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Euthanasie : l’ADMD en deuil

Ne boudons pas notre plaisir, la dissolution permet de supprimer l’odieux projet de loi sur la fin de vie. Le lobby de l’euthanasie s’en lamente, mais se prépare pour les législatives :

Chers amis,

Le président de la République a choisi de dissoudre l’Assemblée nationale hier, dimanche 9 juin. Il ne m’appartient pas de commenter une décision qui relève du jeu partisan.

Cette décision a pour effet d’arrêter de manière immédiate et définitive l’examen du projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie qui entamait aujourd’hui sa troisième semaine, avec un vote solennel fixé au 18 juin ; annulé, donc.

Je ne vous cache pas l’immense déception et l’immense sentiment de gâchis que je ressens et sur lequel, je n’en doute pas, nous nous retrouvons. Tout est à recommencer. Tout, puisque le texte en cours de lecture tombe automatiquement.

Parce que nous ne pouvons plus mépriser la demande de nos concitoyens pour une loi de liberté en fin de vie, parce que nous ne pouvons pas ignorer la séquence démocratique qui a débuté en octobre 2022 avec le lancement de la Convention citoyenne, dès aujourd’hui, je vais interpeller les chefs des partis afin de leur demander d’intégrer cette demande de la société dans leur programme et de s’engager très clairement, au nom des candidats qui seront élus, à faire voter, dans les meilleurs délais, une loi qui autorise chacun à rester maître de son parcours de fin de vie.

Très vite, nous mettrons sur notre site admd.net un outil d’interpellation des candidats aux prochaines élections législatives (30 juin et 7 juillet 2024).

Je vous assure de ma résolution absolue à porter notre revendication, celle pour laquelle nous travaillons d’arrache-pied depuis tant d’années et, plus encore, ces tout derniers mois.

A nous de faire élire des candidats hostiles à ce type de loi ou d’éliminer des candidats qui y seraient franchement favorables.

Marion Maréchal rencontrera Marine le Pen et Jordan Bardella au siège du RN

La presse annonce une réunion “secrète” qui n’a donc plus rien de secret aujourd’hui à 17h00 sur les approches stratégiques pour les prochaines élections législatives anticipées, prévues pour les 30 juin et 7 juillet.:

Les discrètes tractations avant, peut-être, la grande réconciliation (…) Une réunion secrète doit avoir lieu ce lundi après-midi, à 17 heures, au siège parisien du RN. Selon nos informations, Jordan Bardella et Marine Le Pen vont rencontrer Marion Maréchal (…) Les trois responsables comptent évoquer ensemble les élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet prochains.

Est-ce le signe d’une future alliance de partis entre le RN et Reconquête, ou de personnes seulement, avec Marion Maréchal ? Une chose est certaine : Jordan Bardella accueille Marion Maréchal en tant que Marion Maréchal, et non en tant qu’émissaire d’Éric Zemmour. Ce sera une «simple discussion, précise une source. Elle ne vient pas en tant que représentante [de Reconquête]

Il semblerait que Reconquête soit à la croisée des chemin et que les rumeurs qui ont émaillé toute la campagne électorale sur des dissensions entre Eric Zemmour et Marion Maréchal vont très rapidement, peut-être même ce soir, aboutir à une clarification.

La prise de parole de Marion Maréchal hier soir, prenant l’initiative de proposer d’entrer en contact avec Marine le Pen, Jordan Bardella, Eric Ciotti et Nicolas Dupont-Aignan pour discuter de l’avenir, devant un Eric Zemmour visiblement surpris et n’applaudissant pas ce passage, contrairement à Guillaume Peltier, Nicolas Bay et Laurence Trochu, est déconcertante.

Il n’est pas possible de réclamer à corps et à cri l’union des droites et de ne pas tout faire lorsque l’occasion se présente. Si Marion Maréchal arrive à convaincre Marine Le Pen de concéder quelques circonscriptions à des membres de Reconquête en échange du soutien à un programme de salut public sur l’immigration, la fin de l’écologie punitive ou quelques mesures symboliques comme la privatisation de l’audiovisuel public comme proposé par Sébastien Chenu ce matin, cela va dans le bon sens.

Côté LR, Eric Ciotti semble refuser tout dialogue. Ils disparaitront encore un peu plus le 7 juillet prochain ou s’allieront avec Macron.

Côté Reconquête, il faut espérer qu’Eric Zemmour et Sarah Knafo qui représentent une intelligence, une vision et une force politique inédite depuis plusieurs dizaines d’années, comprennent les enjeux et ne passent pas à côté de cette initiative lancée par Marion Maréchal au prétexte que ce n’était pas leur stratégie initiale.

Mais cette stratégie a fait ses preuves. Comme le dit Marion Maréchal, Reconquête a fait 4% aux législatives en 2022 ce qui rend le score du 9 juin très honorable avec une augmentation de 300 000 électeurs. C’est la première fois qu’une liste de droite nationale concurrente du RN obtient des élus. Oui, c’est un exploit.

Au final, Reconquête est sauvé au moins provisoirement grâce à l’élection de cinq députés au parlement européen et de deux fois plus d’assistants parlementaires. Eric Zemmour a encore un rôle à jouer, notamment pour la présidentielle de 2027 où Marion Maréchal ne pourra pas affronter sa tante. Il pourra représenter une ligne politique malheureusement absente de l’échiquier politique.

Jean Messiha, que l’on dit avoir été imposé à Marion Maréchal, sur sa liste est de cet avis :

« La coalition, on l’appelle de nos vœux dès le premier tour » des législatives, a indiqué Jean Messiha, en 8e position sur la liste des européennes. « Il faut avoir l’intelligence de faire dans le camp national ce que Mélenchon a fait dans le camp de la gauche », a-t-il estimé. « Si le RN veut être en mesure de gagner en 2027 » lors de la prochaine présidentielle, « il faut un accord électoral » dès ces législatives qui réservera « un ou deux portefeuilles ministériels » à Reconquête !, a-t-il ajouté.

Eric Zemmour semble déjà sur cette ligne :

 

Un prêtre enlevé au Nigéria

Renaissance tente de soudoyer Les Républicains en vue des élections législatives

Vincent Trémolet, directeur délégué de la rédaction du Figaro, estime que la décision d’Emmanuel Macron est sidérante et qu’elle crée une jurisprudence malheureuse. Entre l’Euro de football et les Jeux Olympiques, il n’est pas certain que la nouvelle assemblée nationale connaisse une meilleure stabilité :

 

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a déclaré que Renaissance et ses alliés «ne présenteront pas de candidats» contre des députés sortants «faisant partie du champ républicain».

Message envoyé par une source de la majorité présidentielle aux Républicains peu après l’annonce de la dissolution :

« Partout où il y a un sortant du champ républicain (PS-LIOT-LR) on étudiera au cas par cas avec le sortant pour savoir s’il accepte nos conditions pour ne pas avoir de candidats face à lui. Nos conditions : 1. Voter les 3 prochaines budgets 2. S’apparenter à un groupe de la majorité. »

De son côté, Éric Ciotti a affirmé qu’il était «hors de question de rentrer dans une forme de collaboration avec ce gouvernement». «Pas d’alliance, pas de coalition».

Mediapart découvre le poids de la Manif pour Tous en France et en Europe

En juin 2013, Mediapart évoquait

La lente dislocation du collectif “Manif pour tous”. Que reste-t-il de la “Manif pour tous” ?

En juin 2024, Mediapart souligne cette fois :

Parmi les membres d’Agenda Europe figuraient, selon l’EPF, d’autres Français, comme Ludovine de La Rochère, qui présidait La Manif pour tous, devenue Le Syndicat de la famille, après avoir été chargée de communication de la Fondation Jérôme Lejeune, ou encore Émile Duport, également ancien de La Manif pour tous et créateur du mouvement anti-IVG « Les Survivants ».

C’est compliqué de suivre l’actualité avec Mediapart :

Auparavant rassemblés sous l’organisation Agenda Europe, née en même temps que La Manif pour tous, les mouvements antichoix se multiplient en Europe. Dans la ligne de mire de cette galaxie chrétienne conservatrice, le droit à l’avortement et les personnes LGBT+.

Des figurines en forme de fœtus envoyées par courrier, ou prises en photo, au creux d’une main, et diffusées par mail à l’ensemble des député·es europée·nnes. L’appel au visionnage d’une vidéo, affichant près de 10 000 vues depuis le 22 mars, dans laquelle trois femmes anonymes témoignent de leurs avortements traumatisants, qui auraient été « subis », la société n’ayant « rien prévu pour les protéger des pressions ». Ou encore, pas plus tard que le 15 mai, l’invitation à une rencontre entre des parlementaires et « un collectif de femmes » ayant avorté.Telles sont certaines des méthodes du Centre européen pour le droit et la justice (European Centre for Law & Justice, ECLJ), une ONG accréditée aux Nations unies et association de droit local, catholique conservatrice, pour tenter, tour à tour, d’empêcher la constitutionnalisation de l’IVG en France ou le vote d’une résolution pour inscrire l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

Issu du très influent American Center for Law and Justice (ACLJ), organisation américaine chrétienne et conservatrice, l’ECLJ fait aujourd’hui partie des principaux groupes de pression anti-IVG en Europe, qui se fédèrent depuis une dizaine d’années et gagnent en influence.

En 2013, le directeur de l’ECLJ, Grégor Puppinck, faisait partie du réseau « Agenda Europe » (selon un rapport du Forum parlementaire européen sur la population et le développement, l’EPF) qui s’attache à améliorer la santé et les droits sexuels et reproductifs. Soit d’un groupe « inspiré par le Vatican » ayant pour but de « restaurer l’ordre naturel ». Autrement dit, de faire reculer l’accès à la contraception, à l’avortement, mais aussi les droits des personnes LGBT+.

À sa création, le manifeste de l’organisation établissait cinq priorités : déployer des stratégies contre l’euthanasie, pour la liberté de religion, pour le mariage et la famille, contre la législation antidiscrimination et contre la gestation pour autrui (GPA). L’auteur, anonyme, y défendait notamment « la réintroduction de lois réprimant l’homosexualité » face aux « effets dangereux de la décriminalisation de la sodomie », ou encore que « l’acceptation des relations homosexuelles, lesbiennes et (finalement) pédophiles semble donc une conséquence logique de l’acceptation de la contraception artificielle ».

Un lobbying antidroits humains qui a porté ses fruits dans certains pays, selon l’EPF, les membres d’Agenda Europe ayant réussi à freiner l’avancée des droits LGBTI en Croatie en 2013 puis en Slovénie en 2015 via des pétitions. En septembre 2016, la proposition de loi « Stop à l’avortement » portée par la fondation privée Ordo Iuris, dont le président et le conseiller juridique appartenaient à Agenda Europe, a été présentée en séance plénière au Parlement polonais.

En 2019, cette même organisation était également à l’origine d’une « Charte des droits de la famille », signée par de nombreuses collectivités locales dites « sans LGBT ». À l’échelle européenne, le Slovaque Ján Figeľ, qui était aussi membre d’Agenda Europe, était nommé en 2016 par la Commission européenne premier « envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion et de conviction en dehors de l’Union européenne ».

Parmi les membres d’Agenda Europe figuraient, selon l’EPF, d’autres Français, comme Ludovine de La Rochère, qui présidait La Manif pour tous, devenue Le Syndicat de la famille, après avoir été chargée de communication de la Fondation Jérôme Lejeune, ou encore Émile Duport, également ancien de La Manif pour tous et créateur du mouvement anti-IVG « Les Survivants ».

Interrogée à ce sujet, Ludovine de La Rochère assure qu’elle « ne connaît pas du tout les membres de cet Agenda Europe », et raconte avoir simplement reçu, entre 2016 et 2019, « une dizaine de mails » provenant de cette organisation. Grégor Puppinck n’a quant à lui pas répondu. Car si Agenda Europe n’existerait aujourd’hui plus sous cette forme, selon Neil Datta, directeur exécutif de l’EPF, ce réseau conservateur catholique a continué de tisser sa toile.

« Force est de constater qu’on retrouve dans chaque événement organisé autour de ces questions les mêmes organisations religieuses, les mêmes acteurs. C’était par exemple le cas au sommet sur la démographie à Budapest. Même s’ils n’ont plus une structure uniforme, ces associations ultraconservatrices existent encore », observe Amandine Clavaud, codirectrice des études à l’Observatoire de l’égalité femmes-hommes de la Fondation Jean Jaurès.

Organisé à l’initiative du premier ministre hongrois Viktor Orbán, ce « sommet démographique » sur la famille  accueillait, en septembre 2023, la première ministre italienne Giorgia Meloni, les présidents serbe et bulgare, Aleksandar Vučić et Rumen Radev, mais également des présidents d’organisations internationales profamille et conservatrices comme la présidente de Family Watch International, le directeur de l’International Federation for Family Development (IFFD) Ignacio Socías, le directeur exécutif d’Alliance Defending Freedom (ADF) Paul Coleman, ou encore l’ancienne présidente hongroise Katalin Novák, du parti d’extrême droite Fidesz.

Un de leurs nombreux points communs ? La plupart sont cité·es dans un autre rapport de l’EPF, nommé « La partie émergée de l’iceberg », qui liste cette fois les financements antigenre. Paul Coleman comme Sharon Slater, de Family Watch, faisaient en outre partie des membres actifs d’Agenda Europe, listés par l’EPF.

Chaque année ou presque, on retrouve peu ou prou ces mêmes protagonistes au Congrès mondial des familles. En 2019, son édition italienne, à Vérone, était sponsorisée par Generazione Famiglia, « La Manif pour tous » italienne, ou encore CitizenGO, « un des groupes de lobby chrétien les plus importants aujourd’hui à l’ONU », selon Jeanne Hefez, chargée de plaidoyer pour l’ONG Ipas, qui œuvre pour faire progresser l’accès à l’avortement et à la contraception dans le monde.

À propos du poids politique de ces groupes, Amandine Clavaud alerte : « Certaines de ces organisations sont accréditées aux Nations unies. Elles bénéficient du statut Ecosoc, alors que des associations de la société civile féministes ont parfois du mal à l’obtenir. » Parmi les organisations disposant d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social de l’ONU figuraient en 2022, outre l’ECLJ de Grégor Puppinck, la Fondation Jérôme Lejeune, SOS Éducation, Alliance VITA, l’association conservatrice Juristes pour l’enfance, composée d’anciennes de LMPT et… La Manif pour tous elle-même.

Interrogée à ce sujet, sa présidente, Ludovine de La Rochère, affirme que son mouvement « intervient à l’ONU depuis 2015 », et ce « sur la question de l’exploitation reproductive, notamment à travers des prises de parole ».

À un niveau transnational, sont aussi accrédités l’Alliance Defending Freedom (ADF), qui a récemment soutenu la procédure judiciaire d’élus d’extrême droite, dont Éric Zemmour, à la suite de l’annulation d’une conférence à Bruxelles, mais aussi le groupe de pression espagnol anti-IVG, antimariage pour toutes et tous et anti-euthanasie HazteOir, qui a fondé CitizenGO, et qui figure également dans la liste des principaux bailleurs de fonds anti-genre en Europe.

À l’échelle européenne, certaines de ces organisations se retrouvent dans l’« initiative citoyenne européenne » (ICE) One of us « pour la défense de la vie et de la dignité humaine ». En premier lieu la Fondation Jérôme Lejeune et l’ECLJ, mais aussi l’Alliance VITA, les Associations familiales catholiques (AFC), HazteOir et CitizenGO. Rejetée par l’Union européenne, One of us s’est depuis transformée en fédération.

Qu’à cela ne tienne : une autre initiative citoyenne européenne a été enregistrée en 2015 auprès de la Commission européenne « pour protéger le mariage et la famille ». Nommée « Mum, dad and kids » et rappelant le slogan principal de LMPT, celle-ci est portée par une dizaine de personnes, parmi lesquelles encore Ludovine de La Rochère et Grégor Puppinck. […]

“La seule solution pour imposer un débat sur les vrais enjeux pour l’avenir de la France est de bâtir un bloc souverainiste unitaire”

Jean-Frédéric Poisson et Florian Philippot (qui ont obtenu 0,93%) lancent un appel au rassemblement des souverainistes :

3 semaines : c’est la durée extrêmement courte qu’Emmanuel Macron laisse aux Français pour décider de leur avenir après la dissolution de l’Assemblée nationale. À l’évidence, le président de la République cherche à escamoter le débat démocratique alors que les risques de 3ème guerre mondiale, encouragée par une Union européenne de plus en plus folle, augmentent chaque jour.

Dans ce contexte, la seule solution pour imposer un débat sur les vrais enjeux pour l’avenir de la France est de bâtir un bloc souverainiste unitaire aux prochaines élections législatives.

C’est pourquoi Florian Philippot, président des Patriotes, et Jean-Frédéric Poisson, président de VIA | la voie du peuple, lancent un appel conjoint au rassemblement de tous les souverainistes, en partant du socle de leur alliance déjà formée aux élections européennes avec Génération Frexit et le Cercle Aristote. Cet appel est notamment lancé à Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, François Asselineau, président de l’UPR, et Georges Kuzmanovic, président de République Souveraine.

Face aux manœuvres du président Macron qui méprise la démocratie en ne laissant que 20 jours au peuple français pour débattre de son avenir, chacun doit désormais être à la hauteur des événements historiques qui s’annoncent.

Marine Le Pen : « Il est nécessaire d’unir tous ceux qui souhaitent l’après-Macron »

Suicide de Genève

Alors qu’avec la dissolution de l’Assemblée nationale, la France vient de jeter à la poubelle le projet de loi sur l’euthanasie, en Suisse la population genevoise a largement soutenu dimanche l’aide au suicide que le Grand Conseil avait supprimé dans la loi. Plus de 76% des votants estiment que cette possibilité d’en finir avec la vie doit continuer à être mentionnée dans la loi.

La majorité de droite du Grand Conseil avait estimé en septembre dernier qu’il n’était plus nécessaire de conserver cette option dans la loi. L’association Exit Suisse romande avait lancé un référendum contre cette suppression pour continuer de défendre l’euthanasie.

Marion Maréchal entre au Parlement : 5 élus pour Reconquête

Marion Maréchal appelle à une union des droites avec le RN et LR pour construire une alternative :

le bloc national est à près de 40%. La coalition des droites à laquelle j’aspire apparaît plus que jamais nécessaire

 

Au Parlement européen, le groupe ECR auquel appartient Reconquête compterait 73 élus, contre 184 pour le PPE (LR) et 58 pour ID (RN).

Eric Zemmour appelle aussi à cette union des droites pour gouverner face à la gauche et à l’extrême-centre :

Elections européennes, les droites nationales en progression dans l’UE

Outre la France, où la droite anti-immigration arrive largement en tête, les droites nationales ont connu une forte poussée. La composition provisoire du nouveau européen est à découvrir ici.

En Allemagne, les sociaux-démocrates du chancelier allemand Olaf Scholz sont arrivés derrière les conservateurs et droite nationaliste de l’AFD. Le SPD d’Olaf Scholz a obtenu 14% des suffrages, tandis que les conservateurs (CDU et CSU) sont arrivés premiers avec 29,5-30% et la droite AfD, en seconde place, avec 16,5-16%.

En Italie, le parti de Giorgia Meloni, Fratelli d’Italia, est arrivé en tête avec au moins 27% des suffrages. Le Parti démocrate (PD, centre-gauche), principal parti d’opposition, arrive en deuxième position avec plus de 23%, suivi du Mouvement 5 Etoiles dirigé par l’ancien premier ministre Giuseppe Conte avec environ 11%, selon ces projections réalisées pour les principaux médias italiens, la RAI, Mediaset, et La7. Les deux partenaires de coalition de Mme Meloni, la Ligue de Matteo Salvini et Forza Italia et le parti conservateur fondé par Silvio Berlusconi et membre du Parti populaire européen (PPE), sont crédités respectivement de 8% et de 10%.

En Espagne, les conservateurs sont arrivés légèrement en tête devant le Parti socialiste du premier ministre Pedro Sánchez. Le Parti Populaire (PP, droite) remporterait de 21 à 23 sièges (32,4% des voix), devant les socialistes avec de 20 à 22 sièges et 30,2% des voix. Le parti de droite nationaliste, Vox, remporterait pour sa part 6 ou 7 sièges (10,4% des voix) tandis qu’une nouvelle formation baptisée «La fête est finie» (Se acabo la fiesta) ferait son entrée au Parlement européen avec de 2 à 3 sièges (3,9% des voix).

L’opposition socialiste a remporté les élections européennes au Portugal, devançant légèrement la coalition gouvernementale de droite modérée qui avait gagné de justesse les législatives anticipées de mars dernier. Le parti de droite nationaliste Chega arrive en troisième position, avec 9,8% des voix, un score nettement inférieur à celui des législatives (18%). Il est suivi de très près par la formation libérale qui avait déjà fini à la quatrième place en mars.

Le parti de droite du premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, est arrivé en tête avec entre 28 et 32% des voix. Le parti de gauche Syriza, dirigé par Stefanos Kasselakis, un ancien trader longtemps installé aux États-Unis, arrive en deuxième position avec 15,2% à 18,2% des voix. Derrière lui, le parti socialiste Pasok obtient entre 10,9% et 13,9% des suffrages. Le parti nationaliste Eleniki Lysi (Solution grecque) décroche entre 7,6% et 10% des voix, derrière le parti communiste KKE (7,9% à 10,3%).

Contrairement à la Grèce, à Chypre, les conservateurs de Disy (PPE) et les communistes de Akel (groupe de Gauche) sont donnés à 23,80% et 23,10%. Le candidat antisystème Fidias Panagiotou obtiendrait 14,70, tandis que la droite nationaliste de Elam récolterait 10,40%. Ces deux partis obtiendraient chacun un élu. Le dernier élu irait aux sociaux-démocrates de Diko.

En Pologne, le parti pro-européen du premier ministre Donald Tusk est arrivé devant le parti Droit et Justice (PiS), mais celui-ci conserve un score élevé et la droite nationaliste de Konfederacja, très eurosceptique, n’enverra pas moins de 6 eurodéputés à Strasbourg.

Le parti du premier ministre hongrois Viktor Orban, qui avait qualifié les élections européennes d’«historiques», est arrivé dimanche en tête mais a enregistré un net recul. Son parti Fidesz a recueilli plus de 43% des voix, contre 52,5% au précédent scrutin de 2019.

Le parti de droite nationaliste FPÖ est arrivé en tête en Autriche, avec 25,7% des voix, suivi de près les conservateurs de l’ÖVP (24,7%), actuellement au gouvernement, puis les sociaux-démocrates du SPÖ (23,2%). Les Verts affichent un score de 10,7%.

Aux Pays Bas, l’alliance de gauche entre les Verts et le Parti travailliste devance la droite nationaliste avec 21,6% des suffrages et huit sièges à l’issue du scrutin. Le Parti de la liberté (PVV), la formation de Geert Wilders, enregistre toute de même une forte progression. Le mouvement devrait envoyer sept élus dans l’hémicycle après avoir recueilli 17,7% des votes. Le VVD, le parti libéral du premier ministre sortant Mark Rutte, obtient 11,6% des suffrages.

En Croatie, le parti de droite HDZ l’emporte avec 33,4% des votes. Le parti envoie 6 élus au sein du Parlement européens. La coalition de gauche SDP arrive en deuxième place avec 27,81% des voix, ce qui lui rapporte 4 sièges.

En Bulgarie, le parti de droite du Gerb (PPE) obtiendrait 26,20% des voix et aurait 5 élus. La coalition du PP («Continuons le changement») prendrait, elle, la deuxième place avec 15,70% des voix.

En Slovaquie, le parti du premier ministre slovaque Robert Fico, Smer (Direction), arrive en deuxième position avec 24,8% des voix selon les premières estimations. Le parti Progresivne Slovensko (PS), parti libéral de la présidente slovaque Zuzana Čaputovà, membre du groupe Renew au Parlement européen, remporte de son côté 27,8 % des suffrages. Le parti de droite Republika arrive enfin en troisième position, avec 12,5 % des voix.

Les Démocrates de Suède, qui soutiennent le gouvernement, enregistrent le premier recul (-2,1 points à 13,2%) de leur histoire à une élection. Le parti anti-immigration, qui espérait devancer le parti des Modérés du premier ministre Ulf Kristersson, échoue et arrive même en quatrième position.

En Finlande, le parti l’Alliance de gauche réalise une percée avec 17,3% des suffrages, soit quatre points de plus qu’en 2019. Le parti va donc avoir trois des 15 sièges réservés à la Finlande au Parlement européen, contre un seulement lors du précédent scrutin. La Coalition nationale (centre droit) du premier ministre Petteri Orpo consolide ses gains avec près de 25% des voix, en hausse de près de quatre points. Le Parti des Finlandais, formation de droite nationaliste qui participe à la coalition gouvernementale, recule à 7,6%, soit une chute de 6,2 points. Il n’obtiendrait qu’un seul siège.

Au Danemark, le Parti populaire socialiste est arrivé en tête et en nette progression de 4,2 points par rapport à 2019, avec 17,4%. Le Parti social-démocrate, à la tête de la coalition de gouvernement, recule à 15,6%, en fort recul de 5,9 points. Les deux partis devraient emporter chacun trois des 15 sièges danois.

A Malte, le Parti travailliste obtient 44,67% des voix, soit 3 sièges, contre 42,52% des voix pour la droite du parti nationaliste. Les conservateurs obtiennent, eux, trois élus.

« L’amère est dans le pré »

La séquence de communication pro-GPA qui instrumentalise un petit bébé né en Colombie rappelle une nouvelle fois l’impunité de ceux qui contournent l’interdiction de la loi française et ses insuffisances pour protéger toutes les femmes. L’écho donné à une histoire personnelle par M6 à travers son émission « L’amour vu du pré » est une insulte pour les femmes dont la dignité, qui n’a pas de frontière, est bafouée par cette pratique contraire à leurs droits.

A la suite de leur rencontre dans L’Amour est dans le pré, Mathieu et Alexandre se sont mariés avant de divorcer deux ans plus tard alors qu’ils avaient passé un contrat pour obtenir un bébé par l’exploitation d’une femme en Colombie. “Je n’aurais jamais imaginé qu’on puisse autant aimer” : les mots de Mathieu Ceschin sont provocateurs. Comment oser parler d’amour à propos d’un petit enfant objet d’un contrat financier et arraché à sa mère juste après sa naissance ? Comment oser affirmer être « fait pour être pama (papa et maman à la fois) » ? C’est une insulte pour les femmes victimes d’une exploitation et pour tous les couples en attente d’un enfant. Ces propos provocateurs nient la différence et la complémentarité évidente de la mère et du père pour un enfant.

Le Syndicat de la Famille regrette qu’une chaîne comme M6 contribue à la banalisation de la GPA en donnant un large écho médiatique à cette histoire individuelle où l’amour aura un goût bien amère. Comme le rappelait Manuel Valls, lorsqu’il était Premier ministre, « il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée… tout en affirmant qu’ils sont responsables de l’éducation des enfants, c’est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs. »

Ce nouvel épisode de la propagande pro-GPA appelle à une réaction politique pour renforcer l’interdiction de la GPA et de sa promotion dans le débat public.

Emmanuel Macron dissout la macronerie… et annonce la fin de vie du projet de loi sur la fin de vie

Suite aux résultats des élections européennes, à retrouver sur le site du ministère de l’intérieur, le chef de l’Etat dissout l’assemblée nationale.

Le 1er tour des élections législatives aura lieu le 30 juin et le second le 7 juillet.

1ère conséquence appréciable : le projet de loi sur l’euthanasie est suspendu !

Le sacré-cœur : un message d’amour ?

Aymeric Pourbaix
reçoit :

  • Père Edouard MAROT, prêtre à Bruxelles, ancien recteur de Paray-Le-Monial
  • Anne BERNET, spécialiste d’histoire religieuse
  • Alice BEAUVISAGE, née au Salvador

Île de Ré : la statue de la Sainte-Vierge est revenue à La Flotte

La Vierge de la Flotte-en-Ré est à nouveau visible, non plus sur l’espace public, mais sur un bout de terrain privé.

L’association laïcarde la Libre Pensée 17 s’est battue pendant trois ans pour déplacer la statue. La statue a été réinstallée vendredi matin à quelques pas seulement de son socle précédent. Mais cette fois, elle n’est plus sur l’espace public, mais bien sur un bout de parcelle privée.

Terres de Mission : Sang des martyrs, semence de chrétiens

Terres de Mission reçoit le Père Mihai Marina, de la mission roumaine gréco-catholique, pour parler du livre récemment traduit de Francisca Baltaceanu et Monica Brosteanu : “Martyrs du communisme” (Salvator), à propos de sept évêques gréco-catholiques emprisonnés par les communistes en 1948 – et à propos du martyre de cette grande Eglise uniate interdite pendant toute la dictature communiste.

Puis, l’abbé Michel Viot, prêtre dans le diocèse de Paris, évoque la loi sur l’euthanasie actuellement en discussion – et les moyens qu’ont les catholiques pour s’y opposer.

Enfin, Djamila Djelloul, musulmane convertie au christianisme, présente le parcours qui l’a menée à la conversion et à l’évangélisation, à l’occasion de la sortie de son livre : “Musulmane, Jésus m’a libérée” (Artège).

Renouveler la consécration de l’Église et du monde au Cœur de Jésus

Lors d’un colloque à Rome sur le Sacré-Cœur, organisé début mai par le sanctuaire de Paray-le-Monial, le Père Étienne Kern, recteur, a remis au Saint-Père une lettre pour lui demander de réaliser à nouveau l’acte de consécration de l’Église et du monde au Cœur de Jésus, de Léon XIII.

En 1899, Léon XIII consacrera le genre humain au Sacré-Cœur, considérant cet acte comme « le plus important de [son] pontificat ».

À l’occasion de ce Jubilé des 350 ans des apparitions, le pape François a souhaité qu’il « suscite chez nombre de pèlerins un plus grand amour de reconnaissance envers Jésus. » Commencé en décembre 2023, le Jubilé se terminera le 27 juin 2025, date à laquelle le Père Kern souhaite proposer que des millions de familles, de paroisses, de diocèses, mais aussi des peuples et des nations entières puissent se consacrer au Sacré-Cœur de Jésus, par le Cœur immaculé de Marie.

Le 31 mai 1940, la France est consacrée au Sacré-Cœur en présence du gouvernement

D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

La France est décidément un pays étrange. En 1873, moins d’un siècle après la Révolution où l’Église a failli être balayée, l’Assemblée nationale vote une loi d’utilité publique pour construire un sanctuaire, afin d’obtenir « l’infinie miséricorde du Sacré-Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ », et faire « cesser les malheurs de la France » après la défaite de 1870 (texte du Vœu national).

Le 31 mai 1940, à la veille de la guerre contre l’Allemagne, du haut de cette même basilique de Montmartre, la France est consacrée au Sacré-Cœur en présence du gouvernement, et c’est le général de Castelnau, fondateur de La France Catholique, qui prononce le discours.

Blessure et désamour

Alors que les électeurs des 27 pays européens s’apprêtent à élire leurs représentants au Parlement de Strasbourg, c’est dire combien la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus a partie liée avec l’histoire, non seulement religieuse, mais aussi politique.

Pour beaucoup, le refus d’inscrire les racines chrétiennes de l’Europe dans le préambule de la Constitution européenne, en 2004 – à l’instigation de Jacques Chirac –, reste une blessure et a révélé un désamour vis-à-vis du projet européen. Robert Schuman, un des pères de l’Europe, avait pourtant prévenu :

« Il […] est impossible d’accepter que l’État ignore systématiquement le fait religieux, qu’il lui oppose un parti pris qui frise l’hostilité ou le mépris. »

Non seulement par principe, mais également par réalisme politique, de par « l’extraordinaire efficacité de l’inspiration religieuse (…) contre les forces de la désagrégation sociale ».

Aujourd’hui, qui ne constate l’inquiétante progression de cette désagrégation, en France et en Europe, que révèle notamment l’importation du conflit israélo-palestinien sur notre sol ? À cet égard, le témoignage du maire de Montfermeil est édifiant par son courage et son constat de la paix, relative, apportée à sa commune qu’il a consacrée au Sacré-Cœur.

À l’autre bout du monde, au Salvador, pays consacré au Sacré-Cœur en 2006 après avoir été la proie des gangs et de la guerre civile, aucune législation ne vient attenter à la loi naturelle, au début comme à la fin de la vie… Cette paix civile, toujours fragile, est un des fruits visibles de la nécessité pour des communautés, des villes, et des pays de se placer sous la protection de ce divin Cœur.

C’est pourquoi, en définitive, le meilleur programme politique n’est pas celui des partis, qui promettent monts et merveilles sans aucune certitude de pouvoir tenir leurs promesses. Mais bien plutôt celui du Christ, qui en apparence n’est pas le plus enthousiasmant, car il passe par la Croix : « Ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes, qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront » (Mc 10, 33-34). Sauf que trois jours plus tard, la Résurrection constitue la plus éclatante des victoires !

À sa suite, Jeanne d’Arc, dont on prépare le sixième centenaire, peut être appelée la sainte de l’espérance politique, la vraie, celle qui n’inverse pas la hiérarchie entre Dieu et César et assure la Royauté du Christ. Jeanne aussi est passée par la croix, avant d’être réhabilitée, canonisée et nommée patronne secondaire de la France, pour avoir suivi une loi intangible : « Messire Dieu premier servi ! »

3 conseils pratiques issus de la méthode Vittoz pour mieux vivre son temps de prière

La méthode Vittoz, développée par le docteur suisse Roger Vittoz, est née de sa riche expérience en tant que thérapeute, de son désir profond d’accompagner ses patients vers une réappropriation de leur vie mais aussi de sa profonde intuition en tant que chrétien.

Cette méthode psychocorporelle, pratiquée par les praticiens Vittoz, se base sur un rééquilibrage de nos fonctions cérébrales -et notamment des fonctions de réceptivité et d’émissivité – à travers des exercices simples et réalisés de façon active et consciente par le patient.

Les bienfaits de cette amélioration du contrôle cérébral se voit dans bien des domaines de notre vie mais aussi dans notre vie spirituelle, en nous permettant de vivre plus pleinement nos temps d’oraison.

Voici trois conseils très simples, issus d’exercices Vittoz, pour se rendre plus présent à notre prière :

1- Se préparer à son temps de prière par un petit exercice de réceptivité

Travailler sa réceptivité sensorielle permet également de travailler sa réceptivité spirituelle. Avant de commencer, je peux prendre quelques secondes pour accueillir ma respiration, me mettre à son écoute. Sans essayer d’en changer le rythme, j’observe son amplitude, je ressens les mouvements qu’elle imprime à mon corps, j’écoute son bruit.

De même, pendant mon temps de prière, si je sens mon esprit vagabonder, je peux revenir quelques instants à ma respiration pour recentrer mon attention avant de la tourner à nouveau vers Dieu.

2 – Entrer en prière en toute conscience

Même si le temps de prière que je m’apprête à vivre est installé dans une pratique régulière, à un moment donné de ma journée, j’essaye de le vivre comme un moment unique et premier. Je suis attentif et pleinement conscient de mes gestes, de mes paroles. Je peux notamment prendre le temps de m’installer et d’entrer dans ce temps de prière :
en faisant un beau et ample signe de croix, en prenant le temps de dire chaque mot, de les écouter résonner en moi …
– ou en ouvrant ma Bible en pleine conscience, d’en sentir le poids dans mes mains, le toucher de la couverture, le bruit des pages qui se tournent, la lumière sur le papier.
en allumant une bougie et en réfléchissant à la manière dont Jésus est lumière dans ma vie.

3 – Pendant la prière, éviter le vagabondage cérébral

Durant la prière, mon esprit peut être happé par de nombreuses pensées et mes soucis éloignent parfois mon attention de Dieu. Je prends le temps d’accueillir ces choses qui tournent dans ma tête. Pour chacune d’elles, je peux imaginer une pierre (grosse ou petite, selon l’importance qu’elle revêt pour moi) et je me visualise en train de la déposer au pied de Jésus. A chaque fois, je nomme clairement cette pensée et je la lui confie. Maintenant mon esprit est libéré de ces soucis que j’ai remis au Seigneur, je peux mieux m’abandonner à sa douce présence.

Alice Ollivier pour Hozana.org

La ville de Montfermeil consacrée au Sacré-Coeur

Le maire de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), Xavier Lemoine, qui a consacré sa ville au Sacré-Cœur, à titre privé, déclare à France Catholique :

Le bien le plus précieux qui découle de cette consécration au Sacré-Cœur de Jésus est la paix. Je la renouvelle à titre privé, chez moi, au moment de la fête du Sacré-Cœur et ce depuis que j’ai été élu maire en 2002. J’ai repris le flambeau de l’édile précédent, Pierre Bernard, qui avait initié cette dévotion. Je dois reconnaître aussi que les investissements conséquents faits par l’État ont pu produire des effets salutaires, pérennes et incontestables : nous sommes passés de 225 voitures brûlées et de 200 vols à l’arraché par an à moins de 10. Par ailleurs, le niveau scolaire dans les écoles de la commune remonte et une franche convivialité existe, alors que plus de 40 nationalités cohabitent.

Cependant, je sais que cette paix est fragile. En juillet  2023, après la mort du jeune Nahel, à Nanterre, la violence est montée d’un cran : il y a eu beaucoup plus de dégâts en trois jours qu’en trois semaines lors des événements de 2005. Les émeutiers avaient une stratégie précise ciblant les commissariats, les mairies et les équipements publics. Pendant des heures, l’issue des combats nocturnes, d’une particulière violence, est restée incertaine. J’ai alors senti un féroce combat, invisible mais palpable. Il fallait tenir. Au regard du nombre de tirs de mortiers, de cocktails Molotov et de cailloux lancés, c’est un miracle s’il n’y a pas eu de blessé, ni plus de dégâts, à Montfermeil. Indéniablement, la ville a bénéficié d’une forme de protection. […]

A propos de l’Union européenne, Xavier Lemoine déclare :

Selon moi, l’Europe a déjà perdu son âme. Les pères de l’Europe, dont Robert Schuman, Jean Monnet, Alcide de Gasperi et Konrad Adenauer, étaient des hommes de culture chrétienne, mais le ver était dans le fruit, avec les portes ouvertes au libéralisme et les États-Unis comme cheval de Troie. Le non-respect du résultat du référendum de 2005 en France me semble être un point de bascule. Nous avons perdu toute souveraineté. Comment vivre avec les conséquences de choix qui n’ont pas été respectés ? Je n’attends rien de l’Union européenne devenue une machine à broyer les États-nations. Certes, parmi les élus se trouvent des hommes et des femmes de bonne volonté, comme François-Xavier Bellamy, mais que peuvent-ils faire à part rassurer un électorat ? Sont-ils sûrs de pouvoir véritablement peser pour changer les institutions ?

À droite trois candidats, Marion Maréchal, Jordan Bardella et François-Xavier Bellamy, portent un projet civilisationnel. Souhaitez-vous une union des droites ?

J’encourage les lecteurs de France Catholique à lire l’opuscule de la philosophe Simone Weil : Note sur la suppression générale des partis politiques. Écrit en 1940, il est toujours aussi éclairant car elle revient sur le sens premier d’un parti : ce n’est jamais qu’une partie d’un tout. Leur logique oblige sans cesse à se prononcer pour ou contre l’opinion d’un autre, même si cette opinion est juste…

Plus qu’à l’union de partis, je crois au rassemblement de femmes et d’hommes compétents et libres dans leurs engagements. À Montfermeil, je peux avoir des différends avec des gens de gauche à la tête de certaines associations mais j’arrive à trouver des terrains d’entente car je leur reconnais leur altruisme à s’investir dans les quartiers. Pourquoi penser que seule une union des droites serait pertinente pour le salut de la France ? Le poison du relativisme, de l’absence de vérité, et la transgression des limites avec la constitutionnalisation de l’avortement ou le projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté méritent des consciences éclairées chez des personnes de bonne volonté, qui peuvent être de droite comme de gauche. Quand le général de Gaulle disait : « La seule querelle qui vaille est celle de l’homme. C’est l’homme qu’il s’agit de sauver, de faire vivre et de développer », il avait tout résumé.

Solennité du Sacré-Coeur

Du Bhx Cardinal Schuster :

Les origines de cette fête sont toutes semblables à celles de la fête du Très Saint Sacrement. Le symbolisme du côté de Jésus, ouvert par la lance de Longin et d’où jaillirent le sang et l’eau, est déjà connu par les anciens Pères de l’Église ; saint Augustin et saint Jean Chrysostome ont des pages splendides sur les divins Sacrements, nés du Cœur aimant du Rédempteur, et sur l’Église qui, rayonnante de jeunesse, sort du côté du nouvel Adam endormi sur la Croix.

La tradition patristique fut conservée et développée par les soins de l’école ascétique bénédictine ; aussi, quand, au XIIe siècle, le saint abbé de Clairvaux orienta enfin la piété mystique de ses moines vers un culte tout à fait spécial rendu à l’humanité du Sauveur, on peut dire que la dévotion au Sacré-Cœur, au sens que maintenant lui attribue la sainte liturgie, était déjà née. De la simple méditation sur les plaies de Jésus, l’école bénédictine était passée à la dévotion particulière pour celle du côté, et à travers le flanc transpercé par la lance de Longin, elle avait pénétré dans l’intime du Cœur, blessé lui aussi par la lance de l’amour.

Le Cœur de Jésus représente, pour saint Bernard, ce creux du rocher où l’Époux divin invite sa colombe à chercher un refuge. Le fer du soldat est arrivé jusqu’au Cœur du Crucifié pour nous en dévoiler tous les secrets d’amour. Il nous a, en effet, révélé le grand mystère de sa miséricorde, ces entrailles de compassion qui l’ont induit à descendre du ciel pour nous visiter.

Les disciples de saint Bernard développaient merveilleusement la doctrine mystique du Maître, quand intervinrent les grandes révélations du Sacré-Cœur de Jésus à sainte Lutgarde (+ 1246), à sainte Gertrude et à sainte Mechtilde.

Un jour, le Seigneur échangea son Cœur avec celui de sainte Lutgarde ; et une nuit que la sainte, malgré la maladie, s’était levée pour l’office vigilial, Jésus, pour la récompenser, l’invita à approcher ses lèvres de la blessure de son Cœur, où Lutgarde puisa une telle suavité spirituelle que, par la suite, elle éprouva toujours force et douceur au service de Dieu.

Vers 1230 survint la célèbre révélation du Sacré-Cœur à cette illustre Mechtilde de Magdebourg qui, plus tard, fit partie de la communauté d’Helfta où vivaient sainte Gertrude et sainte Mechtilde.

« Dans mes grandes souffrances, écrit-elle, Jésus me montra la plaie de son Cœur et me dit : Vois quel mal ils m’ont fait ! »

Cette apparition l’impressionna vivement, d’autant plus que dès lors la pieuse religieuse ne cessa de contempler ce Cœur affligé et outragé, mais qui, en même temps, lui apparaissait semblable à une masse d’or embrasé, placé à l’intérieur d’une immense fournaise. Jésus approcha le cœur de Mechtilde du sien, pour qu’elle vécût d’une même vie que Lui.

Quand la Providence conduisit à Helfta la pieuse extatique de Magdebourg, ce fat pour la rapprocher de deux autres filles de saint Benoît, Gertrude et Mechtilde, qui avaient été favorisées de dons semblables. Le caractère particulier de la dévotion de sainte Gertrude pour le Verbe Incarné brille spécialement dans sa tendre dévotion au Sacré-Cœur, qui, pour elle, est le symbole de l’amour du Crucifié, et une sorte de sacrement mystique par lequel la Sainte participe aux sentiments de Jésus en même temps qu’à ses mérites.

Un jour que Gertrude est invitée par saint Jean à reposer avec lui sur le Cœur sacré du Seigneur, elle demande à l’Évangéliste pourquoi il n’a pas révélé à l’Église les délices et les mystères d’amour goûtés par lui à la dernière Cène, quand il appuya sa tête sur la poitrine du Divin Maître. Jean répond que sa mission avait été de révéler aux hommes la nature divine du Verbe, tandis que le langage d’amour exprimé par les battements du Sacré-Cœur entendus par lui devait représenter la révélation des derniers temps, alors que le monde, vieilli et refroidi, aurait besoin de se réchauffer au moyen de ce mystère d’ardente charité.

Gertrude comprit que l’apostolat du Sacré-Cœur de Jésus lui était confié à elle-même, et c’est pourquoi, par ses paroles et dans ses livres, elle écrivit toute la théologie, pour ainsi dire, de cette blessure divine et sacrée, en propageant avec ardeur la dévotion. Dans cette mission évangélisatrice, elle eut pour compagne la pieuse cantrix Mechtildis, qui avait été semblablement invitée par le Seigneur à établir sa demeure dans la plaie de son Cœur. Comme sa compagne, sainte Mechtilde mit elle aussi par écrit ses révélations, où elle compare le Sacré-Cœur tantôt à une coupe d’or où se désaltèrent les saints, tantôt à une lampe lumineuse, tantôt à une lyre qui répand dans le ciel ses douces harmonies. Un jour Jésus et Mechtilde échangèrent leurs cœurs, et dès lors il sembla à la Sainte que c’était les battements du Cœur de son divin Époux qu’elle sentait en elle.

Les révélations des deux extatiques de Helfta furent très favorablement accueillies, surtout en Allemagne, c’est-à-dire dans un milieu déjà résolument orienté vers le Cœur de Jésus, grâce à la précédente influence de l’école bénédictine. Les écrivains de la famille dominicaine et franciscaine suivirent eux aussi avec ardeur ce mouvement, et retendirent, surtout grâce à saint Bonaventure, au bienheureux Henri Suso, à sainte Catherine et à saint Bernardin de Sienne. On arrive ainsi jusqu’au temps de sainte Françoise Romaine, qui, dans ses révélations sur le Sacré-Cœur, où elle se plonge elle aussi comme dans un océan embrasé d’amour, ne fait qu’accentuer l’orientation ascétique de l’ancienne école mystique des fils de saint Benoît. L’action de la fondatrice du monastère Turris Speculorum à Rome demeura, il est vrai, circonscrite au milieu romain ; mais elle représente un des plus précieux anneaux de toute une chaîne de saints et d’écrivains ascétiques qui, en Allemagne, en Belgique et en Italie, préparèrent les âmes aux grandes révélations de Paray-le-Monial. Quand enfin celles-ci furent communiquées aux fidèles, grâce surtout au bienheureux Claude de La Colombière et au P. Croiset, le triomphe du Cœur de Jésus et du règne de son amour fut désormais assuré à la dévotion catholique. Les fils de saint Ignace se consacrèrent avec un zèle particulier à cette forme nouvelle d’apostolat du Sacré-Cœur. En 1765, le pape Clément XIII approuva un office en l’honneur du Sacré-Cœur de Jésus, mais il fut concédé seulement à quelques diocèses. En 1856, Pie IX sur l’esprit duquel avait grandement influé l’illustre restaurateur de l’Ordre bénédictin en France, Dom Guéranger, rendit cette fête obligatoire pour l’Église universelle. En 1889, Léon XIII l’éleva au rite double de première classe.

Quand, en 1765, Clément XIII autorisa le culte liturgique du Sacré-Cœur de Jésus, s’accomplit une prédiction faite trente ans auparavant par la pieuse abbesse de Saint-Pierre de Montefiascone, Maria Cecilia Bai. Le Seigneur, montrant son Cœur à cette servante de Dieu, lui avait dit : « Un jour viendra, où le culte de mon Cœur s’étendra triomphalement dans l’Église militante, et cela grâce à la fête solennelle qu’on en célébrera, avec l’office du Sacré-Cœur ». « Toutefois, ajoutait la pieuse Bénédictine, je ne sais si cela arrivera de nos temps ».

Elle fut d’ailleurs assez heureuse pour voir enfin ce jour désiré, et elle se souvint certainement alors de ces autres paroles qu’elle avait entendues de son divin Époux plusieurs années auparavant : « Un temps viendra où tu seras très agréable à mon Cœur en le faisant adorer et connaître d’un grand nombre de personnes au moyen du culte et des actes de dévotion qui lui sont dus ».

En 1899, Léon XIII publia une Encyclique où il prescrivait à tout l’univers catholique de se consacrer au Cœur sacré de Jésus. Le Pontife s’était décidé à cet acte après un ordre formel qu’une pieuse supérieure du Bon-Pasteur d’Oporto, sœur Marie Droste zu Vischering, disait avoir reçu du divin Rédempteur lui-même pour qu’il fût communiqué au Pape. La révélation privée présentait d’ailleurs tous les caractères de l’authenticité, et l’esprit de la religieuse avait déjà été éprouvé par le sage abbé de Seckau, Dom Ildephonse Schober. C’est ainsi que Dom Hildebrand de Hemptinne, abbé de Saint-Anselme sur l’Aventin, prit l’affaire en mains et présenta la supplique de la religieuse à Léon XIII. Le 9 juin 1899, alors que les cloches de toutes les églises du monde chrétien annonçaient la fête du Sacré-Cœur et le nouvel acte de consécration prescrit par le Pape, la voyante d’Oporto rendait son âme très pure à Dieu, en témoignage de l’accomplissement de sa mission terrestre.

Dernièrement, la fête du Sacré-Cœur recevait de Pie XI un surcroît d’importance et d’honneur puisqu’on lui accordait le privilège de l’octave, réservé aux plus grandes solennités du Seigneur. Fut-ce simple coïncidence ou mystérieuse disposition de Dieu ? La nouvelle liturgie romaine pour l’octave de la fête du Sacré-Cœur fut approuvée par le Pape en même temps que le fameux Concordat qui met fin à la si funeste Question romaine. A la même époque, le « parfait ami du divin Cœur », le P. de la Colombière, est inscrit solennellement au catalogue des bienheureux, et Pie XI, quelques semaines plus tard, sort enfin du Vatican, portant en triomphe Jésus-Eucharistie, au milieu d’un glorieux cortège de ministres sacrés au nombre de sept mille.

L’hérésie qui caractérise l’esprit de la société actuelle pourrait être à bon droit appelée laïcisme, en tant qu’elle veut abaisser le divin et le surnaturel au niveau des institutions humaines, et qu’elle tente de faire entrer l’Église dans l’orbite des forces de l’État. En face du judaïsme et de la maçonnerie qui s’obstinent toujours dans leur haine furieuse contre Jésus : Toile, toile, crucifige, les catholiques contaminés par ce laïcisme et ce libéralisme cherchent, comme Pilate, un juste milieu et ils sont prêts à renvoyer le Christ absous, pourvu qu’auparavant Il se soit laissé arracher le diadème royal qui ceint son front, et qu’il se contente de vivre en sujet de la divinité de César.

Contre cette double insulte sacrilège, le Pontife suprême proteste à la face du ciel et de la terre qu’il n’y a pas d’autre Dieu que le Seigneur, et il institue la double fête du Christ-Roi et de l’Octave du Sacré-Cœur. L’une est la solennité de la puissance, l’autre celle de l’amour.

Le Bréviaire romain devant s’enrichir d’un office pour l’Octave du Sacré-Cœur, le Souverain Pontife voulut que la liturgie de cette solennité fût entièrement refondue. On sait que l’office du Sacré-Cœur avait autrefois un certain caractère fragmentaire et sporadique, qui reflétait bien l’incertitude des théologiens chargés de sa rédaction. C’était un peu un office de l’Eucharistie, un peu celui de la Passion, sans parler des lectures du troisième nocturne, glanées de-ci de-là dans la Patrologie. Or, Pie XI — qui, sur sa table de travail a toujours devant les yeux une belle statue du Sacré-Cœur, auprès duquel il a coutume de chercher son inspiration quand il traite les affaires de l’Église — a voulu un office parfaitement organique, c’est-à-dire où resplendît l’unité, et qui mît aussi en pleine lumière le caractère spécial de la solennité de la fête du Sacré-Cœur, laquelle ne veut être une répétition ni de celle du Saint-Sacrement ni des offices quadragésimaux de la Passion.

Il nomma donc une commission de théologiens chargés de rédiger le nouvel office ; mais à leurs travaux il présida lui-même ; en sorte qu’après un semestre d’études, à l’aurore de son jubilé sacerdotal, Pie XI a pu offrir au monde catholique la nouvelle messe et l’office pour l’Octave du Sacré-Cœur.

La pensée qui domine toute la composition est celle qu’exprima Jésus Lui-même quand, par l’intermédiaire de sainte Marguerite-Marie, Il demanda à la famille catholique l’institution de cette fête : « Voici le Cœur qui a tant aimé les hommes, et qui en est si peu aimé ! »

Il s’agit donc d’une fête de réparation envers l’Amour qui n’est pas aimé ; réparation qui fait d’ailleurs amende honorable en glorifiant les pacifiques triomphes de cet Éternel Amour.

L’introït emprunte son antienne aux versets 11 et 19 du psaume 32. « Les desseins de son Cœur passent d’âge en âge pour arracher les âmes à la mort et soutenir leur vie durant la famine ».

Suit le premier verset du même psaume : « O justes, chantez au Seigneur, car c’est à ceux qui sont bons que convient sa louange ».

La magnifique préparation du plan de la rédemption à travers les longs siècles qui l’ont précédée, puis les dix-neuf qui maintenant la réalisent, l’étendant à tous les âges et à tous les peuples, chantent comme un hymne de gloire au Cœur de Dieu qui fut le grand artisan de cette généreuse et gratuite réparation du genre humain.

Parmi les multiples aspects de cette rédemption, le Psalmiste en met ici deux surtout en évidence, dans lesquels resplendit d’une façon spéciale l’excès du divin amour. Ce sont : la délivrance de l’homme de la mort éternelle grâce à la mort de Jésus, et l’institution de la divine Eucharistie.

La collecte apparaît, au point de vue littéraire, un peu surchargée, mais elle contient de belles pensées : « Seigneur qui avez miséricordieusement daigné nous accorder d’infinis trésors d’amour dans le Cœur de votre Fils, transpercé par nos péchés ; faites, tandis que nous lui offrons l’hommage dévot de notre piété, qu’en même temps nous présentions une digne réparation pour nos fautes ».

Le but de la solennité de ce jour est donc double : tandis que nous offrons notre tribut d’amour à ce Cœur qui, en raison de son excellence et de l’union hypostatique, est le centre et le roi de tout autre cœur humain, nous expions en même temps le crime d’avoir transpercé par nos péchés ce Cœur adorable, et de l’avoir couronné des épines de l’ingratitude et du mépris.

Cependant, il faut que les prévaricateurs reviennent à ce Cœur du Verbe incarné ; car c’est dans ce temple et ce trophée de la divine miséricorde, que Dieu a déposé pour les hommes des trésors infinis de sagesse, de science et surtout d’amour.

La première lecture est tirée de la lettre aux Éphésiens (III, 8-15). L’Apôtre a reçu la mission spéciale de révéler à l’Église les prérogatives du Christ, considéré surtout comme Chef de la famille humaine et Pontife de la béatitude future. C’est pourquoi saint Paul plie le genou et il supplie le Seigneur pour ses chers fidèles d’Éphèse, afin qu’eux aussi soient initiés avec lui à la science intérieure du Christ, et que, par la grâce du Saint-Esprit, eux aussi la comprennent et en vivent à l’égal de tous les autres saints. Cette science et cette vie se résument en un seul mot : l’amour — cet amour qui remplit l’âme de la plénitude de Dieu.

Le répons-graduel est emprunté au psaume 24, 8-9. « Le Seigneur est bon et droit, c’est pourquoi il indique la voie à ceux qui sont errants. Il guide les doux dans la justice, et il enseigne ses voies à ceux qui sont dociles ». — Tel est le motif de l’œuvre de la rédemption des hommes : le Seigneur est amour, et en descendant jusqu’à nous il a moins considéré notre indignité que son amour qui mérite bien tout le nôtre.

Pour que nous puissions convenablement aimer Dieu, il fallait que d’abord Il nous rachetât, afin que l’Amour célébrât ses pacifiques triomphes sur nous et érigeât parmi les hommes le siège de son magistère. Un magistère donc d’humilité, de douceur et de condescendance, pour montrer par ces qualités la vérité de sa nature humaine, semblable à la nôtre, tandis que, par sa charité toute-puissante, Il exalte sa nature divine, consubstantielle au Père.

Le verset alléluiatique est emprunté à saint Matthieu, XI, 29, et il est, en quelque sorte, appelé par le second verset du graduel, où le Psalmiste décrit les caractères des futurs disciples du divin Maître. Maintenant c’est Jésus lui-même qui nous dit dans l’Évangile : « Prenez sur vous mon joug et apprenez de moi que je suis doux et humble de Cœur et vous trouverez la paix pour vos âmes ».

Paix, félicité et sainteté sont donc synonymes, car seuls les saints tarissent en eux-mêmes la source des inquiétudes de la vie, pour se désaltérer abondamment aux eaux de la joie, aux sources du Sauveur. Ce qui rend la vie pénible ne vient pas tant de la vie elle-même que de la fièvre de l’amour-propre qui nous fait trouver amer tout ce qui n’est pas conforme à notre goût.

Or, le remède qui guérit cette fièvre, c’est l’humble et entière sujétion au bon plaisir divin, selon le sublime modèle que nous offre le Cœur sacré de Jésus.

Aux messes votives après la Septuagésime, au lieu du graduel et du verset alléluiatique, on dit le trait (Ps. 102, 8-10) : « Le Seigneur est compatissant et indulgent ; patient et plein de bonté. Il n’est pas sans cesse à disputer, et il ne garde pas de continuelle rancune. Il ne nous a pas traités selon nos péchés, et il ne nous a pas payés comme le méritaient nos iniquités ».

La raison intime de cet excès de miséricorde envers nous, alors que c’est sur Lui seul que la justice s’est exercée par la satisfaction rigoureuse qu’il a donnée à la divine Majesté au moyen de sa terrible passion, c’est l’amour infini de Jésus.

Durant le temps pascal, au verset alléluiatique ci-dessus on ajoute : « Alléluia ». (Matth., XI, 28) : « Venez à moi, vous tous qui souffrez et êtes las, et je vous réconforterai ».

Jésus invite donc l’humanité tout entière à chercher un asile de doux repos dans son Cœur. Mais pourquoi sommes-nous tous tourmentés et las ? Saint Augustin nous le dit : à cause de notre vie mortelle elle-même, vie fugitive et sujette à de nombreuses tentations, où nous portons le trésor de la foi dans le vase fragile de notre humanité. Une telle condition nous afflige, mais la douce invitation de Jésus nous console. Il est même vain, en ce monde, d’espérer un autre réconfort, car, comme le dit fort bien un antique logion évangélique, rapporté par Origène et par Didyme l’aveugle : « Celui qui s’approche de moi s’approche du feu, tandis que celui qui s’éloigne de moi s’éloigne du royaume ». Cette parole d’or, prononcée par le divin Sauveur, et qui nous a été transmise par la tradition des Pères, garantit par sa beauté même son authenticité, et paraît bien digne d’être jointe à l’autre logion qui nous a été conservé par saint Paul : « Jésus a dit : Il est meilleur de donner que de recevoir ».

La lecture évangélique est empruntée à saint Jean (XIX, 31-37) et décrit, avec le brisement des jambes des deux larrons, l’ouverture du côté de Jésus mort. De cette blessure jaillirent le sang et l’eau, pour symboliser les sacrements dans lesquels l’Église naît et est nourrie. C’est le Nouveau Testament dans le sang. Jean, qui exerce à la fois les fonctions d’écrivain et de témoin, veut montrer aux fidèles la continuité du plan divin dans l’ancienne et dans la nouvelle alliance, et cite dans ce but les prophéties qui reçurent leur accomplissement sur le Golgotha après la mort de Jésus.

On ne devait briser aucun des os de l’Agneau pascal, parce que l’immolation de la Victime divine ne fut pas suivie de la décomposition de son corps dans le tombeau, mais au contraire de la gloire de la résurrection. De plus, bien que Jésus dans la sainte Communion soit pris en nourriture par les fidèles, il n’est pas consommé pour cela. Nec sumptus consumitur [62], et l’Agneau, même après que les fidèles s’en sont nourris, demeure vivant, glorieux et entier.

Il existe aussi une autre prophétie (Zach., XII, 10) à laquelle se réfère plusieurs fois saint Jean : Les peuples contempleront Celui qu’ils ont transpercé.

Le caractère de cette vision du Cœur transpercé de Jésus varie suivant les dispositions de celui qui le regarde. Pour les impies, au jugement dernier, la vision de ce Cœur aimant et qu’ils n’ont pas aimé, bienfaisant, et pour cela méprisé, sera le sujet d’une affreuse terreur ; tandis qu’au contraire les bons, en voyant ce Cœur rayonnant des flammes de la charité, gage et monument perpétuel d’une miséricorde infinie, sacrement et signe sensible de l’amour divin éternel et invisible, se sentent brûler d’amour, mettent en lui toute leur espérance, et établissent en lui leur mystique demeure.

Le passage de l’Évangile lu en ce jour a été commenté avec élégance par Paulin d’Aquilée (+ 802) :

Quando se pro nobis sanctum

Fecit sacrificium,
Tunc de lateris fixura
Fons vivus elicuit ;
De quo mystice fluxerunt
Duo simul flumina :
Sanguis nam redemptionis
Et unda baptismatis.
L’antienne pour l’offertoire est la même qu’au dimanche des Rameaux (Ps. 68, 21). « L’opprobre et la douleur me brisent le Cœur. J’attendais la compassion, et il n’y en eut point ; quelque consolateur, et je ne l’ai pas trouvé ».

Beaucoup plus atroces que les souffrances physiques furent les peines morales endurées par le Sauveur durant sa passion alors que, s’étant chargé du poids des fautes des hommes, et ayant été condamné à mort par le Sanhédrin, il demeura comme écrasé sous l’angoisse de la malédiction lancée par Dieu le Père contre le péché.

Quel déchirement dans ce Cœur ! Même alors, il est vrai, son âme jouissait de la claire vision de Dieu qu’il contemplait, mais en même temps, il voyait ce Dieu si bon et si aimable offensé de mille manières par les hommes, ses frères cadets. Il sentait que le péché avait dressé comme une muraille entre le Créateur et la créature, c’est pourquoi, en vertu d’un juste jugement de Dieu, son humanité, abandonnée aux outrages, aux tourments et à la mort ignominieuse de la Croix, entonna le mystérieux cantique : Heli, Heli, lamma sabacthani [65].

En souffrant pour nous, Jésus a voulu que nous nous assimilions à notre tour sa Passion bénie, la revivant par la foi et par les œuvres de la mortification chrétienne. C’est là le soulagement et la consolation qu’il demande dans le psaume 68. Il lui faut des âmes. Aujourd’hui encore, il veut des âmes victimes, qui, avec Lui, portent le poids de l’expiation des péchés du monde. Mais hélas ! Qu’elles sont rares ces âmes entièrement vouées à l’immolation et à l’expiation !

Aux messes votives durant le temps pascal, cette antienne si mélancolique de l’offertoire est remplacée par la suivante qui exalte au contraire l’excellence du sacrifice du Christ sur toutes les oblations de l’Ancienne Loi : (Ps. 39, 7-9) : « Tu ne demandes ni holocauste ni oblation ; alors je dis : Voici que je viens. Dans un livre il m’est prescrit de faire ce qui te plaît, ô mon Dieu, mon bien-aimé, et ta loi est gravée dans mon Cœur. Alléluia ».

Les sacrifices de l’Ancienne Loi cessèrent de plaire à Dieu quand arriva enfin la plénitude des temps, où devait être accompli ce que ces anciens rites ne faisaient qu’annoncer. Alors vint le Verbe incarné, pour offrir un holocauste qui seul était digne de Dieu. Et comme toute offrande doit toujours s’accomplir selon un cérémonial et un rite agréable à la Divinité, Jésus vécut et s’immola durant trente-trois années conformément à ce que le Père éternel avait prescrit pour Lui dans les Livres saints de l’Ancienne Alliance.

La prière précédant l’anaphore est la suivante : « Ayez égard, Seigneur, à l’ineffable charité du Cœur de votre fils bien-aimé, afin que notre oblation Vous soit agréable et expie convenablement nos fautes. Par notre Seigneur ».

Il est de nouveau fait allusion ici à la double signification de la solennité de ce jour. Avant tout, c’est une fête d’expiation envers l’Amour non aimé et méprisé ; et c’est pourquoi nous unissons notre amende honorable à ce même Amour qui, dans le Sacrifice eucharistique, expie pour nous.

En outre, c’est une célébration d’action de grâces et de triomphe du Cœur très saint de Jésus. Pour ce motif, nous offrons ce même Cœur eucharistique, afin que, perpétuant sur nos autels l’hymne d’action de grâces entonné jadis avec les Apôtres dans le Cénacle, — Tibi gratias agens [66], — l’Amour incarné et immolé soit Lui-même le remerciement de l’humanité à l’Éternel Amour.

Il faut noter avec une véritable satisfaction la tendance récente du Saint-Siège, à pourvoir les messes les plus insignes d’une préface propre. Après celle des défunts, de saint Joseph, du Christ-Roi, voici aujourd’hui celle du Sacré-Cœur de Jésus. On revient de la sorte à l’antique tradition latine, représentée surtout par les Sacramentaires romains, où chaque solennité avait sa préface. Actuellement la liturgie milanaise est seule demeurée fidèle à son antique tradition ; mais il faut espérer que, tôt ou tard, comme il advint sous Pie X pour le chant grégorien, Rome admettra de nouveau dans son missel ces anciennes et si belles préfaces des Sacramentaires dits de Léon le Grand, de Gélase Ier et de Grégoire le Grand, lesquelles, sans que l’autorité soit intervenue, se sont comme perdues dans les manuscrits durant les longs siècles du bas moyen âge. « … Vous qui avez voulu que votre Fils unique, encore suspendu à la Croix, fût transpercé par la lance du soldat, afin que son Cœur, sanctuaire des richesses divines, étant ouvert, il répandît sur nous des torrents de miséricorde et de grâce. Il avait vraiment toujours brûlé d’amour pour nous, mais c’est surtout alors qu’il prépara un tranquille refuge pour les bons, et que les pénitents virent s’ouvrir devant eux l’asile du salut. C’est pourquoi.. ».

L’antienne pour la Communion, conformément à la règle, est tirée de la lecture de l’Évangile (Ioan., XIX, 34) : « Un des soldats lui ouvrit le côté avec sa lance, et aussitôt il en jaillit du sang et de l’eau ».

La signification spéciale de ce sang et de cette eau nous est expliquée dans l’antienne suivante pour la Communion durant le cycle pascal (Ioan., VII, 37) : « Que celui qui a soif vienne à moi et qu’il boive. Alléluia ».

Comme le breuvage que nous prenons s’incorpore à nous et se change en notre sang, ainsi les trésors de la rédemption qui nous sont conférés dans les sacrements deviennent notre bien, notre patrimoine spirituel, en tant qu’ils nous unissent et nous incorporent mystiquement au Christ, qui est le Chef du Corps de l’Église.

Toutefois ces eaux d’éternelle rédemption sont promises seulement à celui qui en est avide, parce que la grâce de Dieu est offerte avec amour comme un don, mais n’est pas imposée violemment comme un enrôlement obligatoire. C’est pourquoi le saint cardinal André Ferrari disait fort justement aux petits enfants de Milan : Se sauve qui veut.

Après la Communion : « Que vos mystères sacrés, Seigneur, nous confèrent cette divine ferveur si nécessaire pour goûter la suavité de votre Cœur très doux ; afin que nous apprenions à mépriser les choses de la terre et à aimer celles du ciel ».

Quand on a une fois goûté Dieu, tous les biens créés deviennent insipides et fastidieux. Mais, pour goûter Dieu, nous avons besoin de ce don spécial de piété, qui, lui-même, est une grâce du Saint-Esprit. Il ne mérite pas, en effet, de goûter Dieu, celui qui cherche ses délices en dehors de Lui ; aussi la sainte liturgie demande aujourd’hui, fort à propos, ce don, après que la participation aux mystères de la mort du Seigneur a imprimé dans notre cœur les stigmates de la Passion de Jésus, nous consacrant ainsi à une vie de mortification et d’immolation.

Aux louanges du Sacré-Cœur, exprimées par les Pères de l’Église latine, nous ajouterons aujourd’hui celles de l’Église byzantine :

Ton côté qui apporte la vie,
Pareil à la source qui jaillissait de l’Éden,
Arrose Ton Église, ô Christ,
Comme un jardin spirituel.
Ensuite elle se divise
Comme d’un tronc unique, en quatre Évangiles.
Elle arrose le monde.
Réjouit la création ;
Elle enseigne aux peuples
A adorer ton règne avec foi.

La Commission européenne fait la part belle à l’idéologie LGBT, à l’activisme transgenre

Extrait de l’entretien donné par Marion Maréchal à L’Incorrect. Extraits:

[…] Sur les questions dites de société, le RN n’a plus de boussole : on l’a vu sur la PMA sans père, on l’a vu sur la constitutionnalisation de l’avortement, et un député a même dit qu’un débat existait au sein du parti sur la GPA tandis qu’un autre a déclaré que le parti ne reviendrait pas sur l’inscription, dans l’état civil français, des GPA réalisées à l’étranger, ce qui est un premier pas vers une autorisation en France de cette pratique scandaleuse. Enfin, y compris sur les questions identitaires, quand le RN reste largement engoncé dans un logiciel strictement laïcard, qui ne permet pas selon moi d’affronter le défi civilisationnel mais aussi le vide nihiliste de ce siècle, lorsqu’il refuse de reconnaître le choc des civilisations à l’œuvre sur notre sol ou considère l’islam compatible avec la République, au moment même où l’offensive islamique est partout, on ne peut pas considérer que nos différences d’analyse soient totalement secondaires.

Dans l’actualité récente, le RN a défendu – comme Emmanuel Macron – la potentialité d’un quatrième référendum en Nouvelle-Calédonie. Je ne comprends pas cette capitulation politique devant les casseurs, les pillards, la violence de groupes indépendantistes haineux, anti-Français et anti-blancs, soutenus par des puissances étrangères comme la Chine ou l’Azerbaïdjan. Les Calédoniens se sont exprimés pour rester dans la France à trois reprises, alors même que le corps électoral était gelé au bénéfice des indépendantistes. Maintenant, force est à la loi et à l’ordre !

Quant aux LR, oui, le plus grand défaut de François-Xavier Bellamy c’est son parti.

Sauf si des éléments nous auraient échappés, il n’y pas une feuille de papier à cigarette qui vous sépare idéologiquement de François-Xavier Bellamy. Quel gâchis non ?

En effet, quel gâchis d’être candidat pour LR, qui est le parti de tous les reniements et de toutes les compromissions ! Je dois vous dire – comme j’ai eu l’occasion de lui dire – que je n’arrive pas à comprendre son acharnement à vouloir faire survivre LR. En 2019, il était entré en politique comme un homme extérieur à cette mentalité partisane, et aujourd’hui le voici vantant la « majorité sénatoriale » de Gérard Larcher, tenant des meetings avec Valérie Pécresse (qui a par exemple renié sa participation à La manif pour tous), et se faisant imposer une liste qui est faite pour satisfaire les demandes de Xavier Bertrand et Hervé Morin. On est loin de la promesse initiale !

Les électeurs de droite souhaitent-ils être trahis une énième fois par LR, dont les principaux dirigeants préparent des accords gouvernementaux avec les macronistes ou une candidature unique en 2027 ? Je parle de Gérard Larcher bien sûr, mais aussi de Valérie Pécresse ou même d’Éric Ciotti qui a défendu voici quelques mois l’idée d’un candidat unique du « camp modéré ». Veulent-ils continuer avec un parti qui fournit des nouveaux ministres à Macron à chaque remaniement ? Veulent-ils voter pour un parti qui au niveau européen fait partie de la grande alliance cogérant l’Union européenne avec les socialistes et les macronistes, derrière Von Der Leyen ? Les électeurs de droite veulent-ils voter pour des candidates, en bonnes places sur la liste LR, comme Anne Sander ou Nathalie Colin, qui se sont affichées avec des organisations islamistes, ou pour Nadine Morano qui est favorable à la GPA ?

S’ils refusent tout cela, alors je leur propose de choisir des élus qui ne les trahiront pas, en votant pour la liste Reconquête! que je conduis.

[…]

Vous vous distinguez du RN sur les questions sociétales. En quoi est-ce pertinent à l’échelle européenne alors que, a priori, ces questions relèvent des compétences nationales ?

Bien au contraire, l’agenda progressiste est une des boussoles de l’action de l’UE. C’est en particulier le cas de la Commission qui fait la part belle à l’idéologie LGBT, à l’activisme transgenre, à travers le financement d’événements et d’associations. Vos confrères du JDD révélaient récemment que depuis 2014, la Commission européenne a versé 4 millions d’euros de fonds européens à l’ONG Transgender Europe, dont 596 864 euros de subventions de fonctionnement rien qu’en 2024. Cette organisation militante est même liée par un contrat-cadre dans la « Stratégie 2020-2025 en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ » en Europe. On peut aussi évoquer la GPA : le Parlement européen a voté la reconnaissance de la filiation des enfants issus de GPA dans l’ensemble des pays de l’Union, ce qui est une façon de l’imposer. Je précise d’ailleurs que ce vote a été rendu possible par le soutien du groupe des LR, le PPE, et même le vote de certains députés européens LR.

Je me bats contre la destruction de tous nos repères, la confusion des sexes, l’effacement de l’altérité hommes-femmes, et je mènerai ce combat sans relâche au Parlement européen. […]

Avec nos 17 alliés européens du groupe des Conservateurs (ECR), qui gouvernent déjà dans 4 pays et qui seront renforcés demain par les élus hongrois de Viktor Orbán, nous pouvons battre le groupe d’Emmanuel Macron au Parlement européen, nous pouvons faire basculer l’Europe à droite et sortir Ursula von der Leyen ! Toutes les projections indiquent que le groupe des Conservateurs est en passe de devenir la force centrale à Bruxelles. Renforcer cette dynamique européenne, en France cela signifie voter pour la liste que je conduis. Nous, nous aurons la capacité à agir, à influer réellement, ce qui ne sera pas le cas du RN, quel que soit son résultat dimanche. […]

Saint Claude de La Colombière : apôtre du Sacré-Cœur de Jésus

Aymeric Pourbaix reçoit le Père Jean-François THOMAS, jésuite :

Jean Carbonnier, le Révolutionnaire tranquille : Une décennie de lois qui ont révolutionné la famille

Il y a près de 60 ans, en décembre 1964, était votée la première des lois dites “Carbonnier ”, du nom de leur rédacteur. Premier acte d’une série de réformes qui, jusqu’en 1975, va transformer la famille française. Il est ici question de la réforme de la filiation, qui permet à l’enfant naturel de faire juridiquement partie des familles de ses parents et autorise un mari à reconnaître l’enfant qu’il a conçu en dehors de son mariage, et de la réforme du divorce qui dispense les époux d’accord pour divorcer, de simuler un divorce pour faute en créant le divorce par consentement mutuel.

On ne sait pas trop si le ministre Jean Lecanuet (vers la 10e mn) s’illusionne sur les conséquences dramatiques de cette loi ou si, en bon politicien, il ment effrontément.

Ecouter (12mn) :

 

L’euthanasie décomplexée, le génocide Français programmé

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Certains doutent encore de la programmation intentionnelle du génocide Français. Or ; il est un fait que l’avortement systémique et l’euthanasie figurent bien dans les techniques de génocides du répertoire de Raphaël Lemkin, ce juriste et historien brillant qui documenta toutes les techniques constitutives de génocide dans les sociétés « totalitaires » après la 2e guerre mondiale. Nous y sommes.

1. L’euthanasie est un fait de génocide

Concernant l’euthanasie, dont la loi est en cours, elle donne lieu à des prises de position qui méritent quelques commentaires. Je vous laisse lire les propos suivants :
« Le projet de loi vise à remédier à deux difficultés : une offre de soins palliatifs notoirement insuffisante, qui ne couvrirait que la moitié des besoins et seulement un tiers des besoins en pédiatrie ; et la situation des malades qui éprouvent des souffrances insupportables, mais dont la mort n’est pas prévisible à court terme, et qui ne peuvent de ce fait recevoir une sédation profonde et continue. »
(Fabrice Gzil, philosophe, Le Monde, 5 juin 2024 – in Fin de vie : « Ce projet de loi est un texte nuancé qui parvient à trouver un point d’équilibre et à proposer des évolutions mesurées »)

L’argument est clair. Il s’agit d’un arbitrage économique. On ne peut pas en effet dépenser des dizaines de milliards dans l’accueil d’adultes en provenance d’autres continents : les soigner, les héberger, les nourrir, les rémunérer sans contrepartie, etc. et continuer à financer la santé des autochtones. Fabrice Gzil entérine l’absence de soins palliatifs. Le scandale n’est pas pour lui le fait qu’on ne mobilise pas les budgets utiles à la mise en œuvre des soins palliatifs. C’est un fait qu’il prend pour argent comptant, c’est le cas de le dire. En conséquence, avec la grandeur du philosophe rationnel qui se respecte, ce monsieur en déduit que nous ne pourrons pas accorder des soins palliatifs à de très nombreuses personnes, jeunes compris.

Il en tire donc une conclusion imparable que des jeunes (la pédiatrie concerne les enfants n’est-ce pas) doivent être encouragés à quitter ce bas monde quand ils sont malades – on pensera aux petits cancéreux par exemple – car le système ne peut et ne veut les soigner. Ils coutent et sont condamnés, donc exécutons les innocents. L’approche est rationnelle semble-t-il. Elle révèle bien l’utilitarisme ambiant, l’égoïsme des biens portants, le cynisme de l’Etat ; mais malheureusement aussi, un arbitrage proprement génocidaire.

En manipulant les cliquets, comme pour l’avortement : motif, délai, circonstances, consultation, etc. ces législateurs génocidaires savaient où ils voulaient aller ; le plus loin possible, jusqu’à interdire même l’idée qu’on puisse enfanter ! Or, ils nous rejouent la même manipulation avec un débat parlementaire qui a démontré que les verrous d’un jour explosent sous la pression du lendemain. Tous les cliquets vont sauter : l’espérance de vie, l’intention du malade, la gravité de la maladie. Et comme pour l’avortement, toute alternative est éliminée, elle est même menacée et pénalisée, au sens juridictionnel (relevant du droit pénal).

Il y a une indignité totale à faire l’économie de la vie au nom de l’utilité et des coûts, dans un pays qui a su s’endetter de 1.000 milliards supplémentaires en 7 ans. Les soins palliatifs, l’attention aux malades ne représentent rien, pas même l’épaisseur du trait comme on aime à dire. L’argument est donc totalement fallacieux. C’est un refus politique et idéologique, c’est une intention délibérée d’organiser le droit de tuer, d’exercer la contrainte sur des populations pour les encourager aux suicides : les trisomiques, les handicapés, les accidentés graves de la route (polyhandicapés), les dépressifs jeunes et moins jeunes, les malades mentaux d’une psychiatrie abandonnée, etc. Bref, l’euthanasie est un droit, un but politique, donc un enjeu de dépopulation ; car cela est la conséquence factuelle de la promotion de cette loi.

Derrière l’hypocrisie de l’argument économique, les mêmes populations que celles visées au départ par les rationalistes et scientifiques Allemands des années trente son visées et condamnées à mort. La République est la mère des totalitarismes (Arendt, Soljenitsyne, Adorno, Horkheimer l’ont documenté chacun à leur manière). Eliminons les plus faibles, et visons les populations qui nous dérangent : les juifs seront bientôt dans le viseur : réfractaires, identitaires, etc.

2. La promotion de l’avortement est un fait de génocide

Sur ce point, l’encouragement systématique, la pression sociale, la promotion du renoncement à enfanter, la ringardisation du sentiment maternel, etc. opèrent tous dans cette direction de la dissuasion de procréer. Le génocide démographique est un fait établi par le calcul élémentaire que nos populations autochtones sont encouragées à ne plus se reproduire, voire convaincue de la nuisance d’enfanter de nouveaux humains.

Ceci constitue un fait objectif que notre République crée les conditions du génocide par la destruction des enfants à naître. A tel point que la loi prévoit de sanctionner les défenseurs de la vie, interdisant même que la femme hésitante puisse accéder à d’autres solutions : assistance, secours, aide, soutien de toutes sortes qui donnent de nouveau espoir et conforte le désir de cette maternité, vilipendée par ailleurs. La preuve du génocide intentionnel tient tout particulièrement au fait que le souci d’équilibre a disparu, que le respect de liberté de conscience a été annihilé et que l’exposé des alternatives en vue d’un consentement éclairé a été aboli. L’Etat poursuit bien un but de promotion de l’avortement. Il n’est pas neutre. Il est intrusif, il viole les consciences, il agit de manière partisane dans un choix privé où chacun devrait pouvoir profiter de l’expérience des autres et des témoignages de celles qui ont vécu cela.

Sa constitutionnalisation en fait un canon juridique et rares sont ceux qui discernent l’impact d’une constitutionnalisation. Elle annonce le fait que l’avortement va devenir la règle constitutionnelle, l’enfantement l’exception, voire l’interdit, car l’objectif n’est pas de laisser les populations se reproduire sans prendre le contrôle de cette démographie des autochtones. La constitutionnalisation affirme le caractère normatif et la supériorité de cette loi parce qu’elle devient un principe, en vertu de la hiérarchie des normes. Il suffira de pousser un cran plus loin, pour enrégimenter le droit à la reproduction et réclamer l’avortement comme règle, les femmes ne devant pas enfanter au nom de l’égalité, au nom de la non-discrimination des personnes trans et j’en passe sur l’argumentation en cours qui va préférer la stérilisation massive par les opérations transidentitaires qui vont mettre ces personnes en victimes, mais aussi en juge d’une maternité insupportable. La grossesse va devenir un délit, un outrage, une provocation.

3. Une République eugéniste et génocidaire depuis ses origines

Rares sont ceux qui ont examiné le génocide Vendéen pour ce qu’il était vraiment, sauf Soljenitsyne. Il était l’annonce logique que la République n’a pas de peuple, elle n’a pas d’amour pour les autochtones Français. Elle s’est substituée à la France et elle est universelle, c’est-à-dire favorable aux changements de peuples, aux colonisations et migrations, l’essentiel étant de détruire tous les peuples autochtones qui véhiculent la moindre tradition politique et culturelle, ici et partout. Il faut liquider l’histoire et les peuples qui portent une histoire.

En conséquence, nous assistons impuissants à la mise en place des dernières pièces du puzzle génocidaire qui a commencé méthodiquement par la promotion du divorce, puis de l’avortement et maintenant de l’euthanasie. Ce n’est donc pas un camp politique qui est simplement à l’origine de ces lois, c’est bien le régime Républicain qui est en cause. Il nous appartient d’en prendre toute la mesure, car la défense des autochtones exige de contester les fondements de ce mode de gouvernement. Il est essentiel de proposer d’autres perspectives politiques pour la défense des autochtones que nous sommes, ou notre disparition est acquise. Je crois que les Patriotes, les Reconquêtes et le RN ne sont pas encore conscients que leur combat nécessite un effort bien plus grand, celui d’affronter ce système dans sa globalité. Il est temps de proposer une autre organisation politique, d’autres modes de législation, des territoires gérés autrement, etc.

Pierre-Antoine Pontoizeau

La FAFCE développe une boîte à outils en vue de la nouvelle législature européenne

La FAFCE a développé une boîte à outils politique pour les membres élus du Parlement européen et les institutions de l’UE pour la nouvelle période législative, qui commence après les élections de ce week-end (6-9 juin) dans tous les États membres de l’UE. Plus de 400 millions d’Européens auront l’occasion de voter pour leurs députés européens. Comme indiqué dans sa dernière résolution de printemps, la FAFCE invite les nouveaux parlementaires à donner la priorité aux familles dans l’élaboration de leurs politiques pour cette nouvelle législature.

La liste non exhaustive contient cinq domaines politiques clés :

  1. Démographie

La FAFCE invite les candidats à poursuivre le travail de l’actuelle Vice-Présidence du Commissaire pour la Démocratie et la Démographie, chargée de s’attaquer à la transition démographique.

La Fédération encourage également la reconduction d’un intergroupe parlementaire interpartis sur « les défis démographiques, l’équilibre travail-famille et les nouvelles générations ».

Le Président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, déclare :

« Alors que ces élections se déroulent au début de l’été, nous sommes plongés dans un hiver démographique. Les taux de natalité ont chuté et la pandémie de solitude s’est répandue sur tout le continent. Nos institutions européennes doivent consacrer des ressources et du capital humain à la compréhension des causes profondes de cette situation et investir dans un printemps démographique pour le continent. Sans solidarité intergénérationnelle, nous ne pourrons pas commencer à relever les nombreux défis qui nous attendent. Pour cela, il faut donner la priorité aux familles et aux enfants, sans lesquels il n’y a pas d’avenir ».

2. La famille comme investissement

La FAFCE invite les candidats à considérer les investissements de l’UE dans les politiques familiales comme un investissement stratégique dans l’avenir de l’Europe. Le budget que les Etats membres et, indirectement, l’UE investissent dans les politiques familiales doit être considéré comme un investissement dans le capital humain. A cet égard, une réflexion sur les critères de Maastricht est nécessaire au niveau de l’UE.

3. L’équilibre travail-famille

La FAFCE demande aux candidats de faire en sorte que l’emploi soit au service des familles. L’amélioration des conditions de vie et d’emploi relève aussi des compétences de l’UE. La FAFCE encourage les candidats à repenser les directives principales qui régissent actuellement l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale afin de disposer d’un cadre plus favorable à la famille. Il convient de rappeler que les PME sont à la base de notre tissu économique et de la richesse et de l’autonomie de l’État.

À cet égard, le président de la FAFCE note que :

« Il est possible d’avoir une Europe où les travailleurs sont productifs et peuvent également profiter d’un temps familial précieux. Les mères et les pères ont besoin d’un équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, pour le bien de leurs enfants, le leur et celui de la société dans son ensemble. Les femmes enceintes, en particulier, devraient bénéficier d’une protection juridique et avoir la possibilité de mettre en pratique leur créativité et leur esprit d’entreprise, ainsi que leur maternité. Le droit à la déconnexion doit également être promu, en établissant le dimanche comme jour de repos commun ».

4. La protection des enfants

La sécurité numérique, en particulier pour les mineurs, bénéficie d’un large soutien dans l’ensemble du spectre politique. La FAFCE exprime la nécessité pour les candidats de soutenir et de promouvoir une campagne du Parlement européen pour montrer les risques de l’exposition des enfants à la pornographie. La Fédération recommande également d’agir sur les propositions de la Shield Platform (Plateforme bouclier) qui comprend des études scientifiques détaillées, des politiques de santé publique et la sensibilisation aux dommages profonds de la pornographie dans nos sociétés.

5. L’écologie intégrale

La famille est l’antidote à la culture du gaspillage et de la consommation effrénée. Les familles peuvent être habilitées à éduquer à l’environnement et à vivre de manière durable. Fondées sur le service du bien commun et le respect de la dignité humaine, les familles devraient être au centre de la transition écologique. La FAFCE met en garde contre le coût de l’absence de famille dans ce contexte.

La Fédération œuvrera pour plus de coopération entre les acteurs européens et les associations familiales, pour que la protection de la Création soit en phase avec la protection des familles et des générations futures, et pour que le législateur donne la priorité à la résolution de la crise du coût de la vie qui a un impact sur l’écologie intégrale comme sur la santé économique.

Faisant écho à la dernière résolution de la FAFCE, « L’écologie humaine intégrale a besoin à la base de la reconnaissance de la famille », le Président de la FAFCE conclut :

« Le problème n’est pas dans la croissance démographique mais dans le consumérisme. Il n’y a pas d’écologie sans la personne humaine. Il n’y a donc pas de véritable écologie sans les familles et les communautés de familles au cœur de la transition ».

Escalade : Attaque sur la défense nucléaire russe

Lu dans Conflits :

Alors que la Russie menait des exercices de préparation et d’utilisation des armes nucléaires non stratégiques, deux de ses radars visaient à détecter le lancement de missiles nucléaires balistiques ont été attaqués par des drones.

Des drones ukrainiens (fabrication anglo-portugaise) ont d’abord frappé la station Voronezh-DM dans la région de Krasnodar, au sud-ouest de la Russie, le 23 mai. Puis, le 26 mai, plusieurs autres drones ont été interceptés tandis qu’ils ciblaient la station d’Orsk. Aucun dégât apparent n’est à constater sur le deuxième raid.

Cette attaque fait écho à un lancement de drones kamikazes en décembre 2022 qui avaient touché la base aérienne russe d’Engels (800km au sud-ouest de l’Ukraine), où se trouvent des portes-missiles stratégiques faisant partie de la triade nucléaire.

Il faut bien mesurer l’importance de telles attaques. Tactiquement, elles ne paraissent pas affaiblir dangereusement les défenses nucléaires russes. Stratégiquement, le coup est plus grave. Personne ne semble prendre au sérieux la menace nucléaire du Kremlin. C’est un bien fragile présupposé. Mais, le vrai problème est dans l’utilisation d’équipement européen guidé par les satellites occidentaux (l’Ukraine seule ne devrait pas être capable d’envoyer des drones à cette profondeur) pour toucher une cible hautement stratégique dans le territoire russe.

Vladimir Poutine est un homme rationnel. L’agitation de chiffons rouges ne paraissent pas lui faire prendre de décisions impulsives. La réponse du Kremlin n’est sans doute pas à attendre dans la menace nucléaire, du moins pas pour l’instant. En revanche, le président russe avait bien mentionné à David Cameron (ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni) que l’utilisation de drones britanniques par les Ukrainiens ouvrirait la voie à des frappes russes sur des installations britanniques dans le territoire ukrainien. De même, il a mis en garde les pays de l’OTAN à plusieurs reprises sur l’utilisation d’armes par l’armée ukrainienne que seules les armées otaniennes maîtrisent.

« Ces représentants des pays de l’OTAN, en particulier qui sont basés en Europe, notamment ceux dans les petits pays européens, doivent donc être pleinement conscients de ce qui est en jeu. Ils doivent garder à l’esprit que leurs pays sont petits et densément peuplés, ce qui est un facteur à prendre en compte avant de commencer à parler de frapper profondément dans le territoire russe. Il s’agit d’une question sérieuse et, sans aucun doute, nous les suivons de très près. » V. Poutine, Ouzbékistan, 28 mai 2024.

Plutôt que de choisir l’escalade nucléaire, le Kremlin pourrait préférer l’usage des proxies. Puisque l’OTAN – en particulier certains pays – se sert désormais de l’Ukraine pour frapper directement le territoire russe, la réponse pourrait venir des proxies russes.

Dans le même temps, la France, qui accueille des millions de personnes pour les JO sous une menace d’attentat maximum, continue d’agiter le chiffon rouge à l’est.

“Profondément affecté”, le député communiste Pierre Dharréville suspend sa participation au débat sur l’euthanasie

Etonnante intervention d’un député membre du Parti communiste :

 

Voici aussi cette intervention d’un député RN, qui a songé, par le passé, alors qu’il était affecté d’une grave cécité, à mettre fin à ses jours :

Nouvelle mobilisation à Quimper le 16 juin

A l’heure où la presse découvre avec intérêt et émerveillement la messe en latin lors de la messe de Pentecôte retransmise en direct sur CNews, le même jour, l’évêque de Quimper et Léon signait une lettre retirant les messes en semaine, le triduum pascal, la Fête-Dieu, les baptêmes, les mariages, les obsèques, le catéchisme et les formations pour adultes ! Il ne reste plus que trois messes dominicales selon l’ancien rite dans tout le diocèse, célébrées à tour de rôle par des prêtres remplaçants. Pour résumer : une situation bancale, sans colonne vertébrale, siège éjectable !

Plus de 300 fidèles catholiques se sont rassemblés dimanche 5 mai devant l’évêché pour demander le rétablissement de la convention signée entre l’évêque de Quimper et la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre. Familles, jeunes, parents, enfants ont récité un chapelet et chanté durant une heure devant la porte de l’évêché, qui est restée close. Tous les mardi soir depuis le 05 mai, plus d’une vingtaine de fidèles se retrouvent devant l’évêché pour prier le chapelet devant la porte de l’évêché, qui est restée close.

Sur X, ex-Twitter, la porte de l’évêché semble être néanmoins ouverte pour soutenir le lobby d’autres communautés, en relayant le post d’un parti politique en pleine élections européennes… de qui se moque-t-on ? Mais là encore, pour obtenir des explications sur ce parti pris public, à part un rétropédalage en supprimant son compte officiel, la porte de l’évêché reste close. “La parole est d’argent mais le silence est d’or” semble être le proverbe du diocèse. Murer dans le silence car le fondement de cette décision est infondé voire idéologique ?

Et maintenant ? Les fidèles sont inquiets pour l’avenir tant les solutions proposées sont limitées et le dialogue impossible. Plus que mobilisés les fidèles ne lâcheront pas :

  • une lettre ouverte a été envoyée à Monseigneur de Moulins-Beaufort pour dénoncer les mensonges réitérés de Monseigneur Laurent Dognin concernant les communautés attachés au rite tridentin dans le diocèse : Brest, Quimper, Sainte Sève.
  • une nouvelle mobilisation aura lieu le dimanche 16 juin à Quimper pour manifester publiquement la douleur des fidèles face à l’injustice de cette décision brutale et infondée.
  • les chapelets devant l’évêché les mardis à 19h continuent.
  • une conférence de Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique et intervenant sur TV Libertés, est organisée le 15 juin à 11h au château de Lanniron. Le thème : “Les raisons de notre attachement à la pédagogie traditionnelle de la Foi”

Le contrôle de la population mondiale: Le nouveau livre de l’ECLJ

L’ECLJ annonce la publication d’un nouvel ouvrage de référence sur l’histoire du Programme de reproduction humaine, ou comment l’OMS a tout fait pour limiter la démographie mondiale.

Publié par l’Harmattan et écrit par le chercheur associé, Louis-Marie Bonneau, sous la direction de Grégor Puppinck, il s’agit de la première étude historique complète sur le plus grand programme de l’ONU visant à limiter et contrôler la croissance de la population mondiale.

Paul R. Ehrlich a publié en 1968 le best-seller “La bombe démographique” (The Population Bomb). La thèse catastrophiste de ce livre était que la croissance de la population mondiale conduirait à une famine dans les années 70 et 80, entraînant la mort de centaines de millions de personnes et à l’effondrement de l’humanité dans une guerre thermonucléaire… à moins que des mesures drastiques ne fussent prises pour limiter la croissance de la population.

Le « Programme de reproduction humaine » (Human Reproduction Programme, HRP) fut la réponse de l’ONU à cette soi-disant menace démographique.

Pendant plus de cinq décennies, le HRP a pris des mesures pour mettre au point des abortifs et des contraceptifs, dont plusieurs sont largement utilisés aujourd’hui, tout en promouvant ces produits sous un discours de progrès pour les femmes et les droits de l’homme.

Le HRP a commencé ses activités avec des millions de dollars provenant des pays occidentaux et de puissantes fondations privées (Ford, IPPF…), en tant qu’autorité scientifique mondiale. Le programme a produit de nombreuses lignes directrices et guides pour influencer les politiques publiques en matière de « santé sexuelle et reproductive ». Il a largement contribué au développement de différentes méthodes contraceptives et abortives utilisées aujourd’hui, comme la pilule du lendemain, les dispositifs intra-utérins, les produits stérilisants et l’avortement médicamenteux par mifépristone et misoprostol. Il a aussi travaillé au développement de produits qui, aujourd’hui, ne sont pas encore sur le marché, comme les vaccins contraceptifs. Le HRP a ainsi joué un rôle clé dans le développement de ces méthodes et pour leur acceptabilité sociale.

Depuis les années 2010, alors que les financements privés ont pris le pas sur les financements étatiques, le HRP a progressivement abandonné ses activités scientifiques pour se concentrer davantage sur les questions de liberté sexuelle. L’ECLJ expliquait il y a 2 ans, comment le HRP promouvait l’avortement à la demande et sans condition jusqu’au terme de la grossesse. Il continue aujourd’hui encore, de faire des recommandations aux pays qui les reçoivent avec l’autorité scientifique de l’OMS.

Ce livre, rédigé à partir de témoignages et de documents officiels, révèle l’importance de ce programme de reproduction.

Xavier Breton rappelle la dérive euthanasique de la loi Clayes-Leonetti

Intervention du député LR Xavier Breton jeudi soir montrant qu’il n’y a aucun lien entre la loi Clayes-Leonetti et le projet de loi instaurant l’euthanasie et le suicide assisté et expliquant la raison pour laquelle certains députés à l’époque n’avaient pas voté cette proposition de loi :

La loi Claeys-Leonetti n’instaure pas une aide active à mourir. La comparaison s’arrête donc immédiatement. D’un côté, il y a l’aide active à mourir ; de l’autre, la sédation profonde et continue dans des cas précisément délimités, l’objectif n’étant pas de faire mourir, mais de soulager jusqu’à la mort. Lisez les interviews de Jean Leonetti, qui est frontalement opposé au projet de loi que nous examinons, ce qui montre bien que ce texte crée une « rupture anthropologique », selon ses propres mots.

Pourquoi étions-nous un certain nombre à voter contre la loi Claeys-Leonetti à l’époque ? Nous jugions que parmi les trois critères pour autoriser la sédation profonde et continue, l’un entraînerait une dérive euthanasique, à savoir le cas où le patient demandait l’arrêt de son traitement. En effet, l’arrêt du traitement entraînerait une douleur réfractaire et l’engagement du pronostic vital à court terme. Nous étions un certain nombre à considérer que, dès lors que le patient pouvait demander lui-même à arrêter son traitement, il y avait déjà la possibilité d’une dérive euthanasique, qui entraînerait – nous y sommes – un projet de loi qui déboucherait sur le suicide assisté et l’euthanasie.

Il me paraissait nécessaire de préciser les positions de chacun pour montrer qu’il y a bien une cohérence dans nos positions.

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