Il y a 25 ans, l’OTAN bombardait la Serbie
D’Antoine de Lacoste pour la Revue d’Histoire européenne :
Les Américains sont des professionnels de la guerre. Lorsqu’elles sont déclarées légales par l’ONU (c’est rare mais cela peut arriver, comme en Corée en 1950), ils organisent l’intervention souhaitée avec un mandat en bonne et due forme. Le plus souvent, ce n’est malheureusement pas le cas et c’est alors l’OTAN qui organise l’attaque contre la cible choisie. Il y a un savoureux stade intermédiaire qui consiste à obtenir un mandat de l’ONU sur la base d’un but de guerre précis qui est modifié en cours de route. Le cas de la Libye en est le plus bel exemple de ces dernières années.
Pour l’affaire du Kosovo, il fallut bien se passer de l’ONU, car comment justifier l’attaque d’un pays qui n’avait agressé personne mais luttait contre une guérilla séparatiste ?
Rappelons les faits. Le Kosovo était une province serbe majoritairement peuplée d’albanophones. Mais auparavant, il fut longtemps ottoman, tout comme une bonne partie des Balkans d’ailleurs. L’évolution démographique fatale aux chrétiens se produisit au XIXe siècle. Le grand reflux de l’Empire ottoman aboutit à l’indépendance de la Serbie en 1878. Mais le Kosovo resta ottoman jusqu’à le Première guerre mondiale. De nombreux émigrés musulmans d’origine albanaise quittèrent cette Serbie devenue chrétienne pour s’installer dans ce Kosovo resté musulman.
Ce mouvement vint compléter un premier qui s’était produit du XVe au XVIIe siècle lorsque qu’une partie des Serbes, ne voulant plus vivre dans un Kosovo aux mains des Turcs, le quittèrent pour s’installer en Autriche-Hongrie. Ajoutons à cela une démographie hélas plus dynamique chez les musulmans que chez les chrétiens et, en cette fin de XXe siècle, les albanophones étaient nettement plus nombreux au Kosovo que les Serbes de souche.
Profitant du chaos né de l’éclatement de la Yougoslavie orchestré par Washington, une insurrection fut déclenchée par un mouvement terroriste, l’UCK. Ce mouvement, dirigé par Hashim Thaçi se lança dans une guérilla sanglante contre les militaires mais aussi les civils serbes.
L’armée serbe prit le dessus sur l’UCK au grand dam des occidentaux qui employèrent alors les grands moyens en organisant ce qu’ils savent très bien faire : un faux massacre.
Plusieurs dizaines de cadavres furent mis en scène à Racak le 15 janvier 1999. Les photos les représentant allongés les uns à côté des autres, furent diffusées dans toute la bonne presse habituelle, et l’on dénonça, horrifiés, le massacres de villageois par l’armée serbe. En réalité, ces cadavres étaient ceux de combattants de l’UCK tués au cours d’un accrochage. Personne ne s’étonna qu’il n’y eût ni femmes, ni enfants, ni vieillards parmi les victimes ce qui, pour un massacre de villageois, fait un peu désordre.
Une équipe médicale envoyée par l’Union européenne confirmera les faits mais sa responsable, la Finlandaise Helena Ranta, avouera plus tard : [le diplomate américain] « William Walker voulait que je déclare que les Serbes étaient derrière afin que la guerre puisse commencer ».
Une formidable opération de désinformation se déclencha dans la foulée. On parla de « génocide », de meurtres de « 100 000 à 500 000 personnes », de match de football « avec des têtes coupées », de fœtus arrachés puis grillés, bref du grand art. Le ministre allemand des affaires étrangères alerta enfin sur la préparation d’une opération de nettoyage ethnique appelée « fer à cheval ».
Tout était faux comme le démontreront les enquêtes ultérieures de Der Spiegel ou du Wall Street Journal.
Mais l’OTAN avait son prétexte en entreprit une campagne de bombardements sur la Serbie qui dura 78 jours. Des milliers de civils serbes furent tués et la Serbie accepta de se retirer du Kosovo. L’ONU l’administra jusqu’à son indépendance en 2008.
Les Américains ont ensuite mis la main sur le pays où ils ont construit la grande base (7000 hommes) de Bondsteel. Cette vaste manipulation a ainsi pris tout son sens.
Le Monde Diplomatique d’avril 2019 eut le mot de la fin : « Le plus gros bobard de la fin du XXe siècle ».
Antoine de Lacoste
“Le professeur Lejeune était le meilleur défenseur des enfants à naître !”
Aude Dugast, déléguée générale de l’Association des Amis de Jérôme Lejeune et postulatrice de la Cause de canonisation de Jérôme Lejeune, était interrogée sur Radio courtoisie :
Il faisait pourtant bon-vivre à Viry-Châtillon, selon le maire
Il y a deux ans, le maire de Viry-Châtillon s’en prenait à Eric Zemmour :

Et maintenant il pleure :

Dieu se rit des hommes etc.
Nous n’avons pas besoin de dirigeants qui pleurent. Confronté aux limites du vivre ensemble, il va vite prononcer les formules d’exorcisme : “ne pas nous diviser, plus de moyens, d’écoute et de bienveillance, fermeté, proximité, nouvelle médiathèque…” Qu’il démissionne. Que le maire interdise le voile dans la rue et organise la remigration des populations immigrées.
Il y a deux ans, le maire de Viry-Châtillon portait plainte contre moi, parce que j’avais comparé sa ville à l’Afghanistan.
Cette semaine, il pleure devant les caméras car la loi des Talibans s’est bel et bien imposée chez lui : un jeune homme est tué parce qu’il aurait parlé à… https://t.co/3e5qMP7BOT
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) April 5, 2024
Collégien tué à Viry-Châtillon : Nous avons perdu notre civilisation
Emission Face à Philippe de Villiers sur CNews :
Faut-il envisager une «sortie» de la CEDH ?
Expert à l’European Centre for Law and Justice (ECLJ), Nicolas Bauer intervient à ce titre devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Il est coauteur de l’enquête «L’impartialité de la CEDH, problèmes et recommandations» (Grégor Puppinck (dir.), avril 2023). Il signe une tribune dans Le Figaro appelant les candidats aux élections européennes à prendre position sur une éventuelle sortie de la France de cette institution qui outrepasse souvent le droit :
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ne fait pas partie de l’Union européenne. Elle devrait cependant s’inviter dans la campagne des élections de juin 2024. L’Union européenne a en effet réactivé son projet de se soumettre à la juridiction de la CEDH. D’après la Commission européenne, il s’agirait de «renforcer» cette Cour et de lui «démontrer son attachement». Les citoyens sont par ailleurs invités à se souvenir «des précieuses contributions» que la CEDH aurait apportées à leurs pays.
Cet éloge tranche avec les polémiques créées par la jurisprudence de la CEDH depuis une dizaine d’années. C’est cette Cour qui a obligé la France à transcrire la filiation des enfants nés par GPA à l’étranger, à libéraliser le changement de sexe ou encore à rapatrier des djihadistes depuis la Syrie. Elle a aussi considéré que les peines de prison en France correspondaient à une «torture». En 2022, les juges européens ont donné raison à une militante Femen après sa profanation d’une église parisienne. Ces condamnations de la France, censées être judiciaires, sont évidemment avant tout politiques. La CEDH est devenue une institution de gauche. Cela était prévisible, au regard de ses origines et de son fonctionnement.
Cette institution se caractérise alors par une interprétation contestable du droit. C’est la Convention européenne des droits de l’homme de 1950 qui a institué la Cour du même nom, la CEDH. Le général de Gaulle et Georges Pompidou l’avaient refusée, car ils craignaient que le pouvoir des juges européens devienne incontrôlable. Ce n’est qu’en 1974 que la France a ratifié la Convention européenne, acceptant ainsi de limiter sa souveraineté. L’intention paraissait louable : protéger durablement les libertés des personnes en créant une obligation juridique pour l’État de respecter les droits de l’homme. Ce dont la France ne se doutait pas, en revanche, c’est à quel point l’interprétation des droits de l’homme par la CEDH allait évoluer avec le temps. En 1978, la CEDH avait pourtant prévenu que, pour elle, la Convention européenne était «un instrument vivant à interpréter à la lumière des conditions de vie d’aujourd’hui». Cette approche est dite «dynamique et évolutive».
Par cette interprétation du droit, les juges européens se sont émancipés du texte de la Convention européenne. Ainsi, la CEDH s’est autorisée en 1997 à contrôler les décisions de déchéance de nationalité, alors que la Convention européenne est silencieuse à ce sujet. Depuis 2010, la disposition indiquant que «l’homme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille» ne doit plus se limiter, pour la CEDH, au couple homme-femme. En 2022, la Cour a considéré que le principe selon lequel «la mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement» était compatible avec l’euthanasie. Les juges européens créent ainsi ex nihilo du droit et des droits. Les principes de sécurité juridique et de prévisibilité sont mis de côté, au profit d’un droit «vivant», «évolutif» et «dynamique».
De graves dysfonctionnements traversent également la CEDH. Cette politisation de la CEDH soulève notamment un deuxième problème, touchant au fonctionnement de l’institution elle-même. La créativité juridique des juges européens a encouragé les militants à se saisir l’institution dans un but exclusivement politique. Dans le jargon européen, ces recours politiques s’appellent des «contentieux stratégiques». Les militants à l’initiative savent en amont quelle loi ou pratique ils veulent faire changer. Ils se mettent alors à la recherche d’une «victime», la poussent à «faire un recours» et lui payent ses frais d’avocats. L’objectif est d’obtenir de la CEDH la condamnation de l’État à changer sa loi ou sa pratique. La CEDH rendra par exemple lundi 9 avril son jugement sur un recours introduit par des écologistes, attaquant la France et 32 autres États européens pour leur «inaction climatique».
Ces «contentieux stratégiques» obtiennent des résultats du fait de la forte influence des organisations non gouvernementales (ONG) à la CEDH. Une partie des juges européens ne sont pas des magistrats, mais des anciens salariés d’ONG. Il arrive que ces juges tranchent les recours introduits par leur ancienne ONG, c’est-à-dire en situation de conflits d’intérêts. Ces cas de figure, dénoncés par des gouvernements, ont fait plusieurs fois scandale.
Il faut donc limiter les abus de la CEDH. Faut-il envisager une «sortie» de la CEDH ? Contrairement à l’Union européenne cette Cour ne s’occupe que des droits de l’homme : quitter la CEDH n’entraînerait donc aucune conséquence économique, financière ou monétaire. Les gouvernements gardent cependant la peur de s’isoler sur le plan diplomatique. Le seul précédent de «sortie» de la CEDH est d’ailleurs la Russie, dans le contexte de la guerre en Ukraine.
Pour le moment, des gouvernements se contentent de limiter les abus de la CEDH, sans la quitter. Ainsi, le Royaume-Uni a envisagé d’adopter une Charte nationale, définissant une interprétation littérale de la Convention européenne, s’opposant à celle, «évolutive», de la CEDH. D’autres États, comme la Hongrie, refusent tout simplement d’exécuter les arrêts controversés de la CEDH, estimant qu’elle outrepasse son rôle. Quant aux situations de conflits d’intérêts, la poursuite de la réforme de la Cour pourrait y remédier pleinement, comme l’avait recommandé le rapport sur «L’impartialité de la CEDH» (Grégor Puppinck (dir.), avril 2023). Dans tous les cas, un tel contexte de crise institutionnelle requiert que les candidats aux élections européennes se positionnent sur la CEDH dans le cadre de leur campagne.
67 militaires français sont-ils décédés des effets secondaires du “vaccin” covid 19 ?
Depuis le 24 aout 2023, il n’y a plus d’obligation de vaccination contre le Covid 19 à l’incorporation dans les armées mais celui-ci reste obligatoire pour les militaires projetés ou projetables, ce qui revient quasiment à une obligation générale. Il s’agit donc toujours, comme nous l’écrivions ici, de la seule profession en France imposant ce dangereux “vaccin”, alors que nombre de médecins généralistes ou spécialistes commencent à parler de manière plus libre de ces effets secondaires…
La question posée par le docteur Typhaine Pinsolle, microbiologiste à l’AP-HP, au Sénat le 7 novembre 2023 dernier est passée plutôt inaperçue alors que, si ce qu’elle avance est vrai, il s’agirait d’un véritable scandale sanitaire qui aurait d’autant plus pu être évité que beaucoup de militaires en 2022 ne souhaitaient pas être “vaccinés”. Ils y ont été contraints par une hiérarchie elle-même souvent très mal à l’aise et partageant les doutes exprimés. Mais les ordres sont les ordres…Certains avaient été sanctionnés et parfois mutés d’office, tandis que d’autres avaient contourné l’interdiction comme des milliers de médecins et infirmiers.
Voici la question posée par docteur Typhaine Pinsolle devant la commission d’enquête du Sénat sur les effets secondaires de ces “vaccins” :
« La science a été confisquée, bâillonnée, ignorée, tous les scientifiques du monde ont été censurés et ce, depuis le début ! Les textes sont là pour nous rappeler qu’on ne peut pas imposer un produit expérimental aux populations. Les textes sont là pour nous rappeler qu’on ne peut pas non plus développer un vaccin lorsqu’il existe des traitements. C’était donc parfaitement illégal (…)
« Les militaires sont toujours soumis à l’obligation vaccinale, ils en sont à leur cinquième dose ! A ce jour, 67 OPEX (67 militaires en Opérations Extérieures) ont été rapatriés pour des effets indésirables graves et en sont décédés. Moyenne d’âge = 27 ans ! C’était de jeunes soldats en pleine santé, jeunes mariés, jeunes pères ou futurs pères, morts dans un silence assourdissant. Des soldats qui n’auront droit à aucune cérémonie nationale, aucune médaille car ils ne sont pas morts pour la France. Ils sont morts sur l’autel du Dieu vaccin qui n’en était même pas un (…)
Par ailleurs, la question suivante adressée au ministre des armées par la députée RN Edwige Diaz le 17 octobre dernier est toujours sans réponse :
Mme Edwige Diaz interroge M. le ministre des armées sur la question du calendrier vaccinal à l’incorporation publié chaque année par le service de santé des armées (SSA). Une série de dispositions légales et réglementaires est venue supprimer l’obligation de vaccination contre la covid-19 notamment à destination du personnel soignant et des étudiants (…)
Néanmoins, Mme la députée a été sollicitée par de nombreuses personnes formant le vœu de devenir réservistes au sein des forces armées, mais qui ne semblent pas en mesure d’obtenir une information claire, précise et définitive sur les obligations vaccinales à satisfaire et au premier chef celle contre la covid-19. En effet, Mme la députée note que l’instruction n° 504783/ARM/DCSSA/SDD relative à la vaccination contre la covid-19 dans les forces armées et formations rattachées en date du 19 avril 2022 ne semble pas actualisée, sauf indication contraire circulant en interne dans les administrations des armées. Elle souligne de plus que le calendrier vaccinal à l’incorporation pour l’année 2023 semble toujours prévoir, par renvoi à l’annexe 4 de la directive n° 2022-520546/ARM/DCSSA/SDD/OS/NP du 22 décembre 2022, que la vaccination contre la covid-19 est « recommandée ou réglementaire », suivant un « schéma vaccinal » basé sur les « recommandations en vigueur ». Face à la diversité des sources d’information, Mme la députée souhaiterait que le Gouvernement clarifie sa position sur les obligations vaccinales face à la covid-19 qui incombent aux personnels des armées – civils comme militaires – et notamment aux réservistes. En cas de maintien de cette obligation, elle lui demande s’il va procéder à une coordination des suspensions de ces obligations vaccinales.
Quant aux sanctions qui ont été prononcées contre les militaires courageux ayant refusé cette “vaccination”, le ministre des armées a botté en touche en juillet 2023 en réponse à la question formulée par le député RN Grégoire de Fournas lui demandant combien cela concernait de militaires :
Tout militaire qui refuse cette vaccination se rend ainsi inapte aux missions pour laquelle celle-ci est obligatoire et ne peut donc y participer (…) En l’absence de motif légitime, le refus de vaccination contre la COVID-19 en amont d’une projection en opération ou d’un déploiement opérationnel est susceptible de justifier une sanction disciplinaire (…) Dans la mesure où il n’existe pas de suivi systématique des sanctions par leur motif, les armées ne disposent pas de statistiques sur les sanctions disciplinaires liées à la non-vaccination contre la COVID-19. Par ailleurs, les départs anticipés de l’institution sont dus à des facteurs multiples : au regard de la diversité des situations, il n’est pas établi que la non-vaccination à la COVID-19 serait la cause unique d’un départ de l’institution.
Mgr Vitus Huonder, évêque émérite de Coire, sera enterré à Ecône
Mgr Vitus Huonder, rappelé à Dieu le mercredi de Pâques, sera enterré non pas à Coire, mais à Écône. Les obsèques se dérouleront mercredi 17 avril, à 09h30, avec inhumation dans le caveau du séminaire. Ce choix avait déjà été communiqué au diocèse en 2022, puis réitéré de vive voix à Mgr Bonnemain comme au Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X quelques jours avant sa mort. Quelles sont les raisons qui ont poussé l’ancien évêque de Coire à prendre cette décision ?
C’est sur la demande de Rome que Mgr Huonder a commencé à découvrir la Fraternité Saint-Pie X. Voici comment il en parle lors de son interview à la chaîne Youtube Certamen :
« Par lettre du 9 janvier 2015, j’ai reçu la demande d’entamer des discussions avec des représentants de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Cette lettre émanait du cardinal Gerhard Müller, alors préfet de la Congrégation romaine pour la Doctrine de la Foi. Le but était d’établir une relation amicale et humaine avec la Fraternité. D’autre part, les questions doctrinales de l’Église devaient être abordées. Il s’agissait de questions liées aux documents du Concile Vatican II (1962-1965), ainsi que de questions relatives aux déclarations romaines des années précédentes. Il convient de mentionner en particulier les questions relatives à la liturgie, et plus particulièrement à la messe romaine authentique. Les autres thèmes concernaient la compréhension de l’Église, l’œcuménisme, les relations entre l’Église et l’État, le dialogue interreligieux et la liberté religieuse. Cette mission a donné lieu, depuis le 9 avril 2015, à des contacts réguliers avec la Fraternité, que ce soit avec les supérieurs généraux ou avec d’autres représentants. »
Ces contacts lui ont permis de connaître la Fraternité de l’intérieur et non selon l’image qu’en donnent les médias. Ils lui ont également donné l’occasion de prendre contact avec les écrits de Mgr Marcel Lefebvre et d’approfondir les raisons doctrinales du combat qu’il a mené depuis le Concile et jusqu’à sa mort.
« Au fil des contacts, j’ai approfondi en particulier la biographie et les écrits du fondateur de la Fraternité, Mgr Marcel Lefebvre. Je me suis ainsi familiarisé de plus en plus avec les arguments théologiques, les préoccupations et les objectifs de la Fraternité. »
Ainsi, en 2019, lorsqu’il a fallu quitter sa charge d’évêque diocésain, Mgr Huonder a demandé de pouvoir passer ses dernières années à l’Institut Sancta Maria de Wangs, ce que la Commission Ecclesia Dei lui a explicitement autorisé.
« Les contacts avec la Fraternité, l’étude de son histoire et l’approfondissement des questions théologiques m’ont permis de porter un regard nouveau. C’est un nouveau regard sur les soixante-dix, quatre-vingts dernières années de vie de l’Église. Nous pouvons parler d’une retractatio, d’une nouvelle évaluation de la situation de la foi au moment du Concile et après. Il m’est apparu plus clairement pourquoi l’Église en est arrivée là où elle en est aujourd’hui. L’Église se trouve aujourd’hui – en 2023 – dans l’une des plus grandes crises de son histoire. C’est une crise interne à l’Église. Elle a touché tous les domaines de la vie de l’Église : la prédication, la liturgie, la pastorale et le gouvernement. C’est une crise profonde de la foi. Quiconque se plonge dans le développement et la vie de la Fraternité se heurte malgré lui à la cause et aux origines de cette crise. Car la Fraternité est, en un certain sens, un enfant de cette crise. Elle l’est dans la mesure où son fondateur a voulu, en créant cette institution, remédier à la crise et venir en aide à l’Église. »
« La liturgie romaine traditionnelle est assimilable à une confession de foi. Elle ne saurait être modifiée dans sa substance. Par conséquent, elle ne saurait non plus être interdite. Par sa bulle, Pie V ne crée pas quelque chose de nouveau. Il affirme plutôt la légitimité de la pratique de la foi dans cette forme de liturgie. Il confirme l’authenticité de ce dépôt de la foi. Un tel bien ne pourra jamais être retiré aux fidèles. Ce qui s’est passé à la suite de Vatican II, avec l’abolition intentionnelle du rite traditionnel de la messe, est une injustice, un abus de pouvoir. »
Mgr Huonder en parle publiquement tant à l’occasion de sermons que lors d’entretiens diffusés par le biais d’internet. Voici ce qu’il confiait à Certamen :
« L’Église se trouve aujourd’hui – en 2023, j’aimerais y revenir – dans l’une des plus grandes crises de son histoire. C’est une crise interne à l’Église. Elle a touché tous les domaines de la vie ecclésiale : la prédication, la liturgie, la pastorale et le gouvernement. C’est une crise profonde de la foi. C’est ce que nous avons constaté. La question est maintenant de savoir comment surmonter cette crise. Disons-le tout de suite. Il n’y a qu’une seule voie pour sortir de la crise : revenir aux valeurs et aux vérités de foi que l’on a abandonnées, négligées ou illégitimement mises de côté. Il s’agit de faire le point sur l’évolution des 70 dernières années et de la soumettre à une révision. L’Église a besoin d’un renouveau dans sa tête et dans ses membres. Elle a particulièrement besoin d’un renouveau de la hiérarchie, d’un renouveau de l’épiscopat, et surtout d’un retour à la vie sacramentelle et liturgique. La vie sacramentelle et le sacerdoce – c’est-à-dire la hiérarchie – sont en effet étroitement liés. »
Le pape Benoît XVI avait eu le courage de déclarer que la messe interdite n’avait en fait jamais été interdite. Mais son successeur a révoqué le motu proprio Summorum Pontificum par les mesures énoncées dans Traditionis Custodes. Voici avec quelle force Mgr Huonder jugeait ces mesures contre la liturgie traditionnelle :
« [Ces] ordonnances … ne sont pas autre chose qu’une chasse aux fidèles qui reconnaissent à juste titre, dans cette liturgie, le culte véritable et originel de l’Eglise romaine. On ignore effrontément le fait qu’ils ont le droit de recevoir les sacrements dans cette forme transmise depuis des siècles. C’est la même impudence qui avait prévalu à la suite du Concile et qui avait alors causé tant de souffrances. »
« J’aimerais demander au pape pourquoi il enlève le pain aux enfants. Qu’est-ce qui l’incite à les laisser mourir de faim ? Qu’est-ce qui l’incite à les laisser périr ? Car ils ont droit à cette nourriture – j’insiste : à cette nourriture – j’insiste : ils ont un droit. C’est la nourriture dont leurs pères se sont nourris et qu’ils leur ont transmise. Ce n’est pas leur propre recette. Ils ne l’ont pas composée eux-mêmes, pour ainsi dire, à leur guise. Ils l’ont acceptée de ceux qui l’avaient fidèlement transmise. Pourquoi le pape la leur enlève-t-il et les laisse-t-il mourir de faim ? Pourquoi veut-il leur administrer de force quelque chose qui leur est étranger ? Notre-Seigneur a pourtant dit : “Un père de famille ne donne pas à son enfant une pierre quand il demande du pain, un serpent quand il demande un poisson, ou un scorpion quand il demande un œuf” (cf. Mt 7,9 et Lc 11,11-12). Mais ici, il ne s’agit même pas que le pape donne quelque chose, mais qu’il laisse quelque chose à ses enfants, quelque chose qui leur est vital : le saint sacrifice de la messe des Pères. »
Voici la conclusion qu’il tirait lui-même de sa découverte de la Fraternité :
« Je reviens au 9 janvier 2015, à la lettre romaine demandant d’entamer des discussions avec des représentants de la Fraternité Saint-Pie X. Malgré des circonstances défavorables, j’ai rempli ce mandat – et je suis toujours en train de le remplir. Je terminerai donc par une demande adressée aux autorités de l’Eglise : je demande justice pour la Fraternité Saint-Pie X. L’étude de sa situation exige cette demande. Il conviendrait que l’Eglise présente des excuses à l’égard de cette société, comme elle le fait dans d’autres cas. Cela a même été fait dans des cas de tombes fantômes. Il ne s’agit pas ici de fantômes, mais de personnes vivantes, d’âmes qui ont droit à l’assistance pastorale que l’Eglise leur a accordée avant le Concile, et qui demeure un droit permanent même après. Il ne s’agit pas d’un privilège ou d’un indult, il s’agit d’un droit.
« Il conviendrait également que les autorités ecclésiastiques, avec ces excuses, expriment leur gratitude pour le travail accompli par la Fraternité, et leur reconnaissance sans réserve pour cette œuvre authentiquement catholique. »
RIP
L’importance des groupes politiques au Parlement européen
De Nicolas Bay, député Reconquête au Parlement européen, sur Twitter :
Les groupes politiques dans lesquels les députés et les partis siègent au Parlement européen ont une importance considérable. Ce sont les groupes – et les alliances – qui font la politique européenne et les majorités dans l’hémicycle.
Explications :
Depuis 2019, le bloc majoritaire au Parlement européen est constitué par une coalition entre le PPE (les LR), Renew (les macronistes) et les socialistes. C’est cette alliance qui a porté Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne.
Les sondages pour les élections européennes du 9 juin prévoient un basculement historique. En effet, le groupe des conservateurs (ECR) peut obtenir plus d’une centaine de députés, devenir la 3e force du Parlement devant les macronistes et se placer ainsi en force pivot à même de faire ou défaire des majorités projet par projet.
ECR, dans lequel siégeront les élus Reconquête, peut donc bouleverser les équilibres actuels et déplacer à droite le centre de gravité du Parlement européen. Quand on sait que la plupart des lois votées en France sont des transpositions de la législation européenne, on mesure à à quel point ce basculement serait majeur avec des conséquences bien concrètes dans la vie des Français !
Quant au groupe PPE, au sein duquel siègent les LR, il a renoncé à défendre les idées et les valeurs de droite. Ils ont voté la répartition des migrants, le Pacte vert (et son cortège de normes), les ressources propres de l’UE (donc des impôts européens) ou encore les sanctions contre les gouvernements conservateurs de Pologne et de Hongrie. François-Xavier Bellamy répète à l’envi que le PPE obtient des victoires à Bruxelles, mais c’est un trompe-l’œil ! Ce qu’il faut comprendre, c’est que TOUTES les défaites de la droite au Parlement européen sont causées PAR la lâcheté du PPE. Quand le PPE vote avec la droite (avec ECR), la droite gagne parfois. Mais quand le PPE vote avec la gauche (92,19% des textes selon le site AssistUE), la gauche gagne toujours. Le PPE n’obtient AUCUNE victoire seul, et tout ce que Bruxelles décide de néfaste se fait AVEC le PPE.
Le 7 mars 2024, le PPE a officiellement désigné Ursula von der Leyen comme candidate pour 5 années supplémentaires à la tête de la Commission européenne. Voter Bellamy en France le 9 juin, c’est donc assurer la victoire de von der Leyen à Bruxelles.
Mais quid du groupe ID dans lequel siègent les élus RN ? Ce groupe est totalement marginalisé. Les élus RN sont enfermés dans un tête à tête avec les Allemands de l’AFD. Ainsi, les 20 ou même 25 élus RN au Parlement européen seront isolés, et donc inutiles.
En clair, le seul groupe qui aura le poids numérique et le poids politique (avec 4 partis au pouvoir dans leur pays) pour bouleverser les équilibres et faire gagner la droite au Parlement européen, c’est le groupe ECR dans lequel siégeront les élus Reconquête. Le 9 juin, le seul vote véritablement utile pour changer le fonctionnement et les orientations politiques de l’Union européenne, c’est Marion Maréchal. Un vote utile mais surtout vital pour les nations et les peuples européens.
Si vous voulez que la droite triomphe le 9 juin, pour qui voter en Europe ?
- VOX en Espagne.
- Fratelli d’Italia en Italie.
- Reconquête en France.
Référendum contre l’immigration en Suisse
L’Union démocratique du centre (UDC), principal parti de droite en Suisse, propose un référendum pour rejeter une « immigration incontrôlée » et limiter la population à 10 millions d’habitants d’ici à 2050. Ce texte, appelé « Non à une Suisse à 10 millions d’habitants ! », a été déposé avec 114 600 signatures, dépassant largement les 100 000 requises. L’initiative vise également à mettre fin à l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’Union européenne.
De multiples problèmes du pays sont dus à une « immigration de masse incontrôlée » :
« pénurie de logements et augmentation des loyers, embouteillages sur les routes, trains et bus bondés, baisse du niveau des écoles, violence et criminalité en hausse, pénurie d’électricité, revenu par habitant qui stagne, primes d’assurance maladie toujours plus élevées, services sociaux endettés et pression accrue sur la beauté du paysage et la préservation de la nature ».
Le référendum propose d’incorporer dans la Constitution un nouvel article sur le « développement démographique durable », fixant une limite de 10 millions de résidents permanents en Suisse d’ici à 2050. Si cette limite est dépassée, le Gouvernement et le Parlement devront prendre des mesures, y compris en matière d’asile et de regroupement familial, pour en garantir le respect. L’UDC définit la population « résidente permanente » comme les citoyens suisses et les étrangers titulaires d’un permis de séjour d’au moins un an ou séjournant en Suisse depuis au moins douze mois.
Si ces mesures ne suffisent, Berne devra mettre fin à des traités internationaux comme l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE, ou encore le Pacte de l’ONU sur les migrations.
Un Sénégalais militant LGBT accusé d’avoir violé une femme
Un homme soupçonné d’avoir saoulé une femme à Poitiers avant de la violer a été mis en examen et écroué, mercredi 3 avril. Il conteste les faits reprochés, déclarant que la relation était tarifée.
La communauté LGBTI+ se mobilise en sa faveur car ce trentenaire est connu dans son pays d’origine pour militer en faveur des LGBT. L’homosexualité n’est pas dépénalisée au Sénégal. Arrivé dans la Vienne en tant que demandeur d’asile, il y a poursuivi ses engagements avec les associations locales.
Un échange d’argent a-t-il bien eu lieu entre le suspect et la femme d’origine nigériane ? La saisine d’un juge d’instruction vise justement à éclaircir les points contestés et divergents de cette affaire.
Divine Miséricorde : 9 jours pour implorer le pardon de Dieu (neuvaine du 7 au 15 avril)
La dévotion à la miséricorde divine comprend les enseignements et les demandes transmises par le Christ à sainte Faustine. Celle-ci, nommée depuis lors apôtre de la miséricorde divine, a retranscrit dans son petit journal ces échanges avec Jésus et la manière dont nous pouvons participer – avec et en lui – à sauver des âmes. La neuvaine à la miséricorde divine en est un des moyens.
« Je désire que, durant ces 9 jours, tu amènes les âmes à la source de ma Miséricorde, afin qu’elles puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie, et particulièrement à l’heure de la mort. » (Sainte Faustine, Petit Journal, 1209)
Pour la fête de la Divine Miséricorde, Hozana vous propose une neuvaine spéciale pour implorer le pardon de Dieu et vivre à l’école de sa miséricorde du 7 au 15 avril !
La pilule contraceptive est-elle sans risque pour les jeunes filles ?
Un article du Professeur René Écochard, contributeur régulier du Réseau Vie :
La prescription de contraceptifs hormonaux aux jeunes filles s’est généralisée. Bien souvent, avec bonne volonté, les parents l’ont conseillée à leur fille pour la protéger contre une grossesse non désirée, pour diminuer les douleurs des règles, ou pour soigner un trouble cutané, acné ou hyperpilosité.
Cependant des voix se sont élevées pour remettre en cause cette pratique :
- des éducateurs ont alerté sur les effets négatifs possibles de cette prescription sur la vie personnelle et relationnelle des jeunes ;
- la crainte des conséquences d’une modification de la relation sexuelle, originellement célébration de l’amour et source de la transmission de la vie, a été exprimée ;
- des troubles psychologiques, une altération de l’humeur et une augmentation du risque de dépression après le début de l’utilisation ont été signalés dans la presse scientifique ;
- de plus, des cas de phlébite, d’embolie et d’accident cérébral ont défrayé la chronique02,03, et ont été suivis d’une large remise en cause des contraceptifs hormonaux sur les réseaux sociaux ;
- enfin, des scientifiques rappellent que, si le contraceptif est prescrit pour un motif médical, par exemple la correction de troubles cutanés, il convient de peser le pour et le contre : les effets négatifs ne doivent pas surpasser les effets positifs recherchés.
Si on discute du bienfait de la prescription de contraceptifs oraux aux adolescentes, chacun de ces aspects mérite attention. Portant ici notre attention sur l’apport des neurosciences, nous limiterons notre propos à l’impact potentiel des contraceptifs hormonaux sur la personnalité de la jeune fille, pendant l’adolescence et plus tard. C’est en effet une préoccupation de première importance.
Quelques constats marquants établis par les neurosciences mettent en évidence un effet direct des contraceptifs hormonaux sur le cerveau. On peut lire par exemple :
- « La contraception hormonale a un impact sur les capacités verbales et spatiales de la femme » ;
- « des femmes utilisant des contraceptifs hormonaux présentent un cortex préfrontal plus épais que les femmes n’utilisant pas de contraceptifs »;
- « des utilisatrices de contraceptifs hormonaux ressemblent aux autres femmes dans leurs performances, mais présentent une activation cérébrale de type masculin ».
Or, il est bien établi que l’adolescence, pour la jeune fille comme pour le jeune homme, est une période de transformation anatomique et fonctionnelle du cerveau, qui lui permet d’acquérir les aptitudes de l’adulte, à savoir pour la jeune fille : aptitudes de la femme adulte et de la mère, aptitude à passer de la vie de la famille où elle est née à la vie sociale, et enfin aptitude au discernement. Selon plusieurs études scientifiques, les hormones sécrétées par l’ovaire, estrogènes et progestérone, participent à ce développement du cerveau pendant l’adolescence. Il est donc craint que les contraceptifs hormonaux, modifiant l’équilibre hormonal, aient des conséquences néfastes sur le développement de la personnalité de l’adolescente.
Dans ce qui suit, nous reviendrons sur chacun de ces points à partir d’un état des lieux des connaissances actuelles sur les quatre sujets suivants :
- L’adolescence est une période de structuration de la personnalité.
- Les hormones du cycle menstruel interviennent dans le développement de la personnalité féminine et maternelle.
- L’installation progressive du cycle féminin donne à la jeune fille son profil hormonal, qui participe à la construction de sa personnalité.
- Ce que nous disent les neurosciences sur l’effets des contraceptifs hormonaux sur le cerveau et la personnalité
Le tournant pro-vie de la Russie
Voici un reportage d’Arte qui s’inquiète des coups de boutoir contre l’avortement en Russie.
“La famille nombreuse doit devenir la norme en Russie”, assénait récemment Vladimir Poutine devant son assemblée fédérale.
Démographie et natalité sont devenues les priorités du Kremlin. Vie de famille et procréation, plutôt qu’études et ambitions : voilà ce qui est désormais martelé aux femmes russes. Main dans la main avec le lobby “pro-vie” et l’église orthodoxe russe, le pouvoir rogne de plus en plus clairement le droit à l’avortement et à la contraception d’urgence.
Irina Faïnman, militante féministe, fait des stocks de « pilules du lendemain », pour pallier leur interdiction qui pourrait être votée en septembre 2024.
Pascal Praud : “l’Eglise n’est pas une ONG. Si elle renonce à crier son espérance pour tenir un discours humanitaire, elle perd son essence.”
De Pascal Praud dans le JDD :
[…] Si l’Église parle au cœur, elle parle aussi aux yeux. Vaincre le mal par le Beau était un joli programme. « Dieu doit beaucoup à Jean-Sébastien Bach », disait le très spirituel Emil Cioran. J’aime les cierges et l’encens, la musique sacrée et les prières. La liturgie catholique éveille les sens, tous les sens. Je regrette la solennité perdue, l’oubli de Mozart, Bach, Haendel, les jours de messe, les homélies convenues et les prêtres en jean. Le dépouillement de la liturgie a-t-il favorisé la déchristianisation ? On raconte qu’un moine avoua un jour à son abbé que sans le secours de la liturgie, il eut abandonné la robe. Le soir de Noël, le Stille Nacht, Heilige Nacht ouvre les portes du paradis. Vatican II a abandonné la messe en latin. Vatican II a oublié que le mystère sublime la foi. « La liturgie est devenue opaque et ennuyeuse par son goût du banal et du médiocre », a écrit le cardinal Ratzinger, futur Benoit XVI, dans Entretien sur la foi paru en 2005. Gloria Patri et filio et spiritui sancto.
Je n’ai jamais pensé qu’au moment de passer de l’autre côté du miroir, un monsieur à barbe blanche attendrait derrière la porte, qu’il jaugerait mon passage ici-bas à l’aune de critères évidemment divins et qu’il notifierait mon emploi du temps pour des siècles et des siècles. Je faisais de la résistance au catéchisme. Je n’aimais pas dire si j’adhérais ou non au fils, au père et au Saint-Esprit. Aucun appel n’a transpercé mon âme le jour de ma communion. J’ai visité des églises, des cathédrales, des monastères, là où le hasard m’amenait sans que la foudre qui frappa Paul Claudel un matin de Noël à Notre-Dame de Paris ne trouve le même chemin : « En un instant mon cœur fut touché et je crus. »
J’ai 59 ans. Je ne sais toujours pas si je crois en Dieu. Il faudrait que je me décide. « Croire, c’est douter. Seuls ceux qui croient, doutent », est-il écrit quelque part encore dans le « Bloc-notes » de Mauriac. Appelons ça un espace dans le pari de Pascal. C’est le mien.
Loi pour restreindre la liberté d’expression : les députés LR votent pour, ceux du RN s’abstiennent..
Nous avions évoqué ce vote il y a quelques semaines. Nous disposons désormais de l’analyse du scrutin. Cette proposition de loi a été votée dans l’indifférence générale et avec le soutien de la majorité des partis politiques. Elle vise à restreindre considérablement la liberté d’expression en instaurant une police de la pensée encore plus puissante notamment en sanctionnant sur dénonciation des propos pouvant être tenus dans des cercles privés informels , le tout sous couvert bien sûr de « renforcer la réponse pénale contre les infractions à caractère raciste ou antisémite ».
Que la majorité des députés LR présents aient voté POUR (dont Eric Ciotti, proche naguère d’Eric Zemmour…) ne surprendra personne quand on sait que leur famille politique a participé à la répression politique et à la diabolisation de la droite nationale pendant des années. Mais, il fût un temps où le Front National (FN) et le RN au début de son existence militaient courageusement pour l’abrogation des lois dites liberticides (Pleven, Gayssot et Taubira) qui, sous couvert de lutte contre le racisme et les discriminations, permettent de traîner depuis des dizaines d’années toute personnalité dissidente sur les sujets relevant de la critique de l’immigration.
En 2007, Jean-Marie le Pen dénonçait l’utilisation néfaste de ces lois :
“(…) La classe politique toute entière a posé les germes de la montée de la criminalité et de la délinquance, qui est fondamentalement liée à l’immigration de masse, quoi qu’en dise la loi Pleven, votée en 1972, qui interdit de faire le lien entre les deux notions “
En effet, la loi Pleven de 1972 a complété l’article 24 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse par un cinquième alinéa dont les défenseurs de la liberté d’expression paient quotidiennement les conséquences, notamment en créant une nouvelle définition du racisme, intégrant la notion d’appartenance ou non à une nation, totalement différente de celle couramment utilisée jusque-là (hiérarchie des races) :
“Ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, à raison de leur origine, de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis.”
Cette loi érige en infraction la diffamation, l’injure à caractère raciste ou religieux et un certain nombre d’actes comme le refus de louer un logement ou d’embaucher une personne dont le profil ne conviendrait pas au futur employeur. Elle introduit surtout une discrimination entre les citoyens qui appartiennent à la nation et ceux qui ne sont pas français. Mais le pire est la possibilité donnée à toute association déclarée depuis au moins cinq ans et dont les statuts incluent la lutte contre le racisme d’exercer des droits propres reconnus à la partie civile pour les infractions prévues par cette loi. Pleven a ainsi permis le sacre de SOS Racisme et de toutes les autres associations antiracistes qui s’enrichissent sur le dos des prévenus…
Les députés RN se sont donc abstenus, sans doute de peur d’être diabolisés.
Jean-Yves Le Gallou déclarait il y a peu de temps :
La loi Pléven met le pied dans la porte de la liberté d’expression. À partir du moment où le pied est dans la porte, tout rentre. La loi Pléven aurait pu évoluer différemment. Elle aurait pu ne connaître qu’une interprétation restrictive, comme c’était le cas au départ, mais il y a eu une interprétation de plus en plus extensive, ce qui en fait maintenant une loi de délit d’opinion. Ce délit s’est peu à peu étendu à toute une série d’incriminations nouvelles, puisqu’il n’y avait, au départ, que quelques incriminations au titre de l’ethnie, de la race, de la nationalité ou de la religion et que l’on a, depuis, rajouté tout un tas de choses comme l’orientation sexuelle ou le handicap jusqu’à vouloir aujourd’hui réprimer la « discrimination capillaire ». La loi Pléven est l’acte fondateur de tout ce processus, non seulement en France mais en Europe, puisque tous les pays du continent ont à présent des législations similaires.
D’autres lois ont effectivement suivi emboitant le pas à la loi Pleven. Cette nouvelle proposition de loi votée en mars 2024 et à laquelle le RN ne s’est pas opposée est d’une gravité extrême que nous le disions il y a peu :
Pas un député ne s’est inquiété de l’extension délit d’opinion à la sphère privée, alors que l’abolition de la frontière entre public et privé caractérise le totalitarisme. Preuve de cette dimension totalitaire, ces délits seront instruits sur… “délation” ! Pour faire passer en douce ce projet totalitaire, les députés mettent en avant la hausse de l’antisémitisme. Mais la loi vise en fait tous les propos prétendument discriminatoires : par exemple, les propos relatifs à l’orientation sexuelle. Un parent qui argumente en famille contre la “transition de genre” de son enfant au motif qu’un être humain ne peut changer de sexe pourra-t-il demain être poursuivi pour “propos discriminatoire” par l’association LGBT qui tient son enfant sous son emprise ? Comme les précédentes lois anti-discriminations, celle-ci ne vise pas seulement les “actes” mais les “propos”. La conséquence inévitable est l’instauration d’une “police de le pensée” chargée de traquer les propos divergents jusque dans la sphère privée.
Pas un seul député n’a voté contre ! Tous les LR ont voté pour. Tous les RN se sont abstenus. Il n’y a pas d’opposition de droite à l’Assemblée Nationale.
Pourquoi quatre Evangiles ? Au lieu d’un seul ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Pourquoi quatre Evangiles ? Au lieu d’un seul ?
Vous êtes-vous déjà posé cette question ? Dans le numéro 127 du Sel de la Terre, le Père Emmanuel-Marie O.P. consacre un intéressant article à « La perspective doctrinale propre à saint Matthieu ».
Les évangélistes sont en effet des historiens (voir à ce propos les Sel de la Terre n°124, 125, 126) : ils rapportent fidèlement et exactement les paroles et les actes de Notre-Seigneur, tels qu’ils se sont déroulés.
Mais ils sont aussi et surtout des « évangélistes », c’est-à-dire des catéchistes et des théologiens, choisis par Dieu pour annoncer « la bonne nouvelle » du salut et transmettre les vérités de la foi, et chacun d’eux le fait selon des choix et un éclairage doctrinal particulier, impliquant des procédés de composition propres, comme on peut le constater à la lecture attentive des textes.
Il importe donc de dégager la perspective générale qui caractérise chaque Évangile pour pénétrer dans la pensée et dans l’âme de chaque évangéliste, et bien comprendre en quoi leurs œuvres se distinguent et en quoi elles se complètent mutuellement.
Dans sa Synopse des quatre Évangiles en français, le père C. Lavergne résume ainsi ce qu’il appelle « les lignes mélodiques qu’ils [les évangélistes] suivent avec tant de fermeté et de délicatesse » :
« Matthieu écoute et argumente ; Marc regarde et raconte ; Luc examine et expose ; Jean revit et communique ».
S’il fallait qualifier chacun d’un mot, on pourrait dire :
– Saint Matthieu est un enseignant, qui privilégie et développe les discours et abrège les récits, qui ordonne son propos et cherche à faire comprendre (voyez Mt 13, 15. 19. 23, dans l’explication de la parabole du semeur, où l’opposition entre ceux qui écoutent mais ne comprennent pas et ceux qui écoutent et comprennent est nettement marquée).
– Saint Marc est un conteur, qui rapporte avec vivacité et rapidité des traits pris sur le vif et privilégie les récits.
– Saint Luc est un historien qui enquête avec soin (comme il le déclare lui-même dans son prologue) et expose avec clarté et précision les résultats de ses recherches ; il est aussi, comme le dit Dante, « l’évangéliste de la tendresse divine », qui magnifie la miséricorde de Jésus.
– Saint Jean, enfin, est un théologien et un contemplatif, qui approfondit le mystère de la divinité du Verbe dans des narrations amples et soigneusement choisies.
Également dans ce numéro :
Deux articles aident à approfondir le plus grand mystère de notre sainte religion : la Sainte Trinité.
Jusqu’où notre intelligence peut-il pénétrer dans ce mystère ? C’est ce qu’une étude théologique du Fr. Aymon-Marie, « La sainte Trinité et la logique humaine », vous apprendra.
La publication d’un beau texte de Mgr Gay sur « Marie, image des trois personnes divines » vient nourrir notre vie intérieure.
Le rôle des passions dans notre vie morale
Deux titres apportent une lumière complémentaire sur la répercussion de nos passions dans notre vie morale :
Un article du Fr. Pierre-Marie rend accessible la doctrine que saint Thomas d’Aquin a exposée sur ce sujet. Admirable d’équilibre, cet enseignement est l’un des fondements de l’ascèse chrétienne.
Une recension d’un livre de Pierre de Thieulloy, Histoire des tempéraments, donne des indications pour s’informer sur le rôle plus psychologique des passions avec leur répercussion sur le tempérament individuel de chacun.
Des grands modèles
Le saviez-vous ? Le Portugal aussi possède “une Jeanne d’Arc” nationale, combinant la sainteté aux plus héroïques faits d’armes. Camille Évance vous fera découvrir la vie étonnante – et trop peu connue – du Bx Nuno Alvares Pereira.
Dans un autre article Étienne Muret commémore les martyrs d’Angers, morts pour la foi pendant la Révolution française.
L’engrenage du mondialisme
Vous avez certainement entendu parler de l’intelligence artificielle. Mais quel est son véritable enjeu ? A qui doit-il profiter et comment ? C’est ce que Luc Pacioli vous explique dans son dernier article.
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Tous l’avouent, tous s’en plaignent : notre niveau intellectuel et culturel s’effondre. Et de plus en plus. Est-ce que vous suivez le courant ? Quelle place occupent les lectures sérieuses dans votre vie ? Que faites-vous pour vous former ?
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Sommaire du n° 127 :
ÉDITORIAL
★ Faut-il s’étonner, Faut-il se décourager ?
ÉCRITURE SAINTE
★ La perspective doctrinale propre à l’Évangile selon saint Matthieu, par Fr. Emmanuel-Marie PERRET O.P.
ÉTUDES
★ La Somme pour tous (XI), La moralité des passions, par Fr. Pierre-Marie DE KERGORLAY O.P.
★ La Trinité divine et la logique humaine, par Fr. Aymon-Marie CRÉTIER O.P.
VIE SPIRITUELLE
★ L’exemple des martyrs d’Angers, par Étienne MURET.
★ Marie, image vivante de la Sainte Trinité, par Mgr Charles GAY.
CIVILISATION CHRÉTIENNE
★ Flèche du Très-Haut, La vie du bienheureux Nuno Alvares Pereira, par Camille ÉVANCE.
★ L’IA générative, Une révolution, par Luc PACIOLI
DOCUMENTS
★ Lettre sur la nature et les effets du schisme et sur l’unité catholique, par Joseph DE MAISTRE
★ De la conversion des Juifs, par Fr. Pierre-Thomas LABERTHONIE O.P.
I-Média : Petit Emile ? Tout pour l’audience !
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent sur le traitement médiatique des chaînes d’infos en continu concernant l’affaire du petit Émile avec une concurrence pour les audiences.
Les pastilles de l’info abordent :
- Carton rouge : Une humoriste de gauche appelle à se battre physiquement contre le RN
- La Novlange : Polémique sur les maillots de foot de l’Allemagne
- Propagande, propagande : La lune de miel de Macron et Lula
- Décryptage : Edouard Philippe accusé de prise illégale d’intérêt
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à une figure féminine marquante sur Arte, Elisabeth Quin.
Secte LGBT : nouvelle attaque contre l’Eglise
Le député Renaissance Raphaël Gérard a posé cette question au ministre de la Justice :
M. Raphaël Gérard alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’ineffectivité de la réponse pénale contre les faits réprimés par l’article 225-4-13 du code pénal. Malgré la promulgation de la loi du 31 janvier 2022 qui créé une infraction autonome visant à pénaliser les thérapies de conversion, l’actualité récente est marquée par la persistance de telles pratiques sur le territoire national.
Au cours de l’été 2023, un reportage diffusé sur la chaîne BFM TV mettait en évidence l’existence de thérapies de conversion pratiquées dans le cadre de séminaire organisé par le mouvement sectaire « Torrents de vie ».
Le Canard enchaîné a dévoilé en février 2024 que l’ex-archevêque de Paris avait présidé une cérémonie religieuse organisée à Nantes par un groupe qui prétend guérir l’homosexualité par des prières.
Plus récemment, un prêtre catholique a tenu des propos faisant la promotion des thérapies de conversion suggérant que l’homosexualité pouvait être guérie à condition de ne pas écouter la voix du démon.
À la lumière de ces différents exemples, force est de constater que la loi manque à son objectif de protection des victimes. Cette situation s’explique par le fait que la loi actuelle fait peser entièrement le poids de la répression judiciaire des thérapies de conversion sur les seules épaules des victimes. Le classement sans suite du signalement au procureur par la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT à la suite des propos de l’Observatoire de la petite sirène faisant l’apologie de thérapies de conversion visant les mineurs transgenres laisse penser que, malgré l’intention explicite du législateur, les juridictions estiment que la rédaction actuelle de l’article 225-4-13 du code pénal ne permet pas de réprimer la promotion ou l’offre de thérapies de conversion. Dès lors, il faut nécessairement qu’une victime identifiée ait été exposée à des actes de tortures physiques ou psychologiques pour caractériser l’infraction. Or en l’absence de dépôt de plaintes des victimes, il n’y a pas d’action judiciaire.
En outre, le droit actuel ne reconnaît pas de droit d’action autonome au profit des associations de lutte contre la haine anti-LGBT qui ont pourtant intérêt à agir pour combattre ces pratiques qui propagent des représentations dégradantes de l’homosexualité et de la transidentité. Les dispositions de l’article 2-6 du code de procédure pénale subordonne leur possibilité de se constituer partie civile en cas de faits constitutifs de thérapies de conversion au dépôt préalable d’une plainte de la victime, ainsi que le recueil de son accord. Or les victimes de thérapies de conversion sont brisées psychologiquement par de telles pratiques. Dès lors, les associations demeurent impuissantes, y compris lorsque les faits qui leurs sont signalés tombent sous le coup de la loi pénale, car la victime, compte tenu des liens émotionnels ou matériels avec son entourage peut être réticente à déposer plainte.
Face à ce constat, M. le député interroge M. le ministre sur les pistes de réflexion envisagées par le ministère pour pallier l’inefficacité du droit. Il lui demande si des ajustements législatifs sont envisagés pour améliorer la réponse pénale ou s’il entend publier une circulaire d’application de la loi du 31 janvier 2022 à l’attention des parquets dans le but de les mobiliser dans la lutte contre les thérapies de conversion.
Florian Philippot et Jean-Frédéric Poisson montent une liste commune aux élections européennes
Florian Philippot, président des Patriotes, et Jean-Frédéric Poisson, président de Via | la voie du peuple, ont annoncé ce jour un accord de coalition visant à faire liste commune aux élections européennes.
Jean-Frédéric Poisson occupera la troisième place de la liste de rassemblement conduite par Florian Philippot, aux côtés de Myriam Palomba (journaliste) en deuxième position, de Pierre-Yves Rougeyron, président-fondateur du Cercle Aristote à la cinquième place, de Marc Doyer, citoyen engagé pour la vérité sur les zones d’ombre de la crise sanitaire, ou encore du général Christian Blanchon.
D’autres mouvements et personnalités, en particulier des agriculteurs ayant participé aux récentes colères paysannes, viendront prochainement enrichir de leur présence et de leur soutien cette liste de rassemblement des souverainistes.
La liste souverainiste entend défendre :
- L’indépendance nationale et la souveraineté de la France, par la sortie de l’Union européenne, dont le fonctionnement piétine la démocratie et dont les politiques nuisent gravement aux intérêts de notre pays dans tous les domaines.
- La Paix, en Europe et dans le monde, ce qui suppose de sortir de l’OTAN, à l’heure où le risque d’une confrontation militaire directe avec la Russie fait planer la menace d’une troisième guerre mondiale.
- La défense de nos libertés, individuelles comme collectives, aujourd’hui gravement menacées par l’Union européenne et ses règles de censure des réseaux sociaux et des médias, ses projets d’identité numérique, d’euro numérique, de « pass » et de restrictions en tout genre.
- La préservation de notre modèle social, attaqué frontalement par les autorités françaises et européennes, qui est un des piliers de notre tradition nationale et une condition de notre prospérité.
Jean-Frédéric Poisson précise :
« Nous avons conduit, depuis quatre ans, nombre de combats en compagnie des Patriotes : l’alerte sur la gestion calamiteuse de la crise sanitaire, les élections régionales de 2021 où nous menions ensemble une liste dans la région du Grand Est qui a fait 7%, et plus récemment la défense de la paix. Nous partageons le même attachement à notre modèle social, aujourd’hui gravement mis en cause par la Commission de Bruxelles comme par le Gouvernement français. Aucune autre formation politique n’étant prête à porter ces différents sujets, essentiels pour les Français, il était naturel de constituer cette alliance avec Les Patriotes et tous ceux qui sont réellement attachés à la liberté de la France et du peuple français ».
Ecole libre et handicap
MESSAGE DE LA FPEEI (Fédération des parents d’élèves des écoles indépendantes) :
N’hésitez pas comme ces familles par cette vidéo à témoigner (sur [email protected]) de la situation de vos enfants porteurs de handicap (vidéo ou simple texte) pour soutenir notre action en demandant que l’aide financière soit attribuée à tous ces élèves dans les écoles indépendantes.
Venez nous rencontrer pour en parler à notre stand au Libsco le 6 avril!
L’Arabie saoudite élue à la présidence de la 69ème Commission de la condition de la femme aux Nations unies
Logique :
Mercredi 27 mars, l’Arabie saoudite a été nommée à la présidence de la 69ème Commission de la condition de la femme aux Nations unies. Cette instance doit travailler pour le droit des femmes et l’égalité entre les sexes dans le monde. Lors de la réunion annuelle de la Commission à New York aux Etats-Unis, l’ambassadeur saoudien Abdulaziz Alwasil a été nommé sans aucun candidat face à lui et sans objection, relaie Le Figaro. L’Arabie saoudite succède ainsi aux Philippines, qui devaient rester à cette place encore un an, à l’issue d’un mandat de deux années. Mais le pays aurait fait l’objet de pressions de la part d’autres Etats asiatiques qui lui ont demandé de céder sa place, révèle The Guardian. Si le Bangladesh devait au départ prendre sa suite, l’Arabie saoudite se serait imposée pour obtenir le siège.
À l’international, la nomination de ce pays a été critiquée. Louis Charbonneau, directeur du plaidoyer auprès des Nations unies à Human Rights Watch (HRW), a dénoncé sur le réseau social X un « mépris choquant pour les droits des femmes partout dans le monde » : « Un pays qui emprisonne des femmes simplement parce qu’elles défendent leurs droits n’a rien à faire au sein du principal forum des Nations unies pour les droits des femmes et l’égalité des sexes », a-t-il écrit. La veille de la nomination, Sherine Tadros, responsable adjointe du travail de plaidoyer à Amnesty International, a elle aussi rappelé qu’être membre d’un organe chargé de défendre les droits humains implique d’être davantage responsable. Or, le bilan de l’Arabie saoudite a été jugé « catastrophique » par Sherine Tadros sur la condition des femmes.
57% des Africains subsahariens vivant en France bénéficient d’un HLM contre seulement 11% des Français d’origine française
Le préfet Michel Aubouin, ancien inspecteur général de l’administration et directeur de l’accueil et de l’intégration des étrangers, dresse un bilan du logement social. Extrêmement coûteux, à hauteur pour l’État de 34 milliards d’euros par an, celui-ci se révèle profondément inefficace. Seuls 11 % des Français non immigrés en bénéficient.
57 % des étrangers et descendants d’étrangers en provenance d’Afrique sahélienne résident en logement social. Avec un taux de rotation annuel des occupants inférieur à 7 %, le modèle se révèle parfaitement inéquitable. Au point de créer « une rente de situation pour nombre de ses bénéficiaires qui, grâce au droit au maintien dans les lieux, y restent parfois sur plusieurs générations. » Loin de favoriser la « mixité sociale », il aggrave les fractures territoriales jusqu’à devenir un frein à l’intégration. Le « phénomène de concentration » qu’il engendre accentue le caractère communautaire de quartiers entiers, souvent abandonnés à eux-mêmes.
L’urgence est à un moratoire sur le logement social et à la suppression des lois SRU et Dalo.
🏙️ L’immigration et le logement social en France : données exclusives issues de notre étude conjointe avec la @Fondapol.
57% des immigrés originaires d’Afrique sahélienne (Mali, Niger…) vivent dans un logement social et 63% de leurs descendants – soit un taux 6 fois + élevé… pic.twitter.com/72MzLNTMJq
— Observatoire de l’immigration et de la démographie (@ObservatoireID) April 3, 2024
Des évêques dénoncent le débat mortifère sur l’euthanasie
Mgr Bruno Feillet, évêque de Séez, alerte, dans son message de Pâques, contre le danger d’une loi légalisant l’aide active à mourir :
La vie ou la mort ?
Au moment où les chrétiens célèbrent la fête de Pâques comme la victoire de la vie sur la mort, notre société s’évertue à faciliter la mort des enfants à naître et à accélérer celle des malades ou de nos grands aînés en phase terminale.
C’est pour moi un mystère de constater que depuis près de 50 ans, la législation grignote toujours un peu plus le respect de la vie. D’où vient-il que nous n’aimions pas la vie des plus faibles ? Ou, pour le dire autrement, comment se fait-il que nous préférions notre propre vie à celle des plus fragiles ?
Quel contraste de célébrer Pâques entre l’inscription de la liberté d’avorter dans la constitution et la promotion de l’aide active à mourir au nom d’une pseudo fraternité ! Pour les chrétiens, la Pâque fait mémoire de Celui qui a préféré se faire le plus faible jusqu’à mourir lui-même pour que nous ayons la vie par-delà la mort.
Puissions-nous retrouver ce goût de la vie et de l’accompagnement de toute vie. Tenir la main de notre parent jusqu’à son dernier souffle fait autrement du bien que de pousser la seringue pour abréger sa vie.
De même, Mgr Grégoire Cador, évêque de Coutances et Avranches, met en garde ses fidèles contre la légalisation prochaine de l’euthanasie :
Dans notre société vieillissante et de plus en plus désabusée malgré – ou peut-être à cause – du très haut niveau technologique et scientifique que nous avons atteint, voilà que certains nous proposent, face au désespoir de la douleur insoutenable, d’ériger l’aide à mourir en loi de fraternité.
Subtilement se développe dans les cœurs et les intelligences l’idée que certaines vies ne valent plus la peine d’être vécues et deviennent un poids dont il faut se débarrasser au nom d’un réalisme pragmatique. Insidieusement des personnes, effectivement diminuées dans leur capacité par l’âge, les problèmes de santé ou le handicap, se culpabilisent peu à peu d’exister : « A quoi bon vivre, si je ne suis plus qu’un poids pour mon entourage ? » Inéluctablement, ce qui est présenté comme un légitime « droit à mourir dans la dignité », évolue vers un véritable « devoir de partir ». Le plus faible doit laisser la place !
Si elle est valable dans le règne animal, cette loi de la jungle ne l’est pas dans la famille humaine. Tout homme est une histoire sacrée !
Au cœur de ce débat mortifère, il est bon d’entendre le cri des chrétiens qui retentit au cœur de la nuit pascale : « Christ est ressuscité alléluia, sur lui la mort n’a plus aucun pouvoir, alléluia ! »
Dans l’offrande qu’il fait de sa vie sur la croix, Jésus nous propose une autre manière de « regarder la mort en face » : « Ma vie nul ne la prend, c’est moi qui la donne ! » (Jean 10,18)
Habitée par cette foi profonde, la jeune Thérèse de Lisieux, fille de Normandie, honorée il y a peu par l’Unesco comme personnalité remarquable, a pu s’écrier, alors qu’elle n’avait que 24 ans et qu’elle s’apprêtait à mourir de tuberculose : « Je ne meurs pas, j’entre dans la Vie. »
Puisse le message de la mort vaincue par l’amour aider tous ceux qui œuvrent pour accompagner la vie jusqu’à son achèvement et donner le courage à nos législateurs de s’engager clairement sur le développement des soins palliatifs et du respect de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à son dernier souffle.
Chronique des cinglés
Le groupe écologiste au Sénat a déposé, mardi 2 avril, une proposition de loi pour faciliter le changement de genre à l’état civil en “déjudiciarisant” la procédure. Il vise à pouvoir modifier la mention du sexe sur son état civil par simple demande en mairie, sans passer par le tribunal.
Le texte, porté par la sénatrice des Français de l’étranger Mélanie Vogel et cosigné par 15 collègues, entend “mettre fin aux discriminations subies par les personnes transgenres”.
Actuellement, cette procédure doit passer par la justice et nécessite, pour le demandeur, de démontrer que la mention de son sexe dans les actes d’état civil ne correspond pas à celui sous lequel il se présente et est connu, à travers, par exemple, des témoignages écrits attestant d’une transidentité.
La commission spéciale sur l’euthanasie devrait commencer ses auditions la semaine du 22 avril
Le député Olivier Falorni serait pressenti pour être le rapporteur de la loi sur l’euthanasie qui sera présentée le 10 avril en Conseil des ministres.
Les présidents des trois groupes de la majorité ont commencé à discuter de la distribution des rôles.
- Ancienne ministre déléguée chargée des Professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), qui a beaucoup travaillé le dossier quand elle était au gouvernement, est pressentie pour présider la future commission spéciale de 70 membres, qui examinera le texte en mai.
- Pour le poste de rapporteur général, le MoDem Olivier Falorni tient la corde. Le député de Charente-Maritime, militant de longue date d’une aide active à mourir, auteur de deux propositions de loi pour «une fin de vie libre et choisie », en a discuté avec Sylvain Maillard. Le patron du groupe Renaissance, convaincu par ce choix, a demandé au Rochelais, ancien du PS, de rassurer les députés Renaissance, dont certains ont besoin d’être pris par la main.
- Renaissance récupérerait les rapports thématiques sur les trois parties du texte (soins palliatifs, droits des patients en fin de vie, aide à mourir).
- Côté gouvernement, le ministre du Travail et de la Santé, Catherine Vautrin, portera le projet de loi.
En attendant les débats dans l’hémicycle, à partir du 27 mai, la commission spéciale devrait commencer ses auditions la semaine du 22 avril, en pleines vacances parlementaires.
Renvoi de Mère Marie-Ferréol : le cardinal Ouellet et les Dominicaines du Saint-Esprit condamnés
Communiqué de Me Le Gouvello sur cette triste affaire qui entache l’Eglise en France:
Aujourd’hui, 3 avril 2024, le tribunal judiciaire de Lorient a rendu sa décision dans l’affaire opposant Sr Marie Ferréol (née Sabine Baudin de la Valette) au Cardinal OUELLET, à son ancienne communauté et aux visiteurs apostoliques, Dom Jean Charles NAULT et Mère DESJOBERT. Les juges ont reconnu que des fautes avaient été commises par ces derniers, à l’encontre de Sœur Marie Ferréol renvoyée de sa communauté après 34 ans de vie consacrée.
Pour mémoire, ce renvoi, intervenu le 21 octobre 2020, a été fait sans motif, sans possibilité de se défendre, dans des conditions dures et vexatoires (cf. communiqué du 08 août 2023).
Nous ne pouvons que saluer la qualité de la motivation du tribunal qui a opéré un examen approfondi des demandes, des moyens, des pièces communiquées par les parties : son raisonnement est largement développé et basé sur des éléments objectivement constatés.
Le tribunal a reconnu que chacun des défendeurs avait commis des fautes :
Les fautes de la communauté des Dominicaines ont consisté entre autres dans :
- Le non-respect de la procédure de renvoi de l’association (aucun avertissement préalable, aucune possibilité de connaître la décision envisagée, aucune information sur des faits précis
et datés lui étant reprochés, absence de toute possibilité de se défendre…) ; absence de motif du renvoi (pas de communication faite sur ses fautes, pas de faits précis reprochés, pas
d’avertissement préalable, absence de conseil à ses côtés…) ; - Le non-respect du devoir de secours : renvoi à la vie laïque, sans préparation matérielle, pas de proposition financière émise à l’égard de la sœur pour lui permettre « de bénéficier dans l’esprit d’équité et de charité énoncé par le droit canonique, de conditions de vie civile décentes, après 34 ans de vie religieuse et de services auprès de sa communauté ».
Pour les visiteurs apostoliques, le tribunal a considéré notamment que :
« M Nault a compromis l’exercice des droits fondamentaux de la défense, car quel que soit son statut, toute personne a le droit de connaître la nature précise des faits qui lui sont reprochés avant de se voir notifier une sanction. Devant les réclamations de Mme Baudin de la Valette sur ce point, les visiteurs lui ont répondu par courriers qu’il n’était pas nécessaire que les faits reprochés lui soient précisément notifiés car elle les connaissait, ce qui relève d’une conception personnelle mais erronée du droit fondamental de la défense. Les visiteurs n’avaient pas été habilités à ignorer les règles du droit canonique et les principes généraux du droit parmi lesquels figurent le respect des droits de la défense et le principe du contradictoire ».
Quant au Cardinal OUELLET, il a été reconnu à son égard la commission d’un abus de droit et d’une absence d’impartialité : selon le tribunal, « en droit canonique comme en droit civil, qui se prétend délégué doit prouver sa délégation ». Or, aucun mandat spécial du pape n’est produit et il ne relevait pas de la compétence du Cardinal OUELLET (responsable des évêques) d’agir à l’égard d’une communauté religieuse. Le tribunal constate en outre qu’aucun des actes concernant Sr Marie Ferréol n’est signé par le pape mais est au contraire signé du Cardinal OUELLET et de son secrétaire. En outre,
« le tribunal s’étonne aussi que le cardinal OUELLET, à supposer qu’il ait reçu un mandat spécial du pape pour prendre les trois décrets mentionnés ci-dessus, ne se soit pas récusé, en sa qualité d’’ami proche d’une des sœurs de l’institut des Dominicaines du Saint Esprit, Sœur Marie de l’Assomption [Emilie d’Arvieux], dont les positions étaient notoirement opposées à celles de Mme Baudin de la Valette. »
Le tribunal relève par ailleurs
« qu’il ne trouve pas dans ces attestations [attestations produites par les Dominicaines et les visiteurs apostoliques] la confirmation que les motifs très généraux figurant dans les décrets d’exclaustration, puis de renvoi de Mme Baudin de la Valette, rédigés par le cardinal OUELLET, étaient réellement fondés sur des faits graves et précis, au demeurant non énoncés, justifiant
la lourdeur des sanctions prononcées, au surplus sans respect du droit canonique et des droits fondamentaux de la personne ».
Le préjudice subi par la sœur a bien été reconnu comme étant matériel et moral, avec une atteinte à son honneur et à sa vie privée,
« ayant subi un renvoi infamant et vexatoire, sans avoir commis le moindre délit, sur la base de motifs non établis et ayant été renvoyée à la vie laïque sans ménagement ».
Les fautes et le préjudice étant constatées, le tribunal a condamné :
- l’association des DSE à payer à la sœur 33 622 € au titre du devoir de secours ;
- in solidum l’association des DSE, les visiteurs, le Cardinal OUELLET à payer à la sœur 182 400 € au titre de son préjudice matériel et 10 000 € au titre de son préjudice moral, outre 10 000 € au titre des frais irrépétibles.
Sur ces montants, le Cardinal OUELLET devra en assumer une plus large part (60% et 55%)
Pour Sr Marie Ferréol, cette décision apporte un grand soulagement : la justice a pu constater avec objectivité qu’une injustice avait été commise, un abus de pouvoir avéré. Ce jugement constitue une étape très importante en vue de sa réhabilitation. La reconnaissance de l’injustice, des irrégularités et fautes commises à son encontre, permettra d’avancer vers une
réhabilitation morale et un retour à un statut de consacrée au sein de l’Eglise.
Il est évidemment triste d’en être arrivé là, cependant cette voie était indispensable au regard de la gravité des faits. L’Eglise souligne la légitimité à agir pour faire valoir ses droits1 et le code de droit canonique le prévoit, sans qu’il soit malheureusement toujours respecté.
Ce jugement est un pas important pour la vérité et, espérons-le, pour l’Eglise elle-même, afin que, dans la gestion des abus, soient aussi pris en compte les abus de pouvoir.
[Addendum]
Dans un communiqué, les Dominicaines annoncent faire appel :
[…] Ce jugement rendu dans le cadre d’une procédure plaidée à juge unique et non en formation collégiale, est critiquable à plusieurs titres et nous avons donné instruction à nos avocats d’en interjeter immédiatement appel devant la Cour d’appel de Rennes.
Cette procédure d’appel va permettre de mettre en lumière les nombreuses erreurs de fait et de droit commises par le premier juge dans un contexte très médiatisé par Sabine de la Valette.
La Cour d’appel pourra examiner ce dossier dans une plus grande sérénité.
L’avortement liberté constitutionnelle : décadence morbide et politique anti-sociale
Communiqué de SOS Tout-Petits :
La France a fait un pas de plus vers la décadence en inscrivant dans la Constitution « la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».
C’est le droit discrétionnaire de mettre à mort dans le délai légal le petit être humain qu’elle a vocation de protéger et de chérir.
Quant à cet autre droit qu’elle pourrait avoir de mener sa grossesse à terme sans subir de pression morbide ou de contrainte matérielle, en bénéficiant d’une importante prime de naissance modulée selon sa situation, il faudra attendre un pouvoir qui mette la politique sociale avant les lubies idéologiques.
C’est le 4 avril 2020, il y a quatre ans, que notre Président d’honneur et fondateur, le Docteur Dor, a quitté ce monde. Prions pour lui, et avec lui pour la protection de la Vie humaine, celle des mères contre les perversions violemment anti-sociales et celle des petits êtres humains en gestation contre le mépris et la mise à mort légalisée.
Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits
Soyons nombreux pour protester et prier en réparation !
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Une famille veut implanter un calvaire afin de “bousculer les catholiques endormis” [ADD.]
C’est un magnifique projet de création d’un calvaire sur le terrain privé d’une famille de catholiques qui veut poser un acte de foi. Cela se passe en Haute-Loire dans le petit village de saint-Vincent à 20 kilomètres au nord du Puy-en-Velay. Mgr Baumgarten, évêque des lieux, soutient le projet et une cagnotte a été mise en place.
Mathieu Bourdilleau avec sa femme et ses cinq enfants s’est lancé comme défi de financer un calvaire à Saint-Vincent. Il explique sa démarche liée à sa foi catholique. Cette famille vit à Saint-Vincent, à proximité du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, le GR 765 qui relie Lyon au Puy-en-Velay. Après plusieurs mois de réflexions, il a décidé avec mon épouse de poser un acte de foi visible et durable afin de fédérer les catholiques autour d’un projet concret, ainsi que les amoureux du patrimoine : l’implantation d’un grand calvaire, c’est-à-dire une croix avec le Christ.
“La mise en place de ce calvaire de 5 mètres est tout d’abord un acte de foi et de dévotion, rendu visible aux yeux de tous. Nous voyons également l’installation de ce calvaire comme le point de départ d’une dynamique d’évangélisation sur le territoire de l’Emblavez. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de l’évêque du Puy d’évangéliser les milieux ruraux.”
Il ajoute : “Nous avons bon espoir qu’un projet de cette envergure suscite des questionnements, de la joie, de l’espoir, mais surtout des conversions.” (…)
La législation ne permettant pas l’installation d’un calvaire sur le domaine public, cette famille propose de l’implanter sur sa propriété. “Par le biais de nos 5 enfants, nous sommes engagés dans de nombreuses organisations catholiques locales pour jeunes : patronage, scout, maitrise de la cathédrale du Puy. Nous souhaitons que ce calvaire devienne un point de ralliement pour toutes ces organisations en mettant à disposition notre terrain (7000 m2) pour certains évènements mais également un lieu de prière pour les pèlerins de passage sur le chemin de Saint-Jacques.”
Bien entendu, comme toujours et comme partout, quelques grincheux anticléricaux ne voient pas cela d’un bon œil :
Une vingtaine de personnes se sont réunies le jeudi 28 mars à l’assemblée du village de Saint-Vincent pour débattre d’un projet « missionnaire d’évangélisation du milieu rural » et d’installation concomitante d’un calvaire de 5 mètres de haut à “Larcenac” (…)
Des riverains craignent pour les règles de bon voisinage et du “vivre ensemble”. “Outre une intrusion du fait religieux dans le domaine public sans respect des croyances et convictions de chacun, il est probable que ce projet ait des conséquences importantes en termes de flux de personnes et de véhicules et de besoins en aménagements.” Des nuisances sonores et visuelles sont également à craindre selon les habitants qui rappellent aussi que “il existe déjà une belle église au centre du village de Saint-Vincent dominée à quelques dizaines de mètres par un calvaire, laquelle a vocation à accueillir les chrétiens qui le souhaitent.”
Ainsi, tout en réaffirmant le droit de chacun de croire ou de ne pas croire dans la sphère privée sans tenter d’imposer ses convictions aux autres, un groupe d’habitants a lancé une pétition qui a pour but “de marquer la résistance à tout prosélytisme qui dépasserait les limites du domaine privé et qui mettrait à mal la quiétude du village”.
Ce sont toujours les mêmes arguments. Ces anticléricaux se plaignent de la désertification du milieu rural mais s’oppose à tout projet dès lors qu’il est à l’initiative de catholiques et lié à l’évangélisation, alors même qu’il s’agit d’un terrain privé. Mgr Baumgarten s’est engagé à venir célébrer une messe à l’église de Saint-Vincent et à bénir la croix. Il envisage aussi une procession avec la croix portée à dos d’hommes à travers le village, de l’église de Saint-Vincent au lieu d’implantation (1,6 km).
Raison de plus pour soutenir financièrement le projet en participant à la cagnotte.
Addendum : Pour répondre à un commentaire, l’association SOS Calvaires est impliquée dans ce projet comme le précise ce nouvel article :
Dans son projet, la famille Bourdilleau peut cependant compter sur l’association SOS Calvaires, à laquelle elle adhère et qui a pour but de « regrouper tous ceux qui s’intéressent à la sauvegarde des calvaires, oratoires et chapelles qui composent le patrimoine, pour les restaurer et les entretenir » (…) Localement, l’organisation est représentée par Étienne Boussit, chef de l’antenne pour la Haute-Loire et l’Ardèche. Le jeune homme de 20 ans, catholique affirmé et étudiant en géographie, est né au Puy-en-Velay ; il vit en Ardèche depuis quelques années.
Concernant l’initiative de Saint-Vincent, il confirme avoir vu avec les propriétaires « pour les démarches, pour poser le socle et faire venir la croix, qui a été commandée à l’association dont le dépôt est situé à Angers ». En effet, SOS Calvaires commercialise des croix, comme on peut le voir sur sa boutique en ligne, dont la base est dans le Maine-et-Loire.
Avec une poignée de bénévoles implantée sur le bassin du Puy-en-Velay – une petite douzaine l’an dernier -, un inventaire des croix et autres calvaires du département a été lancé : une cinquantaine était déjà recensée en octobre 2023
L’avortement prend-il vraiment sa source dans notre système politique ?
Dans un article paru sur le site de L’Homme nouveau, Stephen Vallet propose aux lecteurs de remonter à la source de l’avortement. Disons d’emblée que cet article est décevant. D’une part il s’avère stérile, d’autre part il se trompe de source.
Stérile, car l’auteur ne propose rien sinon de remettre en cause la démocratie moderne, sans proposer concrètement comment (mais est-ce ainsi que l’on relancera une culture de vie ?):
Dès lors que la souveraineté appartient au peuple, toute idée de loi supérieure, naturelle, morale et religieuse, est renvoyée au libre choix de celui-ci. Comme souverain, c’est à lui de proclamer ce qui vrai ou faux, juste ou injuste, bien ou mal. Le « relativisme éthique », dénoncé par les derniers papes, est au fondement même de la démocratie moderne. À défaut de bien le saisir, on s’épuise à remettre en cause les effets d’un système politique dont les fondements même sont intrinsèquement pervers.
La décision de faire entrer le droit à l’avortement dans la Constitution répond bien sûr à une manœuvre politicienne. Celle-ci se lave dans le sang des innocents de son refus de reconnaître une autorité supérieure à celle des hommes. Mais cette décision est aussi un effet logique du système politique dans lequel elle voit le jour tout comme la destruction des Juifs était un effet logique du système politique nazi ou l’éradication par l’utilisation de la force productive des opposants un effet logique du système soviétique.
On ne peut et on ne pourra pas s’opposer sérieusement à l’avortement sans remettre en cause le système politique qui l’a légalisé et sanctuarisé dans la Constitution. Cette affirmation implique de notre part une véritable conversion intellectuelle qui nécessite de sortir du conformisme social et moral et d’œuvrer en remontant aux causes. En sommes-nous capables ?
Comme l’écrivait Volkoff, moi aussi je suis moyennement démocrate… Mais en attendant les effets de la contre-révolution, je ne vois pas bien en quoi consiste cette remise en cause du système politique hérité de l’idéologie des Lumières. Faut-il arrêter de voter, pas un candidat à la présidentielle ne voulant remettre en cause l’avortement (pour les législatives, on peut encore en trouver) ? Faut-il cesser de payer nos impôts qui financent le crime de l’enfant à naître ? Comment doit-on sortir de ce conformisme social et moral ? Evidemment, il serait opportun de prêcher le règne du Christ-Roi sur les individus, les familles et les sociétés, dans la ligne de l’encyclique Quas Primas du pape Pie XI. Mais l’article reste sec.
Par ailleurs, en accusant la démocratie moderne et la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, qui affirme notamment en son article 6 que « La Loi est l’expression de la volonté générale. », l’auteur s’attaque sans doute à une cause du relativisme et de la culture de mort, mais certainement pas à la source de l’avortement. L’avortement n’est pas un débat politique, c’est d’abord une bataille spirituelle et c’est pourquoi le développement des veillées pour la vie à naître, lancées par Benoît XVI est si crucial. Car “cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne” (Matthieu 17:21 et Marc 9:29).
L’avortement, c’est le retour des sacrifices humains, destinés à rendre un culte au diable. Ces sacrifices existaient partout dans l’Antiquité et ont été supprimés suite à l’essor de l’Eglise. Ce n’est pas pour rien que le meurtre des enfants à naître réapparaît aujourd’hui… Toutes les civilisations de la planète s’y sont livrées, pas seulement les Mayas et les Aztèques. Les archives archéologiques nous apprennent que le sacrifice humain, le sacrifice d’enfants, le meurtre d’enfants, est une constante de la civilisation humaine. Comment cela est-il possible ? Comment toutes ces civilisations situées à différents points cardinaux – dont nous savons qu’elles n’ont eu aucun contact les unes avec les autres – peuvent-elles arriver à la même conclusion, à savoir qu’en échange du meurtre de leurs propres enfants, elles seraient heureuses ou en sécurité ? En 2015, un ancien sataniste témoignait avoir pratiqué des avortements rituels. Il raconte cela dans un livre intitulé L’avortement est un sacrifice satanique.
À l’époque où la Vierge apparut à saint Juan Diego à Guadalupe, en 1531, les indigènes du Mexique restaient attachés à leur culte païen, à l’adoration des démons, avec notamment des sacrifices humains. Peu après les apparitions de la Sainte Vierge, près de 8 millions d’Indiens demandèrent le baptême. Ce fut Elle qui mit définitivement fin aux sacrifices humains. Notre-Dame de Guadalupe, sur l’image miraculeuse qu’elle nous a laissée, porte une ceinture noire qui indiquait la grossesse chez les Aztèques. La seule image miraculeuse où la Vierge montre aussi sa maternité divine ! C’est pour ce signe de la maternité divine et la fin des sacrifices humains que le mouvement pro-vie a pris pour protectrice la Très Sainte Vierge, sous le vocable de Notre-Dame de Guadalupe.

