Madame Alix Gobry, RIP
Madame Alix Gobry est décédée ce jeudi 27 février au matin, à l’âge de 94 ans.
Ses funérailles auront lieu le mardi 11 mars à 10h en l’église Saint Nicolas du Chardonnet à Paris Vème. Elle sera inhumée à Clamart.
Merci d’avance de vos prières.
Elle était entre autres la co-fondatrice de “Laissez-les vivre”, membre du comité d’honneur d’Una Voce France.
Une des premières femmes diplômées en tant que psychologue.
Elle était mère de 9 enfants, dont Claire Fontana, et avait “adopté” deux Togolais, tous les deux devenus prêtres et l’un évêque.
Elle était tertiaire franciscaine.
Communiqué de Laissez les vivre :
L’association Laissez les Vivre a la douleur de vous faire part du décès le 27 février à l’âge de 94 ans de sa Présidente d’honneur Madame Alix Gobry.
Infatigable militante de la cause de l’enfant à naître et de la politique familiale, elle n’avait pas cessé de s’opposer à plus de 50 ans de démolition de ces dernières. En 1971, elle est aux côtés de son mari le regretté Professeur Ivan Gobry, spécialiste de philosophie et d’histoire médiévale, membre fondateur de l’association.
Toute sa vie elle a été très impliquée dans la lutte pour le respect de la famille tant dans sa vie personnelle que dans son action militante.
Mère de 9 enfants parmi lesquels, Claire épouse Fontana fondatrice de la Trêve de Dieu, elle choisit de tout consacrer à ses enfants et ce bien que professeur en école de commerce. Les 9 enfants, les 33 petits-enfants et les 47 arrière-petits-enfants apportent aux époux Gobry fierté et bonheur.
En 2011, lors d’un Congrès de l’association le Professeur Gobry témoignera da sa joie d’avoir une telle descendance. Quand ce dernier va tomber très malade elle choisira de le garder chez elle jusqu’à son décès en août 2017.
Si dévouée à sa famille, Madame Gobry trouve néanmoins de l’énergie pour se battre pour la défense de la famille. et tout particulièrement de ses intérêts financiers et moraux.
Est-ce que Donald Trump joue au Fou ou bien faut-il le prendre au sérieux ?
Extrait d’un entretien dans Conflits avec Stephen Wertheim, chercheur principal au sein du programme American Statecraft de la Fondation Carnegie pour la paix internationale :
L’administration Trump vient d’entrer en fonction et a déjà fait beaucoup de bruit parmi ses alliés comme ses adversaires. Quelle est votre perception du premier mois de cette administration ? Tout cela semble très fou de ce côté-ci de l’Atlantique, mais il y a peut-être un dessein derrière tout cela. Pourrait-il suivre la théorie du Fou des relations internationales, ou est-ce simplement son comportement ?
L’administration Trump est à la fois déterminée et improvisée. Il faut donc la prendre très au sérieux, mais pas dans tous ses mouvements. Par exemple, le président Trump veut vraiment négocier la fin de la guerre en Ukraine. Mais les tactiques de Trump – qui vont de la menace de sanctions plus sévères contre la Russie à la dénonciation de Zelensky – varient et changent.
Trump fait preuve d’une audace tactique bien plus grande que lors de son premier mandat. En un mois seulement, il a adopté une position extrême après l’autre. Il a déclaré vouloir acquérir le Canada, le Groenland, le canal de Panama et même Gaza. Cependant, la question de savoir si Trump est prêt à se donner les moyens d’atteindre ces objectifs est clairement une autre affaire. Il bluffe probablement dans certains cas et cherche un compromis dans d’autres. Ses droits de douane de 25 % contre le Canada et le Mexique se sont rapidement révélés être un stratagème de négociation lorsqu’ils ont été suspendus en échange de concessions mineures – mais là encore, ces droits de douane pourraient bien revenir.
Outre son audace tactique, il y a une deuxième raison pour laquelle Trump se comporte différemment cette fois-ci. Lors de son premier mandat, Trump a mené une politique étrangère républicaine largement conventionnelle, qui se distinguait surtout par le fait qu’elle identifiait la Chine comme le principal adversaire de l’Amérique. Mais dans son deuxième discours d’investiture, Trump n’a fait référence à la Chine qu’en parlant du canal de Panama. Son administration s’est concentrée sur l’affirmation de la puissance américaine dans l’hémisphère occidental, tout en signalant qu’elle était ouverte à des accommodements géopolitiques à l’étranger. Le secrétaire d’État Marco Rubio a évoqué un monde « multipolaire » et « multi-grandes puissances ». Rien de tout cela ne signifie que l’administration Trump se montrera accommodante dans ses politiques, mais il semble y avoir une certaine intention en ce sens. […]
Que pensez-vous de la rencontre entre les États-Unis et la Russie à Riyad ? D’un point de vue européen, cette rencontre rappelle la conférence de Yalta en 1945, où les grandes puissances ont décidé du destin géopolitique du continent européen, mais cette fois sans les Britanniques. Si les États-Unis cèdent aux exigences russes sans rien obtenir en retour, beaucoup affirment qu’ils perdront toute crédibilité en tant que partenaire de sécurité fiable pour l’Europe. Que pensez-vous de cet argument ?
Les gens se laissent emporter par leur imagination. Les États-Unis et la Russie ne se sont pas rencontrés pour se partager l’Europe. Ils se sont rencontrés pour rétablir les contacts diplomatiques entre eux, après une longue période d’isolement profond, et pour mettre en place un processus d’amélioration des relations bilatérales et d’ouverture de négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Les représentants ukrainiens devraient être pleinement associés aux négociations de paix sur un pied d’égalité avec leurs homologues russes, et je suis prudemment optimiste quant à leur participation.
Les Européens devraient se réjouir du fait que la réunion entre les États-Unis et la Russie à Riyad n’ait pas abouti à un accord immédiat pour passer à un sommet Trump-Poutine. Il semble plutôt que des équipes de diplomates se mettront au travail. Ce résultat est une amélioration par rapport à la seule tentative majeure de rapprochement diplomatique que Trump avait précédemment tentée, lorsqu’il avait rencontré à deux reprises le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Cet effort a échoué en partie parce que les sommets entre dirigeants n’étaient pas accompagnés d’un processus diplomatique de niveau inférieur. Espérons que la nouvelle administration fera mieux.
Écoutez, personne ne devrait se réjouir des événements de ces dernières semaines. Les États-Unis ont fait des gestes d’apaisement envers la Russie — le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a annoncé qu’il était irréaliste pour l’Ukraine d’adhérer à l’OTAN ou de rétablir ses frontières d’avant 2014 dans le cadre d’un règlement négocié de la guerre — alors que la Russie a maintenu fermement ses positions antérieures. Certains transatlantistes crient déjà à « l’apaisement ». Mais la réalité est que la Russie a le dessus sur le champ de bataille, il est donc logique que le camp le plus faible doive faire preuve d’ouverture au compromis. Heureusement, les États-Unis n’ont pas fait de concessions préjudiciables. L’Ukraine ne peut pas récupérer tout son territoire, et l’OTAN n’était pas prête à l’admettre (et ne devrait pas l’admettre, à mon avis). La Russie devra faire des concessions au fur et à mesure que les négociations avanceront. Je recommanderais que l’Ukraine et les États-Unis s’efforcent de parvenir à un accord dans lequel la Russie ferait deux concessions principales : elle cesserait de se battre et, contrairement à son objectif de « démilitarisation » de l’Ukraine, permettrait à l’armée ukrainienne en temps de paix d’être importante, sophistiquée et approvisionnée par l’Occident. La meilleure garantie de sécurité de l’Ukraine est la capacité de défense de ses propres forces. Tout en faisant des concessions ailleurs, Kiev et Washington devraient s’opposer fermement aux tentatives russes d’imposer des restrictions draconiennes à la capacité de l’Ukraine à se défendre. […]
Après la guerre en Ukraine et le retour de Trump à la Maison Blanche, le changement de l’état d’esprit en matière de sécurité en Europe est clair. Les Européens aimeraient assumer davantage la responsabilité de leur propre sécurité, mais il reste encore de nombreuses différences internes entre les pays européens qui doivent être résolues pour y parvenir. Quel serait votre conseil aux dirigeants européens pour créer des capacités de défense en adéquation avec leur PIB ?
Premièrement, les Européens ne doivent pas se sentir désespérés. Les membres européens de l’UE et de l’OTAN ont de vastes avantages économiques et démographiques sur la Russie. Il y a beaucoup de travail à faire, mais si j’étais assis à Moscou, je ne pense pas que la Russie d’aujourd’hui pourrait reconstituer l’empire soviétique, même si les États-Unis abandonnaient complètement l’Europe, ce qui n’arrivera pas.
Deuxièmement, la tâche de concevoir et de mettre en œuvre de nouveaux concepts de défense européenne est trop importante pour être laissée aux planificateurs militaires. J’ai entendu des planificateurs de l’OTAN dire que toute l’Europe doit consacrer 4 % de son PIB à la défense, tandis que les États-Unis maintiennent ou augmentent leur propre engagement en faveur de la sécurité européenne. Je dois croire que cette soi-disant exigence est basée sur une combinaison d’objectifs politico-militaires trop ambitieux pour la défense européenne et d’hypothèses trop pessimistes sur les intentions et les capacités de la Russie. Je crains que l’effet pratique de l’exigence de niveaux aussi élevés de dépenses de défense à l’échelle européenne ne soit de démoraliser les opinions publiques et de créer une pression pour conclure des accords avec Moscou. Au lieu de cela, les dirigeants politiques doivent fixer les objectifs politiques que les moyens militaires sont censés atteindre. Ils devraient fixer des objectifs réalistes qui soient politiquement réalisables et ne pas faire de l’ennemi du bien le bien parfait.
On comprend pourquoi Macron veut absolument une loi facilitant l’euthanasie : 64 % des Ehpad publics ont leurs finances dans le rouge
Près de deux tiers des établissements publics d’hébergement pour personnes âgées dépendantes étaient en déficit en 2022. Une situation financière catastrophique qui tend à se dégrader, mettant en péril l’offre d’accompagnement des personnes âgées, alors que la population âgée dépendante devrait augmenter de 46 % d’ici à 2050.
La mission d’information de la commission des affaires sociales du Sénat a adopté en septembre, après huit mois d’enquête, un rapport sur la situation financière des maisons de retraite, les Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). 60,3 % de l’ensemble des Ehpad étaient déficitaires en 2022, contre 49,3 % en 2021. Plus inquiétant encore, 64,6 % des établissements publics affichaient un déficit en 2022.
En 2023, 84,4 % des Ehpad publics autonomes et rattachés à un établissement de santé étaient déficitaires, contre 43,9 % en 2019. Le déficit moyen par place s’est lui encore creusé, passant de 3 226 € en 2022 à 3 850 € en 2023, selon la dernière enquête nationale de la Fédération hospitalière de France (FHF), parue en avril 2024.
Au total, ces établissements affichent une perte de 800 millions d’euros en 2023, soit un déficit cumulé de 1,3 milliard d’euros sur deux ans. Dans certains endroits, on frôle même la fermeture.
Même problème pour les Ehpad gérés par des centres communaux d’action sociale (CCAS). Selon l’Union nationale des centres communaux d’action sociale, la situation concerne la quasi-totalité de ces établissements.
Le financement des Ehpad repose sur un modèle tripartite : les soins sont financés par l’Agence régionale de santé ; la dépendance par les départements ; tandis que l’hébergement est payé directement par les résidents ou bien par l’aide sociale versée par le département.
«On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses aînés.»
Pour l’extrême gauche, même le PS est d’estreme drouate
La vitrine des locaux du Parti socialiste a été brisée et taguée dimanche 2 mars, pendant la manifestation contre l’extrême droite à Lorient, qui a rassemblé 1800 personnes.

Dimanche soir, le PS a déclaré :
« Non, la manifestation n’était pas une réussite ! La lutte contre l’extrême droite passe avant tout par l’exemplarité républicaine ». « Nous ne pouvons évidemment que souscrire à l’objectif affiché mais nous avions les plus grandes craintes quant à l’organisation et aux risques avérés et désormais bien connus de débordements que beaucoup se sont obstinés à ne pas prendre en compte ». « Vingt-neuf impacts de masse ou objets équivalents, sans compter les tags injurieux ».
La Révolution mange ses enfants, le PS devrait le savoir.

Ce que pourrait être un programme politique en cas de retour de la monarchie
Entretien avec le Prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme
Le carême en renouveau face au ramadan ?
Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :
Le carême constitue certainement l’une des périodes les plus significatives du cycle liturgique catholique. Dans un précieux petit ouvrage publié aux éditions Via Romana, Le carême au jour le jour, l’abbé Patrick Troadec souligne fort justement que ces quarante jours d’ascèse attirent et rebutent tout à la fois les chrétiens. Le carême attire car les fidèles savent « qu’il est porteur de grandes grâces » lorsqu’il est vécu dans de bonnes dispositions. Mais il répugne assurément aussi « en raison des sacrifices inévitables qu’il requiert ».
Le carême, dans sa dimension pénitentielle, a été – il faut l’avouer – passablement édulcoré depuis plus de 70 ans. N’y sont pas pour rien le contexte ad intra de l’Eglise et de sa crise existentielle dans le sillage du concile Vatican II et celui ad extra d’une société postmoderne férocement athée et en rupture de bans avec toute forme de transcendance. Pris dans cette tenaille, on aurait légitimement pu croire les jours du carême comptés.
« Dans le milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un été invincible » écrivait Albert Camus. Le carême est toujours vivant et atteste une fois encore que les plus fragiles étincelles ne brillent toujours de mille feux qu’au milieu des plus épaisses ténèbres. Outre le fait que la jeunesse catholique actuelle se sente de plus en plus décomplexée des lubies progressistes de leurs anciens, outre le fait que l’aurore nouvelle d’un monde sans Dieu peine à se montrer resplendissante, un fait supplémentaire – et inattendu (qui aurait cru en 1970 que la religion musulmane serait la religion la plus pratiquée sur le sol hexagonal ?) – participe de la résurgence spirituelle du carême catholique : la vitalité de l’islam.
« L’adversité fait l’homme, et la prospérité fait les monstres » méditait Victor Hugo. L’Eglise en France s’est crue en effet suffisamment prospère et installée pour croire aux vertus de l’enfouissement. Dans les années 70, l’heure était à la promotion d’un catholicisme fluide et non exigeant au motif qu’il serait plus attirant pour les masses. Cette démarche, déconnectée de la vie du Christ et de son Evangile, a montré ses évidentes limites. Affadir le sel n’a jamais donné le goût des choses de Dieu. En revanche, « L’adversité fait l’homme » explique le poète. A cet égard, les chiffres et les faits parlent d’eux-mêmes. Alors que le ramadan s’est ouvert le samedi 1er mars, un sondage Opinionway pour les magazines Hexagone et Marianne nous apprend que 23% des Français de moins de 35 ans déclarent fêter le ramadan. Au centre commercial Carrefour de Sens, ce sont des tapis de prière 70x110cm qui font l’objet d’une opération promotionnelle au milieu des fruits et légumes jusqu’au 31 mars (date de la fin du ramadan). A la Fnac de Nîmes, la littérature islamique fait, en ce moment et pour l’occasion, l’objet quant à elle d’un secteur entier de rayonnages.
Dans ce climat de présence conquérante de l’islam dans le quotidien des Français, des catholiques de conviction se refusent à rester les bras croisés. Non pas tant par une réaction qui se cantonnerait à un registre identitaire mais par un zèle missionnaire « qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2, 4). Le fait religieux tendant à se désinhiber sous l’impulsion de l’islam, les catholiques auraient tort de ne pas en profiter.
Aymeric Pourbaix, dans son éditorial du dernier numéro de France Catholique, soulignait cette multiplicité de propositions de carême et leur rayonnement bienvenu. Oui, le carême est un temps pour (ré)apprendre à vivre en chrétien. Exodus, Virtus, Meditatio, Carême40, soirée de lancement du carême, veillée d’adoration, chemin de croix public, fraternité de prière : la proclamation semble de retour. La jeunesse catholique ferait-elle sienne les paroles qu’Hélie de Saint Marc lui confiait au soir de son existence ? « Que dire à un cadet ? Peut-être, avec pudeur, lui glisser dans la paume de la main deux ou trois conseils : mettre en accord ses actes et ses convictions ; pouvoir se regarder dans la glace sans avoir à rougir de lui-même ; ne pas tricher, sans doute le plus difficile ; pratiquer et tâcher de concilier le courage et la générosité ; rester un homme libre. » (L’Aventure et l’espérance, Les Arènes). La liberté intérieure, le but justement de la démarche spirituelle du carême.
Algérie : bras de fer entre Emmanuel Macron et Bruno Retailleau
Alors que le président s’est couché devant l’Algérie, Bruno Retailleau prépare sa riposte. Dans un document interne que « La Tribune Dimanche » s’est procuré, le ministère de l’Intérieur détaille la méthode qu’il préconise face au régime algérien. Le média TSA-algerie relaie les informations article de La Tribune. Ce document, préparé en prévision de la réunion interministérielle sur l’immigration tenue mercredi 26 février, détaille les mesures pour faire pression sur l’Algérie. Le titre est évocateur :
« Crise politique avec l’Algérie : de la nécessité d’engager un rapport de force. »
Les services de Bruno Retailleau
- évoquent la convocation au ministère des Affaires étrangères et de l’intérieur de la vingtaine de consuls d’Algérie en France afin de leur rappeler les termes de l’arrangement de 1994 entre les deux pays sur les réadmissions et l’ouverture d’un contentieux international sur ce qui est qualifié de « violation par l’Algérie de ses engagements ».
- préconisent la suspension des activités des compagnies maritimes et aériennes algériennes en France, outre la suppression de l’accord franco-algérien de 1968.
Depuis le refoulement de l’influenceur Doualemn le 9 janvier, une dizaine d’expulsés ont été refusés.
Dans un entretien au Figaro publié dimanche 2 mars, Bruno Retailleau déclare :
« (Si) Alger ne respecte pas ses engagements, en multipliant les provocations, alors l’Algérie s’exposera à une riposte de notre part »
Il menace d’abroger l’accord de 1968, même si le président Emmanuel Macron a exclu cette éventualité vendredi.
Suppression des ZFE (Zones à Faibles Emissions)
Tandis que la France crée des ZFE (une quarantaine), empêchant les modestes à pénétrer dans les centre-villes, de plus en plus de métropoles allemandes suppriment leurs ZFE. En 2024, plus d’une dizaine d’agglomérations a réinstauré la libre circulation automobile, sans restriction d’âge, de motorisation ou de taux d’émission du véhicule. Depuis la fin de l’année dernière, 11 villes d’outre Rhin sont redevenues ouvertes à libre circulation automobile : Hanovre, Mannheim, Mühlheim, Heidenheim an der Brenz, Heilbronn, Herrenberg, Leonberg, Reutlingen, Tubingue, Neu-Ulm et Ulm.
En 2023 déjà, huit cités du Bade-Wurtemberg, dont Karlsruh, avaient abandonné leur ZFE. Au total c’est presque une vingtaine de métropoles allemandes qui se sont affranchies des restrictions de circulations liées aux émissions des véhicules. En ce début d’année il ne reste donc plus que 37 « Umweltzone » (ZFE) dans le pays, contre 56 deux ans auparavant.
Ces ZFE sont supprimées car la qualité de l’air s’améliore. Ce qui est le cas également en France, où les polluants tels que le dioxyde d’azote et les particules (PM10 et PM2,5) sont en baisse depuis près de 20 ans, selon les chiffres du Citepa (Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique).
“Une persécution sauvage contre tout ce qui garde ne fût-ce qu’une apparence de tradition”
A l’heure où l’on commence à parler sérieusement de nouveaux sacres au sein de la FSSPX, le mensuel La Nef consacre son dossier de mars à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, dans lequel on trouve des articles de Christophe Geffroy, du chanoine Albert Jacquemin (ancen séminariste de la FSSPX, aujourd’hui au diocèse de Paris), de Matthieu Lavagna,du père Basile Valuet (moine à l’abbaye bénédictine du Barroux), l’abbé Fabrice Loiseau (ancien séminariste de la FSSPX, fondateur des Missionnaires de la Miséricorde divine), Pierre Louis, et un entretien avec l’abbé Grégoire Celier, membre de la Fraternité Saint-Pie X depuis 45 ans, prieur de la chapelle NotreDame de Consolation (Paris VIIIe) et rédacteur en chef de la Lettre à nos Frères prêtres, expédiée quatre fois par an au clergé français. Extraits de cet entretien :
Comment qualifieriez-vous aujourd’hui votre situation et votre statut dans l’Église?
Sans choix de notre part, nous nous trouvons dans une situation inédite, et attristante pour l’Église. Rappelons que Mgr Lefebvre a fondé la Fraternité Saint-Pie X selon les normes du droit; que ses premières maisons ont été ouvertes avec l’autorisation de l’ordinaire ; que ses premiers membres étaient régulièrement incardinés. C’est seulement parce que la Fraternité SaintPie X maintenait la tradition catholique, disons pour résumer la doctrine du Christ-Roi et la liturgie reçue depuis toujours, qu’elle a été prétendument « supprimée », d’une façon illégale et injuste. Et malgré les fruits évidents de sanctification qu’a produits la Fraternité Saint-Pie X, malgré toutes les démarches faites auprès du Siège apostolique (courriers, rencontres, dialogues), cet apartheid est maintenu. Mais cet état canonique anormal n’est que le signe de la crise qui secoue l’Église depuis les années 1960, et qui ne fait que s’aggraver. C’est cette situation de l’Église qui doit nous préoccuper. Si la crise se résorbait, il n’y aurait rien de plus facile que de remettre d’équerre la situation de la Fraternité Saint-Pie X.
Comment justifiez-vous un état de nécessité qui permettrait de recourir à une consécration épiscopale sans mandat pontifical, comme Mgr Lefebvre l’a fait en 1988?
Les prêtres et les laïcs grâce auxquels la liturgie traditionnelle est encore célébrée ne se sont pas déterminés, à la fin des années 1960, par des considérations théologiques a priori, mais se sont appuyés sur les faits qu’ils avaient sous les yeux. Au milieu du chaos ecclésial de l’époque, ils ont vu que « le Missel romain traditionnel n’avait jamais été juridiquement abrogé, et que par conséquent, en principe, il était toujours autorisé », et qu’en contraste le Missel nouveau de Paul VI « s’éloignait de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte messe ». L’état de nécessité est tout simplement là sous nos yeux, avec la crise théologique, morale, liturgique, canonique, spirituelle qui déferle à chaque instant, couplée avec une persécution sauvage contre tout ce qui garde ne fût-ce qu’une apparence de tradition, persécution qui frappe aujourd’hui même des gens qui avaient toujours pris grand soin de se démarquer de la Fraternité Saint-Pie X.
D’une part, vous vous dites catholiques, et, d’autre part, vous affirmez que le pape et tous les évêques se trompent sur des points doctrinaux importants depuis le concile Vatican II et la réforme liturgique de 1969: comment résolvez-vous la contradiction inhérente à ces deux affirmations sans jeter un doute sur l’assistance promise par le Christ à son Église?
Nous sommes de toute évidence face à un mystère, celui de la « Passion de l’Église », aussi insondable que le mystère de la Passion du Christ, qui a bouleversé et « scandalisé » les Apôtres eux-mêmes. Le mystère est ce qui dépasse l’entendement simplement humain. Comment celui qui est Dieu même peut-il être ainsi tué ignominieusement ? Parce qu’il est à la fois Dieu et homme. Comment la sainte Église peut-elle aujourd’hui se trouver dans un tel état de désordre ? Parce qu’elle est à la fois divine et humaine. Le Christ nous a laissé cette parole énigmatique : « Lorsque le Fils de l’homme reviendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre ? » Ce mot n’implique-t-il pas que, à certains égards, l’Église ce jour-là soit dans une situation dramatique, comme effacée? Puisque le pape François a utilisé le Commonitorium de saint Vincent de Lérins dans son autobiographie Espère, citons ce passage : « Si quelque contagion nouvelle s’efforce d’empoisonner, non plus seulement une petite partie de l’Église, mais l’Église tout entière à la fois, alors le grand souci [du “chrétien catholique”] sera de s’attacher à l’antiquité qui, évidemment, ne peut plus être séduite par aucune nouveauté mensongère » (III).
[…]
François vous a beaucoup octroyé (confessions, mariage…): vous satisfaites-vous du statu quo actuel avec Rome ou souhaitez-vous quand même parvenir à un accord? Et si oui, lequel ? Quelles seraient vos exigences minimales ?
Pour être exact, le pape François n’a rien donné directement à la Fraternité Saint-Pie X. Ce sont les fidèles qu’il a autorisés à recourir à notre ministère. Ce sont les évêques qu’il a autorisés à nous octroyer la délégation. En aucune manière, nous ne pouvons nous « satisfaire » d’un état de choses qui est injuste pour nous-mêmes, dommageable pour les fidèles, dramatique pour l’Église. Cependant, nous n’avons jamais souhaité un accord exclusivement relatif à la Fraternité Saint-Pie X. Car elle n’est pas le vrai problème, tout au plus un symptôme de la crise.
Près de quarante ans après les « sacres » de juin 1988, comment analysez-vous la situation des « traditionalistes » demeurés dans la pleine communion avec Rome? Même si leur situation est difficile (cf. Traditionis custodes), ne vous semble-t-il pas qu’ils ont prouvé que l’on pouvait faire « l’expérience de la Tradition », comme l’avait demandé Mgr Lefebvre, sans rupture avec l’Église?
Premièrement, je conteste toute idée de « rupture avec l’Église ». Une situation canonique « baroque », lorsqu’elle est subie, n’implique nullement une rupture. Pendant quinze ans après le motu proprio de 2007, il y a eu une période assez favorable pour ceux que l’on appelait les « Ecclesia Dei ». Mais leur situation reste précaire: ils sont désormais l’objet de brimades et de persécutions. À Paris, par exemple, en ce qui concerne les lieux où était célébrée la messe traditionnelle, la moitié a été supprimée d’un trait de plume : ce n’est guère rassurant sur « l’expérience de la Tradition ». […]
Pédophilie : un élu marseillais veut débaptiser l’école Simone de Beauvoir à Marseille
Malaise chez les gauchistes : lors du conseil municipal organisé le 28 février, l’élu d’opposition Guy Teissier a fait part de “zones d’ombre” autour de la philosophe et a provoqué la colère de Benoît Payan.
L’établissement Simone de Beauvoir ne devrait plus être baptisé ainsi en raison de “zones d’ombre qui entachent considérablement l’honorabilité de cette dame”.
Guy Teissier explique que la philosophe “a pris fait et cause en faveur de la pédophilie” à plusieurs reprises.
“Certes, c’était l’époque post-soixante-huitarde où tout devait être permis et où, surtout, il était interdit d’interdire”.
A mesure que l’élu déroule ses propos, l’agitation gagne la salle. Des voix s’élèvent pour manifester l’indignation.
Guy Teissier poursuit et affirme que Simone de Beauvoir a signé une pétition qui “défendait les relations sexuelles entre adultes et enfants”, publiée dans les colonnes du Monde et “rédigée par le pédophile Gabriel Matzneff”.
Les propos de Guy Teissier ont créé l’émoi au sein de l’audience. Benoît Payan prend la parole :
“Vous pouvez bien évidemment exprimer un certain nombre d’opinions (…) Vous avez le droit de considérer que madame Simone de Beauvoir n’est pas une écrivaine qui puisse vous convenir. […] Et heureusement qu’elle était là. Elle s’est battue pour que les femmes soient libres, pour qu’elles puissent se lever. Elle s’est battue pour qu’elles puissent s’émanciper au moment où il y en a qui les frappent. Ne venez pas me parler des droits des femmes.”
Benoît Payan annonce alors que le nom de l’établissement scolaire, initialement appelé école Marceau, restera inchangé.
Il n’y a que l’Eglise qui doit faire son mea culpa pour ses prêtres fautifs souvent décédés.
L’élu aurait pu également rappeler que Simone de Beauvoir envoyait ses étudiantes dans le lit de Jean-Paul Sartre.
« Simone de Beauvoir puisait dans ses classes de jeunes filles une chair fraîche à laquelle elle goûtait avant de la refiler, ou faut-il dire plus grossièrement encore, de la rabattre sur Sartre »
Quelle émancipation…
Le carême pour les nuls
Vero Jacquier reçoit :
- Père Max HUOT de LONGCHAMP, prêtre de la société Saint-Jean de la Croix
- Père Clément BINACHON, frère dominicain
- Victor « le catho de service », créateur de contenu
Philippines : Marche pour la vie à Manille
Dimanche 23 février, le Conseil pour les laïcs de la Conférence épiscopale philippine (CBCP) organisait une marche pour la vie depuis le parc Rizal de Manille, dans le centre de la capitale, sur un parcours de près de 2 km jusqu’à la basilique-cathédrale de l’Immaculée-Conception.
Plus de 3 500 Philippins ont participé à cette édition 2025 organisée sur le thème « Marche pour l’espérance ».
L’évènement s’est terminé avec une messe célébrée par le cardinal Jose Advincula, archevêque de Manille.
La marche pour la vie a lieu tous les ans à Manille depuis 2017, afin de défendre la dignité de la vie humaine et le caractère sacré de la famille. C’est devenu une tradition annuelle de l’Église locale, afin de sensibiliser la population philippine, majoritairement catholique. L’événement est coorganisé par la Conseil philippin pour les laïcs (ou « Laiko »), par la Commission pour la vie et la famille (ECFL) de la conférence épiscopale, et par le bureau de l’archidiocèse de Manille pour la promotion de la nouvelle évangélisation.
Ce dimanche 23 février au soir, les participants ont parcouru les rues de Manille équipés de bougies et bannières, en répondant à l’invitation du directeur national du Conseil pour les laïcs, Mgr Severo Caermare, qui les a appelés à être des « lueurs d’espoirs » pour les Philippines face à la crise politique que traverse la nation.
« Ensemble, renforçons notre engagement pour la vie, pour la famille et pour les plus vulnérables d’entre nous. »
Durant la messe, le cardinal Advincula a invité à « continuer d’avancer en proclamant que la vie est belle, qu’elle est un don de Dieu et qu’elle doit être défendue et protégée ». Dans la cathédrale de Manille, l’archevêque de Manille a évoqué quelques attaques contre la vie dans l’archipel d’Asie du Sud-Est, telles que l’avortement, la marchandisation de la sexualité ou encore « la manipulation de la procréation humaine ». Il a également évoqué les « homicides par compassion » ciblant les plus faibles tels que les personnes âgées ou handicapées, en dénonçant de telles pratiques comme « moralement indéfendable ». Il a aussi réitéré la condamnation des exécutions extrajudiciaires qui « violent la dignité humaine ».
Mgr Caermare a quant à lui rappelé à la foule des marcheurs que la vie doit être défendue non seulement au sein des familles mais aussi à l’échelle nationale, en protégeant l’avenir du pays. C’est pourquoi il a invité à prêter attention aux choix que font les électeurs en choisissant leurs dirigeants.
« Nos efforts collectifs peuvent permettre de façonner un avenir qui valorise la vie : la vie dans la famille et la vie de notre pays, maintenant, demain et toujours. »
De son côté, Mgr Jesse Mercado, évêque de Parañaque et président de la Commission pour la vie et la famille de la CBCP, a confirmé que cet effort pour la vie et la famille
« n’est pas qu’un engagement individuel, mais une mission collective de l’Église et de la société ». « Notre présence ici est un message clair qui affirme que la vie est sacrée, que la famille est un don et que l’unité est notre force. Espérons que notre voix collective continuera de construire un avenir qui chérisse chaque personne humaine de sa conception à sa mort naturelle ». « Espérons que notre appel inspirera d’autres cœurs à défendre la vérité, la justice et la paix, et que notre parcours en tant que pèlerins d’espérance en cette année jubilaire nous conduira toujours plus près du Christ, le Seigneur de Vie. »
Enfin, le frère Xavier Padilla, président du Conseil pour les laïcs, a exprimé sa gratitude pour la réussite de cette édition en invitant les participants à transmettre l’esprit de l’événement autour d’eux, à prendre des initiatives dans leurs communautés en faveur de la vie – et à faire entendre leurs voix à travers les prochaines élections de mi-mandat, prévues en mai 2025.
Avant de fermer, C8 rediffuse le film provie Unplanned
20 Minutes se demande s’il s’agit d’une provocation ou d’un bras d’honneur ?
Initialement, les dernières heures de C8 devaient être consacrées à une émission spéciale consacrée aux moments marquants du média. Mais à 22 heures, alors qu’il restait deux heures d’antenne, la diffusion a été stoppée pour être remplacée par le film américain Unplanned. Ce film anti-avortement, sortit en 2019, raconte l’histoire d’une employée du planning familial devenue militante provie.
Déjà diffusé en août 2021 sur C8, il avait fait beaucoup de bruit en France. Le ministre déléguée à l’Egalité hommes femmes, Elisabeth Moreno, avait accusé C8 de « délit d’entrave condamné dans notre pays ». Le CSA (ancêtre de l’Arcom) avait même envoyé une mise en garde à la chaîne.
Quelques instants avant la fin de la chaîne, cette dernière a affiché le message « Vive la liberté ! ».
L’Arcom a infligé en novembre une amende de 100 000 euros CNews en raison d’une émission où l’avortement avait été qualifié de « première cause de mortalité dans le monde ».
En France, il n’y a pas de liberté d’expression sur l’avortement. Seul le discours pro-avortement est accepté, toléré, subventionné…
Terres de Mission – Spirituel et temporel : insoluble problème ?
Terres de Mission reçoit Bernard Bourdin, dominicain et enseignant à l’Institut catholique de Paris pour parler, à l’occasion de la parution du livre “Adieu à César ?” auquel il a collaboré, de ce que l’on appelle “le problème théologico-politique”, c’est-à-dire la quête incessante d’une harmonie entre spirituel et temporel.
Puis, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture aux téléspectateurs.
Le retour du jeûne
D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :
Après avoir vu l’enfer, lors des apparitions de la Vierge Marie à Fatima en 1917, la plus jeune des trois petits bergers, Jacinthe, avait résolu d’offrir de petits sacrifices – et finalement sa courte vie de 10 ans – pour la conversion des pécheurs. Et elle avait même ajouté à sa prière une mention spéciale pour le Saint-Père, dont elle avait appris qu’il aurait beaucoup à souffrir…
À l’exemple de cette enfant, canonisée par le pape François 100 ans plus tard, en compagnie de son frère, cette dimension de sacrifice, centrale dans la foi catholique, semble ressurgir. Elle rencontre un certain succès, notamment auprès des jeunes, à travers des livres et diverses propositions de Carême, après avoir été, hélas occultée pendant des décennies. Déjà en 1952, le Père Louis Bouyer regrettait que lors du Carême, « personne ne songe plus à jeûner, ni même à pratiquer l’abstinence, et personne non plus ne change rien à sa manière de vivre habituelle ». Et il en résulte que « tout cela prend un accent de comédie qui prive de sérieux par la base l’ensemble de notre Carême ».
Encore faut-il bien comprendre le sens du jeûne demandé par l’Église. Il ne faudrait pas en effet que le retour de balancier en faveur de l’ascèse chrétienne fasse retomber dans un autre excès, celui d’un trop grand volontarisme qui oublierait que c’est d’abord par grâce que nous sommes sauvés, et non par nos propres mérites. Comme le résume parfaitement le grand maître spirituel qu’est saint François de Sales :
« Dieu nous a commandé de faire tout ce que nous pouvons pour avancer dans la pratique des vertus. […] Mais après avoir planté et arrosé, soyons persuadés que c’est Dieu qui fait croître l’arbre de notre bonne volonté et de nos pratiques. »
Ce qui renvoie en fait au but de toute la vie chrétienne. Selon le cardinal Garrone, « la morale chrétienne, ce ne sont pas des vertus prises une à une, c’est l’union au Christ et l’effort pour que ce don qu’il nous fait de son Esprit nous construise intérieurement à sa ressemblance », soulignait-il dans L’Eucharistie au secours de la foi (Desclée). Les vertus sont donc des moyens pour être conformés au Christ : il ne faut ni en refuser les exigences, ni en renier la source.
La clef, c’est la Croix
Or la seule clef pour entrer dans le mystère du Christ, c’est sa Croix. Dans les premiers siècles du christianisme, le Carême était ainsi surtout destiné aux grands pécheurs et aux futurs baptisés adultes. L’Église leur demandait un temps de pénitence pour les préparer à recevoir la grâce divine à Pâques, à travers le baptême, en étant plongé dans la mort et la Résurrection du Christ. Par extension, les fidèles ravivaient en eux le souvenir du sacrement reçu. Aujourd’hui, le même phénomène se reproduit, avec les nombreux catéchumènes qui affluent dans les paroisses et sont en demande d’une proposition de la foi forte et cohérente. Face à ces jeunes pousses inattendues, les vieux baptisés ont ainsi à redécouvrir leur propre identité chrétienne, parfois endormie ou trop habituée… Bon Carême !
Dimanche de la Quinquagésime : Annonce de la Passion
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Bien que nous soyons toujours dans le temps de la Septuagésime, les chants de ce dimanche de la Quinquagésime sont très différents de ceux de dimanche dernier, qui étaient en grande partie des appels suppliants du fond de notre misère, avec toutefois la lueur d’espérance apportée par la Communion Introibo. C’est cette espérance qui rend tous les chants de ce jour confiants, paisibles et même joyeux. Avant d’aborder les austérités du Carême, et pour nous donner courage, l’Église veut nous faire entrevoir la victoire finale et les bienfaits de la rédemption. Ce dimanche correspond d’ailleurs aux réjouissances du carnaval à la veille du mercredi des Cendres. De nos jours on ne sait plus très bien ce qu’étaient autrefois les rigueurs du Carême, que les plus âgés ont encore connues dans leur enfance. Il y avait jeûne et abstinence tous les jours sauf le dimanche. Toutes les festivités et réjouissances étaient suspendues. Aussi était-il naturel qu’on voulût faire la fête une dernière fois avant d’entamer ce temps de pénitence : c’était le carnaval. Ce qui reste de ces jours de détente a pris trop souvent un caractère païen, mais la liturgie nous en rappelle les raisons profondes.
Introït : Esto mihi
L‘Introït du dimanche de la Quinquagésime est tiré du psaume 30 qui revient souvent dans la liturgie; nous l’avions déjà trouvé à la Communion du dimanche de la Septuagésime il y a deux semaines, et nous avions dit que c’était un de ceux où David exprime le mieux son abandon total à la divine Providence. C’est le psaume de l’In manus tuas.
Esto mihi in Deum protectórem, et in locum refúgii, ut salvum me fácias : quóniam firmaméntum meum, et refúgium meum es tu : et propter nomen tuum dux mihi eris, et enútries me.
Soyez pour moi un Dieu protecteur et un lieu de refuge pour me sauver, car vous êtes mon appui et mon refuge, et à cause de votre Nom Vous serez mon guide et vous me nourrirez.
«À cause de Votre Nom » , dans la Bible, signifie toujours : à cause de votre promesse. Cet abandon plein de confiance, comme celui du petit enfant entre les bras de sa mère, est exprimé par une mélodie simple, légère, paisible, utilisant le 6e mode grégorien que l’on a appelé le mode de l’enfance spirituelle ; mais elle s’anime à la fin avec un bel élan sur les mots dux mihi eris (vous serez mon guide). Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 30.
In te Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum : in justítia tua líbera me.
En Vous Seigneur je mets mon espérance, je ne serais pas déçu : dans votre justice délivrez-moi.
Graduel : Tu es Deus
Le chant de l’Introït du dimanche de la Quinquagésime exprimait notre confiance en Dieu, notre protecteur. Celui du Graduel exprime notre louange et notre reconnaissance au Seigneur pour le bienfait de la Rédemption que nous entrevoyons déjà. Il est tiré du psaume 76, où le psalmiste supplie le Seigneur dans sa détresse en lui rappelant les bienfaits passés, spécialement ici la sortie d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, figure de la Rédemption.
Tu es Deus, qui facis mirabília solus : notam fecísti in géntibus virtútem tuam. Liberásti in bráchio tuo pópulum tuum, fílios Israël et Joseph.
Vous êtes, Dieu, le seul qui fasse des merveilles, vous avez fait connaître aux nations votre puissance ; vous avez délivré votre peuple, les fils d’Israël et de Joseph.
Encore une fois nous retournons à Dieu la définition qu’il a donné de lui-même : » Je suis » a-t-il dit à Moïse ; » Tu es, Vous êtes « , lui disons-nous. Quant aux fils d’Israël et Joseph, c’est le peuple élu, qui est comme toujours la figure de l’Église ; c’est donc nous tous qui allons être libérés à Pâques du joug du péché. La mélodie est commune à plusieurs Graduels de cette période de l’année. Nous en avions entendu certains éléments dans le Graduel du dimanche de la Septuagésime, et surtout nous allons la retrouver deux fois en Carême. Elle est ample et très étendue, avec de grandes vocalises, et pleine d’ardeur mystique.
Trait : Jubiláte Dómino omnis terra
Comme ce fut le cas lors des deux précédents dimanches, le Graduel du dimanche de la Quinquagésime est suivi d’un Trait. Il est formé des premiers versets du psaume 99, qui est une acclamation à la majesté et à la toute puissance divine dans le style de celle que nous avons entendue pendant les dimanches après l’Épiphanie.
Jubiláte Dómino omnis terra : servíte Dómino in lætítia. Intráte in conspÉctu ejus, in exsultatióne. Scitóte quod Dóminus ipse est Deus. Ipse fecit nos, et non ipsi nos : nos autem pópulus ejus, et oves páscuæ ejus.
Acclamez le Seigneur, toute la terre : servez le Seigneur avec joie ; entrez en sa présence dans l’allégresse, sachez que le Seigneur est Dieu. C’est Lui qui nous a fait et non pas nous-mêmes ; nous, nous sommes son peuple et les brebis de son pâturage.
Cette acclamation jaillit aujourd’hui après le chant de confiance de l’Introït et le cantique d’action de grâce du Graduel, et exprime par avance la reconnaissance des rachetés dans la joie de Pâques. D’ailleurs la mélodie faite de psalmodie très ornée est exactement la même que celle des Traits de la vigile pascale. Elle est plus affirmative encore et plus joyeuse que celle des Traits des deux précédents dimanches.
Offertoire : Benedíctus es
Comme c’est le cas le plus fréquent pour les Offertoires, celui du dimanche de la Quinquagésime est un chant de méditation, intérieur et contemplatif. Le texte est tiré du psaume 118, que nous trouvons ici pour la première fois depuis le début de l’année liturgique, mais que nous retrouverons assez souvent. C’est le psaume le plus long du psautier ; il ne compte pas moins de 176 versets, consacrés à la méditation sur la loi de Dieu et sa volonté : contemplation admirative qui se prolonge comme une rumination. Cette loi du Seigneur est désignée par de nombreux substantifs, tous synonymes, qui reviennent les uns après les autres : ici justificationes et judicia qui ont tous deux la même racine, celle de la justice, c’est à dire la perfection de la volonté divine.
Benedíctus es Domine, doce me justificatiónes tuas : in lábiis meis pronuntiávi ómnia judícia oris tui.
Vous êtes béni, Seigneur, enseignez-moi vos commandements ; de mes lèvres j’énonce tous les préceptes de votre bouche.
La mélodie est certes contemplative, mais mouvementée ; elle se rapproche de celle du Graduel avec la même ardeur mystique. On remarquera que la première phrase est répétée deux fois comme dans le grand Jubilate du deuxième dimanche après l’Épiphanie, mais ici la répétition se fait exactement sur la même mélodie avec seulement une formule de cadence plus développée.
Communion : Manducavérunt
Le texte de la Communion du dimanche de la Quinquagésime est tiré du psaume 77, qui fait suite au psaume 76, celui du Graduel de cette messe. C’est un des plus longs du psautier après le psaume 118 que nous avons trouvé à l’Offertoire. C’est un chant d’action de grâce qui raconte longuement tous les bienfaits dont le Seigneur a comblé son peuple, depuis la sortie d’Égypte jusqu’à l’entrée dans la terre promise. Les versets que nous trouvons ici s’appliquent à la nourriture envoyée du ciel pendant la traversée du désert :
Manducavérunt, et saturáti sunt nimis, et desidérium eórum áttulit eis Dóminus : non sunt fraudáti a desidério suo.
Ils mangèrent et furent complètement rassasiés, et le Seigneur combla leur désir. Leur désir ne fut pas déçu.
Cette nourriture céleste est évidemment la figure de l’Eucharistie, un des grands bienfaits des fêtes pascales que nous entrevoyons déjà avant d’aborder les austérités du Carême, et il convient parfaitement bien de l’évoquer au moment de la Communion. La mélodie de cette antienne est légère et joyeuse avec des rythmes assez larges exprimant le bonheur d’être rassasiés.
On meurt plus en France actuellement que durant la pandémie de Covid…
L’INSEE annonce que le mois de janvier 2025 a connu 69 970 décès, soit une hausse de 8,4% par rapport à janvier 2024.
Cela correspond à 3000 morts de plus que durant le pire mois de l’épidémie Covid (avril 2020)…
Grand remplacement
23% des Français de moins de 35 ans fêtent le ramadan :

Le magazine Gloria en direction de la Provence
Ce mois-ci le magazine Gloria nous emmène en Provence ! Marseille, Tarascon, la Sainte-Baume et les Saintes-Marie-de-la-mer, autant d’escales que de saints à (re)découvrir dans le dossier thématique, dont voici un aperçu :
- Si la tradition considère Lazare, Marthe et Marie comme les premiers évangélisateurs de la Provence, ce sont les Évangiles qui nous donnent les principaux événements de leur vie, car Jésus était souvent reçu dans cette famille.
- Depuis le XIIIe siècle, Notre-Dame de la Garde veille sur Marseille et sur la Méditerranée. À cette époque, il n’y a pas encore la basilique dont la silhouette est si connue à Marseille, mais une chapelle dédiée à Marie.
- Le mot bauma en provençal signifie grotte. La sainte grotte dont il est question c’est celle dans laquelle Marie-Madeleine a vécu trente ans en pénitence. Ce lieu a donné son nom au massif provençal qu’on appelle donc la Sainte-Baume.
Le problème n’est pas de savoir si l’expression doit être encadrée, mais par qui et en fonction de quels principes
L’Homme nouveau consacre un dossier à “la liberté d’expression, un principe absolu ?”, avec des articles de Guillaume Bernard, Cyrille Dounot, l’Abbé Paul Roy, Armelle Signargout. Introduction :
La liberté d’expression est-elle réellement au service du vrai, comme certains le prétendent, ou bien un instrument de contrôle habilement déguisé ? À écouter les modernes, elle serait un droit fondamental, condition même de la démocratie. Pourtant, le Syllabus de saint Pie X dénonçait déjà cette illusion : une parole totalement libre, sans lien avec la vérité, ne conduit pas à un débat éclairé, mais à la confusion des esprits et à la corruption des mœurs. Pendant des siècles, l’expression publique était encadrée pour préserver l’ordre social et moral. Aujourd’hui, sous prétexte d’émancipation, un autre système de contrôle s’est mis en place. Les interdits n’ont pas disparu, ils ont seulement changé de nature. Autrefois on condamnait au nom de la foi et de la loi naturelle, on condamne désormais au nom des nouveaux dogmes progressistes. La parole est mise sous surveillance pour garantir l’adhésion aux normes idéologiques en vigueur. Le problème n’est donc pas de savoir si l’expression doit être encadrée, mais par qui et en fonction de quels principes. Loin de garantir un espace de libre discussion, la liberté d’expression moderne fonctionne à sens unique. On ne protège plus la vérité contre l’erreur mais l’erreur contre la vérité. L’ordre moral n’a pas disparu, il a seulement basculé dans l’inversion. Ce n’est plus le blasphème qui choque, mais toute remise en cause du progressisme. Si la parole est soumise à des règles, elles doivent être claires : sert-elle encore la vérité et le bien commun, ou bien un système qui dicte ce qu’il est permis de penser et de dire ?
Coupable négligence de l’État en matière de sécurité des enfants des écoles indépendantes
Communiqué de Créer son école :
Depuis des années, l’association Créer son école demande avec insistance aux ministres successifs de l’Éducation nationale et de la Justice que les écoles privées indépendantes (aussi appelées hors contrat) puissent bénéficier des dispositifs de prévention des dangers d’agression sexuelle, d’infractions violentes ou terroristes mis en place pour les écoles publiques ou privées sous contrat depuis la rentrée 2015. Les ministres de l’Éducation nationale comme de la Justice nous promettent des réponses sans jamais tenir leur parole. Ce fut le cas notamment du Ministre Dupont Moretti, et du cabinet de la Ministre Genetet.

Nous demandons que soit instauré en urgence, comme pour les autres écoles, un mécanisme permettant aux directeurs d’établissements indépendants de faire vérifier par un référent justice assermenté que les personnes qu’ils s’apprêtent à embaucher comme salariés ou bénévoles ne figurent pas au fichier FIJAIS (Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes) ou FJATS (Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infraction terroriste).
(Cf. Extrait du Bulletin officiel de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports en cliquant ici)
Si l’État continue à négliger la sécurité des élèves et des personnels des écoles indépendantes, qui sont des citoyens à part entière et méritent le même niveau de sécurité que tout autre citoyen, il devra assumer la responsabilité des drames qui ne manqueront pas de survenir en raison de son refus d’agir. Sa responsabilité pourra légitimement être recherchée, et nous y serons attentifs. Il n’est en effet pas envisageable que le droit des enfants à la sécurité dépende plus longtemps du statut de l’établissement dans lequel ils sont scolarisés.
“Que Votre règne arrive” : pourquoi cette méfiance contre la chrétienté ?
Dans un entretien un tantinet lunaire (“Je nomme le prêtre, mais je peux aussi le remercier“. Sic. Quel entrepreneur pourrait affirmer une chose pareille ?) dans La Nouvelle République, Mgr Jordy, archevêque de Tours, déclare sur un ton très peu pastoral :
Le phénomène traditionaliste a crû autour de la crise du Covid. Il y a eu une forme d’inquiétude des gens, de refuge dans l’entre-soi. C’était aussi une manière de manifester contre l’État, qui empêchait la tenue des messes. […] La majorité des adeptes du rite ancien restent proches du reste de la communauté, mais il y a un noyau dur ancré dans un choix de société qui ramène à 1950 et selon lequel il faut recréer la chrétienté. Ils ont des sites de réinformation. Le ton s’est durci envers les évêques. Il y a un côté viriliste qui va à l’affrontement.
Sur Renaissance catholique, Jean-Pierre Maugendre s’étonne :
Il est à tout le moins surprenant, dans la bouche d’un évêque, qu’à aucun moment ne soit évoquée, même sous forme d’hypothèse, la possibilité d’une motivation religieuse de la part des personnes qui ont découvert, à l’occasion du confinement, des églises dans lesquelles les consignes de suspension du culte étaient sans doute moins sévèrement appliquées qu’en d’autres endroits. Qu’un catholique puisse être, tout simplement, à la recherche d’un lieu où se célèbre la messe ne semble pas faire partie de l’univers mental de Mgr Jordy. Dans sa bonté monseigneur de Tours tolère la célébration de l’ancien rite. Cependant il le précise : « Les homélies ne sont pas contrôlées mais j’ai des retours. Je suis très attentif ». Le lecteur, haletant, aimerait en savoir plus. Y aurait-il des vérités de la foi remises en cause, des hérésies propagées et librement diffusées. Que nenni ! La défense de la foi ne fait pas partie des préoccupations de Mgr Jordy. Ce qui l’intéresse ce sont « les positions sociétales (…) et politiques ». Le problème c’est « un noyau dur qui ancré dans un choix de société qui ramène à 1950 et selon lequel il faut recréer la chrétienté ». Une part de notre drame est que ce noyau dur ne fait qu’être fidèle à l’enseignement constant de l’Eglise depuis deux millénaires et, en particulier, à l’encyclique sur la Royauté Sociale du Christ de Pie XI Quas primas (11 décembre 1925). Comment réagira Mgr Jordy lorsqu’à l’occasion du centenaire de cette encyclique, en décembre prochain, on lui rapportera qu’un prêtre a osé citer de bien incorrects, quoique revêtus du sceau pontifical, propos :
« L’espoir d’une paix durable entre les peuples ne brillera jamais tant que les individus et les Etats s’obstineront à rejeter l’autorité de notre Sauveur (…) Ce serait une erreur honteuse de dénier au Christ-Homme la puissance sur les choses civiles quelles qu’elles soient (…) Que les chefs des nations ne refusent donc pas de rendre par eux-mêmes et par le peuple à la puissance du Christ leurs hommages publics de respect et d’obéissance » ?
De son côté, Victor Aubert a réalisé une vidéo, dans laquelle il s’étonne à son tour des propos de Mgr Jordy, notamment sur le retour à la Chrétienté.
Ce n’est pas la première fois qu’un évêque semble dédaigner la chrétienté. Mgr de Moulins-Beaufort l’avait exprimé lui aussi en décembre 2023. Et pourtant. Comme le demande la prière du Notre Père : « que Votre règne arrive, que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel », la chrétienté est la volonté de placer toutes les composantes de notre vie sous les commandements de Jésus- Christ, à la fois vrai Dieu et vrai homme ; c’est vouloir vivre pleinement l’Imitation de Jésus-Christ.
Jean-Pierre Maugendre a évoqué l’encyclique de Pie XI, dont nous fêtons cette année le centenaire. Nous pouvons aussi citer un pape postérieur à Vatican II (puisqu’on a l’impression que, comme la messe, tout ce qui est antérieur à Vatican II est dépassé…). Nous sommes tous appelés à nourrir cette Chrétienté qui n’est ni passéiste ni idéologique ni incompatible avec la laïcité (rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, sachant ce que César lui-même doit à Dieu) mais profondément incarnée dans notre vocation baptismale : « Il n’est permis à personne de ne rien faire » (Jean-Paul II, Christi fideles Laici, 1988) :
Pour une animation chrétienne de l’ordre temporel, dans le sens que nous avons dit, qui est celui de servir la personne et la société, les fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la «politique», à savoir à l’action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun. Les Pères du Synode l’ont affirmé à plusieurs reprises: tous et chacun ont le droit et le devoir de participer à la politique; cette participation peut prendre une grande diversité et complémentarité de formes, de niveaux, de tâches et de responsabilités. Les accusations d’arrivisme, d’idolâtrie du pouvoir, d’égoïsme et de corruption, qui bien souvent sont lancées contre les hommes du gouvernement, du parlement, de la classe dominante, des partis politiques, comme aussi l’opinion assez répandue que la politique est nécessairement un lieu de danger moral, tout cela ne justifie pas le moins du monde ni le scepticisme ni l’absentéisme des chrétiens pour la chose publique.
Terminons avec Dom Gérard, fondateur de l’abbaye du Barroux, qui, dans un sermon mémorable, prononcé à Chartres en 1985, déclarait :
Sainte Jeanne d’Arc achèvera de nous dire ce qu’est une chrétienté. Ce n’est pas seulement la cathédrale, la croisade et la chevalerie ; ce n’est pas seulement l’art, la philosophie, la culture et les métiers des hommes montant vers le trône de Dieu comme une sainte liturgie. C’est aussi et surtout la proclamation de la royauté de Jésus-Christ sur les âmes, sur les institutions et sur les mœurs. C’est l’ordre temporel de l’intelligence et de l’amour soumis à la très haute et très sainte royauté du Seigneur Jésus. C’est l’affirmation que les souverains de la terre ne sont que les lieutenants du roi du Ciel. « Le royaume n’est pas à vous, dit Jeanne d’Arc au Dauphin. Il est à Messire. – Et quel est votre Sire ? demande-t-on à Jeanne. – C’est le roi du Ciel, répond la jeune fille, et il vous le confie afin que vous le gouverniez en son nom. »
Jean-Michel Aphatie : « La France a fait des centaines d’Orandour-sur-Glane en Algérie » nazisme et colonisation, le grand n’importe quoi
Jean-Michel Aphatie a récemment suscité une polémique lors d’une intervention sur RTL. Il a notamment comparé la colonisation française en Algérie au nazisme, ce qui a provoqué une réaction immédiate de son interlocutrice, Florence Portelli, et un recadrage de l’animateur Thomas Sotto . Par ailleurs, il a accusé le syndicat Alliance Police de pratiquer un « terrorisme souterrain » pour bloquer les réformes sur les violences policières, déclenchant une vive réaction du syndicat qui a dénoncé une « indignation sélective ».
POURQUOI LES PROPOS DE JEAN-MICHEL APHATIE SONT FAUX :
Comparaison avec le nazisme : Assimiler la colonisation française en Algérie au nazisme est historiquement contestable et surtout faux, il s’agit la d’une réécriture historique — NDLR venant de la personne qui s’auto qualifie fièrement d’être woke, étonnant non ? Comme dirait t’il sur X (ex Twitter)—. Le nazisme repose sur une idéologie d’extermination systématique, tandis que la colonisation, bien que marquée par de graves violences, n’avait pas cet objectif génocidaire.
Accusation contre Alliance Police : Qualifier l’influence d’un syndicat de « terrorisme souterrain » est excessif et polémique, car il assimile une stratégie politique à des actes criminels violents, nous sommes à de doigt de la diffamation.
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Mars, un mois avec saint Joseph, protecteur de l’Église, soutien des familles et terreur des démons
L’abbé Berlioux (1829-1887) était prêtre du diocèse de Grenoble. Il est né dans un petit village en face de l’Alpe d’Huez. Comme cela était assez habituel à l’époque, il a mis par écrit des conseils spirituels pour ses paroissiens. Ses livres sont des ouvrages simples et concrets, qui proposent 30 jours sur une thématique précise : Un mois avec nos amies, les âmes du purgatoire, Un mois avec saint Joseph, Un mois avec le Sacré-Cœur de Jésus…
Dans ce livret, pour chaque jour : une lecture, une méditation guidée, un exemple – petite histoire avec une intervention de saint Joseph -, et une prière. Lecture vivifiante.
Saint Joseph était juste, nous dit saint Matthieu. Ce qui signifie, expliquent les Docteurs de l’Eglise, que Joseph était un homme accompli dans la perfection, qu’il possédait toutes les vertus dans un degré éminent. Il était de la famille de David, la famille élue et consacrée pour la royauté.
Saint Joseph, est à honorer tout particulièrement en ce mois qui lui est dédié, comme Jésus a honoré son Père, comme Marie soumise à son époux et gardien. Saint Joseph, guide éclairé, consolateur charitable, protecteur puissant. « Il peut nous secourir, disent saint Bernard et Sainte Thérèse, dans toutes nos nécessités spirituelles et temporelles. Il nous accorde même au-delà de nos demandes ».
Protecteur de l’Eglise, soutien des familles, et terreur des démons. Vous trouverez dans ce petit livre des réponses à tout. Tout simplement. Pie IX n’a-t-il pas recommandé à tous les catholiques de l’univers de s’adresser avec confiance à ce saint Patriarche ? Ne l’a-t-il pas proclamé solennellement patron de l’Eglise universelle « La plus sûre espérance de l’Eglise après la Sainte Vierge » ?
Comment sanctifier ce beau mois de mars et fêter dignement saint Joseph le 19 mars ?
Les vertus de ce saint patron seront l’objet des méditations de chaque jour « Si vous aimez saint Joseph, imitez ses vertus », insiste saint Ambroise. Ayons un petit oratoire avec une statue de saint Joseph, pour en famille, le prier, lui présenter nos requêtes sans oublier de remercier.
Ce petit livre vous aidera dans toutes vos dévotions. Ce temps fort avec saint Joseph nous initie au beau mois de mai, mois de Marie.
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/liturgie-prieres/17185-un-mois-avec-saint-joseph.html
Un mois avec saint Joseph, Abbé Berlioux, 64 pages, 3 € – Existe aussi en édition Gros caractères, 96 pages, 4 €
Vous trouverez aussi de nombreux autres ouvrages sur saint Joseph sur LIVRES EN FAMILLE, la librairie au service de la famille.
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« Il ne faut pas mettre de persil sous le nez de l’ours russe”
On ne comprend pas la séquence explosive entre Trump et Zelensky si on ne sait pas que l’objectif de Trump est d’isoler la Chine. Pour cela il a besoin de la Russie et tant pis si les intérêts des Etats-Unis (America First) passent avant ceux de l’Ukraine et de l’Union européenne…
Emmanuel Macron se couche encore devant l’Algérie
L’Algérie a rejeté “les ultimatums et les menaces” de la France sur les accords de 1968 :

Pour toute réponse Emmanuel Macron s’est couché à plat ventre :
Algérie: “On ne va pas dénoncer de manière unilatérale les accords de 1968”, affirme Emmanuel Macron qui appelle à ce “qu’un travail de fond soit réengagé” pic.twitter.com/AaYVdTHy2i
— BFMTV (@BFMTV) February 28, 2025
Forum Viva ! les 22 & 23 mars au Parc Floral de Paris : Un week-end pour s’inspirer, échanger et vibrer ensemble
Communiqué :
- Un forum unique, 100 % dédié à la famille, la vie et aux fragilités.
- Un lieu de rencontres et de réflexions pour tous les âges et toutes les générations.
Au menu :
- 150 intervenants captivants
- 50 auteurs en dédicace
- 50 associations à découvrir
- 1 soirée festive mémorable
- 5 000 participants prêts à échanger avec vous
Que vous soyez lycéen, étudiant, jeune pro, parent ou grand-parent, ce forum est une opportunité unique de se former, partager et s’engager sur des sujets qui façonnent notre société.
Prêt à vivre l’expérience Viva ! ?
Réservez votre place et embarquez vos amis !
Le compte à rebours est lancé… On vous attend !
Le Monde et la liberté d’expression : selon que vous serez woke ou “insidieux”…
A 2 jours d’intervalle, Le Monde
- soutient les journalistes et politiques qui défendent la liberté d’expression aux États-Unis
- mais critique violemment les journalistes et politiques qui défendent la liberté d’expression en France et dénoncent la fin de C8
26 février 2025 : Aux Etats-Unis, une quarantaine de sociétés de journalistes dénoncent les atteintes à la liberté d’expression
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Deux chaînes de la TNT, C8 et NRJ 12, doivent cesser d’émettre, vendredi 28 février, faute d’avoir obtenu une nouvelle autorisation. Connue depuis juillet 2024, dûment motivée, confirmée par le Conseil d’Etat, qui a rejeté mercredi 19 février les recours déposés, la décision de l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, a été, jusqu’aux dernières heures, contestée par C8, la chaîne détenue par Vincent Bolloré sur laquelle officiait Cyril Hanouna, l’animateur vedette de l’émission « Touche pas à mon poste ! ».
La virulente campagne menée par les animateurs de C8 pour tenter de sauver son canal de diffusion ne s’est pas focalisée sur la défense de l’emploi – plusieurs dizaines de postes sont concernés par un plan social – mais sur celle des libertés. Relayée par les autres médias du groupe Bolloré – CNews, Europe 1, Le Journal du dimanche –, elle a pris l’allure d’une véritable croisade politique, avec son lot d’insinuations et de fausses informations. La chaîne aurait été victime d’une volonté politique de faire taire les opinions discordantes, le couperet aurait résulté d’une entente entre Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, et Roch-Olivier Maistre, l’ancien patron de l’Arcom.
Une partie de la droite a prêté une oreille complaisante à ces soupçons en contestant, à l’instar de Laurent Wauquiez, le président du groupe Droite républicaine à l’Assemblée nationale, la légitimité de l’Arcom qui est une autorité indépendante, présidée par un haut fonctionnaire. Tout en défendant la procédure, la ministre de la culture, Rachida Dati, a quant à elle regretté que « les téléspectateurs soient injustement privés d’un média » aussi populaire que C8.
Même si elle est restée relativement circonscrite, la polémique mérite d’être traitée sérieusement. D’abord parce qu’elle concerne un animateur controversé mais populaire dont l’audience était indexée sur les provocations : en moyenne, 2 millions de téléspectateurs se délectaient chaque soir des outrances de Cyril Hanouna ces dernières semaines.
Ensuite, parce qu’elle s’inscrit dans le cadre d’une offensive idéologique d’envergure, menée par une droite grisée par la victoire de Donald Trump, visant à contester les règles de droit sous prétexte que la liberté d’expression serait bridée, l’empêchant de faire valoir ses idées. Dans une interview au quotidien L’Opinion, jeudi 27 février, l’essayiste canadien Mathieu Bock-Côté, chroniqueur sur CNews, dénonce ainsi la « censure » dont aurait été victime C8 en présentant l’Arcom comme une « caricature de neutralité administrative qui sert à rationaliser a posteriori une aversion idéologique ».

