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Père Jérôme Kiefer : le renouveau spirituel

Dans Les Belles figures de l’Histoire sur CNews, Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier recevaient hier Anne Bernet auteur de « Père Jérôme : un moine au croisement des temps » :

 

Transmissio : un temps de vacances mêlant repos, jeux, activités et formation, tout en accordant une place centrale à Dieu

L’association « Transmissio » organise pour la premier fois cet été une session, déjà complète, adaptée à tous les âges, qui allie vacances familiales et réflexion sur le thème du Christ-Roi. Xavier Le Saint, président de l’association, a été interrogé dans L’Homme Nouveau. Extraits :

[…] Il existe déjà des sessions pour les familles attachées aux communautés traditionnelles, avec un rythme intense d’enseignements d’excellente qualité. Mais tout le monde n’a pas le réflexe de faire des retraites familiales uniquement spirituelles pendant les vacances et parmi les jeunes convertis ou les recommençants, beaucoup n’en connaissent pas l’existence. Nous voulons donc proposer aux familles de vivre un temps de vacances mêlant repos, jeux, activités et formation, tout en accordant une place centrale à Dieu. […]

Chaque année, notre thème sera celui du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté, dont nous sommes partenaires et, en quelque sorte, l’un des fruits. Nos aumôniers travaillent donc à partir du thème du pèlerinage, en l’adaptant à la vie de couple et de famille.

Comment vont se dérouler concrètement ces sessions ? Qui sont les intervenants, et quelles seront les grandes lignes du programme ?

Les matinées sont consacrées aux enseignements et à la messe. L’enseignement doctrinal et théologique sera assuré par des prêtres envoyés par différentes communautés : l’abbé de Massia (FSSP), l’abbé Raffray (IBP), le chanoine Denis (ICRSP), le père Aubry (FSVF) et un prêtre missionnaire de la Miséricorde divine. La formation sera complétée par des laïcs comme Ludovine de la Rochère, Thibaud Collin, François-Xavier Clément et Jean-Pierre Maugendre. L’objectif est de croiser une approche intellectuelle avec une vision militante. Les enfants bénéficieront d’un programme spécifique le matin, encadrés par des séminaristes. Les messes seront adaptées aux différents âges : une messe pour les adultes et les grands adolescents et une messe pour les enfants, sauf le dimanche où toute la famille est réunie. L’après-midi est libre : les familles peuvent se promener, participer à des activités variées (sports, jeux nautiques, ateliers spirituels). Les parents ont la possibilité de confier leurs enfants pour consacrer du temps à un enfant en particulier, ou pour un moment en couple. Le soir, après le dîner, des temps conviviaux sont prévus : banquet festif, spectacle, soirée de prière et d’adoration.

Vous avez choisi une identité liturgique traditionnelle avec la messe en latin. Pourquoi ce choix et quel rôle joue-t-il dans votre projet ?

Les fondateurs sont attachés à cette liturgie, non seulement pour sa profondeur théologique et spirituelle, mais aussi parce qu’elle favorise naturellement la transmission de la foi. Son ancienneté et sa solidité en font un socle stable qui aide à structurer la vie spirituelle des familles. Nous avons remarqué que cette forme liturgique transmet bien et mieux la foi aux enfants, en raison de son caractère sacré et immuable. Beaucoup de familles se tournent désormais vers elle et nous voulons offrir un cadre pour les accueillir, les accompagner. […]

Ce projet s’inscrit bien entendu dans une ambition plus large : nous accueillons pour cette première édition 500 personnes et réalisons en quinze jours que nous aurions pu prévoir le double. Nous restons cependant sur cet objectif de 500 personnes qui représente déjà un beau défi !

Récollection de carême

Samedi 29 mars – 10h – 17h

Récollection de carême au Carmel de Beaune ( messe, confessions, enseignements pour les adultes et les enfants, adoration du Saint-Sacrement…).

Venez nombreux ! Inscrivez vous !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Premier dimanche de Carême : jeûne et tentation

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous sommes entrés, le Mercredi des Cendres, dans le temps du Carême pendant lequel l’Église, par sa liturgie, nous engage à la pénitence. Les ornements sont violets. Il n’y a ni Alléluia, ni Gloria, ni Te Deum. Le silence est imposé aux orgues. On ne doit pas orner de fleurs les autels. La solennité des noces est interdite.

Introït : Invocábit me…

En ce premier dimanche du Carême, toute la liturgie nous rappelle que ce Carême est un combat que nous allons avoir à mener pendant ces quarante jours pour parvenir à la victoire finale de Pâques. Dans ce combat nous avons des adversaires qui sont les mauvais anges ou démons, et des alliés qui sont les bons anges, nos anges gardiens. Dans l’évangile d’aujourd’hui, nous voyons Notre Seigneur s’enfoncer dans le désert pendant quarante jours pour lutter contre Satan, chef des démons et nous voyons les anges s’approcher de Lui pour le servir.

Les chants du propre de la messe de ce Dimanche présentent une particularité unique dans la liturgie, c’est qu’ils sont tous tirés du même psaume, le psaume 90 Qui hábitat in adjutório Altíssimi ; il chante la protection que le Seigneur nous accorde dans notre combat, et la certitude de la victoire grâce à cette protection si nous sommes fidèles. Les anges gardiens que le Seigneur nous envoie pour nous aider y sont explicitement mentionnés, nous le verrons au Graduel.

Le chant de l’Introït est emprunté aux derniers versets du psaume, dans lesquels Dieu lui-même prend la parole pour promettre la victoire, qu’il accordera à ceux qui se confient en lui, et la vie éternelle. Il est assez rare dans les Introïts que ce soit Dieu qui parle. Cela ne se produit que deux ou trois fois dans l’année.

Invocábit me, et ego exáudiam eum : erípiam eum, et glorificábo eum : longitúdine diérum adimplébo eum.
Il m’invoquera et je l’exaucerai, je le délivrerai et je le glorifierai, je le comblerai d’une longue suite de jours.

On remarquera l’insistance sur le mot eum, qui revient après chaque verbe, ce qui montre bien l’attention que le Seigneur porte à chacun de nous. Comme il convient pour la parole de Dieu, la mélodie de cet Introït est très affirmative et pleine d’une calme assurance. Il est accompagné, bien entendu, par le premier verset du psaume 90 que nous retrouverons tout à l’heure au Trait :

Qui habitat in adjutorio Altíssimi, in protectione Dei cæli commorabitur.
Celui qui demeure avec le secours du Très-Haut restera sous la protection du Dieu du ciel.

Lisons un très beau commentaire de l’abbé Portier dans la revue Una Voce au sujet de ce chant d’entrée :

« Commencez votre Carême avec ardeur, continuez-le dans la ferveur, et si vous êtes inquiets, moroses, chantez de nouveau cet introït ; il vous mettre dans la joie profonde et vous acheminera sûrement à celle de Pâques, à cette glorification qui commence pour ne plus jamais cesser ».

Graduel : Ángelis suis….

Le texte du Graduel du premier dimanche de carême est tiré du psaume 90. Comme tous les autres chants de cette messe, et nous allons y trouver les versets de ce psaume qui parlent explicitement des anges Gardiens.

Ángelis suis mandávit de te, ut custódiant te in ómnibus viis tuis.
Dieu a donné ordre à ses anges de te garder dans toutes tes voies.

Et le verset :

In mánibus portábunt te, ne únquam offéndas ad lápidem pedem tuum.
Ils te porteront dans leurs mains afin que ton pied ne heurte pas la pierre.

Bien entendu il faut entendre ce texte au sens spirituel ; les pierres que nos pieds peuvent heurter ce sont les tentations et toutes les embûches que l’ennemi diabolique sème sous nos pas. Le rôle des anges gardiens est essentiellement spirituel, comme notre combat de Carême dans lequel nous pouvons compter sur leur aide. La mélodie de ce Graduel est une mélodie type, c’est à dire qu’elle n’est pas seulement composée de diverses formules que l’on retrouverait ailleurs, mais qu’elle est la même d’un bout à l’autre dans un certain nombre de Graduels du répertoire. Elle est en particulier identique note pour note à celle du Graduel Requiem de la messe des défunts, et on remarquera comment ses vocalises s’adaptent avec une grande souplesse à des textes différents et à l’expression de sentiments divers, ici la tranquille sécurité que nous ressentons sous la protection des bons anges.

Trait : Qui hábitat…

Pendant le Carême, comme au temps de la Septuagésime, le Graduel est suivi d’un Trait. Celui de ce dimanche présente une particularité, c’est qu’il est d’une longueur tout à fait inhabituelle. Rares sont les chorales qui le chantent car son exécution intégrale dure près d’un quart d’heure. Il reprend la plus grande partie du psaume 90, treize versets sur seize, longue méditation sur la protection que le Seigneur nous accorde dans notre combat contre les esprits infernaux et leurs tentations. C’est le psaume dont tous les chants de cette messe sont tirés, mais il est aussi connu comme étant un des psaumes des complies du dimanche, car il convient tout à fait d’invoquer la protection du Seigneur et le secours des anges gardiens avant de s’endormir.

Les premiers versets chantent sous forme d’un dialogue la protection que le Seigneur accorde à ceux qui mettent leur confiance en Lui. Les versets suivants expriment cette protection divine avec de belles images que nous allons retrouver à l’Offertoire et à la Communion. Puis ils mentionnent les attaques perfides du démon qui est explicitement nommé et ses ténébreuses manœuvres auxquelles échappe celui qui met sa confiance en Dieu alors que les autres tombent à ses côtés.

V/. Qui hábitat in adjutório Altíssimi, in protectióne Dei cæli commorántur.
Celui qui habite sous l’assistance du Très-Haut demeurera sous la protection du Dieu du ciel.

V/. Dicet Dómino : Suscéptor meus es tu et refúgium meum : Deus meus, sperábo in eum.
Il dira au Seigneur : Vous êtes mon défenseur et mon refuge. Il est mon Dieu ; j’espérerai en lui.

V/. Quóniam ipse liberávit me de láqueo venántium et a verbo áspero.
Car c’est lui qui m’a délivré du piège du chasseur, et de la parole âpre et piquante.

V/. Scápulis suis obumbrábit tibi, et sub pennis eius sperábis.
Il te mettra à l’ombre sous ses épaules et sous ses ailes tu seras plein d’espoir.

V/. Scuto circúmdabit te véritas eius : non timébis a timóre noctúrno.
Sa vérité t’environnera comme un bouclier ; tu ne craindras pas les frayeurs de la nuit.

V/. A sagítta volánte per diem, a negótio perambulánte in ténebris, a ruína et dæmónio meridiáno.
Ni la flèche qui vole pendant le jour, ni les maux qui s’avancent dans les ténèbres, ni les attaques du démon de midi.

V/. Cadent a látere tuo mille, et decem mília a dextris tuis : tibi autem non appropinquábit.
Mille tomberont à ton côté, et dix mille à ta droite ; mais la mort n’approchera pas de toi.

V/. Quóniam Angelis suis mandávit de te, ut custódiant te in ómnibus viis tuis.
Car le Seigneur a commandé pour toi à ses anges de te garder dans toutes leurs voies.

V/. In mánibus portábunt te, ne umquam offéndas ad lápidem pedem tuum.
Ils te porteront dans leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre la pierre.

V/. Super áspidem et basilíscum ambulábis, et conculcábis leónem et dracónem.
Tu marcheras sur l’aspic et le basilic, et tu fouleras au pied le lion et le dragon.

V/. Quóniam in me sperávit, liberábo eum : prótegam eum, quóniam cognóvit nomen meum.
Parce qu’il a espéré en moi, je le délivrerai ; je le protégerai, parce qu’il a connu mon nom.

V/. Invocábit me, et ego exáudiam eum : cum ipso sum in tribulatióne.
Il criera vers moi, et je l’exaucerai ; je suis avec lui dans la tribulation.

V/. Erípiam eum et glorificábo eum : longitúdine diérum adimplébo eum, et osténdam illi salutáre meum.
Je le sauverai et je le glorifierai. Je le comblerai de jours et je lui ferai voir mon salut.

Les moines d’En Calcat ne chantent que les premier et dernier versets et psalmodient les autres.

Offertoire : Scápulis suis…

Les deux derniers chants du propre de la messe du premier dimanche de Carême, l’Offertoire et la Communion, ont exactement le même texte, ce qui est encore une autre particularité de ce dimanche, unique dans la liturgie, mais la mélodie grégorienne peut donner à un même texte deux expressions différentes. Il s’agit des versets du psaume 90 qui traduisent la protection divine par de belles images :

Scápulis suis obumbrábit tibi Dóminus, et sub pennis ejus sperábis : scuto circúmdabit te véritas ejus.
Le Seigneur te mettra à l’ombre de ses épaules et sous ses ailes tu espéreras, sa fidélité t’entourera d’un bouclier.

La mélodie de l’Offertoire s’apparente à celle de l’Introït. Elle est pleine de calme et d’assurance paisible. C’est vraiment le sentiment de sécurité sous la protection du Seigneur qui domine.

Communion : Scápulis suis

Le texte de l’antienne de Communion du premier Dimanche de Carême est identique à celui de l’Offertoire. Scápulis suis obumbrábit tibi …

Mais alors que la mélodie de l’Offertoire était assez statique, pleine de calme assurance, celle-ci est plus dynamique ; on y sent passer un grand élan mystique, nécessaire pour triompher dans le combat qui est engagé.

Saint Jean de Dieu et la valeur de la souffrance (8 mars)

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Il y a quelque temps, j’ai entendu quelqu’un dire à la télévision que la souffrance permettait une croissance dans la connaissance. Je pense qu’il y a beaucoup de vérité dans cette affirmation, car en effet, lorsqu’on souffre, on voit les choses sous une perspective très différente, plus profonde et donc plus essentielle. La souffrance n’est pas seulement physique ; il y a aussi la souffrance mentale, qui, malheureusement, n’est pas moins douloureuse. Lorsque je réfléchis à tout cela, je ne peux que penser à saint Jean de Dieu (1495-1550), un saint que l’Église célèbre le 8 mars, un jour où sa mémoire est complètement éclipsée par la Journée de la femme – une fête sur laquelle il serait bon de mener une réflexion saine, si l’on n’avait pas peur pour sa propre sécurité.
Juan Ciudad, le nom de naissance de notre Jean, était portugais. Il mena une vie aventureuse, marquée même par ce qui semblait être des troubles mentaux, qui le conduisirent à une hospitalisation. Cette expérience le fit réfléchir sur la souffrance des autres, sur la façon dont elle était perçue et traitée par ceux qui étaient appelés à guérir les corps. Mais les corps ne sont rien sans l’âme, et si l’âme n’est pas prise en compte comme il se doit, le corps en souffre lui aussi, refuse de guérir ou reste malade. Ainsi, Jean décida de donner un sens à sa vie en se consacrant à la souffrance – comment soulager la maladie et prendre soin de la personne humaine dans son intégralité, et non sous un prisme purement matérialiste. Il fonda des hôpitaux bien organisés, où les malades se sentaient accueillis, aimés et compris.
Notre Jean de Dieu embrassa pleinement cette nouvelle mission après avoir entendu un sermon de saint Jean d’Avila (1500-1569), un saint qui disait :
“Le seul honneur pour l’Église est de suivre le Christ intérieurement et extérieurement, en méprisant les richesses, le luxe, l’orgueil et tous les autres défauts qui feraient crier les pierres elles-mêmes.”
Jean mit en pratique ce mépris des biens matériels : bien qu’il n’ait eu aucune connaissance médicale, il se consacra entièrement à la construction d’hôpitaux, rassemblant autour de lui des disciples – les Frères hospitaliers, connus de tous sous le nom deFatebenefratelli, d’après la phrase que Jean répétait en demandant l’aumône. Saint Jean d’Avila affirmait aussi :
“Il faut creuser dans la boue de notre néant pour atteindre la terre ferme : Dieu. Puisque le Seigneur sur la croix nous a tout donné, nous devons L’aimer jusqu’à la folie et Le suivre sur la croix.”
Jean, après avoir creusé profondément, s’était trouvé au bord de la folie. Et en fin de compte, après tant d’efforts, il comprit que ce que le monde appelle folie – “scandale, folie et absurdité”, comme dit saint Paul – était en réalité l’amour de la croix, et la croix est souffrance.
Soyons clairs : Dieu ne prend pas plaisir à voir les gens souffrir. Quel genre de Dieu serait-ce ? Un Dieu qui se réjouirait de voir Ses enfants en détresse ? Non, Dieu n’aime pas la souffrance en elle-même, mais Il aime ceux qui souffrent, précisément parce que, dans leur souffrance, ils sont mystérieusement unis à la Passion de Son Fils. Personne n’aime l’effort, mais sans effort, on n’obtient rien de beau dans la vie. La souffrance est comme l’effort : on ne l’aime pas pour elle-même, mais pour ce qu’elle peut nous apporter.  Ainsi, la souffrance a de la valeur parce qu’elle nous unit à cette Passion d’où est venue notre salut. Et soyons honnêtes : une religion crédible ne peut que prendre en compte et offrir une perspective sur la souffrance, précisément parce qu’elle fait tellement partie de la vie de chacun, sans exception. Personne n’échappe à la souffrance.
L’écrivain Curzio Malaparte affirmait :
“La mort ne me fait pas peur : je ne la hais pas, elle ne me dégoûte pas, ce n’est, au fond, pas une chose qui me concerne. Mais la souffrance, je la hais, et plus encore celle des autres, qu’ils soient humains ou animaux, bien plus que la mienne. Je suis prêt à tout, à n’importe quelle lâcheté, à n’importe quel héroïsme, pour empêcher un être humain de souffrir, pour aider un homme à mourir sans douleur.”
Bien que l’intention de Malaparte d’alléger la souffrance soit noble, sa perspective est erronée, car il ne comprend pas que la souffrance est souvent une préparation à la mort – et pour certains, une expiation avant le jugement. Savoir offrir sa souffrance est une grande chose : c’est savoir dire à soi-même et aux autres que même dans les moments où l’on semble se perdre, on est encore capable de ne pas lâcher la main de Dieu.
Bien sûr, se perdre dans la souffrance est une possibilité bien réelle. Lorsque l’on souffre, on ne ressent parfois pas la présence de Dieu. Le cardinal Carlo Caffarra observait :
“Il y a un psaume qui, je vous l’avoue, me bouleverse profondément chaque fois que je le récite, car à un moment donné, le psalmiste dit : ‘Et ils me disent : où est ton Dieu ?’ La question qui a fait couler les larmes du psalmiste peut aujourd’hui nous être posée, soit par le sceptique : ‘Mais où est votre Dieu ?’ (‘Qu’est-ce que la vérité ?’ dit Pilate), soit par le désespéré : ‘Dis-moi où est vraiment ton Dieu.’ Comme pour dire : ‘De toute façon, toi non plus, tu ne sais pas où Il est.’ Où est-Il ? Quel est le lieu de Sa présence, cet endroit où, en entrant et en demeurant, l’homme peut célébrer la fête de sa béatitude ? Je trouve la réponse dans une admirable page de saint Augustin que je vais vous lire et sur laquelle je conclurai. Saint Augustin, commentant précisément ce psaume, dit : “Quand les hommes célèbrent leurs fêtes, ils ont l’habitude de placer des instruments de musique devant leurs maisons, ou bien d’engager des musiciens, en somme de jouer de la musique. Celui qui passe et l’entend se demande de quoi il s’agit. On lui répondra qu’il s’agit d’une fête. Ils diront que c’est une fête d’anniversaire ou une fête de mariage, afin que ces chants ne paraissent pas déplacés. Dans la maison du Seigneur, la fête est éternelle, on n’y célèbre pas une fête qui passe, car le visage de Dieu procure une joie qui ne faiblit jamais. Et ce jour de fête n’a ni commencement ni fin. De cette fête éternelle et perpétuelle résonne dans le cœur de l’homme une sorte de mélodie douce et harmonieuse ; le son de cette fête caresse les oreilles de celui qui marche là où s’accomplissent les miracles de Dieu dans la rédemption des fidèles, dans l’Église.” Ainsi parle saint Augustin” (La famille et les défis d’aujourd’hui, 1991).
À travers cette réflexion du cardinal Caffarra, nous comprenons que la mission de celui qui accompagne une personne souffrante est précisément de faire résonner cette “joie qui ne faiblit jamais”. Offrir une espérance, non seulement pour la guérison du corps, mais surtout pour une restauration complète, une guérison intégrale de l’homme, qui permette d’affirmer en tout temps la primauté de notre dimension spirituelle sur celle matérielle.
La souffrance nous purifie, mais elle nous donne aussi le sens de notre fragilité, qui nous préserve souvent des excès qui nous mèneraient inévitablement à une vie de plus grande dissolution et de péché. C’est être éprouvé comme l’or dans le creuset. Saint Augustin, dans son sermon 15, disait :
“Je pense que là où l’or est purifié, il n’y a pas sans raison de la paille. Regardons bien tout ce qu’il y a : il y a le fourneau, il y a la paille, il y a l’or, il y a le feu, il y a l’artisan. Mais ces trois éléments – l’or, la paille et le feu – sont dans le fourneau, tandis que l’artisan est autour du fourneau. Maintenant, regarde ce monde. Le monde est le fourneau, la paille est représentée par les hommes mauvais, l’or par les hommes bons, le feu par les tribulations, et l’artisan, c’est Dieu. Regarde bien et observe : l’or ne peut être purifié si la paille ne brûle pas. Dans ce même psaume, où nous disons aimer la beauté de la maison de Dieu et le lieu de l’habitation de Sa gloire, écoute la voix de l’or. Il désire être purifié : ‘Scrute-moi, Seigneur, et mets-moi à l’épreuve, brûle dans le creuset mes reins et mon cœur.’ Scrute-moi, Seigneur, et mets-moi à l’épreuve. Il aurait dû craindre l’épreuve et pourtant, il la demande précisément. Scrute-moi, Seigneur, et mets-moi à l’épreuve. Et observe bien qu’il demande le feu. Scrute-moi et mets-moi à l’épreuve, brûle dans le creuset mes reins et mon cœur. N’as-tu pas peur de faiblir dans le feu ? ‘Non’, répond-il. Et pourquoi donc ? Parce que ‘ta miséricorde est devant mes yeux’.”
Pour tenter de donner un sens à la souffrance, apprenons à nous abandonner avec confiance.

Journée internationale des droits des femmes 2025 : Le Syndicat de la Famille lance une campagne contre la GPA

Communiqué du Syndicat de la famille :

Dans un contexte de laxisme des tribunaux français face à la GPA et de pression mise en catimini par l’Union Européenne en faveur de cette pratique, Le Syndicat de la Famille alerte l’opinion publique grâce à une campagne de 25 000 affiches à travers tout le pays. Le Syndicat de la Famille rassemble en outre des hommes et femmes de tous âges pour célébrer la femme, et raviver la beauté de leur complémentarité et de la conjugalité : un spot où les hommes célèbrent les femmes est ainsi lancé en ce 8 mars.

Afficher la réalité sordide de la GPA

Malgré l’échec, le 14 juin 2024, de l’adoption du Certificat de parentalité par l’Union européenne, la Commission vient de réinscrire ce projet à son agenda 2025 et un débat est de nouveau programmé la semaine prochaine au Parlement européen. Du côté français, des arrêts successifs de la Cour de cassation, rendus le 2 octobre et le 14 novembre 2024, signent le laxisme des tribunaux français face à la pression en faveur de la GPA, également visible avec le refus systématique de prendre en compte les plaintes et les preuves du démarchage commercial d’agences de GPA sur le territoire français.

C’est pourquoi Le Syndicat de la Famille lance en ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, une campagne choc qui montre sans détour ce qu’est la pratique de la GPA : une exploitation des femmes, dont les capacités reproductives sont utilisées pour leur faire produire des enfants au profit de tiers. Ce trafic d’être humain doit être dénoncé de manière claire et se traduire par une initiative forte pour l’abolition universelle de cette marchandisation des femmes et des enfants, aussi lucrative qu’intolérable.

Un spot pour célébrer les femmes… avec les hommes

La GPA est inacceptable, notamment parce qu’elle exploite la femme parce que femme. C’est pourquoi Le Syndicat de la Femme a souhaité aussi célébrer la femme, non dans un esprit de lutte des sexes, mais au contraire, dans un esprit d’ouverture et de compréhension entre femmes et hommes. L’esprit d’opposition d’un féminisme malheureusement dévoyé ne peut en effet rendre efficace la véritable défense des droits des femmes, à commencer par celui de ne pas être exploitée par le business de la reproduction. Le Syndicat de la Famille a donc choisi de donner la parole aux hommes pour célébrer les femmes dans un spot destiné à ouvrir les cœurs.

« La dignité des femmes n’a pas de frontière ni de couleur de peau. Nous devons être cohérent et ne pas nous contenter d’interdire la GPA en France en qualifiant à juste titre cette pratique de contraire aux droits des femmes. Nous devons agir aussi pour protéger toutes les femmes à travers le monde entier et donc mettre un terme à la pratique hypocrite qui consiste à faciliter le recours à des mères porteuses à l’étranger et même à tolérer le démarche commercial de cliniques étrangères sur notre sol. Il est à la fois nécessaire de montrer la nature réelle de la GPA pour réveiller les consciences et de célébrer la femme en touchant les cœurs de 7 à 77 ans » résume Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la Famille.

Syrie : la transition n’est pas si pacifique…

Des combats ont de nouveau éclaté en Syrie. Des groupes loyalistes à Bachal al-Assad ont lancé une insurrection dans les bastions alaouites. Le HTS, qui n’accepte pas la moindre poche de résistance au risque de perdre des territoires, commence à mener une violente répression. Mais la solution est peut-être à trouver dans le fédéralisme pour ne pas retomber dans la ruine de la guerre civile.

Depuis le 6 mars, d’anciens loyalistes du régime Assad, démobilisés après sa chute, ont lancé une insurrection dans les bastions alaouites de Lattaquié, Tartous et Homs. Opposés à la nouvelle administration, ils dénoncent des purges et cherchent à défendre leur position. En quelques heures, ces groupes armés ont pris plusieurs bases militaires, récupérant armes et véhicules. Bien que leur capacité à tenir sur le long terme reste incertaine, leur organisation et leur connaissance du terrain inquiètent. Le régime en place, conscient du défi, déploie d’importants renforts pour contenir cette contre-révolution.

La réponse sécuritaire est brutale mais les autorités semblent dépassées par le flux de volontaires qui affluent de tout le pays après que des appels à l’éradication des “nosayris” et autres “ghanazir” ont été lancés dans certaines mosquées, jusqu’à Damas. Les civils ne sont pas épargnés et tués à bout portant. Cela devait arriver, mais c’est le premier véritable test pour al-Sharaa qui joue là sa capacité à assurer l’ordre en Syrie.

Chine : Humainement parlant, l’heure n’est pas aux grandes espérances

Le père Gianni Criveller, sinologue italien, historien et théologien, dirige actuellement le centre missionnaire PIME (Institut pontifical pour les missions étrangères) à Milan après avoir vécu et enseigné dans le monde chinois (Hong-Kong, Taïwan, Macao et Chine continentale) durant 27 ans. Il est interrogé sur Ad Extra à propos de la Chine :

Cette année est célébré le Jubilé 2025 sur les « pèlerins d’espérance ». Quelles sont les raisons d’espérer pour l’avenir de l’Église en Chine ?

Humainement parlant, l’heure n’est pas aux grandes espérances. Tout d’abord, le nombre de catholiques n’augmente pas en Chine ; par rapport il y a vingt ou trente ans, il y a de moins en moins de candidats dans les séminaires ou les couvents. Toutefois, l’espoir pour l’avenir de l’Église en Chine ne vient pas du Vatican, ni de l’extérieur ; il vient des catholiques chinois eux-mêmes.

Depuis que le catholicisme est arrivé dans le pays, que l’on remonte à la première présence chrétienne au VIIsiècle ou à l’histoire plus récente avec la venue des jésuites avec Matteo Ricci puis des ordres religieux à partir de la fin du XVIIsiècle, le christianisme et le catholicisme ont traversé beaucoup de difficultés, persécutions, troubles, et malentendus.

Même si les catholiques représentent un petit nombre, ils ont toujours gardé la foi, ils sont toujours parvenus à survivre et à continuer de professer leur foi. C’est ce qui continue d’arriver. Les dévotions traditionnelles catholiques (le Sacré Cœur, la figure du pape, la Vierge Marie, saint Joseph…) ont aidé les catholiques chinois à garder la foi. J’ai beaucoup d’admiration face à leur résilience quelles que soient les circonstances.

Mon espérance, c’est qu’en plusieurs lieux en Chine, il y ait toujours des villages catholiques qui maintiennent la foi, des jeunes qui gardent la foi en allant vivre dans les grandes villes, et des jeunes qui deviennent catholiques parce qu’invités par des amis ou à cause d’expériences de vie au cours de leurs études…

Tout cela me donne de l’espoir. Cela ne peut certainement pas venir de l’extérieur, mais d’au-dessus – de Dieu, nous croyons en l’action de l’Esprit Saint – et de l’intérieur – parce que j’ai remarqué que beaucoup de jeunes chinois veulent garder la foi. Ils refusent de l’abandonner pour des raisons idéologiques, qu’il s’agisse de problèmes d’ordre politique ou face à la sécularisation, qui est répandue dans le monde entier.

Quelles sont les relations entre la culture chinoise et le catholicisme, alors qu’on parle davantage de « sinisation » que d’inculturation… ?

L’inculturation, c’est exprimer la foi à travers la culture, le style de vie, la langue, les chants… Cette question a été un enjeu et un problème important durant les siècles derniers. Il y a ainsi eu la « querelle des rites » [qui a vu s’opposer différentes visions de la mission entre les ordres missionnaires jésuites, franciscains et dominicains aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles].

Cette histoire met en évidence la distance entre la foi catholique et la culture chinoise. C’est une relation difficile. Aujourd’hui, on peut dire qu’il n’y a pas une culture chinoise mais des cultures chinoises. Il y a la culture confucianiste traditionnelle, la culture taoïste, la culture bouddhiste… Puis le communisme est arrivé et aujourd’hui, il y a aussi une importante culture marxiste communiste.

Durant plusieurs décennies, l’objectif politique du parti communiste, en particulier durant la Révolution culturelle, a été de détruire les cultures chinoises traditionnelles. Parce qu’elles étaient vues comme la cause de la pauvreté. Le communisme athée a eu beaucoup d’influence. C’est pourquoi il est devenu difficile de voir les cultures et rites traditionnels – le culte des ancêtres, le culte des défunts, les festivités dans les temples… C’est plus visible à Taïwan par exemple.

Le confucianisme est une autre question : aujourd’hui, il est adopté par le parti communisme, mais il ne s’agit pas du confucianisme que l’on peut lire dans les livres classiques, mais plutôt d’une interprétation politique du confucianisme, qui devient un outil pour la gouvernance du parti communisme.

Enfin, il y a la politique de sinisation, qui signifie que tout doit devenir chinois avec des caractéristiques chinoises. Si vous chantez et que vous êtes musicien, votre musique doit avoir des caractéristiques chinoises ; si vous êtes artiste, votre art doit avoir des caractéristiques chinoises ; si vous êtes croyant, votre religion doit avoir des caractéristiques chinois ; si vous êtes catholique, vous devez avoir des caractéristiques chinoises.

Bien sûr, c’est un problème, à ne pas confondre avec l’inculturation qui est un processus théologique et ecclésial légitime que chaque catholique à travers le monde doit entreprendre. La sinisation est plutôt l’imposition d’une idéologie politique sur les croyants par le parti communiste.

Les relations entre le Saint-Siège et la Chine ont beaucoup évolué ces dernières années : est-ce positif ?

Tout d’abord, je dois rappeler ce que tout le monde sait. En 2018, il y a eu la signature de l’accord provisoire Chine-Vatican, renouvelé en 2022, puis à nouveau en 2024 pour quatre ans. Nous n’en connaissons pas les détails, qui sont secrets, mais nous savons qu’ils concernent la sélection et l’élection des évêques en Chine. C’est un bon accord, dans le sens où les évêques en Chine sont reconnus par le pape.

Ainsi, il n’y a plus d’Église dite « patriotique », parce que tous les évêques en Chine sont canoniquement reconnus. Donc la vie catholique en Chine est « sous la houlette » de l’Église catholique romaine. Je pense que c’est très positif, mais je dois dire qu’après sept années sous cet accord, il y a encore des difficultés. C’est pourquoi je pense que cet accord ne fonctionne pas aussi bien qu’il le pourrait.

Premièrement, près de 30 évêques dits « souterrains » ne sont pas encore reconnus par le gouvernement. On peut donc voir que cet accord n’est pas symétrique : le pape a reconnu tous les évêques chinois, même ceux qui venaient du gouvernement, mais jusqu’à ce jour, le gouvernement n’a pas reconnu les évêques « souterrains ».

Deuxièmement, une quarantaine de diocèses sont toujours sans évêque. Cet accord concernait la nomination des évêques, mais il y a trop de diocèses qui n’ont toujours pas d’évêque. On peut dire que les progrès sont très lents.

Par ailleurs, un accord ne veut pas dire qu’il y a la liberté pour l’Église en Chine. Les évêques chinois n’agissent pas comme les autres évêques : ils ne peuvent pas se rencontrer indépendamment des représentants de l’État, ils ne peuvent voyager à Rome de manière autonome pour rencontrer le pape… Je pense que c’est une grave ingérence. Bien sûr, il y a deux ans, deux évêques chinois ont participé au Synode, puis à nouveau l’an dernier : c’est une petite amélioration, mais c’est encore loin de ce dont nous avons besoin.

Enfin, le pape nomme les évêques, et c’est une évolution majeure. Mais on peut difficilement dire que le pape choisit les évêques ; je dirais qu’ils sont choisis et proposés au pape par des élections locales au sein d’un système où les autorités chinoises ont, selon moi, beaucoup d’influence. Ensuite, les noms sont proposés au pape pour qu’ils soient nommés, et ces nominations ne sont pas très visibles. […]

Euthanasies en hausse en Belgique et au Québec

Le 22 janvier, en Belgique, la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie a publié son rapport bisannuel. Ce onzième rapport traite des années 2022 et 2023. Les chiffres officiels recensent 33 615 euthanasies depuis 2002. Avec 3423 euthanasies pratiquées, l’année 2023 a enregistré une hausse de 15% par rapport à 2022. Bien qu’une mineure ait été euthanasiée, 70,3% des personnes l’ayant été sur la période étaient âgés de plus de 70 ans. Plus de la moitié étaient atteintes de cancer. A la deuxième place viennent les polypathologies, « une combinaison de maladies évolutives, non améliorables et de plus en plus handicapantes ». Parmi ces 1375 personnes, 45% ont indiqué souffrir d’affection du système musculosquelettique, avec troubles articulaires, 27% de « troubles croissants de la vue ». Ainsi, la moitié des patients décédés après une euthanasie alors que leur mort n’était pas « attendue à brève échéance » souffrait de polypathologies (soit 611 personnes). Depuis la dépénalisation de l’euthanasie, la proportion des patients atteints de polypathologies est en « hausse constante ». Elle a atteint 23% en 2023. Dans 19% des cas répertoriés, le décès des patients n’était pas « attendu à brève échéance ». Un chiffre en augmentation.

Au Québec, la Commission sur les soins de fin de vie vient de déposer son dernier rapport quinquennal. Il couvre la période du 1er avril 2018 au 31 mars 2023. Sur cette période, 14 417 Québécois ont eu recours à l’« aide médicale à mourir » (AMM) et les décès après une AMM sont passés de 1,9 % à 6,8 %, illustrant selon le ministère responsable des Aînés « une normalisation progressive de cette pratique dans le parcours de soins de fin de vie ». En 2018-2019, 1294 euthanasies ont été enregistrées contre 5213 en 2022-2023, faisant du Québec « un leader en la matière ». La croissance observée « témoigne de la grande place qu’occupe l’AMM dans les soins de fin de vie », peut-on lire dans le rapport.

Et cette croissance du nombre d’euthanasies n’est pas prêt de s’arrêter avec les nouveautés législatives :

  • les maisons de soins palliatifs ne peuvent plus « exclure l’AMM des soins qu’elles offrent » depuis le 7 décembre 2023.
  • l’infirmière praticienne spécialisée « partage les mêmes privilèges et responsabilités que le médecin concernant l’évaluation d’une demande d’AMM et son administration de même que la sédation palliative continue ».
  • Depuis le 7 mars 2024, une personne ayant une « déficience physique grave entraînant des incapacités significatives et persistantes » est admissible à l’AMM si elle présente les autres conditions fixées par la loi.
  • depuis le 30 octobre dernier, une personne ayant reçu « un diagnostic de maladie grave et incurable menant à l’inaptitude à consentir aux soins » peut formuler une demande d’euthanasie « anticipée ».

Avec ces modifications législatives, le rapport prévoit que « les prochaines années seront fort occupées pour la Commission ». Jusqu’où ira cette hausse ?

Une politique chrétienne intègre la dimension culturelle, celle des œuvres sociales et de charité, l’éducation…

France catholique évoque l’encyclique Quas primas de Pie XI, publiée il y a exactement un siècle, proclamant la fête du Christ-Roi, affirmant que toute l’activité des hommes est à placer entre ses mains, au nom de sa royauté spirituelle… et temporelle. Philippe Darantière, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté – dont le prochain pèlerinage de Chartres portera justement sur ce thème, commente :

« Cette encyclique a rappelé que la politique ne peut être simplement perçue comme la gestion des affaires courantes de la Cité. Il faut viser plus large, avec une politique chrétienne qui intègre la dimension culturelle, celle des œuvres sociales et de charité, l’éducation… Et, à l’échelle du citoyen, cela implique de promouvoir les lois justes et contester les injustes. »

Mais concrètement, par où passe l’engagement en politique? « Aujourd’hui, les partis politiques ne sont que des machines à prendre le pouvoir. L’exercice de responsabilité politique se fait avant tout dans le cadre de la société civile, ainsi que dans le cadre du devoir d’état » estime Benoît Dumoulin. D’autant que, depuis la parution de Quas primas en 1925, la société a changé, le poids des chrétiens s’étant démographiquement et politiquement affaibli.

« Les chrétiens ont un rôle de témoin, qui doit être prêt à aller jusqu’au martyre, avance Philippe Darantière. Notamment dans la charité en actes: la charité envers les pauvres, les malades, envers la défense de la vie humaine de sa conception jusqu’à sa mort naturelle. »

« Tous les chrétiens sont tenus de s’engager politiquement », disait aussi Pie XI, dans son « Discours aux représentants de la fédération universitaire italienne ». Reste qu’un danger guette toute action politique: l’activisme, c’est-à-dire la priorité donnée au court terme sur le long terme, dans une mauvaise hiérarchie des fins. « Pour éviter ce piège, il faut d’abord une vie d’oraison, en s’appuyant par exemple sur L’âme de tout apostolat », affirme Philippe Darantière. Dans ce classique de la littérature chrétienne rédigé en 1907, Dom Jean-Baptiste Chautard, trappiste de Sept-Fons, juge que

« l’action, pour être féconde, a besoin de la contemplation ; celle-ci, lorsqu’elle atteint à un certain degré d’intensité, répand sur la première quelque chose de son excédent, et par elle l’âme va puiser directement dans le cœur de Dieu les grâces que l’action a charge de distribuer ».

« La justice procède d’abord non pas de la prière, mais de la conception droite des choses » estime de son côté Benoît Dumoulin, pour qui l’exercice des vertus chrétiennes – comme la justice, la force, la prudence et la tempérance – est premier dans l’action politique. Quelle que soit la hiérarchie que l’on opère, l’engagement politique semble ne pouvoir se nourrir que d’une vie chrétienne vécue en actes et en prière.

Les rencontres de Solesmes 2025

L’association pour la béatification de l’Impératrice et Reine Zita organise son rendez-vous annuel, « Les rencontres de Solesmes », le samedi 5 avril 2025 (de 9h45 à 17h30), en présence de Dom Geoffroy KEMLIN, Père Abbé de Solesmes, Dom Philippe DUPONT, Père Abbé émérite de Solesmes S.A.I.R. l’Archiduc Rudolf d’Autriche, petit-fils de l’Impératrice Zita

Cette journée d’informations, d’échanges et de convivialité se déroulera à La Marbrerie de l’Abbaye Saint Pierre de Solesmes (Sarthe), en plusieurs temps forts :

  • Messe aux intentions de la Servante de Dieu Zita
  • Assemblée générale ordinaire (présentation des rapports du Président, du Trésorier et de la Secrétaire Générale)
  • Intervention de l’Abbé Jacques OLIVIER, nouveau Postulateur de la cause, présentera un point de situation précis sur l’avancement de la cause et la phase diocésaine
  • Bilan des activités de la commission historique
  • Intervention des représentants des associations-filles à l’étranger (Belgique, Luxembourg, Hongrie, Portugal)
  • Déjeuner, servi à table, sur place, ouvert à tous sur inscription
  • Conférence du Père Jacques OLIVIER, Postulateur : « Le sacre de Zita, fidélité pour une reine et espérance pour un peuple »

Les rencontres de Solesmes sont ouvertes à tous, adhérents de l’association ou non, sur inscription.

Roumanie: élection annulée – La CEDH ferme les yeux

De l’ECLJ :

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rejeté ce jeudi 6 mars le recours de Călin Georgescu, le candidat arrivé en tête de l’élection présidentielle roumaine, mais dont le résultat a été annulé en raison de soupçons de fraude électorale.

La Cour constitutionnelle roumaine a en effet annulé le 6 décembre 2024 le premier tour des élections présidentielles roumaines en raison d’une campagne massive sur le réseau TikTok promouvant Călin Georgescu, financée par des ressources russes ou non-déclarées.

Il n’y a pas eu, à ce stade des enquêtes, de fraude à proprement parler dans cette élection, mais une ingérence indue sur un réseau social potentiellement déterminante dans le résultat du scrutin.

Était-ce un motif suffisant pour annuler une élection à la veille d’un second tour? Saisie de cette question, la CEDH refuse de répondre.

La CEDH estime que la Convention européenne qui protège le “droit à des élections libres” s’applique seulement au “choix du corps législatif” et non aux élections présidentielles…

Une argumentation bien plus politique que juridique selon Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, qui revient sur les enjeux de cette affaire dans le contexte de crise géopolitique que traverse l’Europe dans notre nouvel entretien du mois à regarder dès maintenant:

Emmanuel Macron découvre l’importance de la défense

Editorial d’Olivier Frèrejacques sur Liberté politique :

Les déclarations alarmistes d’Emmanuel Macron sur la menace russe témoignent d’un manque de sang-froid et d’un échec après plus de sept ans de pouvoir. Si le réarmement du pays est souhaitable, celui de la machine bruxelloise apparaît plus contestable. La séquence actuelle permet surtout au président de faire diversion alors qu’il a plongé la France dans une crise politique inédite.

En juillet 2017, le général de Villiers démissionnait de son poste de chef d’état-major des armées en raison d’un désaccord budgétaire avec le président de la République. Sept ans plus tard, ce même président se pose en champion d’un réarmement de la France, allant jusqu’à envisager de solliciter l’épargne des Français. Ce volontarisme militaire, tardif et opportuniste, survient alors que le pays est fracturé et que son Europe bruxelloise a largement perdu la main sur le dossier ukrainien, au profit des États-Unis de Donald Trump. Dans un bel unisson, son ministre des Armées et l’opposition socialo-écologiste de gauche ont surenchéri sur la « menace russe ». Une menace que l’ancien ministre des Affaires étrangères, Hervé Morin, a tenu à relativiser, rappelant que la Russie n’a conquis, en trois ans, pas même 20 % du territoire ukrainien.

Ce qu’Emmanuel Macron semble ignorer, c’est la force morale du pays. Quand bien même la France devrait affronter une guerre, elle en serait dépourvue. Le général Marcel Bigeard l’évoquait déjà devant l’Assemblée nationale en 1986, citant l’exemple des « petits Vietnamiens » qui ont successivement vaincu la France puis les États-Unis. Les sacrifices consentis par les Russes et les Ukrainiens – des peuples bien plus rudes que nous ne le sommes aujourd’hui – seraient probablement inconcevables en France ou dans d’autres pays occidentaux.

La France a tout intérêt à se préparer à évoluer dans un environnement mondial hostile. La volonté nouvelle du président de réarmer le pays représente en cela une opportunité à saisir. Reste à savoir qui sera armé : Paris ou Bruxelles ?

Le président est versatile. Il s’adapte aux crises du moment pour assurer sa survie politique, quitte à sombrer dans le paradoxe. Alors qu’il adopte une posture timorée face à l’Algérie de Tebboune, il bombe désormais le torse face à la Russie de Poutine. Une chose est certaine : si la France, puissance à laquelle aspire encore une partie des Français, doit renaître, ce devra être sans lui.

Olivier Frèrejacques
Président de Liberté politique

Un raz-de-marée de jeunes à la messe des cendres en France

source: https://leconservateur-media.fr/2025/03/07/un-raz-de-maree-de-jeunes-a-la-messe-des-cendres-en-france/

Le Mercredi des Cendres 2024 a été marqué par une affluence inédite de jeunes dans plusieurs églises françaises. À Paris, de nombreux étudiants et jeunes professionnels ont participé aux célébrations organisées spécialement pour eux, notamment à la chapelle des Missions Étrangères et à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, où la messe s’est prolongée par des temps de prière et d’adoration .

Dans d’autres diocèses, comme à Rouen et Aix-Arles, la mobilisation des jeunes a également été impressionnante. Des groupes d’aumôneries étudiantes et de jeunes pros ont organisé des liturgies adaptées à leurs horaires, afin de permettre une plus large participation.

Le diocèse de Nîmes, quand à lui, réuni un peu moins de 1000 personnes dans l’église de style néo-roman de Saint-Paul, dont 70% de jeunes (entre 6 et 40 ans). L’imposition des cendres faite par Son Excellence Brouwet —NDLR: Le formidable évêque qui a initié la messe de réparation après l’offense faite à la Sainte Cène lors des JO 2024— et l’Archiprêtre de Nîmes, Nicolas Germain à durée une heure.

Ce phénomène s’inscrit dans un contexte où l’Église et le Seigneur deviennent un refuge pour la jeunesse dans un monde en dépit de bon sens, attaqué et de plus en plus soumis à l’islam, en perte de repères et de cadre. Le monde de demain n’a qu’à bien se tenir, le sursaut catholique est lui bien en marche !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’Homme Nouveau annonce son enquête sur le règne social du Christ

Communiqué de L’Homme Nouveau :

Dans le cadre de l’Année du Christ-Roi (décembre 2024 – novembre 2025)

Il y a cent ans, Pie XI publiait Quas Primas, affirmant la royauté universelle du Christ et instituant la fête du Christ-Roi. À l’occasion de ce centenaire, L’Homme Nouveau a inauguré en décembre dernier l’Année du Christ-Roi avec un dossier exposant le cadre doctrinal, scripturaire et liturgique de cette royauté.

L’Homme Nouveau a ainsi lancé une grande enquête sur l’évolution de l’enseignement du règne social du Christ dans l’Église et son effacement progressif de la catéchèse et de la vie ecclésiale.

Cette enquête, entamée il y a plusieurs semaines, recueille les analyses de clercs et laïcs engagés.

Leurs contributions seront publiées progressivement dans le magazine, mais vous pouvez les retrouver dans le dossier en ligne : Dossier Année du Christ-Roi

Aujourd’hui, nous profitons de la publication de la contribution du cardinal Raymond Leo Burke pour mettre en lumière cette enquête et inviter un plus large public à la consulter : Lire l’article du cardinal Burke

L’Homme Nouveau invite ses lecteurs et tous les fidèles soucieux de la royauté du Christ à suivre ces publications tout au long de cette Année du Christ-Roi.

Voici un extrait de l’article du cardinal Burke :

“La nature essentiellement sociale de la royauté du Christ est évidente. L’âme individuelle existe toujours en relation avec Dieu et avec les autres, en commençant par la famille et en s’étendant à l’État ou à la nation et au monde. L’obéissance du cœur humain au Cœur du Christ place l’individu non seulement dans une relation juste avec Dieu, mais aussi avec tous les hommes qu’il veut sauver et pour lesquels le Cœur du Christ ne cesse de battre d’un amour incommensurable et incessant.

Il est ainsi clairement établi l’aspect intemporel et définitif de cette doctrine, dont la compréhension s’est approfondie au cours des siècles, mais qui ne saurait en aucune manière être remise en cause sans réduire la foi chrétienne à une coquille vide.

Comment pourrait-on penser que cette doctrine est liée à un temps ou à un lieu ? Dans l’institution même de la fête liturgique, Pie XI nous a donné toutes les réponses pour comprendre que, par sa nature même, cet enseignement est définitif.”

Messe traditionnelle : la situation dans les diocèses

Table ronde qui a eu lieu aux 3èmes Assises de la Tradition organisée par Renaissance Catholique. Les personnes viennent de Pontcallec, Poitiers, Quimper :

Dans une église d’Annecy, un individu menace de mort les fidèles et dégrade le mobilier

Au beau milieu de la messe de 8h, un individu d’origine portugaise s’est introduit dans la chapelle de la Basilique Saint-Joseph-des-Fins d’Annecy, jeudi 6 mars, a commencé par pousser des cris, avant de menacer de mort les fidèles.

Le prêtre aurait tenté de calmer le forcené, sans succès. « Il a crié qu’il allait tous nous tuer », se souvient Thérèse, 90 ans.

Après avoir tenté de s’en prendre aux statues, l’homme s’est ensuite dirigé vers le confessionnal, dont il a brisé la porte. Le forcené s’est alors emparé d’un bout de bois, provoquant un mouvement de foule parmi les fidèles. L’individu est finalement sorti de l’église, et a pénétré dans une agence du Crédit agricole, puis dans un laboratoire d’analyses médicales. Alertée, la police est rapidement intervenue et a réussi à l’interpeller en pleine rue.

« Malgré les rumeurs qui ont circulé sur une possible interdiction de la messe de clôture à la cathédrale, Mgr Christory, évêque de Chartres, a confirmé qu’il sera présent pour vous y accueillir ! »

Communiqué de Philippe Darantière, Président de Notre-Dame de Chrétienté :

Amis pèlerins,

Notre 43 ème pèlerinage de Pentecôte se prépare activement. Vos cadres s’emploient dès maintenant à approfondir les différents aspects du très riche thème qui nous réunit cette année : « Pour qu’Il règne, sur la terre comme au ciel ». Le sujet de la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ est au fondement de Notre-Dame de Chrétienté. Il est malheureusement assez négligé dans l’Eglise aujourd’hui. En choisissant ce thème, nous avons voulu célébrer le centième anniversaire de l’Encyclique Quas Primas du Pape Pie XI, qui institue la fête liturgique du Christ Roi. La période que nous vivons, avec ses incertitudes et ses menaces, rend ce thème encore plus actuel : « Il faut chercher la paix du Christ par le règne du Christ » nous enseigne Pie XI.

Pendant ce temps de préparation, les équipes des soutiens travaillent à aménager de nouveaux bivouacs, dont certains seront séparés de plusieurs kilomètres. Des choses simples à énoncer mais dont vous pouvez imaginer qu’elles réclament un investissement accru de la part des bénévoles qui assurent la logistique et la sécurité du pèlerinage.

Enfin, malgré les rumeurs qui ont circulé sur une possible interdiction de la messe de clôture à la cathédrale, Mgr Christory, évêque de Chartres, a confirmé qu’il sera présent pour vous y accueillir et qu’il donnera l’homélie de la messe. Nous pourrons ainsi fêter solennellement le jubilé des 1000 ans de la cathédrale en passant la porte sainte édifiée pour les pèlerins, accompagnés par l’insigne relique du voile de la Sainte Vierge qui constitue le trésor de cette cathédrale. Et pour clôturer notre 43 ème pèlerinage, nous procéderons au début de la messe à la consécration de Notre-Dame de Chrétienté et de chacun d’entre vous au Sacré-Cœur de Jésus dont nous fêtons cette année le 350 ème anniversaire des apparitions à Paray-le-Monial.

Nous vous invitons dès à présent, à l’entrée de ce Carême, à prier pour le bon déroulement de notre pèlerinage, afin qu’il contribue à la gloire de Dieu et au salut de beaucoup d’âmes.

Notre Dame de Paris, priez pour nous,

Notre Dame de Chartres, priez pour nous,

Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous.

Philippe Darantière
Président de Notre-Dame de Chrétienté

Saint Thomas d’Aquin, la vérité et le bien possible

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Il y a quelque temps, je suis tombé sur un hommage à Mario Palmaro, décédé il y a quelques années des suites d’une grave maladie, publié dans Il Timone. Une phrase qu’il avait écrite m’a frappé : “Ce n’est pas le Pape qui crée la vérité ; le Pape en est le gardien. Une chose n’est pas vraie parce que l’Église la dit, mais l’Église la dit parce qu’elle est vraie.” Cette phrase m’est revenue à l’esprit alors que je réfléchissais à ce que je devais dire sur saint Thomas d’Aquin (1226-1274), étoile toujours brillante de la pensée catholique et, à ce titre, patrimoine de toute l’humanité. Jusqu’à récemment, être thomiste était un signe sûr d’être catholique et de suivre l’orthodoxie – c’est-à-dire ce qu’il faut croire – plutôt que l’orthopraxie, un vague « bien se comporter » (mais selon quoi ?). Or, l’orthopraxie n’a aucun sens si elle est séparée de l’orthodoxie, car nos actions ne peuvent être justes si elles ne sont pas correctement guidées. L’orthopraxie est à la base de la notion de « bien possible », selon laquelle une chose n’est pas simplement juste ou fausse, mais peut le devenir « sous certaines conditions ». Cette notion est appliquée partout, même dans la liturgie, où des considérations totalement extérieures à celle-ci protègent parfois des personnes de bonne volonté mais avec une formation totalement inadéquate. La pensée de notre humble frère dominicain – le thomisme – a servi de rempart contre la dérive d’une intelligence avide d’auto-célébration (il faudrait relire le philosophe français Marcel De Corte pour un développement éclairé de cette idée). Elle a permis un retour à la vérité des choses. On raconte qu’au début de ses conférences, saint Thomas montrait une pomme à son auditoire et déclarait : « Ceci est une pomme. Si vous n’êtes pas d’accord, vous pouvez sortir. » Que voulait-il dire ? Il voulait dire – et cela reste vrai aujourd’hui – qu’aucun discours ne peut commencer sans l’acceptation préalable de la vérité des choses telles qu’elles sont. C’est pourquoi il définissait la vérité, dans la continuité d’une tradition de pensée non seulement chrétienne, comme adaequatio rei et intellectus – c’est-à-dire l’intellect qui se conforme à la vérité des choses. Ce réalisme sain nous protège d’une religion fondée sur des contorsions intellectuelles ; il nous permet d’affirmer des choses vraies parce qu’elles sont vraies en elles-mêmes, et non simplement parce que nous les disons.

Le Père Enrico Zoffoli, dans son ouvrage Saint Thomas d’Aquin : un portrait (2024, édité par moi chez Chorabooks), décrit ainsi l’héritage du grand penseur : “À quarante-neuf ans, Thomas d’Aquin nous a laissé l’un des plus puissants et originaux systèmes de pensée humaine de tous les temps, exprimé dans une production littéraire qui ne cesse d’étonner (…). L’abondance des sources de sa pensée est telle qu’elle semblerait incroyable si elle ne transparaissait pas continuellement dans ses œuvres. L’Aquinate connaît parfaitement (et récite même par cœur) les principaux Pères de l’Église grecque et latine, comme en témoigne sa Catena Aurea in Evangelia. La forêt obscure, âpre et forte des œuvres de saint Augustin lui est familière. Il est informé de tous les écrivains et documents ecclésiastiques, des origines jusqu’à son époque. Il maîtrise toute la littérature grecque et latine, des historiens aux naturalistes, des poètes aux philosophes et aux juristes… Dans le domaine de la bibliographie aristotélicienne, il n’a pas de rival, connaissant les commentaires sur le Stagirite, qu’ils soient anciens ou contemporains, arabes, juifs ou chrétiens. Il n’est pas exagéré de le considérer comme l’héritier le plus brillant de toute la culture antique de l’Occident…” Et à propos du réalisme de saint Thomas : “C’est grâce à son réalisme qu’il ouvre la voie à la foi en fournissant des motifs de crédibilité qui en font le plus subtil et le plus heureux dépassement de la raison…” (E. Zoffoli, op. cit.). Thomas nous ancre au monde précisément pour nous permettre de le dépasser dans une synthèse plus élevée. Il nous enseigne que le christianisme ne rejette pas la réalité – comme c’était le cas de certaines tendances hérétiques au sein même du christianisme ou encore de certaines religions orientales – mais qu’il la pénètre, la comprend, l’accepte et, seulement après cela, la transcende vers une Réalité plus grande. Un thomiste profond comme Antonio Livi décrit ainsi le thomisme : “L’Aquinate, au-delà de la grandeur et de l’originalité de sa spéculation, est aussi l’auteur d’une synthèse théorique où convergent de manière cohérente Platon, Aristote, le néoplatonisme, la pensée patristique, la philosophie arabe et la philosophie juive. Ainsi, la philosophie thomiste se prête aisément à une mise en relation et une comparaison entre la pensée antique et la pensée médiévale, puis entre la pensée médiévale et la pensée moderne. Une caractéristique de la philosophie thomiste est la parfaite cohérence entre des éléments épistémologiques typiques de l’empirisme et ceux qui semblent relever de l’intellectualisme. En réalité, il faut toujours se rappeler que saint Thomas attache une attention constante à l’unité du système de vérité et d’expérience, ce qui signifie l’unité entre la perception sensible et la connaissance intellectuelle, entre la prima operatio intellectus et le jugement, entre intellectus et ratio. Une unité, certes, dans la distinction, que la gnoseologie thomiste analyse en détail, mais jamais au point d’attribuer une autonomie à l’un de ces moments de la connaissance” (2007, Le sens commun et la logique aléthique). L’ampleur de la pensée de saint Thomas est bien trop vaste pour tenter d’en donner ne serait-ce qu’un aperçu avec une prétention d’exhaustivité. Il faut donc se contenter de mettre en lumière cet aspect du réalisme, qui me semble être le fondement de tout le reste. Dans l’Encyclique Aeterni Patris (1879), le pape Léon XIII identifiait ainsi la contribution de saint Thomas d’Aquin à la tradition de la pensée chrétienne : “Mais entre tous les docteurs scolastiques, brille, d’un éclat sans pareil leur prince et maître à tous, Thomas d’Aquin, lequel, ainsi que le remarque Cajetan, pour avoir profondément vénéré les Saints Docteurs qui l’ont précédé, a hérité en quelque sorte de l’intelligence de tous. Thomas recueillit leurs doctrines, comme les membres dispersés d’un même corps; il les réunit, les classa dans un ordre admirable, et les enrichit tellement, qu’on le considère lui-même, à juste titre, comme le défenseur spécial et l’honneur de l’Église. D’un esprit ouvert et pénétrant, d’une mémoire facile et sûre, d’une intégrité parfaite de mœurs, n’ayant d’autre amour que celui de la vérité, très riche de science tant divine qu’humaine, justement comparé au soleil, il réchauffa la terre par le rayonnement de ses vertus, et la remplit de la splendeur de sa doctrine. Il n’est aucune partie de la philosophie qu’il n’ait traitée avec autant de pénétration que de solidité : les lois du raisonnement, Dieu et les substances incorporelles, l’homme et les autres créatures sensibles, les actes humains et leurs principes, font tour à tour l’objet des thèses qu’il soutient, dans lesquelles rien ne manque, ni l’abondante moisson des recherches, ni l’harmonieuse ordonnance des parties, ni une excellente manière de procéder, ni la solidité des principes ou la force des arguments, ni la clarté du style ou la propriété de l’expression, ni la profondeur et la souplesse avec lesquelles il résout les points les plus obscurs.

Ajoutons à cela que l’angélique docteur a considéré les conclusions philosophiques dans les raisons et les principes mêmes des choses : or, l’étendue de ces prémisses, et les vérités innombrables qu’elles contiennent en germe, fournissent aux maîtres des âges postérieurs une ample matière à des développements utiles, qui se produiront en temps opportun. En employant, comme il le fait, ce même procédé dans la réfutation des erreurs, le grand docteur est arrivé à ce double résultat, de repousser à lui seul toutes les erreurs des temps antérieurs, et de fournir des armes invincibles pour dissiper celles qui ne manqueront pas de surgir dans l’avenir. De plus, en même temps qu’il distingue parfaitement, ainsi qu’il convient, la raison d’avec la foi, il les unit toutes deux par les liens d’une mutuelle amitié : il conserve ainsi à chacune ses droits, il sauvegarde sa dignité, de telle sorte que la raison, portée sur les ailes de saint Thomas, jusqu’au faîte de l’intelligence humaine, ne peut guère monter plus haut, et que la foi peut à peine espérer de la raison des secours plus nombreux ou plus puissants que ceux que saint Thomas lui a fournis. C’est pourquoi, surtout dans les siècles précédents, des hommes du plus grand renom en théologie comme en philosophie, après avoir recherché avec une incroyable avidité les œuvres immortelles du grand docteur, se sont livrés tout entier, Nous ne dirons pas à cultiver son angélique sagesse, mais à s’en pénétrer et à s’en nourrir. On sait que presque tous les fondateurs et législateurs des Ordres religieux ont ordonné à leurs frères d’étudier la doctrine de saint Thomas et de s’y attacher religieusement, et qu’ils ont pourvu d’avance à ce qu’il ne fût permis à aucun d’eux de s’écarter impunément, pas même sur le moindre point, des vestiges d’un si grand homme : sans parler de la famille dominicaine, qui revendique cet illustre maître comme une gloire lui appartenant, les Bénédictins, les Carmes, les Augustins, la Société de Jésus et plusieurs autres Ordres religieux sont soumis à cette loi, ainsi qu’en témoignent leurs statuts respectifs.” Malheureusement, il n’est pas rare aujourd’hui d’assister à un rejet du thomisme, y compris dans des congrégations religieuses vénérables, au nom de l’adhésion à une pensée moderne qui ne représente pas seulement un éloignement du thomisme mais, peut-être justement à cause de cet éloignement, également un refus du cheminement naturel de la raison.

Saint Pie X affirmait dans l’encyclique Pascendi (1907) qu’un signe clair de l’avancée du modernisme est le rejet de la scolastique, et donc de la pensée de saint Thomas qui en est le cœur. Or, au thomisme devraient recourir tous ceux qui ont à cœur l’usage de la raison. Un thomiste comme le cardinal Dino Staffa pouvait ainsi affirmer : “La philosophie thomiste, bien qu’elle soit prescrite par l’Église, ne cesse pas d’être une philosophie, c’est-à-dire une œuvre exclusive de la raison. L’autorité qui l’impose n’entend pas se substituer à la démonstration et à l’évidence intrinsèque de ses conclusions.” (1989, Il Tomismo è vivo). En somme, saint Thomas d’Aquin appartient à l’humanité précisément parce qu’il part des faits réels, d’une adhésion aux exigences naturelles de la pensée qu’aucune rationalité, si elle ne veut pas se suicider, ne peut rejeter. Malheureusement, même dans l’Église, le non-respect de la vérité, remplacée par la notion relativiste du « bien possible », a trouvé sa place dans beaucoup, trop d’esprits.

Fin de vie : les deux propositions de loi déposées à l’Assemblée nationale

Lu sur Gènéthique :

Le 6 mars, Annie Vidal (Ensemble pour la République) et Olivier Falorni (apparenté MoDem), les rapporteurs des deux propositions de loi dédiées respectivement aux soins palliatifs et à l’« aide à mourir », ont annoncé avoir déposé chacun leur texte à l’Assemblée nationale.

Chacune d’elle reprend le projet de loi proposé, et en partie voté, avant la dissolution qui est désormais découpé en deux textes séparés.

Les députés les examineront en première lecture les semaines des 12 et 19 mai avec une discussion générale commune. « J’ai obtenu (…) qu’il y ait un vote solennel sur les deux propositions de loi le même jour à la même heure » se félicite Olivier Falorni pour qui les textes ne doivent être « ni séparés ni opposés ».

« Une forme d’arme anti-obstruction » pour tenter de s’opposer aux députés qui voudraient faire trainer les débats sur la proposition de loi sur l’« aide à mourir » qu’il a déposée, poursuit l’élu. Les deux textes seront donc votés en même temps comme le confirme elle-aussi Annie Vidal. Un « compromis » satisfaisant pour Olivier Falorni qui espère que les deux textes soient définitivement adoptés avant l’élection présidentielle de 2027.

I-Média : Face à la paix de Trump, des médias pro-Zelensky, va-t-en-guerre et irresponsables ?

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur les cérémonies des César et des Oscars où l’entre-soi et les navets wokes se côtoient et où le cinéma français semble s’éloigner des préoccupations du public. Avec un focus sur le film qui a retenu toutes les attentions et un grand nombre de prix : “L’Histoire de Souleymane”, un jeune migrant, livreur, qui attend d’être régularisé, mis en abîme par Abou Sangaré, lui-même migrant anciennement sous OQTF.

Et puis dans le dossier du jour, retour sur le clash entre Trump et Zelensky, et les implications pour l’Ukraine et l’Europe. Décryptage des discours des journalistes et des politiques français va-t-en-guerre qui tentent de façonner l’actualité internationale.

Dans les pastilles de l’information, de la démission en direct de Christophe Dechavanne dans “Quelle époque !”, à Nagui et sa leçon de morale sur la voiture électrique, en passant par Fabrice Luchini qui se paie les médias de gauche. Découvrez les informations que les grands médias ne vous montrent pas.

Sans oublier le portrait piquant, réalisé avec l’Observatoire du journalisme, de Gilles Bouleau présentateur télé sur TF1.

Recours contre le programme d’éducation à la sexualité : le Conseil d’Etat rendra sa décision avant la rentrée scolaire 2025-2026

Communiqué des Juristes pour l’Enfance :

Juristes pour l’Enfance, 6 autres associations et 300 parents d’élèves ont introduit le 21 février 2025 deux requêtes devant le Conseil d’état contre le programme d’éducation à la sexualité. L’une en référé (urgence) et l’autre au fond.

Dans sa décision en référé rendue hier mercredi 5 mars le Conseil d’Etat a indiqué que le recours au fond sera examiné avant la rentrée 2025-2026. Par conséquent, pour une bonne administration de la justice, il a rejeté la requête en référé considérant qu’il n’y avait pas d’urgence. La décision précise en effet que “la 4ème chambre de la section du contentieux sera en mesure d’inscrire la requête en annulation des requérants au rôle d’une formation de jugement avant la rentrée scolaire 2025-2026”.

Le Conseil d’Etat a cru bon d’ajouter que les éléments soulevés (atteinte à la primauté éducative des parents, à l’autorité parentale, au droit à l’éducation, au principe de neutralité du service public etc.) n’étaient pas de nature à caractériser l’urgence à ordonner la mesure demandée. Sans polémiquer sur cet argument il est évident que le rejet de la requête en référé est lié à la rapidité prévue de l’examen au fond.

A ce jour l’avocat des requérants attend les mémoire et pièces du Ministère de l’Education nationale qui n’a toujours pas répondu.

The Chosen : Dernière Cène (Saison 5)

Voici la bande-annonce de la nouvelle saison de la série The Chosen dont les deux premiers épisodes seront projetés au cinéma pour le dimanche des Rameaux les 11 et 13 avril prochain:

Vous pouvez réserver vos billets dès maintenant dans plus d’une centaine de salles en France sur le site officiel https://thechosenlastsupper.com

Plongez dans la richesse de la vocation de la femme, avec les méditations des soeurs de Notre-Dame des Neiges

Samedi 8 mars, nous fêterons la journée internationale des droits des femmes.

Pour cela, Rosario, en collaboration avec les sœurs de Notre-Dame des Neiges, veulent mettre à l’honneur la beauté de la vocation de la femme.

Cette vocation du don, de la maternité, de la féminité, de l’accueil, de la sensibilité, de la tendresse, et de tant d’autres caractéristiques si riches et que nous connaissons pourtant si peu !

Les femmes ont pourtant un vrai “génie féminin” à apporter à la société, comme le disait saint Jean-Paul II.

Pour plonger en profondeur dans les vertus de la femme, nous vous proposons de suivre le meilleur exemple qui incarne cette vocation : la Vierge Marie, en méditant les mystères du chapelet, avec de magnifiques écrits et audios produits par les sœurs de Notre-Dame des Neiges.

Je vous invite à prier Marie, pour lui demander de vous enseigner toutes ces qualités, en vous fixant un objectif de prière atteignable pendant le Carême : la prière d’une dizaine par jour, sur l’application Rosario, avec ces méditations.

Ne ratez pas cette occasion d’entrer en profondeur dans cette vocation pour découvrir toutes les richesses qui composent le cœur et l’âme d’une femme. Croyez-moi, ces méditations sont si profondes et si belles, elles changent une femme !

Je vous propose de créer un groupe de chapelet vivant sur Rosario, avec 4 proches, afin de vous répartir les dizaines du chapelet. Ainsi, chaque jour, vous prierez une dizaine de chapelet chacun !

Téléchargez Rosario, en cliquant ici 👉https://rosario.app/03032025

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Victoire de Radio Courtoisie contre les censeurs

Après deux ans de procédure, Maître Jérôme Triomphe a vaincu l’association de défense des toxicomanes qui intentait un procès à Radio courtoisie.

Dans une émission remontant à 2022, la radio dirigée par Pierre-Alexandre Bouclay avait dénoncé le rôle pervers des « salles de shoot » en expliquant que, loin de soigner les drogués, celles-ci les entretenaient dans leur vice et leur maladie, au risque de les mettre en danger de mort.

Les journalistes et invités ajoutaient que, en outre, la présence de ces salles mettait en danger tout un voisinage obligé de vivre au milieu des épaves humaines, menacé d’agression, contraint de laisser des enfants assister à des scènes de bagarres, de prostitution en plein air ou dans les cages d’escalier, de naviguer entre les seringues usagées et parfois porteuses de maladies graves et contagieuses comme le SIDA ou l’hépatite…

Evidemment, cela a déplu à ceux qui vivent de cette misère. Et ils ont attaqué. Mais Me Triomphe a tellement su contrecarrer leurs attaques que, après deux longues années de combat, l’association a carrément renoncé à plaider le dernier jour du procès.

Cette décision sert le Bien commun et permet à chaque citoyen de continuer à nommer un chat, un chat et une salle de shoot, un abcès d’insécurité qui entretient les drogués dans leur état au lieu de les soigner, et un gagne-pain de gauchistes vivant sur la misère humaine.

L’intelligence artificielle : menace ou espoir ?

Le Nouveau Conservateur a consacré son numéro de février à l’intelligence artificielle. En voici l’éditorial, de Guillaume de Thieulloy :

Divine Box sur M6 dans « Qui veut être mon associé ? » pour promouvoir les produits monastiques

Ce mercredi 5 mars, il y avait sur M6 le cinquième épisode de la cinquième saison de « Qui veut être mon associé ? ». Et cette année, parmi tous les entrepreneurs sélectionnés, se trouvaient  les deux fondateurs de Divine Box ! Ils ont présenté leur projet devant cinq investisseurs.

Que fait Divine Box ?

Divine Box est une petite entreprise familiale, fondée en 2017 par Côme et Astrid, qui sont frère et sœur. Ils vendent uniquement des produits monastiques, fabriqués dans les abbayes et les monastères, de France principalement. Pâtés, bières, confitures, vins, biscuits, bougies, savons… tout vient de leurs 85 abbayes partenaires. Les produits sont vendus à l’unité, ou bien sous forme de « box », ou encore par abonnement de 3, 6 ou 12 mois.

Pour mieux expliquer leur démarche, Côme et Astrid ont été rejoints sur le plateau par sœur Joëlle, une sœur de l’abbaye du Val d’Igny ! Elle a présenté quelques-uns des chocolats d’abbaye faits sur place, et les investisseurs ont même eu droit de les goûter !

Côme, Astrid et soeur Joëlle sur le plateau de « Qui veut être mon associé ? » le 5 mars 2025 – capture d’écran M6

L’abbaye du Val d’Igny et ses chocolats

Pour bien comprendre pourquoi sœur Joëlle est passée sur M6 pour présenter ses chocolats, revenons deux minutes sur son abbaye, son histoire et son artisanat.

L’abbaye Notre-Dame du Val d’Igny a été fondée en 1128, mais elle a connu ses phases de déclin : elle a été vendue et abandonnée après la Révolution, puis entièrement détruite pendant la Première Guerre mondiale, avant de renaître en 1929 grâce à une communauté de moniales.

Aujourd’hui, l’abbaye du Val d’Igny abrite une communauté de sœurs cisterciennes-trappistines, connues pour la fabrication de bouchons de champagne en chocolat (les fameux bouchons vus sur M6 !). Fourrés au praliné, caramel ou ganache au marc de champagne, ces chocolats rendent hommage au terroir champenois. Depuis 1961, la chocolaterie participe au rayonnement de l’abbaye et assure le gagne-pain de la communauté. En parallèle, mais c’est plutôt mineur, les sœurs assurent d’autres activités artisanales comme la fabrication de chapelets, du tricot, ou des emballages !

Soeur Joëlle devant l’abbaye du Val d’Igny avec des chocolats de l’abbaye  © Divine Box

Le passage de Divine Box sur M6

Côme et Astrid avaient donc pour mission, ce mercredi 5 mars, de présenter Divine Box devant cinq investisseurs français de renom (parmi eux : Marc Simoncini ou encore Eric Larchevêque), dans le but de plaire à au moins l’un d’entre eux ! Mais aucun d’entre eux n’a été conquis par le projet de Divine Box… ou presque !

Concrètement, personne n’a décidé d’investir les 100 000 € demandés par Côme et Astrid, mais Éric Larchevêque (fondateur de l’entreprise de cryptomonnaie « Ledger ») les a invités à un coaching personnalisé pendant deux jours chez lui en Sologne. Comme le dit Côme, le co-fondateur de Divine Box, à la fin de l’émission : “Le fait d’avoir l’accompagnement d’Éric sera très précieux. Ça fait plaisir d’avoir cette bienveillance envers nous !”.

Si vous voulez en apprendre plus sur Divine Box, ou soutenir les abbayes, rendez vous sur la boutique monastique en ligne de Divine Box !

Le Secrétaire d’État Marco Rubio donne un entretien après la messe des cendres

Le Secrétaire d’État Marco Rubio est apparu lors d’un entretien accordé à Fox News avec une croix noire tracée sur le front. Il s’agit de la croix dessinée sur le front des fidèles le mercredi des cendres, qui marque le début du carême, période de jeûne et de préparation spirituelle.

D’origine cubaine, Marco Rubio a été élevé dans la secte mormone, qu’il a quittée au début des années 80, lors de l’emménagement de sa famille à Miami.

Le 47e président américain a créé un Bureau de la Foi (Faith Office) à la Maison Blanche, dirigé par le pasteur et télévangéliste Paula White-Cain, conseillère spirituelle de Trump qui avait déjà travaillé pour lui durant son premier mandat.

Bien que les chrétiens évangéliques constituent la base de l’électorat de Trump, les catholiques, à l’instar de Marco Rubio, sont nombreux à avoir été nommés dans son cabinet et à des postes clé : c’est en particulier le cas de son vice-président, JD Vance, converti au catholicisme en 2019, du Secrétaire aux Transports, Sean Duffy, de la Secrétaire à l’Éducation, Linda McMahon, du directeur de la CIA, John Ratcliffe et de son Secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr. Au total, Trump a multiplié par trois le nombre de catholiques dans son administration par rapport à son premier mandat.

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