Semaine Sainte en direct
Pour le Triduum pascal, messe en direct propose un nouveau formulaire (https://tinyurl.com/vpta4sv) à remplir pour renseigner les horaires des offices, pour un nouveau document spécial semaine Sainte: https://tinyurl.com/ts985fx.
Appels du muezzin : fausse nouvelle de Libération
Libération a publié ce jour un article intitulé :

Ce titre contredit l’article, dans lequel il est écrit que l’appel à la prière a bien eu lieu, mais depuis un balcon d’un immeuble à Valentigney :
Mais ce week-end, il a failli trouver une occasion en or pour parler de ce qu’il préfère : l’«islamisation du pays», grâce à une vidéo d’appel à la prière prise dans un village du Doubs. Filmée à Valentigney, 10 000 habitants, elle a été relayée par un compte Twitter, «Dômes et minarets», aux motivations obscures, mais très suivi par la fachosphère, qui l’a présentée comme venant d’une mosquée de la commune. On y voit la campagne française de loin, filmée par un habitant, quelques petits immeubles où semble résonner l’appel du muezzin. La formation mariniste s’est jetée dessus pour en faire un montage. «Scandale : les appels à la prière islamique se multiplient dans tout le pays en totale illégalité. Les islamistes profitent de la crise sanitaire !» a tweeté le compte du parti. Marine Le Pen a même écrit une lettre ouverte à Castaner. Dedans, elle assure que «nous assistons à une nouvelle escalade dans l’occupation illégale du domaine public par voie sonore». Sauf que… l’appel ne venait pas de la mosquée de Valentigney, car elle est fermée depuis le début du confinement. France 3 a mené l’enquête : tout venait en fait du salon de l’habitant, qui filmait depuis son balcon.
Or Marine Le Pen ne s’est pas limitée à cette ville, comme le montre sa lettre ouverte à Christophe Castaner :
Depuis quelque temps, un certain nombre de mosquées profitent des consignes de confinement et de l’accaparement des forces de sécurité pour faire retentir dans l’espace public par haut-parleurs l’appel du muezzin à la prière islamique : Lyon, Valentigney (Doubs), etc
Là où l’affaire deviendrait cocasse si elle n’était pas grave, c’est lorsque le compte Twitter “aux motivations obscures” selon Libé, Dômes et minarets accuse le journaliste de désinformer :

Le journaliste allahiciste de Libération, Tristan Berteloot, est visiblement candidat aux Bobards d’or.
Un entretien avec Emile Duport sur l’avortement
RCF Vaucluse a eu le courage d’interroger Emile Duport, porte-parole des survivants – merci à la rédaction d’aider à briser le tabou sur l’avortement! Voici la vidéo:
Complètement perchée
Le Secrétaire d’Etat à l’égalité Marlène Schiappa a sans doute de l’énergie à revendre et de l’argent à perdre. A défaut d’aller aider les infirmières qui suent dans les hôpitaux en ce moment, elle a inventé une nouvelle mission pour occuper un député. Brasser du vent est important en période de confinement :

Réponse d’une conseillère régionale RN :
Bonjour @MarleneSchiappa : doit-on vous rappeler qu’il y a des femmes qui luttent tous les jours dans les hôpitaux, les EHPAD, à domicile avec courage, sourire et humilité?
Alors que vous et vos copines crisiez pour être médiatisées, on s’en tape un peu. https://t.co/NomEzQuTxK— Eléonore Bez (@EleonoreBez) April 6, 2020
Quitte à mettre une femme à l’honneur, le diocèse de Paris propose d’invoquer sainte Geneviève, en cette année sainte :
En cette année sainte Geneviève, l’archevêque de Paris invite tous les chrétiens et les hommes de bonne volonté à réciter chaque jour et jusqu’à la fin de la pandémie cette prière à sainte Geneviève.
👉à télécharger là https://t.co/1Smq5kZMIf#Geneviève1600 #prière pic.twitter.com/mItZ1pgF6j
— Diocèse de Paris (@dioceseparis) April 6, 2020
La France, ses tests, sa technostructure… [Add.]
On sait que l’une des clefs de traitement de la crise du coronavirus tient au nombre de tests effectués. Les pays qui s’en sont le mieux sortis ont massivement testé la contamination de leur population, pour traiter différemment les malades, les porteurs sains et les bien-portants. Le Point révèle que les 75 laboratoires de santé animale, qui dépendent des départements, sont bien mieux armés que les laboratoires de biologie humaine pour pratiquer des tests massifs et ils ont mis leur savoir-faire à la disposition du gouvernement. Ils se sont proposés le 15 mars et ils estiment être capables de pratiquer de 150 000 à 300 000 tests. Ils attendent toujours la réponse…
Addendum: L’article du Point a dû porter des fruits: Olivier Véran a annoncé que tous les laboratoires volontaires (y compris donc ces laboratoires de biologie animale) pouvaient participer “à l’effort national de tests covid-19”, à partir d’aujourd’hui.
L’extrême-gauche aveuglée par la haine
C’est élégant! Alors qu’un “réfugié” soudanais vient de tuer deux personnes à Romans-sur-Isère un syndicaliste étudiant du syndicat gauchiste Solidaire.s prétend que la police a fait plus de morts en France que l’Etat islamique… Bienvenue chez les fous!

Nous sommes confinés pour cause de pandémie, mais ce qu’ils craignent, c’est le populisme!
Denis Olivennes, ex-trotskiste devenu socialiste, haut fonctionnaire devenu chef d’entreprises (DG de Canal+, PDG de la FNAC, PDG de Lagardère Active, le pôle médias du groupe Lagardère, avant de devenir PDG de la société d’investissement dans les médias du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky), est une sorte d’incarnation de la “bien-pensance” arrogante. Il vient de se distinguer par ce tweet admirable.
C’est vrai. Le danger le plus évident aujourd’hui, ce n’est pas – comme un vain peuple pense – le virus, l’islam radical ou le communisme chinois. Non, bien sûr, c’est le populisme!
Je crains le populisme d’après la crise. La mondialisation coupable de la circulation des épidémies, le neo-libéralisme qui aurait ruiné nos systèmes publics de santé, les élites scientifiques, administratives et politiques supposées incapables et opaques : il va surfer !
— Denis Olivennes (@Olivennes) April 2, 2020
De nouvelles associations soutiennent la supplique aux évêques
De nouveaux mouvements s’associent à la supplique aux évêques afin de consacrer la France au Sacré-Coeur et au Coeur immaculé de Marie, et sortir de l’épidémie actuelle. Notre-Dame de Chrétienté, qui organise le traditionnel pèlerinage de Chartres à la Pentecôte, vient d’envoyer un courriel aux pèlerins pour faire connaître et promouvoir cette démarche. Et, sous le texte de la supplique (que l’on peut lire ici), on peut voir les logos de plusieurs mouvements associés à la supplique. Pour signer, c’est ici.
Le « délit d’entrave à l’IVG » a été créé en 1993 pour sanctionner la démarche pacifique du Dr Dor
Hommage de l’ECLJ pour le docteur Dor, avec l’extrait d’un entretien qui n’a jamais été publié :
Xavier Dor est décédé le 4 avril 2020, à 91 ans. Il fut un pilier de l’engagement français pour la vie des enfants à naître, innocents et pourtant si menacés. Ceux qui l’ont connu ont admiré sa foi simple, sa bonté et sa douceur évangéliques.
Docteur en médecine spécialisé en embryologie, Xavier Dor exerça à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Il fut également chercheur en embryologie cardiaque à l’INSERM et maître de conférences à l’université Paris VI. Il était marié et père de quatre enfants.
Fondateur de l’association SOS tout-petits en 1986, le docteur Dor a organisé des manifestations pacifiques pour la vie devant et au sein même des hôpitaux et cliniques où étaient pratiqués des avortements. Les militants priaient le rosaire, discutaient avec les femmes enceintes et les équipes médicales, et distribuaient des médailles miraculeuses.
Ses opposants, bien souvent, ne craignait pas tant Xavier Dor que leur propre conscience. Plusieurs de ses manifestations ont été interdites et un « délit d’entrave à l’IVG » a été créé en 1993 pour sanctionner sa démarche. Il passa onze jours en prison en 1997, dont il profita pour évangéliser meurtriers et délinquants, au cours des promenades.
En 1998, il publia un ouvrage, Le Crime contre Dieu, réédité récemment. Ce livre donne un aperçu complet des raisons de son engagement contre l’avortement et rassemble de nombreux documents sur ses actions : lettres, articles de presse, décisions de justice, témoignages.
Quelques mois avant sa mort, infatigable, Xavier Dor donnait des conférences et participait encore publiquement à des rosaires pour la vie à Paris, à Annecy, à Strasbourg…
Le docteur Dor était venu nous rendre visite à l’ECLJ en mars 2019 : nous vous proposons ci-dessus un extrait de l’entretien que nous avons eu avec lui.
Le Club de la presse : Toute la presse libre et engagée sur votre smartphone
On nous annonce le lancement du Club de la Presse, un portail en ligne qui vous permet d’accéder à (presque) toute la presse libre et engagée en version numérique pour seulement 12,99 euros / mois et sans engagement (vous arrêtez quand vous voulez).
Voici les titres qui composent ce bouquet : Le Bien Commun, L’Étudiant Libre, L’Homme Nouveau, L’Incorrect, Liberté Politique, Livr’Arbitres, Monde & Vie, Les Publications de Contribuables Associés, La Nef, La Nouvelle Revue Universelle, Permanences, Politique Magazine, Présent, Renaissance Catholique, Tous Contribuables, etc… Pour information, la valeur totale de ces excellents titres dépasse les 120 euros / mois.
- La Lettre de Visegrád : un décryptage de l’actualité de la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie. Premier sujet abordé : “Moins riche mais mieux gouverné, le V4 s’en sort mieux que la France face au coronavirus”
- Chapitre 1 : les chapitres 1 de tous les livres engagés ou susceptibles d’intéresser un lectorat engagé. Premier chapitre 1 disponible, celui du nouveau livre de Philippe Herlin, La Renaissance de l’Occident.
Les minarets hurlent en avril : provocations islamistes à Lyon, Strasbourg, Valentigney…
Grosse offensive islamiste dans toute la France. Ils profitent de la crise du #COVID2019 pour banaliser l’appel à la prière islamique ! Si nous ne réagissons pas fermement, ils vont l’imposer ! pic.twitter.com/MEYfOGOLSB
— Damien Rieu (@DamienRieu) April 4, 2020
Après son intervention aux César, une proposition de rôle pour Aïssa Maïga : porte-parole du gouvernement
C’était le 28 février 2020. C’était au moment où Emmanuel Macron encourageait les Français à sortir au théâtre, c’était avant le temps du confinement.
La cérémonie des César, séance convenue d’autosatisfaction entre gens forcément talentueux, bienveillants et ouverts, quoique dûment protégés par la barrière d’une exception culturelle soutenue par des avantages fiscaux solides, était marquée par la prestation d’une actrice sans doute inconnue pour beaucoup, Aïssa Maïga.
Son intervention devait introduire la remise du César du meilleur espoir féminin. Elle mérite d’être entièrement conservée pour mémoire sur le fond (la forme étant plutôt du genre négligé) :
« Bonsoir, bonsoir. Bonsoir la famille. Il y a quelques têtes que je reconnais [NDLR : et elle ne cite alors que des personnes noires présentes dans la salle]. En fait, excusez-moi, je vais vous faire une confidence [NDLR : éclat de rire généreux quoiqu’un peu solitaire]. Ca fait plus de deux décennies qu’à chaque fois, je me retrouve dans quelque chose comme ça, ben voilà, dans une grande réunion du métier, je ne peux pas m’empêcher, c’est plus fort que moi, je ne peux pas m’empêcher de compter le nombre de noirs dans la salle. [NDLR : elle poursuit par ce qui devait être un trait d’humour à l’adresse de Vincent Cassel : « J’en ai oublié un, c’est Vincent Cassel. C’était toi le renoi du cinéma français avant la diversité. Je peux te compter dans la diversité ? », ce qui là encore la fait généreusement s’esclaffer. Seule.]. J’ai toujours pu compter sur les doigts d’une main le nombre de non-blancs. Alors je sais qu’on est en France et qu’on n’a pas vraiment le droit de compter. Voilà, mais là j’ai fait le compte et je crois qu’on est douze. Et douze, c’est un peu le nombre magique ce soir. Alors je ne vais pas revenir dessus, tout le monde a compris [Cellule décryptage : nombre de nominations du film de R.Polanski]. Ah, voilà, show must go on [NDLR : grand silence dans la salle]. Et tu vois, c’est la fête parce que douze, c’est quand même pas mal. Comment on dit : beur, black, nouache [??], chinois, beurette ? Bon appelez-nous comme vous pouvez ; nous on a survécu au white washing, on a survécu au black face, n’est-ce pas, on a survécu aux tonnes de rôles de dealers, de femmes de ménage à l’accent bwash [???], on a survécu aux rôles de terroristes, on a survécu à tous les rôles de filles hypersexualisées et en fait on voudrait vous dire : on ne doit pas laisser le cinéma français tranquille. Donc, on refuse d’être les bons noirs, les bons asiatiques, l’arabe qui vous laisse tranquille. Voilà. On est une famille, on se dit tout, non ? La bonne nouvelle, c’est que l’inclusion, elle va pas se faire sans vous, vous tous, je crois qu’on est 1600, donc vous êtes 1588, vous tous qui n’êtes pas forcément impactés par les questions liées à la visibilité ou aux stéréotypes, ni à la couleur de la peau, la bonne nouvelle, c’est que ça va pas se faire sans vous. Donc quand vous allez voir des équipes de tournage, des équipes techniques, des castings, quand vous êtes dans les instances de décision, je sais qu’il y a des gens qui prennent des décisions ici, quand vous êtes dans les lieux où on décide où vont les financements, pensez inclusion. Pensez inclusion : vraiment ça passera par vous aussi, car nous on n’est pas assez nombreux et on n’a pas toutes les clés. Surtout, ce qui se joue dans le cinéma, ça ne concerne pas que notre milieu hyperprivilégié, ça concerne, allez, j’enfonce une porte ouverte, ça concerne toute la société. Mais, chers camarades de l’académie des César, faisons une maison plutôt qu’une vitrine, une maison qui soit fière d’inclure, d’inclure toutes les différences, fière pour que les gens qui nous regardent soient eux-mêmes fiers de la recevoir en héritage ».
Voilà, ça permet de juger sur pièce. Commentaire d’Alain Finkielkraut :
« L’actrice Aïssa Maïga a compté le nombre de Noirs dans la salle. «À Cannes, on bloque les comptes et on compte les Bloch», disait Tristan Bernard au début de l’Occupation. Sous le régime de la diversité, ce sont les antiracistes qui font l’inventaire. On appelle cela le devoir de mémoire ».
Et Gilles William Goldnadel lui décerne le lendemain « le César de l’ineptie racialiste »,
Curieuse cette apologie apparente d’une représentation raciale diversifiée, alors que la page Twitter de cette acrice s’orne d’une photo ne représentant que des femmes noires.

On pourrait ajouter d’autres commentaires, comme ce tweet envoyé par quelqu’un plein d’humour : « Comment se fait-il qu’elle ait oublié d’aller compter le nombre de blancs qui ont vandalisé la gare de Lyon ? », cette même soirée du 28 février ayant connu une émeute violente gare de Lyon entre congolais, provoquée par la venue d’un chanteur congolais. Ou bien remarquer que, pour une petite fille sénégalo-malienne arrivée en France à l’âge de 4 ans et ayant, d’après des éléments biographiques, décidé qu’elle serait actrice après avoir vu Romy Schneider dans « L’important c’est d’aimer », s’inscrire à l’université après le bac où elle va suivre des cours de théâtre et avoir joué dans plusieurs dizaines de film, y compris avec des réalisateurs importants, c’est un cursus déjà plutôt honorable.
On voudrait souligner que, en réalité, Mme Maïga n’est pas isolée dans ses récriminations racialistes.
Ainsi, lors de la réception des diasporas africaines à l’Elysée le 22 juillet 2019, E.Macron avait été interrogé par une franco-béninoise, Mme Dramani-Sifou :
« La France est souvent pensée, rêvée sans noirs, alors même que les travaux de chercheurs comme l’historien Pape Ndiaye par exemple attestent d’une présence datant de plus de trois siècles. Aussi l’histoire de notre pays est marquée par une idéologie et des imaginaires encore coloniaux. Alors que les nouveaux programmes de Terminale font quasiment l’impasse sur l’histoire du continent africain, qu’une partie de la population française témoigne d’une grande défiance vis-à-vis de ce que certains nomment les dangers d’un décolonialisme, que la France et l’Europe deviennent de véritables forteresses, repoussant les réfugiés africains et du monde [sic !], et que les projets valorisant les expressions culturelles africaines portée par des entrepreneurs de la diaspora ou non souffrent d’un accès insuffisant aux réseaux de financement. Alors, Monsieur le président, comment comptez-vous faire concrètement dans les champs de la culture et de l’éducation pour changer durablement les représentations de l’Afrique et des afro-descendants ? Comment faire de l’inclusion et de la diversité des réalités et non pas de simples vœux pieux ? »
Comme d’habitude quand il s’agit de la France, la réponse de M.Macron est complexe et un peu inquiétante :
«On a un problème dans le débat public. C’est qu’on a une surreprésentation des dénonciateurs en quelque sorte d’une perte de l’identité française. Moi, j’entends ce débat. J’aime le terme de personnalité française. J’ai toujours défendu l’idée que la France est avant tout un projet qui repose sur un peuple, une culture qui lui est propre, qui a toujours un rapport à l’universel géographique et de valeurs qui est très particulier… Quand on a une sous-représentation de celles et ceux qui peuvent représenter une autre histoire de ce qu’est la France, on a un problème ».
E.Macron approuve donc sur le fond : il y a un problème. Et pour lui, le problème n’est pas la perte de l’identité française, c’est le fait qu’on la dénonce. De toutes façons, pour lui, la France n’est qu’un projet !
Ceci étant, il récuse en même temps l’usage de la discrimination positive, en ajoutant :
« Le message ne peut se faire que par l’exemple. Par la promotion de profits, de personnalités qui justement portent ces valeurs, ces histoires. Par les nominations. C’est ce que j’ai commencé à faire ».
Et c’est là où ça devient plutôt drôle. Car pour démontrer que des nominations peuvent se faire sans usage de la discrimination positive, il cite le cas de Sibeth Ndiaye :
« Moi, j’ai choisi que le porte-parole du gouvernement, elle soit franco-sénégalaise. Je pense que ça change quelque chose dans les esprits. SIbeth qui m’accompagnait depuis des années. Mais avec un point, je vais être clair. Elle n’est pas devenue porte-parole du gouvernement parce qu’elle était d’origine sénégalaise. C’est parce que c’était la meilleure pour le faire ».
Alors, pour contenter tout le monde, comme il semblerait que Sibeth-la meilleure ait quand même un peu lassé à force d’âneries, on suggère à E.Macron, l’acteur en chef, celui qui a tant aimé le théâtre qu’il en a épousé son professeur, de nommer Mme Maïga porte-parole du gouvernement. Elle ne déparera pas au milieu de la troupe de comédiens.
Et puis, après tout, on s’est déjà aperçu que, dans une période si prompte à dénoncer les conflits d’intérêt, cela ne semblait choquer personne d’avoir des ministres bi-nationaux. Ainsi, comme porte-parole du gouvernement français, on a déjà eu une Marocaine sujette du Commandeur des croyants (N.Vallaud-Belkacem) et une Sénégalaise (S.Ndiaye). On pourrait maintenant avoir une femme d’origine sénégalo-malienne. Cela élargirait encore cette part d’Afrique que, d’après le comédien en chef, la France a en elle. Et comme on l’éprouve aujourd’hui à Romans-sur-Isère…
Evidemment, avec la nomination d’une racialiste patentée à ce poste, l’amour pour la France pourrait être exprimé sur le mode Docteur Maboula. Vous vous rappelez, Maboula Soumahoro, la suave franco-ivoirienne s’adressant à A.Finkielkraut à propos de la France :
« Votre pays, c’est le mien. Je fais ce que je veux de mon pays. Je fais ce que je veux de mon pays, que ce soit bien clair. C’est inacceptable. Je tiens seulement à répéter à Monsieur que je fais ce que je veux de mon pays ».
C’est en réalité l’amour du proxénète pour sa gagneuse…
Les dérives éthiques d’une médecine en plein désarroi
Extrait d’un article très intéressant de Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie médicale, expert en santé publique,qui met en évidence l’erreur épistémologique des opposants au Pr Raoult. Le principal reproche fait à l’IHU Méditerrannée-Infection, qui a mis au point le traitement combiné hydroxychloroquine + azithromycine, est de ne pas respecter les méthodologies de recherche de ce que l’on appelle Evidence-Based Medicine (EBM) :
Comme toute méthode (terme dérivé d’un mot grec signifiant « chemin »), l’EBM a ses qualités, ses limites et ses domaines d’indication. Si elle est devenue l’idéologie dominante en matière de recherche médicale, elle souffre cependant d’un certain nombre de tares.
D’abord -et c’est quelque peu amusant- il convient de rappeler qu’elle provient avant tout de l’univers des maladies non-transmissibles. Le Pr Raoult l’a rappelé, la méthodologie en infectiologie clinique est simple comme le jour : si vous avez une substance qui s’avère, in vitro et in vivo, faire disparaître l’agent pathogène, vous êtes banco !
L’EBM a été développé pour les pathologies complexes, chroniques, non-infectieuses, pour lesquelles les choses sont beaucoup plus compliquées. Vous ne pouvez pas donner un antibiotique contre un diabète ou une maladie neurodégénérative en vous félicitant que ça cure la cause de la maladie ! Les méthodologies de recherche de l’EBM visent donc à objectiver certains traitements ou interventions thérapeutiques à large échelle, dans des situations donc où l’evidence simple est inaccessible.
L’EBM a toutefois d’emblée eu une autre utilité majeure : celle de fournir des complications telles qu’il devenait un jeu d’enfant de camoufler toutes sortes de manipulations de données permettant d’arriver au résultat espéré – même s’il est faux ! Si vous donnez de la poudre de perlimpinpin contre le bacille de la peste, vous ne ferez pas illusion très longtemps !
Avec les maladies chroniques, l’industrie pharmaceutique a fourni par supertankers entiers des résultats faux permettant de mettre sur le marché des produits coûteux, inutiles et souvent dangereux. Le tout enrobé d’un vernis de respectabilité scientifique qui fait encore hélas illusion. Le scandale du Vioxx constituant peut-être la mère de tous les scandales en la matière : le médicament est mis sur le marché en 1999 dans le cadre d’une procédure accélérée, alors que son fabricant connaît pertinemment un risque accru d’accident cardiaque mortel -masqué derrière de savantes études. Le médicament fera finalement plus de 26’000 morts aux États-Unis avant d’être retiré quelques années plus tard.
Un arrangement avec les autorités américaines permettra à Merck de rester avec un bénéfice net de 10 milliards de dollars (compte d’apothicaire : 11 milliards de profit net moins 950 millions de dollars d’amende). Good business !
Corruptible à merci !
L’EBM présente un autre avantage : il permet de multiplier à l’envi les contre-études bidon visant à emberlificoter à n’en plus pouvoir des réalités pourtant incontestables. C’est évidemment l’industrie du tabac qui a donné ses sanglantes lettres de noblesse à ce type de propagande pseudo-scientifique, mettant au point une méthode reprise depuis par les autres industries toxiques comme l’agro-alimentaire, l’industrie pétrolière et la pétrochimie (en particulier son secteur pesticides). Les fameux « Monsanto Papers », par lesquels la multinationale contestait de manière fallacieuse l’évidente toxicité de ses produits par des documents pseudoscientifiques en est un exemple récent.
Je mesure le risque de lasser mes lecteurs fidèles, aussi répéterai-je succinctement ici l’avis averti de différents rédacteurs en chef des trois plus prestigieuses revues médicales pour illustrer ces dévoiements multiples de la démarche EBM :
« La plupart des études scientifiques sont erronées, et elles le sont parce que les scientifiques s’intéressent au financement et à leurs carrières plutôt qu’à la vérité. »
Richard Smith, rédacteur en chef, British Medical Journal, 2013
« Il n’est tout simplement plus possible de croire une grande partie des recherches cliniques qui sont publiées, ni de se fier au jugement de médecins de confiance ou à des directives médicales faisant autorité. Je ne prends aucun plaisir à cette conclusion, à laquelle je suis parvenu lentement et à contrecœur au cours de mes deux décennies de travail de rédactrice en chef. »
Marcia Angeli, rédactrice en chef, New England Journal of Medecine, 2009
« La profession médicale est achetée par l’industrie pharmaceutique, non seulement en termes de pratique de la médecine, mais aussi en termes d’enseignement et de recherche. Les institutions académiques de ce pays se permettent d’être les agents rémunérés de l’industrie pharmaceutique. Je pense que c’est honteux. »
Arnold Relman, rédacteur en chef, New England Journal of Medecine, 2002
« Certaines pratiques ont corrompu la recherche médicale, la production de connaissances médicales, la pratique de la médecine, la sécurité des médicaments et la surveillance du marketing pharmaceutique par la Food and Drug Administration. En conséquence, les praticiens peuvent penser qu’ils utilisent des informations fiables pour s’engager dans une pratique médicale saine tout en se basant en réalité sur des informations trompeuses et donc prescrire des médicaments qui sont inutiles ou nocifs pour les patients, ou plus coûteux que des médicaments équivalents. Dans le même temps, les patients et le public peuvent croire que les organisations de défense des patients représentent efficacement leurs intérêts alors que ces organisations négligent en réalité leurs intérêts.”
Institutional Corruption and the Pharmaceutical Policy, Edmond J. Saffra Center fr Ethics, Harvard University & Suffolk University, Law School Research Paper No. 13-25, 2014 (revised)
En plus de ces compromissions dramatiques l’EBM a par ailleurs montré des failles rédhibitoires. Adoptée avec l’espoir de pouvoir accéder à une médecine « scientifique », elle n’a montré ni de réelle amélioration de la qualité de soins, ni d’économicité grâce à de meilleures indications de traitements. Tout en participant activement à une déshumanisation de la pratique médicale qui est aujourd’hui le principal problème de ce domaine, tant la qualité relationnelle entre soignant et soigné constitue le socle agissant de toute relation de soins.
Pour sortir de cette ornière scientiste, on propose par exemple aujourd’hui de passer à une « médecine basée sur les valeurs » (Values-Based Medecine) qui respecte bien mieux la dignité des soignants comme des patients !
Médecine, pseudoscience et anthropologie
J’ai décrypté dans un précédent billet le sens que pouvait avoir la posture du Pr Raoult et des équipes de Méditerranée-Infection face à leurs détracteurs. En avançant ma conviction que les Marseillais avaient adopté une stratégie de rupture en se mettant paradigmatiquement dans une posture médicale et non pseudo-scientifique.
Dans le domaine de l’infectiologie clinique, rappelons-le, les choses sont épistémologiquement très simples : soit un remède est efficace, soit il ne l’est pas. S’il l’est ne serait-ce que sur trois premiers malades, alors il le sera (avec sans doute quelques exceptions statistiquement infimes) sur trente malades comme sur trois mille malades. Le Pr Raoult l’a souligné avec une implacable pertinence : rien n’a jamais montré dans son domaine la supériorité de l’EBM sur la démarche classique de la comparaison historique, à savoir le fait de simplement vérifier ce qui se passe lorsqu’on donne un traitement en le comparant avec ce qui se passait avant qu’on le donne !
Les anthropologues ont au moins cet avantage d’être (normalement) de robustes épistémologues. Il s’agit d’un de mes domaines de prédilection, ce qui me permet d’attendre mes contradicteurs de pied ferme. Je n’en ai pas de mérite : nous sommes disciplinairement confrontés à la luxuriance débridée des systèmes de croyance au sein de notre espèce, avec de surcroît ce trait que chaque culture s’imagine (bien sûr) mieux penser et mieux comprendre le monde que les autres peuplades.
Nous abordons donc chaque « vision du monde » (Weltanschaung) comme un système de croyances ayant sa propre logique, sa propre dynamique interne et la densité psychoaffective qui lui est propre. Nonobstant que certaines croyances peuvent bien sûr s’avérer mieux conformes au réel. Prescrire un antibiotique contre la peste paraît par exemple une croyance plus empiriquement efficace que trimballer une statue en procession à travers les rues de la ville -démarche qui jouira pourtant d’une indéniable forme d’efficacité symbolique selon la jolie expression de Claude Lévi Strauss ! […]
Les élites, abritées derrière la technique, ont perdu de vue que la politique est avant tout un art
De l’abbé Danziec dans Valeurs Actuelles :
[…] Emmanuel Macron et son gouvernement, au lieu d’être les décideurs qui arbitrent le technique, se dévoilent être ceux qui s’abritent derrière lui. Le technique ? Ce sont les comités scientifiques et autres cabinets mystérieux, voire “l’Etat profond” que Michel Onfray évoquait dans nos colonnes récemment. La dimension anonyme de cette technocratie pour le grand public permet à ceux qui tiennent les manettes du pays de se déresponsabiliser quand le besoin se fait sentir. Elections municipales, port général du masque, modalités du confinement, protocoles de santé… tout est bon pour se recommander de la science ou de l’avis d’experts. Recette précieuse pour expliquer ses postures. Mieux encore, pour couvrir ses voltefaces. Tout en occupant avantageusement le devant de la scène.
Le principe de précaution a remplacé la vertu de prudence pour notre plus grand malheur
La confiance n’empêche pas le contrôle entend-on parfois. Consulter n’empêche pas de prendre des décisions non plus. Ni de les assumer ensuite. Diriger, c’est personnifier une ligne, une conduite. Et s’il arrive que certains abusent de leurs pouvoirs, il est à craindre que notre monde souffre bien davantage du refus de pratiquer l’autorité que d’abuser d’elle. Ainsi peut-on voir tel chef d’entreprise s’abriter derrière son conseil d’administration pour justifier son manque d’audace ou tel évêque se cacher derrière son conseil épiscopal pour s’excuser de sa tiédeur. Fuir ses responsabilités pour ne pas avoir à assumer sa charge devient un classique. Dans un système progressiste et bureaucrate, les vertus de l’engagement paraissent passées de mode. Entre temps, l’irréductible fracture entre le pays légal et le pays réel se creuse, aggravée par la déconnexion progressive de ceux qui gouvernent. La réalité vécue au quotidien par la masse, sur le terrain, échappe le plus souvent aux décideurs. Les bureaux des évêchés sont remplis de “laïcs engagés” qui pondent des “parcours d’évangélisation”, des “cycles d’élans missionnaires”, des “carrefours de louanges”, sans jamais avoir fait l’expérience de la conduite des âmes ou celle de la direction d’une paroisse. Il en est de même dans les administrations d’Etat. L’univers concret du monde hospitalier ou de l’enseignement comme les réalités quotidiennes vécues par beaucoup face à l’immigration demeurent habituellement ignorés dans les ministères. Que la crise soit sanitaire ou identitaire, les réponses du progressisme s’avèrent le plus souvent du même acabit : hors-sol. Si le mouvement des gilets jaunes représentait le dernier petit caillou en date menant à ce constat, la pandémie du Covid-19 figure quant à elle l’actuel petit grain de sable dans la machine d’Etat. Un grain de sable de la taille d’un nanomètre.
Les élites, convaincues qu’une décision pour être bonne doit d’abord être technique ont perdu de vue que la politique est avant tout un art. Et comme tout art, elle a besoin d’incarnation. Malheureusement, les responsables des affaires publiques sortent de l’Ena ou de Science Po. Quand les monarques d’autrefois étaient éduqués à la visibilité de leur rang et à la vertu de prudence, nos décideurs d’aujourd’hui sont congénitalement formés à l’anonymat des commissions et au principe de précaution. Le principe de précaution, en visant le risque zéro, paralyse l’action politique. Les atermoiements autour des travaux du Professeur Raoult et de la chloroquine sont à cet égard éloquents ! La vertu de prudence, à l’inverse, n’élimine pas le risque. Elle place même l’homme responsable en demeure de le prendre parfois. Être prudent, ce n’est pas se retenir d’avancer mais tout simplement agir de la façon la plus droite possible dans des circonstances pratiques, et non théoriques. La prudence est même, selon saint Thomas d’Aquin, la vertu de gouvernement par excellence. Dans le monde réel de la terre, qui comme chacun sait ne pardonne pas, ce n’est pas l’œnologue ou l’expert météo qui décide du début des vendanges mais bien le viticulteur lui-même. Parce qu’il connaît ses vignes, son sol, son domaine, il peut s’appuyer sur les analyses de tel ou tel expert sans en être pour autant l’esclave.
Il se dit que l’entourage du président n’a pas assez de mots pour tenter de convaincre qu’Emmanuel Macron a pris la mesure des limites de l’écosystème néolibéral. Mâtiné de bureaucratie, de technostructure et de déconnexion, l’ADN du Nouveau Monde est intrinsèquement problématique. Le président aurait pris la mesure des écueils du mondialisme ? Vraiment ? La gestion chaotique de la pandémie laisse dubitatif et la supposée révolution conservatrice de la macronie peine à séduire…
En son temps, l’essayiste contre-révolutionnaire Louis de Bonald le remarquait bien. « Quand les esprits nés pour gouverner deviennent rares, on multiplie les délibérations et les conseils. Le vaisseau qui n’a plus de boussole se dirige à l’estime. » Si Rimbaud était parmi nous, le poète se corrigerait sans doute, “ce n’est pas le bateau qui est ivre, mais c’est son capitaine”. La croisière en tout cas, se trouve loin de s’amuser.
Ostension virtuelle du Saint-Suaire de Turin du Samedi Saint au 17 avril
Annonce de Jeanne Smits :
Mgr Cesare Nosiglia, archevêque de Turin, a annoncé samedi sur YouTube qu’une ostension exceptionnelle du Linceul de Turin aura lieu du 11 au 17 avril afin d’implorer l’intervention du Christ mort et ressuscité pour « vaincre le mal comme Il l’a fait sur la Croix ». Et pour faire cesser l’épidémie du coronavirus. Il a ainsi répondu favorablement à de nombreuses demandes de fidèles qui ont afflué ces dernières semaines. […]
La semaine d’ostension s’ouvrira le Samedi Saint à 17 h 00 par une « longue prière » devant le Linceul, au cours d’une cérémonie que Mgr Nosiglia, custode pontifical du Saint-Suaire, conduira personnellement.
Le Samedi Saint, a-t-il déclaré, est le « jour du Saint-Suaire ».
Il ne s’agira pas d’une ostension comme on les connaît habituellement, puisque le Linceul dont la tradition nous dit qu’elle enveloppait le Corps du Christ au sépulcre, et dont la science a révélé tant de propriétés extraordinaires, restera dans sa châsse. Il semble que l’ostension ne doive être que virtuelle, à travers les images du Linceul diffusées par la télévision et les réseaux sociaux.
[…]
Silence dans les rues de Jérusalem
Mgr Pierbattista Pizzaballa, administrateur du patriarcat latin de Jérusalem, a célébré pour le dimanche des Rameaux une liturgie depuis le Dominus Flevit sur le Mont des Oliviers, avant de bénir la ville et le monde avec une relique de la Sainte Croix :
Chers amis,
Aujourd’hui, nous n’avons pas célébré l’entrée solennelle et magnifique de Jésus dans la ville de Jérusalem comme nous le faisons chaque année, avec des fidèles de toutes les paroisses du diocèse et des pèlerins du monde entier.
Nous n’avons pas levé nos palmes et nos rameaux d’oliviers pour crier « Hosanna » à notre Roi, Jésus-Christ. Les rues qui, en ce jour, seraient pleines de monde et de chants, d’hymnes et de cornemuses sont vides et silencieuses.
Que nous dit le Seigneur ? Pourquoi tout cela ? Que pouvons-nous faire dans ces moments dramatiques pour la vie du monde et pour la nôtre ?
Les habitants de Jérusalem ont accueilli Jésus avec enthousiasme, le reconnaissant comme Roi, comme le Messie attendu, comme celui qui allait enfin recevoir leurs prières.
Mais Jésus sait et l’Evangile nous dit que rien n’est si simple. Nous savons qu’il est venu à Jérusalem, non pas pour être intronisé comme David, mais pour être tué. Le sens que Jésus donne à son « entrée triomphale » est différent de celui que les habitants de Jérusalem y ont vu. C’est peut-être la leçon que Jésus veut nous donner aujourd’hui. Nous nous tournons vers Dieu quand quelque chose nous fait mal. Lorsque nous sommes en difficulté, nous voulons soudain tous poser les grandes questions difficiles.
En d’autres termes, nous voulons que Jésus devienne le genre de roi et de messie qui résout nos problèmes : la paix, le travail, la vie de nos enfants ou de nos parents, une aide, en bref, les situations difficiles que nous traversons. Nous voulons qu’il nous sauve du Corona Virus, que tout redevienne comme avant…
Bien sûr, nous savons que Jésus répond à nos prières et n’exige pas que nos motivations soient pures. Il est venu chercher et sauver les pêcheurs. Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin du médecin, mais les malades.
Mais en même temps, Jésus répond à sa manière. Précisément parce que Jésus dit « oui » à nos désirs les plus profonds, il devra dire « non » à nos désirs immédiats.
Les habitants de Jérusalem voulaient un prophète, mais ce prophète leur a dit que leur ville était sous le jugement imminent de Dieu. Ils voulaient un Messie, mais celui-ci va être intronisé sur une croix païenne. Ils voulaient être sauvés du mal et de l’oppression, mais Jésus va les sauver du mal dans toute sa profondeur, et pas seulement du mal de l’occupation romaine et de l’exploitation par les riches.
L’histoire de la grande entrée à Jérusalem, en somme, est une leçon sur l’écart entre nos attentes et la réponse de Dieu.
La foule sera déçue, car Jésus ne répondra pas à ses attentes de salut immédiat. Mais au fond, il ne va pas en être ainsi : l’entrée de Jésus à Jérusalem est vraiment le moment où le salut naît. Les « Hosanna » étaient justifiées, mais pas pour les raisons que les habitants de Jérusalem avaient supposées. Apprendre cette leçon, c’est faire un grand pas vers la vraie foi chrétienne.
Peut-être sommes-nous nous aussi déçus, car nos prières ne sont pas entendues, nos attentes restent sans réponse apparente. Il semble que Dieu ne nous écoute pas. Reconnaissons-le : nous sommes encore loin de cette foi simple et pure, la foi des pauvres. Nous voudrions, nous voulons que notre vie change, ici et maintenant, et non pas dans un avenir vague ou dans l’au-delà. Nous voulons un Dieu tout-puissant et fort, nous voulons avoir foi en un Dieu qui nous donne certitude et sécurité. Puisse-t-il nous calmer dans cette mer de craintes et d’incertitudes dans laquelle nous nous trouvons maintenant.
L’Évangile nous dit cependant que la foi chrétienne est fondée sur l’espoir et l’amour, et non sur la certitude. Elle ne résoudra pas tous nos problèmes, elle ne nous donnera pas toutes les certitudes dont notre nature humaine a besoin, mais elle ne nous laissera pas seuls. Nous savons qu’Il nous aime.
A son passage, les gens de la foule étendirent leur manteau aux pieds de Jésus et l’accueillirent avec des branches d’olivier et les palmes coupées çà et là. Alors, malgré notre difficulté à comprendre, déposons, nous aussi, devant notre Messie le peu que nous avons, nos prières, nos besoins, notre besoin d’aide, nos pleurs, notre soif de Lui et de Sa parole de consolation. Nous savons qu’il nous faut purifier nos intentions, demandons-Lui aussi cette grâce, de comprendre ce dont nous avons vraiment besoin. Et ici, aujourd’hui, malgré tout, aux portes de Sa et de notre ville, redisons notre désir de vraiment l’accueillir comme notre Roi et notre Messie, et de le suivre sur son chemin vers son trône, la croix. Mais nous lui demandons aussi de nous donner la force de la porter comme lui, avec son amour fécond.
+Pierbattista
100 vidéoformations pour approfondir sa connaissance et sa relation avec Dieu (partie 4 sur 8)
En cette période de Carême et de confinement, Notre-Dame de Chrétienté propose d’utiliser les ressources vidéos de son site internet afin d’approfondir sa connaissance et sa relation avec Dieu.
Les 100 vidéoformations diffusées ces 7 dernières années ont été classées par thématique. Cliquez sur le lien dans la liste ci-dessous pour accéder directement à la vidéo souhaitée.
| LES FINS DERNIERES : | |||
| Quelle est la finalité de l’existence de l’homme? | Père Basile (Le Barroux) | ||
| Que se passe t-il après la mort? | Père Ceslas Marie (FSVF) | ||
| L’enfer existe t-il vraiment? | Père Ceslas Marie (FSVF) | ||
| Comment faire pour éviter d’aller à l’enfer? | Père Ceslas Marie (FSVF) | ||
| LA PRIERE : | |||
| Qu’est-ce que la prière? | Dom Jean Pateau (OSB-Fontgombault) | ||
| Comment mieux prier le Notre Père? | Abbé Alban Cras (FSSP) | ||
| Le grégorien : histoire et évolution | Dom Jean Pateau (OSB-Fontgombault) | ||
| Le grégorien : comment cela marche? (1ère partie) | Maître de Chœur et Schola Fontgombault | ||
| Le grégorien : comment cela marche? (2 ème partie) | Maître de Chœur et Schola Fontgombault | ||
| Quelle est l’histoire et l’origine du Rosaire? | Père Augustin-Marie – FSVF | ||
| Pourquoi réciter le chapelet ou le Rosaire ? | Père Ceslas-Marie – FSVF | ||
| Comment réciter le chapelet ou le Rosaire ? | Père Augustin-Marie – FSVF | ||
Sicut Servus: troisième épisode
Le troisième épisode de la série Sicut Servus, produite par les studios Saint-Louis, vient d’être mis en ligne.
Neuvaine au Sacré-Coeur: Jour 9
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Bientôt 40 000 signataires pour la supplique aux évêques
Nous avons déjà parlé plusieurs fois de cette supplique aux évêques afin de consacrer la France au Sacré-Coeur et au Coeur immaculé de Marie, comme d’autres pays l’ont déjà fait le 25 mars. Cette supplique, lancée voici trois jours, atteint pratiquement 40 000 signataires. Un grand merci à tous ceux qui ont déjà signé! Et n’hésitez pas à la signaler à tous vos proches.
Pour signer, c’est ici.
Mobilisation pour les Rameaux à Monistrol
A l’initiative de leur curé, le Père Pierre Trevet, les paroissiens de Monistrol sur Loire se sont mobilisés pour la fête des Rameaux, en affichant des rameaux ou des “Hosanna” à leurs fenêtres et à leurs portes d’entrée:

Soins palliatifs et analgésiques
Un lecteur médecin apporte les précisions suivante sur le décret relatif à l’utilisation du Rivotril pendant la crise du coronavirus. Ce qui semble corroborer l’idée que nous évoquions voici quelques jours selon laquelle cette autorisation est d’abord l’expression d’une pénurie inquiétante de médicaments et peut, selon l’intention du médecin, servir soit à des volontés euthanasiques, soit à adoucir la douleur du patient hors de toute volonté de mort.
Médecin travaillant dans un centre de lutte contre le cancer, j’utilise régulièrement du midazolam dans le cadre de sédations terminales, depuis une demi-décennie. La sédation terminale consiste à administrer un produit sédatif à un patient en fin de vie. Les différentes recommandations la concernant sont disponibles sur le site de la SFAP (Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs, ici).
L’idée de faciliter le passage de la vie à la mort n’est pas récente. Déjà au Moyen Âge, les blessés graves qui souffraient, et pour lesquels aucune prise en charge autre n’était possible, étaient achevés au moyen d’une dague particulière, appelée la miséricorde. Aux moralistes de dire si la pratique est (était ?) admissible.
Théorie et législation
En France, la loi la plus récente sur la sédation terminale remonte à février 2016, et s’inspire directement des recommandations de la SFAP. Elle déclare que « toute personne a droit à une fin de vie digne et accompagnée du meilleur apaisement possible de la souffrance. La loi reconnaît ainsi le droit du patient à une sédation profonde et continue jusqu’au décès, associé à une analgésie. L’objectif est de soulager une personne malade qui présente une situation de souffrance vécue comme insupportable alors que le décès est imminent et inévitable ». (LIEN).
Il s’agit ni plus ni moins que d’une application de la théorie du double effet, théorisé par la doctrine sociale de l’Eglise. Le catéchisme de l’Eglise Catholique réprouve l’euthanasie, mais précise: « Même si la mort est considérée comme imminente, les soins ordinairement dus à une personne malade ne peuvent être légitimement interrompus. L’usage des analgésiques [en toute rigueur de classes médicamenteuses, il faudrait ajouter : et des hypnotiques et anxiolytiques] pour alléger les souffrances du moribond, même au risque d’abréger ses jours, peut être moralement conforme à la dignité humaine si la mort n’est pas voulue, ni comme fin ni comme moyen, mais seulement prévue et tolérée comme inévitable. Les soins palliatifs constituent une forme privilégiée de charité désintéressée. A ce titre ils doivent être encouragés ».
Pratique courante, vue par le patient
Reconnaitre que quelqu’un est en phase terminale pré mortem est souvent assez aisé. Une dégradation rapide de l’état général, relevée par les proches, permet fréquemment de leur faire appréhender en douceur que si la pente de dégradation se prolonge, l’issue fatale est certaine à court terme.
Deux cas de figure se présentent alors. Certains patients vont s’éteindre doucement, sans souffrance particulière. D’autres vont présenter une souffrance physique (et/ou parfois morale) intense. Dans le domaine particulier de la cancérologie, les jours précédant le décès sont souvent associés à une progression tumorale rapide et souvent très symptomatique.
Il est fréquent de proposer une sédation terminale à ces patients-là (ceci se faisait bien avant la loi de 2016). Il s’agit ni plus ni moins que de leur dire : « Je ne suis pas capable de diminuer votre douleur, qui est réfractaire à tout ce que j’ai pu mettre en place jusque-là. J’ai épuisé toutes les alternatives raisonnables pour vous soulager. La seule chose que je puisse vous proposer est de supprimer la perception que vous en avez en diminuant votre état de conscience ».
La plupart des patients acceptent cette proposition, tout en étant informés qu’elle pourra avoir comme effet de rapprocher leur décès, mais que ce n’est pas le but recherché. En ce cas, celle-ci est mise en place à leur demande, généralement après discussion avec leurs proches. Il arrive parfois d’attendre pour mettre en place cette sédation terminale que l’ensemble des proches ait pu venir (j’ai en mémoire un père qui attendait que son fils revienne de Chine, pour le voir une dernière fois).
Pratique courante, vue par le médecin
L’échec progressif des thérapeutiques antalgiques est monnaie courante en cancérologie, en phase terminale, et met les équipes en difficulté, à cause d’un sentiment d’échec. En situation terminale, la sédation profonde et continue reste l’arme de dernier recours pour soulager un patient d’un symptôme intolérable, quel qu’il soit (définition de la SFAP).
Celle-ci va avoir pour but de diminuer son état de conscience, de manière à atténuer la perception de la douleur, tout en maintenant le patient le plus conscient possible. Les doses d’hypnotique employées vont être généralement augmentées progressivement, en fonction des besoins du patient. En pratique, une infirmière passe régulièrement pour ajuster la dose d’hypnotique. Le patient ne doit être ni visiblement douloureux, ni trop endormi (des échelles visuelles d’appréciation de la douleur en fonction du faciès existent). Chez la plupart des patients, le traitement antalgique de fond présent avant sédation est maintenu.
Progressivement, un coma calme va survenir, pour deux raisons : les médicaments sédatifs et analgésiques employés d’un côté, et la défaillance multi-viscérale de l’autre. En effet, il s’agit de patients en fin de vie, chez qui le foie, les reins, etc. vont progressivement ne plus faire leur travail d’épuration. L’accumulation de métabolites toxiques va engendrer une toxicité cérébrale, source de coma. Le décès surviendra rapidement, le plus souvent par défaillance multi-viscérale, et non en raison de l’effet (moralement admissible) des médicaments employés.
Ceci n’a rien à voir avec les cocktails lytiques dont l’objectif était de mettre fin à la vie du patient.
Problématique actuelle
Le médicament de choix pour une sédation terminale est le midazolam (HYPNOVEL®), qui est sédatif, peu dépresseur respiratoire à faible dose (autour du milligramme par heure), et surtout avec une demi-vie courte. Ceci signifie qu’il est éliminé rapidement par l’organisme, et donc très facile d’emploi pour ajuster la dose reçue par le patient en temps réel. Ce médicament est également très employé (à dose beaucoup plus forte, dix à trente milligrammes par heure) en réanimation, pour son absence de toxicité spécifique (en particulier le fait qu’il ne diminue pas la tension).
Il se trouve qu’aujourd’hui, à cause de la majoration de la consommation du midazolam en réanimation à l’échelle mondiale, la production actuelle est insuffisante pour couvrir tous les besoins. Les stocks s’effondrent partout. De ce fait, son emploi pour des sédations terminales risque de devenir impossible par rupture de stock.
Des alternatives médicamenteuses sont possibles pour une sédation terminale, notamment avec du RIVOTRIL® (benzodiazépine, comme l’HYPNOVEL®), dont l’emploi est plus compliqué (demi-vie longue, ajustement de la dose moins simple, etc.). Il est extrêmement rare actuellement de l’employer pour réaliser une sédation terminale (le midazolam étant privilégié). Les alternatives médicamenteuses du midazolam en réanimation sont plus à risque pour les patients. Il est vraisemblable que les stocks de midazolam soient majoritairement redirigés vers les services de réanimation.
Le gouvernement actuel vient tout récemment d’autoriser l’emploi du clonazépam (RIVOTRIL®) hors autorisation de mise sur le marché, à visée de sédation terminale, chez des patients infectés par le Covid-19. De la sorte, les équipes pourront en employer pour réaliser une sédation terminale, sans sortir du cadre autorisé par la loi. Il ne s’agit aucunement d’une légalisation de l’euthanasie, en réalité la loi de 2016 reste inchangée – pour l’instant. Même en cas de pénurie de midazolam, il sera possible (légalement) de continuer à proposer une sédation terminale pour ces patients-là.
La décision gouvernementale précise que cette prescription est possible « en cas de détresse respiratoire, chez les patients dont l’état clinique le justifie ». En langage médical, c’est la description d’une sédation terminale : cette prescription n’a de sens que chez des patients infectés au-delà de toute ressource thérapeutique.
La SFAP (qui n’a rien d’une officine euthanasique) vient de publier une nouvelle recommandation pour la sédation terminale chez les patients infectés, en cas de pénurie de midazolam, en conseillant l’emploi du RIVOTRIL® notamment, ou du diazépam (VALIUM®), ou du clorazépate (TRANXENE®) (voir ici).A titre informatif, la liste des médicaments dont les stocks s’effondrent dans le monde, et en France, inclut la noradrénaline, qui est à la réanimation médicale et à l’anesthésie ce que le midazolam est à la sédation terminale. Certains stocks d’autres médicaments (antibiotiques, dont l’AUGMENTIN®, produits anesthésiques d’emploi courant comme le propofol, et le paracétamol) sont également jugés très inquiétants…
C.M.
Je crois à la puissance du nom de Jésus
Suite à cet article, un lecteur a réalisé cette affiche, pour la diffuser à ceux qui souhaiteraient l’afficher sur leur maison pour la semaine sainte ou l’imprimer pour leurs proches touchés par la maladie.

Abbaye d’Aiguebelle : sa (très) vieille histoire, et ses filiations (notamment Tibhirine)
L’abbaye d’Aiguebelle a une histoire millénaire mouvementée : guerre de Cent Ans, peste noire… Les moines ont même dû quitter leur monastère à la Révolution. Heureusement, une communauté trappiste redonne vie à l’abbaye en 1815, et poursuit encore aujourd’hui la vie monastique trappiste. Divine Box vous raconte tout en détails dans cet article !

L’abbaye d’Aiguebelle se trouve à Montjoyer dans la Drôme, aux portes de la Provence – Divine Box
Abbaye d’Aiguebelle : son histoire jusqu’à aujourd’hui
La fondation de l’Abbaye d’Aiguebelle
L’abbaye d’Aiguebelle fut fondée le 26 juin 1137, à la frontière du Dauphiné et de la Provence, par les moines cisterciens de l’abbaye de Morimond (en Champagne).
Selon la tradition cistercienne, le monastère est bâti au fond d’un vallon isolé, au confluent de trois ruisseaux. L’abbaye d’Aiguebelle en tirera d’ailleurs son nom : « Aqua bella » en latin, c’est-à-dire les « belles eaux » en français
Ça démarre fort au XIIe, les ennuis commencent au XIVe siècle
Au XIIe siècle, grâce aux donations de seigneurs voisins, les moines de l’abbaye d’Aiguebelle agrandissent considérablement leurs terres. Le domaine s’étend ainsi jusqu’au pied du Mont Gerbier-de-Jonc !
Cependant, au XIVe siècle, la communauté cistercienne endure coup sur coup la guerre de Cent Ans et la peste noire… Ces événements entraînent alors une chute des vocations, notamment celles des frères convers, qui entretiennent les champs et les récoltes. Les frères doivent ainsi céder en bail la plupart de leurs terres.
Certaines parties du cloître en pierres datent encore du XIVème siècle
À la Révolution, la fin de l’aventure ?
À partir de 1515, les pères abbés de l’abbaye d’Aiguebelle ne sont plus élus par les moines eux-mêmes. Ils sont en effet nommés directement par le roi ! Cependant, puisqu’ils sont extérieurs au monastère, ces « abbés commendataires » ne se préoccupent pas toujours véritablement des besoins de leur communauté… Le nombre de frères va alors continuer de baisser régulièrement.
Si bien qu’à la Révolution, lorsque les moines de l’abbaye sont dispersés, ils ne sont plus que trois… Le monastère est alors pillé et vendu comme bien national. Heureusement, son éloignement des voies de communication alentour va le sauver de la démolition… Pour une renaissance ?
Au XIXe siècle, on repart pour un tour !
L’absence des moines durera moins de 25 ans. En effet, dès 1815, un groupe de moines trappistes de l’abbaye française de La Trappe vient faire revivre le monastère. Ils viennent en réalité directement de Suisse, là où comme une multitude de moines, ils se sont ainsi réfugiés en territoire neutre, pendant la Révolution.
À partir de cette date-là, la communauté de l’abbaye d’Aiguebelle va alors rapidement se développer. En 1850, elle compte déjà 233 moines ! Elle fonde ainsi elle-même de nombreux autres monastères, dont la plupart sont toujours vivants, au Maroc et au Cameroun notamment ! Nous vous proposons de les découvrir davantage un peu plus loin dans cet article !

Les moines de la communauté d’Aiguebelle au complet, dans leur bel habit cistercien.
La vie à l’abbaye d’Aiguebelle aujourd’hui
La communauté de l’abbaye Notre-Dame d’Aiguebelle compte actuellement 19 moines, âgés de 46 à 94 ans.
La vie communautaire des moines se partage en deux principales activités, selon la règle du fondateur saint Benoît : « ora et labora », c’est-à-dire « prière et travail ». Les frères de l’abbaye d’Aiguebelle prient ainsi huit offices quotidiens (le premier est à 3h30 du matin !), répartis tout le long de la journée.
Ils cherchent aussi à vivre du travail de leurs mains, développant dans leurs ateliers des produits naturels à partir des ressources naturelles qui les entourent. Leurs deux produits les plus connus sont l’Alexion ou le baume d’Aiguebelle, mais ils mettent également en sachet des tisanes, des herbes de Provence etc…
Enfin, les moines de l’abbaye d’Aiguebelle accueillent tous les visiteurs de passage dans leur hôtellerie, à la recherche d’un temps de repos et de ressourcement.

Les moines d’Aiguebelle en train de mettre en bouteille leur boisson phare aux 52 plantes (cliquez ici pour accéder au guide complet d’utilisation sur l’Alexion)
Les filiations de l’abbaye d’Aiguebelle
Grâce à sa renaissance au XIXème siècle, l’abbaye d’Aiguebelle a pu directement fonder des monastères en envoyant des moines de par le monde, ou en aider financièrement et spirituellement, notamment les suivants :
Abbaye Notre-Dame d’Acey
Construite en 1136 entre Dole et Besançon, Aiguebelle en devient la maison-mère en 1873. L’abbaye a eu une histoire marquée par les guerres et les destructions successives, ainsi que par les dégradations du régime de commende. Vendue comme bien national en 1791, de nouveaux travaux sont effectués au début du XXe siècle.
Depuis 1937, l’abbaye renaît ainsi petit à petit de ses cendres. Elle compte aujourd’hui 17 moines !
Abbaye Notre-Dame du Bon Secours
En 1834, des religieuses de l’abbaye de Vaise décident de fonder une communauté de soeurs sous le patronage d’Aiguebelle, à côté de Montélimar. Mais l’agrandissement progressif de la ville poussera finalement les sœurs à s’installer dans le Vaucluse à proximité de Blauvac.
Les soeurs sont aujourd’hui 16 trappistines, notamment spécialisées dans la fabrication d’hosties. Mais elles réalisent aussi d’excellents financiers et meringues !
Fondée en 1951 au Cameroun, elle compte actuellement une quinzaine de frères, venus de France et de la région. Sa plantation de café lui permet alors d’assurer sa subsistance.
La liturgie monastique de la communauté, quant à elle, s’est adaptée aux coutumes locales. Elle est ainsi rythmée par le tamtam et la kora.
Abbaye Notre-Dame de l’Atlas
Elle fut fondée en mars 1938 à Tibhirine, en Algérie. Mais en 1996, sept de ses moines y furent enlevés et assassinés. À la suite de ces événements, les frères se réfugient donc au Maroc, tout d’abord à Fès, puis finalement à Midelt en 2000. Le monastère Notre-Dame de l’Atlas y est aujourd’hui toujours établi.
L’abbaye Notre-Dame de l’Atlas, au Maroc, qui a recueilli les survivants des moines de Tibhirine, est une fondation de l’abbaye d’Aiguebelle.
Et pour se procurer des pépites de l’abbaye d’Aiguebelle ?
Le mieux est évidemment de se rendre au monastère, au magasin de l’abbaye (Abbaye d’Aiguebelle, Le Couvent, 26230 Montjoyer). Sinon, vous pouvez cliquer ici pour acheter les produits de l’abbaye d’Aiguebelle
Neuvaine au Sacré-Coeur: Jour 8
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