Comment parler de liberté si l’avortement est la seule option promue ?
Déclaration de Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, à propos de l’inscription dans la Constitution de la liberté garantie à la femme d’avoir recours à l’interruption volontaire de grossesse :
Il y a bien de la tristesse et de l’amertume à considérer le vote du Parlement réuni en Congrès, pour ce que ce vote traduit finalement : le refus d’accueillir la vie est désormais érigé comme un principe fondamental de la République. Et si l’on méprise ainsi l’enfant à naître, on sait aussi qu’il y a, à l’autre bout de l’existence, des personnes trop âgées, trop seules, trop pauvres ou trop malades, dont on ne manquera pas bientôt de dire – dont on dit déjà ! – que le geste le plus noble et fraternel serait, pour elles aussi, de précipiter leur fin.
Évêques, nous ne sommes pas les seuls à faire part de notre inquiétude sur ce sujet depuis maintenant des années. Qu’il me soit permis de dire que notre expression, la mienne, n’est pas celle d’hommes qui croient savoir mieux que les femmes quels droits doivent être les leurs et comment elles peuvent les exercer. Bien au contraire, elle est celle de pasteurs qui vivent aux côtés des femmes et des hommes de leur temps ; les souffrances et les angoisses qui traversent leurs vies ne nous sont ni inconnues, ni indifférentes. Ainsi, c’est Simone Veil qui soulignait, il y a cinquante ans, « qu’aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement ».
Avec les citoyens de tous bords qui veulent continuer à porter, au-delà des opportunismes partisans, le témoignage de la dignité indépassable de toute vie, nous croyons aussi que personne, quels que soient ses choix, ne peut ni ne doit être résumé ou réduit à ses actes. Nous considérons qu’il est en revanche de notre responsabilité d’interroger notre société. Comment peut-on parler de liberté si l’avortement est, au fond, la seule option promue ? Devons-nous en rester là et nous satisfaire de cet état des choses ?
Il existe pourtant des alternatives, qui méritent d’être soutenues et valorisées. Depuis des décennies, des croyants et des non croyants se mettent simplement au service des femmes pour les accompagner à travers leur grossesse, qu’elles décident de garder leur enfant ou de le confier pour l’adoption. Je connais des associations qui, avec humanité et délicatesse, accueillent et soutiennent les futures mères en difficulté. Nous pouvons être heureux que de telles initiatives existent : loin d’être des gouttes d’eau dans l’océan, elles sont le signe que d’autres solutions peuvent être pleinement respectueuses du choix des femmes pour leur avenir et celui de l’enfant qu’elles portent.
Évoquer cette notion, centrale, de respect, conduit à s’inquiéter également pour les soignants. Le vote du Parlement réuni en Congrès fait peser une nouvelle menace sur leur liberté de ne pas pratiquer, pour des raisons qui leur appartiennent, une interruption volontaire de grossesse. Nous ne pouvons en effet pas concevoir que demain, un médecin ou une sage-femme puisse être condamné par la justice pour avoir refusé de mettre fin à une vie.
La tristesse et l’amertume que nous éprouvons ne doivent pas nous arrêter. Puisque nous voulons construire dans l’espérance une société toujours plus humaine et vraiment fraternelle, il nous appartient, avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui ne se résolvent pas à considérer que le progrès ultime réside dans la seule protection des droits individuels, de poursuivre et d’amplifier nos efforts pour accueillir toutes les détresses et faire connaître toutes les options. Parce qu’il n’est de liberté sans choix, ni de choix sans conscience libre.
† Laurent Ulrich
Archevêque de Paris
Au moment où le Parlement vote l’avortement dans la Constitution, un juge considère que l’enfant à naître était viable dans l’affaire Palmade
Et retient l’homicide involontaire. Le parquet de Melun requiert le renvoi de l’humoriste de 55 ans devant le tribunal correctionnel dans l’enquête sur le grave accident qu’il a provoqué le 10 février 2023.
Ceux qui pestent contre l’immigration mais défendent l’avortement sont inconséquents
Alors que 49 élus RN sur 91 (46 députés et 3 sénateurs) ont voté en faveur de la constitutionnalisation de l’avortement (mais seulement 11 contre, 20 se sont abstenus et quelques uns comme Laure Lavalette ont déserté), Olivier Frèrejacques, président de Liberté Politique, écrit :
[…] Ceux qui pestent contre l’immigration mais défendent l’avortement sont inconséquents. Une civilisation existe par la vitalité de sa population. Une population qui ne veut pas se reproduire est condamnée à mourir, à être remplacée. Refuser l’élan vital et le risque qu’il implique sont le lot d’une société qui meurt et qu’il convient peut-être même d’achever.
La question de l’avortement est le plus grand tabou de notre temps. On l’a vu avec la polémique CNews où un journaliste a exposé simplement les chiffres de l’avortement et s’est vu condamné par l’ensemble de ses collègues. Ceux qui hier pleuraient sur la liberté d’expression pour avoir été rappelés injustement à l’ordre par l’Arcom ont appliqué à leur collègue ce que la gauche progressiste leur infligeait. Ils ont trouvé la ligne à ne pas dépasser. Il est plus facile, aujourd’hui sur CNews, de nier les massacres israéliens en cours à Gaza que de s’exprimer contre l’avortement.
La liberté d’expression sera probablement la grande perdante de cette constitutionnalisation de l’avortement. En sanctuarisant cette pratique, le législateur pourra facilement donner les armes de la censure contre les détracteurs de l’IVG. La clause de conscience sera aussi menacée comme l’a évoqué le sénateur Bruno Retailleau. Ce dernier en sait quelque chose puisqu’il a lui-même mis sa conscience catholique de côté lorsqu’il s’est dit « personnellement pour la loi Veil ».
Des professionnels de santé britanniques s’inquiètent des avortements tardifs
Près de 500 professionnels de la santé britanniques ont signé une lettre ouverte exprimant leurs « graves préoccupations » quant à la proposition de la députée travailliste Diana Johnson de ne plus poursuivre en justice les femmes si elles interrompent leur grossesse après 24 semaines.
« Cela supprimerait tout moyen de dissuasion légal contre les femmes qui pratiquent elles-mêmes des avortements en fin de grossesse », alertent les médecins qui craignent que des femmes tentent d’obtenir des produits abortifs pour avorter à domicile tardivement, ce qui poserait de « graves risques » pour leur santé. « Nous pensons qu’une dissuasion légale reste importante », insistent les praticiens.
Cette lettre sera envoyée aux députés aujourd’hui, avant qu’ils ne décident d’abroger ou non les articles de la loi de 1861 qui prévoient que les femmes peuvent être emprisonnées pour avoir pris « un poison ou une autre substance nocive » afin de « provoquer leur propre fausse couche ».
Dans cette lettre, les soignants demandent également aux députés de rétablir l’obligation pour les femmes enceintes d’être vues en personne par des médecins avant de pouvoir obtenir des produits abortifs à ingérer à la maison, afin que leur « âge gestationnel » puisse être évalué « avec précision ».
Dans le cadre du programme « pilules par la poste » mis en place pendant le confinement, les femmes peuvent actuellement avorter à domicile sans être vues par un médecin.
Déni d’humanité
Communiqué d’Alliance Vita :
En constitutionalisant l’avortement comme une liberté garantie, sans aucun garde-fou et sans prendre en considération les situations qui pourraient être évitées, le gouvernement et les parlementaires font preuve d’une absence totale d’humanité. Comment penser que le « pays des droits de l’homme » s’honore en passant sous silence que notre humanité commence au tout début de l’existence ?
Malgré l’instrumentalisation politicienne indécente de cette question douloureuse, malgré les questions persistantes autour de la clause de conscience spécifique des soignants et autour de l’avènement d’un droit opposable à l’avortement, l’Assemblée nationale et le Sénat ont fait le choix de graver l’IVG dans le marbre de la Constitution.
Près de 50 ans se sont écoulés depuis la loi de dépénalisation de l’avortement en 1975, 50 ans au cours desquels toutes les dispositions prévues initialement pour accompagner et informer les femmes ont été progressivement supprimées. Au fil des années, on est passé de la possibilité de l’IVG, « pour la contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme », à un droit à l’avortement, revendiqué « sans contrainte ». L’inscription de la liberté d’avorter dans la Constitution marque une étape supplémentaire et hautement symbolique vers la banalisation d’un acte qui met la vie humaine en jeu.
Une réalité invisibilisée
En 2022, 234 300 avortements ont été réalisés avec un taux de recours à un niveau jamais atteint auparavant de 16,9 pour mille femmes en âge de procréer. En 2020, une étude de la Drees révélait que c’étaient les femmes aux revenus les plus faibles qui avaient davantage recours à l’IVG. On sait aussi que 85% des grossesses imprévues pendant les études se terminent par une IVG et que les 20-29 ans concentrent les plus forts taux d’IVG (26,9 ‰ parmi les 20-24 ans et 28,6 ‰ parmi les 25-29 ans). En outre des études récentes montrent des liens entre les violences conjugales et les interruptions volontaires de grossesse à répétition. En France, le lien entre IVG et violences demeure cependant peu exploré : très peu de médecins posent systématiquement la question des violences aux femmes réalisant une IVG[1]. Or, on sait que pour 40 % des 201 000 femmes concernées chaque année par les violences du conjoint, celles-ci ont débuté à la première grossesse.
Une liberté sous pressions
Confirmant ces données, Alliance VITA, qui accompagne des femmes depuis plus de 20 ans, constate que nombre de femmes confrontées à des grossesses inattendues se tournent vers l’IVG à contrecœur, très souvent sous les pressions masculines, mais aussi de l’entourage ou pour des raisons économiques. Notre expérience montre que toutes les femmes n’avortent pas « librement et par choix » mais par défaut d’alternative et de sécurité. Face à ces réalités qui ne semblent guère émouvoir les pouvoirs publics, la constitutionnalisation d’une liberté d’avorter parait bien déconnectée.
Même constitutionnalisé, l’avortement, jamais anodin, ne devrait pas s’imposer comme une fatalité.
Nous demandons depuis des années une étude approfondie sur les causes et les conséquences de l’avortement. Proposer une politique de prévention est plus que jamais nécessaire.
Face au déni du politique, et afin de libérer la parole des femmes, nous préparons une campagne de sensibilisation sur les liens entre l’IVG et les pressions, violences et discriminations faites aux femmes au début de la grossesse.
“Ce qui est menacé dans notre pays, ce n’est pas l’avortement, c’est le droit de naitre”
Discours de Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie, hier à Versailles :
Notre banderole de tête de cortège de la MPLV indiquait en janvier à Paris,
IVG : oui à la prévention, non à la constitutionnalisation.
Car il faut réduire le drame de l’avortement, pas augmenter la peine et la sentence pour les enfants à naître. Il n’y pas hélas dans notre pays de volonté d’aller dans ce sens, d’accompagner les femmes enceintes avec des politiques adaptées. Au contraire il faut en faire toujours plus pour faciliter l’accès à l’avortement.
Nous sommes à quelques pas du Château, où le Congrès est réuni pour voter la proposition du gouvernement de constitutionnaliser l’avortement pour que la liberté des femmes de recourir à l’IVG soit « irréversible ». Or Mesdames et Messieurs les parlementaires, le chemin de l’honneur c’est de ne jamais devenir un collabo de la culture de mort. Si Loi Veil a dépénalisé l’avortement en 1975 et entrainé depuis, la mort de plus de 10 millions d’êtres humains, avec des enfants handicapés avortés jusqu’à la veille de leur naissance, ce qui est menacé dans notre pays, ce n’est donc pas l’avortement, c’est le droit de naitre.
E. Macron et le Gouvernement se targuent que la France soit le premier pays à inscrire l’accès à l’avortement dans sa Constitution, ce qui est un mensonge, puisque la Yougoslavie du dictateur Tito l’avait déjà fait et que ce texte avait ensuite été aboli. Il est évidemment difficile de changer une Constitution, mais c’est la preuve que ce n’est jamais irréversible.
Alors que les ténèbres ont envahi les esprits, nous gardons nos lampes allumées, nous résistons, et en étant ici, nous le montrons au Monde.
Le texte sera hélas certainement voté aujourd’hui à une large majorité. Cela traduit une défaite de la pensée, une fuite en avant mortifère, tout ceci selon l’agenda établi par l’extrême-gauche, endossé par le gouvernement et soutenu par de puissants lobbies. Ils veulent nous faire taire, que nous mettions nos lampes sous le boisseau, et bien nous ne nous tairons pas !
Les débats à l’AN et au Sénat ont été vifs et nous remercions les 80 courageux députés et sénateurs, qui se sont déjà opposés ou s’opposeront à ce texte inique, contraire à la justice, qui ne respecte pas les droits du plus faible, ceux de l’embryon dans le sein de sa mère.
Comme si avorter n’était plus un drame, mais devenait une chance qu’il faudrait célébrer dans la liesse. C’est une folie de le penser, une honte de le faire.
Là, comme ailleurs, nous continuons à marcher sur la tête dans notre pays. Pour nous c’est un jour de deuil.
Donner une « liberté garantie » dans la Constitution de tuer un être humain sans défense, est une faute morale grave.
La peine de mort a été supprimée pour les coupables et va être rétablie pour les innocents. La Constitution sera ainsi complètement dévoyée.
Ce projet est dangereux, vous le savez pour la protection de la clause de conscience et face à de nouvelles revendications d’extension des délais du planning familial.
Voter un tel texte, c’est détruire notre humanité, pour laquelle l’interdit de tuer est fondamental et précipiter la chute de notre civilisation.
Notre rose blanche aujourd’hui est un signe de résistance.
En ce jour de deuil, notre espérance c’est de réveiller les consciences et de changer les cœurs.
72 parlementaires ont voté contre la constitutionnalisation de l’avortement
Honneur aux élus résistants qui ont osé braver le politiquement correct, le matraquage médiatique et les insultes de leurs collègues.
50 LR :
- Jean Bacci
- Arnaud Bazin
- Catherine Belrhiti
- Étienne Blanc
- Christine Bonfanti-Dossat
- Anne Chain-Larché
- Alain Chatillon
- Guillaume Chevrollier
- Pierre Cuypers
- Dominique de Legge
- Albéric de Montgolfier
- Louis-Jean de Nicolaÿ
- Chantal Deseyne
- Catherine Di Folco
- Françoise Dumont
- Laurent Duplomb
- Jacqueline Eustache-Brinio
- Christophe-André Frassa
- Laurence Garnier
- Pascale Gruny
- Daniel Gueret
- Muriel Jourda
- Khalifé Khalifé
- Daniel Laurent
- Christine Lavarde
- Henri Leroy
- Vivette Lopez
- Brigitte Micouleau
- Alain Milon
- Sylviane Noël
- Jean-Jacques Panunzi
- Stéphane Piednoir
- Kristina Pluchet
- Frédérique Puissat
- André Reichardt
- Bruno Retailleau
- Bruno Sido
- Philippe Tabarot
- Thibault Bazin
- Anne-Laure Blin
- Xavier Breton
- Hubert Brigand
- Josiane Corneloup
- Marie-Christine Dalloz
- Philippe Gosselin
- Patrick Hetzel
- Marc Le Fur
- Jérôme Nury
- Nathalie Serre
- Michèle Tabarot
11 RN :
- Bénédicte Auzanot
- Christophe Bentz
- Caroline Colombier
- Grégoire de Fournas
- Hervé de Lépinau
- Marie-France Lorho
- Yaël Menache
- Pierre Meurin
- Mathilde Paris
- Stéphane Rambaud
- Laurence Robert-Dehault
Centristes :
- Brigitte Devésa
- Alain Duffourg
- Loïc Hervé
- Christine Herzog
- Hervé Marseille
- Lana Tetuanui
Horizons :
Nathalie Bassire
Renaissance :
Jean-Baptiste Lemoyne
Non inscrits :
- Véronique Besse
- Emmanuelle Ménard
- Stéphane Ravier
Par ailleurs 50 parlementaires se sont abstenus, parmi lesquels Gérard Larcher (LR), Caroline Parmentier (RN, ancienne journaliste de Présent).
Et puis il y a ceux qui n’ont pas voté, comme Valérie Boyer (LR, elle avait voté contre au Sénat) et Laure Lavalette (RN, elle était déjà absente lors du scrutin à l’Assemblée).
Les sénatrices LR Corinne Imbert et Micheline Jacques avaient voté contre au Sénat et ont voté pour aujourd’hui. De même que le sénateur centriste Michel Canévet.
Le Congrès vient de voter l’inscription de l’IVG dans la Constitution, l’érigeant au rang de norme fondamentale de notre société. Une inscription aussi inutile que dangereuse. Inutile, car avec 234 000 avortements pratiqués en 2022, l’IVG n’est pas menacée en France. Dangereuse,… pic.twitter.com/9JIPx0IcpM
— Emmanuelle Ménard (@emenard34) March 4, 2024
#IVGDansLaConstitution : j’ai voté contre
– Parce que ce congrès est un coup de com ! Pour détourner les français des vraies préoccupations.
Le PR cherche à redorer son image.
– Parce que la constitution n’a pas vocation à inscrire l’ensemble des libertés dont on dispose dans… pic.twitter.com/G8A0RHLvYJ— Véronique Besse (@veroniquebesse) March 4, 2024
780 parlementaires ont voté pour la constitutionnalisation du crime de l’enfant à naître. Le RN s’est tristement fait remarquer. Le député RN Hélène Laporte a reproché dans son discours en faveur de l’avortement aux macronistes de ne pas être assez sectaires envers les “anti-IVG” au parlement européen. On en est là.
IVG dans la Constitution: “Nombre d’entre nous approuverons ce texte”, affirme la députée RN Hélène Laporte pic.twitter.com/OunypJPxmW
— BFMTV (@BFMTV) March 4, 2024
Nous voterons pour la constitutionnalisation de l’IVG même si personne en France ne met en danger son accès.
Cette constitutionnalisation est peut-être la seule “victoire” qu’Emmanuel Macron aura à mettre sur son bilan au bout de dix ans. pic.twitter.com/57KVn5qQmf
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) March 4, 2024
Choisissons la vie.
Soutenons les femmes enceintes et aidons à accueillir la vie. #Catho #Catholique #Tradi #IVG #Avortement #Abortion #Parlement #IvgDansLaConstitution #IVGconstitution pic.twitter.com/Kmr3C2Hl8q— Foxity (@Foxity78) March 4, 2024
🔴 À #Versailles, l’église Notre-Dame sonne longuement le glas pour protester contre l’inscription de l’#IVGDansLaConstitution ⬇️ pic.twitter.com/ooOqhQPlGB
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) March 4, 2024
C’est historique en effet : la France vient de faire du droit de tuer une loi fondamentale. La Constitution dresse désormais les femmes contre les enfants à naître ! Elle prétend garantir la liberté quand la plupart des femmes n’ont pas le choix. Seigneur prends pitié de nous !
— Mgr Marc Aillet (@MgrMAillet) March 4, 2024
De même que la Russie soviétique avait été le premier pays au monde à légaliser l’avortement en 1920, la France a le triste privilège d’être le seul pays au monde à graver dans sa loi suprême l’avortement
Discours de Jean-Pierre Maugendre à la manifestation organisée par la Marche pour la Vie à Versailles :
Bien chers amis,
Merci d’être présents en ce jour de deuil afin de rappeler le caractère sacré de la vie humaine innocente.
L’histoire est parfois bien cruelle ! Hier le château de Versailles était le symbole universellement reconnu et envié de la grandeur et du rayonnement intellectuel, artistique, spirituel, de la France. Aujourd’hui le même lieu est le théâtre d’un événement que ni Louis XIV ni aucun de ses contemporains n’auraient imaginé : graver de manière solennelle, dans la forme juridique la plus élevée, le droit illimité à l’avortement.
Demain, nos descendants porteront sur cette réalité le même regard incrédule que celui que nous portons sur la banalisation de l’esclavage dans nos pays du XVIe au XIXe siècle. Hier des êtres unanimement considérés comme humains, puisqu’ils pouvaient être baptisés, étaient réduits en esclavage. Aujourd’hui un embryon de 14 semaines dont personne ne conteste qu’il soit un bébé – ce que confirme toute la génétique moderne – peut être supprimé par sa mère sans même que le père n’ait voix au chapitre.
Cet effroyable engourdissement général des consciences est un fait. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire de l’humanité et cela ne doit donc en aucune façon nous étonner ou nous décourager. De même que la Russie soviétique avait été le premier pays au monde à légaliser l’avortement en 1920, la France aura le triste privilège d’être, à ce jour, le seul pays au monde à graver dans sa loi suprême le droit à l’avortement. Triste titre de gloire pour un pays ravagé par une crise sociale, économique, démographique, civilisationnelle, d’une rare gravité. Malheur à la ville dont le Prince est un enfant, nous dit l’Écriture, et cela d’autant plus s’il est capricieux et narcissique…
Contre les puissants du jour nous ne défendons pas une idéologie mais la réalité qui est l’existence, dans le ventre de sa mère, d’un être humain depuis sa conception. Nous sommes les indignes, mais tenaces, héritiers d’Antigone rappelant à Créon l’existence des « lois éternelles et immuables voulues par les dieux » mais aussi de Cassandre annonçant les malheurs à venir de Troie. Nous savons à l’écoute de la parabole de l’enfant prodigue que dans l’économie divine ce n’est pas dans les plaisirs et la facilité que s’opèrent les nécessaires conversions mais dans les douleurs et les épreuves.
Frappés, mais non surpris, par le climat de peur et de terreur que fait régner, sur notre pays et nos élus, le lobby de la culture de mort et ses relais médiatiques, nous refusons de désespérer et de nous décourager. Nous conservons une foi intacte dans le destin de la France, animés par la certitude qu’avec l’aide de Dieu, David finit toujours par l’emporter sur Goliath.
Face à une nouvelle barbarie parée des oripeaux de la liberté des femmes et qui n’est en fait, selon l’expression de Bernanos, que la « libération de la braguette », nous défendons les plus faibles : l’enfant, déjà conçu, à naître, et les femmes trop souvent trompées sur les réelles conséquences de l’avortement et parfois considérées comme de simples objets de plaisir par des mâles irresponsables.
Engagés à bâtir un avenir moins cruel que le présent et le passé nous acceptons, dès maintenant, de voir nos paroles travesties par des idéologues pervers pour séduire des foules crédules. Comme l’annonçait Louis Veuillot en son temps, si les années qui viennent semblent nous promettre une longue période de médiocres combats sans victoire apparente, des abaissements de toutes sortes ; si nous devons être raillés, bafoués, expulsés de la vie publique ; s’il nous faut dans ce martyre du mépris subir le triomphe des sots et la gloire des faquins, Dieu de son côté, nous réserve un rôle dont nous ne refuserons pas et ne méconnaîtrons pas la féconde et durable grandeur. Il nous donne à porter sa vérité diminuée et réduite comme un flambeau d’autel qu’on peut mettre aux mains d’un enfant, et il nous commande de braver cet orage car, pourvu que notre foi ne faiblisse pas, la flamme vivante non seulement ne sera pas éteinte mais ne vacillera même pas ! La terre nous couvrira de ses poussières, l’Océan nous crachera ses écumes, nous serons foulés aux pieds des bêtes lâchées sur nous, et nous franchirons ce mauvais passage de l’histoire humaine. La petite lueur placée dans nos mains déchirées n’aura pas péri. Elle rallumera le feu divin, allumé par celui qui est la Voie, la Vérité et la Vie, éclairant de sa splendeur le destin des enfants sacrifiés, des femmes blessées et des hommes trompés.
Je vous remercie.
Jean-Pierre Maugendre


Après la constitutionnalisation, Mathilde Panot et Mélanie Vogel veulent “l’abrogation de la double clause de conscience”
Malgré les dénégations d’Eric Dupont-Moretti, le programme est clair. L’Insoumise Mathilde Panot et l’écologiste Mélanie Vogel pensent déjà à la suite. “Nous demandons l’abrogation de la double clause de conscience”, déclare Panot sur France Inter. L’IVG “est le seul acte médical qui bénéficie de ce traitement et ce n’est pas normal”, abonde la sénatrice.
En France, les médecins ont une clause de conscience générale, de nature réglementaire, qui leur permet de refuser de pratiquer un acte médical, pour des raisons professionnelles ou personnelles, sauf en cas d’urgence vitale. En légalisant l’avortement en 1975, la loi Veil a consacré en plus un droit spécifique de ne pas le pratiquer. Cette clause de conscience spécifique s’applique aux médecins, sages-femmes mais aussi aux personnels qui participent à l’acte, comme les infirmiers. Dans les deux cas, les médecins doivent en informer immédiatement leur patient et l’orienter vers une équipe médicale aussi compétente que lui en la matière.
Avec cette “double clause de conscience”, Mathilde Panot pointe le risque d’en “arriver à la situation en Italie” où “75 % des professionnels ne pratiquent plus d’IVG”.
.@MathildePanot : “Il y a des manières plus pernicieuses de s’attaquer à l’avortement : c’est ce qu’on voit avec l’extrême-droite en Italie, avec 75 % des professionnels qui ne pratiquent plus d’IVG” #le710inter pic.twitter.com/VGJEnx3vXE
— France Inter (@franceinter) March 4, 2024
.@Melanie_Vogel_ : “Nous allons redéposer des amendements pour refinancer les centres et améliorer l’accès [à l’IVG], et j’espère que cette fois-ci la droite va les voter massivement” #le710inter pic.twitter.com/UtQT7fHGdz
— France Inter (@franceinter) March 4, 2024
Le Hufftington Post en fait une syncope!
Dans le cadre de l’assemblée parlementaire franco-allemande (un des innombrables “bidules” parlementaires qui, en l’occurrence, tente de faire vivre le “couple franco-allemand” qui n’existe qu’à Paris!), un député de l’AfD, Norbert Kleinwächter, est sorti de la doxa en vigueur sur l’avortement généralisé. La tête de la présidente de l’Assemblée, Yael Braun-Pivet, effarée, vaut son pesant de cacahouètes. Reste une question: la présidente de l’AfD va-t-elle être “convoquée” à Paris pour se “justifier” devant ses alliés du RN?
Un “amas de cellules”… qui suce son pouce!
Un appel d’Alexandra Henrion-Caude, généticienne, aux parlementaires avant le vote du Congrès:
Il est toujours temps d’écrire aux parlementaires!
Les pressions sont très fortes ce matin pour faire taire les quelques parlementaires dissidents à l’approche du vote du Congrès sur la constitutionnalisation de l’avortement (ce qui en dit long sur l’idée que les prétendus “pro-choix” ont de la liberté de choix!!!). N’hésitez pas à écrire – il est encore temps – aux parlementaires qui ont résisté lors des débats dans les deux hémicycles, pour qu’ils sachent que nous les soutenons et prions pour eux (et n’hésitez pas non plus à écrire à ceux qui se félicitent de faire de Marianne V un Etat officiellement totalitaire que nous nous souviendrons de leur vote…).
En union de prières en ce jour de deuil
Guillaume de Thieulloy
Mgr Bozo : l’avortement est une atteinte à la vie
La Conférence des évêques de France appelle au jeûne et à la prière
Appel à l’occasion du vote par le Parlement en Congrès de la révision constitutionnelle inscrivant l’avortement dans la Constitution :
La Présidence de la CEF relaie l’appel au jeûne et à la prière lancé par plusieurs associations catholiques à l’occasion du vote par le Parlement en Congrès de la révision constitutionnelle inscrivant l’avortement dans la Constitution.
En ce lundi 4 mars 2024, l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès sont invités à voter la modification de notre Constitution française pour y inscrire la garantie de l’accès à l’avortement. Notre pays se serait honoré en y inscrivant plutôt la promotion des droits des femmes et des enfants. De tous les pays européens, même d’Europe occidentale, la France est le seul où le nombre des avortements ne baisse pas et a même augmenté ces deux dernières années. Beaucoup de nos parlementaires, sans doute, vont voter ce texte avec la conviction d’affermir un droit essentiel ; certains, assez nombreux en fait, vont le voter honteux et contraints.
Président et Vice-présidents de la Conférence des évêques de France (CEF), nous relayons volontiers l’appel lancé par plusieurs mouvements catholiques au jeûne et à la prière.
Comme catholiques, nous aurons toujours à rester des serviteurs de la vie de tous et de chacun, de la conception à la mort, des artisans du respect de tout être humain qui est toujours un don fait à tous les autres, à soutenir ceux et celles qui choisissent de garder leur enfant même dans des situations difficiles – et nous cherchons des voies nouvelles pour cela -, à entourer de notre respect et de notre compassion ceux et celles qui ont eu recours à l’avortement. Demandons-en humblement et instamment la grâce. Prions surtout pour que nos concitoyens retrouvent le goût de la vie, de la donner, de la recevoir, de l’accompagner, d’avoir et d’élever des enfants.
La Présidence de la Conférence des évêques de France
Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, Président de la CEF
Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours, Vice-président de la CEF
Mgr Dominique Blanchet, évêque de Créteil, Vice-président de la CEF
138 religieux tués dans le Calvados pendant la Seconde Guerre mondiale
138 religieux tués dans le Calvados pendant la Seconde Guerre mondiale ont été recensés par le père Pascal Marie, prêtre à Honfleur, avec d’autres laïcs. Parmi ces 138 noms, on compte 19 prêtres, exécutés par les Allemands, victimes des bombardements, de la Bataille de Normandie et de la déportation, à l’image de l’abbé Jean Daligault, 20 séminaristes « principalement à Caen, car ils s’étaient réfugiés à l’école Sainte-Marie ». Mais la communauté la plus touchée a été celle des sœurs : 99 religieuses ont été tuées !
« Les Bénédictines de Lisieux ont été bombardées le 7 juin 1944. Il n’a fallu que douze minutes pour détruire 1 000 ans d’histoire. 21 sœurs ont été tuées. »
20 sœurs de la Providence de Lisieux ont disparu ; 16 de la Miséricorde de Caen ; 16 du Couvent de Notre-Dame-de-Charité-de-Caen ; 13 des Petites sœurs des pauvres de Lisieux.
« Pour la plupart, on n’a jamais retrouvé leurs corps, ils n’ont donc pas de lieux de sépulture. Mon souhait était de créer un lieu mémoriel. Lorsque le diocèse de Bayeux – Lisieux s’est demandé comment s’investir dans le 80 e anniversaire du D-Day, j’ai osé en parler. Tout de suite, j’ai senti que ça a accroché. »
La décision a été prise de réaliser une plaque de pierre avec les noms des 138 religieux gravés. Elle sera installée à la cathédrale de Bayeux, car Bayeux a été la première ville libérée.
“Depuis la loi Veil, la France a un déficit démographique de 10 millions d’anges”
Bernard Monot fut député FN au Parlement européen à l’occasion des élections européennes de 2014. En 2018, il quitte le FN, dont il était membre depuis 1989, pour rejoindre Debout la France. Aujourd’hui il tweete :
🚩🇫🇷 #IVGconstitution à Versailles le 4 mars 2024
▶️ L’émancipation de la femme oui, mais où est le droit à la #vie des êtres humains ?
➡️ Depuis la loi Veil il y a 50 ans,la France a un déficit démographique de 10 millions d’anges.#VivelaVie@Conseil_constit @AssembleeNat… pic.twitter.com/0J3B4QZV0k— Bernard Monot (@Bernard_Monot) March 4, 2024
“Vaccins” Covid et malaises en plein vol
Le numéro de mars-avril du magazine Piloter s’intéresse aux effets secondaires des vaccins contre le Covid… Extraits :

[…]
Faut-il mourir pour Zelensky ?
D’Antoine de Lacoste sur le site de l’AF :
Un des drames de la démocratie moderne est son obsession de la communication. Ce que l’on dit est plus important que ce que l’on fait et si un épisode médiatisé s’est mal passé, il faut vite le remplacer par autre chose, et être prêt à dire n’importe quoi, l’essentiel c’est qu’on en parle.
Le Salon de l’Agriculture ayant été calamiteux pour Emmanuel Macron, ce qui était à peu près sûr, un contre-feu, bien au chaud, fut promptement activé. Il s’appelle Ukraine, a pour titre « la Russie ne doit pas gagner cette guerre » et pour nouvelle idée générale, il faut être prêt à tout pour l’empêcher de gagner, ce qui, en sabir macronien, se traduit par « en dynamique rien ne doit être exclu ».
L’affaire a commencé Porte de Versailles dès le samedi soir à la clôture de cette première journée calamiteuse que Macron pense cependant avoir gagnée puisqu’il est resté treize heures sur place. Cela n’intéresse personne, mais il pense que c’est important puisqu’aucun président n’est resté aussi longtemps avant lui. Après avoir épuisé ces malheureux agriculteurs par d’interminables considérations sur leur métier, Emmanuel Macron s’est ensuite lancé dans le dossier ukrainien afin de vite passer à autre chose. Il sera toujours temps de revenir sur la trouvaille des prix planchers, option qu’il ne fallait surtout pas envisager quelques jours auparavant.
En préparation psychologique de la réunion internationale, soigneusement planifiée au lendemain du Salon, Macron a affirmé à propos de la Russie : « Maintenant, elle a décidé de nous attaquer nous-mêmes ». Passons sur le français approximatif du propos, c’était à l’oral et quand on parle autant…
Sur le fond, c’est assez confondant : à quel moment la Russie a-t-elle annoncé qu’elle allait attaquer la France ? Bien évidemment cela ne fait pas partie de ses intentions dont on ne verrait ni la finalité ni la possibilité. Mais peu importe, il faut plus que jamais développer la stratégie de la peur car c’est un excellent moyen de détourner l’attention des problèmes intérieurs qui ne manquent pas et cela maintient le peuple sous le boisseau. Nous en savons quelque chose depuis la tyrannie sanitaire. De plus, au moment où l’Ukraine est en difficulté, cela permet de justifier les milliards supplémentaires que Bruxelles se propose de dépenser à fonds perdus en faveur d’un régime connu pour être un des plus corrompus au monde. Notons au passage que ce n’est pas avec les excellentes terres à blé ukrainienne que nous pourrons nous rembourser puisqu’elles ont déjà été achetées par des multinationales américaines.
C’est à l’issue de la réunion du lundi rassemblant une vingtaine de pays que Macron a dû reconnaître qu’il n’y avait pas de consensus pour envoyer des troupes de l’OTAN en Ukraine. Dommage, on aurait pu refaire la guerre de Crimée en finissant par un glorieux siège de Sébastopol. À l’époque, avec nos chers amis Anglais, nous volions au secours des Turcs pour empêcher la Russie de rendre Constantinople à la chrétienté. Maintenant ce n’est plus l’Angleterre qui nous manipule mais les États-Unis, l’ennemi étant toujours la Russie parce que le monde anglo-saxon en a fait sa doctrine depuis le XIXe siècle.
Quoi qu’il en soit, la proposition macronienne n’a pas été bien reçue par nos partenaires. Aucun, à part les pays baltes dont l’apport militaire risque d’être légèrement insuffisant, n’a approuvé ne serait-ce que l’hypothèse d’envoi de militaires en Ukraine. Certes, il y en a déjà un certain nombre sous forme de conseillers, de mercenaires et de membres des forces spéciales mais pas sous uniforme. Personne ne veut aller plus loin. D’où la phrase historique qui prend acte mais prétend sauver la face : « en dynamique rien ne doit être exclu ».
L’idée jupitérienne n’a donc quasiment aucune chance de se concrétiser. Macron l’a-t-il compris ? Le savait-il déjà et ne cherchait-il qu’une posture pour être sur le devant de la scène, besoin compulsif chez lui ? Il est impossible de savoir ce qui se passe dans ce cerveau agité et inquiétant.
Cette proposition absurde ne se réalisera donc sans doute pas mais ce qui a tout de même été récemment signé par la France, c’est un accord de sécurité bilatéral avec l’Ukraine, prévoyant trois milliards de dépenses, sans la moindre consultation du Parlement. C’est manifestement contraire à l’article 53 de la Constitution. Or, cela n’a ému qu’un seul sénateur, Alain Houpert, qui a saisi le Conseil d’État. Avec ce Grand Corps dévoyé, il n’y a pas grand-chose à attendre mais il est tout de même incroyable qu’aucun autre parlementaire n’ait accompagné la démarche.
Toute cette agitation russophobe et belliciste serait assez banale si le calendrier avait un sens. C’est précisément au moment où il apparaît évident que l’Ukraine ne peut pas gagner la guerre que nos guerriers d’opérette veulent inverser le cours de l’histoire. C’est trop tard, l’armée ukrainienne est à bout et l’armée russe progresse partout.
Le temps joue pour la Russie et, au lieu de nous agiter stérilement et coûteusement, nous ferions mieux de réapprendre un des plus vieux métiers du monde : la diplomatie.
Les sectaires de LFI font une bonne publicité en faveur de CNews
Denis Olivennes, ancien directeur général de Canal+, président-directeur général de la Fnac, du Nouvel Observateur puis d’Europe 1 et de Lagardère Active, ancien cogérant du quotidien Libération, actuellement président d’Editis, réagit au procès politique intenté contre CNews :
Les LFI de la com. d’enquête : une pub pour @CNEWS ! Des inquisiteurs méprisants devant @PascalPraud, @LaurenceFerrari ou @SoMabrouk qui sont ce qu’on veut mais en tout cas de bons pro, des questions ultra partisanes, une image sectaire de l’AN, ça faisait froid dans le dos.
— Denis Olivennes (@Olivennes) March 2, 2024
Près de 8% des centres d’avortement ont fermé en dix ans
C’est pourquoi les partisans de la culture de mort veulent que cette “liberté” soit garantie dans la Constitution. Un médecin explique que ces fermetures ne sont pas dues à des raisons économiques mais
« C’est davantage parce que les candidats ne se pressent pas au portillon ».
« On ne va pas se mentir, si beaucoup de médecins, surtout de la jeune génération, pratiquent des avortements si on leur demande, ils ne le font pas de gaieté de cœur et l’éviteraient s’ils osaient ».
Une généraliste avoue :
« J’ai, pendant tout mon internat, évité de me retrouver dans ce genre de situation ». « Lors de mon internat en chirurgie obstétricienne, je savais que les avortements étaient pratiqués tel et tel jour dans la semaine, je me débrouillais pour travailler les autres jours ».
Une autre déclare :
« J’ai activé une fois ma clause de conscience, certains confrères me l’ont reproché, non parce qu’ils étaient de farouches partisans de l’avortement, mais parce qu’ils m’en voulaient de les forcer à le faire à ma place. Ils me disaient quelque chose comme « si tu crois que cela nous fait plaisir de faire ça. » Mais il faut bien le faire. ».
Comme le relève Le Monde, les avortements réalisés en ville l’ont été au total par 1 932 praticiens conventionnés (dont 832 gynécologues, 662 généralistes et 420 sages-femmes). « Rapporté au nombre de praticiens installés en cabinet, cela représente 2,9 % des généralistes et gynécologues et 3,5 % des sages-femmes », ont calculé les auteurs du rapport parlementaire de 2020, Marie-Noëlle Battistel et Cécile Muschotti.
La constitutionnalisation de l’avortement risque de fragiliser la clause de conscience des médecins.
Les médecins face au totalitarisme, de l’Hôtel-Dieu aux camps de la mort
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Une rapide histoire de la médecine en Europe confronte les médecins d’aujourd’hui au terrible choix d’une soumission à un régime totalitaire qui organise les camps de la mort sous nos yeux.
L’hôtel-Dieu, soigner les corps pour sauver les âmes
Les premiers lieux de soin se prénommaient des hôtel-Dieu. Après l’effondrement de l’empire romain, les chrétiens organisent des lieux d’accueil et de protection des indigents, des orphelins et des vieillards miséreux. Sous l’autorité des évêques, ils sont gérés par des ordres monastiques. Ce sont des lieux de soin et de soulagement, avec ce que l’on sait en matière médicale à ces époques. Mais ce sont aussi des lieux d’évangélisation, d’exercice de la charité. On rapproche les pauvres de Dieu avant leur mort, comme le fera très récemment la Sainte sœur Theresa de Calcutta.
L’hôpital, accueillir les pauvres par charité
A l’époque classique, à partir du 17e siècle, Louis XIV ordonne par un édit de 1662 la création d’un hôpital par ville. On y accueille les pauvres, les invalides, les orphelins. Et l’hôpital soigne et éduque. On y trouve des ateliers hospitaliers pour apprendre un métier. Mais ce sont des lieux d’enfermement contraint, les pauvres étant hospitalisés par obligation, l’hôpital disposant de sa police en charge d’y ramener ces miséreux qu’on ne doit plus croiser sur la voie publique. Compromis entre l’appel à la charité de Saint Vincent de Paul et le désir de cacher la misère peu compatible avec le règne du Roi Soleil. L’hôpital soigne les pauvres et a une mission sociale de réinsertion, dirions-nous aujourd’hui.
Le CHU, soigner les corps pour disposer de biens portants
Avec les modernes du 19e siècle, il s’agit de soigner les corps pour sauver des corps et retrouver des biens portants. Et l’ordonnance du 30 décembre 1958 voulu par Michel Debré crée les CHU. Ce sont des centres d’excellence scientifique où la pratique médicale permet de rétablir la santé du plus grand nombre. Cette politique de santé publique vise la bonne santé physique et psychique à une époque où accroître l’espérance de vie est le signe d’une société de progrès civilisée.
L’établissement du droit à l’avortement et du droit à mourir
Or, les législateurs contemporains transforment toute la tradition hospitalière par deux décisions en cours. La première est la constitutionnalisation de l’avortement. Elle succède à une loi, malheureusement passée sous silence, autorisant l’avortement jusqu’au 9e mois, pour des raisons psychologiques, soit la réalisation d’un infanticide, puisqu’un enfant est jugé parfaitement viable dès 7 mois aujourd’hui. Cette constitutionnalisation va avoir pour effet de balayer le code de santé publique et la clause de conscience du médecin (Article L2212-8 CSP). Le CHU va devenir de fait, le lieu d’assassinats couverts par la loi, d’enfants à naître de 3, 4, 6, 8 mois. Une horreur « médicale », un meurtre dont la pratique traumatisera les personnels soignants et les médecins par sa sauvagerie qu’on ne décrira pas ici. Ces législateurs sont des bourreaux.
Et la deuxième loi qui ne va pas tarder, sera celle sur l’euthanasie. Elle autorisera de tuer un accidenté grave jugé irrécupérable, ou d’abréger la vie d’une personne de plus de 75 ans, pour des raisons de dignité, bien évidemment. Il faudra piquer et faire mourir, utilisant des moyens qu’on dénonce pour les condamnés à mort aux Etats-Unis, par souci de dignité. Bienvenu chez les schizophrènes et les pervers. D’ailleurs on utilise déjà les produits de castration chimique des condamnés pour crimes sexuels comme bloqueurs de puberté dans le début des thérapies de genre sur des mineurs. Certains médecins ont visiblement perdu toute éthique médicale !
Les médecins face à leur conscience : soutien des camps de la mort ?
L’Etat de droit aura révélé son vrai visage. Il organise sous nos yeux l’inversion absolue des valeurs qui présidèrent à la création des Hôtel-Dieu et des hôpitaux. Tuer par dignité ou liberté, les hôpitaux seront demain des camps de la mort à ciel ouvert, soutenus par la loi. Cela ne vous rappelle rien ? Alors, que vont faire les médecins et l’ordre des médecins ? Nous sommes à la même heure qu’aux temps récents, ou malheureusement pour l’Occident, la quasi-totalité des médecins allemands déshonorèrent leur serment d’Hippocrate pour se soumettre aux délires grandissant du Reich. Le sursaut est urgent.
La puissance idéologique qui détermine arbitrairement ceux qui n’ont pas le droit à la protection de leur vie, tire son pouvoir de la soumission des consciences
Quels sont vos sentiments face à l’actualité concernant l’IVG et la contraception[1] ? La tristesse ? Pour ma part, dans un premier temps, oui, j’ai concédé à ce sentiment. J’étais triste. Puis je me suis diagnostiqué un semi-déni. Ma tristesse indiquait que je n’avais pas pour une bonne part reconnu la réalité tragique de mon pays. Aussitôt ce déni débusqué, le dégoût, la honte, la culpabilité, une profonde lassitude m’ont submergée. Ce mélange confus allait-il me précipiter dans le défaitisme ? Peut-être m’avait-il d’ailleurs déjà atteint ? Alors j’ai dit non ! J’ai juste choisi d’être lucide. J’ai décidé de ressentir librement ce qu’il est normal de ressentir. Face à une telle manipulation et un tel mensonge, les sentiments ne peuvent qu’être confus, terriblement douloureux. En tant que mère, j’attends de l’État qu’il garantisse ce droit fondamental : qu’il protège mon enfant, quel que soit son âge, sa taille, sa santé… Sans ce droit fondamental, intangible, qui accepte sciemment de donner la vie ?
Mais ensuite que puis-je faire ? Avec cette question subsidiaire dont je ne suis pas particulièrement fière mais qui est bien humaine : si je fais quelque chose, qu’est-ce que cela va me coûter ? J’en étais là de ma réflexion quand il m’a été donné de vivre une coïncidence intéressante. Je suis allée voir le film Une vie de James Hawes avec Anthony Hopkins, par les producteurs du Discours d’un roi, en salle actuellement. Oui désolée c’est une publicité pour aller au cinéma pendant le Carême, mais c’est pour la bonne cause, celle d’avoir une réflexion constructive. Le sujet du film est l’évacuation d’enfants réfugiés, en 1938, de Prague vers l’Angleterre. Ce film psychologiquement très fin, montre les conséquences dans une vie d’avoir un jour à quitter son confort pour sauver des vies. On perçoit confusément que dans ces situations où le prix du sang n’est pas versé, il y a quand même quelque chose à payer : une souffrance mentale particulière pour ceux qui s’opposent à la tyrannie. La puissance idéologique qui détermine arbitrairement ceux qui n’ont pas le droit à la protection de leur vie, tire son pouvoir de la soumission des consciences. Ceux qui refusent cela sont savamment isolés, avec leur désir de bien, qui est assimilé par l’opinion majoritaire à l’imprudence, à la folie. Nicolas, le héros du film, attentif à sa conscience, agnostique par ailleurs, va impliquer tout son être dans un combat en tout point disproportionné. En écoutant sa conscience, il entraîne sa mère, quelques compagnons, et de simples fonctionnaires à faire de même. De longues années durant, il vit encombré matériellement et mentalement par ses souvenirs, comme celui du visage d’une fillette de 12 ans. Le combat pour une vie, même une seule vie, ne peut laisser indemne. Après tout, ce n’est qu’à partir d’une seule vie, la mienne, que je ressens, je pense, et j’aime. Le spectateur s’identifie à cet homme et perçoit tour à tour l’insignifiance de recevoir seul le mérite d’un succès qui n’a été possible que grâce au sacrifice d’autres compagnons, mais aussi la nécessité d’accueillir avec gratitude le fait que cette personne-ci, celle qui est là devant nous, soit en vie, ou encore les limites humaines de nos propres actions.
On ne choisit ni son époque, ni ses talents, ni même sa place lors de circonstances tragiques… On choisit une chose : écouter ou non sa conscience. Cher ami – vous ne vous l’êtes peut-être jamais dit ainsi – mais vous êtes invité à faire partie d’une opération spéciale, celle du peuple de la Vie, selon les termes de saint Jean-Paul II. L’Auteur de cette opération vous a certes en partie caché ses desseins à court terme, mais il vous a aussi laissé une fiche de mission extrêmement précise. Elle vous est propre et unique. Personne ne peut vous remplacer. Les instructions vous sont données à chaque instant, inscrites dans votre conscience, que vous devez avoir à cœur de former sans cesse.
Ce qui nous libère, c’est la révélation selon laquelle nous ne sommes le Sauveur de personne. La place est prise. Nous avons cependant, si nous l’acceptons, à défendre, aimer et servir la vie. Nous avons à participer. Dans cette opération, nous avons des frères et des sœurs. La tristesse sans l’action n’est pas une option. Si vous êtes tenté de vous dérober ou de flancher, ressaisissez-vous. Dans cette opération, s’il n’y avait ne serait-ce qu’une vie à protéger ? Et puis vos compagnons ont besoin de vous. Le courage de l’un, l’offrande du second, la persévérance du troisième contribuent de façon mystérieuse à tisser des liens que nous contemplerons avec une immense joie au Ciel. C’est demain, lundi 4 mars, une journée de deuil, de prière et de jeûne !
Gabrielle Vialla
[1] Le texte proposé comme ajout à la Constitution est : « Art. 66‑2. – Nul ne peut porter atteinte au droit à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception. La loi garantit à toute personne qui en fait la demande l’accès libre et effectif à ces droits. »
Viré de son école pour avoir demandé : « Est-ce que le massacre de Vendée constitue un génocide ? »
Tribune d’Alexandre Pesey, fondateur de l’Institut de formation politique, dans le JDD :
L’Éducation nationale est décidément d’une remarquable inventivité. Toute autre institution finirait par lasser les colères. Pas elle. En janvier dernier, un lycéen se voit exclure de son établissement public (académie d’Aix-Marseille) pour avoir posé une question de nature historique à son professeur d’histoire. Il fait connaître l’affaire : trois millions de vues sur Twitter, un million sur TikTok, une considérable remontée de témoignages enseignants, et tout se passe comme s’il ne s’était rien passé. Ahurissant, mais emblématique.
Que cette tribune emprunte donc à la fable.
Jules est un bon gars. Application scolaire, courtoisie, belle expression. Sa mère, femme de ménage, l’élève seule. C’est aussi un adolescent attentif aux idées politiques, les siennes portant plutôt à droite, mais qui fait montre d’une certaine maturité militante. Sur les réseaux sociaux, il exprime ses positions, à bon droit, en citoyen lambda. À l’école, il s’en tient au rôle attendu, celui de l’élève.
Alors que son cours d’histoire aborde la notion de génocide, une question lui vient. Une question légitime parce que sincère, une controverse historique et mémorielle qui trouve naturellement place dans le petit espace-temps lycéen du jour. Tout le monde s’entend pour dire que le massacre vendéen fut massif, mais s’agissait-il de réprimer la rébellion ou de procéder à l’élimination systématique de toute une population ? En un mot, était-ce un « génocide » ? À défaut d’apporter ici la réponse, on peut toutefois rappeler que Gracchus Babeuf, figure de la Révolution française, parle à cette occasion de « populicide », de « plébéicide ». On peut aussi observer que cette question éclaire la manière dont s’écrit l’Histoire, la manière dont elle se commémore et, surtout, celle dont on l’enseigne.
En effet, à l’issue du cours, soucieux d’éviter tout scandale, Jules se rend auprès de son professeur : « Ne serait-il pas justifié de parler d’un “génocide vendéen” ? ». À qui d’autre s’adresser en confiance ? L’interlocutrice s’emporte. Elle le menace. Pas d’élèves « comme lui » dans ses cours, pas question. Jules s’est intéressé, véritablement, à son propos, mais Jules est un « négationniste ».
Il est aujourd’hui deux sortes d’élèves. Ceux qui injurient et qui frappent. Et puis ceux, comme Jules, qui se retirent, déçus mais respectueux. En fin de journée, on lui fait savoir qu’il sera entendu par la direction. Rendez-vous auquel la plaignante ne participera d’ailleurs pas, et où le proviseur apposera le sempiternel tampon « fasciste » sur ce front juvénile. C’est presque une fable. Une fable cruelle qui dit, en peu de mots, la mécanique délétère de l’Éducation nationale. Et puis vient la morale…
Jules, qui n’est pas invité à se défendre, écope d’un renvoi temporaire pour « atteinte aux valeurs de la République ». Le jeune homme décide de quitter l’établissement pour achever, solitairement, la préparation de son bac. Mais le mal est fait, car le rapport d’exclusion lui fermera bien des portes dans le supérieur. Jules peinera à se défaire de son crime imaginaire. Pas d’ascenseur social pour celui qui pense mal parce qu’il lit trop. Le « mammouth » s’y oppose de tout son poids.
Aucune question, pourtant, ne porte atteinte à la République. Au contraire. C’est le silence inquiet des atmosphères dictatoriales, qu’il faut craindre. Le respect feint devant la conviction que l’on ne partage pas. Ou que l’on ne comprend pas. Si les enseignants redoutent le déploiement d’idées jugées mauvaises, à supposer que le désir d’instruire soit sincère, il paraît nécessaire de sacraliser l’enceinte du cours. Que les choses soient dites, que les avis soient exposés, discutés, les erreurs corrigées, les tensions levées.
L’histoire de Jules est une fable parce qu’elle est symbolique : Jules dérange parce qu’il est trop tranquille. En France, les élèves contestant effectivement les valeurs de la République sont légion. Des dizaines de milliers. Dans certains quartiers, ils forment l’écrasante majorité de certaines classes. Ceux-là sont cajolés. On les sermonne dans un sourire, on se bouche les oreilles. La République essuie les crachats et pardonne bien volontiers ces bruyants enfantillages.
En fait, l’Éducation nationale est emportée par la force d’inertie. C’est une masse qui dérive sans force contraire. Claude Allègre parlait de mammouth pour en qualifier l’administration, mais la métaphore englobe aussi bien les pesanteurs idéologiques. Il faudrait simplement éviter que le conformisme tourne à la méchanceté.
Si les contours du harcèlement scolaires sont notoirement complexes à tracer, le cas de Jules ne souffre pas l’équivoque. Depuis quelques mois, déjà, Jules faisait les frais d’attitudes militantes moins subtiles que les siennes. Affrontements verbaux, provocations, menaces physiques : une bande d’antifas l’avait repéré, et la direction, par son silence, s’est faite complice des agresseurs… Une fois pris en grippe, de surcroît, par l’équipe pédagogique, c’en était fait du voyou imaginaire. Qu’il dégage. Bon débarras.
Ne pouvant lever la main en classe, il a choisi de se dresser tout entier. Jules est courageux, il est digne, il a le verbe clair. Sa route sera plus belle loin de l’ignoble sectarisme.
L’école publique a d’autres chats à ne pas fouetter.
Lundi 4 mars, priez pour la vie !
Chers amis, à la veille de ce lundi qui s’annonce funeste, nous vous relayons l’initiative de prières de Va, vis, prie à laquelle nous nous associons dans l’espérance et la confiance.

Le Syndicat de la Famille soutient le rassemblement organisé lundi 4 mars de 15h à 19h place Hoche à Versailles
Communiqué d’Albéric Dumont :
Réunis en congrès à Versailles par Emmanuel Macron, les parlementaires français se préparent à voter sur une modification de la constitution pour y intégrer « la liberté garantie » d’avorter.
Cette modification du texte fondateur de notre droit est en réalité une diversion pour tenter de faire oublier les graves difficultés de notre pays et les errements de nos dirigeants. Comme l’ont rappelé nombre de parlementaires, dont le Président du Sénat, Gérard Larcher, la Constitution n’est pas un catalogue de droits sociaux ou sociétaux. Hélas, malgré ces mises en garde, le politiquement correct semble l’emporter parmi les députés et sénateurs dont le vote pourrait conduire à une remise en cause progressive de la clause de conscience des professionnels de santé.
Parce que nous ne pouvons nous taire sur ce projet inutile et dangereux, contraire à la nécessité d’une politique de soutien de la natalité et de la famille, Le Syndicat de la Famille soutient le rassemblement organisé lundi 4 mars de 15h à 19h place Hoche à Versailles.
Alors même que les parlementaires seront en train de voter cette modification de la Constitution, la voix des familles doit être entendue à proximité du Congrès !
Je vous invite à relayer largement cet appel à la mobilisation auprès de vos familles, vos proches et amis, tout particulièrement de la région parisienne.
Le Salvador bannit l’idéologie du genre à l’école
Le ministre de l’Éducation du Salvador, José Mauricio Pineda, a confirmé avoir retiré tous les documents concernant « l’idéologie du genre » dans les écoles du pays.
Cette survient moins d’un mois après la réélection de Nayib Bukele à la présidence du pays. Ce dernier avait annoncé une telle mesure durant la campagne arguant que les parents « ont leur mot à dire » dans ce que leurs enfants apprennent.
Le 23 février, selon Human Rights Watch, le Salvador n’a pas respecté un délai fixé par la Cour suprême du pays à propos de la création d’un processus de reconnaissance du genre pour empêcher la discrimination envers les personnes transgenres.
Liberté des femmes ? Marion Sigaut demande qu’on inscrive dans la Constitution le droit inaliénable des femmes de donner la vie
Marion Sigaut témoigne :
Quand j’avais la trentaine, je vivais une histoire d’amour assez orageuse avec un monsieur qui m’avait semblé bien sous tous rapports. En fait nous nous disputions sans arrêt, et j’ai compris qu’il valait mieux rompre que de continuer sur une si mauvaise lancée.
C’est alors que j’ai découvert que j’étais enceinte.
J’ai tourné le problème dans tous les sens, pendant des jours et des jours, et j’en suis arrivée à la conclusion que nous ne ferions pas un meilleur couple avec un enfant entre nous. J’ai proposé au monsieur d’accepter cet enfant, même sans vivre avec moi. Furieux, il a refusé.
J’ai retourné le problème dans tous les sens pour arriver à la conclusion que même s’il faisait défaut, j’allais mener cette grossesse à terme. Je ne l’avais pas voulue, mais elle était là.
J’ai commencé à vivre dans cette perspective que je portais la vie et que j’allais avoir un enfant. J’étais sûre de mon choix : j’avais déjà avorté, je ne recommencerais pas.
Bienvenue la vie.
Je ne dirai pas ici l’étendue de l’horreur qui s’est abattue sur moi dès que j’ai prévenu les miens de ma situation et de ma décision. Mais en voici quelques bribes :
Avorte ! Tu refuses le mariage au père et tu lui fais un enfant dans le dos ?
Avorte !
Tu t’imagines qu’on va t’aider à l’élever, et quoi encore ?
Avorte !
Tu as un désir d’enfant, à ton âge c’est normal, mais cet enfant ne t’a rien demandé : avorte !
Tu oses imposer une vie sans père à un enfant ?
Avorte !
Comment peux-tu être assez égoïste pour mener à terme une grossesse alors que tu es seule et n’en as pas les moyens ?
Avorte !
Tu refuses d’épouser le père parce que c’est un salaud ? Mais ton enfant sera un enfant de salaud !
Avorte !
Égoïste !
Avorte !
Salope !
Avorte !
Ça a duré des semaines pendant lesquelles je n’ai pas dormi, me rongeant les poings, serrant les dents à me les briser, maigrissant à vue d’œil.
Mon bébé, ne t’inquiète pas, ça ira, on y arrivera. Pardon mon bébé, je ne t’abandonnerai pas. Ils vont peut-être s’adoucir. Ton père changera peut-être en te voyant. Et puis même si ce n’est pas le cas, je ne t’abandonnerai pas. On va y arriver mon bébé, on va y arriver.
Une nuit, j’ai rampé jusqu’à mon téléphone pour appeler les urgences quand j’ai senti le sang couler entre mes jambes.
Fausse-couche.
« Ils » étaient contents.
Et moi j’avais compris.
Je demande qu’on inscrive dans la Constitution le droit inaliénable des femmes de donner la vie.
Et le devoir impérieux de la société de les aider à le faire dans les meilleures conditions possibles.
“Quand le mal se déchaîne, il n’y a guère d’autres limites que l’audace de ceux qui, même très minoritaires, s’y opposent, avec la grâce de Dieu”
Information de SOS Tout-Petits :
La Marche pour la Vie vient de décider d’une manifestation à Versailles lundi 4 mars de 15 h. à 19 h., 3 rue Hoche, en protestation contre la réunion du Congrès mardi après-midi, qui doit voter l’introduction dans la Constitution de l’IVG légalisée. Ceux qui peuvent s’y rendre feront bien de le faire.
C’est un nouvel épisode d’aggravation du prétendu droit de massacrer les petits êtres humains en gestation. L’incitation à l’avortement et l’absence d’aide importante aux femmes enceintes en difficulté, comme pourrait l’être une importante prime de naissance, consacrent une politique athée, ignorante de la dignité humaine et violemment anti-sociale dont les effets dévastateurs frappent toute notre société.
C’était l’intuition de notre Président-fondateur le Docteur Dor qu’un tel massacre permanent, qui aujourd’hui a fait plus de 9 millions de morts en France depuis près de cinquante ans, appelle une protestation et une prière de réparation publique permanentes.
Nous continuons donc nos Rosaires et Chapelets.
A Paris :
- samedi prochain 9 mars à 14 h.30 (RER B Port-Royal) près de la Maternité Port-Royal (au croisement Saint Michel-Montparnasse),
- puis le 27 avril
- et le 15 juin ( même lieu, même heure).
En banlieue, à 18 h. le vendredi :
- le 22 mars à St Germain en Laye, près de l’entrée du parc du château ( sortie du RER).
- le 5 avril à Maisons-Laffitte, en face de la mairie, avenue de Longueil ( près du RER).
- le 3 mai à Versailles, place du Marché, au croisement de la rue de la Paroisse et de la rue du Maréchal Foch.
D’autres Rosaires SOS Tout-Petits ont lieu en province, notamment à Annecy.
Toutes les associations qui militent pour la défense de la Vie doivent être soutenues.
Il est prématuré d’énoncer les conséquences dommageables possibles de l’introduction de l’IVG dans la Constitution, avec le risque de laisser entendre que nous les jugeons inéluctables.
Quand le mal se déchaîne, il n’y a guère d’autres limites que l’audace de ceux qui, même très minoritaires, s’y opposent, avec la grâce de Dieu qui, tôt ou tard, fera son oeuvre.
Prions toujours pour que les femmes enceintes qui envisagent de se faire avorter ne le fassent pas, et que celles qui s’y sont résignées se tournent avec confiance et repentir vers la Miséricorde divine qui est immense.
Le découragement n’est pas de mise ; chaque degré d’abaissement fait approcher l’heure de la prise de conscience et du renouveau.
Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits

