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Laïcité ? Emmanuel Macron veut prononcer un discours à l’intérieur de Notre-Dame de Paris

La cathédrale Notre-Dame de Paris va officiellement ouvrir le 7 décembre prochain.

Emmanuel Macron et l’archevêque de Paris n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les modalités de la cérémonie, selon Le Canard enchaîné. L’État étant le propriétaire de la cathédrale depuis 1905, Emmanuel Macron souhaiterait remettre symboliquement les clés de l’édifice au clergé. Pas question pour l’archevêque qui argue que le bail n’a jamais été rompu et qu’il n’y a donc pas besoin de lui remettre des clés qu’il possède déjà.

Emmanuel Macron souhaiterait prononcer un discours à l’intérieur de la cathédrale. Pas question pour Mgr Laurent Ulrich qui veut reléguer le chef de l’État sur le parvis de la cathédrale.

L’appel à la prière islamique chanté à la cathédrale de Coutances en présence de l’évêque

Lors du concert de la messe pour la paix / l’homme armé à Coutances, les spectateurs ont pu entendre l’appel à la prière musulmane chanté sous les voûtes de la cathédrale, en présence de Mgr Cador, qui a fait un petit discours de bienvenue.

Les chaises tournent le dos à l’autel et la scène est au fond, sous l’orgue.

 

Le texte :

Il est possible de demander des explications au diocèse, en ligne ou par téléphone : 02 33 76 70 70

Louisiane : la pilule abortive classée « substance dangereuse »

Lu sur Gènéthique :

Jeudi 23 mai, le Parlement de l’Etat de Louisiane a adopté une proposition de loi visant à classer la mifépristone et le misoprostol, les deux produits utilisés dans le cadre des avortements médicamenteux, comme « substances contrôlées et dangereuses ». Un vote qui intervient alors qu’une décision de la Cour suprême sur l’accès à la mifépristone est attendue prochainement. Les promoteurs du texte expliquent que cela permettra de protéger les femmes contre les avortements forcés.

Actuellement, en Louisiane, ces pilules abortives ne peuvent être délivrées que sur ordonnance. Cette nouvelle classification exigera que les médecins aient une « licence spécifique » pour les prescrire. Elle imposera également des contraintes en matière de stockage. Le fait d’en posséder « sciemment » sans ordonnance valide sera en outre passible d’amendes « élevées » et de peines d’emprisonnement.

Ces produits ne sont pas classés comme des « substances contrôlées » par le gouvernement fédéral, car les autorités de réglementation ne les considèrent pas comme présentant « un risque important d’utilisation abusive ».

Le texte se trouve maintenant sur le bureau du gouverneur, Jeff Landry, qui a indiqué qu’il soutenait la mesure.

L’avortement n’est autorisé en Louisiane que s’il existe un « risque substantiel » de décès ou d’invalidité pour la mère si elle poursuit sa grossesse ou lorsque le fœtus présente une « anomalie mortelle ». Actuellement, 14 Etats ont mis en œuvre des lois similaires.

L’OQTF du jour

Dans le métro lyonnais, dimanche après-mid, un individu de 27 ans a été interpellé et placé en garde à vue pour avoir blessé quatre personnes avec un couteau.

Cet individu de nationalité marocaine se trouvait sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), prononcée par la préfecture de la Vienne en 2022. Originaire de ce département, il avait effectué plusieurs séjours en hôpital psychiatrique en Nouvelle-Aquitaine mais aussi à Lyon, au Vinatier.

Aucune des victimes n’est en danger. Touchées à l’abdomen, «deux d’entre elles, ont été secourues en urgence absolue», précise la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes, dans un communiqué paru dimanche en fin d’après-midi. L’une d’elles, mineure, a dû être prise en charge au bloc opératoire d’un hôpital lyonnais.

30 mai : Messe d’action de grâces du 42e pèlerinage de Chartres

La messe d’action de grâces du 42e pèlerinage de Chartres sera célébrée par l’abbé Jean de Massia, Aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté. Cette messe aura lieu:

JEUDI 30 MAI 2024 à 19h30
Fête du Très Saint Sacrement
en l’église Sainte Odile
2 avenue Stéphane Mallarmé, 75017 PARIS

Venez nombreux ! Apportez vos bannières de chapitre !

A l’issue de la cérémonie, tous ceux qui le souhaitent pourront se réunir pour un buffet dans la crypte. Une participation sera demandée à l’entrée (prix indicatif du dîner: 10€).

Coeur Sacré de Jésus, j’ai confiance en vous!
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous!

778ème Fête-Dieu à Liège

La plus ancienne fête liégeoise sera célébrée en la basilique Saint-Martin le jeudi 30 mai à 19h00. Elle sera présidée par le nouvel Archevêque de Malines-Bruxelles, mgr Luc Terlinden, aux côtés de mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège.

Du 26 mai au 9 juin, plus de 12 jours de festivités rassembleront des milliers de personnes. Une vingtaine d’évènements et célébrations seront proposés : expositions, concerts, eucharisties, balade-découverte du ruisseau Sainte-Julienne, théâtre de marionnettes, prières et même un ciné-débat inédit.

En particulier : la traditionnelle et 778 ème célébration annuelle de la Fête-Dieu au Mont-Saint-Martin. L’eucharistie solennelle sera suivie de la procession des peuples du monde vers la Cathédrale au son des trompes de chasses. Elle marquera des pauses à la collégiale SainteCroix, Place Saint-Lambert, l’Opéra, la Vierge de Del’Cour en Vinâve d’ile. Fait inédit, une reproduction d’une toile de 3 mètres de haut représentant saint Lambert sera déroulée de façon temporaire lors de l’étape sur la place Saint-Lambert qui ne possède plus d’évocation visuelle du célèbre fondateur de la cité ardente. A l’arrivée à la Cathédrale Saint-Paul aura lieu une grande soirée NightFever avec 1.000 bougies pour la paix.

Le week-end des samedi 1 juin et dimanche 2 juin: célébrations de la Fête-Dieu, aux messes dominicales, dans toutes les églises du diocèse, avec procession à différents endroits. Ce sera aussi le grand week-end des églises ouvertes partout dans le pays.

Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège dit :

«Je me réjouis de célébrer la Fête-Dieu, ce trésor patrimonial immatériel et spirituel de notre cité, qui est maintenant célébrée partout dans le monde catholique. C’est la fête de l’Eucharistie, qui est en quelque sorte le big bang de l’Amour. Sous l’impulsion de femmes mystiques et engagées socialement, en particulier sainte Julienne du MontCornillon et la bienheureuse Ève de Saint-Martin, la Fête-Dieu a été instaurée en 1246 à Liège par un de mes prédécesseurs, évêque de Liège. Il s’agit d’une des plus anciennes fêtes liégeoises. Etendue mondialement dès 1264, elle est fériée dans de très nombreux pays. Elle est célébrée dans tous les diocèses du monde sous le nom de Fête du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ ou Corpus Domini. Elle donne lieu à de magnifiques processions. Le pape François lui-même mène la procession à Rome. »

Roger Dumont, président de la confrérie du Saint-Sacrement dit :

« La Confrérie du Saint-Sacrement est heureuse de cette mobilisation autour de la Fête-Dieu, et en particulier autour de l’Eucharistie solennelle et de la procession des peuples du monde du jeudi 30 mai.»

Annette Colson, responsable du Mouvement Eucharistique Liégeois ajoute :

« C’est également l’occasion de prendre le temps de s’arrêter pour prier pour la paix dont le monde a actuellement tant besoin. De nombreux lieux seront ouverts et des temps de prière, libres ou animés, sont proposés. Le jeudi 30 mai, après la procession de la Fête-Dieu, nous invitons les liégeoises et les liégeois à venir déposer une bougie pour la paix à la cathédrale entre 21h et minuit lors de la NighFever ».

Une semaine de festivités est organisée, sur les deux rives de la ville et dans la région dont Banneux et Tancrémont. En 2023, plus de 2000 personnes ont participé, tous âges confondus.

  • La grande conférence d’ouverture est internationale. Le père Etienne Kern, recteur du sanctuaire de Paray-leMonial en France, expliquera les liens intimes et surprenants entre la fête du Sacré-Cœur et la Fête-Dieu, révélée à deux grandes saintes à 4 siècles d’écart. Rendez-vous le lundi 27 mai à 20h au sanctuaire de SainteJulienne de Cornillon.
  • Une exposition évoquera le bienheureux Jean Soreth (1394-1471), « ine glwére d’amon nos-ôtes » ? qui a marqué et défendu la ville au temps du sac de Liège.
  • Il y aura aussi le dimanche 2 juin à 14h00 une balade-découverte du ruisseau Sainte-Julienne de Retinne, village natal de la sainte, aux étangs de la Julienne à Argenteau.
  • Un grand ciné-débat est prévu le mardi 4 juin 20h au collège Saint-Louis avec le film-documentaire « Sacerdoce ».
  • Quatre journées de prière et d’adoration sont organisées dans quelques hauts-lieux spirituels de Liège : avec les sœurs de Notre-Dame des Anges à Glain le mercredi, à la basilique Saint-Martin le jeudi, à la cathédrale Saint-Paul le samedi, au Sanctuaire de sainte Julienne le dimanche avec les sœurs clarisses à l’église du SaintSacrement. ou encore au Sanctuaire de Notre-Dame de Banneux ou au Vieux Bon Dieu de Tancrémont.

Nul n’est de trop sur la terre : croissance de la population et ressources

Contrairement au discours écologiste dominant, la croissance de la population ne va pas de pair avec un appauvrissement dû à une bataille pour la survie. C’est en tout cas ce que le “Simon Abundance Index“, un modèle de mesure économique démontre.

Le 22 avril dernier, le “Simon Abundance Index” (SAI) 2024 a été publié le jour même de la « Journée de la Terre ». Cet outil mesure le rapport entre les ressources disponibles et la taille de la population. Par « abondance », on entend l’accès économique aux produits recherchés. Cet index a été calculé pour la première fois en 1980, donnant une valeur de référence de 100 – pour être ensuite suivi chaque année. L’objectif de son concepteur, l’économiste et professeur à l’université du Maryland Julian Simon (1932-1998), était de vérifier empiriquement son intuition : si une population augmente, le prix des ressources tend à baisser. Cet énoncé va à rebours de la loi de l’offre et de la demande qui induirait au contraire une hausse des coûts si la demande explose.

Son confrère de l’université de Stanford, le biologiste Paul Ehrlich, s’opposait à cette hypothèse : il était l’un des premiers écologistes à afficher la « surpopulation » comme le principal danger pour le futur de l’humanité. Pour ce dernier, l’augmentation exponentielle du nombre d’habitants de notre planère devait automatiquement engendrer une raréfaction des ressources et une crise économique majeure liée à l’augmentation des prix. Ehrlich était en droite ligne du premier mouvement écologiste qui a institué cette « Journée de la Terre » dès 1970. Ce même groupe dénonçait – avec raison – les dommages subis par notre environnement après deux siècles d’une croissance économique plus forte que jamais dans l’histoire de l’humanité.

Simon et Ehrlich sont tombés d’accord pour faire un pari : si le panier moyen comprenant cinq métaux augmentait entre 1980 et 1990, Ehrlich sortirait vainqueur… Les ressources choisies étaient le chrome, le cuivre, le nickel, l’étain et le tungstène. Pendant cette décennie, la population mondiale s’est accrue de 850 millions de personnes. En parallèle, le panier moyen de ces métaux a baissé de 36 %… Ehrlich s’est donc acquitté de sa dette de bonne grâce. Or, des années plus tard, le risque de la « surpopulation » obsède encore le mouvement écologiste qui s’est radicalisé en un demi-siècle — jusqu’à qualifier les êtres humains de cellules cancéreuses pour notre planète… Notons qu’il réclame aussi parfois l’imposition de lois limitant la consommation d’eau individuelle ou collective, voire interdisant la viande. Alors que de plus en plus d’observateurs s’inquiètent au contraire des conséquences d’un écroulement démographique, les media relaient encore l’idée qu’une chute de la natalité est une bonne chose car « il y a trop de monde sur Terre ».

Marian L. Tupy du Cato Institute a travaillé avec le professeur Gale L. Pooley de l’université de l’Utah pour compléter le SAI. Affinant le champ d’étude, ils ont suivi les 50 produits les plus échangés dans le monde sur la base d’un coût exprimé en temps de travail nécessaire et non en monnaie. Cela permet d’obtenir une vision plus objective de la prospérité d’une population par le suivi de son pouvoir d’achat. Le résultat est sans appel : entre 1980 et 2023, le prix moyen de ces 50 produits s’est écroulé de 70,4 % à l’échelle mondiale. Bien entendu, cette évolution est inégale et largement influencée par le rattrapage économie de la très populeuse Asie. Il n’empêche que pendant ces 43 ans, la population mondiale a augmenté de 80,2 % (de 4,4 à 8 milliards d’individus). Les calculs confirment les observations de Julian Simon faites sur une sélection de métaux : non seulement on n’observe pas d’appauvrissement dans le cadre d’une explosion démographique mais cette dernière est dépassée par la croissance économique.

Les êtres humains ne sont donc pas, selon Tupy, comparables à des sauterelles pillant les ressources disponibles. Nous ne sommes pas juste des consommateurs, mais aussi des créateurs grâce à l’intelligence individuelle et collective. Et cette considération n’exclut en aucun cas la nécessité d’une consommation raisonnée ou d’apprendre d’erreurs passées pour prendre soin de la nature. En effet, le SAI reste un indice économique qui n’induit pas que les ressources terrestres soient infinies. Néanmoins, il permet d’offrir un contrepoids objectif à une vision apocalyptique et anti-humaniste. Cet indice économique doit être par ailleurs interprété avec précaution : la croissance économique spectaculaire observée — dans un contexte de fortes pressions démographiques — a donc permis un enrichissement global et par là, un meilleur accès aux ressources. Mais est-ce là justement le signe d’un modèle fondé sur la surconsommation — une offre pléthorique qui crée de la demande ? Par ailleurs, les signes s’accumulent quant à la probabilité d’un effondrement démographique, a minima en Occident. On peut donc craindre une crise économique mondiale à cause de la corrélation entre population et richesse que semble indiquer le SAI. Un tel scénario confirmerait que la surconsommation n’est pas un modèle pérenne : la correction due à une chute de la population serait d’autant plus forte… Avec moins de cerveaux disponibles pour trouver des solutions.

Source

Le féminisme est un néo-catharisme

Eve Vaguerlant, agrégée, docteur en lettres, enseignante dans un collège d’Ile-de-France et mère d’une petite fille, publie un ouvrage dénonçant L’Effacement des mères : Du féminisme à la haine de la maternité. Les femmes ont de moins en moins d’enfants en France et aucune voix ne peut plus aujourd’hui s’autoriser à encourager une politique nataliste. Analysant ce tabou idéologique, l’auteur montre que, dès son origine, le féminisme issu des années 1970 n’a pas seulement eu pour vocation de libérer les femmes de l’emprise de leur père et de leur mari, mais de les éloigner de la maternité. Ce féminisme est allé plus loin en soutenant la négation de la différence des sexes, qui pousse à rejeter en priorité la première caractéristique du féminin, à savoir la possibilité de porter la vie. Aujourd’hui, en faisant du féminin un choix, un « ressenti », entièrement déconnecté de toute réalité biologique, les arrière-petites-filles de Mme de Beauvoir prônent une idéologie qui, à terme, nie purement et simplement la nature de l’homme et de la femme.

Elle rapproche le féminisme moderne de l’hérésie cathare :

Les cathares voulaient s’abstraire d’un monde jugé mauvais, pour tendre vers une vie de purs esprits ; les féministes veulent aujourd’hui créer un être féminin entièrement désincarné, indépendant de toute donnée biologique ; elles veulent épurer les rapports entre les hommes et les femmes, les rendre parfaitement lisses, vidés de toute pulsion de désir (du côté du mal en tout cas), afin de les rétablir sur le mode du contrat. Elles créent un nouveau puritanisme qui voit avec horreur la drague et même la galanterie et qui finit par ruiner la complicité sexuelle et l’érotisme. Elles aussi la chair en horreur, et rejettent la maternité qui fait de la femme un être tellement charnel. On a souvent recouru à propos des cathares à l’expression pascalienne “Qui veut faire l’ange fait la bête” ; en effet, l’idéal de pureté cathare aboutissait finalement, sinon à une ignoble débauche, du moins à un dévergondage qui rendait les gens insensibles à ce qu’il y a de beau dans l’engagement de deux êtres pour la vie ; sans parler de l’aveuglement ou de la cruauté dont il faut faire preuve pour laisser un enfant malade ou une personne âgée mourir de faim et de soif.

Transmettre la foi en 2024 : mission impossible ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent dans l’émission En Quête d’esprit :

  • Mgr Athanasius SCHNEIDER, évêque auxiliaire d’Astana
  • Steven GUNNELL, réalisateur
  • Victor, influenceur

 

Dépénalisation de la pédopornographie en Allemagne

La majorité sociale-libérale du Bundestag allemand a réduit les peines encourues pour la possession et la distribution de matériel pédopornographique, les ramenant au rang de délits. Les groupes pro-pédophiles se réjouissent.

Après la libéralisation du cannabis et la nouvelle loi permissive sur le changement de sexe, cette tolérance envers la possession de matériel pédopornographique, en la faisant passer d’un délit grave à un délit mineur et en réduisant les peines minimales pour la possession et la distribution de matériel pédopornographique, fait sombrer l’Allemagne.

Le projet de loi, qui entrera en vigueur dans les prochaines semaines, prévoit que « la possession et l’acquisition doivent être punies d’une peine minimale de trois mois d’emprisonnement et la distribution d’une peine minimale de six mois d’emprisonnement ». Les infractions visées par l’article 184b du code pénal sont donc qualifiées de délits.

L’Union chrétienne-démocrate (CDU) et l’Union chrétienne-sociale de Bavière (CSU), qui ont voté contre les amendements en faveur de la pédophilie et de la pédopornographie avec l’AfD (Alternative für Deutschland), se sont déclarées fermement opposées, convaincues que « la distribution, la possession et l’acquisition de matériel pédopornographique doivent, en principe, rester qualifiées de crimes ». Les associations de protection des mineurs, dont la « Deutsche Kinderhilfe – Die ständige Kindervertretung » (Aide allemande à l’enfance – Représentation permanente des enfants), dont le président, Rainer Becker, a également souligné qu’avec ces nouvelles règles, l’Allemagne pourrait également violer une directive de l’Union européenne qui considère tout support pédopornographique comme une infraction pénale grave.

La coalition de gauche, au lieu de combattre le phénomène répugnant de la maltraitance des enfants, est intervenue pour le « réguler » dans un sens permissif. Les législateurs majoritaires ont justifié leur décision en affirmant que la dépénalisation offre « la flexibilité nécessaire » pour faire face au « pourcentage élevé de délinquants juvéniles » et favorise également les parents et les enseignants qui découvrent de la pédopornographie sur les appareils des jeunes et la transmettent aux autorités compétentes. Au lieu de répondre aux exceptions prévues par la loi pour répondre à ces besoins particuliers, les socialistes, les verts, les libéraux et les gauchistes ont rétrogradé l’ensemble de la possession et de la distribution de pédopornographie. Une solution qui ne fait que favoriser les pédophiles !

Certains groupes favorables à la libéralisation de la pédophilie jubilent, en particulier « Krumme-13 », ou simplement K13, qui non seulement s’est félicité du vote, mais s’est également plaint qu’aucun politicien ne s’était encore « excusé auprès des milliers et des milliers de personnes concernées qui ont été victimes » des lois pénales aujourd’hui disparues. Une fois de plus, ces gauchistes et libéraux relativistes ont abusé du concept de « consentement », selon lequel si toutes les parties consentent librement, il n’y a pratiquement rien qui puisse être interdit à juste titre par la loi. Ce raisonnement corrompu s’applique à la justification de la pédophilie et de la pédopornographie, mais aussi au changement de sexe (genre) des garçons. En effet, le 12 avril, la même majorité gouvernementale et les gauchistes ont adopté une législation encourageant la prise de bloqueurs de puberté ou d’hormones de sexe opposé, ou encore la réalisation d’opérations chirurgicales irréversibles pour les enfants.

En Allemagne, la dépénalisation de la pédopornographie conduira sans aucun doute à la prolifération de la pédopornographie et à un retour au pire socialisme tribal, déjà expérimenté dans les communes socialo-communistes allemandes des années 1970 avec la « libération » des enfants de leurs inhibitions sexuelles, ainsi que l’usage de drogues et le « sexe libre ». Ce retour progressif au pire de 68 est-il la proposition de prospérité européenne future dont le socialisme, l’environnementalisme et le libéralisme sont porteurs ?

Solignac : Aménager une hôtellerie destinée à accueillir des retraitants

Le Diocèse de Limoges monte l’opération : Limousins Solidaires !

La soirée aura lieu le mercredi 29 mai à l’Opéra de Limoges, sur un principe de courtes présentations, de témoignages et de levée de dons.

L’opération organisée par Le Diocèse de Limoges permet de mettre en lumière 9 associations ou communautés dont le Prieuré Saint-Joseph de Solignac fait partie. Vous pouvez consulter la présentation du projet par Limousins Solidaire : L’ABBAYE DE SOLIGNAC (limousins-solidaires.fr). Ces associations œuvrent toutes au quotidien pour valoriser le diocèse et le Limousin.

Cette soirée inédite est l’occasion de présenter des projets à fort impact autour du handicap, de l’éducation, du développement durable, de la culture et du patrimoine, à un parterre de donateurs et de récolter des dons pour leur réalisation.

Chaque porteur de projet aura 3 minutes pour présenter son projet. A l’issue de chaque pitch un commissaire-priseur entre en scène et appelle la salle à faire des dons. Une première fois à 3 000€, puis 1 000€, puis 500€ et un dernier palier à 100€. Pour manifester son don les invités portent chacun un panneau avec un numéro unique qui lui est attribué à son arrivée. Dès lors que l’invité souhaite soutenir un projet, il lève son panneau au palier de son choix.

Si vous êtes prêts à soutenir le projet du Prieuré Saint-Joseph de Solignac :

Si vous ne pouvez être présent le 29 mai, la soirée sera retransmise en direct sur la page d’accueil du site https://limousins-solidaires.fr/  et vous pourrez ainsi y participer. Cependant pour l’heure l’objectif étant de remplir l’Opéra, nous vous encourageons à opter pour la solution via internet seulement si vous ou vos amis ne peuvent-être disponibles le 29 mai.

Terres de Mission – Pèlerinages de Pentecôte : la vitrine de la Tradition catholique

Eglise universelle : Succès du 42ème pèlerinage de Pentecôte

Les pèlerinages de Pentecôte sont devenus, pour le grand public, la vitrine du monde catholique traditionnel. Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, dresse le bilan du pèlerinage Paris-Chartres, fort de 18 000 participants,  et nous en présente les principaux temps forts et événements marquants, en particulier la présence du cardinal Muller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, pour la messe du lundi.

Eglise en France : Chartres t’appelle ! – Une Pentecôte de Chrétienté

Rémi Fontaine, un des fondateurs du pèlerinage de Chrétienté, N-D de Paris – N-D de Chartres, en 1983, nous présente les circonstances de la fondation du pèlerinage dans un beau livre de témoignages : “Chartres t’appelle ! – Une Pentecôte de Chrétienté”. Il nous présente la spiritualité propre de ce pèlerinage ainsi que ses intuitions fondatrices. Une belle œuvre de piété filiale !

Eglise en Marche : Opération prophète

Ce prophète est le cardinal Stefan Wyszynski, primat de Pologne dans les années 1950 qui prépare la voie à l’accession au Souverain pontificat de l’abbé Karol Wojtyla, futur pape Jean-Paul II. Ce film, distribué par Saje, nous est présenté par Laurent Dandrieu, critique cinématographique de Valeurs actuelles. Il nous décrit la lutte incessante du primat contre les autorités communistes, en mettant particulièrement en valeur la préparation du millénaire du baptême de la Pologne en 1966 et le pèlerinage à Czestochowa dont s’inspirera… le pèlerinage de Paris à Chartres à la Pentecôte.

L’euthanasisme, une idéologie issue de Nietzsche, exprimée dans “L’Antéchrist”

D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

«Périssent les faibles et les ratés. Et qu’on les aide à disparaître… » Ces mots de Nietzsche dans L’Antéchrist (1895) décrivent parfaitement l’enjeu de civilisation du débat sur la fin de vie, entre deux philosophies qui s’affrontent.

D’un côté, celle de Nietzsche, philosophe allemand qui rejette violemment une civilisation chrétienne qui a selon lui trop le souci des faibles. Pour lui, la vie ne vaut pas d’être vécue à tout prix : « Si vous estimez que la vie ne vaut rien, qu’elle n’est que souffrance digne de pitié, pourquoi donc tenez-vous encore à elle… ? » Le même Nietzsche se fera le chantre de la volonté de puissance et du surhomme, qui inspireront ensuite le nazisme et les idéologies qui prônent la sélection des êtres humains pour améliorer la race humaine.

De l’autre côté, la civilisation chrétienne, appuyée sur la sagesse grecque – le serment d’Hippocrate – et la morale juive – les Dix Commandements – dont l’honneur dans l’histoire a été de protéger les plus vulnérables : les enfants par l’école, les malades par l’hôpital, et plus récemment encore, les vieillards en fin de vie. Ici point de faiblesse comme le reprochait Nietzsche, mais au contraire, la fleur d’une civilisation fondée sur le commandement de l’amour. L’amour en acte, et pas uniquement par des paroles généreuses, mais utopiques.

Ce conflit sous-jacent au projet de loi sur la fin de vie ne se résoudra pas facilement. Car face à cette inversion présentée comme un progrès, il y a une réelle difficulté à faire reconnaître la loi naturelle comme terrain d’entente entre croyants et non-croyants. La Révélation divine reste donc seule pour porter secours à à la « déroute de la raison », titre d’un livre récent de François-Xavier Putallaz, et faire entendre la voix de la conscience derrière l’écran de fumée du langage subverti – « mourir dans la dignité » – et de la manipulation de l’opinion.

C’est en Dieu seul désormais que réside le respect absolu de la personne humaine. En Dieu seul se trouve une vision positive de la nature humaine, qui malgré tout comporte quelque chose de bon, cette étincelle divine placée par amour par le Créateur dans sa créature. Et cette vision se trouve à rebours d’une conception pessimiste sur l’homme, qui fait de la personne un matériau, tout juste bon à jeter quand il est défectueux, selon cette « culture du déchet » si souvent dénoncée par le pape François.

Quel regard sur la mort ?

Cette dernière bataille découle aussi de notre regard sur la mort. La beauté de la civilisation chrétienne a été de montrer un horizon qui dépasse cet événement inéluctable et scandaleux, mais qui constitue le point de passage obligé vers l’au-delà. Dès lors, tous les efforts de cette civilisation seront d’en atténuer les effets douloureux, comme au Moyen Âge où la mort réunissait tout un village pour accompagner le deuil. Comme le font aujourd’hui les Petites Sœurs des Pauvres, et tant de religieuses, en situant la mort dans la continuité la plus douce possible avec la vie, jusqu’au dernier instant.

Comme elles, il s’agit ainsi de substituer à la prétention de tout maîtriser, y compris la mort, un consentement, une « plongée dans le mystère » comme l’écrit François-Xavier Putallaz. Mystère de l’amour qui offre un commandement nouveau par-delà la mort : « Viens, suis-moi. »

Prêtez pour la construction d’une église au château de Cressia

L’époque est malheureusement plutôt à la destruction de nos belles églises. Et pourtant, sur les hauteurs des vallées jurassiennes vaporeuses, se dresse un château fort du XIIIème siècle qui brille de ses mille feux. Chargé d’histoire, ce lieu resplendissant a su traverser les époques en étant le rempart au progressisme ambiant. Protecteur de l’abbaye Saint Pierre de Gigny implantée à proximité, ce château médiéval est aujourd’hui le cadre inspirant d’une œuvre éducative : le Cours Notre-Dame de l’Annonciation. En effet, en 1985, les Dominicaines enseignantes de Fanjeaux rachètent cette pépite fortifiée pour y transmettre leur enseignement enraciné : « Graver le nom de Jésus au cœur de l’enfant ».

Comptant 64 élèves à son commencement, le Cours Notre-Dame de l’Annonciation se développe et rayonne au fil des ans pour atteindre près de 200 élèves de la Moyenne Section à la Terminale. Ce succès impose d’agrandir le cadre d’accueil. Dans l’esprit des bâtisseurs des grandes heures de notre civilisation, les Mères décident de construire une église ainsi qu’un nouveau réfectoire et une cuisine. Ces travaux commencés en 2022 arrivent dans leur dernière phase.

Nous pouvons déjà admirer la beauté de l’œuvre avec sa charpente et son clocher remarquable. Le financement de cet élan créateur a été assuré pour ses ¾ par de nombreux généreux donateurs sensibles à leur vocation féconde et si nécessaire à l’élévation de notre jeunesse. Le dernier ¼ est l’objet de cet appel à s’y associer, par la souscription à un prêt participatif, occasion unique de donner du sens à son épargne tout en offrant du beau, du bien et du vrai.

Avec 257 sœurs, 21 écoles et 2577 âmes accompagnées dans leur élévation, les Dominicaines enseignantes de Fanjeaux poursuivent leur mission : créer des écoles chrétiennes libres où la transmission des vérités de la Foi et la culture classique sont mises à l’honneur.

Souhaitez-vous participer à ce projet de bâtisseurs des temps modernes en donnant du sens à votre épargne ?

À l’heure où chacun recherche une utilité féconde à son argent dûment gagné par son travail, les Mères de Fanjeaux nous proposent cette opportunité : devenir prêteur de leur congrégation. Il s’agit de contribuer à un prêt participatif rémunéré.

Pour s’informer et devenir prêteur des Mères, cliquez sur le lien ci-dessous :

https://www.credofunding.fr/fr/notre-dame-annonciation-cressia

Fête de la Très Sainte Trinité

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous voici dans le temps après la Pentecôte, le plus long de l’année liturgique, puisqu’il en couvre à peu près la moitié, et va nous conduire jusqu’à la fin de novembre. En ce premier dimanche après la Pentecôte, l’Église célèbre la fête de la Très Sainte Trinité, Dieu unique en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint Esprit…

Autrefois, selon le rit romain, ce dimanche qui suivait la veillée nocturne du samedi des Quatre-Temps de la Pentecôte à Saint-Pierre, était consacré au repos : Domínica vacat. Mais vers le VIIIe siècle, les calendriers romains commencent à noter une octave de la Pentecôte – à l’imitation certainement du dimanche in Albis – avec la lecture évangélique du colloque du Seigneur et de Nicodème (Jn, 3, 1-16) où il est question de l’efficacité de l’action du Saint-Esprit dans la régénération baptismale. Presque en même temps apparaît en usage la leçon actuelle pour la messe du Ier dimanche après la Pentecôte (messe que l’on ne peut entendre qu’en semaine quand le calendrier le permet) de l’Évangile selon saint Luc (6, 36-42). Toutefois en 1334, l’un et l’autre passages devinrent à peu près inutiles, en raison de la fête nouvelle de la Très Sainte Trinité, qui fut introduite par Jean XXII dans le rit romain.

Pour la première fois depuis le début de l’année liturgique, nous trouvons une fête qui n’a pas pour but de commémorer un événement de l’histoire du salut, mais de nous remettre en mémoire et graver en notre esprit un des dogmes fondamentaux de la foi catholique. C’est seulement à la fin du Moyen Âge que l’Église en a éprouvé le besoin en raison du refroidissement des convictions et de la prolifération des théories hétérodoxes. Cette fête était célébrée en certains lieux dès le Xe siècle, à la suite de révélations privées, mais ce n’est qu’au XIVe siècle qu’elle a été instituée officiellement pour l’Église universelle et fixée au premier dimanche après la Pentecôte. Il s’agit donc ici d’un office composé, non de l’expression spontanée de la prière de l’Église comme pour les messes plus anciennes. Les mélodies ne sont pas originales, à part l’Alléluia qui a été repris dans un office existant. Ce sont des adaptations plus ou moins adroites, il faut le dire, de textes nouveaux à des mélodies qui avaient été faites pour d’autres.

Les textes de la messe de la fête de la Sainte Trinité ne constituent pas un exposé théologique du dogme, comme ce sera le cas dimanche prochain pour la fête du Saint Sacrement. Comment exprimer l’inexprimable ? Ils se contentent de répéter indéfiniment notre louange à Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. En particulier les chants de la messe disent tous à peu près la même chose et on remarquera que les cinq pièces du propre : Introït, Graduel, Alléluia, Offertoire et Communion commencent toutes par le verbe bénir, benedicere c’est-à-dire : dire du bien. Et lorsque c’est l’homme qui est sujet, ce verbe est synonyme de louer. Ces textes s’inspirent plus ou moins de deux passages de la Bible, tous deux dans l’Ancien Testament, le cantique des trois jeunes hébreux dans la fournaise au livre de Daniel, qu’on trouvera au Graduel et à l’Alléluia, et les paroles de l’archange Raphaël au livre de Tobie, qu’on trouvera à la Communion et dont s’inspirent l’Introït et l’Offertoire, en y ajoutant la notion de Sainte Trinité dont l’Ancien Testament ne parlait évidemment pas.

L’idée d’une solennité spéciale en l’honneur de ce mystère, fondement de notre foi chrétienne, est belle, et le moment de sa célébration, à l’expiration du temps pascal, est heureusement choisi. On sentait comme le besoin de manifester toute notre reconnaissance à l’Auguste Triade, qui a daigné accomplir avec tant de miséricorde et tant d’honneur pour nous, l’œuvre de notre Rédemption (c’est la phrase que nous répétons à l’Introït, à l’Offertoire et à la Communion : « parce qu’il a fait éclater sur nous sa miséricorde »). Pour l’amour de nous, le Père éternel a daigné nous donner comme hostie et victime d’expiation son Fils unique lui-même ; Jésus nous a aimés in finem, c’est-à-dire jusqu’à s’immoler lui-même pour nous ; l’Esprit Saint s’est donné à nous si intimement qu’il est appelé donum, le don, précisément parce qu’il nous atteste l’amour du Père et du Fils à notre égard.

De plus, la révélation du dogme de la Très Sainte Trinité est un de ces secrets que les Hébreux avaient seulement entrevus mystérieusement, mais qui ne fut expressément révélé que dans la Nouvelle Loi. Il regarde la vie intime de Dieu ; or, les choses intimes ne se disent pas à tous, mais seulement aux amis. La connaissance de Dieu trine dans les Personnes et un dans son essence, marque le plus haut sommet de la science théologique et confère au peuple chrétien une perfection et une dignité si grandes qu’on peut bien dire qu’en ce dogme réside l’honneur, la gloire et le salut de l’Église. C’est donc fort à propos, après que l’Esprit Saint est venu instruire le troupeau des fidèles, les initiant à la possession intégrale de la vérité divine, que la famille chrétienne s’élève à la contemplation et à l’adoration in Spíritu et veritáte de l’auguste Triade, qui constitue la fin première et essentielle de l’Incarnation du Sauveur et de la rédemption du monde

Introït Benedicta sit

Voici le texte de l’Introït :

Benedicta sit Sancta Trinitas, atque indivisa unitas : confitebimur ei quia fecit nobiscum misericordiam suam.
Bénie soit la Sainte Trinité et son indivisible unité ; Proclamons sa louange car elle a exercé envers nous sa miséricorde.

La mélodie est calquée presque note pour note sur celle de l’Introït Invocabit me du premier dimanche de Carême, qui est affirmative, pleine d’une assurance paisible et assez solennelle. Le verset est le premier du psaume 8 :

Domine Dominus noster : quam admirabile est nomen tuum in universa terra !
Seigneur notre maître que votre nom est admirable sur toute la terre.

Ce verset est suivi comme toujours du Gloria Patri qui convient aujourd’hui plus que jamais.

Graduel : Benedictus es

En ce premier dimanche après la Pentecôte, fête de la Sainte Trinité, le temps pascal étant terminé, nous allons retrouver le Graduel pour la première fois depuis le dimanche de Pâques.

Le texte de ce Graduel est emprunté au cantique des trois jeunes hébreux dans la fournaise, au livre de Daniel, grand cantique d’action de grâces dont tous les versets commencent par le verbe ” bénir “.

Benedictus es, Domine, qui intueris abyssos, et sedes super Cherubim. Benedictus es, Domine, in firmamento cæli et laudabilis in sæcula.
Vous êtes béni, Seigneur, qui contemplez les abîmes et trônez au-dessus des Chérubins. Vous êtes béni, Seigneur, au firmament du ciel, et digne des louanges dans les siècles.

La mélodie est calquée, à peu près note pour note là aussi, sur celle du Graduel Constitues eos de la fête des saints Apôtres Pierre et Paul le 29 Juin. Mais, comme on le sait, les Graduels sont généralement faits de formules toutes faites qui s’enchaînent les unes aux autres. Ils s’adaptent donc plus facilement à des textes différents. Ici l’adaptation est excellente et les grandes vocalises de la mélodie expriment bien la louange du texte. En particulier le mot Domine se retrouve une fois au grave et une fois à l’aigu sur des mélodies réservées habituellement au nom du Seigneur.

Alléluia : Benedictus es

L’Alléluia de la fête de la Sainte Trinité est la seule pièce ancienne de cette messe. Il a été repris à la messe de la veille, le samedi des Quatre-Temps de la Pentecôte. Dans les premiers siècles, les samedis des Quatre-Temps étaient des jours d’ordinations et la messe était très longue ; commencée dans la soirée, elle se poursuivait une partie de la nuit, et servait de messe de dimanche. Cet Alléluia est donc bien à sa place aujourd’hui, d’autant que son texte convient parfaitement à la fête. Les messes des samedis des Quatre Temps comportent de nombreuses lectures, parmi lesquelles on trouve toujours le cantique des trois jeunes hébreux dont nous venons de parler à propos du Graduel. Le texte de l’Alléluia qui le suit en est également tiré.

Benedictus es, Domine, Deus patrum nostrorum, et laudabilis in sæcula.
Vous êtes béni Seigneur, Dieu de nos pères, et digne de louanges dans les siècles.

La mélodie cette fois, est originale. Elle est légère et très joyeuse.

Offertoire Benedictus sit

Le texte de l’Offertoire de la fête de la Sainte Trinité est à peu près le même que celui de l’Introït. Les trois personnes y sont seulement en plus explicitement énumérées.

Benedictus sit Deus Pater, unigenitusque Dei Filius, Sanctus quoque Spiritus : quia fecit nobiscum misericordiam suam.
Béni soit Dieu le Père et le Fils unique de Dieu ainsi que le Saint Esprit, car il a exercé envers nous sa miséricorde.

On remarquera dans ce texte que, si les trois personnes sont énumérées, les verbes restent au singulier, montrant bien qu’elles forment un seul Dieu.

Comme celle du Graduel, la mélodie est calquée sur celle de la pièce correspondante de la messe des saints apôtres Pierre et Paul, dont le Graduel et l’Offertoire ont exactement le même texte. Mais ici l’adaptation est moins heureuse. Cette mélodie est assez complexe et très ornée, pleine de mouvement, mais se termine dans une ambiance contemplative.

Communion Benedicimus

Nous trouvons dans l’antienne de Communion de la fête de la Sainte Trinité le texte du livre de Tobie dont ceux de l’Introït et de l’Offertoire étaient plus ou moins inspirés. Ce sont les paroles de l’Archange Raphaël lorsqu’il se fait connaître, et invite Tobie et sa famille à rendre grâces à Dieu pour tous les bienfaits qu’ils ont reçus par son intermédiaire.

Benedicimus Deum cæli, et coram omnibus viventibus confitebimur ei : quia fecit nobiscum misericordiam suam.
Bénissons le Dieu du ciel et proclamons sa louange devant tous les êtres vivants, car il a exercé envers nous sa miséricorde.

Ce texte nous rappelle ainsi que la Sainte Trinité est source d’amour. Seule petite différence avec le texte original, les verbes sont passés de la deuxième à la première personne : Bénissons au lieu de Bénissez. À part cela, c’est le texte exact de la Bible, tandis que l’Introït et l’Offertoire n’en avaient repris que les derniers mots et le verbe bénir au début. La mélodie est celle de la Communion Feci judicium de la messe d’une vierge martyre, avec quelques petites variantes. Elle est assez douce dans un mode contemplatif.

Diocèse de Quimper : les fidèles en appellent à Mgr de Moulins-Beaufort

Le jour même où les téléspectateurs découvraient la messe traditionnelle retransmise en direct sur Cnews, l’Évêque de Quimper et Léon [photo] signait une lettre évoquant la suite donnée à l’expulsion de la Fraternité Saint-Pierre : fin des messes en semaine, du Triduum pascal, des baptêmes, mariages et obsèques, des activités pastorales spécifiques comme le catéchisme. Les messes dominicales seront célébrées à tour de rôle par des prêtres et donc les communautés n’auront plus réellement de pasteur.

Plus de 300 fidèles catholiques se sont rassemblés dimanche 5 mai devant l’évêché, resté fermé, pour demander le rétablissement de la convention signée entre l’évêque de Quimper et la Fraternité Saint Pierre. Les mardis 7, 14, 21 et jeudi 9 mai, plus d’une vingtaine de fidèles se sont retrouvés pour prier le chapelet devant la porte de l’évêché, toujours close.

Une lettre ouverte a été envoyée à Monseigneur de Moulins-Beaufort, dans laquelle les fidèles expriment leur écoeurement :

[…] Évêque de Quimper depuis 2015, Monseigneur Dognin a signé en 2016 une convention avec la Fraternité Saint Pierre, confiant à ses soins les fidèles de Quimper et Sainte Sève attachés à la liturgie traditionnelle. Il existe par ailleurs à Brest une communauté où l’ancien rite est célébré, desservie de tout temps par un prêtre diocésain.

Première mystification : le 11 juin 2023, Monseigneur Dognin a renouvelé la convention confiant les fidèles de Quimper et Sainte Sève à la Fraternité Saint Pierre et, le 17 décembre 2023, il l’a brutalement déchirée et ordonné le renvoi du diocèse des deux prêtres de la Fraternité Saint Pierre, affirmant : « au fil des ans, j’ai constaté que cette messe dominicale s’est transformée de facto en la création de deux paroisses personnelles (non canoniques) avec toutes les activités afférentes, en parallèle des activités paroissiales ». Comment croire que l’évêque, ayant effectué une visite pastorale au printemps 2023 et renouvelé une convention avec la Fraternité Saint Pierre en juin, se soit tout d’un coup aperçu en décembre que « au fil des ans », la communauté avait évolué dans une direction qu’il désapprouvait ? Aurait-il été aveugle en juin et aurait-il recouvré la vue en décembre ? Vouloir nous le faire croire est absurde et méprisant !

Deuxième mystification : le 22 décembre 2023, Monseigneur Dognin se rétracte au sujet des deux prêtres de la Fraternité Saint Pierre dans un nouveau courrier : « Ils sont fidèles aux orientations et choix pastoraux de leur Fraternité sacerdotale tout en maintenant la communion avec moi. Il est évident qu’on ne peut pas le leur reprocher ». Il change alors d’argument et affirme : « c’est précisément la position de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre au sein de l’Église en général qui pose un problème ». Cette affirmation est mensongère et insultante ! Le 29 février 2024, le Pape François a reçu trois Supérieurs de la Fraternité Saint Pierre à la suite du décret du 11 février 2022 signé par lui, confirmant le droit propre de la Fraternité Saint Pierre à célébrer la liturgie selon l’ancien ordo. Lors de cette rencontre, le Pape François les a encouragés à « servir toujours davantage la communion ecclésiale à travers (leur) charisme propre ». Monseigneur Dognin s’autorise à parler pour « l’Eglise en général » alors que, selon François, le charisme propre de la FFSP doit être mis « toujours davantage » au service de la communion ecclésiale, preuve s’il en faut qu’il n’est pas un obstacle à cette dernière. C’est donc notre évêque qui est en désaccord avec le Pape, pas la Fraternité Saint Pierre !

Troisième mystification : le 19 mai 2024, Monseigneur Dognin a de nouveau écrit aux fidèles de Quimper et Sainte Sève. Dans ce dernier courrier, il énonce : « J’ai donc décidé, après avoir entendu mes conseils, de garder dans le diocèse trois messes dominicales selon le Missel de 1962 ». C’est au détour d’une phrase, dans un courrier adressé « Aux fidèles qui participent aux messes célébrées avec le Missel de 1962 à Quimper et Sainte Sève » que les fidèles de l’église Saint Martin de Brest, où est également célébrée la liturgie traditionnelle, apprennent que l’évêque leur retire les messes en semaine, le triduum pascal, la Fête-Dieu, les baptêmes, les mariages, les obsèques, le catéchisme et les formations pour adultes ! Jusque-là, il n’avait jamais été question que la communauté de Brest soit concernée par une décision qui visait la Fraternité Saint Pierre, puisqu’elle est desservie par un prêtre diocésain. Mais Monseigneur Dognin a, en catimini, étendu sa décision. Il ne restera plus que trois messes dominicales selon l’ancien rite dans tout le diocèse, célébrées à tour de rôle par des prêtres remplaçants, tout le reste est supprimé !

Monseigneur, nous tenons à exprimer ici notre écœurement devant tant de duplicité, de faux-semblants et de contre-vérités. La parole de notre évêque est maintenant totalement discréditée à nos yeux, mais aussi devant tous les catholiques du diocèse. Les faits parlent d’eux-mêmes : il n’est plus question de liturgie ou de choix pastoraux, ce qui est en cause ici, c’est la vérité. Notre évêque nous a trompé depuis des mois, nous ne pouvons plus le croire pour l’avenir. Nous vous demandons, Monseigneur, qu’un médiateur épiscopal soit nommé, afin de garantir qu’un cadre d’expression dans la vérité nous soit offert, avant que le désespoir d’avoir été trahi ne provoque une cassure irrémédiable au sein du diocèse. […]

Une nouvelle mobilisation aura lieu le dimanche 16 juin à Quimper.

Les chapelets devant l’évêché les mardis à 19h continuent.

Les Belles figures de l’Histoire : saint Vincent Ferrier

Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François Thomas :

 

Pour la fête des mères, un pèlerinage de 2000km en 2h

Parce que tout au long de son histoire, notre pays a fait l’objet d’une sollicitude toute particulière de la Mère de Dieu.

Parce que nous avons besoin plus que jamais de l’intercession de Marie pour que la France soit toujours une terre de saints

Parce que nous voulons répondre à son amour et lui renouveler notre consécration et celle de notre pays.

C’est pour toutes ces raisons que l’association du M de Marie construit un nouvel itinéraire de pèlerinage :

Le Chemin du M, 

un chemin de 2000km 

100% marial et 100% français.

LE CHEMIN DU M

Nous souhaitons matérialiser le M que Marie a dessiné au XIXème siècle, et y créer le “chemin du M”, sur le modèle des chemins de Compostelle. Pour cela nous édifions 180 oratoires pour jalonner les 2000km du tracé qui relie 5 lieux d’apparition Mariale.

Ces oratoires seront édifiés tous les 10km en lien avec les paroisses locales, pour devenir des points d’étape et l’occasion de haltes spirituelles quotidiennes pour les pèlerins.

180 oratoires doivent être conçus, financés et installés pour couvrir l’ensemble de l’itinéraire. Les installations ont déjà commencé mais nous avons besoin de vous pour aller au bout du projet !

DIMANCHE 26 MAI 2024

Pour inaugurer ce grand projet, le dimanche 26 mai 2024, jour de la fête des Mères, nous organisons un événement national hors-norme durant lequel les 2000 km du M de Marie seront retracés en quelques heures ! 200 équipes de pèlerins marcheront chacune 10 km pour aller d’un futur oratoire à un autre. Nous aurons ainsi collectivement retracé le M de Marie sur la France en un temps record !

Une manière concrète et symbolique de redire à la Vierge Marie que nous avons recours à elle et que nous la prions de se souvenir que notre pays lui est consacré comme elle l’a reconnu elle-même en y imposant sa marque.

Pour rejoindre une étape le dimanche 26 mai : www.mdemarie.fr/#lacarte

LE M DE MARIE

Au XIXème siècle, la Vierge Marie est venue à cinq reprises visiter le sol de France: à la rue du Bac (1830), à La Salette (1846), à Lourdes (1858), à Pontmain (1871) et enfin à Pellevoisin (1876). Reliés entre eux, ces lieux d’apparition forment un M sur la France, symbole que l’on retrouve également au verso de la médaille miraculeuse donnée par Marie à la rue du Bac. 

Du 1er juin au 12 septembre 2020, l’association du M de Marie a organisé le grand pèlerinage qui a retracé le M de Marie dans un vibrant élan de piété populaire. Parties de Lourdes et La Salette, les deux calèches mariales ont attiré à leur suite des foules de pèlerins, touchant par la même occasion un grand nombre de français croisés sur le chemin.

L’Université d’été 2024 du Centre Charlier au pays de Saint Benoît

Entretien avec Yann Baly, président du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité:

Le Centre Charlier et Chrétienté-Solidarité organisent leur 42e université d’été à Subiaco en Italie, pourquoi ce choix ?

En cette année 2024, pour cause d’élections, on parle beaucoup de l’Europe. Pour notre part, nous avons voulu retourner aux sources de l’Europe chrétienne. En ce sens, n’y a-t-il pas de lieu plus inspiré que la grotte de Subiaco où a vécu Saint Benoit, père des moines d’Occident et patron de l’Europe ! Grâce au professeur Roberto de Mattei, nous avons pu trouver un lieu d’accueil exceptionnel, à deux pas du Sacro Speco.

Quel en sera le thème général ?

Le thème sera « Reconstruire une Europe chrétienne ». A l’instar d’Otto de Lorraine-Habsbourg, un grand Européen enracinée dans notre histoire commune, nous défendons l’Europe des cathédrales, pas l’Europe des banques et de la finance ! Ce thème général sera décliné par des intervenants français et italiens. Nous aurons notamment l’immense joie d’accueillir Virginie Coda-Nunziante, qui fut encore très récemment la coordinatrice de la Marche pour le Vie à Rome. Elle est une des chevilles ouvrières de notre université.

D’autres activités sont-elles programmées ?

Bien sûr ! La prière et la messe (tridentine) quotidiennes seront au cœur de notre séjour. Nous aurons également des visites touristiques sur les pas de Saint Benoit et une journée à Rome avec une guide-conférencière de qualité. Comme à l’accoutumée, nos journées se termineront par des veillées, avec les chants d’Europe, de France et de Chrétienté.

Comment s’inscrire ?

Le plus vite possible (les places sont limitées), en ligne pour courrier, par le lien suivant : https://chretientesolidarite.fr/universite-dete-2024/

Inde : le fœtus a « un droit fondamental à la vie » selon la Cour suprême

Dans une décision du 15 mai, la Cour suprême indienne a rejeté la demande d’avortement d’une femme célibataire de 20 ans, enceinte de plus de 27 semaines, expliquant que le fœtus « a un droit fondamental à la vie ». La jeune femme contestait l’ordonnance rendue le 3 mai par la Haute Cour de Delhi qui refusait d’autoriser l’avortement.

Le 25 avril, la Haute Cour avait ordonné à l’All India Institute of Medical Sciences (AIIMS) de constituer une commission médicale chargée de vérifier l’état de santé du fœtus et de la requérante. En effet, au delà de la limite légale de 24 semaines de grossesse, l’avortement peut-être autorisé en cas d’anomalie du fœtus diagnostiquée par une commission médicale ou en cas de danger pour la vie de la mère.

Le rapport de la commission

« montre qu’il n’y a pas d’anomalie congénitale chez le fœtus et qu’il n’y a pas non plus de danger pour la mère à poursuivre la grossesse ». « Puisque le fœtus est viable et normal, et qu’il n’y a pas de danger pour la requérante à poursuivre la grossesse, le fœticide ne serait ni éthique ni légalement admissible ».

L’audiovisuel public penche largement à gauche

Du 19 au 23 février 2024, l’institut Thomas More a passé au crible 587 intervenants dans les programmes de trois chaînes et trois stations du service public : France 2, France 5, France Info TV, France Info Radio, France Culture et France Inter. Il les a classés selon leur sensibilité politique, soit qu’ils représentaient un parti, soit par les idées qu’ils exprimaient. Le résultat est édifiant : 50 % des intervenants n’affichaient pas d’orientation idéologique décelable, mais sur les 50 % restants, la moitié entrait dans la catégorie « gauches », 21 % étaient de sensibilité macroniste et 4 % seulement tenaient un discours pouvant être considéré comme de droite.

L’idée est venue de la décision du Conseil d’État d’obliger l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) à étendre son contrôle du pluralisme à la totalité des participants à l’ensemble des émissions de télé et de radio.

Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, expliquait à des députés qui l’auditionnaient en juillet dernier « on ne représente pas la France telle qu’elle est (…) mais telle qu’on voudrait qu’elle soit » et Adèle Van Reeth, directrice de France Inter, revendiquait d’être « une radio progressiste » dans un entretien au Figaro du 28 mars 2024.

  • France Culture est le média qui accorde le moins de place aux idées et opinions de droite, auxquelles peuvent être rattachés 1 % des intervenants.
  • France 2 arrive juste derrière avec 3 %.
  • France Info télé comme radio apparaissent comme les médias les plus « pluralistes » de la sélection de l’Institut Thomas More, avec… 8 % !
  • C’est sur France Inter que les gauches profitent de l’exposition la plus large.

L’ensemble des gauches est systématiquement surreprésenté par rapport à son point électoral, de façon limitée sur France 5 (+ 8 %) et de manière significative sur France 3 (+ 17,5 %). Il en va de même pour la majorité présidentielle : si France 2 est à l’étiage parfait, France 5 (+ 15 %) et France 3 (+ 33,3 %) sont significativement au-dessus. La situation est plus contrastée pour la droite : si France 3 est en dessous (- 12 %), France 5 (+ 35 %) et France Info TV (28 %) sont nettement au-dessus. Les représentants de la droite radicale sont en revanche sous-représentés sur les quatre chaînes : – 50 % sur France 3, – 42 % sur France 5, – 33,5 % sur France Info TV et – 21 % sur France 2.

Les biais idéologiques du service public transparaissent également dans les angles sous lesquels il traite les sujets d’actualité. La période retenue pour le rapport a été marquée par l’annonce par le président de la République du projet de loi sur « l’aide à mourir » , le 10 mars. L’analyse des interventions sur le sujet du 11 au 15 mars, sur les trois radios et les trois émissions de télé sélectionnées (France Info Radio, France Inter, France Culture, les journaux télévisés de 13 heures et 20 heures de France 2 et les émissions « C à vous » et « C dans l’air » sur France 5), montre un net déséquilibre en faveur des partisans du projet présidentiel.

L’Institut Thomas More consacre l’une de ses études de cas au magazine hebdomadaire de France 2 « Complément d’enquête ». Sur les 86 éditions diffusées ces trois dernières années, 37 % d’entre elles reflètent un positionnement idéologique de gauche et 0 % de droite !

Le rapport est en ligne ici.

“La forme conditionnant le fonds, il existe une majesté, une gravité, une solennité du rite ancien qui donne l’impression à beaucoup de fidèles de participer à une messe qui est vraiment un Saint Sacrifice et non une simple assemblée communautaire”

Intéressant regard de Jean-Yves Camus, venu à Chartres découvrir les pèlerins de Notre-Dame de Chrétienté :

Le pèlerinage de Pentecôte organisé par Notre-Dame de Chrétienté a confirmé l’existence d’un catholicisme traditionnel qui se montre à l’extérieur avec une vigueur certaine. C’est ce qui est apparu, sur place, à l’auteur de ces lignes, observateur extérieur puisque non chrétien, mais néanmoins attentif aux débats qui traversent le catholicisme français.

Le succès de Chartres n’est pas principalement question de nombre : les pèlerins étaient environ 18.000 alors qu’Yves Chiron, dans sa remarquable Histoire des traditionalistes, donne le chiffre de 35.000 en 1987, soit avant l’affaire des sacres qui a séparé les communautés Ecclesia Dei et la Fraternité Saint Pie X. Ce qui frappait au premier abord était la ferveur émanant des fidèles, dont les organisateurs situent l’âge moyen à 20 ans. Ce qui indique qu’ils détiennent une partie conséquente de l’avenir du catholicisme, puisqu’ils donneront des fidèles, des élèves du catéchisme et, sans doute, des vocations. L’un des enjeux de l’avenir est donc de savoir comment l’Église pourra à la fois poursuivre dans les orientations de l’actuel pontificat, et laisser une place à la sensibilité traditionaliste. Or celle-ci se sent blessée par les restrictions apportées en 2021 à la célébration selon le rite extraordinaire, auquel Benoît XVI avait redonné reconnaissance et visibilité. Quand on voit la foule de Chartres, on comprend qu’il serait imprudent pour l’Église de laisser se creuser le fossé entre Rome et les fidèles de tradition. D’autant plus que tout un tissu associatif, un gros contingent du scoutisme et tout le réseau des écoles catholiques proches des communautés Ecclesia Dei sont présents dans le cortège et sont autant de forces vives.

Mais, m’a-t-on dit, ne voyez-vous pas que ces gens sont d’extrême droite ? Que leur propos est politique et qu’ils épousent un catholicisme « identitaire ». Cette interprétation prend la partie pour le tout. Il y avait certes, à Chartres, des militants d’Academia Christiana, des royalistes et même Marion Maréchal. Et l’idée même du pèlerinage est venue à Bernard Antony, qui allait devenir élu du FN. Toutefois la foule des pèlerins était nettement plus diverse, avec des marcheurs plus intéressés par l’expérience spirituelle que par la politique. Que les fidèles de la tradition soient, dans leur grande majorité, politiquement conservateurs et opposés aux grandes réformes sociétales qui vont à l’encontre de l’enseignement de l’Église, c’est certain. Mais s’opposer au projet de loi sur la fin de vie n’est pas une preuve d’extrémisme : c’est être fidèle au magistère de l’Église. Le problème majeur de la perception du pèlerinage de Chartres à l’extérieur du milieu « tradi » tient d’ailleurs à ce que les mots « magistère », « doctrine », « tradition » sont devenus incompréhensibles. Pour les athées, cela s’entend ! Mais même pour des catholiques « culturels », la cohérence des tenants de la tradition est vue comme un anachronisme, alors qu’elle est juste le refus de voir le dépôt de la foi ballotté au gré du vent de l’adaptation au monde, ce faux impératif qui détermine si vous êtes un (bon) progressiste ou un (méchant) réactionnaire.

Certes, il existe des tensions entre le programme des organisateurs et un État constitutionnellement laïc. Notre-Dame de Chrétienté se définit comme voulant « la réalisation, dans la vie de la cité, de la royauté du Christ sur toute la création et, en particulier, sur les sociétés humaines ». Cet objectif, d’ailleurs énoncé par le catéchisme de l’Église, doit être poursuivi sans raviver les anciennes fractures religieuses. Mais cela s’applique aussi bien à ceux dont le combat consiste à faire disparaître de nos paysages les croix et les calvaires. L’association se réclame aussi d’une « volonté de résistance nationale et chrétienne » qui peut passer pour une profession de foi de politique nationaliste. Il serait dommage que cette affirmation, somme toute classique, du rôle éminent de la foi chrétienne dans l’identité nationale occulte la dimension spirituelle de l’événement que j’ai vu.

Mon impression personnelle est d’avoir rencontré des hommes et femmes en quête. De réflexion sur le sens de leur vie, puisqu’ils étaient appelés à méditer sur les fins dernières. D’enracinement, non pas dans une identité ethnique, mais dans une liturgie et des rites pluriséculaires qui les relient aux sources mêmes du christianisme. Observateur extérieur encore une fois, j’ajoute que la beauté du rite traditionnel ne me semble pas faire de ceux qui le pratiquent de simples esthètes. La forme conditionnant le fonds, il existe une majesté, une gravité, une solennité du rite ancien qui donne l’impression à beaucoup de fidèles de participer à une messe qui est vraiment un Saint Sacrifice et non une simple assemblée communautaire. Bref, Chartres est une manifestation de la puissance d’attraction que conservent le rite ancien et la doctrine traditionnelle, dont on doit constater qu’ils suscitent des conversions.

L’origine maçonnique du projet de loi sur l’euthanasie

Après la contraception et l’avortement, la légalisation de l’euthanasie s’inscrit dans le programme de « transformation sociétale » des obédiences maçonniques qui ont toujours voulu contrôler la vie, de la naissance jusqu’à la mort. Dans France catholique, Fabrice Madouas écrit :

«Quelle est l’opinion du Grand Orient de France concernant la création d’une journée éducative sur la mort à destination des enfants ?
– Cette éducation nous semble essentielle, dans le cadre de cette loi de liberté et de laïcité. »

Voilà ce dont on parle dans les cénacles de la République : de « l’éducation » des enfants à la mort. Cet échange glaçant s’est déroulé au sein de la « Commission spéciale » de l’Assemblée nationale chargée de préparer l’adoption du projet de loi sur la fin de vie. Les députés en débattront en séance publique à partir du 27 mai. Présidée par Agnès Firmin Le Bodo, ancien ministre de la Santé favorable à l’euthanasie et au suicide assisté, la Commission spéciale auditionnait les obédiences maçonniques le 25 avril. La question sur « l’éducation » des enfants à la mort est de Caroline Fiat, députée LFI qui a déposé, dès 2017, une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. La réponse est de Guillaume Trichard, grand maître du Grand Orient de France (GODF), lui aussi favorable à ce projet, même s’il juge nécessaire de « l’améliorer » : le Grand Orient « a toujours été aux avant-postes du combat pour une mort digne », a-t-il rappelé, soucieux de délivrer les hommes de « l’angoisse de la mort [qui] constitue le terreau sur lequel s’est édifié le pouvoir des Églises sur les hommes ». Dans un communiqué de presse du 30 mars 2021, les organisations maçonniques présentaient déjà l’euthanasie et le suicide assisté comme « la réponse républicaine, laïque et humaniste à la question de la mort ».

« La France, fille des Lumières »…

Le 8 novembre dernier, le président de la République était allé saluer l’œuvre du Grand Orient de France, lors du 250e anniversaire de cette obédience. « Je pense notamment au droit de mourir dans la dignité […]. Et je vous remercie pour les contributions que vous avez produites en lien avec le gouvernement qui va nous permettre de faire cheminer dans les prochains mois ce texte », avait-il déclaré, après avoir relevé que « les francs-maçons n’ont, semble-t-il, jamais été aussi nombreux » en France : 135 000 à 140 000, dont « plein de journalistes », dit Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient. Et de politiques, précise Serge Abad-Gallardo, ancien franc-maçon revenu à la foi chrétienne en 2012, qui estime à 40 % le nombre des parlementaires francs-maçons, dont beaucoup font partie de la Fraternelle parlementaire (FC n° 3821).

En accueillant le chef de l’État, Guillaume Trichard avait réaffirmé la « position de toujours » du GODF : « La libre disposition pour chacune et chacun de son corps, durant sa vie jusqu’à sa mort. » « Par cette loi, la France, fille des Lumières, garantira cette liberté ultime. Après les luttes menées pour ne plus enfanter dans la douleur, après les combats pour le droit à la contraception, puis l’interruption volontaire de grossesse, il s’agit peut-être de la dernière liberté que nous souhaitons conquérir, en tant que franc-maçonnes, femmes et citoyennes », a résumé Catherine Lyautey, grande maîtresse de la Grande Loge féminine de France, devant la Commission spéciale de l’Assemblée. […]

Projet de loi sur la fin de vie : le seul garde-fou possible est l’interdit de tuer

De la Fondation Jérôme Lejeune :

A l’approche de l’examen en séance publique du projet de loi légalisant suicide assisté et euthanasie, la Fondation Jérôme Lejeune dénonce un texte intrinsèquement pervers et dangereux, en particulier pour les personnes porteuses de handicap, et appelle à un sursaut des consciences.

Pas de garde-fou possible pour un texte qui instaure un droit de tuer

Depuis la fin des travaux de la commission spéciale de l’Assemblée nationale, beaucoup de commentateurs se sont inquiétés de la suppression de « garde-fous » et de la remise en question d’un « équilibre ». Le texte du projet de loi amendé par les députés en commission est en effet plus permissif que sa version initiale : création d’un délit d’entrave, euthanasie des personnes ayant perdu conscience de manière irréversible via leurs directives anticipées, suppression de la notion de pronostic vital engagé « à court ou moyen terme »,  possibilité d’écourter le délai de réflexion de deux jours.

Loin d’en détruire l’équilibre, cette évolution révèle au contraire la véritable logique du projet de loi qui supprime l’interdit de tuer, seul garde-fou valable. Transgresser ce repère protecteur fondamental signifie par essence supprimer le principe (le respect de la vie humaine) et la limite (l’interdit de tuer). Tuer, même peu, c’est déjà trop (1). La destruction des limites est donc l’objet propre de ce projet de loi.

Les personnes vulnérables et porteuses de handicap, premières menacées

Vu l’amendement de ce projet de loi, qui aura davantage ouvert l’accès à la mort provoquée en cinq jours que ne l’ont fait en vingt ans les pays les plus permissifs, qui peut encore croire que les personnes porteuses de handicap resteront à l’abri de ce dispositif ? La commission a d’ailleurs rejeté un amendement proscrivant le recours à l’aide à mourir pour toute personne atteinte de handicap. Aux Pays-Bas, des personnes sont euthanasiées au simple motif de leur déficience intellectuelle ou de leur trouble du spectre autistique (2).

En se permettant de légiférer sur ce qui est valable d’être vécu et ce qui ne l’est pas, en laissant entendre que la vulnérabilité et la souffrance rendraient indignes, le projet de loi stigmatise violemment les personnes porteuses de handicap. Il envoie un insultant message d’indifférence envers ceux à qui l’on désigne la porte de sortie, sans retenue et à peu de frais.

La Fondation Jérôme Lejeune exprime sa plus vive inquiétude pour l’avenir des personnes porteuses de handicap intellectuel d’origine génétique qu’elle accueille et qu’elle soigne. Survivants d’une sélection eugéniste qui peut aujourd’hui s’exercer jusqu’à l’heure de l’accouchement, ils seront demain victimes d’une pression sociale plus ou moins consciente et ouverte en faveur d’une euthanasie triant les individus « dignes » de vivre, ou de mourir.

La Fondation appelle tous les députés à se libérer des illusions mensongères véhiculées par des lobbies minoritaires, pour faire face à la grave responsabilité qui leur incombe de protéger la solidarité nationale et la vie des plus vulnérables.

(1) Audition de Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Lejeune, à l’Assemblée nationale le 25 mai 2024.

(2) Une étude publiée en 2023 par la Cambridge University Press portant sur 1,5% des cas d’euthanasie sur l’année 2021-2022 a ainsi dénombré 39 euthanasies de personnes porteuses de déficiences intellectuelles ou de troubles autistiques, dont 8 au simple motif de ce handicap.

Mobilisations le 27 mai contre l’euthanasie

La commission spéciale de l’Assemblée Nationale s’est réunie du 14 au 18 mai pour étudier le projet de loi sur la fin de vie qui doit être examiné en séance plénière de l’Assemblée entre le 27 mai et le 11 juin, date à laquelle un vote solennel devrait avoir lieu.

Malgré la résistance de très nombreux députés à cette nouvelle déconstruction de nos valeurs civilisationnelles, la majorité de la commission a voté à main levée un texte extrêmement transgressif, traduisant la volonté de rompre avec le fondement du droit français qui repose sur l’interdit de tuer.

Dans ce contexte, Alliance Vita, une des grandes associations partenaires de la Marche pour la Vie, organise des rassemblements dans de nombreuses villes de France le 27 mai en fin de journée (Paris, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Dijon, Nantes, Nice…). Nous vous invitons à y participer et à soutenir cette initiative !

Plus que jamais, nous devons nous mobiliser contre la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.

Nous voulons 100% de soins palliatifs, 0 % d’euthanasies. Ne tuons pas la fraternité.

Rejoindre l’une des manifestation.

Objectif 5000 bouteilles de vin pour aider les moines du Barroux à financer l’achat d’un nouveau tracteur

Résumé de l’opération en cours

Depuis bientôt 40 ans, les moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux cultivent leur vignoble avec une exigence rare, et leurs vins sont salués par de grands dégustateurs internationaux.

Mais un de leurs tracteurs viticoles qui date de 1985 (!) est devenu vraiment trop dangereux. Après de longues années durant lesquelles ils ont repoussé cet investissement, ils se sont enfin décidés à le remplacer pour éviter les accidents et continuer à améliorer leur travail de la vigne !

Alors pour financer ce tracteur de toute urgence grâce au fruit de leur travail, les moines lancent une grande opération de vente en ligne de leurs vins, notamment en proposant exceptionnellement leurs deux meilleures cuvées “Abbayes”, habituellement confidentielles. L’objectif est de vendre au moins 5000 bouteilles d’ici le dimanche 2 juin !

Envie de remplir votre cave, de déguster des bons vins et d’aider les moines ? Cliquez ici :

Les moines du Barroux en pleines vendanges © Odile Pascal

Quelques mots sur l’abbaye du Barroux et son vignoble

C’est Dom Gérard qui fonde l’abbaye du Barroux en 1970. Quittant l’abbaye de Tournay pour vivre en ermite et vivre “l’expérience de la tradition”, il s’installe près de la chapelle de Bédoin dans le Vaucluse. L’arrivée progressive d’autres moines marque la naissance de l’abbaye du Barroux.

Aujourd’hui, les 57 frères de l’abbaye du Barroux suivent la règle de saint Benoît « ora et labora » : prière et travail. Leurs journées sont ainsi rythmées par les huit offices en grégorien qui débutent à 3h30, et par le travail quotidien dont la boulangerie, la menuiserie, la cuisine, l’hôtellerie, la reliure, la culture des oliviers, le ramassage d’abricots et de figues, et bien sûr… la culture de la vigne !

Le vignoble de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux est situé en contrebas du monastère, entre le Mont Ventoux et les Dentelles de Montmirail. Dès leur arrivée en 1980, les moines ont repris ces terres, issues du premier vignoble pontifical planté en 1309, avec la volonté de produire un vin d’exception. Et leurs efforts ont payé, en témoignent les nombreuses distinctions de la presse (Figaro Vin, Guide Hachette des Vins, Bettane & Desseauve etc…) et de grands dégustateurs (Paul Op Ten Berg, Olivier Poussier, Jean-Michel Deluc etc…).

Avec dix cuvées proposées pour cette opération vin, vous aurez du choix ! Deux vins rosés, quatre vins blancs et quatre vins rouges, des potentiels de garde de 3 à 20 ans selon les bouteilles, des profils aromatiques variés entre le fruit et la complexité, bref. Voilà de quoi remplir votre cave de bons vins, et d’aider les moines au passage !

Un moine du Barroux en train de contrôler la qualité du vin © Abbaye du Barroux

 

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