Ce n’est pas encore en France, mais en Colombie :
Le 9 juillet, une Colombienne âgée de 30 ans est décédée après une euthanasie. Cette psychologue souffrait depuis des années de troubles psychiatriques graves et affirmait que « ses souffrances étaient incompatibles avec une vie digne ». A l’âge de 20 ans, on lui avait diagnostiqué un trouble dépressif « sévère et persistant », un trouble de la personnalité limite et un trouble anxieux non spécifié.
Catalina Giraldo souhaitait recourir au suicide assisté. Toutefois, en raison de l’absence de réglementation en la matière, la jeune femme a finalement choisi de demander l’euthanasie, « une procédure pour laquelle il existe des protocoles établis au sein du système de santé colombien ». Elle avait introduit une action en justice pour obtenir gain de cause et a interpellé la Cour constitutionnelle à la veille de son décès.
Cette affaire a ravivé le débat autour la question de l’accès à ces procédures lorsque la souffrance est exclusivement psychique. L’euthanasie et le suicide assisté sont tous deux dépénalisés en Colombie dans les cas où la personne souffre d’une « maladie grave et incurable qui lui cause une souffrance physique ou psychologique incompatible avec sa conception d’une vie digne ». En 2024, 352 personnes ont eu recours à l’euthanasie et ce nombre augmente d’année en année.
Source : Gènéthique
