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Un appel de David van Hemelryck

Alors que l’épidémie de coronavirus fait rage et que la Corée est prête à vendre des tests, David van Hemelryck (dont on se souvient qu’il avait notamment fait le tour des plages avec un avion tirant la banderole “Hollande dégage”), invite à suppléer à la carence du gouvernement et lance une cagnotte – en espérant que cela donnera des idées à nos “chers” dirigeants!

Et voici le message qu’il a envoyé sur WhatsApp:

Achetons des tests*** Nous pouvons nous mobiliser pour réellement tester TOUS les cas en France. Cette collecte populaire servira à acheter 1000 tests COVID19 pour les hôpitaux Français. (Prix d’achat 40€ le test). En effet, la Corée se propose de nous vendre des tests ! Une belle opportunité pour les malades français !  Nous lançons un appel aux sponsors privés et aux régions pour équiper directement nos hôpitaux sans attendre que le gouvernement Macron (toujours en retard) agisse. Il s’agit d’un immense effort de résistance patriotique contre l’ennemi invisible ! Les premiers dons arrivent déjà nombreux. MERCI !!
=> Svp faire passer le mot

Le coronavirus a raison du travail dominical

Avec ce message de l’Intermarché d’Auch :

Après plus d’une semaine à une cadence infernale.
Des milliers de colis mis en rayon.
Des centaines d’heures de passage en caisse.
Des kilomètres de marche pour calmer l’afflux de clients et s’assurer du bon respect des règles.
Nos équipes ont GRAND besoin d’une journée de repos. 😰😰

Dimanche 22 mars (ce dimanche) notre magasin, Intermarché Auch sera fermé !

Une petite journée pour que tous puissent se reposer pleinement et revenir en forme dès lundi !

Il aura fallu un virus pour remettre les choses dans l’ordre…

Lettre du cardinal Burke sur la pandémie actuelle et notre retour à Dieu [Corr.]

Le cardinal Burke vient de publier une très belle lettre (en anglais), emplie d’une remarquable charité pastorale, à propos de l’épidémie actuelle et de la nécessité de revenir à Dieu. Nous l’avons traduite pour le public français. Vous pouvez trouver l’original ici.

Corr.: Jeanne Smits nous signale qu’elle a mis en ligne une traduction révisée par le cardinal. C’est donc sa version qui fait foi.

Chers amis,

Depuis quelque temps déjà, nous nous battons contre la propagation du coronavirus, le COVID-19. Pour autant que nous sachions – et l’une des difficultés du combat est que tant de choses restent obscures sur cette peste – la bataille va encore se poursuivre pendant un certain temps. Le virus en cause est particulièrement insidieux, car il a une période d’incubation relativement longue – certains disent 14 jours, d’autres 20 jours – et il est très contagieux, beaucoup plus contagieux que les autres virus que nous avons connus.

L’un des principaux moyens naturels de se défendre contre le coronavirus est d’éviter tout contact étroit avec les autres. […] En outre, comme le virus est transmis par de petites gouttelettes émises lorsqu’on éternue ou qu’on se mouche, il est essentiel de se laver fréquemment les mains avec du savon désinfectant et de l’eau chaude pendant au moins 20 secondes, et d’utiliser des lave-mains et des lingettes désinfectantes. […]

Vivant en Italie, où la propagation du coronavirus a été particulièrement meurtrière, surtout pour les personnes âgées et pour celles qui sont déjà dans un état de santé délicat, je suis édifié par le grand soin que les Italiens prennent pour se protéger et protéger les autres de la contagion. […]

En tenant compte de ce qui est nécessaire pour vivre, nous ne devons pas oublier que notre première considération est notre relation avec Dieu. Nous nous souvenons des paroles de notre Seigneur dans l’Évangile de saint Jean : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui » (14, 23). Le Christ est le Seigneur de la nature et de l’histoire. Il n’est pas lontain et indifférent vis-à-vis de nous et du monde. Il nous a fait une promesse : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). Dans la lutte contre le mal du coronavirus, notre arme la plus efficace est donc notre relation avec le Christ, par la prière et la pénitence, et par les dévotions et le culte sacré. Nous nous tournons vers le Christ pour nous délivrer de la peste et de tout mal, et il ne manque jamais de nous répondre par un amour pur et désintéressé. C’est pourquoi il est essentiel pour nous, à tout moment et surtout en temps de crise, d’avoir accès à nos églises et chapelles, aux sacrements, aux dévotions et aux prières publiques.

Tout comme nous pouvons acheter de la nourriture et des médicaments, tout en veillant à ne pas propager le coronavirus, nous devons également pouvoir prier dans nos églises et chapelles, recevoir les sacrements et accomplir des actes de prière et de dévotion publique, afin de connaître la proximité de Dieu avec nous et de rester auprès de lui, en faisant appel à son aide comme il se doit. Sans l’aide de Dieu, nous sommes en effet perdus. Historiquement, en temps de peste, les fidèles se rassemblaient dans une prière fervente et participaient à des processions. Et de fait, dans le Missel romain promulgué par Saint Jean XXIII en 1962, il existe des textes spéciaux pour la Sainte Messe à offrir en temps de peste, la Messe votive pour la délivrance de la mort en temps de peste (Missae Votivae ad Diversa, n. 23). De même, dans la traditionnelle Litanie des Saints, nous prions : « De la peste, de la famine et de la guerre, ô Seigneur, délivrez-nous. » […]

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Raymond Leo Cardinal Burke
21 mars 2020
En la fête de saint Benoît, Abbé

Lire la version intégrale ici.

Le diocèse de Fréjus-Toulon crée un parcours digital de formation et de prière en période de confinement

Alors qu’une douloureuse épidémie frappe notre pays, la neuvaine à Saint Joseph a rassemblé plus de 40 000 personnes. Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, veut continuer à soutenir cette communauté devenue brutalement virtuelle malgré elle, pour l’orienter vers ce qu’il y a de plus réel, ici et maintenant : le Christ.

Notre pays est en confinement depuis lundi : comment traverser ce désert inédit, ce carême contraint et cette stérilité apparente dans l’espérance et dans la paix ? C’est l’objet de ce nouveau site, La Traversée, qui proposera chaque jour des messes en direct, des vidéos, des défis, des louanges, des éditoriaux, des formations et des témoignages.

Vivez autrement le confinement en vous abonnant au parcours digital La Traversée, et en partageant cette invitation autour de vous !

Lien vers le parcours digital : La Traversée

L’arrogance du mondialisme et de la société technocratique a subi un coup dur

Monseigneur Juan Antonio Reig Pla, évêque de Alcalá de Henares, en Espagne, a décidé de garder les églises ouvertes et les messes avec les fidèles parce qu’avec cela il veut

«offrir un signe que l’Église n’abandonne personne qui a besoin de l’aide divine, en particulier les sacrements. Pour cela nous organisons les célébrations en suivant toutes les indications de prévention que les autorités sanitaires recommandent ».

L’évêque assure qu’à midi et à 20h30 “les cloches de la cathédrale annoncent deux anneaux de prière pour prier pour les besoins causés par cette épidémie”.

«Parmi les biens de la personne (biens utiles, agréables, bien moral, etc.), le bien le plus élevé est le spirituel, qui est lié au destin éternel de l’homme. C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas priver les fidèles, même dans des circonstances extrêmes, de dons divins et en particulier de l’Eucharistie ».

Mgr Reig Pla souligne que

«la Sainte Messe, en toutes occasions, et plus encore dans cette situation extrême, est le paradis sur terre. Sans la présence du ciel – rendu présent dans l’humanité de Jésus-Christ et maintenant dans les sacrements – l’homme échoue. Il est possible de se passer d’aller à l’Eucharistie dominicale, pour cette situation extrême et pour des raisons justes, mais il n’est pas nécessaire de refuser le pain du ciel à ceux qui, avec les précautions indiquées par les autorités sanitaires, peuvent aller et vouloir le réconfort de Dieu. Les fidèles qui viennent sont conscients de leur responsabilité et offrent la Sainte Messe à tous ceux qui souffrent de la pandémie. »

D’autre part, le prélat rappelle que le coronavirus

«a démasqué le mensonge de l’individualisme qui a conduit à la rupture des liens avec la famille, avec la tradition et avec Dieu. L’arrogance du mondialisme et de la société technocratique a subi un coup dur. Aujourd’hui, nous devons tous nous reconnaître comme plus humbles et dépendants les uns des autres et dépendant de la sagesse aimante de Dieu le Créateur et le Rédempteur.

«L’Occident a besoin d’une purification et d’un retour à la tradition chrétienne, qui offre une vraie réponse aux questions humaines et promeut la bonne façon de vivre de la vertu . C’est un temps d’épreuve et, en même temps, un temps de grâce. Seul Dieu peut transformer cette situation douloureuse en une occasion saine pour l’esprit humain. »

Via Le Petit Placide

Traduction intégrale des propos de Mgr Reg Pla sur le blog de Jeanne Smits.

Ouverture des archives de Pie XII : que vont-elles révéler ?

Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé des abbés Celier, Barthe et Viot, animé par Philippe Maxence se penche sur l’ouverture des archives de Pie XII, que faut-il vraiment en attendre ? Quelles zones d’ombre vont pouvoir être levées ? La question juive est-elle tranchée ?

Un peu de Chartreuse pour se laver les mains…

Lu ici :

Chartreuse Diffusion va mettre à disposition du CHU de Grenoble, qui lui en a fait la demande, 10 000 litres d’alcool pur à 96%, habituellement utilisé pour la fabrication des liqueurs. L’équivalent de 25 000 bouteilles de liqueur qui ne seront pas produites. “Les Chartreux ont toujours aidé”, indique Emmanuel Delafon, PDG de Chartreuse Diffusion contacté par téléphone, qui rappelle la solidarité de l’ordre lors des épidémies de choléra notamment.

Par ailleurs depuis trois jours, l’entreprise produit de la solution hydroalcoolique (et non du gel). D’abord pour ses équipes puis pour les communes de Voiron et de Grenoble, notamment, dont les services en ont besoin.

Concours de poésie

Nous vivons une période inattendue et insolite. Chacun, chaque famille a dû réorganiser sa vie, établir de nouvelles règles, de nouveaux modes de travail.

Actuailes poursuit son activité d’information et vous propose de maintenir un regard vers l’extérieur.

Et afin de toujours regarder vers le haut, votre journal Actuailes, en collaboration avec les cours Griffon, vous propose un concours de poésie à l’occasion du centenaire de la publication des Méditations poétiques, le premier recueil de poèmes d’Alphonse de Lamartine:

“Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
jeter l’ancre un seul jour ?

Epidémie de coronavirus et pénurie de masques : Sibeth prend les Français pour des brêles

Vendredi 20 mars, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement français et la meilleure à ce poste selon le Président Macron était interrogée par Jean-Jacques Bourdin sur BFM-TV.

Il paraît très clairement que la France subit une situation de pénurie de masques. Même si le Professeur Salomon, Directeur général de la santé, s’obstine chaque jour à dire que les masques ne sont nécessaires que pour le personnel soignant et les malades (qui souvent s’ignorent…).

A peu près objectivement, il est difficile de savoir avec précision ce qui, pour cette situation de pénurie, relève de la responsabilité du gouvernement actuel ou de la responsabilité de gouvernements (et de Présidents) antérieurs.

Ceci étant, voilà comment l’impressionnante S.Ndiaye traite le sujet, avec son phrasé parfois approximatif :

« Je voudrais dire aussi une chose que nous répétons chaque soir par la voix du Professeur Salomon : c’est que les masques ne sont pas nécessaires pour tout le monde. Et vous savez quoi ? Moi, je sais pas utiliser un masque. Je pourrais dire : je suis ministre [NDLR : hélas, c’est exact], je me mets un masque. Mais en fait je ne sais pas l’utiliser. Parce que l’utilisation d’un masque, ce sont des gestes techniques précis. Si on se gratte le nez sous le masque, eh ben on a du virus sur les mains. Sinon, on a une utilisation qui n’est pas bonne, et ça peut être contre-productif ».

L’État a acheté 70 hôtels Formule 1 et réquisitionné des milliers de chambres pour loger les migrants, et il n’est pas capable de le faire pour le personnel soignant

Thibaut Monnier entrepreneur, conseiller régional RN en Auvergne-Rhône-Alpes et co-fondateur de l’ISSEP, a mis à disposition à titre gratuit une dizaine d’appartements meublés, dont il est propriétaire, à Lyon aux personnels de service de santé. Il répond aux questions de L’Incorrect :

Quand avez-vous lancé votre initiative ?

Ma société foncière venait de récupérer dix studios sur le même plateau tout juste rénovés et donc au lieu de les mettre en location classique j’ai  préféré dès mardi 17 mars les mettre à disposition à titre gratuit aux personnels soignants.

Avez-vous eu beaucoup de demandes ?

En 48 heures mes dix appartements ont été prêtés. Entre ceux qui préféraient ne pas exposer leurs familles et ceux qui vivent loin de Lyon et préféraient être plus proches de l’hôpital, les demandes ont été très nombreuses et continuent d’ailleurs d’affluer. J’ai donc appelé mon réseau pour connaître les disponibilités d’autres appartements pour un bail gratuit et j’ai décidé de prendre en charge tous les frais des appartements (eau, chauffage, électricité…) mis à disposition à titre gratuit. Aujourd’hui, nous en sommes à une trentaine et je vais continuer pendant la durée du confinement. Je suis en lien avec les HCL (Hospices Civils de Lyon) qui recensent les demandes de logement de leurs personnels et qui me les renvoient. C’est artisanal mais ça fonctionne. J’espère créer un élan de générosité pour que d’autres sociétés foncières puissent faire de même.

Que pourrait décider l’Etat, ou bien un Conseil régional, qui irait dans le même sens que votre initiative ?

Il faudrait que les hôtels soient réquisitionnés pour les personnels de santé. À Lyon les deux-tiers des hôtels ont fermé. On pourrait les utiliser. Je ne comprends pas que l’État n’anticipe pas. Mon initiative est artisanale et donc prend du temps. Les grands groupes comme ACCOR devraient directement proposer leurs dizaines de milliers de chambres disponibles. La région ne peut pas faire grand-chose sinon lancer un appel solennel aux propriétaires, agents et gestionnaires d’appartement. Il y a une très forte demande et il faut y répondre. L’État a bien acheté 70 hôtels Formule 1 et réquisitionné des milliers de chambres pour loger les migrants, je ne comprends pas qu’il ne soit pas capable de le faire pour notre personnel soignant.

Vous êtes élu régional RN : quelle est la situation sanitaire réelle dans la région Auvergne-Rhône-Alpes ? L’État informe-t-il les élus ?

Les élus n’ont aucune information, que ce soit de l’État ou du Conseil régional. Nous sommes élus et donc au service de la population et nous ne savons rien. Heureusement les réseaux sociaux sont là pour seconder et permettent à la société civile de s’organiser pour palier aux défaillances de l’État.

Neuvaine à la Sainte Vierge – Cinquième jour

A l’heure du confinement, où l’on se retrouve entre proches, il peut être l’occasion d’offrir au Père par la médiation de Notre-Dame, tous nos soucis familiaux, quels qu’ils soient. Avec l’autorisation de Life éditions la rédaction du Salon Beige a la joie de vous proposer chaque jour la neuvaine “Trouver la paix en famille avec Marie”.

Nous sommes tous en communion dans la prière et dans la foi !

Cinquième jour

•         Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence

•         Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :

Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.

•         Récitation d’une dizaine de chapelet

•         Méditation

O Marie, aidez-nous à vivre dans un esprit de concorde la transmission des biens matériels en famille. Qu’il s’agisse de recevoir ou de léguer, faites que tout se fasse selon l’Esprit de Dieu.

Veillez sur nous, ô Marie, pour que dans la répartition des avoirs nous demeurions toujours dans un esprit de charité, de justice et de pauvreté. Donnez-nous de mettre au premier plan l’unité entre les personnes en lieu et place du désir de posséder. Ne sommes-nous pas de passage sur cette terre ?

S’il s’avérait que la justice était bafouée sans un possible recours raisonnable, aidez-nous, ô Très Sainte Vierge qui aime ses enfants d’un amour égal et sans limites, aidez-nous à nous mettre à genoux aux pieds du tabernacle. Nous avons tant besoin de contempler celui qui par sa mort nous a donné la vie, de nous mettre à son école, car il est doux et humble de cœur, lent à la colère et plein d’amour. C’est alors que, choisissant le témoignage serein rendu à la vérité contre toute violence ou manipulation, nous pourrons vivre un avant-goût du Ciel en faisant nôtres ces paroles de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus : « Qui a Jésus à tout ».

Dans l’abondance comme dans la pauvreté, nous vous choisissons, ô Marie, comme notre mère et notre reine. Nous vous remettons tout.

Notre Dame qui nous donne Jésus, priez pour nous.

•         Prière à Marie

O Marie, nous nous tournons vers vous pour vous confier notre famille.

Mère soucieuse de chacun, vous savez quels sont les péchés et les blessures de vos enfants.

Voyez notre désir ardent de réconciliation et de consolidation de nos liens.

Apprenez-nous à grandir ensemble dans la paix, l’affection et le don de soi, en ayant au cœur le souci de témoigner de l’Evangile en fils et filles de l’Eglise.

Que la charité et la vérité soient pour nous une seule et même lumière qui éclaire nos relations familiales.

Oui, nous voulons nous mettre à l’école de l’Esprit-Saint pour entrer sur la voie de la conversion personnelle.

Très Sainte Vierge, nous vous invoquons pour qu’aucun d’entre nous ne se perde et que nous nous retrouvions tous au dernier jour dans la béatitude des saints.

Nous vous invoquons avec confiance et savons que vous répondez déjà à notre prière.

Amen.

Aider les paroisses à transmettre la messe en direct

Depuis quelques jours des initiatives fleurissent partout sur internet et notamment pour retransmettre la Messe en direct.

Le groupe public Facebook « Messe en direct » propose de s’abonner aux chaînes Youtube des paroisses pour dépasser le 1000 abonnements nécessaires pour faire du direct.

Pour ceux qui n’auraient pas facebook, voici déjà une belle liste de paroisses à soutenir:

Certains trouveront peut-être qu’une dizaine de messes retransmises offre déjà un large choix pour suivre la liturgie mais :

  • développer les chaînes Youtube locales des paroisses obéit au principe de subsidiarité promu par l’Eglise et de garder le lien entre les pasteurs et leurs fidèles. Cela permettra d’annoncer les malades/décès de la paroisse pour que la communauté prie pour eux et célébrer Pâques avec sa paroisse en cette année particulière
  • à plus long terme, c’est toujours gagné pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer à la messe (les malades)
  • une chaîne youtube/page Facebook peut être un formidable outil d’évangélisation (liturgie des heures, enseignements…)  !

Nota : la diffusion en directe est possible pour tout le monde sur youtube à condition de le faire à partir d’un ordinateur et de sa webcam. La nécessité d’avoir 1000 abonnés c’est pour le faire à partir d’un téléphone ou d’une tablette.

Pour permettre à un maximum de personnes de suivre la Messe sur sa paroisse dimanche, merci de transmettre ici : https://forms.gle/itwqWRPpuSp2oZw38
  • le lien de votre chaîne youtube
  • le lien de votre page facebook
  • les horaires des Messes en semaine et le dimanche
Pour mettre à jour le google doc suivant https://tinyurl.com/v6vkhlx

Le maire de Venise consacre sa ville au Coeur immaculé de Marie

Nous commencions à nous demander s’il restait des Européens se souvenant des vieilles recettes pour lutter contre les épidémies. Eh bien, oui, Deo Gratias, nous en avons trouvé un: le maire de Venise, Luigi Brugnaro (élu à la tête d’une coalition de tous les partis de droite – et oui, ça peut marcher!), vient de consacrer sa ville au Coeur immaculé de Marie, priant la Sainte Vierge d’accorder la santé à ses concitoyens (avec une prière écrite par le patriarche de Venise) dans la basilique Notre-Dame de la Santé (Madonna della Salute) – qui avait été bâtie après l’épidémie de peste de 1630.

De quelle guerre s’agit-il ?

De Jean-Pierre Maugendre sur Renaissance catholique :

Lors de son allocution télévisée du 16 mars le Président de la République l’a martelé à six reprises : « Nous sommes en guerre. » Il a repris à son compte la célèbre formule : « Ils ont des droits sur nous. » Autrefois elle concernait les anciens combattants de la guerre de 14 à propos des égards que le reste de la population leur devait. Aujourd’hui ce sont les personnels médicaux qui sont ainsi désignés et honorés. Le chef de L’Etat en a également appelé à l’union nationale en ces temps d’épreuve. Néanmoins Emmanuel Macron a tenu à rassurer les Français reprenant comme un leitmotiv : « L’Etat paiera » à propos des éventuelles faillites, du chômage partiel, etc.

En d’autres temps, somme toute objectivement plus dramatiques, un dirigeant européen, Sir Winston Churchill, avait tenu à son peuple un tout autre discours le 13 mai 1940 : « Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ». Il tint sa promesse et la résistance de la Grande-Bretagne permit, à terme, la victoire sur l’Allemagne nazie. Aujourd’hui l’ennemi est un minuscule virus de quelques nanomètres de long et les combattants sont l’ensemble du personnel médical.

Une guerre de retard ?

Il est assez classique au soir d’une défaite, fut-elle provisoire, d’affirmer que l’armée vaincue avait une guerre de retard. Il est à craindre que ce constat ne soit, encore une fois, d’actualité. Dans la guerre contre le coronavirus les forces combattantes ont été méthodiquement réduites et dispersées depuis plusieurs décennies.

Depuis 1971 le gouvernement fixe par décret le nombre d’étudiants- le numerus clausus- admis à passer en seconde année de médecine. Ce chiffre n’a cessé de baisser à partir de 1977 pour ne remonter qu’à partir de 1999. En 2015 ce numerus clausus était toujours largement inférieur à celui de 1971 alors que la population a sensiblement augmenté et vieilli. Le résultat est que s’est installé en certaines régions un véritable désert médical. Moins de médecins, moins de combattants.

La Fonction Publique Hospitalière doit faire face à un flot croissant d’étrangers souhaitant bénéficier des avantages sociaux qui font de notre pays l’hôpital, gratuit, de la planète. Ainsi, au nom de l’accès aux soins pour tous, parmi d’autres dispositions, l’AME (Aide Médicale d’Etat) prévoit la prise en charge de 100% des frais médicaux et hospitaliers pour les étrangers en situation irrégulière et leurs familles à condition qu’ils soient en France depuis 3 mois. Ce dispositif qui concerne chaque année plus de 300 000 personnes et coûte plus d’un milliard d’Euros donne lieu à un véritable « tourisme médical » engorgeant nos hôpitaux et leurs urgences.

La fonction médicale a toujours été fortement féminisée. Cependant aujourd’hui ce phénomène s’est amplifié. Ainsi il y a largement plus de jeunes femmes médecins que de jeunes hommes. Or, quoiqu’en pense Marlène Schiappa, il se trouve d’une part que ce sont plus les femmes que les hommes qui accouchent et d’autre part que les femmes sont plus à l’aise pour s’occuper de jeunes enfants que les hommes. Logiquement les services dans lesquels il n’y a quasiment que des femmes, cela vaut également pour la justice, sont sans cesse perturbés par des arrêts, certes justifiés, pour cause de maternités ou d’enfants malades. Ce n’est pas trahir un secret d’Etat que d’observer que la féminisation du corps des médecins militaires crée des difficultés quasiment insurmontables à la hiérarchie quand il s’agit de gérer les relèves des Opex.

Qui paiera ?

A l’issue de la première guerre mondiale le slogan était sur toutes les lèvres : « L’Allemagne paiera. » Dès 1920 dans « Les conséquences politiques de la paix » Jacques Bainville avait prévenu que l’Allemagne ne paierait pas. Effectivement elle ne paya pas et, afin d’honorer les dettes contractées vis-à-vis des USA et de la Grande-Bretagne, Raymond Poincaré procéda le 25 juin 1928 à une dévaluation du franc qui vit sa valeur divisée par 5. Le 24 juin vous aviez 1000 francs, le 26 il vous en restait 200. Nous y viendrons. Après de nouvelles épreuves ! La France n’a plus la maîtrise de sa monnaie. Il lui est impossible de procéder à une dévaluation qui lui rendrait, après la crise, sa compétitivité dans le concert des nations. L’Allemagne a besoin d’un Euro fort et n’a pas l’intention de payer les dettes de la France, notre pays étant dans l’incapacité, demain encore plus qu’aujourd’hui, de rembourser ses emprunts.

L’idéologie démocratique

Cependant, aux yeux des princes qui nous gouvernent, la bonne nouvelle est que la vie démocratique continue. Le premier tour des élections municipales a eu lieu. Les 19 et 20 mars se dérouleront les élections des maires pour les communes dans lesquelles une majorité a déjà été élue. Certains esprits chagrins feront peut-être remarquer que tout cela ne semble guère cohérent avec les mesures de confinement auxquelles sont astreints les Français. Que dans cette période de confusion ce n’est pas le moment de changer des équipes municipales, certes perfectibles, mais expérimentées pour les remplacer par de nouveaux venus. C’est oublier que pour un politicien l’enjeu est tout autre. Les élections en cours de 35 000 maires pèseront d’un poids déterminant sur les élections sénatoriales du mois de septembre prochain et donc sur le futur équilibre politique de la Haute Assemblée. Au regard de cet enjeu chacun comprendra que le reste est assez anecdotique…

Au lendemain de la défaite de juin 40 ministres et parlementaires se précipitèrent à Bordeaux pour embarquer à bord du paquebot Massilia à destination de Casablanca. L’équipage fit grève après avoir largement sifflé et conspué ses illustres passagers. Puis il refusa d’appareiller, voyant dans ces politiciens qui quittaient le territoire national, avec, selon les cas, leur famille ou leur maîtresse les responsables du désastre en cours. Quelques-uns étaient déjà célèbres, d’autres le devinrent. Citons Edouard Daladier, Pierre Mendès-France, Georges Mandel, Jean Zay – l’homme pour qui le drapeau français était de « la race vile des torche-culs. » Il est probable que, sous d’autres formes, c’est le sort auquel semble promis une bonne part de notre personnel politique, nos concitoyens se sentant plus à la veille du 10 mai 1940 qu’à celle d’Austerlitz. C’est du peuple de France, assisté de la grâce divine, qu’un fois encore viendra le salut. Le peuple qui choisit Jeanne contre Cauchon et qui à chaque génération, plus ou moins douloureusement, revit le constat désabusé de Jacques Bainville :  « A des sommes prodigieuses de dévouement et de sacrifice répondent des abîmes d’ignorance » et de morgue !

Indulgence plénière pour les malades du Covid-19

La Pénitencerie apostolique vient de publier un décret accordant une indulgence plénière aux malades du Covid-19, à leurs familles, ainsi qu’aux personnels soignants si

avec une âme détachée de tout péché, ils se joignent spirituellement, avec les moyens de communication, à la célébration de la Sainte Messe, à la récitation du Saint Rosaire, à la pratique pieuse de la Via Crucis ou àd’autres formes de dévotion, ou si, au moins, ils récitent le Credo, le Notre Père et une pieuse invocation à la Bienheureuse Vierge Marie […], avec la volonté de remplir les conditions habituelles (confession sacramentelle, communion eucharistique et prière aux intentions du Saint-Père), dès que cela leur est possible.

Sondage sur l’entente à droite pour le 2e tour des municipales

Dans plusieurs municipalités, notamment (mais pas seulement) dans le sud de la France, la droite peut l’emporter au deuxième tour des municipales si elle est unie, mais la gauche a toutes les chances de le faire si la droite est désunie. Nous lançons donc ce sondage pour savoir ce que vous pensez de l’entente à droite. Nous savons bien que les lecteurs du Salon beige ne constituent pas un “échantillon représentatif” au sens des instituts de sondage, mais si nous sommes assez nombreux à répondre, le résultat devrait tout de même être significatif. C’est pour cela que vous invitons tous à répondre à ce sondage et à le faire tourner autour de vous: profitons de notre confinement pour développer notre capacité d’action numérique!

Nous avons prévu la possibilité de laisser son adresse. Cela nous semble particulièrement important pour les lecteurs qui se trouvent dans l’une des villes concernées. En particulier, les habitants de Carpentras et de Tarascon sont vivement invités à laisser cette information. Pour les autres, c’est moins utile à court terme, mais n’hésitez pas à laisser tout de même cette information: nous devrions avoir de nombreuses autres occasions de mener des campagnes locales dans les prochains mois.

Quelques rappels de droit social à Mme Pénicaud

Nous évoquions hier la sortie surréaliste de Muriel Pénicaud contre les PME du bâtiment, accusées de manquer de civisme parce qu’elles respectaient le confinement pourtant demandé par le chef de l’Etat. C’est toujours le “en même temps” macronien: il faut rester chez soi et “en même temps” aller travailler sur les chantiers; l’épidémie est très grave et “en même temps”, on ne court aucun risque en se rendant sur un chantiers…

Olivier Morin, président de la CPME Pays de la Loire et chef de deux entreprises dans le bâtiment, rappelle à la ministre que, s’il y a un problème, le patron de l’entreprise risque des poursuites pénales. Ce n’est pas aux entrepreneurs d’assumer les responsabilités qu’abandonnent des ministres dont la ligne politique est à peu près aussi claire que la course d’un canard sans tête est rectiligne!

Quelques informations du Pr Raoult

Le nom du Pr Raoult est désormais bien connu. Cet infectiologue marseillais a été l’un des premiers à critiquer l’idée d’une quarantaine de 14 jours. Il met désormais régulièrement en ligne des vidéos ici. Le site Signs of the Times résume les dernières ainsi:

  • Il a constaté que le virus est porté pendant 20 jours s’il n’y a pas de traitement et donc qu’une quarantaine de 14 jours ne fait pas sens

  • Que le traitement réduit le portage à 6 jours et que les patients sont guéris

  • Que sur le paquebot ou les gens ont été laissés confinés et qui a donc servi de laboratoire, la mortalité a été faible alors que les personnes étaient âgées

  • Que les enfants en bas âge ne sont pas porteurs

  • Qu’aujourd’hui ce sont les Chinois qui font la science et que ça ne plait pas à tout le monde

  • Que ses annonces ont été qualifiées de Fake News par le Ministère de la Santé et le journal Le Monde qui se sont rétracté depuis. Deux semaines après, le ministère lui demandait de rentrer dans le conseil scientifique dédié au coronavirus.

  • Qu’il fait tous les deux jours l’objet de menaces et qu’il a porté plainte.

Voici la dernière de ces vidéos:

Tristement symbolique: la Passion d’Oberammergau annulée

La Passion d’Oberammergau a été annulée. Rien d’étonnant, direz-vous, en ces temps d’épidémie. Certes, mais il est significatif que cette représentation, qui a lieu tous les dix ans, a été lancée par la population de cette petite ville allemande en 1633 qui s’y était engagée par un voeu si le Ciel l’épargnait de la peste qui avait déjà frappé un tiers de la population. A l’époque, le miracle avait eu lieu. Aujourd’hui, nous n’avons même plus l’idée de le demander.

Battre la gauche par la fusion de listes de droite: après Carpentras, Tarascon

Nous évoquions hier la situation à Carpentras, où le maintien d’une liste séparée LR suscitée par le député Julien Aubert menace de faire gagner la gauche face à un candidat conservateur, le général de La Chesnais, soutenu par plusieurs autres partis de droite, dont le RN. Plusieurs lecteurs, ayant écrit aux candidats concernés, nous ont fait part de réponses courtoises et encourageantes de la part du général, mais d’aucune réponse sur le fond de la tête de liste LR ou de Julien Aubert.

Un autre cas emblématique où l’accession à la mairie dépendra certainement d’accords d’entre-deux-tours à droite est celui de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône:

La situation est ici simple: si le RN maintient une liste séparée au second tour, il assure presque la reconduction du maire sortant. A l’inverse, une fusion des deux listes de droite nationale rendrait très probable leur victoire.

Comme à Carpentras, nous posons donc la question à Valérie Laupies et Jean-Guillaume Remise: êtes-vous prêts à fusionner vos listes avec une répartition des places éligibles proportionnelle à vos scores respectifs du premier tour?

Nous invitons nos lecteurs à leur poser eux aussi – avec courtoisie – cette question urgente. Nous publierons leur réponse (merci de les faire suivre à [email protected]) et, en cas d’échec et de victoire de la gauche, montrerons du doigt celui ou ceux qui en porteront la responsabilité :

Contacts:

Face à l’épidémie de coronavirus, Emmanuel Macron chef de guerre ?

En cinq jours, Emmanuel Macron, l’homme-orchestre de la lutte contre le coronavirus s’est adressé deux fois solennellement aux Français à ce propos, les 12 et 16 mars  et s’essaie à prendre les habits du chef de guerre.

Son vocabulaire semble tout d’un coup bien différent de celui de ses discours habituels :

  • Aux orties la « république », si fréquemment invoquée. Elle n’est citée que deux fois, une fois à la fin de chaque discours (Vive la République, vive la France). Service définitivement minimum.
  • Bienvenue à la Nation, citée 10 fois de façon positive : « Je compte sur vous parce que le Gouvernement ne peut pas tout seul, et parce que nous sommes une nation».
  • Même le mot France n’est plus un gros mot : il est cité 14 fois, également de façon positive : « La France est à pied d’œuvre » ; « Pour réveiller ce qu’il y a de meilleur en nous, pour révéler cette âme généreuse qui, par le passé, a permis à la France d’affronter les plus dures épreuves ».
  • Aux orties les fameuses valeurs, invoquées généralement ad nauseam. Le mot  valeur n’est cité qu’une fois et, en plus, en association avec le mot Nation : « C’est cela, une grande Nation. Des femmes et des hommes capables de placer l’intérêt collectif au-dessus de tout, une communauté humaine qui tient par des valeurs : la solidarité, la fraternité ».
  • Quant aux incantatoires « je crois » et surtout « je crois très profondément», noyés, disparus.

Voilà même qu’Emmanuel Macron en viendrait presqu’à instaurer une sorte de préférence nationale (ce à quoi, pour être honnête, on ne croit pas une seconde) :

« Nous sommes en guerre. J’appelle tous les acteurs politiques, économiques, sociaux, associatifs, tous les Français [NDLR : tiens, pour une fois, il a oublié de citer les Françaises. Pas bien, çà] à s’inscrire dans cette union nationale qui a permis à notre pays de surmonter tant de crises par le passé »

et, le 16 mars :

« Pour la vie économique, pour ce qui concerne la France, aucune entreprise, quelle que soit sa taille, ne sera livrée au risque de faillite. Aucune Française, aucun Français, ne sera laissé sans ressources ».

Bon, on ne va pas se plaindre. Et même, pourvu que ça dure.

Mais Emmanuel Macron reste prisonnier de sa doxa européiste. Les frontières n’existent qu’européennes. Philippe de Villiers décrit parfaitement le postulat sous-jacent avec la qualité particulière de son style :

« la France est le seul pays au monde qui aura jusqu’au bout refusé de rétablir ses frontières, au nom du refus de ce qu’Emmanuel Macron vient d’appeler le « repli nationaliste ». Aujourd’hui, tous les pays européens, y compris l’Allemagne, ont rétabli leurs contrôles aux frontières. Seule la France se préoccupe de sauver le « soldat Schengen ». C’est dire la puissance de l’idéologie, quand on préfère les morts du coronavirus à la vérité protectrice. Les belles âmes du « Nouveau Monde » à l’agonie préfèrent encore avoir tort avec le coronavirus que raison avec les souverainistes. Quoi qu’il arrive, il ne s’agit pas, selon eux, de sauver les malades, il faut sauver l’idéologie… Le « Nouveau Monde » continue à désigner la frontière comme le mal absolu, mais on a bien été obligés d’inventer ce qu’on appelle les gestes-barrière. Or, qu’est-ce qu’un geste-barrière ? Une frontière entre individus. Et puis on invente les “clusters”. Qu’est-ce qu’un “cluster” ? Une frontière. Et puis on invente le confinement. Le confinement du Haut-Rhin, le confinement du Morbihan. Qu’est-ce que le confinement du Haut-Rhin ? Le confinement d’un département. Tiens tiens ! Les frontières départementales sont le bien, les frontières nationales sont le mal. C’est une curiosité épidémiologique pour les chercheurs d’après-demain ».

Donc, M.Macron a décidé de fermer les frontières mais européennes. Celles-là même que, depuis plusieurs années, avec constance et à la hauteur de ses moyens, le Hongrois V.Orban cherche à défendre, en étant vilipendé y compris par M.Macron. Allez y comprendre quelque chose !

De même, si la notion de souveraineté refait surface, c’est, dans la transcription officielle du discours du 12 mars, uniquement associée à l’Europe :

« Nous devons en reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne le faisons déjà une France, une Europe souveraine [NDLR : donc, au singulier], une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main ».

Et Emmanuel Macron n’hésite pas à réécrire l’histoire pour justifier son propos :

« Nous devons aujourd’hui éviter le repli nationaliste. Ce virus n’a pas de passeport. Il nous faut unir nos forces, coordonner nos réponses, coopérer. La France est à pied d’œuvre. La coordination européenne est essentielle, et j’y veillerai… Nous aurons sans doute des mesures de contrôle, des fermetures de frontières à prendre, mais il faudra les prendre quand elles seront pertinentes et il faudra les prendre en Européens, à l’échelle européenne, car c’est à cette échelle-là que nous avons construit nos libertés et nos protections ».

Comme si l’Europe était pour quelque chose dans l’histoire de la conquête des libertés françaises, dans celle de la force de dissuasion nucléaire du pays et dans la capacité à combattre le coronavirus. Ca se saurait !

La dernière touche, peut-être la plus inquiétante est la phrase :

« Nous sommes en guerre. Toute l’action du Gouvernement et du Parlement doit être désormais tournée vers le combat contre l’épidémie ».

Toute l’action du gouvernement, vraiment ? Cela fait penser au célèbre dessin de Jacques Faizant paru un mois de mai des années 1970 : un Japonais faisait la litanie de tous les jours fériés et de tous les ponts en France. Le dessin se terminait par le même Japonais qui poussait un tonitruant Banzaï. On ne sait pas comment se dit Banzaï en turc mais on voit bien le Turc qui pousse ce cri aujourd’hui..

Philippe Bilger, le 17/03/2020 dans son blog, faisait preuve de mansuétude vis-à-vis d’E.Macron –et c’est vrai que la situation est particulièrement complexe :

« J’ai eu l’impression qu’énonçant cette évidence que le coronavirus et la lutte féroce et consensuelle pour l’éradiquer allait profondément nous changer et changer la France, le Président ne nous mentait pas quand il soulignait à quel point il serait lui-même le premier à être métamorphosé. Comme s’il avait pris conscience, s’appréhendant avec un regard neuf tout alourdi par le souci des Français et de leur intégrité, qu’il convenait de quitter les rives de la start-up aussi républicaine qu’elle soit pour s’immerger, enfin, dans une humanité dont la sienne devait être solidaire ».

Peut-être.

Il reste que ce qui ressort peut-être le plus cruellement de ces adresses, c’est que E.Macron n’est sans doute pas un chef ; et il n’est pas sûr qu’il ait le sens de l’autorité. Avec l’indication première découlant de la longueur de ses discours auxquels certains disent ne pas comprendre grand-chose : 3500 mots le 12 mars, encore 2600 le 16 mars. Le général de Gaulle, dans son discours du 30 mai 1968 après son escapade régénératrice à Baden-Baden, n’a utilisé que 460 mots.

Yvan Rioufol a peut-être le mot de la fin (provisoire) dans son blog, le 18 mars :

«  En réalité, l’idéologie macronienne, virevoltante et ouatée, n’est pas préparée à affronter le tragique de l’histoire ».

Une intention de prière en ce temps de retraite forcée

Le séminaire de la Fraternité St Pierre à Wigratzbad vient de publier cette information:

Comme prévu, le virus a fait son oeuvre au séminaire, et désormais la plupart des prêtres et la moitié des séminaristes sont malades. Mais tout abandonnés à la Providence de Dieu.
Avec le secours puissant de la foi, de l’espérance et de la charité, nous ne nous laissons pas abattre. Dans quelques jours, les premiers guéris pourront prendre le relais des nouveaux malades, pour maintenir la vie spirituelle et matérielle de la maison.
Au temps de l’épreuve si inattendue, chacun mesure la grâce qui nous est faite de vivre ces temps difficiles en vrais chrétiens. Comme le Seigneur ne permet le mal que pour un plus grand bien, nous avons confiance que se produiront de nombreux retours à Dieu, seul capable de donner un sens à notre existence éphémère sur cette terre.
C’est l’intention que nous confions aujourd’hui à Saint Joseph, patron de l’Eglise universelle et de la bonne mort.
Bien sûr nous vous assurons tous, surtout les malades et le personnel soignant, de notre proximité et de nos voeux de bonne santé. Que Dieu vous garde, sursum corda !
Adjutorium nostrum in nomine Domini.

Prions pour eux. Et prions saint Jean-Marie Vianney de nous envoyer beaucoup de saints prêtres. Nous mesurons d’autant mieux l’importance du prêtre quand nous en sommes privés…

Quel rapport existe t-il entre l’Archange Saint Michel et la France ?

Avec Anne Bernet, postulatrice pour la Congrégation pour la cause des Saints. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de Chrétienté :

Les vertus du confinement

Du Fr. Augustin-Marie Aubry, de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier :

Puisque la France entière se confine, il est bon de découvrir – outre les vertus du télétravail et de la visioconférence – l’utilité d’une vie cloîtrée.

La perspective a priori peu enchanteresse de la réduction drastique des relations humaines, de la limitation quasi-totale des déplacements, de la monotonie quotidienne qui ne sera brisée par nul autre événement marquant que le tic-tac obsédant de l’horloge, peut à celui qui est attentif recéler des vertus souvent ignorées. Au néoconfiné, plusieurs aspects de la vie claustrale – ce mode de vie que mènent les moines dans leur abbaye ou les religieux dans leur couvent – peuvent donner un sens à ce qui se présente à lui comme une épreuve redoutable, une véritable tenaille à double mâchoire, dont les noms sont solitude et séparation. Avant d’être bêtement broyé par elles, tentons un petit inventaire des vertus du confinement, avec exercices pratiques à la clef.

INVENTAIRE

Il est trois aspects de la vie claustrale, qui sans épuiser la question, dessinent les traits généraux du « confinement religieux » : clôture, cellule, silence.

Clôture

sos chretiens orient coronavirus confinement cloitreLa clôture divise l’espace. Elle interdit l’accès des étrangers à la communauté. Elle réserve des lieux à l’usage exclusif des religieux, non par goût du secret, mais par esprit de retraite. La clôture permet de faire retraite, de se retirer du monde, puisque le monde n’a pas accès à lui.

Le lieu qui symbolise bien le confinement propre au religieux est le cloître. Le « cloître » désigne d’ailleurs par antonomase la vie religieuse elle-même (On eut dit jadis qu’untel a quitté le monde pour entrer au cloître). Matériellement, le cloître est cette allée couverte de forme carrée qui permet l’accès aux divers lieux conventuels : église, sacristie, chapitre, réfectoire, hôtellerie. Elle forme au centre du couvent comme un jardin clos. Ce jardin est fermé de tous les côtés : confinement total. Il est ouvert vers le ciel : ouverture maximale.

Le cloître empêche le monde de rentrer, il empêche le religieux de gagner le monde, il ouvre vers les vrais biens symbolisés par le Ciel. « Goûtez les choses d’en haut, dit l’Apôtre saint Paul, non celle de la terre » (Col 3, 2). Au centre de ce jardin, il est un puits, une source, qui signifie que cette séparation n’est pas stérile, qu’elle est féconde, à l’image de cette eau jaillie du côté de Jésus crucifié (Jn 19, 34). Dans le cloître se réalise la prophétie d’Isaïe : « Dans l’allégresse vous puiserez l’eau aux sources du salut » (Is 12, 3).

La vertu de la clôture : la séparation du monde.

Cellule

sos chretiens orient liban cellule monastique saint charbelLa cellule est pour le religieux le lieu de l’étude, de la prière et d’un saint repos. Il est seul à y pénétrer. Selon l’adage ancien, « cella mihi caelum », « la cellule est pour moi un ciel ». Ce lieu solitaire et silencieux, ce petit désert, est le lieu de la présence de l’âme à elle-même, « la cellule de la connaissance de soi » (Sainte Catherine de Sienne), car il n’est rien pour la distraire.

La cellule est aussi le lieu de la présence de l’âme à Dieu, car la solitude du religieux engendre la rencontre avec celui qui ne se fait pas connaître au prophète Élie dans l’ouragan, dans le tremblement de terre ou dans le feu, mais dans « le bruit d’une brise légère » (1 R 19, 12).

Ce mur blanc (ou d’une couleur un peu indéfinissable, car dans les maisons religieuses, on ne refait pas les papiers peints tous les dix ans) dont le seul ornement est l’image du Crucifié ne fait pas écran à la réalité, il la dévoile. Face au mur de sa cellule, l’orant se rend disponible et présent à tous les lieux, à tous les temps, à toutes les misères. Tout y est, rien n’y manque, il s’y concentre l’essentiel.

La vertu de la cellule : la concentration du cœur.

Silence

sos chretiens orient egypte anaphora prier dans le silenceLe silence n’est pas un lieu, comme le cloître ou la cellule. Il est un frein à la parole et une attitude intérieure. L’immense danger du silence – et peut-être la terreur secrète du néoconfiné – est de finir par s’entendre penser. Se révèle soudainement l’amplitude d’un champ insoupçonné de connaissance et d’action, qui s’appelle la vie intérieure. La culture moderne, qui est « conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure » (Bernanos), abhorre le silence.

Du supermarché aux toilettes de l’autoroute, le bruit sature l’espace, l’esprit est étouffé. Le silence déconfine le cœur, habituellement comprimé par les incessantes et oppressantes injonctions extérieures. Le silence libère l’espace intérieur de l’âme.

Le silence est en outre « Père des prêcheurs ». Le silence engendre ceux qui portent la Parole de Dieu. Car le silence rend apte à l’écoute. Qui écoute se rend docile. Qui est docile apprend. Qui apprend comprend. Qui comprend peut enseigner. Le prêcheur est d’abord homme de silence avant d’être homme de parole. Et sa parole, à porter la Parole, sera d’autant plus efficace qu’elle aura mûri dans un recueillement plus profond, dans un regard intérieur plus intense, dans une attention plus active.

La vertu du silence : l’attention de l’esprit.

EXERCICES

Une fois passé l’état d’hébétude et de prostration qui suit le confinement, que faire de cette situation inédite ? Le réflexe sera de passer plusieurs heures à faire le tri dans ses courriels, à se tenir informé sur les réseaux jusqu’à épuisement physique et psychique. Et après ?

Arrive normalement un effet nauséeux : quand on a lu quinze fois la même information, sans doute fausse, mais rapportée par autant de spécialistes, on réalise que l’on n’a rien appris et que l’on a perdu son temps. On se souvient alors du mot de Bloy dans son journal : « quand je veux savoir les dernières nouvelles, je lis saint Paul. » L’enjeu est de sortir de la spirale du néant et du rien, de ce trou noir de la pensée qu’est la communication pour elle-même.

Le néoconfiné, subissant involontairement les conditions de l’existence religieuse, aura profit à en pratiquer volontairement les œuvres. On laissera à sa générosité les « jeûnes, pauvreté, disciplines, cilices » (Corneille), on lui recommandera, sans crainte d’épuiser la chair, la lecture et la prière.

Lecture

sos chretiens orient jordanie mandeenPour la lecture, il n’est qu’à prendre la sainte Bible. Plusieurs heures de lecture par jour, pendant plusieurs jours de suite, peut-être plusieurs semaines, permettent d’envisager sereinement la lecture des quatre évangiles. On peut aussi prendre à la lettre le conseil de Bloy et s’atteler au corpus paulinien, des Romains aux Hébreux. La lecture transversale est aussi possible : l’évangile de saint Jean, suivi de ses trois épîtres, avant de terminer par l’Apocalypse (dans lequel livre on se laissera impressionner et instruire, en ces temps de calamités, par le chapitre sixième, et l’ouverture des sceaux).

Cela fait, on aura grand profit à (re)lire les Psaumes qui mettront sur les lèvres du confiné tous les sentiments qui peuvent nourrir son cœur : de la tristesse à l’exultation, en passant par la colère et l’action de grâce. Pour éclairer la grande épreuve collective que traversent notre pays et le monde avec lui, on relira aussi l’Exode, avec les plaies d’Égypte. Quant à l’épreuve individuelle, on la méditera avec les fulgurantes lumières du livre de Job.

Prière

sos chretiens orient terre sainte bethleemCette lecture assidue des saintes Lettres que rien, dans la situation inédite du confinement, ne vient troubler aura un effet assuré : générer l’esprit de prière. D’abord le goût de la prière, c’est-à-dire une pente instinctive du cœur à s’ouvrir à Dieu pour lui communiquer ses pensées. En premier lieu, cette pensée simple et fondamentale : qu’on l’aime et qu’on n’a pas d’autre joie réelle que sa gloire. Et puis, la prière se tournera vers la misère de notre situation, spécialement la misère des vrais miséreux : qu’on se confie en Lui, en sa Providence, en qu’on Lui recommande tous les malades, les mourants et les nécessiteux

L’esprit de prière se transformera ensuite en volonté de prière, c’est-à-dire en désir d’être présent à Dieu par la prière. Et c’est souvent la prière vocale qui permet de soutenir dans la durée cette volonté de prière. Pour le néoconfiné, une prière vocale très adaptée est le chapelet. Rendez-vous est donné à tous pour une récitation commune du chapelet, chacun en son particulier, chaque soir à 19 heures.

***

Est-il encore besoin, après ce qui précède, de préciser la différence essentielle entre le confinement prophylactique et la clôture monastique ? Dans un cas, il s’agit pour raisons sanitaires de réduire au maximum le contact physique entre humains. Dans l’autre, on maximise les conditions du contact spirituel avec Dieu. Allons jusqu’au bout de la logique. Le confinement est subi, il peut être transformé en en faisant une réelle expérience de vie claustrale : séparation du monde, concentration du cœur, attention de l’esprit.

Le confinement, pénitence ou bénédiction ? Une grâce immense à ne pas gâcher.

Chartres : la Fraternité Saint-Pierre lance sa chaîne Youtube

Présentation par l’abbé Alexis Garnier, chapelain de Saint-Aignan et aumônier général de l’association Notre-Dame de Chrétienté :

Et maintenant la fin de la CEDH

L’ECLJ nous informait récemment que, par une double décision rendue publique jeudi 12 mars, 3 juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ont privé les sages-femmes européennes de la garantie de leur droit à l’objection de conscience face à l’avortement. Cette décision peut s’appliquer, par extension, à toute la profession médicale.

L’ECLJ est notamment l’auteur d’un rapport sur les relations existant entre plusieurs juges de la Cour européenne des droits de l’homme et des ONG actives devant cette Cour. Rapport explosif qui n’a pas provoqué la crise judiciaire que nous serions en droit d’attendre.

Mais c’est le coronavirus qui semble avoir la peau de la CEDH. La Lettonie, la Roumanie, la Moldavie et l’Arménie viennent d’activer l’article de la Convention européenne des droits de l’Homme qui permet d’y déroger en état d’urgence et d’autres pourraient suivre. Ces quatre Etats membres du Conseil de l’Europe (sur 47) ont “officiellement notifié” ces derniers jours se trouver en état d’urgence et activer la dérogation prévue par l’article 15 de la Convention. La France n’a à ce jour pas notifié de dérogation au secrétaire général du Conseil de l’Europe.

L’article 15 prévoit qu'”en cas de guerre ou en cas d’autre danger public menaçant la vie de la nation”, un Etat membre

“peut prendre des mesures dérogeant aux obligations prévues par la CEDH, dans la stricte mesure où la situation l’exige et à la condition que ces mesures ne soient pas en contradiction avec les autres obligations découlant du droit international”.

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