Certes, c’est un peu provocateur, et pourtant le constat s’impose de manière absolument logique.
AUTREFOIS 2 BLOCS, AUJOURD’HUI 3
Avant 2017, à part la surprise de 2002, la vie politique française s’articulait autour de 2 pôles : « Droite molle + Centre Droit », contre « Gauche modérée ». Le reste, c’étaient des extrêmes exclus, ou bien des supplétifs de ces 2 pôles.
Le 1er tour des élections présidentielles promettait alors peu de surprises.
Aujourd’hui, il y a 3 pôles : ce que nous appellerons par simplicité la « Droite dure » (RN-UDR), la « Gauche dure » (LFI et ses affidés), et un Centre allant de la « Droite molle » à la « Gauche modérée ».
Il y a donc 3 pôles, pour seulement 2 places en « finales », au 2e tour.
FAIRE GAGNER LE PEN, OU TOUT AUTRE CANDIDAT SI IMPARFAIT ?
Je postule ici qu’il faut souhaiter la victoire de RN-UDR, ou de tout candidat propice à limiter l’immigration, notamment musulmane.
J’en ai déjà présenté les arguments, notamment ici : https://archive.is/SuJvA.
Par ailleurs, l’urgence de la situation est démontrée ici : https://lesalonbeige.fr/nous-sommes-plus-de-50-a-vouloir-reagir-cela-ne-suffit-plus/ et ici https://lesalonbeige.fr/encore-des-maths-au-service-des-elections/
DES SONDAGES ACTUELS TROMPEURS
Certes, les sondages actuels donnent Marine LE PEN gagnante « dans tous les cas ».
Mais beaucoup d’électeurs n’ont pas encore choisi : entre 15 et 30 % d’indécis, selon les sondages.
Rien n’est donc gagné.
En effet, nous nous souvenons de 2002, des intimidations gauchistes dans la rue, dans les médias, des menaces/risques d’insurrection. C’est d’ailleurs ce que suggère M. BAGAYOKO. Tout cela fera peur à certains électeurs, qui préféreront l’agonie lente avec le Centre, plutôt que le bazar que promet la Gauche en cas de victoire patriote. Nous y reviendrons.
UNE SEULE CERTITUDE : LA FRANCE REJETTE MASSIVEMENT MELENCHON
Profitons des rencontres estivales pour faire ce test.
Certes, la diabolisation du RN persiste : difficile de dire publiquement qu’on est RN ou R! ou etc. En revanche, il est tout à fait admis de déclarer qu’on ne votera pas MELENCHON en cas de 2e tour contre LE PEN.
Essayez !
Vous verrez, les discussions qui suivront seront passionnantes. Vous n’aurez même pas besoin de parler, vous aurez juste libéré la parole grâce à une question socialement acceptée.
BILLARD A 2 BANDES : 1/ MELENCHON, POUR 2/ LE PEN
Nous nous plaçons ici dans l’hypothèse où LE PEN est largement devant dans les sondages.
Inutile de prendre des risques…
Dans ce cas, nous reprenons le principe ébauché ici : https://lesalonbeige.fr/presidentielle-ver-un-second-tour-rn-zemmour/ . Pour faire simple : s’il y a de la marge au 1er tour, comment utiliser cette marge pour préparer la suite ?
Réponse : voter MELENCHON au 1er tour, pour viser un 2e tour LE PEN – MELENCHON, seul cas de figure où il y a une quasi-certitude de victoire.
POLARISATION DROITE DURE – GAUCHE DURE : L’HEURE DES CLARIFICATIONS
Le Centre mène au même monde que la Gauche dure : moins de liberté (nos écoles, etc.), plus d’immigration-islamisation, d’injustice, de censure, des lois sociétales abominables, etc.
Certes, le RN déclare qu’il ne reviendra pas sur ces lois.
Retailleau dit d’ailleurs la même chose… (https://www.youtube.com/watch?v=ZTrufBwLlso&t=1700s)
Il ne reviendra pas sur l’inscription de l’IVG dans la Constitution, ni sur l’euthanasie : « tout ce qui a été fait avant, je n’y reviens pas ». Il précise aussi qu’il ne croit pas en la remigration.
Avec un 2e tour LE PEN – MELENCHON, le débat se polarisera sur le projet de société de long terme.
Chaque personnalité politique devra se déterminer par rapport à ces 2 projets. Quid des Valérie PECRESSE, des Xavier BERTRAND, etc. ? LR explosera, et c’est tant mieux.
POLARISATION DROITE DURE – GAUCHE DURE : PRESERVER LES PREMIERS TEMPS DU GOUVERNEMENT
Cette polarisation risque de provoquer des heurts dès l’entre deux-tours, beaucoup plus qu’en 2002.
Très cyniquement, je pense qu’il vaut mieux que ces heurts soient pris en charge par l’ultime gouvernement Macron de ce moment-là, plutôt que par le premier gouvernement RN-UDR.
Si cela devient vraiment dur, avec des morts, il vaut mieux que cette rébellion soit traitée par un ministre de l’Intérieur macroniste, au moins au début.
Les premiers temps d’un gouvernement RN-UDR seront très difficiles : il est alors préférable d’hériter d’une situation déjà dégénérée, plutôt que de la voir surgir quand on est aux commandes. Nous y reviendrons.
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]
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