Mais quelle mouche a piqué Mgr de Kerimel ?
Riposte catholique révélait le 3 juillet que le nouveau chancelier et délégué épiscopal aux mariages de l’archidiocèse de Toulouse, nommé par Mgr de Kerimel, le père Dominique Spina, avait été condamné à quatre ans de prison ferme pour le viol d’un lycéen de Pau dont il était le directeur de conscience, la peine avait été confirmée en appel. Selon la presse locale, au cours de l’instruction, le prêtre affirmait qu’il s’agissait d’une « relation consentie« , ce qui pose question sur son maintien dans le sacerdoce.
Le 7 juillet, la presse reprend l’information. La Croix indique que Mgr Guy de Kérimel, qui avait viré sans procès les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre quand il était encore à Grenoble, a dit prendre « le parti de la miséricorde ». Sic. La miséricorde instrumentalisé contre le droit, contre la justice, contre la vérité, contre les victimes…
« Il est vrai que l’abbé Spina a accompli une peine de cinq ans de prison dont un avec sursis pour des faits très graves qui se sont déroulés il y a près de 30 ans ». « Il n’exerce plus de charge pastorale, sinon celle de célébrer l’Eucharistie, seul ou exceptionnellement pour des fidèles. Considérant que nous n’avons rien à reprocher à ce prêtre depuis ces trente dernières années pour faits susceptibles de faire l’objet de poursuites judiciaires, canoniques ou civiles, j’ai donc choisi de le nommer dans cette fonction administrative ».
Le droit canonique est pourtant clair :
483§2. Le chancelier et les notaires doivent être de réputation intègre et au-dessus de tout soupçon
L’association Parler et Revivre qui aide les victimes d’agressions sexuelles commises au sein de l’Eglise catholique dénonce :
« Il n’y a pas de prise de conscience du diocèse de Toulouse par rapport aux préconisations de la CIASE. On ne comprend pas le comportement du diocèse qui le met à un poste de représentation et qui porte atteinte à sa crédibilité ».
Mgr de Kerimel devrait présenter sa démission.
Sur CNews, Jean-Pax Méfret évoque les massacres de Français en Algérie
«Personne n’évoque le souvenir», raconte Jean-Pax Méfret, auteur du livre Sur l’autre rive… en 1962, dans #Facealinfo pic.twitter.com/glENAzCARE
— CNEWS (@CNEWS) July 7, 2025
L’été 62:
Le pays qui n’existe plus :
Les quais de la douleur :
La 11ème édition du renouveau du Grand Sacre d’Angers : un succès brûlant !
Les angevins ont pu participer à une procession du Grand Sacre particulièrement solennelle et grandiose le dimanche 29 juin, sous un soleil ardent !
Même calfeutré dans sa maison en raison de la chaleur étouffante, il était en effet difficile de ne pas entendre les cantiques chantés par la foule de fidèles depuis le Parc St Nicolas jusqu’au tertre St Laurent.
Dès le matin à l’issue de la messe, les équipes de bénévoles s’affairent pour monter les structures, puis orner l’autel de multiples bouquets et guirlandes de fleurs. Le sol à son tour est soigneusement préparé à recevoir le passage de Notre Seigneur, accueillant des parterres splendides de pochoirs en sciure teintée, et des entrelacs de lierres et de fougères. A quelques pas, la chorale et les trompettistes s’adonnent à une dernière répétition ; c’est la fanfare qui donnera la cadence de la marche.
Plus à l’est, en centre-ville, et malgré la chaleur déjà montante, l’effervescence règne également, avec le même zèle que celui qui animait nos aïeux pendant des siècles jusqu’au Concile Vatican II, pour préparer le reposoir du tertre St Laurent. Il faut que la Tradition demeure. Rien n’est trop beau pour le Roi des Rois !
La procession doit être précédée de l’adoration du St Sacrement devant le magnifique reposoir de l’esplanade St Jacques.
Un peu avant 16h, l’abbé Gabard, Prieur de Gastines, prend la parole pour accueillir le clergé nombreux et la foule des fidèles, venus parfois de loin, certains depuis les confins de la Vendée et de la Charente Maritime. Un hôte d’honneur se joint à cette 11ème édition, l’abbé Davide Pagliarani, supérieur général de la Fraternité Saint Pie X. La communauté des Dominicaines enseignantes du Rafflay est présente également pour la première fois, Deo gratias !
L’abbé remercie les bénévoles et donne le ton de l’événement : « Rien ne pourra être rétabli dans la société si Notre-Seigneur n’y retrouve pas la place qui Lui est due, s’Il n’est pas à nouveau publiquement honoré ! » Une occasion de commémorer dignement les 100 ans de l’encyclique Quas Primas sur la royauté universelle de NSJC, promulguée par le pape St Pie X.
Après les invocations et les litanies, la procession s’ébranle. En tête, le Garde Suisse donne le pas, puis les enfants de la Croisade Eucharistique, les jeunes filles symbolisant les Vertus précédées de leurs petits anges, et les deux rangs de premiers communiants, jetant des pétales pour joncher le sol au passage de leur Seigneur et Maître encadré des drapeaux de Saint Michel et du Sacré-Cœur. Enfin paraît le clergé et le ballet incessant des thuriféraires encensant le Roi des Rois, Lui-même présenté avec ferveur et majesté par Monsieur l’abbé Pagliarani dans un ostensoir resplendissant !
A la suite du dais, les religieuses, Sœurs de la Fraternité et Dominicaines du Rafflay, précèdent les scouts portant le Sacré-Cœur, puis les guides, les louveteaux et les jeannettes.
Pour continuer le cortège, l’orchestre déploie instruments à vent et cuivres, faisant retentir triomphalement le Lauda Sion et autres cantiques, repris en chœur par la chorale, et par la foule des près de 800 fidèles présents. Quel faste, quel honneur pour Notre Seigneur !
Dans les rues les badauds, pourtant calfeutrés chez eux, osent sortir sur le pas des portes avec leurs enfants, amusés et saluant les fidèles, pendant que le MJCF et les étudiants de la paroisse leur distribuent des tracts et leur expliquent la raison d’être de cette tradition angevine oubliée, mais restaurée depuis maintenant onze ans.
Des personnes plus âgées se montrent au balcon, retrouvant les airs des cantiques de leur enfance. Il faut dire que malgré les fronts ruisselants, les sourires sont sur les visages et les chœurs donnent de la voix !
L’arrivée au tertre saint Laurent renoue avec la Tradition : son érection à la fin du XIXème siècle avait en effet été voulue spécialement pour accueillir l’arrivée du Grand Sacre.
L’ostensoir est respectueusement posé sur le reposoir dressé devant le tertre, la foule s’agenouille en silence pour adorer Jésus, réellement présent dans la Sainte Hostie.
« Remercions Dieu de nous permettre de Lui présenter cette réparation des outrages et blasphèmes proférés contre Sa sainte présence. Remercions-Le d’accepter notre réparation, car si c’est justice pour nous de le faire, c’est par Son infinie Bonté qu’Il l’accepte ! » explique l’abbé Pagliarani à la suite de l’adoration.
L’abbé Gabard conclut, et donne rendez-vous à tous l’an prochain pour que « Christus regnat, Christus vincit, Christus imperat ! »
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
“Beaucoup imaginent qu’ouverture internationale et souveraineté sont incompatibles”
Pierre-Marie de Berny est président du cabinet Vélite, spécialisé en renseignement d’affaires. Il a publié un rapport sur la souveraineté économique des entreprises du CAC 40. Extrait d’un entretien qu’il a donné à la revue Conflits :
[…] Beaucoup imaginent qu’ouverture internationale et souveraineté sont incompatibles, que défendre ses intérêts stratégiques reviendrait à se replier sur soi. Ce serait une erreur fondamentale. La France, comme l’Europe, doit rester ouverte aux échanges internationaux, car le commerce, les investissements étrangers et la coopération technologique sont des leviers indispensables de croissance et d’innovation. Il s’agit donc d’abord d’éviter les biais culturels et idéologiques, qui contribuent aux effets de mode comme celui de la délocalisation dans les années 2000. En plus d’être maîtrisée et organisée, je défends un modèle d’« ouverture contrôlée » : il faut que les centres névralgiques des entreprises – la recherche, le développement, les données sensibles, et la gouvernance – restent sur le territoire français. Idéalement, le capital doit aussi être majoritairement français ou européen, afin d’éviter les prises de contrôle hostiles. Des entreprises comme Thales, Safran ou Vinci démontrent que ce modèle est viable et performant. […]
L’État doit donc jouer un rôle fondamental, mais en se concentrant sur ses fonctions régaliennes et stratégiques. Défense, cybersécurité, IA, technologies quantiques : ce sont des domaines où l’intervention publique est indispensable, car le risque est trop élevé pour le privé, ou les retours sur investissement trop lents. Cependant, il ne faut pas que l’État se noie dans trop de projets, comme c’est le cas avec des plans trop larges et peu ciblés, comme France 2030, qui, bien qu’ambitieux, manquent de focus et de priorités claires. L’État doit aussi créer un écosystème d’exemplarité et communiquer dessus : cesser d’acheter systématiquement américain, privilégier les fournisseurs européens ou français dans ses achats publics, réduire la dépendance aux cabinets anglo-saxons pour ses réflexions stratégiques. Enfin, l’État doit être un gardien vigilant. Quand un groupe stratégique s’éloigne de l’intérêt national par des prises de contrôle étrangères ou des délocalisations massives, il doit agir pour recadrer et protéger la souveraineté économique. La souveraineté est une fonction régalienne et un levier de puissance.
Qu’est-ce qui freine aujourd’hui l’investissement industriel et technologique en France ?
Le principal frein est d’ordre culturel et fiscal. Ce n’est pas une question de manque de moyens financiers : le capital existe mais son investissement est freiné par une fiscalité confiscatoire et un environnement réglementaire complexe. Les entrepreneurs et Français les plus fortunés passent plus de temps à se protéger des appétit insatiable de la machine étatique qu’à investir et à innover. Cette situation nourrit une défiance structurelle, un manque de confiance dans le cadre d’investissement. Il faut libérer les énergies, alléger l’oppression administrative et fiscale, et surtout récompenser le risque entrepreneurial. Tant que ce climat de confiance ne sera pas rétabli, l’investissement restera limité, freinant notre capacité à innover et à conquérir des marchés. La souveraineté industrielle française ne manque ni de talents ni de moyens. Elle manque d’un cap clair. […]
Vers une loi sur l’euthanasie à Malte
Alors que la dépénalisation de l’avortement est en discussion à Malte, le Premier ministre Robert Abela a annoncé le 2 juillet une future législation sur l’euthanasie.
Le gouvernement envisage d’autoriser les euthanasies pour les personnes en mesure de manifester leur volonté, la demande ne pouvant émaner que du patient lui-même. La personne qui demande l’euthanasie devra être âgée de plus de 18 ans, souffrir d’une maladie incurable en phase terminale entraînant la mort dans les six mois, et « avoir épuisé tous les traitements et services thérapeutiques disponibles ». Une période de réflexion d’une semaine serait prévue.
Une proposition qui inquiète l’association des soins palliatifs maltaise. Les professionnels affirment en effet que les médecins qui indiquent qu’un patient a six mois à vivre ont tort dans environ 75% des cas.
Obstruction judiciaire aux élections libres: le cas de Marine Le Pen
Mercredi 18 juin, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) a organisé une réception sur le thème de l’obstruction judiciaire aux élections libres en Europe, en présence d’une cinquantaine de députés au Parlement européen et de diplomates en poste auprès du Conseil de l’Europe. Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur de l’ECLJ, a dénoncé l’usage fréquent des organes judiciaires pour faire obstacle à la candidature de responsables politiques conservateurs en Europe comme en Amérique. Il a analysé en particulier la condamnation dont a fait l’objet Marine Le Pen le 31 mars 2025, et exposé les « cinq actes » ayant conduit au « piège judiciaire » visant à empêcher la candidature de Marine Le Pen.
Bras de fer judiciaire sur l’avortement dans le Missouri
Jeudi 3 juillet, un juge du Missouri a bloqué plusieurs restrictions à l’avortement dans l’Eta. Selon l’ordonnance rendue par Jerri Zhang, juge de circuit du comté de Jackson, les restrictions à l’avortement seraient susceptibles de « violer le droit constitutionnel à l’avortement approuvé par les électeurs l’année dernière ».
Suite à cet arrêt le Planned Parenthood va reprendre les procédures dans l’Etat. Le procureur général du Missouri, Andrew Bailey, a toutefois déclaré que son bureau ferait « rapidement » appel de cette décision :
« Le Missouri ne restera pas les bras croisés pendant que l’industrie de l’avortement cherche à supprimer les garanties médicales de base ». « Nous continuerons à défendre l’intérêt impérieux de l’Etat à protéger la santé, la sécurité et le consentement éclairé des femmes. »
Après la révocation de l’arrêt Roe v. Wade en 2022, la loi du Missouri interdisant les avortements « sauf en cas d’urgence médicale » a été promulguée. Au mois de mai dernier, la Cour suprême du Missouri avait considéré que le juge Zhang n’avait pas appliqué les « bons critères » lorsqu’elle avait rendu des décisions en février et en décembre bloquant les restrictions en vigueur dans l’Etat.
Toutefois, après un réexamen, Jerri Zhang a à nouveau émis des injonctions préliminaires contre l’interdiction des avortements. Elle a en outre suspendu l’application de plusieurs autres lois, notamment relatives au délai de réflexion de 72 heures, aux exigences en matière d’autorisations pour les établissements pratiquant des avortements et à l’obligation pour les médecins pratiquant des avortements de détenir des « privilèges d’admission » dans certains hôpitaux situés à proximité de l’endroit où l’avortement est pratiqué.
En mai, l’Assemblée législative a approuvé une nouvelle proposition d’amendement constitutionnel visant à réimposer l’interdiction de l’avortement, mais en incluant des exceptions pour les grossesses faisant suite à un viol ou un inceste. La mesure pourrait être soumise au vote en 2026.
Un sommet pour rappeler que la liturgie est la source et le sommet de la vie de l’Eglise
Pendant quatre jours, du 1er au 4 juillet, le « Sommet sur la liturgie sacrée Fons et Culmen » s’est tenu au séminaire St. Patrick’s à Menlo Park, dans le diocèse de San Francisco, un rassemblement international qui a réuni certaines des principales figures actuelles de la pensée et de la pratique liturgiques dans l’Église. Parmi les participants figuraient les cardinaux Robert Sarah, Malcolm Ranjith et Seán O’Malley, ainsi que l’hôte de l’événement, l’archevêque Salvatore Cordileone, l’abbé Benedict Nivakoff, des musiciens, des théologiens et des liturgistes de renommée internationale.
L’initiative visait à placer la liturgie au centre de la vie ecclésiale, comme source et sommet de toute action pastorale, en reprenant l’esprit du mouvement liturgique qui a inspiré des auteurs tels que Dom Guéranger, Romano Guardini et Benoît XVI.
Le mardi 1er juillet a commencé par la célébration des Vêpres solennelles, où l’on pouvait déjà percevoir le ton de révérence, de beauté et de profondeur théologique qui marquerait tout le congrès. La séance a ensuite été présidée par le cardinal Robert Sarah, qui a prononcé un discours très attendu. Le cardinal guinéen, préfet émérite du culte divin, a lancé un appel clair à redécouvrir le caractère sacré de la liturgie et à la garder avec humilité et fidélité.
Le cardinal Sarah a rappelé que le prêtre n’est pas le maître des mystères, mais leur serviteur. La liturgie n’est pas un lieu d’expression personnelle, mais un lieu d’adoration. “Le célébrant doit être conscient du poids qui lui est confié, malgré sa fragilité et célébrer avec dévotion, obéissance et gratitude, selon les normes de l’Eglise.
La journée s’est terminée par un forum sur la formation liturgique dans les séminaires, au cours duquel ont été discutés des modèles concrets pour une pédagogie du rite qui forme le cœur du prêtre dans la fidélité à ce qui a été reçu.
Le mercredi 2 a été principalement consacré à des exposés, avec des contributions d’architectes, de théologiens et de musiciens qui ont abordé sous différents angles la noblesse du rite romain, l’architecture sacrée au service du mystère et le rôle de la musique liturgique en tant qu’art subordonné à la prière.
La messe quotidienne – toujours célébrée de manière solennelle, avec des homélies riches sur le plan doctrinal et un accompagnement musical de haut niveau – était au centre de la journée. Des moments prolongés d’adoration eucharistique et des espaces de confession ont également été prévus, donnant à la journée une tonalité marquée de retraite spirituelle.
Le jeudi 3 a été l’un des temps forts du congrès. La journée a commencé par la célébration de la Sainte Messe présidée par le Cardinal Seán O’Malley, Archevêque de Boston, suivie des Vêpres Pontificales célébrées par l’Abbé Benedict Nivakoff, en présence du Cardinal Sarah. Il régnait une atmosphère de communion hiérarchique et liturgique très stimulante en cette période d’incertitude. Parmi les interventions, celle du cardinal Malcolm Ranjith, archevêque de Colombo, a parlé de la pensée liturgique de Benoît XVI, en particulier du concept de participatio actuosa. Le cardinal Ranjith a souligné que la participation active n’est pas une question d’extériorité, mais d’union intérieure avec le mystère célébré. L’intervention du célébrant doit venir d’un cœur configuré au Christ, sans appropriation ni manipulation du rite. La journée s’est terminée par un dîner informel entre les participants et les intervenants…
La journée de clôture a eu lieu le vendredi 4 juillet. La journée a été marquée par les interventions de l’architecte Dino Marcantonio, de l’abbé Nivakoff et des prêtres Joshua Neu et Vincent Woo, qui ont traité de l’ars celebrandi, de la pastorale liturgique dans les paroisses et de la continuité avec la tradition. L’archevêque Salvatore Cordileone a prononcé un discours de conclusion profondément théologique et pastoral, affirmant que toute la liturgie doit être orientée vers le Christ, « notre pont vers le Père », et soulignant que « seul le meilleur doit être offert à la messe, parce que seul le meilleur est digne de Dieu ». Enfin, le cardinal Sarah a prononcé quelques mots qui ont servi de point d’orgue spirituel au congrès. Il a appelé à garder le don reçu et à laisser la liturgie transformer notre vie quotidienne, et pas seulement nos célébrations.
L’événement a également permis de consolider la figure de l’archevêque Salvatore Cordileone comme l’une des principales références internationales en matière de défense de la liturgie catholique. Son implication dans l’organisation du congrès, la qualité de son intervention et son travail constant pour retrouver la sacralité du culte dans son diocèse le placent de plus en plus comme une référence dans le mouvement actuel de restauration liturgique. Cordileone a fait preuve non seulement de fermeté doctrinale, mais aussi de sensibilité pastorale et de clarté formative, qualités qui ont fait de lui une voix de plus en plus écoutée aux États-Unis et à l’étranger.
“C’était Bagdad !”
Le grand remplacement n’existe pas. Mais TF1 découvre que la France ressemble de plus en plus à Bagdad.
Le même groupe de 50 jeunes, qui s’est incrusté sans payer, donc sans gilet de sauvetage. Ils ont poursuivi l’agent qui s’était réfugié dans un bungalow. Ils voulaient sa peau ! Il est traumatisé. Je ne peux pas assurer la sécurité de mes salariés. C’était Bagdad !”
Deux piscines du Bas-Rhin, une même ambiance. Pesante. Le stade nautique de Colmar a fermé ses portes durant trois jours la semaine dernière, après des incidents survenus dimanche. “Un groupe d’individus a commencé à insulter notre personnel. Puis il y a eu des échauffourées. Donc, très légitimement, notre personnel a décidé d’exercer son droit de retrait”
, explique Éric Strauman, le maire (LR) de la commune. À Strasbourg, le même jour, la piscine du Wacken a subi des troubles comparables et n’a rouvert qu’avec des horaires restreints, après le même nombre de jours de fermeture.
Mardi, au Mans, ce qui devait devenir le plus grand parc aquatique de la région a fermé définitivement… quelques heures à peine après sa grande ouverture. En cause, “Une invasion de jeunes des cités”
, qui ont violemment pris à partie un agent de sécurité, avant de lancer “une émeute de 200 à 300 personnes, munies de barres de fer et de pierres”
. Les gendarmes sont intervenus par deux fois, avec des flash-balls. “Mais ils sont revenus aussitôt
, poursuit le patron. Le même groupe de 50 jeunes, qui s’est incrusté sans payer, donc sans gilet de sauvetage. Ils ont poursuivi l’agent qui s’était réfugié dans un bungalow. Ils voulaient sa peau ! Il est traumatisé. Je ne peux pas assurer la sécurité de mes salariés. C’était Bagdad !”
La piscine de Fay-aux-Loges (Loiret), qui venait de rouvrir 15 jours auparavant, a été refermée jusqu’à nouvel ordre par la municipalité, consécutivement à l’irruption d’une quarantaine d’individus entrés sans payer, après avoir bousculé d’autres usagers dans la file d’attente, puis insulté et menacé le personnel. Des dégradations ont été constatées.
Le 21 juin, dans la commune du Bernard (Vendée), une rixe a éclaté, provoquant deux hospitalisations et gâchant la fête de la musique organisée au parc aquatique.
A Léguevin (Haute-Garonne), la mairie a publié un communiqué pour annoncer la fermeture de la piscine municipale durant tout l’été, à cause de “problématiques récurrentes d’incivilités qui engendrent des coûts et des contraintes supplémentaires”
.
A Porrentruy, petite commune suisse toute proche de la frontière française, “l’accès à la piscine de plein air sera limité du 4 juillet au 31 août aux personnes de nationalité suisse, aux titulaires d’un permis d’établissement et aux titulaires d’un permis de travail suisse valide”
, ce qui revient à interdire l’entrée aux baigneurs français venant sans visa touristique.
9 jours avec Marie-Madeleine : l’amour qui relève
Marie-Madeleine est une femme bouleversée par l’Amour du Christ, qui a tout laissé derrière elle pour aimer Celui qui l’a sauvée du péché et de la mort. Sa vie nous montre que rien n’est plus fort que la miséricorde de Jésus. Ni nos fautes, ni nos blessures, ni notre honte ne peuvent entraver son amour pour nous !
Alors du 14 au 22 juillet, à l’occasion de sa fête, l’application de prière Hozana vous propose une neuvaine pour entrer avec elle dans un chemin de libération et de confiance. Prier 9 jours avec Marie-Madeleine, c’est découvrir que l’Amour du Christ n’est pas une idée lointaine, mais une présence vivante qui peut transformer toute une existence ! Y compris la nôtre.
Inscrivez-vous dès maintenant ici : https://lc.cx/R84qIG
Un homme armé d’un couteau menace des fidèles avant la messe
Un homme de nationalité roumaine armé d’un couteau a menacé les fidèles dans la chapelle Saint-François à Rennes dimanche matin, avant d’être maîtrisé et interpellé. Le suspect a été placé en garde à vue.
3 fidèles ont déposé plainte. Une enquête a été ouverte.
Rosa Mystica 2025
Aux Philippines, les volontaires de l’association Rosa Mystica continuent de travailler sans relâche : ils visitent les différents villages, distribuent des médicaments, accompagnent des patients à l’hôpital et restent souvent sur place pour faire du catéchisme.
Voici un film présentant cette mission médicale et apostolique :
Abbé Pierre : la République savait
Dans l’émission “C dans l’air” du 9 mai 2025, intervention de Alban Mikoczy, ancien correspondant à Rome de France Télévisions :
“Ça va être assez impopulaire ce que je vais dire là, mais je l’assume parfaitement. Le rôle de la République française est honteux ! Il protège un député de la République !”
– Pourquoi dites vous cela ?!?
– Parce que le Vatican transmet les dossiers à la République française. Et la République française ne fait pas de communiqué comme l’évêque de Versailles mais prend le dossier et le classe. L’Abbé Pierre ne sera même pas inquiété par la justice publique française. Et, deuxièmement, plus tard, l’Abbé Pierre réapparaît dans les années 80 et 90 avec son combat pour le logement. A l’époque, des rumeurs circulent. Et des responsables qui étaient au courant, notamment des responsables politiques, se sont tus à ce moment-là.
Le dernier point qu’il faut soulever, ce sont les obsèques de l’Abbé Pierre. Il y a eu le message du pape Benoît XVI. On ne peut pas faire moins le service minimum : il fait 40 secondes, dans lequel il dit notamment qu’il confie à la compassion de Dieu l’Abbé Pierre… qui était à l’époque considéré comme un héros. “La compassion de Dieu”. Et je me souviens du sketch des Guignols le soir : c’était ce vilain Pape nazi qui montrait du doigt un éclésiastique français parfaitement respectable.
On a tous été aveugles !
– Les médias, les Guignols de l’Info, la République française…”
“Murmures de la cité” remercie les gauchistes pour leur publicité
Un spectacle célébrant l’histoire du Bourbonnais devait être victime des assauts de la gauche et des dissensions de la droite en raison d’une subvention de l’entrepreneur catholique Pierre-Édouard Stérin.
350 bénévoles animent le spectacle vivant historique, Murmures de la Cité. Dans une semaine, malgré les attaques de la gauche, les règlements de comptes entre forces politiques locales de droite, le spectacle tiendra la première représentation à Moulins.
Murmures de la cité, le mini Puy du Fou bourbonnais, affiche complet pour ses 3 spectacles nocturnes des 11,12,13 juillet. Échec et mat aux sectaires de gauche.
Le renouveau de la musique sacrée
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- Rogatien DESPAIGNE, chef du chœur Ephata
- livier BARDOT, professeur au conservatoire de Paris
- Abbé Guillaume ANTOINE, prêtre du diocèse de coutances
- Clémence FOUGERAY, étudiante en musicologie et en chant lyrique
Terres de Mission – Notre-Dame de Chrétienté : Bilan du 43e pèlerinage
Eglise universelle : Vie de saint Gérard
Saint Gérard Sagredo, né à Venise en 980, fut avec le roi saint Etienne, l’apôtre de la Hongrie. Le chanoine Gérard Trauchessec nous présente cette édifiante biographie du saint évêque de Csanád qui mourut martyr en 1046 : “Vie de saint Gérard Sagredo, apôtre et martyr de la Hongrie chrétienne”.
Eglise en France : Bilan du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté
Le 43ème pèlerinage de Chrétienté Paris-Chartres, à la Pentecôte, fut un beau succès. Philippe Darantière, président de Notre-Dame de Chrétienté, dresse le bilan de cet événement et explicite le contexte et le contenu de la déclaration : “Pour la Vérité, la Justice et la Paix”.
Eglise en marche : De beaux projets pour votre épargne
Edouard Vieilfaut, directeur associé de la société Credo lending, nous présente différents projets d’investissements au service du bien commun et de l’Eglise : la foncière OYKOS, le site de prière YOU PRAY et l’hospitalité des mères de Fanjeaux.
L’hérésie de notre époque
Mgr Schneider a été interrogé dans France catholique. Extrait :

« Si tu savais le don de Dieu ! »
Voici l’homélie de l’abbé Jouachim (FSSP) prononcée vendredi 4 juillet à l’occasion de la messe célébrée par l’abbé Berg (supérieur général de la FSSP) pour les 10 ans du rappel à Dieu de l’abbé Denis Coiffet :
Monsieur le Supérieur Général,
Mes chers confères,
Mes chers amis,
Nous savons tous qu’une image d’ordination, bien souvent, n’est pas seulement le souvenir d’une émouvante cérémonie ; elle n’est pas non plus un simple marque-page dans un bréviaire ou dans un missel. Cette image traduit quelque chose de la spiritualité du nouveau prêtre et, en ce qui concerne l’abbé Denis Coiffet dont nous célébrons les 10 ans du rappel à Dieu ce soir, elle dressait pour sa famille et ses amis il y a près de 50 ans, comme elle le fait toujours pour nous en 2025 d’ailleurs, un véritable programme de vie sacerdotale.
Cette image, en date du 29 juin 1977, représentait Notre Seigneur au pied d’un puits avec la samaritaine, et au verso on trouvait la phrase-clé de cet épisode célèbre de l’évangile : « Si scires Donum Dei » : « Si tu savais le don de Dieu ! ».
On y voit, de la part du Sauveur, la marque d’une extrême délicatesse : il ne juge pas, il ne condamne pas, et même s’il rappelle habilement en temps opportun à cette femme ses fautes actuelles et ses fautes passées, c’est dans une perspective de salut et de miséricorde.
Je pense, mes chers amis, que cette belle page de saint Jean a inspiré l’abbé Coiffet tout au long de sa vie de prêtre avec une mission bien précise : éveiller les âmes à l’amour de Dieu, leur révéler ses dons et sa miséricorde, mais aussi et surtout les aider à prendre conscience de la beauté de la vie ici-bas lorsqu’elle est dirigée vers la splendeur du Ciel.
Alors bien sûr, le Bon Dieu, pour ce faire, avait équipé l’abbé Coiffet en conséquence : il lui avait donné une carrure impressionnante et un tempérament de feu. L’abbé avait en outre cette capacité peu commune de susciter trois types de réactions successives chez ses interlocuteurs, qu’il s’agisse d’un petit pèlerin de Chartres dans le chapître enfant, d’un scout du Chesnay, d’un lycéen de l’Espérance, d’une mère de famille nantaise, d’un séminariste à Wigratzbad, d’un viticulteur bordelais, d’un général cinq étoiles ou d’un prélat dans son évêché.
La première réaction, c’était tout d’abord la sympathie car l’abbé Coiffet était d’un naturel jovial et prévenant. On retrouvait chez lui un je ne sais quoi de Jean Gabin, de Lino Ventura, et du Capitaine Haddock. Il possédait en outre cette capacité à mettre son interlocuteur, pourvu qu’il soit bienveillant à son égard, dans un rapport immédiat d’estime et de confiance. Auprès de lui, on se sentait écouté et compris.
La seconde réaction, c’était l’intérêt, car à une intelligence naturelle et à un esprit curieux et alerte, ses parents et ses éducateurs n’avaient pas manqué de greffer une bonne formation intellectuelle, humaine et même artistique ; et il n’est nul doute que ses parents et toute la fratrie de la place Bellecour ont eu pour lui, le petit dernier de la famille, un rôle essentiel.
Même si son père était mort prématurément, alors que le jeune Denis était au séminaire, celui-ci a gardé toujours une profonde admiration pour un homme au caractère bien trempé et aux valeurs solidement ancrées ; un homme dont le bon sens faisait l’unanimité autour de lui. On l’imagine, répondant à son fils qui lui annonçait sa prochaine rentrée à la Grande Chartreuse : « A la semaine prochaine ! ». Et la semaine suivante, le jeune Denis était de retour. Par ailleurs, l’abbé aimait à rappeler cet évènement de mai 68, lorsque des agitateurs firent irruption dans l’entreprise paternelle à Lyon afin de mutiner les employés, et qu’ils se firent mettre dehors sans le moindre ménagement par ces mêmes employés : « On ne touche pas au patron ! »
Peut-être cet évènement a-t-il consolidé une conviction durable chez un jeune homme qui allait vivre son sacerdoce dans les années perturbées de l’après-Concile : le respect du père ; le respect de l’autorité légitime. En 1988, le cœur brisé mais l’âme en paix, il quittera ainsi celui qui pour lui était pour lui un seconde père à Ecône, afin de rester fidèle à celui qui incarne à la fois la paternité suprême et l’autorité, c’est-à-dire le pape : « Je vous quitte, dira-t-il à Mgr. Lefebvre, en raison des principes mêmes qui m’ont été transmis dans votre propre séminaire ».
L’autre personnalité qui aura sur le jeune prêtre une influence de premier ordre, ce sera le curé de Garges les Gonesse, « Monsieur le Curé », comme il l’appelait. Le vieux prêtre lui transmettra, si je puis dire, « les vieux trucs du métier », qui ne s’apprennent pas dans un séminaire, mais sur le terrain. C’est lui, en particulier, qui aidera le jeune Denis à devenir un vrai pasteur : un bon pasteur. Et cela commença ici-même, à Saint Martin de Bréthencourt.
Enfin, la troisième réaction que l’abbé Coiffet provoquait chez son interlocuteur, eût-il des sentiments hostiles à son égard, c’était après la sympathie, après l’intérêt, une certaine admiration. Admiration en raison de sa capacité à entraîner les autres, de rebondir face aux échecs, de persévérer dans les difficultés, mais aussi admiration provoquée par sa foi profonde et cette certitude qui ne l’avait jamais quittée, cette voix intérieure qui lui rappelait sans cesse que le Seigneur, pour des raisons que lui seul connait, avait voulu qu’un jour il soit son prêtre.
L’homme de Dieu forçait aussi l’admiration, car malgré sa stature, son charisme, sa gouaille, ses éclats de rire, ses envolées lyriques, ou ses prières du soir qui nous nouaient à tous la gorge dans les bivouacs de Choisel ou de Soulaires, il n’a jamais été celui qui s’impose, celui qui écrase, celui qui recherche le pouvoir, celui qui court après l’estime ou la récompense.
Quand on lui propose une responsabilité, que ce soit dans un apostolat, que ce soit Supérieur de District ou aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté, il l’accepte en y voyant la volonté de Dieu, tout en estimant qu’il y a sans doute plus compétent que lui pour cette charge ; le pouvoir pour le pouvoir ne l’intéresse pas ; et quand il pense que le temps est venu de passer la main, il remet sa charge sans aigreur. Combien de fois n’a-t-on pas entendu ce fameux « place aux jeunes ! », qui traduisait si bien la confiance qu’il accordait aux autres, parfois à ses dépens, mais aussi la certitude qu’une autre aventure, qu’un autre défi l’attendait ailleurs.
Finalement, mes chers amis, notre bon abbé ressemblait sur bien des plans au saint patron de la Fraternité à laquelle il appartenait : comme lui, il était plein d’enthousiasme, d’une foi solide comme le granit breton, capable de fédérer, de motiver, mais aussi comme Pierre il était épicurien à ses heures, gaffeur en de nombreuses occasions, en particulier lorsqu’il programmait plusieurs invitations ou cérémonies le même jour dans les quatre coins de notre beau pays. Et ce qui était merveilleux, c’est que personne n’arrivait vraiment à lui en vouloir !
Mais tout comme saint Pierre aussi, mes chers amis, l’abbé Coiffet a sans doute entendu dans son cœur cette parole du Seigneur Jésus : « En vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. ». Il y a plusieurs manière de comprendre le verbe « ceindre ». Dans le langage biblique, cela signifie : «se tenir prêt pour la marche, ou pour l’action ». Les talents de l’abbé et la grâce de Dieu ont donc favorisé un ministère fécond qui a marqué les scouts, les paroissiens et les milliers de pèlerins de Chartres.
Mais voilà mes chers amis, le verbe « ceindre » veut dire aussi être prisonnier, être enchaîné. Et pour être le disciple du Seigneur, il faut prendre parfois prendre sa croix pour le suivre. Aussi l’abbé fût-il enchaîné pendant neuf mois par la maladie et il alla, comme saint Pierre, là où il ne voulait pas aller, c’est-à-dire à l’hôpital, dans ce lieu de souffrance, d’humiliation, de dépendance, puis d’anéantissement. Toutefois, nous le savons, Notre Seigneur a donné un éclairage merveilleux à ce mystère de la souffrance et de la mort : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit ».
Désormais, mes chers amis, il nous reste deux choses à faire : la première est de continuer de prier pour lui, et c’est ce que nous faisons en ce moment ; la seconde est de nous montrer dignes de l’endroit qu’il nous a montré pendant toute sa vie de prêtre et dans lequel, nous l’espérons, il nous attend. Que nous soyons neveux ou cousins, prêtres, amis de longue date ou connaissances plus lointaines, nous lui sommes tous redevables de quelque chose et par conséquent, nous nous sentons tous d’une certaine manière héritiers. A nous de marcher à sa suite ; à nous de continuer notre aventure avec le Christ pour chef et pour guide.
Nous pouvons parfois être harassés par les difficultés de cette vie : situation douloureuse dans l’Eglise, surtout pour ceux qui aiment la Messe traditionnelle à laquelle l’abbé Coiffet était tant attaché ; crise de la famille ; crise de la société ; culture mort en pleine expansion et par-dessus tout, peut-être, difficultés ponctuelles ou récurrentes dans notre combat spirituel.
C’est là, mes chers amis, qu’il nous faut imaginer un lieu qui ressemble un peu au bivouac de Gas le soir de la Pentecôte avec une foule immense, des chants, des rires d’enfants, des gens harassés de fatigue et pourtant souriants, des millions d’inconnus, le visage buriné par la chaleur et le corps fourbu, des scouts qui se saluent, une magnifique adoration qui se prépare dans un endroit ombragé, la douceur du soleil qui se couche, des vieux amis qui se retrouvent ici ou là… Et dans ce lieu de joie et de paix, il nous faut imaginer notre cher abbé entouré de ses amis lumineux, l’abbé Christian-Philippe Chanut, l’abbé Claude Michel, Jean-Marie Sorlot et tant d’autres, pourquoi pas – rien n’est impossible à Dieu !- avec une cigarette dans la main droite et un verre de whisky dans la main gauche, dire à chacun d’entre nous, avec son bon sourire, son regard bienveillant, et d’une voix rauque et paternelle : « Continue ton pèlerinage ; marche droit et sois fidèle ; si tu savais le don de Dieu ! ». Amen.
Quatrième dimanche après la Pentecôte : “ils laissèrent tout et le suivirent”
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Introït : Dominus illuminatio
Nous avons abordé avec le troisième dimanche après la Pentecôte (pour les chorales qui ne font pas la solennité de la fête du Sacré-Cœur) la longue série des dimanches de ce temps liturgique, qui sont des dimanches ordinaires, pour lesquels le célébrant revêt des ornements verts. Nous avons dit que durant cette période l’Église s’efforce, par les chants du propre de la messe, de nous inspirer les sentiments qui doivent habiter l’âme chrétienne durant son séjour sur la terre, en utilisant principalement le livre des psaumes qui en constitue l’expression inépuisable. Elle le fait par petites touches, dans un désordre apparent, qui est en réalité l’œuvre du Saint Esprit.
On peut cependant trouver en ces premiers dimanches après la Pentecôte un sentiment dominant, qui est la confiance en Dieu : nous savons que nous sommes faibles, et incapables par nous-mêmes de surmonter les difficultés et les tentations qui nous assaillent, mais Dieu est tout puissant, et il nous aime, et si nous mettons notre confiance en lui nous n’avons rien à craindre. Un psaume exprime particulièrement ces dispositions de l’âme, c’est le psaume 26, composé par David lorsqu’il fut investi de la royauté, se sentant humainement démuni devant les périls qui le menaçaient ; ce psaume figurera à plusieurs reprises dans les messes les prochains dimanches, et dès celui-ci, en voici le début dans l’Introït …
Dominus illuminatio mea et salus mea, quem timebo ? Dominus defensor vitæ meæ, a quo trepidabo ? Qui tribulant me inimici mei, infirmati sunt et ceciderunt.
Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je peur ? Le Seigneur est le défenseur de ma vie, pourquoi tremblerais-je ? Les ennemis qui m’assaillent, c’est eux qui chancellent et tombent.
On psalmodie à la suite le verset suivant du psaume 26 :
Si consistant adversum me castra, non timebit cor meum.
Même si une armée se dresse contre moi, mon cœur est sans crainte.
La mélodie calme et douce fait de cet Introït une prière pleine de ferveur et d’assurance. On remarquera au début de la deuxième phrase la même intonation qu’à la première phrase, mais une quarte plus haut, ce qui indique une insistance très marquée. Cette deuxième phrase se termine par une interrogation remontant à l’aigu d’une manière qui pourrait paraître angoissée, si la troisième phrase ne revenait à la calme assurance du début.
Graduel : Propitius esto
Après la confiance en Dieu qu’exprimait l’Introït du quatrième dimanche après la Pentecôte, nous trouvons dans le Graduel un autre sentiment chrétien, la contrition de nos péchés : nous reconnaissons que les souffrances de cette vie sont un châtiment, et nous supplions Dieu de nous pardonner et de nous libérer. Le texte est tiré du psaume 78, qui est souvent utilisé dans la liturgie du Carême ; c’est une complainte du peuple élu, vaincu, emmené en captivité, et qui se tourne vers Dieu avec repentir :
Propitius esto, Domine, peccatis nostris, nequando dicant gentes : Ubi est Deus eorum ? Adjuva nos, Deus salutaris noster, et propter honorem nominis tui, Domine, libera nos.
Seigneur, pardonnez-nous nos péchés ; que les païens ne disent pas : où est leur Dieu ? Venez à notre secours, Dieu de notre salut, et pour la gloire de votre nom délivrez-nous.
La mélodie, comme c’est généralement le cas pour les Graduels, est faite de formules que l’on retrouve en différents autres Graduels, spécialement dans ceux de ces premiers dimanches après la Pentecôte. C’est particulièrement le cas pour les trois grandes vocalises de la deuxième partie.
Alléluia : Deus qui sedes
Comme celui du troisième dimanche, le texte de l’Alléluia du quatrième dimanche après la Pentecôte est un hommage à la justice infinie et toute puissante de Dieu. Il est tiré du psaume 9, qui était déjà utilisé dans l’Offertoire de dimanche précédent ; c’est un cantique de louange au Seigneur, protecteur des faibles et défenseur des opprimés :
Deus, qui sedes super thronum et judicas æquitatem, esto refugium pauperum in tribulatione.
O Dieu qui siégez sur votre trône, et jugez avec équité, soyez le refuge des pauvres dans leur détresse.
La mélodie est très ornée et chargée de neumes. Dans la vocalise de l’Alléluia elle est joyeuse et pleine d’une calme assurance. Dans le verset il y a un net contraste entre les deux phrases : la première qui rend hommage à la majesté et à la justice divines, contient une immense vocalise sur le mot thronum, le trône où siège cette majesté, vocalise assez exceptionnelle, montant et descendant en une contemplation éperdue, pour s’élever finalement en une dernière montée jusqu’aux sommets de l’échelle ; la deuxième phrase, qui est une prière, est au contraire beaucoup plus calme, et elle retrouve pour finir la vocalise de l’Alléluia et sa paisible assurance.
Offertoire : Illumina
Après la confiance en Dieu, la contrition de nos péchés et l’acclamation de la justice divine, nous trouvons dans l’Offertoire du quatrième dimanche après la Pentecôte une supplication ardente, qui monte vers le Seigneur dans une grande détresse. Le texte est tiré du psaume 12, composé par David alors qu’il était sur le point de succomber aux attaques de ses ennemis, ne voyant plus humainement quelle solution y apporter. C’est pourquoi il demande d’abord à Dieu la lumière : à l’affirmation de l’Introït Dominus illuminatio mea, le Seigneur est ma lumière, répond cette demande :
Illumina oculos meos, nequando obdormiam in morte, nequando dicat inimicus meus : Prævalui adversus eum.
Éclairez mes yeux, pour que je ne m’endorme pas dans la mort, pour que mon ennemi ne dise pas : je l’ai emporté contre lui.
Nous pouvons faire nôtre cette prière lorsque nous sommes accablés par les doutes et les tentations, que nous n’y voyons plus clair, et risquons de succomber à la mort du péché. C’est alors que l’ennemi infernal pourrait se vanter de nous avoir vaincus, car c’est bien de lui qu’il s’agit, et on a dit de cet Offertoire que c’était la seule pièce grégorienne qui faisait parler le diable ; il faut entendre avec quelle voix grave et sombre il prononce son prævalui : je l’ai emporté. Dans l’ensemble la mélodie est très suppliante, avec des montées successives de plus en plus insistantes, puis, après la descente dans les profondeurs sur le mot prævalui, une finale plus douce et contemplative.
Communion : Dominus firmamentum
Nous retrouvons dans la Communion du quatrième dimanche après la Pentecôte le même sentiment de confiance en Dieu que dans l’Introït. Le texte est tiré cette fois du psaume 17, encore un psaume de David, dans lequel il exprime sa reconnaissance au Seigneur qui l’a délivré une fois de plus d’une grande épreuve. Nous avions déjà rencontré ce psaume à l’Introït du dimanche de la Septuagésime, et le texte de cette Communion, pris au début du psaume, figurait dans le verset de cet Introït :
Dominus firmamentum meum et refugium meum et liberator meus, Deus meus adjutor meus.
Le Seigneur est mon appui, mon refuge et mon libérateur, mon Dieu et mon secours.
On notera l’accumulation des adjectifs possessifs : c’est vraiment chacun de nous qui exprime personnellement sa confiance en Dieu dans le cœur à cœur de la Communion. La mélodie est très expressive, paisible, affirmative et pleine de ferveur. On remarquera comment les quatre substantifs firmamentum, refugium, liberator et adjutor ont leurs accents particulièrement bien soulignés.
Le concept de « guerre juste » : le cas de la guerre entre la Russie et l’Ukraine
La Nef consacre son dossier d’été sur la guerre juste, avec notamment un rappel sur le Magistère de l’Eglise, le cas de la dissuasion nucléaire, la nouveauté qu’est la robotisation, l’éthique dans l’Armée française, et une analyse du concept de la guerre juste par Pierre de Lauzun, avec un décryptage de cas pratiques, en Ukraine et à Gaza. Voici ce qu’il écrit sur l’Ukraine :
L’histoire des relations entre Russes et Ukrainiens est longue; le dernier épisode est la guerre menée depuis février 2022. Est-elle juste? La partie russe qui est à l’origine met en avant divers arguments (outre certains peu crédibles): la menace de l’Otan; le sort des russophones depuis 2014; l’histoire. Ils ne sont pas sans valeur: il y a eu une réelle poussée de l’Otan en Europe orientale, et le basculement de l’Ukraine peut être vu côté russe comme une menace grave. Mais ces arguments ne suffisent pas à justifier l’invasion. La recherche de solutions alternatives est restée très insuffisante; et le moyen utilisé est disproportionné.
En revanche, la défense ukrainienne paraît relever au départ de la guerre juste, même si de graves erreurs ont été commises (déclassement de la langue russe, bombardements de sa propre population dans le Donetsk, etc.). De même, les Occidentaux ont pris parti pour l’Ukraine et décidé de l’aider et de sanctionner l’agression, tout en évitant une guerre directe. Cela paraît justifié dans son principe. Mais cette guerre s’est prolongée, avec beaucoup de morts et de destructions. Or une fois enclenchée, la guerre a sa logique. C’est le choc de deux volontés contraires, dont la solution est recherchée dans la violence.
La sortie est dans le résultat sur le terrain: en général, la victoire d’une partie. Sinon la guerre se poursuit jusqu’à épuisement. C’est la logique à l’œuvre en Ukraine. La Russie contrôle 20 % de l’Ukraine; elle a une supériorité matérielle ; les sanctions ne l’ont pas mise à genoux : elle n’a pas de raison de s’arrêter. L’Ukraine vise à récupérer son territoire antérieur; elle a bien résisté; elle reçoit une aide conséquente: elle continue. Leurs buts de guerre sont incompatibles. Tant que ces facteurs seront à l’œuvre, la guerre continuera. Mais plus elle dure, plus les adversaires en subissent les effets, notamment l’Ukraine dont les infrastructures et l’économie sortiront dévastées (sans parler des victimes).
Les Américains ont eu bien des raisons d’aider les Ukrainiens, notamment donner un coup d’arrêt à la Russie. Cela renforçait leur hégémonie, avec un impact économique positif. Mais ces buts sont atteints, et ils peuvent dès lors vouloir une sortie. C’est a fortiori le cas avec Trump, désireux de se montrer homme de paix et de desserrer la proximité entre Russes et Chinois. Mais pour le moment il piétine.
La situation des Européens est différente: le coût de la guerre et des sanctions est élevé pour eux ; leur capacité à aider les Ukrainiens est limitée. Les sanctions les ont conduits à démanteler leurs entreprises en Russie, avec une perte de plus de 100 milliards. Or l’effet principal de ces mesures a été de conduire la Russie à réorienter son activité vers plus d’autonomie, à ressusciter un complexe militaro-industriel à la soviétique, et à se lier encore plus à la Chine. Le bilan n’est donc pas convaincant.
En outre, une victoire ukrainienne, avec la reconquête de tout son territoire, est désormais très improbable. Dans cette perspective, il faudrait négocier pour limiter les dégâts. Mais les Européens se placent dans une éthique de conviction. Il s’agit de punir la partie mauvaise: les Russes ont tort; ils ne doivent pas gagner. Et on inscrit cette guerre dans un grand récit de lutte des démocraties contre les régimes autoritaires. L’idée est alors que la Russie est dangereuse et qu’il faut l’arrêter dès que possible. Pourtant, piétinant devant la seule Ukraine, elle ne donne pas l’impression d’une puissance comparable à l’URSS. Mais les Européens sont désormais pris dans la logique de leur position. Ce faisant, ils risquent de reporter l’arrêt des hostilités à un niveau encore plus défavorable pour l’Ukraine. Si donc la réaction européenne initiale était justifiée, le jugement à porter n’est plus le même. Le souci de la paix devrait revenir au premier plan, une paix qui supposera des compromis – avant que l’Ukraine ne lâche complètement.
Compilation des témoignages sur l’avortement
Après plus d’une dizaine de témoignages vidéos avec des femmes ayant eu recours à l’avortement, l’ECLJ a compilé les passages les plus intenses pour faire ressortir la triste réalité de cet acte.
L’ECLJ agit pour que de véritables politiques de prévention de l’avortement soient mises en œuvre. Soutenez l’ECLJ en signant cette pétition.
Si vous souhaitez parler de votre expérience, vous pouvez nous écrire à [email protected] ou contacter l’Association “Mère de Miséricorde”: 0 800 746 966 / [email protected]
La nouvelle loi budgétaire de Donald Trump prévoit de suspendre pendant un an les subventions fédérales de Planned Parenthood
Le Sénat américain a validé à une voix près (grâce à JD Vance) mardi 1er juillet la nouvelle loi budgétaire de Donald Trump, qui prévoit notamment de suspendre pendant un an les subventions fédérales de Planned Parenthood.
Cette loi, votée par le Sénat mardi 1er juillet, prévoit notamment un durcissement migratoire et une hausse des dépenses militaires, financés par des coupes budgétaires santé publique, l’aide alimentaire et les politiques climatiques.
L’article 71113 prévoit ainsi de couper les subventions fédérales de toute institution « principalement engagée dans les services de planification familiale et de santé reproductive », qui pratique l’avortement et qui a touché plus de 80 000 dollars de Medicaid. Seul Planned Parenthood remplit ces critères.
D’après le dernier rapport annuel de Planned Parenthood, 200 centres de santé sexuelle dans 24 Etats différents sont menacés de fermeture. Les Républicains rappellent que l’alternative des centres de santé fédéraux (FQHC), qui ne pratiquent pas d’avortements, existe.
Planned Parenthood a déclaré qu’elle poursuivrait l’administration Trump. Alexis McGill Johnson, présidente et directrice générale de l’organisation, a fait cette annonce jeudi.
Le projet de loi, qui a été adopté par la Chambre des représentants jeudi par 218 voix contre 214 après des délibérations nocturnes, a été signé par le président Donald Trump. Alors que le texte initial du projet de loi adopté par la Chambre des représentants interdisait à l’organisation d’être financée pendant dix ans, le texte adopté par le Sénat ramène cette restriction à un an.
Planned Parenthood a reçu au moins 700 millions de dollars de fonds fédéraux par an, subventionnant ainsi des milliers d’avortements. Planned Parenthood a déclaré que, même en l’espace d’un an, 200 de ses 600 centres répartis dans tout le pays pourraient être contraints de fermer leurs portes en raison des réductions de financement.
Par ailleurs, le gouverneur de la Caroline du Sud, qui interdit l’avortement à partir de six semaines de grossesse, a pris un décret interdisant aux cliniques pratiquant des avortements de bénéficier d’un financement de l’État au titre de Medicaid. Planned Parenthood a intenté un procès et la décision de la Cour suprême a rejeté ce procès, permettant à l’État d’éjecter Planned Parenthood de son programme Medicaid. Cette décision obligera probablement Planned Parenthood à réduire ses services, voire à fermer des cliniques en Caroline du Sud.
Brent Leatherwood, président de la Commission pour l’éthique et la liberté religieuse (Ethics & Religious Liberty Commission), s’est particulièrement félicité de la suppression du financement de Planned Parenthood, un objectif de longue date pour les baptistes du Sud et la plus grande priorité législative de l’ERLC.
“L’instauration d’une véritable culture de la vie commence par l’arrêt du financement de Planned Parenthood par l’argent des contribuables. C’est précisément ce que le Congrès a fait”
“L’ERLC félicite le Congrès pour l’adoption de cet important projet de loi de réconciliation, qui comprend des politiques pro-vie et pro-famille essentielles. Avec les deux chambres qui votent maintenant pour défaire Planned Parenthood pour la première fois dans l’histoire de notre nation, il s’agit d’une étape vraiment historique pour le caractère sacré de la vie. Bien que cette disposition soit limitée à un an, elle jette les bases d’une action future visant à empêcher tout financement par le contribuable de l’industrie de l’avortement.
“Le mouvement pro-vie a passé un demi-siècle à s’efforcer de renverser l’arrêt Roe. Nous ferons preuve de la même détermination pour élaborer des propositions visant à garantir que plus jamais un seul dollar fédéral ne subventionnera la destruction de la vie”.
Martyres d’Orange : des religieuses sous la terreur
Dans Les Belles figures de l’Histoire, Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François Thomas et Véronique Jacquier :
La position de l’Église demeure inchangée concernant la franc-maçonnerie et se fonde sur trois éléments
Dans le numéro de la Nef de cet été, Benoît Dumoulin revient sur la visite d’Emmanuel Macron à la Grande Loge de France, une première pour un président en exercice. Extrait :
[…] Son propos a le mérite de la clarté et permet de mieux comprendre pourquoi l’Église continue d’interdire aux catholiques de devenir francs-maçons. Depuis le pape Clément XII en 1738 jusqu’à François en 2023, en passant par Benoît XIV, Pie VII, Léon XII, Pie VIII, Grégoire XVI, Pie IX, Léon XIII et Jean-Paul II, la position de l’Église demeure inchangée concernant la franc-maçonnerie et elle se fonde sur trois éléments :
1. Le relativisme doctrinal, c’est-à-dire la volonté de n’admettre aucune vérité extérieure à l’homme, que ce soit sur un plan naturel ou surnaturel. Ni loi naturelle, ni Révélation chrétienne pourrait être la devise des francs-maçons pour qui la raison subjective est l’unique étalon de mesure: « Ils nient que Dieu soit l’auteur d’aucune révélation. Pour eux, en dehors de ce que peut comprendre la raison humaine, il n’y a ni dogme religieux, ni vérité, ni maître en la parole de qui, au nom de son mandat officiel d’enseignement, on doive avoir foi », affirme Léon XIII dans Humanum Genus (1884).
2. Le combat contre la civilisation chrétienne: quelle que soit l’obédience maçonnique, les francs-maçons entendent combattre l’influence sociale et politique du christianisme, notamment dans les institutions et les mœurs, même si cette dimension est plus présente au Grand Orient qu’à la Grande Loge. Voilà pourquoi ils sont si attachés à la laïcité dont ils ont une vision intransigeante, voire sectaire. Ils revendiquent d’ailleurs hautement les luttes anticléricales menées par leurs aînés sous la IIIe République.
3. Enfin, le culte du secret, les rites initiatiques et autres pratiques ésotériques forment une résurgence moderne de la gnose, hérésie des premiers temps de l’Église qui réservait la connaissance à un petit groupe d’initiés. L’inverse du christianisme où aucune vérité n’est cachée.
C’est désormais une habitude de compter la franc-maçonnerie au rang des interlocuteurs légitimes des pouvoirs publics, en tant que représentants des grandes traditions spirituelles et philosophiques de France, au même titre que les représentants des religions. Cela explique qu’ils soient régulièrement auditionnés par les parlementaires dans le cadre des projets de loi dits sociétaux. Mais compte tenu de leur désir d’influencer la société et de leur fonctionnement secret, ne serait-il pas plus juste de les considérer comme des lobbyistes et de les obliger à s’enregistrer comme représentants d’intérêt devant la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avec toutes les obligations déontologiques qui en découlent ? Quand un ancien dignitaire maçonnique affirme que 35 % des parlementaires seraient membres de la Fraternelle, cette mesure n’est malheureusement pas pour demain…
Le maire de Saint-Germain-en-Laye achève d’enterrer la droite locale
Communiqué d’Audace pour Saint-Germain (APSG), le groupe de l’union des droites siégeant dans l’opposition municipale à Saint-Germain-en-Laye (78) :
Vendredi 4 juillet, Emmanuel Macron visitait la Maison natale Claude-Debussy au 38, rue au Pain (78100 Saint-Germain-en-Laye). Bloquant ainsi pendant près de cinq heures, un matin de marché et en plein pendant les soldes, l’accès aux magasins de cette voie centrale, le président de la République a été reçu par le maire, Arnaud Péricard.
Lors des élections municipales de 2020, le groupe Audace pour Saint-Germain avait déjà relevé l’éclectisme du candidat Arnaud Péricard, soutenu par quelque huit formations politiques – nationales et locales.
La chute de popularité d’Emmanuel Macron : seulement 22 % d’opinions favorables, soit – 4 points en deux mois (Elabe/ Les Echos, 03/07/25) semblait ces derniers mois ramener au bercail l’ancien LR. C’est ainsi que la fédération Les Républicains des Yvelines a organisé dans notre ville sa galette des Rois le 21 janvier.
Las, à l’image d’un gouvernement qui tire à hue et à dia et réunit des MODEM mous, des LR durs et des EPR raides, la majorité municipale ne sait plus à quel saint se vouer. Adepte d’une communication intensive, porte-parole d’Edouard Philippe, Arnaud Péricard oscille comme le pendule entre majorité et opposition, au gré du temps, à la tête d’une coalition hétéroclite de grands droitiers et de vrais centristes.
Dans une ville en déclin, désertée sous son mandat par le PSG et par la maternité, où des pas-de-porte de plus en plus nombreux attendent un repreneur, Arnaud Péricard aura fait reculer la droite comme jamais. Entre les scrutins de 2022 et 2024, le résultat des LR a été divisé par deux tandis que triplait celui du RN. Quant à l’extrême-gauche, elle a progressé, en voix, de moitié en deux ans.
Saint-Germain-en-Laye est une ville entreprenante et pondérée, attachée au travail, au patrimoine et à la tranquillité.
L’agitation et l’inconstance de cette fin de mandat déplaisent tout particulièrement à l’approche d’un scrutin municipal qui nous invite au contraire à nous concentrer sur la vie locale et sur les besoins immédiats des Saint-Germanois : se loger, se déplacer, vivre en sécurité, accéder à des services.
Entre national et local, entre la droite et le centre, il faut choisir !
En avant-première, le film Sacré Cœur diffusé à Paray-le-Monial
SACRE CŒUR a été présenté en avant-première vendredi dernier, 27 juin, à Paray-le-Monial, devant plus de 1330 personnes venues assister aux fêtes du Sacré Cœur et à la clôture de l’année jubilaire (350e anniversaire des apparitions de Jésus-Christ à sainte Marguerite-Marie). Standing ovation finale pour les réalisateurs qui étaient présents et très émus.
SACRE CŒUR sortira sur les écrans de cinéma le 1er octobre prochain, mais vous pouvez d’ores et déjà prévoir une séance spéciale près de chez vous. Parlez-en à votre curé dès maintenant pour programmer un bel événement pour la rentrée paroissiale. En fonction de la mobilisation attendue pour cette séance, il est tout à fait possible d’envisager de faire venir les réalisateurs ou l’un des intervenants du film à cette occasion.
Pour organiser une telle séance dans votre cinéma favori, n’hésitez pas à contacter Joséphine ([email protected] – pour tout l’ouest de la France) ou Coralie ([email protected] – pour tout l’est) cet été.
Lancement de SPUCTV
Voici des nouvelles toutes fraiches de la “Société pour L’Enfant à Naître” qui devraient intéresser beaucoup de lecteurs.
“Je suis ravi de pouvoir partager avec vous la nouvelle d’un tout nouveau projet sur lequel l’équipe des communications travaille depuis six mois. Dans un peu plus de deux semaines, SPUCTV sera lancé, avec le premier épisode d’une nouvelle émission de magazine hebdomadaire : Heartbeat. Chaque semaine, nous vous proposerons des interviews de personnalités pro-vie, les dernières nouvelles nationales et internationales et l’occasion d’approfondir des questions controversées.”
“SPUCTV fera partie intégrante de la mission globale de SPUC visant à mettre fin à l’avortement, par le biais de changements législatifs et culturels.
N’oubliez pas de vous abonner à notre chaîne SPUCTV et de la partager avec toutes les personnes que vous connaissez et qui s’intéressent à la cause pro-vie ! Nous aimerions connaître votre avis, à vous, nos sympathisants, sur les sujets que vous souhaiteriez voir abordés dans les prochains épisodes de Heartbeat.
Je suis ravi de lancer SPUCTV et j’espère que vous nous rejoindrez dans cette aventure passionnante !”
Cordialement,
Peter Kearney
Communications Manager
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
5 juillet 1925-2025: hommage à Jean Raspail
Né le 5 juillet 1925, Jean Raspail aurait eu cent ans aujourd’hui.
Une bonne occasion pour prier pour l’auteur du “Camp des saints” ou de “Sire” – et le remercier pour tout la fidélité qu’il a témoignée au Royaume de France, abandonné par ceux qui prétendent le gouverner et qui, en réalité, l’asservissent à des intérêts étrangers!
RIP.
Traditionis custodes : Un nouveau livre confirme le rapport officiel du Vatican
Suite aux révélations de Diane Montagna sur le rapport officiel du Vatican qui a servi à justifier la publication de Traditionis Custodes, le bureau de presse du Vatican a déclaré que ce qui avait été publié était partiel et que la décision de François s’est aussi appuyée sur d’autres rapports. Or François lui-même a justifié ses restrictions par le questionnaire aux évêques dont on sait désormais pourtant qu’il était positif.
Ces révélations ont précipité la publication d’un livre, intitulé La liturgie n’est pas un spectacle : Le questionnaire aux évêques sur l’ancien rite – Une arme de destruction massive ? Il contient non seulement les sections du rapport officiel de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur son enquête auprès des évêques, mais aussi une section clé supplémentaire. Il est co-écrit par le liturgiste italien et ancien consulteur des Congrégations pour la doctrine de la foi et le culte divin, don Nicola Bux, et l’ancien rédacteur en chef de L’Osservatore Romano du Vatican, le journaliste italien Saverio Gaeta. Initialement prévu pour une sortie en octobre 2025, l’éditeur a pris la décision de rendre le livre disponible en ligne après avoir vu le rapport de Diane Montagna.
Un chapitre du livre, intitulé « La consultation scellée », contient ce qu’il appelle « la partie la plus intéressante du dossier, c’est-à-dire l’évaluation globale ». Le texte correspond à la version originale italienne publiée le 1er juillet. Un autre chapitre du livre, intitulé « Le Florilège du dossier », comprend la collection de citations tirées des réponses reçues des diocèses. Il correspond au recueil de citations publié le 1er juillet. Un troisième chapitre du livre, intitulé « Le questionnaire en détail », présente ce qui n’a pas été divulgué jusqu’à présent : des extraits choisis des résumés de chaque continent et des pays à l’intérieur de ces continents.
Le père Bux et Gaeta ont découvert des résumés contenant des données détaillées et précieuses sur la manière dont Summorum Pontificum était mis en œuvre, ou parfois ignoré, dans chaque pays. Par exemple, ils notent que « sur les 178 diocèses latins des États-Unis, 65% ont répondu, soumettant 115 rapports » et que « 62% des évêques rapportent que la FE [Forme Extraordinaire] répond à un besoin pastoral exprimé par les personnes qui, grâce à elle, mènent une vie de foi riche, profonde et fructueuse ». En revanche, ils notent « l’extrême faiblesse de la participation des diocèses sud-américains » qui « a conduit les responsables de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à suggérer que cela pouvait être dû à »la présence de la FSSPX, puisque la Fraternité est présente dans tous les pays d’Amérique du Sud, avec un grand séminaire, 10 prieurés, 61 chapelles et 8 écoles”. En fait, aucune réponse n’a été reçue de l’Argentine, du Chili, de l’Équateur, des Îles Falkland, du Pérou ou du Venezuela”.
De même, aucune réponse n’a été reçue de la part de nombreux pays d’Afrique. La synthèse sur le continent africain note cependant que “dans les trois régions où elle a été célébrée, les réponses ont exprimé un soutien total : Bénin (« Il n’y a que des aspects positifs, elle contribue à l’enrichissement et à la paix »), Gabon (« Aspects positifs : le silence, la méditation, la solennité du rite ; la forme est propice à l’approfondissement de la foi, elle transporte dans les sphères célestes ; et aspects négatifs : variété limitée des textes, la langue latine peut créer une barrière ou conduire à une distraction mentale »), Maurice (« Satisfaction générale après une période d’incompréhension »).
Par ailleurs, le résumé sur la France note que « sur les quatre-vingt-quinze juridictions latines en France, quatre-vingt-sept ont soumis un rapport ». Les réponses révèlent que « dans 80% d’entre elles, la messe dans la FE a été célébrée dans au moins un lieu, répondant à un besoin pastoral spécifique ». Relevant les aspects positifs et négatifs mis en évidence par les évêques français et leurs recommandations, la synthèse indique que :
« 42 % des évêques demandent que, d’une manière ou d’une autre, l’enrichissement mutuel des deux formes soit encouragé ; 17 % soulignent la nécessité de veiller à ce que les fidèles attachés à la forme extraordinaire ne vivent pas trop isolés du reste du diocèse, en favorisant toujours un esprit d’ouverture et de respect mutuel ; [tandis que] 13 % suggèrent de ne rien changer à l’équilibre pacifique que Summorum Pontificum a permis d’instaurer. »
Il ne s’agit là que d’un échantillon des résumés des continents et des pays. Le livre contient également d’autres données et analyses qui n’ont pas été divulguées jusqu’à présent.
