Les confessions d’un écologiste : pourquoi et comment il a menti en plaidant la cause du catastrophisme climatique
Militant américain de la cause écologiste, Michael Shellenberger publie un livre dans lequel il explique pourquoi et comment il a menti en plaidant la cause du catastrophisme. Témoignage censuré par la bien-pensance. Michael Shellenberger dénonce les déclarations apocalyptiques sur le climat qui sont scientifiquement erronées et politiquement contre-productives. Dans un article censuré par Forbes, il présente ses excuses pour avoir répandu la peur climatique. La version française du texte original en anglais de sa déclaration publiée sur le site du think tank GWPF, a été traduite par l’Association des climato-réalistes. Extrait :
Au nom des écologistes du monde entier, je voudrais m’excuser pour la peur climatique que nous avons créée au cours des 30 dernières années.
Le changement climatique se produit. Ce n’est pas la fin du monde. Ce n’est même pas notre problème environnemental le plus grave. Il peut paraître étrange que je dise tout cela. J’ai milité pour le climat pendant 20 ans et été un écologiste pendant 30 ans. Mais en tant qu’expert en énergie invité par le Congrès à fournir un témoignage objectif, et invité par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) à être expert examinateur de son prochain rapport d’évaluation, je me sens une obligation de demander des excuses pour la façon dont nous, les écologistes, avons trompé le public.
Voici quelques faits que peu de gens savent :
- Les humains ne sont pas à la cause d’une « sixième extinction de masse » ;
- L’Amazonie n’est pas « le poumon du monde » ;
- Le changement climatique n’aggrave pas les catastrophes naturelles ;
- Les incendies ont diminué de 25 % dans le monde depuis 2003 ;
- La superficie des terres que nous utilisons pour la viande (l’élevage est la plus grande utilisatrice de terres) a diminué d’une superficie presque équivalente à celle de l’Alaska ;
- Ce sont l’accumulation de bois et la proximité des habitations des forêts, et non le changement climatique, qui expliquent pourquoi il y a davantage d’incendies et de plus dangereux, en Australie et en Californie ;
- Les émissions de carbone diminuent dans les pays riches depuis des décennies et ont atteint un pic en Grande-Bretagne, en Allemagne et en France au milieu des années 1970 ;
- En s’adaptant à la vie en dessous du niveau de la mer, les Pays-Bas sont devenus plus riches et non pas plus pauvres ;
- Nous produisons 25 % de nourriture en plus de ce dont nous avons besoin et les excédents alimentaires continueront à augmenter à mesure que le monde deviendra plus chaud ;
- La perte d’habitat et l’abattage direct d’animaux sauvages sont des menaces plus grandes pour les espèces que le changement climatique ;
- Le bois est bien plus dangereux pour les gens et la faune que les combustibles fossiles ;
- La prévention des futures pandémies nécessite plus d’agriculture « industrielle » et non pas l’inverse.
Je sais que les faits ci-dessus paraîtront comme du « négationnisme climatique » à beaucoup de gens. Mais cela montre simplement la puissance de l’alarmisme climatique. En réalité, les faits ci-dessus proviennent des meilleures études scientifiques disponibles, y compris celles conduites ou acceptées par le GIEC, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et d’autres organismes scientifiques de premier plan.
[…]
Jusqu’à l’année dernière, j’ai évité de m’exprimer contre la peur climatique. C’est en partie parce que j’étais embarrassé. Après tout, je suis aussi coupable d’alarmisme que n’importe quel autre écologiste. Pendant des années, j’ai parlé du changement climatique comme d’une menace « existentielle » pour la civilisation humaine, et je le qualifiant de « crise ».
Mais surtout, j’avais peur. Je suis resté silencieux au sujet de la campagne de désinformation climatique parce que je craignais de perdre des amis et des crédits. Les rares fois où j’ai eu le courage de défendre la science du climat contre ceux qui la dénaturent, j’ai subi des conséquences sévères. Et donc je n’ai rien fait alors que mes collègues écologistes terrifiaient le public.
Je n’ai même pas réagi lorsque des gens à la maison blanche et beaucoup d’autres dans les médias ont essayé de détruire la réputation et la carrière d’un scientifique exceptionnel, un homme bien, et ami à moi, Roger Pielke, Jr., démocrate progressiste de longue date et un écologiste qui militait pour la réglementation du carbone. Pourquoi ont-ils fait ça ? Parce que ses recherches prouvaient que les catastrophes naturelles ne s’aggravaient pas.
Mais l’année dernière, les choses ont basculé.
Alexandrie Ocasio-Cortez a déclaré : « Ce sera la fin du monde dans douze ans si nous ne nous attaquons pas au changement climatique. » Le groupe environnemental le plus en vue de Grande-Bretagne a affirmé que « le changement climatique tue les enfants ». Le journaliste vert le plus influent du monde, Bill McKibben, a qualifié le changement climatique de « plus grand défi auquel les humains ont jamais été confrontés » et a déclaré qu’il « anéantirait les civilisations ». Les journalistes « mainstream » ont rapporté, à plusieurs reprises, que l’Amazonie était le « poumon du monde », et que la déforestation avait les mêmes effets que l’explosion d’une bombe nucléaire. En conséquence, la moitié des personnes interrogées dans le monde l’année dernière ont déclaré qu’ils pensaient que le changement climatique ferait disparaître l’humanité. Et en janvier, un enfant britannique sur cinq disait aux sondeurs qu’il faisait des cauchemars à cause du changement climatique.
Que vous ayez ou non des enfants, vous devez voir à quel point cette situation est mauvaise. J’avoue que je devrais être sensibilisé à cette question étant le père d’une fille adolescente. Après que nous en ayons parlé de façon scientifique, elle s’est sentie rassurée. Mais ses amis sont profondément désinformés et donc, naturellement, effrayés.
J’ai donc décidé que je devais m’exprimer. Je savais que l’écriture de quelques articles ne suffiraient pas. Il fallait un livre pour exposer toutes les preuves.
Et ainsi mes excuses formelles pour avoir répandu la crainte ont pris la forme d’un nouveau livre, « l’apocalypse jamais : pourquoi l’alarmisme environnemental nous fait du mal à tous ».
Il est basé sur deux décennies de recherche et trois décennies d’activisme environnemental. Avec 400 pages, dont 100 de notes de fin, Apocalypse Never couvre le changement climatique, la déforestation, les déchets plastiques, l’extinction des espèces, l’industrialisation, la viande, l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables.
Quelques faits saillants du livre :
- Les usines et l’agriculture moderne sont les clés pour la libération humaine et le progrès environnemental ;
- Le plus important pour sauver l’environnement est de produire plus de nourriture, en particulier de la viande, sur moins de terres ;
- Le plus important pour réduire la pollution atmosphérique et les émissions de carbone est de passer du bois au charbon, puis au pétrole et au gaz naturel et enfin à l’uranium ;
- 100 % d’énergies renouvelables nécessiteraient d’augmenter le nombre de terres utilisées pour l’énergie de 0,5 % à 50 % ;
- Nous devrions avoir des villes, des fermes et les centrales électriques plus denses en énergie, et non pas le contraire ;
- Les végétariens réduisent leur trace carbone de de moins de 4% ;
- Greenpeace n’a pas sauvé les baleines ; passer de l’huile de baleine au pétrole et à l’huile de palme en sauve ;
- Le bœuf « en liberté » aurait besoin de 20 fois plus de terres et produirait 300 % plus d’émissions en plus ;
- Le dogmatisme de Greenpeace a aggravé la fragmentation forestière de l’Amazonie ;
- L’approche colonialiste de la conservation des gorilles au Congo a produit un effet pervers qui a pu avoir comme conséquence le meurtre de 250 éléphants.
Pourquoi avons-nous tous été autant induits en erreur ?
Dans les trois derniers chapitres d’Apocalypse Jamais j’expose les motivations financières, politiques et idéologiques. Les mouvements environnementaux ont accepté des centaines de millions de dollars provenant de l’industrie des combustibles fossiles. Des groupes motivés par des croyances antihumanistes ont forcé la Banque mondiale à cesser leurs efforts pour mettre fin à la pauvreté en tentant de rendre la pauvreté « soutenable ». Et l’anxiété, la dépression, et l’hostilité à la civilisation moderne sont largement à l’origine de l’alarmisme.
[…]
L’idéologie qui est derrière l’alarmisme environnemental, à savoir le malthusianisme, bien que maintes fois dénoncée pendant ces 200 dernières années, est pourtant plus puissante que jamais.
[…]
Des associations de personnes issues de PMA deviennent critiques envers la technique de PMA
À l’occasion de la deuxième lecture du projet de loi de bioéthique à l’Assemblée nationale, deux représentants de l’association « PMAnonyme » ont rappelé dans Le Monde (6 juillet) leur position sur le don de gamètes. Celle-ci est paradoxale à plus d’un titre. Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), fait le point pour Gènéthique :
L’association « PMAnonyme » est la principale organisation demandant une levée de l’anonymat des donneurs de gamètes. Ses membres, eux-mêmes issus de PMA avec tiers donneur, médiatisent leur quête d’identité souvent angoissante et pénible ainsi que leurs troubles existentiels. Ils cherchent dès l’enfance ou l’adolescence leur parent biologique inconnu – qui est la plupart du temps le père – ainsi que leurs éventuels frères et sœurs.
Néanmoins, les militants de « PMAnonyme » qualifient ce parent de « donneur », mais refusent de l’appeler leur « père » ou leur « mère ». D’après eux, la biologie ne doit avoir aucun lien avec la filiation : ce qui compte est d’avoir des parents au sens légal, que ce soit un père et une mère, deux mères, ou une seule mère. C’est pourquoi, ils sont en faveur de la PMA avec donneur et qualifient même la « PMA pour toutes » d’« immense progrès ».
(…)
Des témoignages contradictoires
De nombreux autres témoignages sont davantage critiques de la PMA avec donneur, considérée comme objectivement mauvaise. Ceux de la Belge Stéphanie Raeymaekers et de Joanna Rose sont emblématiques ; elles les avaient partagés au cours d’une conférence aux Nations unis en mars 2018.
Une étude américaine a interrogé près de 500 personnes âgées de 18 à 45 ans conçues par don de sperme. Elle a conclu qu’environ la moitié critique la PMA avec donneur en elle-même, y compris lorsque l’enfant connaît son mode de conception et l’identité de ses géniteurs[3]. Toujours d’après cette étude, les jeunes adultes conçus par don de sperme se sentent plus isolés de leur famille que ceux élevés par leurs parents biologiques. Ils s’en sortent également moins bien sur plusieurs plans, avec de plus forts taux de dépression, de délinquance et de toxicomanie.
Dans les pays où l’anonymat des donneurs a déjà été levé, des associations de personnes issues de PMA deviennent plus critiques de la PMA elle-même, et non seulement de ses modalités. Par exemple, au Royaume-Uni, le représentant de l’association Tangled Webs UK dit s’être rendu compte qu’il était en réalité impossible de faire de la PMA avec donneur « une bonne pratique »[4].
L’objectivité du bien commun
Les personnes issues de PMA ont des histoires individuelles et des positionnements contrastés, dont il est difficile de tirer une conclusion générale. Contrairement à ce qui est souvent cru à notre époque, ce n’est pas sur la subjectivité d’un « vécu » que doit être fondée une vision de la société. Le vécu peut au contraire être une expérience aveuglante. Ce n’est pas parce que certaines personnes issues de PMA avec donneur y sont favorables que cette technique est bonne en elle-même.
La loi ne doit pas être fondée sur des éléments subjectifs, mais sur le bien commun. Celui-ci inclut le bien de chaque enfant. Pour protéger ce bien objectif, des droits ont été consacrés. La France s’est engagée à les protéger en ratifiant la Convention internationale des droits de l’enfant qui rappelle le droit, dès la naissance, d’être élevé par ses parents biologiques (art. 7). La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a également reconnu « le droit de connaître et de faire reconnaître son ascendance » (Pascaud c. France, § 59).
Distinguer plusieurs situations
La dissociation entre la filiation biologique et la filiation légale est un mal, en ce qu’elle ne permet pas à l’enfant d’exercer pleinement ses droits et qu’elle a des conséquences négatives fortes sur lui[5]. Cependant, une telle dissociation se justifie seulement dans des situations exceptionnelles, afin d’éviter un mal plus grand, dans l’intérêt supérieur de l’enfant.
Prenons l’exemple de l’accouchement dans le secret (« sous X »). Cette pratique permet à des femmes de mettre au monde un enfant sans laisser d’informations sur leur identité ; elle dissocie donc filiation biologique et filiation légale. Son objectif est souvent d’éviter l’avortement de l’enfant, et donc de préserver sa vie. La fragmentation de la filiation de l’enfant est alors légitime en ce qu’elle permet d’éviter un plus grand mal (la mort de l’enfant).
La PMA avec donneur n’est pas justifiable sous cet angle. En effet, la fragmentation de la filiation induisant la privation de filiation biologique est délibérément organisée, avant même la conception de l’enfant. La violation de son bien et de ses droits devient en réalité la condition même de son existence. Cette pratique n’est en aucun cas légitime, ni pour deux femmes ou une femme seule, ni pour un couple homme-femme.
[3] Elizabeth Marquardt, Norval D. Glenn, Karen Clark, My Daddy’s Name Is Donor: A New Study of Young Adults Conceived through Sperm Donation, Broadway Publications, 2010.
[4] Olivia Gordon, « Is it time to question the ethics of donor conception? », The Telegraph, 18 mai 2015.
[5] Voir thèse de Joanna Rose et l’étude américaine précitées.
Les idées jacobines du Grand-Orient de France pour l’après Covid
Les 1340 loges maçonniques affiliées au Grand Orient de France travaillent sur un document qui sera remis au président de la République. En lettres rouges sur la couverture : «Après». Ce document est un questionnaire sur la société que les initiés imaginent après la pandémie. Européisme, mondialisme, centralisme, jacobinisme, telles sont les idées, déjà expérimentées et qui ont toutes échouées, des adeptes de la secte maçonnique.
Jean-Philippe Hubsch, grand maître du Grand Orient, estime que
«les francs-maçons entendent participer au questionnement citoyen sur le monde d’après. Ils veulent, à la sortie de cette pandémie, redonner chair et substance à l’utopie de la “fraternité universelle” dont ils sont porteurs depuis leur origine».
Dans le domaine de la santé, l’idée d’un «système de santé publique unique dans l’ensemble de l’union européenne» fait surface, pour élargir la sécurité sociale que le monde nous envie (et dont le milieu immigré profite largement). Un monopole qui a permis de déresponsabiliser la population et d’enrichir certains…
Dans le domaine économique, il faudrait viser un «nouveau commerce mondial».
Sont abordés les thèmes de la science, l’école qui doit viser «l’émancipation» (mais pas l’émancipation à l’égard de la République et de son idéologie), l’éthique (laquelle n’a rien d’éthique)…
Les loges doivent apporter des réponses. Elles seront synthétisées en un livre blanc qui sera finalisé pour une session extraordinaire qui se déroulera en mode virtuel le 17 décembre. Ce livre blanc sera ensuite remis au président de la République.
La séparation de la République et de la franc-maçonnerie ? Ce n’est pas pour demain.
Donald Trump : “Chaque enfant né et à naître est fait à l’image de Dieu”
Grand discours de Donald Trump à l’occasion de la fête nationale des Etats-Unis… à comparer avec celui que nous servira Emmanuel Macron le 14 juillet prochain?
(mettre la traduction en français dans les paramètres)
Covid-19: les négligences du sénateur Alain Milon
Alain Milon a été nommé à la présidence de la commission d’enquête sénatoriale sur le Covid-19. Ce qui étonne sur Causeur :
[…] Sénateur (LR) du Vaucluse depuis 2004, Alain Milon est médecin et préside depuis octobre 2017 la commission des affaires sociales du Sénat. Ce sont à l’évidence des atouts pour diriger les travaux de la commission d’enquête. Il a été maire et président d’une communauté de communes durant une vingtaine d’années, ce qui constitue des atouts supplémentaires, les maires ayant dû faire face, durant la crise, à de nombreuses inquiétudes chez leurs administrés et continuer d’assurer la vie de leurs communes dans un contexte d’autant plus difficile que le gouvernement était chaque jour plus flottant dans ses décisions et ses déclarations.
Il n’est toutefois pas inutile de noter qu’Alain Milon – c’est un point qui éclaire sa personnalité et sa position singulière au sein du groupe LR – avait dès 2010 suggéré de régulariser la Gestation Pour Autrui (GPA). On est d’ailleurs étonné que Bruno Retailleau, Président du Groupe LR, ait pu accepter en 2017 que son collègue devienne président de la commission des affaires sociales, compte tenu de ses positions sociétales en totale rupture avec celles de son groupe. Alain Milon, qui aura 73 ans en septembre prochain lors du renouvellement de la moitié du Sénat, est candidat à sa propre succession.
En quoi sa nomination à la tête de la commission d’enquête sur le Covid-19 est-elle étonnante ? Sans doute a-t-on oublié qu’il fut déjà en 2010 rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion par le gouvernement de la grippe H1N1. Etant donné les informations qui figurent à l’époque dans son rapport et qui concernent l’impérieuse nécessité pour chaque pays de constituer des stocks de masques, on se demande comment il a pu manquer de vigilance, ces dix dernières années, notamment lors des examens annuels du budget. Lui était-il possible de ne pas s’inquiéter de l’état de nos stocks, notamment dès l’apparition du virus en Chine ?
Quelques dates permettent de prendre la mesure de l’importance, dans notre pays, d’une bureaucratie parlementaire par laquelle nos responsables politiques se donnent bonne conscience au lieu de taper du poing sur la table :
- En 2007, au lendemain de l’épidémie de grippe aviaire de 2006, fut créé l’Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaire (EPRUS). Cet établissement fut notamment chargé de gérer pour le compte de l’État les stocks de masques.
- En mai 2009, à la veille de la grippe H1N1, le sénateur Jean-Jacques Jégou, dans le cadre d’une mission d’information de la commission des finances, remettait un rapport à charge dans lequel il notait des « problèmes de gouvernance et de positionnement de l’EPRUS au sein du dispositif déjà complexe de gestion des risques sanitaires ». Aussi proposait-il au gouvernement de « veiller, de façon plus générale, au perfectionnement permanent du dispositif de gestion des crises sanitaires ».
- En juillet 2010, après cette épidémie du H1N1, le sénateur Alain Milon, remettait un rapport dont nous avons parlé et sur lequel allons revenir.
- En septembre 2010, à la demande de la commission des affaires sociales du Sénat, la Cour des Comptes remettait à son tour un rapport sur l’utilisation des fonds mobilisés pour la lutte contre l’épidémie grippale H1N1. On y lit notamment ceci : « Depuis 2003-2004 et l’apparition de la menace d’une pandémie de grippe aviaire, l’utilisation de masques comme équipement empêchant la diffusion du virus dans la population est considérée comme une solution efficace en l’absence de vaccins et de quantités suffisantes d’antiviraux ».
- En février 2011, le sénateur Alain Milon, remet à nouveau un rapport d’information fait au nom de la commission des affaires sociales dans lequel on retrouve nombre de points qui se trouvent dans son précédent rapport de la commission d’enquête et dans celui de la Cour des comptes.
- En 2015, le sénateur Francis Delattre remettait un rapport au nom de la commission des finances sur la gestion par l’EPRUS des stocks de produits de santé constitués en cas d’attaque terroriste ou de pandémie. La question des stocks de masques était intégrée dans celle plus générale des stocks de produits sans que ne soit rappelée l’importance des masques en tant que première mesure de protection.
- En 2016, l’EPRUS était dissout et intégré dans l’agence nationale de santé publique (Santé publique France) qui venait d’être créée par Marisol Touraine. Il s’agissait de « doter la France d’un institut pour la prévention, la veille et l’intervention en santé publique, qui disposera d’une taille critique suffisante ».
Au vu des conditions déplorables et lourdes de conséquences dans lesquelles notre pays a traversé la crise sanitaire, on se demande où est l’utilité de tous ces rapports pour ne parler que de ceux du Sénat (on pourrait ajouter qu’en 2016, le sénateur Alain Milon remettait un rapport au nom de la commission des affaires sociales sur les liens d’intérêt en matière d’expertise sanitaire et qu’un rapport de la Cour des comptes y était joint qui parlait de « transparence tronquée »).
A la lecture de ces rapports, on se demande si la complexité administrative de l’organisation de la réponse aux urgences sanitaires ne serait pas notre plus grand ennemi, et si ce n’est pas à cette complexité qu’il faut d’abord s’attaquer pour pouvoir demain être en mesure de gagner la « guerre » contre une nouvelle épidémie. On finirait même par se demander si cette complexité et sa vision comptable ne sont pas au service d’autre chose que la santé des Français. On en conclut inévitablement qu’un grand ministre de la Santé serait celui qui, sabre en main et avec des « idées simples », mettrait de l’ordre dans l’ « orient compliqué » de l’usine à gaz de ce ministère. Peut-être l’incompétence, l’absence d’imagination et de courage de nos responsables politiques sont-elles à l’origine de cette inflation bureaucratique. Un rapport budgétaire sénatorial de 2009 ne mettait-il pas « en garde contre la multiplication des comités, commissions et observatoires ad hoc qui viennent se greffer au dispositif déjà complexe des agences de sécurité sanitaire » ?
La Fédération Nationale des Infirmiers a bien résumé ce qui s’est passé :
« Alors que la Cour des comptes, avait recommandé de donner davantage d’autonomie à l’EPRUS pour qu’il assume ses missions, c’est l’inverse qui a été décidé. Ainsi, en plus des coupes budgétaires et de la dissémination des stocks, on a noyé l’EPRUS dans Santé publique France avec la réforme de 2016 ».
Revenons au rapport de 2010 du sénateur Alain Milon. Il y est fait référence très précisément à un document de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui fut adressé aux Etats membres en 2005. On y lit ceci :
« Les voyages aériens pourraient accélérer la propagation d’un nouveau virus et diminuer le temps disponible pour préparer les interventions. Les systèmes de soins de santé pourraient être rapidement surchargés, les économies mises à rude épreuve et l’ordre social ébranlé. Si l’on estime qu’il est quasiment impossible d’arrêter la propagation d’un virus pandémique, il devrait être possible d’en réduire les conséquences au minimum en se préparant à l’avance à relever le défi ».
Aussi le rapport sénatorial rappelle-t-il ce à quoi les pays membres sont tenus : « Chaque pays est instamment prié d’élaborer ou de mettre à jour un plan national de préparation à la grippe conformément aux recommandations figurant dans ce document [de l’OMS] ». Il rappelle également que le plan français de 2009 préconisait notamment « la constitution de stocks nationaux de produits de santé et de matériels de protection et le renforcement des capacités de production de masques par l’industrie française ». Si le rapport était tout à fait clair sur le rôle et l’importance des masques, il précisait en outre quels étaient les personnels qui devaient impérativement en être prioritairement équipés.
Par la révision de juillet 2008 de notre Constitution et notamment par la modification de son article 24, le rôle de contrôle du Gouvernement et d’évaluation des politiques publiques a été explicitement reconnu au Parlement et placé au même niveau que l’élaboration de la loi. Aussi était-il dans les missions de la commission des affaires sociales du Sénat de s’inquiéter de l’existence des stocks de masques, de leur renouvellement et de la capacité de notre industrie à en produire suffisamment en cas d’épidémie.
Etant donné son statut de médecin et d’ancien rapporteur de la commission d’enquête de 2010, Alain Milon se devait de mettre la question des masques et de la protection des Français au cœur de ses préoccupations. Défendre la nécessité d’avoir des stocks de masques, interroger vigoureusement le gouvernement à ce sujet, remettre sa question sur le métier tant qu’on n’a pas été entendu, était autrement plus important que défendre la GPA dans les médias.
S’il y eut un grave dysfonctionnement au sommet de l’Etat dans la gestion de la crise sanitaire du Covid-19, si les gouvernements successifs y ont leur part de responsabilité, on ne peut ignorer qu’il y eut également un dysfonctionnement du rôle du Parlement, en l’occurrence du Sénat, en amont de cette crise. Confirmant la création d’une commission d’enquête sénatoriale sur le Covid-19, le Président Gérard Larcher déclara en mai dernier au micro de France info : « Cette commission va avoir six mois pour travailler, elle va le faire sereinement et en allant au fond des choses, parce que c’est la marque du Sénat ». Et il ajouta : « Nous allons poser des questions à tout le monde ».
En suivant l’audition d’Agnès Buzyn par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, les Français ont découvert, à travers les réponses hésitantes, approximatives, contradictoires de l’ancienne ministre de la Santé, une absence totale d’anticipation face aux risques épidémiques et une défaillance dans la maîtrise de son ministère.
Toutefois le défaut de vigilance n’est pas imputable au seul pouvoir exécutif. Le Parlement a également sa part de responsabilité, même si celle-ci n’est pas de même niveau. Est-ce la raison pour laquelle le sénateur Alain Milon a voulu se démarquer de ses collègues de l’Assemblée nationale ? « Je ne souhaite pas, a-t-il déclaré, que ce soit une commission qui entretienne la polémique. Je souhaite qu’elle soit plus orientée vers la science, vers les moyens futurs de lutter contre ce genre de virus ». Est-ce pour cette même raison que son collègue, le sénateur Jean-Marie Vanlerenberghe (père d’Isabelle Florennes, députée Modem), centriste, rapporteur général de la commission des affaires sociales, a prévenu : « On ne va pas s’amuser à compter les masques » ? Il est vrai que, pour ne s’être pas « amuser » depuis des années à les compter, il est plus réjouissant de compter quotidiennement les morts du Covid-19, le soir à la télévision avec le directeur général de la Santé.
Serait-il donc vraiment absurde d’interroger le sénateur Alain Milon et la commission des affaires sociales sur ce qui apparaît comme un défaut de vigilance de leur part ? Serait-il également absurde d’interroger le Président Gérard Larcher sur l’effectivité de la mission de contrôle de l’action gouvernementale par le Sénat ? Il y va du sérieux de l’institution. Notre pays, rappelons-le, compte près de 30 000 morts (quatre fois plus qu’en Allemagne) et notre situation économique est alarmante.
Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, favorable à la GPA
Gabriel Attal avait confié au journal Libération en avril 2019, qu’il avait des désirs de paternité. Il se disait alors favorable à une GPA “éthique”.
Lundi 6 juillet, il a été nommé secrétaire d’État auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement. Il est pacsé avec l’ancien conseiller politique d’Emmanuel Macron, Stéphane Séjourné.
Donald Trump a entamé officiellement le retrait des Etats-Unis de l’Organisation mondiale de la santé
Ce retrait sera effectif au terme d’un délai d’un an, soit le 6 juillet 2021. Les Nations unies ont confirmé avoir reçu lundi la lettre de retrait américain. Le porte-parole d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a précisé que les États-Unis, membres fondateurs de l’OMS en 1948, devaient remplir deux conditions pour se retirer de l’organisation : respecter un délai d’un an et être à jour dans leurs contributions.
Les États-Unis sont le plus gros contributeur de l’OMS, avec 15 % du budget, soit 400 millions de dollars par an.
Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden, a assuré qu’il annulerait cette décision s’il était élu le 3 novembre.
Donald Trump avait annoncé fin mai “mettre fin à la relation” entre son pays et l’OMS, qu’il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine. Il reproche aussi au patron de l’OMS, l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d’avoir échoué à réformer l’organisation. Enfin Donald Trump est cohérent avec sa politique pro-vie, étant donné le militantisme de l’OMS en faveur de la culture de mort (voir ici et là).
La victoire de Louis Aliot à Perpignan : une fusion des droites réussie et un exemple à suivre pour le RN
Nicolas Lebourg a analysé les ressorts du vote en faveur de Louis Aliot et l’on constate que ce dernier a réussi à mobiliser la bourgeoisie locale, celle qui fait souvent défaut au RN, qui mobilise souvent uniquement les classes populaires. Extraits :
La conquête de Perpignan par Louis Aliot ne se singularise pas seulement par la taille de la cité (121.681 habitant·es). En effet, la victoire en duel (contre le maire sortant Jean‑Marc Pujol, Les Républicains) au second tour est exceptionnelle pour le Rassemblement National (RN): en 2014 seul Cogolin (Var) avait ainsi été prise, là aussi contre une liste de droite.
Or, gagner en duel implique de parvenir à créer une alliance temporaire entre citoyen·nes aux intérêts socioéconomiques divergents. Le RN est normalement puissant parmi les classes populaires, mais nettement plus faible parmi les autres secteurs sociaux: aux récentes élections européennes il obtenait 40% du vote des ouvriers et ouvrières, 30% de celui des foyers vivant mensuellement avec moins de 1.200 euros par mois (quand La République en marche n’y obtenait que 11%).
La prise de Perpignan est donc particulièrement significative d’une fusion des droites réussie grâce à un dépassement du socle populaire du lepénisme.
Le ralliement des classes aisées
Quand Eric Dupond-Moretti jurait refuser le poste de ministre de la justice
”Ce sera un bordel !” ” Ce n’est pas mon métier” ”Je n’en ai pas les compétences” #EricDupondMoretti
Garde des Sceaux…
” Personne n’aura l’idée sotte et saugrenue”
Siiiiiii, on a quelqu’un pour l’idée 🤦♀️#Macron
Ils ont un point commun, un problème ORL visiblement… pic.twitter.com/C4teyUq3wi— 𝙴𝚕𝚒𝚜𝚎 𝙱𝚕𝚊𝚒𝚜𝚎 (@BlaiseElise) July 7, 2020
A noter cet entretien qui ressort aussi:

Cette compilation concernant Roselyne Bachelot est également amusante :
🤥 La compile des mensonges de Roselyne Bachelot… Elle qui voulait même “cogner” Macron ! Que s’est-il passé ? #RemaniementMinisteriel #Bachelot pic.twitter.com/Vsk07aRKgw
— Y’en a marre (@Yenamar41269818) July 7, 2020
L’aide humanitaire vers l’Algérie est-elle détournée ?
De Nicolas Bay, député RN au Parlement européen, dans Les 4 Vérités :
En janvier 2015, un rapport de l’Union européenne rédigé en 2007 par l’Office européen de lutte anti-fraude était enfin publié, dévoilant un système de détournement massif d’aide humanitaire orchestré par le Front Polisario – un mouvement indépendantiste armé qui revendique une partie du Sahara marocain – avec la complicité de l’Algérie.
Ce rapport accablant indiquait que le nombre réel de réfugiés dans les camps de Tindouf, contrôlés par le Polisario dans l’ouest de l’Algérie, était totalement inconnu: les autorités interdisent à l’UE d’envoyer une mission sur place pour évaluer la situation.
Une audition au Parlement européen datant de juillet 2015 a même révélé que l’Algérie, qui réceptionne l’aide au port d’Oran, taxait 5 % de l’aide envoyée!
Ce mardi 30 juin, le site d’ information indépendant EUtoday.net a publié le témoignage de Mohamed Chérif Larossi, un ancien militant du Front Polisario qui affirme que le trafic se poursuit activement. Une large partie de l’aide humanitaire serait chaque année revendue en Mauritanie pour financer le Polisario et ses opérations contre la souveraineté territoriale du Maroc. Le Maroc a toujours été un allié fiable de la France et de l’Union européenne, notamment dans la lutte contre le terrorisme islamiste.
Pourquoi Bruxelles refuse-t-elle d’enquêter sur ces actes malgré les preuves qui s’accumulent? Pourquoi l’UE continue-t-elle d’envoyer près de 10millions d’euros par an de matériel à un camp dont elle ne connaît même pas le nombre réel de réfugiés? Cet argent est celui du contribuable des pays européens: il est temps de demander des comptes à Bruxelles et à l’Algérie!
Les priorités du nouveau Garde des Sceaux : la PMA pour toutes et la lutte contre le racisme
Eric Zemmour et la Manif pour Tous sont prévenus. Dans sa déclaration de prise de fonctions, Eric Dupond-Moretti a notamment dit :
Je souhaite être le Garde des Sceaux qui portera enfin la réforme du parquet (…) Je compte porter avec détermination ce que vous avez commencé : la PMA, le parquet européen (…)
La 17ème chambre correctionnelle ne sera pas dissoute et pourra continuer à s’en prendre aux dissidents, aux hommes libres et à la liberté d’expression. Eric Dupond-Moretti a effectivement déclaré :
Je serai un garde des sceaux de sang-mêlé, mon ministère sera celui de l’antiracisme et des droits de l’Homme
Les juges sont prévenus : ils pourront appliquer avec encore plus de zèle les lois liberticides Pleven-Gayssot-Taubira. Etait-ce le gage qu’il fallait donner pour pouvoir réformer la Justice ?
Chronique des cinglés à Hollywood
John Wayne doit se retourner dans sa tombe :
Face aux critiques provoquée par le fait qu’elle envisageait de jouer le rôle d’un homme transgenre dans un prochain film, l’actrice Halle Berry s’est publiquement excusée et rétractée. [Elle] a été critiquée après avoir déclaré qu’elle voulait faire une “plongée profonde” dans “ce monde”, en parlant de la communauté transgenre, et avoir parlé du personnage au féminin.
Halle Berry a alors été accusée de discrimination par certains membres de la communauté LGBT, tandis que d’autres ont déclaré que tout rôle impliquant un personnage trans devrait être attribué à un acteur trans. La star de 53 ans s’est excusée (…)
“En tant que femme cisgenre, je comprends maintenant que je n’aurais pas dû envisager ce rôle et que la communauté transgenre devrait indéniablement avoir la possibilité de raconter ses propres histoires. Je suis reconnaissante pour les conseils et les conversations de ces derniers jours et je continuerai à écouter, à m’éduquer et à apprendre de cette erreur. Je m’engage à utiliser ma voix pour promouvoir une représentation plus égalitaire à l’écran, tant devant que derrière la caméra”.
Le GLAAD, le groupe de défense des LGBT, s’est félicité de ces excuses. Il a déclaré : “Nous sommes heureux qu’Halle Berry ait écouté les préoccupations des personnes transgenres et ait appris d’elles. D’autres personnes puissantes devraient faire de même”.
Culture de mort : on ne change rien
Le 5 juillet, Emmanuel Macron twittait ses priorités :
Relance de l’économie, poursuite de la refondation de notre protection sociale et de l’environnement, rétablissement d’un ordre républicain juste, défense de la souveraineté européenne : voilà nos priorités pour les mois à venir.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) July 5, 2020
Parmi ses premiers mots comme garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti a déclaré :
“Je compte porter la PMA”.
Jean Castex, après avoir déclaré dans le JDD
Je m’intéresse à ce qui rassemble
a assuré aux parlementaires qu’ils siègeraient jusqu’au 31 juillet, afin de pouvoir adopter ce projet de loi en seconde lecture.
Vers l’interdiction d’adopter pour les couples homosexuels ?
Cette interdiction pourrait prochainement être inscrite dans la constitution..en Pologne. C’est ce que vient de proposer le président polonais, Andrzej Duda, candidat à sa réélection, dans un meeting le 4 juillet :
Dans la Constitution polonaise, il devrait être dit explicitement qu’il est interdit d’adopter à toute personne se trouvant dans une relation homosexuelle (…) Pour assurer la sécurité d’un enfant et une éducation correcte, et afin que l’État polonais sauvegarde les droits des enfants (…), je crois qu’une telle disposition devrait exister”
Si les médias ne se pressent pas trop pour dénoncer de tels propos, c’est tout simplement que son adversaire pour le second tour de la présidentielle, le maire de Varsovie Rafal Trzaskowski, présenté comme le “recours” face à l’abominable conservateur est…tout à fait d’accord avec cette proposition :
Je crois que c’est la position de la plupart des partis politiques (…) Je crois que c’est la position de la plupart des partis politiques (…). Sur ce sujet en particulier, je suis d’accord avec le président
Il faut rappeler aux bonnes consciences que si la France est passée en quelques années de 4 000 adoptions à l’étranger par an à seulement 400, c’est notamment parce que de nombreux pays ont fermé la possibilité d’adoption à la France à cause de la loi sur le “mariage” pour tous. Le caprice de quelques uns a fait le malheur de vrais couples réellement en difficulté pour donner naissance à un enfant.
Le nouveau ministre délégué à la Ville démissionne de l’Assemblée pour éviter que son suppléant, impliqué dans un trafic de drogue, siège
C’est la chronique de la république des racailles…
Nadia Hai, nouveau ministre délégué à la Ville, a démissionné en catimini de son siège de député, juste avant d’entrer au gouvernement. Elle avait été élue dans la circonscription de Trappes en 2017. Normalement, lorsqu’un parlementaire rentre au gouvernement, c’est son suppléant qui lui succède.
Le suppléant en question est Moussa Ouarouss, soupçonné d’être impliqué dans un trafic de drogue international. Il a été mis en examen en aout 2019 pour importation, transport, détention de produits stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs dans le cadre d’une enquête portant sur un vaste trafic de cannabis entre la France et le Maroc.
La majorité LREM se rétrécit donc un peu plus à l’Assemblée et une partielle sera organisé dans les semaines qui viennent.
Guerre anticléricale à San Francisco
Suite à l’exorcisme pratiqué à San Francisco par Mgr Cordileone après la profanation de la statue de St Junipero Serra, “l’Attorney General” de San Francisco a exigé de réduire l’assistance aux messes à 12 personnes ! Au prétexte de processions qui auraient été menées sans masque par l’abbé Joseph Illo (curé de la paroisse Star of the Sea, un des poumons spirituels d’une région tourmentée). Après les manifestations racistes menées par les antifas, c’est assez incroyable.
L’abbé Illo raconte sur son blog que mardi soir, une équipe de tournage d’ABC7 s’est présentée à l’église. Ils voulaient l’interroger à propos de l’ordonnance de 7 pages du procureur de la ville exigeant que les services religieux de plus de 12 personnes cessent à San Francisco. Ils ont faussement rapporté une violation de l’ordre de la ville en montrant une photo de 2016 ! Le prêtre s’indigne :
Le libre exercice de la religion est une activité essentielle en Amérique, garantie par la Constitution américaine («Le Congrès ne fera aucune loi concernant l’établissement d’une religion ou interdisant son libre exercice»). Cinquante personnes se pressent dans les bus de la ville devant ma porte plusieurs centaines de fois par jour, dans les conditions les plus insalubres. Des groupes de vingt personnes se réunissent dans le Golden Gate Park sans masque chaque jour ensoleillé, à quatre pâtés de maisons de ma porte. Des centaines de personnes se réunissent à Costco tous les jours de 9 heures am à 9 heures pm. Des dizaines de personnes mangent au restaurant dans les rues autour de mon église, sans masque. Le maire s’adresse à des centaines de personnes lors d’une manifestation à l’hôtel de ville, dont beaucoup ne portent aucun masque. Et la ville dit à mon église que nous ne pouvons pas avoir un rassemblement de plus de 12 personnes, à l’extérieur, pour une activité qui est spécifiquement protégée par la Constitution?
De toute évidence, certains membres du gouvernement de la ville et des médias trouvent la religion intolérable. Ils peuvent détester la religion et ils peuvent détester les personnes religieuses. Ils ne peuvent pas restreindre nos droits en tant que citoyens américains libres.
Bruxelles veut imposer l’idéologie du genre aux pays récalcitrants
Communiqué de Femina Europa
Femina Europa vous invite à soutenir la pétition « Stop Gender/Stand for Family » contre la manœuvre de la Commission Européenne d’imposer la Convention d’Istanbul à tous les pays de l’Union Européenne (UE).
Six pays de l’UE (Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Lituanie, Lettonie et Slovaquie) refusent toujours de ratifier la Convention d’Istanbul. Cette Convention, ratifiée par la France dès 2014, sous le noble prétexte d’éliminer les violences contre les femmes et les violences domestiques, introduit l’identité de genre et impose l’idéologie de genre — le gender —, à tous les niveaux de l’État et dans tous les domaines.
Pour obliger les pays récalcitrants à appliquer cette Convention, le Parlement européen a voté une résolution pour l’adoption de la Convention par l’Union Européenne elle même! Il fallait y penser! Cette atteinte à la souveraineté des États nations est aussi un véritable viol des libertés et des consciences. Le gender veut supprimer les violences mais s’impose par la force, comme toutes les idéologies. La violence n’a pas diminué dans les pays qui appliquent déjà la politique du genre; en France, elle a même augmenté !
L’ONG polonaise Ordo Iuris a donc lancé une pétition internationale « Stop Gender/Stand for Family » à l’attention de la présidente de la Commission Européenne, Madame Ursula Van der Leyen https://stopgenderconvention.org/fr/ pour avertir le grand public et donner une chance aux citoyens d’exprimer leur désaccord devant le comportement antidémocratique de la Commission européenne.
Jusqu’à présent, la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul par l’UE, ne pouvait s’appliquer que de façon très partielle, dans le respect du traité de Lisbonne —à savoir aux questions liées à la coopération judiciaire en matière pénale et à celles liées à l’asile et au non refoulement —. L’actuelle Commission, sous pression de groupes radicaux, veut faire de l’adoption complète de cette Convention une priorité. La commissaire à l’égalité de l’UE, Helena Dalli, n’a eu de cesse de le rappeler. Mais cette démarche viole les traités et la souveraineté des États!
Nous refusons qu’on nous impose le gender: ce concept destructeur de la personne humaine. Le gender ne réduit pas les violences entre les femmes et les hommes, il impose ses propres stéréotypes réducteurs et fait apparaître un être humain indifférencié et fluctuant, détaché de la réalité. Il aggrave le problème! C’est la famille stable qui apprend à vivre dans le respect de l’autre dans son altérité, sa richesse et sa complémentarité.
La mise en œuvre du gender sape la famille, la complémentarité des sexes, déconstruisant encore plus notre société. Non, la famille n’est pas la source des violences! La Convention ignore les véritables causes de la violence que sont l’alcoolisme, la toxicomanie, la pauvreté et les conflits liés à l’éclatement de la famille, comme le montrent les études scientifiques.
NON au Gender, OUI à la Famille!
Merci de relayer cette pétition, pour défendre la famille et nos enfants des conséquences néfastes de cette dangereuse convention!
Femina Europa
La basilique Sainte-Sophie va-t-elle redevenir une mosquée ?
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Erdoğan ne s’arrête jamais. En perte de vitesse dans son pays (chute dans les sondages et revers électoraux aux dernières municipales), le néo-sultan fait feu de tout bois : intervention en Libye, occupation d’une partie de la Syrie, forages illégaux en Méditerranée, agressions contres des pétroliers italiens – la liste est longue.
Mais en Turquie même, la situation est délicate. La crise économique est lourde et le mécontentement croissant. Les pertes d’Istanbul et d’Ankara aux municipales de 2019 en disent long sur une certaine désaffection de la population qui reproche au tout-puissant dirigeant de s’occuper davantage de conquêtes extérieures que du bien-être de son peuple.
Le nouveau maire d’Istanbul, très populaire, pourrait même être une menace lors des prochaine élections générales de 2023.
Alors, pour resserrer les rangs, pourquoi pas un beau symbole qui ravira le peuple turc qui, ne l’oublions pas, est profondément nationaliste et musulman, même dans l’opposition ?
La transformation de l’extraordinaire basilique Sainte-Sophie en mosquée ferait l’unanimité (ou presque) dans ce pays si fier de la conquête de Constantinople en 1453.
Sainte-Sophie fut longtemps considérée comme la plus belle église de la chrétienté. Construite par Justinien au VIe siècle sur les ruines de la basilique édifiée par Constantin au IVe siècle, sa majesté a toujours ébloui les visiteurs. La funeste chute de Constantinople provoqua, bien sûr, sa transformation en mosquée après un pillage en règle et un terrible massacre.
Ce fut son statut jusqu’en 1934, date à laquelle Mustafa Kemal la fit transformer en musée. Le dirigeant nationaliste poursuivait ainsi sa politique de laïcisation du pays. Il avait, auparavant, fait interdire le voile dans les espaces publics. Autre époque !
Erdoğan ne l’a jamais caché : pour lui, cette décision fut « une grosse erreur ». Cette phrase est bien la marque d’un profond changement en Turquie : Mustafa Kemal est considéré comme le père de la nation, et critiquer aussi ouvertement une décision du grand homme aurait été impensable avant l’arrivée d’Erdoğan au pouvoir et sa réislamisation réussie du pays.
Les islamistes les plus durs ne s’arrêtent d’ailleurs pas là et demandent que la magnifique église Saint-Sauveur-in-Chora soit également transformée en mosquée.
Pour l’instant, l’obstacle est double, pour Erdoğan : juridique et touristique. Juridique car, pour annuler le décret de 1934, il faut l’accord du Conseil d’État. Mais compte tenu de l’ambiance générale et du risque qu’il y a à s’opposer au néo-sultan, il est probable que l’instance juridique suprême du pays donne son accord. Touristiquement, c’est un peu plus délicat : 2 à 4 millions de touristes viennent, chaque année, visiter Sainte-Sophie. Si son statut de musée est transformé en mosquée, nul doute qu’il y aura un impact sur la fréquentation et la Turquie a un urgent besoin de devises.
L’idée serait alors de la laisser en musée toute la semaine, sauf le vendredi où elle serait une mosquée.
Ce projet n’a suscité dans le monde chrétien que de molles protestations symboliques, hormis la Grèce, décidément bien courageuse en ce moment.
Erdoğan rêve d’une grande prière collective, le 15 juillet prochain, et il est malheureusement probable qu’elle ait lieu.
Les Sentinelles de retour devant l’Assemblée
Pour dénoncer le projet de loi ni bio ni éthique :
Les premières #Sentinelles sont debout et veillent pour dire non au #PJLBioéthique qui n'est ni bio ni éthique #pmasanspère #dpi#conservationOvocytes #ropa
Etc… pic.twitter.com/xVWSjlcgr2— Яemseeks † = ♥ن (@remseeks) July 6, 2020
La @PoliceNationale est arrivée pour les #Sentinelles pic.twitter.com/G4vFwGZvvo
— Яemseeks † = ♥ن (@remseeks) July 6, 2020
Et tente d'intimider les voltigeurs de pointe des #Sentinelles
Non à la #pmasanspère et autresdérives du #PJLBioethique pic.twitter.com/KW6PTCJ1aN
— Яemseeks † = ♥ن (@remseeks) July 6, 2020
Autre visite qui, elle, honore les #Sentinelles : Madame @ThillAgnes pic.twitter.com/kwISZsgoss
— Яemseeks † = ♥ن (@remseeks) July 6, 2020
Cardinal Ambongo : l’indépendance du Congo est, en partie, à la source de notre malheur d’aujourd’hui
Exceptionnelle homélie de Son Eminence Fridolin Cardinale Ambongo, Archevêque Métropolitain de Kinshasa, le 30 juin à l’occasion du 60ème anniversaire de l’Indépendance de la RD Congo. A méditer par tous ceux qui éprouvent le besoin de se repentir de la colonisation…
Excellence Monseigneur le Vicaire Général, Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, Chers Compatriotes
1. La RD Congo, notre pays, célèbre aujourd’hui un jour exceptionnel : le 60ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Nous n’avons pas le droit d’oublier ce jour qui a été l’aboutissement de tant de sacrifices et du sang versé par les vaillants fils et filles du Congo.
2. Comme nous l’avions entendu dans la première lecture, à la sortie d’Egypte, Moïse avait dit aux Israélites : « Souvenez-vous de ce jour » (Ex 13,3.8). Et nous peuple Congolais, nous avons ce grave devoir de mémoire, de nous souvenir de ce jour. Seulement, l’événement que nous célébrons aujourd’hui est aussi, en partie, à la source de notre malheur d’aujourd’hui. Contrairement aux pays voisins, l’indépendance du Congo, obtenue le 30 juin 1960, a été une indépendance plus rêvée que réfléchie : alors qu’ailleurs, on réfléchissait sur le sens de l’indépendance, on préparait les gens aux conséquences de l’indépendance ; nous, au Congo, nous rêvions l’indépendance ; de telle sorte que notre indépendance a été rêvée avec émotion, avec passion, avec l’irrationalité, au point qu’à ce moment-là, nous ne savions pas ce qui nous attendait le lendemain. La conséquence sur le comportement des Congolais qui ont eu à accéder des responsabilités continue encore à se vérifier aujourd’hui.
3. Rêver de l’indépendance signifiait pour les Congolais de l’époque : accéder à l’indépendance pour occuper les postes des Blancs, s’asseoir sur les sièges des Blancs, jouir des avantages qui étaient réservés aux Blancs et pas aux Indigènes à l’époque. Accéder à l’indépendance signifiait pour beaucoup, la fin des travaux forcés, justement ; mais au-delà des travaux forcés, l’indépendance était comprise comme la fin de tous les travaux salissants. A l’indépendance, nous ne ferons plus des travaux de terre, nous serons tous des chefs. Nous allons occuper les postes des blancs. Le lendemain de l’indépendance, et cela s’est vérifié avec la décision de la zaïrianisation : les Congolais ont occupé les postes des Blancs. Et étant donné qu’ils ne comprenaient rien de ce que faisaient les Blancs quand ils occupaient tel ou tel poste, l’exercice d’autorité, l’exercice des charges, que ce soit des charges politiques ou dans le socio-économiques ou dans l’administration a été compris comme l’occasion de jouir comme les Blancs.
4. Ainsi, l’exercice d’autorité au Congo a été compris comme une occasion de jouissance. On accède au pouvoir pour jouir, non pas rendre service à ceux qui sont sous ma responsabilité mais pour jouir comme le Blanc. Alors que ce dernier, quand il était assis sur ce fauteuil, il ne faisait pas que jouir. Il travaillait. Il comprenait le sens de son travail. Nous, par contre, nous avons mis de côté le service à rendre aux autres et nous avons mis l’accent sur la notion de la jouissance.
5. Un regard rapide sur les soixante ans qui viennent de se passer montre que ce grand rêve des Congolais a été progressivement brisé par une série des faits et événements. Nous avons connu la succession des régimes autocratiques qui arrivent au pouvoir comme les colons sans aucun souci de la volonté du peuple et cela continue jusqu’aujourd’hui : par la force, les guerres ou par la ruse, la fraude et en installant un système égoïste dans la gestion de la chose publique au lieu de promouvoir le bien-être commun du peuple congolais à qui on estime qu’on a aucun compte à lui rendre parce que ce n’est pas à grâce de lui qu’on est arrivé au pouvoir. On ne se sent pas du tout redevable à ce peuple. A cela s’ajoutent la culture de l’impunité pour les grands. On sanctionne les petits qui volent une poule, qui vole une chèvre, qui donne un coup à quelqu’un. Il peut se retrouver à Makala. Les grands, c’est l’impunité totale. Heureusement que il y a quelque chose qui commence à bouger. Il y a l’acharnement de la majorité parlementaire actuelle à faire main basse sur la CENI et la Magistrature. Ce sont des pratiques qu’on ne peut jamais tolérer. Parce que nous savons que de ces deux Institutions, dépendent l’indépendance du peuple. Et ses principes sont consacrés dans l’Etat de droit. Quand on parle de l’Etat de droit, il y a ces principes-là : l’indépendance de l’organe qui organise les élections et l’indépendance de la Justice, de la Magistrature. Si vous n’avez pas ces deux-là, oubliez l’importance qu’on puisse accorder au peuple.
6. Comment comprendre que 60 ans après son accession à la souveraineté internationale, le peuple congolais continue à s’appauvrir au point d’être classé aujourd’hui parmi les peuples les plus misérables de la terre. L’inviolabilité de son territoire n’est vraiment pas garantie et le projet de la balkanisation du Congo toujours à l’ordre du jour. Quand nous regardons tout ce qui se passe à l’Est du pays, la situation à Ituri, avec l’insécurité organisée, malheureusement par certains responsables à partir de Kinshasa ; la situation à Beni-Butembo, avec les ADF-NALU qui sont toujours là. Comment expliquer que toute une armée du pays comme le Congo ne soit pas capable de déloger ces quelques individus qui sont dans la brousse à Beni. Et pourtant, vous vous en souviendrez qu’au mois de janvier, l’Armée avait solennellement annoncé ici la fin de ces Mouvements ADF-NALU qu’elle avait pris le contrôle de tout le territoire et qu’elle les avait mis hors d’état de nuire. Pourtant, ils sont toujours là et toujours menaçants. Il y a la situation au Sud-Kivu, dans le Diocèse d’Uvira, autour de Minembwe, où les Armées des pays voisins viennent s’affronter chez nous : Rwanda et le Burundi. Et que dire de la situation au Tanganyika : même la Zambie qui, jusqu’ici, est considérée comme un pays ami, se permet d’occuper notre territoire. La vérité est que le Congo qui a 9 voisins, tous sont présents chez nous : soit par leurs Armées, c’est la plus part des cas ; soit par leurs immigrés. Nous savons que derrière les immigrés se cache la politique d’occupation de notre pays. C’est le cas de Grand Nord, avec les réfugiés venant de Centrafrique et avec les éleveurs Mbororo. Quant à la spoliation de ses ressources naturelles, elle se fait au grand jour, avec la complicité des certains Congolais, sans que la population ne puisse en profiter réellement.
7. Nous devons bien le reconnaître, chers frères et sœurs, après 60 ans d’indépendance, le constat est sans appel : nous avons honteusement échoué. Nous n’avons pas été capables de faire du Congo un pays plus beau qu’avant. Nous n’avons pas aidé notre peuple à redresser son front plus que jamais courbé. En tout, nous avons collectivement failli.
8. Que devons-nous faire ? L’évangile de ce jour nous invite à la responsabilité. Car chacun de nous aura à rendre compte devant Dieu de ce qu’il aura fait de ses talents, de ce beau pays aux potentiels immenses : qu’avez-vous fait de votre pays ? C’est la question qui nous sera posée lorsque nous présenterons devant le Tribunal Suprême. Qu’avez-vous fait de toutes ces richesses, de toutes ces potentialités que je vous ai données gracieusement. A question, ce n’est pas la classe politique qui va aider le pays à sortir de la détresse. Nous devons sortir de cette mentalité comme on l’entend souvent à la cité : que le Président ou le Gouvernement vienne faire ceci ou cela. Ce sont des comportements irresponsables. C’est le peuple lui-même.
9. Nous savons très bien que la coalition CACH-FCC qui est au pouvoir depuis plus d’une année. Cette coalition sait très bien comment elle avait foulé au pied la volonté du peuple pour en arriver là. La coalition sait. Maintenant, ses membres le disent. Malgré tout, le peuple avait fini par se résigner et accepter le fait accompli. Un peu comme dans le récit de Jacob qi avait volé la bénédiction destinée à son frère aîné Esaü (cf. Gn 27), le peuple espérait que du mal originel pouvait sortir un bien. Malheureusement, le constat est là.
10. Il n’y a de coalition au pouvoir que de nom. De part et d’autre, c’est le désamour, le cœur n’est plus à l’ouvrage. Au lieu de travailler ensemble autour d’un programme commun de gouvernement, les Coalisés ne se font plus confiance. Ils ont développé un rapport dangereux de rivalité qui risque d’entrainer tout le pays dans le chaos définitif. Pendant ce temps, l’action gouvernementale est complètement paralysée et le service légitime à rendre à la population est sacrifiée. Le peuple est abandonné. En définitive, la coalition au pouvoir a perdu sa raison d’être. Elle devrait normalement disparaître. C’est de la responsabilité de ceux qui se sont coalisés, le Président et le Président sortant, de faire éclater cette coalition qui conditionne le développement de notre pays. Et aussi longtemps que cette coalition sera là, il n’y a rien à espérer de nos Gouvernants. C’est inacceptable.
11. Nous dénonçons les velléités actuelles, surtout de la Majorité parlementaire actuelle, qui tendent à remettre en question les espoirs de la population pour un pouvoir judiciaire réellement indépendant et au service du pays, et non des individus, et aussi pour une CENI au-dessus de tout soupçon. Sur ces deux points : la position de l’Eglise Catholique est claire. 1) Autour de la question de la CENI, nous notons de la part de la Présidente de l’Assemblée Nationale une attitude de mépris vis-à-vis de l’Eglise Catholique, de l’Eglise Protestante et de la population congolaise. Ces deux Eglises qui représentent plus de 80% de la population congolaise ont dit non à la nomination d’un personnage qui a déjà fait ses preuves dans les fraudes électorale. Malgré le non de ces deux Eglises, Madame la Présidente continue tranquillement à faire croire au peuple les Confessions religieuses se sont réunies pour signer un document pour la candidature de ce Monsieur qui était le cerveau-moteur du système Naanga. Nous n’en voulons pas.
2) La deuxième preuve du mépris que l’Assemblée Nationale a pour le peuple, c’est par rapport à ces trois lois Minaku-Sakata. Le peuple n’en veut pas. L’Eglise Catholique, l’Eglise protestante, les Associations Civiles se sont prononcées massivement contre ces lois qui ne visent qu’à protéger ceux qui se sentent coupables. Et là, nous notons aussi une attitude de mépris, d’arrogance qui a caractérisé l’ancien système. Nous ne l’acceptons pas. Dès lors, et à l’occasion de la célébration de l’indépendance de notre pays, je lance cet appel à l’ensemble de notre peuple, de notre population, à la Société Civile, à l’Eglise Catholique qui est déjà à l’ordre de marche, à l’Eglise Protestante à s’élever, à redresser le front pour faire barrage à ces velléités qui n’ont comme unique objectif que de protéger les intérêts partisans de ceux qui ne veulent pas d’une justice juste. Les jours à venir seront difficiles. Et je tiens ici à demander au peuple de se tenir en ordre de marche. Lorsque le moment viendra, lorsqu’ils s’obtiendront à faire passer ces lois et ce personnage à la tête de la CENI, il faudra qu’il nous trouve sur leur chemin. On ne peut pas continuer, après 60 ans de l’indépendance du pays, à gouverner par défi, par mépris du peuple, par mépris de l’Eglise Catholique et de l’Eglise Protestante.
12. Que par l’intercession de nos Bienheureux Martyrs, Isidore Bakanja et Marie-Clémentine Anuarite, Dieu libère le Congo de tous ceux qui l’écrasent et le conduise à sa pleine souveraineté.
+ Fridolin Cardinal AMBONGO BESUNGU, ofm cap
Sous le signe de la pastèque
C’est sous le symbole de ce cucurbitacée que va se dérouler notre vie politique depuis les dernières élections municipales. Par honnêteté intellectuelle, et aussi pour me faire bien comprendre j’avais pensé à un autre titre, l’habit vert m’était venu à l’esprit, (en pensant à la pièce de théâtre de De Flers et De Caillavet en 1912), mais aussi l’idée d’y associer la robe rouge autre œuvre de théâtre (de Brieux en 1900). Mais il fallait envisager un long titre. Et c’est en écoutant Eric Zemmour parler je crois de l’ère de la pastèque à propos de ces dernières élections, que j’ai pris, si j’ose dire, sa balle au bond, un emprunt bien sûr, mais dont il a la paternité.
La presse a en effet parlé de vague verte pour illustrer la victoire des écologistes. Je pense cependant qu’il aurait été plus honnête d’attirer l’attention sur la victoire des abstentionnistes dans une élection pourtant très populaire, et ce à juste titre. Car je crois personnellement qu’on ne vote bien que pour quelqu’un qu’on connaît. Et les français s’intéressent à leur maire. Ils l’aiment ou ils le détestent, mais il ne leur est pas indifférent !
Cette année 2020 sera décidément, à plus d’un titre à marquer d’une pierre noire. Les Français se sont désintéressés de leurs élections municipales. Après le premier tour tueur de mars, tant par sa préparation que par sa tenue, cent fois plus mortifères par leur propagation du coronavirus que celui qu’aurait répandu la réunion de début février des évangéliques à Mulhouse (et du président qui se trouvait dans cette ville au même moment), premier tour comportant déjà un bon lot d’abstentionnistes, le deuxième tour a vu autour de 60% d’abstentions. C’est dire la montée du dégoût qu’inspirent les politiques actuels et leurs institutions auxquelles une grande majorité de français ne croit plus. Car aux abstentionnistes il faut ajouter un grand nombre de bulletins verts. Car qu’est-ce que généralement un vert (pas tous car il y a quelques vrais idéalistes) ? Un rouge camouflé, d’où l’image de la pastèque employée par Éric Zemmour. Et quand je dis rouge, je pense au trotskisme et à ses dérivés, qui sous couvert d’écologie veulent créer un dirigisme d’Etat, attentatoire aux libertés des individus.
Une aubaine pour le pouvoir en place, pour sa tête du moins, en recul dans les sondages et gravement critiquée. Je ne sous entends pas par là que cette tête éprouve quelques tentations pour l’économie telle que l’entendent les trotskistes. Je pense au contraire que le président demeure plus que jamais un partisan de l’ultra-libéralisme voulu par ses commanditaires français et étrangers.
Mais la verdure va désormais pouvoir décorer utilement, et qui sait masquer, les mesures sociales que la crise économique qui commence oblige à prendre. Elle va cautionner aussi son autoritarisme grandissant. On va mêler à l’urgence de défendre la planète la nécessité de mieux contrôler les citoyens, pour le bien général, pour leur santé en particulier, et ce qu’on estimera aller avec….Rien de tel qu’une épidémie et surtout une sortie d’épidémie pour surveiller au mieux tous les citoyens, et ce pour leur bien, évidemment. Avec les algues vertes qui allaient s’échouer sur nos mairies risquant d’avoir sur elles le même effet que sur nos plages, il fallait profiter de l’occasion pour qu’elles prolifèrent jusqu’au gouvernement, ou du moins qu’elles en donnassent l’impression. D’où la nécessité d’un changement…d’habit simplement. D’où ma comparaison avec l’attrait de l’habit vert, celui de nos académiciens, sujet de la pièce de De Flers et De Caillavet, excellent théâtre de boulevard décrivant l’ambition mondaine sur arrière fond d’immoralité, décors qui n’est pas loin de la tragi-comédie que depuis quelques années déjà nous offre cette république mourante. L’habit ministériel incolore ayant presque remplacé l’habit vert. Et je pensais aussi à la robe rouge, de Brieux dénonçant l’ambition dans la magistrature au service du pouvoir politique. Plus souvent qu’on ne le croit l’habit fait le moine, surtout quand la seule couleur est un signe de promotion. Dans notre affaire le rouge révèle aussi une pensée politique, et dans le cas présent, au delà de la couleur d’une robe, bien que souvent caché sous elle !
Plus les temps sont difficiles, plus ils suscitent des âmes de grands truands (ayant déjà manifesté de solides dispositions) et de héros. Mais les premiers sont toujours en plus grand nombre.
En ce 5 juillet faisons un bilan simple. Sous ce signe de la pastèque les mythes de l’habit vert et de la robe rouge ont de beaux jours devant eux.
D’abord les institutions de ce nous appelons notre république sont clarifiées. La prophétie de Léon Blum écrite dans le Populaire du 21 juin 1946 sur ce à quoi aboutirait le présidentialisme gaullien est réalisée « Dans ce système, le président de la République (élu au suffrage universel direct) ne serait plus seulement le Chef symbolique de l’Etat, mais le chef effectif du gouvernement et de l’administration, le président du conseil (on ne disait pas encore le premier ministre) se trouvant par contre réduit au rang d’un fondé de pouvoir, d’un homme de confiance, d’un porte parole vis à vis du parlement… » (1). Le quinquennat, je l’ai déjà écrit aggrave ce constat, puisque les élections législatives ne sont plus qu’un doublet des élections présidentielles. L’assemblée nationale ne sert plus à grand chose depuis un moment, sinon à enregistrer les volontés du pouvoir (Saint Sénat protégez nous !). Et ce pouvoir n’a maintenant plus qu’une tête, car malgré l’enfer de Matignon les premiers ministres ayant de la personnalité avaient le temps de jouer quand même leur rôle. Monsieur Edouard Philippe sera sans doute le dernier vrai premier ministre de la cinquième république. Monsieur Jean Castex, quels que soient ses talents, car il a à peine deux ans pour exercer sa fonction devient de fait le premier fondé de pouvoir du Président, et son porte parole devant l’assemblée.
Quoi qu’on ait pu me dire de lui, je l’ai entendu, à son premier entretien télévisé, se qualifier de gaulliste, pourquoi pas, c’est pour moi une qualité ? Il y ajoute social, tous les vrais gaullistes que j’ai connus portaient ce souci, à commencer par le général lui-même. Mais il s’est livré ensuite au gargarisme incantatoire de la laïcité et a dénoncé les communautarismes. Si cela ne relève que du rituel d’intronisation à ce poste, je ne m’inquiète pas trop, mais présentement cela m’ennuie quand même !
Dans l’optique du temps qui presse (la préparation des élections présidentielles de 2022 sur fond de crise économique et plus peut-être ?), et la présence de Monsieur Jean Castex comme premier ministre le prouve, pourquoi ne pas dire clairement que, tant pour la laïcité que pour le communautarisme, c’est l’Islam qui constitue un danger ? Et laisser clairement entendre que l’Etat va en tirer les conclusions qui s’imposent.
Pourquoi, au nom de l’écologie totale (qui inclut l’humanité comme l’a bien compris José Bové, déclarations de 2014) ne pas reporter la discussion sur la loi de bioéthique à l’assemblée, compte tenu de rajouts introduits par le député Touraine ? Ma préoccupation n’est pas seulement motivée par des préoccupations religieuses, qui ont cependant aussi le droit de s’exprimer, mais aussi philosophiques. Des non catholiques partagent mon avis. Et je puis affirmer que la récente protestation de l’Archevêque de Paris sur cette question a rallié plus d’un français soucieux du maintien d’une véritable humanité reposant sur ses valeurs traditionnelles. On s’est ému à juste titre, au cours du confinement du triste sort réservé à nos aînés dans les EPHAD, des tris de personnes qui auraient droit ou non à la réanimation, selon leur âge ! Et voilà qu’était programmé, comme si c’était une priorité après ce que nous venions de vivre, une discussion à l’assemblée nationale sur une loi de bioéthique aggravée par des dispositions sur la PMA qui prévoient le dépistage des anomalies chromosomiques de l’embryon sous le prétexte sanitaire d’optimiser les chances de grossesse par transfert dans les PMA, ce qui prépare la GPA, et des demandes de mêmes types pour des couples hommes femmes. S’il y a des traces ou des risques de trisomie 21 par exemple, l’embryon ne sera pas utilisé…il connaîtra le sort des personnes âgées atteintes du covid 19. Le respect de la vie est un tout ! L’irrespect aussi car l’eugénisme deviendra alors légal.
Par reconnaissance anticipée devant notaire, deux femmes pourront se déclarer mères conjointes de l’enfant à naître, sans distinction ni hiérarchie, comme le font les couples hétérosexuels non mariés. Voilà qui promet des discussions si d’aventure l’enfant est présenté au baptême. Je ne vois pas l’Eglise catholique emboîter les pas des notaires, qui auront accompli cette besogne, en alignant leurs registres de baptême sur leur faux en écriture devenus pourtant légaux par la magie de la loi. L’importance de la filiation est encore un peu plus méprisée.
J’émets le souhait que notre hiérarchie catholique prenne des sanctions religieuses à l’encontre de personnes coupables de tels manques de respect de la vie humaine. L’excommunication automatique (latae sententiae) punit déjà les coupables d’IVG et leurs complices. Dès 1930 Pie XI condamne l’eugénisme dans Casti connubii. Plus récemment les 20 et 21 février 2009, le Pape Benoît XVI, lors d’un congrès de l’Académie pontificale pour la vie fut très dur dans ses propos sur les diverses manipulations génétiques et examens pré-nataux. Le 16 juin 2018, le Pape François n’hésitait pas à comparer l’élimination des ambrions malades à de « l’eugénisme en gants blancs » semblable aux méthodes nazies.
Le code pénal français jusqu’à présent range l’eugénisme dans la catégorie de crimes contre l’espèce humaine punis de réclusion criminelle, pouvant aller jusqu’à la perpétuité, si le crime est commis en bandes organisées, ce qui sera le cas, même si le mot bande déplaît à l’équipe médicale concernée. Nous verrons si le gouvernement veut faire le jeu de lobbys minoritaires et riches, donc influents, ou s’il veut se donner la peine d’informer véritablement le peuple français et avoir le courage de le consulter par référendum. Pour leur bien spirituel et pour l’édification des chrétiens, il faudrait donc refuser la participation aux sacrements des partisans de cette nouvelle loi, de ceux qui en font la promotion, et de ceux qui vont l’utiliser. De même les honneurs des funérailles chrétiennes devraient leur être refusés. En fait, il doit être clair que beaucoup de catholiques sont parfaitement conscients que depuis le discours des Bernardins, le président de la République s’est moqué d’eux, osant même instrumentaliser le Saint Père en laissant les caméras le filmer en train de lui téléphoner pour l’inviter en France, avant sa vidéo conférence avec les représentants des cultes et des obédiences maçonniques. Et sans l’arrêt du conseil d’Etat , les églises auraient eu leurs messes déconfinées en même temps que l’ouverture des boîtes de nuit ! C’est peu de dire que cet État nous méprise, ce qui ne porte généralement pas chance.
Enfin, et pour faire bref, si le nouveau première ministre veut redonner quelque crédibilité à l’Etat, il doit agir au plus vite pour que les citoyens retrouvent confiance en la justice. Nous avons en France, une majorité d’excellents magistrats qui souffrent du discrédit dans lequel les ont fait tomber certains de leurs ambitieux collègues victimes du mythe de la robe rouge et de l’intérieur de la pastèque. Il y a des affaires qui doivent être éclaircies et d’autres ne plus se reproduire.
L’Etat doit être revêtu d’un minimum d’honorabilité pour demander des efforts au peuple qu’il veut diriger. Sa gestion de l’épidémie de covid 19, surtout à ses débuts, a sérieusement entamé le peu qui lui restait. Il faut maintenant des signes forts de justice et d’honnêteté, de sincérité aussi pour que la paix civile soit maintenue. Car c’est d’elle qu’il est question maintenant. Les français commencent à se rendre compte qu’on leur a confisqué, en très peu de temps, beaucoup de libertés. Ceux qui ont la charge de l’Etat le savent d’ailleurs très bien et ils écoutent beaucoup mieux les gens qu’on ne le dit, et le spectre de cette écoute est très large. Mais cela ne suffit pas. Il faut en tirer aussi les conclusions et agir tant qu’on en a encore la possibilité.
1 Père Michel Viot « Il y a quelque chose de pourri au royaume de France. » p200 Editions Via Romana.
2 Je recommande la lecture de la déclaration de la Fondation Jérôme Lejeune à propos de la loi de bioéthique présentée à l’Assemblée nationale : https://www.fondationlejeune.org/retour-a-lassemblee-nationale-du-projet-de-loi-bioethique/
Islamisation du conseil municipal de Strasbourg
Au conseil municipal de #Strasbourg du 04/07/2020, le hijab fait son entrée.
Le hijab et l’écharpe bleu blanc rouge ne sont plus incompatibles apparemment…
Merci les écologistes, honte à eux pour toutes les femmes qui luttent pour se libérer de ce carcan…. pic.twitter.com/3t9wKfZffj— Galbert Franck (@FranckGalbert) July 6, 2020
Quand Gérald Darmanin qualifiait Barbara Pompili de “khmer vert”
Avec Twitter il y a de quoi s’amuser. Entre Roselyne Bachelot qui promettait de ne plus jamais revenir en politique, et les amabilités échangées entre Gérald Darmanin et Barbara Pompili, on constate que le gouvernement Castex repose sur le sable de l’hypocrisie :
En 2016, Roselyne #Bachelot nous expliquait l’utilité du #remaniement :
« Le remaniement, c’est la dernière arme des gens qui voient le pouvoir leur échapper. Ils empaillent leur ministres sur les murs pour faire oublier leurs échecs »pic.twitter.com/IUzEaBN2mN
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) July 6, 2020
« Jamais je ne reviendrai en politique. Je respecte généralement mes engagements ! » Roselyne Bachelot en 2017. Ça commence bien 😅 #RemaniementMinisteriel #Bachelot pic.twitter.com/qfXuxPAv9e
— Léa ن 🇫🇷 (@LeaFrct) July 6, 2020

Les nations à l’épreuve du COVID avec Benoît Dumoulin
Benoît Dumoulin est journaliste à L’Incorrect et directeur d’Ichtus :
Yassine E. tue un gendarme sur la route
Le chauffard qui, en voulant éviter une herse après deux refus d’obtempérer, qui roulait sans permis, délinquant de 26 ans très défavorablement connu de la justice, qui avait consommé des stupéfiants, est poursuivi pour “homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique”. Il a tué le gendarme Mélanie Lemée, 26 ans, de la brigade de proximité d’Aiguillon (compagnie d’Agen). Membre de l’équipe de France militaire de judo, elle avait participé à de nombreuses compétitions et avait décroché le 15 février 2017 son deuxième titre de championne de France militaire de judo (catégorie + de 78 kilos). Elle avait déjà remporté ce titre en mars 2016 à Lorient.
La garde à vue de Yassine E. s’achève ce lundi soir et il sera présenté au parquet.
A noter que très peu de médias osent citer le prénom du criminel.
Dura lex, sed Castex
Le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler a annoncé les noms de la vingtaine de ministres du gouvernement de Jean Castex. Il n’y en a aucun pour s’occuper de la Famille, dont on nous a pourtant vanté les vertus tout au long du confinement. Mais cela est sans doute mieux ainsi.
Le gouvernement voit l’arrivée de l’avocat Eric Dupond-Moretti, celui qui se disait « honoré » et « fier » d’être l’avocat d’Abdelkader Merah, qui avait déclaré :
“Le FN n’est pas un parti républicain, il faut l’interdire”
Pour préparer la présidentielle de 2022, cela promet.
Numéro 2 du gouvernement, derrière l’inamovible Jean-Yves Le Drian, l’écologiste Barbara Pompili est nommée Ministre de la Transition écologique. En 2013, elle avait déclaré que le modèle papa/maman ne serait pas adapté à la société d’aujourd’hui…
Roselyne Bachelot fait son retour comme ministre de la culture (de mort).
« Jamais je ne reviendrai en politique. Je respecte généralement mes engagements ! » Roselyne Bachelot en 2017. Ça commence bien 😅 #RemaniementMinisteriel #Bachelot pic.twitter.com/qfXuxPAv9e
— Léa ن 🇫🇷 (@LeaFrct) July 6, 2020
Si Jean-Michel Blanquer reste à l’Education nationale, Christophe Castaner est remplacé par Gérald Darmanin, et Sibeth par Gabriel Attal. Marlène Schiappa est nommée ministre chargée de la Citoyenneté auprès du ministre de l’Intérieur… Ministre des régularisations massives ?
Ennio Morricone, RIP
Compositeur majeur du grand écran, Ennio Morricone est mort à 91 ans, après avoir signé les bandes originales de plus de 500 films, parmi lesquelles Mission, sur les missionnaires jésuites espagnols. La bande originale est devenue l’une des musiques de film la plus vendue au monde, avec plus de 3 millions d’exemplaires vendus.
Celui qui a remporté d’innombrables récompenses a été honoré d’une médaille d’or pontificale. Le Cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture, lui avait remis ce prix dans l’église de Sant’Agnese d’Agone, sur la Piazza Navona à Rome. Le Vatican avait déclaré que le pape François lui remettait la médaille d’or du pontificat pour son
“extraordinaire travail artistique dans le domaine de la musique, langage universel de la paix, de la solidarité et de la spiritualité”.
Dans un entretien accordé à ZENIT en 2009, Ennio Morricone s’était dit fermement opposé à l’idée d’avoir «des guitares et des chansons populaires» dans la liturgie.
“Je n’aime pas du tout”. «Le chant grégorien est une tradition vitale et importante de l’Église et le gaspiller en le faisant mélanger des mots religieux avec des chansons profanes et occidentales est extrêmement grave, extrêmement grave.”
Grèce : restauration d’une église saccagée par des immigrés
L’église Sainte-Catherine à Moria sur l’île de Lesbos avait été saccagée par des immigrés poussés par la Turquie d’Erdogan.

Ayant entendu parler de l’église vandalisée, des bénévoles se sont consacrés à sa restauration. L’église, qui avait été saccagée, est maintenant entièrement restaurée.
« Dix fois ils la détruiront, cent fois nous la réparerons ». Tel est le message de Makis Pavlellis, un habitant de la ville de Moria.


Evolution des pourcentages électoraux. | Nicolas Lebourg