Avortement dans la Constitution : le consensus totalitaire
Le vote du Sénat sur la constitutionnalisation de l’avortement a ouvert la porte à une réunion du Congrès le 4 mars prochain qui, sauf imprévu ou miracle, devrait valider l’IVG comme une « liberté garantie » par la constitution. Comme à l’Assemblée nationale, c’est à une très large majorité que ce texte a été adopté par 267 voix contre 50 essentiellement LR (41) et centristes (7). Les 3 sénateurs RN ont voté Pour. Il est loin le temps (1993) où dans son programme de gouvernement le Front national demandait « la remise en cause de la loi Chirac-Giscard-Veil de 1975 sur l’avortement ».
Trois menaces
Il serait bien naïf de croire que cette constitutionnalisation de l’IVG sera sans conséquences. Trois menaces sont d’ores et déjà identifiées.
- D’abord la clause de conscience pour les professionnels de santé sera certainement remise en cause, leur refus de pratiquer des avortements étant considéré comme une atteinte à une « liberté garantie » par la constitution.
- Ensuite il deviendra interdit, à terme, d’émettre une opinion non favorable au « droit à l’avortement ». De même qu’il est déjà pénalement répréhensible de porter atteinte aux bien indéfinies, « Valeurs de la République », il sera demain proscrit par la loi de s’interroger sur le bien-fondé ou non de ce qui aura été consacré comme une liberté constitutionnelle.
- Enfin la limite du délai légal d’avortement à 14 semaines, hors IMG, ne résistera pas à la pression exigeant un avortement « libre et gratuit » jusqu’à la naissance. En effet, au nom de quoi mettre une limite dans le temps à une « liberté garantie » ?
Mgr Aupetit, ancien archevêque de Paris, semble bien optimiste quand il écrit : « La France a touché le fond. Elle est devenue un état totalitaire ». D’une part le pire est toujours possible et d’autre part cela fait bien longtemps que la France est devenue un état totalitaire. En effet certaines opinions n’y ont pas droit de cité et vous excluent par le fait même de « l’arc républicain » et de toute forme de légitimité à vous exprimer hors des critères de respectabilité fixés par une éthique fondamentalement individualiste, matérialiste et hédoniste.
Un discours aseptisé
La Conférence des Evêques de France a publié un communiqué faisant part de sa « tristesse » et du fait qu’elle resterait « attentive au respect de la liberté de choix des parents décidant de garder leur enfant (…) et de la liberté de conscience des médecins et de tous les personnels soignants ». Il m’a remis en mémoire le constat de Mgr Gaidon, évêque de Cahors de 1987 à 2004 dans Un évêque français entre crise et renouveau (2007) :
« Nous n’aimons pas sortir d’un ton conciliant et recherchons avant tout le réconfort d’un consensus mou dans les domaines les plus sensibles (…) J’avais déjà repéré ces hésitations au moment de la loi sur l’avortement et constaté que nous n‘étions pas prêts à croiser le fer avec les politiques. (…) Nous n’avons pas à encenser un pouvoir politique dont le libéralisme moral a contribué à dégrader le climat de notre société (…). Nous ne devons pas trop vite passer l‘éponge sur les choix législatifs qui ont entraîné la banalisation de l’avortement (…). Nous paierons cher et longtemps ces décisions auxquelles nous avons opposé une bien médiocre résistance et un discours sans arêtes vives et accents vigoureux (…) J’ai l’impression d’avoir vécu ces années comme une lente dérive, au gré des modes et des langages convenus dans notre univers clérical et de me retrouver, (…) envahi par le sentiment d’avoir subi passivement les prises de position et les décisions de mes frères en épiscopat et suivi avec eux la pente des compromis plutôt que d’user du langage rugueux et prophétique des témoins et annonciateurs d’une Parole qui est “un glaive” ».
Un rêve
J’ai fait un rêve. La CEF, galvanisée par l’exemple de Mgr Von Galen, évêque de Munster, dénonçant, en chaire, en 1941 l’euthanasie des handicapés, et celui de Mgr Saliège, archevêque de Toulouse, s’élevant publiquement en août 1942 contre la persécution des Juifs, prenait les décisions suivantes en signe de protestation contre ces nouvelles attaques contre la vie humaine innocente et afin de tenter de préserver la France de la colère de Dieu :
- tous les évêques titulaires de la Légion d’Honneur (NNSS de Moulins-Beaufort (Reims), Ulrich (Paris), Delannoy (Strasbourg), d’Ornellas (Rennes), Le Boulc’h (Lille), etc.) démissionnent de la Légion d’Honneur et renvoient leur décoration au Grand maître de l’ordre national de la Légion d’Honneur : Emmanuel Macron ;
- les élus ayant voté pour l’inscription de l’avortement dans la constitution ne pourront plus accéder à la sainte communion jusqu’à ce qu’ils aient fait publiquement repentance ;
- ces mêmes élus ne pourront pas bénéficier d’obsèques religieuses à moins qu’ils n’aient demandé pardon pour leur péché public et ses conséquences ;
- une annonce de ces décisions sera faite en chaire dans toutes les paroisses de France le dimanche 3 mars, veille du Congrès ;
- le lundi 4 mars à l’heure solennelle du vote, le glas sera sonné dans toutes les églises de France ;
- le même lundi 4 mars sera décrétée une journée de prières et de jeûne pour la défense de la vie humaine innocente. Des processions seront organisées dans toutes les villes épiscopales, menées par l’évêque, afin de demander aux élus de ne pas s’associer à ces décisions criminelles et d’implorer le pardon de Dieu, comme le firent en leur temps les Ninivites et ils furent exaucés.
Tout cela ne saurait être que symbolique diront les esprits forts, la place de l’Eglise dans la société moderne étant ce qu’elle est. Certes, mais face à la barbarie qui s’étend le monde a besoin de gestes forts inspirés par la radicalité de l’Evangile, selon la judicieuse réflexion de sainte Bernadette : « Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire » ou encore« Le mensonge existera mais sans notre participation ».
La réalité à prendre en compte est complexe. D’une part comme vient de le déclarer la sénatrice LR du Gard Vivette lopez : « A 14 semaines un embryon est formé, c’est déjà un bébé ». D’autre part l’avortement est banalisé : l’écrasante majorité des Français y est favorable et 33% des Françaises y ont eu recours une fois dans leur vie. Les raisons de ces avortements sont multiples. Citons principalement la pauvreté, l’instabilité du « ménage », le refus du père d’assumer ses responsabilités, etc. Il est cependant parfaitement faux d’affirmer que ces avortements sont sans conséquences, sur l’enfant bien sûr, mai aussi sur la santé de la mère : https://eclj.org/abortion/eu/les-consequences-medicales-et-relationnelles-de-lavortement ?
Au service de la réalité il convient fondamentalement d’incarner la réflexion de Jacques Maritain à Jean Cocteau :
« Il faut avoir l’esprit dur et le cœur doux. Sans compter les esprits mous au cœur sec le monde n’est presque fait que d’esprits durs au cœur sec et de cœurs doux à l’esprit mou ».
Rappels incessants de la vérité qui finit toujours par sortir du puits, parfois un peu mouillée, mais aussi immense compassion pour celles qui sont souvent les victimes d’un vieux fantasme masculin : pouvoir disposer à chaque instant, dans la plus totale irresponsabilité, du corps de la femme. Sans oublier l’aide matérielle à accorder aux femmes qui souhaitent conserver leur enfant dans des situations parfois difficiles.
Jean-Pierre Maugendre
Manifestation organisée par La Marche pour la Vie lundi 4 mars, de 15h à 19h, 3 rue Hoche à Versailles. Venez nombreux !
Plainte contre le Planning familial pour « trafic de mineures»
Le procureur général du Missouri Andrew Bailey a annoncé qu’il porte plainte contre le Planning familial pour « trafic de mineures hors de l’Etat dans le but de les avorter sans consentement parental ».
Andrew Bailey a déclaré que son action en justice est l’aboutissement d’une campagne de plusieurs années visant à chasser le Planning familial de l’État du Missouri « en raison de son refus flagrant et intentionnel de se conformer à la législation de l’État ».
L’organisation Project Veritas a publié une vidéo d’infiltration révélant qu’un établissement du Planning familial retirait des mineures des écoles en utilisant des notes de médecins falsifiées et les transportait au Kansas pour des avortements. Lorsque le journaliste demande combien de fois par an l’établissement fait passer clandestinement des mineures hors de l’État pour les faire avorter, il lui est répondu en riant que cela se fait « tous les jours ».
Andrew Bailey a déclaré :
« En tant que père ayant tenu ma fille dans mes bras pendant l’unique heure de sa vie avant qu’elle ne meure, je sais de première main à quel point il est important de protéger la vie. Nos enfants sont l’avenir. Il est temps d’éradiquer le Planning familial une fois pour toutes afin de mettre fin à ce comportement odieux, contraire à l’éthique et illégal. »
Le Pape confirme la spécificité liturgique de la Fraternité Saint-Pierre
Communiqué de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre :
A la suite d’une sollicitation de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, le Pape François a invité l’abbé Andrzej Komorowski, Supérieur Général de la FSSP, à venir le rencontrer. Il l’a reçu en audience privée au Vatican le jeudi 29 février 2024, accompagné de l’abbé Benoît Paul-Joseph, Supérieur du District de France, et de l’abbé Vincent Ribeton, Recteur du Séminaire Saint-Pierre de Wigratzbad.
La rencontre a été l’occasion pour eux d’exprimer au Saint-Père une profonde gratitude pour le décret du 11 février 2022, par lequel le Pape a confirmé la spécificité liturgique de la Fraternité Saint-Pierre, mais aussi de lui faire part des difficultés rencontrées dans son application. Le Pape s’est montré compréhensif, et a invité la Fraternité Saint-Pierre à servir toujours davantage la communion ecclésiale à travers son charisme propre. L’abbé Komorowski a informé le Saint-Père du fait que le décret du 11 février 2022 avait été donné le jour même de la consécration de la Fraternité Saint-Pierre au Cœur Immaculé de Marie, en la fête de Notre-Dame de Lourdes. Le Saint-Père a salué cette coïncidence comme un signe providentiel.
Constitutionnalisation de l’avortement, laïcité et royauté sociale du Christ
Nous sommes dans la deuxième année de la neuvaine d’années Jeanne2031 en vue des 600 ans de la mort de Jeanne d’Arc. Et cela n’est pas sans rapport avec l’actualité brûlante, comme l’écrit Thibaud Collin :
La prudence de Jeanne est ordonnée au règne du Christ. A sa suite, nous avons à redécouvrir la profonde sagesse de la doctrine de la royauté sociale de Jésus-Christ. L’inscription de la liberté d’avorter dans la Constitution doit être l’occasion pour les catholiques français de prendre conscience de l’actualité d’une telle doctrine.
Après le vote du Sénat le 28 février, l’inscription dans la Constitution de « la liberté de la femme d’avorter » sera effective le 4 mars prochain par le vote du Congrès.
Certes cette inscription ne changera rien sur le terrain, nonobstant la crainte d’une possible remise en cause de la clause de conscience des médecins. Certes, on peut considérer que Macron et son gouvernement ne jouent là qu’une partie strictement politicienne en donnant des gages à la gauche.
Quoi qu’il en soit, cette inscription a une dimension symbolique indéniable. On peut se gausser du ridicule d’une France qui, après le retournement de la Cour suprême américaine, se prend pour le phare du progressisme mondial et cherche à incarner l’avant-garde de l’humanité luttant contre les forces censées opprimer les femmes.
Mais cette décision qui fait honte à la France manifeste surtout la gravité de son état spirituel. Comme Péguy et Bernanos l’auraient dit, la France commet « un péché mortel ». Par le vote de ses représentants, le peuple français pose un acte d’apostasie. Inscrire dans sa constitution la liberté de perpétuer ce « crime abominable » (expression de Vatican II reprise dernièrement par le pape François) est en effet une ignominie qui offense Dieu.
Cette abomination est hélas logique.
Puisse cet événement être l’occasion d’une prise de conscience de la nature spirituelle, morale et anthropologique de nos institutions républicaines, et ce depuis leurs origines révolutionnaires, actualisées sous la Troisième République.
En effet, si comme le prétend la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, « la loi est l’expression de la volonté générale » et si « le principe de toute souveraineté réside dans la nation », comment s’étonner que de tels principes finissent par engendrer une telle iniquité ?
En effet, il serait temps pour les catholiques de réaliser que notre régime politique fondé sur la laïcité maçonnique n’est pas neutre car en matière pratique la neutralité n’existe pas. Les institutions de la modernité politique se sont substituées à celles héritées de la chrétienté. Le refus explicite de reconnaître Dieu comme mesure de la vie sociale et politique engendre inéluctablement une transgression de la loi naturelle et donc de graves attaques contre la dignité humaine.
Il est bon de déplorer de telles lois iniques mais il est meilleur encore, pour être cohérent, de remonter à leurs principes. Si en théorie, on peut soutenir que, dans un régime de « saine laïcité », la raison politique peut respecter la loi morale naturelle, force est de constater qu’en pratique, seule la foi chrétienne peut fortifier la raison pour qu’elle discerne le vrai bien humain et la volonté pour qu’elle l’accomplisse. En effet, la condition historique de l’humanité est, de fait, inscrite dans le péché. L’être humain vit concrètement depuis la chute sous le règne des trois concupiscences et seule la grâce divine peut l’en libérer. Si les catholiques admettent cette vérité de foi pour la conduite de la vie individuelle, pourquoi la refuser lorsqu’ils considèrent le gouvernement de la vie sociale et politique ?
Sur l’orientation du monde humain, l’alternative est donc la suivante : soit l’homme, laissé à son seul conseil, se croit doté d’une liberté illimitée et alors naissent des structures de péché qui obscurcissent la conscience et obstruent la volonté ; soit l’homme se tourne vers Dieu et reconnaît la royauté sociale du Christ et alors la société animée par la grâce sécrète des mœurs, des institutions et des lois disposant ses membres à poser des actes bons. Tel est ce que l’on nomme un régime de chrétienté ; non pas l’advenue du Royaume de Dieu sur terre, non pas une société moralement parfaite mais un ordre social et politique qui tend à recevoir de Dieu ses principes fondamentaux.
Bref, seule la grâce divine permet de vivre selon la loi naturelle. Le signe en est que le refus de la grâce engendre inéluctablement la transgression de celle-ci.
Quelle est dès lors la place de Dieu dans nos sociétés postchrétiennes et donc nihilistes ? Où se situe-t-il ? Dieu est toujours présent au plus faible et au plus innocent des humains, notamment à l’embryon lové dans l’utérus de sa mère. En sacralisant cette prétendue liberté de le tuer, notre société veut atteindre Dieu en son cœur de Père. En prétendant éclairer le monde entier par son exemple, la France nie sa vocation surnaturelle et consacre son âme au « père du mensonge », à celui qui singe Dieu par orgueil. Ainsi la France qui envoyait des missionnaires dans le monde entier est devenue la France qui, aux yeux des nations, donne l’exemple d’une liberté impie et criminelle.
D’aucuns objecteront que la royauté sociale du Christ est un vœu pieux, totalement obsolète et relevant d’une vaine nostalgie d’une restauration monarchique qui a fait long feu dès le XIX e siècle. Le problème d’une telle objection est qu’elle signifie bien souvent l’intériorisation inconsciente du régime mental d’une laïcité nihiliste dont on voit un énième fruit ces jours-ci. Il est donc urgent, non pas de penser que la royauté sociale va advenir par un coup de baguette magique, mais de sortir d’une forme de naïveté intellectuelle et politique. Il est urgent de cesser de réfléchir selon les schèmes de pensée de ceux qui agissent pour effacer de la vie sociale toute trace de la loi naturelle dont la Source est Dieu lui-même. Il est urgent de réouvrir l’intelligence de la foi à sa dimension sociale et politique afin de continuer à prétendre incarner à temps et à contretemps une alternative à la laïcité nihiliste.
Il est urgent de relire Quas primas de Pie XI sur la royauté sociale de Jésus-Christ et Immortale Dei de Léon XIII sur la constitution chrétienne des Etats. On ne voit d’ailleurs pas au nom de quoi Dignitatis humanae, la déclaration sur la liberté religieuse de Vatican II, rendrait nécessairement caduque une telle doctrine. Certes Leon XIII et Pie XI ont été les papes du Ralliement mais l’échec patent de celui-ci ne permettrait-il pas de redécouvrir l’importance vitale des principes qu’ils pensaient pouvoir sauver et appliquer par cette politique ecclésiastique ?
L’an prochain, l’Eglise fera mémoire du centenaire de Quas primas, belle occasion de goûter la force d’inspiration d’une telle doctrine. Les événements sociétaux des cinquante dernières années ne nous ont-ils pas rendus plus à même d’en percevoir l’actualité ?
Puisse la constitutionnalisation de l’avortement être l’occasion d’une conversion politique des clercs et des laïcs ! Non pas en s’engageant dans tel ou tel parti, mais en tirant toutes les conséquences des implications sociales et politiques de la foi qu’ils professent.
Nous sommes dans la deuxième année de la neuvaine d’années préparant les 600 ans de la mort de sainte Jeanne d’Arc que nous fêterons en 2031. Prions Jeanne de nous faire entrer dans cette perspective du Christ-Roi qui a gouverné tout son engagement théologal, politique et militaire. Qu’elle aide chacun à discerner en prudence comment œuvrer dans la situation actuelle à promouvoir hardiment le règne du Christ sur notre société. Qu’elle nous aide à exercer les vertus d’espérance dans la Providence divine et de charité envers tous.
Thibaud Collin
Ils ne parviendront pas à nous faire taire !
De Cécile Edel, présidente de Choisir la vie :
Alors que la France enregistre en 2022 son taux le plus élevé d’avortements depuis 30 ans avec plus de 234.000 IVG, alors que le parcours pour recourir à l’IVG a été de plus en plus simplifié depuis ces dernières années avec l’extension du délai légal de 12 à 14 semaines , la suppression du délai de réflexion, la suppression de la condition de détresse, on voudrait nous faire croire que le droit à l’avortement serait encore menacé en France ! Mais de qui se moque-t-on ?
Leur idéologie mortifère associée à la revendication d’une pseudo liberté de la femme acquise au prix de la lutte de leur icône Simone Veil seront parvenues à étouffer la réalité des pressions subies par les femmes, souvent exercées par leur conjoint ou par leur employeur ou encore la pression économique générée par une précarité de plus en plus grande dont l’Etat est entièrement responsable.
Ils se désolent devant la chute du taux de natalité et ont fait grand bruit, il y a quelques semaines du décès de Robert Badinter, artisan de l’abolition de la peine de mort mais n’ont aucun scrupule à vouloir garantir constitutionnellement la peine de mort pour ces enfants in utéro innocents !
Ils pensent pouvoir faire taire la voix des sans-voix et étouffer la liberté de conscience de tous ceux qui ne peuvent se résoudre à voir figurer la liberté de tuer dans la constitution de leur pays : ils n’y parviendront pas !
Choisir la Vie salue le courage des 50 sénateurs qui se sont fermement opposés à un tournant mortifère historique de civilisation où la protection du plus faible n’est désormais plus assurée mais pire encore, dont la destruction est garantie par la plus haute norme nationale.
Choisir la Vie appelle les députés et sénateurs réunis en Congrès lundi 4 mars à un regain de conscience et à regarder la réalité de l’avortement sous le prisme élargi de la femme ET de l’enfant.
Choisir la Vie continuera d’œuvrer, comme elle le fait depuis toujours, auprès des femmes enceintes en difficulté afin de leur épargner les séquelles irréversibles de l’avortement totalement niées par nos gouvernants.
Blogosphère catholique: le poids croissant des dissidents
Une étude commandée par un évêque brésilien a révélé que la blogosphère catholique dans ce pays était de plus en plus dominée par des voix en conflit ouvert avec les évêques et l’enseignement de l’Eglise. L’étude, réalisée par Alzirinha Souza, a mis en évidence le fait que certains influenceurs, en promouvant leur point de vue particulier qui ne représente qu’une fraction de l’enseignement catholique, finissent par créer des églises parallèles et un magistère parallèle. Selon l’étude, ces voix dissidentes sont de plus en plus influentes et risquent de miner l’autorité et l’unité de l’Église.
L’étude a été commandée par l’évêque auxiliaire Joaquim Mol Guimarães de Belo Horizonte, qui était préoccupé par l’impact de ces voix dissidentes sur la communion ecclésiale Cet évêque rappelle que l’unité de l’Église repose sur la communion avec les évêques et l’adhésion à l’enseignement catholique et propose de promouvoir une vision globale et cohérente de la foi qui puisse être unifiante et édifiante pour tous.
La constitutionnalisation peut mener à des avortements de fin de grossesse, eugénistes, en fonction du sexe ou de critères génétiques
Le sénateur Reconquête Stéphane Ravier déclare dans Valeurs Actuelles :
Tout ce que nous avions annoncé avec la Manif pour tous lors des débats sur la légalisation du mariage homosexuel tend à se produire. On nous avait promis, à l’époque, que le mariage pour tous ne serait absolument pas une porte d’entrée vers l’adoption pour les couples du même sexe, la PMA ou la GPA. C’est exactement ce qu’il s’est passé.
Les mêmes conséquences se produiront avec la constitutionnalisation de l’IVG. À terme, cette décision peut mener à des avortements de fin de grossesse, voire à des IVG dites « sélectives », en fonction du sexe ou de critères génétiques dans une démarche purement eugéniste. Cette décision permettra, dans les années et décennies à venir, de soutenir juridiquement les projets les plus extrêmes des militants acharnés de la destruction de la famille traditionnelle. […]
Comment jugez-vous la position du Rassemblement national sur la question ?
Je ne suis pas surpris par le vote des sénateurs RN (les trois élus ont voté en faveur de la constitutionnalisation). Je m’interroge en revanche sur leur refus de soutenir l’amendement porté par le sénateur LR Alain Milon, qui souhaitait voir inscrit dans la Constitution le respect de la clause de conscience des professionnels de santé.
Le Rassemblement national franchit une étape de plus, non pas dans sa dédiabolisation, mais dans sa normalisation. Le RN est entré dans une course effrénée à la séduction électorale, en arrondissant encore un peu plus le peu d’angles qu’il leur reste. Marine Le Pen a capitulé.
La nouvelle revendication des LGBTXYZ : de l’argent
La commission des lois de l’Assemblée nationale a examiné et adopté, mercredi 28 février, en l’absence des députés LR et RN, la proposition de loi portant “réparation des personnes condamnées pour homosexualité” avant 1982.
Les députés ont rétabli le principe d’une réparation financière, qui avait été supprimé par les sénateurs lorsqu’ils avaient examiné le texte en novembre dernier. En commission, les députés ont adopté trois amendements identiques issus des groupes Renaissance, La France insoumise et Ecologiste, fixant à 10 000 euros l’allocation prévue, adjointe d’une somme de 150 euros par jour de privation de liberté, le cas échéant.
La période a été avancée de 1940 (au lieu de 1945) à 1982.
Examen dans l’hémicycle du Palais-Bourbon la semaine prochaine, mercredi 6 mars
Les USA lancent une campagne mondiale contre les groupes pro-vie et pro-famille
Lu sur C-Fam :
L’administration Biden prévoit d’enquêter, d’intimider et de réduire au silence les opposants à l’avortement et à l’agenda homosexuel/trans.
Le département d’État a publié la semaine dernière un rapport sur l’action en faveur de l’équité qui prévoit de lutter contre ce qu’il appelle les “mouvements régressifs de lutte contre les droits”. Ce terme générique est un terme technique désignant les organisations pro-vie et pro-famille. Parmi les organisations qualifiées d’anti-droits figurent Family Watch International, ADF International, Heritage Foundation et C-Fam, éditeur du Friday Fax.
Jusqu’à présent, cette expression n’était guère plus qu’une tactique d’intimidation. Elle a été utilisée dans des rapports qui suivent et contrôlent les activités des organisations pro-vie et pro-famille préparés par le bureau des droits de l’homme des Nations unies, des gouvernements européens, des défenseurs de l’avortement et des homosexuels/trans, ainsi que des organisations soutenues par George Soros. Le rapport d’Equity Action engage le gouvernement américain à aller au-delà des simples menaces.
Le plan Biden charge le département d’État de
“consulter les gouvernements étrangers, les organisations multilatérales et régionales et la société civile et d’établir des partenariats avec eux par le biais d’événements, de déclarations et de mécanismes institutionnels, tels que le processus d’Istanbul 16/18, afin de lutter contre la montée de l’antisémitisme, de l’islamophobie, de l’extrémisme violent à motivation religieuse, raciale et ethnique, de l’homophobie et de la transphobie et d’autres mouvements régressifs de lutte contre les droits de l’homme”.
Le plan du département d’État comprend des paramètres spécifiques pour mesurer les progrès réalisés contre ces “groupes anti-droits”, notamment la conclusion d’accords internationaux visant à réduire au silence les groupes anti-droits. L’un de ces indicateurs est le nombre de nouveaux accords conclus avec d’autres pays ou par l’intermédiaire des Nations unies pour “aborder le rôle de la technologie dans les mouvements mondiaux de lutte contre les droits de l’homme”.
Un autre indicateur comprend le contrôle et le suivi des
“données et de la cartographie des activités financières et de plaidoyer transnationales des groupes et mouvements de lutte contre les droits afin de mieux informer les interventions et les engagements ciblés”.
Le plan établit également un “réseau de leadership des femmes” composé de militantes féministes et de journalistes pour
“mieux comprendre, identifier en toute sécurité et contrer le refoulement sur l’égalité des sexes, avec des conseils pour le personnel du ministère sur les consultations inclusives.”
La notion de “refoulement” a été utilisée pour la première fois dans le contexte des Nations unies en réponse aux politiques pro-vie de l’administration Trump il y a sept ans et continue d’être associée aux positions pro-vie et pro-famille.
L’un des critères de réussite du plan est le
“pourcentage de participants au réseau de leadership des femmes et aux consultations permanentes connexes qui font état d’une amélioration des messages permettant de contrer efficacement les attaques contre les droits des femmes dans le cadre de mouvements mondiaux plus larges de lutte contre les droits et l’autoritarisme”.
Pour atteindre cet objectif, il faudrait probablement exclure les organisations qualifiées d’”anti-droits” des consultations du département d’État américain ou même de l’accès aux Nations unies et à d’autres forums internationaux.
Ces dernières années, des efforts coordonnés ont été déployés pour exclure les groupes “anti-droits” des Nations unies. Certaines organisations soutenues par l’Union européenne sont allées jusqu’à demander l’expulsion des Nations unies de toute organisation qualifiée d’anti-droit.
L’approbation officielle par le département d’État américain de l’étiquette “anti-droits”, que l’administration Biden a utilisée à plusieurs reprises au cours des derniers mois, marque un changement important dans la politique américaine à l’égard de la participation de la société civile aux mécanismes internationaux. Le gouvernement américain a toujours été en faveur d’une plus grande participation, contre les tentatives des pays dictatoriaux de réduire au silence les groupes qu’ils n’aimaient pas. Aujourd’hui, il semble que le gouvernement américain envisage d’utiliser l’étiquette “anti-droits” pour faire taire et supprimer certains points de vue.
La détermination des militants pour la vie
Une centaine de militants de La Marche Pour la Vie organisait une manifestation à Paris mercredi 28 février pour protester contre l’inscription de l’avortement dans la Constitution. Les militants comptent organiser une nouvelle action ce lundi 04 mars à l’occasion du Parlement réuni en Congrès. Boulevard Voltaire est parti à leur rencontre :
Censure des libertaires en vue des élections européennes
Meta, la société dirigée par Mark Zuckerberg qui régit Facebook, Instagram, WhatsApp et Threads, le média social rival de X (anciennement Twitter), prépare le réseau de censeurs qui modèreront le contenu des utilisateurs européens, en vue des prochaines élections de juin.
Un article détaillé publié ces derniers jours dans le journal en ligne The European Conservative a révélé le réseau de collaborateurs de Meta, après que le responsable des affaires européennes, Marco Pancini, a annoncé que le géant social se préparait aux élections européennes depuis un an déjà. Un investissement de
“20 milliards et 15 mille réviseurs, sur un total de 40 mille, qui sont spécifiquement dédiés à l’examen du contenu sur Facebook, Instagram et Threads dans plus de 70 langues, y compris les 24 langues officielles de l’UE”.
Les censeurs seront vigilants selon trois axes principaux : lutter contre la désinformation, limiter et éliminer le trafic d’influence et contrer les “risques d’utilisation abusive” des technologies de l’internet…
Les 29 organisations sélectionnées pour contrôler l’équité et l’égalité d’accès de tous les acteurs politiques et électeurs à la campagne électorale sont-elles vraiment impartiales ? En Europe, Meta exige que tous ses partenaires soient certifiés par l’IFCN (International Fact-Checking Network), ce qui devrait garantir l’impartialité et la transparence. Or, cette organisation est une subdivision de l’obscur “Poynter Institute“, dont le financement provient de puissants sponsors de la gauche américaine : les géants de la Silicon Valley, les philanthropes libéraux et les promoteurs de l’avortement, de l’idéologie du genre et de l’immigration de masse, ainsi que les financiers des campagnes politiques et électorales des démocrates qui siègent à la Maison Blanche depuis l’époque de Clinton, Obama et maintenant Biden. Parmi eux, l’Open Society Foundation de Soros, la Bill & Melinda Gates Foundation, Google, Facebook, ainsi que la National Endowment for Democracy gérée par le Département d’État américain, notoirement connue pour son ingérence dans les affaires intérieures des nations souveraines, sont certains de siéger.
Aucun d’entre eux ne se désintéresse de ce qui se passera à Bruxelles. En fait, en Allemagne, le partenaire de Meta est Correctiv, qui promeut l’interdiction de l’AfD, en France il y a France24, en Irlande l’Irish Journal ou le tabloïd belge néerlandophone Knack promeut un “libéralisme de gauche”, en Espagne Meta s’appuie sur Newtral et en Italie sur Pagella Politica, tous deux fortement inspirés par PolitiFact et dirigés par des personnalités médiatiques de gauche. La Pologne, la Slovaquie et la République tchèque emploient trois organisations, Demagog, liées à l’Open Society Foundation de George Soros. Il en va de même pour tous les autres pays européens. La censure libérale qui se fait passer pour une vérification des faits devient de plus en plus étouffante, la bureaucratie de la Commission, les socialistes, les libéraux, même les démocrates américains, les différents lobbies anti-chrétiens et les puissances mondialistes s’efforcent d’empêcher la formation d’un gouvernement de coalition de centre-droit à Bruxelles. Ce sont précisément ces partis qui doivent immédiatement exiger et imposer la liberté et la transparence à la Commission en vue de la prochaine campagne électorale européenne.
Comment les États-Unis partent en guerre contre les effets secondaires du Covid 19 ?
Le Pr Perronne est interrogé par Bercoff sur Sud Radio :
Pour la résurrection des consciences
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Françaises, Français, l’heure est grave. Il n’est plus temps de se chamailler pour un oui ou pour un non. Le seul OUI qu’il faut affirmer, c’est celui à la vie, à toutes les vies.
Au cœur de la modernité que l’on nous a vendue comme bienheureuse, l’avortement s’est imposé comme un recours. Afin d’éviter des complications ultérieures, pour les besoins de l’économie, pour satisfaire des idéologues, l’avortement a été présenté comme une libération de la femme. Année après année, le nombre de ceux-ci n’a jamais cessé d’augmenter (235.000 en France en 2022). Il n’y a pas que la température qui grimpe. Le nombre des avortements réalisés au plan mondial : 73 millions chaque année, a ému, semble-t-il, la sphère de la “bien pensance”. Pourtant, ce chiffre représente la réalité mondiale de ce que l’on pourrait qualifier de génocide.
Mais, il faut rendre, d’urgence, ce “droit” imprescriptible.
Aussi, Jupiter de son trône élyséen, décida-t-il d’introduire la peine de mort des innocents dans la Constitution. Le même jour, il fit célébrer en grandes pompes, les funérailles de Robert Babinter qui, lui, avait aboli la peine de mort pour les criminel. Cohabiterons, dans la même Constitution, le droit de tuer des enfants et l’interdiction de mettre à mort des criminels. C’est ce que l’on appelle le “en même temps”.
Mais, plus profondément, l’acte d’avorter n’est pas interrogé. Qu’est-ce que l’avortement ? Qui concerne-t-il ? Quelles en sont les causes ? Quelles sont ses conséquences ?
L’avortement n’est ni plus, ni moins le meurtre d’un enfant. On a beau jeu de tourner le problème dans tous les sens pour essayer de cacher ou travestir la réalité de l’acte abortif, mais, il s’agit bel et bien de tuer une vie humaine. Car, nous tous, avons, à un moment de nos premiers instants, été successivement un œuf fécondé, un embryon, un fœtus et une enfant. Ceci en neuf mois dans le ventre de notre mère. C’est une réalité universelle, scientifiquement démontrée. Si notre mère nous a laissée la vie, il n’y a pas de raison que cela ne soit pas universellement poursuivi.
L’avortement concerne donc en premier lieu l’enfant. C’est lui qui est éliminé. Cet enfant a de ce fait un corps qui lui est propre. Le corps de l’enfant n’est pas celui de sa mère. Dès lors, le slogan féministe selon lequel “Mon corps m’appartient”, sous-entendu : j’en fais ce que je veux, est inopérant.
Peut-on d’ailleurs prétendre avoir la propriété d’une chose (le corps) que nous n’avons pas voulu, ni désiré, mais que nous avons reçu naturellement. Le corps n’est pas un dû à revendiquer, c’est un don qui nous fait.
La deuxième victime de l’avortement est la mère. L’acte d’avorter laisse des traces. Nombre de femmes ayant subi cet acte témoignent des années durant des traumatismes qu’elles ont dû affronter : physique, psychologique, spirituel aussi. Le mensonge doit cesser, ôter la vie de son enfant de son corps, n’est pas un acte anodin : cela laisse des traces. L’avortement ne constitue pas une libération, mais est un drame et une tragédie.
Les causes de l’avortement ne sont pas sérieusement interrogées. Quelles sont-elles ? D’abord les idéologies. La lutte des sexes qui a remplacé celle des classes, fait que l’homme s’est trouvé éliminé. Dès lors, sa frustration fut grande, engendrant, chez certains de la violence. D’autres, face à l’avortement, soit démissionnent, soit au contraire veulent garder l’enfant, leur enfant. L’homme est une victime aussi de l’avortement. Qui en parle ?
La femme avorte-t-elle de plein gré ? L’avortement est-il un “projet” de vie ? N’est-il pas, au contraire, un acte subi sous la pression de divers conditionnements culturels, sociaux, économique ? La femme est-elle, dans son for intérieur, actrice de son avortement ou spectatrice forcée ? Veut-elle vraiment avorter en toute connaissance de cause et d’effets ? Si l’on veut répondre, honnêtement, à toutes ces questions sans chercher de faux-fuyants, sans altérer la vérité, il me paraît difficile de répondre oui. Car l’acte d’avorter, qui est une réalité, n’est pas dans un bienfait. Il n’est pas un acte naturel et par suite humain. L’aboutissement naturel d’une grossesse, c’est l’accouchement. La fécondation a pour but l’éclosion d’un fruit. L’œuf fécondé ne peut que devenir un bébé qui sort du ventre de sa mère.
L’avortement provoqué par l’homme contrarie la nature de l’homme : l’homme qui est destiné à la vie.
J’invite donc toutes les personnes de bonne volonté à résister aux mensonges que les pouvoirs politiques distillent. Je les invite à réaliser qu’une conscience a été mise dans leur cœur pour résister au mal et s’engager pour le bien commun. Ce Bien Commun ne peut advenir qu’à la condition que l’homme et que la femme, s’aiment mutuellement, en collaborant à la promotion de la vie, de toutes les vies, de la conception jusqu’à la mort naturelle. Ne perdons pas de vue qu’après l’avortement, ce sera au tour de l’euthanasie. La menace est partout.
Je laisse à la méditation, cette page d’Évangile. Les non-croyants ne seront pas perdus par la lecture.
Si nous nous aimons les uns les autres,
Dieu demeure en nous ;
en nous, son amour atteint la perfection.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là,
des pharisiens abordèrent Jésus
et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :
« Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
Jésus leur répondit :
« Que vous a prescrit Moïse ? »
Ils lui dirent :
« Moïse a permis de renvoyer sa femme
à condition d’établir un acte de répudiation. »
Jésus répliqua :
« C’est en raison de la dureté de vos cœurs
qu’il a formulé pour vous cette règle.
Mais, au commencement de la création,
Dieu les fit homme et femme.
À cause de cela,
l’homme quittera son père et sa mère,
il s’attachera à sa femme,
et tous deux deviendront une seule chair.
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
Donc, ce que Dieu a uni,
que l’homme ne le sépare pas ! »
De retour à la maison,
les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.
Il leur déclara :
« Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre
devient adultère envers elle.
Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,
elle devient adultère. »
Des gens présentaient à Jésus des enfants
pour qu’il pose la main sur eux ;
mais les disciples les écartèrent vivement.
Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit :
« Laissez les enfants venir à moi,
ne les empêchez pas,
car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
Amen, je vous le dis :
celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu
à la manière d’un enfant
n’y entrera pas. »
Il les embrassait
et les bénissait en leur imposant les mains.
La liberté de la presse n’est manifestement pas inscrite dans la constitution
CNews sur le grill de la commission d’enquête parlementaire :
« C’est de mon “bla-bla” dont vous parlez ? »
👉Réponse cinglante de @LaurenceFerrari au député LFI @A_Saintoul qui qualifiait irrespectueusement le propos de la journaliste de #Cnews de « blabla ». pic.twitter.com/GI9QFvzVXT
— Livre Noir (@Livrenoirmedia) February 29, 2024
« En 2016, L’Heure des Pros faisait 50 000 spectateurs soit 4 à 5 fois moins que notre concurrent. Aujourd’hui c’est 550 000, presque deux fois plus que notre concurrent (BFM). C’est un succès ! »
Présentation du parcours de @PascalPraud devant la commission d’enquête. #Cnews pic.twitter.com/ICJXbt9JVA
— Livre Noir (@Livrenoirmedia) February 29, 2024
« On entend un peu partout les possibilités de ficher les journalistes quant à leurs votes, accointances politiques ou autres, cela me paraît un peu difficile et effrayant ! »
👉 Serge Nedjar, directeur général de la chaîne #CNews, devant la commission d’enquête parlementaire. pic.twitter.com/P35CoDGDig
— Livre Noir (@Livrenoirmedia) February 29, 2024
Suite aux accusations d’une députée écologiste reprochant à @PascalPraud d’avoir malmené le directeur de Reporter sans frontières, l’animateur lui propose cordialement un débat face à face sur #Cnews. La deputée NUPES refuse, et déclare ne pas souhaiter venir sur #Cnews ⤵️ pic.twitter.com/PocUm7Uqad
— Livre Noir (@Livrenoirmedia) February 29, 2024
“Madame la députée [NUPES], je voudrais rappeler que nous avons une obligation de pluralisme[..] : je constate juste que votre conception du pluralisme passe par l’interdiction des chaînes puisque vous êtes à l’initiative d’une pétition visant à interdire Cnews”
👉 @ThomasBauder pic.twitter.com/cw4t3Nk1YV— Livre Noir (@Livrenoirmedia) February 29, 2024
Le président du directoire du groupe Canal+ @maxsaada estime que certains propos d’@A_Saintoul et la convocation de membres de son groupe “pour une journée entière” d’auditions “interrogent sur l’impartialité” des travaux de la commission d’enquête sur la TNT.#DirectAN pic.twitter.com/IuyvyjF0eJ
— LCP (@LCP) February 29, 2024
“J’ai l’impression que cette inscription dans la Constitution, c’est réinscrire la peine de mort.”
Sénatrice LR du Gard, Vivette Lopez a voté contre l’inscription de l’avortement dans la Constitution. Elle a expliqué jeudi matin sur France Bleu Gard Lozère.
“J’ai voté contre pour plusieurs raisons”. “D’abord, parce que je pense que la Constitution n’est pas un catalogue où l’on choisit ce que l’on veut. Ensuite, parce qu’actuellement avec la loi Veil, toute femme qui veut avorter peut le faire.”
“Et puis ce qui me surprend le plus, c’est qu’il y a quelques jours, on rendait hommage et honneur à Robert Badinter pour l’abolition de la peine de mort. Et moi, j’ai l’impression que cette inscription dans la Constitution, c’est réinscrire la peine de mort. […] C’est quasiment la même chose. Un être vivant, c’est un être vivant. […] À 14 semaines (délais maximum pour avorter en France), un embryon est formé, c’est déjà un bébé.”
Avortement : à vaincre sans péril, Emmanuel Macron triomphe sans gloire
De Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la famille :
Chers amis,
Comme il était prévisible, une large majorité de parlementaires, par choix ou par peur du qu’en dira-t-on, a apporté son soutien à Emmanuel Macron en votant pour son projet de constitutionnalisation de l’IVG : les sénateurs eux-mêmes sont allés jusqu’à voter le texte tel quel, sans rien ajouter pour garantir la liberté de conscience des professionnels de santé, potentiellement mise en danger par cette constitutionnalisation.
Dans ce contexte, vous êtes très nombreux à interroger le Syndicat de la Famille sur les votes des parlementaires.
Nous avons rassemblé pour vous l’essentiel des informations sur le processus en cours et sur les votes par parti politique. Vous trouverez aussi les liens utiles pour connaître les votes de chaque sénateur et député.
J’en profite pour vous rappeler que Le Syndicat de la Famille publie chaque vendredi matin sur son site internet officiel une veille de l’actualité parlementaire et politique sur tout ce qui concerne la famille et la société.
DÉCRYTAGE
Le projet de loi constitutionnel (PJLC) « relatif à la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse » consiste en un article unique visant à insérer à l’article 34 de la Constitution française le 17ème alinéa suivant : « La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».
Déposé le 12 décembre 2023 par le Garde des sceaux, ce projet de loi constitutionnel a été adopté dès la 1ère lecture, par l’Assemblée nationale le 30 janvier, puis par le Sénat le 28 février 2024.
A l’Assemblée nationale,
493 députés sur 577 ont voté pour le PJLC, appartenant à tout l’éventail politique, de LFI au RN, dont l’intégralité des députés Renaissance, Horizons, socialistes, NUPES.
Les 30 voix « contre » étaient au nombre de 15 chez LR (sur 62), 12 au RN (sur 89), 1 LIOT (sur 22) et 2 non-inscrits. 23 députés se sont abstenus, dont 14 RN et 4 LR. Enfin, 31 députés n’ont pas pris part au vote.
(les députés n’ayant pas pris part au vote ne sont pas listés)
Au Sénat,
ce 28 février, 267 sénateurs sur 348 ont voté pour le PJLC, appartenant à tout l’éventail politique, du PCF au RN, dont l’intégralité des radicaux, socialistes, écologistes, communistes et RN (au nombre de 3 au Sénat).
Les 50 voix « contre » étaient au nombre de 41 chez LR (sur 132), 7 Union centriste (sur 56), 1 Renaissance (sur 22) et 1 Reconquête (sur 1). 22 sénateurs se sont abstenus, dont 13 LR, 7 Union centriste et 2 LITR. Enfin 8 sénateurs n’ont pas pris part au vote.
(les sénateurs n’ayant pas pris part au vote ne sont pas listés)
A savoir aussi : avant leur vote sur l’ensemble du texte, des sénateurs LR ont proposé deux amendements à leurs collègues pour…
- Sécuriser la liberté de conscience des professionnels de santé. Cet amendement a été rejeté par 219 voix contre 85.
- Remplacer « la liberté garantie à la femme » par « la liberté de la femme » dans l’article unique de la loi. Il a été rejeté par 214 voix contre 104.
Le texte ayant été adopté dans les mêmes termes par les deux assemblées, Emmanuel Macron convoquera le Parlement en congrès à Versailles. L’adoption définitive suppose une majorité des 3/5èmedes suffrages exprimés. A ce jour, la date annoncée est le 4 mars 2024.
I-Média – Macron au Salon de l’agriculture : deux versions médiatiques
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur les déclarations guerrières d’Emmanuel Macron sur l’Ukraine qui ont isolé le président sur la scène internationale.
Le dossier du jour est une comparaison des deux lectures médiatiques du déplacement d’Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture.
Enfin, les pastilles de l’info abordent :
- Carton rouge : Les clandestins de Mayotte ont la vie de château !
- Les ciseaux de la censure : Le temps de parole et la diversité sur le service public
- Décryptage : CNews cède à la pression après la polémique sur l’avortement
- Le bon point mainstream : Polémique avec Marion Maréchal, Boursorama ne faillit pas !
- Le coup de gueule : Meurtre d’un jeune espagnol par l’extrême gauche
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Gaspard Proust, humoriste non subventionné classé à droite qui touche juste et gêne le politiquement correct.
Avortement : Rendez-vous lundi 4 mars à Versailles
Manifestation à Versailles lundi 4 mars : nous devons continuer d’être là lors de ce congrès sinistre où sera voté l’inscription de l’avortement dans la Constitution !
👊Nous sommes la génération qui abolira l’avortement car nous ne laisserons pas le gouvernement meurtrier s’en prendre aux êtres innocents qui grandissent dans le ventre de leur mère.
Rendez-vous lundi 4 mars à Versailles!#prolife #senat #ivg #avortement #constitution #france pic.twitter.com/5V5hCUyNKv
— Marche Pour La Vie (@MarchePourLaVie) February 29, 2024
L’ #IVGDansLaConstitution sera votée le #4mars par ~90% des parlementaires. Donner une “liberté garantie” de tuer un être humain sans défense est immoral, barbare, décadent.
RV le 4 mars à 15h à #Versailles pour garder nos lampes allumées, et défendre la vie envers & contre tout. pic.twitter.com/D9Z8fYRZxt— NicolasTardy-Joubert (@N_TardyJoubert) February 29, 2024
Le respect de la vie ne se ringardisera jamais
Communiqué de Mgr Rougé, évêque de Nanterre, après le vote d’hier:
Les sénateurs ont voté mercredi dernier dans les mêmes termes que les députés un projet de constitutionnalisation du droit à l’interruption volontaire de grossesse, ouvrant ainsi la voie à un vote définitif du Congrès dès lundi prochain. Ce vote est une source de grande tristesse et de profonde inquiétude.
Rien ne justifiait cette disposition, comme l’affirmait d’ailleurs, clairement et fermement, le rapport de la sénatrice chargée de préparer le débat du Sénat. Quoi que l’on pense de la loi de 1975, il est frappant de voir comment une loi affirmant ouvrir une possibilité d’urgence a conduit à instaurer un prétendu droit fondamental, le verrou devenant cliquet, dans une dangereuse inversion des valeurs. Il faudra se rappeler cela au moment du débat sur la fin de vie.
Beaucoup de parlementaires plutôt interrogatifs voire réservés sur cette constitutionnalisation n’ont pas réussi à résister aux pressions du politiquement ou médiatiquement correct. Il faut du coup saluer le courage de ceux qui ont tenu bon, en hommes et femmes de liberté et de vérité. Que d’autres n’aient pas peur de les rejoindre au Congrès de lundi prochain : un vote massif en faveur de la constitutionnalisation de l’IVG ne serait vraiment pas à l’honneur du Parlement français.
Un risque de cette constitutionnalisation est de fragiliser le droit des médecins à l’objection de conscience. Un amendement visant à le protéger a également été repoussé au Sénat. Il faudra donc être particulièrement vigilant sur ce point dans l’avenir, à propos de l’IVG mais aussi de l’euthanasie.
Une Constitution est faite pour fixer le socle de la vie commune d’une société. Une société qui constitutionnalise la culture de mort, qu’elle en ait conscience ou non, se fragilise elle-même en profondeur.
La plupart des parlementaires, prisonniers de l’air du temps, ont craint de se « ringardiser » par leur vote. C’est plutôt l’absence d’enracinement qui démode rapidement : le discrédit de beaucoup de nos politiques le manifeste amplement.Notre espérance et notre engagement, notre certitude, c’est que le respect aimant de la vie, en paroles et en actes, lui, ne se ringardisera jamais !
Un tribunal califormien valide le rejet du wokisme par une école
Un tribunal californien a statué en faveur du droit d’un district scolaire du sud de la Californie de maintenir sa politique de notification aux parents et d’exclure la très wokiste théorie critique de la race (CRT) et des cours sur la “transition de genre” de ses salles de classe. L’équipe juridique de Temecula Valley Unified School District (TVUSD) d’Advocates for Faith and Freedom a annoncé la décision de la Cour, le président d’Advocates for Faith and Freedom, Robert Tyler, la qualifiant de “victoire pour le bon sens, les parents et la sécurité des élèves”. Le syndicat des enseignants de Temecula Valley et un groupe de militants politiques ont intenté un procès contre le district scolaire l’année dernière, considérant que ce refus du wokisme par la TVSUD portait préjudice à “tous les élèves”, mais en particulier aux “enfants de couleur et aux enfants LGBTQ, stigmatisant leurs identités, leurs histoires et leurs cultures”.
Encore un poncif LGBT infirmé par la science
Une nouvelle étude finlandaise contredit le discours central en faveur de la communauté LGBTQ selon lequel faire subir aux enfants des “soins de confirmation de genre” réduit les taux de suicide. L’étude, publiée le 17 février, conclut que “la dysphorie de genre clinique ne semble pas être prédictive de la mortalité toutes causes confondues, ni de la mortalité par suicide, lorsque l’historique des traitements psychiatriques est pris en compte”.
Benjamin Ryan écrit dans le New York Post que le mouvement en faveur du traitement de transition de genre chez les enfants repose sur l’affirmation selon laquelle les interventions médicales pédiatriques sont non seulement “médicalement nécessaires”, mais aussi “vraiment salvatrices”. Ryan note que jusqu’à très récemment, “aucun chercheur n’avait jamais essayé de déterminer si cette affirmation était vraie”. Il rapporte également que “une étude majeure menée en Finlande a révélé que l’administration d’hormones de l’autre sexe et de chirurgies de transition de genre chez les adolescents et les jeunes adultes ne semblait pas avoir d’effet significatif sur les décès par suicide”.
Le Dr Riittakerttu Kaltiala, l’un des principaux chercheurs de l’étude, a déclaré qu’il était “très peu éthique” que les prétendues “cliniques de genre” évoquent la possibilité de suicide lorsqu’elles parlent aux parents qui envisagent des procédures “transgenres”. “Ce n’est pas basé sur des faits”, a-t-elle déclaré, faisant référence à la question apparemment couramment posée par les cliniciens aux parents : “Préférez-vous avoir un fils vivant ou une fille morte ?” Les chercheurs finlandais ont conclu que les décès par suicide étaient environ quatre fois plus élevés, mais encore rares, chez les jeunes en détresse de genre. Leur taux de suicide plus élevé était lié à leur taux beaucoup plus élevé de problèmes psychiatriques graves, et non à leur détresse de genre. Le Dr Kaltiala, qui était lui-même autrefois favorable au traitement de transition de genre chez les adolescents et qui a même ouvert l’une des premières cliniques pédiatriques de genre en Finlande en 2011, se trouve maintenant contredire un vaste et puissant mouvement en faveur de ces traitements pour les jeunes. En février 2023, la psychiatre a remis en question ce récit (“transition de genre ou suicide”) en le qualifiant de “désinformation délibérée” et en déclarant qu’il était “irresponsable de le propager”. Plus tard dans l’année 2023, Kaltiala a publié un article dans The Free Press intitulé “Les soins conformes au genre sont dangereux. Je le sais parce que j’ai été pionnière dans ce domaine”.
Accélération de la dérive eugéniste de notre société
Communiqué de la fondation Lejeune après le vote d’hier au sénat:
Au lendemain du vote du Sénat sur le projet de loi constitutionnel sur l’IVG, la Fondation Jérôme Lejeune exprime son désaveu total et sa vive inquiétude.
De lourdes conséquences pour la liberté de conscience et d’expression.
Rien ne menace aujourd’hui la liberté de recourir à l’IVG en France, rien ne justifie donc son inscription dans la constitution. En revanche, les conséquences sur la liberté de conscience des médecins peuvent être désastreuses. Avec sa constitutionnalisation, l’avortement devient de fait exigible, la clause de conscience n’a plus sa place.
Au-delà de la liberté de conscience des médecins, la Fondation Jérôme Lejeune s’inquiète des conséquences de la loi sur la liberté d’expression. En effet, pourquoi sanctuariser un droit qui n’est pas menacé, si ce n’est pour interdire l’existence même d’un débat ? L’exemple récent des attaques contre CNews, après le débat télévisé sur En quête d’esprit du 25 février, en est un exemple frappant. C’est pourquoi la Fondation tient à féliciter pour leur courage les sénateurs et députés qui ont osé s’opposer à ce projet de loi.
Par ailleurs, le délit d’entrave psychologique à l’IVG, inscrit dans la loi en 2017, peut induire des peines allant jusqu’à l’emprisonnement. S’il n’a aujourd’hui reçu que peu d’applications pratiques, la Fondation s’inquiète de recours accrus, si le droit à l’avortement devient constitutionnel.
Un symbolisme de mort
La constitutionnalisation de l’IVG est un geste qui nie la dignité inconditionnelle de la personne humaine. La liberté d’avorter est la liberté de donner la mort à un être humain. Nul ne peut le nier. C’est une aberration de l’inscrire dans la Constitution quelques années après y avoir inscrit l’interdiction de la peine de mort.
Une dérive eugéniste
La constitutionnalisation de l’IVG accélère la dérive eugéniste de notre société qui trie déjà les fœtus sur des critères génétiques. Aujourd’hui, 96% des enfants à naître trisomiques sont ainsi victimes de l’avortement. Dans une société qui prône l’inclusion et la fraternité, peut-on accepter que certains n’aient pas le droit de vivre à cause de leur génome ?
Pour Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune, « la respectabilité et le caractère sacré de chaque vie humaine n’ont jamais été aussi menacés ».
La Fondation met à disposition des citoyens un outil d’interpellation des élus afin de les enjoindre à s’opposer à ce projet de loi constitutionnelle : ivgconstitution.
Ecriture Inclusive à l’UCO
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
L’Université Catholique de l’Ouest, qui n’a de catholique qu’une lettre dans son acronyme, emploie des enseignants qui n’hésitent pas à corrompre les esprits des étudiants qui leur sont confiés, en usant de leur position hiérarchique pour diffuser des documents wokistes. Comme cet extrait écrit en écriture dite inclusive… Avec des “iel” et des “.e”, qui, non seulement, rendent illisible ledit texte, mais qui en plus s’avère être en totale opposition avec les règles élémentaires de la grammaire française. Un peu de ménage serait le bienvenu…
Aider les élèves à construire leur liberté
Vincent Badré, professeur d’histoire-géographie au collège Stanislas, signe une tribune dans La Croix à propos de l’action pédagogique adaptée à des adolescents :
Des élèves seraient victimes de sexisme et d’homophobie à Stanislas, lycée sélectif parisien et catholique. Après des alertes médiatiques et un rapport d’enquête administrative, une réflexion plus large est possible. En prenant un peu de distance, l’action pédagogique peut tenir compte de l’adolescence comme temps des questions, qui méritent une information sur les choix possibles de futurs citoyens.
Partir du point de vue des élèves peut nourrir cette démarche. Le rapport administratif sur Stanislas révèle une attitude adolescente méconnue, mais réelle. Ne pas dire grand-chose, mais écouter, vouloir des informations, et ne pas encore choisir entre les valeurs qui leur sont proposées. « La plupart des élèves auditionnés » ont dit avoir été intéressés par l’instruction religieuse et avoir aimé pouvoir dire ce qu’ils ou elles « en pensent ».
On peut aussi retrouver ce désir de savoir sans conclure dans les témoignages négatifs du même rapport, quand des élèves ou des parents ont été blessés ou mis mal à l’aise par les mêmes formations de « catéchèse » ou de « vie affective ». Les uns et les autres témoignent d’une demande d’ajustement des attitudes qui peut concerner tous les éducateurs et passer par une pédagogie de la distance.
Une pudeur pédagogique
Les éducateurs peuvent s’inspirer d’Hergé. Avec Tintin, il décalait dans l’imaginaire les questions les plus actuelles, du trafic d’esclaves à la dictature ou à l’amitié dans l’éloignement et les épreuves. Par ces détours, il pouvait rejoindre la quête d’autonomie des enfants qui grandissent et leur faire toucher les questions du monde des adultes.
Un même mouvement de mise à distance et d’évocation peut se retrouver en classe. Le pédagogue s’y inscrit dans un principe généalogique de continuité avec les intentions des parents pour aborder les questions essentielles, mais il le fait en passant par le détour de l’étude, en particulier à propos de la nature, de l’histoire ou de la littérature. Et son travail peut s’accompagner d’une certaine pudeur pédagogique à propos de ses propres idées. Laurence de Cock, très engagée par ailleurs, l’exprime juste après les attentats de 2015. Elle veut « écouter les questions, ne pas traquer les “dérapages”… aider à comprendre et à poser des mots sur le drame ».
Exposer sans imposer
Pour trouver la juste distance, l’enseignant se fait aussi explorateur du réel et praticien de la prudence scientifique. Il désigne les choses d’une main qui ressemble à celle de saint Jean Baptiste dans le tableau du retable d’Issenheim de Colmar. Celle-ci est tournée vers la réalité du corps de Jésus, mort, qu’elle désigne, mais elle ne peut le toucher directement. Cette image symbolise le mouvement de la connaissance scientifique, qui observe, produit des hypothèses plus ou moins assurées et des théories explicatives.
En montrant ainsi le réel dans la distance, l’enseignant construit le savoir comme un troisième lieu, celui de la référence dont parlait Pierre Legendre. Il présente les travaux des sciences et rend possible une représentation intérieure de l’altérité, qui distingue les points de vue et permet leur dialogue. Il montre que les connaissances humaines sont une représentation, qu’on peut déconstruire mais qui n’existe pas sans recherche de la vérité.
Les connaissances ainsi partagées nous font rentrer dans la vie en société. Elles sont en effet une éducation à la démocratie. Selon Jürgen Habermas, la liberté politique naît de la confrontation des idées et des argumentations des hommes à propos de leurs valeurs. Elle a besoin des faits et de leurs interprétations, des théories, des catéchismes et des idées politiques. Et cela ne réduit pas la liberté de conscience si l’enseignant a le courage de faire savoir sans vouloir faire croire et quand l’élève sait qu’il peut comprendre une idée sans être obligé de l’approuver.
Éduquer au pluralisme
L’éducation au pluralisme des idées peut cependant produire une inquiétude : celle de voir les élèves choisir une lecture du monde et refuser des principes communs. Des « paniques morales » opposées imaginent aussi que les jeunes pourraient ne pas assez aimer la République, la France ou le « vivre ensemble ». Elles oublient cependant que la jeunesse « désireuse des lois » est un âge pré-politique. Collégiens et lycéens ne sont pas au temps des conclusions mais à celui des questions. Secrètement curieux, ils cherchent, peuvent se taire, critiquer ou admettre ce qu’ils reçoivent.
Les élèves vivent le temps où les professeurs les aident à construire leurs réponses futures par les pratiques de l’argumentation puis de la dissertation ; en élaborant des conclusions, y compris sur des sujets politiques. L’éducation au commun passe aussi par les bornes qui construisent la vie sociale. Elle fait respecter des codes vestimentaires d’école qui annoncent ceux des métiers. Elle ne nie pas la liberté intérieure des élèves, mais leur montre les espaces où il est possible de porter le manteau de fourrure rose ou l’uniforme de ses rêves.
Une culture du respect des uns envers les autres peut alors naître de l’éducation au civisme. Placée à la bonne distance des connaissances et des normes sociales, elle peut apprendre à associer la liberté de l’individu et le droit d’avoir une famille, un métier et un pays, dans l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. En acceptant les détours des connaissances et le pluralisme des analyses, elle renonce aux illusions de la manipulation et peut aider les élèves à construire leur liberté.
On a l’impression que le président français est sous certaines substances
Intervention du député RN Pascale Bordes suite à l’annonce par Macron de la possibilité d’envoyer des troupes combattre en Ukraine (ce qui a provoqué un désaveu de la plupart des dirigeants) :
La limite de la 5ème république, c’est quand tout le monde sait que Macron sous substances met en danger les citoyens, mais qu’aucune opposition ou loi martiale ne le stoppe. #MacronLeFoupic.twitter.com/dJCyMNOHtU
— morad (@morad_tw) February 28, 2024
L’histoire politique des colonnes infernales (2)
Suite de l’entretien avec Jacques Villemain sur son livre : ‘Histoire politique des colonnes infernales” (pour lire le premier voler de cet entretien, cliquez ici):
Vous insistez beaucoup sur le caractère de “guerre de religions” de cette histoire terrible. On peut le comprendre du côté des Vendéens très attachés à la foi de leurs pères, mais comment l’expliquez-vous du côté des révolutionnaires qui semblent n’avoir pas eu de convictions religieuses bien solides?
Il n’y a pas de religions que transcendantes. Il y a aussi tout ce qu’avec Raymond Aron on peut appeler les « religions séculières », celles qui promettent le paradis sur terre. Aron donnait l’exemple du communisme, mais la Révolution française portait le même rêve de « régénération »de la France voire du monde entier. Le fanatisme droits-de-l’hommiste que j’évoquais à l’instant avec les paroles de Saint-Just est clairement une forme de « religion séculière ». L’historienne Mona Ozouf qui a beaucoup travaillé le sujet avec François Furet sur l’histoire révolutionnaire, évoque un « transfert de sacralité » recherché par la Révolution. Au début c’est précisément pour se sacraliser que la Révolution exige un serment religieux de fidélité à son bénéfice, y compris si cela exige de rompre l’unité catholique. C’est le refus de ce serment qui fera les prêtres réfractaires et c’est la défense de ces « bons prêtres » qui fera la Vendée. Ensuite, voyant qu’elle ne peut pas utiliser le catholicisme pour sacraliser son œuvre, la Révolution ne va pas cesser de tenter de créer ses propres cultes et son propre « sacré » : déesse Raison, Etre Suprême, culte décadaire, théophilanthropie se succèdent. Pensez au premier couplet de « La Marseillaise » : « Amour sacré de la patrie, conduis, soutiens nos bras vengeurs ». La Vendée a été livrée à cette « vengeance nationale » sans cesse invoquée dans le discours anti-vendéen de 1793-1794. Le département de Vendée sera même rebaptisé « Vengé ». Il a bien existé un « sacré révolutionnaire », ce sacré qui est ce pourquoi on est prêt à « se sacrifier » comme à « sacrifier » autrui. Il n’est pas besoin d’avoir lu René Girard pour savoir que « la violence et le sacré » sont étroitement en relations : tout sacré peut engendrer la violence, et plus la violence est extrême plus elle tend à invoquer une forme de sacré pour se justifier. La Révolution n’y a pas manqué.
Comment expliquez-vous que le gros des massacres (et notamment les colonnes infernales elles-mêmes) débute alors que les Vendéens sont militairement vaincus?
Un soulèvement populaire contre la Révolution équivalait à la dénonciation de l’imposture des révolutionnaires qui prétendent agir au nom du peuple. C’est insupportable pour eux, c’est le blasphème absolu à leurs yeux. Il est rapporté que les Représentants en Mission ont dit au général Haxo (un des sous-ordres de Turreau) « “Il faut que la Vendée soit anéantie parce qu‘ellea osé douterdes bienfaits de la liberté”. Ce langage d’anathème religieux sera celui de tous les totalitarismes révolutionnaires et François Furet n’avait pas tort de voir dans 1793 la « matrice des totalitarismes modernes ». Mais surtout c’est précisément parce que les Vendéens ‘n’ont plus d’armée en janvier 1794 (leur armée a été totalement détruite, sauf les troupes de Charrette qui n’y participaient pas, à Savenay en décembre 1793) que le massacre général devient possible. En fait ce massacre était déjà envisagé par la loi du 1er août 1793 (le fameux « Détruisez la Vendée !» répété alors six fois dans le discours de Barère à la Convention) et avait connu une première réalisation avec le massacre de quelques 40.000 Vendéens durant la « Virée de Galerne » qui se termine à Savenay : l’expédition des colonnes infernales n’est au fond que la répétition au sud du fleuve de ce qu’on venait de faire au nord et fera sans doute encore 40.000 morts.
En sens inverse, comment expliquez-vous que tant d’historiens banalisent ces atrocités en les décrivant comme une malencontreuse conséquence de la guerre civile?
Francois Furet disait que la Révolution reste « La grande déesse- mère » de la France moderne,. L’histoire révolutionnaire, c’est effectivement le mythe fondateur, voire l’histoire sainte d’une certaine vision de la République. C’est aussi ce qui fonde la légitimité du recours à la violence pour améliorer les choses, qui fut le fonds de commerce du marxisme (la « violence accoucheuse de l’Histoire » selon Marx) et qui reste aujourd’hui l’horizon de la gauche radicale. Admettre que la Révolution aurait pu être le cadre politique de crimes de masse, jusqu’au génocide, tient du blasphème aux yeux de la gauche, et pas seulement de la gauche radicale. Robespierre reste le héros de J-L Mélenchon et de LFI, mais il était aussi celui de Jaurès ou d’un socialiste mondain de l’époque Mitterrand comme Max Gallo. Il faut sauver le soldat Robespierre, et pour cela il faut euphémiser, banaliser, faire passer pour de malheureux accidents les crimes commis en 1793-1794, notamment en Vendée. Parler de « guerre civile » est un tour de passe-passe sémantique : tant en ex-Yougoslavie qu’au Rwanda les génocides ont eu lieu dans un contexte de guerre civile. La guerre civile n’est pas une explication, c’est un contexte.
Pouvez-vous nous donner quelques indications sur le bilan des guerres de Vendée?
Les historiens semblent aujourd’hui s’accorder sur un bilan de 170.000 morts Vendéens, essentiellement des femmes, enfants et vieillards, auxquels il faudrait ajouter 30.000 « Bleus » (républicains), essentiellement des soldats des armées de la Convention. 170.000 morts, cela représente, par rapport à la population de la région insurgée en 1788, une proportion de 21 à 23%. C’est un ordre de grandeur comparable aux massacres des Khmers Rouges du Cambodge entre 1975 et 1979. Encore faut-il ajouter qu’il existe des raisons de penser que ce bilan est sous-estimé, peut-être encore d’un tiers en sorte qu’on ne peut pas exclure que le bilan soit plutôt de 250.000 morts vendéens, voire encore un peu plus.
Vous dites que ne pas qualifier correctement les colonnes infernales comme un crime contre l’humanité conduit à laisser pourrir le cadavre dans le placard. Comment les pouvoirs publics pourraient-ils aujourd’hui travailler à l’apaisement et à la justice?
Pour que la mémoire soit purifiée, il faut que le mal soit nommé. Il faut que le crime soit reconnu. Il n’y a aucune raison d’imputer à la Vème République les crimes commis à l’époque de la Ière, encore faudrait-il qu’elle s’en désolidarise clairement au lieu de la célébrer sans nuance, ce qui était le projet initial du Bicentenaire de 1989. En 1987, lors de sa préparation l’historien Claude Langlois avait fait sensation avec un article intitulé « La Révolution malade de la Vendée» : l’historien Reynald Secher venait de publier la première thèse de doctorat (sous la direction de P. Chaunu et J. Tulard entre autres) sur ce qu’il appelait déjà un « génocide franco-français ». Cette thèse non seulement n’a pas disparu comme le souhaitaient les « célébrants » de 1989, mais elle s’installe de plus en plus dans le débat historique sur la période révolutionnaire, n’en déplaise aux historiens robespierristes qui depuis le Front Populaire tiennent le haut du pavé du secteur universitaire consacré aux recherches sur l’histoire révolutionnaire. Il faut qu’il soit reconnu que ce qui s’est alors passé en Vendée fut une abominable série de crimes, jusqu’au génocide. L’énorme succès du « Puy-du-Fou » irrite énormément notre gauche robespierriste, apparemment incapable de comprendre qu’en Vendée, où toutes les familles ont eu un ou plusieurs ancêtres massacrés en 1793-1794, la mémoire reste vive et que la mobilisation populaire au service de cette mémoire a été immédiate lorsqu’un projet comme celui de Philippe de Villiers a été mis sur la table. Plus généralement c’est partout en France que le film « Vaincre ou Mourir » a été un succès l’an dernier, aux cris rageurs et désespérés de « Libération » et consorts. Notre mémoire historique est blessée. La réconciliation des mémoires ne peut se faire que sur la base de la vérité des faits, et donc sur la reconnaissance de la nature criminelle de la politique menée en Vendée en 1793-1794, y compris avec les mots qui fâchent : crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide. Je suis persuadé qu’on finira par y venir.
Histoire politique des colonnes infernales – Avant et après le 9 Thermidor
Toxique ?
Le célèbre film Mary Poppins de 1964 vient d’être déclaré toxique pour les jeunes enfants et sorti de la catégorie «tout public» au Royaume-Uni. L’organisme de censure britannique a estimé que l’œuvre contenait des «propos discriminatoires».
On trouverait dans Mary Poppins un dialogue « discriminatoire ». Une première fois, l’amiral Boom demande à un enfant Banks s’ils vont « combattre les Hottentots ». Une autre fois, l’amiral s’exclame : « Nous sommes attaqués par des Hottentots ».
Peuple d’Afrique australe, c’est sans doute en raison des clics (claquements de langue) caractéristiques de leur langue que les Afrikaners, qui parlaient néerlandais, ont affublé les Khoïkhoï du sobriquet de « Hottentots », terme évoquant ce qui était perçu comme un bégaiement.
VO :
VF :
c’est grave docteur ?
Les faux postulats de la guerre d’Ukraine
D’Eric Denécé pour le Centre Français de Recherche sur le Renseignement :
Lorsqu’ils considèrent la guerre d’Ukraine, la plupart des analystes[1] partent, me semble-t-il, de postulats erronés – délibérément ou par méconnaissance – que je crois instillés par les États-Unis et l’Ukraine, et qu’il convient de signaler, car ils sont à l’origine d’une vision qui s’affirme de plus en plus fausse des origines et des réalités de ce conflit et donc de son issue probable.
Il ne s’agit pas, répétons-le une nouvelle fois, de défendre les positions de la Russie, mais de rappeler certains faits et de faire prendre conscience du narratif élaboré par les Américains pour justifier le bien-fondé de cette guerre aussi horrible qu’inutile, et de la désinformation majeure dont nous sommes victimes en Europe, et en particulier en France, depuis maintenant deux années.
QUATRE POSTULATS (DÉLIBÉRÉMENT) ERRONÉS
1. LA RUSSIE VOULAIT ENVAHIR L’UKRAINE.
Nous savons aujourd’hui que le corps de bataille russe massé à la frontière ukrainienne début 2022 comptait entre 120 000 et 150 000 hommes selon les sources et que la première vague d’assaut ne comprenait que 60 000 hommes environ. Le simple bon sens voudrait que des analystes sérieux aient eu l’objectivité de reconnaitre qu’il s’agissait bien d’une opération miliaire « spéciale » – qu’ils étaient en droit de dénoncer – au lieu d’abonder dans le sens de la propagande diffusée par Kiev, Londres, Washington et Varsovie s’attachant à faire croire à une invasion menaçant toute l’Europe occidentale. Les effectifs russes engagés étaient clairement ceux d’une action limitée, donc notoirement insuffisants pour une opération d’ampleur contre un État de 603 000 km2 et de 43 millions d’habitants. Rappelons pour mémoire que lors de leur invasion de l’Irak – 438 000 km2, 27 millions d’habitants et des forces armées non soutenues par – en 2003[2], les Américains ont engagé une armée de 150 000 hommes assistée de 45 000 Britanniques et de 70 000 Kurdes[3]. Ce premier postulat ne résiste donc pas à l’analyse militaire élémentaire.
2. LA RUSSIE DISPOSAIT D’UNE ARMÉE PUISSANTE QUI AURAIT DÛ BALAYER LES UKRAINIENS EN QUELQUES SEMAINES. CELA N’A PAS EU LIEU, CE QUI RÉVÈLE SA MÉDIOCRITÉ ET CELLES DE SES CHEFS.
Les forces russes qui ont attaqué l’Ukraine l’ont fait avec un rapport de forces très défavorable de 1 contre 3. Elles ne pouvaient donc submerger ni écraser l’armée ukrainienne, très supérieure en nombre. Leur objectif était de la paralyser et de contraindre Kiev à la négociation.
De plus, on oublie ce que de nombreux experts militaires observaient déjà pendant la Guerre froide et jusqu’au début des années 2000 : les forces soviétiques (malgré leur importance), étaient d’abord des forces préparées pour la défense et non pour les opérations extérieures, à la différence des forces occidentales. Nous savons donc depuis longtemps que la logistique, surtout pour la projection de forces, n’est pas leur point fort, ce qui a été confirmé par les observations de nombreux officiers s’étant rendus en Russie après la dissolution de l’URSS… et par les premières semaines de « l’Opération militaire spéciale ».
Ces défauts, ne se sont pas améliorés après la chute du mur de Berlin, tant l’armée russe a connu de coupes sombres, tant en matière de budget, de ressources humaines que d’unités. Il a fallu attendre le début des années 2000 pour observer le début d’un redressement. Néanmoins, l’armée russe d’aujourd’hui n’est pas l’Armée rouge d’hier, bien qu’elle en soit l’héritière.
Aussi, nous nous permettons de penser que cette surestimation de la force russe, largement relayée par les médias occidentaux, n’avait pour but que de glorifier la résistance ukrainienne et d’humilier Moscou, dans le but possible de provoquer une fronde contre Poutine et son état-major.
3. LES FORCES RUSSES VOULAIENT PRENDRE KIEV, MAIS ELLES ONT ÉCHOUÉ.
Autre ineptie. Seule une fraction des forces de l’Opération militaire spéciale a été affectée à l’offensive visant la capitale ukrainienne, non dans le but de la conquérir, mais de fixer les forces de Kiev (manœuvre opérative). Il est totalement délirant de croire que les Russes envisageaient de conquérir une agglomération couvrant 12 300 km² – au cœur d’une aire urbaine de28 900 km² –, regroupant au total 4,6 millions d’âmes[4], et encore une fois face à des forces supérieures en nombre et installées sur un territoire qu’elles connaissaient parfaitement. Ceux qui savent les extrêmes difficultés de la guerre urbaine n’ont cessé de dénoncer cette affirmation des Ukrainiens et de leurs mentors occidentaux comme totalement fantaisiste.
À titre de comparaison, il convient de rappeler que pour son opération de nettoyage de la bande de Gaza (360 km2, 2,6 millions d’habitants), l’armée israélienne a engagé plus de 180 000 hommes, dispose d’un contrôle du ciel total et d’une assistance américaine et britannique en matière de collecte de renseignements et de fourniture de munitions. Néanmoins, quatre mois après le début de son offensive, Tsahal n’est toujours pas parvenu à en prendre le contrôle total alors même que les combattants du Hamas (20 000 hommes) ne sont pas des adversaires comparables à l’armée ukrainienne formée par l’OTAN.
4. LA RÉSISTANCE HÉROÏQUE DES FORCES UKRAINIENNES A SURPRIS LE MONDE COMME LA RUSSIE ET MONTRE LA SOLIDITÉ ET LA DÉTERMINATION DE CETTE NATION.
Cette affirmation nous semble relever d’une sous-estimation délibérée de l’armée ukrainienne afin d’atteindre le but psychologique évoqué au point n°2 ci-dessus. Encore une fois, revenons-en aux chiffres. Début 2022, les forces armées ukrainiennes comptaient 250 000 hommes, soit les deuxièmes les plus importantes en volume en Europe orientale, après l’armée russe. Elles étaient de plus complétées par les gardes-frontières (53 000 hommes), la nouvelle Garde nationale d’Ukraine (60 000) et les divers services de sécurité intérieure. Surtout, ces forces avaient bénéficié, depuis 2014 d’une assistance majeure de plusieurs pays de l’OTAN (États-Unis, Royaume-Uni, Canada), en matière de formation et de livraisons d’armes, et recevaient aussi de très nombreux renseignements sur la Russie dont ces pays disposaient[5]. C’étaient donc des forces professionnelles, bien équipées et disposant, pour certaines d’entre elles, d’une expérience du combat pour avoir participé depuis 2014, aux opérations militaires contre les régions autonomistes du Donbass. Rien à voir donc avec « la petite armée » ukrainienne que nous ont vendue l’OTAN et les médias.
Ajoutons à cela que l’armée ukrainienne avait établi, principalement autour du Donbass, de très solides positions défensives, qu’elle combattait sur un terrain qu’elle connaissait, qu’elle était trois fois plus nombreuse que les forces d’attaque russes, et que si celles-ci avaient l’initiative, leur offensive était largement attendue.
Ces quatre postulats – dont l’analyse rapide permet de mesurer qu’ils ne résistent pas aux faits – relèvent donc de la mauvaise foi, si ce n’est d’une désinformation délibérée, afin de fausser la perception du conflit et de décrédibiliser l’adversaire russe, manœuvre en soi de bonne guerre.
À côté de ses fausses affirmations, il convient également de se pencher sur d’autres faits, qui s’ils n’ont pas été déformés par le narratif otano-ukrainien, ont été passés sous silence, car ils contribuent également à éclairer les réalités de ce conflit d’un jour nouveau. […]

