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L'Eglise : Léon XIV

“Votre sécurité ne doit pas résider dans la fonction que vous occupez, mais dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus”

“Votre sécurité ne doit pas résider dans la fonction que vous occupez, mais dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus”

Extrait de l’homélie du pape ce matin, lors de la messe d’ordinations sacerdotales :

[…] Aujourd’hui, le besoin de sécurité rend les esprits agressifs, renferme les communautés sur elles-mêmes, pousse à chercher des ennemis et des boucs émissaires. La peur est souvent présente autour de nous et peut-être même en nous. Votre sécurité ne doit pas résider dans la fonction que vous occupez, mais dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus, dans l’histoire du salut à laquelle vous participez avec votre peuple. C’est un salut qui fait déjà beaucoup de bien accompli en silence, chez les personnes de bonne volonté, dans les paroisses et dans les milieux auxquels vous serez proches, comme des compagnons de route. Ce que vous annoncez et célébrez vous protégera, même dans les situations et les moments difficiles.

Les communautés où vous serez envoyés sont des lieux où le Ressuscité est déjà présent, où beaucoup l’ont déjà suivi de manière exemplaire. Vous reconnaîtrez ses plaies, vous distinguerez sa voix, vous trouverez ceux qui vous le montreront. Ce sont les communautés qui vous aideront, vous aussi, à devenir saints ! Et vous, aidez-les à marcher unies derrière Jésus, le Bon Pasteur, afin qu’elles soient des lieux – des jardins – ou la vie ressuscite et se communique. Souvent, il manque aux gens un lieu où découvrir qu’ensemble c’est mieux, qu’ensemble c’est beau, qu’il est possible de vivre ensemble. Faciliter la rencontre, aider à rapprocher ceux qui autrement ne se fréquenteraient jamais, rapprocher les opposés ne fait qu’un avec l’Eucharistie et la Réconciliation. Rassembler, c’est toujours et encore implanter l’Église.

Il y a une image significative dans l’Évangile par laquelle, à un certain moment, Jésus commence à parler de Lui-même. Il se décrit comme le « berger », mais ceux qui l’écoutent semblent ne pas comprendre. Il change alors de métaphore : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis » (Jn 10, 7). iIl y avait à Jérusalem une porte qui s’appelait justement ainsi : « la porte des brebis », près de la piscine de Bethzatha. C’est par là que les brebis et les agneaux entraient dans le temple, après avoir été plongés dans l’eau et avant d’être envoyés au sacrifice. On pense spontanément au Baptême. […]

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