensemble des maires d’une gouvernance faisant fi des étiquettes politiques“.

En décidant de travailler ensemble, ces élus apprendront à se connaître, derrière les étiquettes, et préparent l’avenir.

Pape François : «Je pense à Sainte-Sophie et je ressens une grande douleur.»

L’Unesco a déploré la décision des autorités turques. Audrey Azoulay, directrice de l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a réagi indiquant

«regretter vivement la décision des autorités turques, prise sans dialogue préalable, de modifier le statut de Sainte-Sophie. Elle a fait part de sa profonde préoccupation à l’ambassadeur de Turquie auprès de l’Unesco». «Sainte-Sophie est une composante des Zones historiques d’Istanbul inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco».

La ministre grecque de la Culture a dénoncé une «provocation envers le monde civilisé».

La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, dit «déplorer» cette décision qui remet en cause «l’un des actes les plus symboliques de la Turquie moderne et laïque».

Du côté des Etats-Unis, Washington s’est avoué «déçu» par cette décision.

«Nous prenons acte de l’engagement du gouvernement turc de garantir un accès à Sainte-Sophie à tous les visiteurs, et nous avons hâte de voir ses plans de gestion de Sainte-Sophie pour qu’elle reste accessible à tous sans entrave».

Le patriarche de Constantinople, Bartholomée, avait averti que le changement de statut de Sainte-Sophie risquerait de créer une fracture entre l’Est et l’Ouest. Le patriarcat de Moscou a également réagi, disant regretter que les «voix de millions de chrétiens n’aient pas été entendues».

Lors de l’Angélus à Rome, le Pape François a prononcé ces quelques mots:

«la mer amène ma pensée un peu plus loin: à Istanbul. Je pense à Sainte-Sophie et je ressens une grande douleur.»

Grand remplacement et ségrégation

Le site France Stratégie étudie la “ségrégation” et la “concentration” dans 55 agglomérations françaises, le tout très officiellement puisqu’il s’agit d’une institution rattachée au Premier ministre. On y découvre, du moins pour ceux qui niaient encore le phénomène du grand remplacement de population, l’évolution de la part de la population d’origine extra-européenne chez les 0-18 ans dans les grandes villes françaises. Le site permet de constater l’évolution de la présence de l’immigration extra-européenne dans de nombreuses « Unités Urbaines ». Il suffit de choisir la ville. Exemples :

Part des enfants d’immigrés parmi les enfants en Seine St Denis :

La Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine a un nouveau Supérieur Général

L’abbé Fabrice Loiseau, en raison de son état de santé suite à des difficultés cardiaques ayant nécessité deux coronographies, a décidé de remettre sa démission de supérieur de la communauté à Mgr Dominique Rey.

Comme le nombre de membres engagés définitivement n’était pas suffisant pour faire une chapitre général, Mgr Rey a consulté l’ensemble des prêtres et frères engagés définitivement et a nommé l’abbé Jean-Raphaël Dubrule supérieur de la communauté jusqu’au prochain chapitre. L’abbé Loiseau demeure curé de la paroisse Saint-François-de-Paule.

Les abbés Eloi Gillet et Matthieu Bévillard sont nommés membre du Conseil de la communauté. L’abbé Hugues de Franclieu est nommé économe.

Agé de 41 ans, l’abbé Dubrule est originaire de Versailles. Après quelques années au Séminaire Saint-Pierre de Wigratzbad (FSSP), il est entré dans la communauté à sa fondation comme séminariste en 2005 et a été ordonné prêtre en 2007. La communauté compte 8 prêtres et 19 séminaristes ou frères, est présente dans 4 diocèses (Toulon, Marseille, Lyon et Strasbourg).

La Hongrie ferme ses frontières

La Hongrie va interdire mardi l’accès à son territoire aux ressortissants des pays africains comme d’Amérique du Sud, de la plupart des pays asiatiques et de certains États européens, son gouvernement invoquant dimanche la recrudescence mondiale des cas de coronavirus. Le chef de cabinet du Premier ministre Viktor Orban, Gergely Gulyas, a expliqué :

«Nous devons préserver notre sécurité afin que le virus ne soit pas introduit de l’étranger. Le taux d’infection chez nous est en baisse et nous voulons que cela reste ainsi».

En Europe, cette mesure concerne l’Albanie, la Bosnie, la Macédoine du Nord, le Kosovo, le Bélarus, le Monténégro et l’Ukraine.

François-Xavier Bellamy, qui a rencontré Viktor Orban la semaine dernière, a déclaré :

«Pendant la crise du coronavirus, on a entendu que Viktor Orban aurait quasiment aboli la démocratie en Hongrie alors qu’en réalité, sa loi sur l’état d’urgence contenait des dispositions assez semblables à celles votées en France. Elles ont d’ailleurs été suspendues en Hongrie alors qu’elles ne le sont pas encore dans notre pays».

Première campagne de restauration de reliques du Diocèse de Fréjus-Toulon

Accompagnant le retour de la dévotion envers les reliques constaté depuis quelques années, le Diocèse de Fréjus-Toulon a procédé en 2020 à sa première campagne de restauration de reliques sous sa garde.

Les Archives diocésaines, en collaboration avec la Commission d’Art Sacré et la Chancellerie, accompagnent le retour de la dévotion pour les reliques constaté depuis quelques années. A cette fin, elles ont entrepris l’inventaire et la restauration de reliques conservées à l’évêché afin de les remettre à la disposition des paroisses.

Plusieurs centaines de reliques ont en effet échoué à l’évêché selon diverses circonstances : Révolution, persécutions, dons etc. Certaines sont parfaitement identifiées, d’autres non ; mais chacune mérite de notre part le même respect comme « trace matérielle de la foi » et à ce titre objet de la dévotion de nos aïeux.

Cette première campagne de restauration introduit la démarche « Adopte un saint » que les Archives diocésaines développeront progressivement : les bienfaiteurs de ces reliques, que ce soit pour leur restauration ou la fabrication de leurs futurs reliquaires, pourront ainsi nouer un lien charnel et spirituel avec le saint qu’ils auront contribué à exhumer de l’oubli.

L’histoire de l’abbaye de Fleury jusqu’à aujourd’hui

L’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, aussi appelée abbaye de Fleury, se situe près d’Orléans. Cette abbaye bénédictine n’est pas toute jeune et possède même une très longue histoire qui débute il y a 1400 ans ! Connaissez-vous les grandes épreuves que l’abbaye a dû subir pendant tout ces siècles ? Saviez-vous que les moines réalisent aujourd’hui de délicieux bonbons artisanaux  ?

Installez-vous confortablement, Divine Box vous raconte toute leur histoire dans cet article !

L’histoire ancienne de l’abbaye de Fleury

Tout commence en 630, lorsque deux colonies de moines s’installent alors à cent mètres l’une de l’autre, à 30km d’Orléans. Elles fusionnent rapidement ensuite pour donner abbaye de Saint-Pierre de Fleury. C’est alors l’une des premières abbayes en Gaule à suivre la règle de saint Benoît !

Le deuxième abbé de Fleury, Mommolin, semble avoir une vision mystique de saint Benoît. Il nomme alors Aigulfe, un de ses moines, à la tête d’une expédition en Italie pour rapporter à l’abbaye de Fleury le corps de saint Benoît ! Ce dernier repose en effet à l’époque dans le monastère abandonné du mont Cassin.

Malgré l’opposition du Pape, l’expédition est un succès, et les reliques de saint Benoît arrivent à l’abbaye de Fleury en 655 ! L’abbaye prend alors naturellement le nom de… Saint-Benoît de Fleury, et connaît un rayonnement rapide. Et notamment dans ses fonctions d’enseignement et de copie de manuscrits : c’est l’un des lieux les plus actifs du monde occidental pendant presque quatre siècles. Et les moines semblent tenir une école dès le VIIe siècle…

Ci-dessus, les reliques de Saint Benoît, fondateur du monachisme occidental, encore aujourd’hui à l’abbaye de Fleury.

Pillages et reconstruction : l’abbaye doit se maintenir !

À partir du IXe siècle, les choses vont malheureusement se gâter avec les invasions normandes : pillages à répétitions, vol des récoltes, destructions partielles des bâtiments et autres incendies. Heureusement, les moines ont quand même, à chaque fois, pu préserver ou cacher les reliques de saint Benoît juste à temps. Ouf, c’est déjà ça !

Mais le monastère est en ruine, et la population dans la misère, ce qui ne facilite pas la vie des moines, déjà bien éprouvante à cette époque… Allez, courage !

Du IX au XIIIe siècle, c’est l’apogée

Une fois le calme rétabli, les restaurations des bâtiments peuvent commencer et le rayonnement de l’abbaye de Fleury reprend de plus belle jusqu’au début du XIIIe siècle. L’abbé Abbon (futur saint !) donnera en effet une forte impulsion intellectuelle. D’abord il écrit lui-même de nombreux ouvrages de référence à l’époque sur la grammaire, la dialectique, la cosmographie, le comput, les mathématiques, la liturgie, le droit canon et l’histoire ecclésiastique. Mais il permet aussi l’accueil à l’abbaye de nombreux écrivains, historiens et poètes, et développe l’école existante à l’abbaye.

Les moines sont également connus pour leur calligraphie et leurs enluminures, faisant de la bibliothèque et du scriptorium de l’abbaye une référence en Occident. Le Pape de l’époque aurait même commandé un missel à l’abbaye ! On est en pleine réforme de Cluny, donc ça dépote…

Ensuite, l’abbé Gauzlin, successeur d’Abbon, permit un rayonnement artistique notamment après l’incendie de 1026, en initiant les premiers travaux de reconstruction de l’abbaye. Une partie de la basilique actuelle, terminée en 1218, est d’époque ! Idem pour la fameuse « tour-porche » de l’entrée de l’abbaye, « un exemple pour toute la Gaule », terminée entre 1020 et 1035.

En 1108, l’abside (le fond de l’église), la crypte et le chœur sont achevés et consacrés. L’abbaye peut alors dignement accueillir le tombeau du roi de France Phillipe Ier, qui avait préféré se faire enterrer à l’abbaye de Fleury qu’à la basilique Saint-Denis. Par amitié pour les moines sans doute, par humilité aussi peut-être…

Pendant ces siècles d’apogée, l’abbaye a aussi un grand rayonnement financier. En effet :

  • l’abbaye fait office d’établissement de crédit pour assurer les réparations dues aux nombreuses crues de la Loire.
  • elle abonde la population de ses réserves lors des périodes de famine.
  • les moines construisent et assurent un hôtel-Dieu pour accueillir et soigner les pauvres.

Ainsi, au début du XIIIe siècle, l’abbaye compte 60 religieux sur place, et 110 dans des petits prieurés avoisinants. Ca en fait du monde !

La fameuse tour-porche de l’abbaye de Fleury.

Conflits et révolutions, l’abbaye de fleury est menacée

À partir du XIVe siècle malheureusement les temps sont durs. Revenus en baisse, bâtiments démolis par les anglais durant la guerre de Cent Ans (1337-1453), incendie ravageur, rançons à payer… En 1415, les moines ne sont plus que 24 sur place : ce n’est pas glorieux !

À la fin du XVe, le régime de la commende met à la tête de l’abbaye de grands seigneurs, a priori très détachés de l’exigence spirituelle de la vie monastique. Et même si les premiers sont élus par la communautés et exercent une gestion saine, les suivants s’avèrent assez vite davantage préoccupés par les bénéfices que par les offices. Et le dépérissement de la discipline vient tout naturellement…

Plus tard, les nombreux conflits et pillages des Guerres de Religion (1562-1598) ne vont faire qu’empirer les choses. L’abbaye de Fleury est ainsi ruinée, et les effectifs s’effondrent. Ce n’est pas la joie…!

Le tympan conservé de la porte de l’abbatiale de l’abbaye de Fleury.

Ora beaucoup, labora un peu

Malgré tout, un semblant de relance arrive mi-XVIIe siècle avec Saint-Maur, une congrégation très en vogue à l’époque, et particulièrement tournée vers le travail intellectuel et la beauté de la liturgie. Les moines embellissent alors l’église, enseignent la théologie, rassemblent une grande bibliothèque, construisent de grands bâtiments etc… Bref, on pourrait y croire !

Mais malheureusement ce n’est que de courte durée, et la Révolution signe la fin de près de 12 siècles d’Histoire ! Les derniers moines, déjà peu fervents, quittent l’abbaye, qui devient pour certains une carrière de pierres… Triste sort !

L’abbaye termine dans les mains d’un certain Benoît Lebrun, architecte parisien installé à Orléans, qui avait pour projet d’en faire une manufacture. Mais quand le projet capote, il démolit les bâtiments, puis vend les terres à un suivant…

La renaissance de l’abbaye de Fleury

Dès 1850, Félix Dupanloup, évêque d’Orléans, souhaite restaurer la vie bénédictine, neutralisée depuis la Révolution, mais sans y parvenir… La bonne nouvelle arrive en 1935 quand la communauté de la Pierre-Qui-Vire, rentrée d’exil quinze ans plus tôt, rachète les terrains de l’abbaye de Fleury, et y envoie ensuite 13 moines en octobre 1944 !

Et hop, l’observance étant rétablie et les reliques préservées, les reconstructions des bâtiments peuvent commencer. Chouette !

Ci-dessus, frère X. en pleine fabrication des bonbons au miel de l’abbaye de Fleury !

Abbaye de fleury : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, l’abbaye Saint-Benoît-sur-Loire (Fleury) compte 32 moines bénédictins qui vivent toujours selon la règle de saint Benoît : « Ora et Labora » : Prière et Travail.

Ils prient ainsi 6 fois par jour (premier office à 6h30), et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance grâce à leur artisanat monastique de bonbons. Entre les touristes (plus de 100.000 par an), la fabrique de bonbons artisanaux, la peinture sur porcelaine, la boutique, l’hôtellerie, les tâches ménagères, la cuisine etc… autant vous dire qu’ils ne chôment pas !

Bien connue pour ses bonbons, l’abbaye de de Fleury est en effet la seule abbaye française qui produit des bonbons de A à Z, le processus étant très complexe… On vous recommande notamment leurs pastilles miel-sapin ! Le frère en charge de la confiserie forme même d’autres abbayes !

Les petits moinillons, qui font la renommée de l’abbaye de Fleury.

Et pour découvrir les bonbons de l’abbaye de Fleury ?

Le mieux est bien sûr de se rendre sur place : Abbaye de Fleury, Place de l’Abbaye, 45730 Saint-Benoît-sur-Loire. Mais si ça fait un peu loin pour vous, vous pouvez cliquer ici pour acheter en ligne les bonbons de l’abbaye de Fleury !

Viviane Lambert : “je suis prête à pardonner”

Un an après la mort de Vincent Lambert, sa mère témoigne sur France Info :

Viviane Lambert :

On est profondément marqués. Moi, je suis en dépression et vous savez, notre santé est tombée bien bas. Je ne me tairai pas, je dirai les choses jusqu’au bout, jusqu’à mon dernier souffle s’il le faut. Ça a été fait dans de très, très, très mauvaises conditions. On a vu notre fils agoniser pendant ces nombreux jours, on l’a vu râler, on l’a vu suffoquer et ça, c’est abominable. J’en rêve toutes les nuits. Ça s’est un peu apaisé la nuit, mais c’est traumatisant. En plus, on a eu des obsèques en trois jours. Vincent est décédé le 11, il a été inhumé le 13 ! On n’a même pas pu assister à sa mise en bière, et ça, c’est insupportable. C’est injuste. On nous a toujours menti, on nous a méprisés même. Donc non, on ne peut pas aller bien. Que voulez-vous ? Moi, je n’arrive pas à rentrer dans mon deuil.

Vous ne parvenez pas à accepter l’arrêt des soins ?

Non, non, non ! On a supprimé mon fils, on l’a supprimé ! Il n’était pas en fin de vie ! Il n’était pas en mort cérébrale, mon fils ! Non, jamais j’accepterai qu’on ait tué mon enfant. Vincent n’était pas en fin de vie. Pourquoi eux prennent la décision de le supprimer ? Même s’il n’y avait pas d’amélioration, on ne jette pas les gens comme un Kleenex ! Comment se permettent-ils de prendre la décision à sa place ? Vincent était infirmier, il aurait pu laisser des directives anticipées. Il le savait. Jamais, jamais.

La mort de Vincent vous apporte-t-elle cependant un peu d’apaisement ?

Aujourd’hui, je me dis qu’il est parti dans un meilleur monde. J’ai la foi, je n’ai pas honte de le dire. On nous a assez critiqué parce qu’on avait la foi. On nous a traité d’intégristes, mais voyez, j’ai l’espérance.

Pour vous, était-il concevable que Vincent reste dans le même état des années et des années encore ?

Concevable, on n’avait pas choisi. Vincent non plus ne l’avait pas choisi. Ça n’arrive pas qu’aux autres. Il y avait plusieurs personnes qui voulaient nous prendre dans des maisons spécialisées. Vincent n’aurait pas fait un centenaire, ça aurait coûté moins cher que les journées d’hôpital. Jamais on a essayé de faire cet essai. Jamais.

Votre combat a eu l’issue que l’on sait. Avec le recul, regrettez-vous qu’il ait duré aussi longtemps ?

Vous savez, on ne l’a pas voulu. On aurait préféré que ça se passe beaucoup mieux. Nous étions tous unis. Ceux qui disent qu’on n’est pas unis, qu’ils viennent, je leur montrerai nos albums de photos. Et Dieu sait qu’on en a. Et quand je relis et que je revois les photos, je me dis quel gâchis ! Je suis très marquée par la division de notre famille. Ça m’a toujours pesé, mais ça me pèse de plus en plus. Nous avons l’âge que nous avons. Nous ne profitons plus de nos petits-enfants. On a acheté cette maison pour eux avec une piscine pour dire : “Quand ils viendront, ils seront contents, ils seront bien les enfants, petits-enfants.” Vous savez que pour nous, on ne l’aurait pas achetée avec la piscine cette maison. On ne voit plus notre petite-fille. Pourtant, on a toujours été présent. Moi je suis prête à pardonner, mais pour pardonner, il faut qu’on nous demande pardon aussi. Mais je suis prête, ma porte est ouverte. Moi je n’ai jamais coupé le fil. Je suis leur maman. Je les aime. Je souhaiterais bien, avant mon dernier voyage, les embrasser tous et être comme avant avec eux.

Le départ “volontaire” des Chartreux

Le Midi Libre consacre un article à la Chartreuse de Valbonne, monument historique du XIIIe siècle accueillant désormais de multiples activités.

Retraçant l’histoire de l’abbaye depuis sa fondation en février 1203, le journaliste écrit :

Après le refus des chartreux de se soumettre à la loi Combes et leur départ volontaire, le monument a été racheté en 1926 par l’association de Secours aux victimes des maladies tropicales, pour en faire la première léproserie de France. Le lieu a ensuite été transformé en maison de réhabilitation et de réinsertion.

C’est faux. La loi Combes du 1er juillet 1901 place les congrégations sous le contrôle de l’Etat. Les moines de Valbonne, ainsi que ceux des autres chartreuses de France, refusant de se soumettre, sont contraints à l’exil. Dom Gorce, dernier prieur, quitte Valbonne le 30 septembre 1901.

La belle histoire du jour

La photo d’un prêtre solitaire marchant le long de l’autoroute 81 aux Etats-Unis a suscité l’intérêt de milliers de catholiques cette semaine.

Trempée de pluie, l’image apparaît comme une œuvre d’art : le noir de sa soutane, chargé d’eau, pourrait être des traces de peinture à l’huile. Le prêtre, maintenant identifié comme étant l’abbé John Killackey, était coincé dans une file de voitures le long de l’autoroute après que six véhicules ont été impliqués dans un accident, en Pennsylvanie, le 8 juillet.

La circulation s’est apparemment arrêtée en raison de fortes pluies. Une voiture, ne remarquant pas la circulation à l’arrêt, a heurté le train de voitures et le conducteur a été grièvement blessé. Le père Killackey a marché entre les voitures et les camions, offrant de l’aide à ceux qui souffraient. L’abbé, membre de la Fraternité Saint-Pierre, a pu administrer les derniers sacrements à une personne, juste avant sa mort.

L’abbé Killackey venait de célébrer le premier anniversaire de son ordination. Il est vicaire de la communauté Mater Dei de Harrisburg en Pennsylvanie. Les paroissiens ont été touchés par son dévouement et son témoignage tout au long de sa première année et n’ont pas été surpris d’apprendre son acte héroïque sur la route. Veronica Cecot, paroissienne, a déclaré:

Nous sommes tellement bénis de l’avoir dans notre communauté religieuse.» «Priez pour le père, car je suis sûre qu’il doit être secoué par ce dont il a été témoin. Et priez pour tous les prêtres.

5000 églises en souffrance en France

Édouard de Lamaze, président de l’Observatoire du patrimoine religieux, estime dans la Revue des deux mondes que sur environ 35 000 églises et chapelles en France non subventionnées, 5 000 sont en état de souffrance, et que les collectivités locales, chargées de leur entretien, n’ont pas les moyens de les entretenir.

Amer constat devant des églises du XIXe siècle détruites, où faute de travaux d’entretien, il est devenu impossible de réparer des ans l’irréparable outrage, et partout dans nos villages de campagne des clochers tombés, des tuiles arrachées, des charpentes affaissées, ici la mérule qui s’est infiltrée, là c’est l’eau de pluie qui a fait ses ravages, parfois c’est le système électrique qui est défectueux, partout la même désolation des habitants et l’impuissance des pouvoirs publics locaux.

Certes, l’incendie de Notre-Dame de Paris a été une sorte d’électrochoc et aura permis de mettre en lumière la situation dramatique de nombre d’églises à l’abandon ou en danger, de réveiller les consciences… Pour autant, si les 86 cathédrales de France (plus les deux basiliques de Saint-Denis et Saint-Nazaire de Carcassonne, ainsi que l’église Saint-Julien de Tours) qui appartiennent à l’État depuis la loi de séparation de 1905 bénéficient à la fois de l’attention particulière des DRAC et de la vigilance des touristes qui les visitent souvent en grand nombre (Strasbourg, Chartres, Amiens, Metz, Albi…), le contraste est saisissant lorsqu’on observe le sort des innombrables églises des villes, et celui des communes rurales.

Les chiffres de la sélection anti personnes âgées dans l’épidémie de coronavirus

Lors de son audition par la Commission d’enquête parlementaire sur l’impact, la gestion, et les conséquences de l’épidémie du Covid-19, le 16 juin, le Pr Jérôme Salomon, Directeur général de la santé, a nié, sous serment, que les portes des réanimations ont été fermés aux résidents d’EHPADs.

Or, les chiffres sont sortis et ils sont accablants. Alors que la classe des plus de 75 ans rassemblait le plus grand nombre des patients hospitalisés (tous services), nous observons un effondrement de la proportion des +75 ans hospitalisés en réanimation, passée de 37% le 15 mars à 14% au pic de mortalité à l’hôpital (6 avril 2020). Une présence réduite qui n’a que très peu évolué par la suite (maintenue entre 15% et 19,5%). Cet effet de ciseaux ne peut s’expliquer que par une exclusion brutale des plus de 75 ans refusés à être admis en réanimation :

Un parti grec appelle à transformer la maison-musée d’Atatürk à Salonique en Musée du génocide des Grecs

La réponse du berger à la bergère, suite à la décision du Conseil d’Etat turc :

La tension est montée encore d’un cran entre Ankara et Athènes lorsque la Turquie a appris que les Grecs désiraient transformer la maison de Kémal Atatürk à Salonique (Grèce) en Musée du génocide des Grecs du Pont.

C’est Tanasia Milonas le responsable du parti politique grec « La décision de la Grèce » qui a proposé de transformer la maison-musée d’Atatürk à Salonique, en Musée du génocide des Grecs du Pont.

Le président turc Erdogan qui a proposé de transformer la basilique de Sainte-Sophie d’Istanbul -aujourd’hui musée- en mosquée, est offusqué que les Grecs proposent à leur tour de transformer le musée d’Atatürk…

« Nous pensons que nous devons donner un écho fort. Nous devons changer ce qui est considérée comme la maison à Salonique de Kémal Atatürk en musée de souvenir du génocide des Grecs du Pont » a affirmé dans un message T. Milonas.

On estime généralement que plus de 350 000 Grecs du Pont, sur la partie orientale de la Mer Noire furent victimes d’un génocide entre 1915 et 1920 dans cette partie de l’Empire ottoman.

Projet de loi ni bio ni éthique : les décryptages de Ludovine de La Rochère

Les débriefs de Ludovine de La Rochère sur le projet de loi bioéthique :

  • les manœuvres de Macron et une rentrée qui s’annonce bouillante

  • suite et fin des travaux de la Commission spéciale bioéthique

  • les premiers débats et votes de la Commission spéciale bioéthique

  • lancement de l’examen par la Commission spéciale bioéthique de l’Assemblée nationale

Avignon : Le maire divers droite de Vedène élu à la présidence de la communauté d’agglomération avec les voix du RN

Thierry Mariani déclare :

“Ce qui est impossible avant les municipales devient beaucoup plus facile après”. Il dénonce “l’hypocrisie de cette droite, qui avant le second tour se maintient à Carpentras et Avignon pour éviter que le RN l’emporte, et vient derrière réclamer notre soutien”.

Le maire divers droite de Vedène (11.000 hab), Joël Guin, a décroché la présidence de la communauté d’agglomération dès le premier tour. Il a réuni 39 voix, contre 29 pour le maire socialiste d’Avignon, Cécile Helle. Le RN n’avait pas présenté de candidat. Les conseillers communautaires LR/DVD ne sont que 19. Donc Joël Guin a forcément été soutenu par la grande majorité des élus RN (12).

Et pour cause : les maires RN de Morières-les-Avignon et du Pontet avaient donc noué un accord avec les élus divers droite. Le maire du Pontet, Joris Hébrard, a ainsi obtenu la deuxième vice-présidence du Grand Avignon, qui regroupe 16 communes. L’équipe de Louis Aliot, à Perpignan, se réjouit de cet “exemple”.

“Nous essayons aussi de nouer cette alliance avec les élus divers droite et sans étiquette de l’agglomération”.

L’élection à la présidence de “Perpignan Méditerannée Métropole” se tient aujourd’hui, samedi 11 juillet.

Un an après l’assassinat de Vincent Lambert, l’affaire se poursuit

L’appel des parents de Vincent Lambert suite à la relaxe, en janvier 2020, de son médecin qu’ils poursuivaient pour «non assistance en danger» sera examiné le 11 septembre par la Cour d’appel de Reims. Me Jean Paillot, l’un des deux avocats des parents Lambert, précise :

«Le Dr Sanchez ne peut plus être condamné pénalement mais il peut encore payer des dommages et intérêts». «Oui, nous nous acharnons ! Mais qui s’est acharné contre Vincent ? (…) La mort de Vincent est un symbole de la déconfiture de la justice française, une honte pour notre pays. Pourvu qu’elle n’ait pas servi à rien».

L’audience du 11 septembre ne signe pas la fin de l’affaire. Un dossier déposé auprès du comité des droits de l’Homme de l’ONU par les avocats des parents doit encore être étudié.

«Nous avons déposé nos conclusions en janvier. Nous attendons maintenant celles de l’Etat français qui n’a pas l’air d’être pressé».

En attendant, les partisans de l’euthanasie repartent à l’attaque. Le neveu de Vincent Lambert crée une association autour de la fin de vie tandis que Jean-Luc Romero demande un changement de la loi, alors que pendant le confinement, bon nombre de personnes âgées ont été abandonnées.

A l’occasion du 1er anniversaire du décès de Vincent Lambert le 11 juillet, des messes seront célébrées pour le repos de son âme, en particulier :

La basilique Saint-Sophie va être reconvertie en mosquée

Le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative de Turquie, estime, dans un arrêt, qu’aucune objection ne s’oppose plus à rendre à la basilique Sainte-Sophie le statut de mosquée qu’elle avait perdu en 1934.

Le gouvernement islamiste d’Erdogan n’avait cessé de l’exiger et avait multiplié ces dernières années des provocations en faisant célébrer le culte musulman dans cet insigne monument de la chrétienté devenu musée.

Le sultan Erdogan, qui rêve de recréer l’empire ottoman, avance ses pions, ne craignant plus de provoquer ses alliés de l’OTAN.

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