Manouchian : Macron encense l’idéal communiste (sic), Mélenchon jubile !
Lors de la panthéonisation de Missak Manouchian, au milieu d’un discours très bien rédigé et émouvant, Emmanuel Macron s’est livré, sans nuance ni recul historique, à un éloge indécent du communisme, faisant un rapprochement avec la révolution française et reprenant leur narratif concernant le 6 février 1934 :
” Quand les ligues fascistes défilent en 1934 au cœur de Paris, Missak Manouchian voit revivre sous ses yeux le poison de l’ignorance et les mensonges raciaux qui précipitèrent en Arménie sa famille à la mort (…)
Alors, Missak Manouchian embrasse l’idéal communiste. Convaincu que jamais en France on n’a pu impunément séparer République et Révolution. Après 1789, après 1793, il rêve l’émancipation universelle pour les damnés de la terre. C’est ainsi que Missak Manouchian s’engage contre le fascisme, au sein de l’Internationale communiste (…)
Parce qu’ils sont communistes, ils ne connaissent rien d’autre que la fraternité humaine, enfants de la Révolution française, guetteurs de la Révolution universelle (…)
Missak Manouchian, vous entrez ici toujours ivre de vos rêves : l’Arménie délivrée du chagrin, l’Europe fraternelle, l’idéal communiste, la justice, la dignité, l’humanité, rêves français, rêves universels (…)”
Quant à Jean-Luc Mélenchon, il jubile de voir Marine Le Pen et Jordan Bardela à cette cérémonie :
“J’ai eu une secrète jubilation parce qu’enfin, tant d’années après, c’est capitulation sans condition. L’extrême droite vient rendre hommage à la résistance communiste alors qu’ils l’ont tellement décriée (…) À la fin, ce sont les résistants communistes qui ont eu le dernier mot, de tous les points de vue possible y compris du point de vue moral aujourd’hui. (…) Ça me fait plaisir de voir l’extrême droite à genoux devant la résistance communiste.”
Chronique des cinglés
Le Secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a distribué au personnel de son ministère une note officielle pour leur rappeler que l’identité de genre d’une personne « peut ou non correspondre à son sexe assigné à la naissance », et donc que parler du genre de quelqu’un ou à quelqu’un ne doit pas être simplement fondé sur son apparence ni même sur son prénom. Car c’est « un message blessant ».
Il faut donc utiliser les mots et pronoms « corrects », et être très attentif, car l’identité de genre d’une personne peut changer radicalement et il faut être prêt à changer de pronom. Si ce n’est ni elle ni lui c’est they/them/their ou ze/hir/hirs, ze/zir/zirs.
Il faut absolument éviter « les hommes et les femmes », « mesdames et messieurs », garçon, mère/père, fils, fille, mari/femme. Ces mots sont « offensants » et doivent être remplacés par des mots neutres : tout le monde, les gens, vous tous, parent, enfant, conjoint, partenaire.
La MGEN a-t-elle trop d’assurés ?
La Mutuelle complémentaire santé responsable pour fonctionnaires, salariés, étudiants et retraités, vient d’envoyer une lettre de 4 pages aux députés, avec le témoignage d’une femme atteinte d’un cancer, pour militer en faveur de l’euthanasie.

Ces assurés coûtent cher, il faut les éliminer…
Invoquer les droits de l’homme pour imposer une idéologie woke
Dans Valeurs Actuelles, Louis-Marie Bonneau, chercheur associé à l’ECLJ et auteur d’un ouvrage sur l’histoire de l’OMS, dénonce les méthodes de l’OMS :
Du 19 au 21 février 2024, un collège de 21 experts se réunira au siège de l’OMS pour travailler à l’élaboration de lignes directrices sur la santé des personnes transgenres. Ce projet vise à faire évoluer les normes internationales sur ces questions en se basant sur une stratégie en deux volets : la science, en convoquant des experts indépendants, et les droits de l’homme. Le processus est biaisé, comme des médias l’ont déjà souligné. Mais il se pourrait que cette stratégie fonctionne, car elle a déjà des précédents. En matière de bioéthique, l’OMS a déjà fait évoluer ses lignes directrices en s’appuyant aussi sur des experts et les droits de l’homme. Ce processus avait abouti en 2022 à une nouvelle norme, promouvant la légalisation de l’avortement jusqu’à la naissance. C’est exactement la même stratégie qui est utilisé pour promouvoir le “transgenrisme”.
Le collège d’experts convoqué par l’Organisation réunit 21 membres, dont 16 ont un engagement militant. Cela interroge sur l’objectivité du travail qui sera présenté à l’issue de la réunion de février. De la même manière, pour ses lignes directrices sur l’avortement, l’OMS avait consulté 121 experts extérieurs, dont 81 étaient militants en faveur de l’avortement. Certains d’entre eux avaient été directement rémunérés par le Planning familial ou des organismes associés.
L’OMS a recours à ces experts militants pour imposer sa conception ultralibérale aux États en matière de “droits sexuels et reproductifs”. Les États se retrouvent alors incités, prétendument au nom de la science, à accepter des évolutions sociétales auxquelles ils n’avaient pourtant pas consenti lors de la fondation de l’OMS. Cette stratégie efficace a vu le jour dès 1970, notamment via la création d’un programme sur la reproduction humaine (HRP), au sein de l’OMS. Ce programme a en effet été conçu comme une autorité scientifique mondiale.
Cette stratégie a été imaginée et financée par un nombre très restreint de partenaires à la fois étatiques et privés. Ainsi entre 1970 et 1972, le programme a débuté ses activités grâce au soutien financier de la Suède, du Canada, de la Norvège et de la Fondation Ford (4,45 millions de dollars). Ces financements permettent d’exercer une influence considérable, puisque les onze principaux contributeurs étatiques obtiennent un siège au sein du HRP. Le Planning familial international y siège également de droit. Entre 1970 et 2022, ce programme a été financé à hauteur de 1 milliard de dollars. En 2019, la fondation de Warren Buffett promettait une subvention à hauteur de 100 millions de dollars, soit 10 % de tous les fonds récoltés par le programme depuis sa création.
« Les impératifs en matière de santé et de droits de l’homme sont clairs — il est temps pour la communauté mondiale de la santé de s’unir autour d’un programme audacieux pour affirmer et garantir la santé sexuelle », c’est ainsi que le directeur général de l’OMS concluait son dernier bulletin du 14 décembre 2023 appelant à mener des recherches sur « la santé sexuelle des personnes transgenres ». Ce discours centré sur les droits de l’homme et sur un droit à la santé fourre-tout a pris de l’ampleur dans les années 1990. Alors imaginé pour élargir l’accès aux méthodes antinatalistes, il est aujourd’hui recyclé en faveur du “transgenrisme”.
Ainsi, le discours des droits de l’homme a un impact important sur les orientations scientifiques et philosophiques des sociétés. Depuis les années 1950, l’OMS a cédé aux craintes d’une explosion démographique. Cela l’a conduit à mettre en place en 1970, au nom du droit à la santé, un programme de recherche antinataliste qui a des effets encore aujourd’hui. Au nom de ce même droit fourre-tout, l’OMS est désormais instrumentalisée par le “transgenrisme”. Il y a néanmoins une différence, en 1970 quand l’OMS s’intéressait à la démographie, elle avait engagé un travail scientifique de très haut vol pour développer des méthodes de réduction de la fertilité. Aujourd’hui, la recherche fondamentale biomédicale a cédé la place aux sciences humaines et à la communication. Comme si l’OMS se sentait obligée de céder aux militants et d’inventer de nouveaux droits de l’homme pour continuer à exister.
Depuis leur création en 1994, les “droits sexuels” ou “droits reproductifs” ont été conçus comme des chevaux de Troie d’un progressisme anthropologique. Ils ont permis de créer un discours centré sur les droits de l’homme et justifié par la science. Ces termes aux contours flous ont ainsi été les outils au service de l’imposition aux États de nouvelles normes auxquelles ils n’auraient jamais consenti autrement. La réunion de février sur l’élaboration de lignes directrices sur la santé des personnes transgenres continuera à étendre les frontières de ces “droits”, à moins que des États décident de refuser ce piège.
Dérèglement climatique ou scientifique ?
Une donnée vient battre en brèche la doxa sur le carbone :
C’est un mystère que personne n’arrive encore à expliquer avec certitude, une partie de l’Afrique tropicale émet des quantités astronomiques de dioxyde de carbone alors même que la zone est très peu urbanisée. Si cette région, située entre l’Éthiopie et le Soudan, était un pays, celui-ci serait le deuxième plus grand émetteur mondial de carbone, juste derrière la Chine. Des scientifiques ont utilisé les mesures satellites, mais aussi des capteurs à bord d’avions, pour tenter de comprendre comment une zone essentiellement composée de savanes pouvait polluer autant. Cette région est pourtant un important puits de carbone, qui absorbe le CO2 en grande quantité lors de la saison humide, grâce à la croissance des plantes. Mais lors de la saison sèche, des quantités anormalement élevées de carbone sont libérées.
Patrice Martineau chante les paysans de France
Si la noble mission du paysan est de nourrir la population, le rôle des artistes est d’en souligner et sublimer la beauté du geste.
« …Vous le labeur et moi, le rêve
Nous sommes du même sillon… »
En réponse au manque de considération due au monde paysan, Patrice Martineau leur offre cette chanson.
Poussons nos parlementaires à œuvrer pour la culture de Vie et non la culture de mort
Avec les AFC :
Depuis plus d’un an, la France débat de l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution. Le Sénat sera appelé à se prononcer fin février soit dans une semaine. L’Assemblée nationale a voté en faveur de l’inscription du droit à l’avortement par 493 voix pour et 30 contre.
Une constitutionnali
En revanche, elle est dangereuse car elle risque de mener à une suppression de l’objection de conscience et à une interdiction de fait de toute expression d’opposition à l’avortement lui-même ou à sa limitation.
Les citoyens ont le devoir d’exprimer leur opposition à ce projet tant qu’il en est encore temps.
- Nous vous invitons à écrire à vos sénateurs en priorité.
Les fins dernières, un sujet tabou ?
De l’abbé Jean de Massia, aumônier général de Notre Dame de Chrétienté, dans L’Homme Nouveau :
Pour être tout à fait juste, la réflexion sur le Ciel, l’Enfer, le Purgatoire, les jugements et la fin du monde, qui compose la doctrine catholique des « fins dernières », revient sur le devant de la scène et des bonnes librairies, et c’est heureux. Nous commençons à sortir, timidement, d’une longue période de silence et de malaise par rapport aux fins dernières, qui a laissé des traces profondes et favorisé une certaine méfiance, parfois inconsciente, par rapport à ces sujets dans le cœur des fidèles. Parler des « fins dernières », cela semble peu attrayant ! Et pourtant la fin, le but chez saint Thomas, c’est justement cela qui devrait attirer et mobiliser l’homme tout entier. En prenant ce thème pour notre prochain pèlerinage, nous voulons montrer que c’est la fin qui donne toute sa profondeur, son sens, à la vie humaine : le chrétien vise un but, comme le pèlerin vise la cathédrale, et ce but est un enjeu magnifique, qui vaut le coup de ne pas être manqué ; mais il peut être manqué. […]
L’art de la guerre russe
Jacques Baud vient de publier un ouvrage sur L’art de la guerre russe. Comment l’Occident a conduit l’Ukraine à l’échec. Il y dénonce cet « ethnocentrisme occidental qui nous aurait rendus incapables de lire correctement la guerre d’Ukraine », mais aussi qui « conduit à être chassés du Mali et du Niger sans le comprendre ».
Ancien pilote de chasse, passé par le groupe Dassault avant d’être embauché par CNews pour chroniquer ce conflit, il souligne dans son livre que la stratégie américaine pour affaiblir la Russie était annoncée et décrite dans un rapport public datant de 2019 de la Rand Corporation, un tkink tank réputé très proche du Pentagone, avec la mise en garde finale suivante : cette action pourrait
« avoir un coût important pour l’Ukraine ainsi que pour le prestige et la crédibilité des États-Unis […]. Elle pourrait même conduire l’Ukraine à une paix désavantageuse ».
Baud dénonce également l’omerta dont il est victime par les médias français :
« Il n’y a que chez vous qu’il est impossible d’avoir un débat contradictoire sur cette guerre. Ouvrez les télévisions européennes et même britanniques, vous verrez la différence. »
Les pervers
Des dessins à caractère sexuel ont été projetés lors d’un spectacle organisé par deux écoles de L’Union (Haute-Garonne) provoquant l’émoi chez les parents.
Des hommes et des femmes dénudés et masqués, dans des positions et des actes suggestifs… projetés en plein milieu d’un spectacle pour enfants.
Les images à caractère sexuel ont été projetées derrière les enfants, au cours de leur passage, furtivement. Les parents, choqués, se sont interrogés sur la présence de ces dessins, et l’institutrice leur a assuré ne pas en avoir été informée.
Orchestré par les comédiens Serge Soula et Jean-Michel Hernandez, la représentation a été pensée dans le cadre du parcours laïc et citoyen proposé par le Conseil départemental, en lien avec l’Éducation nationale.
Alertées par les parents, les directions des deux écoles ont adressé une réponse similaire, en affirmant que “le spectacle a été proposé de nombreuses fois dans de nombreuses écoles” et “qu’aucun problème n’a été soulevé par le passé”.
Le Conseil départemental a décidé de suspendre les prochaines représentations, et a “engagé une évaluation du spectacle”, en ajoutant que le descriptif des images donné par les parents “ne correspond pas du tout” à l’action qu’ils avaient retenue au départ.
Contacté, le rectorat de Toulouse s’est contenté d’un communiqué laconique expliquant avoir
“fait remonter au Conseil départemental ses interrogations pédagogiques et éducatives quant à la diffusion de telles images, afin que cela ne se reproduise pas”.
Il serait temps que l’Education nationale inspecte sérieusement les établissements publics…
Genre : Le tribunal administratif a donné raison à une association proche de la Manif pour Tous
Le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a sommé mardi la Haute Autorité de santé (HAS) de rendre publiques les identités des membres siégeant au sein de sa commission consacrée à la prise en charge des personnes transgenres. L’organisme avait jusque-là refusé de communiquer les noms des participants au groupe de travail « Parcours de transition des personnes transgenres ».
La haute autorité avait souhaité conserver l’anonymat de ces personnes, notamment parce qu’elle craignait que ces dernières ne soient soumises à des pressions.
La justice a pris cette décision, qu’elle veut voir appliquée d’ici un mois au plus tard, après avoir été saisie par l’association Juristes pour l’enfance, proche de la Manif pour Tous, qui jugeait important de connaître la composition de la commission.
Le collectif a pointé du doigt des risques de conflits d’intérêts si des « militants transactivistes » ou des médecins spécialisés dans la transition de genre participaient au groupe de travail. La HAS a fait savoir qu’elle prenait acte de la décision de justice et allait en étudier les conséquences sur « la méthodologie de ses travaux, pour envisager les suites à y donner ».
Marion Maréchal : “En France, on ne rend hommage qu’à la Résistance communiste”
Enfin une voix dissonante parmi les réactions des personnalités politiques ! Comment se fait-il que personne n’ose pointer du doigt l’instrumentalisation politique de la Résistance faite par Emmanuel Macron en toute complicité avec le parti communiste “français”.
En France, on ne rend hommage qu’à la Résistance communiste.
Avec la panthéonisation de #Manouchian, j’aurais aimé qu’un grand résistant soit également célébré : Honoré d’Estienne d’Orves, qui avait peut-être le tort d’être catholique et monarchiste. pic.twitter.com/67ZqOizcPs
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) February 22, 2024
Pour compléter cette réflexion, Le Figaro a publié un texte de Stéphane Courtois très instructif sur le rôle du part communiste “français” durant l’Occupation dans lequel il dénonce le mythe des 75 000 fusillés et relativise le rôle réel de Michel Manouchian, que tout le monde appelle Manik alors qu’il signe sa dernière lettre avec le prénom français qu’il avait choisi pur s’assimiler (comme quoi…) :

le 18 juin 1940, alors que de Gaulle lançait l’appel du 18 juin, le PCF, fidèle au pacte Hitler/Staline, négociait avec l’occupant nazi la parution de l’Humanité…
Et c’est ce journal collaborationniste qui prétend donner des brevets de résistance 😂😂🤡 pic.twitter.com/Dm39vXKdjs— Arthur Cohen 🇫🇷🎗️ (@ActuPolitiqueN) February 21, 2024

Réouverture des piscines au sanctuaire de Lourdes
Lors du traditionnel rassemblement à Lourdes autour de la fête de Notre-Dame de Lourdes du 11 février, le Recteur du Sanctuaire a annoncé publiquement sa décision que, dès cette année, le Geste de l’eau et le Bain soient également possibles, selon la volonté de chacun.
Depuis 2020, le Geste de l’eau (sur les traces de sainte Bernadette qui s’était lavée la figure avant de boire l’eau) remplaçait le bain, suite au Covid.
Le Recteur a précisé que les premiers aménagements seront effectués prochainement, peut-être pas pour le début de la saison, mais dès que possible.
Au programme : le système de circulation et de traitement de l’eau, l’intendance des piscines pour respecter les exigences sanitaires, une attention renforcée vers les mineurs et les personnes vulnérables, et de la formation nécessaire après quatre ans sans accompagnement du bain.
Le Rocher Mistral est en danger
Tribune de Vianney d’Alançon, fondateur du Rocher Mistral, dans Entreprendre :
Tous les jours, en France, un projet culturel, industriel ou agricole se retrouve dans la lumière de l’actualité car il est menacé comme des dizaines d’autres qui vivent le même enfer dans l’ombre. Mis en danger, en pause ou tout simplement annulé parce que quelques opposants maitrisent les ficelles de l’obstruction qu’ils tirent le plus souvent pour assouvir leur militantisme politique. L’intolérance de ceux qui ne font rien pourrit la vie de ceux qui font.
Le Rocher Mistral, parc de loisirs historique situé dans le plus vieux château de Provence, que j’ai créé et que nous avons inauguré en 2021 n’est pas épargné. Il s’agit pourtant ici d’une entreprise difficilement critiquable. 50 millions d’investissement, restauration d’un monument historique, création de 300 emplois directs et indirects, création de dix spectacles historiques pour tous les publics, 300 000 visiteurs dont plus de 30 000 élèves accueillis depuis 2021. Un lieu d’enchantement qui permet aux enfants, parents et grands-parents de découvrir l’histoire de Provence et de France dans un château de conte de féé.
Et pourtant, ils sont une poignée à manœuvrer depuis 4 ans pour tuer le Rocher Mistral. Un élu, le maire de la commune, dont la maison est au pied du château, une association, France Nature Environnement Bouches-du-Rhône, dont le porte-parole était candidat EELV aux dernières élections et quelques fonctionnaires chargés d’étudier nos demandes d’autorisation qui ne cachent pas leur militantisme d’extrême gauche sur les réseaux sociaux. Deux questions contre le Rocher Mistral ont même été posée par le député LFI Manuel Bompard à l’Assemblée nationale. Le décor est posé. Ces idéologues ne veulent pas que nous partagions une Histoire de France commune.
Me voilà donc cerné par cette fine équipe qui a tout fait pour que nous n’obtenions pas une partie des autorisations administratives nécessaires pour être dans une parfaite légalité et nous conduire au tribunal. Il était probable qu’elle réussisse. Quand les services de l’État ne répondent pas à vos demandes pendant 15 mois et que le maire de la commune publie des arrêtés pour bloquer les procédures d’autorisation, vous ne risquez pas d’être dans la légalité sauf à abandonner le projet. Ce n’est pas vraiment ma philosophie.
Conséquence directe : Le jugement récent contre le Rocher Mistral m’oblige au retrait de plusieurs installations légères sans lesquelles je ne peux faire tourner le parc. Nous avons fait appel de cette décision et abordons avec enthousiasme la saison 2024 mais quid de la suite ?
Le Rocher Mistral est en danger. Cette tribune, comme l’ensemble de mes récentes interventions médias, est un appel à l’aide. Aux responsables politiques d’une part pour qu’ils prennent la mesure du mal que ces manœuvres font à la France, à son développement et son rayonnement. A tous les entrepreneurs et plus largement à tous les citoyens d’autre part pour que la force populaire permette au Rocher Mistral d’envisager sereinement l’avenir. Pour cela, je vous invite à signer la pétition : https://www.jesoutienslerochermistral.com/
Un Bref examen critique en attente de réponses
Conférence de Cyril Farret d’Astiès (auteur de Un heureux anniversaire ? Essai sur les cinquante ans du missel de Paul VI, en 2021, et La Joie de Dieu, Réflexions liturgiques, en 2023) le 23 septembre 2023 au 2e colloque sur la Messe traditionnelle (Maison de la Chimie).
Sarah El Haïri ministre des familles : « Une provocation »
Ministère des familles, baisse de la natalité en France et programme gouvernemental de « réarmement démographique », véritable place de l’état auprès des femmes et des familles, cours d’éducation affective et sexuelle à la rentrée prochaine en primaire, wokisme, cancel culture, fin de vie… Ludovine de la Rochère, présidente du syndicat de la famille (ex Manif pour tous), est l’invitée du 18/19 RCF Anjou :
Christine Kelly :« Je demande à la gauche d’arrêter de casser les noirs qui réussissent et d’arrêter de valoriser ceux qui sont délinquants.»
Christine Kelly :« Je demande à la gauche d’arrêter de casser les noirs qui réussissent et d’arrêter de valoriser ceux qui sont délinquants. Il y a plus de diversité à #cnews qu’à Libé et Le Monde.»pic.twitter.com/SefipkLbfo
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) February 20, 2024
Macron ose tout, même l’indécent!
De Stéphane Buffetaut, ancien député européen, élu local et vice-président du CNI, pour le Salon beige
Macron a choisi le journal communiste « L’humanité » pour déclarer le 18 février qu’il n’avait «jamais considéré que le RN ou Reconquête s’inscrivaient dans l’arc républicain ». La formule n’a guère de sens car jamais les deux formations en question n’ont contesté la forme républicaine du gouvernement de la France. Et on ne voit pas en quoi M. Macron serait habilité à décerner des brevets de républicanisme, de surcroît dans les colonnes d’un journal communiste !
Il faut sans doute lui rappeler que le communisme international, auquel se rattachait et se rattache le PCF, a causé la mort de cent millions de victimes depuis la révolution russe. Que le marxisme léninisme et le national socialisme sont l’envers et l’avers d’un même phénomène qui se nomme le totalitarisme. Jamais le Parti communiste français n’a réellement condamné les crimes du communisme qui débutèrent sur « un mode industriel » dès la prise du pouvoir par Lénine. Que les communistes soient entrés en résistance lorsque l’Allemagne nazie a attaqué l’Union soviétique, ne change rien au caractère criminel de leur idéologie « intrinsèquement perverse ». Aujourd’hui encore, il suffit de regarder la Chine, la Corée du nord, le Vietnam, le Laos ou Cuba pour en voir les fruits : parti unique, privation des libertés politique, religieuse, syndicale, d’opinion, contrôle social, camps d’internement et prison politique.
Le choix du journal communiste pour dénier au RN et à Reconquête une légitimité « républicaine » est donc particulièrement indécent. Comme est indécent et contraire à une conception saine de la démocratie d’affirmer que les textes importants ne devraient pas passer grâce aux voix du RN. Y aurait-il des députés de seconde zone ? Ou bien des électeurs indignes, dont l’expression démocratique devrait être méprisée ou ignorée ? Au nom de quoi ce personnage, si souvent méprisant à l’égard du peuple qu’il est supposé représenter, se permet-il de décerner des brevets de moralité politique ?
Les électeurs du RN comme leurs élus sont des patriotes qui aiment la France. Personne n’est obligé de partager leurs vues politiques mais à quel titre Macron s’autorise-t-il à porter un jugement de pseudo morale politique sur eux ? La politique consiste à confronter des projets et des arguments, non à lancer des anathèmes usés jusqu’à la corde, afin de cacher l’échec d’une gestion technocratique ordonnée aux impératifs de la mondialisation.
Etrange donneur de leçon que ce Président de la République française qui aime si peu la France qu’il lui dénie une culture propre (« il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France », 4 février 2017), préférant sans doute la consommation de sous-produits culturels mondialisés. Au demeurant « les jeunes avec Macron » ont fièrement présenté leur affiche pour les prochaines élections européennes, frappée d’un slogan rédigé en mauvais anglais mondialisé : « think different, renew Europe ». Tout un programme.
Le 9 juin prochain sera l’occasion de démontrer à Emmanuel Macron que le peuple ne peut se laisser berner infiniment et étourdir de discours creux sur la souveraineté européenne. Sa liste doit être battue à plate couture. Ces élections peuvent être l’occasion de renverser la table européenne et de remettre l’Union européenne au service des nations et de leurs peuples. Pour cela faisons bloc sur la liste la plus apte à remporter un succès décisif.
Nouvelle mise en garde de Rome contre l’épiscopat allemand
Dans un document intitulé « Fortifier durablement la synodalité : Un Conseil Synodal pour l’Eglise catholique en Allemagne », adopté le 10 septembre 2022 lors de la 4e Assemblée du Chemin synodal (CS), il est décidé de créer un « conseil synodal ».
Ce dernier est décrit comme un « organe de conseil et de décision » qui
« délibère sur les évolutions essentielles de l’Eglise et de la société, et prend des décisions de principe, d’importance supra-diocésaine, sur les planifications pastorales, les questions d’avenir et les affaires budgétaires de l’Eglise qui ne sont pas prises au niveau diocésain ».
Un tel Conseil a été déjà plusieurs fois repoussé par Rome :
- par la Curie, lors de la visite ad limina des évêques allemands en novembre 2022.
- Puis dans une lettre de trois cardinaux du 16 janvier 2023 adressée à l’épiscopat allemand,
- par le nonce apostolique en Allemagne, à l’occasion de la réunion de l’épiscopat allemand à Fulda, début septembre 2023,
- par une lettre – privée – de François lui-même, en novembre dernier.
Malgré cela, ce Comité est en train de voir le jour et ses Statuts devaient être discutés lors de la réunion de printemps des évêques allemands, qui doit se tenir du 19 au 22 février.
Dans une nouvelle lettre adressée aux évêques allemands datée du 16 février 2024, les cardinaux Pietro Parolin, secrétaire d’Etat, Manuel Fernandez, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi et Robert Prevost, préfet du Dicastère pour les évêques, avertissent l’épiscopat allemand et demandent que les Statuts du Comité synodal ne soient pas votés au cours de cette réunion.
Etrange patience. Nous avons connu Rome plus expéditive, récemment, à l’encontre de certains évêques…
Concours d’indécence au gouvernement
Le ministre chargé des Collectivités territoriales et de la Ruralité, Dominique Faure, a provoqué une polémique après avoir comparé l’attente du remaniement à celle du diagnostic d’un cancer.
Samedi 17 février dans l’émission Sens politique sur France Culture, elle a été interrogée sur la « période d’attente » de près de quatre semaines entre les deux remaniements. Période durant laquelle Dominique Faure ne savait pas si elle serait reconduite dans le nouveau gouvernement. Elle confie ne pas avoir été « sereine ». Au cours de son explication, elle finit par faire un « parallèle » avec des
« gens à qui on a diagnostiqué un cancer et qui attendent pendant quatre semaines, cinq semaines parfois, les résultats pour savoir quelle forme de cancer, comment ils vont être soignés, quels risques ils ont ». « Et donc la vie apprend la patience ».
Sic.
Dimanche 18 février, Dominique Faure a publié un message d’excuses sur les réseaux sociaux.
« Des propos que j’ai tenus hier sur France Culture ont beaucoup fait parler. Je reconnais une maladresse. Si certains se sont sentis blessés par mes mots, je le regrette et leur présente toutes mes excuses ».
Amnesty ne considérait plus Navalny comme un prisonnier d’opinion
Finalement Navalny ne faisait pas vraiment partie des gentils…
Le 23 février 2021, Amesty International avait déclaré ne plus considérer Navalny comme un « prisonnier d’opinion » du fait de ses « discours de haine » prononcés dans les années 2000, et dans lesquels « il a prôné la violence et la discrimination », sans jamais se rétracter. En voici un exemple, dans lequel les habitants du Caucase (région russe majoritairement musulmane) sont visés.
Quand Navalny comparait les musulmans & Tchétchènes à des « cafards » à éliminer
Voici l’extrait du communiqué d’Amnesty à ce sujet :
« Des préoccupations ont ensuite été soulevées au sein du mouvement d’Amnesty concernant le fait d’employer « prisonnier d’opinion » pour désigner Alexeï Navalny, étant donné qu’il a par le passé tenu des propos pouvant s’apparenter à un appel à la haine susceptible de constituer une incitation à la discrimination, à la violence ou à l’hostilité.
Amnesty International a décidé de réexaminer l’affaire et a mené une étude approfondie des éléments sur lesquels elle s’était appuyée. Au terme d’un examen minutieux, nous avons conclu que nous avions commis une erreur dans notre constat initial. En faisant ce constat, nous nous étions uniquement intéressés aux circonstances entourant l’arrestation et la détention iniques d’Alexeï Navalny, sans accorder une attention suffisante à certains propos qu’il avait tenus par le passé et qu’il n’a pas, à la connaissance d’Amnesty International, dénoncés publiquement. Nous avons conclu que certains de ces propos correspondaient aux critères de l’appel à la haine, ce qui ne cadre pas avec notre définition d’un prisonnier d’opinion. Aussi avons-nous pris la décision en interne de ne plus utiliser ce terme à l’avenir. »
Chronique des cinglés
Une association a loué le Zénith de Limoges pendant trois jours pour y organiser un “symposium” sur l’arrivée des extraterrestres.
“Des soins collectifs” seront également proposés entre les conférences. Sur son site internet, l’association propose une “mise en relation” avec de “belles âmes” susceptibles d’assurer des services d'”assistance” ou de “coaching” – censés pouvoir aider à gérer “les traumatismes” liés à des “abductions ou des contacts avec des intelligences non humaines”.
Sont listés une douzaine de “praticiens” adeptes de médecines parallèles, qui proposent aussi bien de l'”hypnose quantique”, une “harmonisation des chakras” ou encore un “accompagnement chamanique”.
Comme l’écrivait Chesterton :
“Quand les gens cessent de croire en Dieu ce n’est pas pour croire en rien, c’est pour croire en n’importe quoi.”
Macron injurie la mémoire de tous les grands résistants qui ont fait partie du Front National
Bernard Antony, président de l’AGRIF, fondateur de Chrétienté-Solidarité, directeur de la revue Reconquête, communique :
À propos de la panthéonisation du résistant communiste franco-arménien Manouchian, Emmanuel macron n’a pas hésité à donner un entretien au journal communiste l’Humanité !
Doit-on mettre au compte de son abyssale ignorance l’oubli que ce journal, volé après la mort de Jaurès au Parti socialiste par le Parti communiste, a été en effet simultanément collabo d’Hitler et de son complice Staline pendant le pacte germano-soviétique de 1939 à 1941 et puis, après l’heureuse défaite du nazisme, collabo avec le communisme et jusqu’à sa mort en 1953 avec le génocideur Staline, responsable de plusieurs dizaines de millions de morts dans les exterminations de masse, des innombrables liquidations individuelles et dans le génocide de l’Holodomor en Ukraine ?
Missak Manouchian en 1944 ne pouvait savoir l’atroce bilan de la monstruosité communiste. Mais lorsqu’Emmanuel Macron prétend interdire que des membres du Rassemblement National assistent à la cérémonie du Panthéon, c’est ni plus ni moins injurier la mémoire de tous les grands résistants qui ont fait partie du Front National.
Et pour ne citer qu’eux aujourd’hui : Michel de Camaret, compagnon de la Libération et auprès de qui j’avais l’honneur de siéger au Parlement européen, ou encore Jean-Baptiste Biaggi, grand héros de la Résistance (président d’honneur de Chrétienté-Solidarité), de Pierre Closterman, le légendaire aviateur de la France Libre, compagnon de la Libération, et on trouvera dans un prochain numéro de Reconquête une liste plus ample de tous ces héros qui, après avoir servi la France contre l’occupant nazi et puis dans les guerres d’Indochine et d’Algérie, furent aussi des grands hommes du Front National.
Saint Thomas d’Aquin face à Sartre et Camus
Le Père Luc Artur, moine bénédictin de l’abbaye du Barroux, a publié un ouvrage intitulé Le mystère ou l’absurde ? Saint Thomas d’Aquin, Sartre et quelques autres.
En librairie depuis le samedi 27 janvier 2024, la 1e édition était épuisée le 10 février 2024. La 2e édition (revue et augmentée) est disponible depuis le 14 février 2024.
Nous avons interrogé l’auteur :
D’où vient cet ouvrage ?
Je suis un fils des années 68, car je suis né en 1964. En ces années 68 et jusqu’à nos jours, la pensée de Sartre et de Camus a imprégné la culture française, de multiples façons. Je suis aussi moine bénédictin et professeur de philosophie à l’abbaye du Barroux, appelé à enseigner selon la doctrine de saint Thomas d’Aquin.
Mais saint Thomas n’est pas une pièce de musée. Pour une personne normalement constituée, lire saint Thomas à l’époque de Sartre, de Camus et de Cioran conduit à se poser pas mal de questions. L’une des plus fondamentales est celle de l’absurde. Le monde est-il absurde ou mystérieux ? Pour répondre, il faut savoir ce que c’est que le mystère et l’absurde.
Or, bien peu de personnes donnent une définition précise du mystère. Saint Thomas d’Aquin lui-même ne définit pas vraiment le mystère, et semble ne parler du mystère qu’en théologie, non en philosophie. Plus radicalement, la notion de mystère, spontanément, semble échapper à toute définition, puisqu’elle évoque précisément quelques chose qui nous échappe.
Il y a là un défi à relever : si vous dites que le monde n’est pas absurde mais mystérieux, il faut définir ce que vous dites ! C’est à cette tâche que je me suis attelé. Il m’a fallu rassembler, chez saint Thomas, tout ce qui pourrait permettre de constituer une doctrine philosophique du mystère et tout ce que saint Thomas pouvait dire sur l’absurde. Ce fut un travail assez long et difficile, en raison de l’immensité de l’œuvre de saint Thomas.
Au début, j’ai cru que je trouverais, d’un côté, les penseurs du mystère et, de l’autre, les penseurs de l’absurde. Mais je me suis aperçu, dans beaucoup de textes moins connus du grand public, que les penseurs de l’absurde avaient aussi une pensée du mystère. D’où un renversement de perspective : Sartre, Camus et Cioran qui parlent du mystère seraient-ils plus proches de saint Thomas qu’il n’y paraît ? Je m’efforce de répondre à cette question, en lisant ces auteurs avec la bienveillance qui revient à tout homme, et en y joignant le souci de ne pas déformer leurs affirmations.
Enfin, Gabriel Marcel s’est voulu le philosophe du mystère. Parfois, il est considéré un peu comme une alternative, au xxe siècle, à la pensée médiévale, avec laquelle cet auteur semblait en difficulté (surtout au début de sa carrière). Plus généralement, certains ont parfois du mal à lire des livres du Moyen-Âge comme ceux de Thomas d’Aquin, qui paraissent très marqués par la raison, au point de sembler hostiles au mystère. Je m’efforce de montrer que c’est là une erreur. Mes lecteurs pourront découvrir un Thomas d’Aquin ami du mystère (même en philosophie), qui n’ignore pas les objections de l’absurde (et, de ce point de vue, il peut paraître, de nouveau, plus proche de Sartre, de Camus et de Cioran qu’on ne se l’imagine — et que Cioran ne l’écrit en toutes lettres —, malgré la distance considérable qui sépare les doctrines du saint et celles de ces penseurs).
Mon ouvrage est d’actualité parce que nous fêtons un triple anniversaire du « Docteur Commun », Thomas d’Aquin : 700 ans de sa canonisation en 1323, 750 ans de sa mort en 1274, 800 ans de sa naissance en 1225.
Plus immédiatement, ce livre est le fruit d’un mastère, accompli à la demande du supérieur de ma communauté monastique, et obtenu à l’Institut Catholique de Toulouse (2021). Dans le cadre de ce mastère, il me fallait rédiger un mémoire. Or, étant donné que j’enseigne la philosophie dans mon abbaye, depuis longtemps j’avais écrit un exposé sur le mystère, afin de montrer plus en détail à mes élèves, au terme de leur parcours, ce que je leur disais tout au long de leurs études, que la philosophie n’est pas un système rationaliste. Dans mon mémoire de mastère, j’ai d’abord pensé reprendre simplement cet exposé, en l’étoffant quelque peu. Mais je me suis bien vite rendu compte qu’il fallait que je révise à fond tout ce que j’avais écrit sur le sujet (enquête historique et réflexions). Mes lecteurs bénéficieront de ces investigations et des multiples découvertes que j’ai faites.
Ceux que l’on appelle les philosophes de l’absurde le sont-ils parce qu’ils ont été rebutés par les mystères chrétiens, notamment le mystère du mal ?
Oui, le mystère du mal est au coeur des réflexions des « philosophes de l’absurde ». Précisément, j’étudie le mystère du mal, dans un paragraphe de mon livre.
Mais, en gros, je dirais que les philosophes de l’absurde sont plutôt rebutés par les mystères divins que par les mystères chrétiens. Le Christ les attire parfois (c’est le cas pour Camus). Dieu leur fait peur. Les penseurs de l’absurde sont, à juste titre, des promoteurs de la raison humaine. Mais certains voient une rivalité entre la raison humaine et Dieu. Ils pensent que la reconnaissance d’un Dieu n’est pas compatible avec ce que, croient-ils, cette raison découvre d’absurde dans le monde, avec ce que cette raison dicte pour la liberté humaine.
Face à ces impressionnantes objections, mon livre prend position. Il s’efforce de situer la place qui peut revenir à l’absurde, au mystère et à Dieu, pour la simple réflexion humaine, même sans la foi chrétienne. Notamment, il examine en détail les arguments avancés par Jean-Paul Sartre contre l’existence de Dieu. Il situe la place de la science, de notre ignorance, de l’humilité ou de la magnanimité qui nous reviennent, au milieu des ténèbres de cette vie. S’ouvre alors, pour la magnanimité de l’intelligence, jointe à l’humilité, ce que je me suis permis d’appeler l’« aventure du mystère » (je ne vous en dis pas plus, mes lecteurs découvriront).
A quel public est destiné ce livre ? Faut-il, par exemple, avoir une solide culture philosophique ?
Pour répondre à votre question, je ne peux mieux faire que de citer une personne qui avait un a priori plutôt défavorable, car elle redoutait la philosophie et ses complications. Or, voici sa réaction :
« superbe cadeau (…). J’en reste “baba”. (…) à ma grande surprise (car je ne suis pas du tout compétente en la matière) la lecture de ces pages se fait pour moi assez aisément grâce au style alerte et vivant. Ce n’est pas du tout ennuyeux ! et j’ai même du mal à m’en décrocher. Donc, bravissimo et chapeau bas. Espérons aussi que ces pages, aussi objectives que possible, atteindront certains qui sont braqués sur le sujet. »
Des lecteurs plus instruits de philosophie portent les jugements suivants :
« C’est évident que vous maîtrisez votre sujet. » « Votre mémoire sur le mystère m’a absolument passionné. Cela fait du bien de lire de tels travaux. »
Je soumets les pages que j’ai écrites à l’attention du lecteur bienveillant, et je lui demande de m’aider à les améliorer (nul n’est une île et nous avons besoin les uns des autres).
Pendant que l’Occident pleure la mort de Navalny, le prisonnier Julian Assange risque d’être extradé aux Etats-Unis et condamné à la prison à vie
Yves Daoudal publie sur son blog les propos de Ľuboš Blaha, vice-président du Conseil national (parlement) de la République slovaque :
Il est triste, bien sûr, que cet homme soit mort, mais il est étrange que l’Occident tout entier soit en train de promouvoir allègrement des théories du complot, alors que sa mort n’a même pas fait l’objet d’une enquête. Poutine n’avait certainement pas besoin de sa mort, Navalny aurait dû passer les prochaines décennies en prison et il ne menaçait personne sur le plan politique. Selon les autorités, la cause de sa mort est un caillot de sang. Nous ne savons rien d’autre, l’affaire fait l’objet d’une enquête, tout le reste n’est que complot.
Je ne prétendrai pas que je vais pleurer toute la nuit à cause de Navalny – des milliers d’enfants meurent à Gaza et tous les médias leur crachent dessus, et ils vont maintenant parler à l’antenne pendant une semaine uniquement de cet agent américain.
Ils feraient mieux de regarder ce que les Britanniques et les Américains font à Julian Assange, qui est détenu au bord de la mort dans ce glorieux Occident, qui se targue de la liberté d’expression et de la protection des journalistes. Qu’ils se souviennent de leur silence lorsque le journaliste américain Gonzalo Lira, qui avait critiqué Zelensky, est mort récemment en détention en Ukraine.
Ils ne s’en sont même pas souvenus. Et aujourd’hui, ils vont moraliser sur la mort de Navalny. Encore une fois, il est toujours triste qu’une personne meure, mais c’est de la pure hypocrisie.
Concernant Julian Assange, il risque une extradition vers les Etats-Unis où il pourrait être condamné à 175 années de prison :
Le fondateur de WikiLeaks accusé d’espionnage par Washington pour avoir rendu publics en 2010 et 2011 des centaines de milliers de documents militaires, est détenu depuis cinq ans dans la prison britannique de haute sécurité de Belmarsh. La Haute Cour de Londres doit examiner mardi et mercredi sa demande d’appel concernant une possible extradition aux États-Unis.
Les traits tirés, les larmes aux yeux, Stella Assange craint que son époux ne perde son appel. Julian Assange serait alors extradé vers les États-Unis, qui l’accusent d’espionnage. « Julian encourt 175 années de prison. C’est la peine possible. L’une des sources présumées des documents de WikiLeaks vient d’être condamnée à 40 ans de prison. Ce sont des méthodes de mafieux ! » dénonce-t-elle.
Une peine qui l’inquiète d’autant plus que l’état de santé du fondateur de WikiLeaks ne cesse de se dégrader, après un accident cardiaque en 2021 : « Sa santé décline mentalement, physiquement. Sa vie est menacée, chaque jour qu’il passe en prison. S’il est extradé, il mourra. »
Quant au journaliste américain Gonzalo Lira, mort dans une prison ukrainienne, très peu d’articles évoquent son cas :
En quelques mois, son état de santé semble s’être dégradé et l’homme de 55 ans est décédé subitement la semaine dernière. Sa mort reste un mystère. Un cinéaste américano-chilien pro-Poutine qui avait été emprisonné en Ukraine pour diffusion de propagande russe est décédé en prison. Gonzalo Lira, YouTubeur et réalisateur de 55 ans, né à Burbank, en Californie avait été condamné en mai 2023 (…)
Selon nos confrères américains, Gonzalo Lira avait déclaré qu’il avait été torturé par des détenus lors de ces séjours en prison. une information démentie par les autorités ukrainiennes. Dans une lettre qu’il aurait envoyé à sa sœur, dévoilée par le New York Post, le réalisateur affirmait souffrir d’une “double pneumonie”, d’un pneumothorax et d’un œdème sévère aux poumons. Dans cette lettre Gonzalo lui-même affirme avoir été pris en charge pour une simple pneumonie et avoir subi une intervention pour réduire son œdème. Des informations qui n’ont pas pu être vérifiées. Les causes officielles de sa mort n’ont pas été annoncées.
TF1 a évoqué son cas en décembre 2023 mettant en doute une version complotiste de son arrestation…mais n’a toujours pas évoqué sa mort, pourtant bien réelle.
De la cohérence d’un catholique en politique…
Un parlementaire est-il cohérent de se vanter sur ses compte Instagram et Facebook d’être allé à la messe du Mercredi des Cendres tout en ayant voté pour la constitutionnalisation de l’avortement ?
C’est le cas du député (RN) Emmanuel Taché de la Pagerie, membre de la Commission des affaires sociales. Ancien de l’UMP, il avait été choqué par son parti “en 1998, lors des débats sur le Pacs, lui qui allait quelques années plus tard, en 2001, participer à la fondation de GayLib, une association militant pour les droits des LGBT, avec notamment Sébastien Chenu, devenu député RN du Nord en 2017“.


Le détail du vote du 30 janvier 2024 est consultable ici. Notre article sur le sujet ici.
L’aide à l’Afrique est-elle un échec ?
Oui selon une analyse parue dans la revue Conflits :
[…] L’idée d’une politique d’aide à l’Afrique est née du succès de plan Marshall en Europe. Entre 1948 et 1952, les États-Unis transférèrent plus de 13 milliards de dollars pour aider à la reconstruction de l’Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Cette opération a été l’un des plus grands succès économiques et de politique étrangère du xxesiècle. Mais comme le souligne l’économiste zambienne Dambisa Moyo, présenter les résultats du plan Marshall comme une garantie de réalisations similaires en Afrique est trompeur, car il s’agit de réalités différentes.
En termes de volume, les flux du plan Marshall ne dépassèrent jamais 3 % du PNB des pays concernés. L’Afrique, de longue date abreuvée par l’aide, reçoit l’équivalent de 15 % de son PNB par endroits. En outre, le plan Marshall avait une durée limitée et des objectifs clairs, il ne dura que quatre ans seulement. L’Afrique, elle, voit affluer une aide ininterrompue depuis plus de soixante ans, sans parvenir à susciter une croissance économique durable. Comme rien n’indique que cette aide pourrait un jour se tarir, les gouvernements africains sont amenés à considérer l’aide comme une source de revenus permanent. Un état qui, naturellement, n’incite pas à chercher d’autres moyens de financer le développement.
Enfin, le plan Marshall s’est déroulé dans un contexte différent. Si endommagées que furent les nations européennes, elles étaient dotées d’institutions solides, d’une administration expérimentée, d’entreprises bien gérées et d’organismes sociaux efficaces. La réalité des pays d’Afrique est distincte : il s’agit de construire et non de reconstruire. Or l’afflux de milliards mal maîtrisés dans à peu près tous les aspects de l’économie (fonction publique, éducation, armée, infrastructure, etc.) a pour résultat de saper l’établissement d’institutions aussi bien qu’une croissance durable. Cette politique de transferts massifs s’est avérée être un facteur d’érosion des structures économiques et politiques sur le continent, creusant d’autant l’état de dépendance par les pays bénéficiaires. Pour Moyo, « plus l’aide étend son champ, plus corrosive est son action, plus grande est la culture de dépendance de l’aide ». […]
Eric Zemmour dénonce le recul des libertés en France, en particulier celle de la liberté d’expression
En Russie, le combat de l’individu seul contre un pouvoir écrasant, c’est une très grande tradition. Les Russes ont connu presque un siècle de totalitarisme.En revanche, en France, le recul des libertés et en particulier de la liberté d’expression est très neuf.Nous n’en sommes pas encore, heureusement, à déporter les opposants au bagne mais on cherche quand même à les museler, avec des procès d’opinion (j’en sais quelque chose) et maintenant en fichant les journalistes et chroniqueurs dissidents pour limiter leur temps de parole.On laisse des nervis antifas intimider et attaquer des intellectuels pour les empêcher de s’exprimer dans les universités, dans des colloques, (Finkielkraut, Mme Badinter, Mme Agacinski, moi-même…).Je rappelle que nous avons quand même vécu pendant deux ans sous un régime d’exception qui devait durer 12 jours, que nous avons empêché des personnes de travailler pendant plus de 3 ans (les soignants non vaccinés). Aujourd’hui, on veut punir d’une peine de prison tous ceux qui émettent un doute sur un vaccin ?Nos urnes ne sont pas truquées mais nous avons eu l’élection présidentielle de 2017 sabotée par une justice instrumentalisée pour faire tomber un candidat. Nous avons eu un président de la République qui, en guise de campagne présidentielle, a multiplié les cadeaux, les chèques, les primes avec l’argent des Français au point que la Cour des comptes a alerté sur la dérive des finances publiques.Nous avons encore un pouvoir qui exerce des pressions sur les maires pour qu’ils ne donnent pas leur signature à tel candidat pour lui compliquer la tâche ou l’empêcher de se présenter.Et on va donner des leçons au monde entier en se prenant encore pour le pays de Voltaire ? Les élites françaises, qui aiment parader à l’autre bout de la planète dans leur déguisement de « pays des droits de l’homme », feraient bien de balayer devant leur porte.



