En 2025, 565 personnes sont décédées après une « aide à mourir » en Espagne. Un chiffre qui représente 1 décès sur 750. Ces données provisoires ont été présentées par le ministre de la Santé, Mónica García, en clôture de la journée intitulée « Cinq ans de la loi organique sur la réglementation de l’euthanasie : progresser en matière de droits ». Depuis l’entrée en vigueur de la loi, 1668 personnes ont eu recours à l’euthanasie. Les chiffres témoignent d’une augmentation constante des demandes : sur 3716 requêtes recensées, 1284 ont été formulées en 2025.
Au cours de l’année 2025, 1 187 procédures d’« aide à mourir » ont été finalisées, quelle que soit la date à laquelle elles ont été introduites. Ainsi, 47,7% des procédures ont abouti à l’euthanasie du demandeur. Dans 374 cas il était décédé afin la fin de la procédure. En outre 157 demandes ont été refusées, soit 13,2% des dossiers traités. La majorité de ces refus sont intervenus au début de la procédure, au moment de la décision du médecin traitant. Dans 8% des cas enfin, le patient a retiré sa demande.
Des disparités sont à noter selon les différentes communautés autonomes. Ainsi, la Catalogne a enregistré le taux le plus élevé de demandes d’« aide à mourir » en 2025, avec 6,14 demandes pour 100 000 habitants ; la moyenne nationale étant de 2,61. La Catalogne est suivie de la Navarre et du Pays basque où les demandes sont également plus fréquentes que la moyenne nationale. Si les cancers sont à l’origine de la majorité des demandes (37%), les maladies neurologiques sont la cause principale des euthanasies effectivement « accordées » (46%) devant les cancers (30%).
Par rapport aux autres pays dotés de cadres juridiques similaires, l’Espagne enregistre relativement peu d’euthanasies. Le taux de mortalité lié à l’« aide à mourir » y est de 0,13% alors qu’il atteint 5,96% aux Pays-Bas, 5,10% au Canada et 4% en Belgique. Pour la ministre de la Santé, ces écarts sont dus aux délais des procédures. De nouvelles mesures sont en cours d’examen…
Source : Gènéthique
