Blogs avec images

Conclave : Edward Berger surfe sur la vague porteuse d’une Eglise décadente

De Bruno de Seguins Pazzis à propos du film Conclave :

Alors que le pape vient de mourir d’une crise cardiaque, le cardinal Lawrence est chargé — malgré ses réticences — de superviser le prochain conclave. Il va ainsi devoir mener un groupe de cardinaux venus du monde entier dont la mission est de sélectionner le candidat à la succession du défunt pape. Ce poste de chef de l’Église catholique attire les convoitises et va intensifier les stratagèmes politiques au sein de la Curie. Lawrence va par ailleurs découvrir un secret bien caché par le précédent souverain pontife.

Avec : Ralph Fiennes (le cardinal Thomas Lawrence), Stanley Tucci (le cardinal Bellini), John Lithgow (le cardinal Tremblay), Isabella Rossellini (Sœur Agnes), Lucian Msamati (le cardinal Adeyemi), Carlos Diehz : le cardinal Benitez, Sergio Castellitto (le cardinal Tedesco), Brían F. O’Byrne (monseigneur Raymond O’Malley), Merab Ninidze (cardinal Sabbadin), Jacek Koman (archevêque Wozniak), Rony Kramer (le cardinal Mendoza), Thomas Loibl (archevêque Mandorff), Loris Loddi (le cardinal Villanueva). Scénario : Peter Straughan, d’après le roman « Conclave » de Robert Harris. Directeur de la photographie : Stéphane Fontaine. Musique : Volker Bertelmann.

Turpitudes cléricales et crise de foi… Le cinéaste allemand Edward Berger s’est fait connaître en-deçà du Rhin avec une seconde adaptation en 2022 du roman pacifiste d’Erich Maria Remarque après celle de Lewis Milestone (1930), A l’Ouest rien de nouveau. Et pour cause, puisque le film « ramasse » en 2023 quatre oscars, neuf BAFA (British Academy Film Awards) et huit Deutscher Filmpreis. Toute aussi pacifiste que le roman et que les adaptations précédentes, le cinéaste n’hésitait pas à en faire plus dans la description de l’horreur et seule la mise en images très aboutie esthétiquement et techniquement était à remarquer.

Pour son nouveau long métrage, il choisit de nouveau de mettre en scène l’adaptation d’un roman « Conclave » (2016) du britannique Robert Harris, écrivain surtout de romans historiques et de « thrillers », mais aussi journaliste et producteur de télévision. Ce faisant, Edward Berger s’appuie sur du solide : l’auteur ayant déjà six romans adaptés au cinéma dont deux par Roman Polanski, The Ghost Writer (2010) et J’accuse (2019). Le cinéaste quitte le genre du film de guerre pour passer au « thriller » politico-religieux. Cela tombe plutôt bien puisqu’il dit lui-même

«Je veux faire des choses qui me mettent au défi et me sortent de ma zone de confort. J’aime faire un nouveau film qui qui est très différent de ce que j’ai fait auparavant.»

Il choisit donc un univers totalement différent, celui feutré du Vatican qui sert déjà de cadre à une bonne quarantaine de films avant le sien. La question qui se pose est donc de savoir ce que nous apporte cette intrigue totalement romanesque qui donne pendant de longs moments l’impression de visionner un documentaire sur le déroulement d’un conclave ? Le film décrit longuement et de façon caricaturale les jeux d’influence et de pouvoirs qui s’installent et se développent autour d’un conclave entre le parti traditionaliste et le parti progressiste. Mais cela ne va pas bien loin dans l’analyse. De même, certains sujets sont présentés comme la corruption, les dérives sexuelles, le rôle des femmes dans l’église… mais sans jamais vraiment les développer ou les argumenter. Mais ce n’est qu’un « thriller » diront certains ! Admettons ! Mais alors un « thriller » bien peu haletant, construit sur une intrigue bien mince constituée de pseudos retournements de situation destinés à essayer de maintenir autant que faire se peut l’attention du spectateur. Le rythme est lent, les scènes sont longues, sans aucunes surprises comme celles des votes pour aboutir à un final dont l’improbabilité le dispute à une stupidité confondante en introduisant lourdement la question de l’ordination des femmes et celle de la place des personnes intersexes dans l’Eglise ! L’impression générale, on ne peut plus désagréable, qui se dégage très vite est que l’objet du film est de montrer des hommes d’églises peu exemplaires, remplis d’ambition, en proie au doute, bref que l’Eglise est une institution peu recommandable. Cela tourne parfois au grand ridicule comme lorsqu’on nous montre un cardinal africain qui pleure de ne pouvoir prétendre à être élu à cause d’un scandale qui le rattrape, lorsqu’un on voit un autre cardinal, celui-là, traditionaliste, auquel on prête des propos stupidement caricaturaux et violents, ou lorsqu’encore le doyen des cardinaux, personnage central du film, expose avec tout le sérieux qui convient une théorie fumeuse sur le péché de certitude et la vertu du doute.

Après avoir surfé avec A l’Ouest rien de nouveau sur la vague du pacifisme, voilà qu’Edward Berger surfe sur la vague porteuse d’une Eglise décadente qui ouvre fait le lit à un humanisme séculier post-chrétien. Autant dire qu’il faut bien toute la beauté des décors et la pourpre de ces « princes de l’église » pour dissimuler la vacuité et la mauvaise foi de l’ensemble dans de belles images du français Stephane Fontaine (De battre mon cœur s’est arrêté en 2005 et Un prophète en 2009, De rouille et d’os en 2012 de Jacques Audiard) qui n’ont toutefois rien d’extraordinaire sur le plan stylistique. Tout comme la mise en scène qui est on ne peut plus sage et classique. Le cinéaste a cependant tendance à forcer la dose et son symbolisme n’est pas des plus subtils par exemple lorsqu’une petite partie du toit de la Sixtine explose durant un vote, façon de faire entrer la lumière de Dieu au conclave ! Sans amoindrir la contribution dans des rôles de cardinaux de Stanley Tucci (Le Diable s’habille en Prada de David Frankel en 2006), de John Lithgow (Obsession de Brian De Palma en 1976) ou encore de Sergio Castellitto ( Le Sourire de ma mère de Marco Bellocchio en 2002), il faut également tout le talent de Ralph Fiennes (La Liste de Schindler de Steven Spielberg en 1993, Le Patient anglais d’Anthony Minghella en 1996, The Constant Gardener de Fernando Meirelles en 2005, Noureev de lui-même en 2018) qui porte littéralement le film sur ses épaules (à partir du troisième plan, il est de tous ou presque). Dans ce rôle de doyen du collège chargé de diriger le conclave, beaucoup auraient pu sombrer dans le ridicule. Lui, trouve toujours la bonne tonalité, ne surjoue pas ses doutes comme sa sincérité, parvient à exprimer beaucoup de choses sans avoir beaucoup de dialogue, fait deviner ses pensées sur son visage. Finalement, l’interprétation de Ralph Fiennes et une bande originale légèrement oppressante, ouvertement dramatique et parfois subtilement syncopée du pianiste et compositeur allemand Volker Bertelmann déjà à l’œuvre dans A l’Ouest rien de nouveau (2022) sont les deux éléments qui permettent d’empêcher l’assoupissement total du spectateur. Et au bout du bout, Conclave, médiocre et manichéen « thriller » papal, montre surtout que l’Eglise catholique, sa divinité et son humanité, restent une obsession et un sujet intriguant pour les cinéastes.

Bruno de Seguins Pazzis

Le christianisme à Gaza

Lu dans le hors-série de la revue Historia, consacré aux chrétiens d’Orient :

Ce numéro propose aussi cette frise historique :

Grand remplacement : en Angleterre aussi

Selon l’Office for National Statistics, Muhammad est le prénom le plus donné aux nouveaux-nés en Angleterre et au Pays de Galles en 2023, avec plus de 4 600 garçons enregistrés.

Si, depuis 2016, il fait partie des dix prénoms les plus populaires, il a détrôné l’année dernière Noah, jusqu’à présent grand favori des Anglais. Les prénoms Mohammed et Mohammad figurent également dans le top 100. L’Office for National Statistics fait, en effet, le choix de considérer chaque orthographe comme un prénom distinct. Chez les filles, Olivia, Amelia et Isla restent le choix le plus populaire.

En 2022, le pays a connu des chiffres records en termes d’immigration, avec 606 000 entrées nettes.

En France, on observe le même phénomène. En 2023, le prénom Mohammed se classe à la 20e position, avec 26 654 enfants enregistrés. Gabriel, Raphaël et Léo sont toujours privilégiés par les parents. Cependant, selon les départements, le prénom d’origine arabe gagne en popularité. En Seine-Saint-Denis, Mohamed reste de loin le prénom le plus populaire chez les petits garçons, devant Ibrahim et Adam.

Un ancien Black bloc témoigne : “Ces gens sont dans une vision romanesque du djihad”

Après vingt-cinq années acquises à la cause de l’extrême gauche au sein des black blocs, il s’est repenti et témoigne dans Le Figaro :

Gaspard est un pseudonyme qu’il s’est lui-même attribué pour les besoins de cette interview. Il tient à faire référence, non sans une petite note d’humour et de sarcasme, à ses anciens camarades de «lutte».

«Il n’y a qu’un antifa ou un black bloc pour s’appeler Gaspard, s’amuse-t-il. Durant toutes ces années dans ce milieu, je n’ai côtoyé presque que des Gaspard, des gosses de bourges. Les autres sont les rejetons d’anciens soixante-huitards, d’enseignants et de syndicalistes. Ils vivent dans le confort et cherchent à s’encanailler en jouant aux révolutionnaires. Ils brûlent des façades de McDo, mais n’ont aucun problème à aller manger un Big Mac quand ils se sont défaits de leurs tenues de casseur… Tous les mecs de gauche, lâche-t-il dans un éclat de rire, bouffent du McDo! »

Gaspard, lui, n’est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. Il a grandi en banlieue au cœur d’une cité. Son engagement pour la cause anticapitaliste, il le décrit lui-même comme sincère et hérité d’un milieu familial à la conscience politique très enracinée à gauche.

«Je n’ai connu que ça. Je suis tombé dans l’extrême gauche quand j’étais tout petit. C’était un passage inévitable. J’ai passé beaucoup de temps auprès de mon grand-père qui, lors des réunions familiales, nous racontait l’histoire du Front populaire. À chaque déjeuner du dimanche, on ne parlait que de la gauche, c’est tout juste si on ne consacrait pas une prière à Léon Blum. Il n’y avait pas de débat sur le vote. Il fallait qu’il soit le plus rouge possible. Si quelqu’un avait le malheur de dire que la droite pouvait avoir de bonnes idées, cette personne était assurée de se prendre l’entrecôte en pleine figure !»

Biberonné à ces valeurs, l’adolescent grandit convaincu de la nécessité de s’inscrire dans la lutte contre l’oppresseur capitaliste. Il tâtonne au début, ne sachant comment intégrer cette nébuleuse qu’il ne connaît pas très bien. Il commence par le graffiti en vandalisant des murs ou des devantures, puis il accompagne quelques-uns de ces militants pour saccager des distributeurs de billets de banque. À la fin, il se retrouve encagoulé dans les manifestations.

«Le glissement s’est fait tout doucement d’une action à l’autre, explique-t-il. Ça s’est mis en place lorsque j’ai eu 14 ans et que je commençais à être un peu plus structuré idéologiquement et politiquement. J’étais un black bloc et ma mission consistait dorénavant à me concentrer sur la destruction des symboles du capitalisme ou à créer des TAZ (Temporary Autonomous Zones) en occupant des lieux. J’ai fait ça pendant vingt-cinq ans, et j’étais sincèrement convaincu de la justesse de mon engagement. »

Depuis près d’un an, Gaspard s’est retiré de ce milieu. Il se décrit comme réveillé brutalement d’un état de torpeur, comme s’il avait été sous l’emprise d’une secte. L’émotion le submerge. Il lui faut, pendant de longues minutes, retenir ses larmes pour expliquer ce cheminement. L’ampleur de la secousse de la rupture est, selon lui, à la hauteur de «la trahison».

« Au lendemain du 7 octobre et des attaques du Hamas en Israël, je me suis pris un mur en pleine figure, celui de l’antisémitisme qui s’est exprimé. Le plus grave, c’est la soumission à l’islamisme. Ces gens sont dans une vision romanesque du djihad avec les yeux qui brillent de fascination. Ils sont dingues. Les entendre dire que ces actes de barbarie s’apparentaient à ceux de la Résistance, c’était intolérable. »

Le choc est tel que son seul retrait de cette nébuleuse violente d’extrême gauche ne suffit pas. Il ressent le besoin de faire un travail d’introspection pour se reconstruire. Il ne s’agit pas pour Gaspard de renier son passé. Au contraire, il le regarde en face pour mieux avancer. Son honnêteté est à la fois touchante et déroutante. Il ne tente pas de minimiser les actes de violence auxquels il a participé lors des manifestations. Il décrit d’ailleurs, avec force détails, la façon dont chaque action est organisée.

« Je n’étais pas un antifa, insiste Gaspard : eux, leur spécialité, c’est la chasse aux fachos d’extrême droite. Ces mecs sont dangereux et m’ont toujours fait peur. Ils sont capables de suivre quelqu’un pour le coincer et se mettre à dix sur lui pour le tabasser. Cette nébuleuse antimondialiste, anticapitaliste se divise en réalité en divers groupes affinitaires : les antifas, les trotskistes , les black blocs, les écolos radicaux, etc.»

Il reprend :

« Moi, j’étais un black bloc. À force de casser et de me prendre pour le Che, j’ai fini par être validé et je me suis retrouvé à des sommets du G20 où se réunissaient des groupes venus de toute l’Europe. Les opérations, lors de ces événements, sont particulièrement organisées. Il y a du repérage en amont. Les leaders, qui n’ont jamais plus d’une trentaine d’années, se réunissent dans un lieu jalousement gardé. Là, toutes les décisions stratégiques sont prises. Ils désignent les personnes et les lieux à cibler. Je me suis souvent interrogé sur l’éventualité de fuites venant des milieux politiques. Car ils sont trop bien informés. Ils savent très bien où certaines personnalités importantes sont logées. Ils visent leurs hôtels pour arriver avant elles, taguer les lieux ou parfois y mettre le feu. Il s’agit pour eux de marquer symboliquement le périmètre. »

Gaspard raconte aussi comment la vie d’un black bloc nécessite une certaine organisation logistique et vestimentaire.

Pour cela, la mise à sac des magasins est essentielle, mais pas anarchique. Si les boutiques de luxe, lors des manifestations, sont souvent saccagées, elles ne sont pas pillées. Cette seconde phase, selon lui, serait l’œuvre d’opportunistes.

«Un black bloc, s’il part avec un sac Vuitton sous le bras, c’est pour y mettre le feu, filmer la scène et la poster sur les réseaux sociaux. Les hommes en noir, affirme-t-il, pillent, mais avec un code d’honneur. Il faut que le vol serve à la cause. On cible les enseignes de sport pour les vêtements car en manif on porte plusieurs couches pour pouvoir se défaire de nos tenues et ne pas être identifiés par la police. On peut dévaliser un supermarché car la nourriture va nous servir. On prend dans les magasins de bricolage pour s’équiper en outillage nécessaire à la casse, comme des marteaux ou des pinces pour forcer les devantures. Les extincteurs nous sont aussi très utiles. S’ils sont vidés sur tous les lieux des exactions, ce n’est pas pour s’amuser ou éteindre les incendies mais pour nettoyer la scène de crime. Cela empêche toute prise d’empreintes digitales ou d’ADN. »

Derrière ces scènes de chaos et de violence retransmises en boucle par les chaînes d’information lors des débordements en marge des manifestations, Gaspard décrit une mécanique bien huilée, une méthodologie et même une discipline. Après avoir cassé, frappé, saccagé et mis le feu, les casseurs obéissent aux meneurs lorsque ceux-ci décident que l’opération est terminée. Le message passe par un cri de ralliement qu’eux seuls reconnaissent.

«À ce moment, tout le monde se débarrasse de ses vêtements pour ne pas être reconnu par la police ou piégé par les traces de paintball balancé par les flics pour marquer les casseurs. On brûle tout. On marche tranquillement pour se retrouver, comme si de rien n’était, à côté des mecs de la CGT avec leurs merguez . »

Transgression ultime dans son chemin vers la rédemption et le rejet de cette idéologie d’extrême gauche, Gaspard a créé une entreprise. Il est devenu, comme il le dit avec humour, « un affreux capitaliste » et assume pleinement sa décision de rompre.

« L’extrême gauche, LFI en tête, a fait tomber les digues de la laïcité en s’alliant avec les islamistes. Ces mecs sont un danger pour le pays. Je ne leur pardonnerai jamais cette trahison. »

Abbé Claude Barthe : Pour une vraie réforme de l’Église

Dans cet entretien passionnant réalisé par Victor Aubert, Directeur général de l’Association Culturelle d’Education Intégrale (ACEI), l’abbé Claude Barthe, prêtre et expert reconnu de l’Église, partage sa vision des défis actuels et des réformes nécessaires pour l’avenir du catholicisme. Auteur de nombreux ouvrages, dont L’Église Demain – Pour une vraie réforme, il aborde des thèmes essentiels tels que la liturgie, la crise de l’Église, Vatican II, et le rôle des catholiques dans le monde d’aujourd’hui.

Quelques sujets abordés :

  • Pourquoi la liturgie est-elle le cœur battant de l’Église et en quoi est-elle malade aujourd’hui ?
  • Le “ralliement” : un concept clé pour comprendre l’évolution de l’Église face à la modernité.
  • Vatican II : un tournant historique, mais aussi le symptôme d’une faiblesse face au monde moderne.
  • La coexistence difficile entre le rite tridentin et le rite ordinaire.
  • Comment redonner vie à la liturgie dans une société sécularisée ?
  • Le rôle politique des catholiques aujourd’hui : entre engagement et fidélité à la vision chrétienne.
  • Un message d’espérance pour les jeunes générations.

L’abbé Barthe, connu pour ses analyses précises et sans concession, nous invite à réfléchir sur l’avenir de l’Église, avec un regard critique mais toujours tourné vers l’espérance chrétienne.

  • 0:00 Introduction
  • 1:49 Pourquoi la liturgie est-elle si importante ?
  • 7:48 Le concept de “ralliement” et ses implications.
  • 19:24 Vatican II : crise ou basculement inévitable ?
  • 30:53 Les deux rites et l’unité de l’Église.
  • 38:36 Redonner vie à la liturgie : des conseils concrets.
  • 40:16 Les catholiques et la politique : défis contemporains.
  • 50:49 Une liturgie unique à l’avenir (vers la réforme de la réforme) ?
  • 53:27 Message d’espérance pour les jeunes catholiques.

Mais qu’est-il vraiment reproché aux catholiques identitaires ?

Dans La Nef, Elisabeth Geffroy s’en prend à ce nouveau péché, affublé à certains catholiques. Extrait :

Mais qu’est-il vraiment reproché aux catholiques identitaires ? D’être « le symbole d’une dérive », celle d’un catholicisme de fermeture, de repli, par opposition au « catholicisme d’ouverture » (si l’on en croit un article de Libération publié en mars 2022 sur la Communauté Saint-Martin – nos chasseurs d’identitaires ne semblent d’ailleurs pas trop perturbés à l’idée de parler dans les termes initialement imposés par des ennemis revendiqués de la foi chrétienne; c’est fort dommage, cela aurait pu leur mettre la puce à l’oreille). Les « catholiques identitaires » sont aussi accusés d’absolutiser leur appartenance nationale et/ou religieuse au point de perdre la notion du relatif, au point de déconsidérer les autres cultures ou croyances, au point d’en faire l’unique objet de leur combat politique. Ou d’instrumentaliser la foi dans le Christ ou de la réduire à une défense civilisationnelle, à la promotion de la culture qui est fille du christianisme. Ou parfois simplement de défendre les racines chrétiennes de notre continent. Le spectre est large – et largement arbitraire. Et le problème manifeste.

La grosse part de ces usages renvoie en fait à la méthode habituelle d’une certaine gauche: invectiver pour criminaliser ou culpabiliser une opinion qui relève de la contingence et devrait faire l’objet de débats, non de blâme moral. Et au-delà même du fait que cette disqualification coupe l’herbe sous le pied de l’argumentation (qui n’a même plus besoin d’exister), les mots ne manquent pas si l’on tient tant à pointer certains défauts qui peuvent réellement exister: idolâtres, cœurs endurcis, égoïstes, esprits confus, hypocrites, fanatiques… Mais non, certaines voix et certaines plumes préfèrent le « mot-signal » qui clignote en rouge, et nous trouvent des « identitaires » derrière chaque pierre. C’est une paresse intellectuelle terrible que de succomber à un terme fourre-tout qui regroupe dans le même concept infamant des positions très différentes et fait obstacle à l’exercice normal de la pensée. En analysant le procès d’Eichmann, Hannah Arendt avait remarqué qu’il s’exprimait beaucoup par des clichés de langage, des expressions toutes faites utilisées mécaniquement, et que cela paralysait son imagination, l’enfermait d’autant plus dans son refus d’interroger la nature de ses actes. Renoncer au juste mot, c’est déjà préparer la défaite de la pensée. Toutes choses égales par ailleurs, sa leçon est claire: si l’on veut faire œuvre de pensée, on ne peut jamais se résoudre à confier notre discours à des mots qui ne sont qu’une lâche facilité de langage, une façon d’obscurcir la réalité au lieu de l’éclairer. À quoi bon prendre la plume si c’est pour reprendre à son compte et alimenter les confusions et simplifications qui abîment déjà le débat public ?

Quand on songe à tout ce que le beau mot d’identité charrie, on se dit que l’urgence devrait être à sauver son adjectif plutôt qu’à le salir. Car l’identité est chose noble et estimable, elle est ce qui nous permet de nous situer dans le grand monde des hommes, de ressaisir notre part d’héritage, d’appréhender ce qui nous singularise, ce qui nous est essentiel, ce qui demeure par-delà les changements continus, de tracer nos contours de façon à n’être pas un rien, ni un magma indéterminé: autant de choses qui devraient nous faire chérir l’identité et ne pas céder le monopole du terme à ceux qui la conspuent (ou la dévoient). Et ce d’autant plus quand on se dit de gauche et soucieux des pauvres qui nous entourent. Z. Bauman l’avait fort bien expliqué: l’élite anywhere tendanciellement « extra-territoriale » et « sécessionniste » peut jouer avec différentes identités et piocher les ingrédients de l’une ou de l’autre à sa guise, se servant dans le grand supermarché mondial des identités; les somewhere, les « gens du coin », ceux qui n’ont pas bougé quand tout a bougé autour d’eux, n’ont, pour leur part, qu’une seule identité disponible, celle de leur lieu, elle est tout à quoi ils peuvent se raccrocher, elle est tout ce qu’il leur reste d’un peu stable et permanent dans la liquéfaction de notre monde et tout ce par quoi ils peuvent se sentir appartenir à une communauté humaine finie. Dès lors, pourquoi dépenser autant d’efforts à mépriser les « tendances identitaires » au lieu d’œuvrer à consolider et réhabiliter nos identités (nationale, religieuse, culturelle) bien mal en point, actuellement fort peu conquérantes ou arrogantes, et qui sont le trésor le plus précieux des petites gens et de chacun? Mais il est vrai que cela requiert davantage d’imagination.

L’Université du Minnesota propose des “poupées de genre” avec l’argent des contribuables

Le Centre national pour la Santé du Spectre de Genre (NCGSH) de l’Université du Minnesota, financé par les contribuables, a lancé un projet visant à affirmer que “toutes les identités de genre et les expressions de genre sont valides”. Le site web du projet décrit ces “poupées de genre” comme des “poupées en papier classiques” pour lesquelles “les enfants peuvent choisir des corps, des organes génitaux, des vêtements et d’autres accessoires pour visualiser leur anatomie et leurs genres”. “Ces poupées ont été conçues par des artistes transgenres et de genres divers”, se vante l’activiste Ashley Finch, qui qualifie les poupées de “outil thérapeutique pour les enfants transgenres et de genres divers pour explorer comment ils se voient ou comment ils aimeraient se voir en termes d’identité de genre et d’expression de genre”. Le compte de médias sociaux Libs of TikTok a posté la vidéo sur X le lundi.

Source

La République macroniste dans ses oeuvres

Les démissions s’enchaînent au Conseil départemental de la Somme.

Mercosur : Emmanuel Macron doit interrompre la participation de la France aux négociations sur le prochain budget annuel de l’UE

La Commission européenne a annoncé l’aboutissement des négociations avec le Mercosur sur un accord de libre-échange. Ursula von der Leyen a salué un texte équilibré répondant aux préoccupations agricoles européennes.

Emmanuel Macron et son gouvernement ont jugé l’accord “inacceptable en l’état”. L’opposition politique française, de LFI au RN, accuse le président de ne pas défendre suffisamment les intérêts agricoles nationaux. Le secteur agricole français, par la voix de la FNSEA, dénonce un “coup de poignard” porté aux agriculteurs et envisage un durcissement de sa mobilisation contre cet accord controversé.

Marine Le Pen a déclaré sur X :

Alors même que l’Assemblée nationale a rejeté le traité de libre-échange avec le Mercosur, la Commission européenne, s’essuyant les pieds sur le vote souverain des députés, impose son diktat. Ce coup de poignard dans le dos du peuple français est une menace sans précédent contre notre démocratie et une fuite en avant autoritaire que la France ne peut tolérer.

Marion Maréchal estime que la France doit bloquer le prochain budget de l’Union européenne pour répondre à la provocation d’Ursula von der Leyen :

Ursula von der Leyen vient d’annoncer, depuis l’Uruguay, la conclusion d’un nouvel accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.

La présidente de la Commission européenne a choisi de mépriser la parole de la France qui n’a cessé de répéter qu’elle s’opposerait à cet accord. Un défi politique qui s’ajoute au déséquilibre commercial d’un texte qui sacrifie l’agriculture française pour exporter des voitures allemandes.

C’est un rapport de force politique qu’elle engage contre tous les Français, massivement hostiles à l’ouverture de nos marchés à une concurrence déloyale, mortifère pour notre secteur agricole et périlleuse pour notre santé publique.

Les partis politiques français s’opposent unanimement à la conclusion de ce traité. S’il s’inclinait devant la pression d’Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron approuverait un véritable coup de force en faveur du centralisme bruxellois.

Contributrice nette au budget de l’UE, la France a tous les moyens d’empêcher la ratification de cet accord au Conseil. Emmanuel Macron doit interrompre toute participation de la France aux négociations sur le prochain budget annuel de l’Union européenne.

Alors que la Commission européenne entend bafouer l’intérêt, la souveraineté et la place de la France, le chef de l’État n’a pas d’autre choix que de ne rien céder dans le rapport de force politique qui nous est imposé par Bruxelles.

D’un accord commercial déjà désastreux, Ursula von der Leyen a décidé de faire du traité avec le Mercosur une étape supplémentaire d’asservissement des nations européennes à un super État bruxellois.

Pour une fois en sept ans, Emmanuel Macron doit être à la hauteur de sa mission. C’est l’avenir politique de toute la France qui est en jeu.

Election annulée

Emmanuel Macron n’a pas été aussi loin que la Roumanie, cela lui aurait évité un Parlement ingouvernable. La Cour constitutionnelle de Roumanie vient d’annuler l’ensemble du processus électoral concernant l’élection du Président de la Roumanie et précise :

« Le processus électoral pour l’élection du Président de la Roumanie sera repris dans son intégralité, le Gouvernement fixera une nouvelle date pour l’élection du Président de la Roumanie, ainsi qu’un nouveau programme de calendrier pour la mise en œuvre des actions nécessaires. »

Le second tout devait avoir lieu dimanche prochain. Deux jours avant, la Cour constitutionnelle annule l’élection, sans donner aucun motif…

La même Cour constitutionnelle avait validé les résultats du premier tour le 2 décembre.

Calin Georgescu, le candidat « d’extrême droite », « complotiste », « pro-russe », etc., allait l’emporter… Son succès sur TikTok aurait été influencée par une opération de manipulation coordonnée par un “acteur étatique”, potentiellement la Russie.

CEDH : les étrangers expulsés pourront revenir en France. A quand la sortie de la CEDH ?

Suite à la dernière folie de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, faut-il sortir de cette institution ?

Voici l’éditorial de Charlotte d’Ornellas sur Europe 1 :

Et celui d’André Bercoff :

Les laïcards en guerre contre l’Avent

Après les crèches de Noël, les laïcards se déchaînent contre la période de l’Avent. Déjà dans l’Aisne, des directeurs d’écoles publiques se sont fait taper sur les doigts par leur hiérarchie pour avoir autorisé l’utilisation de calendriers de l’Avent dans leurs établissements.

Et on apprend que des laïcards s’opposent à ce que le département du Calvados donne une subvention à un collège pour un échange scolaire en Allemagne dont le thème est « Fêtes et traditions de l’Avent ». Et oui, il faut désormais des échanges scolaires culturels avec les pays d’Europe… sans évoquer leur culture et traditions.

Mi-novembre 2024, le conseil départemental du Calvados a accordé une subvention de 1 750 € au collège privé Saint-Paul, à Caen, pour un projet d’échange scolaire avec l’Allemagne. L’opposition s’inquiète du potentiel « caractère cultuel » de la démarche. Pour les élus Alexandra Beldjoudi, Elise Cassetto-Gadrat, Joël Jeanne, Francis Joly, Steve Lechangeur et Eric Vève, ce « projet subventionné présente un caractère cultuel puisqu’il vise explicitement l’Avent ».

« Musée, visites patrimoniales, activités sportives, ateliers culinaires… » : voici ce qui est au menu de l’échange, défend la vice-présidente, ne voyant « rien de cultuel et religieux ».

L’opposition demande à la préfecture « de déférer cette délibération à la censure du tribunal administratif de Caen ».

Les économistes français devraient s’intéresser au “turbo-libéral” président argentin Javier Milei

Novembre 2023, dans l’inénarrable Libération :

L’ultralibéral Javier Milei élu président, l’Argentine plonge dans l’inconnu

Décembre 2024, dans Le Temps (quotidien suisse) :

Après une année au pouvoir, Javier Milei est en passe de réussir le redressement de l’économie de l’Argentine

Son programme de coupes budgétaires «à la tronçonneuse» a réussi à maîtriser l’inflation et redonner confiance aux marchés. Presque un an après son intronisation, le 10 décembre 2023, Javier Milei a tenu ses promesses:

  • le déficit de l’Etat a été ramené à zéro,
  • le taux d’inflation mensuel est passé de plus de 12% lors de sa prise de fonction à moins de 3% aujourd’hui
  • les marchés financiers flambent.

Ces résultats sont dûs principalement aux coupes dans les budgets de l’Etat (éducation, santé, aide sociale et infrastructure publique) et à une amnistie fiscale au succès inespéré, avec 25 milliards de dollars rentrés au pays en moins d’une année. Plus l’Etat est obèse, plus il est impotent

Dans Centesimus annus, Jean-Paul II écrivait :

En intervenant directement et en privant la société de ses responsabilités, l’Etat de l’assistance provoque la déperdition des forces humaines, l’hypertrophie des appareils publics, animés par une logique bureaucratique plus que par la préoccupation d’être au service des usagers, avec une croissance énorme des dépenses. En effet, il semble que les besoins soient mieux connus par ceux qui en sont plus proches ou qui savent s’en rapprocher, et que ceux-ci soient plus à même d’y répondre. On ajoutera que souvent certains types de besoins appellent une réponse qui ne soit pas seulement d’ordre matériel mais qui sache percevoir la requête humaine plus profonde. Que l’on pense aussi aux conditions que connaissent les réfugiés, les immigrés, les personnes âgées ou malades, et aux diverses conditions qui requièrent une assistance, comme dans le cas des toxicomanes, toutes personnes qui ne peuvent être efficacement aidées que par ceux qui leur apportent non seulement les soins nécessaires, mais aussi un soutien sincèrement fraternel.

Une loi spéciale a permis de reconstruire Notre-Dame en 5 ans, en s’affranchissant des lourdeurs bureaucratiques. A quand une cure des appareils publics, permettant de redonner à l’économie toute sa vigueur ?

Vers la résiliation du contrat du dernier lycée musulman privé ?

L’État envisage de résilier l’agrément du lycée privé musulman Al-Kindi, près de Lyon, établissement musulman sous contrat. Des «manquements graves» ont été repérés lors de contrôles de l’inspection académique.

Ses représentants pourront se défendre le 12 décembre devant une «commission académique de concertation» et le préfet décidera dans «les semaines suivantes» s’il convient de résilier le contrat d’association.

La fin du contrat, qui mettrait notamment un terme à la rémunération des enseignants par l’État, «pourrait signer la faillite économique de notre établissement d’excellence», commente la direction d’Al-Kindi dans un communiqué.

Le rapport de l’inspection mentionne notamment la découverte de deux ouvrages radicaux dans le centre de documentation et d’information (CDI) du groupe scolaire, dont l’un faisant la promotion du djihad violent, des propos polémiques tenus par un professeur sur sa chaîne YouTube, l’existence de discriminations envers les filles dans le règlement intérieur, mais aussi des problèmes de gestion, avec une confusion entre les classes sous contrat et celles qui ne le sont pas.

L’ouverture du groupe scolaire Al-Kindi en 2007 avait suscité un bras de fer avec le recteur du Rhône qui s’était soldé par la démission de ce dernier. Aujourd’hui, près de 620 élèves y sont scolarisés du CP à la terminale et 80% de ses classes sont sous contrat.

Il est le dernier lycée musulman sous contrat depuis la résiliation de l’agrément du lycée Averroès de Lille.

Le Conseil de l’Europe abandonne son projet de résolution pour la légalisation de la prostitution

La commission égalité de l’assemblée parlementaire du conseil de l’Europe a décidé aujourd’hui d’abandonner le projet de résolution pour la légalisation de la prostitution.

L’avenir de la France ne passe pas par les retraites…

De Jean-Yves Le Gallous sur Polémia :

Malgré le respect dû aux anciens, l’avenir d’une nation et d’une civilisation ne passe pas par le niveau de ses retraites.

D’autant que l’équation est simple : comment maintenir le niveau des retraites quand le rapport entre le nombre des actifs et celui des rentiers diminue ?

Soit on reporte l’âge du départ en retraite (réforme Borne), soit on désindexe l’évolution de tout ou partie des retraites (budget Barnier).

S’opposer à tout – comme le font les syndicats, LFI et le RN, polarisé sur ce sujet de manière obsessionnelle –, c’est accepter une nouvelle augmentation de la dette.

Or elle est déjà de 3 250 milliards et les intérêts vont doubler dans les années à venir. C’est évidemment irresponsable.

Le RN aurait pu évoquer de grosses réductions des dépenses

Il est vrai qu’il y a des masses d’économies possibles.

  • Sur l’immigration. Et pas seulement sur les abus de l’aide médicale d’État.
  • Sur la transition énergétique : 25 milliards dépensés en pure perte.
  • Sur les subventions aux syndicats, aux associations, aux médias et aux agences auxquels on pourrait demander de se serrer aussi un peu la ceinture.
  • Sur les aides à des pays étrangers… moins endettés que nous !
  • Sur les universités qui accueillent de plus en plus d’étrangers et 320 000 étudiants en sciences (?) humaines et sociales

Mais pour ce faire, il aurait fallu affronter les vaches sacrées (et les intérêts sonnants et trébuchants) du politiquement correct.

Évidemment exclu de la part du Nouveau Front Populaire qui en vit.

Difficile aussi pour Barnier, soutenu (mollement) par l’extrême centre.

Mais il est étrange qu’on n’ait guère entendu sur ces sujets les 135 députés RN et UDR.

Pendant que Marine Le Pen tentait (vainement) d’amadouer ses juges en assistant assidument à son procès et que Jean-Philippe Tanguy minaudait sur les retraites, le train des dépenses nuisibles passait sans encombre. Quel gâchis !

Marion Maréchal appelle à un autre socle commun

Après la chute du gouvernement Barnier, Marion Maréchal appelle dans le JDD à former une alliance allant du RN à l’UDR en passant par la Droite républicaine et Horizons :

[…] La chute du gouvernement Barnier vient nous ramener à une idée simple : pour fonctionner, une coalition doit reposer certes sur une capacité au compromis mais d’abord sur un socle commun d’idées, et non uniquement d’intérêts ponctuels.

En attendant la victoire espérée du camp national aux prochaines élections législatives et présidentielles avec Marine Le Pen, je ne peux me résoudre à ne voir que la gauche et l’extrême gauche capables de proposer une majorité alternative durant cette phrase transitoire.

À cette lumière, un autre socle commun est-il possible ? Dans ces circonstances imposées, faisons preuve d’audace et imaginons, en concédant qu’un socle qui rassemblerait le centre droit et le camp national n’est pas le scénario idéal. Un socle qui pourrait reposer sur des principes déjà évoqués plus haut : des économies sur le train de vie de l’État et une baisse des impôts, de solutions face à l’immigration incontrôlée, le retour à l’ordre et à la sécurité ; in fine une politique permettant la sacro-sainte « stabilité » dont nous avons beaucoup entendu parler depuis lundi.

Considérant qu’aucune majorité n’est possible, on peut néanmoins constater qu’une telle alternative serait à la fois plus légitime démocratiquement en nombre de voix obtenues mais aussi plus solide. Le cumul des députés RN et apparentés, UDR, Droite républicaine, Horizons et non-inscrits de droite monterait déjà à 223 députés, là où le socle commun du gouvernement Barnier n’en comptait que 210. L’on pourrait même imaginer aller au-delà et convaincre quelques individualités parmi les députés MoDem, LIOT ou au sein des élus de centre droit du groupe macroniste. La majorité absolue ne serait même plus si éloignée…

Il ne semble pas si invraisemblable que certains d’eux soient sensibles à l’aspiration d’une grande majorité des Français de réduire l’immigration, l’assistanat et le racket fiscal. Faut-il rappeler que sur le sujet perçu comme le plus clivant, les électeurs macronistes, LR et RN sont d’accord, entre 70 et 80 %, pour réduire l’immigration selon les enquêtes d’opinion.

La perspective semble folle ? Vu d’ici oui, mais je me vois forcée de convoquer une fois de plus les exemples européens. En Italie, au sein du gouvernement menée par notre alliée Giorgia Meloni, siègent des ministres de la Lega (parti allié au RN) et de Forza Italia (alliés de LR au sein du Parti populaire européen, groupe de centre droit). Allons un pas plus loin encore ? En Hollande, se côtoient au sein du gouvernement une vice-Première ministre du PVV de Geert Wilders, allié du RN, et une autre vice-Première ministre du VVD, parti centriste allié à Renaissance au Parlement européen.

Je sais bien que cela semble impossible aujourd’hui, en l’état actuel tant des forces que des esprits. Mais la politique n’est-elle pas, selon les mots prêtés au cardinal de Richelieu, « l’art de rendre possible ce qui est nécessaire » ? À défaut d’y parvenir, peut-on au moins s’autoriser à y réfléchir ?

Canal + annonce le retrait de ses chaînes payantes de la TNT, se libérant ainsi de l’obligation d’investir dans le cinéma français

Le groupe Canal+ a annoncé le retrait, à partir de juin 2025, de ses quatre chaînes payantes sur la TNT (Canal+, Canal+ Cinéma, Canal+ Sport, Planète), en réaction notamment au non-renouvellement de la fréquence de C8. Les clients encore dépendants de la TNT – 70 000 personnes à la fin de septembre, selon Canal+ – se verront proposer « les équipements nécessaires afin qu’ils puissent continuer à profiter de l’ensemble des programmes de leurs chaînes sur d’autres modes de diffusion ».

Le groupe conservera toutefois deux chaînes en clair sur la TNT après la disparition annoncée de C8 le 28 février : la chaîne d’info CNews et CStar, mêlant musiques et magazine.

Ce rebondissement survient alors que l’Arcom doit finaliser dans les prochains jours le processus de réattribution de 15 fréquences TNT en 2025, dont C8 a été exclu.

Avec cette annonce de retrait de la TNT payante, le groupe Canal met un couteau sous la gorge de l’ARCOM concernant le cas C8 : il en va du financement du cinéma français.

Réparation du 1er samedi du mois (Fatima)

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Dans notre pays, où les récents événements sataniques de Toulouse, montrent une dérive de plus en plus inquiétante il est temps de se recentrer sur cette dévotion essentielle des 1ers samedis du mois demandée par Notre Dame de Fatima.

Depuis plusieurs années, de très nombreux fidèles rejoignent l’Alliance des 1ers samedis mois et ont créé de nombreux groupes locaux en France https://salve-corda.org/carte-cites-premiers-samedis/ pour réaliser ensemble ces 1ers samedis.

Pour participer vous trouverez les informations sur la demande de Notre Dame sur le site de l’Alliance: www.salve-corda.org et chaque mois vous pouvez vous inscrire pour recevoir la méditation du mois sur un mystère du Rosaire.

Méditation du 5ème mystère douloureux :

LA CRUCIFIXION

Nous terminons le cycle de cinq premiers samedis sur les mystères douloureux et méditons aujourd’hui sur la Crucifixion. Ce mystère est insondable. L’Amour infini de Jésus est mêlé à des souffrances indicibles et cela nous plonge à la fois dans l’admiration et dans l’effroi.
Comment comprendre tout cela ? Nous avons besoin d’être guidé et c’est la Christ Lui-même qui va le faire. Sur sa Croix, au milieu des trois heures de son silence, le Christ va prononcer sept paroles. Les trois premières vont exprimer son Amour pour nous, les deux suivantes ses souffrances, et le deux dernières l’abandon dans la volonté de son Père. Comme pour le Notre Père qui comporte sept prières, ces sept paroles du Christ sur la Croix sont un enseignement qui résume et achève sa mission de rédemption.

1/ « Mon Père ! pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! (Lc 23, 34) »
Après nous avoir enseigné le pardon dans le Notre Père, Jésus le met lui-même en pratique et nous en donne un sublime exemple. Plongeons-nous dans ce pardon de la Croix. Il est à l’agonie dans des souffrances atroces, moqué, insulté, humilié, paralysé par les clous, couronné d’épines. Il voit en même temps le Cœur de sa Mère transpercé de douleur. Et face à cela, sa première parole est un pardon… Alors chaque fois que nous aurons nous-même du mal à pardonner revenons à cette Croix et contemplons les paroles de notre divin Maître.

2/ « Je te le dis en vérité : tu seras aujourd’hui avec moi dans le paradis (Lc 23, 43) »
Le passage du bon Larron est le plus merveilleux et le plus consolant pour nous. Il est la démonstration des premières paroles de pardon de Jésus. C’est aussi un enseignement pour nous montrer les conditions de ce pardon. Car contrairement à une erreur moderne très répandue aujourd’hui, l’effet de la Miséricorde de Dieu n’est pas automatique. Sinon l’enfer, montré aux enfants de Fatima, n’existerait pas et nous irions tous au Ciel. Dieu offre sa Miséricorde à tous les hommes, certes, mais le résultat dépend de nous. Pour être pardonnés nous devons faire comme le bon larron. Saint Alphonse de Liguori résume son attitude « Il crut, il se repentit, il proclama, il aima, il eut confiance, il pria. ». Et sa prière à Jésus crucifié fut si belle, si simple, si humble. « Souvenez-vous de moi quand vous serez dans le paradis ». Quel exemple ! Oui voilà l’attitude de foi et de contrition que nous devons avoir pour que Dieu nous pardonne. Le mauvais Larron refuse de regretter ses fautes. Jésus ne lui adresse même pas la parole. A l’inverse, après un petit acte de foi et de contrition, le Bon Larron reçoit en retour un déluge d’Amour de Jésus. Constatons avec quelle vitesse Dieu rentre dans une âme et la bouleverse dès qu’elle se repend ! En une fraction de seconde, Dysmas est canonisé par le Christ lui-même ! Lui le brigand. Quelle espérance pour nous si nous suivons l’exemple de Saint Dysmas.

3/ « Femme, voici votre fils. Fils Voici votre Mère (Jn 19, 26-27) »
Le troisième acte d’Amour du Christ va nécessiter un autre “Fiat“ de la Sainte Vierge. En effet, regardons la scène. Saint Bernard dit que “sur le Calvaire, ces deux grands Martyrs, Jésus et Marie souffraient en silence : l’excès de la douleur qui les oppressait leur ôtait la faculté de parler. La Mère regardait son Fils agonisant sur la croix, le Fils regardait sa Mère agonisant au pied de la croix et mourant de compassion pour les peines qu’il endurait.“ Et tout à coup Jésus lui annonce qu’Elle a désormais un autre fils, le genre humain tout entier dont une partie est en train de tuer son Fils. Comment ne s’est Elle pas offusquée à ces paroles ? Comment, dans sa douleur inexprimable, Elle n’a pas au moins murmuré ? Comme à l’Annonciation, Elle suit la volonté de Dieu dans une obéissance totale. Et de l’autre côté, quelle abnégation de Jésus. Nous donner, la personne à qui il tient le plus après son Père : sa propre Mère. Nous La donner à nous, qui sommes indignes d’Elle. Et ce n’est pas tout. En nous faisant enfants de sa Mère, il fait de nous son corps mystique. Oh doux Jésus vous aurez tout donné par Amour pour nous. Non content de déjà donner votre vie, vous nous donnez votre Mère.

4/ « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ? (Mt 27, 46) »
Ces paroles semblent au premier abord étranges venant de la bouche de Jésus, Lui qui est Dieu. Cet abandon cruel qui lui arrache ce cri est tout d’abord nécessaire à la justice divine. En effet Jésus doit expier à notre place notre propre abandon de Dieu. Ne l’abandonnons-nous pas régulièrement en commettant nos péchés, mais aussi en passant parfois des journées sans prier ou sans penser à Lui ? Allons-nous le voir dans les églises chaque jour, même cinq minutes, ou nous l’abandonnons dans son tabernacle ? Ensuite, Jésus veut nous montrer par ces paroles sur la Croix combien il a dû souffrir pour notre rédemption. « Ce fut en outre pour nous faire connaître combien il souffrit en mourant. On eût pu croire que, Jésus-Christ étant homme et Dieu, sa divinité aurait empêché les tourments de lui causer de la douleur ; pour écarter ce soupçon, il voulut témoigner par ce cri plaintif que sa mort fut la plus douloureuse que jamais un homme ait endurée, et que, tandis que les Martyrs furent soutenus dans leurs tourments par les consolations divines, lui, comme Roi des Martyrs, il voulut mourir privé de tout adoucissement, et satisfaire en toute rigueur à la divine Justice pour tous les péchés des hommes.» expliquera Saint Alphonse de Liguori.

5/ « J’ai soif ! (Jn 19, 28) »
Jésus exprime ici une soif physique épouvantable due à la perte de tout son sang et au supplice de la crucifixion connu pour créer ce tourment. Mais il subit tant d’autres souffrances. Les clous, la couronne d’épines, la peau arrachée, … Pourquoi choisit-Il d’exprimer celle-là ? Car au-delà de l’aspect physique, cette phrase exprime une réalité mystique fondamentale qui rejoint la souffrance de l’abandon : Jésus crie sa soif d’amour des hommes ingrats. Cette parole annonce les apparitions de Paray-Le-Monial où Notre Seigneur viendra instituer le culte du Sacré Cœur pour nous montrer son Amour infini à travers son Cœur de chair tout en nous exprimant sa tristesse infinie de n’avoir en retour que des “ingratitudes“. Car cette soif de notre amour est toujours là. Jésus est avec nous sur la terre jusqu’à la fin du monde. A chaque Messe, lors de la consécration, Il renouvelle son sacrifice de la croix de façon réelle mais non sanglante. Et à chaque Messe il crie sa soif devant tant d’indifférence renouvelée de la part des fidèles. Combien sommes-nous à lui donner du vinaigre par notre attitude irrévérencieuse, par notre indifférence du cœur, par nos pensées ailleurs, par nos bavardages, etc. Alors pour ne pas céder à la distraction, surtout lors de la communion, fermons les yeux et pensons à Jésus crucifié en redisant ses paroles : J’ai soif. Notre communion ne sera plus la même et note cœur sera transformé.

6/ « Tout est accompli ! (Jn 19, 30) »
Cette avant dernière phrase du Christ trouve une préfiguration dans le miracle de Cana. Les serviteurs vont en effet verser l’eau dans les jarres jusqu’au bord. Le Christ a lui aussi accompli son œuvre jusqu’au bout. Il a fait la volonté de son Père dans une perfection totale. Et comme pour Cana, cette perfection du Christ dans l’obéissance à son Père va permettre le miracle de la Rédemption. Comme l’eau transformée en vin, l’Homme coupé de Dieu sera transformé en enfant de Dieu. Tout en annonçant cela, Jésus montrera par ailleurs qu’il est le maître de la vie. Il aurait dû mourir bien avant la Croix tant ses tortures préalables étaient suffisantes pour tuer un homme normal. Mais c’est lui qui décide et Il attend que tout soit accompli.

7/ « Mon Père ! je remets mon âme entre vos mains (Lc 23, 46) »
Nous y sommes. Jésus va vivre maintenant la dernière épreuve de tout être humain : la mort, séparation de l’âme et du corps, conséquence du péché. Mais s’il veut vivre la mort comme nous, pour nous sauver, il ne la subit pas car il est plus puissant que la mort. C’est donc Lui qui décide quand il va mourir, quand il va faire le sacrifice de sa vie pour nous. En lançant ce cri ultime sur la Croix, Jésus veut aussi remettre nos propres âmes dans les mains de son Père en même temps que la sienne. Sublime charité de Jésus. Saint Athanase explique que “Jésus-Christ, en se recommandant lui-même à son Père, lui recommanda pareillement tous les fidèles, qui devaient recevoir par lui le salut éternel, parce que la tête et les membres ne forment qu’un seul corps.“ Cette dernière parole de Jésus crucifié, nous devrons la dire à la fin de notre vie dans une profonde et humble imitation de Jésus-Christ. Imaginons-nous mourir, là, dans une minute. Fermons les yeux et redisons : Mon Père ! je remets mon âme entre vos mains. Alors immanquablement nous viendra cette question : quel est l’état de l’âme que je vais remettre au Père ? Et c’est là que nous devrons faire comme le bon larron, Saint Dysmas.

Alliance “1ers samedis du mois“

Menaces sur la liberté religieuse des chrétiens au Rajasthan

L’Etat du Rajasthan, en Inde, gouverné par le Bharatiya Janata Party (BJP) pro-Hindou, est au cœur d’une vive polémique suite à la proposition d’une loi anti-conversion sévère.

Selon l’Union des Nouvelles Catholiques Asiatiques (UCA News), le gouvernement de l’État, dirigé par le chef ministre Bhajan Lal Sharma, a récemment approuvé un projet de loi visant à empêcher les conversions religieuses soi-disant “forcées”. Le Rajasthan deviendrait ainsi le 12e État indien à mettre en place une telle législation, critiquée pour cibler injustement les minorités religieuses, notamment les chrétiens dans les zones tribales.

L’activiste chrétienne Minakshi Singh a dénoncé la législation proposée comme anticonstitutionnelle, soulignant que les Chrétiens indiens n’entreprennent pas de conversions par la force ou par appât du gain. Selon le cardinal-archevêque de Bombay, Mgr Michael, ces lois sont utilisées pour intimider et harceler les minorités religieuses, sans pour autant aboutir à des condamnations effectives.

Source

« Clef de voûte » de la Ve République, le Président de la République doit démissionner

Intéressante réflexion de François Choisel, qui rappelle que le Président de la République est la « clef de voûte » de nos institutions. Cela signifie que le régime de la Cinquième République est présidentiel.  Or maintenir le Président en première ligne suppose qu’il ait objectivement le poids politique lui permettant de le faire, autrement dit que sa légitimité démocratique soit intacte. Or elle ne l’est pas :

En décidant de provoquer des élections législatives sitôt connu le résultat de l’élection européenne, Emmanuel Macron l’a lui-même anéantie en considérant qu’elle venait d’être détruite et qu’elle devait être retrouvée dans les urnes. Il aurait pu, comme on s’y attendait, nier qu’on fût en droit de tirer quelque conséquence majeure de ce scrutin secondaire, pas plus qu’on n’en eût tiré d’élections régionales, départementales ou municipales. Et on l’aurait suivi. Mais il ne l’a pas fait.

Et, comme le dit encore le fondateur de la Cinquième République, lorsque les élections ont lieu après une dissolution, à la différence de celles qui se déroulent à leur date normale, c’est une question de confiance que le Président pose au pays. « Alors, si le Président est désavoué par le peuple, il doit évidemment s’en aller, qu’il l’ait ou non annoncé. »

Et s’il le doit, ce n’est pas seulement parce que c’est un devoir démocratique de se retirer quand le peuple vous rejette, c’est parce que, de fait, il n’est plus l’incarnation légitime de la volonté nationale, qu’il n’a plus la force politique nécessaire pour exercer pleinement son rôle. Il n’y a plus de Président, seulement un « locataire de l’Élysée », un locataire à qui son congé a été signifié. Le palais présidentiel ne peut plus être autre chose qu’une « maison vide ».

Or sans clef de voûte, l’édifice constitutionnel s’écroule, le monde politique, toutes tendances confondues, est frappé d’impuissance. La crise est là. Ce qui importe n’est donc pas de se demander s’il faut chasser du pouvoir un vaincu des urnes, mais de retrouver à la barre un Président ayant l’appui explicite du peuple souverain et qui par cela seul, quel que soit l’équilibre des forces au Parlement, et grâce à notre judicieuse Constitution, soit en capacité de gouverner.

Pour cela, il faut un nouveau sacre populaire, une nouvelle élection présidentielle.

I-Média – Macron : les médias le lâchent

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur les deux manifestations qui ont eu lieu à Romans-sur-Isère, l’occasion pour nos médias de faire un peu de manipulations démagogiques.

Et puis la phrase de la semaine, c’est Emmanuel Macron qui a déclaré en pleine censure de son gouvernement, qu’il restera président jusqu’à la dernière seconde, alors même que les médias semblent le lâcher doucement.

On n’oubliera pas les pastilles de l’information et pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Yann Barthès.

https://m.youtube.com/watch?v=6Xt0S8TE4_s

 

Le combat pro-vie est mondial!

Avec quelque 300 élus et dirigeants pro-vie et pro-famille de 45 pays d’Afrique, d’Amérique (notamment latine) et d’Europe, j’ai participé les 1er et 2 décembre dernier au sommet du Political Network for Values (PNfV) à Madrid. Nous y étions reçus au sénat grâce notamment à l’action des sénateurs espagnols Fernando Carbonell et Javier Puente (mais aussi à celle de Jaime Mayor Oreja, ancien ministre espagnol et ancien président du Political Network for Values, que nous connaissons mieux, en France, comme président de la fédération One of Us). Parmi les orateurs, on notait la présence des Français Gregor Puppinck, directeur de l’ECLJ (dont le discours a été publié sur votre blogue préféré hier) et Nicolas Bay, député européen.

Ce sommet fut l’occasion d’un déferlement de haine du lobby de la culture de mort (j’ai beau avoir un peu d’expérience des manifs gauchistes, cela fait drôle d’entendre la messe, célébrée par le nonce apostolique en Espagne, perturbée par des hurlements hystériques réclamant le “droit à l’avortement”…). Ce sommet fut aussi, de façon plus constructive, l’occasion pour le président du PNfV José Antonio Kast (ancien candidat à la présidence de la République du Chili) de passer la main au député croate au Parlement européen Stephen Bartulica.

Quelques semaines plus tôt, le Salon beige avait participé à l’organisation d’un Congrès européen de la famille à Dubrovnik en Croatie. C’est d’ailleurs à cette occasion que j’avais rencontré pour la première fois Stephen Bartulica qui m’avait notamment montré, à quelques dizaines de mètres de l’endroit où nous prenions notre petit-déjeuner devant une vue à couper le souffle, une petite île où les communistes de Tito avaient assassiné juste après la guerre tout ce que la ville comptait d’intellectuels catholiques… (Il n’est jamais inutile de se souvenir de nos héros et de nos martyrs pour retrouver le courage de nous battre quand la lassitude nous gagne!) Là aussi, de nombreux élus, intellectuels et dirigeants associatifs pro-vie et pro-famille étaient présents (parmi lesquels la députée française au Parlement européen Laurence Trochu qui venait de transmettre la présidence du Mouvement conservateur à Marion Maréchal).

Ces réunions existent certes depuis de nombreuses années. Mais ce qui est nouveau, c’est que des membres de gouvernements de certains pays européens y participent. C’est-à-dire que nous sommes moins “marginaux” que nous ne l’étions voici 20 ou 30 ans! Et, surtout, les thématiques de défense de la vie innocente, de la famille naturelle ou de la liberté de dire la vérité sont désormais beaucoup plus fédératrices qu’elles ne l’étaient. Voici dix ans, une réunion comme celle de Madrid aurait été annulée par la “droite”; cette année, la gauche n’a pas pu s’y opposer. C’est que la gauche “progressiste” a été si loin dans ses délires que la démocratie chrétienne du PPE, naguère frileuse sur ces questions, n’hésite plus à s’afficher aux côtés de dirigeants comme Giorgia Meloni ou Viktor Orban. Cela inquiète beaucoup la presse “bien-pensante” mais c’est pour nous un fantastique espoir. Alors qu’aujourd’hui, le principal “intergroupe” au Parlement européen est l’intergroupe LGBT, il devient envisageable que la défense de la famille naturelle devienne dans les prochaines années la principale cause transpartisane. En sens inverse, il devient de plus en plus commun de penser que l’on ne peut pas sérieusement s’opposer à l’invasion migratoire sans défendre la natalité et donc la vie innocente et la famille naturelle. En un sens, les positions conservatrices de Viktor Orban, d’ECR ou du PiS apparaissent de plus en plus pour ce qu’elles sont en réalité: centristes et non extrémistes comme veulent les présenter les médias dominants dont le logiciel interprétatif est aussi périmé que celui du sieur Macron! Quand on voit, aux Etats-Unis, des élus démocrates de premier plan critiquer le wokisme et la fameuse “intersectionnalité des luttes” (principales causes de l’échec de Kamala Harris), on mesure que le macronisme et la plateforme idéologique de LFI n’ont guère d’avenir (ce qui ne signifie pas qu’ils ne peuvent pas gagner dans les urnes, c’est une toute autre question).

Bref, il y a du pain sur la planche, mais les perspectives sont enthousiasmantes!

Guillaume de Thieulloy

Interdire les mutilations de mineurs serait du racisme?

La juge de la Cour Suprême américaine, Ketanji Brown Jackson, a comparé, lors de la récente audience pour l’affaire United States v. Skrmetti, les interdictions de changement de sexe chez les enfants aux prohibitions de mariage interracial. Cette affaire concerne la loi du Tennessee interdisant les procédures médicales de changement de sexe pour les mineurs. Jackson a établi un parallèle avec l’affaire Loving v. Virginia de 1967, où la Cour suprême a annulé l’interdiction du mariage interracial en Virginie. Nous avons en Europe le point Godwin; manifestement, aux Etats-Unis, le racisme joue le même rôle et permet de discréditer tout et le contraire de tout, que les questions raciales soient impliquées ou non!
Source

Des soins, pas l’euthanasie!

Communiqué d’Alliance Vita:

Avec le vote de la motion de censure contre le gouvernement de Michel Barnier, l’examen du texte sur la fin de vie, annoncé début février, est certes suspendu mais pas les urgences pour le système de santé et les soins palliatifs et malheureusement pas non plus les revendications pro euthanasie. La proposition de loi portée par le député Falorni pourrait survivre à un remaniement gouvernemental.

A l’heure où l’instabilité politique domine, seules les préoccupations prioritaires des Français devraient mobiliser les parlementaires : réparer le système de santé et garantir l’accès aux soins, relever le défi du vieillissement de la population en adoptant une loi grand âge, autant de vrais enjeux que doivent saisir les politiques sans attendre.

Depuis le lancement de sa campagne « J’attends des soins, pas l’euthanasie ! », Alliance VITA a récolté des milliers de témoignages illustrant les embouteillages croissants dans les parcours de soins : « Après une attente trop longue pour avoir un rendez-vous et un diagnostic, le cancer de ma jumelle a évolué plus vite que les soins. À mon immense chagrin j’ai perdu ma sœur faute d’un diagnostic rapide et traitement avant que ce soit trop tard. »

Les législateurs auraient tort d’ignorer ces difficultés ; pire, ils commettraient l’irréparable en y répondant par la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie. Veut-on que des personnes en souffrance se tournent vers la mort provoquée par défaut d’accès aux soins ?

Alliance VITA demande que la priorité soit donnée aux besoins de nos concitoyens : les Français attendent des soins … Les politiques doivent répondre en urgence à ces attentes, et ne surtout pas voter une loi ultralibérale d’euthanasie.

J.K. Rowling révèle les attaques qu’elle a subies pour avoir osé critiquer l’idéologie de genre

Dans un post viral sur les réseaux sociaux, l’auteur de la saga “Harry Potter” détaille le traitement brutal qu’elle a subi pour avoir publiquement critiqué l’idéologie de genre radicale. Elle dit avoir reçu “des milliers de menaces de meurtre, de viol et de violence”. “Une femme trans a publié l’adresse de ma famille avec un guide de fabrication de bombes”, révèle l’auteur britannique des livres “Harry Potter” dans un post viral du 2 décembre sur les réseaux sociaux, faisant référence à une attaque en ligne appelée “doxxing”, qui a pour but de mettre en danger quelqu’un en révélant publiquement où cette personne vit. “Je pourrais écrire un essai de vingt mille mots sur les conséquences pour moi et ma famille, et ce que nous avons enduré n’est RIEN comparé au mal infligé à d’autres.” Cette déclaration de Rowling fait suite à un article publié le 26 novembre dans le New York Times dans lequel certains militants transgenres critiquent les tactiques “confrontationnelles” adoptées par certains activiste de ce mouvement. Comme le souligne Rowling, “beaucoup ont perdu leur gagne-pain” en plus d’être annulés, menacés et ostracisés, et “certains ont été agressés physiquement par des activistes trans”. Une affaire portée devant la Cour suprême des États-Unis mercredi concernant l’interdiction par le Tennessee des procédures de transition de genre pour les enfants a également mis en lumière de manière peu flatteuse l’idéologie transgenre radicale. La loi était une réponse à une enquête de 2022 menée par Matt Walsh de The Daily Wire, qui a enregistré des professionnels de la santé dans l’État discutant des procédures transgenres comme “une grande source de profit” et pressant les médecins d’ignorer leurs croyances religieuses ou de faire face à des “conséquences”. “Maintenant que le paysage politique a changé, certains victimes de leur propre rhétorique se réveillent avec un sacré mal de tête”, ironise Rowling dans son post sur les réseaux sociaux. “Ils commencent à se demander s’il était judicieux de traiter de ‘nazis’ les féministes de gauche qui souhaitaient des centres réservés aux femmes pour accueillir les victimes de viol. Peut-être que les parents qui soutiennent que les garçons ne devraient pas priver leurs filles d’opportunités sportives pourraient avoir un point? Peut-être le fait de laisser n’importe quel homme qui dit ‘je suis une femme’ dans les vestiaires avec des filles de douze ans pourrait avoir des conséquences, après tout?”
Source

“L’Etat de droit” vu par le “camp du bien”

Selon Politico (qui n’a pas la réputation d’être un média “conspirationniste”!), après avoir gracié son propre fils poursuivi pour corruption, évasion fiscale et blanchiment, Joe Biden réfléchirait actuellement à gracier préventivement (sic!) plusieurs personnalités qui pourraient être visées par Donald Trump, lorsque ce dernier entrera en fonction. Parmi les noms évoqués, on trouve le Dr Fauci, bien connu pour son action covidique, le sénateur démocrate Adam Schiff, ou l’ancienne députée républicaine Liz Cheney. Imaginez une seconde que Viktor Orban ou le PiS polonais fasse quelque chose d’approchant: que n’entendrait-on pas sur “l’état de droit” menacé par les “dérives autoritaires” de ces dirigeants. Mais là, ça va, c’est pour la bonne cause!

Etats-Unis : un intérêt croissant pour le catholicisme parmi les jeunes, qui voient dans la foi l’antidote le plus efficace à la modernité

Extrait d’un article de Nathaniel Peters, directeur du Morningside Institute, chercheur à l’Institute for Human Ecology de l’Université catholique d’Amérique, et contributeur et membre du comité de rédaction de Public Discourse, dans La Nef, dont le dossier est consacré aux intellectuels catholiques américains :

[…] Dans les semaines précédant l’élection, j’ai parlé avec un prêtre et un laïc travaillant dans des aumôneries d’universités d’élite aux ÉtatsUnis et au Canada. Ils m’ont tous deux parlé d’un intérêt croissant pour le catholicisme parmi les jeunes, en particulier parmi les jeunes hommes qui voient dans la foi l’antidote le plus efficace à la modernité. Ces jeunes hommes veulent un cadre de vie qui explique et combatte le courant progressiste dominant, un cadre qui leur dise comment vivre – même s’ils sont irrités par certaines de ses exigences. Ils veulent savoir comment être des hommes bons dans cette société méritocratique insatisfaisante, surtout s’ils sont enfants de divorcés ou s’ils ont perdu tout lien avec leur père. Ils font partie de ceux qui ont été profondément attirés par le postlibéralisme. Et ils ressemblent beaucoup à J.D. Vance, qui, en 2020, a publié l’histoire de sa conversion dans The Lamp, une revue de lettres fondée par de jeunes catholiques postlibéraux. […]

En 2024, les arguments du postlibéralisme n’ont plus l’éclat de la nouveauté ou de la controverse. Leur étoile a pâli parmi de nombreux catholiques – mais pas tous. Il y a plusieurs raisons à cela. De nombreux intellectuels catholiques ne sont toujours pas convaincus par les arguments postlibéraux, et surtout par leur façon de débattre en ligne. Certains anciens disciples ont l’impression que le postlibéralisme n’est en réalité qu’un progressisme pour conservateurs – un désir d’intervention gouvernementale forte, mais avec notre main sur le gouvernail. De récentes décisions de la Cour suprême ont réduit les pouvoirs des agences administratives que Adrian Vermeule désignait comme des moyens d’entrisme. Et certains auteurs postlibéraux sont passés à autre chose. […]

Mais même si le postlibéralisme catholique n’est plus l’avant-garde intellectuelle, le populisme est prêt à façonner les prochaines années de la politique américaine. Il se pourrait que l’héritage durable du moment postlibéral ne soit pas d’avoir resacralisé l’espace public, mais d’avoir édifié une base programmatique populiste cherchant à combattre les institutions élitistes, à protéger les travailleurs américains et à soutenir les familles américaines. En tant que vice-président, J.D. Vance aura une grande marge de manœuvre pour influencer la feuille de route de Trump. Dans la première administration Trump, Mike Pence l’a fait, jusqu’à un certain point. Mais comme Pence l’a appris, et comme nous le voyons dans les nominations de son cabinet, le président Trump privilégie avant tout la loyauté personnelle. L’égoïsme, le chaos et l’amertume peuvent facilement saboter un programme gouvernemental. […]

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services