Quimper : les fidèles entendent maintenir leur mobilisation, en particulier pendant la saison des pardons
Communiqué des fidèles du diocèse de Quimper, qui manifestaient hier :
350 catholiques attachés au rite tridentin ont manifesté ce dimanche 16 juin dans les rues de Quimper. Drapeaux bretons, bannières, cantiques traditionnels et sonneurs s’étaient donné rendez-vous sur le parvis de la cathédrale Saint Corentin à 15h. Tous venaient protester contre les décisions prises le 19 mai dernier par Monseigneur Dognin, évêque de Quimper et Léon, à l’encontre des fidèles du diocèse attachés à la liturgie traditionnelle et contre sa décision d’expulser les prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre à qui ils étaient confiés jusqu’à présent.
Pour rappel, à l’heure où la presse unanime découvrait avec intérêt et émerveillement la messe en latin lors de la célébration de la Pentecôte retransmise en direct sur Cnews, le même jour, l’Évêque de Quimper et Léon signait une lettre teintée d’un cléricalisme d’un autre âge. Dans ce courrier, il supprimait dans tout le diocèse la célébration selon le rite traditionnel des messes en semaine, du triduum pascal, de la Fête-Dieu, des baptêmes, des mariages, des obsèques, ainsi que le catéchisme des enfants et les formations pour adultes ! Il ne resterait plus que trois messes le dimanche selon l’ancien rite dans tout le département, célébrées à tour de rôle par des prêtres tournants qui doivent, avant la fin de l’été, apprendre à dire la messe sous cette forme qui leur est pour la plupart inconnue. Une situation bancale, sans colonne vertébrale, sur un siège éjectable ! C’est cette situation que les fidèles sont venus dénoncer publiquement.
Après le mot d’envoi de Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique et natif de Brest, venu apporter son soutien aux fidèles finistériens, le cortège s’est élancé dans le centre-ville de Quimper en direction de l’évêché, derrière une banderole demandant la « Tradition sans condition ». Rythmée par la récitation du chapelet, les cantiques traditionnels et les sonneurs, le cortège est arrivé devant la porte de l’évêché, qui est encore une fois restée close.
Le 5 mai dernier, un premier rassemblement avait déjà réuni plus de 300 personnes devant la porte toujours close de l’évêché. Depuis cette date, plus d’une vingtaine de fidèles se retrouvent tous les mardis soir pour prier le chapelet devant la porte de l’évêché, qui reste close. Le Télégramme, Ouest-France, La Croix, Famille Chrétienne, L’Homme Nouveau, Valeurs Actuelles, Breizh Info Boulevard Voltaire, TV Libertés et d’autres médias se sont pourtant fait l’écho la situation aberrante du diocèse de Quimper et Léon. Et la porte de l’évêché reste toujours close.
Pourtant, le 17 mai dernier, sur X, ex Twitter, la porte de l’évêché s’était entrouverte un instant pour relayer un post du parti Place Publique pour les droits LGBT en pleine campagne pour les élections européennes… Mais après un rapide rétropédalage en supprimant le compte officiel « diocèse29 » sur X, la porte de l’évêché reste toujours close pour les droits des fidèles attachés au rite tridentin… Monseigneur Dognin refuse visiblement le dialogue avec ses fidèles, ne leur laissant d’autre choix que de s’exprimer dans la rue.
Déterminés, les fidèles entendent maintenir leur mobilisation, en particulier pendant la saison des pardons. L’évêque ne pouvant pas gouverner son diocèse derrière ses murs, la porte de l’évêché devra bien s’ouvrir un jour… Les fidèles finistériens sont toujours dans l’attente d’une réponse de Monseigneur de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des Evêques de France, à la lettre ouverte qu’ils lui ont envoyé fin mai pour demander une médiation. Ils continueront à venir réciter le chapelet devant l’évêché tous les mardis à 19h jusqu’à ce que la porte s’ouvre et qu’une discussion soit possible.
Des moines bâtisseurs dans le Lot-et-Garonne
Le JDD consacre un article à la construction de la nouvelle abbaye bénédictine Sainte-Marie de La Garde, près d’Agen :

Les élections législatives, une question de survie financière pour les partis politiques
Reconquête présente donc 330 candidats aux élections législatives. Face à la morgue du RN, Reconquête! est dans son droit. Risque-t-il d’en sortir plus faible, en raison du vote utile face aux islamo-gauchistes, ce qui favorise le RN, qu’en ne présentant pas de candidat ? Il faut souligner que les élections législatives sont primordiales pour les caisses des partis politiques. Les résultats vont en effet décider du montant qu’ils recevront dans les années à venir de la part de l’État. L’aide se décompose en deux parties :
- La première part est calculée selon le nombre de parlementaires élus (députés et sénateurs).
- L’autre part est estimée selon le nombre de voix obtenues. Pour y avoir droit, il faut que le parti politique obtienne au minimum 1% dans au moins 50 circonscriptions. Si ce seuil est dépassé, chaque bulletin va rapporter de l’argent aux partis.
Ce seuil des 50 circonscriptions est parfois décisif lors des accords entre partis et peut expliquer les négociations autour des circonscriptions considérées comme “gagnables” ou où un score honorable est atteignable. Si par exemple le RN avait proposé 40 circonscriptions à Reconquête, ce parti n’aurait pas eu droit au financement des partis… Ainsi, du côté du Front populaire, si LFI présente des candidats dans 229 circonscriptions, le PS 175 candidats et les Ecologistes 92, le Parti communiste n’a pas moins de 50 candidats, malgré son piteux résultat aux européennes (2,5%), ce qui permet de garantir la survie financière de cet ancien satellite de l’Union soviétique.
En 2024, un parlementaire rapportait 37 119,28 euros, et une voix environ 1,61 euro par an. Même s’il n’a pas réussi à faire élire de député aux élections de 2022, le parti Reconquête touche près de 1,6 million d’euros par an.
En raison du non-respect des règles de la parité, ce montant peut être amputé. Les Républicains se sont vus retirer près de 1,3 million d’euros pour avoir présenté 157 femmes contre 256 hommes.
Ce financement est à distinguer de celui des campagnes électorales : si le compte de campagne est approuvé, l’État accorde aux candidats ayant recueilli au moins 5 % des suffrages exprimés au premier tour, un remboursement forfaitaire pouvant atteindre 47,5 % du montant du plafond des dépenses (montant plafonné en fonction du nombre d’habitants de la circonscription).
Reconquête présentera 330 candidats pour la victoire de ses idées et contre l’islamo-gauchisme
Eric Zemmour vient d’annoncer que Reconquête présentera 330 candidats mais pas face à Eric Ciotti, Nicolas Dupont-Aignan, Christelle D’Intorni, Charles Prats ou encore Guilhem Carayon qu’il soutiendra :
Pour la victoire de nos idées et contre l’islamo-gauchisme, Reconquête investit 330 candidats aux élections législatives.
Dans le grand combat qui s’annonce, toutes les forces de droite, sans exception, doivent impérativement se mobiliser. C’est donc avec le sens du devoir que nous allons nous lancer dans cette bataille cruciale pour la survie de notre pays.
330 candidats de Reconquête plus motivés que jamais, au regard de l’espoir que suscite cette dissolution, retourneront dès demain sur le terrain pour défendre les couleurs de la France.
Nous aurions voulu faire campagne dans une véritable Union nationale, mais le Rassemblement national a refusé à plusieurs reprises notre proposition que tant de Français appellent de leurs vœux. Cependant, après avoir examiné avec attention la carte électorale, nous avons décidé de ne nous présenter que dans 330 circonscriptions sur 577, afin d’être certains de ne pas nuire aux autres candidats de droite engagés dans cette campagne. Nous aurions pu concourir dans toutes les circonscriptions, mais il ne sera jamais dit que nous ayons fait quoi que ce soit qui puisse favoriser une victoire de l’islamo-gauchisme que j’ai combattu sans relâche pendant 30 ans.
Nous avons également refusé d’investir des candidats devant les artisans de l’union nationale. Reconquête apporte donc son soutien à Eric Ciotti, Nicolas Dupont-Aignan, Christelle D’Intorni, Charles Prats ou encore Guilhem Carayon.
Notre sérieux est indiscutable et l’intérêt de la France passera toujours avant l’intérêt d’un parti. Ce qui se joue dans ce scrutin, ce n’est pas tant la défense de notre parti, mais la défense de nos idées.
Par ces investitures, je fais le choix de continuer d’imposer dans le débat public, aux côtés de mes 330 candidats, les vérités qui ne seront portées par personne d’autre. La France a besoin des vérités que Reconquête a à dire. L’Union nationale en a également besoin. C’est également notre honneur de respecter et défendre les 1,3 million d’électeurs qui ont voté Reconquête pour les élections européennes, il y a une semaine à peine, face à tant d’autres listes. Comme tous les Français, ils ont le droit de voir leurs idées représentées.
Je m’exprimerai davantage sur tous ces sujets demain. Les Français peuvent compter sur nous pour tout donner, assurer la victoire de la France et garantir que cette victoire soit fidèle à leurs attentes.
Pour la victoire de nos idées et contre l’islamo-gauchisme, Reconquête investit 330 candidats aux élections législatives.
Dans le grand combat qui s’annonce, toutes les forces de droite, sans exception, doivent impérativement se mobiliser. C’est donc avec le sens du devoir que…
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) June 16, 2024
Les personnes qui sont pour l’avortement sont irrationnelles
Matthieu Lavagna, auteur-conférencier catholique français travaillant dans le domaine de l’apologétique pour l’association Marie De Nazareth depuis 2021, diplômé de mathématiques, de philosophie et de théologie, consacre ses travaux principalement à la défense rationnelle de la foi catholique.
Dans ce nouveau livre intitulé La raison est pro-vie. Arguments non religieux pour un débat dépassionné, il aborde le sujet épineux et tabou de l’avortement, considérant qu’il devrait être possible de débattre d’une question essentielle qui met en jeu des vies, même si toute tentative se solde le plus souvent par un déchaînement d’accusations et par un dialogue impossible. Ce livre propose de suivre la démarche inverse de la tendance actuelle en élaborant une réflexion construite et rationnelle sur ce sujet clivant, examinant avec soin les arguments des deux « camps » respectifs.
L’auteur démontre notamment :
l’avortement consiste bel et bien à tuer directement et volontairement un embryon ou un foetus pour mettre fin à une grossesse. Et comme nous avons montré précédemment que l’embryon/foetus est un être humain innocent, il s’ensuit logiquement que l’avortement consiste à tuer directement et volontairement un être humain innocent.
Après cette prémisse, l’auteur répond aux différentes objections habituellement assénées par les partisans de la légalisation de l’avortement. Par exemple, ceux qui disent être contre l’avortement mais ne pas vouloir, en même temps, imposer leur point de vue aux autres, dans un relativisme moral aujourd’hui bien installé :
Or, le paradoxe est que ces personnes elles-mêmes ne croient pas au relativisme moral qu’elles prêchent. Il suffit de leur en faire prendre conscience avec quelques exemples : “Personnellement je suis contre le meurtre, mais si quelqu’un décide que tuer est moral pour lui, je ne vais pas lui imposer mon point de vue” ; “Je suis personnellement contre le génocide juif, mais si Hitler pensait que le génocide était une bonne chose, qui suis-je pour lui imposer ma morale ?”
Autre sujet, le cas de la peine de mort :
Sans vouloir trancher le débat sur la peine de mort, nous ferons simplement remarquer que les deux camps (pro et anti-peine de mort) peuvent au moins se mettre d’accord sur une chose : il est immoral de donner la mort à un innocent ! Et comme l’avortement est la mise à mort intentionnelle d’un innocent, les deux parties devraient être d’accord pour s’y opposer. Dans tous les cas, il n’y a pas d’incompatibilité à soutenir simultanément les deux propositions suivantes :
A : “il est immoral de tuer intentionnellement un être humain innocent.”
B : “Il est moralement acceptable de mettre à mort un être humain coupable de crimes très graves.”
Les anti-avortement peuvent donc être à la fois pour ou contre la peine de mort. c’est un autre sujet. En revanche il est parfaitement incohérent d’être pour l’avortement et contre la peine de mort. Comment peut-on soutenir qu’il est immoral de tuer des criminels alors qu’il est moralement acceptable de tuer des innocents ?
Autre argument “tarte à la crème”, celui de l’avortement en cas de viol :
Seriez-vous favorable à interdire l’avortement dans tous les autres cas que le viol ?” En général, la personne pro-choix rétorque que non, ce à quoi on peut répondre : “Ah, je vois ! Donc en fait, ce n’est pas le problème du viol qui vous préoccupe vraiment parce que vous êtes pour l’avortement même quand la femme n’est pas violée. Parlons des cas plus généraux avant de nous concentrer sur le cas particulier du viol. J’ai une question. Pensez-vous que tous les êtres humains sont égaux en dignité ?”
Nous avons ainsi recentré le débat proprement sur la question essentielle. En revanche, admettons qu’une personne “mi pro-choix, mi pro-vie” dise la chose suivante : “Je suis contre l’avortement dans la quasi-totalité des cas, mais le cas du viol, quand même… On ne peut pas imposer ça à la mère. Elle est totalement innocente !”
Ici, la réponse pro-vie doit se faire avec tact et douceur. Comme le dit Trent Horn : “Quand les gens demandent si l’avortement doit être autorisé en cas de viol, ils ne cherchent pas à savoir si le foetus est un humain, mais si VOUS êtes humains.” D’où l’importance de manifester une grande empathie et compassion à leur égard.
Le viol est un crime atroce et le seul qui mérite d’être sévèrement puni est le violeur. De même que la femme victime de cette agression a besoin de notre aide, l’enfant innocent mérite notre assistance lui aussi. Dans notre pays, il est illégal de punir le violeur en lui donnant la peine de mort, mais il est parfaitement permis de tuer l’enfant conçu à travers ce viol. Ceci est profondément injuste : si on ne donne pas la peine de mort au violeur qui est coupable, pourquoi la donnerait-on à l’enfant qui est innocent ?
Dissolution et arrêt de la loi sur l’euthanasie : il est nécessaire de maintenir la pression sur les candidats, afin d’obtenir des garanties
D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :
Serait-ce un détour dont la Providence a le secret ? Dans la période d’incertitudes qui s’ouvre avec l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, une bonne nouvelle cependant : le projet de loi sur la fin de vie est suspendu de facto, comme tous les textes en cours d’examen, dans l’attente d’un nouveau gouvernement qui devra, s’il le souhaite, reprendre le processus législatif à son début. C’est-à-dire, très concrètement, un projet qui avait suscité plus de 3 300 amendements !
Le paradoxe est que c’est un député communiste, Pierre Dharéville, qui aura eu le dernier mot sensé sur ce texte, annonçant le 7 juin qu’il suspendait sa participation à ce débat « éprouvant » pour ne pas cautionner une « loi brutale », au lendemain de l’adoption de l’article qui définissait « l’aide à mourir », euphémisme désignant l’euthanasie ou le suicide assisté – seuls 55 députés avaient alors voté contre. Il reste encore un peu de chemin à ces élus courageux pour intégrer que seule la Rédemption – et ses disciples pratiquant la charité –, permet de restaurer leur pleine dignité aux malades et à la nature blessée.
Maintenir la pression
Mais ce projet de loi est-il pour autant enterré ? Il serait présomptueux de le penser, tant la volonté semblait forte de la part d’une minorité agissante d’ouvrir une nouvelle transgression de la loi naturelle. C’est pourquoi il est nécessaire pour les catholiques et leurs évêques de maintenir l’effort et la pression sur les candidats, afin d’obtenir des garanties en cas de victoire électorale, alors même que s’est ouverte une courte campagne qui sera difficile pour tous les partis.
Au-delà même de cette conjoncture heureuse pour les promoteurs de la vie, il convient de s’interroger sur la volonté exprimée dans les urnes : y a-t-il, sous-jacent, le rejet d’une politique menée depuis des années et qui jamais n’a pu ou voulu inverser le progressisme sociétal, à travers des réformes qui en apparence ne coûtaient rien, mais ont profondément déstabilisé la société sur le mariage, la famille, ou encore l’éducation sexuelle à l’école… ?
À ne prendre que le dernier gouvernement, clairement sanctionné par les urnes à travers ce scrutin européen, la constitutionnalisation de l’avortement, en parant la mort des innocents du sceau de la plus haute autorité, a constitué une blessure morale dans les consciences, quand bien même elle demeure cachée ou ignorée derrière la légalité affichée. Était-ce le pas de trop ? On ne peut aller indéfiniment dans le sens inverse de la vie, sans provoquer de réaction en retour… Une réaction en forme de sursaut d’une civilisation qui ne veut pas mourir ?
La première étape du redressement attendu de notre pays est ainsi de mettre un coup d’arrêt à cette surenchère permanente dans la transgression de l’ordre naturel. Sans cette pierre d’angle, toutes les autres réformes seraient construites sur du sable, et donc vouées à l’échec. Car c’est le tissu même dont est constituée la société qui a été fragilisé par la déchirure des familles et par le brouillage généralisé des repères. C’est donc par là qu’il faut commencer si l’on veut rebâtir.
Et si nos supposées élites d’aujourd’hui n’en sont pas convaincues, il revient aux chrétiens de s’en faire les porte-voix, sans craindre d’aller à contre-courant. L’histoire, avec l’aide de la grâce divine, pourrait finir par leur donner raison.
L’historien connu pour sa traque des anciens nazis votera Rassemblement national face à la France insoumise
Morceaux choisis de la manifestation du Front populaire hier :
Certains slogans et discours entendus lors de la manifestation de #nouveaufrontpopulaire provoquent l’inquiétude au sein de la communauté juive pic.twitter.com/OezkoT7jY6
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 15, 2024
Paris, une militante du #nouveaufrontpopulaire menace : « [soit vous venez lutter pour la Palestine avec nous] soit on est amenés à crever tous ensemble, parce qu’on crèvera pas seuls » pic.twitter.com/vN3zYcobWU
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 15, 2024
#Toulouse : les manifestants du #nouveaufrontpopulaire défilent au cri de “Georges Abdallah, tes camarades sont là”
Georges Abdallah a été condamné à la réclusion à perpétuité pour complicité dans l’assassinat de diplomates israéliens et américains à Paris pic.twitter.com/qLcr2J8yCH
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 15, 2024
Samedi 15 juin, Serge Klarsfeld a assuré qu’il voterait « sans hésitation » pour le RN en cas de duel avec LFI au second tour des élections législatives :
« Aujourd’hui, le Rassemblement National soutient les juifs, soutient l’État d’Israël et il est tout à fait normal, vu l’activité que j’ai eue ces 60 dernières années, qu’entre un parti antisémite et un parti pro-juifs, je vote pour un parti pro-juifs ».
Les acteurs du petit théâtre antifasciste peuvent cesser de jouer la comédie.
Eric Ciotti : “Ma seule ligne rouge sera la compromission avec le macronisme et la gauche”
Conforté par la justice, vendredi, qui a confirmé son statut de président du parti LR, Eric Ciotti déclare dans Le Journal du Dimanche :
[…] Je perçois partout en France des alliances souterraines entre certains chapeaux à plume, sous l’autorité de Gérard Larcher, et la garde rapprochée d’Emmanuel Macron. Ils scellent des accords cachés des Français. On découvre dans beaucoup de circonscriptions qu’il n’y a pas d’adversaire à certains de mes principaux opposants internes. Je note également des retraits réciproques dans le département de monsieur Larcher. Tout ça est indigne. J’ai proposé une nouvelle voie de courage à visage découvert, eux négocient dans le dos des militants des accords d’arrière-cuisine dans les palais de la République. Je le dis très clairement : je veillerai à ce que ceux qui passent ces alliances ne touchent pas les dividendes de la compromission.
Lâché par la plupart des cadres du parti, n’avez-vous pas l’impression d’avoir réalisé un coup de force ?
Le pays est majoritairement de droite, mais reste gouverné et corseté par la gauche, car on a empêché tous ceux qui partagent les valeurs de droite de se rassembler. Une certaine intelligentsia a rendu la droite honteuse ! Redressons la tête. Désormais, ce rassemblement est possible. J’ai personnellement souhaité cette union, constatant l’incapacité de notre famille politique à mener ce combat seule, en raison de la faiblesse dans laquelle elle a été confinée par certains dirigeants. Je pense en particulier à la campagne désastreuse de madame Pécresse.
Excluez-vous la possibilité de travailler à nouveau avec ceux qui vous ont tourné le dos ?
Non. Je connais mes responsabilités. Je suis à la fois chef de famille mais aussi fils de cette famille, militant depuis mes 16 ans. Je souhaite demain rassembler pour redresser notre famille politique. Sans aucun sectarisme ni rancœur, chacun est et sera le bienvenu quelles que soient les attitudes et positions tenues cette semaine. Ma seule ligne rouge sera la compromission avec le macronisme et la gauche. Arrêtons notre entre-soi suicidaire pour parler aux Français.
Je tends la main notamment à François-Xavier Bellamy et à David Lisnard, pour que nous puissions proposer une offre politique claire et forte pour les élections législatives. Notre alliance avec Jordan Bardella et le Rassemblement national marque le renouveau d’une véritable alliance populaire à un moment critique où il est encore possible de sauver le pays du déclin. La France peut disparaître sous un régime autoritaire d’extrême gauche ! Je refuse Mélenchon à Matignon, Sandrine Rousseau à Beauvau, Rima Hassan au Quai d’Orsay !
Notre sondage montre que la majorité de vos sympathisants est favorable à cette coalition législative. N’auriez vous pas dû solliciter le vote des adhérents ?
Hélas, les tenants de l’immobilisme auraient bloqué ce vote de peur de la décision des militants. J’ai trop souvent participé à ces réunions stériles et impuissantes, j’en connais d’avance le résultat. D’ailleurs, ils ont refusé tout net d’étudier cette option et d’en débattre. […]
Fin de vie : comment répondre à la souffrance ?
Aymeric Pourbaix reçoit dans En Quête d’esprit :
- Soeur Maylis, moniale de l’abbaye de Faremoutiers
- Père Xavier SNOËK, chapelain de l’Ordre de Malte
- Louis Bouffard, étudiant et porte parole des AFC
Un p’tit truc en plus d’Artus
Bruno de Seguins Pazzis n’a pas aimé :
Alors qu’ils viennent de braquer une banque, La Fraise et son fils Paulo, quittent leurs masques et vêtements dans une ruelle et pressent le pas vers leur voiture. Mais comme ils avaient garé celle-ci sur une place handicapés, juste devant un centre spécialisé, elle a été emmenée par la fourrière. Ils s’incrustent alors dans le bus du centre, La Fraise se faisant passer pour éducateur et Paulo, à sa demande, pour un handicapé prénommé Sylvain. En route pour quelques jours dans un gîte rural, avec le magot dans leurs sacs, ils espèrent pouvoir échapper à la police…
Avec : Artus (Paulo / Sylvain), Clovis Cornillac (la Fraise / Orpi / Lucien), Alice Belaïdi (Alice), Marc Riso (Marc), Céline Groussard (Céline), Gad Abecassis (Gad), Ludovic Boul (Ludovic), Stanislas Carmont (Alexandre), Marie Colin (Marie), Thibaut Conan (Thibaut), Mayane-Sarah El Baze (Mayanne), Théophile Leroy (Baptiste), Arnaud Toupense (Arnaud), Sofian Ribes (Soso), Boris Pitoeff (Boris), Benjamin Vandewalle (le vrai Sylvain). Scénario : Artus, Clément Marchand et Milan Mauger. Directeur de la photographie : Jean-Marie Dreujou.
Ce n’est pas vraiment facile de dire du mal d’un film qui, d’une part met en scène des handicapés mentaux, d’autre part totalise après cinq semaines d’exploitation en salle plus de 6,4 millions d’entrées ce qui le place à date en tête des douze films ayant dépassé en France un million d’entrées depuis le début de l’année, laissant ainsi loin et juste derrière lui le « blockbuster » Dune, seconde partie de Denis Villeneuve avec un peu plus de 4,1 millions d’entrées et dont le budget a légèrement dépassé 190 millions de dollars contre 6 millions d’euros pour Un p’tit truc en plus ! Pour la fréquentation, il est vrai que nombreux sont les films qui montrent que l’importance du nombre d’entrées n’est pas une garantie de qualité.
Pour ce qui est de la mise en scène de personnes handicapés, Un p’tit truc en plus n’est pas vraiment une nouveauté. Citons seulement Rain Man (1988) de Barry Levinson et plus près de nous le très beau Marie Heurtin (2014) de Jean-Pierre Améris. Mais il est vrai qu’il s’agit de comédies dramatiques ou de drames. Par ailleurs, avant Un p’tit truc en plus, des handicapés ont déjà tenus des rôles au cinéma (Pascal Duquesne dans Le Huitième jour de Jaco Van Dormael en 1996 face à Daniel Auteuil, ou encore Gabrielle Marion-Rivard et Alexandre Landry dans le mélodrame canadien Gabrielle de Louis Archambault en 2013).
Là où Victor Artus Solaro, dit Artus (humoriste et comédien qui a commencé à se faire un nom à partir de 2011 dans des émissions de télévision), innove un tant soit peu, c’est en intégrant ces handicapés au nombre d’une douzaine dans une comédie dans laquelle ceux-ci jouent pratiquement leurs propres rôles. On pourrait dire qu’il pourrait s’agir pour ces handicapés d’une forme d’autodérision, voire d’opération cathartique, qu’il n’y a donc rien de bien méchant dans tout cela, qu’il s’agit d’une comédie bien gentille abordant avec un humour un peu mordant mais tendre les différences. Une comédie généreuse au fond… C’est ce qu’une vision superficielle du film peut laisser croire. Aussi, si on y regarde d’un peu plus près, de quoi s’agit-il sinon d’une médiocre comédie réalisée par un humoriste qui, à l’heure où les thèmes de « l’inclusion » et du « droit à la différence » s’invitent dans le discours public, a su saisir l’air du temps et flirter avec cette fameuse « inclusion ». Et le spectateur, que voit-il se dérouler devant ses yeux sinon une vague comédie dont le scénario est très convenu, très mal écrit, bancal à de nombreux égards, pas abouti, et dont la mise en place et par ailleurs très poussive. Il ne s’agit que d’une suite désordonnée de sketchs dans lesquels l’humour potache se situe bien trop souvent au niveau d’histoires de « pipi caca ». C’est une répétition d’insultes et de gags eux-mêmes répétitifs e t prévisibles : le handicapé atteint du syndrome de Gilles de la Tourette qui profère tout au long du film, et de préférence dans les moments les plus sensibles, les insultes « enculé » et « fils de pute », son camarade autiste qui monologue en permanence sur la gouvernance de Nicolas Sarkozy, celle qui attire les balles ou tout autre projectile comme un aimant, celui qui enfile à tout moment des déguisements différents ou son voisin qui voue un culte effréné à Dalida… Et puis gag suprême, l’infecte nourriture servie à chaque repas qui s’écrase en gros plans dans les assiettes. Et comble de tout, pour être bien morale, le dénouement de cette « comédie » fait la part belle aux deux malfaiteurs qui sont, finalement et bien entendu, très gentils en raison de l’attachement qu’ils manifestent pour ceux qui ont « un p’tit truc en plus » et ceux qui les encadrent. Ça, si ça ne vous arrache pas les larmes… Au fond, il y a quelque chose de gênant, plus encore de nocif, dans tout cet étalage.
Enfin, et parce qu’il faut conclure sur ce qui pourrait devenir un film culte, pour la mise en scène de son premier long métrage, les quelques jolis plans du Vercors réalisés avec un drone et qui sont pratiquement hors sujet, ne nous montrent pas qu’Artus aurait des dispositions évidentes pour la réalisation. Dégoulinant d’opportunisme, de bons sentiments et de médiocrité.
Bruno de Seguins Pazzis
Quimper : Les Bretons demandent la liberté pour la messe et la pédagogie traditionnelle de la Foi
Samedi 15 juin à partir, Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, donnait dans la ferme du château de Lanniron, une conférence intitulée Les Raisons de notre attachement à la pédagogie traditionnelle de la Foi. Il rappelait que son père est né et mort catholique et breton et que sa mere, née luthérienne, puis rebaptisée et confirmée sous conditions par sa paroisse catholique, a été bien déçue quand le Concile est arrivé qu’on lui fasse faire tout ce parcours de Foi pour la faire revenir à la case départ, avec une messe moderne qu’on voyait au temple.
“Au moment du baptême on demande à l’Eglise la foi qui donne la vie éternelle. La foi ne relève pas d’un sentiment mais est l’adhésion à un enseignement objectif. Mais cet enseignement traditionnel de l’Eglise, depuis 60 ans, est parti en fumée. Notre attachement à la messe n’est pas lié aux chants et à l’encens.
Deuxio, l’Eglise catholique c’est celle du Christ, pas celle du Pape François. Ce qui nous relie au Christ c’est la Tradition. Tertio, comme le dit la règle de base du droit canonique, sed prima lex – salus animarum. Le Salut des âmes est l’enjeu principal, mais le Pape François nous dit qu’il croit que l’enfer est vide. Seulement s’il n’y a plus besoin de sacrements parce que l’enfer est vide, il n’y a plus besoin de l’Eglise, des prêtres et du Pape François “.
Jean-Pierre Maugendre rappelle que la notion de sacrifice a été gommée après le Concile – avec comme résultat des églises vides et des gens qui vont courir et faire du sport le dimanche matin pour retrouver l’ascèse, l’exigence et le sacrifice que l’Eglise diocésaine ne leur donne plus – or, “si les choses ne coûtent rien, elles ne valent rien“.
“La messe traditionnelle maintient cette exigence, mais c’est aussi celle qui a sanctifié nos anciens et qui manifeste la transcendance – le silence, la beauté des ornements, la langue spéciale pour s’adresser à Dieu qui est le latin…”
Jean-Pierre Maugendre cite ensuite l’historien Yvon Tranvouez qui dans sa jeunesse a largement suivi les dérives modernistes du prieur Bernard Besret, expert au concile Vatican II qui a fait de son abbaye un laboratoire dont l’échec et la dissolution en 1973, tandis qu’il défroquait et rejoignait le grand orient de France, devrait faire réfléchir. Selon Tranvouez “l’eucharistie de gauche est un partage fraternel, l’eucharistie de droite est un sacrifice“. C’est pourquoi pendant le Covid certains évêques ont du rappeler aux prêtres que même s’il y a personne, il faut célébrer la messe – pour certains, ce n’est qu’un rassemblement, un repas.
Jean-Pierre Maugendre aborde ensuite la question de l’obéissance :
“L’obéissance, c’est une grande vertu. C’est par l’obéissance du Christ à son père que nous sommes sauvés. Mais ce n’est pas une vertu cardinale ; elle est liée à la justice, l’obéissance étant due à l’autorité au service du bien commun, et à la prudence. Ce n’est pas un dressage, mais comme le rappelle Peguy, le noble agenouillement d’un homme libre”.
Cette exigence d’obéissance faite, le pistolet sur la tempe, par les évêques aux fidèles, cet attachement tatillon à une légalité ecclésiale qui fait litière du Salut et du lien avec le Christ permet “d’arrêter de réfléchir et d’utiliser les avantages d’être du côté du pouvoir “.
“Et comme l’écrit Hannah Arendt au sujet du procès Eichmann, l’obéissance à la règle n’est jamais une finalité. Depuis le Concile, les Papes veulent, sauf Benoît XVI, supprimer la messe traditionnelle en coupant l’Eglise de ses racines. Ils n’en ont pas le pouvoir. Et pour nous, la réponse est NON POSSUMUS c’est à dire que nous ne pouvons pas l’accepter..
Du reste, le discours des évêques a changé. Dans la Tradition, ce sont des gardiens de la Foi. C’est aussi le sens des promesses qu’ils donnent lors des messes d’ordination. Aujourd’hui ils se disent gardiens de l’unité. Mais l’unité se fait sur un sujet à un moment donné, elle n’est pas pérenne. Et l’unité d’une bande de gangsters autour de leur chef pour commettre des délits n’est ni une finalité, ni une vertu”.
Jean-Pierre Maugendre propose un slogan pour la manifestation: Mgr Dognin, rendez-nous les sacrements, le catéchisme et nos prêtres !“.
Une manifestation se tient cet après-midi dans les rues de Quimper pour réclamer les sacrements, le catéchisme et nos prêtres, alors que Mgr Dognin a demandé à une dizaine (!) de prêtres d’apprendre à célébrer la messe traditionnelle pour les deux communautés, ce qui fait qu’elles n’auront plus de pasteur dédié.

Terres de Mission : La croix et la jubilation
Terres de Mission reçoit l’abbé François Dedieu, curé de La Garenne-Colombes , pour parler du sacrement de confirmation. Ce dernier vient en effet de publier un livre proposant de revenir à l’usage traditionnel de conférer la confirmation avant de recevoir l’Eucharistie : “La confirmation à sa juste place” (Artège).
Puis, Amaury présente les 7 routes de Notre-Dame, une initiative originale de 7 semaines de pèlerinage, tout au long de l’été, sur 7 routes convergeant vers Paris, pour célébrer la renaissance de Notre-Dame de Paris.
Enfin, Charlotte Seince, jeune femme atteinte d’une maladie chronique rare appelée la cryopyrinopathie
Mes Malédictudes
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Les Béatitudes sont l’un des passages les plus connus des Évangiles de Matthieu et de Luc. Jésus y annonce les diverses consolations et récompenses que le juste, le persécuté obtiendra dans son Royaume. Celles de Luc se terminent par une séquence de quatre « malédictions (1) » où le grec Ouai retranscrit l’hébreu Hoï (2). Le mouvement absurde et trop souvent démoniaque de notre monde m’inspire une réactualisation (plagiaire) de ces malédictions. L’imprécatho de pacotille se lâche, il espère être assez lucide sans être injuste, et ne pas trop en oublier en route.
Malheureux les vieux qui ne sont plus ni productifs ni solvables : ils seront euthanasiés.
Malheureux les enfants nés de PMA sans père, de GPA, ou tous ceux qui succombent à l´idéologie du genre : les mutilations anthropologiques, physiques ou psychiques dont ils souffrent seront niées.
Malheureux les enfants envisagés comme des projets, ou ceux qui ne seraient pas conformes à l’idéal rêvé : ils seront avortés.
Malheureuses les femmes qui n’ont plus assez d’espoir ou de courage pour donner la vie aux enfants qu’elles conçoivent, elles porteront cette blessure jusqu’à la fin de leurs vies (3).
Malheureux les hommes qui les y incitent ou les confortent dans cette décision : l’égoïsme asséchera leurs cœurs.
Malheureux les couples qui ne se réparent pas et malheureuses les familles qui se brisent, leurs naufrages entraîneront des noyades.
Malheureuses les personnes perméables à la propagande : elles y seront soumises.
Malheureux ceux qui dénoncent cette propagande : ils seront censurés, puis broyés.
Malheureux tous ceux qui n´ont pas assez de mots pour réfléchir et comprendre : ils seront manipulés.
Malheureux ceux qui souffrent d´addictions (alcool, drogue, écrans, sexe, argent, etc.) : ils seront rassasiés et, de ce fait, aliénés.
Malheureux ceux qui n’aiment que le reflet de leurs miroirs, les miroirs sont froids.
Malheureuses les foules, elles tueront de nouveaux boucs émissaires.
Malheureux tous ceux qui ne savent plus distinguer le bien du mal : sans carte ni boussole, ils seront perdus.
Malheureux tous ceux qui considèrent leurs frères comme le bétail d´un cheptel dont ils seraient le guide : même les guides forment un troupeau.
Malheureux les tyrans qui ordonnent les guerres et les casuistes qui les justifient coûte que coûte, le sang sur leurs mains sera un témoignage.
Malheureux les soldats qui font les guerres, et les peuples qui les subissent, ils en sortent meurtris, quand ils en sortent.
Malheureux tous ceux qui imaginent que l´homme peut transformer l´homme pour le rendre surhumain : depuis le jardin d’Éden ou la tour de Babel, leurs efforts sont voués à l´échec.
Malheureux ceux qui savent leurs faiblesses et qui en souffrent, mais qui imaginent que la Miséricorde de Dieu n´est pas faite pour eux : c´est la faute la plus grave qu´ils puissent commettre.
Malheureux suis-je, moi qui suis pécheur comme les autres, et hypocrite comme un pharisien : je m’érige en donneur de leçons. Aujourd’hui, j’aimerais n’être qu’un faux prophète, et que nous soyons tous heureux. Mais je n’ai pas d’autre mode d’emploi à proposer pour y parvenir que quatre évangiles.
Notre monde a besoin de Miséricorde.
Rémy Mahoudeaux
t.me/remseeks
Illustration : Le sermon sur la montagne, Fra Angelico
(1) Elles visent les riches, les repus, les rieurs, les adulés par des hommes.
(2) La traduction en Français de ce Hoï / Ouai ne pose pas de problème. « Malheur à vous » chez Émile Osty, Louis Segond, David Martin, John Nelson Darby et pour la Bible de Jérusalem ; « Quel malheur pour vous » dans la traduction liturgique de l’AELF ; « Malheureux » dans la TOB et chez sœur Jeanne d’Arc op. ; « J’ai mal pour vous » dans la Peshittâ traduite par Patrice Calame. Ni Claude Tresmontant, ni André Chouraqui ne traduisent ce Hoï / Oïe et se contentent d’une translittération.
(3) Merci à Jean Jardon de m’avoir permis d’éviter ce trou dans la raquette.
Sarkozy dénonce les tartuffes du risque fantasmé de «peste brune »
Extraits d’un long entretien donné par Nicolas Sarkozy dans Le JDD :

Quatrième dimanche après la Pentecôte – la pêche miraculeuse
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Nous avons abordé avec le troisième dimanche après la Pentecôte la longue série des dimanches de ce temps liturgique, qui sont des dimanches ordinaires, pour lesquels le célébrant revêt des ornements verts. Nous avons dit que durant cette période l’Église s’efforce, par les chants du propre de la messe, de nous inspirer les sentiments qui doivent habiter l’âme chrétienne durant son séjour sur la terre, en utilisant principalement le livre des psaumes qui en constitue l’expression inépuisable. Elle le fait par petites touches, dans un désordre apparent, qui est en réalité l’œuvre du Saint Esprit.
On peut cependant trouver en ces premiers dimanches après la Pentecôte un sentiment dominant, qui est la confiance en Dieu : nous savons que nous sommes faibles, et incapables par nous-mêmes de surmonter les difficultés et les tentations qui nous assaillent, mais Dieu est tout puissant, et il nous aime, et si nous mettons notre confiance en lui nous n’avons rien à craindre. Un psaume exprime particulièrement ces dispositions de l’âme, c’est le psaume 26, composé par David lorsqu’il fut investi de la royauté, se sentant humainement démuni devant les périls qui le menaçaient ; ce psaume figurera à plusieurs reprises dans les messes les prochains dimanches, et dès celui-ci, en voici le début dans l’Introït …
Dominus illuminatio mea et salus mea, quem timebo ? Dominus defensor vitæ meæ, a quo trepidabo ? Qui tribulant me inimici mei, infirmati sunt et ceciderunt.
Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je peur ? Le Seigneur est le défenseur de ma vie, pourquoi tremblerais-je ? Les ennemis qui m’assaillent, c’est eux qui chancellent et tombent.
On psalmodie à la suite le verset suivant du psaume 26 :
Si consistant adversum me castra, non timebit cor meum.
Même si une armée se dresse contre moi, mon cœur est sans crainte.
La mélodie calme et douce fait de cet Introït une prière pleine de ferveur et d’assurance. On remarquera au début de la deuxième phrase la même intonation qu’à la première phrase, mais une quarte plus haut, ce qui indique une insistance très marquée. Cette deuxième phrase se termine par une interrogation remontant à l’aigu d’une manière qui pourrait paraître angoissée, si la troisième phrase ne revenait à la calme assurance du début.
Graduel : Propitius esto
Après la confiance en Dieu qu’exprimait l’Introït du quatrième dimanche après la Pentecôte, nous trouvons dans le Graduel un autre sentiment chrétien, la contrition de nos péchés : nous reconnaissons que les souffrances de cette vie sont un châtiment, et nous supplions Dieu de nous pardonner et de nous libérer. Le texte est tiré du psaume 78, qui est souvent utilisé dans la liturgie du Carême ; c’est une complainte du peuple élu, vaincu, emmené en captivité, et qui se tourne vers Dieu avec repentir :
Propitius esto, Domine, peccatis nostris, nequando dicant gentes : Ubi est Deus eorum ? Adjuva nos, Deus salutaris noster, et propter honorem nominis tui, Domine, libera nos.
Seigneur, pardonnez-nous nos péchés ; que les païens ne disent pas : où est leur Dieu ? Venez à notre secours, Dieu de notre salut, et pour la gloire de votre nom délivrez-nous.
La mélodie, comme c’est généralement le cas pour les Graduels, est faite de formules que l’on retrouve en différents autres Graduels, spécialement dans ceux de ces premiers dimanches après la Pentecôte. C’est particulièrement le cas pour les trois grandes vocalises de la deuxième partie.
Alléluia : Deus qui sedes
Comme celui du troisième dimanche, le texte de l’Alléluia du quatrième dimanche après la Pentecôte est un hommage à la justice infinie et toute puissante de Dieu. Il est tiré du psaume 9, qui était déjà utilisé dans l’Offertoire de dimanche précédent ; c’est un cantique de louange au Seigneur, protecteur des faibles et défenseur des opprimés :
Deus, qui sedes super thronum et judicas æquitatem, esto refugium pauperum in tribulatione.
O Dieu qui siégez sur votre trône, et jugez avec équité, soyez le refuge des pauvres dans leur détresse.
La mélodie est très ornée et chargée de neumes. Dans la vocalise de l’Alléluia elle est joyeuse et pleine d’une calme assurance. Dans le verset il y a un net contraste entre les deux phrases : la première qui rend hommage à la majesté et à la justice divines, contient une immense vocalise sur le mot thronum, le trône où siège cette majesté, vocalise assez exceptionnelle, montant et descendant en une contemplation éperdue, pour s’élever finalement en une dernière montée jusqu’aux sommets de l’échelle ; la deuxième phrase, qui est une prière, est au contraire beaucoup plus calme, et elle retrouve pour finir la vocalise de l’Alléluia et sa paisible assurance.
Offertoire : Illumina
Après la confiance en Dieu, la contrition de nos péchés et l’acclamation de la justice divine, nous trouvons dans l’Offertoire du quatrième dimanche après la Pentecôte une supplication ardente, qui monte vers le Seigneur dans une grande détresse. Le texte est tiré du psaume 12, composé par David alors qu’il était sur le point de succomber aux attaques de ses ennemis, ne voyant plus humainement quelle solution y apporter. C’est pourquoi il demande d’abord à Dieu la lumière : à l’affirmation de l’Introït Dominus illuminatio mea, le Seigneur est ma lumière, répond cette demande :
Illumina oculos meos, nequando obdormiam in morte, nequando dicat inimicus meus : Prævalui adversus eum.
Éclairez mes yeux, pour que je ne m’endorme pas dans la mort, pour que mon ennemi ne dise pas : je l’ai emporté contre lui.
Nous pouvons faire nôtre cette prière lorsque nous sommes accablés par les doutes et les tentations, que nous n’y voyons plus clair, et risquons de succomber à la mort du péché. C’est alors que l’ennemi infernal pourrait se vanter de nous avoir vaincus, car c’est bien de lui qu’il s’agit, et on a dit de cet Offertoire que c’était la seule pièce grégorienne qui faisait parler le diable ; il faut entendre avec quelle voix grave et sombre il prononce son prævalui : je l’ai emporté. Dans l’ensemble la mélodie est très suppliante, avec des montées successives de plus en plus insistantes, puis, après la descente dans les profondeurs sur le mot prævalui, une finale plus douce et contemplative.
Communion : Dominus firmamentum
Nous retrouvons dans la Communion du quatrième dimanche après la Pentecôte le même sentiment de confiance en Dieu que dans l’Introït. Le texte est tiré cette fois du psaume 17, encore un psaume de David, dans lequel il exprime sa reconnaissance au Seigneur qui l’a délivré une fois de plus d’une grande épreuve. Nous avions déjà rencontré ce psaume à l’Introït du dimanche de la Septuagésime, et le texte de cette Communion, pris au début du psaume, figurait dans le verset de cet Introït :
Dominus firmamentum meum et refugium meum et liberator meus, Deus meus adjutor meus.
Le Seigneur est mon appui, mon refuge et mon libérateur, mon Dieu et mon secours.
On notera l’accumulation des adjectifs possessifs : c’est vraiment chacun de nous qui exprime personnellement sa confiance en Dieu dans le cœur à cœur de la Communion. La mélodie est très expressive, paisible, affirmative et pleine de ferveur. On remarquera comment les quatre substantifs firmamentum, refugium, liberator et adjutor ont leurs accents particulièrement bien soulignés.
Quelques éléments d’explication sur la campagne de Marion Maréchal
Plusieurs journaux (Le Parisien, Valeurs actuelles et L’incorrect) ont donné des explications, assez précises et se recoupant pour l’essentiel, de ce qu’il s’est passé entre Marion Maréchal et le RN d’une part et Marion Maréchal et Reconquête d’autre part dans les 48 heures qui ont suivi le résultat des européennes. On peut retrouver des extraits dans cet article.
Depuis l’exclusion de Marion Maréchal, Guillaume Peltier et Nicolas Bay, les fédérations Reconquête se divisent entre ceux qui soutiennent Marion Maréchal et ceux qui suivent Eric Zemmour et Sarah Knafo dans leur volonté de présenter le maximum de candidats. Les commentaires publiés dans les articles du Salon Beige montre que beaucoup aimeraient en savoir plus.
Voici un texte très circonstancié qui circule actuellement au sein de Reconquête sur les réseaux sociaux :
“La vérité sur Reconquete et la campagne de Marion
UN : La campagne de Marion a été sabotée depuis le départ.
Lors de son ralliement à Reconquête, Éric avait proposé la tête de liste des élections européennes à Marion. Mais il a fallu un an de négociation pour qu’il tienne sa parole car après la présidentielle, il ne voulait plus ! Mais quand l’évidence de cette candidature s’est finalement imposée… tout a été fait pour la freiner.
Pourquoi ?
L’entourage d’Éric craignait que Marion ne lui fasse de l’ombre avec un trop bon score, 7 ou plus. En effet, Éric, mal conseillé et enfermé dans une bulle, pense sérieusement que l’échec de 2022 était un accident et qu’il sera président en 2027. Il en est convaincu, il le dit d’ailleurs en privé à tous ses interlocuteurs. Cette ambition est devenue totalement irrationnelle et déconnectée à l’heure où notre principal concurrent est 6x plus haut que nous et aux portes du pouvoir.
Elle ne tient compte ni rapport de force ni du contexte.Concrètement ?
Dès le mois d’octobre, des Offs dévastateurs de proches d’Éric ont pourrit la campagne de Marion, brisant le récit, entraînant de nombreux articles négatifs, surtout pendant les dernières semaines, freinant toute dynamique positive tout en imprimant l’idée d’une campagne ratée et d’une candidate nulle. Dévastateur et irresponsable.
L’équipe de Marion a refusé de rentrer dans ce jeu et s’est contenté de répondre laconiquement pour ne pas alimenter des articles qui détruisaient à petits feux la campagne et Reconquete!. Un exemple de cette bonne foi ? Il est impossible de trouver le moindre off contre Sarah Knafo, pas un seul, alors qu’elle est à l’origine de la stratégie d’hostilité et d’enfermement d’Éric.
Une stratégie qui voulait invisibiliser au maximum Marion, en lui prenant une grande partie du rare temps de parole qui était accordé à Reconquete. De Janvier à Mars, Éric a été trois fois plus présent que Marion en TV. Heureusement, à partir de Mai, Marion a obtenu qu’Éric laisse de l’exposition à la tête de liste… sauf la dernière émission, la plus importante, 24h avant la fin, sur Cnews, une émission où Éric a violemment attaqué Jordan Bardella empêchant tout vote des électeurs RN qui voulaient quand même soutenir Marion. Des milliers de votes ont probablement été perdus à ce moment là.
Beaucoup plus grave : alors que Marion refusait d’attaquer frontalement le RN (la suite lui donnera raison…) l’équipe d’Eric Zemmour lui a coupé le financement de la campagne pendant 1 mois et demi pour la forcer à le faire ! Ce chantage immonde est un procédé inconcevable. Imagine t-on Ciotti couper le financement de la campagne de Bellamy pour le forcer à attaquer le RN ? Macron couper le financement de Hayer ? Impossible. Cette pratique n’existe pas en politique. Si l’équipe de Marion a refusé de faire sortir cette information, c’est qu’elle aurait fait scandale et aurait fait exploser la campagne sur le champ.
Au niveau du parti, beaucoup a été fait pour freiner la campagne. Certains employés du parti ne répondaient que rarement aux demandes de l’équipe de campagne. Les fichiers étaient inaccessibles. Les mails de Marion aux adhérents souvent bloqués ou retardés. Un exemple visible de ce sabotage : le directeur de la communication numérique du parti, Samuel Lafont, n’a pas fait une seule publication mentionnant Marion sur son Twitter de toute la campagne ! Dans une entreprise, ce niveau de déloyauté serait une faute grave.
Pire, les humiliations se sont multipliés. De Sarah Knafo qui s’est habilement fait attribuer une hausse dans les sondages (8%) liée à l’annonce de sa candidature alors que le sondage avait été réalisé avant, en pleine polémique « Ou est la maman! » à Éric qui humiliera Marion devant les caméras en prenant la parole juste avant elle lors de l’allocution sur les résultats du dimanche soir, captant ainsi tout le temps de parole des télévisions. Aucun chef des autres partis n’a osé faire cela à son candidat après 9 mois de campagne épuisante. Il serait impossible de lister toutes les petites humiliations que Marion a subit, jusque dans l’interdiction d’afficher sa photo dans les aperçus des mails à destination des adhérents au contraire de Sarah et Éric. Vérifiez.
DEUX La divergence stratégique
Pendant la campagne deux stratégies se sont opposées : celle de l’équipe d’Eric, qui voulait attaquer violemment le RN, celle de Marion, qui voulait souligner ses différences sur les idées mais pas attaquer un concurrent beaucoup trop fort, en pleine vague et avec lequel il faudra un jour travailler.
Sur le terrain, les retours étaient très clairs, les électeurs ne comprenaient pas les attaques contre le RN. Ces attaques étaient nocives et empêchaient toute alliance par la suite ansi que le vote “panaché”, c’est à dire le vote des électeurs Bardella qui aiment bien Marion et voulaient voter pour elle car Bardella avait déjà explosé son score.TROIS Les sondages, la campagne et les résultats
Marion Maréchal a-t-elle fait une bonne campagne ? Elle est partie en campagne à 5 et a terminé à 5,5. Vu comme cela, le résultat semble mitigé. Sauf qu’entre temps, le RN a explosé en prenant NEUF points. Reconquete aurait du être balayé et finir à 2 ! Cette campagne n’était pas une campagne pour monter mais pour tenir, pour ne pas baisser face à la Bardellamania qui a tout écrasé. Évidemment ce n’est pas la lecture qui en sera faite, notamment à cause des Offs destructeurs de l’équipe d’Eric et du score final.
Mais c’est incontestablement un exploit d’avoir tenu, d’autant plus quand on connaît le contexte interne… La victoire est bien celle de Marion et des militants qui ont tout donné pendant de longs mois et ont augmenté notre nombre de voix de 400.000 par rapport aux législatives 2022.Mais qu’en est-il de la théorie de la fuite des électeurs Zemmour 2022 ?
En 2022, nous avons fait 7%… mais pour la moitié des électeurs, ce n’était pas vraiment un vote de fidélité mais un vote unique… c’est pour cela que Reconquête! a terminé à 4% aux législatives. Quand ils ont vu l’échec de la présidentielle, déçus, ils sont partis. Pour toujours. Le socle de Reconquete c’est donc 4, pas 7.
L’équipe d’Eric a expliqué que Marion avait fait fuir la moitié des électeurs de Z, mais ils étaient partis depuis bien longtemps !
Éric candidat aux européennes n’aurait eu que la moitié des électeurs de 2022 également. C’est ce que montre les sondages qui mesure la déperdition.
Contrairement à ce que veut faire croire l’entourage d’Eric, Marion n’a donc fait fuir aucun électeur Z 2022. D’ailleurs dans le baromètre de popularité Ifop Paris Match, Marion est à 93% de popularité chez les électeurs d’Eric Zemmour… soit 20 points de plus que lui même !Autre point important : Marion n’a fait aucun couac pendant sa campagne. Aucune erreur. Alors que pendant la présidentielle, de l’avis général, de nombreuses erreurs et dérapages coûteux et inutiles ont été commis (réfugiés ukrainiens, bras d’honneur, fausse mise en scène à la station essence, polémiques inutiles, brutalité..). La seule erreur de la campagne : une sortie de Sarah Knafo qui a défendu l’abattage halal (contredisant Marion) et a probablement fait fuir des milliers d’électeurs qui refusent l’islamisation ou la souffrance animale gratuite.
QUATRE La question des législatives :
Alors que Reconquete s’apprêtait à faire le procès de Marion au lendemain des élections européennes (Une conférence de presse anti-Marion était prévue dès le lundi “pour la disséquer” – Source AFP- en l’accusant de ne pas avoir assez attaqué le RN) le président Macron a annoncé la dissolution, renversant totalement les choses… et montrant que la stratégie de Marion était la bonne : ne pas se mettre à dos le grand gagnant, le RN, celui qui a réussi à faire ce que nous prônions depuis 40 ans, l’union et la chute du cordon sanitaire.
Dès lors deux choix pour Reconquête :
1. obtenir un accord de coalition
2. Se présenter seul contre la coalition, faire 1 ou 2 %, se ridiculiser (un parti qui fait 1% devient un groupuscule !), ridiculiser nos idées, et disparaître définitivement.Enfin il y a un impératif politique : alors que la vie politique se divise en trois grands blocs, nous ne devons pas nous marginaliser nous devons en être ! Malgré les tentatives de négociation de Marion (le RN ne voulait pas négocier avec Z et S qui l’ont trop attaqué), cela n’a pas été possible. Le rapport de force est défavorable, les attaques ont laissé trop de traces. Le RN a finalement refusé. On peut le déplorer évidemment, dire que c’est injuste pour nous tous, pour la cause, mais ce n’est pas de notre faute.
Mais même sans accord, faut-il vraiment présenter des candidats Reconquête au risque de passer de 5,5 à 1 et surtout de faire gagner la gauche ou la macronie ? Impossible, c’était contraire au principe de l’union des droites que nous défendons depuis si longtemps. C’était devenir le diviseur. Ce n’est pas l’esprit de Reconquête ni les convictions de Marion.
C’est pourquoi, les 3 Vice Président de Reconquete, Marion, Guillaume [Peltier], Nicolas [Bay] et la présidente de notre parti allié, Laurence [Trochu], soit 4 députés européens sur 5, ont annoncé hier leur opposition aux candidatures Reconquete pour ces législatives. Depuis, notre sénateur Stéphane Ravier et une majorité de Délégué départementaux, cadres et militants ont soutenu cette initiative.
Aujourd’hui, maintenant que l’election est passée et que la séparation est consommée, cette vérité doit être dite aux militants et aux adhérents qui sont abreuvés du récit mensonger diffusé par les canaux officiels et les groupes d’action numérique du parti. Rétablissez la vérité. Partagez la.
Si l’on prend un peu de recul, et même beaucoup, on pourra se souvenir des conditions surprenantes dans lesquelles s’est déroulé le ralliement de Marion Maréchal en mars 2022. Depuis le début de la campagne en 2021, et même avant, chaque ralliement avait été préparé, cadencé et mis en scène de manière millimétrée (Guillaume Peltier, Stéphane Ravier, Gilber Collard, Jérôme Rivière…) par Sarha Knafo. Or, le ralliement de Marion Maréchal s’est mal déroulé. Le lien avec ce qui écrit plus haut ne peut qu’interpeller, avec, déjà, le fameux temps de parole comme enjeu :
En sourdine, d’autres critiques viennent… des proches de Marion Maréchal elle-même. Plusieurs de ses amis ne cachent pas leur étonnement, voire leur colère, sur le calendrier choisi. « À quoi ça sert de le faire maintenant s’interroge l’un d’eux. Je comprends l’intérêt pour l’équipe Zemmour, qui cherche à se relancer, mais pour elle, c’est du gâchis. » Parce qu’il reste plus de quatre semaines avant le premier tour et que la campagne semble quasiment paralysée par la guerre en Ukraine, qui absorbe l’attention. « Le timing me consterne, abonde un autre. Je plaidais pour gagner encore du temps. Là, ça n’aura aucun impact. »
Pour ne rien arranger, les chaînes d’information n’ont pas diffusé le meeting de Toulon : elles avaient épuisé le temps de parole d’Éric Zemmour, scrupuleusement comptabilisé par l’Arcom (ex-CSA).
One of us se réjouit des résultats aux élections européennes
Communiqué de la fédération One of us, réunissant 50 associations et dédiée à la protection de la vie humaine et de la dignité, de la conception à la mort naturelle:
La fédération One of Us se réjouit des résultats des récentes élections européennes. Des résultats qui mettent en évidence un engagement fort des citoyens européens en faveur des valeurs fondamentales et qui témoignent d’un soutien généralisé à la vie et à la famille.
Cette issue électorale souligne l’inquiétude croissante des électeurs quant à la sauvegarde des valeurs essentielles qui soutiennent la société européenne. Reconnaissant le message fort de l’électorat, One of Us insiste sur l’importance cruciale de maintenir une relation étroite avec les citoyens européens et de veiller à ce que leurs voix soient entendues continuellement et pas seulement en périodes électorales.
« Nous sommes encouragés par les résultats des élections, qui montrent que les Européens sont profondément attachés aux valeurs fondamentales de l’Union européenne, telles que la protection de la vie et la défense de la famille », a déclaré Tonio Borg, ancien commissaire européen et membre du conseil de One of Us. « Il est vital que nous restions étroitement engagés avec les citoyens, les tenant informés et impliqués dans les débats politiques en cours, afin que leurs voix résonnent au Parlement européen et pas seulement lors des élections ».
En réponse aux résultats des élections, One of Us s’engage à promouvoir un dialogue continu et une collaboration avec les membres du Parlement européen de tous groupes politiques. La fédération vise à construire une force politique multipartite dédiée à représenter les intérêts des sans-voix et à défendre la dignité inhérente à la personne humaine.
« Au cœur de notre mission se trouve la conviction inébranlable que chaque être humain a une valeur intrinsèque. Promouvoir et protéger la dignité humaine à travers l’Europe n’est pas seulement un impératif moral, mais également un pilier fondamental de l’Union européenne. Nous sommes déterminés à faire en sorte que nos politiques et actions reflètent cet engagement, favorisant une société où chaque vie est respectée et valorisée», a déclaré Marina Casini, présidente de la fédération One of Us.
Pour faciliter cet engagement, notre fédération mène des initiatives visant à tenir les citoyens informés des évolutions législatives, et offre une plateforme de communication directe entre les citoyens et leurs représentants.
Notre organisation préparera également une série d’événements et de forums pour discuter des questions clés et des stratégies afin de promouvoir les valeurs de la vie et de la famille à travers l’Europe.
Pour nous soutenir et rester informés sur la défense de la dignité inhérente à la personne humaine au sein des institutions européennes, visitez http://www.oneofus.eu/fr/ et signez notre appel citoyen.
Extrême-gauche : Raquel Garrido et Alexis Corbière se sont fait remplacer
La Révolution dévore ses enfants. Les députés sortants LFI Raquel Garrido et Alexis Corbière viennent d’en faire les frais.
La créolisation chère à Jean-Luc Mélenchon commence et Raquel Garrido a été remplacée par le franco-gambien Aly Diouara, connu pour ses propos antisémites et anti-blancs :
#nouveaufrontpopulaire : La LFI n’a pas donné d’investiture à Raquel Garrido lui préférant le franco-gambien Aly Diouara. Le compte twitter de ce dernier est rempli de propos antisémites et anti-blancs 1/2 pic.twitter.com/pmbr7wGzb4
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 15, 2024
Alexis Corbière s’est fait remplacer par Sabrina Ali Benali, dans un licenciement sans préavis :
« Je l’ai appris à 23h, personne ne m’avait prévenu » : Alexis Corbière écarté des investitures #LFI pour les législatives.
— Frontières (@Frontieresmedia) June 15, 2024
Nous devons battre l’extrême droite ! Il est crucial d’aller voter le 30 juin prochain. L’éviction de 5 députés LFI créé un désordre qui n’est pas à la hauteur de l’enjeu. J’ai toujours porté une ligne unitaire. Ce que fait Jean-Luc Mélenchon est irresponsable. #FranceInfo pic.twitter.com/VZQKQMIL06
— Alexis Corbière (@alexiscorbiere) June 15, 2024
Danielle Simonnet a également été écartée au profit de la CGTiste Céline Verzeletti :
🗣️ Danielle Simonnet (@SimonnetDeputee), députée LFI sortante de Paris, n’est pas investie par LFI pour les législatives : “Je l’ai appris hier soir par un mail après 25 années de militantisme aux côtés de Jean-Luc Mélenchon (…) C’est d’une violence terrible.” ⤵️ pic.twitter.com/2jVbQRmTIj
— LCI (@LCI) June 15, 2024
Sainte Élisabeth du Portugal : une reine exemplaire
Aymeric Pourbaix, le père Jean-François Thomas et Véronique Jacquier évoquent cette reine du Portugal, sainte patronne des épouses :
Marion Maréchal : “Je n’ai pas dévié de mon projet : bâtir la force de droite authentique qui manque à notre pays”
Marion Maréchal vient de lancer un appel à tous ceux qui partagent sa vision politique et approuvent son initiative. Beaucoup de fédérations Reconquête connaissent actuellement de graves divisions à ce sujet, un grand nombre refusant de se lancer dans les législatives de manière isolée. Il est possible de soutenir cette Union nationale en signant cette pétition “je soutiens l’union“.
Voici des extraits de l’interview accordée par Marion Maréchal à Valeurs actuelles :
Valeurs actuelles. Que ressentez-vous après la décision d’Eric Zemmour de vous exclure de Reconquête ? Des regrets face à ce qui a ressemblé à un grand déballage en public ou un soulagement de mettre derrière vous une aventure qui aura été douloureuse ?
C’est évidemment un immense gâchis, mais aussi beaucoup de tristesse. Je n’avais pas fait un choix aussi difficile lors de la présidentielle de 2022, en imaginant une telle issue. Néanmoins j’assume mes responsabilités.
Oui après le malheureux échec d’un accord entre le RN et Reconquête deux options s’offraient à nous : soit nous présentions malgré tout un maximum de candidats Reconquête aux législatives au risque que ces candidatures de division renforcent la coalition des macronistes et celle de l’extrême gauche, soit nous renoncions à présenter des candidats et nous soutenions les candidats de la coalition Bardella-Ciotti.
Éric Zemmour a choisi unilatéralement la première option. J’ai choisi la deuxième car je considère que l’intérêt du pays doit primer sur l’intérêt des partis. Je ne prendrai pas la responsabilité que des candidatures Reconquête coûtent les quelques députés qui pourraient faire la différence pour que le bloc national l’emporte. J’ai passé la campagne des européennes a alerté les Français sur le risque de disparition de notre pays. Il faut être cohérent et nous hisser à la hauteur des évènements.
La menace est immense, le 7 juillet ce sera soit le bloc national soit l’extrême gauche coalisée. L’espoir ou le cauchemar.
A titre personnel, je regrette les mots inutilement blessants de « trahison » et de « regroupement familial des Le Pen » employés par Éric, tout comme je regrette qu’il ait tenté de ramener un désaccord politique de fond entre nous à une simple question familiale entre Marine Le Pen et moi. C’est sans doute facile à vendre, et plus confortable, mais ça n’en est pas moins faux.
Laurence Trochu, Nicolas Bay ou Guillaume Peltier ne sont pas les neveux et nièces de Marine Le Pen ; deux d’entre eux sont issus de LR et ont occupé des fonctions auprès de Nicolas Sarkozy ou François Fillon. Et pourtant, tous les trois étaient à mes côtés pour lancer notre appel à refuser la division et à soutenir les candidats d’union LR-RN pour battre Macron et la coalition d’extrême gauche.
Cette rupture soudaine est humainement très difficile pour beaucoup, surtout après 9 mois d’une campagne européenne où ils se sont beaucoup donnés (…)
Je ne peux que constater que la suite des événements, et le refus du RN de conclure un accord avec Reconquête en raison de l’attitude d’Éric Zemmour, m’ont donné raison. Je le regrette profondément car les électeurs de Reconquête auraient mérité d’être représentés dans cette coalition des droites par un accord électoral respectueux du courant de pensée que nous représentons.
Combien de personnalités politiques issues de l’écosystème Reconquête sont prêtes à vous rejoindre ?
Les cadres, militants et adhérents de Reconquête sont des gens admirables. Cette rupture soudaine est humainement très difficile pour beaucoup, surtout après 9 mois d’une campagne européenne où ils se sont beaucoup donnés. Je comprends que certains aient encore besoin de temps pour mesurer les enjeux et prendre position.
Depuis notre appel à refuser la division et soutenir les candidats de l’union nationale, désormais relayé sur le site jesoutienslunion.fr, déjà près de la moitié des délégués départementaux ont manifesté, à divers degrés, leur soutien. Certains ont démissionné, en réaction à notre exclusion, d’autres encore ont fait part de leur refus de présenter des candidats dans leur département (…)
À titre personnel, vous avez annoncé votre intention de ne pas vous présenter aux législatives. Pourquoi ? Quelle sera votre place dans la campagne qui s’ouvre ?
Je ferai campagne, tant dans les médias qu’auprès des Français, pour faire gagner le bloc national et battre le bloc macroniste et l’extrême gauche. Je ne serai en revanche pas candidate, car j’ai été élue au Parlement européen par 1,4 million de Français voici à peine 5 jours. C’est cette mission qu’ils m’ont confiée que je veux assurer en priorité.
Avec nos trois autres députés européens, je ferai la semaine prochaine mes premiers pas à Bruxelles, où j’ai hâte de retrouver nos alliés du groupe des Conservateurs et de me mettre au travail pour défendre notre civilisation et les intérêts de la France. Dans tous les cas, je n’abandonne pas les Français qui m’ont fait confiance et continuerai de mener les combats nécessaires.
Vous avez toujours assumé votre refus de revenir au RN. Votre position peut-elle évoluée au vu de la situation politique inédite ?
Je le redis clairement : mon soutien aux candidatures du bloc national ne signifie pas mon ralliement au parti Rassemblement national, contrairement à ce qui a pu être dit par certains. Je n’ai pas dévié de mon projet : bâtir la force de droite authentique qui manque à notre pays.
Une force clairement attachée à la préservation et la transmission de notre identité, tout en assumant une vision économique de droite et défendant nos valeurs face à toutes les formes de déconstruction. Une force qui travaille à l’union nécessaire pour assurer la victoire, comme c’est le cas dans tous les pays d’Europe où des coalitions des droites, portant des idées proches des nôtres, gouvernent désormais.
C’est dans cette optique que j’ai rejoint Eric Zemmour lors de l’élection présidentielle, c’est dans cet objectif que je me suis investie dans Reconquête! ensuite, c’est pour cela que j’ai mené notre liste lors des élections européennes. Et je continuerai à travailler dans cette direction avec tous ceux qui partagent cet objectif.
En faisant le choix de l’union, je reste fidèle à la promesse initiale de Reconquête et comprends d’autant moins mon exclusion du parti suite à ce choix. Personne n’oublie qu’Éric Zemmour, lui-même et c’est tout à son honneur, a prôné pendant vingt-cinq ans l’union des droites. Je regrette qu’en cet instant historique où il faut la mettre en place en unissant les forces et les votes, il veuille l’empêcher en présentant malgré tout des candidats Reconquête.
Comment réagissez-vous à la décision d’Eric Ciotti de s’allier au Rassemblement national…et au psychodrame au sein des Républicains à la suite de cette annonce ? L’heure de vérité a-t-elle sonné pour la droite ?
Je salue cette décision courageuse, attendue par de nombreux électeurs de LR et démontrant le fossé existant désormais avec la majorité des dirigeants de ce parti, y compris ceux qu’on aurait imaginés plus solides et cohérents face aux événements. Désormais les masques tombent chez LR entre ceux qui ont vraiment à cœur l’intérêt de leur pays et ceux qui en sont encore aux petits calculs personnels et politiciens.
Par ailleurs, une tribune circule sur l’urgence de s’unir face au danger d’extrême gauche. Elle est adressée au Bureau exécutif de Reconquête pour demander à ses membres de consulter les élus du Conseil national pour soutenir l’alliance RN-LR (Ciotti).

Bruno Le Maire : plus dure sera la chute
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Eloignons nous quelques instants de ce tumulte politico-mediatique particulièrement bruyant et brouillon et revenons sur la véritable raison pour laquelle les électeurs ont décidé de changer de crèmerie pour les mois à venir : l’amateurisme teinté de tromperie de nos gouvernants actuels et plus particulièrement de notre grand argentier pornographe dégingandé et ruineur du pays, j’ai nommé M. LEMAIRE.
Sept ans c’est long. Normalement, cela devrait être un gage de continuité dans l’action, de sérieux et de maîtrise d’un exercice pourtant délicat, celui de la gestion des finances publiques. Les orientations prises par le ministre de l’économie sont aujourd’hui largement contestées par la Cour des Comptes ou plus récemment par le Sénat qui, c’est l’expression habituellement consacrée, a délivré un rapport chargé au vitriol à l’encontre de celui qui, rappelez vous, “voulait mettre l’économie russe à genoux”.
“Aveuglement”, “imprudence”, “inaction”, “déni de réalité”, “déni de démocratie”, n’en jetez plus, la coupe est pleine pour celui, dont le moins que l’on puisse dire, c’est employé à appliquer à la lettre les consignes de son supérieur direct, lui aussi qualifié de Mozart de la finance (ne pas rire). En étant “amateur et fier de l’être”, Bruno a poussé ce leitmotiv au paroxysme pour le plus grand malheur de nos concitoyens dont la charge de la dette née de cette gestion calamiteuse est tellement lourde qu’il devient impossible de rééquilibrer nos comptes publics sans effectuer des coupes sombres dans les services publics, notamment dans le domaine social.
Qu’ils aient été incapables de gérer le pays est une chose, qu’ils aient cherché à dissimuler leur incompétence et leurs erreurs répétées en est une autre.
Or, il semble à la lecture du rapport parlementaire que nous soyons bien en présence d’une manipulation budgétaire dont le seul but était bien de tromper les français.
Tout part d’une question simple posée par le rapporteur général du budget à la commission des Finances du Sénat : “Comment le gouvernement a-t-il pu se tromper à ce point sur ses prévisions macroéconomiques ? La dégradation de la note française par Standard and Poor’s n’est qu’un épilogue dans la détérioration de nos finances publiques. La prévision du déficit public affichée par le gouvernement soit 4,9% du PIB pour l’année 2023 est bien éloignée de la réalité soit 5,5 %.
En cause une “erreur de prévision”, “un manque de prudence”, un “optimisme déraisonné, peut-être pour attester de l’efficacité de la politique économique menée depuis sept ans ou pour afficher un prétendu volontarisme qui ne convainc plus que lui-même”… Aie, ça pique…
Pire, malgré les alertes transmises en interne par le services de Bercy, Bruno, certainement trop occupé à rédiger son nouvel ouvrage licencieux, n’a pas cru bon de rectifier le tir et corriger une trajectoire qui pourtant mène le pays à sa ruine.
La pratique utilisée pour masquer cette impéritie sont la cavalerie et le report de crédit. En gros, je finance de la dette par de la dette. Et j’annule des dépenses sur un exercice pour les reporter sur le suivant. Et voilà le tour est joué. Le tout bien évidemment en contournant le nécessaire contrôle du parlement en “soustrayant un montant élevé de crédits à l’autorisation parlementaire annuelle et la dévoyant totalement de son objectif initial”. Pas bien…
Ce rapport de 250 pages est vraiment édifiant sur les pratiques honteuses de sieur LEMAIRE depuis maintenant sept années au cours desquelles son discours rassurant, anésthésiant d’un “bon père de famille” masquait une réalité autrement plus embarrassante : l’insincérité des comptes de la Nation.
Voilà à quoi nous ont conduit sept années d’expérience macroniste et il est vraisemblable que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Pillage de la France, transformation de dettes privées en dettes publiques, effondrement de toute crédibilité sur les marchés financiers d’un pays qui, il y a encore peu, passait pour être la cinquième puissance au monde.
A méditer pour le prochain scrutin législatif…
Amitiés patriotes
P.MAGNERON
Le racisme du Front populaire exprimé par Mélenchon
Tranquillement exprimé hier :
Jean-Luc Mélenchon : « Lorsque je suis né 1 Français sur 10 avait un grand-parent étranger, dorénavant c’est 1 sur 4. »
« Par conséquent, ceux qui s’appellent “Français de souche” posent un sérieux problème à la cohésion de la société. »pic.twitter.com/dUbZQoCXJt
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 14, 2024
Ce n’est pas une nouveauté :

Le Front populaire s’assume comme l’anti-France :
Depuis le temps qu'on dit que les gauchistes et racailles sont "anti France"… Désormais ils l'assument. pic.twitter.com/KXIWlnNp5l
— STB (@STB_KOB) June 13, 2024
#Lyon : le local des associations familiales catholiques de France saccagé par les manifestants anti-RN du #frontpopulaire et recouvert du slogan "Anti-France vaincra" (via @uni_lyon) pic.twitter.com/pWPzsIDQnU
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 12, 2024
🇨🇵 LFI, ANTIFAS, ANTI-FRANCE AVANT TOUT !
À défaut de savoir pour qui voter, on sait au moins pour qui ne pas voter… La manière dont l'oligarchie manipule les masses bêlantes est impressionnante. Mais qu'est-ce que je fous sur cette planète de tarés ??? 🤦🏼♂️ Ah les gars sont… pic.twitter.com/XFxrbnNG2U— Pascal Laurent (@Pascal_Laurent_) June 11, 2024
La franc-maçonnerie panique
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Le GODF a publié un communiqué de presse en date du 13 juin appelant à une mobilisation des frères trois-points.
Le contenu vérifiable ici dit ceci :
——————————-
“Dimanche dernier, la France est entrée dans une phase très inquiétante de son Histoire, avec l’imminence du retour de l’extrême-droite au pouvoir.
Dans trois semaines, à l’occasion des élections législatives anticipées, le risque de voir la France rejoindre le rang de la sombre cohorte des gouvernements populistes et nationalistes d’extrême droite n’aura jamais été aussi élevé.
Les forces les plus réactionnaires cherchent à s’entendre, avec comme seule ambition, celle de remettre en cause tous les fondamentaux de la philosophie des Lumières, sources du progrès.
Dans cette année où nous commémorons la mémoire de ceux qui sont tombés pour notre liberté face au joug nazi et au régime collaborationniste, les Francs-Maçons et les Francs-maçonnes ne peuvent rester muets face au retour du bruit des bottes, des effets de menton et de la geste milicienne.
Fidèles et viscéralement attachés à leur tradition humaniste et universaliste, les Francs-Maçons et les Francs-maçonnes seront plus que jamais de ce combat essentiel, celui de la défense de la République fraternelle. Car il ne faut plus seulement sonner l’alerte, mais agir.
Agir sur le terrain, agir dans nos loges, agir en dehors des temples. Agir, c’est aussi entendre la colère de celles et de ceux qui ont pu par lassitude ou par désespoir, porter le 9 juin dernier leurs suffrages sur les fossoyeurs de la République, afin de les convaincre que l’extrême-droite est une impasse.
Réunies hier au siège du Grand Orient de France, les obédiences maçonniques signataires lancent un appel solennel à la mobilisation de tous les Francs-maçons, frères et sœurs, pour dire non à l’inéluctabilité de la victoire de l’extrême-droite et de son idéologie de la haine. Les obédiences maçonniques exhortent tous les Francs-maçons à se rassembler le 18 juin à 18h00 à Paris et dans tous les Orients de France.
Les francs-maçons résistants de tout temps à l’hydre haineuse de l’extrême-droite, fidèles aux idéaux de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité se lèvent, déterminés à prendre part dans la reconstruction d’un espoir républicain pour tous.
Guillaume TRICHARD, Grand Maître du Grand Orient de France
Sylvain ZEGHNI, Grand Maître de la Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain
Bernard DEKOKER-SUAREZ, Grand Maître de la Grande Loge Mixte Universelle
Christiane VIENNE, Grand Maître de la Grande Loge Mixte de France
Jean-Jacques MOUMDJIAN, Grand Maître de la Grande Loge Mixte de Memphis-Misraïm”
———————————————
Sans doute ont-ils peur qu’une nouvelle loi du 13 août 1940 interdise les associations clandestines et de perdre ainsi leur influence sur le pouvoir. Davantage que la collaboration, là se trouvait le crime inexpiable du régime de Vichy.
Il faut voir dans ce communiqué l’aveu des liens philosophiques et d’influence de la franc-maçonnerie sur la République française, mais aussi une vision pour le moins restrictive de la fraternité et de l’humanisme.
Que de contradictions !
Où se trouve donc le message de liberté, d’égalité et de fraternité envoyé à 40% des Français ? La démocratie ne serait-elle valable que quand ils gagnent ? L’humanité se résumerait-elle à moins de 50% de son effectif. Est-ce pour cela qu’ils aimeraient légiférer sur l’euthanasie ?
Ils appellent à voter pour des partis qui bien plus qu’une collaboration sous contrainte furent alliées volontaires des nazis d’août 39 à juin 41 (pacte germano-soviétique). Rappelons à ceux qui semblent l’avoir oublié que Maurice Thorez déserta le 3 octobre 1939 pour rejoindre Moscou.
Pour l’instant, les seuls bruits de bottes et geste milicienne que l’on observe avant même le résultat sont les saccages de l’extrême gauche dans des manifestations probablement très humanistes où ils vont même jusqu’à vandaliser un inoffensif local AFC à Lyon.
Et ils osent appeler à voter pour combattre la haine.
Qui peut encore croire à ces sornettes en dehors des embrigadés de ces sectes ?
Séisme politique au Royaume-Uni : le retour de Nigel Farage
Lu dans Conflits :
Après 30 ans de politiques immigrationnistes en Europe et devant les conséquences sécuritaires, économiques, ethniques, les peuples européens privilégient désormais les mouvements de rupture aux partis classiques. On ne le constate que trop bien en France. Le Royaume-Uni prend la même direction. Nigel Farage, qui avait poussé au Brexit avec son parti UKIP, se présente aux législatives avec Refom UK. Un récent sondage le donne même second avec 19% des voix, légèrement devant le parti conservateur de Rishi Sunak (18%), mais derrière le Labour (37%). Sunak dénonce le risque que Farage permette l’arrivée du Labour, mais Farage veut créer la rupture avec un parti « de droite » trop flexible devant la crise migratoire. Résultats le 4 juillet.
Un migrant par minute est entré au Royaume-Uni au cours des deux dernières années. Cela signifie que nous devons construire une nouvelle maison toutes les 2 minutes. Seuls les Réformistes diront la vérité sur les migrations massives :
A migrant a minute has entered the UK for the last 2 years. That means we need to build a new home every 2 minutes. Only Reform will tell the truth about mass migration. #ITVDebate pic.twitter.com/WznqIdWL7u
— Nigel Farage (@Nigel_Farage) June 13, 2024
Evolution de la campagne : le Labour qui part de très haut, et les conservateurs, qui partent de très bas, baissent légèrement au profit de Reform et des lib-dems. La course pour la 2e place est lancée :
Labour and Conservative support now falling to the benefit of Reform UK and the Lib Dems.
LAB: 41.7% (-3.0 / +8.7)
CON: 21.2% (-2.3 / -23.5)
RFM: 14.9% (+2.9 / +12.8)
LDM: 10.7% (+1.4 / -1.1)
GRN: 6.1% (±0.0 / +3.3)Changes since (Start of campaign / GE2019).… pic.twitter.com/BTdJiqgItZ
— Election Maps UK (@ElectionMapsUK) June 14, 2024
Tentative d’incendie d’une église dans les Côtes d’Armor
Un début d’incendie a été rapidement maîtrisé par les secours, jeudi 13 juin en début de soirée dans la basilique Notre-Dame-de-Délivrance, à Quintin (Côtes-d’Armor). L’origine volontaire du sinistre ne fait aucun doute, une enquête a été ouverte par la gendarmerie.
Le Cours Perrier conserve la croix sur l’uniforme
Nous l’avions signalé ici. Suite aux remontées des parents, l’école décide de faire marche arrière :


La classe politique qui nous gouverne depuis 50 ans va peut-être recevoir le coup de grâce !
Soyez, dans les jours qui viennent, la France des consciences dressées, de l’espérance française !
Le Front de l’immigration impopulaire
Outre les mesures démagogiques (augmentation du SMIC, création de nouveaux postes dans la fonction publique, temps de travail réduit à 32h pour les métiers pénibles…), le Front populaire, dont les dirigeants n’ont rien de vraiment populaire, prévoit notamment d’aggraver la submersion migratoire (alors que les instances en photo montrent qu’ils n’aiment pas vraiment la ‘diversté’) et de poursuivre les délires LGBTXYZ :

Par ailleurs, Raphaël Arnault, porte-parole de la Jeune Garde — organisation « antifasciste » française d’extrême gauche —, a été parachuté dans la très favorable circonscription d’Avignon, dans le Vaucluse. Les groupes de gauche locaux ne sont pas très enthousiastes face à l’arrivée remarquée du chef de file antifa. Le Parti socialiste a même déposé un recours dans l’espoir de récupérer cette circonscription et de renvoyer Raphaël Arnault à Lyon.
Outre son comportement violent — qu’il ne cherche pas à dissimuler –, fiché S, Raphaël Arnault a été appelé à s’expliquer devant la police pour des accusations d’« apologie du terrorisme ». Ces accusations font suite à ses multiples expressions de soutien à la Palestine pendant le conflit à Gaza.
Le président de la fédération LR des Hauts-de-Seine négocie avec la majorité présidentielle
Qu’en pense François-Xavier Bellamy ? Faut-il exclure Philippe Juvin ?
Le président de la fédération LR des Hauts-de-Seine et député sortant, Philippe Juvin, acte le premier deal avec la majorité présidentielle @lopinion_fr pic.twitter.com/KT4J59xOZy
— Dinah Cohen (@DinahCohen) June 14, 2024
Et là aussi :
Et ça continue !
Dans les Yvelines, @KARLOLIVE deputé @Renaissance soutenu par EPY, la formation locale de Gérard Larcher et Pierre Bédier.EXCLUSION !!! pic.twitter.com/TgfJPPQlCy
— Guilhem Carayon (@GuilhemCarayon) June 14, 2024
Un “pacte de non agression” a été signé entre les LR locaux et Renaissance dans quasiment toute les circonscriptions en Loire-Atlantique.
Le “ni ni” des “chapeaux à plume” est intenable pour les LR : soit ils s’allieront au RN soit à Macron mais ils s’allieront forcément à quelqu’un.
