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Avortements : la détresse psychosociale des Françaises

Communiqué des Associations Familiales Catholiques :

Malgré un fort désir d’enfants, le nombre d’avortements en France a encore augmenté en 2023. Les AFC alertent le gouvernement sur ces chiffres qui témoignent de la détresse psycho-sociale des femmes et des couples qui y recourent, alors que la valeur de la vie à naitre tend à s’estomper.

Le bilan des interruptions volontaires de grossesse vient d’être publié par la DREES. Le nombre d’avortements enregistrés en France en 2023, 243 623, est en hausse de 8 600 IVG par rapport à 2022 et atteint même son plus haut niveau depuis 1990. Ce nombre témoigne d’un phénomène de société important puisque les avortements représentent près de 37,6 % des naissances enregistrées (376 IVG pour 1000 naissances). A titre de comparaison, l’Allemagne a un taux de 12% (120 IVG pour 1000 naissances) et l’Italie de 16% (160 IVG pour 1000 naissances). La France est en tête des pays européens pour le taux de recours à l’avortement.

Les Associations Familiales Catholiques rappellent que l’accueil des enfants à naître doit être ardemment défendu, et qu’il existe des alternatives à l’avortement.

Elles soutiennent un changement de politique incluant en particulier :

  • la lutte contre les facteurs de risque (pauvreté, déscolarisation) de recourir à l’IVG en cas de grossesse imprévue
  • la mise en place d’aides matérielles et financières en faveur des mères en difficultés et de leurs familles
  • la valorisation de l’accouchement sous le secret
  • le développement de l’éducation affective, relationnelle et sexuelle des plus jeunes .

L’IVG est bien plus un indicateur de détresse psycho sociale qu’un totem féministe. Une autre politique est possible.

Une commission d’enquête pour la chasse aux sorcières

LFI a déposé une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur la structuration, le financement et les modalités d’action des mouvements conservateurs antichoix et agissant dans le champ de la parentalité et de la famille… On y lit :

En France comme partout en Europe, on observe depuis plusieurs années des velléités de revenir sur le droit à disposer de son corps, à la faveur de la montée de l’extrême droite, à travers des campagnes de désinformation, des manifestations anti-IVG ou des actions choc de mouvements conservateurs. Malgré la loi constitutionnelle du 8 mars 2024, les mouvements anti-choix continuent d’agir pour limiter les droits des femmes, des minorités de genre et des familles, notamment le droit à disposer de son corps, contrôler sa sexualité et à la séparation conjugale.

Selon le Planning familial,

« les associations et fondations qui appartiennent à cette mouvance ont leurs spécificités, mais se retrouvent au sein de la Marche pour la vie et la Manif pour tous (devenue aujourd’hui le syndicat de la famille), par exemple. Ces mouvements sont bien organisés et financés, même s’ils ne le revendiquent pas. Ils ont su se renouveler, avec de jeunes militant·e·s formé·e·s au plaidoyer, aux techniques de communication et à la prise de responsabilité politique. Ils agissent au niveau institutionnel, politique, mais aussi dans les associations de terrain et veulent gagner l’opinion publique à leur projet de société. Réunis au sein d’un mouvement européen qui a un agenda bien précis, ils défendent la famille et l’occident chrétien, avec des priorités différentes d’un pays à l’autre : combattre l’avortement, la contraception, la PMA, le divorce, l’éducation à la sexualité, les droits des personnes LGBTQI+, et plus précisément des personnes trans, et l’euthanasie. »

Parmi ces mouvements anti-choix agissant en France et en Europe se trouvent des associations et ONG (Parents vigilants, Institut européen de bioéthique, Civitas, SOS détresse, le Syndicat de la famille, Mum, Dad & Kids, etc.) et des fondations privées qui collectent et distribuent des fonds (Jérôme Lejeune, Fondation de la Famille Européenne).

Selon un rapport du Cese, pour définir leur corpus et programme idéologique, ces mouvements s’appuient sur une définition de la « dignité humaine » qui se décline selon trois aspects :

– Une défense de la vie définie « de la conception jusqu’à la mort naturelle », qui fonde l’opposition à plusieurs formes de contraceptions, à la contraception d’urgence, à l’avortement et au droit à mourir dans la dignité ;

– La défense de la « famille », dans une définition restreinte à son acception patriarcale et « traditionnelle » (un père, une mère et les enfants) ;

– La « liberté religieuse », définie sous l’angle de la possibilité de déroger à certaines législations pour des motifs de conviction religieuse

Les mouvements anti-choix bénéficient donc d’objectifs et d’un agenda politique précis, sont structurés et se réunissent régulièrement pour mieux ajuster leur stratégie et travailler leur argumentaire, lors de grands événements internationaux, et à travers l’organisation pan-européenne Agenda Europe.

[…]

Agissant à la fois au niveau institutionnel, politique, médiatique, dans les écoles et sur le terrain, leurs modes d’action sont pluriels et prennent des formes multiples : vandalisme, campagne de désinformation sur les réseaux sociaux, édition de manuels scolaires, réalisation de documentaires, lobbying politique et entrisme, utilisation des instruments de démocratie participative (pétition, consultations publiques, sondages), etc. L’association Alliance VITA, fondée par Mme Christine Boutin en 1993, illustre bien ce répertoire d’action pluriel déployé au fil des années : service d’écoute en ligne SOS bébé, interventions en milieu scolaire, campagne d’affichage à Paris, tractage, organisation de ses « universités de la vie », etc. En septembre 2016, un « manuel scolaire », outil de propagande anti-IVG de la Fondation Lejeune a été diffusé dans un établissement privé catholique de l’académie de Montpellier : « Près de 9 millions d’avortements ont été pratiqués [en France] depuis 1975. Ce sont 9 millions d’enfants uniques, irremplaçables », peut-on notamment y lire. En mai et juin 2023, à Paris et à Lyon, les vélos en libre-service Vélibs et Vélo’v ont été recouverts d’autocollants contre le droit à l’avortement par le groupuscule anti-IVG Les survivants.

Sur le plan politique et institutionnel, afin de s’attaquer à l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS), le Syndicat de la famille, ainsi que les associations Juristes pour l’enfance et famille et liberté se sont rassemblés en « Union pour une éducation responsable ». Cette union a organisé un colloque au Sénat en février 2024 afin de faire pression sur les décideurs politiques et institutions pour influencer le contenu du nouveau programme d’éducation à la sexualité. Enfin, le collectif Parents vigilants tente lui aussi d’imposer les obsessions de l’extrême droite au sein des établissements scolaires et de s’attaquer à l’EVRAS à travers différents leviers : mobilisation en ligne, organisation d’un colloque au Sénat, menaces et harcèlement à l’encontre d’enseignant·es, participation aux élections de parents d’élèves, mobilisations pour empêcher l’intervention de certaines associations féministes dans les établissements scolaires, lobbying pour couper leurs subventions, etc. […]

Mais leurs discours sont aujourd’hui également repris et diffusés dans les médias traditionnels (Valeurs Actuelles, C8, Cnews, Boulevard Voltaire etc.). En août 2021, le film américain anti-avortement « Unplanned » est diffusé en direct sur la chaîne C8, propriété du milliardaire Vincent Bolloré. En février 2024, la chaîne Cnews diffuse une infographie affirmant que L’IVG est la « première cause de mortalité dans le monde », assimilant l’avortement à un meurtre, lors d’une émission titrée « L’avortement : une blessure de l’âme ? » Une émission où l’on apprend qu’avorter est « contraire à la mission de la femme » et que le principe « tu ne tueras point » doit s’appliquer à la lettre à toutes les femmes.

Ainsi, les élites économiques utilisent leur empire médiatique pour diffuser cette propagande idéologique. Ceci est loin d’être étonnant, quand ces milliardaires, multi-propriétaires de médias, sont parfois directement impliqués dans le financement des mouvements anti-choix, à travers le mécénat et la philanthropie. C’est le cas par exemple du milliardaire conservateur Pierre Edouard Stérin. A travers son fonds de dotation le Fonds du Bien Commun et sa soirée de levée de dons la Nuit du Bien Commun, diffusée sur la chaîne C8, Pierre Edouard Stérin étend son réseau au sein de la philanthropie conservatrice et catholique. Le Fonds du Bien Commun finance par exemple les maisons Familya pour « prévenir les ruptures conjugales » ou SOS Calvaires « pour sauvegarder les calvaires de France », ainsi que d’autres organisations dédiées à « l’éducation intégrale », ou encore à « la croissance humaine et spirituelle ».

C’est bien, nous allons pouvoir parler d’avortement, de sa réalité, de ses conséquences, durant des heures, dans les murs de l’Assemblée, avec une diffusion vidéo gratuite !

Pas de liberté pour les ennemis de la liberté!

Le think tank honors MCC Brussels vient d’annoncer que l’événement qu’il devait organiser le 30 septembre pour lancer le livre du Prof. Frank Furedi (directeur exécutif de l’organisation): “The War against the Past” allait être déplacé. Il devait avoir lieu dans la librairie Piola Libri et celle-ci a finalement annulé, arguant d’une “connotation politique” du livre et de sa propre volonté d’être un “espace inclusif”. Comme le remarque le MCC, il est amusant que cette inclusivité conduise à exclure un auteur et son livre d’une librairie!

Portes ouvertes de Livres en Famille

Nos amis de Livres en Famille organisent des portes ouvertes à Préchac, près de Bordeaux, du 27 au 30 septembre.

 

Il faut suivre

Le charmant ministre de l’Economie a de la suite dans les idées.

Dimanche soir il a déclaré :

« Je veux saluer l’action de Bruno Le Maire… Je mesure la chance d’hériter d’un tel bilan. »

Mardi matin il a corrigé :

« On a un des pires déficits de notre histoire. Donc sur ce plan-là, la situation est grave. »

Puis il annonce qu’il est ouvert à collaborer avec tous les partis,

« pour peu qu’ils soient dans l’arc républicain »… : « Ça veut dire que le Rassemblement national, face auquel nous avons fait un front républicain, n’y appartient pas. Il faut être clair là-dessus ».

Mardi après-midi correction de Bercy par communiqué de Bercy :

« Antoine Armand, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie recevra l’ensemble des représentants des groupes parlementaires. »

Nouveau triste record du nombre d’avortements

L’avortement est entré dans la Constitution car il était soi disant “menacé”.

Selon une nouvelle étude de la Drees, le service statistique du ministère de la Santé, 243 600 avortements ont été réalisés l’année dernière. C’est 8600 de plus qu’en 2022, soit 16,8 pour 1000 femmes en âge de procréer (contre 16,2 ‰ en 2022).

Le ratio d’avortement (rapport entre le nombre d’IVG et le nombre de naissances vivantes une année donnée) a également augmenté, atteignant 0,34 (+0,03 par rapport à 2022). En d’autres termes, pour 100 naissances, il y a eu 34 avortements en 2023.

Le taux de recours a augmenté dans toutes les classes d’âges, mais le plus élevé s’observe chez les 25-29 ans (près de 30 pour 1000 femmes). Il atteint même un record historique, jamais atteint ces trente dernières années. Idem pour les 30-34 ans et les 35-39 ans.

La Compagnie de Jésus se reconsacre au Sacré-Coeur

Le général des jésuites, le P. Arturo Sosa, s’est rendu à Paray-le-Monial à l’occasion du 350e anniversaire des apparitions du Sacré-Coeur à sainte Marguerite-Marie et a renouvelé la consécration de la Compagnie de Jésus au Sacré-Coeur au cours de la messe du 22 septembre (célébrée par Mgr Rivière, évêque d’Autun).

Cet acte de consécration a d’autant plus d’importance que les jésuites furent à l’origine de la dévotion au Sacré-Coeur, grâce notamment à saint Claude La Colombière, confesseur des visitandines de Paray. On peut aussi espérer que cette nouvelle consécration des jésuites soit une première étape avant la consécration du monde et de l’Eglise au Sacré-Coeur par le Pape François, lui-même jésuite!

Encore un OQTF déjà connu de la police

Le suspect, déjà connu de la justice, avait été condamné à 7 ans de prison pour un viol commis en 2019 et faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Taha O., ressortissant marocain, était visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF) ainsi que par une fiche de recherche liée à cette OQTF, délivrée en août dernier. L’homme avait été condamné en octobre 2021 à une peine de 7 ans de prison pour le viol d’une jeune femme de 23 ans, survenu en septembre 2019 dans un bois à Taverny (Val-d’Oise).

Pour l’heure, on ne sait pas dans quel cadre il a été remis en liberté le 3 septembre dernier. Vendredi il aurait assassiné une jeune fille de 19 ans.

Le nouveau ministre de la justice, qui pense que celle-ci n’est pas laxiste, va certainement nous donner quelques informations…

L’homme a été interpellé à la gare de Genève (Suisse) mardi soir et va être placé en détention provisoire tandis que les autorités françaises vont formuler une demande d’extradition à leurs homologues suisses.

Le corps de Philippine a été découvert enseveli dans le bois de Boulogne samedi après-midi, lors d’une battue organisée par ses proches. Elle avait disparu mystérieusement vers 14 heures après avoir déjeuné à l’université Paris-Dauphine dans le XVIe arrondissement de Paris, où elle était étudiante en 3ème année de licence “économie et ingénierie financières”. Ses proches sont parvenus à retrouver Philippine grâce à la géolocalisation de son téléphone.

La paroisse est sous le choc :

Le synode sur la synodalité inaugure une liste de nouveaux péchés

De l’Union Lex Orandi :

Le 1er octobre 2024, la 2ème session du synode sur la synodalité s’ouvrira par une cérémonie pénitentielle présidée par le Pape François. Elle comporte des innovations liturgico-doctrinales qui ne manquent pas de soulever des questions.

Le Secrétariat du synode présente ainsi cette cérémonie :

« La liturgie pénitentielle entend disposer les travaux synodaux vers le début d’une nouvelle manière d’être Église (sic).

Dans la Basilique Saint-Pierre, la célébration pénitentielle, présidée par le Pape François, prévoit un temps d’écoute de trois témoignages de personnes ayant souffert du péché : le péché d’abus ; le péché de guerre ; le péché d’indifférence face au drame présent dans le phénomène croissant des migrations. Ensuite, l’assemblée procédera à la confession de certains péchés. (…).Celui qui exprime la demande de pardon le fera au nom de tous les baptisés. En particulier, les péchés suivants seront confessés :

• le péché contre la paix
• le péché contre la création, contre les peuples indigènes, contre les migrants
• le péché d’abus
• le péché contre les femmes, la famille, les jeunes
• le péché de la doctrine utilisée comme des pierres à jeter
• le péché contre la pauvreté
• le péché contre la synodalité / manque d’écoute, de communion et de participation de tous

Au terme de cette confession des péchés, le Saint-Père adressera, au nom de tous les fidèles, la demande de pardon à Dieu et aux sœurs et frères de toute l’humanité.»

On apprend ainsi qu’au cours d’une « cérémonie pénitentielle », le Pape demandera pardon au non de tous les fidèles, mais sans qu’il soit indiqué si une absolution de ces péchés sera donnée.

On constate d’abord que les conditions de validité d’une absolution collective rappelées par le Catéchisme de l’Eglise Catholique ne sont pas réunies ici (« Dans les cas de grave nécessité (comme le danger imminent de mort), on peut recourir à la célébration communautaire de la Réconciliation avec confession générale et absolution collective, dans le respect des normes de l’Église et avec le propos de confesser individuellement les péchés graves, en temps voulu. » CEC 1480-1484).

On observe ensuite que la demande de pardon sera exprimée au nom de tous les baptisés, ce qui constitue une « liturgie pénitentielle » d’un genre nouveau. Certes, dans la liturgie eucharistique, le saint sacrifice est offert pour tous les baptisés, vivants et morts. En revanche, rien de tel n’était prévu dans la liturgie pénitentielle de l’Eglise jusqu’à maintenant.

On découvre enfin une liste des nouveaux péchés qui seront « confessés », mais qui s’apparentent plutôt à une nouvelle version de l’examen de conscience… Voyons les un par un.

  • Le « péché contre la paix » semble s’identifier au « péché de guerre », on le comprend aisément.
  • Le « péché contre la création, contre les peuples indigènes, contre les migrants » est partiellement explicité comme « péché d’indifférence face au drame présent dans le phénomène croissant des migrations ». Toutefois, l’essentialisation des « peuples indigènes » ne permet pas de savoir si le péché consiste à leur proposer d’abandonner leur religion indigène contre la foi catholique ou s’il s’agit d’autre chose. Et on ne voit pas très bien pourquoi les peuples allogènes ne seraient pas eux-aussi blessés par certains péchés des migrants à leur encontre, qui nieraient leur qualité d’autochtones pour leur imposer des mœurs étrangers à leur culture, par exemple.
  • Le « péché d’abus » englobe la triste litanie des abus sexuels, financiers, d’autorité, etc. qui mériteraient à eux seuls une version actualisée de l’examen de conscience. On ne peut pas nier leur caractère peccamineux.
  • Le « péché contre les femmes, la famille, les jeunes », à l’inverse, constitue lui-même une litanie incomplète, puisqu’il existe aussi des péchés contre les hommes, les célibataires ou les personnes âgées. Pourquoi faudrait-il confesser les uns et pas les autres ? Là encore, cette liste relève en soi de l’examen de conscience plutôt que de la catégorie du péché.
  • Le « péché de la doctrine utilisée comme des pierres à jeter » souffre d’une imprécision qui le rend quasi impossible à confesser. Qui, ici, est le pêcheur ? Qui est la victime de l’offense ? Comment se détermine que la doctrine a été utilisée « comme une pierre à jeter » ? Qu’est-ce qui distingue l’affirmation des vérités de la foi, même quand elles dérangent, et l’utilisation de la doctrine comme une pierre ? On peut tout au plus suggérer que la prohibition de la liturgie traditionnelle sous le fallacieux prétexte que cette liturgie servirait à certains à refuser le Concile Vatican II entre peut-être dans cette catégorie de péché…
  • Le « péché contre la pauvreté » nous plonge dans des abymes de perplexité. Faut-il entendre que l’on serait en situation de péché quand on s’oppose à la pauvreté, comme dans le « péché contre la paix » ? Mais alors la charité serait-elle un péché ? Ou faut-il comprendre que tous les baptisés seraient voués au vœu de pauvreté comme certains religieux ? Il y aurait donc matière à pécher si l’on ne suit pas le conseil évangélique de pauvreté. Mais alors qu’en est-il des deux autres conseils, celui de chasteté et celui d’obéissance ?
  • Finalement, le « péché contre la synodalité / manque d’écoute, de communion et de participation de tous » reste le plus clair de cette liste. Les catholiques attachés à la liturgie traditionnelle se réjouiront, le 1eroctobre, d’entendre le Pape leur demander pardon pour le manque d’écoute, la mise à l’écart de la communion, le refus de leur participation pleine et entière à la vie de l’Eglise, et l’atteinte à la synodalité que représente Traditionis Custodes et son application. Sur ce point, du moins, il n’y a que peu de débat.

Le régime communiste avait inventé le concept d’auto-critique, qui consistait finalement à s’accuser de n’être pas assez communiste, ce qui permettait d’envoyer le coupable au goulag. Le synode invente le concept de péché contre la synodalité. Est-ce bien rassurant pour notre sens de l’Eglise ?

Grand défi sur Rosario, pour le mois d’octobre, mois consacré à la prière du rosaire !

Comme chaque année, nous lançons un grand défi sur Rosario, pour le mois d’octobre, mois consacré à la prière du rosaire ! C’est le Défi de Pauline !

Nous lançons ce défi, à l’exemple de la bienheureuse Pauline Jaricot, pour être des missionnaires du Rosaire.

Pour cela, c’est très simple : nous voulons offrir nos cœurs à Marie et permettre à nos proches de faire de même. Chaque nouvelle personne invitée sur Rosario est un nouveau cœur offert à la Vierge, un nouvel admirateur.

La Vierge ne demande-t-elle pas elle-même de prier le chapelet dans ses nombreuses apparitions ?

Chaque semaine, nous proposerons différentes actions concrètes pour vous aider à prier le chapelet.

Vous prendrez-vous au Défi ?

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Un gouvernement réactionnaire ? Vraiment ?

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Depuis quelques semaines, la gauche nous corne dans les oreilles qu’elle a gagné les législatives et que, par conséquent, la nomination d’un gouvernement de droite est un « coup de force » d’Emmanuel Macron. À peu près tout est faux dans ces « éléments de langage » repris sans aucune distance critique par l’ensemble des médias dominants, (c’était bien la peine de nous enquiquiner avec toutes sortes de moyens pour lutter contre les « fake news »!).

Tout d’abord, non, encore mille fois non, la gauche n’a pas gagné les législatives. Le principal groupe parlementaire est bel et bien celui du RN – et je ne parle même pas du nombre d’électeurs, pour lequel le parti à la flamme sort largement en tête. Ce qui est vrai, c’est que la coalition de gauche a été la seule à se former avant le premier tour des législatives (et, en cela, on peut du moins lui reconnaître le mérite de la franchise: oui, M. Hollande a été élu sur la base d’un programme d’ultra-gauche imposé par LFI). Mais pourquoi diable serait-il impossible de construire une coalition entre les deux tours ou après le deuxième tour?

Au demeurant, la gauche qui hurle au scandale devant la coalition LR-majorité présidentielle bâtie récemment, ne trouvait rien à redire à la coalition d’entre-deux tours qui allait de LFI aux LR.

En tout cas, pour en finir avec l’arithmétique parlementaire, il est clair qu’avec 193 sièges, le Nouveau Front populaire n’obtient pas – tant s’en faut – la majorité absolue, mais surtout il est moins fort que la coalition constituée par les macronistes et LR (213 sièges) et, par conséquent, on voit mal pourquoi cette dernière coalition serait moins légitime que le NFP pour gouverner.

Au passage, je m’étonne beaucoup des sorties du « camarade » Delogu contre Pétain: si j’ai bien compris, le Nouveau Front populaire se réclame du premier, celui de Léon Blum. Ignore-t-on, parmi les députés NFP, que le maréchal Pétain fut président du conseil d’une majorité Front populaire?

Enfin, il est absurde de prétendre que le gouvernement Barnier est « de droite ». Il comprend certes des ministres de droite, à commencer par le premier d’entre eux. Mais pas davantage que le premier gouvernement d’Édouard Philippe. La plupart des ministres restent des macronistes. Et le socialiste Didier Migaud, premier dans l’ordre protocolaire après Michel Barnier, obtient le portefeuille déterminant pour notre sécurité de la Justice (où il y a fort à parier qu’il bloquera toutes les initiatives que pourra envisager son collègue de l’Intérieur, le LR Bruno Retailleau).

Que la gauche crie au déni de démocratie ou au retour de la droite dure, c’est de bonne guerre, mais cela n’en fait pas une vérité pour autant. Et je reste tout de même assez éberlué de voir à quel point les médias de grand chemin demeurent englués dans leur idéologie de gauche au point de ne pas voir l’évidence. Si déni de démocratie il y a eu, c’est dans l’usage du prétendu front républicain qui a privé la coalition LR-RN de la victoire. Et quelques ministres conservateurs parmi 38 (!) ne sauraient constituer un gouvernement « réactionnaire ».

Reste que, derrière cette tempête dans un verre d’eau, je vois mal comment ce gouvernement va pouvoir agir puisqu’il lui faudra nécessairement, selon les cas, obtenir l’abstention, voire le soutien, du RN ou du NFP. Comment ce qui était si difficile avec une majorité nettement plus confortable et nettement moins divisée deviendrait-il miraculeusement possible? Et comment des réformes courageuses pourraient-elles être menées sans le soutien clair d’une majorité? Nous pouvons toujours espérer de bonnes nouvelles mais l’enlisement jusqu’à la prochaine dissolution semble tout de même plus probable!

Mais laissez-nous rouler !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Mais laissez-nous rouler !

Qu’on le veuille ou non, la voiture est devenue au cours du XX° siècle un moyen de déplacement indispensable dans nos pays industrialisés. Toute l’organisation du territoire est pensée en fonction de l’existence de ce moyen (lieux de résidence, de travail, de consommation, de loisirs…, de culte), hormis dans les grandes métropoles qui bénéficient d’un réseau extrêmement développé de transports en commun.

Or la tendance des municipalités est de tout faire pour rendre la circulation automobile difficile, pénible, intolérable, au nom, nous dit-on, de la qualité de vie des riverains et de la sécurité des piétons.

Prenons par exemple les limitations de vitesse. Avant, les choses étaient claires et assez raisonnables : 130 km par heure sur l’autoroute, 90 sur les routes et 50 dans les agglomérations. Maintenant, à part sur les autoroutes qui sont gérées par des sociétés commerciales, les choses sont plus floues. Sur les routes, la vitesse autorisée dépend des départements : il faut savoir s’adapter en permanence. C’est le règne de l’insécurité routière. J’aime particulièrement ces petits tronçons en deux fois deux voies sur lesquels on peut rouler à 90 et qui se terminent par une fin de limitation de vitesse à 90, le panneau blanc et noir barré. Merveilleux, on peut donc rouler à plus de 90 ! Que nenni : nos fonctionnaires de la route n’ont pas fait de logique à l’école. Pour eux, une fin de limitation à 90 signifie une limitation à 80. Allez comprendre…
Dans les agglomérations, la limite est de plus en plus fixée à 30 sans que rien ne le justifie. Des 50 de règle avec des exceptions à 30, on est passé à 30 de règle avec parfois des exceptions à 50. Les maires changent le code de la route pour leur commune. Il faut donc se traîner à 30 sur des routes larges, droites et permettant une bonne visibilité, aussi fréquentées que les villes fantômes du Far West. C’est un abus de pouvoir manifeste qui habitue les automobilistes à mépriser, hors radar tirelire, les règles de la loi.

Mais là n’est pas le seul abus. A une époque, les ronds-points sortaient de terre comme champignons en automne. Maintenant qu’on aurait du mal à trouver de la place pour caser de nouveaux, les édiles multiplient les ralentisseurs, appelés aussi des gendarmes couchés. Il y en a partout, y compris sur des routes qui ne présentent aucun danger. A croire que les constructeurs de SUV et de voitures surélevées financent les mairies pour qu’elles les installent. Il faut donc ralentir à moins de 30 pour ne pas racler sa voiture et de nouveau accélérer ensuite. Bonjour le bruit, l’usure, la pollution. D’autant que certains ralentisseurs sont illégaux : ils sont installés sur des routes trop fréquentées ou ne respectent pas la hauteur limite de 10 cm. Mais qu’importe pour nos élus : ces aménagements sont installés avec votre argent et si jamais, au terme d’un procès, la mairie est condamnée à les supprimer, ce sera de toutes manières à vos frais. Si vous enfreignez le code de la route pour une broutille, vous devez payer rubis sur l’ongle. Le maire et son conseil n’ont aucun souci à se faire pour leurs finances personnelles. En région parisienne, j’ai même croisé des ralentisseurs en creux : à quand les tranchées qui traversent la route ?

Mais l’imagination des mairies ne s’arrêtent pas là. A vos frais toujours elles mettent en place des chicanes pour interdire le passage de deux véhicules de front. Si vous vous trouvez face à une file de voitures et que vous n’êtes pas prioritaire, vous pouvez éteindre votre moteur ! Cet aménagement qui limite la libre circulation des véhicules sans aucune raison est censé faire ralentir les véhicules. C’est souvent le contraire qui se produit : « Vite, la voiture prioritaire est encore loin : tentons de passer avant elle ! ». De plus, si vous êtes prioritaire et un tant soit peu compatissant, vous accélérez pour ne pas faire attendre la voiture obligée de s’arrêter. Autrefois, les maisons qui débordaient sur la rue étaient frappées d’alignement : il fallait les détruire pour ne pas gêner la circulation. C’est tout le contraire que l’on fait aujourd’hui pour le simple plaisir d’enquiquiner les automobilistes qui ne sont pas tous des touristes désœuvrés.

Connaissez-vous le feu vexatoire ou punitif ? Il s’agit d’un feu rouge installé sur une route sans raison – pas de croisement, pas de passage pour les piétons ou alors sans jamais aucun piéton – mais juste pour le plaisir de bloquer les automobilistes qui ne respecteraient pas la fumeuse interdiction de rouler à plus de 30 km à l’heure. Encore une fois : freinage, moteur au ralenti, accélération sans douceur, bref, tout ce qui n’est pas très éco-citoyen-durable. D’autant que certains se mettent au rouge uniquement parce que vous avez l’outrecuidance de conduire.

Résultat ? Des automobilistes qui allongent leur trajet pour ne pas passer par les communes engagées dans ce combat primordial contre les voitures. Ayant eu l’occasion de faire du kayak sur l’Ain avec des élèves, je m’étonnai devant un responsable du club de la route prise par la camionnette pour le retour. Ce dernier m’expliqua qu’il préférait faire 12 km en plus et ne pas abîmer son matériel avec les ralentisseurs successifs mis en place dans les villages. Cela s’appelle la lutte contre la pollution…

Toutes ces mesures montrent à quel point la vertu de prudence a disparu, chassée par des accumulations de normes et de règlements qui, bien sûr, ne visent que notre bien-être et notre sécurité. Plutôt que de laisser des automobilistes responsables rouler avec prudence, c’est-à-dire en adaptant leur conduite et leur vitesse aux aléas de la route, tout est fait pour contraindre les voitures à ne pas dépasser la vitesse jugée arbitrairement indépassable par un fonctionnaire ou un élu. Si dans cette rue il faut, en cas d’affluence, rouler au pas, cela ne veut pas dire que c’est toujours nécessaire.

L’homme moderne désaliéné, qui refuse toute contrainte morale, libéré de la crainte de Dieu, doit vivre en réalité lié et contraint par des normes et des règlements qui s’ajoutent les uns et autres et finissent par étouffer toute vie sociale normale. Il décide du bien et du mal mais les routes sont défoncées et déformées à coup de millions pour le contraindre à respecter le dernier arrêté municipal. Il croyait s’engager dans l’absolutisation de l’émancipation mais tombe sous l’esclavage de l’administration. Il croit qu’il échappe au regard de Dieu mais n’échappe pas aux radars, aux caméras en attendant que le GPS généralisé ne le piste en permanence.

Laissez-nous notre liberté d’enfants de Dieu, laissez-nous rouler !

Abbé Ludovic Girod

Moussa fait le malin

En quittant le ministère de l’intérieur, Gérald Darmanin a fait cette déclaration stupide :

 

Pourtant :

  • Rachida est ministre de la justice
  • Benjamin Haddad est ministre délégué chargé de l’Europe
  • Mohamed est secrétaire d’Etat chargé de la francophonie
  • Othman est secrétaire à la citoyenneté et à la lutte contre les discriminations
  • Salima est secrétaire d’état à l’égalité entre les femmes et les hommes.

« Pour qu’Il règne ! », thème du prochain pèlerinage de Pentecôte vers Chartres

Du père Luc, bénédictin de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, dans L’Appel de Chartres du mois de septembre :

Chers pèlerins,

« Pour qu’Il règne ! »

Le thème du pèlerinage 2025 ne peut que soulever un enthousiasme débordant. Vous ne me croyez pas ? Essayons de réfléchir un peu, en ce début d’année. Deux motifs au moins
autorisent un authentique enthousiasme pour le Christ-Roi.

Premièrement, il n’y a pas de meilleur but que nous puissions nous fixer que celui-ci : « Pour que le Christ règne ». Pas de but plus enthousiasmant. En effet, « Si les hommes venaient à reconnaître l’autorité royale du Christ dans leur vie privée et dans leur vie publique des bienfaits incroyables — une juste liberté, l’ordre et la tranquillité, la concorde et la paix — se répandraient infailliblement sur la société tout entière » (Pie XI, encyclique Quas primas).

Deuxièmement. « Pour qu’il règne », c’est un… but. Evident ! Or, un but n’est pas réalisé. Encore évident. Surtout un tel but, si élevé, si noble, ne sera jamais réalisé entièrement sur terre. Mais, voici mon argument : c’est précisément pour cela que c’est enthousiasmant. Pourquoi ? Parce que cela nous invite à être créatifs ! Être créatifs ne signifie, certes, pas « faire table rase du passé » (comme on disait en 1968). Être créatifs signifie, au contraire, être inventifs pour découvrir, en s’aidant des meilleures traditions, les secrets des bonnes fondations, afin de
bâtir sur du roc. À ce point de notre réflexion, je devine que d’innombrables questions montent à vos lèvres. Je  vous propose de répondre à quelques-unes d’entre elles.

Mon père, le thème de cette année est bien beau, mais je ne vois pas trop comment m’y prendre, ni par où commencer. Pour qu’Il règne, c’est vaste ! Comment faire ?

Réponse. Pourquoi ne pas commencer par (re-)lire les deux encycliques auxquelles renvoie le Catéchisme de l’Église catholique lorsqu’il rappelle « la royauté du Christ sur toute la création et en particulier sur les sociétés humaines » (n° 2105) ? Ces deux encycliques sont Immortale Dei de Léon XIII (1er novembre 1885), et Quas primas de Pie XI (11 décembre 1925). Elles sont riches d’enseignement et on peut en trouver le texte sur le site du Saint-Siège. À la lecture de ces documents charpentés, il apparaît clairement que la doctrine catholique sur le ChristRoi n’est pas du tout nuageuse, mais, au contraire, bien précise, dans ses structures essentielles (quoi qu’il en soit de détails qui, dans ces encycliques, ne concerneraient qu’une époque). Le point essentiel est celui-ci : il ne s’agit pas seulement, pour les catholiques, de mener une vie spirituelle fervente. Le pape Pie XII y insistait avec force dans un discours aux congressistes de l’Union internationale des ligues féminines catholiques :

«Sous couleur de défendre l’Église contre le risque de se fourvoyer dans la sphère du “temporel”, un mot d’ordre, lancé il y a quelques dizaines d’années, continue de s’accréditer dans le monde : retour au pur “spirituel”. Et l’on entend par là la confiner étroitement sur le terrain de l’enseignement strictement dogmatique, l’offrande du saint sacrifice, l’administration des sacrements, lui interdire toute incursion, tout droit de regard même, sur le domaine de la vie publique, toute intervention dans l’ordre civil ou social. Comme si le dogme n’avait rien à voir dans tous les champs de la vie humaine, comme si les mystères de la foi avec leurs richesses surnaturelles devaient s’abstenir de maintenir et tonifier la vie des individus et, par conséquence logique, d’harmoniser la vie publique avec la loi de Dieu, de l’imprégner de l’esprit du Christ ! Pareille vivisection est tout simplement anticatholique. Le mot d’ordre doit être, tout au rebours : pour la foi, pour le Christ, dans toute la mesure du possible, présence partout où sont en cause les intérêts vitaux, où sont en délibération les lois qui regardent le culte de Dieu, le mariage, la famille, l’école, l’ordre social, partout où se forge, par l’éducation, l’âme d’un peuple. » (12 septembre 1947)

En définitive, comme l’explique Pie XI, « Ce serait une erreur grossière de refuser au Christ-Homme la souveraineté sur les choses temporelles, quelles qu’elles soient (…). »

« Sa dignité royale exige (postulet) que l’État tout entier se règle sur les commandements de Dieu et les principes chrétiens dans l’établissement des lois, dans l’administration de la justice, dans la formation intellectuelle et morale  de la jeunesse, qui doit respecter la saine doctrine et la pureté des moeurs. » (Encyclique Quas Primas)

Voilà un programme bien irréaliste, en 2025 ! Ne pensez-vous pas ? À notre époque, peut-on travailler à une telle victoire du Christ-Roi ?

De nos jours, on peut s’efforcer de préparer, de manière lointaine, une telle victoire dans l’État tout entier. La raison en est que le Christ est le Créateur de l’univers et qu’Il est victorieux du péché par sa Croix. Avec une pointe de paradoxe, je vous dis :

« Vous devez et vous pouvez travailler (autant que la situation le permet) pour que Jésus règne, précisément… parce qu’Il règne déjà ! »

Oui, c’est parce qu’Il règne sur le cosmos et sur nos âmes rachetées, que nous pouvons et devons œuvrer (même très modestement, à cause des innombrables obstacles) « pour qu’Il règne » sur les chefs d’état, sur les parlements, sur la vie politique tout entière. Nous n’avons pas le choix. Serait-il cohérent de faire appel à un autre que le Créateur et le Rédempteur ? Les sociétés, avec toute leurs activités politiques, seraient-elles les parties d’un autre univers que le nôtre ?

Est-il possible de demander que les chefs d’état  rendent un culte à Dieu, dans l’état de moralité où se trouve la France ?

La chrétienté doit être installée en profondeur dans un pays avant que ses chefs d’état, s’ils sont catholiques, ne rendent à Dieu un culte public (CEC 2105). Autrement la chrétienté ne serait qu’une forme de mensonge collectif. Ce serait une chrétienté de nom, pas une chrétienté de fait. Aujourd’hui, la situation politique de notre pays peut se comparer au triste état d’un prêtre en prison. Prenons l’exemple de Mgr N’Guyen van Thuan. Le saint évêque vietnamien ne pouvait célébrer la messe qu’avec des moyens réduits, dans sa prison. Cela n’empêche pas que la célébration de la messe avec l’ensemble de tous les rites reste l’objectif à viser, en temps normal. De même, il faut viser l’établissement d’une société chrétienne, avec son trésor de culture et de législations. Ce qui ne veut pas dire que Dieu ne trace pas droit même avec des lignes courbes. Les persécutions sont occasions d’un élan de ferveur. Le mal est occasion d’un bien. On l’a vu en Pologne sous le régime communiste.

Voulez-vous dire que l’état désastreux de la France est une chance ?

Non, ce n’est pas une chance. Certes, les persécutions rendent possible la floraison des martyrs, mais aussi… la chute des apostats. Les faibles tombent. À l’inverse, l’état de la société où
règne substantiellement le Christ est celui où il est plus facile de faire son Salut. Qu’on pense au royaume de saint Louis. C’est à quoi nous devons travailler, avec les moyens modernes. Internet produit des effets pervers. Mais internet rend aussi possibles des actions qui paraissaient très au-dessus de leurs forces aux Français de 1975, par exemple. N’oublions pas non
plus que les forces surnaturelles sont très supérieures aux puissances du mal. La porte est ouverte à nos initiatives. Avec la grâce de Dieu, un bien, même limité, peut sortir d’une situation désastreuse. Fixonsnous des objectifs à notre portée. Soyons à la fois humbles, raisonnables et magnanimes !

En quoi une loi peut-elle rendre plus facile de faire son Salut ?

Il suffit d’observer les ravages d’une mauvaise loi, pour comprendre les bienfaits d’une bonne loi.

Simone Veil, l’auteure de la loi sur l’avortement, a pu déclarer à une journaliste : « Ceci me fascine : en modifiant la loi, vous pouvez modifier fondamentalement le modèle du comportement humain. Et par le biais d’une loi légalisant l’avortement, vous changerez de façon fondamentale la position de la femme et de l’enfant dans la Société » (à Carole Morre, le 3 mars 1975).

Dans un autre ordre d’idée, selon le célèbre franc-maçon Pierre Simon : « La révision du concept de vie, induite par la contraception, peut (…) transformer la société dans son intégralité. » (De la vie avant toute chose, Mazarine, 1979, p. 85) En faut-il davantage pour comprendre l’importance de faire le pèlerinage de Chartres 2025, 50 ans après la loi Veil, « pour qu’Il règne » ?
Le pape François a rappelé, devant le parlement européen, l’importance du patrimoine chrétien :

«J’estime fondamental, non seulement le patrimoine que le christianisme a laissé dans le passé pour la formation socioculturelle du continent, mais surtout la contribution qu’il veut donner, aujourd’hui et dans l’avenir, à sa croissance. Cette contribution n’est pas un danger pour la laïcité des États ni pour l’indépendance des institutions de l’Union, mais au contraire un enrichissement. (…) Je suis convaincu qu’une Europe capable de mettre à profit ses propres racines religieuses, sachant en recueillir la richesse et les potentialités, peut être plus facilement immunisée contre les nombreux extrémismes qui déferlent dans le monde d’aujourd’hui, et aussi contre le grand vide d’idées auquel nous assistons en Occident, parce que “c’est l’oubli de Dieu, et non pas sa glorification, qui engendre la violence”. » (25 novembre 2014)$

Mon Père, je suis étudiant, je suis père ou mère de famille, que puis-je faire ?

Premièrement, vous convaincre que vous devez tous faire quelque chose pour le Christ-Roi. Pas seulement d’une manière privée, mais aussi d’une manière publique. Jean-Paul II le soulignait énergiquement dans une ample exhortation aux fidèles laïcs, en 1988 :

« Des situations nouvelles, dans l’Eglise comme dans le monde, dans les réalités sociales, économiques, politiques et culturelles, exigent aujourd’hui, de façon toute particulière, l’action des fidèles laïcs. S’il a toujours été inadmissible de s’en désintéresser, présentement c’est plus répréhensible que jamais. Il n’est permis à personne de rester à ne rien faire. » (Christifideles laïci, n° 3)

Deuxièmement, ne pas déserter votre devoir d’état familial ou professionnel, vos études ou votre enseignement. Serait-il cohérent qu’une maman ne s’occupe plus de ses enfants, sous prétexte de réunions politiques ?

Troisièmement, dans le cas où votre devoir d’état vous empêche de mener une action de quelque envergure dans le domaine public, vous pouvez, du moins, apporter une aide plus limitée à d’autres, qui ont consacré l’essentiel de leur emploi du temps pour une politique au service du Christ-Roi. Vous devez aussi vous rappeler, surnaturellement, la puissance missionnaire de vos simples activités quotidiennes. Le  pape François met en lumière l’indéniable force évangélisatrice qui en ressort :

« Les missionnaires, en effet, dont Thérèse de l’Enfant-Jésus est la patronne, ne sont pas seulement ceux qui parcourent de longues distances, apprennent de nouvelles langues, font de bonnes œuvres et sont doués pour l’annonce ; non, missionnaire l’est aussi celui qui vit, là où il se trouve, comme instrument de l’amour de Dieu ; c’est celui qui fait tout pour que, par son témoignage, sa prière, son intercession, Jésus soit manifesté. » (Audience générale du 7 juin 2023).

Père Luc, o.s.b.

Aide française à l’Algérie : effet Streisand garanti

Accusée de «fake news» par un avocat, Sarah Knafo, ancienne magistrate de la Cour des comptes et député europée, riposte avec les chiffres du gouvernement.

Elle a déploré que la France ait accordé « 800 millions d’euros à l’Algérie » ces dernières années. Une « fake news » selon l’avocat de Nahel Merzouk, qui annonce porter plainte contre l’élue Reconquête.

« Une plainte sera déposée au Parquet de Paris, contre cette députée européenne pour diffusion de fake news ».

Sarah Knafo se base sur les chiffres de l’OCDE et du site de l’aide publique au développement de la France.

Sur son compte X, Sarah Knafo a répliqué à l’avocat en déclarant que l’Algérie aurait reçu « 842 millions d’euros, et seulement de 2017 à 2022 »« De 2018 à 2022 (sans l’année 2017, donc, ni 2023, ni 2024), cette aide s’élève encore à 588 millions d’euros » – ce dernier chiffre étant vérifiable sur le site gouvernemental relatif à l’aide publique française.

« Si ça vous déplaît, portez plutôt plainte contre le gouvernement qui donne de l’argent à l’Algérie, et ose publier les chiffres. »

Des humoristes belges se moquent de l’idéologie du genre en parodiant Indochine

Les mauvais humoristes belges vont sur France inter. Mais les bons restent en Belgique.

Une réinterprétation de « 3e sexe » de Nicola Sirkis et Christine and the Queens par Damien Gillard et Cécile Giroud fait le buzz avec, rien que sur Facebook, plus de 80000 réactions et 6,4 millions de vues !

@legrandcactus « Le 128e s*xe », la version upgradée du tube d’Indochine par Nicola Sirkis et Christine and the Queens #comedytiktok #sketch #parodie #humour #tv #show #legrandcactus ♬ son original – Le Grand Cactus – RTBF

Liberté face à la culture de mort : un sujet pour la Cour Suprême

Aux Etats-Unis, l’organisation à but non lucratif Becket Fund for Religious Liberty demande à la Cour suprême d’examiner, lors de sa session d’automne, une série d’affaires ayant de vastes répercussions sur la politique au sein des écoles en matière de propagande LGBT, d’avortement et d’exercice de la religion.

Dans le Maryland, les écoles publiques du comté de Montgomery ont rendu obligatoire une liste de matériels de lecture LGBT pour les enfants de la maternelle au CM2, dont « Prince and Knight », un conte de fées sur un chevalier et un prince qui tombent amoureux et se « marient », un livre sur 50 personnages historiques « LGBTQ+ » intitulé « Rainbow Revolutionaries », et l’histoire pro-transgenre « Born Ready » : L’histoire vraie d’un garçon nommé Pénélope ». Dans un premier temps, le district a permis aux parents de se désengager, mais il a rapidement fait marche arrière au nom de la promotion d’« espaces inclusifs et sûrs pour les élèves ». En mai, la Cour d’appel du quatrième circuit a rejeté la demande des parents.

Le Département des services financiers de l’État de New York veut obliger les organisations caritatives religieuses à subventionner l’avortement dans le cadre des régimes d’assurance maladie de leurs employés, ce à quoi le diocèse s’oppose. Il s’agit d’une loi de l’État qui oblige les employeurs à offrir une couverture pour l’avortement « médicalement nécessaire », l’expression « médicalement nécessaire » étant définie de manière si large qu’elle n’a en fait aucune signification.

Parmi les autres affaires que l’association espère voir résolues par la plus haute juridiction du pays, citons

  • un litige concernant le statut d’exonération fiscale du Catholic Charities Bureau dans le Wisconsin,
  • une synagogue juive orthodoxe de Floride qui conteste l’interdiction des publicités religieuses par une autorité locale,
  • le droit d’un institut biblique de Chicago d’exiger de ses employés qu’ils respectent les croyances religieuses de l’association.

Il y a eu, au cours des trois dernières décennies, une augmentation spectaculaire du nombre d’affaires relatives à la liberté religieuse à la suite d’une action administrative, soit au niveau fédéral, soit au niveau de l’État ou au niveau local, bien plus qu’à la suite d’une loi.

Six des neuf juges actuels de la Cour suprême ont été nommés par des présidents républicains, mais le bilan de la majorité actuelle dans ce type d’affaires n’est pas aussi cohérent que les conservateurs le souhaiteraient. La Cour a permis aux conservateurs de remporter des victoires importantes en matière de droits sur les armes à feu, de réglementation environnementale, de discrimination positive et, surtout, d’avortement avec l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade, mais elle a également rendu des arrêts dédaigneux sur la liberté religieuse, l’idéologie LGBT et les obligations vaccinales, au point que le juge conservateur Samuel Alito a pris la rare initiative de critiquer les juges Amy Coney Barrett et Brett Kavanaugh pour leur manque de « force d’âme » dans la résolution de ces questions.

Élections régionales dans le Brandebourg : le SPD devance de peu l’AfD qui confirme sa percée

Le parti social-démocrate allemand (SPD) a devancé de peu l’AfD dimanche, lors des élections régionales dans le Brandebourg.

Le SPD est crédité de 31 à 32% des suffrages à ce scrutin dans le Brandebourg, qui entoure la capitale Berlin dans l’est du pays, en nette hausse par rapport aux précédentes élections, contre 29 à 30% à Alternative pour l’Allemagne (AfD). L’AfD avait réalisé un score de 23,51 % en 2019.

Ce score traduit une nouvelle percée de la droite allemande, après deux scores records déjà pour elle lors de deux autres scrutins régionaux le 1er septembre, en Thuringe, que l’AfD avait remporté, et en Saxe, où elle était arrivée juste derrière les conservateurs.

Même les socialistes et les communistes avaient des discours plus durs que le RN aujourd’hui

Le RN, qui passe son temps médiatique à dire qu’il ne reviendra pas sur ce qui a été fait sur le plan sociétal et dont on se demande si, une fois au pouvoir, à part s’occuper des chats écrasés, il osera réformer la France, ferait bien d’écouter la teneur des discours sur l’immigration tenus par des gens de gauche :

 

C’est tout ce qu’a trouvé Libération

Et c’est bien risible :

Oui !  Vous avez bien  lu !

Le quotidien Libération,

se demande 27 ans après si Retailleau a été complice… d’une triche au jeu Intervilles.

Imaginez ce qu’auraient fait ces gens pendant la Terreur ou les purges staliniennes…

« On ne reviendra pas sur les sujets de société qui ont été énoncés » : LGBTXYZ, avortement, PMA, GPA…

A quoi sert donc Sébastien Chenu, élu député RN ? S’ils ont lâché sur tous ces points avant même d’arriver au pouvoir, comment pourront-ils tenir sur d’autres comme l’immigration le jour où ils y parviendront ?

Le gouvernement libéral pro-UE polonais avoue violer l’Etat de droit et promet plus de purges dans les tribunaux… avec l’aval de Bruxelles

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Les déclarations successives du premier ministre polonais Donald Tusk, ancien président du Conseil européen, faites les 6 et 10 septembre ont fait vivement réagir les milieux juridiques et médiatiques de son pays, avec des critiques qui viennent désormais y compris de milieux connus pour leur traditionnel soutien à l’actuelle coalition. En revanche, vu de Bruxelles, quand ce sont des libéraux pro-UE qui annoncent des mesures contraires à l’Etat de droit et à l’indépendance de la justice, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk et son ministre de la Justice Adam Bodnar ont présenté le 6 septembre les prémisses d’un projet de loi concernant le statut des juges nommés après 2018.

Selon les dispositions prévues, seuls les juges dont c’était la première nomination après leur sortie de l’Ecole nationale de la magistrature et du parquet conserveront leur statut. Les juges qui ont été promus à des postes plus élevés au cours de cette période seront traités différemment. Les promotions d’une partie d’entre eux seront révoquées trois mois après l’entrée en vigueur de la loi. Ils seront alors réintégrés dans leurs fonctions antérieures. Ils pourront aussi faire l’objet d’une procédure disciplinaire. Une autre partie de ces juges devront , pour pouvoir continuer à statuer, assurer qu’ils regrettent d’avoir accepté leur nomination ou promotion à l’époque des gouvernements du parti Droit et Justice (PiS). Ils seront alors autorisés à réintégrer leur tribunal et pourront concourir à différents postes.

Le projet de loi annoncé, censé « rétablir l’État de droit » en purgeant le système judiciaire après les réformes de la justice introduites par les gouvernements Droit et Justice (votées par le parlement polonais en 2017), concernerait environ un tiers des juges polonais. Indépendamment de ce projet, depuis le début de l’année, le ministre de la Justice polonais Adam Bodnar a procédé à une vague de révocations et nominations à la tête des tribunaux les plus importants du pays, souvent en prenant des libertés avec la loi en vigueur. Le ministre Bodnar a également indirectement pris le contrôle du parquet après le changement illégal (sans l’accord requis du président de la République de Pologne) du procureur national.

Les propositions présentées le 6 septembre ont été soutenues par une partie de la communauté juridique, les médias pro-gouvernementaux laissant entendre qu’il s’agissait de l’ensemble de cette communauté. Cependant, un certain nombre d’organisations de juges, procureurs, avocats et juristes ont publié une déclaration s’opposant aux changements prévus, indiquant que la Pologne avait affaire à une attaque sans précédent contre l’indépendance judiciaire et l’indépendance des juges, allant même jusqu’à qualifier cette attaque de « coup d’Etat ».

Quand elle était dans l’opposition, la coalition aujourd’hui au pouvoir reprochait pourtant justement au PiS d’avoir mis à mal l’indépendance de la justice et par là-même de ne pas respecter l’Etat de droit et les « valeurs » européennes. Cette opposition libérale et de gauche en appelait alors, avec succès, à des sanctions de Bruxelles contre la Pologne. Or l’actuel projet censé « rétablir » l’Etat de droit et l’indépendance de la justice va lui-même clairement à l’encontre de la règle d’inamovibilité des juges inscrite dans la Constitution polonaise, mais il est vrai que Donald Tusk a ouvertement déclaré quatre jours plus tard, le 10 septembre, que la démocratie libérale devait, pour se défendre, être prête à ne pas respecter les règles de l’État de droit.

Mais pourquoi se retenir, alors que cette approche semble bénéficier du soutien de Bruxelles. Ainsi, par exemple, la vice-présidente de la Commission pour les Valeurs et la Transparence, Věra Jourová (très connue pour ses reproches à l’encontre de Viktor Orbán et de la précédente majorité parlementaire en Pologne concernant la démocratie et l’Etat de droit) a-t-elle félicité le ministre de la Justice polonais fin août, lors d’un colloque organisé par le maire de Varsovie (qui est du même parti libéral pro-UE Plateforme civique que Donald Tusk) , en ces termes : « Adam, tu te débrouilles très bien à ton poste. Tu essayes de réparer l’institution judiciaire. J’ai confiance en toi, parce que tu n’as pas peur de perdre ta popularité. »

Voici donc le contenu de la déclaration commune d’un groupe d’associations de juges, procureurs et organisations juridiques polonaises après l’annonce des purges à venir dans les milieux judiciaires polonais :

Position commune des cercles juridiques polonais du 9 septembre 2024 sur les annonces du Premier ministre et du ministre de la Justice à propos des prémisses d’un projet de loi qui conduira à la rétrogradation d’une partie des représentants du troisième pouvoir et à leur élimination de la profession judiciaire.

Nous, les représentants de la communauté juridique polonaise, protestons fermement et avec la plus grande indignation contre les annonces du Premier ministre et du ministre de la Justice concernant les répressions, y compris les rétrogradations et les expulsions de la profession, à l’encontre d’un groupe d’environ 3500 juges de la République de Pologne.

Les prémisses du projet de loi présentées le 6 septembre 2024 par le Premier ministre Donald Tusk et le ministre de la Justice Adam Bodnar constituent une attaque inadmissible de l’exécutif contre l’indépendance du pouvoir judiciaire et l’autonomie des juges en Pologne. En effet, sous le couvert du rétablissement de l’État de droit, le gouvernement entend violer le principe constitutionnel de l’inamovibilité des juges et, par le biais d’une procédure de vérification, faire en sorte que le maintien en fonction de nombreux juges constitutionnellement nommés dépende directement des décisions des politiciens du gouvernement.

Les systèmes démocratiques des États européens reposent sur le principe de la séparation des trois pouvoirs, élaboré au XVIIIe siècle. Selon ce principe, le pouvoir judiciaire est l’égal des pouvoirs législatif et exécutif et en est indépendant, et les juges eux-mêmes doivent pouvoir agir de manière autonome dans leurs actes judiciaires. La Constitution de la République de Pologne, adoptée par l’Assemblée nationale [en Pologne : l’assemblée réunissant les membres de la Diète et du Sénat, NdT] le 2 avril 1997, a également été élaborée sur ces bases.

Le 6 septembre 2024, les représentants de l’exécutif, représentés par le chef du gouvernement polonais Donald Tusk et le ministre de la Justice Adam Bodnar, ont annoncé une purge sans précédent du système judiciaire, impliquant la radiation de la profession judiciaire ou la rétrogradation de certains juges, en adoptant le critère arbitraire de la date à laquelle ils ont obtenu leur nomination judiciaire.

Ce faisant, l’exécutif annonce la différenciation arbitraire, en sous-catégories stigmatisantes et selon un critère discriminatoire, de la situation juridique des juges qui ont reçu des nominations judiciaires présidentielles après 2017. Pour certains d’entre eux (les assesseurs des tribunaux), il a été annoncé qu’il n’y aurait plus de pression de l’exécutif, tandis que d’autres sont menacés de procédures disciplinaires devant des commissions collégiales spécialement créées par l’exécutif.

Le gouvernement a l’intention d’exiger d’une grande partie des juges des actes formels d’obéissance à l’exécutif (sous la forme d’une autocritique appelée « contrition active » par le ministre de la justice) comme condition pour rester dans le corps judiciaire.

La soumission des juges à l’autocritique ne fera que donner un caractère illusoire aux attributs professionnels que sont l’indépendance et l’autonomie. Les citoyens polonais – en particulier dans les litiges avec les autorités publiques – perdront sans nul doute confiance dans l’administration de la justice exercée par ces arbitres soumis.

L’exigence par le ministre de la Justice d’un acte de contrition de la part des juges , sous la forme d’une « contrition active » – une institution tirée des normes du droit pénal et destinée aux criminels dociles – doit être lue comme un chantage évident, conduisant à une violation de l’indépendance de la justice. Il en résultera que seuls pourront rester dans la profession judiciaire ceux qui acceptent cette violation de la Constitution et leur dépendance à l’égard de l’exécutif.

La justification donnée pour de telles mesures et pour cette obligation faite aux juges de se soumettre à une autocritique vis-à-vis du Premier ministre, du ministre de la Justice et de la commission collégiale qui sera créée par l’exécutif, est la remise en question par le gouvernement polonais actuel des procédures de concours pour les postes judiciaires ouverts après 2017. Pourtant, ces procédures n’ont pas seulement été caractérisées par une transparence jusqu’alors inconnue en Pologne, mais ont surtout été basées sur des procédures définies par la loi. Et en fin de compte, les nominations judiciaires sont effectuées par le président de la République de Pologne, qui exerce ainsi sa prérogative constitutionnelle exclusive.

L’histoire des systèmes de gouvernement civilisé des États européens ne connaît pas de tentative aussi arrogante et autocratique, après la Seconde Guerre mondiale, de subordonner les cercles judiciaires et le troisième pouvoir à l’exécutif. Les solutions proposées contredisent non seulement les fondements de la Constitution polonaise, mais aussi les normes civilisationnelles dont découlent les « valeurs » de l’Union européenne. La domination de l’exécutif sur le judiciaire est typique des satrapies et des dictatures. C’est dans cette direction que pousse aujourd’hui l’activité du gouvernement polonais.

Cette activité de l’exécutif aura pour effet non seulement la commission d’un délit constitutionnel, dont les responsables auront un jour à répondre devant le tribunal d’État [l’équivalent polonais de la Cour de justice de la République, NdT], mais aussi un préjudice grave au fonctionnement de l’État polonais.

L’acte de contrition exigé des juges, en tant que reconnaissance de la domination et de la suprématie de l’exécutif sur le judiciaire, n’a pas de précédent depuis la dictature communiste. C’est pendant la terreur stalinienne, tant en Union soviétique qu’en Pologne occupée par les Soviétiques, que les caractères ont été brisés et forcés à être fidèles à l’idéologie du parti en se soumettant à une « autocritique », généralement devant des commissions créées à cet effet.

L’histoire des Polonais réprimés pour leurs activités dans la dissidence ne peut être perdue de vue en matière de fonctionnement du système judiciaire polonais. Dans ce contexte, nous attirons l’attention sur les dispositions de la loi du 23 février 1991 sur la reconnaissance de la nullité des jugements rendus contre des personnes réprimées pour des activités en faveur de l’existence indépendante de l’État polonais. Cette loi est toujours en vigueur dans l’ordre juridique polonais. Des procédures fondées sur ses dispositions sont encore en cours en ce qui concerne des décisions prises par les autorités judiciaires entre le 1er janvier 1944 et le 31 décembre 1989 à l’encontre de personnes ayant agi en faveur de l’indépendance de la Pologne.
Des juges concrets sont à l’origine de ces décisions et il ne leur a jamais été demandé de rendre des comptes. Ils n’ont pas non plus fait l’objet d’une procédure de vérification. Même dans ces cas, aucune autocritique ou autre acte d’expiation n’était exigé de ces personnes.

Non seulement les purges annoncées, c’est-à-dire la rétrogradation des juges et leur retrait de la fonction publique, sont-elles contraires à la règle constitutionnelle d’inamovibilité des juges, mais elles plongeront l’ensemble du système judiciaire dans le chaos pour des décennies. Dans certains tribunaux et pour certaines catégories d’affaires, les intéressés attendent déjà depuis des années une date d’audience.

Nous constatons avec regret et inquiétude que les annonces du gouvernement concrétisent les revendications les plus radicales, exprimées jusqu’à présent dans le cadre du combat politique et dans les médias. Des groupes de juges connus pour leur activisme politique, y compris ceux regroupés dans les associations Themis et Iustitia, sont activement impliqués dans le processus de normalisation de cette forme particulière de coup d’État. Il est significatif que parmi les juges qui approuvent l’attaque annoncée contre l’indépendance des tribunaux et l’autonomie des juges se trouvent des personnes salariées du gouvernement qui occupent actuellement des postes importants au sein des structures du ministère de la justice.

Le lundi 9 septembre 2024

Pour l’Association indépendante des procureurs Ad Vocem à Jaworzno
Andrzej Golec, procureur

Pour l’Association nationale des juges polonais Sędziowie RP à Cracovie
Zygmunt Drożdżejko, juge

Pour l’Institut Ordo Iuris pour la culture juridique à Varsovie
Jerzy Kwasniewski, avocat

Pour l’association de juristes « Prawnicy dla Polski » à Tarnowskie Góry
Łukasz Piebiak, juge

Pour le Séminaire d’axiologie de l’administration à Varsovie
Krzyszof Wąsowski, avocat

La Géorgie, cet Etat républicain devenu démocrate

Lu dans Conflits cette analyse sur un swing state en phase de sinistrisation  :

[…] À la fin des années 1980, 70 % des Géorgiens étaient blancs non hispaniques. Cette catégorie ne représente plus que 51 % aujourd’hui. Les Latinos quasi absents sous Reagan dans cet État forment aujourd’hui 10 % de la population. En l’espace de dix ans à peine, le Peach State a gagné un million d’habitants principalement dans les grandes agglomérations. Toute bataille électorale se gagne désormais dans les comtés pourpres où les gens qui sont identifiés, au moment du recensement, comme blancs sont les cibles de toutes les convoitises politiques.

En 2020, Donald Trump a sans doute payé son langage outrancier à l’égard des femmes et des minorités dans cet État, l’obligeant en 2024 à corriger le tir s’il veut, cette fois-ci, sécuriser le gain des 16 grands électeurs de Géorgie. Les femmes de banlieue (le fameux segment des suburban women, aussi appelées soccer moms, de ce surnom qui moque les mères de famille au service de leurs enfants au volant de leur minivan) sont inquiètes sur des sujets tels que l’avortement ? Trump fait marche arrière et laisse les États libres de décider de la législation en la matière. Elles craignent qu’on enseigne la théorie du genre à leurs enfants ? Le même Trump promet une chasse au wokisme dans les manuels scolaires et du nettoyage idéologique dans les salles de profs et les toutes puissantes associations de parents d’élèves. Les minorités, qui pèsent davantage aujourd’hui dans ce coin d’Amérique de l’est du Mississippi, autrefois place forte de l’esclavage, que jamais auparavant, peuvent faire et défaire des carrières nationales. Si les républicains courent autant – et avec de très notables succès, jamais vus depuis Nixon – derrière le vote des Noirs, la Géorgie y est pour beaucoup. Stacey Abrams, vedette du Parti démocrate, Afro-Américaine de type enragée contre le trumpisme, s’était lancée dans la course gouvernatoriale en 2022 face à George Kemp, un républicain peu compatible lui-même avec l’ex-président des États-Unis. Il faut remonter à 1994 pour qu’un maire blanc soit élu à Atlanta. Toujours en 2022, la course sénatoriale a opposé pour la première fois de l’histoire de la Géorgie deux noirs, Raphael Warnock, le sénateur sortant démocrate, mis en ballottage par une ex-star du football afro-américaine, totalement novice en politique et lancée par Trump lui-même, Herschel Walker… Au deuxième tour, seules 100 000 voix les ont séparés (encore ce nombre fatidique !), alors même que Walker avait mené une campagne dont l’amateurisme était si risible qu’il a embarrassé jusque dans les rangs républicains. De la participation de la population noire aux élections et notamment des jeunes Afro-Américains nouvellement installés en Géorgie (ce que les Américains appellent The New Great Migration, soit le retour de descendants de noirs immigrés au début du xxe siècle de la Géorgie vers la Californie ou les États du Nord sur la terre de leurs ancêtres) dépendra en grande partie le sort de l’Amérique.

Le meurtre d’Ahmaud Arbery, en 2020, un jeune Noir de 25 ans, tué dans un quartier de Brunwsick, dans le sud de l’État, par trois Blancs, au cours d’une chasse à l’homme filmée, qui l’avaient pris pour un cambrioleur, avaient incité la jeunesse noire à se mobiliser… Depuis, les républicains qui gouvernent l’État ont radicalement changé les règles de vote, parmi les plus drastiques en Amérique…. La loi, connue sous le nom de SB202, rend plus compliqué le processus, imposant un strict contrôle des pièces d’identité des électeurs, mais également des dispositions aussi limitatives que l’interdiction de donner aux citoyens de l’eau ou de la nourriture à moins de 8 mètres de la queue devant les bureaux de vote. Un détail qui pourrait être amusant, mais ces files d’attente peuvent être gigantesques dans les comtés suburbains où la population noire est la plus importante, de quoi décourager certains électeurs : il fait encore chaud en Géorgie en novembre. Suffisant peut-être pour racler, ici et là, les 12 000 voix qui ont manqué à Donald Trump il y a quatre ans. Autre mécanisme prévu par la SB202 : une hotline pour dénoncer, en direct, des fraudes potentielles. Ce numéro gratuit pourrait ralentir les décomptes et créer un suspense supplémentaire dans un État qui, en matière d’incertitude, est déjà autosuffisant.

20e Marche pour la vie à Berlin

La « Marche pour la vie » a eu lieu le 21 septembre à Berlin. Mgr Rudolf Voderholzer, évêque de Ratisbonne, y a participé avec Mgr Hanke, évêque d’Eichstätt, et plusieurs évêques auxiliaires. Protéger la vie est l’une des tâches premières des chrétiens.

La présidente de l’association Lebensrecht, Alexandra Linder, a critiqué le fait que « le nombre de naissances est en baisse et le nombre d’avortements en hausse ». Dans le même temps, des milliers de femmes doivent chercher une place dans les maternités, dont le nombre ne cesse de diminuer. « Nous voulons une société qui affirme la vie », a déclaré Linder.

Le représentant du pape en Allemagne, l’archevêque Nikola Eterovic, a expliqué dans un mot de bienvenue que la « Marche pour la vie » réunissait des personnes de bonne volonté de différentes religions, confessions, visions du monde et courants politiques pour une déclaration pacifique : « Chacun est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire ! »

La membre de l’AfD Beatrix von Storch participait à la manifestation, ainsi qu’un partisan de Trump, Pablo Munoz Iturrieta, et un proche du président argentin Javier Millei. Des ballons et des panneaux portant des inscriptions telles que « La vie est belle » ou « Les droits des femmes commencent dans le ventre de leur mère » ont été distribués.

Les pro-vie critiquent notamment les mesures prises par le Bundestag en juillet visant à empêcher les opposants à l’avortement d’approcher les femmes enceintes autour des avortoirs. Une minute de silence a été observée pour tous les « enfants avortés ».

Selon la police, le cortège a rassemblé jusqu’à 2000 manifestants. Les organisateurs parlaient de 4500 à 5000 personnes.

Le cortège a été perturbé par des hystériques de l’avortement. Peu après 16 heures, Mgr Matthias Heinrich, évêque auxiliaire de l’archevêché de Berlin, a chanté des cantiques à la porte de Brandebourg, une vingtaine de personnes ont envahi la scène, se sont emparés du micro et ont perturbé le programme en criant : « My body, my choice, raise your voice ! » Plusieurs policiers ont empêché les contre-manifestants de déployer une banderole rouge sur la scène.

La police a arrêté 17 manifestants qui avaient tenté de prendre d’assaut la scène. Auparavant, une personne avait été arrêtée pour avoir jeté une bouteille remplie d’acide butyrique sur une voie de circulation.

En parallèle une autre marche pour la vie se déroulait à Cologne.

L’affaire de Pau soulève la question du recrutement des enseignants dans les établissements privés sous contrat

Dans France catholique, Véronique Jacquier revient sur la suspension du directeur de l’école catholique de Pau (qui a aussi donné un entretien à cet hebdomadaire) :

La sanction qui touche Christian Espeso, le directeur de l’Immaculée-Conception de Pau, si elle était confirmée, pourrait faire jurisprudence et porter atteinte à la liberté de l’enseignement. Certes, la rectrice de l’académie de Bordeaux, Anne Bisagni-Faure, appelle à ne pas généraliser une situation particulière, mais un représentant du syndicat FEP-CFDT insiste sur le fait que

« personne ne peut se soustraire au respect du contrat d’association avec l’État. Sinon, c’est du hors-contrat »…

Adoptée en 1959, la loi Debré garantit l’existence de l’enseignement privé à côté de l’enseignement public. Elle légitime la liberté d’enseignement comme « l’expression d’une liberté essentielle », selon les mots de Michel Debré devant les députés. Dans la loi, n’est pas inscrit le « caractère spécifique » de l’enseignement religieux, mais son « caractère propre », car « leur enseignement est soumis au contrôle de l’État » et « doit être donné dans le respect total de la liberté de conscience des élèves » (article 1, alinéa 4). Pour Christian Espeso,

« les syndicats tordent aujourd’hui l’esprit et la lettre de cette loi au nom de la laïcité en faisant de la liberté de conscience l’expression d’une négation du champ religieux. Quant à la liberté pédagogique, nous avons l’obligation de traiter le programme, ce que nous faisons, mais rien ne nous interdit d’en faire plus ».

Sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques, Max Brisson a apporté son soutien à Christian Espeso sur le réseau social X :

« L’autorité académique, écrit-il, a cédé aux injonctions des syndicats les plus idéologues qui sont animés d’une vision militante et déformée de ce qu’est la laïcité dans notre pays. »

Laïcisation du personnel enseignant

Cette affaire soulève également la question du recrutement des enseignants dans les établissements privés sous contrat. Les quatre professeurs à l’origine des accusations portées contre Christian Espeso exerçaient avant son arrivée dans le groupe. Depuis les accords Lang-Cloupet du 11 janvier 1993, les maîtres du privé sont recrutés sur les mêmes critères que ceux du public en passant un concours appelé CAFEP – Certificat d’aptitude aux fonctions d’enseignement dans les établissements d’enseignement privé du second degré sous contrat. L’État nomme ensuite les enseignants dans un établissement avec l’accord du directeur. Les concours de recrutement du privé organisés par l’État entraînent de fait une laïcisation du personnel. La religion catholique est devenue un critère marginal dans l’embauche des professeurs.

Ils ont osé

Comme il est trop difficile d’expulser les OQTF ou d’assurer la sécurité des Français au quotidien (sauf en s’en donnant les moyens comme durant les JO), plusieurs zones de France expérimentent l’interdiction des couteaux !

Depuis le 17 avril 2024, toute personne transportant ou portant un couteau de type Opinel ou Laguiole sans motif légitime risque une amende forfaitaire délictuelle (AFD) de 500 euros. Le paiement de l’amende entraîne automatiquement une inscription au Fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes (Finiada), et s’inscrit au casier judiciaire.

Cette mesure est expérimentée notamment à Bobigny, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Pontoise, Rennes, Saint-Étienne, Toulouse et, depuis le 2 mai, à Paris.

Elle s’inscrit dans un contexte d’augmentation des attaques au couteau en France ces dernières années. Comme pour les frontières – on préfère multiplier les barrières et les digicodes plutôt que de contrôler ls flux d’immigrés – ce sont encore les libertés individuelles qui sont restreintes.

Le Cardinal Van Thuan, un résistant face au communisme

Aymeric Pourbaix recevait samedi Anne Bernet, spécialiste de l’Histoire de l’Eglise :

 

130 000 euros de plus pour SOS Méditerranée

Vendredi, le conseil municipal de Marseille a voté l’attribution d’une subvention à l’ONG SOS Méditerranée qui profite du trafic d’immigrés en mer.

La délibération portait le numéro 58 mais le maire DVG de Marseille, Benoît Payan, a décidé d’ouvrir le conseil municipal sur ce sujet. En raison du risque de voir la justice annuler une précédente subvention à SOS Méditerranée, accordée en 2021, la ville de Marseille a voté le retrait de cette dernière, avant de proposer d’attribuer une nouvelle subvention de 130.000 euros.

Le RN Bernard Marandat a dénoncé :

Vous voulez toujours plus de migrants ! SOS Méditerranée favorise les flux de migrants, les mafias de passeurs et donc augmente le nombre de morts en Méditerranée.

Et Stéphane Ravier a ajouté :

«Quand on vient d’un pays en guerre, on la fait, on défend son pays, on ne laisse pas dans son pays femmes et enfants bénéficier des acquis sociaux». «Et si vous n’êtes pas content, Monsieur Jibrayel, vous qui avez le cœur en bandoulière, accueillez chez vous les clandestins ! À Marseille, il n’y a plus la place.»

Le LR Pierre Robin estime «qu’il y a d’autres priorités», arguant que la subvention à SOS Méditerranée a connu une hausse de «400% en quatre ans» !

La subvention a été adoptée avec les seules voix de la gauche.

Non-discrimination, neutralité, ces arguments fallacieux et relativistes pour disqualifier toute volonté de transmettre la foi catholique

Editorial d’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

On s’inquiète, à juste titre, de l’augmentation du nombre d’actes antichrétiens en France – deux par jour en moyenne en 2023 –, et, parmi eux, des incendies d’église comme dernièrement à Saint-Omer. Certes, tous ne sont pas d’origine criminelle : 14 sur 26 le sont, pour les six premiers mois de 2024, selon l’Observatoire du patrimoine religieux. Mais leur accumulation et les images poignantes qui les accompagnent créent un sentiment d’abandon de notre héritage, « une angoisse identitaire », selon les mots de la sénatrice Valérie Boyer…

Pourtant, qui se soucie d’autres incendies bien plus ravageurs encore, ceux qui se produisent dans les âmes du fait de la volonté de faire table rase du passé, de nier la loi naturelle, et surtout, de fermer l’accès à la source divine de la connaissance, de l’amour et de la beauté ? Faudra-t-il un jour classer cela sous le registre du « patrimoine immatériel » pour qu’il soit protégé ?

La France n’est pas le seul pays concerné par ces attaques. En Grande-Bretagne, où selon la loi, les écoles financées par l’État sont tenues au respect des « traditions religieuses (…) principalement chrétiennes », le gouvernement travailliste s’est vu récemment reprocher de marginaliser l’importance de l’éducation religieuse, au nom d’une prétendue « non-discrimination »…

Non-discrimination. Neutralité. Ce sont les mêmes arguments fallacieux et relativistes qui prévalent en France, dans l’enseignement comme à Pau récemment, dans les médias ou en politique, pour disqualifier d’emblée toute parole ou volonté de transmettre la foi catholique.

Or le catéchisme ne peut pas être juste un saupoudrage, un vague supplément d’âme sur une morale tout humaine – ce qui n’est déjà pas si mal, pourrait-on dire. Sauf que l’enjeu n’est pas du ressort du moralisme, mais du salut. Et de la formation des âmes dans cet objectif. Pie XI, dans son encyclique Divini illius Magistri – L’éducation chrétienne des enfants (1929) –, dénonçait déjà « le naturalisme pédagogique qui (…) tend à amoindrir l’action surnaturelle du christianisme dans la formation de la jeunesse ».

C’est d’ailleurs l’une des failles de l’éducation dite « positive », qui commence à être remise en cause pour l’absence de limites qu’elle impose à l’enfant : son oubli du péché originel, et dont le seul remède est la Croix. Éduquer, faire grandir, implique de renoncer à un christianisme trop facile, dans l’air du temps.

Enseignement explicite de la foi

C’est pourquoi, affirmait récemment un curé à ses paroissiens, l’enseignement de la foi doit se faire de manière « explicite », et non par des « discours inconsistants ». Ainsi y exhortait saint Paul, enjoignant son disciple Timothée d’« interdire à certains de dévier dans leur enseignement, ou de s’attacher à des récits mythologiques » (1 Tm 1, 3-4).

Il s’agit donc, pour ce bon prêtre, de verser dans les âmes « de bonnes semences, c’est-à-dire la Lumière de la foi et non pas nos opinions ou de pseudo-connaissances ». Mais pour cela, ajoutait-il finement, il ne faut pas douter soi-même « de la valeur de notre foi reçue à notre baptême, de sa puissance et de sa cohérence interne » ! La soif des jeunes est immense, il suffit de voir la hausse du nombre de catéchumènes. À nous d’être à la hauteur !

Avoir un chromosome en plus n’empêche pas les vocations

Paris Match consacre sa Une aux Petites soeurs disciples de l’Agneau, religieuses de l’Indre, porteuses de trisomie. Extrait :

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