Nous arrivons maintenant au terme de cet exposé. À l’image des quatre piliers de la Tour Eiffel, chaque élément étudié trouve sa juste place et s’unit avec équilibre pour conduire vers un même sommet. Peu à peu se dessine ainsi une pensée cohérente et profondément édifiante.
Dès le commencement, nous comprenons qu’il ne peut y avoir de vie chrétienne victorieuse sans la sanctification, cette œuvre de transformation qui touche le cœur, les pensées et les actions.
« Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification. » (1 Thessaloniciens 4:3)
La sanctification conduit ainsi le croyant à vivre dans la communion avec Dieu, dans une séparation pratique du mal et dans l’attente du Seigneur Jésus-Christ.
Viennent ensuite l’obéissance à la Parole de Dieu -les Saintes Écritures- qui demeure la marque du véritable croyant.
« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma Parole. » (Jean 14:23)
Et la foi authentique, qui se manifeste par les ‘bonnes œuvres’ préparées par Dieu pour les siens.
« Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous marchions en elles. » (Éphésiens 2:10)
S’ensuit le thème de l’attente du Seigneur, qui traverse toute l’Écriture et occupe une place essentielle dans la vie chrétienne. Le croyant est appelé à vivre dans une double attitude spirituelle : s’attendre à Dieu dans sa marche quotidienne, et attendre le Seigneur Jésus dans l’espérance de son retour. Ces deux vérités, bien que distinctes doctrinalement, sont profondément liées dans l’expérience chrétienne et se complètent harmonieusement.
S’attendre à Dieu concerne la marche présente du croyant. C’est vivre dans une dépendance active, confiante et persévérante envers Dieu, en reconnaissant que sans Lui nous ne pouvons rien faire.
« Ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force. » (Ésaïe 40:31)
Nous connaissons tous des épreuves et Dieu ne nous en délivre pas toujours immédiatement. Cela ne signifie pas que sa puissance ait changé. Il voit aussi parfaitement les circonstances de chacun d’entre nous. Dans ses plans souverains Il peut permettre que nous soyons affligés et accablés, mais son but est de toujours nous bénir. Dieu pense tout le temps aux siens, et Il les délivrera, sachant quand ce sera le bon moment. En s’attendant à Lui, Sa grâce nous soutiendra, fortifiera notre âme et nous aidera à tenir ferme.
« Attends-toi à l’Éternel ; fortifie-toi, et que ton cœur soit ferme : oui, attends-toi à l’Éternel. » (Psaume 27:14)
Devant des situations très difficiles sur le plan psychologique ou spirituel, nos seules forces intellectuelles ou physiques ne pourront pas nous aider. Mais ceux qui ont appris à tout apporter à Dieu, et à s’attendre tranquillement à Lui, recevront les forces nécessaires pour s’élever au-dessus de ces circonstances démoralisantes.
« Mon âme, attends-toi à Dieu seul, car de lui vient mon espérance. » (Psaume 62:5)
Cette attente se manifeste dans la prière, la recherche de la volonté de Dieu, la confiance dans ses promesses, la patience dans l’épreuve, la soumission à sa direction. Nous apprenons ainsi à ne pas agir selon notre propre sagesse, mais à rechercher la pensée du Seigneur dans chaque circonstance. Nous reconnaissons notre faiblesse naturelle et nous marchons fidèlement.
« C’est pourquoi l’Éternel attend pour vous faire grâce… Bienheureux tous ceux qui s’attendent à lui. » (Ésaïe 30:18)
Cette attente n’est jamais passive. Dieu nous forme souvent par l’école de la patience afin de développer notre foi, notre obéissance et notre confiance. La foi véritable sait attendre Dieu sans se décourager, même lorsque la réponse tarde. Ainsi, s’attendre à Dieu produit la paix, la persévérance et une communion plus profonde avec Lui.
Cette vérité s’inscrit dans la sanctification pratique du croyant, l’obéissance à la Parole de Dieu et une marche quotidienne par la foi dans la dépendance de Dieu. Nous savons que Dieu n’est jamais en retard : au moment qu’Il aura choisi, Il nous donnera le secours dont nous avons besoin.
S’attendre à Dieu est une chose, l’attente du Seigneur est tout à fait distinct ; il ne faut pas mélanger les deux. C’est l’espérance bénie. L’attente du Seigneur Jésus possède un caractère différent. Elle ne concerne plus seulement les besoins du présent, mais l’espérance future des croyants : le retour personnel du Seigneur pour enlever son Église.
« Vous vous êtes tournés vers Dieu… pour attendre des cieux son Fils. » (1 Thessaloniciens 1:10)
« Nous attendons le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ. » (Philippiens 3:20)
« Le Seigneur lui-même… descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles. » (1 Thessaloniciens 4:16-18)
L’Église n’attend pas simplement des événements prophétiques, mais une personne : le Seigneur Jésus-Christ. Cette attente est personnelle : c’est Lui-même que nous attendons, elle est imminente. Sa venue peut avoir lieu à tout moment, elle est consolatrice nous soutenant dans les épreuves. Il est important de distinguer ces deux vérités : s’attendre à Dieu concerne la manière dont nous traversons les circonstances de la vie actuelle. Attendre le Seigneur Jésus concerne la perspective céleste et l’espérance de son retour.
Ces deux vérités ne s’opposent pas ; elles se complètent parfaitement. Sans la dépendance quotidienne envers Dieu, l’attente du Seigneur peut devenir théorique et sans effet pratique. Sans l’espérance du retour de notre Seigneur, la marche quotidienne risque de perdre sa direction et son dynamisme spirituel.
Ainsi, s’attendre à Dieu donne la force pour aujourd’hui ; attendre le Seigneur Jésus donne la direction pour demain. L’une nourrit la communion présente ; l’autre entretient l’espérance future.
L’une forme le caractère ; l’autre façonne la vigilance.
Une vie chrétienne équilibrée repose sur cette double réalité : chercher Dieu dans chaque besoin, chaque décision et chaque combat et vivre comme quelqu’un qui peut rencontrer son Seigneur à tout moment. Attendre Dieu dans la prière prépare aussi le croyant à attendre le Seigneur dans la gloire. Celui qui apprend à dépendre du Seigneur dans les petites circonstances de la vie sera aussi trouvé veillant lorsque Il reviendra.
La foi vivante ne se contente donc pas de recevoir de Dieu aujourd’hui : elle regarde aussi vers Celui qui vient.
« … Je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. (Jean 14:3)
Sanctification, obéissance, service fidèle et attente du Seigneur ne sont pas des vérités isolées, mais les fondements unis d’une vie chrétienne victorieuse qui glorifie Dieu. Que ces vérités demeurent solidement établies dans nos cœurs.
« Maranatha »
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