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Culture de mort : Euthanasie

Euthanasie : c’est Emmanuel Macron qui a imposé l’accélération du calendrier parlementaire

Euthanasie : c’est Emmanuel Macron qui a imposé l’accélération du calendrier parlementaire

Le Figaro révèle que le 6 mai, au cours d’une réunion secrète à l’Élysée, le président de la République a tranché, contre l’avis de son premier ministre, Sébastien Lecornu, pour que le vote final de la proposition de loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté se déroule avant l’été.

[…] Sébastien Lecornu prend alors la parole pour faire le point sur la situation : sénateurs et députés devraient être en désaccord lors de la commission mixte paritaire. Si le président de la République souhaite que la loi soit adoptée, alors il faudra décider que la navette parlementaire se poursuive, et, in fine, donner le dernier mot à l’Assemblée nationale, comme le permet la Constitution. Mais, selon lui, rien ne sert de brusquer le calendrier. «Il ne bataillait pas pour inscrire le texte avant l’été», rapporte un élu au fait des discussions. «Sébastien Lecornu ne voulait pas prendre le risque de braquer le Sénat», confirme un familier de l’Élysée. Mais son ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, ne tient pas le même discours. Depuis plusieurs semaines déjà, comme la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, il le répète à l’envi dans les médias : cette loi sera définitivement adoptée avant l’été. C’est d’ailleurs ce qu’il dit au président de la République : le calendrier parlementaire permet d’inscrire le texte à l’agenda des deux chambres avant l’été. Rien ne sert donc de temporiser.

Un discours qui ne plaît pas à Sébastien Lecornu. D’autant que le premier ministre, qui ne s’est jamais prononcé publiquement sur le sujet, a de nombreuses fois confié à ses proches qu’il n’est pas favorable à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Le président de la République écoute les différentes argumentations et tranche : le vote définitif aura lieu en juillet, comme le suggérait Laurent Panifous et non en septembre ou octobre, comme le souhaitait plutôt Sébastien Lecornu. «Le président a indiqué qu’il avait pris un engagement devant les Français, qu’il y avait eu un processus de concertation totalement inédit et que, désormais, il fallait que cela aboutisse», révèle un interlocuteur du président de la République. De quoi «vexer», selon plusieurs sources, le premier ministre, mécontent d’avoir perdu cet arbitrage face à son ministre des Relations avec le Parlement. «Après cette réunion, Sébastien Lecornu n’a plus parlé à Laurent Panifous pendant trois jours», s’esclaffe un élu au courant de l’affaire.

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