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Le sénateur Pascal Allizard à la tête de la Fraternelle parlementaire

Affilié au Grand Orient, le sénateur Les Républicains Pascal Allizard vient d’être désigné à la présidence de la Fraternelle parlementaire, qui réunit députés et sénateurs francs-maçons.

A quand la séparation de l’Etat et de la franc-maçonnerie ?

À la tête de cette organisation qui réunit des parlementaires francs-maçons de toute obédience, il succède au député (Horizons) de Vendée Pierre Henriet. Pierre Henriet a trouvé un accord avec son successeur afin de respecter l’alternance qui prévaut entre le Palais Bourbon et celui du Luxembourg à la tête de l’organisation. Élu du Calvados, Pascal Allizard lui a en effet concédé une présidence déléguée, inaugurant une formule en tandem inédite.

Initié au Grand Orient de France, membre de la loge parisienne L’Etoile Polaire, Pascal Allizard devra, en plus de thèmes liés à laïcité ou l’école, reprendre la bataille sur l’euthanasie. L’adoption du projet de loi avait été stoppée, en juin, par la dissolution. Le texte n’a pas encore été inscrit à l’agenda par le gouvernement.

La Fraternelle parlementaire compte des élus dans la grande majorité des groupes, mais aucun parmi les rangs de La France insoumise ni ceux du Rassemblement national, selon La Lettre, ce qui reste à prouver puisque l’association ne publie pas la liste de ses membres.

Économiste de formation, Pascal Allizard est également vice-président de la commission des affaires étrangères et numéro deux de la délégation française à l’assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), où il est chargé des affaires méditerranéennes. Il s’investit déjà avec la Frapar sur les questions de défense des droits des femmes, particulièrement en Iran, et préside le groupe d’amitié France-Pakistan. Auditeur de la session nationale de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) en 2008, et membre de son conseil d’administration, il est co-rapporteur du programme 144 du budget défense, “Environnement et prospective de la politique de défense”.

Toulouse : en finir avec l’idolâtrie sataniste et antisémite de « Lilith »

Du 25 au 27 octobre, après le 1er opus du Gardien du Temple qui a eu lieu en 2018, les rues de Toulouse seront à nouveau le théâtre d’un grand spectacle de rue imaginé par la compagnie La Machine. Un spectacle aux relents satanistes dont l’affiche publicitaire figure des églises en flammes.

Bernard Antony, président de l’AGRIF, directeur de la revue Reconquête, communique :

La propagande pour le défilé, pendant trois journées dans les rues de Toulouse, des monstres-machines du carnaval démonophile doublement titré « Le gardien du Temple » et « La porte des Ténèbres », bat son plein depuis des jours et des jours avec d’énormes moyens.

Outre une incessante propagande sur les radios régionales, partout dans la ville, sur tous les autobus et sur des centaines de panneaux publicitaires, on voit l’affiche en haut de laquelle ces inscriptions très ésotériquement pensées avec, au sommet des horreurs, l’araignée Ariane chevauchant un scorpion crachant son venin dont les jets dessinent une transparente pyramide gnostique. À l’intérieur figure la tête « atrocement cornufiée » de « Lilith », l’infernale créature gardienne des enfers, notamment dans la démonologie babylonienne puis dans la démonologie talmudique.

Pour les juifs donc, une abominable symbolisation du Mal. La littérature cabalistique n’accuse-t-elle pas « Lilith » d’étrangler les nouveaux-nés ? Cette divinité monstrueuse y joue un rôle prépondérant dans la damnation des hommes qu’elle séduit durant leur sommeil afin de concevoir avec eux des « nefilim » (démons d’un genre particulier) qui empêchent les âmes de trouver le repos éternel (cf. dictionnaire encyclopédique du judaïsme p. 653-654 Cerf).

En plaçant ainsi au centre de son affiche, à des fins d’exaltation populacière, une créature démoniaque bien sûr abhorrée de nos frères juifs, n’y a-t-il pas eu chez François Delarozière, le créateur à prix d’or de l’infernale mascarade, une secrète propension antisémite ?

Nous exprimons ici notre reconnaissance aux amis juifs qui nous ont ouvert les yeux sur cela. Chrétiens ou juifs, à Toulouse comme partout, nous devons être dans le même combat contre l’exaltation diabolique et forcément antisémite de « Lilith », démon de la haine antihumaine.

Mgr Guy de Kérimel a raison d’affirmer : « Juifs ou chrétiens, on ne joue pas impunément avec Satan ».

Toulouse ce 16 octobre à 18 h 30 en l’église du Sacré-Cœur (quartier de la patte d’oie), consécration de la ville et du diocèse au Cœur-Sacré de Jésus par Mgr de Kérimel.

Jésus-Christ unique chemin vers Dieu

Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, vient de publier une profession de foi – particulièrement opportune en ces temps de confusion:

Nous croyons et professons inébranlablement ce que le Magistère ordinaire et universel de l’Église enseigne continuellement et infailliblement depuis le temps des Apôtres, à savoir

Que la foi en Jésus-Christ, Fils incarné de Dieu et l’unique Sauveur des hommes, est la seule religion voulue par Dieu.

Après l’institution de la nouvelle et éternelle Alliance en Jésus-Christ, personne ne peut être sauvé en adhérant aux enseignements et aux pratiques des religions non chrétiennes, parce que « la prière adressée à Dieu doit se relier au Christ, Seigneur de tous les hommes et unique Médiateur (1 Tm 2, 5 ; Hé 8, 6 ; 9, 15 ; 12, 24), le seul par qui nous avons accès auprès de Dieu (Rom 5, 2 ; Eph 2, 18 ; 3, 12). » (Présentation générale de la Liturgie des Heures, n. 6)

Nous croyons fermement qu’« il n’y a pas sous le ciel un autre nom qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4, 12), sinon le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, qui a été crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts (voir Actes 4, 10).

Nous croyons qu’il est « contraire à la foi catholique de considérer l’Église comme un chemin de salut parmi d’autres, [que] les autres religions seraient complémentaires à l’Église, lui seraient même substantiellement équivalentes, bien que convergeant avec elle vers le Royaume eschatologique de Dieu. » (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Dominus Iesus, 21)

Nous soutenons en outre que la Révélation divine, fidèlement transmise par le Magistère pérenne de l’Église, interdit d’affirmer

– Que toutes les religions sont des chemins vers Dieu,

– Que la diversité des identités religieuses est un don de Dieu et

– Que la diversité des religions est une expression de la sage volonté de Dieu le Créateur. Nous soutenons donc que les chrétiens ne sont pas simplement des « compagnons de voyage » des adeptes de fausses religions – ce que Dieu interdit.

Nous implorons avec ferveur l’aide de la grâce divine pour tous ces hommes d’Église d’aujourd’hui qui, par leurs paroles et leurs actes, contredisent la vérité divinement révélée sur Jésus-Christ et son Église comme étant l’unique chemin par lequel les hommes peuvent atteindre Dieu et le salut éternel. Avec l’aide de la grâce divine, puissent ces hommes d’Église être en mesure de faire une rétractation publique, requise pour le bien de leur propre âme et de celle d’autrui. Car « ne pas accepter le Christ est le plus grand danger pour le monde ! » (Saint Hilaire de Poitiers, In Matth. 18).

Que par les prières, les larmes et les sacrifices de tous les vrais fils et filles de l’Église, et tout spécialement des  « petits » de l’Église, les Pasteurs de l’Église, et en premier lieu le Pape François, puissent recevoir la grâce d’imiter les Apôtres, d’innombrables Martyrs, de nombreux Pontifes Romains et une multitude de Saints, en particulier saint François d’Assise, qui « était un homme catholique et entièrement apostolique, qui s’est dévoué personnellement, et a ordonné à ses disciples d’œuvrer avant tout, à la conversion des païens à la Foi et à la Loi du Christ. » (Pape Pie XI, Encyclique Rite Expiatis, 37)

Nous croyons à cette divine vérité prononcée par Jésus-Christ, pour laquelle, avec la grâce de Dieu, nous sommes prêts à donner notre vie : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14, 6).

+ Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana

avec les participants de la Conférence sur l’identité catholique 2024

Pittsburgh, le 29 septembre 2024

Neuvaine à saint Raphaël

L’abbé Billot (IBP) nous rappelle la neuvaine à saint Raphaël qui commence aujourd’hui.

Notre-Dame de Chartres – pour la gloire de Dieu

Un film diffusé par KTO à l’occasion de l’année jubilaire de la cathédrale de Chartres, qui se déroule du 7 septembre 2024 au 15 août 2025 en l’honneur de ses 1000 ans d’existence :

Liban : Une Sœur au cœur de la fournaise

De l’Aide à l’Eglise en Détresse :

Malgré les bombardements incessants, une religieuse a décidé de rester dans son couvent Saint-Joseph d’Ain Ebeldans le sud du Liban, à seulement cinq kilomètres de la frontière israélienne, afin d’accompagner la communauté chrétienne. Propos recueillis par Sina Hartert le 30/9/2024.

« Ici, il y a encore environ 9000 chrétiens, répartis dans trois villages. Nous vivons dans un danger permanent », rapporte Sr Maya El Beaino de la Congrégation des Sœurs des Saints-Cœurs de Jésus et de Marie. « Ici, il n’y a pas d’hôpital à proximité et nous n’avons que trois heures d’électricité par jour. Cela signifie : pas d’eau, pas d’internet pour pouvoir joindre la Croix-Rouge ! »

1200 personnes sur place

Ces derniers mois, par l’intermédiaire de cette religieuse, l’AED a fourni une assistance médicale à 1200 personnes restées à Ain Ebel malgré le danger. L’association a également fourni des colis alimentaires à des milliers de familles nécessiteuses dans le sud du Liban.

Au cours de l’appel téléphonique avec l’AED, on entend en arrière-plan des explosions de bombes, « qui ont considérablement augmenté au cours des deux dernières semaines », explique Sœur Maya, qui, malgré le danger, reste seule dans son couvent pour aider la population locale.

Deux autres communautés religieuses sont encore présentes à Rmeich. La présence des sœurs est un réconfort pour ceux qui ont voulu rester chez eux malgré les bombardements : « Tout le monde parle des personnes qui ont fui à cause des attaques, mais personne ne parle des nombreux chrétiens qui ont choisi de rester, craignant de perdre leur maison et leur terre pour toujours », explique la sœur. « Beaucoup avaient certes quitté la région au début de la guerre de Gaza en octobre 2023, mais de nombreuses familles sont retournées chez elles car la vie à Beyrouth était trop chère et beaucoup ne pouvaient pas supporter la séparation d’avec les pères de famille restés seuls dans le sud. »

Même les écoles ne sont pas épargnées

Le couvent Saint-Joseph dirige la seule école catholique de la région et accueille les enfants de 32 villages environnants. Cependant, l’enseignement en présentiel a dû être interrompu en raison de la violence en cours. « Nous avons vu comment Israël a attaqué deux écoles à Gaza. Les enfants ne seraient pas en sécurité à l’école », explique Sr. Maya, qui est aussi la directrice de l’école.

« La situation est terrible », dit-elle. « Merci pour vos prières, merci pour votre soutien. Le traumatisme de la guerre de 2006 est encore dans toutes les têtes et la crainte que les ponts et les routes soient à nouveau bombardés est grande, d’autant plus qu’on parle déjà d’une invasion terrestre. »

L’AED lance un appel urgent à la prière pour les habitants du Sud-Liban, pour les victimes de la guerre, pour les réfugiés et pour la fin de la violence. « Nous demandons au ‘Dieu de toute consolation’ d’exaucer nos prières », a déclaré Regina Lynch, présidente exécutive de l’AED, « et de permettre à son amour et à sa compassion de toucher le cœur de ceux qui sont impliqués dans les combats, en les incitant à rechercher des solutions pacifiques, afin que la justice et la réconciliation puissent prévaloir dans toute la Terre Sainte et au-delà. »

Faire bouger la ligne de partage du bien ou du mal en nous : au moins 5% … !

Chronique d’Hermine paru dans le dernier numéro de la revue Europa Scouts de septembre 2024 :

« Sur la paille pourrie de la prison, j’ai ressenti pour la première fois le bien remuer en moi. Peu à peu j’ai découvert que la ligne de partage entre le bien et le mal ne sépare ni les Etats ni les classes ni les partis, mais qu’elle traverse le cœur de chaque homme et de toute l’humanité. Dans un cœur envahi par le mal, elle préserve un bastion du bien. Cette ligne est mobile, elle oscille en nous avec les années. Dans le meilleur des cœurs – un coin d’où le mal n’a pas été déraciné. »

Alexandre Soljénitsyne

Cet exergue nous rappelle la formule célèbre de Baden-Powell : « Dans la pire des crapules il y a au moins 5 % de bon. »* Cela signifie la dignité radicale de toute personne humaine, créée à l’image de Dieu, par laquelle grâce aux instruments de sa Miséricorde, même le pire des hommes en ce monde peut toujours retrouver, s’il y consent, sa dignité morale en vue de son salut éternel. Depuis le bon larron (saint Dysmas) repenti en croix, les exemples ne manquent pas.

Bien que fictif, l’épisode du roman de Bruce Marshall Un sou par homme (Gallimard, 1954), que le pape François évoque dans son livre Le nom de Dieu est miséricorde, rend bien compte de cette réalité positive et mystérieuse des « au moins 5% ». Un prêtre français, l’abbé Gaston, est amené à confesser un jeune soldat allemand condamné à mort par des résistants. L’homme reconnaît bon nombre de péchés, ses aventures notamment avec les femmes. Mais lorsque le prêtre lui demande : « Regrettez-vous ces péchés », il répond franchement : « Comment voulez-vous que je me repente ? Cela me plaisait, et si j’en avais l’occasion, je le referais même maintenant. » Alors le prêtre désolé mais très désireux d’absoudre cet homme inconscient, dont le salut est en jeu, a ce trait inspiré de lui demander : « Regrettes-tu de ne pas regretter ?! »« Oui, je regrette de ne pas le regretter » !… C’est ce rai de lumière – à travers cette brèche des « 5% » de bon – qui lui permet de recevoir l’absolution !

À l’inverse, ce n’est pas parce qu’on suit le Christ et qu’on veut être, comme scout, témoin de la vérité et de la charité qu’il faudrait croire que nous serions indemnes d’une part possible d’erreur ou de mal. Cette part plus ou moins sombre en nous est quasiment inévitable du fait du péché originel, de notre nature blessée et des tentations de l’Adversaire. « Tout bien réel, pourvue de solidité et d’épaisseur, projette du mal », disait la philosophe Simone Weil. Il n’y a pas de bien sans revers ici-bas, de clarté sans ombre, le bien absolu étant impossible tant chez l’individu que dans la vie sociale, selon la dure mais éloquente parabole du bon grain et de l’ivraie.

C’est pourquoi, s’il nous faut discerner en chaque prochain (même le plus odieux) sa part de bon, il faut en même temps reconnaître notre part personnelle de haïssable ou d’indigne, qu’il faut évidemment tâcher de réduire au maximum. Mais comment la réduire sans admettre que cette part existe aussi au moins (symboliquement) à 5% !? C’est le propre du saint de se penser pécheur. La sainteté est comme l’humilité : « il y a équivoque (incompatibilité) entre leur présence chez un homme et la conscience que cet homme en a », affirme Fabrice Hadjadj. Combien de pharisiens (dont nous sommes aussi parfois ou souvent) beaux parleurs, fiers de leur théorie et de leur morale, comme de leur passé et de leur présent, qui ne se remettent jamais en cause, n’offrant à leurs interlocuteurs supposés défaillants ou inférieurs aucune intersection, aucune prise où pouvoir rebondir distinctement mais ensemble, charitablement, vers le vrai et le bien ? Il faudrait relire ici la parabole de la paille et de la poutre.

S’il y a une part de vérité dans beaucoup d’erreurs, n’est-ce pas parce que, hormis les cas maléfiques, nul ne se trompe délibérément pas plus qu’il ne veut habituellement le mal volontairement, comme le pensait Socrate ? Cette parcelle de vérité ou de justesse dans l’erreur, qu’il nous faut concéder (comme les 5% symboliques de bon du vaurien), ne fonde-t-elle pas précisément la légitimité de la rencontre et du dialogue (disputatio), comme point d’Archimède, où activer un levier vers la paix, vers le vrai et le bien infinis ? Il peut y avoir « des erreurs fécondes et des vérités stériles », avertit paradoxalement Gustave Thibon. N’y a-t-il pas aussi une part d’erreur dans toute vérité mal défendue ? Saint François de Sales disait joliment qu’« une vérité qui n’est pas charitable, procède d’une charité qui n’est pas véritable ». Et Pascal : « Car la vérité hors de la charité n’est pas Dieu, et son image est une idole, qu’il ne faut point aimer. » Ne rien accepter comme vérité qui soit privé d’amour et ne rien accepter comme amour qui soit privé de vérité, exhortait sainte Edith Stein.

C’est le sens par ailleurs de ce propos d’un évêque américain à des militants politiques :

« Permettez-moi de vous mettre en garde. Lorsque vous vous présentez comme le défenseur de la vérité, il est facile de se féliciter et de penser que nous sommes arrivés. Et il est facile de penser qu’il n’y a pas de mal à rogner sur les coûts, à être un peu malhonnête ou à attaquer injustement les gens si cela sert vos objectifs. Mais prenez garde et souvenez-vous de ce que le Seigneur a dit aux dirigeants, à l’élite, en son temps : “Foyer de vipères, comment votre discours peut-il être bon alors que vous êtes mauvais ? Car les paroles jaillissent de ce qui remplit le cœur”. C’est pourquoi, en allant de l’avant et en menant cette bataille, nous devons veiller à ne pas adopter l’attitude selon laquelle le Seigneur ne tiendra pas compte de nos transgressions parce que, après tout, regardez ce que nous sommes en train d’accomplir. Nous devons comprendre qu’au contraire, nous serons tenus à des normes de conduite plus élevées parce que – à qui l’on donne beaucoup, on demande beaucoup. »

S’il est impossible de chasser tout à fait le mal hors du monde, comme l’écrit Soljénitsyne, on peut du moins le réduire en chaque homme, à commencer par nous. Ou bien développer son « bastion du bien », c’est selon : faire en tout cas bouger les lignes ! N’hésitons donc pas, dans nos confrontations avec autrui, à faire amende honorable, à nous remettre systématiquement en cause, à reconnaître humblement nos présomptions et nos exagérations, nos erreurs ou nos fautes et nos péchés par un examen de conscience vigilant, authentique et sincère. Car il serait vraiment miraculeux que, dans chacune de nos démarches, nous en soyons dépourvus sans au moins ces 5% allégoriques ! Le combat apostolique et militant à l’extérieur commence par notre propre combat spirituel en interne. Ainsi, par notre attention vigoureuse mais bienveillante envers les autres comme aussi plus lucide et humble envers nous-mêmes, pourrons-nous permettre à la semence de la bonne Parole d’agir sur un terrain relationnel autrement plus apte à la charité, la grâce et la miséricorde.

Hermine (Rémi Fontaine)

(1) Cf. notre dernière chronique et Parole de scout, éditions Sainte-Madeleine, 2007, p. 45.

On a cru un certain temps que le Liban pourrait constituer un modèle de cohabitation entre communautés

De Gérard Leclerc dans France catholique :

La situation du Liban, pris en otage par le Hezbollah, a de quoi inquiéter, nous autres Français, tant les liens avec ce pays tiennent à notre histoire la plus ancienne. C’est, en effet, Saint Louis qui, au cours d’un séjour sur place, décida d’attribuer aux chrétiens de la région une protection égale à celle de ses sujets du royaume de France.

Ainsi s’établit la mission de protection des chrétiens d’Orient, à laquelle nous n’avons jamais renoncé, en dépit de toutes les vicissitudes. Le fait que la Société des nations ait investi la France d’un mandat sur la Syrie et le Liban en 1920 se comprenait aussi dans le fil d’une tradition bien établie.

« Pays étranglé »

L’évolution accomplie au cours des dernières décennies a malheureusement brouillé les perspectives. Le nombre de chrétiens libanais n’a cessé de se réduire, au point que, selon le patriarcat maronite, ils ne représenteraient plus que 19,4 % de la population. Ce chiffre s’explique par un exil massif. Les chrétiens représentent 80 % de la diaspora libanaise dans le monde, qui est de l’ordre de 15 millions.

Pourtant, on a cru un certain temps que ce pays pourrait constituer un modèle de cohabitation entre communautés, du fait d’un système institutionnel qui accordait aux chrétiens et aux musulmans une sorte de parité pour la conduite du pays. Mais les choses se sont dégradées, de guerre civile en occupation de fait du pays par une organisation islamiste, dont la finalité est la destruction de l’État d’Israël. Pour reprendre l’expression du spécialiste de géopolitique Vincent Hervouët : « Le Liban est un pays fantôme, comme un arbre mort étranglé par le lierre. » Les derniers événements, avec l’offensive de Tsahal contre son ennemi installé sur le territoire libanais, n’ont fait que renforcer la fragilité d’un pays impuissant à maîtriser sa situation interne.

Multiconfessionnalisme en question

Il n’est malheureusement pas sûr que les dirigeants français soient en mesure d’agir pour la sauvegarde d’un pays dont le passé nous a rendus indéfectiblement solidaires. Leurs dernières initiatives se sont soldées par autant d’échecs. On en est aujourd’hui à déplorer un phénomène de « libanisation » qui conduit à l’éclatement du tissu social et dont on redoute les effets chez nous. Pour beaucoup d’observateurs, le Liban offre, en effet, la démonstration d’un pays multiconfessionnel, condamné à une guerre intestine permanente.

Nous sommes en présence d’un défi de civilisation dont la nature est religieuse, l’islam constituant un modèle inassimilable, même à longue échéance. Puissions-nous, avec nos frères chrétiens libanais, invoquer l’intercession de saint Charbel pour desserrer cette étreinte mortelle, dans la perspective d’une paix bien problématique.

Connaissez-vous saint François Xavier ?

Chaque mois, Gloria vous fait découvrir un article du magazine et une citation en fonction du calendrier liturgique. Tous les ans, pendant la Semaine Missionnaire Mondiale, nous prions pour soutenir la vie et la mission de l’Église. En 2024, elle se déroule du 13 au 20 octobre et c’est l’occasion de vous présenter saint François Xavier, l’un des patrons de la Mission, à travers l’analyse d’un tableau de Rubens, dont vous avez le début ci-dessous. Vous pouvez télécharger gratuitement l’article complet sur le site.

On a du mal à localiser la scène tant les personnages sont différents : le peintre a voulu montrer la diversité des populations évangélisées par saint François Xavier. L’homme qui porte une armure est probablement un soldat portugais qui assure la sécurité des riches marchands portugais qui vivent aux Indes ou à Malacca (Singapour). Le missionnaire va rappeler aux Européens les préceptes de l’Évangile, car ils semblent plus soucieux de s’enrichir et de dominer la population locale.

Modernité, foi, liturgie… Conversation avec Sylvain Tesson

Ecrivain, voyageur et aventurier français né en 1972, Sylvain Tesson est connu pour ses récits de voyages et ses réflexions philosophiques sur la nature et l’errance, mêlant aventure et méditation. Son style poétique et contemplatif invite à une réflexion profonde sur la liberté, la solitude et notre rapport au monde. Son rapport à la modernité, à la foi et à la liturgie mais aussi l’œuvre littéraire « Culte » à ses yeux qui l’inspire encore aujourd’hui dans ses voyages…. Dans son style caractéristique, mêlant second degré et paradoxes, Sylvain Tesson est l’invité de Thomas Cauchebrais pour le Grand Entretien sur RCF Anjou :

 

L’humiliation de l’ennemi, germe de guerres à venir

Extrait d’une intéressante analyse lue dans Conflits :

Le 5 janvier 1477, Charles de Bourgogne, « Le Téméraire », que l’on appelait aussi en son temps le « Grand-duc d’Occident », le prince « le plus riche et le plus puissant d’Europe » meurt devant Nancy. Son corps méconnaissable est retrouvé deux jours après la bataille, « nu, dépouillé de ses atours, la tête prise dans la glace, une joue dévorée par un loup, le corps piétiné par les chevaux »[1] … Son armée est quant à elle anéantie et tout ce que la puissante Maison de Bourgogne avait patiemment édifié en un siècle, un État indépendant au centre de la Lotharingie historique, disparait en une seule journée. Le roi de France Louis XI peut prendre triomphalement possession de la Bourgogne. Victoire stratégique éclatante sur le court terme mais germe de conflits futurs.

Le Téméraire et sa suite

Ainsi Charles Quint, arrière-petit-fils « du Téméraire », héritera de cette humiliation comme certaines familles sont frappées d’un traumatisme transgénérationnel. De l’affront commis contre ses ancêtres, il tirera une incroyable énergie. Obsédé par la perte de la Bourgogne vingt-trois ans avant sa naissance, il n’aura de cesse tout au long de son règne d’étendre son empire, devenant le monarque le plus puissant du XVIe siècle.

Les Français garderont certes la Bourgogne mais François Ier aura à mener les interminables guerres d’Italie, vivra l’humiliation de Pavie, la détention pendant un an à Madrid, le déshonneur (il doit laisser son épée à Charles Quint) puis l’emprisonnement de ses deux fils aînés échangés contre sa propre libération… Ainsi, c’est l’humiliation infligée à Nancy qui engendre un quart de siècle plus tard Charles Quint, « cet aigle impérial qui couvrait sous sa loi le monde entier de tonnerre et de flamme », selon les mots de Victor Hugo[2]. D’une certaine façon, Pavie procède de Nancy…

Autre exemple de victoire à la Pyrrhus « à effet différé », la bataille d’Iéna. Celle-ci oppose les Français non plus aux Habsbourg mais à ceux qui deviendront justement, peut-être en partie à cause de Iéna, leurs successeurs pour la domination de l’espace pangermanique : les Prussiens. Le 14 octobre 1806, Napoléon remporte une victoire totale, éblouissante face au général de Hohenlohe, concomitamment à Davout qui triomphe de son côté à Auerstaedt. L’armée prussienne est pulvérisée, réduite à néant par celui que Clausewitz appellera « le Dieu de la guerre ». Napoléon entre à Berlin en triomphe à la tête de ses troupes, la Prusse est amputée de la moitié de son territoire et doit payer une indemnité de guerre insoutenable…

Mais de manière beaucoup plus pérenne, par le puissant et violent traumatisme qu’elle provoque en Prusse, la victoire française d’Iéna porte en elle les semences des conflits européens de la fin du XIXe et de la première moitié du XXe siècle. Car c’est de Iéna que naîtra le nationalisme allemand et un désir transgénérationnel de revanche. Le modèle révolutionnaire français va servir d’exemple aux élites prussiennes effrayées et fascinées par sa puissance militaire. Tandis que la France baisse progressivement la garde, la Prusse « emportée par une haine féroce » (Clausewitz), entreprend de profondes réformes en vue d’un réarmement moral et militaire qui montrera son efficacité en 1870. Et c’est Otto de Bismarck lui-même qui, au terme de la guerre franco-prussienne, prononcera cette sentence : « sans Iéna, pas de Sedan ».  Mais le pangermanisme ne s’est pas arrêté à Sedan… Sans Iéna, pas de Sedan et peut-être pas la Grande Guerre puis l’avènement du IIIe Reich et ses conséquences terribles pour l’Europe et le monde… Comme si la parade de la Wehrmacht le 14 juin 1940 devant l’Arc de triomphe dans « Paris outragée » était un lointain écho du défilé triomphal de l’Empereur français sous la porte de Brandebourg à Berlin le 27 octobre 1806, après Iéna, et comme une intention d’exorciser ce traumatisme.

Violée, elle avorte ensuite plusieurs fois – Témoignage d’Émilie Quinson

Voici le témoignage d’Émilie Quinson, le 5e témoignage d’une série suite à leur rencontre avec des députés et sénateurs, organisée par l’ECLJ en mai 2024.

Dissidence scolaire

Extrait d’un entretien donné par François-Xavier Clément dans la revue Permanences :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Permanences ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Le bureau de l’Assemblée augmente de 2,77 millions d’euros les crédits versés aux groupes politiques

Voilà ce que cela donne, sachant que le nouveau système de calcul profite aux groupes plus petits :

“On se dit « encore une fois, encore une ». Et pour combien de temps ? Tous ces gens-là n’ont rien à faire là”

Deux ans après les faits, la mère de Lola, torturée et assassinée le 14 octobre 2022, s’exprime dans Le Figaro. Extraits :

Je suis encore en arrêt maladie. Je ne me sens pas capable de retravailler. Ma vie sera toujours compliquée. Ce n’est pas un sujet (le meurtre de Lola, NDLR) dont on parle en famille, je n’en ai pas envie. Pour le moment, je n’y arrive pas. J’ai du mal à être dans la réalité et je fais tout pour ne pas y être. […]

En février 2024, un autre drame est survenu dans votre vie puisque le père de Lola est mort d’une crise cardiaque à l’âge de 49 ans…

Ça a été très compliqué… Mon mari avait des problèmes d’alcool. Il avait arrêté depuis trois ans mais il est retombé dedans dès que le drame est survenu. Il a repris de plus belle et, malheureusement, son corps n’a pas tenu. On l’a perdu depuis le premier jour. On a tout fait et tout essayé mais on ne pouvait plus rien faire. Il était vraiment dans son monde. Il ne mangeait plus, ne dormait plus, il avait perdu je ne sais plus combien de kilos…

Le procès de l’accusée, Dahbia Benkired, devrait se tenir courant 2025. Qu’en attendez-vous ?

Les attentes, c’est que « l’autre » (sa façon de nommer la suspecte, NDLR) paye. J’attends de savoir ce qu’elle va dire, ses réponses. On se pose toujours la question du pourquoi. Pourquoi « l’autre » a fait ça ? Pourquoi Lola ? Pourquoi tout ça ? Pourquoi ? Je ressens beaucoup de colère envers cette personne. J’espère que le procès pourra m’aider à comprendre le pourquoi et le comment. Je n’aurai peut-être pas les réponses que j’attends. On verra à ce moment-là si elle parle.

Une controverse sur les OQTF a une nouvelle fois émergé juste après le meurtre de Lola. Dahbia Benkired était en effet visée par une obligation de quitter le territoire français. Que vous inspire ce débat ?

Je n’ai pas suivi les débats à l’époque, je m’étais totalement mise à l’écart. Elle n’aurait pas dû être là, tout le monde le sait. Ça renforce ma colère. Après… que faire, que dire ? Ma vie était très bien avant. Nous sommes originaires du Pas-de-Calais. On a eu l’opportunité avec mon mari de partir à Paris, en 2003, et de devenir gardiens d’immeuble en couple. Cette dame a tout détruit. Tout ce que j’avais : ma fille, mon mari, notre boulot… Tout a volé en éclats. J’aurai toujours cette cicatrice, personne ne pourra me l’enlever, que ce soit mes soeurs ou n’importe qui d’autre.

Une autre jeune fille, Philippine, a récemment été tuée dans des conditions atroces à Paris. Le suspect, un Marocain de 22 ans, était lui aussi visé par une OQTF. Qu’est-ce que cela provoque en vous ?

On se dit « encore une fois, encore une ». Et pour combien de temps ? C’est ce qu’on se dit. Tous ces gens-là n’ont rien à faire là. Malheureusement, on est impuissant. On ne peut rien faire contre tous ces drames. C’est la France… J’espère qu’un jour les choses bougeront et que tout sera fait pour lutter contre toute la violence et l’insécurité qu’il y a aujourd’hui dans ce pays. Il faut reconnaître que c’est de pire en pire. Les jeunes ne sont plus en sécurité. On ne sait pas sur qui on peut tomber. On a l’impression qu’on enlève tout aux policiers, qui sont là pour nous protéger, alors que les voyous sont récompensés. Ce n’est pas normal. Il faut aussi que les gens qui n’ont rien à faire chez nous restent chez eux.

Attaques contre l’école catholique : les franc-maçons à la manoeuvre

Dimanche 13 octobre, l’ensemble des présidents des Loges paloises du Grand Orient de France a cosigné une tribune qui, au nom de la laïcité à l’école, soutient la décision du renvoi du directeur de l’Immaculée Conception Christian Espeso.

« Face à l’effervescence qui entoure actuellement les questions liées à l’enseignement privé sous contrat en Béarn, face à la pression de certaines communautés religieuses conservatrices », les Francs-maçons « fervents défenseurs des valeurs de l’idéal républicain – la fraternité, l’égalité, la liberté – […] tiennent à rappeler leur indéfectible attachement à toutes ces valeurs essentielles au sein de tous les établissements du système éducatif, dans le respect des principes fondamentaux de la laïcité, clé de voûte de notre République. La laïcité à l’école a pour raison d’être d’émanciper les enfants, d’aiguiser leur esprit critique et aussi de les préparer à être des citoyens libres et éclairés ».

Percée des islamistes aux élections dans plusieurs communes bruxelloises

La Team Fouad Ahidar obtient, selon des résultats partiels, 14 % à Molenbeek, 8 % à Schaerbeek (40 sur 75), 10 % à Bruxelles ville et 14% à Anderlecht.

Ancien membre du parti communiste, Fouad Ahidar ne se cache pas d’être pro-Hamas.

 

Une minute ou des années de silence ?

A l’occasion de l’anniversaire des assassinats de Samuel Paty en 2020 et Dominique Bernard en 2023, une minute de silence en hommage à ces deux professeurs est prévue ce lundi dans les collèges et lycées de France.

Lors de l’hommage à Dominique Bernard, à Arras, le terme islamisme n’a pas été prononcé. Les formules creuses comme “atteintes à la laïcité”, “à la République” sont caractéristiques d’un sida mental d’une société qui ne veut pas regarder le problème en face. Sans même parler de leur récupération politicienne :

 

Et en même temps on apprend que cette minute de silence se double d’un silence politique :

 

L’extrême-gauche dans ses oeuvres

Communiqué du Préfet de Gironde :

Mais le Conseil d’Etat prend bien soin de ne valider que la dissolution des associations de la strème droâte…

Le Syndicat de la Famille est attaqué de toutes parts

D’Albéric Dumont, vice-président du Syndicat de la famille :

Le Syndicat de la Famille est attaqué de toutes parts parce qu’il dérange les projets des militants et des idéologues qui veulent décerveler nos enfants, déconstruire la famille et la société.Alors qu’elle tenait une banderole devant le siège de l’Académie d’Aix-Marseille afin d’interpeller le Recteur sur l’éducation sexuelle à l’école, Virginie Merlin, militante du Syndicat de la Famille, a été violemment insultée et agressée par Léo T., fonctionnaire de l’Education nationale. Malgré sa triple fracture du nez, Virginie nous a assuré qu’elle ne lâcherait rien et, au contraire, qu’elle était d’autant plus déterminée à agir avec Le Syndicat de la Famille ! Ludovine de La Rochère et notre équipe de Marseille entourent Virginie et, bien sûr, Le Syndicat de la Famille prendra en charge ses frais d’avocat.

Quelques jours plus tôt, une attaque d’un autre genre est venue des députés LFI : le parti d’ultra gauche woke a en effet déposé un projet de résolution en vue de la création d’une Commission d’enquête parlementaire à l’encontre, en particulier, du Syndicat de la Famille. Leur objectif : intimider et nuire. Et leur reproche : « Les mouvements conservateurs anti-choix et agissant dans le champ de la parentalité et de la famille », au premier rang desquels Le Syndicat de la Famille,

« ont su se renouveler, avec de jeunes militant·e·s formé·e·s (sic) au plaidoyer, aux techniques de communication et à la prise de responsabilité politique (…) Ils veulent gagner l’opinion publique à leur projet de société. (…) Ils défendent la famille et l’occident chrétien » et combattent « l’éducation à la sexualité, les droits des personnes LGBTQI+, et plus précisément des personnes trans, et l’euthanasie. »

Et juste avant, nous avions eu droit à une longue campagne de dénigrement médiatique, tout élu supposément proche de nous étant prétendument indigne d’accéder au pouvoir, comme Laurence Garnier, que le Premier ministre a renoncé à nommer ministre de la Famille. Une pression évidemment destinée à faire peur et réduire au silence toute opposition aux revendications LGBT-woke.

Tout cela s’ajoute aux contraintes, empêchements et restrictions qui compliquent considérablement la possibilité d’être soutenu financièrement pour conduire nos actions : comme vous le savez, notre association s’est vu refuser le statut d’intérêt général, au contraire de toutes les associations LGBT !

Hambourg : manifestations d’islamistes pour réclamer la création d’un califat

Le groupe islamiste Muslim Interaktiv a organisé samedi une mobilisation dans la ville allemande de Hambourg afin d’appeler à la création d’un califat.

Plus de 2 000 personnes ont participé à cette manifestation.

Au printemps dernier, déjà, Muslim Interaktiv avait organisé des manifestations à Hambourg, lors desquelles le slogan « Allahu akbar » avait été scandé et des banderoles appelant à la création d’un califat avaient été brandies.

L’Union européenne finance-t-elle le Hamas ?

La Commission européenne a été interrogée, dans la soirée du mercredi 9 octobre, sur l’utilisation de fonds européens destinés au terrorisme, notamment dans le cadre du programme Erasmus+ et de l’aide aux réfugiés palestiniens. Johannes Hahn, le commissaire européen au Budget, a tenté de rassurer :

« Nous appliquons un processus de sélection rigoureuse avant l’attribution des financements ».

Céline Imart, nouvelle élue Les Républicains au sein du groupe PPE, a donné le ton :

« La Commission européenne envisageait-elle de se lancer dans le mécénat envers les organisations terroristes ? »

« 250 000 euros à l’université de Gaziantep en Turquie […] alors que le recteur a tenu des discours antisémites et ouvertement pro-Hamas […] Près de 2 millions d’euros donnés à l’université de Gaza, entre 2014 et 2019, malgré ses liens confirmés avec le Hamas »

Fabrice Leggeri, ancien patron de Frontex devenu eurodéputé du Rassemblement national, a ajouté :

« Ce débat est capital, car il concerne l’aide de l’UE au Hamas et aux organisations islamistes »

L’université turque de Gaziemtep, « en 2023 est devenu partenaire Erasmus+ et a rendu hommage aux moudjahidines le 7 Octobre comme jour du réveil ».

 Jordan Bardella, le président du RN, avait fustigé « cette naïveté européenne « consistant à alimenter « de façon détournée le mouvement terroriste du Hamas ».

Rima Hassan, eurodéputé LFI du groupe La Gauche, s’est fait l’avocate de la Commission :

« Le Parlement européen ne peut pas reprendre la propagande du régime israélien en Europe contre l’Unrwa ». « Les objectifs de la Knesset sont de mettre fin une fois pour toutes à l’Unrwa, qu’ils ont qualifié d’organisation terroriste. La Nakba [exode palestinien de 1948, NDLR] a été créée à cause des politiques israéliennes. Nous voyons des populations dans les territoires occupés, ainsi que dans les territoires frontaliers, qui ne peuvent toujours pas jouir du droit de retour en Palestine. »

Les positions troubles de Rima Hassan quant au Hamas entretiennent les tensions. Certains tweets de Rima Hassan font l’objet d’une poursuite devant les tribunaux depuis cet été. François-Xavier Bellamy a déposé une plainte pour menaces.

Johannes Hahn ne répond pas aux accusations factuelles. L’Autrichien réaffirme seulement l’engagement de la Commission à travailler avec le Parlement européen « pour s’assurer que le budget de l’Union est bien protégé tout en protégeant et promouvant les valeurs européennes »…

Entretiens avec soeur Lucie, la voyante de Fatima

Les éditions Via Romana publient un opuscule présenté par Yves Chiron, concernant des entretiens entre le Père Hubert Jongen (1907-2007), religieux montfortain hollandais, missionnaire et un apôtre marial, et sœur Lucia, qui avec ses cousins, Jacinta et Francisco, avait bénéficié des apparitions de la Vierge à Fatima, en 1917.

En février 1946, il obtint l’autorisation de rendre visite à sœur Lucia, avec laquelle il eut quatre longs entretiens les 3 et 4 février 1946, et put l’interroger de façon détaillée sur les apparitions, le message de Fatima, les « secrets » révélés par la Vierge et aussi sur les controverses qui commençaient à se répandre. Sœur Lucia répondit longuement, avec bon sens et détermination, aux questions du Père Jongen. Elle apporta des éclaircissements et des précisions qu’elle n’avait encore jamais donnés.

Le Père Jongen a raconté ces visites à Sœur Lucia et a rapporté scrupuleusement ses réponses dans trois articles publiés dans la revue belge Médiatrice et reine. C’est ce document exceptionnel qui est réédité aujourd’hui. Extrait :

Que demanda la Sainte Vierge ?

Elle demanda la consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie, par le Pape, en union avec les évêques du monde.

N’a-t-elle pas parlé de la consécration du monde ?

Non.

Une vision terrifiante et l’origine d’une prière

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Le 13 octobre 1884, le pape Léon XIII venait de conclure la messe. Alors qu’il s’entretenait avec quelques cardinaux sur certaines questions urgentes pour l’Église, alors qu’il se trouvait encore près de l’autel, il eut une vision mystique. Ceux qui étaient proches de lui le virent pâlir. Après la vision, il confessa à ses collaborateurs avoir eu une vision terrifiante. Qu’avait-il vu ?
« J’ai vu des démons et entendu leurs chuchotements, leurs blasphèmes, leurs dénigrements. J’ai entendu la voix effrayante de Satan défier Dieu, disant qu’il pouvait détruire l’Église et amener le monde entier en enfer s’il lui donnait assez de temps et de pouvoir. Satan a demandé à Dieu la permission d’avoir 100 ans pour influencer le monde comme il n’avait jamais pu le faire auparavant » (source Aleteia).
Après cette vision, qui impliquait aussi la ville de Rome, le pape se retira dans son bureau pour écrire une prière. Il demanda que cette prière soit récitée à la fin de la messe dans le cadre des « prières léonines ». Le texte de cette prière est le suivant :
« Sancte Míchæl Archángele, defénde nos in prælio, contra nequítiam et insídias diáboli esto præsídium. Imperet illi Deus, súpplices deprecámur: tuque, Prínceps militiæ cœléstis, Sátanam aliósque spíritus malígnos, qui ad perditiónem animárum pervagántur in mundo, divina virtúte, in inférnum detrúde. »
Et voici la traduction :
« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre protection contre les pièges et la perfidie du démon. Que Dieu lui commande, nous vous le demandons en suppliant : et vous, Prince de la milice céleste, par la puissance divine, repoussez en enfer Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde pour la perte des âmes. »
Après la résolution du conflit entre l’Italie et le Vatican en 1929 avec les « accords du Latran », Pie XI demanda que la prière continue à être récitée, mais avec l’intention pour la conversion de la Russie. La prière sera supprimée à la suite de la réforme liturgique après le Concile Vatican II. Cette disposition fut donnée dans l’instruction Inter Oecumenici du 26 septembre 1964 (presque 80 ans après la vision de Léon XIII), avec une simple phrase disant : « les prières léonines sont supprimées ». Ainsi, pour la grande majorité des catholiques, il n’est plus obligatoire d’invoquer saint Michel Archange avec cette prière. Léon XIII composa aussi un exorcisme dans lequel figurait ce passage :
« Des ennemis très habiles ont mis leurs mains impies sur tout ce que l’Église, épouse de l’Agneau immolé, a de plus précieux et l’ont saturée d’amertume. Là où fut établie la Chaise du bienheureux Pierre et le Siège de la Vérité pour la lumière des nations, ils ont placé le trône de l’abomination, de leur impiété ; de sorte qu’en frappant le pasteur, ils puissent disperser le troupeau. Sois donc présent, saint Michel Archange, chef invincible auprès du peuple de Dieu, contre les assauts des forces spirituelles du mal et donne-leur la victoire ! C’est toi que la Sainte Église vénère comme son gardien et son maître. Toi que l’Église se glorifie d’avoir comme défenseur contre les puissances criminelles de la terre et de l’enfer. »
Il n’est pas illogique que le démon attaque précisément là où se trouve le cœur de la chrétienté, qui n’est certainement pas seulement le Vatican, mais tout Rome. Quelle douleur nous causent nos manquements, mais aussi ceux du clergé — le cléricalisme, le carriérisme, les abus. Voilà pourquoi, peut-être, il faudrait recommencer à réciter la prière de Léon XIII dans la liturgie et en dehors. D’ailleurs, les récents papes ont montré beaucoup de considération pour cette prière.
Saint Jean-Paul II, dans le Regina Coeli du 24 avril 1994, déclara :
« Que la prière nous fortifie pour ce combat spirituel dont parle la Lettre aux Éphésiens : “Puisez votre force dans le Seigneur et dans sa grande puissance” (Éph 6, 10). C’est à ce même combat que fait référence le Livre de l’Apocalypse, en mettant devant nos yeux l’image de saint Michel Archange (cf. Ap 12, 7). Le pape Léon XIII avait sûrement cette scène à l’esprit, quand, à la fin du siècle dernier, il introduisit dans toute l’Église une prière spéciale à saint Michel : Saint Michel Archange, défends-nous dans la bataille contre les maux et les pièges du malin ; sois notre rempart…’. Même si aujourd’hui cette prière n’est plus récitée à la fin de la célébration eucharistique, j’invite tous à ne pas l’oublier, mais à la réciter pour obtenir d’être aidés dans le combat contre les forces des ténèbres et contre l’esprit de ce monde. »
Le pape François, en 2018, invita également les fidèles à réciter cette prière, conjointement avec le Sub Tuum Praesidium, à la fin du rosaire, pour implorer la protection sur l’Église.
Une église qui m’est très chère, ainsi qu’à ma famille, est celle des Santi Quaranta Martiri e San Pasquale Baylon, au cœur de Trastevere, un quartier populaire de Rome, reconstruite en 1744 par les religieux mineurs déchaussés de la réforme de saint Pierre d’Alcantara (religieux qui en ont toujours la charge), comme nous l’indique Mariano Vasi Romano dans son Itinerario istruttivo di Roma o sia Descrizione generale delle opere più insigni di pittura, scultura e architettura e di tutti i monumenti antichi, e moderni di quest’alma citta, e parte delle sue adiacenze de 1794. Or, dans cette petite église, il y a plusieurs choses à noter, mais l’une sur laquelle je m’attarde souvent est une peinture de Luigi Tussi, également mentionnée dans le livre susmentionné, un peintre génois qui fut actif dans cette église avec d’autres œuvres. Pourquoi cette œuvre m’a-t-elle frappé ? En réalité, c’est pour un détail particulier. Il y a la Vierge avec les mains jointes et à ses pieds, un ange qui perce le serpent infernal avec une lance, tandis que la Vierge semble le maintenir avec son pied pour aider l’ange dans son opération. Certes, on pourrait aussi dire que la Vierge l’écrase directement, mais j’ai toujours aimé l’image d’elle aidant l’ange à combattre le mal. Je crois que le message dans ce cas serait le suivant : aide-toi, et Dieu t’aidera (et la Vierge aussi). C’est-à-dire que, pour coopérer à notre bien, l’aide céleste est certainement fondamentale, mais notre action active et efficace ne l’est pas moins. Dans le mot « contemplation » est inclus le mot « action ». Contempler est en tout cas une actio, quelque chose que nous mettons en œuvre, de la même manière que pour chaque opération de notre vie, nous devons coopérer activement à notre sanctification. Nous savons que nous chuterons maintes et maintes fois, que la volonté ne parvient pas à enrayer certaines erreurs, augmentant nos misères. Alors, rappelons-nous de la Vierge dans cette peinture dont je parle, qui, avec les mains jointes, et donc en prière, n’arrête jamais d’intercéder, et d’agir, pour nous.

Notre Dame de Fatima : la prière arme de paix ?

Dans En Quête d’esprit, Aymeric Pourbaix et Véroniques Jacquier reçoivent

  • Père Marie-Ollivier GUILLOU, dominicain
  • Yves de LASSUS, fondateur de l’association CAP FATIMA
  • VICTOR, youtubeur “le catho de service”

 

“Le Pape n’est pas au-dessus de la Parole de Dieu”

Un prêtre me rappelle ce texte, toujours utile :

Benoit XVI 7 mai 2005 homélie de la Messe de prise de possession de sa cathédrale Saint Jean de Latran

“La science ne peut pas nous fournir à elle seule une interprétation définitive et faisant autorité ; elle n’est pas en mesure de nous donner, dans l’interprétation, la certitude avec laquelle nous pouvons vivre et pour laquelle nous pouvons également mourir. C’est pourquoi, il y a besoin d’un mandat plus grand, qui ne peut pas naître uniquement des capacités humaines. C’est pourquoi il y a besoin de la voix de l’Eglise vivante, de cette Eglise confiée à Pierre et au collège des apôtres jusqu’à la fin des temps.

Le Pape n’est pas un souverain absolu. Le ministère du Pape est la garantie de l’obéissance envers le Christ et envers Sa Parole

Cette autorité d’enseignement effraie un grand nombre d’hommes à l’intérieur et à l’extérieur de l’Eglise. Ils se demandent si celle-ci ne menace pas la liberté de conscience, si elle n’est pas une présomption s’opposant à la liberté de pensée. Il n’en est pas ainsi. Le pouvoir conféré par le Christ à Pierre et à ses successeurs est, au sens absolu, un mandat pour servir. L’autorité d’enseigner, dans l’Eglise, comporte un engagement au service de l’obéissance à la foi. Le Pape n’est pas un souverain absolu, dont la pensée et la volonté font loi. Au contraire :  le ministère du Pape est la garantie de l’obéissance envers le Christ et envers Sa Parole. Il ne doit pas proclamer ses propres idées, mais se soumettre constamment, ainsi que l’Eglise, à l’obéissance envers la Parole de Dieu, face à toutes les tentatives d’adaptation et d’appauvrissement, ainsi que face à tout opportunisme. C’est ce que fit le Pape Jean-Paul II lorsque, face à toutes les tentatives, apparemment bienveillantes envers l’homme, face aux interprétations erronées de la liberté, il souligna de manière catégorique l’inviolabilité de l’être humain, l’inviolabilité de la vie humaine de sa conception jusqu’à sa mort naturelle. La liberté de tuer n’est pas une véritable liberté, mais une tyrannie qui réduit l’être humain en esclavage. Le Pape est conscient d’être, dans ses grandes décisions, lié à la grande communauté de foi de tous les temps, aux interprétations faisant autorité qui sont apparues le long du chemin du pèlerinage de l’Eglise. Ainsi son pouvoir ne se trouve pas “au-dessus”, mais il est au service de la Parole de Dieu, et c’est sur lui que repose la responsabilité de faire en sorte que cette Parole continue à rester présente dans sa grandeur et à retentir dans sa pureté, de façon à ce qu’elle ne soit pas rendue vaine par les changements continuels des modes.”

Terres de Mission : Mettre l’argent au service de l’Homme

Terres de Mission reçoit Pierre de Lauzun. Ancien directeur général de la Fédération bancaire française, celui-ci vient de publier “Epargner en vue du bien commun” (Boleine) et c’est l’occasion de discuter de la doctrine sociale de l’Eglise sur l’investissement et l’épargne.

Puis, Aymeric Pourbaix, directeur de l’hebdomadaire “France catholique”, évoque le dossier qu’il a dirigé sur le millénaire de la cathédrale de Chartres.

Enfin, Stéphane Glogowski, coauteur de “Vivre en bon père de famille selon saint Thomas d’Aquin” (Téqui) présente la vision thomiste de la famille et de la paternité.

“Ce budget est socialiste”

Eric Ciotti dénonce au JDD :

Je suis en colère contre ce budget, qui est un véritable budget socialiste. Le Haut Conseil des finances publiques en a révélé la supercherie. On nous annonçait deux fois plus d’économies que de hausses d’impôts, mais en réalité, c’est l’inverse qui se produira : deux fois plus de hausse d’impôts que de baisse de dépenses. Les impôts seront bien réels alors que les économies seront virtuelles.

Ce budget est socialiste parce qu’il prévoit une augmentation des prélèvements obligatoires de près d’un point, un choc fiscal extrêmement violent qui aura des conséquences très lourdes sur la croissance et l’emploi. C’est un budget socialiste car, de surcroît, il s’en prend aux créateurs de richesse, sans véritable effort sur les dépenses publiques qui continueront d’augmenter de 2,1 %. Aucune réforme structurelle de l’État n’est prévue, notamment sur la réduction du nombre de fonctionnaires ou la suppression des autorités administratives inutiles. Bref, c’est un budget de facilité, pas un budget de courage. […]

Nous savons tous que ce budget est non seulement insincère, mais qu’il a sans doute été l’objet d’une manipulation au sommet de l’État. Je crains que Michel Barnier, qui a nommé à ses côtés des proches d’Emmanuel Macron dont son propre directeur de cabinet – auparavant directeur cabinet de Bruno Le Maire –, ne puisse être en mesure de révéler la vérité. On n’appelle pas des pyromanes lorsqu’on a besoin de pompiers. C’est pourquoi, dès mardi, le groupe UDR a réclamé la création d’une commission d’enquête sur ces dissimulations budgétaires. […]

Avec un groupe parlementaire d’une vingtaine de députés, vos voix peuvent être cruciales pour l’adoption du budget. En l’état actuel, voterez-vous contre ?

Naturellement, je m’opposerai de toutes mes forces à ce budget qui va fragiliser encore davantage notre pays. Il est choquant qu’un gouvernement se prétendant de droite mène une politique de hausse des prélèvements obligatoires et de poursuite de l’augmentation des dépenses publiques.

Quelles sont vos lignes rouges incontournables ?

Mes lignes rouges, que j’avais fixées en tant que président de LR, avaient été approuvées par ceux qui soutiennent aujourd’hui le gouvernement : pas de hausse d’impôts, pas de désindexation des retraites, pas de baisse des dépenses de santé. Malheureusement, ces trois lignes rouges sont franchies sans scrupule par le gouvernement.

Que proposez-vous pour redresser les finances sans sacrifier les contribuables ?​

Nous déposerons dès aujourd’hui des amendements dans le sens d’une réduction massive des dépenses publiques et d’une baisse des prélèvements obligatoires. L’idée est de réduire deux fois plus les dépenses que les impôts, afin d’affecter une partie des économies à la diminution de la dette. Cela passe par la suppression des agences coûteuses comme le CESE et l’Arcom, et la privatisation de participations de l’État dans des entreprises comme Orange, Engie ou Renault. Nous proposons également la suppression du régime des intermittents du spectacle, la réduction des subventions à l’audiovisuel public et de l’Aide médicale d’État, ainsi que la réduction des aides sociales pour les étrangers durant les cinq premières années. Il faut réduire le périmètre de l’État ! […]

Saint Charbel, le saint libanais aux dizaines de milliers de miracles

De Véronique Jacquier dans France catholique :

Au monastère Saint-Maron à Annaya, perché dans les montagnes à 50 km au nord-est de Beyrouth, les moines ne cessent d’enregistrer les grâces accordées par l’intercession de saint Charbel. En mai  2023, 29 349 miracles étaient recensés, dont 10 % concernaient des non-chrétiens. D’autres sources en dénombrent même 126 000 ! Chaque 22 du mois, le monastère attire des milliers de personnes pour un pèlerinage en mémoire de la plus célèbre guérison opérée par l’humble ermite : celle d’une mère de famille, Noha Al-Chami, devenue hémiplégique en 1993 après un rétrécissement des artères au niveau des carotides. Saint Charbel lui apparut en rêve et procéda à une intervention chirurgicale dont les cicatrices visibles au réveil ont révélé la signature céleste.

« Histoire de Dieu »

Qui est donc saint Charbel, qui soigne les corps et les âmes  depuis sa montée au Ciel ? Né Youssef Maklouf, il voit le jour le 8 mai 1828 à Bekaakafra, un village maronite perdu à 1 800 mètres d’altitude. Fils d’une modeste famille de paysans, orphelin de père à 3 ans, sa mère lui transmet une foi profonde. Jeune berger, il profite de la garde du troupeau pour prier longuement la Vierge Marie dans une grotte.

Attiré dès l’enfance par la vie monastique, il quitte le foyer familial en pleine nuit pour entrer à 20 ans au monastère Notre-Dame de Mayfouk, où il choisit le prénom de Charbel – qui signifie « histoire de Dieu », en araméen – un illustre martyr de l’Église d’Antioche. Ordonné prêtre à 31 ans, il passera seize ans au monastère Saint-Maron d’Annaya avant de souhaiter une vie solitaire. Ses supérieurs, ayant du mal à accepter sa volonté, demanderont un signe et seront vite exaucés : la nuit même, ils remarquent qu’une lumière brûle toute la nuit dans la cellule du Père Charbel. Sa lampe éclaire toute la pièce… alors qu’elle est remplie d’eau et non d’huile ! C’est ainsi qu’au matin du 15 février 1875, Charbel obtiendra de se retirer dans l’ermitage Saint-Pierre-et-Saint-Paul, proche du monastère. Durant vingt-trois ans, il passera des heures à genoux en adoration devant le Saint-Sacrement. Il célébrera la messe avec ferveur, fera pénitence par une vie de pauvreté et lira dans les âmes de ses rares visiteurs. À 70 ans, frappé d’hémiplégie, il agonise pendant huit jours en répétant « Abou Tkoshto » qui veut dire « Ô Saint Père » en syriaque, avant de rendre son dernier souffle le 24  décembre 1898. […]

Le corps de saint Charbel a connu quatre exhumations. Chaque fois, des experts ont constaté l’intégrité du corps et le prodige de l’huile. […]

Sculpture Notre Dame de Consolation, grotte de la Sainte Baume

Ce relief conçu et réalisé par Jean-Joseph Chevalier a pu voir le jour grâce à une campagne de credofounding soutenu par l’association Mère de Miséricorde et les dominicains de la Sainte Baume. Un grand MERCI aux 120 donateurs!

La Vierge soutient les premiers pas de son enfant qui marche vers nous. Ses bras en croix nous rappellent son offrande, et de sa main Il nous montre la source de la Vie, son Père. Le souffle de l’Esprit-Saint semble faire virevolter ses langes comme un nouveau suaire, symbole de la résurrection qui nous est promise.
Notre Dame de Consolation est une œuvre qui vient soutenir la prière de ceux qui ont perdu un enfant “in utero” et qui après une démarche de réconciliation avec soi-même, avec Dieu et avec l’enfant déposent une plaque (plus de mille à ce jour).

La bénédiction de ce relief et l’ouverture d’un nouveau mur pour recevoir de nouvelle plaques dans la grotte de la Sainte Baume aura lieu le 26 Octobre prochain.

Pour aller plus loin, site de l’artiste : http://www.jeanjosephchevalier.fr

Site de Mère de Miséricorde : http://www.meredemisericorde.org

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