Censure du film La Passion : Netflix recule
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
Finalement Netflix a rétabli – le Vendredi Saint – la citation d’Isaïe en ouverture du film de Mel Gibson La Passion du Christ. Aucune raison n’a été donnée, mais il est évident que les réactions, et les appels au boycott de Netflix, ont été déterminants.
Il semble se confirmer que la censure du verset d’Isaïe vient du fait que ce chapitre 53 est tellement messianique que les juifs l’ont exclu des lectures de la synagogue. LifeSiteNews a interrogé dans la rue des juifs pratiquants en leur citant la phrase, une bonne dizaine d’entre eux ont dit que cela devait se trouver dans le Nouveau Testament…
Grande neuvaine pour un conclave sous la conduite de l’Esprit Saint
Le 7 mai prochain, les cardinaux du monde entier se réuniront en conclave pour élire le nouveau successeur de Pierre.
Mais avant que la fumée blanche ne s’élève au-dessus de Rome, nous sommes tous appelés à nous tenir en prière, unis et fervents, pour demander à l’Esprit Saint d’éclairer leur discernement.
Notre époque est marquée par de profonds bouleversements : guerres, divisions, crise de la foi, perte des repères. Dans ce contexte troublé, l’Église est appelée plus que jamais à porter l’Évangile au cœur d’un monde blessé, inquiet.
Elle a besoin d’un pasteur fort, humble et totalement rempli de l’Esprit Saint pour cela !
C’est pourquoi, l’application de prière Hozana vous invite à vivre une grande neuvaine à l’Esprit Saint, proposée par le journal France Catholique, du 29 avril au 7 mai, pour accompagner cet événement décisif, dans la foi et l’espérance.
Qu’Il souffle puissamment sur le conclave en inspirant, éclairant et fortifiant ceux qui auront la grande mission de choisir celui qui guidera l’Eglise dans les défis de notre temps !
Inscrivez vous ici : https://lc.cx/B8b_Kc
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Un camion montrant des photos de victimes d’avortement circule dans la ville canadienne de Hamilton, en Ontario
Les habitants de Hamilton découvrent la réalité de l’avortement alors qu’une camionnette présentant des photographies de victimes d’avortement circule dans la ville.
Cette semaine, le Centre canadien pour la réforme bioéthique (CCBR) a installé un grand écran à l’arrière d’une camionnette qui diffuse des vidéos montrant l’horrible réalité de l’avortement alors qu’elle circule dans Hamilton.
Le média CBC, financé par le gouvernement, a condamné les vidéos, admettant involontairement que l’avortement est une expérience horrible et traumatisante.
Le porte-parole de la police, Adam Kimber, a déclaré à CBC que les activités de sensibilisation du CCBR étaient protégées par la liberté d’expression, même si les panneaux d’affichage « peuvent être dérangeants ».
« L’affichage d’un contenu graphique n’est pas en soi une infraction criminelle en vertu de la loi canadienne ». “À moins que le matériel ne viole des seuils juridiques spécifiques tels que l’obscénité ou l’incitation à la haine, il est protégé par le droit à la liberté d’expression.
Les photographies de victimes d’avortement sont très explicites.
Le directeur de la communication du CCBR, Jonathon Van Maren, a récemment interviewé Trevor Polo, stratège de Protect Life Michigan (PLM), pour discuter de l’efficacité de la photographie des victimes d’avortement. Selon un sondage PLM, lorsque l’imagerie de la victime a été utilisée, les sentiments négatifs à l’égard des pro-vie ont en fait augmenté, passant de 31 % à 40 %. Dans le même temps, cependant, les sentiments négatifs à l’égard de l’avortement lui-même ont également augmenté.
Un professeur licencié pour s’être opposé aux « transitions de genre » pour les enfants obtient 1,6 million de dollars
Le Dr Josephson a risqué sa carrière et sa réputation pour dire la vérité, et l’université de Louisville l’a licencié pour avoir pris position. Près de dix ans plus tard, la victoire juridique du Dr Josephson montre comment l’idéologie du genre a envahi l’Amérique, alors que la vérité l’a emporté.
Un ancien professeur de l’université de Louisville s’est vu accorder 1,6 million de dollars dans le cadre d’un procès pour liberté d’expression après avoir été licencié pour avoir critiqué les traitements transgenres destinés aux enfants souffrant de confusion sexuelle.
Le Dr Allan Josephson, qui était chef de la division de psychiatrie et de psychologie de l’enfant et de l’adolescent de l’université, « a été rétrogradé, harcelé et finalement licencié pour s’être exprimé sur les méfaits de la “transition” des enfants », selon l’Alliance Defending Freedom (ADF), le groupe d’avocats qui a représenté le psychiatre respecté dans l’affaire.
La persécution de Josephson a commencé en 2017 après qu’il ait participé à une table ronde sur l’idéologie transgenre à la Heritage Foundation.
Les membres du personnel du centre LGBT de l’université de Louisville auraient été offensés par les propos de Josephson et auraient poussé sa division à sanctionner le psychiatre.
La pression s’est accentuée après qu’il a agi en tant que témoin expert dans un procès concernant la politique d’un district scolaire à l’égard des personnes souffrant d’un trouble du genre qui utilisent des salles de bains réservées aux personnes de sexe opposé.
Josephson a d’abord été rétrogradé de chef de division à membre junior de la faculté et a vu son salaire et ses avantages réduits avant d’être renvoyé de l’école en 2019.
M. Josephson a déclaré :
« Malgré les circonstances que j’ai subies avec mon université, je suis bouleversé de voir que mon cas a contribué à ouvrir la voie à d’autres praticiens médicaux pour qu’ils comprennent la vérité universelle selon laquelle la modification du sexe biologique est incroyablement dangereuse, alors que l’acceptation de son sexe mène à l’épanouissement ».
Travis Barham, avocat principal de l’ADF, a souligné :
« Après plusieurs années, la liberté d’expression et le bon sens ont remporté une grande victoire sur les campus universitaires ». “Dès 2014, le Dr Josephson a vu la vérité derrière les procédures dangereuses que les activistes imposaient aux enfants en difficulté avec leur sexe. Il a risqué son gagne-pain et sa réputation pour dire la vérité avec audace, et l’université l’a puni pour avoir exprimé son opinion – en fin de compte en le renvoyant.”
“Cette communion viscérale avec le pape… n’a jamais empêché que nous posions des questions respectueuses”
Extrait ‘une tribune de l’abbé Guillaume de Tanouärn dans La Croix :
Il y a beaucoup d’idées préconçues sur la relation que les traditionalistes aujourd’hui entretiennent avec le pape François. On nous voit souvent comme étant théologiquement « à couteaux tirés » avec le Saint-Père. Et pourtant, pour nous comme pour tout autre, il reste le Saint-Père. Si éloignés que puissent nous apparaître certains de ses combats, nous devons essayer d’aimer cette grande figure de la gauche mondiale qui s’en est allé, en pleine conscience, rejoindre la droite du Père dans l’Éternité. […]
Cette communion viscérale avec le pape, justement parce qu’elle est profondément ancrée dans l’inconscient spirituel des catholiques, n’a jamais empêché que nous posions des questions respectueuses à l’autorité ecclésiastique. Pour moi qui suis membre de l’Institut du Bon-Pasteur, créé en 2006 grâce au pape Benoît XVI, avec pour charisme propre la critique constructive des textes du concile Vatican II, cette critique, encouragée d’en haut, n’empêche pas l’esprit de communion, mais, dans la mesure où elle est sincère (in azimis sinceritatis répète-t-on dans la liturgie pascale) renforce cet esprit de communion.
Faut-il avoir peur de la vérité dans l’Église ? Faut-il craindre d’être sincère ? Le concile Vatican II, quoi qu’on en pense, a introduit la liberté de pensée dans la Maison de Dieu et, par conséquent, un pluralisme dont les traditionalistes doivent aussi pouvoir profiter. La première image de ce pluralisme théologique est la liberté liturgique, tant qu’elle ne s’oppose pas au dogme. Il faut bien reconnaître que François, condamnant en quelques lignes le rite traditionnel, dans son motu proprio, a fait preuve de dureté en défendant vis-à-vis des tradis une politique d’exclusion. Mais au fond peu importe !
Ce que nous ne devons supporter nulle part entre frères chrétiens, c’est l’idéologie. Le pape François utilisait fréquemment ce mot, par exemple pour disqualifier des discours conservateurs dans l’Église. Bien des conservateurs, comme s’ils étaient lassés de produire un discours approprié aux circonstances, se sont réfugiés de fait dans un psittacisme idéologique. Mais il n’y a pas qu’eux qui oublient le réel.
Combien, dans le mainstream ecclésial, n’ont pas su évoluer depuis la fin du Concile et n’ont pas vu que les classes populaires auxquelles ils entendent s’adresser – c’est ce que l’on appelle l’option préférentielle pour les pauvres – sont plus proches aujourd’hui (horresco referens) des identitaires de droite que d’une gauche, qui, en France tout au moins, est couturée de partout après trente ans de combat politique approximatif.
Le monde change et Vatican II était un concile adapté à l’optimisme des années 1960, mais qui, dans Gaudium et spes par exemple, contraste avec le pessimisme de nos sociétés européennes, qui sont conscientes de traverser une crise existentielle. Ce faisant, les sociétés occidentales et la société française en particulier, dans laquelle la créolisation est peut-être plus avancée qu’ailleurs, posent à l’Église des questions gênantes, loin des perspectives euphoriques ouvertes par le dernier concile.
Il me semble que le pape François, qui n’était pas un idéologue, avait compris ce risque existentiel dès son voyage à Strasbourg, où il avait traité l’Europe de « vieille femme stérile ». Il avait préféré s’en tenir à l’optimisme conciliaire et aux principes humanistes pourtant fortement mis à mal dans les sociétés occidentales. Cela incluait une politique de respect de la vie, à laquelle il s’est tenu durant tout son pontificat, jusqu’à comparer un avortement à l’œuvre d’un tueur à gages.
Dans ses deux derniers voyages en France, à Marseille et en Corse, il ouvre une autre piste : celle de la religion populaire, de la dévotion à Marie et au Sacré Cœur, à saint Joseph aussi. Ces dévotions, cette religion de la proximité de Dieu, ce catholicisme du « saint peuple chrétien », François le connaît par cœur. Il ne faut pas oublier qu’il avait été élevé par sa grand-mère, Rosa, une vieille femme sans doute plus importante dans sa vocation pastorale universelle que n’ont pu l’être ses formateurs jésuites, les théoriciens de la théologie du peuple ou le père Pedro Arrupe, charismatique supérieur des jésuites après le Concile.
Un assistant parlementaire de LFI placé 6 fois en garde à vue
Ritchy Thibault, le collaborateur parlementaire du député LFI Ersilia Soudais, fait de nouveau parler de lui après des propos dimanche soir que les autorités qualifient d’appel à l’insurrection. Il est interdit d’accès à l’Assemblée nationale.
Parmi les orateurs du rassemblement contre «l’islamophobie» qui s’est tenu dimanche, Ritchy Thibault s’est particulièrement distingué par la virulence de ses propos – à tel point que le préfet de police a annoncé dans la foulée son intention de «saisir la justice» :
«Qui sont les responsables de la mort d’Aboubakar, qui a du sang sur les mains ? C’est CNEWS ! c’est Monsieur Bolloré ! C’est Frontières !» «On ne peut pas compter sur les institutions ! La police, la justice véhiculent l’islamophobie et le racisme ! On ne peut compter que sur nous-mêmes. Il faut qu’on se défende par nos propres moyens ! Il faut constituer partout dans le pays des brigades d’autodéfense populaire !»
Début octobre, d’autres propos lui avaient valu également un signalement, lorsqu’il avait déclaré au cours d’un rassemblement de soutien à Gaza que «le seul chemin dans les rues de Paris, c’est l’intifada».
Depuis octobre, Ritchy Thibault est interdit d’accès à l’Assemblée nationale par les services de l’Assemblée – interdiction contre laquelle il a déposé un recours.
Plus récemment, Bruno Retailleau a déposé plainte pour «injure publique» contre le collaborateur parlementaire, après qu’il a qualifié les policiers d’ «enfants de Pétain».
Jordan Bardella et même Emmanuel Macron avaient porté plainte contre lui en 2024, chacun pour des menaces : Ritchy Thibault avait promis d’ «éradiquer» le premier, et évoqué devant le second, en plein Salon de l’Agriculture, le fait que la France était «le pays de la Révolution française, le pays qui fait tomber la tête des monarques».
Ritchy Thibault a passé une cinquantaine d’heures en garde à vue. Il est convoqué mercredi 30 avril pout répondre de ses propos concernant la manifestation du 1er mai pour laquelle il invite les factions de gauche à «déborder le dispositif» de sécurité.
Il a déjà été placé au moins 6 fois en garde à vue.
L’assassin du Gard et sa famille auraient du être expulsés en 2005
Suite au meurtre d’un migrant malien dans la mosquée de La Grand-Combe (30), le suspect, Olivier Hadzovic, Rom vivant du RSA, a traversé la frontière italienne et s’est rendu à la police avec sa tante, résidente à Pistoia, en Toscane.
Il appartient à une famille qui devait être expulsée.
Septembre 2005 : La famille Hadzovic reste unie en France (20 Minutes)
Safet Hadzovic peut rester en France avec sa famille. Le tribunal administratif de Lyon vient d’annuler l’arrêté de reconduite à la frontière visant ce Bosniaque. Arrivé en France en 2001 avec sa femme et leurs onze enfants, Safet Hadzovic avait déposé pour lui et sa famille une demande d’asile politique, rejetée. Mais aucun arrêté de reconduite n’avait été pris à l’encontre de sa femme, originaire du Monténégro, et de ses enfants. Dans son jugement, le tribunal a estimé que l’expulsion de Safet Hadzovic portait « une atteinte disproportionnée » à son droit « au respect de sa vie de famille ».
Avril 2025 : Âgé de 20 ans, né à Lyon d’origine bosnienne, il est membre d’une fratrie de onze enfants.
Pendant la manifestation de LFI, nous avons entendu des guignols accuser CNews et Bolloré d’attiser ce type d’assassins. Mais personne pour dénoncer l’immigrationnisme sauvage et le rôle des tribunaux… La société multiculturelle est une société multiraciste. La France est devenue un terrain d’affrontement entre communautés.
L’église Saint-Martin à Colmar vandalisée
Un individu s’est introduit par effraction dans la nuit de jeudi à vendredi à l’intérieur de la collégiale Saint-Martin, deuxième plus grand édifice catholique en Alsace. Aucun vol n’a été constaté, mais plusieurs dégradations sont à déplorer.
Deux vitrines en verre ont été fracturées. Trois objets liturgiques ont été prélevés puis abandonnés à d’autres endroits : une custode retrouvée endommagée, un calice et un ciboire vide. Un autre ciboire, vase sacré ne contenant pas non plus d’hosties consacrées, a été trouvé dans la sacristie : la croix sommitale de son couvercle a été brisée. Pour pénétrer dans la sacristie, l’intrus a cassé un panneau de bois en bas de la porte. De nombreux meubles ont été fouillés, tandis que des cartons contenant notamment des bougies ont été ouverts et renversés.
Il s’en est pris à trois statuettes sans valeur historique : l’une représente la Vierge, dont les mains ont été cassées, une autre le Christ dont une main a été brisée, et la troisième le Christ portant sa croix, laquelle a été dégradée ainsi que ses mains.
Le Conclave commencera le 7 mai
Les 135 cardinaux âgés de moins de 80 ans sont convoqués dans la chapelle Sixtine le mercredi 7 mai pour élire le prochain Souverain pontife. La date a été annoncée à l’issue de la cinquième congrégation générale, qui a eu lieu de 9h à 12h25 ce lundi 28 avril, et à laquelle ont participé 180 cardinaux, dont un peu plus d’une centaine de cardinaux électeurs.
Lors de cette réunion, près de vingt interventions se sont succédées, portant sur L’Église catholique, ses relations avec le monde, les défis à venir et les qualités que le nouveau Pape devra posséder pour y répondre. Conformément à la constitution apostolique Universi Dominici Gregis, signée par Jean-Paul II en 1996 puis complétée par Benoît XVI et François, le conclave débutera au dix-septième jour de vacance du Siège apostolique.
Le matin du mercredi 7 mai, tous les cardinaux se retrouveront dans la basilique Saint-Pierre au Vatican, afin de prendre part à la messe votive «Pro Eligendo Romano Pontifice». Puis, dans l’après-midi, ils se rendront dans la chapelle Pauline du Palais apostolique et, en habit de chœur, iront en procession solennelle, au chant du Veni Creator, jusqu’à la chapelle Sixtine.
Lorsque le dernier des cardinaux électeurs aura prêté serment, le maître des célébrations liturgiques annoncera «l’extra omnes», locution latine qui signifie «dehors tous!». Seuls resteront dans la chapelle Sixtine le maître des célébrations liturgiques et l’ecclésiastique choisi pour délivrer la deuxième des méditations, le cardinal non électeur Raniero Cantalamessa, ancien prédicateur de la Maison pontificale. Ces derniers sortiront après la méditation. Ensuite, le doyen du Sacré Collège, le cardinal Giovanni Battista Re, soumettra au collège des électeurs la question de savoir si l’élection peut avoir lieu.
Pour que l’élection du nouveau Souverain pontife soit valable, son nom doit faire l’objet d’au moins deux tiers des voix, comptées sur la base des électeurs présents et votants. L’après-midi du premier jour, le 7 mai, il n’y aura qu’un seul tour de scrutin. Si l’élection n’a pas lieu au premier tour, il y aura les jours suivants deux tours de scrutin, le matin et l’après-midi.
Après trois jours sans résultat, les scrutins sont suspendus pendant une journée au maximum afin de permettre une pause pour la prière, une libre discussion entre les électeurs et une brève exhortation spirituelle, donnée par le premier cardinal de l’ordre des diacres, soit le plus ancien des cardinaux-diacres à prendre part au conclave, le cardinal français Dominique Mamberti.
Le vote reprendra ensuite selon la même forme, et après sept tours de scrutin, si l’élection n’a pas eu lieu, une nouvelle pause est organisée pour la prière, la conversation et l’exhortation, donnée par le premier cardinal de l’ordre des prêtres, le cardinal croate Vinko Puljic. Les cardinaux procèderont ensuite à une nouvelle série de sept scrutins, suivie, en cas d’échec, d’une nouvelle pause de prière, de discussion et d’exhortation, tenue par le premier cardinal de l’ordre des évêques, qui est également le doyen du collège cardinalice.
Si les scrutins n’aboutissent pas, une nouvelle journée est réservée à la prière, à la réflexion et au dialogue. Lors des scrutins suivants, seuls les deux noms ayant obtenu le plus grand nombre de voix au scrutin précédent deviennent éligibles. Une majorité qualifiée d’au moins deux tiers des cardinaux présents et votants est requise pour que l’élection soit validée.
Conformément à la constitution apostolique, les cardinaux électeurs sont tenus au secret absolu et à l’isolement. Aucun contact n’est autorisé avec le monde extérieur. Le conclave se tient sur le territoire de l’État de la Cité du Vatican, entre la résidence Sainte-Marthe où logeront les cardinaux durant tout le déroulé de l’élection, et la chapelle Sixtine, où ils se réuniront quotidiennement pour voter. Les espaces réservés aux célébrations liturgiques seront fermés aux personnes non autorisées.
Le cardinal Angelo Becciu n’entrera pas au conclave, ayant renoncé aujourd’hui à « tout droit de vote », suite à sa condamnation.
Conclave : l’appel de Mgr Schneider
Diffusé par Renaissance catholique :
Que le Seigneur, dans son infinie miséricorde, regarde les prières, les larmes et les sacrifices de tous les vrais catholiques qui aiment notre Église Mère et qui, en ces jours, implorent humblement et avec confiance l’infinie miséricorde de Dieu pour qu’il nous accorde un nouveau pape qui, ardent de zèle pour la gloire du Christ et le salut des âmes, puisse « affermir les frères dans la foi » (Lc 22, 32), étant inébranlablement fidèle à son nom et à son devoir de Successeur de Pierre et Vicaire du Christ sur terre.
Puisse le Seigneur, par un nouveau Pape, brûlant de zèle pour la gloire du Christ et le salut des âmes, défendre le troupeau du Christ contre les loups intrus des ecclésiastiques incrédules et mondains qui brûlent impudemment de l’encens devant les idoles des idéologies du temps, empoisonnant ainsi spirituellement la vie de l’Église, qui ressemble à un navire battu par la tempête, où « les eaux de cale des vices se sont accumulées et les planches pourries retentissent déjà du naufrage », comme le pape saint Grégoire le Grand, lors de son accession au sacerdoce, décrivait l’état de l’Église Romaine à son époque. Que par un nouveau Pape, brûlant de zèle pour la gloire du Christ et le salut des âmes, le Seigneur vienne en aide au Siège Apostolique, qui de nos jours est spirituellement enchaîné, semblable aux chaînes matérielles dans lesquelles l’apôtre Pierre a été mis au début de la vie de l’Église, libérant le Siège Apostolique des chaînes de l’alignement avec l’agenda mondialiste matérialiste, moralement dépravé et antichrétien de ce monde.
Que le Seigneur nous accorde un nouveau Pape qui, brûlant de zèle pour la gloire du Christ et le salut des âmes, sera prêt à défendre l’intégrité de la foi catholique, de la liturgie catholique et de la discipline ecclésiastique, au prix, si nécessaire, du témoignage suprême de sa vie par amour pour Jésus-Christ et les âmes immortelles.
Que tous les véritables fils et filles de l’Église implorent la grâce de l’élection d’un nouveau Pape, pleinement catholique, pleinement apostolique et pleinement romain. Ils peuvent le faire par la prière, notamment par les heures d’Adoration eucharistique et le Saint Rosaire, en cas des prêtres et les évêques par la célébration du sacrifice de la Messe avec cette intention, et aussi par des sacrifices personnels, qui peuvent consister à supporter patiemment les croix de sa vie, les souffrances corporelles et spirituelles, les mortifications corporelles, le jeûne et surtout les actes d’amour surnaturel pour Dieu et le prochain.
Nous croyons que le Seigneur viendra en aide à son Église, qui, de nos jours, ressemble à une barque dans la nuit, « était au milieu de la mer, et les disciples avaient beaucoup de peine à avancer, car le vent leur était contraire ». Puisse le Seigneur revenir « vers la quatrième veille de la nuit, en marchant sur la mer, en disant : « Prenez confiance, c’est moi, ne craignez point. » (Mc 6, 47-50).
26 avril 2025, Fête de Notre-Dame du Bon Conseil
+ Athanasius Schneider
Premier bilan de ces douze années de pontificat
Alors que les obsèques du pape François le samedi 26 avril, à Rome, ont rassemblé la plupart des puissants de ce monde, Donald Trump en tête, et que se prépare un conclave à l’issue particulièrement incertaine, il n’est pas interdit, après avoir confié l’âme du pape défunt à la miséricorde de Dieu, de tenter un premier bilan de ces douze années de pontificat.
Des ruptures symboliques
Dès son apparition à la loggia de la basilique Saint Pierre le 13 mars 2013 le tout juste élu pape François avait stupéfié le monde en demandant à la foule, réunie devant lui, de le bénir avant que lui-même ne la bénisse. Le nouveau style avait été immédiatement affirmé sous les yeux incrédules de celui qui avait été le cérémoniaire de Benoît XVI, Mgr Guido Marini : rupture avec les pratiques usuelles et « appel au peuple ». Après le temps de « l’Eglise conciliaire », selon l’expression du cardinal Benelli, était venu celui de l’Eglise synodale, de “odos”, le chemin. Une Eglise en marche, en perpétuel mouvement.
Une Eglise dans laquelle le « peuple de Dieu » est promu au rang de lieu théologique, les évêques n’étant plus que des membres particuliers de ce troupeau en mouvement comme l’illustrera ultérieurement, à satiété, la communication autour de la synodalité représentant un évêque, en crosse et mitre, au milieu d’une masse de personnes en marche et non la guidant, en en prenant la tête.
Cette rupture avec les traditions et habitudes de l’Eglise s’est ensuite manifestée dans de multiples gestes : logement à Sainte Marthe et non à Saint Pierre, enterrement à Sainte Marie Majeure et non à Saint Pierre, mise en avant du titre d’évêque de Rome au détriment de celui de vicaire du Christ, hostilité aux pratiques liturgiques traditionnelles, paradoxales chez un chantre des piétés populaires.
Le pape des périphéries
Le pape François, dès son élection, a mis son pontificat sous le signe de l’accueil de ce qu’il appelait les périphéries. Périphéries sociales : les migrants et religieuses ; les personnes en délicatesse avec l’enseignement traditionnel de l’Eglise : divorcés remariés, homosexuels et transsexuels. Son modèle était celui du Bon pasteur abandonnant ses 99 brebis pour aller rechercher la brebis perdue (Luc, 15, 3-7). Cette référence évangélique suscite néanmoins deux réflexions. D’abord, ce qui peut être reproché au pape François ce n’est pas de se tourner vers la brebis égarée et perdue mais de la maintenir dans son égarement, en ne lui rappelant pas, charitablement mais fermement, qu’elle doit réintégrer le troupeau et en respecter les règles. Ensuite, que penserait-on d’un berger qui pendant des semaines délaisserait son troupeau, l’abandonnant aux loups et aux intempéries, pour ne s’occuper que de la brebis perdue ? On ne louerait pas la générosité ni les bonnes intentions du berger mais on déplorerait son manque de discernement. Drame de ceux qui jugent des idées et des comportements sur leur générosité apparente et non sur leur pertinence dans une situation concrète donnée. Drame, par exemple, de Nicolas de Hannapes, dernier patriarche latin de Jérusalem, refusant de lever l’ancre afin d’accueillir le plus grand nombre possible de réfugiés sur son navire lors de la chute de Saint Jean d’Acre, le 18 mai 1291. Le bateau sombra, équipage et passagers, patriarche inclus, périrent noyés ! Bilan pitoyable d’une générosité dévoyée. On ne demande pas à une idée d’être généreuse mais d’être juste ! A cet égard il ne paraît pas inutile de rappeler que la finalité de l’Eglise est d’abord surnaturelle : ce qui lui importe c’est le salut des âmes par la prédication de la foi, l’exercice de la charité et l’usage des sacrements. Le reste est contingent : « Des pauvres vous en aurez toujours avec vous » (Mc, 14,7). Cela ne signifie pas que l’Eglise se désintéresse de la justice sociale, des conditions qui permettent à chacun de mener une vie conforme à sa dignité d’enfant de Dieu, mais que la mission de l’Eglise n’est pas d’abord d’œuvrer au progrès matériel de l’humanité même si les œuvres de miséricorde temporelle accomplies par l’Eglise depuis 2 000 ans (hôpitaux, dispensaires, écoles, universités) font qu’elle n’a, dans ce domaine, de leçons à recevoir de personne.
Un pape dans l’air du temps
En phase avec les courants dominants de la doxa contemporaine le pape François s’est beaucoup préoccupé de la planète, des moyens de, prétendument, la sauver et des conditions de vie de ses habitants. Fustigeant, à juste titre, la financiarisation de l’économie, mais se ralliant, sans nuances, à la thèse de l’origine anthropique du réchauffement climatique. Surtout prêchant, au nom de la dignité ontologique de la personne humaine, un droit de chacun à s’installer où il le souhaite afin de bénéficier de meilleures conditions de vie. Position profondément nouvelle évacuant toute notion de bien commun et niant le droit des peuples à assumer une continuité historique. De manière paradoxale le pape François a également tenu à la fois des propos très fermes sur la défense de la vie humaine innocente et entretenu de bonnes relations avec des partisans affirmés de ce que Jean-Paul II qualifiait de culture de mort : Joe Biden ou Nancy Pelosi.
Les concerts de louange qui ont accompagné le rappel à Dieu du pape défunt ne trompent pas sur la nature de ses aficionados, souvent d’ailleurs plus non catholiques que simples catholiques qui essayent, vaille que vaille, de vivre au quotidien les exigences de l’Evangile. Ceux-ci se sont sentis abandonnés, voire même trahis, ce dont témoigne l’effondrement du denier de Saint Pierre (71,8 M € en 2013, 48,4 M € en 2023). Le phénomène n’est pas nouveau. L’historien Alain Besançon le notait il y a déjà plusieurs décennies : « Il a pu paraître beau et même sublime de se proclamer “Evêque des autres”. “Evêque des siens” pour être moins sublime et plus humble est un éloge qui vaut la peine d’être recherché ».
Et la foi dans tout cela ?
Le pape François s’est toujours présenté plus comme un pasteur que comme un gardien de la foi. Ainsi il n’a cessé de rappeler que la miséricorde de Dieu était infinie, mais omettant de signaler que cette miséricorde n’était pas sans condition. Tout est pardonné à Marie-Madeleine mais à condition qu’elle renonce à sa vie de débauche ! La pastorale bergoglienne est toute autre, ce dont témoigne la demande faite aux confesseurs de toujours accorder l’absolution au pénitent sans même s’être enquis de son ferme propos. Des quatre encycliques écrites par le pape François, une a été, en fait, rédigée par le pape Benoît XVI Lumen fidei (29 juin 2013), deux portent sur des questions plutôt dites de société : Fratelli tutti, sur la fraternité universelle, (3 octobre 2020) et Laudato si’ sur la sauvegarde de la planète (24 mai 2015) et la dernière Dilexit nos (24 octobre 2024) traite du Sacré-Cœur de Jésus. Après le pontificat du pape enseignant que fut Benoît XVI le pontificat du pape François fut un pontificat de gouvernement par la promulgation de 54 motu proprio – actes du pape résultant de sa seule décision – en 12 ans, alors que Benoît XVI en avait promulgué 13 en 7 ans, avec pour objectif de faire prendre à l’Eglise un tournant irréversible. Au cœur de ce changement se situe la lutte contre le « cléricalisme » et la promotion « du peuple de Dieu » alliée à une grande méfiance vis-à-vis de ce que le pape appelle l’ « idéologie », qui est tout simplement la doctrine traditionnelle de l’Eglise. Ainsi, concrètement, les synodes dits des évêques accueillent désormais des prêtres, des laïcs et des femmes ; une religieuse, sœur Simone Brambilla est devenue préfète du dicastère pour les Instituts de vie consacrée, etc. Quant aux questions doctrinales chacun a en mémoire la déclaration d’Abou Dhabi du 4 février 2019, signée avec le recteur de la mosquée Al-Azhar et affirmant que « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage disposition de la volonté divine ». Déclaration ébouriffante qui revient à mettre toutes les religions sur le même plan et entretient un indifférentisme certain. Si la foi de l’Eglise est portée par le « peuple de Dieu » il est cohérent que celle-ci évolue dans le temps et soit diverse, les peuples étant divers. Traditionnellement la première note de l’Eglise était son unité, de foi et de doctrine. Cette unité n’existe plus sans que ce pluralisme n’ait été récompensé par une progression quantitative du nombre de catholiques, la situation de l’Eglise s’étant très sensiblement dégradée en Orient (quasi-disparition des chrétiens au Moyen-Orient), en Amérique latine (progression de l’évangélisme) et en Occident (sécularisation accentuée). Quant à l’avenir il s’annonce, humainement bien sombre avec une diminution générale du nombre de prêtres (- 3 % en 10 ans) et de séminaristes (- 11 %).
Heureusement le Saint-Esprit veille cependant, si l’on me permet ce mauvais pastiche : « Le Saint-Esprit c’est comme la Sainte-Vierge, si on ne le voit pas de temps en temps, le doute s’installe ».
Jean-Pierre Maugendre
Euthanasie : un langage manipulé pour susciter l’adhésion. Un projet de loi est inspiré par l’esprit du mensonge
De Thibaud Collin dans L’Appel de Chartres :
Comme toujours, en effet, dans ce type de loi « sociétale » et permissive subvertissant la loi morale naturelle, le langage est manipulé pour susciter l’adhésion du plus grand nombre jusqu’alors réticent ou en tout cas dubitatif sur la prétendue « avancée » que représenterait une telle loi. Ici il y a deux expressions qui ne cessent de revenir pour présenter un tel projet mortifère : « aide à mourir » et « suicide assisté ». Aider et assister sont des verbes qui ont un sens spontanément mélioratif. Les accoler à « mort » et à « suicide » permet d’adoucir et même de bonifier la perception de ces des deux terribles réalités. En effet, aider est une activité formellement altruiste. L’aide est « l’action d’intervenir en faveur d’une personne en joignant ses efforts aux siens. » (Le petit Robert). Et assister, quasi synonyme d’aider, signifie « seconder quelqu’un dans sa tâche ou ses fonctions » (idem). Aider ou assister implique donc d’entrer dans l’intention d’une personne pour lui permettre de réaliser un bien qui est l’objet de cette intention. Ce bien, la tradition philosophique nous l’apprend à la suite d’Aristote, est toujours ce qui apparaît au sujet agissant, à tort ou à raison, comme désirable. Personne en effet ne pose un acte en vue d’un mal voulu en tant que mal. Mais la question morale naît du questionnement sur la nature réelle de ce qui apparaît subjectivement comme un bien. Est-ce un vrai bien ou au contraire un bien apparent, c’est-à-dire un mal objectif apparaissant illusoirement comme un bien ? La question sur la vérité du bien est le cœur du discernement moral.
Autant dire que la question est récusée au nom du relativisme éthique et anthropologique. Chacun serait la mesure de ce qui lui semble être bon pour lui-même. Dès lors, la question est la suivante : ce subjectivisme peut-il devenir la source d’un droit objectif opposable à un tiers quelconque qui, à ce titre, devrait entrer dans la poursuite de ce « bien » ? L’hypothétique devoir de la société, représentée par le tiers, peut-il être fondé sur un « droit » strictement subjectif ? La réponse est non car ce « droit » n’en est justement pas un. On peut très bien comprendre qu’une personne en fin de vie, souffrant et ne voyant pas le sens d’une telle souffrance, puisse concevoir sa propre mort comme un bien, identifié à un soulagement, et veuille la soustraire au déploiement de l’ordre naturel. Mais une telle perception est-elle source d’un droit exigeant d’autrui le devoir de l’honorer ? Il n’en est rien ! Rappelons que le droit est l’objet de la vertu de justice puisque celle-ci consiste à rendre à chacun ce qui lui revient objectivement dans telle ou telle situation de vie. De quoi une personne souffrante et désespérée a-t-elle en vérité besoin ? D’être aimée, soulagée et accompagnée pour vivre pleinement les derniers temps de sa vie jusqu’à sa mort naturelle. En effet, la vie humaine est un bien fondamental et c’est d’ailleurs à ce titre qu’elle est l’objet du premier droit, en l’occurrence le droit à la vie. Conditionner la vie d’une personne à son bon vouloir et/ou à son état intérieur de détresse consiste ipso facto à remettre en cause l’objectivité du droit à la vie. Utiliser la rhétorique de l’aide et de l’assistance pour rendre empathique une telle transgression de la loi fondamentale de toute société humaine est la manifestation qu’un tel projet de loi est inspiré par l’esprit du mensonge.
A quand la dissolution des milices “antifas” ?
Le 30 septembre 2024, des manifestants participant à un hommage à la jeune Philippine, devant l’église Notre-Dame des Victoires à Angers, étaient agressés par des Antifas. Nous en avions parlé ici. L’un des étudiants agressés a rédigé un témoignage de 4 pages de cette agression violente.
Des journalistes de Ouest France ont assisté à la scène et une jeune journaliste a été menacée par sa hiérarchie afin qu’elle ne publie pas ces faits dans l’article de désinformation de ce quotidien.
Voici un extrait témoignant de la violence des coups (l’une des victimes a eu 2 fractures à la mâchoire) :


Pendant une semaine de deuil, les cardinaux préparent le Conclave
Depuis dimanche, les fidèles peuvent venir se recueillir sur la tombe du pape François, dans la nef gauche de la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome. Cette semaine de deuil va se poursuivre jusqu’au 4 mai. Une messe pour le repos de l’âme du souverain pontife, célébrée par le cardinal Parolin, sera célébrée dimanche prochain à 10h30 place Saint-Pierre, avant que les cardinaux ne se recueillent sur sa tombe dans l’après-midi.
La date du conclave pourrait être annoncée ce lundi au terme d’une cinquième congrégation générale des cardinaux, électeurs et non-électeurs. Le conclave doit s’ouvrir entre le 15e et le 20e jour après le décès du pape, soit entre les 5 et 10 mai. La date du conclave devrait être confirmée ce lundi 28 avril.
Les cardinaux procéderont à quatre scrutins à bulletin secret par jour, deux le matin et deux l’après-midi. S’il n’y a pas de résultats durant trois journées, le scrutin est interrompu pour effectuer une journée de prières. Puis d’autres séries de scrutins sont organisées jusqu’à l’élection définitive du nouveau pape.
L’annonce du nom du nouveau pape sera proclamé par le cardinal protodiacre français Mgr Mamberti, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique.
Funérailles du pape François : un moment pour l’histoire
Véronique Jacquier reçoit dans l’émission En Quête d’esprit sur CNews :
- Monseigneur Dominique REY, évêque émérite du diocèse de Fréjus-Toulon
- Père Vincent de MELLO, prêtre du diocèse de Paris, éducateur et spécialiste des patronages
- Anne BERNET, historienne des religions
- Paul GAGNE, créateur de contenu catholique et co-fondateur de l’association “Porta Fidei”
- François MENNESSON, journaliste France Catholique
Et Aymeric Pourbaix en duplex de Rome :
« Euthanasie pour toutes et tous »
Nouveau sketch: « Euthanasie pour toutes et tous » pic.twitter.com/nHQdR864hM
— firode laurent (@FirodeLaurent) April 27, 2025
Le centenaire de l’encyclique Quas Primas sur le règne du Christ nous encourage à œuvrer, pour pénétrer d’esprit chrétien les mentalités et les mœurs, les lois et les structures
Voici l’homélie prononcée par l’abbé Jean de Massia, aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté, lors de la messe de préparation du pèlerinage en l’église St Jean-Baptiste de Neuilly le 2 avril dernier :
Amis pèlerins,
Dans deux mois (déjà !) nous nous élancerons pour le 43ème pèlerinage de Chrétienté. Nous sommes nombreux à l’attendre, cette épreuve pèlerine, mélange si particulier de pénitence, de chrétienté, de beauté liturgique, de prière et de formation, qui chaque année secoue nos âmes, les tire de leur torpeur mondaine, et rallume dans nos cœurs l’attrait, l’attirance pour la route éternelle, celle du Ciel. Pour nous préparer, je voudrais évoquer les différents anniversaires qui jalonneront notre marche en cette année 2025 ; et ils sont nombreux ! c’est un florilège de jubilés qui nous attend, comme si toute la foi des siècles s’était donné rendez-vous pour nourrir notre vie intérieure et guider notre action.
Le premier de tous, c’est bien sûr l’anniversaire des 2025 ans de l’Incarnation de Jésus, l’instant-bascule, le pivot de l’histoire des hommes ; à cette occasion, le pape François a proclamé l’année sainte, l’année jubilaire. « Pèlerins d’espérance » ! Les marcheurs de Chartres la connaissent bien, cette vertu d’espérance, cette tension du cœur vers le sanctuaire désiré, ce supplément d’âme qui survient d’on ne sait ou alors que le corps est brisé et le moral au plus bas, ce courage qui ne tient qu’à un fil, celui de l’espérance. Notre espérance première, c’est l’entrée dans la vie éternelle, et nous nous en rappellerons quand nous aurons la grâce de franchir, le lundi, la porte sainte, ouverte en union avec tous les pèlerins de Rome, et aussi à l’occasion des 1000 ans de la crypte de la cathédrale de Chartres. Mais notre espérance, c’est aussi celle que le Christ met sur nos lèvres en nous apprenant le Notre Père. « Que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite, sur la terre, comme au Ciel ». La voilà, aussi, l’attente de l’Église, celle que nous porterons cette année spécialement, en célébrant un autre anniversaire (je vous avais dit qu’il y en avait beaucoup !), le centenaire de l’encyclique Quas Primas sur le règne du Christ.
« Pour qu’il règne ! » Que de controverses autour de ces quelques mots… Il ne s’agit pas d’un repli vers le passé. L’espérance n’est jamais une nostalgie, mais un regard vers l’avenir. Il ne s’agit pas de brandir nos bannières en regrettant le Moyen-Âge où les monarchies catholiques ; il ne s’agit pas de croire que nous allons édifier sur terre un paradis terrestre, oublieux du paradis du Ciel ; il ne s’agit pas de mettre le Christ dans la case de tel ou tel parti politique.
Ce dont il s’agit, en revanche, pour reprendre les mots de Péguy, c’est d’humblement œuvrer pour que nos cités charnelles deviennent un peu plus « l’image et le commencement et le corps et l’essai et de la cité de Dieu ».
Ce dont il s’agit, c’est de rappeler que le temporel et le spirituel, nécessairement distincts comme l’Église nous l’enseigne, ne sont pas séparés pour autant, parce qu’on ne coupe pas un homme en deux, on ne le sépare pas de son âme et des aspirations de son âme à la vie éternelle.
Ce dont il s’agit, c’est d’affirmer, comme le fait le catéchisme de l’Église catholique, que le devoir de rendre à Dieu un culte authentique concerne l’homme individuellement, mais aussi socialement[1].
Ce dont il s’agit, en particulier pour les laïcs, c’est d’œuvrer, pour pénétrer d’esprit chrétien les mentalités et les mœurs, les lois et les structures de la communauté où ils vivent[2]. Jésus-Christ est le Seigneur, et ces mots ont du sens, encore aujourd’hui !
C’est une question de justice envers Jésus, à qui toute la création, les hommes, les structures, les sociétés, appartiennent de droit. Encore le catéchisme : « Aucune activité humaine, fut-elle d’ordre temporel, ne peut être soustraite à l’empire de Dieu[3] ! » ; croyons-nous en ces mots, quand nous disons que le Christ est Seigneur et que tout est à lui ?
Et c’est aussi une urgence de charité pour les hommes, car les structures d’une société, dans la mesure où elles permettent les conditions favorables à la libre conversion des cœurs, aident terriblement les hommes à se sauver, ou à se damner[4]. Et nous croyons que Dieu a voulu passer par les causes secondes, celles du temporel, pour disposer les cœurs au mieux, à l’action de la Cause Première : ainsi en va-t-il de la Providence.
Tout fut dit en quelques mots, dans le prétoire romain, à Jérusalem : Tu es donc roi ? demande Pilate – Tu le dis, je suis roi, réponds Jésus ; c’est pour cela que je suis né, que je suis venu dans ce monde : pour rendre témoignage de la vérité. Ces mots ont embrasé le monde : les apôtres sont partis enseigner aux nations cette vérité qui sauve, les martyrs ont versé leur sang pour que cette vérité soit connue, les pères de l’Église l’ont précieusement conservée, pour qu’elle soit transmise jusqu’à nous : le dépôt de la foi. Et c’est le sens de cet autre anniversaire que nous célébrons, les 1700 ans du concile de Nicée, du premier concile œcuménique de l’histoire, qui nous a donné le Credo. Témoigner de la vérité, c’est porter dans le monde la lumière qui libère, qui montre aux hommes le chemin du vrai bonheur. Car nul, et pas même César, n’est exclu du Royaume de notre Dieu, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité : est-ce notre désir ?
Mais la vérité, aussi précieuse soit-elle, ne compte pour rien, si elle n’est pas portée à son tour par l’amour de charité. Une foi, même immense, qui n’est pas portée par la charité est un monstre, une anomalie. Le règne du Christ, qui est celui de la vérité, ne passera que par l’amour, la civilisation de l’amour. Je reprends ici, en les appliquant à notre sujet, les mots forts du P. de Villeurbanne « Le danger est grand, de se confiner dans un traditionalisme de combat, de concevoir les vérités de la foi comme une occasion de lutte, de coups et de victoire, de considérer la théologie dogmatique comme un arsenal de guerre[5] », en oubliant que le but de tout ce que nous faisons, c’est la charité : c’est l’amour de Jésus, c’est l’amour des âmes, c’est l’amour des gens qui nous entourent, même de ceux qui dont le mal, même de ceux qui à nos yeux font du mal à la société. Prenons garde, dans nos œuvres pour servir le Christ-Roi et le faire rayonner autour de nous, d’oublier la source du rayonnement, qui est ce Cœur, ce Cœur ardent de Jésus « qui a tant aimé les hommes ». Et c’est pourquoi nous nous réjouissions de voir coïncider – ce n’est pas un hasard, c’est la providence – de voir coïncider le centenaire de Quas primas avec les 350 ans des apparitions du Cœur de Jésus à Marguerite-Marie ; et c’est pour cela que l’organisation du pèlerinage a décidé de consacrer publiquement son œuvre et tous les pèlerins au Sacré Cœur, le lundi, à Chartres : ce sera un sommet, et vous êtes tous appelé, en amont du pèlerinage, à vous y préparer. Le Cœur de Jésus sera notre boussole dans tous nos engagements. Il nous rappelle que le but n’est pas de gagner, d’écraser l’autre, de triompher, d’utiliser les méthodes du monde pour faire avancer nos causes ; il nous rappelle que le but, c’est d’aimer : et concrètement, d’aimer Dieu et d’aimer les gens. Si ce n’est pas cela que nous visons, dans notre pèlerinage, dans nos œuvres, dans notre mission, alors on passe à côté du cœur même de notre foi. La charité n’est pas un à-côté, par rapport à la doctrine ou à la Vérité : la charité est au contraire l’héritage de notre foi, c’est même son plus beau joyau, c’est l’ultime vérité que le Christ nous a légué. Et au fond, si nous voulons que la société soit pénétrée de l’esprit de Jésus-Christ, c’est parce que nous voulons que les hommes puissent découvrir à quel point ils sont aimés, puissent avoir un jour un contact avec l’Amour qui se propose à tous et que malheureusement, tant de personnes ignorent, dans ces sociétés qui ont oublié cet Amour. Voilà ce Cœur, qui va nous aider à mettre l’onction et la douceur nécessaire dans ce travail au service du Christ-Roi. Garder la foi, c’est aussi, et surtout, entretenir en nous le feu de la charité, ce feu ardent du Sacré Cœur de Jésus, à l’exemple de tous saints de tous les siècles qui ont travaillé pour le Seigneur, et qui savaient, eux, qu’au soir de notre vie, c’est sur ce point précis que nous serons tous jugés : sur l’Amour. Bon et fructueux pèlerinage !
[1] CEC 2105.
[2] CEC 2105, Vatican II, AA 10.
[3] CEC 912, Vatican II, LG 36.
[4] P. Calmel. Cf. Pie XII, discours du 1er juin 1941 : « De la forme donnée à la société conforme ou non aux lois divines, dépend et découle le bien ou le mal des âmes. »
[5] Citation complète ici : https://credidimus-caritati.blogspot.com/2014/09/pere-eugene-de-villeurbanne-le-danger.html?m=1
Le site Missa.fr fait peau neuve
Le site missa.fr est rénové. Ce Mouvement Informationnel Structuré pour Servir et Annoncer permet de pratiquer “le bien envers tous, et surtout envers les frères en la Foi” (St Paul, Galates 6:10).
Le périmètre des annonces religieuses de Missa englobe toute la mouvance traditionaliste (FSSPX, ex-Ecclesia Dei, diocésains).
Pour publier une annonce il faut être inscrit.

Douce France: le roman de notre descente aux enfers
Céline Cléber est le pseudonyme d’un haut fonctionnaire excellent connaisseur des arcanes du ministère de l’Intérieur. Cela lui a permis d’écrire un roman haletant et réaliste sur l’embrasement de la France.
En l’occurrence, le « fait générateur » est presque banal : dans la chaleur de l’été et le désœuvrement des banlieues de l’ancienne ceinture rouge de Paris, un jeune délinquant d’origine immigrée abat un prêtre chaldéen à Bagneux. Instantanément, les banlieues prennent feu. Et l’on voit l’État s’empêtrer dans l’indécision des ministres, le clientélisme des élus locaux, les guerres de services.
Un roman passionnant – à lire d’urgence pour éviter que la réalité ne rattrape la fiction !
Le nouveau Blanche-Neige, une allégorie des échecs du modernisme?
Vu sur la chaîne YouTube de Thomas Debesse, “N’oubliez pas de vivre” une critique du nouveau nanar woke de Disney (vous pouvez toujours rejoindre notre campagne contre le wokisme de Disney ici):
La nouvelle Blanche-Neige ne veut plus être sauvée, ne rêve plus d’amour vrai, et veut être une leadeuse… Et dans l’Ancien Testament, quand Jérusalem ne veut plus être sauvée, ne rêve plus d’amour vrai, et veut être une leadeuse, elle tue ses enfants et meurt de soif.
Peut-on faire un parallèle entre L’Échec du nouveau Blanche-Neige et les échecs d’un certain clergé qui poursuit la même « modernité » pas si nouvelle en fait ? C’est ce que propose cette vidéo.
Car ces mêmes discours de « croire en soi et de trouver son vrai moi », nous les entendons aussi dans l’Église catholique. Il est enseigné à certains prêtres de devenir un « leader » qui suit une « vision » selon les termes de doctrines peu compatibles avec l’Évangile. Des évêques sont encouragés à délaisser leurs responsabilités temporelles selon la pratique d’un nouveau catharisme du leader pur et spirituel et du manager qui traiterait d’une matérialité forcément pécheresse.
Dans cette vidéo, Thomas Debesse rappelle l’histoire de Jérusalem selon les livres d’Ézéchiel et d’Osée, cette petite fille orpheline dont la mort semble inévitable jusqu’à ce que Dieu la recueille et prenne soin d’elle, cette femme qui reçoit tout de Dieu, mais qui en grandissant se prostitue et tue ses enfants, cette Jérusalem à qui Dieu dit qu’il devrait la remmener au désert pour qu’elle y meurt de soif comme au jour de sa naissance s’il ne l’avait sauvée, pour finalement lui promettre une alliance quand il fera l’expiation pour elle … Et qu’il dira à sa place « J’ai soif » sur la croix.
Le portrait de Jérusalem ainsi réalisé, la vidéo propose une comparaison des divers personnages du film Blanche-Neige de 1937 avec celui de Jérusalem : la reine qui s’enorgueillit de sa beauté, la fille orpheline promise à une mort certaine, la tentation du fruit empoisonné, la résurrection par la preuve d’amour du prince, etc. La même comparaison avec Jérusalem est faite avec les personnages du nouveau film de 2025, pour voir ce qu’il en reste.
Sont ainsi comparées deux doctrines :
- La doctrine catholique du Salut avec la promesse d’un amour véritable,
- La doctrine managériale du leadership qui renonce à être sauvé et qui ne désire plus l’amour vrai.
Ceci exposé, la vidéo fait le parallèle entre les échecs de Disney et les difficultés rencontrée par l’Église catholique quand la seconde doctrine est préférée à la première.
Alors que l’Église attend son nouveau pape, quelle doctrine sera suivie par les cardinaux pour élire le nouveau pontife ? Pour quel fruits ?
Le pape est mort, vive l’Eglise !
Alors que la cérémonie des obsèques du pape François se tenait à Rome hier, la disparition d’un souverain pontife vient rappeler la réalité singulière de ce qu’est l’institution ecclésiale. Les papes se succèdent, l’Eglise demeure. Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :
Les images venues de la place Saint-Pierre en disent long sur ce qu’est l’Eglise. Malmenée par de nombreux médias, bouleversée par ses fréquents désordres, on pourrait la croire exsangue, perdue et sans boussole. Il n’empêche. Le soleil, la foule, la piété des humbles, le recueillement des grands, la forêt de mitres du collège cardinalice, les vues aériennes d’une cérémonie de funérailles vue comme un événement constituent autant d’éléments dont l’Eglise seule peut se prévaloir de les rassembler avec tant d’évidence. L’avocat Henri de Beauregard le soulignait :
« Si elle n’avait que celui-là, il faut reconnaître à l’Eglise catholique ce pouvoir, d’utilité publique, au milieu de l’agitation et du bruit de nos sociétés, contraindre les puissants de ce monde à s’arrêter deux heures, en silence, pour écouter et méditer sur plus Grand qu’eux. »
Oui, le pape est mort et, désormais, enterré. François, successeur de Benoît XVI, sera dans quelques jours, le prédécesseur d’un autre “homme en blanc”. Depuis l’apôtre Pierre, 266 papes se sont succédés pour diriger l’ensemble des baptisés. En s’arrêtant quelques instants sur cette réalité, avec la foi chevillée à l’âme ou non, le mystère pointe son nez et le vertige menace. Qu’il s’agisse de l’amour, du sacré, de ce qui nous dépasse et de ce qui s’imprime sur le temps long, on ne peut regarder l’Eglise comme une entité comme une autre. L’Eglise n’est pas seulement une société religieuse, hiérarchisée et organisée, avec son droit propre, ses gloires et ses blessures, ses héros et ses tares. L’Eglise est un mystère au sens propre. Elle se ferme aux yeux du monde profane. Pour pouvoir sinon la contempler, à tout le moins la considérer, donc pour être en mesure de l’observer, les psaumes indiquent l’attitude d’âme qui doit être la nôtre : la crainte révérencielle de Dieu. L’office divin place en effet sur les lèvres des clercs, chaque dimanche aux vêpres, le verset suivant : « Initium sapientiae timor Domini. Intellectus bonus omnibus facientibus eum / La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse. / La vraie intelligence est en tous ceux qui agissent selon cette crainte ».
On ne peut s’approcher du mystère de l’Eglise et de son Dieu, « L’Inaccessible et l’Inévitable » selon la formule de Victor Hugo, sans chercher à se revêtir de cette forme de crainte révérencielle qui vient comme purifier notre regard des scories des logiques mondaines. A l’instar d’un Don Quichotte tombant sur deux femmes de mauvaise vie et dont la candeur le conduit à les traiter comme des demoiselles de haut lignage et de rare vertu. Sous l’écorce peu avantageuse de ces filles de joie, le héros de Cervantes, au regard pur comme son âme, ne voyait pas la prostituée mais la noblesse de la femme. Une réalité sacrée, appelant respect et considération infinie.
Le grand mystère de l’Eglise
Pour plagier le merveilleux et bien connu petit texte Que dire à un jeune de vingt ans d’Hélie de Saint-Marc, on pourrait écrire de l’Eglise les mots suivants : « Ne nous installons pas dans notre conception de l’Eglise jusqu’à vouloir l’asséner comme une certitude, mais sachons nous offrir à son mystère en tremblant ». En tremblant, certes. Parce que l’Eglise est en tant que telle un monument et une histoire. Elle est comme « Tremendae majestatis / Redoutable en majesté » selon l’expression du Dies irae.
Elle nous dépasse, nous étonne, nous émerveille, nous interpelle, nous interroge, nous fait souffrir parfois. Le catéchisme enseigne, quelle que soit la météo de l’histoire à son extérieur et la température ambiante en son intérieur, qu’elle est « l’arche du salut » (Catéchisme de l’Eglise Catholique n°845).
Bien sûr, certains pourraient faire part de leur écœurement et de leur dégoût devant le scandale provoqués par des clercs ou face au délitement éhonté de la doctrine. Jean Ousset, figure emblématique du mouvement intellectuel La Cité Catholique de “La rue des renaudes” répondait, en 1964, à ceux qui, votant avec leurs pieds, abandonnaient l’Eglise :
« Trop d’excès cléricaux vous scandalisent ? Vous en perdriez la foi ? Si l’on devait perdre la foi pour raison de « pagaille », ce serait pécher par défaut, non par excès que d’évoquer seulement la « pagaille » d’aujourd’hui. N’est-ce point nous qui tendrions à préférer une comédie de patronage à la tragédie bouleversante de la Rédemption ? Curieux soldats d’une Église réputée militante, que ces guerriers troublés aux premiers signes de la bataille. »
Sa mission : déranger et purifier
On l’aura compris : la gloire de l’Eglise ne saurait se déchiffrer selon des critères mondains. « Sans péché mais non sans pécheurs » pour reprendre la formule consacrée, l’Eglise est « une apparente défaite dans une perpétuelle victoire » aux dires de Charles de Foucauld. Qui, en effet, oserait affirmer que depuis deux millénaires elle laisse ses contemporains sans enseignement pour les instruire, sans patrimoine sacré pour les émerveiller, sans expérience mystique pour les édifier, sans langage de l’âme pour les dépasser, sans miracle pour les confondre ? Manquerions-nous de figures de saints, d’écrits patristiques, de recueils spirituels, d’encycliques charpentées pour y voir clair ?
Que beaucoup croient, à tort, que la mission principale de l’Eglise, sous l’égide du pape, est d’améliorer le bien-être temporel de l’homme, d’incarner une sorte d’organisme humanitaire pour lutter contre la pauvreté, la maladie, la pollution de l’environnement et favoriser la fraternité universelle n’empêchera pas l’Eglise de rappeler, à temps et à contretemps, sa mission sur terre. Comme le soulignait le père Calmel, dominicain mort en 1975, dans un article intitulé De l’Eglise et du pape : « L’Eglise n’est pas le corps mystique du pape. L’Eglise, avec le pape, est le corps mystique du Christ. » Depuis son origine au pied de la croix, la mission de l’Eglise reste effectivement imperturbable : enseigner, gouverner et sanctifier tous les hommes en Jésus-Christ en vue d’aller au Ciel.
François le combatif et le disruptif s’en est allé. Que son âme, assurément, repose désormais en paix. Oui, le pape est mort, mais que vive l’Eglise. Qu’elle continue, par son Evangile de la joie et de la vérité, à déranger et purifier. C’est même à cela, d’ailleurs, qu’on la reconnaît.
Neuvaine pour l’élection du pape
Proposée par le cardinal Burke :
En commençant cette neuvaine aujourd’hui, elle s’achève le 5 mai, fête liturgique de saint Pie V dans le rite traditionnel, pape dont le pontificat fut marqué par l’unification de la liturgie et le combat victorieux de Lépante sur les Ottomans par la puissance du Rosaire…
Edition 2025 de l’Université d’été légitimiste Saint-Louis
Pouvez-vous nous présenter la session dont vous êtes responsable?
L’université Saint-Louis s’inscrit dans le programme de formation de l’Union des cercles légitimistes de France : elle a un triple objectif. Elle cherche d’abord à faire connaître la doctrine légitimiste, par le biais de conférences et de cellules – ou ateliers – par le biais desquelles les participants, qu’ils viennent pour la première fois ou soient assidus, approfondissent la doctrine du mouvement et leur connaissance de la tradition à des degrés divers. Elle a ensuite pour intention de réunir des personnes désireuses de contribuer, chacune à leur niveau de compétence, à une meilleure connaissance de la pensée traditionnelle, en réfléchissant sur une notion, en mettant en lumière un aspect méconnu de notre histoire, ou encore en tentant, dans une démarche prospective que nous tendons à développer depuis quelques années, de montrer quelles réponses les idées traditionnelles que nous défendons peuvent apporter aux problèmes bien concrets qui sont aujourd’hui ceux de notre société et de notre pays. Enfin, elle donne l’occasion aux participants de nouer des liens, aspect capital dans une société atomisée où la solitude est pour beaucoup une réalité : ainsi, des affinités se créent, permettant ainsi de construire une communauté intellectuelle et politique solide, prélude de la reconstruction plus générale à laquelle nous entendons bien modestement œuvrer.
Quel est le bilan de l’édition 2024 ?
Pour son édition 2024, la trente-quatrième, l’Université Saint-Louis était orientée autour du thème « identité et communauté » : il s’agissait de réfléchir à la place de l’identité dans une France éclatée et communautarisée, à l’heure où nos contemporains peinent à se définir et à se reconnaître dans une affiliation spécifique. Outre une réflexion théorique sur ce que l’identité a de fondamental dans la façon dont un individu ou un corps se définissent, sur les différentes réalités auxquelles le concept renvoie, et les différents sens qu’a pu connaître ce terme, on a aussi cherché, en interrogeant l’exemple de l’Ancien Régime, à apporter des éléments de réponse à des problématiques bien contemporaines, telles que la gestion de communautés qui ne se reconnaissent pas dans notre fonds culturel commun, l’intégration des étrangers ou encore la façon dont notre culture, considérée sous le prisme de la langue, peut évoluer en intégrant des apports extérieurs.
Quel objectif visez-vous ?
Au-delà du triple objectif présenté plus haut, il s’agit tout simplement de proposer un environnement de travail qui soit tout à la fois accessible et exigeant, dans lequel les néophytes, pour ainsi dire, puissent accéder en une semaine à la richesse et à complexité de la pensée traditionnelle, tout en permettant aux aficionados de longue date de continuer à nourrir leur pensée et à enrichir notre doctrine en explorant des domaines – et ils sont nombreux – que nous n’avons pas encore pu mettre en valeur. A ce titre, les conférences essaient d’alterner les sujets théoriques et les exemples historiques qui en sont l’illustration concrète. Cette année, nous avons ainsi eu la joie d’accueillir M. Guilhem Golfin, docteur en philosophie et auteur de plusieurs ouvrages, renouant ainsi avec la présence d’universitaires lors de nos universités d’été d’une façon que l’on espère pérenne.
Les étudiants ont-ils le même niveau ?
Nous accueillons des étudiants de différents niveaux, et sommes particulièrement attachés à cette diversité : un nombre non négligeable de participants sont enseignants, et savent que le meilleur moyen de s’approprier une pensée est encore chercher à la transmettre à d’autres. Inversement, le fait d’avoir dédoublé cette Université d’été en créant le camp chouan a permis une certaine harmonisation des niveaux qui a permis à notre structure de se recentrer sur l’aspect recherche et prospective, que les impérieuses nécessités de la formation nous avaient parfois conduits à laisser de côté au cours des années précédentes. De manière générale, plusieurs pistes sont étudiées pour améliorer l’accueil de primo-participants et favoriser ainsi le volet enseignement, qui fait partie, avec la recherche, des activités propres à chaque université. Cette année, nous avons ainsi prévu la constitution d’une cellule propre aux débutants, dont se chargera l’un des cadres les plus expérimentés de cette Université ; de même, nous réfléchissons à adjoindre aux cinq jours que dure l’Université, dans un avenir plus ou moins proche, un week-end de formation d’un format plus adapté à ce qu’il est convenu d’appeler le « grand public », et qui faciliterait aussi la diffusion de notre doctrine.
Comment travaillez-vous ?
L’Université Saint-Louis dure cinq jours qui, à l’exception du mercredi dont l’après-midi est consacrée à une promenade permettant de découvrir un lieu culturel des environs, se déroulent sensiblement selon le même modèle : la matinée ouvre sur deux heures de cellule, au cours desquels on travaille en petit groupe sur un certain nombre de textes, rassemblés dans un cahier propre à chaque édition de notre Université d’été. Le but de ces groupes de travail plus restreints est de favoriser la réflexion par le travail commun, mais aussi de permettre des discussions plus libres sur des points peut-être plus ardus à comprendre. Ils ont enfin une dimension pratique, permettant à chacun de se former aux techniques de la prise de parole, du débat mais aussi de l’animation d’un cercle d’études, cellule de base de l’UCLF. La matinée s’achève par une conférence, lors de laquelle un sujet en lien avec le thème de l’Université d’été est présenté aux participants, selon une progression tout au long des cinq jours qui cherche, autant que faire se peut en un laps de temps somme toute assez bref, à présenter la variété des problématiques, et des réponses qui en découlent, liées au thème retenu. L’après-midi fonctionne sensiblement sur le même modèle.
Pourquoi cette méthode ?
Comme évoqué précédemment, alterner entre ces deux exercices, sur le modèle universitaire bien classique des cours magistraux et des travaux dirigés, ou TD, permet de répondre au double objectif de formation et de réflexion de notre session. L’objectif est aussi pédagogique, puisque la variété des méthodes permet de s’emparer plus complètement et plus facilement des thèmes étudiés, tandis que l’animation des cercles d’études apparaît comme un atout pour les cadres qui en sont chargés, en ce qu’elle les force à une précision intellectuelle toujours plus poussée. De manière générale, les deux exercices sont complémentaires, et les thèmes abordés dans les conférences sont souvent discutés et approfondis dans les cellules.
Vers quelles activités orientez-vous les étudiants à l’issue de cette session de formation ?
Cette Université est surtout remarquable par ses fruits ; la communauté qu’elle crée de facto entre ses membres a déjà été évoquée, et chaque année le groupe d’études informels constitué d’anciens de cette Université s’enrichit de nouvelles bonnes volontés, qui contribuent à faire avancer nos travaux, ou à ouvrir de nouvelles perspectives de réflexion ! Certains participants ouvrent des cercles d’études, ou contribuent à faire vivre ceux qui existent déjà, à leur retour ; d’autres développent d’autres activités plus ponctuelles, en lien avec le Secrétariat du Prince, ou d’autres structures qui peuvent nous être liées ; d’autres encore, venus sans appartenir à l’UCLF, participent à la diffusion de notre doctrine dans des organisations aux buts parfois proches, mais qui ignoraient notre doctrine ou nos travaux ; mais surtout, nombreux sont ceux qui reviennent les années suivantes, ramenant souvent avec eux des amis, à qui ils tiennent à faire découvrir cet oasis de la pensée traditionnelle !
Quelles sont les perspectives pour 2025?
Elles sont diverses : le thème choisi, « l’action légitimiste », cherche à apporter des éléments de réponse à une question de plus en plus lancinante, comment agir conformément aux principes traditionnels, tant sur le plan religieux que naturel, dans un monde qui leur est de plus en plus étranger, pour ne pas dire opposé ? Au-delà de l’objectif intellectuel et pratique, il s’agit aussi de faire grossir les rangs des participants ; pour cela, nous avons quitté la Bretagne pour choisir une localisation plus centrale, près de Poitiers, et vous invitons bien sûr à venir découvrir de vos yeux ce que nous venons d’essayer de dépeindre par ces quelques mots.
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Terres de Mission – Vatican II en question : débat entre C. Geffroy et J-P Maugendre
Terres de Mission propose une émission dans un format original : comme lors de l’émission du 26 janvier consacrée à un débat sur la messe traditionnelle, nous recevons Christophe Geffroy, directeur du mensuel catholique “La Nef”, et Jean-Pierre Maugendre, directeur de Renaissance catholique, tous deux attachés à la liturgie traditionnelle, pour débattre de la réception du concile Vatican II et du Magistère postconciliaire – et, par ricochet, pour débattre de la question de l’obéissance dans l’Eglise. Un débat passionnant et sans “langue de buis” !
Jean-Pierre Maugendre : François, le pape des ruptures, et après ?
Le pape François s’est éteint le Lundi de Pâques, à 7h35, dans sa résidence Sainte Marthe au Vatican. Élu en 2013, il restera dans l’histoire comme le premier pape venu d’Amérique latine, le premier jésuite, et celui qui voulait être, selon ses propres mots, “le pasteur d’un hôpital de campagne”.
Mais ce pontificat, souvent salué dans les médias comme un vent de fraîcheur, a aussi été le théâtre de divisions croissantes au sein de l’Église. Le saint Père aura dérouté une partie des fidèles et laissé perplexes de nombreux catholiques, voire provoqué des résistances ouvertes.
Pour en parler, nous vous proposons de retrouver Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique. Invité par Elise Blaise pour le Journal Télévisé du mardi 22 avril, Jean-Pierre Maugendre, qui anime avec Guillaume de Thieulloy l’émission “Terres de Mission”, revient sur cet héritage contrasté, entre volonté de réforme et fracture doctrinale. Il évoque aussi les prochaines étapes de la succession de l’évêque de Rome. Le conclave se profile. Le monde regarde désormais vers la chapelle Sixtine…
Pierre-Edouard Stérin, le Soros de droite
Extrait d’un article d’Eugénie Bastié dans Le Figaro sur Pierre-Edouard Stérin, le nouveau diable de la gauche :
[…] « Réfugié fiscal » en Belgique, il donne plus que s’il devait payer des impôts, mais choisit les causes qu’il subventionne. Il a mis toute sa fortune dans un fonds d’investissement Otium Capital qui dégage une rentabilité exceptionnelle (25 % de taux de rentabilité interne) depuis 2015. Une partie des bénéfices dégagés par ce fonds (80 millions) sont alloués chaque année au Fonds du Bien Commun, une organisation philanthropique qui investit dans des initiatives autour du patrimoine, de la culture, de l’éducation, de la foi. Des projets aussi variés que le développement des patronages, SOS Calvaires qui retape le patrimoine chrétien, un pôle Média avec des participations dans le média en ligne Neo. Son idée est de remettre de l’efficacité et une culture de l’objectif dans un monde associatif souvent voué à la gabegie et à l’amateurisme. […]
Au Fonds du Bien Commun est venu s’ajouter le projet Périclès, lancé il y a un an. L’idée est d’appliquer les méthodes du business au monde politique qui souffre selon Stérin d’un terrible manque de professionnalisme. Périclès a trois objectifs, résume Arnaud Rérolle : « 1/ diffuser les idées de droite et la ligne libérale-conservatrice pour qu’elles deviennent majoritaires. 2/ aider ceux qui les partagent à accéder au pouvoir au niveau local et national. 3/ aider ces personnes-là, une fois au pouvoir, à être efficaces. » À l’agenda : l’immigration, l’insécurité, la natalité, la libéralisation de l’économie, la lutte contre le wokisme et l’islamo-gauchisme. L’un des plus gros projets financés par Périclès est Politicae, une école de formation à destination des élus codirigée par Philippe de Gestas. En ligne de mire, les municipales de 2026. L’objectif assumé, c’est de former plus de 4000 personnes et en espérant qu’il y en ait 3000 qui gagnent les élections. Autre organisation soutenue par Périclès, l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, think tank dirigé par Nicolas Pouvreau-Monti. La chaîne YouTube Transmission animée par le jeune essayiste Pierre Valentin qui propose des grands entretiens avec des intellectuels à destination de la jeunesse. Plus anecdotique mais touchant au combat culturel : les sketchs anti-woke de Laurent Firode diffusés sur les réseaux sociaux. Périclès a également largement soutenu l’Institut de formation politique (IFP) dirigé par Alexandre Pesey. Il a été également soutien du projet Justitia en collaboration avec l’Institut Thomas More, collectif d’avocats visant à aider les personnes attaquées par l’extrême gauche.
[…] D’autres projets sont en cours : l’Institut Triomphe qui produira des notes à destination des politiques sur le modèle de l’Institut Montaigne, un think tank baptisé Hémisphère Droit qui tentera d’appliquer les conseils en stratégie des méthodes du privé à l’univers politique, le collectif 300 pour la France qui se veut une sorte de « Medef des entrepreneurs ». Périclès réfléchit aussi à s’engager dans le domaine des sondages, du mécénat d’artistes contemporains non woke, ou encore, un programme d’accélération des talents du type Young Leaders de droite. […]
Le projet Périclès est-il au service du RN ? Pierre-Édouard Stérin s’en défend. « Nous sommes au centre des droites. » Son tropisme libéral ne le pousse pas franchement dans les bras de Marine Le Pen qu’il trouve trop socialiste économiquement, trop timide sur l’immigration (lui prône la « remigration ») et faible sur les problématiques sociétales (hostile à l’IVG, il a posté sur son compte LinkedIn le jour de sa constitutionnalisation : « Honte à nos dirigeants de ne pas chercher à promouvoir des alternatives. »). […]
Se définit-il pour autant comme un libertarien ? Il admet sa sympathie pour l’idéologie prônant un désengagement maximal de l’État. « Aujourd’hui en France, on est à plus de 50 % du PIB. Mon modèle, c’est plutôt Singapour qui est à 20 ou 25 %. L’État est aujourd’hui en France une nuisance colossale à l’épanouissement des Français. » […]
Le champion de la « Grande Réinitialisation » Klaus Schwab démissionne du Forum économique mondial
Klaus Schwab, 88 ans, fondateur du Forum économique mondial et figure emblématique de la rencontre élitiste annuelle de l’ONG à Davos, en Suisse, a démissionné de son poste de président du WEF.
Bien que le WEF lui-même n’ait pas de pouvoir officiel, la réunion annuelle de Davos rassemble un grand nombre des personnalités les plus riches et les plus influentes du monde, ce qui contribue à la valeur et à l’influence personnelles de M. Schwab. Chaque année, à Davos, des transhumanistes, des militants LGBT, des partisans du contrôle de la population et des partisans de l’avortement se réunissent pour nouer des contacts et faire des affaires. Le WEF lui-même a promu l’agenda LGBT, y compris les initiatives transgenres dans le monde entier.
La démission de M. Schwab, intervenue le 20 avril, a été annoncée le 21 avril par le WEF, basé à Genève, qui n’en a pas précisé les raisons.
M. Schwab a fondé le Forum économique mondial – à l’origine le European Management Forum – en 1971. Sa mission initiale était d’aider les chefs d’entreprise européens à concurrencer les entreprises américaines et à s’inspirer des modèles et des innovations des États-Unis. Cependant, la mission s’est rapidement élargie à l’élaboration d’un programme économique mondial.
En 2020, quelques mois seulement après le début de la pandémie, M. Schwab a publié COVID-19 : The Great Reset, dans lequel il expose sa vision des opportunités offertes par la crise mondiale croissante. Selon M. Schwab, la crise est l’occasion d’une réinitialisation mondiale qui inclut le « capitalisme des parties prenantes », dans lequel les entreprises peuvent intégrer des objectifs sociaux et environnementaux dans leurs opérations, notamment en travaillant à des « émissions nettes zéro » et à une transition massive vers l’énergie verte, et en « exploitant » la quatrième révolution industrielle, y compris l’intelligence artificielle et l’automatisation.
Une grande partie de la richesse personnelle de Schwab provient de la gestion du Forum économique mondial ; en tant que président, il gagnait un salaire annuel de 1 million de francs suisses (environ 1 million de dollars américains), et le WEF était soutenu financièrement par les cotisations de plus de 1 000 entreprises dans le monde, ainsi que par des contributions importantes d’organisations telles que la Fondation Bill & Melinda Gates.
Le vice-président Peter Brabeck-Letmathe assure l’intérim jusqu’à la sélection de son remplaçant.
Le 23 avril, on apprenait que le Forum économique mondial a lancé une enquête sur son fondateur Klaus Schwab en raison d’allégations d’irrégularités financières et de problèmes de comportement.
Les membres du conseil d’administration du WEF ont tenu une réunion d’urgence dimanche de Pâques au cours de laquelle ils ont approuvé l’ouverture de l’enquête, ce qui a entraîné la démission de M. Schwab le lendemain. Parmi les membres du conseil d’administration du WEF figurent l’ancien vice-président américain Al Gore, la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde et la reine Rania de Jordanie.
Selon le Wall Street Journal, M. Schwab est notamment accusé d’avoir « demandé à des employés subalternes de retirer en son nom des milliers de dollars à des distributeurs automatiques et d’avoir utilisé les fonds du Forum pour s’offrir des massages privés dans des hôtels ».
Sa femme, qui travaillait également pour le WEF, aurait organisé des réunions afin de pouvoir voyager aux frais de l’organisation.
Un péronisme pratique
De Jean-Baptiste Noé dans Conflits :
[…] François est resté un homme marqué par les années 1970 et la pensée politique du péronisme argentin. Le péronisme n’a pas de définition stricte tant la pratique du pouvoir de Juan Perón a varié au cours du temps. Officier argentin, président à plusieurs reprises (1946-1955 ; 1973-1974), il a développé un mouvement fondé sur le nationalisme, la démagogie, le populisme, l’autoritarisme. Le péronisme s’est poursuivi après Perón, jusqu’à être défait par Javier Milei lors de la présidentielle de 2023.
Jorge Mario Bergoglio a été façonné par cette praxis politique, qui fut celle de son enfance et de sa vie d’adulte, et son péronisme se retrouve tout au long de sa pratique du pouvoir. Attention aux pauvres, sensibilité sociale affirmée, passion pour les communautés populaires, volonté de passer par-dessus les corps constitués et les structures de gouvernement (notamment la curie) pour exercer directement le pouvoir. Un pouvoir qu’il a aimé et qu’il a exercé jusqu’au bout. Cet autoritarisme a été marqué par des sanctions brutales et sans préavis, par la nomination de personnes incompétentes à des postes clefs, afin de pouvoir les contrôler, par des procès sans respect des normes juridiques, dont celui du cardinal Becciu est le plus emblématique. Jugé sans que l’on puisse connaître les motifs de la plainte, le droit a été modifié au fur et à mesure de l’enquête et du procès afin pour pouvoir aboutir à sa condamnation. Le code canonique a été particulièrement mal traité au cours du pontificat, avec des réformes hasardeuses et bancales.
Les restrictions apportées à la forme extraordinaire du rite romain ont également été mal comprises, y compris en dehors du cercle des pratiquants de cette forme, en engendrant des blessures et des humiliations inutiles. Le prochain pape aura cette nécessité de refermer de nombreuses blessures issues des débats politiques et théologiques des années 1970 rouvertes par François.
Un exemple de cette gouvernance forte est le nombre de motu proprio signé par le pape. Le motu proprio, en français « de son propre mouvement », est un acte juridique, qui émane uniquement du pape, par lequel celui-ci gouverne l’Église, sans passer par le gouvernement. C’est un mode de gouvernement direct, par lequel un pape impose une décision. François en a signé 73 durant son pontificat, soit une moyenne de 6 par an. Par comparaison, Benoît XVI en a promulgué 13 et Jean-Paul II 32 (soit 1,2 par an).
Cet autoritarisme a fini par lasser et par détacher de François même ses plus fidèles soutiens. J’ai pu le constater lors de sa maladie, étant alors à Rome. L’indifférence des Romains était totale ; il a fallu que les cardinaux organisent officiellement la prière du chapelet place Saint-Pierre pour que des fidèles viennent. Lors de la maladie de Jean-Paul II et de Benoît XVI, s’est spontanément que les catholiques s’étaient rassemblés pour prier. Ce détachement était également visible dans le peu de monde présent lors des audiences publiques, avec moins de monde que sous Benoît XVI, et dans les échecs de librairie de ses livres.
Le péronisme qui se veut proche du peuple et populaire finit toujours, en Argentine comme à Rome, par s’éloigner du peuple et par s’en détacher.
L’une des grandes tâches du prochain pape sera de recréer ce lien avec le peuple de Rome, notamment en s’installant dans les palais apostoliques afin de créer un lien direct entre lui et la Ville.
Parler au-delà de Rome
François a porté le message chrétien au-delà du monde catholique. Dans les mondes musulmans, son aura est grande. Il y a rencontré de nombreux chefs d’État et dignitaires religieux, il s’est rendu dans des pays variés, comme le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, l’Égypte, le Maroc. Pour des musulmans qui ont souvent des chefs religieux lointains et coupés du peuple, la proximité de François exerça une influence réelle.
De même en Asie, où les réactions officielles à son décès ont été nombreuses, notamment Modhi. Aucune réaction en revanche de la part de Xi Jinping, alors que le dossier chinois fut l’un des dossiers majeurs de François, qui tenta tout ce qui était en son possible pour opérer un rapprochement et une légitimation de l’Église en Chine. Ce sera là l’un des gros dossiers diplomatiques du prochain pape.
De ce pontificat resteront donc des images, des formules, un style, une proximité. Le pape qui sortira du prochain conclave permettra de savoir si l’héritage de François se poursuit ou si l’on passe à autre chose. Chaque pape est homme de son temps, de son substrat culturel, de sa génération et les défis des années 2020 ne sont pas ceux des années 2010.
Le nouveau Blanche-Neige, une allégorie des échecs de l’Église ?
Le nouveau Blanche-Neige de Disney est un échec. Un échec commercial d’abord, mais surtout, la clientèle historique de Disney n’a plus confiance. Certains diront que cet échec était prévisible, et ils ont raison. Pourquoi ? Parce que Disney a agit selon des principes qui ont déjà été suivis par d’autres organisations avant Disney et qui font face aux mêmes échecs depuis bien plus longtemps. Savez-vous que l’Église Catholique a mis en œuvre ces principes bien avant Disney et est en grande difficulté depuis avant que Disney se mette à l’imiter. Certains dénoncent parfois que des gens dans l’Église s’attachent à suivre les dernières idéologies à la mode sans discernement. Mais ici c’est le contraire qui s’est produit. C’est Disney qui a suivi sans discernement les errements de certaines personnes dans l’Église catholique.
L’objectif de cette vidéo n’est pas de blâmer qui que ce soit mais d’analyser les faits, de tirer des leçons, et de nourrir le discernement qui précède nos actes. Le but de cette vidéo c’est que lorsque nous pourrions être tenté de suivre ces principes qui conduisent à la ruine, nous sachions les reconnaître et sachions prendre les bonnes décisions pour éviter cette ruine.
Voici quelques citations :
Le Chrétien sait c’est que c’est le Christ qui sauve par sa mort et sa résurrection. Le catholique sait que Jérusalem et l’Église est la même personne, et que si l’Église est sainte et sans péché, ce n’est pas par ses actions qu’elle ferait par sa volonté seule et qui ne sont que les prostitutions et les infanticides de Jérusalem, mais parce qu’elle est sauvée par le prince. L’Église est sainte et sans péché parce que le prince est mort pour le fautes de Jérusalem, et que Jérusalem est sauvée par lui. Ce ne sont pas les hommes qui font la sainteté de l’Église par la force de leur petit poings volontaristes, c’est le Christ qui rend sainte l’Église.
Lorsqu’un homme d’Église renonce à ce désir du salut et de l’amour vrai pour lui préférer l’ambition du leader, il agit comme le décrit Rachel Zegler : il ne sera pas sauvé par le prince, il ne cherche pas l’amour véritable, il cherche à devenir un leader. Quand il agit ainsi, qu’il soit prêtre, évêque, pape ou simple laïc, l’homme prostitue l’Église, et alors nous sommes effectivement témoins de cette Jérusalem qui refuse d’être sauvée par le prince et qui abuse donc des enfants dont elle a la charge. […]
On retrouve donc à la fois dans la communication de Rachel Zegler en tant que porte-parole officielle de Disney en 2022 ainsi que dans le film finalement publié en 2025 le même discours new-age de « croire en soi » et de « trouver son vrai soi », ainsi que l’insistance sur le fait qu’il serait merveilleux que le nouveau film ne soit pas une histoire d’amour.
Cela fait longtemps qu’un certain clergé et certains laïcs ont fait de ces idées leur nouvel évangile. Ces personnes s’affairent à tenter de rendre belle l’Église par eux-même en cachant sous le tapis leurs turpitudes, alors qu’ils doivent accepter d’être vulnérables, accepter d’avoir fait le mal, demander pardon, accepter d’être sauvé et donc d’être emmené au désert pour reconnaître leur faute. Ils oublient que c’est le Christ qui les sauve et qui rend belle l’Église.
Le clergé doit pourtant cesser de nous enseigner que l’Église « ne sera pas sauvée par le prince », « qu’elle ne rêve plus de l’amour vrai », et « qu’elle rêve plutôt de devenir une leader ». Ce nouveau film Blanche-Neige avec ses échecs est une allégorie de l’Église catholique qui a renoncé à son évangile et qui professe de nouvelles croyances. […]
La vidéo cite en particulier l’article du père Dominique Auzenet Talenthéo: l’entrée du coaching dans l’Église sur le site sosdiscernement.org :
Effectivement, il y a là une inversion de perspective, voici une vision nouvelle qui aurait tout compris et qui va tout changer, balayant tout sur son passage. “La pastorale est maintenant pensée de l’extérieur vers l’intérieur. Alors qu’habituellement, nous pensons de l’intérieur vers l’extérieur (prendre soin des paroissiens pour former ensuite des missionnaires).” »
Nous y retrouvons dans cette inversion la doctrine du coup d’État portée par le nouveau film Blanche-Neige, ainsi que la pensée new-age du voyage intérieur pour trouver son vrai soi en partant de l’extérieur vers l’intérieur, contraire à la doctrine de l’Évangélisation de l’Église catholique.
La vidéo cite aussi l’article « De l’Église managériale : les ressources humaines » du site leglaivedelacolombe.fr :
« Le management suppose en effet une dimension prophétique : le leader est porteur d’une “vision” quasi-céleste au nom et en fonction de laquelle il pourra tout ordonner, quitte à détruire l’ordre préétabli, fut-il millénaire. Rien, pas même le réel, ne saurait contrarier ce “projet” volontariste que les subordonnés devront exécuter mécaniquement, jusque dans ses incohérences flagrantes. »
Nous pouvons reconnaître dans ces ambitions contemporaines de l’Église ce même discours qui manifeste l’idéologie qui a nourrit les équipes de Disney lors de la production de ce nouveau film Blanche-Neige : le renoncement au désir du salut, le renoncement au désir d’amour vrai, au profit d’une ambition de leader qui n’a pas d’autre horizon que de se retrouver seul. Et la prophétie d’Ézéchiel nous rappelle que la conséquence inévitable de suivre ces idéologies, c’est la ruine, c’est la mort, c’est qu’on en vient à tuer ses propres enfants.

