Le Figaro étudiant dresse le portrait d’Anne, major 2025 du concours de lettres de l’École normale supérieur (ENS) Ulm. Elle a fini première du concours avec 17,3 de moyenne générale. Elle s’est démarquée par un triple 20/20 aux écrits ; un premier pour la dissertation en français et les deux autres pour les compositions en latin et en grec ! Elle ne coche pas vraiment la case du produit de l’Education nationale, libre, gratuite et laïcarde… Son parcours est un plaidoyer en faveur de la liberté scolaire.
Elle vient d’une famille catholique pratiquante et lisait la Bible.
«En 6e, je lisais Le bourgeois gentilhomme (1670) de Molière et Les métamorphoses d’Ovide (8 après J-C). Étant d’une famille catholique pratiquante, j’étudiais régulièrement la Bible et je me rappelle que je faisais aussi beaucoup de mathématiques.»
Elle a fait une partie de sa scolarité à la maison.
«Ma mère est professeure des écoles donc elle m’a appris à lire et m’a initiée aux mathématiques. Je n’ai suivi aucun organisme de cours à la maison, elle s’occupait de tout.»
Elle découvre l’école en CM1, à l’âge de 9 ans. Malgré un très bon niveau scolaire, elle est angoissée à l’idée d’aller au collège et souhaite rester chez elle pour étudier.
En 5e, elle est à mi-temps au collège et suit le programme du Centre national d’enseignement à distance (Cned) lorsqu’elle est chez elle. L’année suivante, elle intègre le collège à plein temps.
À l’heure du tout numérique, elle n’est pas sur les réseaux sociaux. Elle n’a même pas de smartphone.
