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Etude sur le livre « Prier avec le cycle féminin » : ce livre est-il conforme à la doctrine catholique ? (Partie III sur III)

Etude sur le livre « Prier avec le cycle féminin » : ce livre est-il conforme à la doctrine catholique ? (Partie III sur III)

Image : Soeur Elisabeth de la Trinité

14) Le livre « Prier avec le cycle féminin » sacralise le cycle féminin et la féminité

Un autre prêtre, cette fois-ci un Bénédictin, a conforté Gabrielle Vialla dans son erreur. Voici ce qu’il écrit, p.117 et 118, à propos du mystère de Noël : « Le corps de la Vierge Marie est devenu le sanctuaire, la chambre nuptiale de l’Incarnation du Fils de Dieu. Et par là, c’est toute maternité qui se trouve honorée, toute grossesse qui se voit ennoblie et qui mérite le nom de plénitude. Le fait qu’un cycle féminin, dans l’Histoire, ait un jour abouti à la conception du Verbe dans la nature humaine, proclame hautement la dignité de la féminité inséparable de sa mission maternelle, et l’immense respect dont elle doit être entourée. »

Cela est faux théologiquement. La féminité de toute femme et le cycle féminin ne prennent pas de dignité extraordinaire de la dignité de la maternité de Marie, conçue sans péché et dont le fils est Dieu. Les femmes normales n’ont pas Dieu pour fils et peuvent être en état de péché mortel. Ce qui donne de la dignité à l’homme et à la femme, c’est d’être en état de grâce par le baptême catholique et la confession qui viennent les laver de leurs péchés.

Saint Thomas d’Aquin dit que l’homme perd sa dignité en péchant car en péchant, il s’écarte de l’ordre de la droite raison. II-II q.64 a.2, ad 3.

Léon XIII dans « Immortale Dei » dit :”Si l’intelligence adhère à des opinions fausses, si la volonté choisit le mal et s’y attache, ni l’une ni l’autre n’atteint sa perfection, toutes deux déchoient de leur dignité native et se corrompent. Il n’est donc pas permis de mettre au jour et d’exposer aux yeux des hommes ce qui est contraire à la vertu et à la vérité, et bien moins encore de placer cette licence sous la tutelle et la protection des lois. »

Donc il faut se méfier beaucoup de ce courant de l’Eglise conciliaire qui ne cesse d’exalter l’homme et la dignité humaine, sans préciser que le péché et l’adhésion à des erreurs font perdre en grande partie cette dignité.

Il est vrai que l’homme, en tant qu’il est à l’image de Dieu par son intelligence et sa volonté possède une certaine dignité ontologique, mais il faut tout de suite préciser que le péché ainsi que l’adhésion à des erreurs le font déchoir en grande partie de cette dignité, et que s’il n’est pas en état de grâce, il passe à côté de la dignité d’enfant de Dieu qui est la seule importante : en effet, il est absolument nécessaire d’être en état de grâce pour aller au ciel. Il faut donc rappeler l’importance du baptême et de la confession pour obtenir puis recouvrer l’état de grâce si on l’a perdu. Or l’Eglise conciliaire ne parle presque jamais de la nécessité d’être en état de grâce pour se sauver, ce qui est infiniment dommageable pour les âmes.

La maternité d’une femme n’a pas de dignité spéciale liée à Marie. Au lieu de louer en Marie ce qui est admirable, c’est-à-dire son âme sainte, plus sainte que tous les saints réunis de tous les temps, (enseigne Saint Alphonse de Liguori dans « Les gloires de Marie »), on la rabaisse à son cycle féminin, c’est-à-dire à une fonction purement physiologique sans noblesse particulière. C’est une offense envers Marie, faite avec une bonne intention, mais il faut se conscientiser du problème. C’est une vision païenne de Marie.

Il y a aussi une sacralisation indue de toutes les femmes, dans le texte de ce Bénédictin. Il est dangereux et faux de dire que la féminité doit être considérée « avec un immense respect ». Cela rappelle la phrase de Paul VI qui dit : « Nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme ». La spiritualité du cycle féminin amène à vouer un culte à la féminité, au cycle féminin, au lieu de se tourner vers Dieu. Elle est anthropocentrique alors que la spiritualité authentique est théocentrique et christocentrique. La vérité est que la féminité n’a pas de dignité particulière. C’est le fait d’être en état de grâce qui donne une dignité.

p. 29, Gabrielle Vialla présente ainsi le mystère de la Rédemption : « L’autre réponse, née de la Passion, de la Croix, est l’abaissement du masculin dans le Christ pour glorifier le féminin, l’Eglise. Cet abaissement est consenti par le masculin qui s’offre lui-même. »

C’est une conception totalement erronée de la Passion et des relations entre le Christ et l’Eglise. Jésus n’a absolument pas voulu glorifier le féminin mais il a voulu racheter les âmes par son sang précieux. Considérer Jésus comme le principe masculin face à l’Eglise qui serait le principe féminin est faux et découle de la fausse interprétation de l’épître aux Ephésiens V, 31-32 que nous avons étudiée auparavant. Il y a ici une sexualisation erronée.

L’Eglise, même si elle est appelée notre Mère, n’est pas féminine. En effet, nous sommes dans l’ordre de la grâce ou la sexualisation n’intervient pas. L’Eglise est le Corps mystique du Christ. Jésus nous incorpore à Lui par la vie de la grâce sanctifiante. Quand on dit que l’Eglise est l’épouse du Christ, nous sommes dans l’ordre surnaturel. Il n’y a donc aucune notion sexuelle ni aucun principe masculin ou féminin. Il s’agit d’une union de charité par laquelle les âmes adhèrent à Dieu par la grâce sanctifiante et la remise de leur volonté.

15) Une parenté avec le mouvement ésotérique du Féminin sacré

« Prier avec le cycle féminin » rejoint en partie, par plusieurs des erreurs exposées dans cet article, le mouvement ésotérique, repris par le New Age, du Féminin sacré. Le Féminin sacré est un concept qui vient du démon.

Certes, il n’y a pas de dimension magique de sorcellerie dans « Prier avec le cycle féminin », ni d’intervention de divinité païenne, contrairement à ce qu’on trouve souvent dans le Féminin sacré, mais il y a une exaltation du cycle féminin comme source de vie intérieure, il y a la notion de guérison, d’épanouissement psychologique, de mystique liée à la féminité, une exaltation et une sacralisation de la féminité qui doit « être entourée d’un immense respect », nous dit ce Bénédictin hétérodoxe.

Il faut se méfier cependant que l’intervention des quatre éléments présentés dans « Prier avec le cycle féminin » comme influençant la vie spirituelle peut être un premier pas vers la magie ésotérique.

Voici ce que dit la sociologue Constance Rimlinger au sujet du Féminin sacré :

« À l’intersection de la spiritualité et du développement personnel, le Féminin sacré s’inscrit dans une quête de sens et de « mieux-vivre » caractéristique de la « nébuleuse psycho-philo-spirituelle » (Garnoussi, 2007). […] S’inscrivant dans une quête de sens et de réenchantement du monde, cette démarche présente des caractéristiques des spiritualités alternatives inscrites dans le sillon du Nouvel Âge (New Age) et dans la « nébuleuse mystique-ésotérique » : la primauté accordée à l’expérience, l’appel à cultiver son intériorité, à habiter son corps, l’optimisme quant aux possibilités pour l’humanité de « s’éveiller », d’entrer dans une période d’harmonie, ainsi que l’accent mis sur la transformation intérieure et sur la notion de guérison, avec un « débordement […] à la fois du côté du magique et du côté du psychologique ». (cf. Wikipédia, article « Féminin sacré »)

Mis à part le mot « magique », cette définition du Féminin sacré correspond bien à l’esprit de ce livre. Gabrielle Vialla veut amener l’Eglise à s’éveiller en adoptant la spiritualité du cycle féminin, présenté comme source d’harmonie et seul moyen pour les femmes d’accéder à la plénitude de la vie spirituelle.

D’après la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, « Le féminin sacré est présenté comme un travail « de reconnexion du corps et de l’esprit […] ». (Wikipédia, article Féminin sacré). C’est ce que « Prier avec le cycle féminin » veut faire, en proposant aux femmes « d’unifier en elles toutes les dimensions de leur être » et en voulant faire intervenir le cycle féminin dans la spiritualité.

La suite de la définition de la Mission interministérielle ne correspond pas au livre de Gabrielle Vialla car « Prier avec le cycle féminin » ne fait pas appel au karma ou à l’énergie quantique ou à la sorcellerie, alors que la Mission interministérielle dit que le Féminin sacré y fait appel. Mais au plan idéologique, il y a une parenté.

16) Un dessin de couverture offensant pour Dieu

La couverture du livre représente l’appareil génital féminin déguisé en composition florale. On reconnaît de chaque côté de la composition florale, les trompes de Fallope, sous forme de longues tiges incurvées, se terminant par des roses. Tout autour de cette composition florale, on voit une croix, un calice, une Bible etc. L’appareil génital féminin est donc le centre de la composition, et les symboles divins gravitent autour, comme des satellites.

Associer une croix et un calice à une représentation de l’appareil génital est offensant pour Dieu. Dans le dessin, l’appareil génital tient la vedette et les symboles religieux sont représentés comme subalternes : cela montre bien l’anthropocentrisme de cette doctrine.

Encore une fois, je sais bien que l’auteur n’a pas voulu offenser Dieu et a une très bonne intention, mais de fait, l’offense est présente.

17) Une spiritualité authentique : Soeur Elisabeth de la Trinité et Dom Marmion

Sr Elisabeth de la Trinité, loin de se focaliser sur elle-même, cherchait à s’oublier. Dans sa prière « Elévation à la Trinité », elle dit : « O mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité ! »
Elle dit aussi plus loin : « O Feu consumant, Esprit d’amour, survenez en moi afin qu’il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe ; que je lui sois une humanité de surcroît, en laquelle il renouvelle son mystère. »

La vraie spiritualité pour une femme n’est donc pas une exaltation de la féminité et une introspection au sujet de son cycle féminin, mais l’oubli de soi et une transformation dans le Christ, comme pour les hommes.

Dom Marmion, un moine bénédictin très célèbre, réputé pour ses connaissances théologiques et sa direction spirituelle, dans les premières pages du « Christ dans ses mystères », dans la conférence intitulée « Les mystères du Christ sont les nôtres », cite Saint Paul : « Voici que je fléchis les genoux devant le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, afin qu’il vous donne en abondance la force de son Esprit pour former en vous l’homme intérieur. »

Le directeur spirituel n’est donc pas le cycle féminin, mais l’Esprit Saint qui doit former en nous l’homme intérieur.

Saint Paul poursuit : « Je lui demande même que vous arriviez à connaître la charité du Christ, qui dépasse toute science ».

Donc la vraie science, c’est connaître la charité du Christ, ce n’est pas connaître le cycle féminin.

Dom Marmion poursuit, un peu plus loin : « C’est pourquoi Saint Paul ramène toute la formation de l’homme intérieur à la connaissance pratique du mystère de Jésus. » […] « Celui – ci est mon Fils Bien aimé, écoutez-le ». Tout ce que le Père demande de nous se ramène à ce point : contempler Jésus, son Fils, l’écouter, pour l’aimer et l’imiter […] »

Dom Marmion dit : « Notre piété doit être basée sur la foi et sur la connaissance que Dieu nous a donnée des choses surnaturelles et divines. Une piété qui n’est fondée que sur le sentiment est aussi fragile et aussi éphémère que le sentiment qui lui sert de base : c’est une maison bâtie sur le sable. »

Il est donc mauvais d’utiliser les prières pour exprimer les états d’âme du cycle féminin, comme cela a été conseillé pour les psaumes, par exemple. C’est une piété basée sur le sentiment et centrée, non plus sur la connaissance de Dieu, mais sur la connaissance du cycle féminin et l’introspection de ses états d’âme. Il y a donc une inversion spirituelle dans « Prier avec le cycle féminin » qui égare les âmes au lieu de les conduire à Dieu.

Dom Marmion poursuit :
« Au contraire, quand notre piété est basée sur la foi, sur des convictions qui résultent elles-mêmes d’une connaissance profonde des mystères de Jésus […] elle est comme un édifice bâti sur le roc, c’est-à-dire inébranlable. » […] « Je vous ai créés à mon image et à ma ressemblance, disait Notre-Seigneur à Sainte Catherine de Sienne […] En conséquence, je ne cesse plus de travailler à vous rendre semblables à moi, autant que vous en êtes capables […] C’est pourquoi la contemplation des mystères du Christ est si féconde pour l’âme. La vie, la mort, la gloire de Jésus sont l’exemplaire de notre vie, de notre mort, de notre gloire. N’oubliez jamais cette vérité : le Père éternel ne nous agrée que pour autant que nous imitons son Fils, que pour autant qu’il voit en nous la ressemblance avec son Fils. Pourquoi cela ? Parce que « c’est à cette ressemblance que, de toute éternité, il nous a prédestinés » (Rom. VIII, 29). Il n’y a pas pour nous d’autre forme de sainteté que celle que nous a montrée le Christ ; la mesure de notre perfection est fixée par le degré de notre imitation de Jésus et notre union à lui. »

Dom Marmion insiste bien sur le fait qu’ « il n’y a pas pour nous d’autre forme de sainteté que celle que nous a montré le Christ ». Donc la forme de sainteté à partir du cycle féminin est une fausse spiritualité qui ne vient pas de Dieu. La mesure de la perfection de l’âme n’est donc pas sa connaissance du cycle féminin, mais son degré d’imitation de Jésus. Notre perfection est d’imiter le Christ dans ses mystères, dans l’esprit enseigné par l’Eglise depuis deux mille ans.

Dom Marmion explique ensuite que le Christ veut nous revêtir de ses mérites, mais bien sûr, pour cela, il faut vivre dans la doctrine catholique. Il faut donc renoncer à la doctrine hérétique du cycle féminin, considéré comme le moyen pour les femmes de vivre pleinement leur vie spirituelle. Dom Marmion dit ensuite que c’est par la liturgie que nous sommes éduqués par l’Eglise à nous conformer au Christ et tout au long du livre, il explique comment nous pouvons nous approprier les mystères du Christ et ainsi être transformés en Jésus.

J’espère avoir convaincu Gabrielle Vialla de la nocivité de sa doctrine pour elle et pour les âmes. Bien qu’elle se soit défendue de vouloir exposer une doctrine, dans son article écrit en réaction au mien, il faut reconnaître qu’elle expose une doctrine, tout au long de son livre, comme le prouvent les citations que nous avons étudiées, et qu’elle présente cette doctrine comme indispensable aux femmes qui veulent la plénitude de la vie spirituelle et leur place dans l’Eglise.

Je ne lui jette cependant pas du tout la pierre. On voit dans le livre la bonne volonté de Gabrielle Vialla. L’auteur est victime de prêtres ayant une fausse doctrine et elle est victime de mauvais enseignements qui circulent dans l’Eglise moderniste actuelle. La mauvaise interprétation de Genèse, I, 27 : « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu. Homme et femme Il les créa. » ainsi que la mauvaise interprétation de l’épître aux Ephésiens V, 31-32 sont les sources de cette fausse spiritualité.

Je lui conseille vivement, par amour pour son âme et pour les âmes de sa famille et de ses lecteurs, de devenir catholique traditionnelle et de retirer son livre de la vente.

Jésus attend sa conversion à la bonne doctrine avec amour. Il sait qu’en raison de la crise de l’Eglise, il est devenu très difficile de trouver la vérité. Il voit ses bonnes intentions et son désir de sainteté et il est prêt à lui pardonner et à lui donner de belles grâces, cette fois-ci qui viendront de Lui.

Pour nourrir nos âmes avec sécurité, voici une liste de livres de spiritualité très précieux, qui sont approuvés par l’Eglise, conformes à la doctrine catholique traditionnelle et qui donnent beaucoup de grandes grâces.

– Les gloires de Marie, de Saint Alphonse de Liguori
– L’art d’aimer Jésus-Christ, de Saint Alphonse de Liguori
– Introduction à la vie dévote, par Saint François de Sales
– La doctrine spirituelle de Soeur Elisabeth de la Trinité, par M. Philipon
– Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, Œuvres complètes
– Tous les livres de Dom Marmion, en particulier « le Christ vie de l’âme » et « le Christ dans ses mystères ».

– « Un appel à l’amour ». Il s’agit des paroles de Jésus à Soeur Josefa Menendez entre 1921 et 1923. Pie XII a approuvé ces révélations, quand il était encore cardinal Pacelli.
Jésus a dit à Josefa :

« Je te découvrirai les secrets brûlants de mon Cœur et ils serviront au bien d’un grand nombre d’âmes. Je désire que tu écrives et que tu gardes tout ce que Je te dirai. Tout se lira quand tu seras au ciel. […] Je veux que le monde soit sauvé… que la paix et l’union règnent en lui. Je veux régner et Je régnerai par la réparation de mes Ames choisies et par une nouvelle connaissance de ma Bonté, de ma Miséricorde et de mon Amour. […] Mes Paroles seront Lumière et Vie pour un nombre incalculable d’âmes. Toutes seront imprimées, lues et prêchées, et Je leur donnerai une grâce spéciale, afin qu’elles éclairent et transforment les âmes. »

Le livre est passé dans le domaine public. Rentrez dans google ce lien, pour télécharger gratuitement le livre

– Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, par Saint Louis-Marie Grignon de Monfort.

– « Sœur Marie Marthe Chambon et les saintes plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ ». On peut se procurer la réédition de la brochure de 1924 sur le site des éditions Rassemblement à son Image.
On peut lire la brochure en ligne presqu’intégralement sur ce lien

Cette brochure sur les Saintes Plaies enseigne deux invocations très puissantes, révélées par Jésus lui-même à Sr Marie-Marthe Chambon, pour sauver les âmes en très grand nombre. Ces invocations sont : « Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos Saintes Plaies » et « Père éternel, je vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour guérir celles de nos âmes. » Jésus demande que de nombreuses personnes les récitent pour sauver le monde. Il a institué le rosaire des Saintes Plaies. Il dit que le monde sera sauvé en grande partie par cette dévotion unie à la dévotion à Marie Immaculée. Jésus fait de très belles promesses à ceux qui seront fidèles à cette dévotion.

La dévotion a été approuvée par Saint Pie X en 1908 et en 1924 les deux invocations enseignées par Jésus ont été enrichies chacune par Rome de 300 jours d’indulgence, gagnables par tous les fidèles qui les diraient, à chaque fois qu’ils les prononceraient. Ces indulgences sont valables à perpétuité.

Notons que certains sites présentant cette dévotion se sont permis de changer les paroles de Jésus en introduisant dans les invocations le tutoiement au lieu du vouvoiement initial enseigné par le Christ. Il faut donc réciter ces invocations en gardant le vouvoiement.

– « Sœur Marie-Marthe Chambon, religieuse de la Visitation Sainte Marie de Chambéry, 1841-1907 », 1928, livre réédité en 2011 par les Editions Saint Rémi.

Manuel de l’archiconfrérie de la Sainte Face :

Il s’agit d’autres prières très puissantes enseignées par Jésus à Sœur Marie de Saint Pierre, une carmélite de Tours, pour réparer les péchés et sauver les âmes. C’est Jésus qui a demandé l’organisation de cette confrérie. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus portait sur elle en permanence une mèche de cheveux de Sr Marie de Saint Pierre. La sainte de Lisieux a développé sa grande dévotion à la Sainte Face grâce à ces révélations, approuvées par l’Eglise.

Le livre de la grâce spéciale (Révélations de Sainte Mechtilde) :

« […] après avoir prié Dieu pour tous ceux qui liraient ce livre, [Mechtilde] lui demanda quel mérite peuvent acquérir ceux qui aiment le don de Dieu chez autrui, et elle reçut cette réponse [de Jésus] : « Tous ceux qui aiment mes dons chez les autres recevront le même mérite et la même gloire que ceux à qui j’ai octroyé cette grâce. Si une fiancée était ornée d’une parure exquise qui la ferait briller au milieu de ses compagnes, d’autres fiancées pourraient acquérir une parure semblable et devenir aussi belles ; ainsi les âmes de ceux qui, par leur charité, s’approprient de tels dons, peuvent gagner le mérite et la gloire que je destine aux personnes enrichies de ces dons. » (Cinquième partie, ch. XXIII)

– Le héraut de l’amour divin (Révélations de Sainte Gertrude)

Jésus a dit à Sainte Gertrude, au sujet du « héraut de l’amour divin » :

« Tu ne sortiras pas de ce monde, que tu n’aies achevé d’écrire… Je l’exige : je veux que tes écrits soient, pour les derniers temps, un gage de ma divine bonté : par eux je ferai du bien à un grand nombre… tandis que tu écriras, je tiendrai ton cœur près du mien, et j’y distillerai goutte à goutte, ce que tu devras dire. […] Si quelqu’un cherche dans ces pages les biens spirituels de son âme, je l’attirerai tout près de moi, je prendrai part à sa lecture […] j’aspirerai le souffle des désirs de cette âme et ils viendront émouvoir en sa faveur les entrailles de ma miséricorde ; de mon côté je lui ferai respirer le souffle de ma divinité, et elle sera toute renouvelée intérieurement. […] Par la vertu de ma Divinité, celui qui pour ma gloire lira ce livre avec une foi droite, une humble dévotion, une amoureuse reconnaissance et pour y trouver le bien de son âme obtiendra la rémission de ses péchés véniels, la grâce des consolations spirituelles, et de plus une disposition à recevoir un accroissement des biens célestes. »

Lire la réponse de Gabrielle Vialla.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

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