Une personne décapitée en pleine rue à Conflans-Sainte-Honorine
L’assassin, qui a crié «allah akhbar» et menacé les policiers avec une arme, à été blessé à Eragny-sur-Oise après une course-poursuite.
La victime est un enseignant du collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine. L’homme aurait montré les caricatures de Mahomet durant un cours, ce qui aurait motivé l’acte du tueur. Ce dernier est connu des services de police…
Le grand enfermement : préservons nos libertés et notre santé mentale
De Jacques Bompard :
Pire que le Covid, il existe une maladie kafkaïenne qui s’est emparée de l’exécutif. Concomitante du virus asiatique, ce dérèglement de la logique et du bon sens se traduit par une surenchère des oukases sanitaires, contradictoires les unes avec les autres et perpétuellement changeantes.
Il n’y a pas que le nombre de lits de réanimation qui n’a pas changé depuis le mois de mars. Aucune leçon médiatique n’a été tirée de la cacophonie de la période du confinement.
Ainsi, le discours d’Emmanuel Macron le 14 octobre au soir a ouvert le grand retour des règles absurdes de « Jacques a dit : pas plus de six à table » ou encore de « Jacques a dit : le virus va dans les bars qu’après 21 heures ».
Le plus ironique et le plus triste dans cette gabegie aux velléités sanitaires, ce sont l’inadéquation des mesures édictées et les zones à risques identifiées : ils pénalisent les restaurants mais ils ne disent rien sur les transports en commun bondés ; ils surveillent la vie intérieure des familles mais ignorent l’école ; ils décrètent les couvre-feux, enfin, mais ne laissent frontières et aéroports ouverts.
MORT ÉCONOMIQUE
Appuyé sur un conseil scientifique anonyme et la dictature sacrée de courbes mathématiques ésotériques, le gouvernement relance un confinement partiel qui ne dit pas son nom mais qui a d’ores et déjà deux effets majeurs sur la vie des Français.
Le premier est l’arrêt de mort économique de plusieurs corporations déjà gravement touchées par les conséquences de l’épidémie depuis le début de l’année. L’hôtellerie-restauration, grandement dépendante du tourisme, s’est adaptée aux nouvelles contraintes parfois au prix d’investissements coûteux pour accueillir une clientèle moindre. Les nouvelles règles de couvre-feu et d’accueil réduisent à néant les derniers espoirs de survie de l’un des derniers fleurons commerciaux français.
Le deuxième effet est de pousser les Français à l’exaspération et à l’indiscipline tant les règles changent, demeurent hermétiques et surtout apparaissent arbitraires. Le principal ressort de la défense sanitaire adoptée par la Suède est la pédagogie, laquelle repose sur des ordres permanents et identiques depuis le début de l’épidémie. La Suède n’a pas confiné et n’impose pas le port du masque. Son économie fonctionne quasi normalement. Le taux de létalité n’est pas supérieur aux autres pays occidentaux, c’est le pays en passe d’atteindre un seuil d’immunité collective protecteur face au Covid. Pourquoi ? Parce que la Suède décide de responsabiliser ses habitants plutôt que de réduire leurs libertés au gré des dernières paniques ou du dernier rapport pondu par quelque organisme international aux intérêts obscurs.
SÉQUESTRATION DES LIBERTÉS
Ces règles sanitaires ressemblent de plus en plus à une méthode de gouvernement : la gestion des affaires courantes sous le mode de l’état d’urgence. Or, ce n’est pas une plus grande efficacité politique et technique qui en ressort, mais un constat terrible. La ruine des libertés publiques accélère celle de l’économie réelle et des derniers vestiges de l’Etat-providence. Nous vivons une ère de liquidation générale plutôt que de préservation nationale. Les restrictions imposées n’ont pas pour finalité de redresser la médecine en France ou de rétablir des règles évidentes de bon sens dans les finances publiques.
Est-ce que l’état d’urgence sécuritaire a provoqué une amélioration de la sécurité quotidienne des Français ? La réponse est non. Est-ce que l’état d’urgence sanitaire préservera la santé publique ? La réponse risque d’être malheureusement la même.
Hold-Up Bande-annonce
La pandémie a donné lieu à des échanges contradictoires entre médecins, spécialistes, professeurs, hommes politiques et experts, le tout orchestré et alimenté par le feu nourri des médias. Les scientifiques se sont ainsi retrouvés discrédités avec notamment l’affaire du Lancet. Le Conseil scientifique, censé piloter cette pandémie, est ouvertement accusé d’incompétence et d’arrogance, preuves à l’appui. Et nous dans tout ça ? Que penser ? Que faire avec toutes ces informations ? Qui croire ?
Gestion sanitaire du covid : l’incurie macronienne. Où sont passés les 12000 lits annoncés ?
Incurie : manque d’application, négligence extrême (Larousse)
Ce compte Twitter déjà signalé aux lecteurs du Salon beige a ressorti un extrait du point de situation du Premier ministre tenu le 27 août 2020 et concernant le covid-19.
Nous voulons illustrer, en cette période d’annonce d’un couvre-feu, les propos tenus par M.Véran, ministre de la Santé, et concernant les capacités hospitalières en réanimation (à environ 50 minutes du début de la séquence).
Premier extrait, première illustration :
« Si une pression sanitaire trop forte devait se faire sentir, nous avons en tout cas anticipé, sécurisé nos capacités de réponse ».

Deuxième extrait, deuxième illustration :
« S’agissant de nos capacités en réanimation, chaque région dispose désormais d’une stratégie permettant d’accroître ces capacités. Si la situation le nécessite, ce sont donc 12000 lits de réanimation qui pourraient être disponibles pour accueillir près de deux fois plus de patients en même temps que lors de la première vague ».

En date du 14 octobre, il y a en France 1673 malades du covid en réanimation !
🔴 France, 15 Octobre: A peine croyable….(12000 lits de réa prévus en Août – rien en Octobre)…Vidéo qui deviendra probablement virale. #VeranDemission #Macron #coronavirus #COVID__19 #COVID19france pic.twitter.com/SOFI14iMyB
— Biobiobiobio (@biobiobiobior) October 15, 2020
La fille de Brigitte Macron éditorialiste sur Europe 1 pour commenter les décisions… d’Emmanuel Macron
Tiphaine Auzière est avocate et fille de Brigitte Macron. En 2016, elle a créé et dirigé un comité de soutien dans le Pas-de-Calais pour la campagne d’Emmanuel Macron. Lors des élections législatives de 2017, Tiphaine Auzière fut inscrite comme suppléante du candidat LREM Thibaut Guilluy pour la 4e circonscription du Pas-de-Calais, lequel a échoué.
Elle est désormais éditorialiste sur Europe 1, où la rédaction, qui s’était bruyamment opposée à la nomination de l’ancien journaliste de Valeurs actuelles Louis de Raguenel (désormais adjoint du service politique), n’a pas réagi.
Il faut savoir sacrifier une partie de ses libertés pour l’intérêt général.
C’est l’heure de la carte blanche de @TAuziere pic.twitter.com/hg8Ru0LBHA
— Europe 1 🎧🌍📻 (@Europe1) October 15, 2020
Pas certain que le CSA réagisse.
Le monastère Saint-Sauveur-in-Chora de Constantinople sera ouvert à la prière musulmane le 30 octobre
Lu sur Orthodoxie :
Après la provocation à Sainte-Sophie, le monastère historique du Saint-Sauveur-in-Chora de Constantinople sera ouvert pour le namaz, la prière musulmane. C’est ainsi que la décision signée par le président Erdoğan entrera en vigueur. Comme l’a annoncé le service des Affaires religieuses de Turquie, le namaz aura lieu le vendredi 30 octobre au monastère du Saint-Sauveur-in-Chora et ce pour la première fois depuis 75 ans. Cet événement est préparé activement, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’édifice. Comme à Sainte-Sophie, les fresques seront masquées par des rideaux. Le président turc participera lui-même au namaz. Rappelons que le patriarche Bartholomée a rencontré Mounir Bouchenaki, conseiller spécial du directeur général de l’Unesco, le mercredi 7 octobre et a évoqué avec lui, entre autres la récente transformation de Sainte-Sophie en mosquée.
Violence LGBT à la manif Marchons Enfants : intox de la Préfecture de police
Démontée par Albéric Dumont :
#FakeNews de la @prefpolice !
1️⃣ C’est la police qui intervient en premier
2️⃣ L’objectif des contre-manifestants était prendre d’assaut le podium
3️⃣ Le Kiss-In est une diversion de communication qui n’arrive qu’après leur interpellation https://t.co/XrWNKNOepY pic.twitter.com/cxl08VOcpl— Albéric Dumont (@albdmt) October 15, 2020
Tensions croissantes en Europe sur la Convention d’Istanbul
De Patryk Regalski pour l’ECLJ :
L’annonce en juillet que la Pologne pourrait bientôt dénoncer la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, appelée aussi Convention d’Istanbul, a suscité de vives réactions. On retrouve d’ailleurs ce sujet parmi les nombreux griefs exprimés par le Parlement européen contre la Pologne dans sa résolution du 17 septembre 2020, adoptée dans le cadre de la procédure de sanction sous le régime de l’Article 7 du Traité sur l’Union européenne. Le 27 juillet 2020, conformément à ce qu’il laissait entendre depuis la victoire d’Andrzej Duda à l’élection présidentielle polonaise, le ministre de la Justice Zbigniew Ziobro a officiellement demandé à la ministre de la Famille, du Travail et de la Politique sociale, Marlena Maląg, d’engager le processus devant conduire au retrait de la Pologne de la Convention d’Istanbul. Le 29 juillet, face à la polémique déclenchée par cette annonce, le premier ministre Mateusz Morawiecki saisissait le Tribunal constitutionnel polonais sur la conformité de cette convention européenne à la constitution nationale.
Les reproches faits à la Convention d’Istanbul
La Convention d’Istanbul, signée en 2011 par les États membres du Conseil de l’Europe (à l’exception de la Russie), fut ratifiée par le parlement polonais au printemps 2015, sous le gouvernement de la Plateforme civique (PO) en coalition avec le parti agraire PSL. Cette ratification avait suscité les protestations du parti Droit et Justice (PiS), aujourd’hui au pouvoir en coalition avec deux petits partis de droite, dont le parti Pologne Solidaire (Solidarna Polska, SP). Zbigniew Ziobro, qui dirige ce parti nécessaire à la majorité absolue du gouvernement à la Diète, a exigé en juillet dernier, après l’élection présidentielle, que le PiS tienne sa promesse de campagne de 2015 et dénonce cette convention jugée hostile à la famille et à la religion, en ce qu’elle les présente comme sources des violences conjugales. Selon M. Ziobro, les aspects positifs de la Convention d’Istanbul, qui concernent véritablement la lutte contre les violences domestiques et les violences à l’égard des femmes, sont déjà inclues dans le droit polonais, tandis que les aspects idéologiques de cette convention seraient dangereux et contre-productifs. En effet, selon cette convention, les États devraient prendre
« les mesures nécessaires pour promouvoir les changements dans les modes de comportement socioculturels des femmes et des hommes en vue d’éradiquer les préjugés, les coutumes, les traditions et toute autre pratique fondés sur l’idée de l’infériorité des femmes ou sur un rôle stéréotypé des femmes et des hommes » (article 12, § 1).
Il faut souligner que ladite convention ne se réfère pas au sexe pour qualifier les hommes et les femmes, mais à la notion de genre qu’il définit comme « les rôles, les comportements, les activités et les attributions socialement construits, qu’une société donnée considère comme appropriés pour les femmes et les hommes » (article 3). C’est le premier et seul texte de droit international à ce jour à contenir une telle définition pour un mot qui signifiait jusqu’alors le sexe biologique (Cf. Statut de Rome).
L’appel à l’aide des catholiques espagnols
APPEL EN DÉFENSE DE LA CROIX MONUMENTALE DE « LA VALLÉE DE CEUX QUI SONT TOMBES » COMME SYMBOLE DES FONDATIONS DE NOTRE CIVILISATION
À tous les chrétiens du monde ainsi qu’à toutes les personnes de bonne volonté:
L’histoire du christianisme est une histoire de persécution, depuis celle de Dioclétien à celles que souffrent nos frères dans la foi aujourd’hui dans de nombreux pays à majorité musulmane, en passant par la révolution française, les « Cristeros » du Mexique ou au XX siècle dernier, la persécution des chrétiens dans les pays communistes.
L’Espagne, «terre de Marie», comme l’a dit le saint Pape Jean-Paul II, est chrétienne depuis l’arrivée de l’apôtre Santiago sur la péninsule du 1er siècle après JC, elle a toujours été le fer de lance de la défense du christianisme, contre l’empire musulman pendant huit siècles, contre les turcs d’alors et contre les nombreuses hérésies dans l’Europe médiévale et moderne par la suite et, en plus, elle a été le grand évangélisateur de l’Orbe, des Philippines à la Terre de Feu. L’Espagne, foyer des martyrs et des saints, ne peut être comprise sans la foi au Christ, tout comme l’Europe. Et en Espagne, il n’y a même pas un siècle de cela, entre 1934 et 1939, les chrétiens ont subi l’une des plus grandes et des plus sanglantes persécutions de l’histoire aux mains d’une sombre coalition de socialistes, communistes et anarchistes appelée le «Front populaire». Avec plus de 8 000 religieux et plusieurs milliers de laïcs brutalement assassinés, violés, tués uniquement et exclusivement pour leur foi, en plus de subir le pillage et la destruction d’une bonne partie des lieux de culte et des établissements religieux de toutes sortes, qui ont ouvert une blessure que le peuple espagnol a mis longtemps à cicatriser mais qui, dans un admirable exercice de générosité et de réconciliation, a réussi à guérir il y a des décennies de cela.
Comme emblème de cette réconciliation, et en hommage à toutes les victimes, de quelque côté que ce soit, -qui ont subi les conséquences souvent en sacrifiant leur vie – de ces événements dramatiques en 1958 un complexe monumental impressionnant a été achevé dans la périphérie de Madrid , « la Vallée de ceux qui sont tombés »,un symbole d’unité et de fraternité entre tous les espagnols, où plus de 30 000 morts vainqueurs et perdants de la guerre civile ont reçu une sépulture chrétienne, et qui comprend une basilique pontificale, une abbaye bénédictine exemplaire , un centre important pour l’étude de la doctrine sociale de l’Église et de la PLUS GRANDE CROIX DU CHRISTIANISME du monde.
« La Vallée de ceux qui sont tombés », depuis son inauguration, n’est plus qu’un immense cimetière, un impressionnant temple catholique et, surtout, un lieu de mémoire, de réconciliation et de rappel de ce qui ne devrait plus jamais arriver.
De là, nous faisons connaître au monde du monde chrétien que:
Le gouvernement socialiste / communiste / sécessionniste d’Espagne a soumis au Parlement un projet de loi qui vise à redéfinir l’ensemble de « La Vallée de ceux qui sont tombés » pour dénaturer la raison de son existence, l’expulsion de la communauté bénédictine et, le cas échéant, à titre d’exemple, la démolition de la Croix, comme les partenaires communistes de M. Sanchez lui demandent depuis longtemps. En effet, la vice-présidente du gouvernement, Mme Calvo, dans des déclarations récentes aux médias n’a pas nié que cette mesure fasse l’objet d’une “réflexion”.
Compte tenu de l’impuissance que ressentent les chrétiens espagnols en ce moment, nous lançons un APPEL à tous nos frères en Christ, quelle que soit leur nationalité, à travers le monde, pour qu’ils nous aident dans leurs prières et toutes les actions médiatiques nécessaires pour empêcher un tel sacrilège de se produire.
Ceci est un APPEL, basé sur la vérité qui nous rendra libres, basé sur la justice en tant que forme supérieure de savoir humain, avec un engagement pour l’histoire et pour la culture, puisque seulement de l’ignorance ou de la haine, nait le mépris de l’héritage de chaque génération qui nous a précédés. Leur manque de respect, d’effacement ou d’altération, typique des barbares, dénote la suprême audace de l’endoctrinement de la pensée marxiste qui a envahi le pays.
Nous sommes chrétiens, hommes et femmes de foi, d’humilité et de charité, nous n’admettons pas qu’ils détruisent notre ancienne civilisation, berceau de la dignité et du progrès humain. Mobilisons-nous ! Et que chacun appelle les indifférents et implorons tous Dieu pour son aide. Lorsque le jour se lèvera Dieu constatera que nous avons rempli son mandat et notre devoir envers lui.
La démolition de la croix monumentale de la vallée des morts n’est pas seulement une attaque barbare contre un bien culturel de premier ordre, c’est une attaque contre les fondations sur lesquelles l’Europe toute entière a été construite et cette destruction constitue un pas en arrière de plusieurs décennies dans la défense de la liberté.
L’ASSOCIATION DE LA DÉFENSE DE « LA VALLÉE DE CEUX QUI SONT TOMBÉS » APPELLE AU SOUTIEN DE NOS FRÈRES DANS LA FOI POUR ÉVITER LA DÉMOLITION DE LA CROIX.
Quand il y a besoin d’argent, La Croix redevient catholique…
En 2018, un éditorial de La Croix s’était félicité du résultat du référendum irlandais pro avortement. Et notre ami Thibaud Collin en avait fait les frais. La Croix avait même fait un procès à votre blog, que nous avions gagné… La même éditorialiste s’en prenait sur un plateau de télévision à … La Manif Pour Tous.
En 2019, nous évoquions un article en faveur de l’euthanasie de Vincent Lambert.
Cet été, La Croix a conseillé et mis 3 étoiles à un film faisant la promotion de l’avortement chez les adolescentes : « Never Rarely Sometimes Always » : jeunes filles sous contrainte.
En avril dernier, une tribune dans La Croix demandait que Notre-Dame de Paris devienne un musée.
Enfin en octobre 2019, dans un éditorial, Isabelle de Gaulmyn se réjouissait de la fin de l’Eglise Tridentine, provoquant une réaction de l’un de nos lecteurs.
Très récemment, La Croix qualifiait l’ex-otage au Mali Sophie Pétronin comme “une humanitaire portée par la foi“… islamique. Ce qui a fait régir de nombreux lecteurs, jugeant que La Croix devait se renommer Le Croissant !
En revanche, quand La Croix a besoin d’argent, ce quotidien se dit… catholique dans une lettre info demandant un soutien financier. Voici ce qu’écrit Guillaume Goubert, Directeur de La Croix :
Il est plus important que jamais pour notre pays qu’un grand quotidien catholique puisse continuer d’être le lieu d’une info digne et constructive.
et encore :
Soutenir la singularité de LA CROIX – journal catholique, libre et indépendant -, encourager une publication importante pour la démocratie, est certainement une aventure peu commune.
Niveau de réponse pénale : 90% de taux de réponse judiciaire selon M.Dupond-Moretti pour une réalité comprise entre 6 et 12%
Merci à M.Philippe Bilger pour la qualité de son blog et des références citées, souvent utiles.
Dans un billet du 9 octobre, intitulé « Un garde des Sceaux intermittent… », M.Bilger revient sur l’affirmation faite par M.Dupond-Moretti comme quoi le taux de réponse judiciaire était de 90% semblant démontrer par là-même un fonctionnement de bonne qualité de la Justice. Mais le diable est dans le détail :
« Ce n’est pas non plus un ministre informé qui se montre pour oser déclarer que le taux de réponse judiciaire s’élève à 90 %, omettant de souligner que cette évaluation ne concerne que le faible nombre d’affaires qui ont échappé à l’immense décantation opérée en amont, notamment avec trop de classements sans suite ».
Et M.Bilger de citer ensuite le numéro de septembre 2020 de la revue La Tribune du commissaire et en particulier un article de Mme Brugère
« Notre chaîne pénale est-elle en voie d’obsolescence ? ».

Cet article très complet décrit tous les stades de l’écrémage subi par les procédures depuis leur réception par les tribunaux jusqu’à celles ayant donné lieu à de réelles poursuites pénales.
Entrons juste dans quelques détails, tous extraits de l’article cité, des procédures d’écrémage :
- En 2017, les tribunaux ont reçu 4.765.672 procédures.
- Ce nombre de procédures est lui-même largement inférieur à la réalité de la délinquance (non-transmission des mains courantes ; près de la moitié des infractions subies ne sont pas rapportées, selon les enquêtes de victimation) : « le total des victimes d’atteintes aux biens ou aux personnes pourrait s’approcher des 9.835.000».
- Sur 4.765.672 procédures reçues en 2017 dans les Tribunaux, 4.241.508 ont été effectivement examinées par les parquets au cours de cette même année. 70 % de ces 4.241.508 enquêtes ont été immédiatement et pour partie en opportunité classées sans suite (2.947.126 infractions jugées mal caractérisées, charges considérées insuffisantes, défaut d’élucidation).
- Qu’est-il advenu des 30% restants, soit 1.294.382 affaires, qui continuaient à être traitées par les parquets ? 12 % se sont soldées par de nouveaux classements sans suite, toujours en opportunité mais pour d’autres motifs (recherches infructueuses, carence du plaignant, préjudice jugé peu important).
- Le taux affiché de 87,6% de réponse pénale ne concerne donc que les 1.133.881 procédures rescapées de cet écrémage. Or cette “réponse pénale” a consisté pour 36,7% d’entre elles en des alternatives aux poursuites. Les mots ont un sens. Il ne s’agit pas ici de poursuites pénales mais bien sous le voile de « l’alternative » d’autres modalités de classements sans suite (rappel à la loi, parfois après un simple courrier, médiation, réparation, injonction thérapeutique, stages de sensibilisation etc).
Au final, seules 595.261 affaires ont donc finalement été poursuivies devant les juridictions (sur, rappelons-le, 4.765.672 procédures reçues). 557.762 se sont achevées par une condamnation. Soit 11,7% du total des enquêtes parvenues aux tribunaux. Si l’on ramène ce chiffre à celui de l’étude de victimation précitée, il tombe à un pourcentage de 5,6. N’est-ce pas plutôt là le vrai chiffre de la « réponse pénale » ?
« Marie qui guérit les couples » : les sessions qui font des miracles !
Le Salon Beige a enquêté sur ce phénomène nouveau qui attire de plus en plus de couples. La dernière session en a attiré une cinquantaine. Guillaume d’Alançon, directeur de l’Institut pour la Famille en Europe, fait le point de la situation :
Guillaume d’Alançon : Je tiens d’abord à vous dire que les deux prochaines sessions se tiendront :
- les 17 et 18 octobre prochains à l’abbaye de Randol (63) : lien d’inscription
- et les 21 et 22 novembre à l’abbaye de Solesmes (72) lien d’inscription.
Concrètement, oui, on peut dire que des couples sont miraculés. Certains, séparés et venus chacun de leur côté… sont repartis ensemble, d’autres nous ont écrit leur joie d’avoir franchi une étape décisive dans la consolidation de leur amour ; il y a aussi ceux qui, déprimés pour des tas de raisons, sont rentrés chez eux le moral au beau fixe… C’est sans compter les foyers qui « marchent plutôt bien » et ont pris la décision d’effectuer un petit « contrôle technique ».
Au niveau des chiffres, actuellement un peu plus de 210 couples se sont inscrits aux 5 précédentes sessions, soit au-delà de 420 personnes. Nous ne dirons pas combien d’enfants ont bénéficié des effets collatéraux, mais on en a sans doute des milliers.
La durée ne dépasse pas 24 heures. Du samedi 17h au dimanche 16h. Ce qui rend la proposition accessible au grand nombre, même à des foyers dont l’un des deux est tout sauf une grenouille de bénitier.
La raison de la fécondité de ces sessions est simple : la soif de joie, de paix profonde, qui motive les époux présents. Le courage aussi. Un vrai courage. Et Notre-Dame qui aime et connaît ses enfants le remarque et les inonde de consolation, de grâce et de lumière.
Ce n’est pas d’abord le charisme du prédicateur ou même le contenu de sa prédication qui font des merveilles, c’est avant tout la disposition humble et confiante, toute abandonnée à la volonté divine.
C’est alors que Marie, notre Mère du Ciel, peut conduire chacun sur un chemin de croissance et de guérison.
Oui, seul le cœur d’enfant rend possible le miracle. Et, chose bien banale pour une maman, celle-ci vient guérir ce qui était blessé…
O Marie qui guérissez les couples, priez pour nous, intercédez auprès de votre Fils pour ceux qui en ont besoin !
En attendant, ceux qui souhaitent connaître la neuvaine à “Marie qui refait les couples” et le sanctuaire qui lui est attaché, c’est ici.
Et là : https://www.mariequigueritlescouples.com/
Vous pouvez rejoindre la communauté de prière d’Hozana sur ce sujet.
L’écrivain et avocat François Sureau élu à l’Académie française
François Sureau vient d’être élu au premier tour par 19 voix sur 27, sans aucun bulletin blanc, ni croix, fait exceptionnel depuis dix ans.
François Sureau est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont Garçon, de quoi écrire (Gallimard) qu’il a co-écrit avec Jean d’Ormesson en 1989. Il a reçu le Grand prix du roman de l’Académie française en 1991 pour L’Infortune (Gallimard) ; le Prix Goncourt de la nouvelle en 1997 pour Le Sphinx de Darwin (Fayard) et le prix Méditerranée en 2003 pour Les Alexandrins, (Gallimard). Son dernier ouvrage L’Or du temps (Gallimard) est sorti au mois de mai 2020.
Concernant la loi contre les contenus haineux sur Internet (dite « loi Avia »), il déclarait :
«en se fondant sur la notion de haine, qui est un sentiment, relevant du for intérieur, la loi introduit désormais la répression pénale à l’intérieur de la conscience».
En 2015, il qualifiait de “dinguerie républicaine” le transfert au Panthéon des cendres de quatre résistants de
“Il n’est pas toujours besoin de grands drames pour mesurer la dégradation intellectuelle et morale des acteurs de la « scène publique ». Parfois de petits événements bien français y suffisent. On apprend ces jours-ci que le gouvernement a décidé le transfert au Panthéon des cendres de quatre résistants, deux hommes et deux femmes (…) Des quatre cercueils transportés dans ce temple bizarre où voisinent des notaires inconnus, d’authentiques héros, des écrivains aux talents variés, deux seront vides. Les familles de Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle s’étant opposées à l’ouverture des caveaux de famille, leurs deux cercueils seront conduits au Panthéon lestés seulement d’un peu de terre. Il faut s’arrêter sur ce moment de dinguerie républicaine, dont le plus curieux est qu’il n’étonne plus personne (…)”
L’ancien Grand-Maître du Grand-Orient de France a pété un boulon
Philippe Foussier, ancien Grand-Maître du Grand-Orient de France (2017-2018), s’est insurgé sur Twitter contre le classement de la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre comme monument historique, appelant à un “déboulonnage” :
Une provocation et une insulte à la mémoire des 30 000 morts de la Commune. Érigé pour faire payer aux Parisiens leur résistance aux Prussiens puis aux Versaillais, ce monument mériterait au contraire un “deboulonnage”. On lui réserve une consécration. https://t.co/rk44YzY9or
— P. Foussier (@PFoussier) October 13, 2020
La commission régionale du patrimoine et de l’architecture d’Île-de-France a en effet voté mardi 13 octobre 2020 son inscription aux monuments historiques. Une reconnaissance pour cette église de style romano-byzantin dont la première pierre fut posée en 1875 et la construction officiellement achevée en 1923.
Alexandre Gady, professeur d’histoire de l’architecture à la Sorbonne, président d’honneur de l’Association Sites & Monuments, membre de la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture d’Île-de-France, explique sur France Culture, et cela devrait servir à améliorer les connaissances culturelles de Monsieur Foussier :
“C’est un monument qui a été décidé à la fin de l’année 1870, quand le pays s’est effondré dans le cadre de la guerre avec la Prusse. Et surtout, pour les catholiques, c’était au moment où la France a laissé tomber le pape à Rome (qui, pendant que les troupes françaises étaient défaites dans le combat avec les Prussiens, est tombé aux mains de Victor-Emmanuel II et de Garibaldi – le pape s’est enfermé à ce moment là dans le Vatican) – ça a été la fin des États pontificaux et Rome est devenue la capitale du jeune royaume d’Italie.”
“Pour les catholiques, c’était vraiment un désastre de voir le pape ainsi traité et surtout leur propre pays battu à la suite d’un régime qui avait beaucoup favorisé l’Église catholique, le Second Empire, mais qui avait aussi (pour des catholiques qui voyaient les choses un peu de manière traditionnelle) un caractère très matérialiste, très jouissif. Un État qui avait peut-être pour eux précipité la France dans cette défaite absurde de 1870.”
Qu’y avait-il avant le Sacré-Coeur, en haut de la butte Montmartre ?
“Il n’y avait rien. C’est un lieu très important aussi pour l’histoire chrétienne de Paris, puisque c’est le lieu du martyre de Saint-Denis, le mont des Martyrs. Il y avait une abbaye royale qui avait été fondée à partir du 12e siècle et dont il nous reste la merveilleuse petite église Saint-Pierre de Montmartre – qui est devenue une église paroissiale aujourd’hui – mais qui était une église abbatiale à la tête d’un ensemble très important qui a complètement disparu – on n’en sait d’ailleurs pas grand chose, il y a peu de représentations.”
“C’était un terrain – qu’on voit d’ailleurs sur les photographies, au moment justement de la guerre et de la Commune – un terrain vide qui dominait Paris. Le cardinal Monseigneur Guibert (qui est le père du projet et qui était un homme extrêmement intelligent et très malin) a (comme on l’a fait à Lyon pour Fourvière ou à Marseille pour Notre-Dame de la Garde) considéré l’importance de mettre un monument qui vienne couronner Paris. Comme l’église de Soufflot, notre Panthéon aujourd’hui, était venu couronner le Paris de Louis XV au sommet de la montagne Sainte-Geneviève.
Sur la déclaration de Philippe Foussier, Alexandre Gady réagit :
« C’est faux historiquement… Ça n’a rien à voir avec cette histoire de la Commune. Ce n’était pas Madame Soleil (ceux qui ont décidé de construire le Sacré-Coeur) : ils ont décidé cela 6 mois avant la Commune. Il faut arrêter… Cette Commission a voté avec enthousiasme cette protection (l’inscription aux monuments historiques) – parce qu’il serait difficile quand même de faire croire que le Sacré-Coeur ne soit pas un monument historique dans l’histoire de Paris. Dans cette commission, on a bien pensé que ça allait soulever sans doute quelques critiques, mais c’est un projet qui a été porté par le ministère de la Culture, par la mairie de Paris, propriétaire de l’église. On n’est plus en 1905. Il faut quand même que les gens grandissent.”
Difficile de demander de grandir à une personne qui joue avec des compas et des équerres, affublé d’un tablier…
Et pour les autres, je signale qu’il y a une messe selon la forme extraordinaire qui sera célébrée le 24 octobre par le curé de la paroisse Saint-Eugène, à l’occasion du jubilé de la consécration de la basilique.
La société de GPA Subrogalia annonce la fin de son activité
C’est la société dont la cour d’appel de Versailles vient d’ordonner la fin de l’hébergement par OVH au terme d’une procédure menée par Juristes pour l’enfance.
La société SUBROGALIA, domiciliée en Espagne, annonce ne plus accepter de nouveaux processus de “maternité de substitution, se consacrant exclusivement à la réalisation des processus en cours.”
Le nouvel ordre macronien : « Boulot-métro-dodo » !
Bernard Antony, président de l’Agrif communique :
Monsieur Macron nous avait dit l’hiver dernier avec des accents churchilliens : « Nous sommes en guerre ».
Que le coronavirus soit, après d’autres et avec bien d’autres, une belle saleté épidémique à affronter, tout le monde en convient.
Mais toujours dans le registre de son imaginaire martial voilà que le chef de l’Etat vient d’ordonner pour nos grandes agglomérations un confinement nocturne en reprenant pour le désigner le nom de « couvre-feu ».
Mesure de temps de guerre en effet.
Nous allons rentrer bientôt dans le mois de Brumaire. Macron, dont il n’est pas besoin d’être psychiatre pour constater l’importance de son mimétisme bonapartien, rêve-t-il d’un nouveau coup d’Etat du 18 Brumaire ? Assurément, il doit rêver de semblable chose.
Dès ce samedi, le soir, après 21h, Paris et les autres métropoles du pays entreront, sauf dans certains quartiers, dans le silence de la nuit. Chez Macron on devine le sentiment de sa toute puissance. A vingt millions de Français, il a ordonné : dodo ! Toute puissance sur la vie et la mort des cafés et restaurants, ces lieux habituels de la sociabilité française.
En laissant la liberté d’ouverture jusqu’à 22h, et de circulation jusqu’à 23h, il aurait assuré la survie de milliers d’établissements. Cela n’aurait rien changé du côté du corona qui, lui, se moque bien de circuler le jour ou la nuit; ce corona qui n’a été combattu d’ailleurs jusqu’ici qu’avec autant d’erreurs et d’impréparations renouvelées.
Mais en méditant sur Paris éteinte et endormie, du haut de sa terrasse élyséenne, Macron comme jadis Néron contemplant l’incendie de Rome, ressentira la jouissance de la plénitude de son bon plaisir.
Aucun de nos rois n’eut pareil pouvoir. Ce n’est plus le temps des valeurs du travail, de la famille et de la patrie qui, selon le grand rabbin Jacob Kaplan, avaient été celles des rois d’Israël.
Désormais, de par la volonté du très progressiste Macron, la devise de la République va être « Boulot, métro, dodo ». Cela n’est-il pas beau ?
Comme le maître de Santiago dans la pièce éponyme de Montherlant, s’adressant à sa fille pour la convier à sa méditation nocturne sur l’Espagne, Macron pourra dire à son épouse : « Vois tu Brigitte, de par mon fait, tout un peuple dort ».
Le lendemain, dans les métros, les bureaux, les ateliers et les hôpitaux, les citoyens jouiront des heures de temps de travail que leur aura laissé le Big Brother Macron.
Amy Coney Barrett : une audition sans faute
De Christian Daisug dans Présent :
Amy Coney Barrett, 48 ans, que le président Donald Trump a choisie pour occuper l’un des neuf sièges à la Cour suprême après une vacance pour décès, aura enduré durant quatre jours le feu roulant des questions de la commission judiciaire du Sénat. Ces douze républicains et dix démocrates constituent la première étape sur la voie de la confirmation ; la seconde étant le vote des cent sénateurs qui aura lieu à la fin de ce mois. En principe, Barrett et tous ceux qui l’accompagnent et la soutiennent dans ce choix présidentiel n’ont aucune raison de s’inquiéter. Les républicains sont majoritaires à la chambre haute et, comme chacun de ses membres s’est déjà prononcé sur cette question, il semble peu probable qu’une surprise de dernière minute vienne brouiller le jeu. L’intérêt de ces auditions est ailleurs.
Il vient d’abord des démocrates. Ils paraissent résignés, désemparés, répétant leurs slogans éculés de « droits reproductifs des femmes » face à cette mère de sept enfants, si calme, si évidemment compétente et sûre d’elle-même. On a senti chez certains de ses ennemis jurés – surtout les hommes – un soupçon de nostalgie respectueuse vis-à-vis de cette étrange créature en jupe qui a su si admirablement harmoniser sa vie de famille et sa carrière. Contraste saisissant avec la confirmation il y a deux ans du juge Brett Kavanaugh, choisi lui aussi par Trump. On avait alors assisté à un véritable lynchage. A la suite de rumeurs non confirmées de harcèlement sexuel, une haine féroce s’acharna contre lui. Cette fois-ci, c’est différent. A part quelques commentaires fielleux de militantes « pro-choix », la courtoisie domine, faute d’une véritable stratégie. A peine si la venimeuse Kamala Harris, candidate à la vice-présidence, tenta de piéger Barrett sur le plan d’assurance santé appelé Obamacare afin d’atteindre Trump par ricochet. En vain.
L’autre intérêt de ces auditions est évidemment Barrett elle-même. Fragile en apparence mais éloquente et d’une patience à toute épreuve, détendue le plus souvent, elle n’a cessé de répéter que, même si elle a son opinion sur de nombreux dossiers, son rôle de juge lui interdit de prendre position. Une grande énergie affleure sous son calme. Ses convictions personnelles n’influenceront nullement ses décisions, a-t-elle expliqué ; en tant que juge, elle ne fait pas les lois. Ce qui frappe et ce qui fait sa force, c’est la tranquille assurance – presque du détachement – avec laquelle cette femme sous les feux implacables de l’actualité a su présenter son rôle d’arbitre et écouter, sans interrompre, des vues radicalement opposées à ses principes. Une vraie pro. Et un modèle de vrai féminisme : « J’avais décidé de poursuivre une carrière, d’avoir une grande famille multiraciale et une foi solide », a déclaré cette catholique pro-vie. « C’était mon choix. Je n’ai jamais essayé de l’imposer aux autres. » Même logique dans un tout autre domaine. Une logique qui devrait, celle-là, s’imposer à tous les juges. « Les tribunaux, a-t-elle lancé, ne doivent pas se substituer aux chambres législatives élues par le peuple et responsables devant lui. »
Christus Vincit dans Le Club des hommes en noir
Le Club des Hommes en Noir attaque sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l’actualité de l’Église décryptée par des prêtres et un laïc, sans langue de buis ! Vous pouviez les entendre, grâce au studio vidéo de L’Homme Nouveau vous pouvez maintenant les voir ! Les nouveaux épisodes sont disponibles chaque vendredi.
Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé de l’abbé Celier, des pères Thomas sj et Viot, de Jean-Pierre Maugendre et animé par Philippe Maxence aborde le dernier livre de Mgr Athanasius Schneider, Christus Vincit (éditions Contretemps, 400p., 25 €).
« La condition de vie des animaux n’est pas un sujet accessoire ». Celle des enfants à naître, oui
Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec évoque le décalage entre le respect des animaux et l’assassinat des enfants non nés :
L’Histoire s’en souviendra. Non pas de la tenue léopard que portait Aurore Bergé le jeudi 8 octobre dernier à l’Assemblée Nationale, alors qu’elle défendait la bientraitance animale. En revanche, lorsqu’il s’agira d’écrire le récit de la décivilisation, la postérité ne manquera de souligner un fait autrement plus significatif. Le jour même du vote du passage de 12 à 14 semaines d’aménorrhée du délai légal d’avortement et de la suppression de la clause de conscience des médecins par les députés, l’hémicycle étudiait ensuite, un projet de loi sur la condition de vie des animaux. Tout un symbole qui devrait nous laisser interdits. Ainsi, à l’heure où la vie naissante des petits d’homme était une fois encore outragée, la vie des animaux trouvait des avocats inspirés. Mesure-t-on vraiment la pente descendue ? Désormais, nul besoin de caricaturer les folles dérives du relativisme progressiste : les faits, et rien que les faits, nous les présentent tels quels sous les yeux.
Bienvenue dans l’horreur de la décivilisation
Le professeur Israël Nisand, chef du service de gynécologie-obstrétique du CHU de Strasbourg et président du Collège National des Gynécologues et Obstréticiens de France (CNGOF), expliquait lui-même dans les pages du Monde qu’à 14 semaines, un avortement consiste à détruire le cerveau de l’enfant et découper son corps.
« Concrètement, à 12 semaines, un foetus mesure 85 millimètres, de la tête aux fesses. A 14, il mesure 120 millimètres et a la tête ossifiée. Ce qui veut dire qu’il faut couper le foetus en morceaux et écraser sa tête pour le sortir du ventre. On peut donc comprendre que ce soit assez difficile à réaliser pour beaucoup de professionnels. »
Ces détails crus, qui font froid dans le dos, ont semble-t-il moins d’effet sur l’affect des députés en comparaison de l’élevage des visons. Pire encore, la majorité d’entre eux les récuse. La présidente déléguée du groupe La République en Marche à l’Assemblée Nationale a ainsi fustigé ces entraves à l’IVG qui, selon ses dires, continuent dans notre pays. « Nous avons vécu des délais qui étaient trop longs, nous avons vécu des médecins qui nous ont obligés à écouter des battements de coeur. » Evacuer la réalité en refusant de la voir – ou ici en refusant de l’écouter -, c’est en effet tellement plus simple ! Quant à la pression à avorter, nombreux sont les parents qui, bien au contraire, sont convoqués en urgence absolue et à qui l’on prédit un divorce ou de graves embarras si l’enfant (supposé) malade est gardé.
Nous avons eu besoin d’une grande fraternelle parlementaire souhaitant arracher l’homme à l’obscurantisme multiséculaire et le faire descendre du ciel à la terre
Face à un tel spectacle, le docteur Pierre Simon peut se réjouir dans son éternité, lui qui fut à la fois le principal inspirateur des lois sur la contraception et l’avortement en même temps que Grand Maître de la Grande Loge de France. Cette marche au pas de la majorité présidentielle, c’est en effet un peu sa victoire. Dans un livre publié en 1976, intitulé de De la vie avant toutes choses, il a raconté comment il avait agi auprès des députés, en 1974, pour leur faire adopter la loi Veil.
« Depuis 40 ans, le combat que nous menons a été le même : contraception, libéralisation des comportements sexuels, avortement, homosexualité et euthanasie. Pour cela, nous avons pu nous inspirer des méthodes américaines et la presse féminine était à nos côtés. Nous avons eu aussi besoin d’une grande fraternelle parlementaire souhaitant arracher l’homme à l’obscurantisme multiséculaire et le faire descendre du ciel à la terre. »
Il faut toujours se méfier de ceux qui veulent désenchanter le monde. 40 ans après, les dégâts de l’atterrissage sont palpables. Le refus de repères et le relativisme conduisent la raison à la folie. Juste avant d’être élu pape, le cardinal Ratzinger prévenait déjà :
« Le relativisme, c’est-à-dire se laisser entraîner à tout vent de doctrine, apparaît comme l’unique attitude à la hauteur de l’époque actuelle. On est en train de mettre sur pieds une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs. »
Cette pensée unique tisse sa toile jusque dans la conception même du droit tel qu’il est enseigné depuis une cinquantaine d’années. Les travaux du juriste autrichien, Hans Kelsen (1881-1973) continuent d’en nourrir les bases théoriques et philosophiques. Pour Kelsen, « les normes juridiques ne sont ni vraies ni fausses ; elles sont valables ou non valables ». La norme devient ainsi cause première et finalité au lieu de demeurer cause seconde et moyen. A l’occasion de la triste affaire d’Outreau, le juge Burgaud avait ainsi invoqué, pour sa défense, n’être qu’un “technicien du droit”. On ne pouvait rien lui reprocher puisqu’il n’avait fait que respecter… les normes et les procédures.
La leçon de vie du Professeur Lejeune
Or si, pour Aurore Bergé, « la condition de vie des animaux n’est pas un sujet accessoire », qui dira la réalité, autrement plus choquante, des enfants à naître dont le petit coeur bat et à qui l’on écrase la tête ? Qui dira les risques et les conséquences souvent traumatiques d’un avortement ? Qui dira qu’après une IVG, le risque d’accouchement prématuré se trouve multiplié par deux ? Non, la norme a changé de philosophie. Désormais l’urgence est de « mettre fin, enfin, à la détention de la faune sauvage dans les cirques itinérants », « d’aller plus loin sur les animaux de compagnie, sur la manière avec laquelle ils peuvent être commercialisés », un animal, « ce n’est pas un jouet », « on ne peut pas avoir d’achat compulsif en la matière ». Intéressant lorsque l’on ne peut ignorer que la PMA appelle, dans la logique progressiste, la libéralisation de la GPA… Ainsi, la possession d’un animal domestique mériterait d’être dûment encadrée, cela ne relèverait pas d’un droit. Inversement, celui d’avoir un enfant, en dépit des lois de la nature, le serait de façon absolue ? Comme les folies relativistes sont pleines d’ironie !
Pour mieux jouir de ses richesses, nos élus gagneraient à méditer sur la vie et s’émerveiller du miracle de son origine. En faire l’économie signe l’aveu sinon d’une irresponsabilité, au moins d’un manque de jugement. « Au commencement il y a un message, ce message est dans la vie, ce message est la vie. » : c’est ainsi que le bien-aimé professeur Jérôme Lejeune débute sa fabuleuse histoire de Tom Pouce. En quelques trente lignes, il décrit, sous la forme d’une comptine, les balbutiements de la conception. Dans ce texte, fort, intense, ciselé, profond en même temps que délicieux, nous est livrée une magistrale leçon de vie. On y retrouve toute la précision du scientifique, la sagesse du professeur, la douceur engageante du personnage et la finesse d’un ami de Dieu. Avouons que le cocktail est avantageux. Le généticien saisit ce qu’il observe à travers les lunettes de son microscope et refuse de se mentir à lui-même. Il s’engage. Il insiste.
« Chacun de nous a été un Tom Pouce dans le ventre de sa mère, écrit-il, et les femmes ont toujours su qu’il y avait une sorte de contrée souterraine, une sorte d’abri voûté avec une lueur rougeâtre et un bruit rythmé dans lequel de tout petits humains menaient une vie étrange et merveilleuse. Telle est notre histoire. »
Le professeur Jérôme Lejeune savait qu’il décrivait l’évidence. Les pédagogues comme les avocats ne l’ignorent pas, c’est elle qui est la plus redoutable à défendre. En 2020, la vie naissante aussi.
Covid : il y a bien une deuxième vague, celle des bouffées délirantes
Tout serait à commenter dans ces 45 minutes d’audience télévisuelle préemptées par le Président de la République hier 14 octobre, à propos de la situation sanitaire. Nous ne relevons que quelques points qui donnent à penser que, effectivement, il y a bien une deuxième vague, mais de bouffées délirantes (expression déjà employée par le Professeur Raoult pour essayer de comprendre une situation de folie gouvernementale et technocratique).
Quand l’un des journalistes chargé d’interroger le chef de l’Etat commence l’entretien en disant :
« je précise que nous venons à peine d’enlever nos masques, à l’instant, et que nous sommes chacun à deux mètres l’un de l’autre ce qui nous permet de ne pas prendre de risque de contamination »,
il y a certainement bouffée délirante.
Quand le chef de l’Etat, pour décrire la situation sanitaire du pays, affirme « nous sommes dans ce qu’on a souvent appelé cette deuxième vague », il y a certainement bouffée délirante (voir schéma ci-dessous de la courbe des décès) ; ou alors il n’est jamais allé à la plage (on croyait pourtant qu’il avait une maison au Touquet).

Quand le chef de l’Etat, pour « dire exactement ce que nous savons [du virus] » commence par « on sait qu’il tue », il y a certainement bouffée délirante. Tout le monde s’accorde en effet à définir le taux de létalité (pourcentage de malades qui décèdent de la maladie) de ce virus comme faible : de l’ordre de 0,2%, comparable à une grippe forte. Et cette bouffée délirante inquiète quand même un peu parce que quelle sera la réaction de M.Macron face à un réel danger ?
Quand le chef de l’Etat se préoccupe d’écouvillon et d’aération des pièces des logis, il y a certainement bouffée délirante. Et celle-ci inquiète aussi parce que nous ne sommes pas sûrs d’avoir besoin d’un clone du Professeur Salomon à la tête de l’Etat.
Quand le chef de l’Etat prodigue des primes et considère que l’Etat peut continuer à prendre en charge des richesses non produites ou à distribuer des primes, l’ensemble financé donc par la dette, il y a certainement bouffée délirante. Et cette bouffée délirante inquiète quand même beaucoup parce qu’il y va pour partie de l’avenir de nos enfants.
Pour une (rare ?) fois, BHL a raison, qui estime que ce virus rend fou.
Un article du New York Post censuré par Facebook et Twitter
Le New York Post (NYP) est certes un tabloïd, mais un tabloïd “intelligent”, très intégré dans l’intelligentsia de centre-droit. Étouffer son article sur une compromission anodine de Biden est scandaleux, mais est aussi une erreur de Facebook et Twitter, qui en disent long sur leur parti-pris.
Le NYP a donc publié hier en une l’histoire d’un « laptop » abandonné : un MacBook Pro déposé en avril 2019 dans une boutique de réparation d’ordinateurs du Delaware, fief du clan Biden. La machine est endommagée, de l’eau est entrée dans ses circuits, mais le réparateur parvient à sauver le disque dur et les données stockées. Le contenu est intact… sauf que personne ne vient le réclamer ni payer, malgré les appels répétés du magasin.
Intrigué, le réparateur examine la machine et constate qu’il est décoré d’un autocollant pour la Fondation Beau Biden, le fils que Joe a perdu en mai 2015 d’un cancer du cerveau. S’ensuivent huit mois au cours desquels l’ordinateur aurait été mis dans un coin de la boutique en espérant que son propriétaire se manifeste. C’est finalement le FBI qui frappe à la porte du magasin en décembre et se saisit du portable. Sauf que le propriétaire a copié le contenu du disque dur et découvert des documents compromettants. Il fait le lien entre cet ordinateur et Hunter Biden, le fils de Joe Biden, qui, malgré lui, a entraîné son père dans l’affaire ukrainienne.
L’affaire relance la question sur l’imprudence de Joe Biden. Pourquoi avoir laissé son fils occuper un poste controversé alors qu’il était vice-président américain ? Depuis le début de l’affaire, le président est convaincu que l’influence de Joe Biden et Barack Obama a aidé Hunter dans ses affaires – très lucratives – en Ukraine. Il a même tellement voulu tirer profit de cette affaire qu’il a fait l’objet d’une procédure de destitution, non aboutie, après que des entretiens téléphoniques entre lui et le président ukrainien laissaient entendre qu’il conditionnait l’aide à Kiev au déclenchement d’une enquête sur Joe Biden et son fils.
A ce scandale politique ukrainien, une affaire qui ne fait que rebondir aux Etats-Unis, s’ajoute un autre scandale : celui de la censure de cet article par Facebook et Twitter. Twitter et Facebook ont lancé des accusations selon lesquelles l’article utilisait du “matériel piraté”.
Le compte Twitter principal du New York Post a été verrouillé à partir de 14h20 mercredi.


“Conformément à notre politique en matière de matériel piraté, ainsi qu’à notre méthode de blocage des URL, nous prenons des mesures pour bloquer tout lien ou image du matériel en question sur Twitter”, a déclaré un porte-parole de Twitter.
Si Twitter m’a bien censuré (captures ci-dessus), en revanche, j’ai réussi à poster l’article sur Facebook.
Le sénateur américain Josh Hawley a envoyé une lettre au PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, mercredi, demandant des réponses sur les raisons pour lesquelles la plateforme a “censuré” les reportages du Post.
“La nature apparemment sélective de cette intervention publique suggère une partialité de la part de Facebook”. “Et vos efforts pour supprimer la distribution de contenu révélant une activité potentiellement contraire à l’éthique par un candidat à la présidence soulève un certain nombre de questions supplémentaires, auxquelles j’attends des réponses immédiates”.
Hawley a ensuite envoyé une lettre similaire au PDG de Twitter, Jack Dorsey, fustigeant la société pour ce qu’il a qualifié d’”intervention inhabituelle qui n’est pas universellement appliquée à tous les contenus“.
Le sénateur a demandé à savoir comment Twitter avait déterminé que l’histoire du Post violait sa politique sur les contenus piratés et pourquoi la société avait pris “l’action sans précédent” de verrouiller le compte de l’organisation de presse.
“Je vous demande de répondre immédiatement à ces questions et de fournir les justifications nécessaires afin que vos utilisateurs puissent avoir la certitude que vous ne cherchez pas à influencer le résultat de l’élection présidentielle avec vos décisions de retrait de contenu”.
Gérald Darmanin à la grande mosquée de Paris : quelques accommodements républicains avec le séparatisme musulman
Le Salon beige a déjà fait état d’une réunion de M. Darmanin, ministre chargé des cultes, à la grande mosquée de Paris, le 18 septembre, lors de laquelle M.Darmanin avait expliqué :
« Au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam… un dialogue plus facile, une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes »
L’audition de l’enregistrement de son intervention révèle quelques points complémentaires qui donnent une saveur très particulière tant au discours de M. Macron sur le séparatisme islamiste qu’à la préparation en cours du projet de loi sur le renforcement de la laïcité. Et dont M.Darmanin est le grand maître d’œuvre.
On y retrouve, comme chaque fois, la volonté de créer une connivence avec ses interlocuteurs musulmans en parlant de son grand-père Moussa dans une formule à l’emporte-pièce audacieuse (« Je n’oublie pas que mon grand-père était français avant les niçois » – NDLR : Nice a été rattachée à la France en… 1860) et aussi en tenant une sorte de balance entre toutes les religions (« Ce qui m’intéresse, c’est comment combattre les maladies infantiles ou les dérives sectaires de chacune des religions. L’islam est concerné bien sûr, on va pas faire semblant de pouvoir dire que tout va bien. Mais cette dérive sectaire, elle existe pour d’autres religions ») pour mieux exonérer l’islam de toute responsabilité spécifique. Dérive sectaire : ou la délicatesse extrême de l’euphémisation.
M. Darmanin rappelle bien sûr à ses interlocuteurs quelques caractéristiques du modèle français et en particulier la liberté de croire et celle de ne pas croire. Néanmoins, il se garde bien de citer le droit à la conversion religieuse ou à l’athéisme. Rappelons cet épisode étonnant, en 1999, lors de négociations entre Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Intérieur, et les représentants de sensibilités musulmanes pour l’établissement d’un texte sur les Principes et fondements juridiques régissant les rapports entre les pouvoirs publics et le culte musulman en France. Le « droit de toute personne à changer de religion ou de conviction », incorporé dans le texte ministériel initial, est finalement retiré.
L’interdiction de l’apostasie par l’islam est donc a priori soigneusement occultée par M. Darmanin. On a créé la connivence : on ne va pas évoquer un sujet qui fâche.
Le passage du discours de M.Macron sur le séparatisme islamiste et consacré à l’apprentissage de l’arabe a suscité de nombreuses réactions très négatives. Or, dans la présentation de M. Darmanin, on sent poindre un renoncement complémentaire. C’est au moment où il parle des négociations avec les pays musulmans étrangers pour mettre fin aux enseignements de langues assurés par des professeurs étrangers venus de ces pays. Il évoque la difficulté qu’a eu M. Blanquer pour négocier avec la Turquie et parle d’une contrepartie demandée : « qu’il y ait une offre républicaine d’apprentissage des langues, quelles qu’elles soient. Toutes les langues, y compris le turc et l’arabe ». Il n’y aura donc pas seulement plus de professeurs d’arabe, il devrait y avoir aussi plus de professeurs de turc. Toujours en vue d’une meilleure intégration bien sûr…
M. Darmanin évoque aussi l’arrêt du dispositif des imams détachés étrangers et précise réfléchir à « comment on vous aide à former les cadres ; comment on atteint cet objectif ensemble » ; étrangement, à l’Assemblée nationale le 6 octobre, répondant à une question du député Diard, le même Darmanin explique pourtant :
« Comme les catholiques, les juifs, les protestants ou les orthodoxes, les musulmans organisent la religion comme ils le souhaitent. La République n’a pas à s’en mêler ».
C’est sans doute le en même temps macronien.
Enfin, il y a le sujet des carrés musulmans. Ce lieu spécifique dans un cimetière où les musulmans décédés pourraient être regroupés afin que, comme le signale le site obseques-infos.com, « les âmes puissent être réunies ». Et ce site d’ajouter dans son descriptif ce mot chargé de sens quand on parle d’un projet contre le séparatisme : « Pour ériger cette séparation au cœur du cimetière, des petits arbres ou haies peuvent être utilisés ». On ne fait pas plus explicite.
Le droit laisse une certaine autonomie aux maires. Le principe de neutralité des cimetières a été consacré par la loi du 14 novembre 1881 qui interdit dans les cimetières communaux d’établir une séparation à raison de la différence des cultes. Elle interdit les divisions confessionnelles et déclare tous les cimetières « interconfessionnels ». Elle prévoit expressément que tout regroupement par confession sous la forme d’une séparation matérielle du reste du cimetière est interdit.
Cependant, des circulaires ont encouragé les maires à autoriser des regroupements confessionnels de sépultures de défunts de même religion (comme par hasard, au moment de l’autorisation du regroupement familial) : le 28 novembre 1975, le 14 février 1991 et encore la circulaire Alliot-Marie du 19 février 2008. Mais, pour éviter tout contentieux, la circulaire de 1975 exposait que les carrés confessionnels doivent prendre la forme de « regroupements de fait ». La neutralité de l’ensemble du cimetière doit être préservée tant dans son aspect extérieur que par la possibilité laissée aux familles de toutes religions de s’y faire inhumer.
Dernier élément, dans un rapport de 2004, le Conseil d’Etat relève que
« l’institution de carrés confessionnels dans les cimetières n’est pas possible en droit. Toutefois, en pratique, les carrés confessionnels sont admis et même encouragés par les pouvoirs publics afin de répondre aux demandes des familles, de confession musulmane notamment, de voir se créer dans les cimetières des lieux d’inhumation réservés à leurs membres ».
Il n’est pas permis d’indiquer, par une signalétique spécifique, la présence d’un carré confessionnel. Sur 35000 cimetières, le nombre de carrés musulmans est estimé à quelques centaines.
Le service juridique de la grand mosquée de Paris a rédigé une note sur ce sujet.
« L’inhumation des musulmans en droit français » qui donne une interprétation beaucoup plus systématique d’un droit au carré musulman :
« En définitive, dans la mesure où le besoin existe, le maire doit créer des secteurs confessionnels comme des équipements de fait, sans matérialiser ».
On notera à cet égard le formidable titre d’un article de La Croix (alias, Le Croissant) :
« Coronavirus : les musulmans peinent à enterrer leurs morts. La pandémie de Covid-19 empêche les musulmans de France de rapatrier leurs défunts dans leur pays d’origine. Les rares carrés confessionnels arrivent à saturation dans les cimetières français, contraignant certains maires à se positionner dans l’urgence ».
Pensez donc, les morts musulmans ne peuvent plus être enterrés ; quasiment des victimes !
Et M. Darmanin ? Il est également favorable à la séparation des morts, tout en indiquant que, bien évidemment, il n’y aura rien sur ce point dans le texte car cela remettrait en cause une législation trop sensible :
« Vous évoquez les carrés musulmans. Mme Alliot-Marie [quand elle était ministre de l’intérieur] a pris une circulaire un peu hypocrite. Il n’y a pas de carré musulman. On ne regroupe pas les gens selon leur religion dans un cimetière public. Mais vous pouvez organiser des choses pour que les gens soient opérés conformément à leur religion. Les maires sont un peu embêtés. Il n’y aura rien sur ce point dans le texte… Je l’ai mis [le carré musulman] en place à Tourcoing. Je trouve personnellement légitime d’être enterré selon son envie et ses convictions. Il ne s’agit pas de faire des cimetières à part. Il s’agit de respecter dans le cimetière national les options qui sont choisies ».
Vous aurez apprécié : « il ne s’agit pas de faire des cimetières à part ». Le carré musulman, le sublime du petit accommodement républicain.
Au demeurant, M. Darmanin ne s’attend à aucune difficulté particulière avec les musulmans :
« Je crois qu’en plus, les gènes du monde musulman, la capacité de discussion et de reconnaissance, c’est que ça sera plus facile qu’avec d’autres religions dans l’histoire du pays ».
La capacité de discussion comme gène du monde musulman, il fallait oser. Il a osé.
Peut-être devrait-il réfléchir plus avant sur les conséquences contenues dans une des phrases introductives de sa propre présentation :
« Le modèle français est comme l’islam, il est universaliste ».
Quel modèle va alors l’emporter ?
Le Vatican a préféré pour l’instant ne pas reprendre les discussions doctrinales avec la FSSPX
Le supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, Don Davide Pagliarani, a été interrogé dans Dici. Extrait :
Le paragraphe IV des Statuts prévoit : « Dès que la Fraternité aura des maisons dans différents diocèses, elle prendra les mesures nécessaires pour obtenir le statut d’institut de droit pontifical ». Cela conduit à la question suivante : comment peut-on remplir ce souhait de notre vénéré fondateur dans la crise actuelle de l’Église ?
Les statuts de la FSSPX ont été approuvés en 1970 au niveau diocésain. Il était tout à fait normal que notre fondateur ait déjà en vue une approbation à un niveau supérieur, puisque la Fraternité était destinée à s’étendre dans le monde entier.
Mais chacun sait que, malgré tous ses efforts en ce sens, Mgr Lefebvre, au lieu de connaître une approbation de droit pontifical, a subi en 1975 une suppression pure et simple de la FSSPX. Depuis cette date, les Supérieurs de la Fraternité, à commencer par Mgr Lefebvre lui-même, ont à tour de rôle envisagé des solutions, mais ces dernières se sont systématiquement heurtées, de la part du Saint-Siège, à des exigences doctrinales tout simplement inacceptables. Celles-ci auraient certes permis sa reconnaissance canonique, mais elles auraient en même temps détruit sa valeur morale. Ainsi, pour prendre l’exemple le plus récent, lorsque la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, en 2017, a voulu exiger de la FSSPX qu’elle accepte les enseignements du concile Vatican II, et reconnaisse la légitimité de la nouvelle Messe : si la FSSPX avait accepté les conditions imposées à ce moment-là, elle aurait tout simplement nié ce qu’elle est, en reniant ce à quoi elle est attachée de toutes les fibres de son être.
Il me semble donc que, à l’instar de ce qui fut toujours la conduite de notre fondateur, il convient de suivre la Providence et non pas de la précéder.
Les contacts avec le Vatican vont-ils donc continuer à stagner ?
Cela ne dépend pas de la FSSPX, ni de son Supérieur général. Le Vatican lui-même a préféré pour l’instant ne pas reprendre les discussions doctrinales, que la FSSPX proposait dans le but de mieux exposer sa position, et de montrer son attachement à la foi catholique et au Siège de Pierre.
Ce qui est étonnant, c’est que le Vatican nous demande en même temps de régulariser d’abord notre situation canonique : cela crée une situation inextricable et intrinsèquement contradictoire, puisque la possibilité d’une reconnaissance canonique de la FSSPX est elle-même constamment soumise à des exigences de nature doctrinale ; lesquelles, encore et toujours, demeurent pour nous absolument inacceptables.
J’ajouterais que, quels que soient les avis personnels à ce sujet, il est important de veiller à ne pas se préoccuper d’une manière quasi-obsessionnelle de ces questions très délicates, comme cela a pu parfois se produire. Il faut nous rappeler que, de même que la Providence nous a guidés et assistés depuis notre fondation, de même, à son heure, elle ne manquera pas de nous donner les signes suffisants et proportionnés qui nous permettront de prendre les décisions que réclameront les circonstances. Ces signes seront tels que leur évidence sera facilement perceptible par la Fraternité, et que la volonté de la Providence apparaîtra ainsi clairement.
Pendant cette année 2020, la crise liée à la Covid-19 a affecté aussi l’Église et a conditionné ses activités. Comment voyez-vous cela ?
Il est intéressant de noter qu’avec la crise due à la Covid, la hiérarchie ecclésiastique a manqué une occasion en or de pousser les âmes vers la véritable conversion et la pénitence, ce qui est toujours beaucoup plus facile lorsque les hommes redécouvrent, en quelque sorte, leur nature mortelle. De plus, cela aurait été l’occasion de rappeler à l’humanité, prise de panique et désespérée, que Notre Seigneur est « la Résurrection et la Vie ».
Au lieu de cela, la hiérarchie a préféré interpréter l’épidémie d’une façon écologique, en parfaite cohérence avec les principes chers au pape François. En pratique, la Covid ne serait autre chose que le signe de la rébellion de la Terre contre une humanité qui aurait abusé d’elle par l’exploitation démesurée de ses ressources, la pollution des eaux, la destruction des forêts, etc. Cela est lamentable et incompatible avec une analyse où subsisterait un minimum de foi et de conscience de ce qu’est le péché, qui se mesure par rapport à la majesté offensée de Dieu, et non par rapport à la pollution de la Terre.
Dans son message pour la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création (Jubilé de la Terre), le 1er septembre 2020, le pape lui-même nous enseigne à quelle conclusion morale la pandémie doit nous conduire : « La pandémie actuelle nous a amenés, en quelque sorte, à redécouvrir des styles de vie plus simples et durables. […] Il a été possible de constater comment la terre réussit à se reprendre, si nous lui permettons de se reposer : l’air est devenu plus sain, les eaux plus transparentes, les espèces animales sont revenues dans de nombreux endroits d’où elles avaient disparu. La pandémie nous a conduits à un carrefour. Nous devons profiter de ce moment décisif pour mettre fin à des activités et à des finalités superflues et destructrices, et cultiver des valeurs, des liens et des projets génératifs… » Bref, la crise de la Covid nous pousse de nouveau à la « conversion écologique », pierre angulaire de l’encyclique Laudato si’. Comme si la sainteté pouvait se résumer dans le respect de la planète. […]
L’école est au service de la famille
Alors qu’Emmanuel Macron vient de faire savoir qu’il entend interdire par principe l’école à la maison, Jeanne Smits a traduit une conférence du cardinal Burke, donnée la semaine dernière dans le cadre d’un colloque virtuel organisé par la coalition pro-famille “Voice of the Family”. Extrait :
La famille est le premier lieu d’éducation : c’est cette vérité qui définit essentiellement la mission de l’école. L’école est au service de la famille et, par conséquent, elle travaille en étroite collaboration avec elle pour amener les enfants à une maturité toujours plus grande, à la plénitude de la vie dans le Christ. Concernant le mariage et la famille chrétiens, et la mission de l’éducation, Saint Jean Paul II, dans son Exhortation apostolique post-synodale sur la famille de 1981, Familiaris Consortio, a déclaré que « la famille chrétienne, en effet, est la première communauté appelée à annoncer l’Evangile à la personne humaine en développement et à conduire cette dernière, par une éducation et une catéchèse progressives, à sa pleine maturité humaine et chrétienne ». L’éducation chrétienne dans la famille et à l’école introduit les enfants et les jeunes, de manière toujours plus profonde, dans la Tradition, dans le grand don de notre vie dans le Christ au sein de l’Église, qui nous ont été transmis fidèlement, suivant une ligne ininterrompue, par les Apôtres et leurs successeurs.
Agnès Thill : ses convictions … et contradictions
A l’occasion de sa venue à Angers, l’ex-député marcheuse, opposée à l’extension de la PMA, est revenue sur son itinéraire personnel, intellectuel, spirituel et politique sur RCF Anjou.
Assassinat de Victorine : un homme, présenté par les médias comme un “père de famille”, en garde à vue
Un homme de 25 ans a été interpellé et a avoué le meurtre de Victorine Dartois, 18 ans, dont le corps sans vie avait été retrouvé dans une commune de l’Isère, fin septembre.
Mercredi matin, il a été transporté par les enquêteurs sur les lieux de la disparition de la jeune femme, près du stade de Villefontaine, pendant près d’1h30, le temps de vérifier certains éléments de ses déclarations. Cet homme est un chauffeur-livreur de 25 ans, jeune père de famille, père d’un garçon de moins d’un an. Il vivait avec sa femme, non loin de chez Victorine, à 800 mètres à vol d’oiseau.
Une voisine de l’appartement où vit le suspect, témoigne :
“C’est quelqu’un de très tranquille, très gentil, qui me disait bonjour quand il me voyait. Jamais de regard ou de geste déplacé”. “Il aurait pu s’en prendre à moi, à ma fille, à ma cousine… Franchement, c’est traumatisant. “
Sic. Cet homme était déjà connu des services de police pour des affaires de stupéfiants, vol et outrage. Et ce sont les hommes du GIGN qui ont procédé à son interpellation hier. Il est décrit comme un « petit délinquant local » par une source proche de l’enquête.
Les enquêteurs disposaient d’un ADN partiel retrouvé sur les vêtements de Victorine. Ludovic Bertin a avoué avoir participé au meurtre de Victorine Dartois. Le rapport d’autopsie a évoqué « une mort par noyade avec intervention d’un tiers en raison de multiples ecchymoses internes retrouvées sur le corps de la victime ».
