Le détail des votes est ici. Ceux qui ont voté pour ou se sont abstenus méritent d’être battus aux prochaines élections, quel que soit leur adversaire.
Selon le Syndicat de la famille, le vote de la loi ouvre une nouvelle bataille juridique :
L’Assemblée nationale a définitivement adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après plusieurs années de débats, la France légalise l’euthanasie et le suicide assisté. Ce vote constitue une violence inédite. Une violence faite aux malades, aux soignants, aux familles, à nos institutions et à la société tout entière.
Une violence faite, d’abord, à tous ceux qui souffrent, à qui l’on offre désormais plus facilement la mort qu’un accompagnement médical. Il sera plus rapide d’obtenir une injection létale qu’un lit en soins palliatifs ou un rendez-vous dans un centre antidouleur. Faute de garantir à chacun les moyens de vivre dignement jusqu’au bout, notre société choisit de rendre la mort accessible.
Une violence faite aux soignants, qui se sont massivement opposés à cette loi, refusant cette trahison du sens de leur profession. Jamais la mort ne sera un soin, ni même un accompagnement. La médecine considère le malade, le soigne, le soulage et l’accompagne. L’euthanasie met fin à sa vie.
Une violence faite aux familles et aux proches, dont le traumatisme généré par un suicide est connu, auquel s’ajoutera le risque de divisions profondes entre ceux qui savaient et ceux qui ne savaient pas, entre ceux qui seront vus comme n’ayant pas empêché et les autres.
Une violence faite, aussi, à notre démocratie et à nos institutions. Rarement une réforme sociétale aura rencontré une opposition politique aussi large avec, notamment, le rejet du Sénat à trois reprises, l’opposition de près de 400 parlementaires au cours du processus législatif et une adoption, au final, à quelques voix alors que ce texte est un changement de paradigme pour tous les malades et tous les personnels de santé.
Les alertes ont pourtant été nombreuses, venant notamment d’anciens ministres de la Santé, de rapporteurs des lois précédentes sur la fin de vie et de pays étrangers confrontés aux dérives de l’euthanasie. Gérard Larcher, deuxième personnage de l’État, et le Premier ministre ont d’ores et déjà annoncé qu’ils saisiraient le Conseil constitutionnel à la suite de l’adoption de la loi, signe de la profonde fébrilité que suscite ce texte. Mais le pouvoir a voulu aller jusqu’au bout.
Mais l’ultime violence est celle de la question existentielle que cette loi fera désormais peser sur chaque personne vulnérable : « Ma vie vaut-elle encore la peine d’être vécue ? »
« Suis-je devenu un poids ? Mes proches seraient-ils libérés si j’avance ma mort ? Est-ce que je coûte trop cher ? » Voilà l’injonction que l’État et la société font désormais entrer dans la vie des plus fragiles de nos concitoyens. Une société digne devrait leur répondre sans hésiter qu’ils ont toute leur place parmi nous. Désormais, elle leur indique aussi le suicide comme réponse.
Depuis plusieurs années, Le Syndicat de la Famille s’est opposé sans relâche à cette proposition de loi. Aux côtés de nombreux acteurs et associations, il a été auditionné à l’Assemblée nationale et au Sénat, rencontré de nombreux parlementaires, proposé des amendements, alerté l’opinion et agi pour faire connaître la réalité d’une loi profondément contraire à ce qui fait la grandeur d’une société : protéger, soigner et accompagner les plus fragiles.
La loi est votée, mais elle est loin d’être promulguée. Le Syndicat de la Famille saisira tous les recours possibles dans les jours et les semaines qui viennent.

La Fondation Lejeune ne se résigne pas :
Ce soir, la légalisation de l’euthanasie a été votée.
Pour la Fondation Jérôme Lejeune, la mort administrée inscrit dans la même logique que celle qui, il y a 50 ans, légalisait l’avortement eugéniste. Les premières victimes de cette nouvelle loi seront toutes les personnes vulnérables, et notamment les personnes porteuses d’un handicap mental. La Fondation dénonce une vision de la société eugénique, portée par des contre-valeurs s’appuyant sur une fausse conception du progrès, de l’autonomie et de la liberté à des fins utilitaristes.
Avant même le vote définitif on savait que quatre saisines du Conseil constitutionnel seraient déposées : à commencer par celle du Premier ministre et celle du président du Sénat Gérard Larcher. Mais comment les députés ont-ils pu voter un texte manifestement illégal au regard de la Constitution ?
Ces quatre saisines sont la preuve que ce texte ne tient pas. Il est le fruit du coup de force d’une maigre majorité à l’Assemblée nationale.
📍La Fondation Jérôme Lejeune ne se résignera jamais.
Le combat est loin d’être fini, la mobilisation continue. Il le faut pour tous ceux qui risquent de subir la pression de cette loi – les malades et les soignants et tous ceux qui n’en mesurent pas encore la portée mais qui la subiront un jour.
La Fondation Jérôme Lejeune déploie ainsi dès à présent plusieurs volets d’une stratégie de contre-offensive :
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- contribution extérieure auprès du Conseil constitutionnel;
- vigilance absolue sur les décrets d’application du texte;
- appel aux candidats à l’élection présidentielle pour abroger cette loi,
La Fondation rappelle aussi l’urgence de la protection des personnes avec une déficience intellectuelle.
Vous pouvez compter, chers amis, sur la vigilance et la détermination de la Fondation Jérôme Lejeune pour continuer le combat contre l’euthanasie
L’équipe de la Fondation Jérôme Lejeune

Alliance vita dénonce un basculement dramatique :
Ce soir, quelque chose a basculé.
⚫ Avec le soutien de 291 députés contre 241, le suicide assisté et l’euthanasie entreront dans le code de la santé publique. Ce n’est pas qu’un texte de loi. C’est la vie, la fragilité, la fraternité qui sont attaquées.
Nous le savons, beaucoup d’entre vous ont suivi ce combat de près — parfois avec un proche malade en tête, parfois avec la mémoire d’un accompagnement bouleversant, parfois simplement avec la conviction intime que toute vie mérite d’être protégée jusqu’au bout. Ce soir, cette conviction est mise à l’épreuve.
Depuis des années, Alliance VITA défend une autre voie : celle des soins palliatifs, de la présence, de l’accompagnement qui ne laisse personne seul face à la souffrance. Cette voie n’a pas été choisie. Et pourtant, elle reste la seule digne d’une société qui refuse de trier les vies.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Ce vote fragilise trois choses essentielles :
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- L’équilibre patiemment construit depuis 2005, qui refusait à la fois l’acharnement thérapeutique et le fait de provoquer la mort.
- La prévention du suicide, alors que la loi devrait, plus que jamais, protéger ceux qui traversent la détresse.
- Et surtout, l’égalité fondamentale entre toutes les vies — celle qui empêche qu’une existence soit un jour jugée « trop lourde » ou « de trop ».
Nous ne pouvons pas rester silencieux face à cela. Et vous non plus, nous le savons.
C’est pourquoi notre mobilisation ne s’arrête pas ici — elle commence une nouvelle phase, plus déterminée encore.
👉 Alliance VITA engagera tous les recours juridiques possibles pour limiter les dérives que cette loi rendra, hélas, inévitables : divisions dans les familles, détresse des soignants, pressions insidieuses sur les personnes malades ou en situation de handicap.
👉 Nous lançons dès maintenant un Comité national de vigilance sur la fin de vie, pour documenter, alerter, et donner une voix à ceux que ce texte risque de fragiliser en silence.
