Le Salvador bannit l’idéologie du genre à l’école
Le ministre de l’Éducation du Salvador, José Mauricio Pineda, a confirmé avoir retiré tous les documents concernant « l’idéologie du genre » dans les écoles du pays.
Cette survient moins d’un mois après la réélection de Nayib Bukele à la présidence du pays. Ce dernier avait annoncé une telle mesure durant la campagne arguant que les parents « ont leur mot à dire » dans ce que leurs enfants apprennent.
Le 23 février, selon Human Rights Watch, le Salvador n’a pas respecté un délai fixé par la Cour suprême du pays à propos de la création d’un processus de reconnaissance du genre pour empêcher la discrimination envers les personnes transgenres.
Liberté des femmes ? Marion Sigaut demande qu’on inscrive dans la Constitution le droit inaliénable des femmes de donner la vie
Marion Sigaut témoigne :
Quand j’avais la trentaine, je vivais une histoire d’amour assez orageuse avec un monsieur qui m’avait semblé bien sous tous rapports. En fait nous nous disputions sans arrêt, et j’ai compris qu’il valait mieux rompre que de continuer sur une si mauvaise lancée.
C’est alors que j’ai découvert que j’étais enceinte.
J’ai tourné le problème dans tous les sens, pendant des jours et des jours, et j’en suis arrivée à la conclusion que nous ne ferions pas un meilleur couple avec un enfant entre nous. J’ai proposé au monsieur d’accepter cet enfant, même sans vivre avec moi. Furieux, il a refusé.
J’ai retourné le problème dans tous les sens pour arriver à la conclusion que même s’il faisait défaut, j’allais mener cette grossesse à terme. Je ne l’avais pas voulue, mais elle était là.
J’ai commencé à vivre dans cette perspective que je portais la vie et que j’allais avoir un enfant. J’étais sûre de mon choix : j’avais déjà avorté, je ne recommencerais pas.
Bienvenue la vie.
Je ne dirai pas ici l’étendue de l’horreur qui s’est abattue sur moi dès que j’ai prévenu les miens de ma situation et de ma décision. Mais en voici quelques bribes :
Avorte ! Tu refuses le mariage au père et tu lui fais un enfant dans le dos ?
Avorte !
Tu t’imagines qu’on va t’aider à l’élever, et quoi encore ?
Avorte !
Tu as un désir d’enfant, à ton âge c’est normal, mais cet enfant ne t’a rien demandé : avorte !
Tu oses imposer une vie sans père à un enfant ?
Avorte !
Comment peux-tu être assez égoïste pour mener à terme une grossesse alors que tu es seule et n’en as pas les moyens ?
Avorte !
Tu refuses d’épouser le père parce que c’est un salaud ? Mais ton enfant sera un enfant de salaud !
Avorte !
Égoïste !
Avorte !
Salope !
Avorte !
Ça a duré des semaines pendant lesquelles je n’ai pas dormi, me rongeant les poings, serrant les dents à me les briser, maigrissant à vue d’œil.
Mon bébé, ne t’inquiète pas, ça ira, on y arrivera. Pardon mon bébé, je ne t’abandonnerai pas. Ils vont peut-être s’adoucir. Ton père changera peut-être en te voyant. Et puis même si ce n’est pas le cas, je ne t’abandonnerai pas. On va y arriver mon bébé, on va y arriver.
Une nuit, j’ai rampé jusqu’à mon téléphone pour appeler les urgences quand j’ai senti le sang couler entre mes jambes.
Fausse-couche.
« Ils » étaient contents.
Et moi j’avais compris.
Je demande qu’on inscrive dans la Constitution le droit inaliénable des femmes de donner la vie.
Et le devoir impérieux de la société de les aider à le faire dans les meilleures conditions possibles.
“Quand le mal se déchaîne, il n’y a guère d’autres limites que l’audace de ceux qui, même très minoritaires, s’y opposent, avec la grâce de Dieu”
Information de SOS Tout-Petits :
La Marche pour la Vie vient de décider d’une manifestation à Versailles lundi 4 mars de 15 h. à 19 h., 3 rue Hoche, en protestation contre la réunion du Congrès mardi après-midi, qui doit voter l’introduction dans la Constitution de l’IVG légalisée. Ceux qui peuvent s’y rendre feront bien de le faire.
C’est un nouvel épisode d’aggravation du prétendu droit de massacrer les petits êtres humains en gestation. L’incitation à l’avortement et l’absence d’aide importante aux femmes enceintes en difficulté, comme pourrait l’être une importante prime de naissance, consacrent une politique athée, ignorante de la dignité humaine et violemment anti-sociale dont les effets dévastateurs frappent toute notre société.
C’était l’intuition de notre Président-fondateur le Docteur Dor qu’un tel massacre permanent, qui aujourd’hui a fait plus de 9 millions de morts en France depuis près de cinquante ans, appelle une protestation et une prière de réparation publique permanentes.
Nous continuons donc nos Rosaires et Chapelets.
A Paris :
- samedi prochain 9 mars à 14 h.30 (RER B Port-Royal) près de la Maternité Port-Royal (au croisement Saint Michel-Montparnasse),
- puis le 27 avril
- et le 15 juin ( même lieu, même heure).
En banlieue, à 18 h. le vendredi :
- le 22 mars à St Germain en Laye, près de l’entrée du parc du château ( sortie du RER).
- le 5 avril à Maisons-Laffitte, en face de la mairie, avenue de Longueil ( près du RER).
- le 3 mai à Versailles, place du Marché, au croisement de la rue de la Paroisse et de la rue du Maréchal Foch.
D’autres Rosaires SOS Tout-Petits ont lieu en province, notamment à Annecy.
Toutes les associations qui militent pour la défense de la Vie doivent être soutenues.
Il est prématuré d’énoncer les conséquences dommageables possibles de l’introduction de l’IVG dans la Constitution, avec le risque de laisser entendre que nous les jugeons inéluctables.
Quand le mal se déchaîne, il n’y a guère d’autres limites que l’audace de ceux qui, même très minoritaires, s’y opposent, avec la grâce de Dieu qui, tôt ou tard, fera son oeuvre.
Prions toujours pour que les femmes enceintes qui envisagent de se faire avorter ne le fassent pas, et que celles qui s’y sont résignées se tournent avec confiance et repentir vers la Miséricorde divine qui est immense.
Le découragement n’est pas de mise ; chaque degré d’abaissement fait approcher l’heure de la prise de conscience et du renouveau.
Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits
En Quête d’esprit : le mystère de la messe
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent
- le Père Joël GUIBERT
- Sœur Thérèse-Emmanuel, sœur franciscaine
- Claudia MESTELAN, responsable de l’association « Sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire »
Tu ne suivras pas une majorité qui veut le mal…
Un appel de Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, à propos de l’inscription de l’avortement dans la constitution
Éric Zemmour aurait voté contre l’avortement dans la Constitution
Invité de RTL aujourd’hui, le président de Reconquête a été interrogé sur l’actualité :
🔴🗣️ IVG dans la Constitution : “Je n’aurais pas voté”, dit @ZemmourEric dans #LeGrandJury. @ParisPremiere @m6info pic.twitter.com/rnKlWXmQnI
— RTL France (@RTLFrance) March 3, 2024
Avortement : manifestation lundi 4 mars rue Hoche à Versailles
De Nicolas Tardy-Joubert, pour la Marche pour la Vie :
Nous invitons tous les défenseurs de notre civilisation à venir manifester :
lundi 4 mars à partir de 15h (et jusque vers 18-19h en fonction du vote), rue Hoche à Versailles, à proximité immédiate du château où aura lieu le Congrès des parlementaires, pour s’opposer à l’inscription de l’IVG dans la Constitution.
Vouloir inscrire dans le marbre constitutionnel la « liberté garantie » de pouvoir faire mourir un être humain sans défense est une ignominie.
Gardons les lampes allumées et défendons la vie envers et contre tout !
La presse étrangère s’intéresse beaucoup au sujet et sera présente. Nous devons montrer au monde qu’il y a en France des défenseurs de la vie de la conception à la mort naturelle.
Dress code : Echarpe, ou accessoire noir en signe de deuil
Venez avec une rose blanche en signe de résistance.
Diffusez et soyons nombreux ! Toutes nos associations partenaires sont mobilisées.
En union pour la Vie !
Nicolas Tardy-Joubert, pour la Marche pour la Vie
Le « chemin de Damas » d’un jeune communiste vietnamien
Le jeune Ho Ca Dau, 27 ans, compare sa conversion à celle de saint Paul. Durant dix ans, il a cherché à faire arrêter les chrétiens de son village, qu’il voyait comme une « force réactionnaire » contre le gouvernement communiste.
« Je les suspectais de répandre illégalement le catholicisme et le protestantisme. Je les accusais de mettre en danger la sécurité sociale. » En 2016, il en a fait arrêter cinq parce qu’ils transportaient « des croix et des copies de la Bible dans leurs sacs ». Ils ont été détenus durant une journée avant d’être libérés. Il voyait la croix comme une force « mauvaise » et empêchait activement les catholiques du village de se rassembler pour prier.
En 2022, son père a été diagnostiqué d’un cancer du foie, et sa famille, qui compte quatre frères et sœurs dont Ho Ca Dau, s’est retrouvée sans rien après avoir vendu leur bétail pour couvrir le traitement médical. Toutefois, plusieurs catholiques de la région sont venus les voir afin de leur apporter un soutien psychologique et matériel pour leur père, jusqu’à son décès. Parmi ces volontaires se trouvaient les cinq personnes qui avaient été arrêtées à cause des accusations de Ho.
Ce dernier est devenu pauvre et malheureux, d’autant plus en voyant ses cultures en mauvais état. Il a essayé de trouver de quoi vivre en transportant des marchandises sur son vélo dans la ville voisine de Dong Ha.
« Un jour, je me suis évanoui à cause de la faim et j’étais allongé sur le côté de la route. Un passant catholique m’a emmené à l’hôpital et a couvert tous mes frais médicaux ».
Il a été hospitalisé durant trois jours parce qu’il souffrait d’un syndrome vestibulaire et d’hypotension.
Thaddée Vu Duc Vinh, qui l’a secouru sur la route, l’a aussi aidé à acheter une moto d’occasion et à se procurer un permis de conduire. Rapidement, il a pu travailler comme taxi moto. Thaddée Vinh, membre d’un groupe caritatif, l’a aussi invité à rester chez lui. Thaddée affirme que Ho Ca Dau était durant cette période « un homme honnête et travailleur qui essayait de s’en sortir ». Peu à peu, Ho a commencé à rejoindre les catholiques pour la prière du soir et la messe du dimanche, dans l’église locale. « Quand il a commencé à se mêler aux autres catholiques, il est devenu très intéressé par le catholicisme », raconte Thaddée Vinh. Ho explique qu’il se sentait redevable envers les catholiques pour tout leur amour et leur soutien. « Je voulais prier Dieu de les bénir », explique-t-il.
Sa propre famille et ses proches se sont mis à l’éviter et sa conversion les a mis en colère. Un de ses oncles s’est moqué de lui, en lui disant qu’il voulait devenir catholique pour obtenir de la nourriture. Mais Ho Ca Dau affirme que les catholiques sont des « bons citoyens » qui partagent leurs ressources avec les autres. « Ils ne manipulent pas la religion et ils ne poussent pas les gens à s’opposer au gouvernement ».
Thaddée Vinh deviendra le parrain de Ho en vue de le guider dans la vie catholique, alors que le jeune homme tourne une nouvelle page de sa vie. La devise qu’il a choisie pour vivre dans la foi catholique est « aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent ». « Une fois que vous sentez la présence divine dans votre cœur, vous ne craignez plus rien au monde ».
Les Eveilleurs organisent le 25 avril le grand oral des Européennes
À l’occasion des élections européennes, les Éveilleurs organisent LA grande soirée politique de l’année : « L’Union européenne contre les nations ? ».
Les candidats aux élections européennes qui ont accepté de se soumettre à un grand oral sur cinq grands sujets majeurs débattront de la politique internationale, l’immigration, la transition écologique, l’éducation et l’agriculture.
Alors que le Salon de l’agriculture a montré toute l’actualité de ces questions, c’est à quelques encablures que nous nous retrouverons le 25 avril, dans le cadre exceptionnel de La Palmeraie (Paris XVe).
Terres de Mission : De l’utilité des tentations
Eglise universelle : De l’utilité des tentations
De manière a priori un peu provocatrice, monsieur l’abbé de Massia a signé, dans le N° 3 844 de France catholique, un article intitulé “De l’utilité des tentations”. Après s’être d’abord interrogé sur le fait de savoir si Dieu nous tente ou s’il permet simplement que nous soyons tenté, l’abbé de Massia tire les leçons de la tentation de Jésus au désert puis nous explique comment résister aux tentations avant d’expliquer l’utilité de ces tentations.
Eglise en France : La préparation des catéchumènes aux baptêmes de Pâques
Vicaire à l’église saint Roch (Paris 1er), monsieur l’abbé Iborra prépare 55 catéchumènes aux baptêmes de la nuit de Pâques. Après avoir rappelé la nature et les effets du sacrement de baptême, il nous présente le profil type et les parcours de ces futurs baptisés : surtout des hommes d’environ 25 ans, issus de familles éclatées et en quête de repères. Il nous présente également la manière dont se déroule cette préparation au baptême.
Eglise en Marche : Credo lending – Investir au service du bien commun
Edouard Vieilfault dirige la société “Credolending” dont la mission est de proposer à des investisseurs de prêter de l’argent à des œuvres essentiellement religieuses afin de leur permettre de financer leurs projets. Il nous présente le mode de fonctionnement de ces prêts ainsi que les projets déjà menés à bien (Boulaur, Saint Wandrille, Lérins, etc.) et ceux en cours, en particulier le financement de l’agrandissement de l’école sainte Clotilde, tenue par les sœurs dominicaines de Fanjeaux, à Fontenay-le-Fleury (78).
12 stations de la CIA ont été établies en Ukraine
Lu dans le JDD :
[…] Le 25 février, le New York Times révèle que pas moins de douze stations de la CIA ont été établies en Ukraine dès le lendemain de la révolution de Maïdan. « La relation était tellement proche, atteste le quotidien, que des officiers de la CIA sont restés dans des coins reculés de l’ouest de l’Ukraine même lorsque l’administration Biden a donné la consigne d’évacuer dans les semaines précédant l’invasion. Pendant l’invasion, ils ont relayé des renseignements précieux, qui incluaient où les Russes allaient frapper et quels systèmes d’armes ils utilisaient. » Aucun doute, les Américains étaient bien là, des Carl Larson un peu partout à la manœuvre, et depuis un moment. Cité par le quotidien américain, Ivan Bakanov, chef du SBU, le service de renseignement intérieur ukrainien va même plus loin : « Sans eux, nous n’aurions eu aucun moyen de résister aux Russes, et de les battre. » À noter que, bien avant la guerre, les habitants de Kiev parlaient de manière ouverte de ce drôle d’immeuble du centre-ville avec les camionnettes blanches garées devant. « C’est la CIA ! » disaient-ils. C’était connu. Mais cette présence ne devait pas dépasser le cadre de la rumeur.
L’association entre la CIA et le renseignement ukrainien causera d’ailleurs bien des tourments aux trois administrations américaines successives qui ont eu à la gérer. Elles voulaient à tout prix éviter qu’elle paraisse comme une provocation vis-à-vis de la Russie, mais aussi que les Ukrainiens, se sentant plus forts derrière l’étiquette de la CIA, n’en profitent pour frapper le territoire de la Russie, notamment via l’unité 2245, des soldats d’élite ukrainiens formés et entraînés par Langley, en Virginie. Ils ne s’en priveront pas pour des assassinats ciblés de commandants séparatistes pro-russes du Donbass, mais ça n’ira pas plus loin.
Après l’invasion, la coopération sera renforcée encore, la CIA mettant au moins à une occasion en échec une tentative d’attentat contre le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Elle n’hésitera pas à relayer des informations qui permettront aux Ukrainiens de « liquider » des personnalités pro-russes. Elle sera déterminante dans la mise à disposition de systèmes de surveillance pour l’armée ukrainienne, mais aussi dans l’activation d’un embryon de guerre de partisans dans certaines zones d’Ukraine occupées par la Russie. D’un point de vue américain, cette alliance sur le terrain permet une surveillance accrue du vieux rival russe, de ses mouvements de troupes et de ses installations civiles et militaires. Son réseau d’espions disséminés partout dans le pays est le véritable cauchemar de Vladimir Poutine, celui de voir l’Otan espionner la Russie à ses frontières.
Mgr Luc Crepy, évêque de Versailles, invite les fidèles du diocèse à prier pour nos parlementaires et nos gouvernants
Message de Mgr Luc Crepy à l’occasion de la convocation du congrès à Versailles le 4 mars :
Ce lundi 4 mars, l’Assemblée Nationale et le Sénat sont convoqués en Congrès au Château de Versailles par le Président de la République en vue d’inscrire dans la Constitution la garantie de la liberté d’accès à l’avortement.
Avec tous les évêques de France, je redis ma tristesse et ma profonde opposition devant cette évolution. C’est bien au contraire le respect de toute vie, de sa conception à sa mort naturelle, qui devrait être reconnu comme faisant partie du socle commun sur lequel se fonde notre société. C’est l’aide aux femmes seules ou aux futurs parents en précarité, qui voudraient garder leur enfant malgré les difficultés, qui devrait nous rassembler. C’est le soutien aux soignants engagés auprès des malades pour sauver des vies, travaillant bien souvent dans des conditions dégradées, qui devrait nous mobiliser. Autant de réelles urgences qui auraient mérité la convocation du parlement…
Comment ne pas repenser à ce qu’écrivait en 2013 le Pape François, qu’on sait si proche des plus fragiles :
« cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré (…) dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement. (…). Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment » (La joie de l’Evangile, 213).
Je veux encourager les parlementaires réunis à Versailles, et tout spécialement ceux des Yvelines, à résister à toute pression médiatique ou politique, à voter en conscience et avec gravité, et à faire preuve de courage comme certains – que je remercie – l’ont déjà fait à l’Assemblée ou au Sénat. Je sais leur désir habituel de servir le bien commun. Au cœur de ce bien commun, il y a la certitude que toute vie, même la plus fragile, même à son commencement, est infiniment digne et précieuse et doit être protégée. Qu’ils en soient les témoins courageux aujourd’hui et demain !
J’invite les fidèles du Diocèse de Versailles à prier pour nos parlementaires et nos gouvernants, afin que le Seigneur éclaire les consciences et fortifie le courage de chacun, au service de la beauté et de la dignité de toute vie. Que nous prenions le temps d’encourager nos parlementaires dans ce sens ! Je me réjouis devant l’engagement de beaucoup de chrétiens au service de la vie, toujours dans la charité et le respect des personnes. Que chacun prenne le temps de discerner dans sa vie comment manifester en acte ce soin des plus fragiles, des plus petits ou des plus pauvres. C’est ainsi que nous rebâtirons peu à peu une véritable culture de vie pour les générations à venir.
Mgr Luc Crepy, évêque de Versailles
Qui remettra à sa place la République de Paris ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Nous sommes début mars, alors : Bonne année !
Comme vous le savez peut-être, la nouvelle année débutait à certaines époques le 1er mars. Comme en témoignent les mois de septembre, octobre, novembre et décembre dont les noms signifient septième, huitième, neuvième et dixième mois. Alors : bonne année ! Ce qui est semé commence à germer. La nature donne déjà les signes d’un renouveau. C’est la nouvelle année, et l’élan de vie repart !
Cette année commence par l’acte politique de briser les élans de vie et les renouveaux en leur commencement. Le Congrès est convoqué. Et l’on doit décider qu’être libre de tuer les nouvelles vies dans le ventre des femmes est constitutionnelle en France. La République se constitue autour du droit de mettre fin à la vie humaine. Si vous n’y adhérez pas, vous n’êtes plus vraiment de la République.
Jean-Paul II analysait que toutes ces dérives viennent d’une pensée utilitariste qui ne s’émerveille plus devant le mystère de la vie pour la servir. Ces dernières années, en France, nos politiques en sont même arrivés à autoriser que nos scientifiques mélangent l’ADN humain et l’ADN animal en vue de faire des chimères. Il n’est pas encore permis de les faire vivre trop longtemps, mais cela se prépare dans nos laboratoires, et avec notre argent ! Qui pourrait encore soutenir la moralité d’un tel État qui en vient à fabriquer des chimères homme-animal ?
Par ailleurs, depuis la loi sur les séparatismes, on ne peut plus avoir une subvention ou un agrément pour nos associations sans adhérer aux valeurs de la République. Avant cela, il suffisait de ne rien faire d’objectivement illégal. Désormais, on doit rentrer dans le moule imposé. Sinon, on dégage : plus de subventions, et plus d’agréments. De notre côté, nous n’avons aucun moyen de retirer notre argent de cette fabrication de chimères et d’enseignement d’une culture de mort.
Nous nous doutons bien, comme nous l’avons vu mille fois dans l’histoire de notre pays, que si un tel déséquilibre s’installe dans l’État, il ne se gênera pas pour mettre au pas toutes les têtes qui dépassent. Aujourd’hui, tout le cadre légal est prêt pour cela. On ne pourra bientôt plus être médecin, infirmier, enseignant, journaliste ou politique, sans être un béni-oui-oui des pensées et des pratiques chimériques et mortifères. Et cela peut aller jusqu’à récupérer l’usage de nos lieux de cultes (même nos églises !), dont il s’est déjà arrogé la propriété, et exclure nos associations qui sont en désaccord avec lui.
J’ai quelque part un esprit républicain et démocrate, mais pas à la façon de la République de Paris. Pour ma part, en démocratie, ce sont les décisions concrètes qui sont prises par le peuple. Un peu comme en Suisse, où la question posée n’est pas tant de savoir si l’on préfère un tel ou une telle, mais si l’on doit construire un pont, changer les lampadaires, ou signer des traités. Ce sont les choix concrets qui sont soumis à votation à tous les citoyens ! Cela forme l’esprit civique. Tous discutent et participent à trancher de nombreuses questions chaque année. Et ce sur trois échelons : communal, cantonal (environ la taille de nos départements) ou fédéral. En France, du fait de notre taille, nous devrions avoir 4 ou 5 échelons. Or, le seul échelon qui décide vraiment, c’est celui de Paris pour toute la France. Et cette République de Paris a d’ailleurs décidé de donner elle-même son pouvoir à l’Europe et aux puissances mondialistes.
En République, normalement, chaque citoyen prend part aux décisions. Et peu importe la manière dont les élus sont choisis : là-dessus, les grecs ont d’ailleurs tout essayé, jusqu’à tirer au hasard ! et sans trouver de solutions optimales. Ce qui compte, c’est que chaque citoyen puisse collaborer aux décisions de la res publica, dont la taille ne doit finalement pas dépasser celle d’un département si l’on veut que chacun puisse participer à sa manière. Réfléchissez : avez-vous déjà pris des décisions concrètes pour votre village, votre quartier, votre ville ou votre contrée ? Eh bien, non. Aucune. À part choisir à l’applaudimètre vos dictateurs oligarchiques. Avez-vous déjà, en tant que citoyen, siégé dans des assemblées pour vous occuper de ce qui vous entoure ? Pour la grande majorité, non. Nous ne sommes donc pas en République. Ou alors, nous ne sommes pas citoyens. Seuls quelques milliers de personnes peuvent se dire citoyens. Et cette République de Paris gouverne le reste du pays à la mode impériale en fondant sa légitimité par un rituel à l’applaudimètre. C’est une oligarchie impérialiste applaudimétrique.
C’est le grand mensonge, dont les germes étaient déjà là dès la Révolution française. À tel point que les deux premières Républiques sont devenues, en toute continuité, en très peu de temps et sans heurts, des Empires avec Napoléon Ier et Napoléon III. Et les suivantes ont résisté plus longtemps à ce germe mortifère parce qu’à leur fondation se trouvaient des chrétiens non-révolutionnaires qui leur ont donnée des assises plus équilibrées. La IIIème République a été fondée à la chute du Second Empire par des catholiques royalistes qui espéraient une Restauration. Celle-ci ayant échoué, la République a duré, et est tombée aux mains d’anti-cléricaux notoires. Elle aurait sombré à son tour, si la Première Guerre mondiale n’avait pas scellée une nouvelle alliance avec l’esprit catholique. Et les IVème et Vème République ont été fondée également dans une alliance de circonstance après la Seconde Guerre Mondiale où les catholiques étaient très représentées.
Aujourd’hui, cet équilibre est à nouveau brisé. Plus rien ne peut se mettre en travers du germe impérialiste et mortifère de la République de Paris. Seules les valeurs issues de la culture française pluri-millénaire et chrétienne l’ont jusque là maintenue. La République leur a finalement totalement tourné le dos. Soit, nous la remettons à sa place, soit elle va sombrer, et peut-être nous entraîner avec.
Pendant que l’on discute de chimères et du droit de tuer des enfants à naitre, nos agriculteurs râlent, parce que l’on ne s’intéresse pas à leur champs, à tous ces vivants de nos campagnes, à cette nourriture produit par notre terroir qui nous fait vivre. Tout cela est lié. Soit on aime la vie, soit on aime la mort. Il faut choisir. Nos villages ne chantent plus, nos places sont vides de présences humaines joyeuses et accueillantes. Un tiers de la population française est considérée comme souffrant d’isolement social. Le quotidien de la plupart des Français a pour théâtre le virtuel et le béton, et non les splendeurs du vivant. Comment ne pas voir ?
La République de Paris veut choisir la mort. Et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Les agriculteurs ne l’intéressent pas. Les petits commerçants ne l’intéressent pas. Nos campagnes ne l’intéressent pas. Les enfants à naître ne l’intéressent pas. La beauté de la vie ne l’intéresse pas. Elle ne s’intéresse qu’à nous donner du pain et des jeux pour nous distraire, et à assurer son diktat pour nous livrer aux mains du Règne de l’Argent, de la Technique et de la Mort. Elle s’est bien arrangée pour qu’il n’y ait plus de contre-pouvoir. Personne aujourd’hui ne peut taper du point sur la table pour lui dire : ça suffit !
Seules les puissances d’en-haut que sont Dieu et les anges peuvent encore aujourd’hui nous sauver du désastre. Mais pour cela, il faut prier. La Vierge Marie nous a donné à Fatima le remède pour avoir un avenir : la dévotion à son Cœur Immaculé, inséparable du Sacré-Coeur, et la réalisation de plusieurs actions précises, en particulier les 1ers samedis du mois. Plutôt que d’en faire encore ou toujours à notre tête : écoutons, et suivons les indications de notre maman du Ciel. Une Alliance s’est constituée pour cela : https://salve-corda.org/
Dans trois jours, il est encore possible de choisir la vie. Puisque le Congrès est réuni : eh bien, que les citoyens de France lui demandent de changer de sujet ! Sommes-nous en République et en démocratie, oui ou non ? Les Gilets Jaunes et beaucoup d’autres ont demandé que soient instaurés le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC). Il s’agit que le peuple puisse demander que soit soumis à Référendum :
-> de proposer un projet de loi.
-> d’empêcher un projet de loi.
-> de démettre des membres du gouvernement et des élus.
Souvent, on parle de ce Référendum au niveau national, ce qui est le minimum. Il s’agit également d’avoir la même chose au niveau communal, départemental et régional. On notera que nous n’avons pas inclus ici la capacité de voter directement une loi ou une mesure. Cela pourrait être mis en place selon nous au niveau local et départemental sur beaucoup de sujets. Et on pourrait même comme en Suisse avoir par défaut de nombreuses votations dans l’année. Nos élus seraient là davantage pour présenter les choix et préparer les processus de décisions, plutôt que de tout décider eux-mêmes.
Être citoyen est une longue éducation qui se mature en prenant des choix concrets pour la chose publique. Cela va demander un apprentissage, mais c’est le seul chemin pour retrouver du bon sens, de la convivialité et de la dignité.
Beaucoup ne veulent pas du RIC, pensant que c’est inapplicable. La modernité nous a-t-elle donc rendus si peu républicains et démocrates pour refuser que les citoyens puissent prendre part réellement à la res publica ?
C’est aujourd’hui la mesure la plus consensuelle chez les citoyens français, ceux que l’on croise dans les rues et les villages. Aurons-nous encore assez d’ardeur pour expliquer à cette République mortifère que le sujet urgent que nous voulons voir traiter par le Congrès est celui-là ? Peu importe le reste. Nous ne voulons pas du reste. Nous ne voulons que cela. Car, nous y voyons le premier pas d’un processus de renouveau. Que le Congrès s’occupe de cela et pas d’autre chose !
Bien sûr, nous ne croyons pas qu’une telle mesure va réellement permettre de regagner tout le terrain perdu. Les moyens humains aujourd’hui peuvent seulement permettre de garder intact ce qui ne s’est pas encore effondré. Mais si l’on préserve ce qui peut encore l’être, peut-être qu’un renouveau de sagesse et de spiritualité pourra nous permettre d’entrer progressivement dans la civilisation de l’amour qui viendra d’En-Haut comme un don de Dieu (cf le livre de Patrick de Laubier, La civilisation de l’amour selon Paul VI). La Trinité d’Amour, les anges et les saints sont à l’œuvre, et ce n’est qu’avec eux que ce monde pourra trouver un avenir. Il n’y a pas d’autre chemin pour l’humanité que celui de l’Alliance avec l’Éternel. Mais il ne faut pas non plus négliger le peu qui peut être fait à notre échelle pour éviter le pire.
Je crois donc qu’une alliance de circonstance avec tous ceux qui veulent le Référendum d’Initiative Citoyenne me semble le plus opportun. Ne laissons pas nos gouvernants choisir les termes du débat (cette fois-ci, ou les prochaines fois) ; nous perdrons une fois de plus. Mais mettons-les simplement devant leurs contradictions, et conduisons-les sur ce seul terrain où nous pouvons gagner et les freiner dans leur course infernale.
https://civilisationamour.fr/2024/03/02/qui-remettra-a-sa-place-la-republique-de-paris/
Les Belles figures de l’Histoire : saint Étienne de Hongrie
Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François Thomas :
Peut-on être chrétien et nietzschéen ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Le dernier numéro de la revue Le Sel de la Terre vient de paraître.
« Aimez beaucoup l’intelligence et la compréhension de la vérité. »
« Car il est nécessaire de bien comprendre pour croire véritablement : même s’il est encore plus nécessaire de croire pour bien comprendre. » Saint Augustin
Le dernier numéro de la revue Le Sel de la Terre vient de paraître. Cette revue, placée sous le patronage de Saint Thomas d’Aquin, propose chaque trimestre un numéro d’à peu près 180 pages de science religieuse, de culture chrétienne et de vie spirituelle.
L’historicité des Evangile, leur authenticité et leur véracité : une analyse ancrée dans la tradition
Ce Sel de la Terre n° 126 traite d’un sujet passionnant : l’historicité des Evangiles. Le père Emmanuel-Marie analyse l’authenticité et la véracité des Evangiles.
Un autre article est consacré à la question : ” Peut-on être chrétien et nietzschéen ? “, à laquelle répond Ludovic von Schwartz, professeur agrégé de Philosophie.
Après un survol de des concepts fondamentaux de la pensée nietzschéenne, l’auteur nous rappelle :
– que l’antichristianisme de Nietzsche est ancré au cœur même de sa pensée ;
– qu’il procède de sa division du monde entre forts et faibles et que le christianisme est pour lui une émanation de la réaction des faibles.
– Or, on s’interroge sur cette analyse nietzschéenne : le saint est-il un faible ? Le saint qui a su acquérir la vertu, avec la grâce de Dieu, c’est-à-dire une parfaite maîtrise de lui-même, ne brille-t-il pas suprêmement par sa vertu de force ? Saint François d’Assise fut-il mu par le ressentiment ? Saint Louis, le roi chevalier, fut-il un faible ?
Peut-on christianiser un tel rejet de la croix, instrument du salut, quand elle est vue comme « une conspiration contre la bravoure, l’esprit, la qualité de l’âme, contre la vie elle-même » ?
Quant à l’idéal chevaleresque du moyen âge : il ne s’agit pas de l’exercice de la force pour elle-même mais mise au service des plus faibles, précisément. Quoi de plus beau que de jurer défendre la veuve et l’orphelin ?
Pour creuser la question n’hésitez pas à acheter ce numéro, ici : https://www.seldelaterre.fr/numeros/sdt126
Pour s’abonner à la revue :
Le programme de ce Sel de la terre n° 126 : https://www.seldelaterre.fr/abonnement
ÉDITORIAL
★ Lisez, faites circuler le Sel de la terre
ÉCRITURE SAINTE
★ L’authenticité et la véracité des Évangiles, par Fr. Emmanuel-Marie PERRET O.P.
ÉTUDES
★ La Somme pour tous (X), Les passions dans la vie morale, par Fr. Pierre-Marie DE KERGORLAY O.P.
★ Le motu proprio Traditionis custodes à l’épreuve de la rationalité juridique, par Fr. Marie-Dominique ROULON O.P.
★ Un catholique peut-il s’inspirer de Nietzsche ? par Ludovic VON SCHWARTZ
VIE SPIRITUELLE
★ Marie, mère de Dieu, par R.P. Joseph DE TONQUÉDEC S.J.
★ La prière de la sainte Vierge, par R.P. Joseph DE TONQUÉDEC S.J.
NOUVELLES DE ROME
★ Le synode sur la synodalité, par Fr. Marie-Dominique ROULON O.P.
Grande neuvaine à St Joseph 2024 du 11 au 19 mars : “accueillir l’imprévu dans sa vie”
Neuvaine lancée sur Hozana :
Force est d’admettre qu’il n’est pas toujours facile de s’abandonner à la volonté de Dieu face aux événements imprévisibles auxquels nous devons parfois faire face dans notre vie.
Apprenons avec l’aide de Saint Joseph, à accueillir d’un cœur paisible l’imprévu voire l’incompréhensible en nous détachant, comme lui, de nos habitudes et de nos certitudes et en gardant vive la flamme de l’espérance !
Les méditations sont proposées par les Frères de Saint-Jean, chapelains de Cotignac, qui accompagnent toute l’année des pèlerinages entre le Sanctuaire Notre-Dame de Grâces et le Sanctuaire Saint-Joseph du Bessillon. Ils vous proposent de méditer sur la vie de Saint Joseph, et plus particulièrement sur les moments où il a dû accueillir l’imprévu dans sa vie.
Durant la neuvaine, les priants ont la possibilité de confier leur intention de prière et commander un cierge qui seront déposés aux pieds de la statue de St Joseph au sanctuaire de Cotignac !
Aussi le 19 mars, dernier jour de la neuvaine, les priants sont invités au sanctuaire de saint Joseph de Cotignac. Les nombreuses intentions récoltées par Hozana y seront priées lors de la messe de 10h30 suivi, le midi, d’un temps fraternel entre priants.
Les hommes qui mènent la lutte contre l’Eglise seront vaincus par les moyens surnaturels qu’ils considèrent avec mépris
Les éditions Via Romana viennent de rééditer un ouvrage de René Bazin (1853-1932) publié en 1912 sur l’éducation des Hommes de demain. Juriste, professeur de droit, romancier, journaliste, historien, essayiste et auteur de récits de voyage, élu en 1903 à l’Académie française, Bazin demeure l’un des plus grands serviteurs de la langue française. La foi intense de ce fervent catholique, père de huit enfants, a inspiré toute sa vie comme elle rayonne de son œuvre.
Dans ce petit ouvrage d’une quarantaine de pages, préfacé par le général Jacques Richou, arrière petit-fils de l’auteur, et postfacé par des moines de l’abbaye du Barroux, René Bazin donne quelques clés dans l’éducation des hommes de demain. Publié en 1912, à une époque où l’Eglise est persécutée par la IIIe République et alors que la France souhaite prendre sa revanche contre l’Allemagne, cet ouvrage demeure d’actualité. L’auteur insiste sur le rôle des parents, chacun à leur place, l’apprentissage des humanités et de l’histoire de l’Église, bases indispensables à toutes futures professions, sans omettre l’importance de la pratique religieuse et des vertus que les parents auront à cœur de cultiver chez leurs enfants. Ce petit livre encourage les parents à forger le caractère de leurs enfants tout en leur parlant de la beauté du mariage, de la grandeur du sacerdoce ou de la vocation religieuse.
Je voudrais de même que l’histoire de l’Eglise eût une part importante dans l’enseignement. C’est la plus belle histoire, sans laquelle les histoires particulières restent obscures, et c’est la nôtre. Je voudrais qu’un jeune homme eût ce large esprit de chrétienté, dont l’internationalisme de la haine ou celui des intérêts ne sont que la contrefaçon ; qu’il connût, au moins à grands traits, l’histoire de l’apostolat, des institutions religieuses, des grands pontificats, des personnages de génie et de sainteté, qu’à toute époque, Dieu envoie à son Eglise l’histoire aussi de la fréquente trahison des hommes, de leurs faiblesses, qui n’ont pas empêché l’oeuvre de salut de se perpétuer. […]
[P]our vaincre la révolution “satanique”, les habiletés humaines, les pauvres compromissions, toute la diplomatie, ne servent pas à grand-chose.
Les hommes qui mènent la lutte contre l’Eglise ne seront pas vaincus sur le terrain des négociations et des arrangements. Ils le seront par les moyens surnaturels qu’ils considèrent avec mépris, auxquels ils ne comprennent rien, et qui sont hors de leur pouvoir, hors du temps où ils règnent.
Déjà des postulantes à l’abbaye cistercienne de Notre-Dame des Neiges
Dans son numéro du mois de mars, La Nef a interrogé Mère Anne, religieuse de l’abbaye cistercienne de Notre-Dame des Neiges. Extraits :
Dans quelles circonstances s’est réalisée votre fondation à Notre-Dame des Neiges ? Pourquoi avoir choisi ce lieu ? Pourquoi est-ce déjà un lieu de pèlerinage assez plébiscité ?
À la fin du mois de décembre 2021, suite à la décision des frères trappistes qui habitaient le lieu jusqu’alors, nous avons reçu un courrier à l’abbaye de Boulaur pour nous proposer de faire une fondation afin de permettre à la vie monastique de se poursuivre dans cette antique abbaye. Suite à cette demande, toutes les sœurs de notre communauté sont allées visiter Notre-Dame des Neiges. Après mûre réflexion, nous avons décidé de répondre favorablement à cette demande. Nous étions déjà dans la logique d’un essaimage puisque, par la miséricorde du Seigneur, notre communauté de Boulaur compte de nombreuses vocations et que nous avions le désir de transmettre la vie monastique en un autre lieu.
L’abbaye de Notre-Dame des Neiges, sise dans un site exceptionnel, en bon état, et que les frères nous offraient gracieusement avec une grande générosité, présentait de très nombreux avantages pour notre communauté qui a la grâce d’avoir des jeunes sœurs, mais très peu de moyens financiers. Par ailleurs, envisager cette fondation l’année même de la canonisation de saint Charles de Foucauld qui avait été moine à Notre-Dame des Neiges, était très significatif.
Enfin, pour notre communauté, traditionnellement tournée vers l’accueil, nous installer à Notre-Dame des Neiges était particulièrement riche de sens puisque les visiteurs sont très nombreux à venir en ce lieu.
Quels liens conservez-vous avec Boulaur ?
L’abbaye de Boulaur restera toujours notre maison mère et fondatrice très aimée ! Cependant, notre fondation est destinée à devenir complètement autonome dans un délai qui pourrait être assez bref. Nous sommes donc en lien avec Boulaur de manière régulière mais relativement épisodique. Nous travaillons des questions en Chapitre sur place avec elles à peu près deux fois par an en communauté et Mère Abbesse de Boulaur vient environ une fois par trimestre nous rendre visite pendant trois à quatre jours. Par ailleurs, nous profitons, en visioconférence, de cours ou sessions donnés à Boulaur. Le reste du temps, nous nous exerçons à voler de nos propres ailes, mais nous connaissons encore par cœur le numéro de téléphone de nos sœurs en cas de besoin !
Dans un monde qui se déchristianise et comprend de moins en moins le sens et l’utilité d’une vie donnée à Dieu, que représente la fondation d’une abbaye de moniales cisterciennes contemplatives ?
La vie monastique a toujours été un signe de contradiction. Sa dimension eschatologique nous rappelle que notre finalité se trouve en Dieu et que Lui seul peut combler nos vies. Dans un monde déchristianisé et de plus en plus sécularisé, ce signe de contradiction résonne de plus en plus fortement et la fondation d’un monastère, au moment où, malheureusement, de nombreuses abbayes se voient obligées de fermer, est évidemment riche de signification.
À Notre-Dame des Neiges, nous nous inscrivons cependant dans le sillage d’une tradition qui nous précède puisque les frères étaient déjà dans ce lieu depuis 1850. Pour les gens des alentours, la dimension de continuité est très importante. Ils sont profondément reconnaissants que la vie contemplative puisse perdurer à Notre-Dame des Neiges. Avec notre touche propre bien sûr, nous nous efforçons de nous inscrire modestement et joyeusement dans le sillage des frères et d’être, comme nous le sommes tous, les maillons d’une grande chaîne qui relie tous les siècles dans la Tradition de l’Église. […]
À peine installées, vous venez d’ouvrir un noviciat : comment expliquez-vous les vocations qui frappent à votre porte alors qu’elles semblent partout se raréfier ? D’où viennent les jeunes filles qui demandent à entrer, comment vous ont-elles connues ?
Une vocation est toujours un mystère puisqu’elle est un secret d’amour entre Dieu et une âme qu’Il appelle à le suivre. Nous ne saurons donc jamais comment expliquer un tel mystère !
Cependant, nous nous réjouissons profondément d’avoir effectivement pu accueillir très rapidement nos premières postulantes. Nous avons reçu du Saint-Siège en janvier la permission d’ouvrir un noviciat, ce qui sera fait à partir de la première vêture, juste après Pâques.
Les trois postulantes que nous avons accueillies viennent de différentes régions de France mais elles nous connaissent depuis longtemps car elles étaient proches de notre abbaye de Boulaur. C’est à Notre-Dame des Neiges qu’elles se sont senties finalement appelées, et c’est un bel encouragement pour notre jeune fondation. Afin de consolider ce petit groupe de jeunes sœurs et de soutenir la communauté, Mère Abbesse de Boulaur a aussi envoyé une jeune professe temporaire ; nous avons donc quatre sœurs en formation, soit un tiers de la communauté. […]
Troisième dimanche de Carême
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Jésus chasse un démon impur. Alors une femme élevant la voix s’écria : Heureux le sein qui vous a porté (Évangile de S. Luc 11).
Jésus, fils de la Vierge Marie, est le modèle par excellence de la pureté virginale. L’Évangile le montre luttant d’une façon spéciale contre l’esprit impur. Le démon qu’il chassa en effet par le doigt de Dieu, c’est-à-dire par l’Esprit Saint, du possédé muet était « un démon impur », dit saint Matthieu. Et l’Église chasse des âmes des baptisés le même esprit immonde. L’on sait en effet que le Carême était un temps de préparation au baptême et dans ce sacrement le prêtre souffle par trois fois sur celui qu’il baptise en disant : « Sors de cet enfant, esprit impur, et fais place à l’Esprit Saint ».
« Nul fornicateur ou impudique, dit saint Paul dans l’Épître de ce jour, n’a héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. Que la fornication et toute impureté ne soit donc même pas nommée parmi vous ». C’est spécialement en ce temps de lutte contre Satan que nous devons imiter Jésus.
Introït : Oculi
Nous allons retrouver dans l’Introït du troisième dimanche de Carême le psaume 24 qui était déjà celui de l’Introït (ainsi que celui du Graduel) du deuxième dimanche. C’était alors une prière très humble dans laquelle le pécheur prosterné devant Dieu osait à peine lever la tête. Aujourd’hui il s’enhardit en levant les yeux vers le ciel, image que nous retrouverons dans le Trait tiré d’un autre psaume.
Le premier mot de cet Introït Oculi (les yeux) a donné son nom à ce dimanche. On se souvient que, jusqu’à une date récente, les dimanches de Carême étaient indiqués dans tous les calendriers par le premier mot de leur Introït : Reminiscere pour dimanche dernier, Oculi pour aujourd’hui et Lætare pour dimanche prochain.
Oculi mei semper ad Dominum, quia ipse evellet de laqueo pedes meos. Respice in me, et miserere mei, quoniam unicus et pauper sum ego.
Mes yeux sont toujours tournés vers le Seigneur, car c’est Lui qui arrachera mes pieds du filet. Jetez les yeux sur moi et ayez pitié de moi, car je suis seul et malheureux.
Unicus et pauper sum : Je suis seul et malheureux, cela veut dire que je ne peux compter ni sur mes relations ni sur mes richesses pour me sauver, mais seulement sur Dieu. Ce texte comprend donc deux parties ; la première est un grand élan de l’âme vers le haut, les yeux levés vers le Seigneur, qui peut seul nous arracher au filet que nous tend l’infernal tentateur. La mélodie exprime cet élan par deux montées assez vives vers l’aigu. La deuxième partie au contraire est une prière qui demande au Seigneur d’abaisser son regard vers nous dans notre humble état de pécheurs ; la mélodie se tient alors modestement dans le grave en une douce supplication.
Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 24 comme celui du dimanche précédent :
Ad te Domine levavi animam meam : Deus meus, in te confido, non erubescam.
Vers vous Seigneur j’élève mon âme, mon Dieu je mets en vous ma confiance, je n’aurai pas à en rougir.
Graduel : Exsurge Domine
Le texte du Graduel du troisième dimanche de Carême est tiré du psaume 9, que nous avons déjà rencontré il y a quelques semaines, dans le grand Graduel Adjutor de la Septuagésime. C’est un chant de louange et d’action de grâce au Seigneur, défenseur et protecteur des pauvres et des opprimés. La première phrase du Graduel de ce dimanche reprend d’ailleurs la dernière phrase de celui de la Septuagésime. Ce verset est pris à la fin du psaume, alors qu’on trouve au contraire dans la deuxième partie un verset du début :
Exsurge Domine, non prævaleat homo : judicentur gentes in conspectu tuo. In convertendo inimicum meum retrorsum, infirmabuntur, et peribunt a facie tua.
Levez-vous, Seigneur, que l’homme ne l’emporte pas, que les nations païennes soient jugées en votre présence. Vous faites retourner mon ennemi en arrière ; ils seront affaiblis et périront devant votre face.
Nous avons déjà signalé que l’homme, ici, désigne la créature qui s’oppose à son Créateur et refuse d’accomplir sa volonté. Mais en ce temps de Carême ce texte désigne aussi l’ennemi infernal et tous ses auxiliaires, contre lesquels nous avons à lutter ; nous annonçons ainsi la victoire que nous remporterons sur eux à Pâques si nous sommes fidèles.
La mélodie ressemble à celle du Graduel Adjutor de la Septuagésime, mais elle ressemble surtout à celle du Graduel de la Quinquagésime, il y a trois semaines. On retrouve tout à fait les mêmes formules amples et mouvementées avec de grandes vocalises et de longues tenues dans une ambiance de ferveur ardente et mystique.
Trait : Ad te levavi
Le texte du Trait du troisième dimanche de Carême est constitué par la plus grande partie du psaume 122, petit psaume assez court ; il ne manque ici que le dernier de ses cinq versets. Ce psaume ressemble au psaume 24 d’où était tiré le chant de l’Introït de cette messe ; d’abord il commence par les mêmes mots Ad te levavi, de plus il développe le thème des yeux levés par lequel débutait l’Introït :
Ad te levavi oculos meos, qui habitas in cælis. Ecce sicut oculi servorum in manibus dominorum suorum : Et sicut oculi ancillæ in manibus dominæ suæ : Ita oculi nostri ad Dominum Deum nostrum, donec misereatur nostri. Miserere nobis domine, miserere nobis.
Vers Vous je lève les yeux, Vous qui habitez aux Cieux. Comme les yeux des serviteurs sont fixés sur les mains de leurs maîtres et les yeux de la servante sur les mains de sa maîtresse, ainsi nos yeux sont tournés vers le Seigneur Notre Dieu jusqu’à ce qu’Il ait pitié de nous.
On voit qu’au thème des yeux levés s’ajoute la belle image des serviteurs fixant les mains de leurs maîtres. Ainsi devons-nous être les serviteurs de Dieu attentifs à accomplir Sa volonté.
La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie ornée faite de formules que nous avons déjà rencontrées, assez voisines en particulier de celle du Trait Jubilate de la Quinquagésime. Cependant le premier verset a une mélodie assez originale, où l’on note la grande vocalise qui se tient dans les hauteurs avec de longues tenues sur le mot cælis : les cieux.
Offertoire : Justitiæ
Comme celui du deuxième dimanche, l’Offertoire du troisième dimanche de Carême est une méditation aimante et contemplative sur la loi divine et le bonheur qu’il y a à l’observer :
Justitiæ Domini rectæ, lætificantes corda, et dulciora super mel et favum, nam et servus tuus custodiet ea.
Les préceptes du Seigneur sont justes, ils réjouissent les cœurs et sont plus doux qu’un rayon de miel ; aussi votre serviteur les observe-t-il.
Les mots dulciora et ea qui sont au neutre se rapportent au substantif judicia qui figure dans le psaume, mais qui n’est pas repris dans le texte de l’Offertoire. Il est d’ailleurs à peu près synonyme du premier mot de ce texte justitiæ. On notera aussi à la fin, le passage de la troisième à la deuxième personne que l’on rencontre souvent dans les psaumes.
Ce texte aurait pu être emprunté au psaume 118, la longue méditation sur la volonté de Dieu et ses commandements que l’on rencontre souvent au cours de l’année liturgique et d’où était tiré l’Offertoire de dimanche dernier. En fait, celui-ci est pris dans un autre psaume, le psaume 18, dont la deuxième partie résume au contraire les mêmes thèmes en quelques versets très condensés. La mélodie est très calme, paisible et assurée, tournant toujours autour de la même note sur laquelle elle pose notes longues et cadences. Cependant la conclusion est surprenante : au lieu de se terminer sur cette même note, la mélodie descend un demi-ton plus bas, restant en suspens comme un long regard qui ne veut pas finir.
Communion : Passer
Le texte de la Communion du troisième dimanche de Carême est tiré du psaume 83, prière d’un exilé qui aspire à retrouver la ville sainte de Jérusalem et les cérémonies du temple, et exprime avec de belles images le bonheur qu’il avait à s’y trouver, comme le petit oiseau dans son nid :
Passer invenit sibi domum, et turtur nidum ubi reponat pullos suos. Altaria tua, Domine virtutum, Rex meus et Deus meus ! Beati qui habitant in domo tua, in sæculum sæculi laudabunt te
Le passereau trouve pour lui une demeure et la tourterelle un nid pour déposer ses petits. Vos autels, Seigneur des armées, mon roi et mon Dieu ! Heureux ceux qui habitent dans votre maison, ils vous loueront pour les siècles des siècles.
L’expression Domine virtutum, Seigneur des armées, est analogue à Deus Sabaoth que nous chantons au Sanctus, tiré de la vision d’Isaïe. Il s’agit des armées célestes, les chœurs des anges, qui évoquent ici les Chérubins et les Séraphins représentés au-dessus de l’arche d’Alliance, siège de la présence symbolique de Dieu dans son temple. Jérusalem et le temple, c’est évidemment la figure de l’Église dont nous commençons à entrevoir la naissance au fur et à mesure que notre Carême s’avance. Ce sera le thème de toute la messe du quatrième dimanche, le dimanche de Lætare. C’est aussi la figure du Ciel où nous louerons le Seigneur éternellement.
La mélodie de cette Communion est très originale. D’abord elle est d’une longueur exceptionnelle pour une antienne de Communion. Ensuite elle est d’une grande variété, avec de nombreuses modulations. La première phrase est quelque peu imitative ; on peut y entendre le battement d’ailes des passereaux ou le roucoulement de la tourterelle. La deuxième phrase commence par un grand élan sur l’exclamation altaria tua (vos autels) puis elle redescend dans une effusion pleine de tendresse sur les mots Rex meus et Deus meus que l’on avait déjà trouvés dans la Communion de dimanche dernier avec une expression analogue, bien que dans un contexte assez différent. Enfin la dernière phrase est marquée par un grand crescendo qui monte toute l’octave, avant l’apaisement final exprimant la louange éternelle.
Panser les plaies de la pandémie
Le chroniqueur d’origine britannique Ernest Williams (catholique basé en Suisse, fondateur d’Initiatives Internationales d’Évangélisation pour les jeunes au sein de l’Église catholique et spécialiste de la réglementation des marchés financiers mondiaux.), dont nous avions publié un texte contre l’engagement de l’Eglise en faveur du vaccin anti-covid (intitulé clairement: Ce n’était pas un acte de charité), a publié sur Life Site News un nouveau texte sur ce thème, dont nous sommes heureux de publier ici une traduction française (grâce à la diligence d’une lectrice que nous remercions vivement!). Une nouvelle pièce à ajouter à un débat qui est loin d’être clos…
J’étais à Rome au début du mois de janvier pour faire une retraite ignacienne de neuf jours. Dans la solitude pour ainsi dire, à l’exception d’un échange à la fin de chaque journée, à l’Université Grégorienne avec mon directeur. Chaque matin, je passais un peu de temps à méditer à l’intérieur d’une basilique Saint-Pierre plutôt animée, priant dans le calme relatif de la chapelle du Saint-Sacrement. Le soir, je suis passé devant un nombre croissant de tentes de sans-abri autour de la place Saint-Pierre, en passant devant le Castel Sant’Angelo le long du Tibre en direction de la Grégorienne. Les jours s’écoulaient essentiellement dans un mélange de désolation intense ou d’absence de la présence de Dieu avec des moments occasionnels de consolation et de lumière. J’avais l’habitude de me réjouir les années passées, de la vue de la majestueuse basilique et de la présence spirituelle consolante qui reposait sur elle. La lumière dans l’appartement papal la nuit, dans un sens, me rappelle la lumière du tabernacle qui brûle quand le Seigneur est présent. Cette lumière est maintenant visiblement absente, comme si le Seigneur n’était plus présent.
J’avais espéré que d’ici au second semestre 2023, le colloque sur la politique Covid- 19 de l’Église catholique, y compris sur les effets indésirables pour la santé largement signalés des vaccinations à ARNm, prévu par l’Académie des sciences du Vatican aurait eu lieu. Malheureusement, ce forum a été reporté en raison du Synode d’octobre. Je dis « malheureusement », car les données sanitaires désormais largement disponibles sur les sites accessibles au public montrent que la surmortalité continue d’augmenter dans le monde : dans les pays largement vaccinés, dans tous les groupes d’âge, et plus inquiétant encore chez la jeune génération, de 16 à 35 ans [1] [2] [3] [4].
D’autres problèmes liés à la santé, en particulier les cancers turbo, les maladies cardiaques et le syndrome de mort subite, sont tous en augmentation. (Il existe plus de trois mille articles scientifiques médicaux évalués par des pairs couvrant les effets néfastes de la vaccination contre le Covid-19 sur la santé entre autres répertoriés sur www.react19.org, une organisation de plaidoyer et de soutien scientifique pour les personnes souffrant d’effets à long terme du vaccin Covid-19). Un nombre croissant d’experts médicaux internationaux craignent maintenant qu’il ne s’agisse d’une conséquence néfaste de la politique mondiale de vaccination contre le covid-19 [5] [6] [7] [8] [9]. Il existe une corrélation de données clairement observable entre l’augmentation de tous les événements indésirables pour la santé et le début de cette campagne de vaccination, qui doit être étudiée de toute urgence par les institutions nationales de santé et l’OMS [10]. Les taux de fécondité continuent également de s’effondrer dans les pays occidentaux : la question de savoir si l’injection contre le Covid-19 joue également un rôle doitêtre clarifiée. (Le regretté pathologiste allemand de renom, le Dr Arne Burkhardt, dans une autopsie de deux hommes décédés à la suite de la vaccination à ARNm contre le covid-19, a constaté que le sperme du défunt avait été entièrement ou presque entièrement remplacé par la protéine de pointe (protéine Spike) dans les testicules) [11].
Les pasteurs de l’Église catholique (et des autres confessions religieuses dominantes) ont-ils été « mal avisés » en promouvant avec enthousiasme de telles thérapies géniques à ARNm, nouvelles et nontestées [12] [13] ? Leurs déclarations ont-elles pu avoir un impact négatif sur la santé spirituelle,émotionnelle et physique de centaines de milliers de fidèles, y compris tragiquement la perte de nombreuses vies [3] [14] [15] ? Si oui, ils ont maintenant la responsabilité morale d’utiliser toutes les ressources que le Christ a mises à la disposition de son Église, pour apporter la guérison spirituelle, émotionnelle et physique aux fidèles qui ont été blessés.
Les réglementations répressives autour des passes sanitaires, y compris l’utilisation de masques et de cartes d’identité Covid-19 pour entrer dans les lieux de culte, ont privé les fidèles de leur dignité et de leur liberté en tant qu’enfants de Dieu. Les conséquences néfastes du vaccin contre le covid-19 sur la santé[16] et les blessures spirituelles, émotionnelles et socio-économiques ont été infligées par la collusion avec les gouvernements nationaux, les autorités sanitaires, l’OMS, le complexe technologique etpharmaceutique industriel. (Une étude récente de l’Union catholique au Royaume-Uni a révélé que 62 % des personnes interrogées ont déclaré que leur santé mentale avait été affectée par les fermetures d’églises pendant les confinements) [17].
Étant donné que l’Église catholique gère 26% des établissements de santé dans le monde [18], on peut se demander pourquoi les associations de médecins et de scientifiques catholiques n’ont pas conseillé plus prudemment le Bureau du Saint-Siège sur les dangers des vaccins covid-19 non testés et nouveaux à base d’ARNm [19]. Le corps médical catholique n’a-t-il pas pensé à alerter l’Église et ses fidèles sur les dangers possibles de ces vaccinations basées sur la technologie de l’ARNm non testées ? Chaque médecin catholique qui a administré l’injection de covid-19 n’a-t-il pas d’abord considéré, en toute conscience, son propre serment d’Hippocrate « Ne pas nuire » ? (Dans une enquête du CDC menée auprès de plus de 13 000 enfants âgés de 6 mois à 2 ans en 2022, plus de 55 % ont souffert d’une« réaction systémique » après la vaccination contre le covid- 19, 6 % ont été incapables d’effectuer des activités normales après la deuxième dose) [20]. Combien d’institutions médicales, tant catholiques que d’autres confessions chrétiennes ont abandonné la saine éthique médicale et les soins aux patients en suivant la pression politique axée vers le profit ?
Dieu seul jugera ceux qui, dans l’Église, sont chargés du soin spirituel des âmes et les professions médicales chargées du soins des patients ; ceux qui savaient quelle était la ligne de conduite juste et correcte mais qui ne l’ont pas suivie, avec pour conséquence des souffrances à la fois spirituelles et émotionnelles [21] [22], des dommages physiques et, dans certains cas, la perte de vies humaines pour le patient. Il est cependant flagrant que les établissements de soins spirituels et corporels de l’Église catholique ont été utilisés à mauvais escient dans une promotion très publique de la vaccination contre le covid-19 en tant que traitement sûr et efficace, et cyniquement encouragée comme « un acte de charité ». Cela a procuré à Big Pharma, un soutien mondial pour des traitements non encore homologués à base d’ARNm amplifiée par la politique des passes sanitaires difficilement justifiables. Cet aval de l’Église lui a permis d’atteindre des bénéfices inédits et exponentiels que des dizaines de milliards de dollars de publicitén’auraient jamais pu obtenir. Malheureusement, tout cela a fortifié la main de fer d’un oppresseur ayant peu d’amour, d’attention et de compassion pour tout ce qui a trait au Bien de l’Homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Et alors que le Traité de l’OMS sur la pandémie [23] se rapproche dangereusement, cette main de fer pourrait bien s’enhardir davantage à opprimer de nouveau les fidèles. L’Église doit tirer rapidement les leçons douloureuses de cette pandémie [24]. Il y a un besoin de repentance…
Le chemin de la guérison et de la restauration…
et en disant : “Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle”. Marc 1 :15
Il y a toujours de l’espoir. C’est la Bonne Nouvelle. Même lorsque les institutions, tant religieuses que civiles, n’agissent pas avec justice, les paroles et les promesses de Jésus sont vraies pour ceux qui ont la foi et « un cœur humble et contrit » Psaume 51 :17
Nous croyons que Jésus a confié à son Église toute bénédiction spirituelle pour l’accompagner, elle et ses fidèles, dans ce pèlerinage terrestre, jusqu’à la fin des temps. Elle se reçoit particulièrement dans les sacrements de la réconciliation, de l’Eucharistie et de l’onction des malades là où la guérison spirituelle, émotionnelle et physique peut être accordée s’il y a repentance et foi. Je crois qu’à la vue des immenses souffrances et injustices endurées par beaucoup pendant la pandémie de covid-19, un service de réconciliation et de guérison pour les blessures de la pandémie devrait être offert dans les paroisses detoute l’Église, pour apporter par le don de ces sacrements, à la fois la guérison physique et la guérison intérieure dont la communauté de fidèles a besoin. Un tel service dans une communauté paroissiale peut être assez simple, précédé d’une journée de jeûne en préparation.
Parallèlement à l’offrande des sacrements, il devrait y avoir des réflexions sur les Écritures et des prières pour la guérison physique et intérieure, et la coupure de toute oppression démoniaque due à des blessures émotionnelles et à la vaccination contre le Covid-19.
Au niveau diocésain, dans un esprit « d’écoute et de synodalité », un tel service de réconciliation et de guérison au cours d’un week-end permettrait d’adresser l’impact multidimensionnel de la pandémie. Il peut s’agir d’un panel diversifié de conférenciers ou d’experts pour aborder différents aspects : les professionnels de la santé, les professeurs d’éthique morale, les chefs d’entreprise, les autorités locales et les prêtres. Il pourrait aussi inclure des moments de réflexion, de prières et de partage fraternel. Il pourrait être profitable de fournir des ressources pour le soutien en santé mentale et des moyens d’exprimer desgriefs. Il s’agit de l’aborder dans un humble esprit de réconciliation et de guérison plutôt que de se concentrer uniquement sur l’attribution de blâmes ou de fautes.
Suggestions pour un service « Guérir les blessures de la pandémie » au niveau diocésain….
Mot d’ouverture et introduction (15 minutes)
Accueil par un chef ou un représentant religieux
Bref aperçu de l’objectif et des objectifs du service.
Prière et réflexion (30 mn)
Moment de silence ou de prière pour les personnes touchées par la pandémie. Des lectures réfléchies ou de la musique pour donner le ton.
Traiter les blessures physiques (30 à 60 minutes)
Intervention d’un professionnel de la santé sur l’impact physique de la pandémie.
Témoignages de personnes qui ont souffert physiquement.
Santé mentale et guérison émotionnelle (40 à 60 minutes)
Présentation d’experts en santé mentale sur les effets psychologiques de la pandémie.
Histoires personnelles de luttes et de triomphes en santé mentale.
Impact social et économique (30 à 60 minutes)
Discussion sur les répercussions sociétales et économiques de la pandémie.
Points de vue d’économistes ou de travailleurs sociaux.
Témoignages de personnes confrontées à des difficultés économiques.
Réflexion sur les échecs et les injustices (30 à 60 mn)
Remédier aux défaillances des autorités civiles et aux abus de pouvoir.
La reconnaissance des injustices subies par les individus en raison des mandats.
Réflexions sur le rôle de l’Église à cette époque (30 – 60 mn)
Partage communautaire et témoignages
Forum ouvert permettant aux participants de partager leurs expériences ou leurs griefs dans un environnement respectueux.
Des possibilités de guérison grâce à des histoires partagées et au soutien de la communauté.
Réconciliation et aller de l’avant (30 à 60 minutes)
Répondre au besoin de réconciliation et de guérison au sein de la communauté.
Encouragement au pardon et à la compréhension
Suggestions sur la façon de se soutenir mutuellement à l’avenir.
Offrande du sacrement de la réconciliation pendant tout le reste du service de prière
Service de réconciliation et de guérison (60 min +)
Participation de toutes les personnes présentes à la célébration de la Sainte Eucharistie
Réflexions finales d’un chef ou d’un représentant religieux.
Bénédiction et prière pour la guérison par l’onction du sacrement des malades
En fonction des besoins et des circonstances de chaque communauté paroissiale locale au sein d’un diocèse, et du diocèse lui-même, les délais, les prières et les discussions pour un tel service pourraient être ajustés pour assurer une rencontre profonde avec la grâce réconciliatrice et guérissante du Seigneur.
Je ne crois pas que balayer les événements de cette crise sanitaire des trois dernières années sous le tapis, ignorer les souffrances et les injustices commises soit une option saine et vivifiante pour l’Église. Lesbergers risquent d’être identifiés avec le pharisien religieux de la parabole du bon Samaritain Luc 10 :29-37, qui est passé de l’autre côté en laissant la personne blessée sur le bord de la route. Les plaies ouvertes laissées sans traitement deviennent rapidement infectées….
“ L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les anciens en fonction dans l’Église : ils prieront pour lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon” Jacques 5 :14-15. “Étends donc ta main pour que se produisent guérisons, signes et prodiges, par le nom de Jésus, ton Saint, ton Serviteur”Actes 4 :30 Ayons la foi et l’humilité de permettre au Seigneur de marcher une fois de plus parmi nous, de guérir les malades et de libérer les opprimés.
Bibliographie
- STAT, Mortality, by week : Excess deaths by week, 2020-2023, in OECD.STAT. 2023, OECD.STAT.
- Jonathan Pearson-Stuttard a b, S.C.c., Stuart McDonald a d, Emily Whamond e, John N. Newton e f, Excessmortality in England post COVID-19 pandemic: implications for secondary prevention. The Lancet Regional Health – Europe, 2024. 36.
- Athrappully, N., Australian Researchers Call for Pause on Gene-Based COVID-19 Vaccines Amid Spike in Excess Deaths, in The Epoch Times. 2024.
- DURDEN, , The Veil Of Silence Over Excess Deaths, in Zerohedge. 2023.
- CHUDOV, , ‘Hyperprogressive’ Cancers Due to COVID Vaccine-Induced IgG4 Antibodies, in Igor’s Newsletter. 2023.
- LADEROUTE, M., Pfizer Vaccines with Oncogenic SV40 DNA Contamination Not Revealed to FDA, in HERV-K102 and Pandemic Responses. 2023.
- Jessica Rose, H., [email protected], and Peter A. McCullough, Determinants of COVID-19 vaccine-induced myocarditis. Sage Journals, 2024.
- Nicolas Hulscher, H., William Makis, Peter A. McCullough, Autopsy findings in cases of fatal COVID-19 vaccine-induced myocarditis, in Wiley Online Library. 2023.
- WILSON, , “Died Suddenly” reports have increased by 82% and 1,400 athletes have died since the rollout of covid injections, in The Expose. 2023.
- CHUDOV, , 2023 Excess Mortality Positively Associated With COVID Vaccination Rates, in Igor’s Newsletter. 2024.
- Jensen, Sperm Is Replaced Completely By Spike Protein In “Vaccinated”. 2024 Jan 22 2024; Available from: https://gab.com/DavidJensen/posts/111796424931426260.
- Banoun, H., mRNA: Vaccine or Gene Therapy? The Safety Regulatory International Journal of Molecular Sciences, 2023.
- Peter McCullough, M., MPH COVID-19 Vaccines May Cause Harm Five Years a er Injection. Courageous Discourse, 2024.
- Ministry, o.J., These Numbers Should Be Front Page News: Canada Reports 135% Spike in Deaths From ‘Unspecified Causes’, in Exposing The Darkness. 2024.
- Staff, Korea Patient Reported Outcomes Study: mRNA COVID Vaccines 3% Severe AEs (Hospitalization), in trialsitenews. 2023.
- Zhang, , Slew of Unusual Adverse Events Becoming More Common A er COVID Vaccine Rollout, in EPOCH HEALTH. 2022, EPOCH TIMES.
HEALING THE WOUNDS OF THE PANDEMIC 7
- Caldwell, , Church lockdown closures caused widespread mental and physical harm, says survey, in Catholic Herald. 2023: London, UK.
- Staff, Catholic hospitals comprise one quarter of world’s healthcare, council reports, in CNA – Catholic News Agency. 2010: Sao Paulo, Brazil.
- Michael, P., MD, Sucharit Bhakdi, MD Brian Hooker, PhD, Mary Holland, JD, Margot DesBois, BA David Rasnick,PhD, Catherine Austin Fitts, mRNA Vaccine Doctors for COVID Ethics (2023), 2023.
- Menge, , In CDC Survey of Over 13,000 Children, More Than Half Had ‘Systemic Reaction’ A er COVID-19 Vaccine, in 2nd Smartest Guy in the World. 2022.
- Dolan, W., The COVID-19 blame game: Unvaccinated individuals disproportionately scapegoated, study suggests. PsyPost, 2023.
- Maja Graso, A., Fan Xuan Chen, Kevin Bardosh, Blaming the unvaccinated during the COVID-19 pandemic: the roles of political ideology and risk perceptions in the USA. Journal of Medical Ethics, 2023.
- Organization, H., Article-by-Article Compilation of Proposed Amendments to the International Health Regulations (2005) submitted in accordance with decision WHA75(9) (2022). 2022, WHO.
- McCullough, N.M.S.S.R.W.J.R.K.D.S.K.P.A., COVID-19 mRNA Vaccines: Lessons Learned from the Registrational Trials and Global Vaccination Campaign. Cureus, 2024.
Un laïcisme persécuteur
De Gérard Leclerc dans le nouveau numéro de France catholique consacré aux martyrs :

Une horde de censeurs de gauche particulièrement féroces veulent pendre haut et court le franc-parler
D’Eric Zemmour à propos du procès de la commission d’enquête parlementaire contre CNews :
La manière dont CNews est aujourd’hui littéralement prise à la gorge par une Commission d’Enquête nous en apprend beaucoup sur ce que nous devons absolument chérir, et défendre.
Avant même d’être le plus fondamental de tous les droits, la liberté d’expression est une jouissance. Depuis des années, des millions de Français éprouvent chaque jour, en regardant CNews, cet irremplaçable plaisir qui fait le sel de la vie en démocratie. Ce plaisir n’est pas « de droite ». Il est français. Nous exprimer sans crainte est dans notre nature et fait notre fierté.
C’est d’abord ce plaisir, votre plaisir, qui est aujourd’hui pris d’assaut par une horde de censeurs de gauche particulièrement féroces. Ils le jugent indécent, abject, insupportable. Jaloux par nature, médiocres par habitude, colériques par posture, ils veulent pendre haut et court le franc-parler. La jouissance de la liberté d’expression est revendiquée par tous les peuples qui vivent sous des régimes dictatoriaux. En France, nous savons qu’elle est maintenant menacée : notre pays marche à rebours de la démocratie.
Nous ne pouvons pas regarder sans broncher ce procès à charge déguisé en commission impartiale. De toute ma vie, je n’ai jamais proposé, et encore moins exigé !, qu’un média de gauche soit censuré. Un proverbe dit « Si tu les laisses te prendre la liberté d’expression, tu ne pourras plus te plaindre quand ils te prendront le reste ».
De droite ou pas, Français, défendez votre liberté, défendez la belle insolence, défendez l’idée d’opposition. Votre destin politique en dépend. Et, plus directement encore, ce magnifique goût pour le débat qui nous définit tous, quelles que soient nos opinions. Si nous ne sommes plus un peuple qui dit ce qu’il pense, nous ne sommes plus rien. CNews a besoin de nous.
L’avènement d’un contrôle massif des naissances affecte profondément notre rapport à la vie
L’avènement d’un contrôle massif des naissances a bien d’autres conséquences, qui excèdent de loin la pseudo-libération des femmes : en transformant les conditions dans lesquelles les êtres humains viennent au monde et se forgent leur identité, il affecte profondément la famille, l’éducation et plus généralement notre rapport à la vie et à la filiation :
[…] Auparavant, comme dans la liturgie de Noël, où il est dit « Un enfant nous est né », un enfant arrivait aux parents. En le faisant naître, ils obéissaient à la nature, au hasard, à la tradition, à la loi divine, à l’injonction du collectif ; cela n’impliquait de leur part aucun jugement sur sa vie future. Tous les parents souhaitaient sans doute que leur enfant fût heureux, mais cela restait un souhait. Maintenant qu’eux seuls décident de sa naissance, cela devient un présupposé de départ. En optant, souverainement, pour l’avènement d’un nouvel individu, les parents partent du principe que sa vie est préférable à sa non-vie, autrement dit qu’elle sera globalement bonne – ou du moins ils doivent en faire le pari.
Or, ce pari est incertain. La vie n’est pas que bonne : on y rencontre toujours, quelque chanceux qu’on soit, de la souffrance et de l’injustice – sans parler des cas où elle est d’emblée douloureuse, comme dans le cas d’un handicap. Pire, elle se termine par la mort, d’autant plus insupportable, d’ailleurs, que ses conditions ont, elles aussi, drastiquement changé (avant, on mourait pour revivre ; maintenant, la mort signe la fin définitive de l’individu). Pour les parents des « enfants du désir », c’est source de dissonance morale : au cri « Je n’ai pas demandé de naître » de l’enfant malheureux, ils pouvaient jadis répondre : « Dieu l’a voulu » ; désormais, ils doivent avouer : « C’est nous qui te l’avons imposé ». Ils sont donc portés à limiter, autant que possible, les sources de ce désagrément. […]
[L]a généralisation du contrôle des naissances conduit à une forte chute de la natalité. En évoquant ce paradoxe – « [la] société qui met en avant le modèle de l’enfant du désir est objectivement la société du refus de l’enfant » –, Marcel Gauchet insiste sur « un phénomène sans précédent dans l’Histoire qui devrait être au cœur d’une anthropologie du contemporain : la non-reproduction spontanée d’une population, alors que les conditions de ressources et de sécurité sont on ne peut plus favorables ». […]
Peut-on, sachant que nos enfants auront une vie sans doute plus difficile que la nôtre, s’arroger le droit de les faire naître pour satisfaire notre désir ? Voilà la question morale qui se posera avec de plus en plus d’acuité. Comment va évoluer la fécondité à mesure que nos conditions de vie vont se détériorer, et quel rapport entretiendrons-nous avec les « enfants du désir » qui naîtront dans cette conjoncture défavorable ?
Si l’on en croit les enquêtes successives, la part des femmes en âge de procréer qui ne souhaitent pas enfanter a bondi ces dernières années en France, passant de 4,3 % en 2010 à 30 % en 2022 ; outre-Atlantique, les chiffres sont aussi en augmentation. Le refus d’enfanter n’est pas toujours justifié par l’angoisse face à l’avenir, mais ce motif est de plus en plus présent. Le sujet est polémique : pour les childfree, ce choix est une affaire de responsabilité vu les difficultés qui nous menacent ; pour leurs détracteurs, il n’est que le reflet de l’égoïsme des nouvelles générations, fruit de décennies de consommation et de libéralisme.
Les deux points de vue se complètent pourtant plus qu’ils ne s’opposent : les jeunes d’aujourd’hui, nés du désir de leurs parents et élevés au comble de l’individualisme, ont certainement intégré plus encore que leurs aînés l’idéal d’une vie autonome et libre de toute contrainte. Mais ils sont, du même coup, particulièrement exposés à l’angoisse de ne pas pouvoir assurer à leur progéniture le même degré de paradis. En effet, il est probable que ceux qui se résoudront à avoir des enfants – et ils seront malgré tout une majorité – devront faire face à une contradiction croissante entre l’impératif d’une éducation heureuse, d’autant plus catégorique que le poids moral qu’ils supporteront sera important, et la nécessité de préparer leurs héritiers à un avenir complexe, peut-être catastrophique. […]
Avortement : Mgr Aillet invite les catholiques à prier et à jeûner lundi 4 mars
Communiqué de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron à propos de l’inscription de l’avortement dans la Constitution française :
C’est avec consternation que nous apprenons les résultats du vote du Sénat, à la suite de l’Assemblée nationale, ouvrant la voie à l’inscription dans la Constitution française de « la liberté garantie à la femme d’avoir recours à l’IVG ». 50 sénateurs seulement se sont courageusement élevés contre l’idéologie dominante. C’est une nouvelle avancée de la « culture de mort » (Jean Paul II) ou de la « culture du déchet », tant décriée par le Pape François.
La France, qui détient déjà le triste record du nombre annuel d’avortements (233 000 en 2022), sera l’un des premiers pays à inscrire l’IVG dans la Constitution comme un droit fondamental, performance qui devrait assurément nous faire honte. La classe politique est-elle si dénuée de conscience éthique pour en arriver à un si déplorable résultat ? Les députés et les sénateurs se laisseront-ils interpeller par ces paroles fortes de saint Jean Paul II :
« Lorsqu’une majorité parlementaire ou sociale décrète la légitimité de la suppression de la vie humaine non encore née, même à certaines conditions, ne prend-elle pas une décision ‘tyrannique’ envers l’être humain le plus faible et sans défense ? La conscience universelle réagit à juste titre devant des crimes contre l’humanité dont notre siècle a fait la triste expérience. Ces crimes cesseraient-ils d’être des crimes si, au lieu d’être commis par des tyrans sans scrupules, ils étaient légitimés par l’assentiment populaire ? » (Évangile de la vie n. 70).
Car, ce qui est présenté comme une victoire du droit des femmes est en réalité une nouvelle atteinte contre la vie humaine en son commencement, autrement dit : un « crime abominable » (Concile Vatican II), le « meurtre délibéré d’une personne humaine innocente », comme l’a rappelé avec force le Pape saint Jean Paul II dans son encyclique l’Évangile de la Vie.
N’y a-t-il pas d’ailleurs une offense faite à la science, une sorte de régression scientifique, quand on invoque « le droit de la femme à disposer de son corps », comme si la génétique moderne n’avait pas montré depuis longtemps que l’embryon est dès la première cellule fécondée un organisme vivant, distinct de celui de sa mère et dont la molécule d’ADN contient toute l’information génétique qui fera de cet embryon telle ou telle personne humaine, avec toutes ses caractéristiques propres ?
À travers ce projet de loi constitutionnelle, on prétend ni plus ni moins valoriser la femme contre l’enfant à naître qui demeure le grand oublié des débats. Ce faisant, on est loin de résoudre le problème des femmes, souvent contraintes à avorter en raison de difficultés sociales et économiques, environ 70% des femmes ayant recours à l’IVG. Les nombreuses confidences reçues au confessionnal de la part de femmes ayant eu recours à l’avortement – et beaucoup de psychologues pourraient en dire autant – nous confirment dans l’idée que l’avortement est toujours un drame et une source de profonds traumatismes pour la femme.
Les parlementaires, réunis en Congrès le 4 mars, s’honoreront-ils d’un sursaut de conscience ou bien deviendront-ils responsables devant l’histoire de la plus grande transgression qui soit, celle de l’interdit de tuer ? En tout cas :
« Dieu se fera le juge exigeant de toute violation du commandement ‘tu ne tueras pas’, placé à la base de toute la convivialité de la société. Il est le ‘goël’, c’est-à-dire le défenseur de l’innocent » (Évangile de la Vie n. 53).
J’invite donc les fidèles du diocèse qui le pourront à prier et à jeûner à cette intention, le lundi 4 mars, alors que le Congrès sera appelé à ratifier ce projet de loi constitutionnelle.
Improvisation : Emmanuel Macron joue avec le feu nucléaire
Face à Philippe de Villiers avec Geoffroy Lejeune :
Intox de Libération
Ce que Libération appelle la « contre-offense massive des anti-IVG », c’est un groupe de 12 femmes, qui ont vécu une ou plusieurs IVG et sont venues témoigner devant des sénateurs et députés. Certaines disent avoir avorté en subissant des pressions fortes, notamment de la part du père de l’enfant ; or, la société ne les protège pas de ces pressions, voire les aggrave. D’autres se sont senties libres de recourir à l’IVG, mais ont réalisé a posteriori que la société leur avait menti sur l’IVG, qu’elles n’ont pas vécue comme une simple opération médicale. Enfin, aucune ne connaissait les alternatives à l’IVG, qu’elles auraient aimé pouvoir envisager. L’ECLJ a accompagné ce groupe à l’Assemblée nationale et au Sénat pendant une semaine, afin que les parlementaires entendent une réalité concrète totalement omise du débat politique actuel.
Mais les pseudos-journalistes de Libé, ne souffrant pas de se confronter au réel, n’ont pas osé aller interroger ces femmes. Et l’idéologie de l’avortement leur fait écrire n’importe quoi.
L’avortement dans la constitution ?
Chers priants,
L’heure est grave ! La vie est menacée en France, nous le savons depuis longtemps, mais le combat est aujourd’hui critique.
Le 28 février, le Sénat a adopté le texte de loi qui vise à inscrire dans la constitution le droit à l’avortement.
L’ultime étape est la réunion du Congrès le 4 mars prochain, pour acter définitivement cette révision constitutionnelle.
Le temps est au jeûne et à la prière !
Cette constitutionnalisation pourrait peut-être mener à la fin de la clause de conscience pour les médecins et sages-femmes et la censure des opposants, rendez-vous compte.
Pour supplier le Ciel de venir inspirer les cœurs de nos sénateurs, voici 2 propositions :
1. Jeûnez le lundi 4 mars
(Pour rappel : Le jeûne consiste à faire un seul repas pendant la journée avec une alimentation frugale le matin et le soir, et à ne rien manger entre les repas.)
2. Rejoignez notre grande chaîne de prière pour la vie
Engagez-vous à prier une dizaine par jour sur notre application Rosario jusqu’au 8 mars, pour le respect de la vie.
Pour cela :
- Si vous ne l’avez pas déjà, téléchargez l’app Rosario en cliquant ici.
- Rejoignez un groupe de chapelet vivant en choisissant l’option « Nouveau groupe » puis « j’ai un code d’invitation »
- Rentrez le code VIE2024, vous serez alors insérés à un groupe de 5 personnes pour prier ensemble un chapelet quotidien pour la vie.
- Cliquez sur “Continuer”
- Priez chaque jour votre dizaine, jusqu’au 8 mars, quelques jours après la date de la réunion du Congrès pour acter cette loi, afin de réparer le Cœur de Jésus des offenses qui sont faites contre la vie.
Seulement 5 petites minutes quotidiennes pour chacun…
Et pourtant, ces chapelets récités chaque jour par des milliers de chrétiens peuvent absolument TOUT CHANGER !
Du Carême à la Semaine Sainte
Le Carême vient à peine de commencer et nous nous préparons déjà à la semaine sainte avec le numéro de mars de Gloria.
Le dossier raconte, en suivant le récit des Évangiles, la Passion du Christ, c’est-à-dire les souffrances et supplices qu’il a subis jusqu’à mourir sur une croix pour racheter les hommes. Ce numéro propose un focus sur le chemin de croix et sur sainte Véronique et saint Patrick.
Autre sujet, le récit de la création, qui forme le début de la Bible, c’est-à-dire le commencement du livre de la Genèse, nom qui signifie, au sens premier, « création du monde ».
Qu’est-ce qu’un ex-voto ? Souvent détachés de tout sens religieux, les ex-voto sont aujourd’hui des objets de décoration. Gloria explique l’usage d’origine avec des exemples.
Réalisation d’un documentaire sur la véritable histoire des carmélites martyres de Compiègne
François Lespes réalise actuellement un documentaire sur les carmélites de Compiègne dont la canonisation semble approcher. Il sollicite notre soutien :
Avortement : Mgr Rey et Mgr Touvet appellent à la mobilisation
Mgr Rey et Mgr Touvet s’expriment concernant le projet d’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution :
Les parlementaires, députés et sénateurs, vont se réunir en Congrès ce lundi 4 mars à Versailles, pour voter un projet de constitutionnalisation du droit à l’IVG (interruption volontaire de grossesse).
Nous demeurons convaincus qu’un tel projet n’est pas compatible avec le respect de la vie humaine, de sa conception à sa mort naturelle.
« La défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. (…) Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment. » (Pape François)
Ce projet fragilise également la clause de conscience des soignants, et la liberté d’expression sur ces sujets.
Nous invitons tous les chrétiens à se mobiliser, dans un élan de prière, en invoquant, par la récitation du chapelet, l’intercession de la Sainte-Famille de Nazareth.
