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France : L'Islam en France / Pays : Liban

Liban 1976 – France 2026 : 50 ans d’islamo-gauchisme

Liban 1976 – France 2026 : 50 ans d’islamo-gauchisme

De Yann Baly président de l’AGRIF :

A l’occasion du 50e anniversaire du massacre perpétré par les milices palestiniennes dans la ville chrétienne libanaise de Damour en janvier 1976, nous avons organisé plusieurs conférences sur ce sujet, pas si éloigné qu’il n’y paraît de la réalité française actuelle.

1976 : le Liban à l’heure de l’islamo-progressisme

Depuis le début des années 1950, les Libanais, et spécialement les chrétiens, ont accueilli à bras ouverts, comme des frères, la masse immense des réfugiés palestiniens. La société libanaise, au premier rang de laquelle l’Église maronite, a tout mis en œuvre pour subvenir aux besoins des déplacés : mise à disposition de terrains, aide sociale, action scolaire, soutien financier voire politique… L’État libanais est même allé jusqu’à reconnaître le droit aux milices palestiniennes de s’armer ainsi qu’à accorder le statut d’extraterritorialité aux camps palestiniens, notamment ceux enserrant Beyrouth (ni la police, ni l’armée ne pouvaient plus y entrer). Cette générosité du peuple libanais et cette faiblesse des gouvernements ont été bien mal récompensées puisque les Palestiniens ont retourné leurs armes contre ceux qui les avaient accueillis, et leurs camps sont devenus des forteresses et des casernes d’où partaient les coups portés au Liban libre et chrétien. Les Palestiniens voulaient faire du Liban leur patrie de substitution. Pour cela, ils trouvèrent des complices dans la société libanaise : les musulmans fanatisés, des partisans du panarabisme nassérien, des collaborateurs de la grande Syrie, et aussi les partis de la gauche et de l’extrême gauche libanaises voyant dans la cause palestinienne un moyen de saper l’autorité de l’État et l’outil idéal pour faire triompher la révolution. Ce conglomérat se désignait lui-même comme le camp « islamo-progressiste ». La presse française bien-pensante se gargarisa de ce qualificatif mensonger, qui permettait de masquer la réalité de ces organisations terroristes et de ces bandes révolutionnaires qui ont plongé le Liban dans l’abîme. Il ne s’en remet toujours pas.

50 ans plus tard : la France au risque de l’islamo-gauchisme

L’histoire du drame libanais est saisissante pour un Français de 2026, tant le processus et les événements qui ont conduit à cette déchirure sont, en de nombreux points, similaires à ce que nous voyons progressivement se développer en France. Un grand nombre de nos quartiers et certaines de nos villes sont devenus des entités extraterritoriales, pas seulement des zones de non-droit mais bien souvent des zones soumises à un autre droit, à des règles coutumières qui ne sont pas les nôtres. La police, pas plus que les autres services publics, ne peuvent désormais y accéder. Ce sont les imams des mosquées salafistes et les caïds des mafias de la drogue qui y font régner un ordre bien à eux. Les armes de guerre y circulent en grand nombre. Dans le même temps, les Frères musulmans ont investi des strates importantes de la société, jusque dans les arcanes du pouvoir, à Paris comme à Bruxelles. Les administrations ne sont pas épargnées, y compris celles ayant à gérer la sécurité intérieure et l’immigration. L’islamo-progressisme s’est mué en islamo-gauchisme. On a vu le basculement progressif d’une certaine gauche et de l’extrêmegauche, notamment mélenchoniste, du côté de l’idéologie islamique. Les keffiehs palestiniens côtoient désormais les drapeaux rouges de la CGT ou de LFI dans les manifestations. Les disciples de Marx et de Lénine voient dans l’islamisme l’accélérateur de l’histoire qui va hâter la révolution et l’avènement du grand soir. L’école et l’université, les médias et la magistrature sont gangrenés par cette infection. Tandis que la violence s’installe chaque jour un peu plus dans le pays (crapuleuse, barbare, djihadiste et politique…), l’État est impuissant et les gouvernements sont tétanisés, empêtrés dans la peur, soumis à la repentance et à tous les courants de la haine anti-française. Si rien ne change rapidement, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la France connaîtra un drame identique à celui du Liban. En 2027, y aura-t-il un candidat capable de comprendre ces enjeux et de relever ce défi existentiel ? C’est ce que nous souhaitons pour la France.

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