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Les mineurs en questionnement de genre bientôt protégés par la loi ?

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Ce matin mercredi 29 mai à 0h45, les Sénateurs ont adopté en 1ère lecture la Proposition de loi visant à encadrer les pratiques médicales mises en œuvre dans la prise en charge des mineurs en questionnement de genre (texte ICI).

Juristes pour l’enfance salue cette avancée majeure en vue de la protection des mineurs en difficulté avec leur identité sexuée de fille ou de garçon. 

En effet :

1/ Le texte interdit de prescrire au patient mineur des traitements hormonaux tendant à développer les caractéristiques sexuelles secondaires du genre auquel le mineur s’identifie (prescription de testostérone pour les filles et d’oestrogènes pour les garçons).

2/ Le texte interdit de réaliser sur un patient mineur des actes chirurgicaux de réassignation de genre (les mastectomies actuellement pratiquées à partir de 14 ans sans indication médicale seront ainsi interdites).

3/ Le texte encadre strictement la prescription initiale de bloqueurs de puberté, qui ne pourront être prescrits à un patient mineur que :

– après réunion de concertation pluridisciplinaire,

– par un médecin exerçant dans l’un des centres de référence,

– après évaluation par l’équipe médicale de l’absence de contre indication et de la capacité de discernement du mineur,

– après respect d’un délai minimal de deux ans après la première consultation du patient dans un centre de référence.

4/ Autre mesure protectrice, le diagnostic et la prise en charge des mineurs présentant une dysphorie de genre seront assurés dans des centres de référence spécialisés.

5/ Enfin, Juristes pour l’enfance salue l’attention portée par le législateur à la pédospychiatrie en France puisque la proposition prévoit l’élaboration d’une stratégie nationale pour la pédopsychiatrie pour garantir à tout enfant ou adolescent l’accès aux soins nécessaires à la bonne prise en charge de sa santé mentale. Trop nombreux sont en effet les témoignages de parents qui révèlent qu’il est plus rapide en France d’obtenir de la testostérone pour leur fille qu’une consultation pédopsychiatrique.

Juristes pour l’enfance salue la clairvoyance et l’engagement du Sénat qui accepte de sortir de l’idéologie pour prendre en compte les études médicales et scientifiques qui mettent en lumière les dangers de ces traitements dits de réassignation sexuelle et appellent à privilégier une approche prudentielle, en écartant en première intention la médicalisation précoce aux conséquences irréversibles au profit de la prise en charge au plan psychiatrique ou psychologique des troubles et difficultés des enfants.

JPE salue en particulier l’encadrement de la prescription des bloqueurs de puberté, qui tient compte des études très récentes révélant ce qui était déjà suspecté : les bloqueurs de puberté ne constituent pas une « pause » et, au contraire, ont des conséquences graves [voir ci-dessous].

Juristes pour l’enfance compte maintenant sur les députés pour adopter à leur tour cette proposition de loi indispensable pour une prise en charge de qualité des enfants.

Messes pour la vie dans toutes les paroisses du diocèse de Nantes

A la demande de l’évêque :

Rien de mieux que d’implorer le secours divin dans ce combat eschatologique contre les forces du mal.

Peut-on être contre l’euthanasie sans croire en Dieu ?

Dans le mensuel L’Incorrect, Michel Houellebecq débat en compagnie du grand rabbin de France Haïm Korsia et de l’abbé Pierre Vivarès, curé de la paroisse Saint-Paul-Saint-Louis à Paris. Le directeur de L’Incorrect Arthur de Watrigant voulait faire débattre Houellebecq avec un haut prélat catholique. Le cardinal Bustillo avait accepté sans hésiter mais la rencontre a été rendue difficile pour des raisons d’agenda. D’autres évêques furent contactés, mais aucun n’accepta l’échange.

Ils sont tous contre l’euthanasie mais pour des raisons différentes. Y a-t-il un soubassement religieux ou une inquiétude spirituelle derrière le refus du suicide assisté ? Michel Houellebecq qui ne croit pas, mais est fermement opposé à toute législation euthanasique.

« J’ai l’impression qu’effectivement, l’idée qui puisse y avoir une morale sans fondement religieux est pratiquement devenue incompréhensible à nos contemporains ».

Haïm Korsia déplore que le projet de loi prévoit qu’un proche puisse administrer l’injection létale :

« Faire administrer quoi que ce soit de létal par des proches, c’est rentrer dans ce risque majeur de culpabilisation sur deux ou trois générations ».

Michel Houellebecq répond :

« Je trouve que c’est bien que les proches se sentent coupables, parce qu’ils le sont.» « Parce que ça commence à m’énerver les proches, si vous voulez. On a ça tout le temps. Les proches qui disent : “Il m’a toujours dit qu’il ne voulait pas être un légume.” Moi, j’ai envie de leur répondre : Allez-y, je vous donne le poison. Faites-le. Faites le sale boulot. Ne demandez pas à un médecin de le faire, faites-le vous-même. ».

« Là, les gens veulent mourir et en plus, ils demandent à la société de les tuer. Comme un service qu’on leur doit ».

« Cette idée qu’une loi dite de “progrès” ou “d’avancée sociétale” est irréversible ne me convient pas. Par exemple, à titre personnel je suis favorable à l’avortement. Mais cela dit, j’étais très content quand la Cour suprême américaine a cassé l’arrêt Roe vs Wade. Ça prouvait qu’on peut revenir sur une loi. Ce n’est pas un processus irrémédiable. »

Elections européennes : voter pour la vie

Communiqué de la Marche pour la Vie :

Avant les prochaines élections européennes, nous souhaitons partager avec vous les votes enregistrés par groupe ou parti, des parlementaires français, sur la terrible et indécente constitutionnalisation de l’avortement.

80 parlementaires ont voté contre ce texte dans leur assemblée, soit 30 députés et 50 sénateurs. Au moment du Congrès à Versailles, ils n’étaient plus que 72 courageux à s’y opposer, ne cédant rien à la pression politique et médiatique :

  • pour les Républicains : 38/133 sénateurs et 12/62 députés, soit 26% des parlementaires,
  • pour le Rassemblement National : 0/3 sénateurs et 11/88 députés, soit 12% des parlementaires,
  • pour l’Union Centriste : 6/56 sénateurs soit 11% des sénateurs de ce groupe,
  • 3 Divers Droite,
  • 2 Divers Gauche.

Parmi les responsables de parti ou de groupe, Eric Ciotti (LR) et Marine le Pen (RN) ont voté en faveur du texte et Bruno Retailleau (LR) s’y est opposé.

Une mention spéciale est à faire pour l’action remarquée du sénateur Stéphane Ravier (Reconquête), qui a proposé au Sénat une motion de rejet du texte, qu’il a été le seul à voter.

Au niveau européen, une résolution pour inscrire l’IVG dans la charte des droits fondamentaux a été votée le 11 avril 2024. Si cette résolution n’est pas pour l’instant contraignante, elle crée une nouvelle attaque contre la vie. La gauche et les macronistes ont voté en faveur du texte.

Seuls deux députés de droite s’y sont opposés :

  • sur les 8 députés européens des Républicains : 7 étaient absents au moment du vote et 1 a voté pour,
  • sur les 18 députés européens du Rassemblement National : 12 des députés se sont abstenus, 5 étaient absents et 1 a voté contre,
  • Sur les 2 députés européens de Reconquête1 a voté contre, 1 était absent.

Un autre débat est actuellement en cours sur l’euthanasie et le suicide assisté à l’Assemblée Nationale. Si nous pouvons partager les votes des députés, liés à l’examen du texte avant les élections européennes, nous ne manquerons pas de vous en transmettre les résultats.

Voter lors des élections européennes est important. Nous vous invitons à donner votre suffrage à ceux que vous considérez comme les meilleurs protecteurs de la vie naissante ou finissante !

La Cour suprême finlandaise se penche sur le cas d’une politicienne accusée de « discours de haine » pour avoir cité la Bible

Le ministère public finlandais a fait appel de l’affaire devant la Cour suprême, bien que la parlementaire Päivi Räsänen ait déjà été acquittée à l’unanimité des accusations d’« incitation à la haine » liées à sa citation de la Bible devant le tribunal de district d’Helsinki et la cour d’appel.

Le procureur général a fait appel de l’affaire bien que cette mère de 12 enfants ait été acquittée. Commentant la présentation de sa défense, Mme Räsänen a déclaré :

Le cœur du procès est la question de savoir si les enseignements liés à la Bible peuvent être affichés et acceptés. Je considère que c’est un privilège et un honneur de défendre la liberté d’expression, qui est un droit fondamental dans un État démocratique.

Un acquittement par la Cour suprême constituerait un précédent plus solide que les décisions des tribunaux inférieurs pour des accusations similaires ultérieures. Il constituerait une garantie plus claire et plus solide pour la liberté des chrétiens de présenter les enseignements de la Bible – et renforcerait le principe de la liberté d’expression en général.

L’enquête de police contre Räsänen a débuté en juin 2019. Membre active de l’Église luthérienne finlandaise, elle s’était adressée à la direction de son Église sur Twitter/X et avait remis en question son parrainage officiel de l’événement LGBT « Pride 2019 », en l’accompagnant d’une image de versets bibliques tirés du livre de Romains du Nouveau Testament.

À la suite de ce tweet, d’autres enquêtes contre Räsänen ont été lancées, remontant à une brochure que Räsänen a écrite il y a 20 ans, basée sur le texte « homme et femme il les a créés. »

Pendant plusieurs mois, Mme Räsänen a subi treize heures d’interrogatoires de police sur ses croyances chrétiennes, la police lui demandant fréquemment d’expliquer sa compréhension de la Bible.  Son équipe d’avocats, soutenue par l’ADF International, a demandé au tribunal de rejeter l’affaire.

La défense soutient que Räsänen a le droit à la liberté d’expression en vertu du droit international et que les lois sur les discours de haine n’éteignent pas ce droit.

La défense a également souligné le fait que Räsänen a constamment insisté sur le fait que toutes les personnes ont une dignité et ne devraient pas faire l’objet de discrimination – ce qui est incompatible avec le comportement d’une personne coupable de propager la « haine ».

Lorcan Price, avocat irlandais et conseiller juridique de l’ADF International, qui soutient la défense juridique de M. Räsänen, a déclaré :

Cette affaire marque un tournant dans l’histoire de la censure rampante en Europe. Dans une nation occidentale démocratique en 2024, personne ne devrait être jugé pour sa foi – pourtant, tout au long des poursuites contre Päivi Räsänen et l’évêque Pohjola, nous avons assisté à quelque chose qui s’apparente à un procès pour « hérésie », où les chrétiens sont traînés devant les tribunaux pour avoir des croyances qui diffèrent de l’orthodoxie approuvée de l’époque.

L’insistance de l’État à poursuivre ces poursuites après presque cinq longues années, malgré les décisions claires et unanimes des tribunaux inférieurs, est alarmante.

Prix d’interprétation féminine Cannes

D’un lecteur :

Mesdames et Messieurs,
Chers non-binaires, queers, demiromantiques, polyamoureux, neutrois, intersexes, trans, genderfluid, demisexuels, multi et agenres,
Chers LGBTQIA+, et toutes les voyelles, consonnes, licornes, pronoms définis ou complètements indéfinis que j’oublie de mentionner,
Les hommes cis hétéronormatifs vous remercient. Si votre bord est plus ou moins définissable pour le commun des mortels, il ne fait quasi plus aucun doute, vous êtes certainement du nôtre. A nos côtés dans cette lutte pour le droit des hommes en général, celui de pouvoir disposer librement des attributs des femmes en particulier. Avec les féministes, idiotes utiles à l’insu de leur plein gré, vous nous avez aidé à remporter des victoires que nous n’aurions jamais pu gagner seuls, y compris aux heures les plus sombres du patriarcat blanc.
Merci de nous avoir permis de nous reconstruire si différemment après nous avoir méticuleusement déconstruit. Dans de nombreux domaines, grâce à vous, la parité homme femme atteint de nouvelles dimensions et le meilleur reste à venir. Par exemple, dans le 7ème art, avec le prix d’interprétation féminine décerné au charmant Karla Sofía Gascón au cirque des festivités progressistes de Cannes. Bravo Karla, grand moment d’émotion à toutes celles qui comme toi ont toujours possédé au plus profond d’eux-même cette authenticité et ce chromosome Y.
Merci de nous avoir ouvert tant d’opportunités, notamment dans le sport, ou vous avez permis aux plus incapables d’entre nous d’enfin briller dans les catégories féminines, où, du royaume de leur médiocrité, les trans s’identifient champions. Merci de nous avoir permis de monter sur la plus haute marche du podium, dans des disciplines où nous étions bons derniers. On les aura. Toutes. A nous, les médailles d’or, mais aussi les trophées dans les sports de combat; là, sur le ring, les violences faites aux femmes n’existent pas, et honni soit qui mal y pense. Et bientôt, cette nouvelle parité, dans les entreprises et les lieux de travail ? Après le mariage pour tous, la parité, version pour trans?
Merci à la meilleure d’entre vous, Simone, qui a ouvert la voie. Car, il ne suffit plus de naître femme, encore moins le devenir, aujourd’hui, il suffit juste de le déclarer. Une simple formalité. Tant de luttes féministes pour en arriver là. Simplification administrative, transition progressiste, lutte intersexuelle, mêmes combats.
Merci de nous avoir aussi permis de vous montrer et d’afficher enfin le meilleur de nous-même. Fini le temps du voir subrepticement sous les jupes des filles, «Et la vie toute entière, Absorbés par cette affaire, Par ce jeu de dupes»; aujourd’hui, grâce à vous, c’est librement dans les vestiaires qu’on peut enfin vous mater; et sous la douche; se savonner, se rincer l’oeil, le gauche, puis le droit, et j’en passe. Âmes sensibles s’abstenir. Mais qui vous dit que je ne suis pas une femme, Madame? Dans les toilettes aussi, la transphobie ne passera pas.
Enfin merci du fond du coeur aux misandres de la première heure. La libération sexuelle nous a permis de vous aimer si facilement après un temps où il fallait pondre 12 alexandrins pour espérer, à genoux, ne fut-ce qu’un sourire.
Hélas, toutes ces victoires n’ont qu’un goût amer, pour nous les hommes, et surtout pour vous les femmes, les vraies d’entre vous, les plus belles. Car, il va de soi que votre pire ennemi demeure le féminisme et ses dérives toutes vagues confondues. Du féminisme, à la théorie du genre, et aujourd’hui, vers un nouvel intégrisme, quasi religieux: celui de la théologie du genre. Et l’histoire nous a appris malheureusement le sort que vous ont réservé bien d’intégrismes.

Effet domino dans tous les pays qui ont légalisé suicide assisté ou euthanasie : les digues qui ne tiennent pas sont des pièges

Discours de Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance VITA, tenu lors de la manifestation contre l’euthanasie, lundi aux Invalides :

Chers amis,

A cette heure même 6 autres rassemblements se tiennent dans 6 grandes villes de notre pays. Nous sommes ici, non loin de l’Assemblée nationale et aussi à proximité immédiate de l’institution nationale des Invalides, réunis dans la gravité.

Car arrive ce soir, en séance publique, un projet de loi gravissime par son contenu et ses conséquences.

Toxique et néfaste, il l’était déjà quand le président de la République l’a présenté, dissimulé derrière les mots trompeurs d’aide à mourir et de fraternité. Et nous avons immédiatement dénoncé l’évidente supercherie. Car il s’agissait bel et bien du suicide assisté et de l’euthanasie ; c’est-à-dire de la fourniture à des patients de poison mortel à s’auto-administrer ou à se faire administrer par un tiers, éventuellement même par un proche. Quel basculement !

Depuis 2500 ans et l’antique serment d’Hippocrate, le système de santé est protégé par l’interdit de donner la mort à une personne malade, qui doit être toujours soulagée, sans acharnement thérapeutique, mais jamais tuée. Et voilà qu’on lèverait cet interdit de tuer, clé de voute de la déontologie médicale qui protège le faible du fort, notamment du mortel abus de faiblesse qui consiste à laisser entendre que certaines vies seraient devenues indignes d’être vécues.

Les critères d’éligibilité de la prétendue « aide à mourir » du projet gouvernemental étaient présentés comme stricts, garantis, rassurants. Il n’en est rien. Celui de « pronostic vital engagé à moyen terme » comme celui de « souffrances psychologiques jugée insupportable » ouvraient la voie à toutes les dérives. Car ils sont inopérants, invérifiables… Nous l’avons démontré lors de notre audition à l’Assemblée nationale devant la commission spéciale chargée d’étudier ce texte de loi.

Nul ne pouvait par ailleurs ignorer l’effet domino que l’on observe dans tous les pays qui ont, peu ou prou, légalisé suicide assisté ou euthanasie : les digues qui ne tiennent pas sont des pièges. On commence par forcer la légalisation pour telle ou telle situation présentée comme extrême, savamment orchestrée. Mais il s’agit de faire sauter le verrou. En ensuite, au nom de l’égalité, tout glisse et le cadre disparait. C’est ainsi que dans ces pays, on euthanasie ou suicide des personnes qui n’ont pas de maladie mortelle, mais seulement des souffrances psychiques ou des polypathologies liées à l’âge, tout en délaissant les soins palliatifs.

Voilà ce que promettait ce projet, mais nous n’en sommes plus là. Car cet effet domino a déjà commencé puisque la commission spéciale a lourdement aggravé ce projet avant son arrivée en séance plénière. Nous l’avons constaté lors de notre audition : les députés-militants qui se sont pressés dans cette commission ont pratiquement fait sauter toutes les digues. Nous n’allons pas le détailler. Deux exemples : l’exigence d’un pronostic vital engagé a été supprimée ; et des délais de réflexions sont passé de 2 jours (ce qui était déjà affligeant) à zéro !

Si la loi est votée en l’état, on va pouvoir euthanasier rapidement une personne qui ne souffre en rien d’une maladie mortelle et sans que quiconque puisse l’en protéger, car il n’y a pas de recours possible. Il est même prévu une amende de 15.000 euros et un emprisonnement d’un an pour quiconque prétendrait dissuader quelqu’un de recourir au suicide assisté ou à l’euthanasie. On peut estimer à 40.000 morts par euthanasie chaque année le résultat de ce qu’est devenu ce texte qui se présentait comme minimaliste. Voilà ce que devient la fraternité dont la loi se revendique !

Nous pouvons dire notre colère en entendant Madame Vautrin, ministre de la Santé, se prétendre surprise de ces ajouts, alors que c’est le gouvernement qui a allumé cet incendie qu’il savait incontrôlable.

Voilà le sens de notre alerte et de notre présence aujourd’hui.

Les sept dominos géants que vous avez sous les yeux sont tour à tour déstabilisés, menacés par ce texte de loi, tandis que nous faisons tout pour les sauvegarder.

  • Premièrement, la prévention du suicide grande cause nationale qui ne devrait souffrir aucune exception serait entamée si l’Etat organisait des suicides assistés : exclure de cette prévention ceux qui ont le plus besoin d’être protégés du suicide est une discrimination injuste.
  • Deuxièmement, les soins palliatifs sont dénaturés et concurrencés par la prétendue « aide à mourir » qui veut faire croire que faire mourir est un soin alors que toute la culture palliative se fonde sur le refus de l’acharnement thérapeutique et de l’administration délibérée de la mort.
  • Troisièmement, les progrès dans la lutte contre la douleur sont découragés quand l’injection létale est proposée comme solution, une solution qui risque d’être de facilité, dictée par l’incompétence alors que les centres de lutte contre la douleur sont encore trop peu nombreux et surchargés.
  • Quatrièmement, la confiance soignant-soigné est à son tour ruinée par la levée de l’interdit de tuer. C’est le risque de toute-puissance des soignants qui a conduit à formaliser cet interdit dans la relation de soins : peut-on faire confiance à la main qui soigne quand elle peut tuer ?
  • Cinquièmement, la paix sociale serait minée par les conflits inhérents à la pratique du suicide assistée et de l’euthanasie, conflits au sein des équipes soignantes et des familles, mobilisation de la justice, sans oublier les incessantes controverses politique autour des révisions d’une telle loi.
  • Sixièmement, la protection des plus fragiles serait mise à mal par une pratique faisant intrusion dans les moments de grande vulnérabilité : elle risque d’inciter les plus faibles à l’auto-exclusion. Comment résister à la pression de proches, de soignants, de la société qui vous juge sans utilité ni valeur ?
  • Enfin, septième domino, c’est donc le principe même de fraternité, qui se mesure dans ces six premiers dominos, qui est bousculé. Et ce n’est pas le moindre des paradoxes de cette loi, qu’elle se prétende de fraternité, alors que c’est la fraternité qu’elle abat.

Nous l’avons dit, cet effet domino est en place. Il commence même. Les amendements votés en commission ne font que confirmer notre alerte.

Ne tuons pas la fraternité ! Tel est notre cri. Tel est l’enjeu de notre mobilisation. Au lieu de saper tous ces fondements de la fraternité, le gouvernement serait mieux inspiré de les renforcer en commençant par prendre soin de notre système de santé si fragile, des personnes âgées dépendantes et finalement de tous ceux qui doutent, du fait de leur isolement, de leur précarité ou de leur dépendance, au point de se demander si elles ont encore une place dans la société.

Claves fait peau neuve

Après deux années d’existence, le site de formation et d’évangélisation de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, Claves a été complètement refondu afin de le rendre plus pratique, précis et intuitif.

Tous les articles publiés depuis deux ans (près de 500) restent en ligne, ainsi que tous les podcasts (près de 300). Claves représente ainsi une formidable base de formation et d’approfondissement, pour annoncer l’Évangile et répondre aux questions.

Les articles sont classés par rubrique : théologie, Ecriture sainte, liturgie, spiritualité, Histoire…

Dans un article publié le 27 mai, l’abbé Roy revient sur l’ouvrage d’Henri de Soos sur l’euthanasie. Extrait :

[…] L’euthanasie, ultime liberté ?

Le dernier argument est philosophique, et pourtant tellement banalisé : l’euthanasie serait l’ultime expression de la liberté humaine. Henri de Soos reprend le sujet en posant quelques questions.

– La personne qui veut se suicider, est-elle réellement libre ? La liberté peut-elle consister à choisir de ne plus jamais choisir ?

– Devrait-on reconnaître un droit au suicide ? Il faut distinguer entre la « faculté-liberté » : ce qu’une personne peut effectivement faire, et le « droit-créance, » qui implique des devoirs pour les autres. Si l’euthanasie est une légalisation (voire une incitation) du suicide, comment encore faire la prévention d’un phénomène qui recouvre souvent un vrai aspect de contagion (« effet Werther »).

– On serait euthanasié pour « mourir dans la dignité »… Mais peut-on seulement perdre sa dignité ? Elle est un attribut essentiel de tout être humain. En la concevant comme relative ( c’est la mentalité portée par les partisans de l’euthanasie et du suicide assisté, symptomatique de l’individualisme occidental), on nie l’évidence de nos interdépendances, la nécessité de nos relations, on tombe dans le fantasme du surhomme, du refus de nos fragilités. Or c’est la dégradation des relations humaines qui conduit à ce relativisme : c’est notre regard sur la personne qui lui octroie ou qui obscurcit sa dignité.

– « Liberté pour tous, obligation pour personne » clament les militants de l’euthanasie : l’expérience prouve que les pressions existent, et que la pente peut rapidement devenir glissante. Avec le caractère normatif de la loi, le phénomène s’ancre dans les mentalités (pour nos contemporains, la loi fait le bien – l’auteur relève l’exemple de la peine de mort). Le message renvoyé aux personnes vulnérables et dépendantes est alors terrible : chacun se pose la question de la valeur de sa vie, de celle de ses proches. Ces pressions intériorisent chez nos anciens une générosité détournée (« ma vie n’a plus de sens, je suis un poids, autant laisser la place »). La pression est souvent celle de l’entourage, avec des difficultés relationnelles, familiales, parfois même des préoccupations financières. L’argument pécuniaire est plus présent encore au niveau des sociétés : le Canada a déjà fait le calcul des économies réalisées, et s’y ajoute désormais celui de l’écologie…

– Alors cette liberté n’enlève-t-elle rien à personne ? L’argument ne peut sembler vrai qu’au niveau purement individuel, car l’impact sur les médecins, les institutions médico-sociales, les entourages des malades et plus généralement les personnes fragiles est terrible et patent.

Autant de questions qui devraient engager nos contemporains – et nos dirigeants – à aborder avec une grande circonspection le sujet de la fin de vie : on ne joue pas impunément avec l’interdit de tuer, dans des sociétés déjà profondément blessées par la mentalité individualiste. Le livre d’Henri de Soos vient le rappeler avec beaucoup de justesse, arguments et faits objectifs à l’appui. Une lecture importante en cette période cruciale.

Depuis la loi sur l’euthanasie, “il y a de la peur du côté des patients, et je pense que cette peur est justifiée”

En mars 2021, l’Espagne est devenue le quatrième pays européen et le sixième au monde à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Les données du ministère de la Santé indiquent que 749 demandes d’euthanasie ont été reçues entre 2021 et 2022 et, parmi ces demandes, 363 ont été réalisées.

Trois ans après, Manuel Martínez-Sellés, cardiologue à l’hôpital Gregorio Marañón (Madrid) et président du Collège des médecins, constate un « changement important » dans la relation médecin-patient :

 « Avant, un patient qui se présentait dans un hôpital ou un centre de santé en Espagne avait les garanties que tout serait fait pour son bien. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Il y a de la peur du côté des patients, et je pense que cette peur est justifiée ».

Il déplore également le manque d’investissements pour les soins palliatifs soulignant que la loi sur l’euthanasie ne s’est pas accompagnée d’une législation nationale sur les soins palliatifs malgré la demande des professionnels de santé.

De communiste à identitaire

Lu sur Academia Christiana :

Raphael Ayma est passé du parti communiste à la droite conservatrice identitaire. Né dans une famille franco-espagnole aux idéaux communistes assumés, il s’est toujours intéressé aux sujets politiques. Fortement marqué par les gilets jaunes, la marche pour le climat et les échecs politiques de Jean-Luc Mélenchon, l’attentat du Bataclan aura profondément marqué sa réflexion politique. Ensemble nous évoquerons son parcours. Comment un jeune issu de la génération Z peut-il faire évoluer ses convictions politique au grès de sa confrontation au réel.

Nous reviendrons sur sa participation au colloque d’Academia Christiana sur l’écologie politique et l’impact des jeunes générations sur la prise en compte de cette question, mais aussi les difficultés que notre famille politique rencontre dans son rapport à l’écologie.

On évoquera également le reportage réalisé par Raphaël Ayma pour Breizh Info sur la crise politique espagnole de novembre à décembre 2023, un mouvement fait de fortes manifestations conservatrices contre la gauche espagnole menée par les indépendantistes catalans.

Il sera aussi question du mouvement Tenesoun, dont Raphaël Ayma est l’actuel porte parole, un mouvement localiste provençal, attaché à la défense de l’identité provençale, de l’enracinement, de la ruralité et de toutes les traditions des terroirs méridionaux. Le mouvement a mené une récente campagne en Camargue autour de la défense de la Bouvine et des traditions taurines.

Un rouleau compresseur qui avance sans égard pour ceux qu’il va écraser

Intervention du député LR Patrick Hetzel sur le Projet de loi sur la fin de vie :

Madame la Présidente, Madame la Ministre, Mes chers collègues,

L’heure est grave et à de nombreux titres. Vous nous proposez une rupture anthropologique majeure puisque vous voulez institutionnaliser, par la loi, le fait de rendre possible le suicide et même l’euthanasie. C’est une question éthique majeure. Or, pour des questions aussi fondamentales, la loi doit être claire et intelligible. Par le vocabulaire utilisé, le gouvernement cherche à euphémiser, parlant d’aide à mourir, là où en réalité, il est exclusivement question de suicide assisté et d’euthanasie. Il n’est pas très éthique de ne pas nommer correctement les choses. Il est des sujets pour lesquels il n’est pas possible de louvoyer et de manœuvrer. Machiavel n’a pas sa place lorsque l’on aborde un sujet aussi grave pour notre société voire notre civilisation. Dans son ouvrage « soi-même comme un autre » Paul Ricoeur insiste sur la nécessité de s’envisager soi-même en tant qu’autre. Le respect porté aux autres en général et aux plus fragiles en particulier, est un reflet de ce qu’est ontologiquement et profondément une société. Donner la mort est évidemment tout sauf anodin. Inclure cette perspective dans la pratique professionnelle des soignants c’est rompre avec au moins 25 Siècles de déontologie médicale puisque le serment d’Hippocrate date du 4ème Siècle avant notre ère.

Ensuite, il est très choquant de légiférer sur une telle question alors même que nous savons tous que chaque jour, en France, entre 400 et 500 de nos concitoyens qui devraient pouvoir accéder à des dispositifs de soins palliatifs en sont privés par manque de moyens financiers et humains. De sorte que, légaliser le suicide assisté et l’euthanasie alors même que cet accès aux soins palliatifs reste limité et très inégalement réparti sur le territoire national, peut conduire à ce que des personnes demandent le suicide assisté parce qu’elles seraient privés d’un accès aux soins palliatifs. Vous avouerez que cela est particulièrement choquant. Ni vous comme ministre, ni nous comme parlementaires, nous ne pouvons accepter que ce soit un choix par défaut. Ce serait terrible.

Autre question particulièrement troublante c’est que vous cherchez à radicalement transformer la philosophie des soins palliatifs. En effet, ces derniers sont justement nés pour éviter l’acharnement thérapeutique, soulager les douleurs et offrir des soins jusqu’à la fin de la vie. Or, là aussi, vous jouez avec les mots. Mais derrière ces mots, il y a un projet qui cache son dessein. Vous parlez de soins d’accompagnement. Terme plus générique et englobant dans lequel vous cherchez à absorber les soins palliatifs. Mais ce que vous faites ipso facto, c’est la construction d’un continuum entre soins palliatifs d’une part et suicide assisté et euthanasie d’autre part. Or, la philosophie des soins palliatifs est radicalement différente du fait de donner la mort. Elle a justement pour but de proposer de tenir la main du patient plutôt que de le tuer. Donner la mort n’est pas un soin. C’est un acte d’une nature radicalement différente. Vous ne pouvez pas passer sous silence cette rupture fondamentale avec des valeurs pluriséculaires.

Mais j’irai encore plus loin. Avec ce projet de loi, Madame la Ministre, vous allez pervertir ce trésor national que sont aujourd’hui les soins palliatifs. Le triptyque sur lequel ils reposent est consubstantiel à la pratique des soins palliatifs. Permettez-moi de le rappeler : personne ne doit mourir seul, personne ne doit subir d’acharnement thérapeutique et enfin, personne ne doit souffrir.

Ce projet qui a une dimension civilisationnelle et profondément humaniste est basé sur une confiance réciproque et inaliénable entre les soignants et les patients. Confiance, qui repose évidemment aussi sur le fait que le patient n’a pas à s’inquiéter : les soignants, à aucun moment, ne seront là pour lui donner la mort. Quelle ironie du sort que de vouloir qualifier l’acte létal de soin ultime. C’est vouloir donner bonne conscience à ceux qui seront conduits à pratiquer le geste mais c’est balayer d’un revers de la main, une valeur fondamentale, la protection de la vie. Sans compter que le psychologue Abraham Maslow nous a appris que le besoin de sécurité et de protection faisait partie des besoins de base de tout individu. En autorisant des soignants et des tiers, comme vous le prévoyez, à donner la mort à autrui, vous rompez avec la philosophie même du soin. Les lois doivent protéger et rassurer et non pas inquiéter. Vous allez rompre un équilibre sociétal fondamental.

Permettez-moi de vous le dire, je vois autour de moi des personnes littéralement assommées par ce qui s’est passé en commission spéciale la semaine dernière. Parce que âgées, malades, dépendantes quelquefois, vulnérables souvent, elles en sont pour certaines à s’excuser d’être encore là, de « coûter » à la société. Elles ne vous écriront pas, Madame la Ministre, trop occupées à se faire toutes petites. Eux et leurs proches sont persuadés que les dés sont déjà jetés.

Madame la ministre avez-vous conscience que votre loi n’en est qu’au stade du débat parlementaire et produit déjà des effets terribles auprès des plus fragiles et des plus vulnérables de nos concitoyens ?

Que faisons-nous de notre humanité ? Je ne me résoudrai jamais qu’elle soit simplement mise en ligne et en colonnes dans un tableau Excel. Le message que nous devons inlassablement passer, c’est qu’il y a un pacte social et que ce pacte social c’est celui de la fraternité véritable.

Beaucoup de personnes rencontrées ces derniers jours me parlent d’un rouleau compresseur qui avance sans égard pour celles et ceux qu’il va écraser.

Le sujet du grand âge, de la souffrance et de la fin de vie sont des dimensions essentielles. En commission, Madame la Ministre, vous avez parlé de processus, de technique, de dimension règlementaire du serment d’Hippocrate. A la place, j’aurais aimé vous entendre parler de relation, d’inclusion, de fraternité véritable.

C’est d’autant plus paradoxal que celles et ceux qui incarnent aujourd’hui ces valeurs existent. Ce sont tous ces professionnels qui sont engagés au sein des équipes de soins palliatifs ainsi que des bénévoles qui suivent les patients. Avec ce texte, ils vont désespérer car vous êtes en train d’inoculer la mort là où ils se battent pour que jusqu’au bout, ce soit la vie qui règne.

Des marges de progrès pour prendre soin de tous existent, développons avant tout ces pratiques qui marchent et qui sont soucieuses de l’autre. Ce dont il est question ici c’est de notre humanité commune. Revenons collectivement à la raison avant de commettre l’irréparable.

Neuvaine au Sacré-Coeur de Jésus : rendre amour pour amour du 30 mai au 7 juin

En juin 1675, Jésus révèle son Divin Coeur à une religieuse de l’Ordre de la Visitation, Soeur Marguerite-Marie, au Monastère de Paray-le-Monial. Dans ce qu’on décrit comme « la grande Apparition », Jésus lui dit : « Voici ce Coeur qui a tant aimé les hommes jusqu’à se consommer pour leur témoigner de son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour ».

Pour la fête du Sacré-Coeur de Jésus, l’Abbé Olivier Barnay vous propose, à travers une neuvaine sur Hozana du 30 mai au 7 juin, de plonger dans le Coeur de Jésus. Comprendre l’importance de cette dévotion, saisir tout l’Amour de Dieu pour nous, discerner comment répondre à cet Amour, se donner des clefs pour réparer les offenses faites au Coeur de Jésus, et enfin, s’y consacrer.

Inscrivez vous ici 

Les intentions de prière confiées pendant la neuvaine seront toutes déposées au sanctuaire du Sacré-Coeur de Paray le Monial qui fête cette année le grand Jubilé des 350 ans des apparitions de Jésus à sainte Marguerite-Marie !

Interview surréaliste de Marion Maréchal par une journaliste-militante de France Inter

La journaliste-miltante, Sonia Devillers, non contente d’avoir essayer de faire admettre à Marion Maréchal qu’une femme pouvait être un homme, a ensuite considéré que défendre la famille française, cétait être pétainiste

Marion Maréchal a raison : il est urgent de privatiser l’audiovisuel public, épinglé récemment pour son manque de pluralisme !

Le maire de Varsovie interdit les croix, même sur les bureaux

Le maire pro-Lgbt Rafal Trzaskowski, membre du parti Plate-forme civique (PO) du Premier ministre Donald Tusk, a ordonné le retrait des croix, des images de saints et d’autres symboles religieux, non seulement sur les murs, mais aussi sur les bureaux des employés de bureau de Varsovie. Un ordre qui rappelle la dictature communiste et qui est contraire à la Constitution.

Rafal Trzaskowski est devenu célèbre lorsqu’il a signé, sans consultation publique, la « déclaration LGBT » controversée, qui prévoit l’octroi de nombreux privilèges aux personnes qui s’identifient à l’idéologie LGBT. Cette déclaration concernait, entre autres, l’introduction dans les écoles des programmes demandés par le mouvement LGBT et le parrainage par le maire de la « Gay Pride Parade ».

Le 8 mai, il a déclaré la guerre à la croix et à la liberté religieuse en Pologne, en signant un ordre exigeant le retrait des croix, des images de saints et d’autres symboles religieux. Les symboles religieux devront disparaître de tous les espaces publics des bureaux de Varsovie, et tous les événements organisés par les bureaux de la capitale devront être « de nature laïque, c’est-à-dire qu’ils ne contiendront pas d’éléments religieux, par exemple des prières… ». Ces restrictions doivent s’appliquer à la croix et aux événements religieux, et non aux drapeaux arc-en-ciel et aux cérémonies en l’honneur de la fierté LGBT.

M. Trzaskowski justifie sa décision par son prétendu souci de neutralité de l’État dans la sphère religieuse et par les sentiments des non-croyants. En réalité, il ne s’agit pas d’un combat pour la neutralité, mais d’une tentative d’athéisation de la part d’un représentant de l’État. Mais il est significatif que pour justifier sa décision, Trzaskowski n’ait pas cité la Constitution, mais un fragment de la loi adoptée à l’époque de la Pologne communiste !

Il ne pouvait pas invoquer la Constitution car son ordre d’enlever les croix est contraire à la loi fondamentale polonaise. La Constitution de la République de Pologne ne prévoit pas la neutralité idéologique ou la « laïcité » de l’État, mais son impartialité. Comme l’explique l’Institut de culture juridique Ordo Iuris, « la différence est importante car l’utilisation de ce dernier concept dans le texte de la Constitution était délibérée et visait à exclure les attitudes des autorités publiques hostiles à la religiosité ». En résumé, la Constitution polonaise ne promeut pas l’athéisme et la « neutralité », mais engage l’État à une coopération amicale avec l’Église « pour le bien de l’homme et le bien commun ». En témoignent la présence de croix et de chapelles dans les bureaux, les écoles, les gares et les hôpitaux polonais, ainsi que la possibilité d’organiser des réunions de Noël ou de Pâques dans les espaces publics.

La décision de M. Trzaskowski viole de nombreux articles de la Constitution, en premier lieu l’article 53, qui garantit à chacun la liberté de conscience et de religion, y compris le droit de manifester publiquement sa religion sous diverses formes. Selon l’Institut Ordo Iuris, Trzaskowski peut être accusé d’avoir commis un crime en vertu de l’article 231 du code pénal : l’abus de pouvoir par un fonctionnaire public.

L’ordonnance de Trzaskowski constitue un abus de pouvoir manifeste. La Constitution stipule clairement que les restrictions au droit de manifester sa religion ne peuvent être introduites « que par la loi et seulement en cas de nécessité ». Selon les juristes, « l’ordonnance de Trzaskowski n’est non seulement pas un acte légal, mais elle ne remplit même pas les autres conditions de restriction de la liberté religieuse énoncées dans la Constitution de la République de Pologne ». Si un employé était contraint de retirer une croix ou une image sacrée de son bureau, cela constituerait une violation du statut des fonctionnaires.

Un homme reste un homme : Six associations LGBT+ portent plainte contre Marion Maréchal

Elle a rappelé une vérité, elle doit être exécutée :

Mais elle ne se laisse pas impressionner :

Elections en Afrique du Sud : vers une défaite pour l’ANC ?

Lu dans Conflits :

Le 29 mai, l’Afrique du Sud est appelée à renouveler son Parlement national et ses assemblées provinciales. Pour la première fois depuis la fin de l’apartheid (1994), l’ANC pourrait obtenir moins de 50 % des voix, selon certains sondages. Cette perspective marque un tournant après trente ans de domination politique pour un parti aujourd’hui confronté à de vives critiques. Un mouvement qui fait face à une opposition en rang serré et à de nombreuses divisions internes. L’ANC, autrefois symbole de la lutte contre la ségrégation raciale et pilier de la transition démocratique, doit également composer avec une population de plus en plus désillusionnée par sa gestion du pays.

L’arrivée de Cyril Ramaphosa à la présidence en 2018 avait suscité de grands espoirs de changement et de renouveau. Un mandat cependant marqué par des défis économiques et sociaux majeurs. La hausse de la criminalité (en moyenne 130 viols et 80 meurtres par jour au cours des trois derniers mois de 2023), un chômage qui reste un problème endémique, atteignant 32 % l’année dernière (plus de 60 % des jeunes âgés de 15 à 24 ans sont sans emploi), des inégalités économiques qui persistent, creusant un peu plus les barrières raciales loin d’avoir disparues depuis la chute du régime afrikaner, et des allégations de corruption, touchant même les plus hauts échelons de l’État, ont terni l’image de son administration, qui s’est aggravée durant la pandémie de Covid-19. 

De plus, les fréquentes coupures d’électricité ont exaspéré la population, sapant la confiance en la capacité du gouvernement à fournir des services de base contraignant même Cyril Ramaphosa à déclarer « le pays en état de désastre nation ». Face à la pression croissante de ses électeurs, l’ANC a tenté de se défendre et n’a eu de cesse de vanter ses réussites depuis la fin de l’apartheid. Le parti affirme que les niveaux de pauvreté ont diminué, que davantage de Sud-Africains vivent dans des logements décents et que l’accès aux soins de santé s’est amélioré. Une perception qui est loin d’être ressentie au quotidien par les Sud-africains qu’il peine à convaincre. En promettant de créer des millions d’emplois supplémentaires au cours des cinq prochaines années, l’ANC s’est engagé également à stimuler les investissements, à soutenir le secteur privé et à intensifier la lutte contre la corruption, espérant pouvoir se maintenir avec une majorité stable.

L’Alliance démocratique (DA), dirigée par l’afrikaner John Steenhuisen, se pose comme l’alternative au pouvoir en place. Accusant l’ANC d’avoir fait sombrer le pays dans le chaos, la DA propose une libéralisation de l’économie et une privatisation accrue. Le parti promet de créer deux millions de nouveaux emplois se plaçant face aux réalités économiques d’un pays où le Rand ne vaut quasiment plus rien face à l’euro ou le dollar, de mettre fin aux coupures d’électricité et de réduire de moitié le taux de crimes violents. Sa campagne, marquée par des messages alarmistes (son clip de campagne montre le drapeau de la nation arc-en-ciel se consumer doucement sous un fond sonore parlé très angoissant) et des propositions concrètes, cherche à convaincre les électeurs qu’un changement de direction est nécessaire. Les sondages indiquent d’ailleurs que la DA pourrait augmenter sa représentation parlementaire, ouvrant la voie à la formation d’une vaste coalition. 

En effet, pour gouverner, la DA pourrait s’allier avec des partis tels que le Freedom Front Plus (FF+) qui défend le droit aux Afrikaners à prendre leur propre destin en main (le parti s’est allié au CapXit, un mouvement qui réclame un référendum pour la sécession de la province du Cap, la seule dirigée par la DA) et l’Inkhata Freedom Party (IFP) qui a récemment perdu son leader historique, le prince Mangosuthu Buthelezi. Ces partis, et d’autres plus mineurs, ont signé une Charte multipartite pour l’Afrique du Sud, s’engageant à diriger le pays ensemble si leurs voix combinées dépassent les 50 %. Une telle coalition pourrait redessiner le paysage politique sud-africain, traditionnellement dominé par l’ANC.

L’Economic Freedom Fighters (EFF), dirigé par Julius Malema, incarne une voix radicale et de plus en plus influente sur la scène politique. Avec des propositions telles que la redistribution des terres aux plus démunis (la majorité étant toujours aux mains des afrikaners) et la nationalisation des secteurs clés de l’économie, l’EFF attire les électeurs les plus marginalisés de la société sud-africaine. Malema, connu pour sa rhétorique incendiaire et son béret rouge emblématique, promet, à qui veut l’entendre, une société plus juste.

Ses discours, teintés d’un racisme anti-blanc assumé, trouvent un écho dans une population noire où le taux de pauvreté reste alarmant : plus de 60% chez les noirs contre 1% pour les Blancs et 6% chez les Indiens selon les statistiques avancées par la South African Human Rights Commission (SAHRC). Toutefois, les diverses enquêtes d’opinion montrent une certaine stagnation de son électorat et il est peu probable qu’il puisse remporter ces élections, ni être un solide allié à l’ANC qui refuse toujours de le considérer comme un interlocuteur crédible.

Dans ce même crédo populiste, Jacob Zuma, ancien président (2009-2018) et figure controversée de la politique sud-africaine. Il a fait son retour sur la scène avec le parti Mkhonto we Sizwe (MK), du nom de la branche armée de l’ANC durant la lutte contre le régime de ségrégation raciale. Évincé par Ramaphosa, mis en cause dans plusieurs affaires de corruption et emprisonné pour outrage au tribunal, Zuma reste une figure influente, surtout dans la province du Kwazulu, sa région natale. Dans son manifeste, il affirme être en mesure de créer cinq millions d’emplois et de lutter contre la corruption, se posant paradoxalement en redresseur de torts. Malgré une faible intention de vote au niveau national, il pourrait surprendre dans des bastions locaux où sa popularité demeure intacte et jouer les faiseurs de roi dans une province traditionnellement et férocement disputée entre l’ANC et l’IFP.

L’Afrique du Sud, dotée d’institutions démocratiques robustes, fait face à une élection cruciale pour son avenir. Les résultats détermineront non seulement la prochaine direction politique du pays, mais aussi sa capacité à surmonter les défis économiques et sociaux persistants comme à reprendre un leadership à l’international terni par un soutien à la Russie et à la Palestine.

Erik Tegner est actuellement en Afrique du Sud pour enquêter sur la racisme anti-blancs, pour Livre Noir.

Augmentation notable du risque de tentatives de suicide chez les adultes ayant subi une transition de genre

Selon une étude publiée le mois dernier dans la revue Cureus, il existe une « augmentation notable » du risque de tentatives de suicide chez les adultes ayant subi une transition de genre avec intervention chirurgicale.

Les scientifiques ont comparé les données de 1 501 adultes américains âgés de 18 à 60 ans ayant subi une chirurgie de changement de genre et ayant consulté « pour diverses raisons » un service d’urgences, avec plusieurs autres groupes témoins, représentant au total 15 millions de personnes ayant également consulté un service d’urgences.

« Ces données, recueillies entre le 4 février 2003 et le 4 février 2023, ont été analysées pour examiner le nombre de tentatives de suicide, de décès, d’automutilations et de syndromes de stress post-traumatique (SSPT) dans ces différents groupes. »

Les chercheurs concluent que

« les patients ayant des antécédents de “chirurgie d’affirmation de genre” présentent un risque 12,12 fois plus élevé de faire une tentative de suicide (3,47% contre 0,29) que les patients qui n’ont pas eu ce recours ».

De même, le risque de décès est 3,35 fois plus élevé, le risque d’automutilation 9,88 fois, et celui de SSPT 7,76 fois.

“Si cette loi passe, je remettrai en question mon métier”

L’équipe mobile de soins palliatifs du CH Sud Gironde de Langon se dit “très inquiète et préoccupée” par le projet de loi en discussion. Le Dr Didier Roche, spécialiste en gériatrie au CH Sud Gironde de Langon, s’inquiète :

“Le problème, c’est que la loi d’avant n’est pas bien appliquée. Évidemment que personne ne veut mourir dans d’atroces souffrances. Mais c’est à ça que les soins palliatifs doivent servir : apaiser les douleurs et permettre au patient de vivre jusqu’au bout. Encore faut-il en avoir les moyens.”

“Ce sont des gens qui meurent comme ils peuvent. Mais plutôt que de leur donner accès aux soins, on veut faire une loi pour les faire mourir plus vite. Est-ce qu’on veut faire cette loi pour rétablir les comptes de la nation ?”

“Il y a trois unités de soins palliatifs, dont une au CHU de Bordeaux, cinq lits dans un service de médecine à La Réole et plusieurs équipes mobiles, dont la nôtre au CH Sud Gironde de Langon.” “On n’est même pas dix soignants à temps plein et on couvre un quart du département, soit 200.000 personnes.”

Laetitia Favereau, infirmière du CH Sud Gironde :

“Si cette loi passe, je remettrai en question mon métier”. “Je ne suis pas là pour donner la mort. On sait que la fin de vie fait peur, que la mort est tabou en France, mais ce que je vois depuis 14 ans, c’est que les derniers moments valent le coup. C’est pour ça qu’il faut renforcer les soins palliatifs, il devrait être là, le débat.”

Maria Collot, psychologue :

“Les soins palliatifs, on se dit souvent que c’est trois jours dans un couloir d’hôpital avant de mourir mais la réalité ce n’est pas ça. Ça peut durer des semaines, des mois, voire des années et le patient peut mourir chez lui à la fin s’il le veut et si c’est possible.”

“On s’aperçoit aussi, que le deuil est très difficile pour les proches d’un patient euthanasié. Moi, j’ai plusieurs cas où les malades sont allés en Belgique, et aujourd’hui, leur famille n’arrive pas à faire le deuil.”

“Quant au geste de donner la mort, il est largement sous-estimé. C’est une chose qui laisse des traces à tout jamais, et c’est très difficile de se reconstruire après.”

Le mal c’est le bien et tuer c’est la vie !

Les enfants de 1984, le célèbre roman de George Orwell, sont parmi nous. A commencer par Agnès Firmin Le Bodo, député de Seine Maritime, ancienne ministre de la santé et porte-parole
du parti d’Edouard Philippe Horizons. Hier, lors de l’examen du projet de loi visant à légaliser la mise à mort des personnes fragiles, elle a déclaré

“Le choix de légaliser l’aide à mourir demeure résolument une façon de défendre la vie”

 

Candace Owens licenciée pour avoir répété l’expression « le Christ est roi »

Andrew Klavan, animateur du Daily Wire, a déclaré que le licenciement de Candace Owens en mars dernier est dû à l’utilisation répétée de l’expression « le Christ est roi ».

M. Klavan, d’origine juive mais converti à l’anglicanisme, est un scénariste et auteur à succès. Bien qu’il se dise conservateur, il soutient ouvertement le « mariage » homosexuel. Lors d’un entretien avec le podcast britannique Triggernometry, M. Klavan a expliqué que le comportement de M. Owens rendait les choses « inconfortables » au sein de l’entreprise.

« Il y avait des choses qu’elle disait et qui étaient au moins perçues comme profondément antisémites ».

« Je crois aussi en la croix du Christ, mais si vous brûlez la croix sur la pelouse de quelqu’un, ce n’est plus la croix du Christ, c’est juste un véhicule ou un symbole de votre haine toxique ».

M. Klavan a déclaré que, bien qu’il ne sache pas si Mme Owens avait « l’intention » que ses remarques soient « reçues » de manière antisémite, les retombées « sont simplement devenues impossibles ».

Mme Owens a quitté le Daily Wire le 22 mars. Depuis novembre 2023, elle avait pris publiquement de nombreuses positions à l’encontre du discours néoconservateur dominant sur le conflit entre Israël et Gaza. Dans un tweet, elle a qualifié les attaques de « génocide ». Dans un autre, elle a cité la Bible en déclarant : « Heureux les artisans de la paix ». En réponse, Ben Shapiro, cofondateur du Daily Wire, a suggéré qu’elle démissionne tout en déclarant à ses partisans, lors d’une réunion privée, que son point de vue sur la guerre était « absolument honteux ». Mme Owens a indirectement répondu à M. Shapiro lors d’une interview avec Tucker Carlson, où elle a nié que ses propos étaient antisémites.

En mars, des catholiques traditionnels, des évangéliques, des juifs sionistes et d’autres se sont affrontés dans des débats houleux sur X pour savoir si l’expression « le Christ est Roi » était elle-même ou était utilisée à des fins « antisémites ». Le co-PDG du Daily Wire, Jeremy Boreing, a soutenu dans un long billet X que l’expression n’est « pas intrinsèquement antisémite » mais qu’elle « peut l’être » dans certains contextes.

En 2019, elle avait participé à la Convention de la droite à Paris.

Candace Owens a été vue récemment au sein du pèlerinage de Chartres.

 

Elle compte raconter sa conversion prochainement :

Il y a comme une logique de suicide collectif dans la pente euthanasique actuelle

Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, membre du Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France, signe une tribune dans L’Opinion contre le projet de loi actuellement en discussion :

La présentation par le président de la République du projet de loi « relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie » avait suscité de nombreuses inquiétudes. La directrice de la rédaction de La Croix avait qualifié les annonces présidentielles de « dévoiement de la valeur de fraternité ». Le moins que l’on puisse dire est que l’examen de ce projet par la Commission spéciale de l’Assemblée nationale a amplement confirmé ces inquiétudes.

Les critères d’éligibilité à la mort provoquée, d’emblée identifiés comme flous par de nombreux observateurs qualifiés, ont été considérablement élargis : en vue du recours au suicide assisté ou à l’euthanasie, pour appeler les choses par leur nom comme l’a recommandé le Conseil d’Etat, le critère du pronostic vital engagé à « court ou moyen terme » a été remplacé par celui d’une affection grave et incurable « en phase avancée ou terminale ». « Une affection grave en phase avancée » : voilà qui peut englober pratiquement toutes les pathologies, physiques comme psychiques.

Un article a été ajouté au projet de loi, avec l’avis expressément favorable du gouvernement, pour créer un délit d’entrave à la mort provoquée : «  Est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur l’aide à mourir par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales de l’aide à mourir ».

Interdiction. N’y a-t-il pas là une interdiction, proprement liberticide, de tout débat durable sur la légitimité et le bien-fondé de la mort provoquée ? Certains médecins se demandent déjà si le fait de prendre en charge et de réanimer une personne en détresse qui a tenté de mettre fin à ses jours ne risquerait pas de tomber un jour ou l’autre sous le coup de cette disposition pénale.

Il est impressionnant de voir le nombre de personnalités très qualifiées, aux parcours professionnels, politiques, philosophiques et spirituels variés, qui ont pris la parole ces derniers jours avec vigueur et inquiétude sur le débat en cours. Marie de Hennezel, pionnière des soins palliatifs, dont François Mitterrand a préfacé le premier livre, La mort intime, a publié dans Ouest France une lettre ouverte au président de la République, qui, dénonçant l’assimilation de la mort provoquée à un soin, s’achève par une interpellation particulièrement vibrante :

« Vous rendez-vous compte de ce que cette perversion du concept de soin fera peser sur une profession déjà malmenée ? Comment ferez-vous pour restaurer cette confiance, pour protéger les plus vulnérables de notre société ? ».

Jean-Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d’Etat, avait interrogé dans Le Monde dès septembre 2023 : « Légaliser l’euthanasie, n’est-ce pas renoncer à la construction de notre projet collectif ? ». Il vient de persister et de signer dans Le Figaro : « Au nom d’un droit nouveau, l’autodétermination de la personne, nous allons vers une société qui va ajouter au désespoir individuel une forme d’impuissance collective. Quand tout se juge à l’aune de l’utilité individuelle et de l’apparence de liberté, on ne parvient plus à penser en termes d’interdépendance et de solidarité ».

Humanisme. Beaucoup ont été saisis par le cri de Jeanne-Françoise Hutin dans Ouest France : « Si cette loi passe, je rends ma légion d’honneur ! ». Jeanne-Françoise Hutin est une grande personnalité de la pédagogie et de la construction européenne. En l’élevant au grade d’officier de la Légion d’Honneur il y a quelques années, le Président Macron avait déclaré :

« Vous êtes de ces humanistes qui rendent fier notre pays, et par les combats que vous avez livrés aux côtés de votre époux, dans l’enseignement et pour l’Europe, vous avez été un formidable moteur de progrès et un formidable exemple ».

Qu’est-ce qui justifie le cri d’alarme de Jeanne-Françoise Hutin ? Un certain sens du progrès précisément, qui passe par une meilleure prise en compte de la fragilité humaine. « La solution pour les personnes qui souffrent et qui sont malheureuses, souvent désespérées, ce serait donc de les tuer ! C’est dramatique ! Ces personnes, elles cherchent avant tout à être comprises, à être aimées, à être estimées ».

La litanie est longue des lanceurs d’alerte de l’authentique dignité : Didier Sicard, ancien président du CCNE, Emmanuel Hirsch, fondateur de l’espace éthique de l’AP-HP, Jean Léonetti, principal rédacteur de la loi qui porte son nom, de nombreuses associations de soignants, les philosophes Agata Zielinski, Jacques Ricot ou Dominique Bourg, le professeur Laurent Lantieri, qui a mené à bien la première greffe de visage au monde, le député et chef de service à l’hôpital Georges Pompidou Philippe Juvin, inquiet de voir qu’on repousse d’un revers de la main le serment d’Hippocrate, expression symbolique par excellence de la déontologie médicale, des députés aux appartenances partisanes variées comme le communiste Pierre Darhéville ou le socialiste Philippe Potier, sans oublier François Bayrou et la revue d’idées centriste France Forum.

Lanceurs d’alerte. Ces lanceurs d’alerte, malgré leurs états de service, crient dans le désert et se heurtent à la porte close d’un Gouvernement semble-t-il dépassé par une machine infernale qui s’est emballée.

Nous sommes tous désireux de lutter et contre la souffrance et contre l’obstination déraisonnable, dont il est d’ailleurs trop peu question dans les débats en cours. Il est évidemment plus que légitime d’engager un travail renouvelé à propos des douleurs réfractaires et des dispositifs innovants à mette en œuvre pour mieux y faire front. Mais la banalisation de la mort ne peut pas constituer une réponse juste à la souffrance humaine.

Si toute vie ne mérite pas d’être vécue et respectée, alors la logique de mort risque de l’emporter, ainsi que l’atteste la violence croissante de notre société. Il y a comme une logique de suicide collectif dans la pente euthanasique actuelle, une peur de vivre en réalité, un refus d’aimer la vie et de la faire aimer. Qui rouvrira un chemin de vie pour notre société si profondément blessée ?

Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, membre du Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France.

Immigration et délinquance : il faut suivre

Maud Bregeon, député des Hauts-de-Seine et porte-parole du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, était invitée ce lundi 27 mai sur CNews. Interrogée sur l’attaque au couteau survenue dimanche à Lyon, par un immigré sous OQTF, elle a déclaré

« Il y a aujourd’hui en France, pas tout le temps, mais parfois, un lien entre insécurité et immigration. Et il faut être aveugle pour affirmer le contraire ».

Or, il y a quelques jours seulement, la tête de liste Renaissance aux élections européennes, Valérie Hayer, refusait de faire ce lien :

« Moi je n’essentialise pas les gens. Je ne fais pas de lien, comme le fait le Rassemblement national, entre délinquance et immigration ».

Y aurait-il des élections bientôt ?

Encore un bidule “éthique” en toc ?

Au Journal Officiel de samedi, a été publié le décret n° 2024-463 du 23 mai 2024 portant création du Comité consultatif national d’éthique du numérique.

Ce décret prévoit la création pour cinq ans d’un nouveau bidule, qui sera composé de vingt membres outre son président :

«1° Un membre du Conseil d’Etat et un membre de la Cour de cassation, nommés respectivement par le vice-président du Conseil d’Etat et par le premier président de la Cour de cassation ;

2° Sept personnalités qualifiées choisies en raison de leur compétence et de leur intérêt pour les enjeux d’éthique du numérique :

– une personnalité proposée par le ministre chargé du numérique ;
– une personnalité proposée par le ministre chargé de la sécurité intérieure ;
– une personnalité proposée par le ministre chargé de la recherche ;
– une personnalité proposée par le ministre chargé du travail ;
– une personnalité proposée par le ministre chargé de la santé ;
– une personnalité proposée par le ministre chargé de la culture ;
– une personnalité proposée par le ministre chargé de l’éducation nationale ;

3° Six personnalités appartenant aux secteurs de la recherche scientifique et dotées d’une expertise particulière sur des sujets numériques, soit :

– un membre de l’Académie des sciences, proposé par son président ;
– un membre de l’Académie des technologies, proposé par son président ;
– un représentant de l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique, proposé par son président ;
– un représentant du Centre national de la recherche scientifique, proposé par son président ;
– un représentant de France Universités, proposé par son président ;
– un représentant de la Conférence des grandes écoles, proposé par son président ;

4° Trois personnalités qualifiées choisies en raison de leur compétence et de leur intérêt pour les enjeux d’éthique, soit :

– un membre du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé, proposé par son président ;
– un membre de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, proposé par son président ;
– un membre du Conseil national du numérique, proposé par son président ;

5° Deux personnalités qualifiées issues de la société civile, choisies en raison de leur compétence et de leur intérêt pour les enjeux d’éthique du numérique, soit :

– une personnalité qualifiée choisie en raison de sa connaissance de l’entreprise, de l’industrie et du monde du travail, proposée par le président du Conseil économique, social et environnemental ;
– une personnalité qualifiée choisie en raison de son action dans le domaine de la protection des droits des personnes dans le numérique, proposée par le Défenseur des droits.

Le président est nommé par décret du Président de la République. […] »

Il a pour mission de contribuer à la réflexion sur les enjeux d’éthique soulevés par les avancées des sciences, des technologies, des usages et des innovations dans le domaine du numérique et leurs différents impacts, notamment sociaux, économiques, environnementaux, individuels ou éducatifs, par la production de documents de référence, d’avis, de recommandations, d’actions de sensibilisation, l’animation de débats publics et la contribution aux réflexions internationales avec les instances qui conduisent des missions similaires.

Le comité pilote était dirigé par Claude Kirchner, directeur de recherche émérite à l’Institut national de recherche dédié aux sciences du numérique (Inria). Cette annonce intervient alors qu’Emmanuel Macron a effectué plusieurs déclarations entendant faire de la France « une championne de l’intelligence artificielle ».

Il existe déjà un Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé, dont l’éthique est en toc.

L’écologie intégrale a besoin de la reconnaissance de la famille

A l’occasion de la Journée internationale des familles, la FAFCE a adopté une résolution sur la centralité de la famille dans la transition écologique. Accueillie par l’organisation membre tchèque de la FAFCE à Brno, la résolution du Conseil d’administration de printemps a relié l’écologie et la dignité humaine aux préoccupations relatives à la pauvreté des enfants, à la protection des mineurs et à la sécurité numérique, ainsi qu’à l’hiver démographique.

La résolution de la FAFCE met l’accent sur un message d’espoir. Approuvée à l’unanimité, la résolution appelle

« les candidats aux élections du Parlement européen, les institutions européennes et tous les gouvernements nationaux à placer les familles au centre de leurs préoccupations. Il n’y a pas de protection possible de l’environnement sans protection de la famille ».

Vincenzo Bassi, Président de la FAFCE, a conclu :

« Le problème n’est pas les enfants mais le consumérisme. Il n’y a pas d’écologie sans la personne, pas de personne sans la famille. Par conséquent, il n’y a pas d’écologie sans les familles et les communautés de familles au cœur de la transition ».

« La solidarité intergénérationnelle sera cruciale pour le succès de la transition écologique, ce qui nécessite une protagonisation de la famille et des réseaux familaux. C’est grâce à ces réseaux que nous pourrons lutter contre la pandémie de solitude et construire un avenir plein d’espoir. Alors que plus de 400 millions d’Européens voteront en juin pour le prochain Parlement, nous rappelons aux représentants politiques que protéger la planète, c’est protéger la famille ».

La résolution adoptée s’intitule « L’écologie intégrale a besoin de la reconnaissance de la famille ». Rappelant la récente déclaration Dignitas Infinita et l’encyclique papale Laudato Si’, la résolution souligne que « la dignité humaine de toute personne humaine prévaut sur et au-delà de toute circonstance et de tout contexte ».

Le Conseil d’administration a également accepté une nouvelle organisation membre à part entière, Accoglienza della Vita (Saint-Marin), qui était déjà observateur au sein de la Fédération, ainsi qu’une nouvelle organisation membre observateur au sein de la Fédération, en provenance d’Espagne : Asociación Católica de Propagandistas (ACdP). Fondée en 1909, l’ACdP est l’une des plus anciennes organisations catholiques laïques d’Espagne, dont le principal pilier est la participation des laïcs catholiques à la vie publique.

 

Les membres du Conseil d’administration de la FAFCE ont également écouté les contributions et les rapports d’activité des organisations membres à travers le continent, ainsi qu’une contribution des membres de la Plateforme Bouclier. La prochaine réunion ordinaire du Conseil d’administration aura lieu à Bruxelles, en novembre 2024.

 

A quelques jours de la Bulle d’indiction du Jubilé ordinaire de l’an 2025 du Saint Père Spes Non Confundit, les membres de la FAFCE ont échangé sur leurs activités à venir en 2025, notamment sur la sensibilisation aux réseaux familiaux et à l’hiver démographique, car « il est urgent qu’une législation responsable de la part des Etats s’accompagne du soutien ferme des communautés de croyants et de toute la communauté civile dans toutes ses composantes ».

La souffrance après l’avortement : un tabou

Depuis quatre mois, plusieurs femmes ayant subi un avortement ont été réunies par l’ECLJ. Elles sont allées à la rencontre de parlementaires français pour lever un tabou : la souffrance après l’avortement. Et espèrent obtenir des avancées législatives. Valeurs Actuelles tente de lever ce tabou :

« L’infirmière m’a dit que ce n’était pas un fœtus mais un amas de cellules, avant de le jeter à la poubelle. » Ce mercredi 22 mai, cinq femmes sont venues livrer leurs témoignages bouleversants. Elles ont été réunies par l’ECLJ (European Center for Law and Justice), pour pouvoir livrer leur expérience traumatique auprès d’une dizaine de parlementaires français, de tous bords politiques, qui ont accepté de les rencontrer. Leur objectif est triple : protéger les femmes de l’avortement contraint, faire reconnaître les violences psychologiques de l’IVG et mieux informer sur les alternatives à cette procédure. Leur détermination n’a pas été entamée par la constitutionnalisation de l’IVG le 4 mars 2024. Elle a même été renforcée par leur volonté de briser un tabou, celui de la douleur émotionnelle que provoque un avortement […]

 

Affaire Palmade : le bébé n’est pas mort !!

Pierre Palmade sera jugé par un tribunal correctionnel, annonce le procureur de la République de Melun. Il est poursuivi pour avoir causé des “blessures involontaires” dans un grave accident de la circulation, alors qu’il se trouvait sous l’empire de stupéfiants, le 10 février 2023 à Villiers-en-Bière (Seine-et-Marne). Outre le comédien, l’accident a fait trois blessés graves : un homme de 38 ans, son fils de 6 ans et sa belle-sœur de 27 ans, qui a perdu l’enfant qu’elle attendait.

Le juge d’instruction n’a pas repris l’intégralité des réquisitions du parquet, qui souhaitait que Pierre Palmade soit également poursuivi pour “homicide involontaire” après la perte du bébé. Mais un collège d’experts avait conclu qu’il était mort avant sa naissance. Donc qu’en fait il n’existe pas. Donc il n’y a pas eu de décès de bébé.

Les victimes “déplorent évidemment ce choix, au regard des éléments du dossier (…), mais également au regard de la décence et de l’humanité les plus élémentaires”, a réagi leur avocat, Mourad Battikh. En plaidant en faveur de poursuites pour “homicide involontaire”, “les parties civiles et le ministère public avaient pourtant impulsé une dynamique audacieuse pour faire évoluer le droit positif et le rendre plus humain”, juge-t-il.

Pierre Palmade se trouve en état de récidive légale “pour avoir déjà été condamné pour une infraction à la législation sur les stupéfiants”, précise le communiqué. La peine est normalement de sept ans d’emprisonnement pour blessures involontaires aggravées par deux circonstances, mais elle passe à 14 ans de prison et 200 000 euros d’amende du fait de la récidive.

Euthanasie : l’intox des « lignes rouges »

Le projet de loi du gouvernement sur la fin de vie a été profondément remanié par la commission parlementaire. Les fameuses lignes rouges encadrant (strictement. Sic) l’euthanasie ont été supprimées : suppression de la notion de maladie incurable, création d’un délit d’entrave…

Le Premier ministre Gabriel ATTAL a indiqué hier dans “La Tribune Dimanche” que le gouvernement s’opposerait lors de l’examen du texte en séance, qui doit débuter aujourd’hui, à la nouvelle version du projet de loi sur l’accompagnement de la fin de vie issue de son examen en commission.

“Les conditions sont strictement encadrées : être majeur, français, en capacité d’exprimer son choix avec discernement jusqu’a la dernière étape, être atteint d’une maladie grave et incurable avec un pronostic vital engagé a court ou a moyen terme et des souffrances physiques ou psychologies réfractaires aux traitements”.

En remplaçant la notion de “pronostic vital engagé a court ou moyen terme” par une “phase avancée ou terminale de la maladie”, la version de la commission spéciale “peut conduire a inclure de nombreuses pathologies non mortelles qui sortent de la philosophie du texte. Le gouvernement proposera donc d’y revenir”, indique M. ATTAL, qui entend maintenir

“l’équilibre issu des longs mois de concertation et des travaux de la convention citoyenne”.

Le débat au sein de l’assemblée risque de se limiter au maintien de ces fameuses limites, encadrant l’euthanasie, limites qui finiront par être abrogées, tôt ou tard, comme sur l’avortement.

Or la vraie limite c’est d’ouvrir ou non la porte au crime de l’euthanasie, qu’on l’appelle suicide assisté ou autre. L’équilibre c’est de renforcer les soins palliatifs et de refuser l’euthanasie. Les élus du Parlement sauront-ils ne pas se laisser berner par le faux débat qui leur est proposé ?

Chronique des cinglés

Les femmes sont destinées à être “invisibilisées” par ces hommes qui se prennent pour des femmes. Après le sport, voici le cinéma.

Au festival de Cannes, Karla Sofía Gascón, un acteur espagnol qui se prend pour une femme, a reçu un prix d’interprétation féminine.

Synopsis du film : Surqualifiée et surexploitée, Rita use de ses talents d’avocate au service d’un gros cabinet plus enclin à blanchir des criminels qu’à servir la justice. Mais une porte de sortie s’ouvre à elle, aider le chef de cartel Manitas à se retirer des affaires et réaliser le plan qu’il peaufine en secret depuis des années : devenir enfin la femme qu’il a toujours rêvé d’être…

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