Le classement PISA 2026 est catastrophique pour l’Education nationale. Il ne suffit pas de donner des cours sexuels ou sur le vivre-ensemble, ni de faire la guerre à la liberté scolaire, pour que les écoliers sachent lire, écrire et compter. En mathématiques, la France arrive en 34e position sur 91 pays. En compréhension, elle se situe au 28e rang. Ce sont ses plus bas résultats enregistrés en plus de 20 ans.
Après 5 ans, 7 ministres et 10 réformes…, la France enregistre les plus mauvais résultats depuis le lancement du classement PISA.
En mathématiques, la France accuse une baisse de 16 points – contre 9 points de moins en moyenne pour les pays de l’OCDE – en passant de 474 à 458 points, avec moins de bons élèves et 36% d’élèves en difficulté – elle était de 29% en 2022). De manière générale, le nombre des mauvais élèves augmente et celui des très bons diminue.
La Fondation pour l’école souligne :
Des réformes de bon sens s’imposent donc pour redonner à l’école ses marges de manœuvre. Certaines étaient d’ailleurs déjà évoquées dans la précédente enquête PISA en 2022 ; citons par exemple la limitation du numérique à l’école (proposition 4), le renforcement de la collaboration avec les parents (proposition 5), ou le déploiement de l’autonomie des établissements scolaires (proposition 10). Autant de pistes soutenues par la Fondation pour l’école dans son plaidoyer – et largement appliquées dans les établissements hors contrat.
Limitation des écrans, petits effectifs, autonomie de l’établissement : c’est en effet le quotidien des 2 156 écoles libres hors contrat de France. Et c’est ce qui leur permet de déployer une pédagogie ancrée dans le réel, une approche expérimentale et des cours centrés sur les fondamentaux. Le tout en faisant économiser 1.3 Milliards d’euros à l’Etat, là où le « bouquet de réformes » proposé par le Conseil d’analyse économique suite à la conférence de rentrée du ministre coûte plus de 4 milliards d’euros (une somme énorme à l’heure des restrictions budgétaires qui s’annoncent). Les parents ne s’y trompent pas : le succès des écoles libres ne s’est jamais démenti.
