“L’islam nous ramène à la question religieuse. C’est un grand paradoxe de notre histoire”
Hier au soir au palais des Congrès de Versailles, Eric Zemmour et Eric Naulleau, réunis par l’association Les Eveilleurs, ont évoqué, devant environ un millier des personnes, les racines chrétiennes de la France, l’islamo-gauchisme, le wokisme…
Interrogé sur la notion de “judéo-christianisme”, Eric Zemmour a rappelé qu’il était bien conscient de l’opposition entre judaïsme et christianisme, mais a insisté sur le fait que le christianisme a réussi à faire la synthèse entre les civilisations juives, grecques et romaines. Cette synthèse c’est le catholicisme qui a fait la France. Et la République dite française s’échine à déchristianiser la France, au point de la faire disparaître :
“Le pays a été tellement déchristianisé que les catholiques sont devenus minoritaires. Sans eux, la France n’est plus la France”
Concernant l’alliance paradoxale entre islamistes et wokistes, “il n’aura échappé à personne que les LGBT c’est pas vraiment le genre de beauté des islamistes”, les deux intervenants ont souligné la caractère d’idiots utiles du milieu LGBT+ comme de Jean-Luc Mélanchon, dont 2027 constitue le dernier tour de piste, tandis que les islamistes ont l’éternité devant eux, avec notamment le pouvoir démographique.
Eric Zemmour a décortiqué la stratégie des Frères musulmans, qui utilisent notre droit, et notamment notre notion de liberté individuelle, pour le retourner contre notre civilisation. Quand une femme voilée explique qu’elle porte le voile par choix libre et personnel, c’est totalement faux car cette notion d’individu libre est absente dans l’islam, où tout n’est que soumission, comme le signifie le terme d’islam, tandis que le concept de personne libre a été inventée par la civilisation chrétienne. Quant aux wokistes, ils illustrent cette célèbre citation de Chesterton, “le monde est plein de vertus chrétiennes devenues folles”. La liberté étant décorrellée de la vérité, n’importe quel olibrius peut se déclarer homme, femme, chaise ou fer à repasser…
Interrogés sur des raisons d’espérer, Eric Naulleau, pourtant assez pessimsiste (il se définit comme président du parti ‘foutuiste’) souligne
“Je suis pessimiste mais je crois que si on reprenait le contrôle de l’école, tout ne serait pas fichu”
Quant à Eric Zemmour, il s’est réjouit de la forte affluence au pèlerinage de Chartres et de la croissance du nombre de baptême d’adultes, même si cela ne compense pas la chute des baptêmes à la naissance.
La prochaine soirée des Eveilleurs aura lieu le 15 décembre autour de Philippe de Villiers.
Conférence – “Rebâtir la civilisation chrétienne” (Fraternité Saint-Ephrem)
En cette année anniversaire de Quas Primas (1925), Augustin Marie Bréchard de la Fraternité Saint-Ephrem a donné une conférence à la Cocarde étudiante lilloise, le 13 novembre 2025. Guidé par la pensée française de Jacques Maritain, Rémi Brague et Gustave Thibon, il rappelle que “le renouvellement de l’ordre social selon les principes chrétiens sera une œuvre de sainteté, sans quoi il ne se produira pas du tout.” Il rappelle aussi les enseignements de l’Église catholique, de sa Doctrine Sociale, de son catéchisme, de ses encycliques, elle qui est la première protectrice de la “civilisation chrétienne.”
Il cite aussi le professeur Plinio Correa de Oliveira, fondateur de la TFP et auteur de “Révolution et Contre-Révolution”, ainsi que Rod Dreher.
L’audio de la conférence est disponible via ce lien :
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Mariage civil : en 1793, le bref apostolique méconnu du Saint-Siège à l’évêque de Vendée
Article paru sur le site internet de La Nef :
“Le 28 mai 1793, alors que la Terreur bat son plein et que la première Guerre de Vendée est entamée, le Saint-Siège publie le bref apostolique Perlatae Sunt, adressé à l’évêque de Luçon. En effet, sollicité par écrit par son clergé, Mgr de Mercy, évêque réfractaire réfugié à l’étranger, avait demandé au Saint-Siège de se positionner sur les consignes à donner à son diocèse concernant le mariage civil. Celui-ci avait été instauré en 1792, et était à l’époque une simple déclaration des mariés à effectuer devant la municipalité indépendamment du mariage catholique. Par ailleurs, notamment à cause des troubles liés à la Constitution civile du clergé, les curés légitimes étaient absents pour la majeure partie des fidèles. Il est intéressant d’étudier la ligne de Rome sur le mariage civil durant cette époque si troublée de l’Histoire de France.
Le bref Perlatae Sunt est rédigé par une congrégation de cardinaux choisis par Pie VI pour assister « au plus vite » les fidèles « zélés » du diocèse de Luçon « en ces temps si douloureux ». Approuvé par Pie VI et signé du Cardinal de Zelada (Secrétaire d’État et Grand pénitencier), il décrit les consignes à donner à ces fidèles.
Tout d’abord, il est affirmé dans le bref que, même si le décret tridentin Tametsi sur le mariage n’a pas été formellement publié en France, il est « absolument certain » que ces règles de forme de contraction du mariage (imposées par Tametsi) étaient admises.[1] L’inverse sera ensuite affirmé en 1802 par Portalis et les nouveaux gallicans. Pourtant, les défenseurs du XVIIe siècle des « libertés de l’Église gallicane » reconnaissaient « sans difficulté » à l’Église sa juridiction sur le « lien de mariage ».
Le bref affirme ensuite qu’en l’absence de curés légitimes, les fidèles peuvent contacter validement mariage devant des témoins et si possible des témoins catholiques. Cependant, ils « doivent s’abstenir absolument de contracter mariage devant la municipalité », étant donné que les membres de la municipalité sont le plus probablement jureurs donc « schismatiques ». Néanmoins, après avoir ainsi contracté validement mariage, ils peuvent, « pour jouir des effets civils », faire la déclaration devant la municipalité « tout en gardant à l’esprit qu’ils ne contractent pas de mariage à ce moment-là et ne participent seulement qu’à un acte purement civil ».
Cette interprétation de Perlatae Sunt comme demandant que l’acte civil ait lieu après le mariage catholique est unanimement reprise par les commentateurs successifs.[2]
En 1830, le Mémorial catholique publiait un rescrit du 24 décembre 1829 de la Sacrée Pénitencerie. Elle avait été sollicitée par un curé français anonyme, demandant ce qu’il fallait appliquer entre la demande de postériorité de l’acte civil par Perlatae Sunt, et l’obligation d’antériorité du mariage civil. Cette dernière avait été imposée à l’Église en 1802 par les articles organiques du Concordat, et était sanctionnée depuis 1810 d’amende voire de prison ou même de déportation en cas de récidives. « La question ayant été examinée, la Sacrée Pénitencerie répond au curé demandeur : qu’il admette la célébration du mariage même après un contrat civil ; cependant, il doit enseigner aux époux la doctrine catholique concernant le sacrement de mariage. » [3]
Le Saint-Siège s’était pourtant opposé dès le début à l’obligation d’antériorité du mariage civil de 1802. Il argumentait qu’elle pouvait faire croire (i) aux futurs mariés que le mariage civil seul suffisait pour être unis devant Dieu et l’Église, ou (ii) légitime aux mariés civils de forcer les prêtres à les marier ensuite religieusement. Et il affirmait que ces velléités potentielles s’opposent à l’autorité confiée à l’Église par le Christ.[4] Après l’échec du Concordat de 1817, et au vu des sanctions risquées par les prêtres mariant religieusement avant l’acte civil, le Saint-Siège considérait ainsi en 1830 que le respect de l’obligation d’antériorité était un moindre mal. Il continuera par la suite à s’opposer à l’extension de cette obligation à d’autres pays. Il affirmait par exemple en 1893 qu’elle « punirait le mariage religieux en le déclarant implicitement illicite, lorsqu’il n’est pas précédé du rite civil ». [5]
En 1880, l’encyclique Arcanum Divinae de Léon XIII, consacrée au sujet du mariage, cite expressément Perlatae Sunt comme l’une des protestations de l’Église contre les « lois civiles si défectueuses ».
Plus généralement, l’enseignement constant de l’Église sur le mariage défend ainsi une saine distinction des pouvoirs civils et religieux. Saint Thomas d’Aquin affirmait que la génération des enfants doit être soumise à la réglementation du droit civil et au gouvernement ecclésiastique.[6] Urbain VIII, malgré les fortes pressions françaises, refuse de reconnaître nul le mariage clandestin de 1632 de Gaston d’Orléans, mais laisse le droit français libre d’en « empêcher les effets civils ». Pie VI demande en 1788 que le clergé ne soit pas chargé du mariage civil des protestants instauré en 1787. Pie VII demande aux évêques français en 1809 d’enseigner la véritable doctrine sur le mariage, pour rendre à Dieu ce qui est à Dieu, sans négliger César. Pie IX demande en 1852 au roi d’Italie « que le pouvoir civil dispose des effets civils qui dérivent du mariage, mais qu’il laisse l’Église régler la validité du mariage même entre chrétiens. » Arcanum Divinae de Léon XIII en 1880 approfondit la doctrine des effets purement civils du mariage chrétien : « le droit civil ne peut régler et administrer que les choses qui, dans l’ordre civil, sont des conséquences du mariage ». Les effets purement civils sont essentiellement les rapports matériels entre les époux et les régimes matrimoniaux : dot, succession, administration des biens, nationalité des époux, … etc.
Ces éléments, bien que rappelés avec moins de vigueur de nos jours, sont toujours d’actualité. Jean-Paul II affirmait en 1981 dans l’encyclique Familiaris consortio, que si un unique mariage civil pour des catholiques était un « certain engagement dans un état de vie précis », « l’Église ne peut pas non plus accepter cette situation ». Le canon 1059 du code de droit canonique affirme toujours la compétence du « pouvoir civil » uniquement pour les « effets purement civils » du mariage chrétien. En 2005, Benoît XVI saluait pour l’Italie (dont le concordat permet une reconnaissance civile du mariage catholique) une « saine laïcité » d’un État en « harmonie intime avec les exigences supérieures » dérivant du « destin éternel » de l’homme.
Edouard Castellan
[1] Entre autres documents et déclarations des monarques au fil des siècles allant en ce sens, l’article 44 de l’Ordonnance de Blois (1579) interdit formellement aux notaires de marier « par paroles de présent », appliquant ce point précis du concile de Trente.
[2] Dont Gérard Mathon, Le mariage des chrétiens : Du concile de Trente à nos jours, t. II, Desclée, 1994, pp. 338-339, proposant une traduction en langue française de l’essentiel de Perlatae Sunt.
[3] Le Mémorial catholique, 1830, t. I, pp. 109-113.
[4] Le Concordat de 1801 et les articles organiques […] avec les protestations du pape Pie VII contre les articles organiques, par un agent de contentieux administratif, Marseille, 1894, p. 86-88.
[5] Léon XIII, lettre apostolique Il divisamiento adressée aux évêques de Vénétie, 1893.
[6] Somme contre les Gentils, t.IV, c.78, n.2.
”
Si, depuis 2001 aux Pays-Bas, les unions de personnes de même sexe appelées “mariages” sont entrées dans le droit civil de certains pays, il ne semble pas à ce stade que l’Eglise et les Papes aient considéré que cela constitue une raison de ne plus souhaiter que les effets purement civils du mariage chrétien soient reconnus par ces pays aux « lois civiles si défectueuses »…
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Un sacristain agressé devant l’église de La Madeleine à Paris
Un sacristain de la Madeleine a été violemment agressé devant l’église du 8e arrondissement de Paris, mardi 18 novembre, vers 17h30.
Un couple a commencé à prendre des photos quand le sacristain est intervenu pour rappeler qu’il était autorisé de photographier l’édifice, sans franchir une zone interdite.
C’est alors que l’homme a saisi la victime, l’a étranglée, puis l’a projetée au sol.
Le suspect de « type africain » a pris la fuite, comme la femme qui l’accompagnait. Il est activement recherché. Une enquête a été ouverte.
Léon XIV et le retour de la messe traditionnelle ?
source : https://leconservateur-media.fr/2025/11/17/leon-xiv-et-le-retour-de-la-messe-traditionnelle/
LÉON XIV ENTROUVRE LARGEMENT LA PORTE : VERS UN RETOUR DE LA MESSE TRADITIONNELLE ?
Alors que beaucoup redoutaient une continuité stricte avec les politiques liturgiques du pontificat précédent, les signaux envoyés ces derniers jours depuis Rome montrent un tout autre paysage. Selon plusieurs sources épiscopales britanniques relayées par The Pillar, le pape Léon XIV serait sur le point d’accorder des exemptions “généreuses” au motu proprio Traditionis Custodes — NDLR :sans toutefois l’abroger formellement…—
Une évolution prudente, mais décisive. Et surtout : un message clair envoyé à l’Église universelle.
UNE RÉUNION À LONDRES QUI CHANGE LE TON
Lors de l’assemblée plénière des évêques d’Angleterre et du Pays de Galles, le nonce apostolique, Mgr Miguel Maury Buendía, a surpris son auditoire. Selon des sources présentes, il a affirmé que le pape Léon XIV voulait que l’on fasse preuve de « générosité » dans les demandes de dérogation au motu proprio de 2021.
« Léon XIV demandera au cardinal Arthur Roche d’être généreux »
Tout indique que Rome souhaite cesser la politique de rétrécissement progressif imposée par le précédent pontificat. Le nonce l’a même justifié théologiquement : l’Église possède une variété de rites, pourquoi exclure le plus ancien, celui qui a sanctifié des générations ?
PAS D’ABROGATION… MAIS UN CLIMAT TOTALEMENT NOUVEAU
Selon les évêques présents, Léon XIV n’entend pas supprimer Traditionis Custodes pour ne pas créer un séisme institutionnel. En revanche, il veut en neutraliser les effets les plus restrictifs. Les évêques pourraient à nouveau demander facilement des célébrations dans les églises paroissiales, les dérogations, jusque-là très temporaires, seraient prolongées quasi automatiquement, les fidèles et prêtres attachés au rite tridentin seraient explicitement inclus dans le « Todos, todos, todos » du pape — NDLR : et plus » Todos, todos, todos sauf les catholiques romains ! » —
L’objectif ?
Non pas opposer, mais apaiser. Laisser respirer. Rouvrir les fenêtres. Afin !
CE QUE L’ON PENSE CHEZ LE CONSERVATEUR MÉDIA
Ce que révèle ce mouvement romain va au-delà d’une question liturgique. Il marque la fin d’une ère de suspicion généralisée contre les communautés traditionnelles, la reconnaissance du rôle croissant de la jeunesse attachée à la liturgie ancienne, un repositionnement stratégique de Rome dans un contexte mondial de crise doctrinale et identitaire, et peut-être, l’ouverture d’un chapitre nouveau : celui d’une pacification durable. Sans abroger le motu proprio, Léon XIV en vide les aspects les plus agressifs.
Tout le contraire d’un geste technique : c’est un geste pastoral certes et politique d’une grande finesse intellectuelle dans le meilleur sens du terme. — NDLR : Léon c’est bon ! — . Nous ne sommes pas surpris chez Le Conservateur Média pensant que le pape Léon est suffisamment intelligent pour manœuvrer en douceur et faire sortir de manière ajuster l’Eglise de l’ère Bergoglienne.
Il faudra surveiller les décisions officielles dans les semaines à venir.
Mais une chose est déjà certaine :
Rome vient d’envoyer un message d’espérance. ! Alléluia !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Pour contrebalancer le sondage sur les musulmans, BFM évoque les intégristes catholiques dans les prisons…
Amélie Rosique, éditorialiste sur BFM, réagit à l’intervention d’Yves Thréard, venu commenter le sondage sur la radicalisation des musulmans.
Elle déclare, à partir de 6mn34 dans l’extrait ci-dessous sur X, que, ce qui l’inquiète, c’est la radicalisation des catholiques aux Etats-Unis (où pourtant, rappelons que c’est le chrétien Charlie Kirk qui a récemment été assassiné en plein débat !) ainsi que des intégristes catholiques dans… les prisons françaises !
LE CHOIX D’YVES THRÉARD – L’islamisme gagne du terrain chez les jeunes musulmans pic.twitter.com/ciSBho6MZs
— BFMTV (@BFMTV) November 18, 2025
Entre « Soumission » et « 1984 »
De Guillaume de Thieulloy dans les 4 Vérités :
L’actualité politique des derniers jours a été assez largement dominée par la libération de Boualem Sansal et les commémorations des attentats du 13 novembre.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que nos dirigeants persistent à ne pas comprendre que l’islam n’est pas une religion, comme le disait le grand islamologue Rémi Brague en manière de provocation – en tout cas, pas une religion compréhensible à l’aide de nos concepts largement issus du christianisme.
Il est peut-être émouvant mais tout à fait inefficace politiquement de répondre à des terroristes : « Mon amour est plus fort que ta haine ne le sera jamais. » Et, pour le cas particulier du terrorisme islamique, la distinction islam-islamisme n’a aucun sens.
Ce que l’on appelle aujourd’hui islamisme n’est rien d’autre que l’islam des origines.
On peut inviter les musulmans à se désolidariser des terroristes, mais je persiste à ne pas comprendre au nom de quelle autorité ou de quelle compétence les dirigeants français (par ailleurs méprisés par le monde musulman, comme l’a abondamment montré l’incapacité de la France à faire libérer Boualem Sansal pendant un an) pourraient promouvoir telle lecture du Coran plutôt que telle autre.
Mais, plutôt que de redire une énième fois ces choses (qui ne sont d’ailleurs ignorées que des aveugles volontaires), je voudrais ici insister sur le fait que la bataille est d’abord culturelle.
Notre amie Évelyne Joslain a écrit un excellent livre sur le sujet. Mais la guerre culturelle n’est pas réservée au monde anglo-saxon, ni aux intellectuels : la semaine dernière a montré à l’envi que ceux qui prétendent nous diriger ont déjà fait allégeance en esprit à nos ennemis. Or, c’est dans la tête que commence la soumission. Et que commence la résistance.
Deux romans au moins invitent à la dissidence mieux que bien des analyses scientifiques : « Soumission » de Houellebecq et « 1984 » d’Orwell.
Le premier décrit un Occident sans espérance, engoncé dans son consumérisme. C’est sur ce nihilisme que l’islam prospère. Une civilisation pour laquelle plus personne ne trouve de raison de mourir ne mérite pas de vivre – et qui accepterait de mourir pour des zones commerciales d’une laideur à faire peur ou les pseudo-libertés du wokisme ?
Cette étouffante grisaille s’accompagne d’un flicage dont Orwell n’aurait pas pu rêver et qui prend modèle sur l’une des pires tyrannies de l’histoire de l’humanité : le communisme chinois et son contrôle social.
Que des dirigeants « libéraux » envisagent sans sourciller, pêle-mêle, la suppression de l’argent liquide (pour tracer tous les transferts financiers des citoyens), des ausweis sanitaires ou écologiques pour sortir de chez soi, ou encore l’interdiction des médias alternatifs pour imposer sans opposition leur post-vérité est littéralement glaçant. Et il est plus glaçant encore de voir les peuples obéir comme des moutons à l’abattoir.
Houellebecq et Orwell (parmi beaucoup d’autres, dont Sansal n’est pas le moindre, notamment pour son roman « 2084 », qui fait explicitement référence à « 1984 » et à la domination islamique) décrivent (hélas) admirablement notre monde.
Je ne vois qu’une façon de sortir de cette domination culturelle de l’islamo-gauchisme : réaffirmer clairement et courageusement les fondements de notre civilisation chrétienne et rappeler que l’homme est une créature libre et responsable – et que le vieux fantasme saint-simonien de remplacer le « gouvernement des hommes » par « l’administration des choses » nous conduira inéluctablement l’humanité en enfer.
Découvrir la méditation ignatienne pendant l’Avent 2025
A l’approche de Noël, Meditatio lance un tout nouveau parcours de 25 méditations audios guidées pour se préparer à célébrer la naissance de Jésus. Cette année, l’application propose d’approfondir sa vie de prière en se laissant guider par un aîné dans la foi, Ignace de Loyola. A sa suite, chacun est invité à découvrir la méditation ignatienne en intériorisant la Parole de Dieu, en la méditant et en s’ouvrant progressivement à Celui qui vient se faire tout petit parmi nous.
Pendant 25 jours, Meditatio propose d’avancer avec confiance sur le chemin de la prière pour répondre à cette invitation : s’émerveiller de l’inouï de Dieu qui se fait l’un de nous. Cette route vers Noël sera éclairée par la vie d’Ignace de Loyola et permettra de s’initier à la méditation ignatienne. Tout au long de ce parcours, Ignace restera toutefois discret, fidèle à son souhait de “laisser la créature avec son Créateur” (ES n°15). Chacun avancera donc à son rythme, à partir de là où il en est, afin de pouvoir, le jour de Noël, accueillir Dieu qui veut demeurer en lui.
Concrètement, une méditation audio exclusive de 10 minutes sera proposée, chaque jour, du 30 novembre au 24 décembre, et permettra de contempler un passage de la Bible selon la méthode ignatienne en faisant appel à son imagination et à ses sens afin de s’imprégner du texte et le méditer. Chaque séance sera ponctuée de temps de silence et permettra de progressivement s’ouvrir à la présence de Dieu.
Ce parcours ignatien s’articulera autour des quatre grandes thématiques suivantes et permettra d’entrer petit à petit dans la joie de Noël :
- Première semaine : Se mettre en route avec espérance,
- Deuxième semaine : Entrer dans le silence de Dieu,
- Troisième semaine : Accueillir la paix d’en haut,
- Quatrième semaine : S’émerveiller de l’inouï de Dieu.
Avec plus de 500,000 téléchargements, Meditatio est la première application francophone de méditation chrétienne et a pour ambition de permettre à chacunde redécouvrir les pratiques chrétiennes de méditation et de contemplation. S’endormir paisiblement, découvrir la lectio divina, écouter les signes de Dieu, gérer ses émotions, trouver la paix, découvrir la prière de présence… Grâce à ces parcours riches et variés, chaque utilisateur peut prendre le temps de se recueillir et de méditer quotidiennement sur la thématique choisie. Avec ce nouveau programme d’Avent, Meditatio encourage chacun à s’arrêter le temps de quelques minutes pour nourrir sa vie de prière et s’ouvrir à la présence du Christ.
L’application est téléchargeable sur iPhone et sur Android.
“Je suis l’Immaculée conception” : séances à organiser autour du 8 décembre
SACRE CŒUR (436 755 entrées) et LE ROI DES ROIS (127 000 entrées) continuent de toucher des cœurs de 7 à 77 ans dans les salles de cinéma. Ces deux films seront encore proposés cette semaine dans respectivement 224 et 350 cinémas.
A l’occasion du 8 décembre prochain, Saje propose d’organiser des séances spéciales au cinéma autour du docu-fiction de Michal Kondrat : JE SUIS L’IMMACULÉE CONCEPTION.
« Je suis l’Immaculée Conception » : c’est ainsi que la Vierge Marie se présenta à sainte Bernadette en 1858 à Lourdes. A travers ce docu-fiction, de nombreux experts analysent l’Écriture Sainte pour nous aider à comprendre ce dogme de l’Immaculée Conception. Il nous plonge dans la vie de la Sainte Famille, depuis les noces de Cana jusqu’au Golgotha, mettant en lumière le rôle extraordinaire de Marie dans le plan du Salut.
Pour organiser une séance spéciale dans votre cinéma de quartier autour du 8 décembre, prenez contact avec Coralie ([email protected] – Est de la France) ou Joséphine ([email protected] – Ouest de la France).
Des chaînes publiques portent plainte avec nos impôts contre des chaînes privées
Radio France et France Télévisions ont assigné devant le Tribunal de commerce de Paris CNews, Europe 1 et le JDD. Les deux groupes publics ont déposé plainte pour « dénigrement», grief constitutif de la concurrence déloyale.
Si Radio France et France Télévisions se sont concertés avant de lancer cette action en justice, les deux groupes publics ont toutefois agi séparément.
Ces accusations de dénigrement ne datent pas d’aujourd’hui. Dans une lettre commune adressée mi-septembre à l’Arcom, les deux dirigeantes avaient déjà dénoncé une « campagne de dénigrement systématique et quotidienne », provenant « en particulier des antennes de la chaîne de télévision CNews et de la station de radio Europe 1 ». Le courrier pointait que des « propos dénigrants »y avaient « occupé ces derniers jours un temps d’antenne très significatif ». Pour appuyer leur propos, France Télévisions et Radio France avaient joint à la missive un «best of» d’extraits d’émissions particulièrement virulents.
Il serait temps de supprimer le financement public de ces chaînes.
L’Avènement
La fin des temps, l’Antechrist, la persécution des chrétiens… des thèmes rarement explorés au cinéma. Pourtant, quelques passionnés de Corrèze — et d’ailleurs — ont relevé le défi en réalisant L’Avènement, un court-métrage de 11 min 30 mêlant réflexion et suspense.
« Nous voulions que le spectateur se demande : et si l’Antechrist arrivait demain au pouvoir ? Comment réagirais-je, personnellement, en tant que chrétien ? » explique Gilles Texier, réalisateur du film.
S’inspirant du Maître de la Terre de Robert Hugh Benson et du personnage du Père Elijah créé par Michael O’Brien, le film propose une vision de l’Apocalypse radicalement différente de celle habituellement présentée : un temps de joie, de libération et de renouvellement plutôt que de destruction.
Deux acteurs professionnels ont accepté de jouer bénévolement, et pour le reste, c’est le cœur qui a parlé. « On sait que ça reste amateur et qu’on ne peut rivaliser avec des productions professionnelles, mais on est quand même fiers de cette belle aventure ».
Le film est diffusé sur Youtube le mercredi 19 novembre, en lien avec la liturgie qui nous invite alors à tourner nos regards vers la fin des temps.
Il ne restera rien du double quinquennat de Macron, sinon un champ de ruines
Même la réformette des retraites est oubliée, comme le soulignent Les 4 vérités :
Que restera-t-il des deux quinquennats d’Emmanuel Macron? Pas grand chose de bon, en tout cas. Pour sauver la tête du Premier ministre (ou plutôt pour gagner quelques semaines car, les mêmes causes produisant les mêmes effets, on voit mal comment Sébastien Lecornu échapperait au sort de ses prédécesseurs), la Macronie a en effet accepté d’enterrer l’une des seules réformes dont elle pouvait se prévaloir, celle des retraites.
Cette réforme était déjà une réformette: elle ne remettait nullement en cause le système soviétoïde qu’est devenue la retraite par répartition; elle avait renoncé à toute introduction de liberté (il ne serait pourtant pas difficile de demander à l’INSEE quelle est l’espérance de vie des mineurs de fond et d’en déduire à quel âge ces derniers peuvent partir à la retraite, ajoutant un bonus s’ils partent plus tard et un malus s’ils partent plus tôt); elle avait même renoncé à reporter l’âge légal de départ à 65 ans. Eh bien, même cette réformette vient d’être enterrée.
Pardon « suspendue », mais personne n’est dupe: aucun gouvernement ne reviendra sur cette suspension avant 2027. Et non seulement, elle a été enterrée mais c’est assez largement au bloc central qu’elle le doit. Cette suspension a en effet été adoptée par 255 voix contre 146 – alors même que la gauche radicale, communiste et LFI, votait contre! Dans le détail, les seuls à s’être opposés à cet enterrement pour des raisons de rigueur budgétaire sont les groupes Horizons et LR. Il existait certes de bonnes raisons de s’opposer à cette loi (puisque la plupart des personnes concernées sont au chômage ou en pré-retraite et que l’on voit mal ce que peut apporter à l’économie du pays le fait d’avoir des chômeurs partant en retraite un an plus tard!), mais soutenir son abrogation est tout à fait autre chose: ce nouveau vote du RN avec la gauche ne risque pas d’élargir la base électorale du parti à la flamme.
Plus extravagant encore, Mme Borne, qui était à Matignon lors de l’adoption de cette réforme des retraites, s’est dite favorable à sa suspension. Non seulement nos politiciens n’ont ni imagination ni courage, mais, en outre, ils sont incapables de cohérence. Ou, plus exactement, le seul principe qui guide avec une certaine constance leur action politique concerne leur propre maintien dans les confortables prébendes qu’ils se sont attribuées. Comment voulez-vous que le peuple ait le moindre respect pour ces gens qui disent tout et le contraire de tout ? Même leur parole est dévaluée. Cela ne peut pas bien finir…
Vers le sacre d’un évêque traditionaliste au Brésil, avec l’autorisation du pape ?
Mgr Fernando Rifan, administrateur de l’administration apostolique personnelle Saint Jean Marie Vianney de Campos (Brésil), a été reçu par le Pape Léon XIV le 15 novembre en audience privée.
Pour mémoire, dans les années 1970, Mgr de Castro Mayer, évêque de Campos, maintient la forme traditionnelle du rite romain dans son diocèse et, lors de son remplacement, l’Union sacerdotale Saint-Jean-Marie-Vianney (SSJV) est fondée, avec l’abbé Fernando Rifan comme supérieur, sous la houlette de Castro Mayer. Ce dernier se rapproche de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) dont il co-consacre les 4 évêques en juin 1988. Après la mort de Mgr Castro Mayer, l’Union Saint-Jean-Marie-Vianney fait appel aux évêques de la Fraternité Saint-Pie X pour le sacre d’un successeur : Licinio Rangel est consacré évêque en 1991, sans l’aval du pape. En 2000, lorsque la FSSPX entame un rapprochement avec Rome, l’Union SSJV fait de même. Alors que la FSSPX refuse l’administration apostolique proposée, Mgr Rangel décide de continuer les pourparlers. Le 15 août 2001, une lettre d’union au Saint-Siège est adressée au pape Jean-Paul II, qui y répond le 25 décembre par une lettre réglant le statut juridique de l’administration. Le 18 août 2002, le père Fernando Rifan, vicaire général de l’Union sacerdotale Saint-Jean-Marie-Vianney et collaborateur le plus proche de Mgr Rangel, est sacré évêque à Campos au Brésil par le cardinal Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le Clergé, et par Mgr Rangel lui-même. Celui-ci est en effet malade et meurt le 16 décembre 2002.
Mgr Rifan a présenté au Pape Léon XIV les spécificités de l’Administration Saint Jean Marie Vianney (messe traditionnelle) et a évoqué sa succession puisqu’il a eu 75 ans cette année.
Mgr Rifan raconte :
Le 15 novembre 2025, j’ai été reçu en audience privée par le pape Léon XIV à la bibliothèque du Palais apostolique. L’audience a duré 30 minutes. Après m’être présenté comme évêque de l’Administration apostolique personnelle de saint Jean-Marie Vianney, titre qu’il ne connaissait certainement que de nom, je lui ai expliqué son origine et les raisons de sa création par le pape saint Jean-Paul II en 2002. Je lui ai relaté notre histoire et lui ai remis nos documents ainsi que ceux du Saint-Siège s’y rapportant. Je lui ai également offert certains de mes livres, articles et éclaircissements. J’ai évoqué notre cheminement théologique et spirituel, notre sortie de la séparation d’avec l’Église et notre prise de conscience de la nécessité de la communion, communion dans laquelle, grâce à Dieu et à l’Église, nous nous trouvons aujourd’hui.
Je lui ai exprimé notre communion et notre ferme adhésion au Siège de Pierre, en sa personne.
Il m’a posé plusieurs questions sur notre position, auxquelles j’ai répondu correctement, le satisfaisant pleinement.
Il s’est rendu compte que nous sommes très différents des autres groupes radicaux et schismatiques.
Je lui ai rappelé les paroles de saint Augustin : « Hors de l’Église, on peut avoir beaucoup de bonnes choses ; on peut chanter Alléluia, Amen, faire le signe de la croix, etc. Mais hors de l’Église, il n’y a pas de salut. »
Je lui ai montré comment nous sommes en communion avec notre évêque diocésain et avec les autres évêques catholiques.
Je lui ai expliqué le fonctionnement de notre séminaire et notre processus de sélection professionnelle.
Je lui ai expliqué que nous desservons également 11 autres diocèses avec la permission ou à la demande des évêques locaux.
Je lui ai donc parlé de la nécessité de maintenir notre administration apostolique pour le bien de l’Église. Je lui ai indiqué avoir déjà remis ma lettre de démission, compte tenu de mon âge (75 ans), et de la nécessité de conserver un évêque.
Bien entendu, sa réponse parviendra par les voies appropriées, après les consultations habituelles.
J’ai été très heureux de cette visite cordiale et propice, qui témoigne de notre adhésion et de notre communion avec le Siège de Pierre en sa personne.
A la fin, j’ai cité et nous avons récité la prière ensemble : Dominus conservet eum… et non tradat eum in manibus inimicorum eius.
Concernant ma démission, je ne me considère ni indispensable ni irremplaçable, ce qui est le cas de tous, comme je l’ai toujours enseigné.
Bien sûr, je n’ai rien demandé d’autre que sa bénédiction. Je fais mienne la prière de saint Martin : « Seigneur, si ton peuple a encore besoin de moi, je ne refuse pas de travailler. »
Mais ces procédures prennent du temps. Le pape ne donne pas de réponse immédiate. Il consulte d’abord longuement.
Je lui ai répété sa phrase, prononcée lorsqu’il était cardinal, lors du conclave : « Nous sommes entre les mains du Saint-Esprit et de l’Église. »
Prions pour que le Pape fasse ce qui est le mieux pour l’avenir de notre Administration apostolique, pour le bien de l’Église et pour la gloire de Dieu.
Notre-Dame, Mère de l’Église, nous protégera toujours.
Dieu pourvoit, Dieu pourvoira ! Sa miséricorde est sans fin.
« Pays de racistes dégénérés » : grâce à l’AGRIF, Nassira Al Moadem sera jugée
Communiqué de Yann BALY, Président de l’AGRIF et de Bernard ANTONY, Président-fondateur :
Le 30 avril 2024, en réponse à un article de RMC Sport faisant état du rappel de la Fédération française de football des règles sur le port de certains équipements, comme les collants ou les casques, pour éviter tout détournement du principe de neutralité religieuse, Madame Nassira Al Moadem, se présentant comme journaliste, a posté le propos suivant sur son compte X : « Pays de racistes dégénérés. Il n’y a pas d’autres mots. La Honte ! »
Malgré le tollé déclenché, le lendemain 1er mai 2024, Madame Moadem récidivait : « Pays de racistes dégénérés. Je maintiens 100% ces termes ».
Face à de tels propos, le 15 mai 2024, l’AGRIF déposait plainte avec constitution de Partie-Civile auprès du Doyen des juges d’instruction de Paris.
Le 12 novembre 2025, la consignation de notre plainte a enfin été ordonnée.
Madame Nassira Al Moadem sera donc jugée pour ses propos injurieux.
Conférence avec Éric Zemmour et Éric Naulleau à Versailles le 19 novembre
La grande conférence des Eveilleurs avec Éric Zemmour et Éric Naulleau aura lieu ce mercredi 19 novembre à 20h15, au Palais des Congrès de Versailles.
Il reste encore des places.
Vente et dédicaces de La messe n’est pas dite.
👉 Réservez votre soirée et invitez vos proches pour cette rencontre unique autour du débat d’idées !
Nous comptons sur vous : il existe pire que les regrets, il y a les remords!
À mercredi,
Les Eveilleurs
| JE PRENDS MA PLACE AU PALAIS DES CONGRES |
38% des Français musulmans approuvent des positions islamistes
Voici quelques extraits de l’enquête IFOP parue ce matin sur les musulmans de France :

Formation liturgique : le chemin à parcourir reste long
Recevant les participants au Cours de mise à jour des Responsables diocésains de Pastorale liturgique, le pape Léon XIV a rappelé l’importance de la formation liturgique :
[…] Le projet de formation auquel vous participez s’inscrit dans la double mission de l’Institut pontifical de liturgie. Conformément au souhait du Saint-Père Benoît XVI , il poursuit son service de l’Église avec enthousiasme, en pleine fidélité à la tradition liturgique et à la réforme voulue par le Concile Vatican II , selon les orientations de Sacrosanctum Concilium et les déclarations du Magistère (cf. Discours aux participants de la conférence organisée par l’Université pontificale Saint-Anselme , 6 mai 2011). Par ailleurs, des initiatives comme celle-ci contribuent à la réalisation des missions de formation définies dans la Constitution apostolique Veritatis gaudium , telles que la formation des ministres et des fidèles en vue de leur service pastoral et liturgique.
Il me semble que l’invitation chaleureuse du pape François s’adresse également à votre Institut. Dans sa Lettre apostolique Desiderio desideravi , il recommande :
« Il est nécessaire de trouver les voies d’une formation qui soit l’étude de la liturgie. Depuis les débuts du mouvement liturgique, beaucoup a été fait à cet égard, avec de précieuses contributions de chercheurs et d’institutions académiques. Il est néanmoins important aujourd’hui de diffuser ce savoir au-delà du milieu universitaire, de manière accessible, afin que chaque fidèle puisse approfondir sa connaissance du sens théologique de la liturgie et de la célébration elle-même » ( n° 35 ).
En effet, dans les diocèses et les paroisses, une telle formation est nécessaire et il est important, lorsqu’elle fait défaut, d’instaurer des cours bibliques et liturgiques. L’Institut pontifical de liturgie pourrait les former afin d’aider les Églises particulières et les communautés paroissiales à être formées par la Parole de Dieu, en expliquant les textes du lectionnaire des jours de semaine et des fêtes, et aussi à poursuivre une initiation chrétienne et liturgique qui aide les fidèles à comprendre, par les rites, les prières et les signes visibles, le mystère de la foi célébrée (cf. Sacrosanctum Concilium , 48).
En matière de formation biblique et liturgique, je recommande aux responsables des services pastoraux liturgiques d’accorder une attention particulière à ceux qui proclament la Parole de Dieu. Il convient de veiller à ce que les lecteurs institués et ceux qui lisent régulièrement les Écritures lors des célébrations soient parfaitement préparés. Une connaissance biblique de base, une diction claire, la capacité de chanter le psaume responsorial et de composer des prières pour la communauté sont des aspects importants qui contribuent à la réforme liturgique et aident le Peuple de Dieu à progresser sur son chemin.
Nous sommes pleinement conscients que la formation liturgique est un thème central du cheminement conciliaire et post-conciliaire. Des progrès considérables ont été accomplis, mais le chemin à parcourir reste long. Ne nous lassons pas : reprenons avec enthousiasme les initiatives positives inspirées par la réforme et, parallèlement, cherchons de nouvelles voies et de nouvelles méthodes.
Le service de pastorale liturgique est responsable, dans chaque diocèse, de la formation liturgique continue du clergé et des fidèles, de la préparation aux ministères et de l’accompagnement des groupes liturgiques paroissiaux, des servants d’autel, des lecteurs et des chantres. Son objectif est de favoriser la participation active du Peuple de Dieu et une liturgie digne, attentive aux différentes sensibilités et empreinte de sobriété dans sa solennité.
Parmi les aspects liés à votre fonction de directeurs, je voudrais mentionner la promotion de la Liturgie des Heures, le soin apporté à la piété populaire et l’attention portée à la dimension festive dans la construction de nouvelles églises et l’adaptation des églises existantes. Ce sont des sujets que vous aborderez au cours de cette formation et auxquels vous êtes confrontés quotidiennement.
Dans de nombreuses paroisses, il existe donc des groupes liturgiques qui doivent œuvrer en synergie avec la commission diocésaine. L’expérience d’un groupe, même petit mais motivé, qui se préoccupe de la préparation de la liturgie, est l’expression d’une communauté attentive à ses célébrations, les prépare et les vit pleinement, en accord avec le curé. Ainsi, nous évitons de tout lui déléguer et de laisser à quelques personnes seulement la responsabilité du chant, de la proclamation de la Parole et de la décoration de l’église. Malheureusement, avec le temps, certains de ces groupes se sont réduits à néant, comme s’ils avaient perdu leur identité. Il est donc nécessaire de s’efforcer de rendre à nouveau cet aspect de la vie de l’Église attractif, capable d’impliquer des personnes compétentes ou, du moins, enclines à ce type de service.
En tant que directeurs nommés par les évêques, vous pourriez proposer à vos confrères curés des formations pour créer ou consolider des groupes liturgiques dans leur paroisse, en formant leurs membres et en leur suggérant des idées d’activités. Les ateliers de cette formation vous aideront à trouver et à expérimenter des formes adaptées à vos paroisses respectives. Votre créativité pastorale vous permettra alors de trouver les formes les plus appropriées.
Chers amis, alors que vous entamez ce cheminement formateur, j’espère que le séjour à Rome, durant l’Année jubilaire, en plus de vous offrir des outils pour une compréhension plus profonde, revigorera vos énergies spirituelles, afin que, de retour dans vos paroisses, vous puissiez poursuivre votre ministère pastoral au service de la liturgie avec un élan renouvelé. Tel est mon vœu, et je vous bénis de tout cœur. Merci.
Hozana invite ses partenaires et bénévoles à un pèlerinage exceptionnel à Fatima
Le 10 décembre 1925, la Vierge Marie est apparue à sœur Lucie, l’une des voyantes de Fatima. Elle lui a demandé d’établir dans l’Église la dévotion des « premiers samedis du mois », en réparation des offenses faites à son Cœur Immaculé. Cette demande faisait suite aux apparitions de 1917 à Fatima, où Marie avait déjà évoqué cette pratique comme moyen d’obtenir la paix dans le monde. La dévotion consiste à accomplir, chaque premier samedi, quatre actes concrets : se confesser, recevoir la communion, réciter un chapelet et méditer pendant 15 minutes un mystère du Rosaire.C’est dans ce contexte spirituel, à l’occasion du centenaire de cette apparition de 1925, que Hozana, le premier réseau de prière gratuit sur internet, organise un pèlerinage exceptionnel à Fatima, du vendredi 5 au dimanche 7 décembre 2025. Partenaires et bénévoles fidèles de l’association sont conviés à partager ce temps de prière, de marche et de fraternité, en présence de tous les membres de l’équipe d’Hozana. Un programme spirituel et fraternel
Durant trois jours, les participants seront invités à vivre un parcours alliant recueillement, découverte des lieux saints et temps communautaires.
Un hommage floral marial d’ampleur internationale
Le pèlerinage sera marqué par une messe solennelle, célébrée par Monseigneur Macaire et un hommage floral aux pieds de la Vierge de Fatima. Cet acte, qui réunira plus de 2000 pèlerins, vient clore l’opération internationale menée par Hozana en mai dernier : « 3 millions de roses pour Marie ». Grâce à la ferveur de centaines de milliers de fidèles dans le monde, trois millions de dizaines de chapelets ont été priées et offertes à la Vierge sur l’application Rosario, durant tout le mois de mai, mois qui lui est consacré.Dans la continuité de l’hommage floral rendu à Notre-Dame deGuadalupe au Mexique en mai 2024, des milliers de vraies fleurs seront déposées à Fatima, signe visible de cette immense vague de prière.L’équipe d’Hozana profitera également de ce pèlerinage pour déposer, aux pieds de Notre-Dame de Fatima, les intentions de prière confiées par des milliers de priants sur la plateforme.
Ce pèlerinage sera aussi l’occasion de rendre grâce pour l’histoire et la mission d’Hozana :
- 11 ans d’existence,
- Le premier réseau de prière gratuit sur Internet,
- Près de 2,5 millions de priants à travers le monde,
- 40 collaborateurs répartis aux quatre coins du globe,
- Près de 13 000 communautés de prière en ligne… en 4 langues.
Une aventure missionnaire unique, qui ne cesse de grandir grâce au soutien de centaines de partenaires et de bénévoles engagés et fidèles.
La croix du baou de Saint-Jeannet supprimée pour la seconde fois
Une croix de 150 kilos surplombant le sommet du baou de Saint-Jeannet, près de Nice, avait été installée sans autorisation le 1er novembre, avant de disparaître sans plus d’explications.
Une seconde, installée au même endroit, a depuis été sciée.
Ukraine : le scandale de corruption éclabousse Volodymyr Zelensky
Alors qu’Emmanuel Macron a accueilli le président ukrainien en grande pompe, lui promettant monts et merveilles, un vaste scandale de corruption secoue les plus hautes sphères de l’État ukrainien. Et il ne s’agit visiblement pas de propagande russe puisque c’est le Bureau national anticorruption (Nabu), agence ukrainienne chargée de la lutte contre la corruption, qui a annoncé l’inculpation de huit personnes pour corruption, détournement de fonds et enrichissement illicite dans le secteur énergétique.
L’agence a également publié une partie des mille heures d’enregistrements recueillies au cours de l’enquête. On y entend les membres du réseau discuter de pots-de-vin et de rétrocommissions. Selon le Nabu, l’instigateur principal du système serait Timur Mindich, un proche du président Volodymyr Zelensky. Plusieurs hauts responsables apparaissent également dans le dossier : l’ancien ministre de l’Énergie Herman Halouchtchenko, aujourd’hui à la Justice ; l’ex-vice- premier ministre Oleksiy Tchernychov ; et l’ancien ministre de la Défense Roustem Oumerov, désormais secrétaire du Conseil de sécurité nationale -tous membres du cercle présidentiel.
L’enquête du Nabu, menée en partenariat avec le parquet spécialisé anticorruption, baptisée Opération Midas, a duré quinze mois. D’après les enquêteurs, les suspects exigeaient des sous- traitants jusqu’à 15 % de la valeur des contrats conclus avec Energoatom pour conserver leur statut de fournisseur. Ces contrats concernaient pour partie la construction d’abris protégeant les infrastructures énergétiques des frappes russes. Le montant total détourné atteindrait près de 100 millions de dollars.
Dans un pays où la population subit quotidiennement, depuis plusieurs semaines, des coupures d’électricité dues à une nouvelle campagne de bombardements russes, ces révélations sont explosives.
Les enregistrements indiquent qu’une partie des fonds aurait pu transiter vers Moscou. Le scandale met Volodymyr Zelensky en difficulté, face à une population qui demande des comptes. Le Nabu ne porte pas d’accusation directe contre le président ukrainien, mais Timur Mindich, présenté comme l’organisateur du système, est son associé historique et copropriétaire de son ancienne société de production. Prévenu de son inculpation, Mindich a quitté l’Ukraine lundi.
Face à l’ampleur du scandale, Volodymyr Zelensky a exigé le départ du ministre de la Justice, Herman Halouchtchenko, et de son successeur à l’Énergie, Svitlana Hryntchouk qui ont tous deux remis leur démission le soir même. Le président a également annoncé des sanctions contre son ex-associé Timur Mindich.
Malgré ses déclarations, Zelensky entretient depuis plusieurs mois des relations conflictuelles avec le Nabu et le parquet spécialisé anticorruption (SAP). En juillet, il avait même tenté de dissoudre ces deux organes sous prétexte de les « purger de l’influence russe »… La tentative a provoqué une mobilisation. Sous la pression conjuguée de la rue et des partenaires européens, le président a fini par rétablir leur indépendance.
Le blog catholique italien Messainlatino a remporté une action en justice contre Google
Le blog catholique traditionaliste Messainlatino.it a remporté une action en justice contre Google après que le site Web ait été bloqué par le géant technologique en raison d’une violation apparente de la politique de l’entreprise en matière de « discours haineux ». LifeSiteNews s’est entretenu avec le rédacteur en chef du blog, Luigi Casalini, qui a expliqué comment cette affaire met en lumière des défaillances cruciales de la gouvernance en ligne, les dangers de la censure algorithmique et a soutenu que la décision du tribunal constitue un précédent crucial pour la liberté numérique en Europe et au-delà :
Que vous a appris cette expérience sur la manière dont les géants du numérique définissent et appliquent les « discours haineux », notamment en ce qui concerne les contenus religieux ?
Luigi Casalini : Tout d’abord, merci de nous avoir donné l’opportunité de partager notre histoire avec le public international, et merci à LifeSiteNews pour l’attention qu’ils nous ont portée.
Depuis des années, le blog Messainlatino.it est la principale source d’information, bien qu’officieuse (nous ne sommes ni experts du Vatican ni journalistes), pour le monde catholique traditionaliste en Italie et au-delà. En juillet 2025, nous avons été bloqués et n’avons reçu qu’un bref courriel de trois lignes – anonyme, qui plus est – nous informant d’une prétendue violation du règlement de Google contre les discours haineux.
Cependant, Google n’a pas précisé la nature exacte de cette violation présumée. Elle n’a été ni qualifiée, ni quantifiée, ni décrite. Il est apparu par la suite que Google avait agi ainsi en violation du règlement européen relatif aux services numériques, qui encadre notamment la liberté d’expression en ligne.
Je tiens à souligner que le courriel n’était pas signé. Cela signifie que le blocage est dû à un algorithme, et non à un véritable modérateur. Or, Google a ainsi interrompu un service d’information apprécié et recherché par d’innombrables lecteurs : au moment du blocage, nous avions publié au moins 23 000 articles ! Nous n’avions même pas reçu d’avertissement préalable. Le plus grave, c’est que tout repose sur un algorithme incapable de discernement, risquant ainsi la disparition instantanée du travail accompli par de vraies personnes pendant des années.
Votre victoire judiciaire sera probablement qualifiée de précédent pour la liberté numérique en Europe. Selon vous, quel principe la Cour a-t-elle établi qui pourrait désormais protéger d’autres médias religieux ou conservateurs contre la censure arbitraire ?
Merci pour cette question, car elle est vraiment importante. Aujourd’hui, Messainlatino.it a été victime de censure, mais nous avons bénéficié d’un soutien juridique et médiatique. Grâce à cette générosité et à cette sensibilité, nous avons réussi à l’emporter face à un géant du numérique comme Google. Il faut savoir que nous avons reçu le soutien de médias italiens et internationaux, et que nous avons même suscité une question parlementaire au Parlement européen de la part de Paolo Inselvini et au Parlement italien de la part de Maddalena Morgante. Demain, cela pourrait arriver à d’autres qui n’auront peut-être pas les moyens de lutter contre le Goliath du moment, malgré la clarté – je crois pouvoir l’affirmer – du droit européen concernant la présence en ligne et la liberté d’expression.
Je sais que des revues juridiques ont demandé à étudier notre cas. L’histoire de Messainlatino.it a donc assurément créé un précédent. Il appartiendra aux juristes de déterminer les enseignements que nous pouvons tirer de cette expérience afin de prévenir de tels événements préoccupants, où un algorithme impersonnel peut soudainement et sans discernement réduire au silence – soyons clairs – le travail et la liberté économique de potentiellement des milliers de personnes.
Je voudrais ajouter un point. Google a fait preuve d’arrogance, mais aussi d’une certaine imprudence. Peut-être s’est-il trop fié à sa propre puissance. Il aurait pu simplement débloquer notre site sans risquer de poursuites judiciaires, mais Google a choisi de se croire au-dessus des lois.
Ces entités sont, de surcroît, tellement tentaculaires que nous avons même eu du mal à savoir où faire appel. Nous nous sommes d’abord adressés au bureau italien de Google, qui nous a renvoyés vers celui de Dublin, en Irlande. À Dublin, on a voulu nous mettre en relation avec la maison mère aux États-Unis. Au moins, si nous ouvrons un blog sur une plateforme italienne, nous savons à qui nous adresser en cas de litige. Lorsque nous avons envoyé la première mise en demeure, Google nous a complètement ignorés. Lorsque nous avons intenté une action en justice, Google s’est opposé à nous en engageant cinq avocats. En trois mois, nous avons gagné le procès – j’ose le dire, et je vous prie d’excuser cette comparaison peut-être audacieuse, pour reprendre les mots de saint Paul : espérer contre toute espérance.
Ces entités multinationales sont impersonnelles et sans visage, à un point véritablement inquiétant. Votre adversaire est un algorithme, mais comment lutter contre un algorithme ? Personne ne le sait vraiment.
Il convient également de souligner que plusieurs personnes malveillantes nous ont contactés, revendiquant la fermeture du blog. Elles ont affirmé nous avoir signalés comme « homophobes ». Quelle que soit la pertinence réelle de ces signalements, le plus inquiétant est que la simple intervention d’une personne en désaccord avec nos idées puisse suffire à déclencher la censure.
MiL a été supprimé suite à la publication d’une interview de l’évêque Joseph Strickland. Pensez-vous que cet épisode reflète une hostilité croissante envers l’enseignement catholique traditionnel dans l’espace numérique ? Et si oui, pourquoi, selon vous ?
Google nous a informés par la suite, une fois la procédure judiciaire engagée, que le blocage avait été déclenché par la publication d’une traduction italienne d’une lettre de l’évêque Strickland. Dans cette lettre, il était affirmé, au sujet du diaconat féminin, que
« bien que les femmes aient toujours occupé une place importante dans l’Église, en tant que martyres, mystiques et saintes, leur dignité ne s’accroît pas en imitant les rôles masculins, mais en vivant pleinement la mission unique que Dieu leur a confiée. »
Google s’est focalisé sur le sens du mot « unique », s’obstinant à l’interpréter comme « réduit » ou « limité », alors qu’il est clair – comme l’a souligné le juge – que le sens voulu était « singulier » ou « privilégié ». Il est à noter que cet article contenant la lettre traduite de Strickland n’a jamais été rétabli, même après la victoire judiciaire et la remise en ligne du blog.
Tout ceci sert d’avertissement, car si cela est considéré comme un discours de haine, alors chaque fois que nous publions une citation du Magistère pontifical ou même des Saintes Écritures, nous commettons un acte de discours de haine. En effet, Google a même contesté un article publié après la restauration du blog, dans lequel nous affirmions que le diaconat féminin est inadmissible sur la base de documents du Concile Vatican II, des Saintes Écritures et du Catéchisme de l’Église catholique . Concrètement, la doctrine catholique est censurée.
Pendant la crise, vous avez reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques italiennes et européennes, ainsi que de divers médias, y compris internationaux. Observez-vous une prise de conscience accrue, même au sein des institutions laïques, du fait que la liberté religieuse et la liberté d’expression sont désormais devenues des enjeux convergents à l’ère numérique ?
Oui, du moins nous l’espérons. J’aimerais formuler deux réflexions. Nous avons reçu un soutien considérable de la presse. Paradoxalement, les journaux qui nous ont défendus et soutenus étaient, pour la plupart, des médias laïques. Les médias catholiques qui ont daigné nous donner la parole étaient peu nombreux, parmi lesquels LifeSiteNews. Cependant, de nombreux médias catholiques importants ont choisi de ne pas couvrir l’affaire malgré nos demandes. Je pense que cela mérite réflexion.
Deuxièmement, je tiens à rappeler que le vice-président des États-Unis, J.D. Vance, a prononcé, le 14 février 2025, un discours désormais célèbre lors de la Conférence de Munich sur la sécurité. Il y accusait l’Union européenne de « reculer devant la liberté d’expression » et de réprimer les voix dissidentes. Que de tels problèmes existent bel et bien chez nous, il est indéniable, mais je tiens également à souligner que le harcèlement subi par Messainlatino.it provenait d’une entreprise basée aux États-Unis. Peut-être devrions-nous accorder une plus grande attention à ce qui se passe à l’intérieur de nos propres frontières ?
Enfin, je souhaite lancer un appel aux législateurs nationaux et supranationaux : clarifiez la notion de discours de haine. Une doctrine religieuse, même ferme sur certains points, ne saurait être considérée comme un discours de haine. Une telle interprétation risque de porter atteinte aux droits fondamentaux, comme le démontre clairement l’histoire de notre blog.
En ce qui concerne l’avenir, quelles leçons pensez-vous pouvoir partager avec les journalistes, influenceurs, éditeurs ou, plus généralement, créateurs de contenu catholiques du monde entier pour préserver leur présence en ligne – tant sur le plan technique que moral – après votre expérience avec Google ?
Un avertissement s’impose : nous sommes tous exposés à un risque grave. Les réglementations nationales, voire supranationales, semblent dérisoires face au pouvoir des grandes plateformes comme Google, Meta et autres. Leurs algorithmes opèrent en toute impunité, et quelques signalements de groupes de pression hostiles à nos idées suffisent à bloquer, voire à supprimer, notre présence en ligne. Un scénario qui a tout d’une véritable dystopie.
Aux créateurs catholiques, je me dois de donner un conseil précis : si vous êtes victimes de censure, défendez-vous et invoquez notre décision, qui constitue désormais un précédent important. Google a été condamné à payer ses frais de justice : une somme modique pour un géant de cette envergure, mais une victoire significative.
Par ailleurs, je suggère de se tourner vers des plateformes plus petites, voire nationales, qui garantissent des conditions moins déséquilibrées en faveur de l’hébergeur et avec lesquelles il est plus facile d’interagir en cas de litige. Enfin, il serait souhaitable d’encourager les entrepreneurs catholiques à développer de nouvelles plateformes en ligne : le marché semble offrir un potentiel important.
La Royauté du Christ : nous servons tous un roi — la question est : lequel ?
Royauté du Christ : une réponse oubliée à nos crises ? Conférence SETH Talk – Royauté du Christ 12 novembre, à l’Espace Bernanos (Paris 9ᵉ), en partenariat avec France Catholique.
CHAPITRES :
- 00:00 – Introduction de la soirée — Aymeric Pourbaix
- 05:13 – Pourquoi parler de la Royauté du Christ aujourd’hui ? — Tanguy Lavoisier
- 8:00 – On ne peut pas fonder une civilisation sur le vide — Thibaud Collin
- 19:59 – La laïcité a été inventée… par les catholiques — Abbé de Massia
- 31:05 – La France, nation missionnée (Jeanne d’arc) – Aymeric de Maleissye
- 42:30 – Si le Christ ne règne pas, quelqu’un d’autre régnera dans ton cœur – Curtis Crane
- 55:20 – Faire régner le Christ dans sa vie – Jeanne Pagès
- 01:08:00 – Un peuple qui refuse de renier le Christ ne peut jamais être vaincu — P. Ralph Chamoun
- 01:22:45 – L’esprit d’intimidation veut vous faire taire — résistez. — Corentin Dugast
- 01:36:10 – Conclusion & envoi
INTERVENANTS
- Tanguy Lavoisier — Journaliste & présentateur
- Thibaud Collin — Philosophe
- Abbé de Massia — Prêtre
- Aymeric Pourbaix — Directeur de France Catholique
- Aymeric de Maleissye — Écrivain
- Thomas Schmitz — Enseignant / Conférencier
- Corentin Dugast — Auteur
- Curtis Crane — Témoignage
- Père Ralph Chamoun — Prêtre Maronite
- Jeanne Pagès — Témoignage
- Julien Dodeman : fondateur de SETH Talk
Laïcisme : l’Etat veut interdire les messes à l’intention des défunts qui ne lui plaisent pas
Tous les ans depuis 1951, année de la mort de Philippe Pétain, l’Association pour la défense de la mémoire du maréchal Pétain (ADMP) fait dire une messe pour le repos de l’âme de l’ancien héros militaire de la Première Guerre mondiale. Il a donc fallu attendre la 74e messe pour que la République s’excite.
Cette messe était traditionnellement célébrée à l’ossuaire de Douaumont, site funéraire et mémoriel de la Première Guerre mondiale. Mais en 2024, l’ADMP s’était vu refuser la possibilité que cette célébration ait lieu dans la chapelle de ce monument. La messe avait donc été célébrée, avec l’accord de l’évêque de Verdun de l’époque dans une chapelle privée de la ville. En 2025, Mgr Philippe Ballot, administrateur apostolique du diocèse, avait proposé qu’elle soit célébrée en l’église Saint-Jean-Baptiste de Verdun.
Le maire (divers gauche) de la ville, Samuel Hazard, a pris un arrêté interdisant la tenue de cette célébration. En réponse, l’association a saisi le tribunal administratif de Nancy, qui a rendu une décision contraire à celle du maire. Le juge administratif a notamment considéré que le maire de Verdun n’a pas légalement le droit d’interdire cette messe car, en vertu du principe de séparation des Églises et de l’État, l’autorité publique ne peut intervenir dans une cérémonie religieuse se déroulant dans une église que pour des raisons de sécurité matérielle, et non pour des motifs liés au contenu idéologique de la célébration.
En réponse à la demande du maire de Verdun, l’administrateur apostolique du diocèse Mgr Ballot a, dans un communiqué publié le 13 novembre, déclaré :
« Pour l’Église, toute personne peut demander à un prêtre de célébrer une messe à l’intention d’une personne défunte, quelle que soit sa vie passée. Cette intention est portée dans la prière au cours de la messe, sans pour autant être un hommage. En acceptant l’intention de messe, le prêtre s’engage à la célébrer comme un service spirituel, cela n’est pas le reflet de son jugement personnel. »
Mais l’affaire ne s’arrête pas là : le procureur de la République de Verdun précise qu’une enquête est ouverte sur la « tenue d’une réunion politique dans un local servant habituellement à l’exercice d’un culte ». Vise-t-elle le prêtre qui a célébré la messe, l’abbé Gautier Luquin, pour « provocation par ministre du culte à la résistance à l’exécution des lois ou actes de l’autorité publique » ? Sollicitée par La Croix, le procureur a toutefois précisé que « le prêtre n’est pas visé en qualité de mis en cause dans l’enquête qui est actuellement en cours ». « L’enquête est diligentée contre X », « il s’agit d’un cadre d’enquête au regard des faits dénoncés, ne présageant aucunement les suites pénales ou non qui y seront données ».
L’ADMP est une association officielle depuis près de 80 ans et elle a toujours eu le droit de tenir ses activités ; de 1951 à l’élection de Chirac en 1995, tous les Présidents des IVe et Ve républiques ont chaque année fait déposer une gerbe de fleurs officielle sur la tombe du Maréchal à l’Ile d’Yeu à l’anniversaire de sa mort…
Un inconnu nommé saint Augustin
Il est l’auteur chrétien qui a inspiré au moins deux papes contemporains. Il est aussi celui qui a créé un genre littéraire, celui des confessions. Converti célèbre, il fut aussi théologien, philosophe, lettré, évêque, maître spirituel, auteur d’une règle religieuse. Ses ouvrages qui datent de l’Antiquité se lisent toujours.
Derrière ce « il » trop imprécis se trouve saint Augustin, l’évêque d’Hippone, l’un des inspirateurs du pape Léon XIV après avoir été l’un des maîtres de Benoît XVI. Autant de raison, pour le temps d’un Club des Hommes en noir, de s’arrêter sur cette immense figure du christianisme qui, à travers le temps, touche l’homme et le chrétien contemporain.
Pour en parler, Philippe Maxence accueille au micro du Club des Hommes en noir le père Augustin-Marie, prieur de la Fraternité Saint-Vincent-Fe
La Consécration de la messe, théologie et liturgie.
Le contenu de cet article a été reproduit sous la forme d’une vidéo consultable ici :
L’association la Phalange Liturgique, qui vous partage cet article, vous propose aussi sur son site internet des articles semblables, tournant autour des thèmes de la liturgie, de la spiritualité et de la féminité catholique.
La messe est essentiellement un sacrifice pendant lequel le Christ se donne à Dieu le Père à la façon d’un culte. Au centre de la messe culmine cet acte par lequel le sacrifice de la croix, c’est à dire la mort de Jésus, vrai homme et vrai Dieu, est renouvelé mystiquement.
Le rite consécratoire, rend le sacrifice de la croix sacramentellement présent dans la liturgie de la messe.
Il convient surtout pour comprendre la messe, non pas d’en comprendre les cérémonies qui ne sont que le contenant, mais surtout d’en comprendre l’esprit et l’acte, surtout, autour duquel cet esprit gravite.
Il y a deux sacrifices. Le sacrifice de la Croix, c’est la mort de Jésus en l’an 30, mort douloureuse, mort sanglante, la mort de laquelle suit la Résurrection, la mort pendant laquelle les péchés du monde sont expiés.
L’autre sacrifice, c’est celui de l’autel, celui qui se produit à chaque messe. Il n’est pas douloureux, il se produit après la Résurrection.
Ainsi, le Christ hérite déjà de son corps glorieux, donc immortel. Le sacrifice de l’autel peut ainsi se reproduire à l’infini, en tout temps et tout lieu, et pour cause, Jésus ne meurt plus. On parle pourtant de sacrifice. À l’autel, en effet, le sacrifice de la croix est rendu présent, mais d’une manière toute particulière.
Donc le Sacrifice de la Croix est rendu présent d’une manière sacramentelle à l’autel. Alors que le sacrifice de la croix est réalisé d’une manière physique.
Une mort physique réelle, (mystique veut dire réel aussi, mais sous un autre rapport), mais il y a une mort qui est physique, qui est douloureuse, qui est sanglante.
De l’autre côté, il va aussi y avoir un aspect physique à l’autel, mais qui n’est pas immédiatement le Sacrifice.
On pourrait avoir un aspect physique également, physique et mystique, des deux côtés. Physiquement, à l’autel, il y a la transsubstantiation.
Vous avez le corps et le sang qui se trouvent entre les mains du célébrant mais l’essentiel de la messe, ce n’est pas cela.
C’est certes une caractéristique essentielle de la messe, que la consécration et la transsubstantiation se fassent. Mais il faut le rappeler, s’il n’y a pas de sacrifice, s’il n’y a pas de transsubstantiation et le corps de Jésus, ce n’est que la matière du sacrifice.
Le sacrifice de la croix est reproduit d’une manière cependant mystique sur l’autel, mais c’est le même sacrifice. Il n’est pas produit de la même manière, mais c’est le même.
Le sacrifice qui est reproduit ne l’est pas au moyen d’une imitation ou d’un mime. Il y a une unité, une certaine forme d’égalité entre sacrifice de l’autel et sacrifice de la croix.
Il est certain, cependant, qu’il existe une certaine forme de dépendance. Le sacrifice de la croix est le premier dans le temps, évidemment. Et si le sacrifice de la croix n’avait pas été consommé, le sacrifice de l’autel ne pourrait pas être réalisé.
Ce qui fait le sacrifice de la croix, je répète un peu, c’est qu’il est physique, donc sanglant, douloureux, et il occasionne la mort.
À l’autel, le sacrifice est mystique, ainsi il ne peut pas être sanglant et il n’y a pas de mort.
Jésus ne meurt qu’une fois, ensuite c’est par une immolation mystique qu’il se donne en victime.
Une immolation mystique, comme Jésus est mystiquement lié au membre de son corps qui est l’église.
Comme la Bible, bien qu’elle ne contienne que des mots humains, est véritablement, mystiquement, la parole de Dieu agissant dans les âmes.
La notion du Mystique
Mystique et physique sont deux aspects du réel. Mystique ne veut pas dire pas symbolique.
Il y a aussi, à l’autel un symbole du fait que le sacrifice de la croix se retrouve sur l’autel.
D’ailleurs, l’autel est orné d’une croix, qui est son centre, le sacrifice de l’autel signifie aussi le sacrifice qui fut accompli en l’an 30.
Mais dans le même temps, il le reproduit, il l’actualise de sorte à le rendre véritablement réel au moment de la messe.
Le lien qui unit les deux sacrifices relève aussi, le mot important c’est aussi, du souvenir, du mémorial : On se souvient au moment de réaliser ce sacrifice à l’autel, du sacrifice de la croix.
Une erreur, serait de considérer qu’il n’y a que le souvenir et qu’il n’y a pas l’acte. Ça va être quelque chose qu’on entend beaucoup chez les modernistes, chez les protestants surtout (par exemple c’est ce qui exprimé dans la Présentation Générale du missel Romain en 1969, la définition de la messe alors ne faisait référence qu’au mémorial, et pas au sacrifice, sans doute une hérésie par omission, c’était là le point d’achoppement le plus clair dénoncé dans le Bref Examen Critique par les Cardinaux Ottaviani et Bacci, en 1970 ce document a été modifié pour réintégrer heureusement la mention de sacrifice réel).
Le Sacrifice selon matière Matière et Forme
Précisons un peu le propos en distinguant le sacrifice de la messe selon sa matière et sa forme. Un sacrifice consiste en l’oblation, c’est-à-dire l’offrande d’un objet.
L’offrande d’un objet et l’objet qui est offert sont formes et matières du sacrifice.
On doit voir cette dualité :
L’offrande d’un objet, « oblation rei » et « res oblata », la chose offerte.
Donc oblatio rei, ç’est l’acte qu’on pose, l’oblation de la chose.
Res oblata, c’est l’objet qui est offert, donc c’est uniquement la matière. En l’occurrence, la matière du sacrifice c’est la victime. D’un côté la victime, de l’autre l’offrande de la victime.
Pour le sacrifice de la croix particulièrement, on a bien sûr une matière et une forme.
La matière c’est la victime, c’est Jésus. Pas seulement son corps, pas seulement son sang, mais aussi son âme, et donc toute son humanité.
La forme, l’oblatio rei pour le sacrifice de la croix, c’est donc l’offrande de cette victime.
Elle est offerte par une immolation (c’est la mort). La mort c’est l’acte par lequel l’humanité de Jésus est offerte.
On retrouve la même chose dans le sacrifice de l’autel qui reproduit le sacrifice de la Croix.
La victime c’est l’humanité de Jésus Christ, rendue présente de manière mystique. La forme c’est donc l’oblation mystique.
Dans l’aspect physique de la messe, on va donc retrouver au moment d’offrir les oblats, les hosties qui pour l’instant n’ont rien de spécial.
Au moment de la Consécration, l’humanité de Jésus Christ est véritablement présente (et physiquement par la présence réelle et mystiquement par l’actualisation du Sacrifice). Et on va avoir donc les paroles de la consécration qui sont encore l’offrande de cette humanité de Jésus Christ. Noter ainsi que la matière du sacrifice de l’autel ce n’est pas la présence réelle, mais la présence mystique. La présence réelle est physique, en théorie et avec des gros guillemets, la messe pourrait être sans la présence réelle, Jésus aurait pu instituer la messe d’une autre façon, qui ne ferait pas intervenir la transsubstantiation.
Il y a en outre une analogie entre l’aspect physique et l’aspect mystique de la messe. Entre la matière mystique et la matière physique.
L’offrande c’est l’acte, l’objet c’est la victime. Sans l’un ou sans l’autre, il n’y a aucun sacrifice. Le sacrifice ne consiste pas dans une victime. Le sacrifice ne consiste pas en ce que le corps du Christ soit juxtaposé et soit présent à côté du calice, le calice du sang. D’ailleurs c’est une question qui est posée par saint Thomas : « Y a-t-il un sacrifice lorsque les deux espèces, le corps et le sang, sont juxtaposées ? » : Bien sûr que non. Il faut qu’il y ait cet acte qui pourrait-on dire les lie ensemble. Il faut qu’il y ait cette offrande mystique pour rendre la messe efficace.
Une erreur très commune consiste à dire que le but de la messe c’est la transsubstantiation, pour produire la Communion.
Cela nous amène à cette erreur très commune La Consécration rend ainsi présent non seulement le corps et le sang du Christ mais aussi et surtout son oblation.
Avec des guillemets, on pourrait donc dire que la présence mystique et physique du corps de Jésus pendant le sacrifice de l’autel est quelque chose de tout à fait secondaire au rapport de l’acte qui est posé au même moment.
Une erreur très répandue à travers tous les âges chez les modernistes mais aussi beaucoup dans la tradition, serait de considérer la messe comme un pieux rituel où le prêtre exerce son pouvoir de changer le pain au corps et le vin au sang du Christ. Un rite productif de communion, une cérémonie destinée à nous assurer des hosties consacrés pour remplir nos ciboires et garnir nos ostensoirs.
Pourtant, le culte public de la Sainte Réserve Eucharistique n’est pas du tout d’institution divine mais ecclésiastique. Il est à l’origine une réaction aux hérésies de Tanchelin qui affirmait au XIe siècle que les hosties perdaient leur consécration après la messe.
On commence donc à instituer un culte public, avant il n’y avait qu’un culte privé de la Sainte Réserve. Ainsi apparaissent progressivement les tabernacles (la sainte réserve prenait par le passé d’autres formes, par exemple les tours eucharistiques, un orifice perçu dans le mur de l’abside, sur le côté du sanctuaire, et qui n’était donc pas bien visible par les fidèles, et pas proposé à leur adoration) et les processions au saint Sacrement.
« Il n’y a en effet aucune comparaison à établir entre une courte messe basse où le sacrifice même de notre rédemption est rendu présent où le Christ, souverain prêtre, enferme toutes ses énergies adoratrices à la gloire du Père, tout son rayonnement de vie et de sanctification pour nous.
Et un salut ou une procession, si solennel soient-ils, où nous, pauvres pécheurs, couvrons la sainte Hostie de nos humbles adorations humaines, toujours déficientes, si ferventes soient-elles. »
Croegaert
La Place central qu’occupe la Consécration dans l’économie liturgique de la messe
Il n’est pas étonnant dès lors que le rite consécratoire, tel la pierre dans la bague, occupe une place centrale dans l’ « économie liturgique » du sacrifice.
Celle-ci vise nettement à un certain équilibre entre les rites et les formulaires pré et post consécratoires du canon de la messe. Par exemple, la scission (potentielle) du sanctus et du benedictus, avant et après la consécration, entoure celle-ci d’un cadre mélodique homogène.
Encore par la symétrie des deux memento, des vivants avant, et des mort après la Consécration. Des deux diptyques aux listes de saints Communicantes avant la Consécration et Nobis quoque peccatoribus après. Des signations rituelles : pendant le canon 3 + 5 signes de croix avant la Consécration et 5 + 3 après.
Enfin la mise en relief du rite consécratoire lui-même, par les deux élévations accompagnées de sonneries des clochettes, de la cloche, dans le silence impressionnant de la foule, qui interrompt le chant du sanctus et abandonne la station de bout du canon pour la génuflexion et l’adoration.
Bien plus encore, d’une part toute la liturgie de l’Offrande du pain et du vin, jusqu’à la secrète, est subordonnée à la consécration, parce qu’elle en constitue la préparation.
D’autre part, toute la liturgie de la Communion, depuis la fraction jusqu’au post communion, est subordonnée à la consécration, parce qu’elle constitue la participation plénière du célébrant et des fidèles à l’oblation du sacrifice eucharistique qui a lieu en la Consécration.
La liturgie des trois parties essentielles de la messe suit au rapport de leur intensité une sorte de parabole (géométrique), avec l’Offertoire, la Consécration, la Communion. Et tous les artifices liturgiques, toutes les figures de style liturgiques participent à mettre en relief ce moment unique de la Consécration.
Une vidéo produite par l’association qui reprend le contenu de cet article :
Louis Djeddi, la Phalange LiturgiqueCet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Les 3 MA.com pour un Noel en beauté!
Le nouveau site les 3 MA ( www.les3ma.com) vous propose un unvivers d’art et de beauté, inspiré de l’ancien. Veilleuses catholiques pour enfants, bijoux de cérémonies, peinture, dessins…
Nous sommes 3 sœurs qui ont, depuis qu’elles sont toutes petites et grâce à la passion de leurs parents, écumé les salles de ventes aux enchères, rêvé dans les farfouillis de brocantes et appris l’art de la beauté au contact des antiquaires.
Cet émerveillement ne s’est jamais tari.
C’est depuis toujours pour l’homme un salutaire exercice de jouvence, de bonheur, une veine explorée que les ouvriers de l’art veulent sans cesse creuser dans la mine inépuisable et toujours renouvelée du beau. Nos racines auvergnates, nos vacances bretonnes, nos écolages normands, nos sorties vendéennes et nos amis sudistes nous ont appris au fil des ans et des découvertes que la beauté, splendeur du Vrai, n’était pas une niche d’intellectuels ni même le monopole d’une classe.
Elle fait honneur aux plus humbles, aux cachés, aux oubliés souvent, à celui qui a fabriqué cette petite tabatière noyée dans un carton de cartes postales, à celui qui a sculpté la plus fine des marqueteries d’une console de salon un peu reléguée.
En fait, nous avons appris la petite histoire de la grande Histoire de l’art: la beauté qui surgit ici et là intacte, comme une source d’eau vive, nous guettant au détour d’une vieille chaise, d’un bijou de famille, d’une robe de soirée, abîmée, oubliée dans la vénérable poussière du placard de nos grands-mères.
Dans les yeux des enfants que nous étions, ce n’était pas l’étalage ennuyeux d’un monde fossilisé de vieux machins, mais la naissance, par l’exercice de découverte et de contemplation, d’une vertu proprement artistique et presque philosophique dans la plus pure tradition classique: l’amour du vieux, l’amour du temps long, l’amour de ce qui défie la médiocrité et l’obsolescence, l’amour de ce qui demeure, l’amour de la beauté supplémentaire que la patine du temps a apportée, l’amour de la transmission et disons le, un penchant plus romantique parfois, l’amour de la Ruine, l’amour de ce qui n’existera plus, l’amour d’un art perdu par l’arrogance de la modernité, la pitié pour un objet désuet, fatigué, sans emploi.
Alors sans le savoir, de façon empirique, notre imagination enfantine découvrait ce que Péguy apprit plus tard à nos consciences d’adultes, l’esprit des cathédrales: «Dans ce temps-là, on ne gagnait pour ainsi dire rien et pourtant il y avait un honneur incroyable du travail. Le travail était une prière et l’atelier un oratoire. Nous avons connu des ouvriers qui avaient envie de travailler, ils chantaient à l’idée qu’ils allaient travailler. Travailler était leur joie-même, la racine profonde de leur être. Nous avons connu ce soin poussé jusqu’à la perfection, cette piété de l’ouvrage bien fait. J’ai vu toute mon enfance rempailler des chaises, exactement du même esprit, du même cœur et de la même main que ce même peuple avait taillé les cathédrales. Il fallait qu’un bâton de chaise soit bien fait, il ne fallait pas qu’il fut bien fait pour le salaire, il ne fallait pas qu’il fut bien fait pour le patron, il fallait qu’il fut bien fait lui-même, en lui-même, pour lui-même; une tradition venue, montée du plus profond de la race, un honneur voulait que ce bâton de chaise fut bien fait. Toute partie dans la chaise qui ne se voyait pas, était aussi bien faite que ce qui se voyait, c’était le principe même des cathédrales. »
En cette année de réouverture de Notre-Dame, nous sommes fières de vous présenter notre site et de rejoindre le long et beau cortège anonyme des petits artistes que l’histoire oubliera mais qui ont mis leur savoir-faire au service de la promesse que nous vous faisons: de la plus petite paire de boucles d’oreilles à la plus travaillée des robes de mariées, nous travaillerons avec l’esprit des Cathédrales!
Bienvenue sur notre site de sœurs créatrices et dans la brocante virtuelle mais non moins poussiéreuse des trois Ma! www.les3ma.com
La boutique du neuf inspiré de l’ancien…
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Union des droites au Parlement européen
Jeudi, le Parti populaire européen (PPE, droite), la première force de l’hémicycle, à laquelle appartiennent les députés LR, a fait front commun avec la droite nationale pour vider de leur substance deux législations emblématiques du Pacte vert européen.
Sont passés à la trappe le « devoir de vigilance », censé imposer aux multinationales de traquer et combattre les atteintes aux droits humains ou à l’environnement liées à leur activité, et la directive dite « CSRD », qui devait obliger des milliers d’entreprises à déclarer chaque année leurs émissions de CO2, leur gestion des déchets, leurs écarts de rémunération femmes-hommes.
Ces deux textes faisaient l’objet d’une réforme de simplification lancée par la Commission européenne. Une simplification qui a viré au détricotage à la faveur d’une union des droites inédite.
Le puissant groupe conservateur, dont François-Xavier Bellamy (LR) est vice-président, a pactisé avec les Patriotes, dirigés par Jordan Bardella, l’ECR, formation proche de Giorgia Meloni, et L’Europe des nations souveraines, comprenant notamment Sarah Knafo (Reconquête) et l’ AfD allemande.
Jordan Bardella s’est réjouit :
« Sous la pression du groupe du RN, nous avons libéré la majorité des entreprises de contraintes hors sol et nuisibles pour leur compétitivité, et fait plier Ursula von der Leyen . »
Un traumatisme pour les européistes.
Début octobre, les élus LR avaient déjà voté la mention de censure défendue par le RN.
Football : les hommes avec les hommes, et les femmes avec les femmes
Les hommes qui se prennent pour des femmes ne pourront plus prendre part aux compétitions féminines de football en Angleterre « à partir du 1er juin 2025 », a annoncé ce jeudi la fédération anglaise de football.
La fédération écossaise a pris une décision similaire.
Le bon sens revient.
Préparez l’Avent avec les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre
Que célébrons-nous à Noël ? Sans le comprendre, comment bien vivre le parcours d’Avent ? Pour saint Bernard de Clairvaux, Noël n’est pas seulement la commémoration du 1er avènement du Christ dans notre monde, à Bethléem : cette fête est aussi l’annonce de son dernier avènement dans la gloire, à la fin des temps. Plus profondément encore, Noël prépare et réalise en nous un avènement intermédiaire et caché du Sauveur, par la grâce, la prière, la parole…
Jour après jour, au long de l’Avent, rejoignez Hozana et vivez avec les prêtres de Claves la grande préparation à Noël que nous propose l’Eglise : profitez chaque jour d’un court mot spirituel et d’un texte de méditation, pour essayer de consacrer 15 minutes au Seigneur dans la prière.
Avent évangélique avec Chéméré
L’Avent commence bientôt, et c’est un excellent moment pour prendre un nouvel élan dans votre vie spirituelle.
Avec AVENT ÉVANGÉLIQUE, pour chacun des 24 jours de l’AVENT, vous serez accompagnés par les frères de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier.
Avec une vidéo, une méditation et un défi par jour, vous allez apprendre à suivre les traces de Jésus dans votre vie quotidienne.
Recevez chaque jour une vidéo de 10 min pour vous préparer à Noël
Inscription avant le 1er dimanche de l’Avent (30 novembre)
