Canada : L’onde de choc Donald Trump pourrait pousser Justin Trudeau à démissionner
Les déclarations de Donald Trump ont aggravé la crise politique canadienne et provoqué une onde de choc. Le pays cherche une parade aux menaces de Donald Trump, qui a promis d’imposer des droits de douane de 25% au Canada et au Mexique dès son retour au pouvoir en janvier.
La vice-Première ministre, Chrystia Freeland, en désaccord avec Justin Trudeau sur la façon de gérer la guerre économique qui se profile avec les États-Unis, a déjà démissionné.
Minoritaire au Parlement, fragilisé par le retrait de son allié de gauche et le mécontentement croissant au sein de son propre parti, Justin Trudeau est confronté à la plus grave crise politique depuis son arrivée au pouvoir il y a neuf ans. Il pourrait annoncer sa démission dans les jours qui viennent.
Son départ laisserait le parti sans chef à quelques mois des prochaines législatives qui doivent se tenir d’ici la fin du mois d’octobre. Jusqu’ici Justin Trudeau, qui avait annoncé son intention de se représenter, est crédité dans les sondages de plus de 20 points de retard sur son rival conservateur, Pierre Poilievre, qualifié de “Trump canadien” et se définit lui-même comme anti-woke.
À son arrivée en 2015, le monde progressiste observait avec admiration les premiers pas au pouvoir de Justin Trudeau, jeune mondialiste libertaire. Premier ministre, il a fait du Canada le deuxième pays au monde à légaliser le cannabis, a instauré l’aide médicale à mourir, une taxe carbone… et un projet de loi vise actuellement les organismes pro-vie.
Le Monde finit par admettre qu’il est possible d’être un scientifique internationalement reconnu et climatosceptique
En 2018, Le Monde titrait
“Claude Allègre et le climat : retour sur un flagrant déni”
Maintenant que Claude Allègre est décédé, Le Monde admet qu’il est possible d’être un ” scientifique internationalement reconnu” avec ” des positions ouvertement climatosceptiques” :
Scientifique internationalement reconnu, il avait été à la fois le trublion et le pilier de l’Institut de physique du globe de Paris avant de se lancer en politique dans le sillage de Lionel Jospin, puis de défendre sur la fin de sa vie des positions ouvertement climatosceptiques
Il contestait notamment les conclusions des climatologues sur les liens entre le CO2 et le changement climatique. «Je crois en l’état que, aux teneurs actuelles, l’influence majeure du CO2 sur le climat n’est pas démontrée et, qu’elle est même douteuse», écrivait l’ancien ministre, arguant que l’impact des nuages ou de l’activité solaire étaient plus déterminants.
Il est mort samedi 4 janvier, à 87 ans. RIP
Et si vous choisissiez une résolution en famille pour 2025 ?
Avez-vous déjà choisi votre résolution pour l’année 2025 ?
Et si vous viviez cette résolution en famille ?
Je vous propose de créer un chapelet vivant avec votre famille, et à vous engager à prier, chacun, une dizaine par jour, tout au long de l’année.
Qui de mieux que la Vierge Marie elle-même, pour vous aider à tenir votre résolution, tout au long de l’année ?
Laissez Marie régner dans votre famille, laissez-la guérir les cœurs, qu’elle soit la reine de votre année 2025.
Je vous invite à suivre l’exhortation du père Peyton, ce prêtre célèbre pour sa phrase « La famille qui prie ensemble reste ensemble ». Ce prêtre américain, surnommé le « père du rosaire », a fondé dans les années 1900 la « Croisade du Rosaire en Famille » afin d’encourager les familles à prier le chapelet ensemble. Aujourd’hui, grâce à lui, ce sont des millions de familles qui sont unis par la prière du chapelet !
Vous aussi, prenez cette « solide résolution d’amener la prière au sein de votre famille » comme le disait sainte Mère Teresa, créez un chapelet vivant avec vos proches !
Pour cela, créez dès maintenant un chapelet avec vos proches :
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- Ouvrez ou téléchargez Rosario
- Cliquez sur Nouveau groupe
- Puis sur Groupe privé
- Choisissez votre intention de prière et invitez 4 de vos proches
- Priez ensemble une dizaine par jour !
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Sainte année 2025,
En union de prière,
Mathilde, pour Rosario
Il existe une “feuille de route” entre la France et l’Algérie depuis 2022
Il serait intéressant que cette feuille de route soit rendue publique.
Le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a émis dimanche des « doutes » (sic) sur la volonté d’Alger de respecter la feuille de route des relations bilatérales franco-algériennes, répétant aussi ses préoccupations concernant le cas de l’écrivain Boualem Sansal.
Les relations avec Alger, qui a retiré son ambassadeur à Paris fin juillet quand Emmanuel Macron a apporté un soutien appuyé aux propositions marocaines concernant le Sahara occidental, ont connu plusieurs périodes de crispation. Jean-Noël Barrot a révélé :
« Nous avons en 2022 rédigé une feuille de route, nous tenons à ce qu’elle puisse être suivie ». « Mais nous observons des postures, des décisions de la part des autorités algériennes qui nous permettent de douter de l’intention des Algériens de se tenir à cette feuille de route. Parce que pour tenir la feuille de route, il faut être deux ».
Que dit cette feuille de route ?
Des mages venus d’Orient
De Thierry Buron dans Conflits :
Si les Rois mages sont très connus, leur historicité est entourée d’incertitudes et de mystère. La tradition de la crèche de Noël, qui revient chaque année depuis le XVIIIe siècle dans les églises et les foyers du monde catholique, est une représentation de la Nativité avec la Sainte Famille, l’adoration des bergers et des mages, le bœuf et l’âne, et souvent de nombreux autres personnages de la vie locale. Son décor d’étable, de village ou de grotte évoque l’Orient, ou le pays où elle est exposée. Et bien évidemment les Rois mages, dont le nombre a été fixé à trois.
Dans les crèches contemporaines, chacun des trois Rois mages venus adorer l’Enfant-Jésus a un aspect différent, qui suggère des origines géographiques distinctes. Il n’en a pas toujours été ainsi. Pourquoi ces changements, qui ne concernent qu’eux dans les récits et les figurations de la Nativité ?
« Venus d’Orient », mais de quel(s) pays ?
La question de l’identité et des origines doit être évaluée d’abord à la lumière du texte sacré (l’Évangile de saint Matthieu est le seul à mentionner les Rois mages), ensuite d’après les écrits chrétiens postérieurs (apocryphes orientaux, Apocalypse, Pères de l’Église) et les interprétations des théologiens, enfin selon les hypothèses des historiens jusqu’à nos jours. Au cours des siècles, ces auteurs ont confirmé, complété, ou mis en doute la véracité ou même la vraisemblance historique du récit de saint Matthieu concernant les Mages.
L’Évangile (qui nous a été transmis en grec ancien) est concis, mais clair : ils sont « venus d’Orient » et, après avoir adoré l’Enfant-Jésus, « s’en sont retournés dans leur pays » (au singulier, ce qui suggère une origine géographique commune en Orient), « par un autre chemin » afin d’éviter Jérusalem et Hérode. Mais il n’indique ni leur nombre, ni leurs noms, ni le pays d’où ils venaient, ni même la distance, l’itinéraire, ou la durée de leur voyage. On apprend seulement que c’est « en Orient » qu’ils ont vu se lever l’étoile qui les a décidés à partir pour voir « le roi des Juifs », qu’ils sont passés par Jérusalem au palais du roi Hérode pour apprendre le lieu de sa naissance selon la prédiction de l’Ancien Testament, et que la même étoile les a guidés jusqu’à Bethléem, la ville du roi David, également en Judée. Ils ne seraient donc jamais allés en Galilée, malgré l’affirmation de la chanteuse française Sheila (« Comme les rois mages en Galilée »), et de quelques auteurs critiques qui placent la Nativité et l’adoration dans cette région du nord de la Palestine.
À l’époque de la naissance du Christ, en Palestine et dans le monde gréco-romain, l’Orient commençait à l’est de l’Euphrate, ou du Jourdain. En faveur de l’Assyrie-Babylonie-Médie (Empire perse) plaident non seulement l’origine des Mages selon l’Évangile, mais aussi leur fonction d’astrologues, et les noms qu’on leur a attribués par la suite. La fonction de mages est attestée chez les Mèdes et en Perse (mais aussi en Arabie, en Égypte et en Éthiopie). C’étaient une caste de prêtres zoroastriens, également savants, astronomes, et conseillers des rois. Ceux de l’Évangile sont qualifiés de « magos », transcription grecque du mot persan, qui s’est généralisée dans le monde chrétien (les protestants les appellent plutôt « sages »). Ils sont de la même religion, et frères d’après certaines sources. Envoyés par des rois, ou peut-être rois eux-mêmes (depuis Tertullien, au IIIe siècle), ils ne sont sans doute pas venus seuls, vu la richesse de leurs présents, en caravane, dit-on, ou même avec une escorte de 12000 hommes. Des récits et des représentations depuis le Moyen Âge les montrent à cheval (y compris sur les icônes orthodoxes). Des peintres de la Renaissance eurent l’idée d’ajouter une touche d’exotisme à la scène de l’Adoration, en y mettant aussi des chameaux, déjà présent sur des sarcophages des premiers siècles.
Leurs offrandes aussi (l’or, l’encens et la myrrhe) rendent plausible cette origine perse, mais servent d’argument également à l’hypothèse de l’Arabie ou de l’Inde. Un auteur américain récent a voulu démontrer que les Mages venaient du royaume nabatéen tout proche de la Judée (au sud-sud-est), au moyen de divers arguments (l’origine des produits offerts à l’Enfant-Jésus, la présence de mages immigrés de Babylonie, les routes commerciales, et une interprétation sans doute anachronique du concept d’Orient, qui à l’époque était distinct de celui d’Arabie en général. Des Pères de l’Eglise aux IIe-IVe siècles ont opté cependant pour l’Arabie.
Le phénomène extraordinaire du « lever de l’étoile » (qui annonce la naissance d’un roi) sert surtout à tenter de déterminer la date de la naissance du Christ (entre 4 et 6 avant notre ère) par la recension des éclipses, des conjonctions de planètes, des apparitions de comètes et des explosions de supernovas en Orient à cette époque, mais elle peut déterminer aussi l’itinéraire des Mages et la durée de leur voyage de Babylonie jusqu’à Bethléem (au moins quinze jours, voire deux ou neuf mois) : d’Orient à Jérusalem (est-ouest), de Jérusalem à Bethléem (nord-sud, 8 kilomètres), et retour direct en Orient.
Leurs noms aussi peuvent indiquer leur nationalité. Ils sont apparus plus tard, selon le nombre et l’ethnie qui leur ont été assignés. Paradoxalement, les trois noms de Gaspard, Melchior et Balthazar (apparus au VIe siècle chez les Arméniens, repris par la tradition occidentale au IXe siècle, et popularisés en latin à la fin du XIIe), qui ont permis l’attribution tricontinentale actuelle, attestent généralement d’une même origine chaldéenne transmise sous une forme gréco-latine.
La vraisemblance historique tend donc à confirmer le texte sacré ainsi que les récits et l’iconographie des premiers siècles chrétiens encore proches de l’événement : les Mages seraient bien originaires de l’Orient, voire d’une même région d’Orient située dans l’Empire perse. L’origine perse s’impose dans les textes apocryphes depuis le IIIe siècle. L’offrande de présents est une tradition orientale. La naissance d’un Messie a été prédite par Zoroastre. Dans l’iconographie des débuts, les vêtements des mages sont persans, leurs mains voilées sont un rite perse mazdéen de vénération. La mère de l’empereur Constantin aurait ramené à Constantinople les restes des Mages trouvés en Perse ; ils furent ensuite transportés à Milan, et enfin en 1164 dans la cathédrale de Cologne, où ils se trouvent toujours. Vers 1270, le voyageur vénitien Marco Polo visite le monument des tombeaux des Trois Saints Rois dans la ville de Sava en Perse, au sud-ouest de Téhéran. « C’étaient Beltasar, Gaspar et Melchior. Leurs corps sont intacts, ils ont toujours leurs cheveux et leurs barbes ».
Mais dans certaines traditions de l’Antiquité tardive et du Moyen Âge, la variante des trois origines géographiques différentes vient concurrencer la version de l’origine unique. C’est le début d’un processus qui jusqu’à nos jours va conjuguer le chiffre trois non seulement avec les âges, mais aussi avec les origines et même la représentation raciale des Mages. Ce qui est certain, c’est que l’adoration des Mages de l’Évangile, après le refus d’Hérode et des autorités juives de Jérusalem de reconnaître le Messie dans l’Enfant-Jésus, symbolise la future conversion du monde païen, elle-même cause de leur diversification géographique postérieure.
Venus de trois pays d’Orient, puis de trois continents
Le choix du nombre de trois tient un rôle déterminant dans le processus de diversification de leurs origines. Si l’on collecte tous les pays que divers auteurs et traditions au cours des siècles ont désignés comme pays d’origine des Mages, on obtient une liste riche et variée : Assyrie, Babylonie, Médie, Perse ; Arabie (nord-ouest des Nabatéens, Yémen au sud) ; Inde (Taxila au nord, au Pakistan actuel, sur une route de la soie ; ou Piravom au Kérala, dans le sud de l’Inde, où ils ont leurs sanctuaires) ; Chersonèse d’Or (Malaisie) selon un géographe allemand du XVe siècle ; et Afrique (pour la première fois aux VIIIe-IXe siècles, semble-t-il, chez le théologien Bède le Vénérable). À partir du Ve siècle, ils ont avec eux des chameaux, et à partir du XIIIe, on les fait parfois voyager en bateau, car ils viennent de pays païens lointains.
Que dit le nombre sur les origines, dans les récits apocryphes, la théologie et l’iconographie ? Ils sont deux, trois, ou quatre sur les fresques des catacombes de Rome, douze dans des évangiles apocryphes syriaques, et identiques. Le nombre de trois (dans les textes arméniens), qui a fini par s’imposer au Ve, vient sans doute des trois offrandes, dont les théologiens ont souligné le sens symbolique (l’or pour la royauté de l’Enfant-Jésus, l’encens pour la divinité du Fils de Dieu, la myrrhe pour son humanité mortelle). Par la suite, il symbolise les trois âges (IVe siècle), soit sans, soit avec la différenciation géographique et ethnoculturelle. Finalement la tradition s’installe des trois pays, ou régions, ou des trois continents du monde connu au Moyen Âge, et d’une apparence clairement racialisée, depuis les peintures de la Renaissance jusqu’aux crèches de Noël contemporaines. Souvent Melchior, le plus âgé, a une barbe blanche, Balthazar, dans la maturité, une barbe foncée, et Gaspard, le plus jeune, est imberbe. Dans certaines traditions, Gaspard serait roi de l’Inde, Melchior roi de Perse et Balthazar roi d’Arabie. Par la suite, Melchior devient européen, Gaspard oriental, et Balthazar « maure » ou africain. On souligne parfois ces origines par des animaux représentant les trois continents : le cheval, le dromadaire et l’éléphant. Mais les noms donnés aux Mages sont tous « orientaux » (syriaques, chaldéens, babyloniens, arméniens, persans, indo-parthes).
[…]
“Il faut freiner et rendre impossible cette immigration, qui est un grand remplacement de la population”
Ce n’est pas Eric Zemmour qui prononce cette phrase mais Daniel Cohn-Bendit. Et il ne dit pas ça à propos de la métropole mais uniquement à propos de Mayotte :
🔴 Mayotte
Daniel Cohn-Bendit : "Il faut freiner et rendre impossible cette immigration, qui est un grand remplacement de la population"
▶️ @DariusRochebin pic.twitter.com/C3JO8TyWix
— LCI (@LCI) January 5, 2025
“Le désastre total est en France la sanction inévitable de toutes les Républiques”
Dans Politique Magazine, Hilaire de Crémiers souligne l’aspect apocalyptique de la France :
[…] Pas de budget, une loi spéciale provisoire pour assurer le courant, l’activité économique ralentie, les industries frappées de plein fouet, l’agriculture et la pêche abandonnées, les investissements en suspens, les projets publics eux-mêmes remis en cause, les recettes fiscales en chute libre, ce qui était prévisible et qui ne fut pas prévu, des déficits annoncés de plus de 6% du PIB, voire 7 %, sans espoir de vrai redressement, une dette abyssale de 3300 milliards en attendant beaucoup plus qui ne saurait tarder, et qui va coûter très bientôt 60 milliards l’an et bientôt dans un an 70 milliards, plus que les budgets des plus gros ministères. Autant dire que c’est fini. Et d’autant plus fini que plus rien ne fonctionne en France. La note de la France a été dégradée par toutes les agences de notation, ce qui n’était pas dans leur visée car d’une certaine manière elles en vivaient, mais la réalité s’impose. La dette va coûter de plus en plus cher. La spéculation ne s’arrêtera pas. Les Allemands, les Japonais, les Américains, les fonds de pension des retraités qui vivent de notre dette ne veulent pas devenir les dindons d’une mauvaise farce. L’Europe s’en mêlera, la BCE, le FMI. Le gouverneur de la Banque de France, Villeroy de Galhau, multiplie les avertissements. Le CAC 40 ne tient que parce qu’il ne représente plus des activités spécifiquement françaises. Mais même là, les répercussions peuvent entraîner des désastres.
Des jours mauvais s’annoncent sur la France. Les difficultés pour y vivre vont s’accumuler. 57 % du PIB relève de la fonction publique et de ses succédanés. Si l’État est pratiquement en faillite, il n’est pas difficile d’imaginer le cataclysme. Le tiers de la population vit déjà sous le seuil de pauvreté, ou pratiquement. Qu’en sera-t-il demain des familles, des retraités, des étudiants, dont certains ne mangent déjà pas à leur faim ? Les familles n’épargnent tant que parce qu’elles redoutent l’avenir, qu’un État imprévoyant et incapable ne leur garantit plus. Obèse, prépotent, impotent et qui se croit encore omnipotent dans ses oukases, pauvre État de la France ! Il n’assure plus les fonctions régaliennes, l’ordre public, la justice ; la défense elle-même est atteinte. Quant à toutes les fonctions qu’il a usurpées, au motif qu’il était seul habilité à les assurer pour la conservation et l’illustration des principes républicains, en particulier l’Éducation nationale, les Français assistent impuissants à un naufrage. Bientôt la Santé et tous ses services s’affaisseront pareillement. Enfin les œuvres de solidarité et de charité, comme on disait autrefois, y passeront à leur tour. Faut-il parler des politiques de la ville ? Un immense gâchis qui remet en cause le rôle de l’État. Serait-il possible de concevoir un autre modèle, une autre société ? La République avec son système centralisé et centralisateur, entièrement fonctionnarisé, qui s’occupe de tout et qui centralise même la prétendue décentralisation – combien de lois sur le sujet ?! –, faisant de chaque strate administrative un nœud de directives, toutes plus compliquées les unes que les autres, n’a plus aucun moyen de s’améliorer. Et, en plus de ça, une Europe de plus en plus fédérale et prétendument communautaire, elle-même centralisée, s’imaginant tout gouverner selon ses critères à elle.
Mais il n’y a pas que la politique, l’économique, le social qui va mal et même très mal. Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre à quel point la société est malade, moralement, spirituellement, oui, la société française. L’école publique est pour ainsi dire finie, elle aussi ; les communes sont atteintes, les villes moyennes et grandes. Des rixes continuelles, des règlements de comptes, des morts tous les jours, des gosses assassinés, des trafiquants maîtres de quartiers entiers, de villes, de territoires. Des groupes qui imposent leurs lois jusqu’à la politique, peut-être même la justice, voire la police. La corruption est généralisée. Les voix s’achètent comme les trafics. Les islamistes l’ont aussi parfaitement compris ; c’est ainsi qu’ils tiennent des cités entières.
Aujourd’hui la société est fragmentée comme le dit fort bien Jérôme Fourquet, et encore dans son dernier livre Métamorphoses françaises, et cette réalité est prégnante. Laurent Obertone dénonce, quant à lui, une société de guerre, ainsi titre-t-il son dernier livre Guerre. Les avertissements ne manquent pas, de Christophe Guilluy, de Patrice Vermeren et de tant d’autres. Et il y a encore des Macron, des Bayrou pour faire leurs malins, alors qu’ils sont en responsabilité. Pitoyables responsables qui aiment tellement les honneurs et les places. Jusqu’au jour où… Car c’est inéluctable. Une société arrivée à ce point de décomposition ne peut résister à aucun choc extérieur ou intérieur. Le dernier procès de Mazan ne le prouve que trop. Les journalistes ont glosé tant et plus. Cependant, le plus effroyable est de devoir réaliser à quel point la société tout entière est contaminée avec des réseaux sociaux gangrenés par la pornographie et la pédopornographie les plus abominables, et vraisemblablement à tous les étages du corps social. Cette prolifération qu’autorise et encourage le laxisme républicain, laisse craindre le pire pour l’avenir de la jeunesse. Seuls s’en tirent les familles qui se tiennent en retrait d’une telle société. Ce qui devrait faire réfléchir.
Les échéances arrivent. De toute façon, le désastre total est en France la sanction inévitable de toutes les Républiques, ce qui prouve de manière répétitive que la France n’est pas faite pour la République et encore moins la République pour la France. Que peut-il se passer avec une telle République, quand une partie du monde est en guerre, que les événements peuvent se déclencher sans aucun avertissement ? Quand les intérêts français sont bafoués partout, y compris dans les traités européens, celui dit du Mercosur, signé par l’Allemande, patronne impériale de l’Europe, sans l’accord de la France ? En réalité en quelques années de Macron, mais déjà avant, la France disparaît de la planète, même si Macron passe son temps à se déplacer. En Afrique, la disparition est complète maintenant. L’Algérie nous menace et nous invective. Elle retient dans ses geôles un citoyen et un écrivain français, Boualem Sansal. La France est gravement humiliée et le chef de l’État y consent et a donné par avance son accord à toutes les accusations les plus abominables. La France est par définition coupable, vieux truc de l’étudiant immature Macron qui s’imagine ainsi penser ! […]
Un 3e Algérien interpellé à Montpellier
“Doualemn” comptabilise plus de 138 000 abonnés sur TikTok. Dans une vidéo, il a appelé au meurtre des manifestants mobilisés le 1er janvier contre le régime algérien.
Les agents dormants de l’Algérie se réveillent. Ils forment l’armée de l’ombre de l’Algérie, une sorte de 5e colonne. Pour l’instant ils se contentent de menaces. Mais ils passeront à l’action si l’Algérie le demande. En accueillant des millions d’Algériens sur son sol, la France a perdu sa souveraineté diplomatique, car l’Algérie peut la déstabiliser à tout moment par des manifestations, des émeutes ou pire.
« On est les soldats dormants, celui qui attaque l’Algérie fera de nous des martyrs prêts à tout pour elle. » : Nouvel appel à la violence diffusé sur TikTok par un individu suivi par plus de 18.000 personnes pic.twitter.com/1qe66uCzEF
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) January 5, 2025
Au Parlement européen, il existe un poste de coordinateur contre l’antisémitisme et l’islamophobie. Rien sur la christianophobie
De Laurence Trochu, député français au Parlement européen :
« Mort aux Chrétiens ! »
Églises brûlées !
Prêtres et fidèles egorgés !
Cimetières profanés !Les chrétiens européens sont plus que jamais en danger.
Aidez-moi obtenir la création d’un poste de coordinateur européen de lutte contre la christianophobie en signant ici👇https://t.co/9L6D7ruN7U pic.twitter.com/E2ljBfq2ce
— Laurence Trochu (@LaurenceTrochu) January 5, 2025
“Il ne reste à Macron ni pouvoir ni avenir”
De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :
Le pape avait pourtant tout fait pour bien faire comprendre au président non seulement qu’il tenait les vieilles pierres en petite estime mais en plus qu’il avait du mal avec un chef d’État sanctuarisant l’avortement, qu’il assimile à un assassinat, et promouvant l’euthanasie, qu’il considère comme un « échec d’amour ». Mais Macron ne voit que sa gloire, et il ne mesure plus sa gloire qu’aux mains illustres qu’il serre et aux épaules renommées qu’il enlace ; tant pis si on lui tend trois doigts avec une moue dégoûtée, il les saisit quand même et prend un selfie.
Fini, le maître des horloges
Il aimerait mesurer autrement sa gloire, aux échos flatteurs de ses déclarations publiques, par exemple, comme lorsqu’il séduisait l’Union européenne avec son discours de la Sorbonne, aux encens qui monteraient vers lui du peuple, aux décisions mondiales frappées du sceau de son génie, que sais-je, au respect des hommes qui l’entourent, respect chargé d’un étonnement sacré pour la clarté de ses vues ?
Mais Bayrou va partout disant qu’il a forcé Macron à le nommer, se moque comme de colin-tampon des « formats Élysée » que Macron lui avait recommandé d’utiliser pour ses consultations – consultations qu’il a inaugurées en recevant le RN que le président avait exclu – et impose son calendrier pour nommer son gouvernement : fini, le maître des horloges. Pendant ce temps, Macron voit son Mémorial du terrorisme annulé, le Pass Culture critiqué – il semblerait que ce soit moins démocratique que prévu –, le SNU empêché de s’étendre, avant d’être probablement supprimé… Pas un de ses hochets n’aura duré. Non seulement les politiques français lui en veulent et le méprisent, mais le peuple français le hait et va jusqu’à souhaiter la disparition de la Ve République uniquement parce que Macron affirme qu’il en est le gardien et s’en sert pour justifier son maintien au pouvoir.
Ne pas laisser s’éteindre le rêve européen
Quand il n’est pas en train d’appeler tout son agenda pour être certain qu’un homme véritablement important va accepter d’être photographié avec lui lors de ces cérémonies et de ces sommets qu’il affectionne – et que les Français ne supportent plus –, il se promène, inaugure un bâtiment de l’OMS à Lyon, qui aura coûté 120 millions à la France, se rue à Mayotte – on imagine le coût et le tracas de ce voyage inutile –, va en Éthiopie inaugurer le Palais national, transformé en « une institution culturelle et patrimoniale de niveau international, dont le programme scientifique et culturel, la gestion et la gouvernance seront définis de manière durable et inclusive pour des publics diversifiés » selon l’Agence française de développement qui y a englouti 25 millions d’euros. Inutile de rappeler une fois encore le bilan africain de Macron. Pathétique, il saute comme une petite puce à la surface du globe ; ou adresse depuis Paris des messages vidéo aux Géorgiens en condamnant les violences policières – impudique inconscience de celui qui accepta et justifia que la police française éborgnât des Français – en les appelant à ne pas laisser « s’éteindre le rêve européen » et à soutenir une présidente rebelle, française naturalisée depuis peu et formée à Washington, s’accrochant au pouvoir malgré les élections. Pendant ce temps, Ursula von der Leyen valide le Mercosur après avoir boudé Notre-Dame et reprend à son compte toutes les “bonnes idées” unionistes de Macron mais en les tournant systématiquement au profit de l’Allemagne et des États-Unis. Son discours à la Sorbonne pourra bientôt être réédité comme un manuel de déconstruction française.
Il ne reste à Macron ni pouvoir ni avenir (aux Français non plus mais bon, s’il fallait vraiment se préoccuper du peuple…) ; alors, cédant invinciblement à sa nature profonde, il va une fois de plus célébrer la mort, miroir dans lequel il se regarde de plus en plus souvent. Il manquait un accessoire à sa panoplie de grand ordonnateur des fêtes macabres, il vient de l’ajouter : Mayotte sera l’occasion d’un deuil national. Certes, il en avait déjà décrété deux, quand Giscard et Chirac avaient rendu l’âme : petits deuils de courtoisie. Mais là, c’est pour de vrai, comme Hollande après le Bataclan, comme Doumergue en 1930 à cause des inondations, comme Pétain en 1942 à cause des bombardements alliés. Après les hommages nationaux à répétition, après les panthéonisations à outrance, voilà le deuil, imposé à tous, par Macron, président de rien mais maître de notre tristesse ; il n’avait pas besoin de Mayotte pour la susciter.
J-14 avant la Marche pour la Vie : Philippe de Villiers sera présent
Communiqué de La Marche pour la vie :
Le compte à rebours est lancé : dans 14 jours, nous marcherons ensemble pour défendre la vie à l’occasion des 50 ans de la loi Veil. Cette édition historique de la Marche pour la Vie 2025 sera un moment fort d’engagement et d’espérance, et nous avons une annonce exceptionnelle à vous partager.
Nous sommes très heureux de vous annoncer que Philippe de Villiers sera présent à nos côtés lors de la Marche. Il prendra également la parole sur scène pour un discours. Sa présence est un symbole fort pour cette édition qui s’annonce mémorable.
• Date : Dimanche 19 janvier 2025
• Lieu de départ : Trocadéro
• Heure : 14h00
Unissons nos forces pour la vie !
Faire un don pour l’organisation de la Marche ou rejoindre les équipes de bénévoles.
2025 :une année sainte à Rome
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent
- Abbé Florian PIGNAULT, directeur spirituel au Séminaire français de Rome
- Olimpia RATTO VAQUER, italienne et historienne de l’art
Terres de Mission : Modernité et eugénisme
Terres de Mission reçoit (par Skype) l’abbé Hervé Benoît, recteur du sanctuaire Notre-Dame des Enfants près de Bourges, qui vient de publier une petite plaquette sur “Maladie et Handicap du Moyen Âge au XXe siècle” (Presses de la Délivrance). Cette plaquette est particulièrement utile pour comprendre les liens entre la modernité et l’eugénisme – qui, à la veille du débat parlementaire sur l’euthanasie, redeviennent cruellement d’actualité.
Puis, Nicole Coppey, artiste suisse, présente les contes de Noël qu’elle a écrits et mis en musique : “Marjolain et le secret de Noël”, “La lumière de Noël” et “Le petit sapin”.
Nous, catholiques, défendons toujours la vie !
L’association La Marche pour la vie donne rendez-vous le dimanche 19 janvier 2025 à 14h à Paris, Place du Trocadéro, pour rassembler toutes les personnes qui s’opposent à la culture de mort, notamment à l’avortement, ainsi qu’à l’euthanasie et le suicide assisté.
L’Église catholique a toujours défendu le respect de la vie, comme :
- En 1987, dans Donum Vitae, l’instruction de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur « Le respect de la vie humaine naissante et la dignité de la procréation » :
« Dès le moment de sa conception, la vie de tout être humain doit être absolument respectée, car l’homme est sur terre l’unique créature que Dieu a « voulue pour lui-même » et l’âme spirituelle de tout homme est « immédiatement créée » par Dieu; tout son être porte l’image du Créateur. »
- En 1992, dans le Catéchisme de l’Église catholique :
Sur l’avortement :
« La vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception. Dès le premier moment de son existence, la créature humaine doit se voir reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels le droit inviolable de toute créature innocente à la vie. » (n° 2270). Le numéro suivant rappelle que « l’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est gravement contraire à la loi morale » (n° 2271).
Sur l’euthanasie :
« Quels qu’en soient les motifs et les moyens, l’euthanasie directe consiste à mettre fin à la vie de personnes handicapées, malades ou mourantes. Elle est moralement irrecevable.
Ainsi une action ou une omission qui, de soi ou dans l’intention, donne la mort afin de supprimer la douleur, constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur. L’erreur de jugement dans laquelle on peut être tombé de bonne foi, ne change pas la nature de cet acte meurtrier, toujours à proscrire et à exclure. » (n° 2277)
- En 2024, dans la déclaration Dignitas Infinita sur la dignité humaine :
« La vie humaine, même dans sa condition douloureuse, est porteuse d’une dignité qui doit toujours être respectée, qui ne peut être perdue et dont le respect reste inconditionnel. En effet, il n’y a pas de conditions sans lesquelles la vie humaine cesse d’être digne et peut donc être supprimée » (n° 52).
Si l’Église a donc toujours défendu le respect de la vie, chaque baptisé en vertu de sa charge prophétique par le baptême peut réfléchir aussi comment il peut en être un acteur. La participation à La Marche pour la vie, la prière, la sensibilisation auprès de différentes personnes, écrire à son député contre le projet de loi sur la fin de vie, sont quelques moyens pour tout baptisé pour défendre et promouvoir la vie.
L’équipe de rédaction d’Hozana.org
Anniversaire du concile de Nicée, qui s’est tenu du 20 mai au 25 juillet 325
Extrait de l’homélie du jour de Noël, prononcée par le père abbé de l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault, Dom Pateau :
[…] Cette année, l’Église commémore trois événements qui ont trait à la personne du Verbe de Dieu tant en sa nature divine qu’en sa nature humaine, et qui reprennent les trois naissances du Verbe de Dieu.
Il y a tout d’abord l’anniversaire du premier concile œcuménique, le concile de Nicée qui s’est tenu du 20 mai au 25 juillet 325. Il s’agissait alors de préciser la nature du Fils par rapport au Père en la Trinité. En quel sens peut-on dire que Dieu a un Fils ? Est-il fils comme nous le sommes, ou est-il Fils selon une génération unique ?
Pour Arius, un prêtre des faubourgs d’Alexandrie, le Logos, le Verbe est une créature de Dieu, la première. Première des créatures, il sera à son tour créateur des autres créatures. La simplicité de la vision d’Arius répandue par ses prédications crée la confusion. La crise s’étend.
En réponse aux erreurs d’Arius, le concile de Nicée affirme que le Fils est non pas créé, mais engendré du Père selon une génération véritable et éternelle. Il naît vrai Dieu de vrai Dieu. Le Fils est donc Dieu comme le Père est Dieu. Dieu, il est non seulement de même nature que le Père, mais dans une totale communion de nature avec le Père. Il n’y a qu’un seul Dieu. Pour préciser cela, l’Église utilise un mot : il est consubstantiel au Père.
Chaque dimanche, l’Église nous invite à professer notre foi dans ce grand mystère :
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, lumière née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, Engendré, non pas créé, consubstantiel au Père, et par lui tout a été fait.
Nous trouvons la doctrine des premières lignes du Prologue de l’Évangile selon saint Jean :
Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. (Jn 1,1-3)
C’est aussi l’enseignement du Prologue de l’Épître aux Hébreux que nous venons aussi d’entendre, où le Fils est dit :
« Héritier de toutes choses et par qui il [le Père] a créé les mondes. Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être. » (Hb 1,2-3)
[…]
Fête du Saint Nom de Jésus
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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Dans le Missel selon les livres liturgiques de 1962, la fête du Saint Nom de Jésus (l’adverbe « très » est souvent omis dans les missels plus récents mais c’est loin d’être une règle !) est célébrée cette année 2025 le dimanche 5 janvier, entre la Circoncision (1er janvier) et l’Épiphanie (6 janvier).
Les chants du propre de cette messe, de composition relativement récente, ne sont pas d’un grand intérêt, surtout placés entre ceux de Noël et ceux de l’Épiphanie qui comptent d’authentiques chefs-d’œuvre.
Voici la présentation de la Fête du Saint Nom de Jésus par un moine bénédictin de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux :
Dans la Bible, le nom, c’est la personne. Prononcer le nom, c’est déjà être en présence de la personne nommée, c’est d’une certaine manière entrer dans son intimité ou la révéler, ou encore exercer une maîtrise sur elle. Le Nom propre de Dieu, révélé à Moïse, « Je suis Celui qui suis », qu’on appelle techniquement le tétragramme, YHWH, et que la Septante, par respect, a traduit systématiquement par ὁ Κύριος, le Seigneur, était sacré et ne pouvait être prononcé que par le Grand Prêtre une fois par an, le jour des expiations, au point que sa prononciation s’est perdue.
Ce nom se retrouve dans celui de Jésus, Yehoshua, qui signifie Yahweh sauve. C’est à la suite d’un miracle opéré au nom de Jésus que saint Pierre dira aux Juifs : « Il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes par lequel nous devions être sauvés. » (Act 4,12, épître de la fête). Dans le Christ, Dieu nous appelle à son intimité, à Le connaître et à L’aimer comme Il se connaît et s’aime Lui-même, et Il nous permet désormais de l’appeler par son nom. Quel don ! Saint Bernard l’avait magnifiquement chanté, mais ce n’est qu’au XVIe siècle que remonte la fête du saint Nom de Jésus, sous l’influence de l’ordre franciscain et de saint Bernardin de Sienne en particulier. Innocent XIII l’étendit à l’Église universelle en 1721. Cette messe célèbre tout ensemble la sainteté, la puissance et la douceur de l’adorable nom de Jésus.
Ses pièces grégoriennes sont des adaptations de mélodies anciennes à un formulaire récent.
NB : Saint Bernard de Clervaux, Homélie « Le nom de Jésus n’est pas seulement une lumière, c’est aussi un aliment. Jésus est miel à la bouche, mélodie à l’oreille, jubilation au cœur. Mais il est aussi un remède. Quelqu’un de nous est-il triste ? Que le nom de Jésus vienne en son cœur et de là bondisse à ses lèvres ; et voici qu’à l’aurore de ce nom, tout nuage s’enfuit, la sérénité revient. »
► Introït : In nómine Jesu
Qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse au ciel, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame que Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père. Ps. 8 Seigneur notre Dieu, que votre Nom est admirable sur toute la terre. (Ph 2,10-11 ; Ps 8,2)
L’introït de la Fête du Saint Nom de Jésus est tiré de l’hymne célèbre de l’épître aux Philippiens (2,5-11), où saint Paul résume le mystère pascal de Notre Seigneur, mystère d’anéantissement et de glorification du Fils de Dieu, et où la Gloire consiste à recevoir le Nom qui est au-dessus de tout nom, de sorte qu’au Nom de Jésus, tout genou fléchisse etc.
C’est une reprise de l’Introït du Mercredi Saint, avec quelques changements de paroles qui font revenir au texte exact de saint Paul. Le choix du 3e mode (mysticus) n’est pas étonnant : son vaste ambitus et la place des sensibles confèrent aux textes qu’ils animent un caractère de contemplation ardente et de puissante exaltation dont l’objet est souvent le Dieu de miséricorde dont on rappelle les bienfaits pour le supplier ou simplement le louer. En entendant ici le Nom de Dieu qui sauve (Yehoshua), l’âme se dilate à l’extrême et ne peut s’empêcher d’inviter toute la création à accueillir le mystère de l’amour de Dieu dans un acte qui allie une profonde adoration (omne genu flectátur), de louange (confiteátur) et d’espérance. Car si le Christ est dans la gloire du Père, il nous invite à l’y rejoindre par la foi en son Nom. « À tous ceux qui l’ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son Nom » (Jn 1,12)
Ce nom de Jésus est exalté dès l’intonation par un élan rapide et harmonieux qui le pose sur la dominante. Sur genu, l’insistance de la tristropha confirme le sens de omne, tandis que le mouvement descendant puis ascendant de flectátur rappelle que nous n’avons rien à craindre en nous humiliant car, à l’image du Christ qui s’est fait obéissant jusqu’à la mort, « qui s’abaisse sera exalté ». Puis sont énumérés les habitants des trois « lieux » qui constituent l’ensemble de la création : les cieux, où sont ceux qui voient Dieu face à face ; la terre des hommes encore en chemin ; les enfers (le schéol) ou l’enfer (selon saint Jean Chrysostome). Il est intéressant de noter que la mélodie s’élève tandis que l’on descend des cieux aux enfers… Est-ce parce qu’il faut crier plus fort pour s’y faire entendre ? Ou parce que l’invocation du Nom de Jésus élève d’autant plus qu’on est en bas ? Ou tout simplement pour souligner l’insistance de l’énumération ? Sans doute en tout cas pour conduire la voix en un lent crescendo (donc commencer doucement !) jusqu’au sommet de la pièce omnis lingua. Ces deux mots sont l’écho sémantique de omne genu, comme confiteátur l’est musicalement de flectátur. Dóminus (symétrique mélodique de nómine) Jesus sont traités sans aucune ornementation, tant l’intensité de leur signification suffit : Dóminus traduit Κύριος qui remplace le Nom de YHWH, et Jesus est le nom qui dit tout… sur la corde solide et pascale de Sol. Christus, celui qui a reçu l’onction, se chante sur une formule bien connue et cette fois très ornée, comme l’affirmation qu’Il est bien l’Oint, le Messie attendu, dont la vie terrestre fut tournée vers la gloire de son Père où Il se trouve désormais. In gloria est a un accent de triomphe très pascal lui aussi, avec son insistance sur le sol, et précède un Dei Patris où se dit la tendresse du Père qui se penche vers l’humanité.
L’ampleur et la solennité de la pièce ne doivent pas empêcher de la chanter avec allant. L’on remarque dans les manuscrits de l’original du Mercredi Saint que tous les neumes sont légers, en particulier dans la grande énumération caeléstium etc. Seuls les passages syllabiques doivent être détaillés. Petite note d’interprétation sémiologique : la tête du dernier climacus sol-fa-mi de Patris est épisémée. Elle doit être expressive et servir d’aboutissement au chant léger du climacus précédent. Affirmant la prédominance du sol dans cette cadence, elle amortit le mouvement encore vif du dernier élan, et permet ainsi un repos très maîtrisé sur le mi.
► Graduel : Salvos fac nos
Sauvez-nous, Seigneur notre Dieu, et rassemblez-nous d’entre les nations, afin que nous célébrions votre saint nom et que nous nous glorifiions dans la louange de votre gloire. Seigneur, vous êtes notre Père et notre Rédempteur : éternel est votre nom. (Ps 105, 47 ; Is 63, 16)
Le psaume 105 est un psaume de captivité, où les Juifs exilés à Babylone suppliaient Dieu de les ramener à Jérusalem. Chacun de nous est plus ou moins exilé dans la « région de dissemblance » du péché, et doit demander au Seigneur de se retrouver dans la plénitude de la charité, uni à Dieu et à ses frères. « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux ». C’est aussi une prière pour l’unité de l’Église.
De nouveau un 3e mode, le graduel de la Fête du Saint Nom de Jésus reprend en grande partie la mélodie du graduel du 1er dimanche de la Passion Eripe me, Domine. Comme d’autres de la même période liturgique, il est d’abord un appel à la délivrance pour, dans un deuxième temps, réaliser le plan de Dieu. Ainsi pour la Passion : Eripe me… doce me facere voluntatem tuam ; c’est aussi le cas ici où le salut est ordonné à l’unité des enfants de Dieu et à la louange de son Nom.
Salvos fac nos est tout entier ramassé autour des cordes fa et mi, comme une supplication intense en laquelle se concentre tout l’élan de la prière qu’elle introduit. Cette retenue demeure tout le temps de la première phrase qui ne culmine qu’au sib. C’est le sol qui domine, corde forte entourée de deux tons, qui convient bien à l’invocation du Seigneur notre Dieu, comme le ré final de la cadence, aux mêmes caractéristiques. Dieu est notre rocher, et c’est sur lui que prend appui l’élan de quartes qui va amener la mélodie sur la dominante do autour de laquelle elle va se déployer avec tant de variété jusqu’à la fin de la pièce.
Cóngrega nos, avec ses la-do, rappelle le congregáte du graduel Ex Sion (2e dimanche de l’Avent), qui ressemble à la sonnerie d’un rassemblement, un « appel » qui constitue étymologiquement, et concrètement, l’Église. De natiónibus : les neumes de -ónibus semblent évoquer un oiseau qui se dégage d’un piège à tire-d’ailes (-óni-), prend de l’altitude (torculus épisémés), puis se met à tournoyer dans la joie de la liberté retrouvée. Toute cette phrase doit donc être interprétée avec vie et légèreté. Les pirouettes prennent fin sur la solide cadence pascale sol-do-la-si-la-la-sol, et l’heure de la louange, Ut confiteámur, est évoquée dans une mélodie solennelle structurée autour de sol, do et la. Le sancto est empreint d’une particulière majesté, complétée par l’atmosphère tamisée et mystérieuse du tuo (sib). Un nouveau saut de quartes prend appui sur la cadence en ré : la gloire de Dieu rejaillit en gloire sur son peuple. Cet échange de gloire n’est pas sans rappeler l’éternel face-à-face du Père et du Fils dans la sainte Trinité, surabondant de vie, révélé dans le Christ : « Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie » (Jn 17,1), et il n’est pas étonnant qu’il soit chanté sur une mélodie qui allie si magnifiquement l’éclat et la liberté dans l’ivresse de l’Esprit. A bien travailler, et mettre toute sa joie sur l’accent de glória. Tua se chante sur un jubilus, bien léger lui aussi.
Notes d’interprétation de la dernière incise : l’édition vaticane groupe les strophae par deux pour mieux compter et rythmer, mais il n’en est pas ainsi dans les anciens manuscrits2 où elles sont espacées de façon égale. Une juste interprétation évitera donc des répercutions trop fortes à chaque distropha. Au contraire : les voix onduleront selon la délicate alternance des levés et des posés, en un crescendo qui les conduira au grand climacus.
Celui-ci porte un ictus sous la première note losangée (la), en référence au tractulus de Saint-Gall et au t (tenete) de Laon. Cette note est expressive, et par le fait même, légèrement allongée. Il en est de même du la suivant, que l’épisème affecte davantage que le fa avec lequel il forme un pes quassus, suivi d’une belle coupure neumatique. Ainsi l’incise sera-t-elle une descente par paliers : 7 do ; puis 2 la reliés par une courbe inférieure fluide ; 4 sol (marquer surtout le deuxième du torculus) ; enfin le mi.
Verset : Tu, Domine : très intérieur et plein d’une douce familiarité, de nouveau la cadence sur ré suivie d’une envolée de quartes ouvrant sur un jubilus fantastique, la danse d’un enfant devant son père dont il se sait aimé, comme David devant l’Arche. Deux incises se répètent : les ré qui précèdent les clivis mi-si sont évidemment à traiter de la même manière (épisémés dans les manuscrits) : ils portent en eux toute l’énergie qui fera jaillir la clivis et sa suite, très légère. Leur laisser le temps de la générer. Ensuite, il y a un motif bien distinct : do-si-do-la-sol-do-sol-si-do, très fluide encore, dont on doit laisser planer le dernier do (pes quassus épisémé sur la deuxième note). Enfin un dernier motif sol-la-do-…-ré, simple. Et Redémptor : celui qui nous tire de la fange pour nous élever jusqu’à Lui. Un beau crescendo, détailler le pes sol-la. Noster : exclamation… Incroyable, il est à nous ! A saeculo : attention au solfège sur fa-mi. Idem sur le do-sol-fa-sol de nomen, dont la mélodie originale dit la profonde saveur du nom de Dieu. Tuum reprend le jubilus de tua pour chanter l’éternité du nom divin.
► Alléluia : Laudem Dómini loquétur
Alléluia, alléluia. Ma bouche publiera la louange du Seigneur, et que toute chair bénisse son saint nom. Alléluia. (Ps 144,21)
Ce verset de l’Alléluia de la Fête du Saint Nom de Jésus est la conclusion d’un psaume de louange et d’action de grâces où David chante la tendre paternité de Dieu. La mélodie est une adaptation de l’Alléluia du 2e dimanche après la Pentecôte.
Le jubilus, dont la corde est plus le sol que le la, se situe dans le grave et est construit en trois membres. Le premier est une intonation qui conduit avec énergie vers le sol. Cela requiert de ne pas s’arrêter sur le premier mi (qui n’est pas une note modale), mais plutôt de prendre appui sur le do qui précède, comme le suggère le manuscrit d’Einsiedeln (neume désagrégé). Le 2e membre est une lente descente par cordes conjointes : la, sol, fa, mi, do… manque le ré qui se fait attendre et ne conquière sa place prépondérante qu’au terme du 3e membre. Belle construction.
Verset : Le caractère de 1er mode s’affirme avec le la du Laudem. Ce mot commence à l’aigu, comme si la louange plaçait d’emblée notre âme au niveau supérieur de la réalité, tout en nous faisant entrer profondément dans la paix du Seigneur (descente de Dómini). Loquétur os meum : une parole d’abord tout intérieure, mais si prégnante qu’elle ne pourra se satisfaire de rester seule. D’où cet appel à toute chair benedícat omnis caro / nomen sanctum ejus !, dont la mélodie se déploie enfin sur tout l’ambitus du 1er mode, en deux grandes courbes, comme pour être sûr d’envelopper toute la création, comme un flux et un reflux incessant de prière et de louange, dont l’invocation du Nom qui résume tout est le centre. A l’intérieur de chacune de ces courbes, mettre en valeur les neumes quilismatiques qui se répondent et laisser glisser les détentes qui les suivent.
► Offertoire : Confitébor tibi, Dómine
Seigneur mon Dieu, de tout mon cœur je chanterai vos louanges et je glorifierai éternellement votre nom : car vous êtes suave et doux, Seigneur, et votre miséricorde déborde sur tous ceux qui vous invoquent, alléluia. (Ps 85,12.5)
Ce psaume de David chanté à l’Offertoire de la Fête du Saint Nom de Jésus est un chant de confiance et de demande. Comme dans l’Alléluia, une première partie exprime l’amour personnel du psalmiste, avant que le trop-plein de son âme ne se manifeste dans une sorte d’explosion mélodique où l’évocation du nom de Dieu atteint les sommets du mode. La suite, plus douce, comme une retombée, confirme tout autant le besoin d’annoncer à tous la bonté et la miséricorde du Seigneur.
La première partie (Confitebor… aeternum) est une adaptation de l’offertoire Jubilate Deo universa terra, où il est aussi question d’annoncer la bonté de Dieu et de chanter son nom. Le psalmiste s’adresse au Seigneur auquel il confesse sa totale adhésion de foi et d’amour, dans un grand élan de quinte où l’âme semble se fixer instantanément en Dieu. Sa confiance est totale (Dómine Deus sur les cordes fortes sol et la) et son intimité avec Lui est très profonde : il l’appelle « mon » Dieu, avec un si bémol de tendresse, avant de parler de « tout mon cœur » dans une phrase passionnée qui traverse l’ambitus sans demi-ton pour atteindre les profondeurs, puis remonte le long d’épisèmes pleins d’ardeur, ajoute une note à l’aigu, avant de s’achever sans se reposer sur un porrectus la-sol-la plus intense que jamais.
« Je glorifierai votre nom ». Nul besoin de commentaire, sinon une petite remarque sémiologique : les porrectus, légers, sont précédées de notes épisémées d’où ils tirent leur énergie, et qui doivent être expressives. In aetérnum répond à corde – amour rime avec toujours !… Même ferveur.
Quóniam… C’est le lieu de citer l’hymne des laudes de la fête : « Jésus, miel merveilleux dans la bouche : qui vous goûte a faim de vous, qui vous boit a encore soif ; il ne saurait plus rien désirer que Jésus, son bien-aimé. » Le sib de Dómine nous replonge dans l’intimité, tandis que la cadence en fa de mitis es avec sa quarte augmentée exprime la plénitude.
Et multae misericórdiae…: le solfège doit être bien préparé pour développer en un seul mouvement souple cette très gracieuse mélodie, où les accents verbaux sont admirablement traités comme de joyeuses élévations de l’âme.
Alleluia : Formule habituelle du temps pascal. NB Si la corde fa est prédominante, il semble que la note importante avant le quart de barre soit le ré, qui mériterait bien de porter l’ictus… voire un point, suivi d’une ritournelle très légère jusqu’au double-fa… Essayez !
► Communion : Omnes gentes, quascúmque fecísti
Toutes les nations que vous avez créées viendront ; elles se prosterneront devant vous, Seigneur, et célébreront votre nom ; car vous êtes grand et vous accomplissez des merveilles ; vous êtes seul Dieu, alléluia. (Ps 85, 9-10)
Les pièces antérieures exprimaient le souhait que toutes les nations adorent le Seigneur. La communion de la Fête du Saint Nom de Jésus l’annonce comme une certitude, sur le 8e mode qui est celui de la perfection, de la victoire. La mélodie est adaptée de la communion Domine memorábor, chant du juste qui marche docilement sous la conduite de Dieu depuis sa jeunesse. Nous pourrions faire ici le lien déjà évoqué plus haut entre l’amour intime du juste pour Dieu et sa fécondité universelle.
Il s’agit d’un chant de communion, et c’est bien ce mouvement d’adoration qui se déroule sous nos yeux : les gens de toutes conditions s’avancent vers le Seigneur, ils glorifient son Nom en recevant dans la foi le sacrement du salut, merveille incomparable opérée par le Dieu grand, et source de toutes sortes d’autres merveilles visibles ou cachées.
Omnes… fecísti : le mouvement horizontal est celui de la marche, allant, résolu. Adorabunt : arc gracieux qui dit l’élévation de l’âme (tractulus fa-sol-la : détaillés et expressifs) conduisant naturellement à l’abaissement devant le Seigneur, dont le nom est chanté au sommet sur un ton d’admiration. En écho : le torculus d’un glorificabunt très élancé. La barre qui le précède n’est pas très heureuse, une demie-barre devrait suffire. Nomen tuum : la douceur du sib rappelle que le nom de Jésus est « miel merveilleux dans la bouche, nectar céleste pour le cœur ».
Magnus es tu : la grandeur de Dieu dans les aigus, à chanter avec noblesse ; les merveilles qu’il opère ici-bas dans le grave, mais en gardant un bon tempo. Tu es : la corde forte ; Deus solus : affirmation convaincue en 7 temps binaires bien charpentés. Alleluia : bienvenu pour le sens, il l’est moins pour la musicalité qui s’achevait bien sur solus. Du coup : vif et léger, sans demie-barre, comme s’il jaillissait de la note pointée de solus, comme une résonance.
Halleluyah ! Louez YHWH ! C’est bien l’écho, la résonance profonde, la réponse adéquate et éternelle au Nom béni de Jésus, YHWH sauve, Yehoshua. Chantons-le dès maintenant sans nous lasser, car il est le chant du Ciel.
Diplomatie féministe…
Annalena Baerbock est ministre allemande des Affaires étrangères. Sur le site internet de son ministère, elle se vante d’avoir une diplomatie féministe :

Cette diplomatie féministe
“défend des démarches sensibles au genre dans la maîtrise des armements et le contrôle des exportations d’armements”. “Elle soutient la recherche sur les effets sexospécifiques des systèmes d’armements”.
En visite en Syrie avec le ministre français des Affaires étrangères, le nouveau chef d’Etat syrien a refusé de lui serrer la main :
Damaskus: Syriens neuer Machthaber, der Islamist Ahmad Al-Sharaa gibt Frauen grundsätzlich nicht die Hand.
Die Begrüßung von Außenministerin Baerbock und ihrem französischen Kollegen Barrot gilt für seine Verhältnisse als freundlich. pic.twitter.com/XcMwxFMfqP
— Andreas Kynast (@andikynast) January 3, 2025
Après Zazouyoussef, au tour d’Imadtintin
L’Algérien créateur de contenu «imadtintin», habitant à Échirolles, en Isère, et qui était suivi par plus de 70 000 personnes sur TikTok, avait exprimé son soutien à «zazouyoucef», interpellé pour avoir appelé «à commettre des attentats en France».
On se demande ce que font ces Algériens en France. Le bien commun nécessite de les renvoyer dans leur pays.
Imad O.B, a été placé en garde à vue pour menaces de mort matérialisées par écrit, image ou autre objet commises en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion.
Ce soir, l’influenceur algérien « imadtintin» est en garde à vue. lui aussi devra répondre des ignobles propos tenus sur TikTok devant la Justice.
Ne rien laisser passer https://t.co/sx0aVO8MRp— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) January 3, 2025
Dans une vidéo, «imadtintin» a appelé à «brûler», «tuer» et «violer» sur le sol français tout individu qui s’opposerait au régime algérien.
«Je jure devant Allah, nous allons tous vous violer, en Algérie et en France. Ici (en France) ceux qui savent manier les armes vont vous achever (…) Personne vous défendra en France».
Il a également apporté son soutien à «zazouyoucef», qui était recherché et avait été condamné en décembre par le tribunal correctionnel de Brest à 12 mois d’emprisonnement pour avoir participé aux émeutes de 2023.
Imad O.B est connu de la justice pour conduite sans permis. Entré en France en décembre 2021 avec la mention «conjoint de français», il fait aujourd’hui l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), après que sa demande de carte de séjour effectuée en août 2023 ait été rejetée par les autorités. 3 demandes de laissez-passer consulaires ont été faites auprès de l’Algérie en vue de son expulsion. Mais aucune d’entre elles n’a reçu de réponse positive.
Avant de partir, Joe Biden décore son maître à penser : Georges Soros
Pour la dernière fois de son mandat, le président américain va décorer de la “Médaille présidentielle de la liberté” plusieurs personnalités, dont des acteurs, sportifs, chanteurs, samedi 4 janvier.
Le président américain sortant va décorer de la plus haute distinction civile américaine le chanteur et activiste Bono, la légende du basketball Magic Johnson, la grande prêtresse de la mode Anna Wintour, les acteurs Denzel Washington ou Michael J. Fox, le footballeur Lionel Messi, le couturier Ralph Lauren, José Andrés, fondateur de l’ONG World Central Kitchen, Jane Goodall, grande voix de la protection de l’environnement, mais aussi Hillary Clinton, démocrate de 82 ans, et George Soros, qui, selon la Maison blanche, a “soutenu des organisations et projets dans le monde entier pour renforcer la démocratie, les droits humains, l’éducation et la justice sociale”. Sic.
Joe Biden avait remis jeudi une autre décoration à une ennemie de Donald Trump, l’ex-élue républicaine Liz Cheney, qui a siégé dans une commission parlementaire enquêtant sur l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021. Donald Trump s’en est indigné vendredi, qualifiant la fille de l’ancien vice-président Dick Cheney de “complètement corrompue”, et jugeant, sur sa plateforme Truth Social, que “Biden ne l’avait récompensée que parce qu’elle détestait Trump”.
Il est temps que ce mandat se termine.
Un ancien rédacteur en chef du magazine « Témoignage chrétien » était une source prisée par le renseignement soviétique
Catholique, marqué à gauche, l’ex-rédacteur en chef du magazine « Témoignage chrétien », décédé en 2010, était une source prisée par le renseignement soviétique.
Pierre-Luc Séguillon (1940-2010) était très apprécié de Moscou et du renseignement soviétique, pour lequel il semble avoir été un « contact confidentiel ». C’est l’une des surprises des archives du KGB, transmises, en 1992, par le transfuge Vassili Mitrokhine, que Le Monde a consultées au Churchill College, à Cambridge, en Angleterre.
Né à Nancy, en 1940, il a décroché plusieurs licences (philosophie, théologie, arabe) et un diplôme de l’Institut des lettres orientales de Beyrouth, avant de se destiner à la prêtrise, dans les années 1960, à Lyon. Devenu « frère Luc », il est ordonné le 30 juin 1968. Sans pour autant renier sa foi, il quitte les dominicains deux ans plus tard pour se marier et fonder une famille.
Il débute dans le journalisme en 1970 à Témoignage chrétien, proche des positions du Parti communiste français (PCF), à l’époque alignées sur Moscou. En 1973, Témoignage chrétien pèse de tout son poids dans la campagne de dénigrement de L’Archipel du Goulag, le livre d’Alexandre Soljenitsyne, qui décrit l’univers concentrationnaire soviétique. D’après l’hebdomadaire, le sort des dissidents n’est pas aussi précaire que ceux-ci veulent bien le laisser croire et l’URSS chemine vers la démocratie.
Pierre-Luc Séguillon est rédacteur en chef adjoint en 1977, puis décroche le poste de rédacteur en chef de l’hebdomadaire, en 1979. Il effectue dès 1973 de nombreux voyages à Moscou, où il croise des dizaines d’officiels et très vraisemblablement d’honorables officiers du KGB, qui ouvre un dossier à son nom, en 1974, sous le pseudonyme « Kelt ». De novembre 1980 à octobre 1983, il devient dans le même temps secrétaire national du Mouvement de la paix et vice-président du Conseil mondial de la paix, des structures contrôlées par le PCF depuis des décennies. Ces fonctions le conduisent à présider des événements publics, comme en 1983, à Paris, avec Georges Marchais, secrétaire général du PCF.
Dans les archives du KGB, accolé à « Kelt », on peut lire ceci :
« Rédacteur en chef adjoint du journal français catholique de gauche “Témoignage chrétien” » qui aurait « des contacts solides auprès du ministre des affaires étrangères, Michel Jobert ». « Jeune journaliste promis à un brillant avenir. »
Il est également noté, en 1977, que « le directeur de la maison d’édition communiste française Editions sociales, Antoine Spire, propose à “Kelt” d’écrire un livre sur [Georges] Marchais ».
En 1983, lorsqu’il est nommé chef du service politique de TF1, Pierre-Luc Séguillon démissionne de toutes ses fonctions militantes. En 1987, il devient éditorialiste sur La Cinq, puis il rejoindra les chaînes d’information en continu LCI, en 1994, et i-Télé, en 2009.
Ce n’était pas le seul. L’AFP a également été une cible de choix pour le KGB, de même que le quotidien de référence des politiciens et journalistes français : Le Monde.
Il n’est de richesse que de familles
Jean-Didier Lecaillon, professeur émérite de l’université Paris-Panthéon-Assas, a consacré une partie de ses travaux à la dimension familiale de la vie économique. Dans cet ouvrage sur La Famille au coeur de l’économie, il examine le rapport entre la famille et la vie économique du pays, son importance, son coût, ses apports matériel et immatériel. En effet, la famille, premier lieu de sociabilisation et d’apprentissage de l’être humain, est aussi celui d’interactions dépassant le cadre des échanges commerciaux. Unité économique de base, elle est indispensable au bon fonctionnement de l’économie.
Si l’Église catholique lui accorde une attention privilégiée dans sa doctrine sociale, la considérant comme la cellule de base de la société, sa place centrale dans l’organisation de la société semble remise en question depuis plusieurs décennies. Privilégiant une approche économique, appuyé sur un travail de recherche effectué au sein de l’Association des économistes catholiques, cet ouvrage souligne que la société ne peut fonctionner durablement sans soutenir l’institution familiale. A l’heure du développement durable, il est primordial de favoriser la famille, plutôt que de se concentrer sur des politiques de court-terme. Ce raisonnement permet de clarifier les enjeux et de les mettre en perspective, pour ouvrir la voie à une refondation moderne et ambitieuse de ce qu’il est convenu d’appeler la politique familiale, qui doit être perçue comme un investissement.
L’auteur se penche notamment sur l’importance de la démographie comme moteur de l’économie. Au vu du nombre de naissances actuelles, nous pouvons prédire le nombre de nouveaux actifs dans 25 ans, et cela n’est pas très enthousiasmant, notamment quand on sait que le système de retraites est payé par les actifs… Mais 25 années, c’est très long pour nos politiciens, habitués des échéances électorales à 5 ans.
Il peut paraître surprenant de devoir rappeler une telle évidence, mais il faut bien reconnaître que, dans les faits, les êtres humains sont souvent plus négligés que d’autres espèces : que diraient les écologistes si depuis plusieurs décennies le taux de fécondité des baleines s’était effondré pour se situer en deçà du seuil de renouvellement ? Ils alerteraient certainement l’opinion publique sur cette catastrophe écologique planétaire ! Mais les mises en garde sont beaucoup plus discrètes s’agissant de l’espèce humaine…
Pourtant, le développement durable étant celui qui garde l’avenir ouvert pour les générations futures, il ne peut être assuré si l’on oublie les êtres humains. Le principe de précaution ne devrait-il pas s’appliquer aussi à l’économie et à la société notamment en ce qui concerne la troublante corrélation entre croissance ou récession économique et dynamique ou régression démographique ?
L’idée principale à développer peut être illustrée de la façon suivante : si le progrès technique est largement évoqué pour expliquer les écarts de taux de croissance du revenu par tête et de là les différences de richesse sur le long terme, n’y aurait-il pas également un effet de “multiplicateur démographique” ? Une telle hypothèse permet de mieux comprendre pourquoi la croissance, et surtout les gains de productivité des années 1950 et 1960 par exemple, ont été en moyenne deux fois plus élevés que dans les années 1980 et 1990 marquées pourtant par des révolutions techniques importantes, sources théoriques de gains de productivité.
Sur le plan immatériel, l’auteur se penche aussi sur les bienfaits du travail domestique, difficile à évaluer sur le plan économique, en soulignant notamment les coûts induits par son absence, lorsque les parents sont séparés par exemple.
[L]’activité parentale est également performante du point de vue économique. Certains diront “qu’elle n’a pas de prix” ce qui se traduit souvent par “cela ne vaut rien”. Cette façon d’échapper à une difficulté certaine n’est pourtant pas adaptée à une vision d’avenir et, surtout, elle ne permet pas de faire des choix justes et efficaces. Constater que la comptabilité nationale ainsi que beaucoup d’économistes font de redoutables impasses est une chose, tronquer sciemment notre perception de la réalité et en conséquence nos choix en est une autre. La plus grosse de ces impasses, c’est la prise en compte du travail accompli au sein de la famille. Communauté de base de la société, la famille assure gratuitement des prestations vitales pour celle-ci, même considérées sous l’angle économique concret : outre la solidarité et les services mutuels de ses membres, elle est le lieu de la naissance et de l’éducation des enfants, donc de la reproduction de la société ; c’est l’endroit où se fait l’investissement le plus vital pour elle. Or ce travail n’est comptabilisé nulle part, et donc n’est pas considéré. L’impasse va même plus loin car, à bien des points de vue, l’unité de base économique réelle n’est pas l’individu, mais la famille : les “agents économiques” ne prennent-ils pas en effet leurs décisions de dépense et d’investissement dans ce cadre ? C’est donc en prenant en compte cette dimension essentielle que la science économique devrait examiner leur comportement ; trop souvent, c’est l’individu seul qui est considéré.
« Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? »
Le numéro de janvier du magazine Gloria consacre un dossier à saint Paul. « Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? » demande saint Paul dans son épître aux Romains. Cette lettre a inspiré au pape François le thème du jubilé de l’année 2025 : « l’espérance ne déçoit pas » (Rm 5, 5).
Le 25 janvier, l’Église fête la conversion de saint Paul. C’est l’occasion pour Gloria de consacrer un dossier au grand apôtre des nations. Le Jubilé est une belle occasion d’aller prier à Rome dans la basilique pontificale Saint-Paul-hors-les-Murs, où se trouve le tombeau de l’apôtre.
Ce numéro évoque aussi la ville d’Annecy, qui accueille chaque année trois millions de touristes, parmi lesquels se trouvent des milliers de pèlerins venus prier saint François de Sales. Gloria vous emmène en pèlerinage dans la ville sur les pas de son saint évêque.
Début janvier, l’Église célèbre le très saint Nom de Jésus. D’où vient le Nom de Jésus ? Que signifie le Nom de Jésus ? Quelle est l’origine de cette fête ? Autant de questions qui trouvent leur réponse dans un article pour bien se préparer à fêter le saint Nom de Jésus.
Effondrement de la population chrétienne à Gaza
La population chrétienne de Gaza est en diminution constante: elle était de 5000 personnes en 2007, lors de la prise de contrôle par le Hamas, à seulement 1000 en octobre 2023, et probablement seulement quelques centaines aujourd’hui, selon un rapport du Centre de Jérusalem pour la sécurité et les affaires étrangères (JCFA). Ce déclin s’explique en grande partie par la forte volonté des chrétiens de la région de s’exiler, sous la pression des lois islamistes, des discriminations auxquelles ils sont confrontés, ainsi que l’absence de soutien des autorités judiciaires. Les femmes chrétiennes sont particulièrement vulnérables, subissant des cas croissants de harcèlement sexuel et de viols.
Source
1700 déserteurs sur 4500 soldats : le fiasco de la brigade ukrainienne formée en France
Formée en France dans la Marne, la brigade Anne de Kiev est au centre des critiques en Ukraine. Les enquêteurs ukrainiens ont indiqué avoir lancé des investigations sur des cas d’abus de pouvoir et de désertions.
Cette brigade fait l’objet d’une controverse depuis son retour le mois dernier de France, où ont été formés 2 300 des 4 500 soldats qui la composent. Selon le journaliste ukrainien Iouri Boutoussov, près de 1 700 soldats de la brigade ont déserté, pour la plupart avant même que leur unité ne soit déployée sur le front, et 50 durant la formation en France.
Dès son arrivée, son commandant, le colonel Dmytro Ryumshin a été remplacé par le colonel Taras Maksimov. Puis, plusieurs de ses unités ont été dispersées alors qu’elle venait de se déployer dans « la zone des combats », plus précisément dans la région de Pokrovsk (Donbass).
Emmanuel Macron avait rendu visite début octobre aux soldats de la 155e brigade ukrainienne lors de leur entraînement en France. La France a cédé à cette brigade 128 véhicules de transport de troupes VAB, 18 chars AMX-10, 18 canons automoteurs Caesar ainsi que des camions, des blindés d’évacuation sanitaire, des postes de tirs de missiles antiaériens Mistral et antichars Milan.
Viols de masse par des Pakistanais en Grande-Bretagne : un scandale passé sous silence
François Bousquet publiait en avril 2023 dans la revue Eléments une enquête sur Les viols de masse en Grande-Bretagne. En parler c’était faire le jeu du racisme… En attendant Tommy Robinson est toujours en prison.

Un peu de travail pratique pour Gérald Darmanin
Libérés après un braquage, dans la nuit du 24 au 25 décembre, faute de places, deux Algériens sous OQTF ont récidivé lors d’un vol à la roulotte. Interpellés à nouveau, ils seront jugés en comparution immédiate.
Pris sur le fait par les membres de la brigade anti-criminalité (BAC), ils avaient été placés en garde à vue avant d’être relâchés faute de places en centre de rétention, avec pour seule sanction une interdiction de paraître sur la commune. Une décision qui avait choqué la pharmacienne victime du cambriolage. Ce jeudi, les mêmes individus ont de nouveau été interpellés, cette fois lors d’un vol à la roulotte à Thiais, dans le Val-de-Marne.
Ces deux cambrioleurs, d’origine algérienne, sans papiers ni domicile fixe font l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), jusqu’ici restée lettre morte.
FERMETÉ. Elle est demandée par les magistrats, qui veulent voir leurs décisions respectées, et par les Français. C’est la priorité que j’entends mettre en œuvre au ministère de la Justice. pic.twitter.com/bRuiLOEVVj
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) December 25, 2024
Dissolution administrative de Civitas : le Conseil d’Etat juge que la dissolution administrative peut aussi viser… un parti politique
Dans une décision du 30 décembre, le Conseil d’Etat a validé la dissolution administrative de l’association Civitas, en raison de propos antisémites, discriminants à l’égard des musulmans, des homosexuels, etc. Extrait de la décision :
9. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que l’association Civitas, dont des responsables tiennent régulièrement des propos à connotation explicitement ou implicitement antisémite, promeut une vision du monde dans laquelle occupe une place centrale la dénonciation du rôle et de l’influence prêtés aux personnes de confession juive. Elle appelle en outre à la discrimination à l’égard des personnes de confession musulmane et, plus largement, des personnes étrangères ou françaises issues de l’immigration, systématiquement associées aux dangers présentés par la criminalité, l’islamisme radical ou le terrorisme. Enfin, l’expression publique de certains de ses responsables développe une vision hostile aux personnes homosexuelles et, plus largement, à des groupes de personnes à raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, présentés dans des termes à connotation dégradante. Il ressort également des pièces du dossier que la mise en ligne des propos des responsables de l’association suscite souvent des commentaires à caractère discriminatoire ou haineux, qui ne font l’objet ni d’une condamnation, ni d’une modération de la part de l’association.
Mais le Conseil d’Etat ne s’arrête pas là et écrit :
12. En quatrième lieu, si l’association Civitas fait valoir qu’elle revêt le caractère d’un parti politique depuis la modification de ses statuts en 2016, les partis politiques constitués en association relevant de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association ne sont pas exclus par principe du champ d’application de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure. Le moyen tiré de ce que décret serait entaché de détournement de procédure ou de détournement de pouvoir, au motif qu’il aurait pour objet, sous couvert de la dissolution d’une association, de procéder à la dissolution d’un parti politique ne peut donc qu’être écarté, sans qu’ait d’incidence à cet égard la circonstance que n’a pas été parallèlement dissoute l’association de financement du groupement politique Civitas.
Ainsi, le régime au pouvoir a le pouvoir de dissoudre un parti.
Le rôle du christianisme dans l’hégémonie et le déclin de l’Europe
D’Annie Laurent, journaliste et politologue, pour le Salon beige:
Géologue français d’origine hongroise, Philippe Pellet travaille depuis 2021 à l’Institut de Recherche sur la Religion et la Société, intégré à l’Université du Service public de Budapest. En parallèle, il collabore avec Hungary Helps, l’agence gouvernementale hongroise d’aide humanitaire et de soutien aux chrétiens persécutés. Il prépare actuellement une thèse de doctorat en sciences politiques sur le thème : « La protection des valeurs chrétiennes dans un Etat laïque à travers l’exemple de la France ».
Auteur d’un livre publié en France sous le titre L’ordre moral renversé (L’Harmattan, 2023), il récemment écrit un essai intitulé Géopolitique et religion. Le rôle du christianisme dans l’hégémonie et le déclin de l’Europe.
Philippe Pellet y rappelle les fondements chrétiens de la civilisation européenne. Le mot « Europe » fut inventé au VIe siècle par le moine irlandais saint Colomban et il n’est pas anodin de rappeler, comme le fait l’auteur, la proclamation par le pape Paul VI de saint Benoît comme patron de l’Europe. Par ailleurs, faits essentiels : le rayonnement du christianisme en Occident doit beaucoup à l’invention du concept de laïcité, aux fondements bibliques de l’anthropologie ainsi qu’à la résistance européenne aux ambitions islamiques. Mais, après avoir séduit l’Amérique et avoir favorisé la réussite matérielle et technologique de ce continent, un changement fondamental s’est produit : la vieille Europe s’est laissé vassaliser par diverses idéologies (matérialisme, wokisme, etc.) en provenance des États-Unis.
C’est l’éloignement de ses valeurs traditionnelles qui a engendré le « choc civilisationnel » actuel, exprimé par le reniement public de ses racines, déclin contre lequel le général de Gaulle a combattu, notamment lors de la mise en œuvre de l’Union européenne, qu’il voyait comme « une Europe des nations et non une Europe fédérale ». L’affaiblissement de la culture européenne contribue à en éloigner l’Afrique qui s’en était largement inspirée. Et le Vieux Continent se trouve à nouveau confronté aux ambitions de l’islam contre lequel il avait su si bien résister. Aujourd’hui, comme le montre l’auteur avec raison, seule la Hongrie s’efforce de s’opposer à ce mouvement suicidaire, ce qui lui vaut d’être mise en état de disgrâce par ses partenaires européens.
Alors que faire ? Philippe Pellet invite l’Église et les chrétiens d’Europe à se réapproprier le combat pour la renaissance. D’où l’intérêt que présente la lecture de son essai très bien structuré.
Ce texte est en accès libre sur le site de l’Institut Saint-Étienne de Budapest (Szent Istvan Intézet) qui l’a publié en mai 2024. Il peut être téléchargé en utilisant le lien suivant :
https://szentistvanintezet.hu/wp-content/uploads/2024/06/geopolitika-es-vallas-tan-fr.pdf
Un appel à la réconciliation nationale en Syrie
Trois dirigeants chrétiens, à savoir ceux des églises Melkite grec-catholique, orthodoxe grecque et syriaque orthodoxe universelle, ont publié cette semaine une déclaration conjointe appelant à la réconciliation nationale et au dialogue, ainsi qu’à l’élaboration d’une nouvelle constitution pour le pays. Dans leur déclaration du 29 décembre 2024, ils ont également plaidé pour la fin des blocus économiques et des sanctions internationales. Ils ont surtout souligné l’importance de la responsabilité et de la foi en la mission de Jésus-Christ pour promouvoir la paix et la dignité humaine en Syrie. e par Hayat Tahrir al-Cham (HTS), un groupe classé comme terroriste par les États-Unis. Malgré ses origines islamistes, le chef d’HTS, Abu Mohammad al-Jolani, a jusqu’à présent évité de cibler les minorités religieuses et affirme poursuivre une voie nationaliste plutôt qu’islamiste radicale.
Le 31 décembre 2024, Abu Mohammad Al-Jolani, dirigeant du Hayat Tahrir al-Cham (HTS) qui a renversé Bachar el-Assad, s’est entretenu avec des leaders chrétiens à Damas, leur assurant que la nouvelle Syrie serait “inclusive” et leur souhaitant un joyeux Noël et une nouvelle année paisible.
Vers le début de la fin de la subventionnite aigüe ?
Les milieux culturels biberonnés à la subvention publique sont inquiets. La plupart des régions ont adopté dans leur budget 2025 une baisse des subventions pour la culture. Souvent cette culture sert de paravent aux délires des propagandes wokistes ou LGBT. Sur les 13 régions métropolitaines, seules la Bretagne et la Normandie continuent à soutenir les acteurs culturels au même niveau qu’en 2024. Les Hauts-de-France et l’Occitanie ont différé le vote de leur budget, dans l’attente des décisions du nouveau gouvernement.
- La palme des coupes budgétaires revient à la région Pays de la Loire, qui accuse une baisse de 62%. La culture perd environ les deux tiers de son enveloppe. Sur la période 2025-2028, cela représente 10,59 millions d’euros d’économies.
- En Ile-de-France, le budget prévoit une baisse de 20% des crédits pour la culture : soit un peu plus de 20 millions d’euros.
- En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la baisse est de 7,8%.
- En Nouvelle-Aquitaine, c’est -5,6%, soit 4,4 millions d’euros en moins qui s’ajoutent aux coupes déjà opérées en 2024.
- En Auvergne-Rhône-Alpes, les crédits pour la culture amputés depuis 2022 vont encore baisser de -3,5 % en 2025.
- Enfin, en Centre-Val de Loire, ce sera -3%.
Derrière les régions, les départements et les villes s’apprêtent aussi à mettre les structures au régime sec. “Les départements d’Ille-et-Vilaine, de Charentes-Maritimes ou de Loire-Atlantique ont déjà annoncé des fortes baisses de leur budget”, confirme Aurélie Hannedouche, la directrice du syndicat des musiques actuelles. Toulouse “ne va verser que 60% du montant de la subvention qui est accordé à une structure culturelle et va geler les 40% restants par mesure de précaution, ne sachant pas quel budget sera alloué à la collectivité”, explique Aurélie Hannedouche.
C’est une première étape. Il faut aussi couper les subventions des associations politisées (que sont souvent les associations culturelles) comme SOS Racisme, Le Planning familial, le lobby LGBT (qui utilise souvent cette manne pour intenter des procès) tout comme aux médias comme Labération…
« Subventions municipales :
Mairie de paris
382000€ pour la galaxie #LGBTQ
38000 € FASTI
Subventions de deconstruction mais aussi d’animation de clientèles » Carl Hubert pic.twitter.com/bAvDdPpfSb— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) November 16, 2024
« L’ADEME est un agent d’influence du lobby éolien .
1milliard de subventions en 2020
4 milliards en 2024 »
@FabienBougle @_polemia pic.twitter.com/pL6ca8n4Gz— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) November 16, 2024
« 113000 lignes de subventions avec pour objets
– la repentance
-les autres cultures
– le planning familial ( 700000€)
– la censure
-la propagande UE
-idéologie #LGBTQ
– immigrationniste et notamment le groupe SOS ( 131 millions d’Euros) »
Carl Hubert forum @_polemia pic.twitter.com/S7lztTyT3e— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) November 16, 2024
