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Neuvaine à la Sainte Vierge – Quatrième jour

A l’heure du confinement, où l’on se retrouve entre proches, il peut être l’occasion d’offrir au Père par la médiation de Notre-Dame, tous nos soucis familiaux, quels qu’ils soient. Avec l’autorisation de Life éditions la rédaction du Salon Beige a la joie de vous proposer chaque jour la neuvaine “Trouver la paix en famille avec Marie”.

Nous sommes tous en communion dans la prière et dans la foi !

Quatrième jour

•         Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence

•         Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :

Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.

•         Récitation d’une dizaine de chapelet

•         Méditation :

O Marie, s’il arrive que nos relations familiales soient meurtries par le bruit, la colère, les éclats de voix ou l’insulte, nous nous en remettons à vous.

Avant d’appréhender une situation difficile, donnez-nous soif de recevoir la force d’En-haut. Aussi nous vous le demandons, pour mieux entendre et ajuster notre volonté au désir de Dieu, faites grandir en nous la paix intérieure par la fidélité à la prière silencieuse, l’oraison.

Souvent nous cédons à la nervosité par peur. O Marie, apprenez-nous à vivre intensément le moment présent, sans nous soucier du passé ou de l’avenir sinon pour les confier à la Miséricorde et à la Providence de Dieu.

Nous voulons suivre votre exemple par la discrétion et la modération dans nos paroles. Ouvrez notre cœur, ô Marie, à la bonté de Dieu qui est seule capable de nous transformer.

En vous contemplant, nous faisons nôtre l’exhortation de Saint Paul : « Ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche ; mais, s’il en est besoin, que ce soit une parole bonne et constructive, profitable à ceux qui vous écoutent. Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes, tout cela doit être éliminé de votre vie, ainsi que toute espèce de méchanceté. Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. » (Eph 4)

O Marie, Notre-Dame qui nous soutient dans nos efforts, priez pour nous !

•         Prière à Marie

O Marie, nous nous tournons vers vous pour vous confier notre famille.

Mère soucieuse de chacun, vous savez quels sont les péchés et les blessures de vos enfants.

Voyez notre désir ardent de réconciliation et de consolidation de nos liens.

Apprenez-nous à grandir ensemble dans la paix, l’affection et le don de soi, en ayant au cœur le souci de témoigner de l’Evangile en fils et filles de l’Eglise.

Que la charité et la vérité soient pour nous une seule et même lumière qui éclaire nos relations familiales.

Oui, nous voulons nous mettre à l’école de l’Esprit-Saint pour entrer sur la voie de la conversion personnelle.

Très Sainte Vierge, nous vous invoquons pour qu’aucun d’entre nous ne se perde et que nous nous retrouvions tous au dernier jour dans la béatitude des saints.

Nous vous invoquons avec confiance et savons que vous répondez déjà à notre prière.

Amen.

Ils sont ignobles [Addendum]

Le sénateur Laurence Rossignol a déposé un amendement au Projet de loi Urgence covid-19, profitant de la crise sanitaire pour tenter de faire passer de nouvelles transgressions éthiques, sans aucun scrupule :

Par dérogation aux articles L. 2212-1 et L. 2212-7 du code de la santé publique, jusqu’au 31 juillet 2020, l’interruption de grossesse peut être pratiquée jusqu’à la fin de la quatorzième semaine de grossesse.

Elle explique :

Déjà, des services d’orthogénie constatent que les restrictions de circulation à l’intérieur et à l’extérieur du territoire français combinés aux bouleversements de l’activité hospitalière fragilisent les conditions d’accès à l’IVG et renforcent les inégalités territoriales.

Le CNGOF a adressé le 17 mars à ses membres des recommandations pour assurer la continuité tout en limitant leur durée et leur complexité de la prise en charge et pour accueillir « les patientes possible COVID-19 ».

À la demande de plusieurs professionnels de santé, par anticipation des risques d’impossibilité d’assurer les IVG dans les délais légaux, cet amendement vise à permettre au Gouvernement d’allonger de deux semaines les délais légaux et de supprimer l’exigence d’une deuxième consultation pour les mineures.

Addendum 20/03 : son amendement a été rejeté.

FR3 Provence fait un reportage sur la remigration

On entend toujours dire que la remigration est un fantasme irréaliste d’extrémiste. Mais France 3 Provence décrit, de façon aussi émouvante que pathétique, la vague de remigration volontaire qui vient de saisir Marseille:

Des centaines d’Algériens venus de toute l’Europe attendent depuis plusieurs jours dans le port de Marseille, de pouvoir rentrer au pays. Le premier ministre algérien a annoncé dimanche 15 mars vouloir rapatrier ses concitoyens bloqués à l’étranger.

L’Entreprise Nationale de Transport Maritimes de Voyageurs Algérie Ferries a mobilisé pour eux deux navires de croisières.

Plusieurs départs ont déjà eu lieu depuis le 15 mars. Le dernier navire, le Tariq Ibn Ziyad, doit quitter le port de Marseille ce mercredi 18 mars dans l’après-midi pour rejoindre Alger.

Il embarquera 1700 passagers.

Les Algériens angoissés de rester en France

Mais les Algériens en attente de partir risquent d’être trop nombreux.

Dans la file de voitures sur les quais, le brouhaha règne. Les informations passent au compte goutte. Et l’angoisse monte, comme chez cet homme, en pleurs, seul dans son véhicule :

“J’ai quitté Paris samedi pour un bateau à Alméria, au sud de l’Espagne. Il a été annulé. On m’a envoyé sur Alicante. Le navire a été aussi annulé. On m’a expédié à Marseille en me disant que notre gouvernement algérien nous envoyait un bateau pour nous rapatrier. Et là je suis à zéro. Je n’ai plus de bateau, je n’ai plus rien, je ne sais pas quoi faire(…) .

Je veux regagner mon pays. J’habite en Algérie. Toute ma famille est là bas.

Nous qui croyions qu’ils étaient aussi français (que dis-je? plus français) que nous… Décidément, ce virus est un prodigieux révélateur de ce qui ne tourne pas rond dans notre société!

Martial Bild contre les marchands d’illusions

ParisVox a récemment interrogé Martial Bild, directeur de la rédaction de TV Libertés:

ON A PU PERCEVOIR DES MESSAGES CONTRAIRES DANS LE TRAITEMENT DU VIRUS DANS DE NOMBREUX MÉDIAS. “RESTEZ CHEZ VOUS” SUCCÈDE AUJOURD’HUI À “C’EST JUSTE UNE GRIPPE” IL Y À QUELQUES JOURS, TV LIBERTÉS A DEPUIS LE DÉBUT EU UN DISCOURS DE PRÉVENTION QUI N’A PAS CHANGÉ. COMMENT EXPLIQUEZ VOUS CES DIFFÉRENCES DE TRAITEMENT DE L’INFORMATION ?

Il faut agir en dehors de toute idéologie . Et écouter ceux qui alertaient depuis des années sur les vraies menaces biologiques, chimiques, bactériologiques. De même, il n’est pas nécessaire de relayer bêtement les communiqués officiels qui, en « temps de guerre », s’apparentent toujours à de la propagande. Et puis, il faut s’en tenir aux chiffres et au travail de vrais experts. Ceux-ci annonçaient le drame humain, économique, financier, psychologique que nous vivons.  TVLibertés a protégé ses téléspectateurs des marchands d’illusions à la Buzyn ou à la Michel Cymes. Il a joué pleinement son rôle de media alternatif.

UN DERNIER MOT À L’ATTENTION DE VOS TÉLÉSPECTATEURS ET DE NOS LECTEURS ?

Le virus a tué les idéologies imposées aux peuples : le communisme a caché le virus au monde et a fait perdre un temps précieux. La mondialisation heureuse s’est effondrée devant la réalité. Elle vit son agonie. L’européisme s’est montré inefficace et nuisible. Le virus a finalement donné raison aux contempteurs de ces mécaniques de mort.Les peuples vont finir par le voir et par comprendre  la nécessité de rupture !

En ce qui nous concerne, la communauté de TVLibertés est soudée et responsable. Elle ne laissera pas le fruit de six années d’efforts et de réussite disparaitre. Je suis sûr qu’elle sera répondre présent, le moment venu, pour nous aider à traverser cette mauvaise passe. Nous maintiendrons !

Et évidemment, que chacun prenne soin de lui et des siens !

La Fondation pour l’Ecole continue ses activités malgré le confinement

Communiqué de Lionel Devic, président de la Fondation pour l’Ecole:

En ce jour où nous aurions dû nous retrouver pour la rencontre annuelle de la Fondation à l’occasion de la Saint-Joseph, permettez-moi de vous exprimer notre profond soutien dans cette période difficile qui nous affecte tous.

La Fondation pour l’école s’est réorganisée pour pouvoir continuer ses activités et être à vos côtés au quotidien. Notre service d’aide juridique aux écoles fonctionne : n’hésitez pas à le contacter pour toute question liée à la gestion de la fermeture des établissements.

Notre département Formation a mis en place un enseignement à distance pour ses sessions du mois de mars, et travaille à la reprogrammation de celles qui ne peuvent être assurées par vidéo interposée.

Nous maintenons, bien sûr, notre aide financière aux écoles, dont les demandes de subvention continuent à être traitées : c’est dans ces grands moments de fragilité que notre action auprès des établissements prend tout son sens.

Je souhaite adresser aux bienfaiteurs de la Fondation ma profonde gratitude pour leur aide généreuse, qui nous permet d’être concrètement aujourd’hui aux côtés des écoles et des enseignants : sans eux, rien de tout cela ne saurait être mené à bien.

Chers amis, ces temps exceptionnels sont aussi l’occasion de réfléchir à l’école que nous souhaitons pour demain, au sortir de cette crise qui sera sans aucun doute riche de nombreux enseignements.

La crise du coronavirus nous oblige à reconsidérer les deux concepts de mondialisation et de souveraineté nationale

Mgr Giancarlo Crepaldi, évêque de Trieste, a diffusé un article à propos de la crise du coronavirus, que Jeanne Smits a traduit sur son blog. Extrait :

L’épidémie liée à la propagation de la “COVID-19” a un fort impact sur de nombreux aspects de la coexistence entre les hommes et pour cette raison, elle nécessite également une analyse du point de vue de la Doctrine Sociale de l’Eglise. La contagion est avant tout un événement sanitaire et cela suffit à relie directement à l’objectif du bien commun. La santé en fait certainement partie. En même temps, elle pose le problème de la relation entre l’homme et la nature et nous invite à surmonter le naturalisme qui est répandu aujourd’hui et je rappelle que, en l’absence de gouvernement de la part de l’homme, la nature produit aussi des catastrophes et qu’une nature uniquement bonne et d’emblée exempte de contamination n’existe pas.

Elle pose ensuite le problème de la participation au bien commun et de la solidarité, en nous invitant à aborder, sur la base du principe de subsidiarité, les différentes contributions que les acteurs politiques et sociaux peuvent apporter à la solution de ce grave problème et à la reconstruction de la normalité, une fois l’épidémie derrière nous. Il est devenu évident que ces contributions doivent être articulées entre elles, convergentes et coordonnées. Le financement des soins de santé, un problème que le coronavirus met très clairement en évidence, est un problème moral central dans la poursuite du bien commun. Il est urgent de réfléchir tant aux objectifs du système de santé qu’à sa gestion et à l’utilisation des ressources, car l’examen du passé récent laisse constater une réduction significative du financement des établissements de soins de santé. L’épidémie menace en effet la fonctionnalité des filières productives et économiques, et leur blocage, s’il se prolonge, entraînera des faillites, du chômage, de la pauvreté, des difficultés et des conflits sociaux. Le monde du travail sera soumis à de grands bouleversements, de nouvelles formes de soutien et de solidarité seront nécessaires et des choix drastiques devront être faits. La question économique renvoie à celle du crédit et à la question monétaire et, par conséquent, aux relations de l’Italie avec l’Union européenne dont dépendent dans notre pays les décisions finales dans ces deux domaines. Cela soulève à nouveau la question de la souveraineté nationale et de la mondialisation, faisant ressortir la nécessité de réexaminer la mondialisation comprise comme une machine systémique mondialiste, qui peut aussi être très vulnérable précisément en raison de son interrelation interne rigide et artificielle, de sorte que, lorsqu’un point névralgique est touché, elle provoque des dommages systémiques globaux difficiles à corriger. Lorsque les niveaux sociaux inférieurs sont soustraits à la souveraineté, tous seront emportés. D’autre part, le coronavirus a également mis en évidence les « fermetures » des États, incapables de coopérer réellement même s’ils sont membres des institutions supranationales auxquelles ils appartiennent. Enfin, l’épidémie a posé le problème de la relation du bien commun avec la religion catholique et de la relation entre l’État et l’Église. La suspension des messes et la fermeture des églises ne sont que quelques aspects de ce problème.

Tel semble donc être le tableau complexe des problèmes posés par l’épidémie du coronavirus. Ce sont des sujets qui interpellent la doctrine sociale de l’Église, c’est pourquoi notre Observatoire se sent appelé à proposer une réflexion, en sollicitant d’autres contributions dans ce sens. L’encyclique Caritas in Veritate de Benoît XVI, écrite en 2009 au moment d’une autre crise, affirme :

« La crise nous oblige à reconsidérer notre itinéraire, à nous donner de nouvelles règles et à trouver de nouvelles formes d’engagement, à miser sur les expériences positives et à rejeter celles qui sont négatives. La crise devient ainsi une occasion de discernement et elle met en capacité d’élaborer de nouveaux projets. » (n. 21).

La fin du naturalisme idéologique

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Nous sommes vraiment chez les fous!

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, vient de s’en prendre aux entreprises de bâtiment qui ont fermé leur activité. Elle les taxe de “défaitisme” (c’est curieux – vous ne trouvez pas? – ce petit côté 1940, avec des ministres du Front populaire, pardon d’Emmanuel Macron, critiquant la population pour “défaitisme”, alors que ladite population essaie seulement de se “dépatouiller” au milieu des ordres et contre-ordres, parmi les ruines qu’a laissées un gouvernement anti-national et imprévoyant!). Mais, surtout, elle les accuse de manquer de civisme:

Les entreprises qui se disent que l’État paiera et qu’elles n’ont pas à travailler ne sont pas dans une attitude de civisme.

Peut-être faut-il informer Mme Pénicaud que son grand patron a, peu de temps auparavant, insulté la population française qui ne s’était pas assez vite calfeutrée (après lui avoir dit qu’elle pouvait aller voter sans problème pour le premier tour des municipales).

Et peut-être faut-il aussi lui apprendre qu’une entreprise n’est pas seule au monde: quand ses fournisseurs ou ses clients ferment leurs portes, on serait vraiment curieux de savoir comment elle peut faire pour continuer à travailler!

La Province de France de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre ouvre une chaîne YouTube

Comme de nombreuses communautés, la Province de France de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre vient d’ouvrir une chaîne YouTube pour soutenir les fidèles dans l’épreuve du confinement que nous traversons.

Voici déjà une vidéo de présentation et une première vidéo de formation sur la communion spirituelle. Un sermon sera publié dans la soirée pour la fête de saint Joseph.

 

Qui est le frère d’un musulman ?

Tout chrétien ne pouvait qu’être interpellé par l’écran d’accueil qui a été un moment affiché par le site musulmansdefrance (site internet qui a remplacé celui de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), expression française de la Confrérie des Frères musulmans, implantée en 1983) :

Mon frère ? Mais qui est mon frère ? Et plus spécifiquement, qui est mon frère pour un musulman ? N’y aurait-il pas là comme un domaine de rapprochement possible pour ceux qui aiment s’illusionner sur un dialogue de nature inter-religieuse entre islam et catholicisme ?

D’autant plus que ces zélotes peuvent exciper du fameux Document sur la Fraternité humaine signé à Abou Dhabi le 4 février 2019 par le Grand Imam d’Al-Azhar Ahmad Al-Tayyib et par le Pape François. Le début en est :

« Au nom de Dieu qui a créé tous les êtres humains égaux en droits, en devoirs et en dignité, et les a appelés à coexister comme des frères entre eux, pour peupler la terre et y répandre les valeurs du bien, de la charité et de la paix….. . Au nom de la « fraternité humaine » qui embrasse tous les hommes, les unit et les rend égaux »

et la fin est aussi idyllique :

« Al-Azhar et l’Eglise Catholique souhaitons que cette Déclaration soit un symbole de l’accolade entre Orient et Occident, entre Nord et Sud, et entre tous ceux qui croient que Dieu nous a créés pour nous connaître, pour coopérer entre nous et pour vivre comme des frères qui s’aiment ».

Même si certains sites décrivent l’islam comme la religion de la fraternité, de l’amour et de la tendresse entre les hommes, comme on connaissait déjà la religion de la tolérance et de la paix, la consultation de quelques sites musulmans conduit à une certaine modération de l’enthousiasme naissant.

Et remarquons tout d’abord que la majorité des articles trouvés contiennent la formulation « en islam » : Le respect en islam ; se disputer avec son frère en islam…. L’islam apparaît dès l’abord comme un ensemble total, comme bien décrit dans un autre article, La fraternité en islam:

« La fraternité en Islam est un lien sacré, lien qui n’est pas fondé en vertu d’une appartenance à un même parti, à un même pays, ville ou parce que l’on partage des intérêts matériels en commun. Toutes les différences pouvant exister entre les croyants (fortune, noblesse, pouvoir, etc.) sont abolies par le lien indissoluble de la fraternité religieuse. Allah ne se limite pas à affirmer l’importance de la fraternité islamique en l’érigeant en slogan mais il l’entoure de commandements et d’interdits qui en font une réalité concrète entre les individus de la société Musulmane. La fraternité est un fondement essentiel de l’édification de notre communauté » (Écrit par Cheik Saumtally Mujahid).  

Il s’agit de cette communauté, cette umma, transcendante y compris au lien national, et que les progressistes ont quelque mal à comprendre. Et ainsi,

« en islam, les croyants ne se manquent pas mutuellement de respect, pas plus qu’ils ne tolèrent que l’on manque de respect à leurs frères et sœurs en religion ».

Reprenons quelques citations extraites de ces différents sites qui toutes démontrent ce lien entre fraternité et islam :

Dans les trois articles sur Le respect en islam :

« L’érudit musulman Hasan al-Basri a dit : « Nous avions l’habitude de nous rappeler les uns les autres que quiconque expose un péché de son frère en religion pour lequel son frère s’était déjà repenti, Dieu le châtiera en lui faisant commettre le même péché. ».

Le frère est clairement alors le musulman.

Sur le site ajib.fr est proposé un article sur Se disputer avec son frère en Islam !  :

« En Islam, la discorde et les disputes doivent être bannis de la vie d’un musulman. Effectivement, il est interdit d’éviter un musulman plus de trois jours. A ce sujet, Allah dit : «Les croyants ne sont que des frères. Établissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu’on vous fasse miséricorde.». (Coran 49/10).

Enfin, sur le site l-islam.com, même si le début d’un article sur La fraternité en islam donne à penser que la fraternité est universelle

« L’islam est une religion humaniste et universelle qui s’adresse au genre humain dans son ensemble et dans sa diversité, il a sans doute fixé le lien qui unit tous les êtres humains quelques soient les différences qui les caractérisent. Ce lien se manifeste clairement dans le verset suivant : ” Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus, pour que vous vous entre connaissiez ” (Coran 49/13). Ce verset établit, ainsi, le principe de la fraternité humaine d’une façon générale »,

la fin se concentre, sans craindre la contradiction, à nouveau sur la fraternité entre musulmans seulement :

« Les hommes sont tous des frères. L’humanité est une seule famille.  Ainsi, tout nous ramène à cette unique vérité, qui est aussi le remède essentiel: notre amour pour Allah doit passer avant notre amour de la vie, et de cette foi pleinement réalisée viendra cette fraternité vis-à-vis de nos frères et sœurs en Islam ».

C’est qu’en réalité, l’islam est une religion classificatoire : nous sommes classés du moins au plus, de la moindre valeur à la plus grande valeur.

  • Ainsi, l’enseignement sur le respect en islam explique aussi que « de tous les êtres humains, ce sont les plus pieux et les plus proches de Dieu qui méritent le plus notre respect.»
  • Hani Ramadan (frère de Tariq Ramadan et petit-fils de Hassan al-Banna, le fondateur de la Confrérie des Frères musulmans, adepte de la Charia et nostalgique du califat) explique dans un sermon sur « Les sens de la fraternité en islam » : « Ce mot fraternité a en Islam des significations qui ne sont pas toutes d’égale valeur». En classant ces significations par ordre croissant de valeur, on obtient quatre strates :

Il y a d’abord un

« sens qui nous renvoie d’un côté à une notion de proximité, et de l’autre à une signification beaucoup plus vaste qui englobe l’ensemble de l’humanité. Il s’agit de la relation fraternelle de parenté. Elle s’applique à notre frère de sang qui nous est très proche, mais elle s’étend également au reste de l’humanité, car nous sommes tous issus d’Adam, et Adam a été créé de terre…  C’est ainsi que l’Islam nous a recommandé de tisser les meilleurs liens de fraternité avec l’ensemble des hommes, tant qu’ils se comportent en hommes, et tant qu’ils ne nous agressent pas ou ne nous livrent pas de guerres ».

  • Il y a ensuite « le lien qui t’unit au peuple au milieu duquel tu vis, les gens de ton pays ou de ta patrie. Et cela, même s’ils ne partagent pas ta foi et s’ils ne croient pas en un Dieu Unique ou au Jour dernier».
  • Il y a enfin « le lien le plus fort qui puisse exister entre deux frères : c’est celui qui repose sur la foi. Dieu dit ainsi dans le Coran : « Les croyants ne sont que des frères. Etablissez la concorde entre vos frères, et craignez Dieu, peut-être vous serait-il fait miséricorde.» (Coran, 49, 10)».
  • Mais même pour ce qui concernela fraternité qui repose sur la foi, il y a deux degrés : -Le premier degré est d’avoir un cœur sain, qui n’est habité par aucun mauvais sentiment vis-à-vis de notre frère, comme la haine, la rancœur, la jalousie et le fait de penser du mal de lui. Le second degré est d’aimer pour son frère ce que l’on aime pour soi-même, comme l’a dit notre Prophète : « Aucun de vous n’est parfaitement croyant, jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. » ».

Intéressant : on retrouve ici la citation publiée sur la page de garde du site internet et copiée en tout début d’article. Nous avons donc notre réponse : le frère ainsi cité sur cette page est celui qui répond à la valeur la plus grande de la fraternité en islam. Il ne s’agit en rien d’une fraternité universelle. C’est même la fraternité la plus exclusive.

Et d’ailleurs, toutes ces catégories sont rappelées encore plus clairement par M.Sifaoui citant Hassan Al-Banna dans son livre Taqiyya ! Comment les Frères musulmans veulent infiltrer la France publié en 2019- :

« Aux yeux du frère sincère, les gens appartiennent à l’une des six catégories suivantes : les musulmans qui luttent, les musulmans passifs, les musulmans pécheurs, les dhimmis liés par un pacte, les non-musulmans pacifistes et les non-musulmans belliqueux. Chacune de ces catégories a un statut spécifique au regard  de l’islam. Dans les limites de ces catégories, on jauge les individus et les institutions » (p.276).

Tout ceci est donc bien éloigné de la religion chrétienne. Il suffit de se remémorer l’épisode du bon Samaritain dans l’Evangile de Saint Luc (Luc 10.25-37) ou même encore plus simplement le Notre Père (« Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés »). Et si les chrétiens sont frères par le baptême, il ne s’agit pas là d’une catégorie de plus haute valeur : pour Dieu, tout homme est une histoire sacrée et au surplus, les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers (Mt, 19-20)

Au surplus, on remarquera aussi que la fraternité en islam n’a rien à voir avec la fraternité de la devise républicaine française.

Mais que penser alors de la déclaration commune sur la Fraternité humaine ? Il suffit sans doute de rappeler quelques points pour en évaluer la pertinence :

  • Cette déclaration inclut le paragraphe suivant : « La liberté est un droit de toute personne : chacune jouit de la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action», immédiatement frappé de suspicion quand on sait que le même signataire Ahmad Al-Tayyib a déclaré en 2016 que « l’abandon de l’islam (apostasie) était puni de mort. À son avis, les crimes, les voies de fait et la trahison sont des formes d’apostasie et doivent être punis. Les apostats doivent rejoindre l’islam ou être tués ».
  • Cette déclaration inclut aussi le paragraphe suivant : « nous déclarons – fermement – que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang», comme (sur le même thème) : « Le terrorisme détestable qui menace la sécurité des personnes, aussi bien en Orient qu’en Occident, au Nord ou au Sud, répandant panique, terreur ou pessimisme n’est pas dû à la religion – même si les terroristes l’instrumentalisent », qui ne peuvent manquer de faire naître des interrogations légitimes.
  • Et enfin, l’extrait suivant : « Le concept de citoyenneté se base sur l’égalité des droits et des devoirs à l’ombre de laquelle tous jouissent de la justice. C’est pourquoi il est nécessaire de s’engager à établir dans nos sociétés le concept de la pleine citoyenneté et à renoncer à l’usage discriminatoire du terme minorités, qui porte avec lui les germes du sentiment d’isolement et de l’infériorité» est signé par celui-là même qui, depuis la fenêtre de son université égyptienne, aperçoit peut-être les villages coptes, ceux-là dont les habitants ont un statut de deuxième (voire troisième) zone et qui sont soumis périodiquement à des violences musulmanes.

Mais après tout, pour mieux comprendre cet entremêlement de contradictions et d’ambiguïtés, on rappellera la pratique de la taqiyya, définie ainsi par M.Sifaoui. Elle

« signifie littéralement la prudence ou la crainte pour se protéger. Elle apparaît dans le monde musulman au Xème siècle pour désigner le fait de devoir dissimuler sa pratique religieuse par peur de représailles : c’est à l’origine une pratique chiite, toujours préconisée dans les pays où des minorités se reconnaissant dans ce courant sont persécutées. Mais au fil du temps, avec l’émergence de mouvements extrémistes sunnistes, de mouvances terroristes dites djihadistes et de groupes prônant l’islam politique, des factions et des confréries, estimant que leurs actions n’étaient pas tolérées par les pouvoirs en place, l’application de cette dissimulation s’est muée en idéologie visant à cacher son seulement sa pratique religieuse dans des contextes de persécution, mais surtout son radicalisme, son activisme en faveur d’un islam belliqueux et extrémiste, sa véritable nature haineuse, ses convictions idéologiques et ses projets… La confrérie des Frères musulmans, née en Egypte en 1928, a très vite adopté cette règle pour en faire un élément consubstantiel à son idéologie ». (pp 10/11).

Le diable n’est pas que dans le détail.

Continuité pédagogique: Lettre ouverte au ministre Blanquer pour donner les mêmes droits aux établissements hors-contrat

Educ’France, portail internet d’information et de réflexion sur la liberté scolaire, et Créer son école, premier opérateur d’aide à la création et à la direction d’écoles hors contrat en France, ont interpellé le Ministre de l’Education nationale dimanche dernier dans le cadre d’une émission matinale de grande écoute sur une radio du service public :

Nous lui avons demandé s’il comptait élargir l’accessibilité des dispositifs de continuité pédagogique numérique aux enfants des écoles hors contrat dans les circonstances exceptionnelles que nous connaissons. Il a dit qu’il était prêt à y réfléchir. Il faut faire pencher la balance du bon côté.

A cette fin, nous allons lui faire parvenir une Lettre ouverte par voie officielle dans les prochaines heures. Celle-ci a déjà recueilli des milliers de signatures.

A signer ici

Contre la machine à faire gagner la gauche, la fusion des listes de droite

Même si le second tour des municipales est reporté jusqu’à au moins fin juin, une échéance pourrait arriver dans les jours qui viennent: la date limite pour le dépôt des listes du second tour. En conséquence, c’est maintenant que se joue la fusion de listes du second tour.

Or trop souvent, des villes de droite sont livrées à la gauche, toujours capable de s’unir, du fait de l’incapacité de listes de droite à fusionner.

Un des cas les plus emblématiques est celui de Carpentras, dans le Vaucluse. Déjà, en 2014, le député LR “droitiste” Julien Aubert avait porté la responsabilité d’une victoire de la gauche en refusant de fusionner ou de se retirer au profit du candidat FN arrivé largement en tête.

La situation est en passe de se reproduire cette année, au vu des résultats du premier tour:

  • Le maire sortant de gauche Serge Andrieu est arrivé en tête avec 35,85% des voix, score faible pour un maire sortant. Il bénéficiera certainement d’un bon report de voix de la part de la communiste Mina Idir, éliminée au premier tour.
  • Le conservateur Bertrand de la Chesnais, ancien N°2 de l’armée de Terre, soutenu notamment par le RN et le PCD, est arrivé second avec 30,88%. Il dispose de réserves de voix importantes dans cette ville où, à la dernière présidentielle, le total des candidats de droite (Le Pen, Fillon et Dupont-Aignan) frôlait 55% (8 point de plus qu’à l’échelle nationale).
  • Toutefois, le candidat LR, Claude Melchior, un protégé de Julien Aubert, a obtenu 17,38% des voix et peut se maintenir. S’il le fait sans fusion avec la liste du général de la Chesnais, les chances de victoire de ce dernier sont marginales.

Nous posons donc la question à Bertrand de la Chesnais et Claude Melchior: êtes-vous prêts à fusionner vos listes avec une répartition des places éligibles proportionnelle à vos scores respectifs du premier tour?

Nous invitons nos lecteurs à leur poser eux aussi – avec courtoisie – cette question urgente. Nous publierons leur réponse (merci de les faire suivre à [email protected]) et, en cas d’échec et de victoire de la gauche, montrerons du doigt celui ou ceux qui en porteront la responsabilité :

Un émouvant récit de conversion: du féminisme à la féminité

Un ami prêtre nous envoie cette vidéo de témoignage. Après tout, la “retraite de Carême” qui nous a été concoctée par le gouvernement est une excellente occasion pour travailler à notre propre conversion. Mais ce n’est pas seulement un récit de conversion, c’est aussi un récit des erreurs de notre post-modernité: à force de vouloir contraindre les femmes à être “des hommes comme les autres”, on a rendu impossibles les relations sociales. Et, inversement, il est remarquable qu’en faisant le choix de la féminité, elle conduise sans s’en douter son mari à être viril et serviable. Une vidéo à la fois courageuse, édifiante et stimulante pour nous aider à nous attaquer à cette dissociété qui nous détruit tous peu ou prou.

Dieu ou le hasard ?

Suite à cet article, un lecteur me fait suivre cette vidéo intéressante :

Pour se préparer à Pâques

Un lecteur nous envoie ce dessin humoristique.

Au-delà de la bouffonnerie, ce n’est pas si mal vu: le confinement va peut-être  permettre à certains de redécouvrir ce qui compte vraiment dans la vie (certains amis prêtres nous ont déjà dit en avoir des indices): la famille bien sûr, mais aussi la foi. Prions donc pour que nos compatriotes retournent à Dieu et redécouvrir le sens de Pâques et des jours saints en cette étrange occasion – et que notre propre “jeûne” forcé de sacrements redonne “faim” à une génération gavée!

L’avortement tue plus que le virus!

Un correspondant américain nous fait suivre cette image qui circule sur les réseaux sociaux.

“Si le Covid-19 contraint le Planning familial à fermer durant 15 jours, le virus aura sauvé davantage de vies qu’il n’en aura pris.”

La guerre au coronavirus. De l’effet du discours macronien

Si le sujet n’était si sérieux, cela aurait été une excellente séquence-gag, ce mercredi 18 mars sur LCI, juste avant 14h.

Nous avions tous en tête la dernière adresse d’E.Macron aux Français, il y a juste deux jours. Il y déclarait en particulier deux choses :

  • A propos de la fourniture en matériels de protection des personnels soignants:

« Nous sommes en guerre. La Nation soutiendra ses enfants qui, personnels soignants en ville, à l’hôpital, se trouvent en première ligne dans un combat qui va leur demander énergie, détermination, solidarité. Ils ont des droits sur nous. Nous leur devons évidemment les moyens, la protection. Nous serons là. Nous leur devons des masques, du gel, tout le matériel nécessaire et nous y veillons et veillerons. Nous avons décidé avec les scientifiques de réserver les masques en priorité pour l’hôpital et pour la médecine de ville et de campagne, en particulier les généralistes, les infirmières désormais en première ligne aussi dans la gestion de la crise. Des masques seront livrés dans les pharmacies dès demain soir dans les 25 départements les plus touchés. Mercredi pour le reste du territoire national ».

Dont acte.

  • Et à propos des capacités des hôpitaux publics en Alsace, saturées :

« Nous sommes en guerre, oui. Le pays accompagnera dans cette période les régions les plus touchées aujourd’hui comme celles qui le seront demain. A ce titre, je veux assurer les habitants et les personnels soignants du Grand Est que nous serons au rendez-vous pour les appuyer face à l’afflux de patients et à la saturation des hôpitaux. Je sais ce qu’ils vivent depuis des jours et des jours, nous sommes avec eux. J’ai décidé pour cela qu’un hôpital de campagne du service de santé des armées serait déployé dans les jours à venir en Alsace. Les armées apporteront aussi leur concours pour déplacer les malades des régions les plus affectées et ainsi réduire la congestion des hôpitaux de certains territoires».

Parfait.

Et la séquence LCI est l’enchaînement de trois informations :

  1. Un avion (type Airbus) a emmené ce matin 6 (six) malades depuis Mulhouse vers Toulon.
  2. Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), explique par visio-conférence que depuis plusieurs jours, les hôpitaux privés ont annulé toutes les opérations qui n’étaient pas urgentes pour dégager des lits de réanimation ; et qu’il y en avait environ 70 disponibles dans l’environnement du Grand-Est. Mais qu’ils n’avaient pas pu être mobilisés : les personnels n’ont pas de masques.
  3. Et, enchaînant sur le plateau, le Docteur Eric Weinberg, médecin généraliste à Créteil, montre la boîte de masques qu’il a reçue : 50 beaux masques, mais de type FFP1, « inutilisables» explique-t-il car ils ne protègent pas les praticiens : ce sont les FFP2 qui sont efficaces.

Il faut parfois se pincer pour savoir si l’on ne rêve pas.

Pas de confinement pour la culture de mort

On peut se consoler en estimant que les mesures de confinement devraient réduire le vagabondage :

Marlène Schiappa s’adresse dans un communiqué aux femmes qui prennent une pilule contraceptive, pour leur assurer qu’elles pourront demander sa délivrance à leur pharmacie même si leur ordonnance est périmée et qu’elles ne peuvent la faire renouveler. Les pharmaciens pourront la leur remettre “sur simple présentation de leur ancienne ordonnance”, précise le communiqué de la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, pour qui “le droit des femmes à disposer de leur corps est fondamental” et “ne saurait être remis en cause en temps de crise sanitaire”. [source]

Neuvaine à la Sainte Vierge – Troisième jour

A l’heure du confinement, où l’on se retrouve entre proches, il peut être l’occasion d’offrir au Père par la médiation de Notre-Dame, tous nos soucis familiaux, quels qu’ils soient. Avec l’autorisation de Life éditions la rédaction du Salon Beige a la joie de vous proposer chaque jour la neuvaine “Trouver la paix en famille avec Marie”.

Nous sommes tous en communion dans la prière et dans la foi !

Troisième jour

•         Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence

•         Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :

Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.

•         Récitation d’une dizaine de chapelet

•         Méditation :

O Marie, il vous a suffi d’un mot, oui,  pour dire à Dieu votre désir de correspondre à sa volonté. Nous vous en supplions, éclairez notre intelligence pour que le sens des mots et l’usage que nous en faisons soit toujours plus au service de la charité et de la vérité.

Vous qui êtes la Mère de la Sagesse incréée, Jésus-Christ, le Verbe incarné, faites que nous soyons humblement soumis à l’Esprit de Dieu pour qu’il nous aide à discerner en tout temps et en tous lieux ce qui est vrai, juste et bien. Vous connaissez les tensions que peuvent susciter en famille les questions politiques, philosophiques et religieuses. Apprenez-nous la mesure dans le propos et le courage d’entrer sur la voie de la quête de la vérité rationnelle et révélée, loin de toute idéologie, de tout esprit de parti, à la lumière de la Tradition et de la Sainte Ecriture, sources du magistère de l’Eglise.

Que nous sachions nous taire dans les situations où la conversation pourrait devenir inamicale, et qu’en notre cœur nous invoquions saint Thomas d’Aquin, le patron de ceux qui s’émerveillent et cherchent à comprendre la réalité, la Création, mais aussi son Auteur et la loi morale qu’il a inscrite au plus profond du cœur humain.

Très Sainte Vierge, apprenez-nous à exprimer avec douceur et audace nos convictions en cultivant l’art de l’écoute ainsi qu’un immense respect pour les personnes. Faites que nous travaillons toujours à la réconciliation des uns et des autres afin que le scandale de la désunion de notre famille, surtout si elle est chrétienne, ne nous fasse encourir la colère de Dieu. (Cf Mt 18, 6 sv)

O Marie, Notre-Dame de la Sagesse, priez pour nous.

•         Prière à Marie

O Marie, nous nous tournons vers vous pour vous confier notre famille.

Mère soucieuse de chacun, vous savez quels sont les péchés et les blessures de vos enfants.

Voyez notre désir ardent de réconciliation et de consolidation de nos liens.

Apprenez-nous à grandir ensemble dans la paix, l’affection et le don de soi, en ayant au cœur le souci de témoigner de l’Evangile en fils et filles de l’Eglise.

Que la charité et la vérité soient pour nous une seule et même lumière qui éclaire nos relations familiales.

Oui, nous voulons nous mettre à l’école de l’Esprit-Saint pour entrer sur la voie de la conversion personnelle.

Très Sainte Vierge, nous vous invoquons pour qu’aucun d’entre nous ne se perde et que nous nous retrouvions tous au dernier jour dans la béatitude des saints.

Nous vous invoquons avec confiance et savons que vous répondez déjà à notre prière.

Amen.

A la suite du Brexit, hier, et du coronavirus, aujourd’hui, l’institution bruxelloise est morte

Longuement interrogé dans Valeurs Actuelles, Philippe de Villiers évoque sa campagne des élections européennes de 1994 :

Hélas ! Je me souviens que dans nos réunions publiques, Jimmy et moi avions cette formule qui faisait rire les salles : « Quand toutes les barrières sanitaires seront tombées et qu’il y aura une grippe à New Delhi, elle arrivera dans le Berry ». C’était un rire d’incrédulité : « ils exagèrent… » En fait, Jimmy avait tout vu, tout dit, tout écrit dans son livre « Le Piège », écrit en 1993, non seulement sur le plan sanitaire mais aussi sur le plan de l’économie et de la sécurité.  Je racontais tous les soirs, devant nos assemblées de curieux, la même histoire métaphorique sur la « jurisprudence du Titanic » : « Le Titanic a coulé à cause d’une seule lame de glace qui a percé la coque. Parce que la carène du navire n’avait prévu qu’un caisson seulement. Lorsque nous avons créé le Vendée-Globe, nous avons imposé sept compartiments étanches dans la coque de chaque bateau. Si l’un des sept se remplit d’eau, il en reste six… Les compartiments étanches empêchent le bateau de couler. Eh bien, chers amis, la jurisprudence du Titanic, c’est que les nations sont les compartiments étanches de la mondialisation. » 

La réaction des élites et des médias était la même : « On ne peut pas s’opposer à la mondialisation. Elle est dans le sens de l’histoire. »

Quelle est la signification profonde de l’épreuve que nous traversons ?

Le confinement obligatoire sonne le glas de la fameuse « mondialisation heureuse ». La défaite intellectuelle des mondialistes est à la mesure du drame du coronavirus. Il signale, pour ceux qui ont un peu de lucidité, la fin du « Nouveau Monde » et le retour en force de « l’Ancien Monde ». […]

Aujourd’hui, nous comprenons que cette vision idéologique est en train de mourir du coronavirus. En effet, quand revient le malheur, quand rôde la guerre – par exemple à la frontière gréco-turque – ou la mort – avec la pandémie -, les zombies des organisations internationales n’ont plus rien à dire – et d’ailleurs on ne les consulte plus. C’est le grand retour au carré magique de la survie. 

Le premier point du carré, c’est la frontière, c’est à dire la protection, ce pour quoi les États ont été inventés. Le deuxième, c’est la souveraineté, c’est à dire la liberté des peuples pour prendre des décisions rapides et ajustées. Le troisième coin du carré, c’est le local, donc le contrôle au plus proche des intérêts vitaux. Le quatrième point, c’est la famille, puisque, quand on décide de confiner un pays, la « République de la PMA » ne confie pas les enfants des écoles aux fonds de pension mais aux pépés et mémés. 

[…]

Nous disions en 1994, avec Jimmy Goldsmith : « La mondialisation est un système de spoliation dans lequel ce sont les pauvres des pays riches qui subventionnent les riches des pays pauvres ». Et nous ajoutions : « Dans un premier temps, tout ira bien. Les entreprises iront fabriquer là où c’est le moins cher, et iront vendre là où il y a du pouvoir d’achat. Mais viendra le moment où le piège se refermera ». Nous y sommes. La mondialisation, dont l’Europe n’a jamais été qu’un cheval de Troie, a favorisé quatre crises mortelles. La crise sanitaire ; mais aussi la crise migratoire avec une immigration non plus de travail mais de peuplement qui installe sur notre sol le face à face de deux civilisations. […] Et puis il y a la crise à venir, la crise financière larvée, puisque nous évoluons tous sans le savoir dans une bulle de savon qui grossit de jour en jour, dont les volutes virtuelles s’enfantent les unes les autres, déconnectée de l’économie réelle ; et enfin la crise économique, la paupérisation des gilets jaunes par la délocalisation systématique qui a substitué aux circuits courts et à la production locale cette folie anti-écologique du circuit long et de la recherche discrète de l’exploitation du plus pauvre parmi les plus pauvres du monde. On est sur le point de redécouvrir l’idée désuète du petit jardin ouvrier comme soupape de sécurité à la grande surface, approvisionnée à 60 % de ses produits, par les producteurs lointains et sans aucun scrupule écologique.

On a perdu le sens des hiérarchies distinctives, et notamment de la différence entre l’économie et la politique. L’économie sert des intérêts quand la politique n’est pas autre chose que la protection des citoyens. Elle doit rester au-dessus. Elle est première. C’est le bouclier régalien. Il est extraordinaire d’observer, avec le coronavirus, l’évolution du langage. On nous parle dans un langage vulgaire qui rappelle la fille de Molière allant à la selle, de « faire nation », on nous parle du confinement des départements qu’on voulait supprimer il y a encore quelques semaines, on nous parle des préfets, on nous parle de l’État. Le coronavirus a fait déjà deux morts de grand renom : Schengen et les critères de Maastricht. J’avais dit en 2015, dans mon livre Le moment est venu de dire ce que j’ai vu (Albin Michel), que le mur de Maastricht tomberait un jour ou l’autre. Il vient de tomber. Il a chopé le virus. 

La souveraineté revient en grâce, et par conséquent les souverainistes se multiplient…

Oui. On entend Bruno Le Maire parler de « souverainisme économique ». Une merveille ! Il y aura bientôt deux variétés de souverainistes : les souverainistes de souche et les souverainistes d’opportunité. Il faudra que les premiers ouvrent les bras aux seconds, sans gestes barrière. C’est nous qui avons inventé, en 1999 avec Charles Pasqua, le mot « souverainisme ». Je l’ai prononcé pour la première fois publiquement en 2004 devant l’Académie des sciences morales et politiques. Je me souviens qu’à l’époque, le mot était repris par nos adversaires comme si on avait attrapé la vérole. Aujourd’hui, les catéchumènes du souverainisme se font tonsurer, les yeux mi-clos, dans un silence cathédral qui appelle à la génuflexion oblique du dévot pressé. Il faut dire que le réel s’impose à chacun. Par exemple, la France est le seul pays au monde qui aura jusqu’au bout refusé de rétablir ses frontières, au nom du refus de ce qu’Emmanuel Macron vient d’appeler le « repli nationaliste ». Aujourd’hui, tous les pays européens, y compris l’Allemagne, ont rétabli leurs contrôles aux frontières. Seule la France se préoccupe de sauver le « soldat Schengen ». C’est dire la puissance de l’idéologie, quand on préfère les morts du coronavirus à la vérité protectrice. Les belles âmes du « Nouveau Monde » à l’agonie préfèrent encore avoir tort avec le coronavirus que raison avec les souverainistes. Quoi qu’il arrive, il ne s’agit pas, selon eux, de sauver les malades, il faut sauver l’idéologie. Mais le Réel, qui est impitoyable quand il tient à pleine main la faux du trépas, vient contrarier leurs certitudes et inoculer le doute dans leurs syllogismes mortifères.

Vous l’avez dit : la France est l’un des derniers pays à avoir refusé de fermer ses frontières. Comment expliquez-vous la persistance de ce tabou quand le monde entier adoptait cette solution de bon sens ?

Le « Nouveau Monde » continue à désigner la frontière comme le mal absolu, mais on a bien été obligés d’inventer ce qu’on appelle les gestes-barrière. Or, qu’est-ce qu’un geste-barrière ? Une frontière entre individus. Et puis on invente les “clusters”. Qu’est-ce qu’un “cluster” ? Une frontière. Et puis on invente le confinement. Le confinement du Haut-Rhin, le confinement du Morbihan. Qu’est-ce que le confinement du Haut-Rhin ? Le confinement d’un département. Tiens tiens ! Les frontières départementales sont le bien, les frontières nationales sont le mal. C’est une curiosité épidémiologique pour les chercheurs d’après-demain.

Et voilà qu’on propose désormais un confinement total du pays. Mais en réalité, comme on garde les frontières ouvertes, on cherche à gérer le stock sans gérer le flux. On veut faire la chasse au coronavirus chez nous, dans un pays confiné, mais dans un pays qui n’est pas protégé du flux extérieur, principal bouillon de culture – avec le métro.

Macron dit aussi : « Nous devons (…) construire plus encore que nous ne le faisons déjà une France, une Europe souveraine, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main. » La crise du coronavirus n’a-t-elle pas montré les limites de la solution européenne ?

Tous les esprits sensés, soit pour s’en féliciter, soit pour le regretter, constatent que dans cette crise, depuis le début, les institutions de Bruxelles sont passées sous le tapis et que ce sont les États qui reprennent à leur compte tous les leviers permettant d’endiguer le virus. En d’autres termes, quand on connait un grand malheur comme cette pandémie, que notre société est entre la vie et la mort, individuelle ou collective, le réflexe des peuples n’est plus aux vocalises « sauver la planète », le « Vivre ensemble » des embrassades par-dessus « les ponts qui remplacent les murs », c’est de se tourner vers les États, et le réflexe des États n’est pas de s’adresser à Bruxelles, l’OCDE, l’ONU ou l’OMC, c’est de protéger les nations et les peuples. CQFD. « Ce qu’une nation ne fait pas pour elle-même, personne ne le fera jamais à sa place », disait Charles Pasqua.

La première réaction de nombreux Français à l’annonce du confinement fut de rentrer chez eux et de se rassembler en famille. Là encore, ce réflexe n’est pas vraiment dans l’ADN du « Nouveau Monde » …

Il n’y a plus de ministère de la Famille. On nous a expliqué, avec la PMA, que la famille de « l’Ancien Monde » était désormais désuète, anachronique, qu’elle relevait d’un patriarcat inégalitaire et moralement castrateur. L’idée d’un père, d’une mère, d’un grand-père et d’une grand-mère, apparaissait comme surannée. Or, à la suite de la fermeture des classes, le message du président de la République, réaffirmé par les ministres (y compris monsieur Castaner), c’est le grand retour à la famille. C’est-à-dire que quand on est dans l’urgence affective et la détresse, qu’on veut protéger un peuple, ce n’est plus la commission de Bruxelles mais l’État qui prend les choses en main, et ce n’est plus la PMA ou la GPA qui est à l’ordre du jour mais la famille traditionnelle. 

En d’autres termes, le premier échelon d’entraide, de solidarité et d’assistance, aux dires mêmes de l’État, c’est la famille et la filiation fondée sur le principe que les aînés aident à sauver les enfants. Et que les plus jeunes déploient auprès des anciens leur sollicitude protectrice. C’est l’idée de la génération et du Temps long qui triomphe. Tout à coup, on découvre que la première sécurité sociale dans cette société qui a fabriqué une espèce hybride de solidaires-solitaires et fait naître des fils d’éprouvette, c’est la famille au sens de l’ordre naturel. Comme pour la frontière, comme pour la souveraineté, comme pour le local, on a évacué le réel par la porte, il revient par la fenêtre du confinement.

Macron a dit, sans que l’on sache vraiment à quoi il pensait : « Il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour ». Que voudrait donc dire selon vous « tirer les leçons du moment que nous traversons » ?

Eh bien, cela veut dire : faire demi-tour. Remettre à l’endroit tout ce qui est à l’envers. Sortir des impasses où les élites nous ont engagés depuis Mai 68. La première leçon est économique, c’est de revenir à une économie productive de proximité. D’engager le grand rapatriement de nos forces vives. Revenir à l’économie réelle. Ce qui veut dire : gager l’argent qui circule sur le réel. Et le faire avant que l’euro ne s’effondre – le prochain virus. Recréer une industrie nationale, recréer une agriculture française qui ne violente pas la nature, déconnectée de l’agro-chimie. Ou encore fabriquer chez nous nos médicaments et les pièces détachées de nos productions stratégiques. C’est à dire rétablir la libre protection de nos intérêts vitaux.

La deuxième leçon est constitutionnelle, c’est de rétablir nos frontières dont les bonnes âmes découvrent aujourd’hui qu’elles sont des filtres protecteurs et pacifiques.

La troisième leçon est écologique. Il faut rétablir dans nos échanges et nos productions le primat du circuit court. Revenir au bidon de lait qu’on va chercher à la ferme d’à côté. Produire français en France.

La quatrième leçon est juridique. On ne peut plus accepter la supériorité d’un simple règlement de Bruxelles sur notre constitution elle-même. On ne peut plus accepter non plus qu’au nom d’un soi-disant État de droit, le politiquement correct, tout au feu ardent de ses brandons de haine, cherche à terroriser les expressions libres, impose la pensée conforme et envoie toutes les semaines Zemmour chez le juge d’instruction.

Je pense qu’à la suite du Brexit, hier, et du coronavirus, aujourd’hui, l’institution bruxelloise est morte. […]

Depuis le week-end dernier, les catholiques ne peuvent plus assister à la messe. Qu’avez-vous pensé de la décision de fermer les portes des églises ?

C’est une rupture allégorique de civilisation et aussi un renversement symbolique de tous les paradigmes de la chrétienté millénaire. Jadis, quand il y avait un grand malheur dans la cité, jusqu’à Paul Reynaud en 1940 qui alla à pied réclamer un miracle à Notre-Dame, on se précipitait dans les églises. Les curés se promenaient avec le Saint Sacrement, aspergeaient les rues et les malades, les appels à la prière étaient partout. Saint Louis, à Royaumont, apportait lui-même à manger au frère Liger, qui était un lépreux décharné et sur le visage duquel voyageaient toutes les répugnances de la nature. C’était peut-être excessif mais c’était beau. C’était enté sur l’idée que la vie est un mystère qui nous est confié en dépôt. La religion était centrale. Elle est périphérique. Aujourd’hui, les communiqués épiscopaux ont revêtu à leur tour la phraséologie du commun : « La Santé est le premier de nos biens communs ». Il y a même des évêques qui viennent d’interdire aux personnes âgées de plus de 70 ans de participer aux enterrements. On enterre à la pelle, plus au goupillon. Et Lourdes ferme ses portes. Il n’y a plus de miracle. On ferme la grotte, on éteint les cierges. On confine Bernadette. Renversement de perspective qui ne sera pas sans conséquence. Foin de la piété populaire et des cierges de supplication. Quand on entend les appels à de nouvelles vocations, je me dis par-devers moi : une Église qui ferme ses églises ne peut susciter qu’une sorte de vocation : la vocation de serrurier. 

Alors que l’on continue à livrer pâtes et pizzas à domicile, l’eucharistie ne serait pas accessible à ceux qui la désirent ?

Dans un message diffusé vendredi auprès d’amis prêtres, l’un des secrétaires particuliers du pape François s’est inquiété des conséquences possibles de la crise du COVID-19 sur la vie spirituelle des fidèles. Tout en respectant les indispensables consignes sanitaires, l’Église se doit d’être en première ligne, estime-t-il.

En annonçant le 13 mars la réouverture des églises paroissiales de Rome, dont on avait annoncé la fermeture la veille, le cardinal Angelo De Donatis, vicaire épiscopal du diocèse, a laissé percevoir le débat profond qui anime les plus hautes sphères de la hiérarchie ecclésiale. Comment répondre aux besoins des fidèles, assurer la distribution des sacrements, rassurer les angoissés et réconforter les malades, quand il faut respecter les consignes de confinement données par les autorités ? Sans doute le pape François n’est-il pas étranger à ce revirement, lui qui, dans la matinée du 13, avait indiqué au cours de la messe matinale que « les mesures draconiennes ne sont pas toujours bonnes » et que les fidèles ne doivent pas être laissés « seuls » face à l’épidémie. Et qui, deux jours plus tard, alors que les rues de la ville étaient désertes, s’est rendu à la basilique Sainte-Marie Majeure puis, à pied, dans l’église San Marcello al Corso pour y prier devant un crucifix miraculeux qui avait été brandi en procession lors de la peste de 1522.

C’est l’un des secrétaires particuliers du pape François qui a formalisé les enjeux spirituels de la crise en cours dans un courrier transmis le 13 mars à des amis prêtres. Dans cette missive, le père Yoannis Lahzi Gaid – prêtre copte égyptien – s’exprime sans détour, comme le rapporte le site Crux. « Face à cette peur contagieuse que suscite la pandémie du coronavirus, nous risquons de nous comporter davantage comme des salariés que comme des pasteurs » indique-t-il à ses correspondants. Si les autorités ont le devoir de veiller à la santé et à la sécurité matérielle des personnes « nous avons le devoir de faire de-même pour les âmes », indique-t-il, rappelant que Saint-Pierre lui-même, qui fuyait les persécutions de Néron, avait été rappelé par Dieu pour retourner à Rome auprès des fidèles pour y mourir avec eux. « Alors que l’on continuerait à livrer pâtes et pizzas à domicile, l’eucharistie ne serait pas accessible à ceux qui la désirent alors qu’ils sont âgés, malades ou dans le besoin ? » s’interroge le secrétaire du pape ? Tout en demeurant attentifs aux nécessaires précautions sanitaires et prophylactiques, les prêtres doivent prier pour « obtenir la grâce et le courage d’agir selon Dieu et non selon les hommes », affirme-t-il.

Ce que révèle le confinement

Le décret pris le 16 mars pour restreindre nos libertés amène quelques réflexions :

[…] Une question juridique tout d’abord : un simple décret permet de restreindre la liberté de circulation, une des libertés à valeur constitutionnelle reconnue par l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 (« 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. »). Le décret du 16 mars 2020 permet aussi de restreindre le libre exercice d’activités commerciales, ou tout au moins l’organisation interne des entreprises.  L’ordonnance du Conseil d’Etat, référé, du 25 avril 2002, n° 245414, Société Saria Industries disposant que l’exploitation d’un établissement peut être interrompue si celui-ci ne se conforme pas à des « prescriptions légalement imposées »,  impliquant ainsi qu’un simple décret n’est pas compétent pour définir de telles dispositions. Ainsi, la hiérarchie des normes est singulièrement bousculée, voire inversée, ce qui pourrait créer une situation d’incertitude juridique nuisible à la lisibilité du droit. La décision prise par le Président de la République fut la bonne sur un plan sanitaire, c’est une évidence. Mais le niveau décrétal pour porter cette décision de confinement semble très bas en comparaison des libertés fondamentales auxquelles les personnes sont sommées de renoncer. Cela renforce l’idée d’un pouvoir qui peut prendre des dispositions exorbitantes de droit commun avec un arsenal juridique minimaliste. Cela ouvre un champ sur la tyrannie potentielle que peut incarner l’Etat postmoderne, loin de la fiction d’une République apaisée, soucieuse des libertés publiques.

Une question politique ensuite.  On se rend compte que les interdits supposés ou le corset législatif invoqué pour d’autres questions de politiques publiques sont des impostures. Si l’on peut restreindre aussi « facilement », par décret,  la liberté de circulation et la liberté du travail ou des organisations , comment peut-on accepter l’enkystement du non-droit dans les banlieues, cette liberté anarchique de circulation de terroristes et de stupéfiants. Cette affaire nous montre que tout repose sur la décision politique et la volonté collective. Les instruments de coercition sont là, activables lorsque cela est jugé nécessaire. La sécession de pans entiers de territoires français, le changement de peuple ne paraissent pas relever des priorités de la Nation, ni de la part des pouvoirs publics terrés dans leur immobilisme, leur cynisme ou leur lâcheté, ni de la part des Français anesthésiés par l’oubli de ce qu’ils sont.

Une question symbolique qui révèle qu’Emmanuel Macron joue à contre-emploi.

Emmanuel Macron est le président qui a tout misé sur la mobilité : mobilité des capitaux à travers des projets de privatisations (ADP), mobilité professionnelle à travers l’assouplissement du droit du travail censé fluidifier le marché de l’emploi, mobilité internationale des hommes à travers la signature du Pacte de Marrakech le 10 décembre 2018. Or, Emmanuel Macron est devenu de président de l’immobilité contrainte, du « restez chez vous », ce qui résonne assez ironiquement comme un rappel du caractère protecteur, rassurant, immunitaire du chez soi. Le mouvement – sauf s’il est obligatoire ou vital – devient passible d’une contravention et assimilé à une perturbation de l’ordre public. « Chez soi », auparavant dénigré par la coterie de la société ouverte, devient la valeur refuge, le symbole du respect des personnels hospitaliers, du civisme le plus abouti. Pour reprendre un terme de Renaud Camus, si vous voulez être nocent, sortez, ayez l’« esprit d’ouverture »…

Emmanuel Macron a voulu donner à son allocution une tonalité martiale. L’incantation anaphorique du « Nous sommes en guerre » – quoique passablement théâtrale, rassemble efficacement la figure traditionnelle du chef d’Etat et du chef de guerre. Si les révélations d’Agnès Buzyn dans l’interview du Monde montrent un chef de guerre malheureusement moins résolu et va-t-en-guerre qu’il n’y paraît dans son allocution, on souhaiterait que ce volontarisme guerrier soit invoqué pour toutes les questions qui relèvent de l’intérêt de la Nation. L’affaire du Covid-19 engage une question vitale de santé publique. La mobilisation générale et l’appel à la responsabilité de l’ensemble des Français sont  justifiés. Pourquoi alors cet attentisme sur les questions internationales, notamment sur les menaces d’Erdogan et les provocations inacceptables de son chantage migratoire qui engagent elles aussi la survie de la Nation ?

Confiner les Français chez eux : tout un symbole, à contre-emploi pour Emmanuel Macron. Le Président de la République a décrété la mobilisation générale contre un virus qui met en danger le corps des personnes. Il est à craindre qu’il ne daigne pas faire, une fois cette crise passée, la même chose pour tout ce qui met en danger, de manière tout aussi importante, le corps de la Nation

Ajoutons que le coronavirus vient faire exploser les dogmes de la post-modernité :

[…] Le coronavirus, par sa gravité, est en train de changer un certain nombre d’habitudes en particulier dans le domaine de la sociabilité et du travail. Les interactions sociales doivent être divisées par quatre pour faire ralentir l’épidémie selon les estimations de certains épidémiologistes (voir Le Figaro, 12 mars 2020, Tristan Rey). Cette obligation de raréfier les interractions sociales vient heurter le bavardage socio-entrepreneurial de la nécessaire coopération de tous avec tous, la religion des synergies de tout et n’importe quoi. La proximité, le mélange, la fusion est le sabir des relations interpersonnelles postmodernes. Le coronavirus nous oblige à la distance, nous contraint à sortir de religion vaine de l’interaction permanente. Cela pose les bases d’une démythification de l’Autre dont il faudra essayer de tirer un parti social et politique. L’homo festivus, avec la fermeture des bars, des restaurants consécutive au stade 3, perd ses lieux de prédilections et l’ouverture des seuls lieux essentiels à la survie détruit l’univers et l’environnement du divertissement si essentiel à l’homo ludens . L’homo economicus, autre pilier de la postmodernité, n’est pas en reste. Le confinement auquel nous allons devoir faire face pendant quelques semaines conduit au développement forcé du télétravail : la communauté physique traditionnelle, les lieux professionnels d’interaction se transforment en communauté virtuelle. Le travail poursuit sa dématérialisation et travailler ne se réduit plus à être présent sur son lieu de travail. L’épidémie de coronavirus sera une parenthèse mais il est évident que certaines pratiques collectives vont être modifiés marginalement peut-être ou plus fondamentalement.

Le coronavirus a ensuite heurté de plein fouet l’idéologie cartésienne et plus généralement scientiste d’une maîtrise et possession de la nature. Les maladies de masse avaient disparu en Europe, et quelque chose de l’ordre du « plus jamais ça » flottait dans l’air scientiste et optimiste de notre monde technicisé, rationalisé et prédictif. Le coronavirus nous avertit que le positivisme scientiste s’est trompé, que l’histoire technologique n’est pas linéaire, que la nature n’est en soi ni bonne ni mauvaise mais qu’elle est, et qu’elle reprend ses droits lorsque l’on croit la maîtriser. L’idéologie progressiste de rupture avec la nature, de l’homme augmenté , omnipotent par la grâce de sa raison, se heurte au mur du réel. Collectivement, on ne sortira pas idéologiquement indemne de cette expérience d’humilité.

Le coronavirus est le miroir inversé de la mondialisation. Le virus, parti de Chine et issu d’un animal, s’est étendu en Occident à l’homme, passant les frontières ouvertes. On a cru à la libre circulation des biens, des hommes, des capitaux. On ne voulait pas voir son reflet inversé. La libre circulation des dettes, des conflits et maintenant des virus. Plutôt qu’une nouveauté, il s’agit d’une prise de conscience d’un versant que nous ne voulions pas voir, la  mondialisation anxiogène et malheureuse que le coronavirus a mise en évidence. Les reproches parfois faits – y compris par des médias de gauche –  aux autorités politiques est de ne pas avoir fermé certaines frontières assez tôt signeraient-ils un retour à l’éloge de la frontière ? La frontière protège, limite, immunise même si le Président de la République jeudi 12 mars a donné un répit à la propagande mondialiste en déclarant vouloir « éviter le repli nationaliste » !…

Le coronavirus est le tragique par excellence. Il est la peste de Thèbes dans le monde postmoderne. Nous perdrons beaucoup dans cet épisode – on ne sait encore à quel point –  et la France est en souffrance comme tant d’autres nations.  Mais nous avons les ressources du courage qui devra arrêter son déclin et préparer la régénération …

La Jour du Seigneur en tête des audiences

La messe en direct, filmée depuis un studio, dans l’émission Le Jour du Seigneur, dimanche dernier, a été suivie par 1,12 million de Français en moyenne. Un pic à 1,33 million a été enregistré en fin d’émission. En moyenne, Le Jour du seigneur a attiré 919 000 Français entre 10h30 et 11h54, soit 10.6% du public âgé de 4 ans et plus.

Seule BFMTV fait mieux avec plus de 1,2 million de téléspectateurs dès 10h35, soit 15.2% de part de marché. Téléfoot affiche 932 000 téléspectateurs sur TF1, soit 10.1% du public. Sur M6, Turbo oscille entre 437 000 et 966 000 téléspectateurs, soit 5.2% à 9.5% de part de marché auprès de l’ensemble des individus présent devant la télévision. Sur France 3, Les nouveaux nomades ne dépassent pas 348 000 téléspectateurs, représentant 3.5% de part d’audience. C8 affiche quant à elle 383 000 amateurs devant Les animaux de la 8, soit 4% de part de marché auprès des 4 ans et plus.

A quand la messe tous les jours à la TV ? En attendant, les paroisses s’organisent et diffusent la messe en direct chaque jour sur internet.

La radicalité évangélique, au regard de l’histoire de l’Eglise, vaut mieux que cela

Suite au communiqué diffusé par les évêques de France mercredi sur la crise sanitaire du Covid-19, Yves Daoudal dénonce cette phrase :

Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons ! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion ?

Daoudal rappelle :

Bien sûr et évidemment, pour tout catholique, il y aurait une façon de « célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion ». Cette façon, c’est de participer à la messe. Au Saint Sacrifice du Christ qui se rend présent sur l’autel et qui se donne à manger à ses disciples. Par rapport à cette vérité, à cette intensité, à cette communion, tout le reste n’est qu’une ombre. Tout le reste ne peut qu’être prière personnelle. Certes c’est indispensable, et il faut toujours exhorter les catholiques à prier, mais ça n’a rien à voir avec la messe. Avec la vérité de la messe. Avec l’intensité de la messe. Avec la communion de la messe.

Sur Valeurs Actuelles, le père Danziec écrit :

2020 serait-elle l’année Albert Camus ? A l’occasion des 60 ans de sa disparition dans un accident de voiture, Le Figaro Hors-Série publiait le 2 janvier dernier un numéro exceptionnel sur celui qui fut prix Nobel de la littérature en 1957. Sur fond de coronavirus, son roman La Peste se vend aujourd’hui comme des petits pains. Selon Edistat, qui réalise des statistiques sur le secteur de l’édition, les ventes de l’ouvrage se sont envolées à tel point que les éditions Gallimard ont déjà vendu 40 % des quantités habituellement écoulées en une année.

A lire le communiqué de la Conférence des Evêques de France de ce mercredi 18 mars, il semble que les responsables des diocèses devraient se replonger dans l’œuvre de l’écrivain. « Mal nommer les choses, c’est participer au malheur du monde » écrivait Camus. Il est à craindre que nous y soyons à plein. On est loin d’un Saint Bernardin de Sienne, “l’apôtre de l’Italie” au début du XVème siècle, pour qui « les catastrophes naturelles ont toujours accompagné les infidélités et l’apostasie des nations ». Selon les évêques de France, « l’égoïsme, l’individualisme, la recherche du profit, le consumérisme mettent à mal notre solidarité ». Sans oublier la crise écologique bien entendu immanquablement évoquée dans le communiqué, à défaut que ce soit celle du mondialisme. Certes ! Mais les successeurs des apôtres n’ont pas un mot sur les crises plus fondamentales qui rongent l’Occident chrétien depuis plus de 50 ans. Le rejet de Dieu dans la société. La banalisation des structures de péché. La laïcisation du clergé. La ringardisation de toute morale depuis 68. La déstructuration de la cellule familiale. L’avortement, la PMA, les lois bioéthiques, et plus généralement cette fameuse culture de mort maintes fois dénoncée par Jean-Paul II.

Après tout, la Conférence des Evêques de France aurait tout à fait pu se cantonner à lancer une grande chaîne de prière auprès des catholiques français. Mais à partir du moment où les évêques français estiment qu’« il ne faut plus différer les changements qui s’imposent » quant à notre manière de vivre et qu’ils listent, à l’aune de l’épreuve du Covid-19, les manières de vivre qui posent problème, soit ils parlent en tant qu’évêques et disent les choses au regard de leurs convictions d’évêques, c’est-à-dire en hommes de Dieu et de Foi, soit ils se limitent à un discours sur la solidarité qui aurait pu être rédigé par Les Restos du cœur.

S’il est bien évidemment réjouissant que les évêques appellent à faire sonner les cloches et à allumer des cierges à nos fenêtres le 25 mars prochain, jour de la fête de l’Annonciation (célébrant l’annonce de l’ange Gabriel à la Vierge Marie l’appelant à devenir la mère du Sauveur), tant que les mots ne seront pas mis sur nos maux, les catholiques risquent d’être aussi efficaces que les jeunes parisiens de Nuit Debout brûlant des bougies place de la République. La radicalité évangélique, au regard de l’histoire de l’Eglise, vaut mieux que cela.

L’épidémie, bonne occasion de revenir aux principes de la doctrine sociale de l’Eglise

Communiqué de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe:

Aucune famille européenne ne devrait se sentir abandonnée par les pouvoirs publics. Dans ce moment où la peur et la désorientation semblent prévaloir, nous souhaitons réaffirmer l’importance fondamentale de la famille : la pandémie du coronavirus en Europe est une occasion pour redécouvrir la fonction de la famille comme l’unité sociale première de nos communautés. Nos institutions nationales et européennes possèdent aujourd’hui une occasion pour reconnaître ce fait.

Dans ces temps difficiles, nos organisations soutiennent la solidarité entre les États-Membres et ont confiance dans la coordination financière assurée par les institutions européennes, afin de garantir l’effectivité des initiatives mises en place en faveur des familles.

Au niveau européen, il est grand temps de montrer notre adhésion aux principes de base qui nous unissent tous : la solidarité, la subsidiarité et le bien commun.

 

Vincenzo Bassi, Président de la FAFCE

Antoine Renard, Président d’honneur de la FAFCE

Cornel Barbut, Vice-Président de la FAFCE et Vice-Président de l’Association “Vladimir Ghika”, Roumanie

Ulrich Hoffmann, Président de l’Association Familiale Catholique allemande

Alfred Trendl, Tésorier de la FAFCE, Président des Associations Familiales Catholiques autrichiennes

Željka Markić, Présidente de l’association “Au nom de la Famille”, Croatie

Carlos Cremades, Président de l’Union familiale espagnole

Ignacio García-Juliá, Président du Forum espagnol de la famille

José Castro Velarde, Président de l’Association Enraizados, Espagne

Pascale Morinière, Présidente de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques, France

László Bíró, Président de l’Association familiale catholique hongroise 

Edit Frivaldszky, Directeur, Centre pour la Dignité de l’Homme, Hongrie 

Jakub Bałtroszewicz, President of the Polish Pro-Life and Family Federation

Liam Ó hAlmhain, Président de Family Solidarity, Irlande

Gianluigi De Palo, Président du Forum italien des Associations familiales

Angelika Weichsel Mitterrutzner, Présidente de l’Association Familiale Catholique du Tyrol du Sud, Italie

Arthur Galea Salomone, Président du “Cana Movement”, Malte

Miriam Sciberras, Présidente de la “Fondation Life Network”, Malte

Jakub Bałtroszewicz, Président de la Fédération polonaise pro-vie et pro-famille

Carlos Aguiar Gomes, Président de l’Association des familles portugaises et de l’Institut international Familiaris Consortio

Igor Vovk, Président de l’Institut Iskreni, Slovénie

Et pendant ce temps-là, la racaille fait la loi dans les rues…

Elle bafoue publiquement et explicitement les lois françaises. Elle pille les magasins. Maintenant qu’Emmanuel Macron a découvert l’utilité des frontières contre l’épidémie, va-t-il découvrir que cela peut aussi servir à protéger un mode de vie pacifique et français en France?

Foi en un Dieu créateur ou foi en la non-existence de ce Dieu (athéisme), quelle est l’attitude la plus rationnelle ?

De Bernard Mitjavile :

Il y a quelques temps déjà, Jean-Paul II expliquait dans son encyclique Fides et ratio de 1998, que la foi et la raison, loin de s’opposer, se complétaient, leur relation permettant un enrichissement mutuel dans le respect l’une de l’autre.

Toutefois, nous vivons encore dans une culture largement dominée par un paradigme matérialiste selon lequel l’hypothèse ou la croyance en un esprit conscient et créateur à l’origine de l’univers serait moins rationnelle ou scientifique que la croyance contraire, la négation de cet esprit créateur remplacé par une combinaison de lois et de hasard. Or, ce paradigme n’a rien de scientifique ou rationnel et relève bien au contraire de préjugés ou dogmes hérités d’un matérialisme, dialectique ou pas, largement dépassé et loin d’être prouvé par la science.

Prenant une approche scientifique en étudiant si les faits corroborent une hypothèse, on peut voir si l’hypothèse d’un esprit intelligent à l’origine de l’univers, de la vie et de l’homme est plus justifiée par les faits que sa négation, l’hypothèse que l’univers et la vie se sont développés à partir du hasard et de la nécessité ou pour reprendre une idée marxiste, des contradictions internes de la matière. Ainsi nous pourrons voir si l’hypothèse théiste tient mieux la route que l’hypothèse athéiste, ce à quoi cherche à contribuer ce texte.

Etude cosmogonique (Big-bang et constantes cosmiques)

La théorie sur l’origine de l’univers la plus largement acceptée par le monde scientifique actuellement est la théorie du Big-bang ou d’une explosion initiale d’énergie à très haute température il y a autour de 14 milliards d’années dont sont issues les premières particules élémentaires.

Cette « explosion » n’a pas grand-chose à voir avec l’explosion d’un pétard ordinaire mais plutôt avec le lancement d’un processus calculé avec une précision extrême avec des dizaines de conditions initiales, de constantes comme la constante de Planck ou celle de la gravitation, toutes nécessaires individuellement et entre elles pour permettre le bon développement de l’univers. On a détecté, puis mesuré la radiation créée par cette explosion qui joue le rôle d’un bruit de fond de l’univers dans toutes les directions et on a calculé que cette radiation reflétait une explosion à une température et d’une puissance juste assez élevée pour permettre à l’univers de s’étendre sans qu’il se replie sur lui-même par la force de la gravitation (univers en expansion) et juste assez réduite pour permettre aux galaxies de se former sans que la matière ne se disperse dans l’univers.

On peut citer l’astronome Trinh Xuan Thuan « Supprimez un seul zéro au nombre 1 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 – le rapport de la force électromagnétique à la force gravitationnelle et l’univers devient vide et stérile » (Trinh Xuan Thuan « le Cosmos et le Lotus »).

De même si la constante de gravité était très légèrement modifiée d’un ordre très inférieur au milliardième, notre soleil ne pourrait pas exister.

Parmi les nombreuses constantes nécessaires et dont la coordination a permis à l’univers de se développer, il y a la vitesse d’expansion de l’univers : si elle était d’un millionième plus réduite, l’expansion se serait arrêtée et l’univers se serait de nouveau réduit avant que les étoiles aient pu apparaître jusqu’à une implosion finale, si la vitesse d’expansion avait été trop rapide, alors la matière se serait dispersée trop rapidement dans l’univers empêchant la formation des galaxies.

Il en va de même pour la vitesse de la lumière, de 299.792.458 mètres par seconde. Les lois de la physique sont fonction de cette vitesse et même une légère variation de cette vitesse affecterait les autres constantes.

La possibilité que cette combinaison de ces constantes, actuellement au nombre de 122 mais en augmentation, qui ont permis au Cosmos d’évoluer et à la vie d’apparaître sur terre, probabilité calculée par des astrophysiciens américains en prenant comme hypothèse réaliste la présence de 1022planètes dans l’univers, est d’une chance sur 10138 ou d’un zéro suivi d’une virgule puis 137 zéros puis enfin un 1. Face à cette improbabilité du hasard comme origine de l’univers, les matérialistes répondent en invoquant une infinité d’univers ayant tous échoué avant le notre, la théorie dite des multivers, sans avancer bien sûr la moindre preuve pour soutenir cette théorie.

D’un point de vue philosophique, la théorie du big-bang suppose que la cause première à l’origine de l’univers transcende le temps et l’espace, deux variables liées selon les théories d’Einstein, autrement dit avec le Big-bang ont commencé simultanément le temps et l’espace. Or, l’idée que la cause première de l’univers transcende le temps et l’espace est une idée qui a été affirmée contre tous les matérialistes depuis des milliers d’années par la tradition judéo-chrétienne et que vient donc confirmer la théorie du big-bang.

Au moins depuis les premiers philosophes grecs comme Parménide, ou Héraclite ou des panthéistes, un grand argument des philosophes matérialistes à l’encontre d’un Dieu créateur est que l’univers a toujours existé et qu’il n’y a rien en dehors de lui, qu’il est pour reprendre un vieux concept philosophique “l’être”. Pendant longtemps on a cru que les étoiles étaient des divinités éternelles. Même si ce n’est pas souvent souligné, la théorie cosmologique moderne frappe de façon décisive toutes ces conceptions et nous ramène à la conception judéo-chrétienne que l’univers n’est pas tout, qu’il a une cause. On ne peut plus simplement comme avant être panthéiste ou défendre l’éternité de l’univers ou de la matière comme le faisaient Marx et Engels. La matière ou l’univers n’est pas le Dieu éternel et incréé, ils ont un début, une cause qui les transcende. Ce qui n’était qu’une conviction des croyants est devenu une certitude scientifique.

En d’autres termes il faut une foi bien plus grande pour être matérialiste athée que pour croire à l’existence d’un esprit intelligent à l’origine du cosmos. Le mot même cosmos nous donne une indication, il s’agit d’un mot grec indiquant un univers organisé par le démiurge en utilisant le logos par opposition au chaos, mot grec indiquant le monde avant intervention du démiurge.

Le Principe anthropique

De nombreux scientifiques à la suite de l’astrophysicien Brandon Carter, en sont arrivés à reconnaître un « Principe anthropique » qui guide l’univers vers l’apparition de la conscience humaine, d’un être capable de comprendre cet univers. « Ce qui est un miracle, c’est que l’univers soit compréhensible pour l’homme » disait déjà Einstein indiquant que l’homme aurait très bien pu vivre dans un univers dont les lois fondamentales resteraient hors du domaine de sa compréhension.

Comme pour les constantes qui permettent l’existence et le développement de l’univers, concernant notre environnement immédiat, la terre, on retrouve toute une série de constante permettant la vie humaine. Il y a ainsi le degré de transparence spécifique de notre atmosphère (un peu plus et la chaleur des rayons du soleil frapperait trop durement la terre, un peu moins et pas assez de chaleur sur terre).

Cet atmosphère a une teneur spécifique en Oxygène (1 ou 2% de plus et l’atmosphère est trop inflammable, 1 ou 2% de moins et la teneur en Oxygène est insuffisante pour l’homme) et en CO2 (un peu plus et effet de serre trop important, un peu moins et pas de photosynthèse efficace).

Les dimensions de la lune et la distance de la lune qui est plus grosse que la plupart des satellites de planètes, à la terre sont aussi des valeurs critiques (distance terre-lune un peu plus proche et on aurait des marées géantes, un peu moins et il y aurait d’autres problèmes lors de changements d’orbites. Jupiter peut ne pas paraître comme particulièrement utile pour la vie sur terre et pourtant, c’est le cas : grâce à ses dimensions, cette planète sert de poubelle ramassant les météorites pénétrant dans le système solaire.

La distance de la terre au soleil (ni trop réduite pour éviter un ensoleillement excessif, ni trop grande pour éviter des hivers trop rigoureux), l’inclinaison de la terre sur son axe, la quantité d’eau terrestre sont d’autres valeurs vitales.

Conclusion

On peut conclure que l’hypothèse de l’existence d’un esprit intelligent communément appelé Dieu à l’origine de l’univers est largement soutenue par l’étude du cosmos et de son histoire ainsi que par celle de l’apparition de la vie. A contrario, l’hypothèse de la négation de cet esprit remplacé d’une matière ou énergie primaire qui aurait évolué d’elle-même, sans direction donnée jusqu’à constituer notre cosmos et fait apparaître la vie par l’effet du hasard et de la nécessité, cette hypothèse apparaît comme très fragile et finalement peu rationnelle.

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