Ancienne actrice porno, Bree Solstad s’est convertie au catholicisme
Le dernier dimanche de Pâques, Bree Solstad, une ancienne actrice pornographique américaine, d’origine protestante, a fait sa première communion. Cette conversion fit pas mal de bruit dans les médias catholiques et sur les réseaux sociaux, où « Miss B » témoigne inlassablement de ce retour vers Dieu, avec joie et courage. Elle a été interrogée par Vexilla Galliae. Extraits :
C’est loin d’être une chose banale, même pour une femme éloignée de Dieu, comment donc êtes-vous tombée dans la pornographie ?
Je suis née et j’ai grandi en Alaska, élevée par une mère célibataire et aimante, qui travaillait très dur. J’étais fille unique et je n’ai jamais connu mon père. J’étais donc une « enfant à clef ».
J’ai été baptisée dans l’Église luthérienne à l’âge de 8 ans. Durant mon enfance, j’ai été active dans ma paroisse et dans des groupes de jeunes chrétiens, mais pendant mes études supérieures, je me suis complètement éloignée de la foi pour adopter un mode de vie d’ivresse, d’insouciance et de promiscuité. Malgré tout cela, je me voyais toujours plus ou moins comme chrétienne, mais je ne pratiquais plus et je n’avais plus de vie de foi. J’ai abandonné mes études, en grande partie à cause de ma consommation excessive d’alcool et de mon comportement autodestructeur et j’ai commencé à parcourir les États-Unis, accumulant toujours plus les partenaires sexuels et buvant toujours plus d’alcool. J’ouvrais dans le même temps un blog sur ce comportement hédoniste.
Ce blog a attiré l’attention d’une travailleuse du sexe à succès, qui m’a contactée et m’a recrutée. Honnêtement, cela me semblait amusant à l’époque : plus besoin de patron, je pouvais quitter mon travail et faire ce que je voulais. Je n’avais aucune boussole morale et je ne m’intéressais qu’à moi-même. Il s’est avéré que j’ai rapidement eu beaucoup de succès et que je suis devenue presque immédiatement l’une des créatrices de contenus les plus suivies et les plus rentables du site qui publiait mes vidéos. Au cours de la décennie suivante, j’ai produit et tourné de la pornographie de domination féminine et de domination financière. Mon travail impliquait également des vidéos webcam en direct, des vidéos personnalisées et du téléphone rose.
Comment, prise dans un tel tourbillon de vice et de péché, avez-vous retrouvé la foi en Dieu ?
J’ai vécu une horrible tragédie il y a quelques années. À cette époque, j’ai renoué avec la prière. Je n’ai jamais prié aussi fort ! Pourtant, j’avais l’impression que Jésus ne me répondait pas, que Dieu m’avait tourné le dos. Je lui ai donc fait la même chose.
Néanmoins, il y a environ un an, j’ai eu l’opportunité d’aller en Italie et j’ai passé des mois à m’y préparer. La majorité des lieux que je voulais visiter étaient des églises, car c’est là que se trouvent les plus belles œuvres d’art. Mais une fois à l’intérieur de ces belles basiliques, cathédrales et églises anciennes, quelque chose a changé en moi et j’ai commencé à apprécier l’art et les églises pour la théologie qu’elles exprimaient. C’était comme si mon cœur était transpercé par la beauté. J’ai commencé à remarquer bien plus que la beauté de l’art.
Contrairement à ce qu’on trouvait dans toutes les églises protestantes où j’étais allée enfant, le Christ était partout présent, juste devant nos yeux ! Ainsi, Son sacrifice par amour pour nous devenait évident dès que j’entrais dans une église. Pour des raisons que je n’arrive toujours pas à expliquer, je me retrouvais à genoux pour me signer à chaque fois que j’entrais et sortais d’une église. À Sorrente et à Rome, la Vierge Marie était partout présente, à tous les coins de rues, depuis les chapelles latérales des églises jusqu’au bracelet de mon barista ! C’était surréaliste, mais j’avais vraiment l’impression que Marie m’appelait. Chaque fois que j’entrais dans une église, je me sentais obligée de la chercher. Je voulais la saluer et lui demander de m’aider concernant la tragédie qui s’était produite un peu plus tôt dans ma vie.
À Assise, j’ai été impressionnée par saint François mais j’ai surtout été émue jusqu’aux larmes par sainte Claire. Je me suis agenouillée devant son tombeau et j’ai de nouveau demandé de l’aide. Je ne suis pas une mystique, et je n’avais jamais vécu quelque chose de semblable auparavant mais, en un instant, sainte Claire était réellement présente devant moi. Elle me disait qu’elle allait prendre toute ma douleur et mon anxiété pour les offrir à Dieu. J’ai senti qu’elle me disait que je pouvais compter sur elle et que je pouvais lui faire confiance, ainsi qu’à Jésus. Elle était vêtue d’une belle robe semblable à celle d’une demoiselle d’honneur, et son visage était éclairé par une lumière brillante magnifique. Elle m’a montré son cœur, ses doux bras et ses genoux, elle me disait que je pouvais y déposer tous mes problèmes. J’ai pleuré, mais j’ai aussi ressenti la paix pour la première fois depuis longtemps. À partir de là, tout en Italie est devenu un tourbillon d’agenouillements, de prières et de questions théologiques, tout cela devant les plus belles œuvres d’art du monde.
Quand je suis rentrée à la maison, j’ai vite réalisé que je n’aimais pas ma vie. Je détestais ce que je faisais. Je me sentais dégoûtante et coupable du travail que je faisais depuis dix ans. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à tout ce que j’avais fait et à toutes les vies que j’avais affectées avec la pornographie. Je me sentais grotesque. En même temps, je commençais à fréquenter régulièrement une vieille et belle église catholique près de chez moi, dans le but de renouer avec les sentiments que j’avais ressentis en Italie. Peu de temps après, j’ai pris rendez-vous avec un prêtre, avec lequel j’ai longuement parlé. C’est à ce moment-là que tout a vraiment changé pour moi. Entre autres choses, il m’a dit que Dieu m’aimait et voulait que je sois heureuse. Quand il a dit cela, c’était comme si une lumière chaude m’enveloppait, comme si le soleil se levait pour la première fois depuis des années. J’avais enfin l’impression que je pourrais peut-être me reconstruire. C’était comme une étreinte d’un autre monde, je sentais que tout irait bien maintenant. J’ai commencé à pleurer et je n’ai plus vraiment arrêté depuis. Avant de parler au prêtre, j’avais parlé à sa secrétaire pendant 10 minutes, et pendant ces 10 minutes, j’avais réalisé que je voulais avoir ce qu’elle avait. Elle était attentionnée, gentille et pleine de foi. Je voulais être quelqu’un de meilleur. Je voulais être heureuse et faire rayonner en moi l’amour de Dieu.
Je sais maintenant que Jésus répond toujours aux prières, mais pas de la façon dont on le souhaite ou dont on l’attend. Il a répondu à mes prières désespérées, au milieu de la plus grande tragédie de ma vie, en me conduisant à Son Église et en me faisant voir enfin la vérité sur les graves péchés que je commettais, me poussant à grandir en vertu et à me tourner vers Dieu, loin du péché, afin que je puisse être avec Lui et mon bien-aimé au Paradis. Je suis maintenant très reconnaissante et mon cœur est constamment comblé.
Vous êtes donc née dans une famille protestante, mais c’est l’Église catholique qui vous est apparue comme la véritable Église du Christ, pourriez-vous développer ce point ?
Tout d’abord, ma conversion s’est produite au sein de l’Église catholique, grâce à notre Bienheureuse Mère, la Vierge Marie, et à Claire d’Assise, une sainte catholique. Deuxièmement, en fréquentant mon église catholique locale et en parlant pour la première fois avec un prêtre, j’avais juste l’impression que Dieu m’appelait à rentrer à la maison, dans l’Église que son Fils avait fondée ici-bas. Enfin, j’ai fait mes propres recherches.
J’avoue que j’avais de nombreuses idées fausses et que je développais même inconsciemment ce que j’appellerais un « sectarisme anti-catholique », qui couvait quelque part en moi depuis l’enfance. Pendant le RICA (ndlr : Rituel de l’Initiation Chrétienne des Adultes), des préjugés insensés ont surgi de moi, sans que je sache vraiment d’où venaient ces opinions anti-catholiques. Chaque fois qu’un doute advenait, je l’examinais et je faisais des recherches ou j’interrogeais quelqu’un de mieux formé, et je me rendais compte à chaque fois que ce que l’Église catholique enseignait était vrai. On m’avait fait avaler beaucoup de mensonges sur Martin Luther, sur la Réforme protestante et sur les prêtres catholiques. Le RICA m’a vraiment aidé à surmonter les préjugés protestants de mon enfance. Honnêtement, je suis tombée amoureuse de l’Église catholique ! Elle est d’une telle richesse ! La Sainte Trinité, Marie Mère de Dieu, tous ces saints héroïques, les sacrements, l’histoire, la tradition, la beauté, l’esthétique, tout ! Mais ce qui m’a le plus touché, c’est l’Eucharistie. Jésus est physiquement présent dans toutes les églises catholiques du monde entier. C’est incroyable pour moi. Lorsque j’ai reçu ma première Communion à la veillée pascale, c’est toute ma vie qui a changé ! J’ai énormément pleuré de joie après avoir reçu le Corps et le Sang de Jésus ! Ma vie ne sera plus jamais la même.
Et ce que j’aime vraiment dans l’Église catholique, c’est que tout ce que nous croyons se trouve dans le Catéchisme. C’est la même chose pour tout le monde. Je peux aller à la messe en Italie, j’y serai comme dans une petite ville du Wisconsin. À l’inverse, vous pourrez visiter deux églises protestantes dans une même ville, vous y ferez et y entendrez des choses totalement différentes. J’ai vraiment adoré suivre les cours du RICA pendant plusieurs mois avant d’être officiellement confirmée dans l’Église lors de la veillée pascale.
Au départ, il m’était vraiment difficile de comprendre la doctrine de la Sainte Trinité, jusqu’à ce que mon instructeur me raconte l’histoire de Saint Augustin à propos d’un enfant tentant de faire entrer l’océan tout entier dans un trou qu’il avait creusé. C’est encore délicat, mais cela m’a fait réaliser que les humains ne comprendront jamais pleinement le mystère et la grandeur de la Trinité. Tout ce que nous avons vraiment besoin de savoir, c’est que la Trinité engendre l’épanouissement absolu et éternel de l’amour entre le Père et le Fils.
J’ai appris beaucoup de choses lors du RICA… que saint Pierre était le premier pape, par exemple ; que les apôtres furent les premiers évêques ; que Martin Luther avait retiré des livres de la Bible ; ou encore que Marie était la nouvelle Arche d’Alliance. Aussi, apprendre l’existence de la succession apostolique a été pour moi incroyable, cela a vraiment solidifié ma foi en notre Sainte Mère l’Église.
Il est encore parfois difficile de remettre ma vie entière entre les mains de Dieu et d’unir mes souffrances aux Siennes, mais j’y travaille perpétuellement et j’ai déjà beaucoup grandi depuis ma conversion.
Comment votre conversion a-t-elle changé votre vie ?
Cela peut sembler très cliché, mais j’ai aujourd’hui la sensation d’avoir été complètement sauvée et d’être bénie de Dieu. Malgré ce que j’étais et après tout ce que j’ai fait, Jésus ne m’a pas tourné le dos. Cela se traduit chez moi par de la gratitude et de la joie en abondance. Je pense toujours que celle-ci va se dissiper, mais au contraire elle réapparaît chaque fois que je reçois l’Eucharistie ou que je me confesse. Je suis tellement heureuse, tellement joyeuse ! Il y quelque chose d’enfantin dans tout cela, mais je n’en ai pas honte du tout ! Et c’est un tel soulagement de ne plus avoir à faire ce qui m’a rendu si malheureuse dans le passé. Même cette prise de conscience est un soulagement et une source de joie. Avant ma conversion, je vivais au jour le jour en pensant que tout allait bien, mais j’ai découvert que rien n’allait en réalité et que je pouvais adopter une vie bonne, et même mieux que bonne. Qui ne serait pas ravi d’avoir découvert cela ? Il est impossible pour moi de ne pas être joyeuse, d’autant plus que beaucoup de catholiques m’encouragent, m’aiment et me soutiennent.
Il faut voir à quel point mon temps de rétablissement moral, après une tragédie ou un évènement triste, a changé lui aussi. C’est vraiment incroyable. Autrefois, je m’enfonçais profondément et longuement dans la tristesse. Maintenant, si quelque chose de mauvais, de triste ou de tragique me touche, je l’offre à Dieu, tout en conservant mon Espérance et ma confiance en Lui. C’est une sensation fantastique ! Au cours des derniers mois, j’ai senti la douleur dans ma vie diminuer. J’ai aussi vécu des accès d’amour et de charité envers les autres, qui semblaient venir de nulle part.
Depuis plusieurs années, encore, je consultais un psychologue chaque semaine et participais presque chaque jour à des thérapies de groupe. En février, mon thérapeute m’a suggéré que je n’avais plus besoin de venir aussi souvent. N’est-ce pas formidable ?
Lors de ma première confession, j’ai ressenti la miséricorde divine : Dieu m’enveloppait dans une étreinte apaisante de pardon. J’ai beaucoup pleuré, mais Il nettoyait mes larmes. Après ma confession, j’aurais pu prier et faire ma pénitence à plusieurs endroits dans l’église, mais j’ai été attirée à l’extérieur par une petite statue de saint François d’Assise, sous un grand chêne. Je me suis assise par terre et j’ai fait ma pénitence. Plus tard, j’ai réalisé que j’avais choisi cet endroit parce que je m’y sentais comme une enfant. J’avais l’impression d’être née à nouveau. Il y avait en moi une joie enfantine et un sentiment de liberté totale.
Néanmoins, la première fois que j’ai pensé à renoncer aux revenus somptueux qu’engendraient mes activités dans la pornographie, cela a été un véritable combat intérieur ! mais je savais que pour vraiment me convertir, donner ma vie à Jésus et devenir un véritable témoin auprès des autres acteurs pornographiques et de ceux qui luttaient contre leur dépendance au porno, je devais tout arrêter. Cela m’angoissait, mais je savais que je voulais faire quelque chose qui apporterait foi, espoir et beauté dans la vie des gens, or avant de me lancer dans le porno, j’avais travaillé pour l’un des plus grands créateurs de bijoux de la côte Est des États-Unis. Il m’a donc semblé intéressant de revenir à mes racines et d’utiliser la créativité et le sens de la beauté que Dieu m’a donnés pour Lui exprimer ma gratitude et me maintenir connectée à Lui et à Sa Mère. Ainsi, je conçois et je fabrique à la main des chapelets personnalisés qui sont ensuite offerts comme cadeaux de baptême, de confirmation ou d’anniversaire. J’en suis très fière ! J’ai pu notamment réaliser un rosaire pour un prêtre dominicain. C’est incroyable qu’on m’ait fait confiance pour cela, compte tenu de mon passé.
Dans ma vie antérieure, rien de ce que je faisais n’élevait qui que ce soit, ne me rendait fière ou ne me faisait me sentir spéciale. Au contraire, je me vautrais dans la luxure et la vanité. Je suis tellement reconnaissante envers Dieu pour ma nouvelle vie ! […]
La version papier de «20 Minutes» sera supprimée en septembre
Encore une bonne nouvelle dans le milieu médiatique.
Cela fait des années que 20 Minutes défend l’idéologie du genre et les transgenres.
Résultat : 20 Minutes va supprimer le tiers de ses postes et son édition papier. Le directeur général du média codétenu par Rossel et Sipa/Ouest-France, Ronan Dubois, vient d’annoncer à ses salariés un plan social visant 56 postes. Le journal papier gratuit de 20 Minutes sera supprimé en septembre.
Le numéro de ce vendredi fait sa Une sur les “LGBTphobies”, estimant que, puisque le lobby obtient de plus en plus de droits, cela libère le discours conservateur… Après ce type de propagande, ce quotidien ne doit pas s’étonner de perdre de l’argent…
Le ministre Vautrin avoue que les futures maisons d’accompagnement de fin de vie incluront la mort
Après des mois de déni du Gouvernement, la ministre @CaVautrin a fini par avouer cette après-midi que les futures maisons d’accompagnement de #FinDeVie incluront la mort provoquée par substance létale…
La Macronie est donc insincère sur le développement des soins palliatifs ! pic.twitter.com/uS2PdpQamN
— Christophe Bentz (@BentzChristophe) May 14, 2024
Pèlerinage de Chartres: “Aujourd’hui, c’est la même jeunesse, attirance vers la beauté liturgique, avec la volonté d’arriver en priant avec ses pieds”
Rémi Fontaine, qui fut l’un des fondateurs du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté, était invité de Louis Daufresne sur Radio Notre-Dame ce matin :
Pèlerinage de Chartres: “Aujourd’hui, c’est la même jeunesse, joie, attirance vers la beauté liturgique, toujours ces chants avec la volonté d’arriver en priant avec ses pieds” raconte Rémi Fontaine, un des instigateurs du pèlerinage de @ndchretiente
📻https://t.co/GBZUfBeyuo pic.twitter.com/ehdxiek7SL— Radio Notre Dame (@radionotredame) May 16, 2024
Popularité du Pèlerinage de Chartres: “C’est un besoin de notre époque, il y a une transcendance, une exigence. C’est un vaisseau marial qui a ses ancres dans le ciel.” explique Rémi Fontaine, un des instigateurs du pèlerinage de @ndchretiente
📻https://t.co/GBZUfBeyuo pic.twitter.com/lWIFq2856M— Radio Notre Dame (@radionotredame) May 16, 2024
Emission complète :
I-Média : JO – Eurovision : la propagande trans
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur les émeutes racistes anti-blancs en Nouvelle-Calédonie.
Le dossier du jour est consacré à la propagande LGBT et trans avec les JO et l’Eurovision.
Les pastilles de l’info abordent :
- Décryptage : L’attaque d’Incarville
- L’idiot du village global : Bide du livre d’Omar Sy malgré la propagande médiatique
- Ça décoiffe : La cérémonie du 9 mai
- Désintox : Les Gaulois existent-ils ?
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Natasha Polony, un portrait piquant d’actualité alors que le journal Marianne serait en passe d’être racheté par le milliardaire patriote Pierre-Edouard Stérin.
L’euthanasie adoptée en commission à l’Assemblée
Sans surprise, les députés ont approuvé jeudi en commission le principe de la légalisation de l’aide à mourir, malgré des oppositions parfois virulentes, à droite et à gauche.
L’article adopté jeudi matin par les députés autorise le recours à une substance létale pour une personne qui en fait la demande, sous réserve de conditions qui seront précisées dans la suite du texte. Cette substance peut être administrée par le patient, un médecin, un infirmier, ou une personne volontaire désignée par le patient. Les députés ont restreint le périmètre des personnes autorisées à tuer. Elles devront être majeures et ne percevoir “aucune rémunération ou gratification” en contrepartie. Sic.
De longs débats ont porté sur le rôle des “médecins et infirmiers”, autorisés à administrer la substance sous réserve d’une clause de conscience. “Le médecin doit demeurer celui qui soigne”, s’est indigné le député LR Patrick Hetzel.
Le député RN Hervé de Lépinau a dénoncé “la légalisation d’un homicide”, et Pierre Dharréville (PCF) a critiqué une “rupture éthique, sociale, culturelle”.
Plus tôt dans la semaine, les députés ont modifié les dispositions concernant les soins palliatifs, permettant aux patients de laisser des directives anticipées sur leurs choix en cas de perte de conscience irréversible. Les directives seront systématiquement conservées dans le dossier médical partagé.
Le projet de loi prévoit de réserver le recours meurtre aux personnes majeures, atteintes d’une affection “grave et incurable engageant son pronostic vital à court ou moyen terme”, présentant une souffrance physique ou psychologique “insupportable”. Le patient doit pouvoir manifester sa volonté “libre et éclairée”. En attendant de faire sauter ces limites.
Le texte sera débattu dans l’hémicycle à partir du 27 mai.
Interpol ferait-elle le lien entre immigration et insécurité ?
Il suffit d’aller sur le site officiel d’Interpol, sur l’onglet “personnes recherchées” et effectuer une recherche par nationalité.
Voici les 15 premiers résultats lorsque vous demandez les personnes recherchées de “nationalité” française (au nombre de 46) :
1 : MOHAMED AMRA Enlèvement + séquestration + Évasion + mort de deux agents pénitentiaires + 11 autres délits
2 : MAMADOU SAKHO Violence sur autorité + 2 autres délits
3 : BADISS DAJJOU Extorsion avec arme + 4 autres délits
4 : KEVIN KIMUINA Détention de stups + 3 autres délits
5 : WISSEM GHIBOUNI Tentative de meurtre
6 : ACHREF BELGUIMOUN Tentative de meurtre
7 : RACHID MAAROUK Séquestration + Enlèvement + vol avec arme
8 : YANIV MIZRAHI Escroquerie + Blanchiment
9 : MADHI MAROC Blanchiment grave + 5 autres délits
10 : BOUBAKAR MAGASSA Tentatives de meurtre en bande organisée
11 : YASSINE DGHOUGHI Enlèvement + séquestration +Vol avec arme
12 : BADIS MAZOUNI Escroquerie + Blanchiment
13 : ABDERRAHMANE BOUCHACHI vol avec violence + 1 autre délit
14 : ABDEL BOUGHETTAHIA Association de malfaiteurs + 12 autres délits
15 : KAZIM GENC Assassinat + Évasion d’un détenu
Et dans le reste de la liste, il n’y a qu’une poignée de noms de culture française, c’est à dire 5. Et certains osent encore refuser de faire un lien entre immigration et insécurité!
Humour, subversion et nihilisme
Vous avez sans doute suivi de loin (et sans trop vous y intéresser tant cela apparaissait des règlements de comptes au sein de l’extrême gauche) l’histoire des sanctions contre l’humoriste Guillaume Meurice qui officie sur France Inter, l’admirable service public que le monde entier nous envie, sur lequel il crache volontiers sur les “cathos” et les “franchouillards” (on hésite par conséquent à mettre des guillemets à humoriste, mais il y a tant d’humours différents…). Le confrère de Meurice, Gaspard Proust, a diffusé sur Europe 1, au lieu de sa quotidienne chronique décalée de l’actualité, une intéressante réflexion sur l’humour, la liberté d’expression – et ces braves gauchistes qui se croient de courageux résistants au “fascisme” et insultent les Français qui les font vivre. Cinq minutes qui, pour une fois, n’ont pas grand chose de drôle, mais posent d’excellentes questions à ces conformistes de la Subversion:
Le cynisme des partisans de l’euthanasie
Mathieu Noli, après avoir vécu en Amérique du Sud, a arpenté la France pendant quinze ans pour les éditions régionales du Point. Auteur de trois romans, il vient de publier 12 Chroniques euthanasiques, à travers lesquelles il croque avec ironie les diverses hypocrisies qui sous-tendent les arguments en faveur de l’euthanasie. Loin du débat à sens unique et des sondages truqués, l’auteur imagine le monde d’après le vote de la loi, imaginant à travers quelques histoires grinçantes les réalités d’une vie à achever. Nous avons interrogé l’auteur :
Pourquoi avoir fait le choix de ce ton décalé pour imaginer la France d’après la loi sur l’euthanasie ?
Ce ton décalé est si j’ose dire ma « marque de fabrique », depuis le Ventre de Paris, la newsletter originale sur le marché de Rungis que j’ai créée en 2015 jusqu’à mon dernier roman, La conversion d’Arthur Grandin (Herodios, 2021). Ensuite, parce j’avais publié une première chronique intitulée « Joyeuse euthanasie » dans le Figaro Magazine en juillet 2023 et que j’ai voulu, constatant que l’actualité s’accélérait nettement à la fin de l’année, poursuivre avec le même ton. Enfin et surtout, parce que j’ai constaté que les médecins, pourtant en première ligne sur ce sujet, ont été 800.000 à manifester leur opposition mais qu’ils n’ont pas été entendus ; que les responsables religieux, notamment catholiques, ont été poliment reçus et tout aussi poliment éconduits : que les avocats, les penseurs et les philosophes ont publié des ouvrages remarquables qu’on a laissé sur les étagères. Alors je me suis dit que si on racontait de façon burlesque ce qui pourrait se passer ensuite, cela ferait peut-être avancer le débat.
Vous publiez donc 12 petites Chroniques euthanasiques pour dénoncer ce que Anna Harendt qualifiait de “banalité du mal”. Pensez-vous que, comme l’avortement, l’euthanasie, une fois légalisée, deviendra un acte banal ?
J’ai bien peur que ce qui était impensable jadis et scandaleux il n’y a pas si longtemps devienne une réalité d’une triste banalité dans les temps qui viennent et que cela soit autorisé et encouragé par une propagande dégoulinante de bons sentiments comme on en voit trop à l’heure actuelle. Cela ne veut pas dire que je ne suis pas sensible à la détresse de ceux qui accompagnent un parent en grande souffrance – pour l’avoir vécu moi-même pendant près de vingt ans, je suis parfaitement conscient du déchirement, de l’impuissance et de la culpabilité que cela suscite – mais je trouve que la corde de l’émotivité est une ficelle trop usée. Enfin, même s’il est question comme pour l’avortement du respect que l’on doit à une vie naissante ou finissante, je me garderais de mettre ces deux sujets sur le même plan ne serait-ce que parce que comme le dit très justement Claire Fourcade, présidente de la SFAP (société française d’accompagnement et de soins palliatifs), « personne ne sera obligé de se faire euthanasier mais tout le monde sera obligé d’y penser ».
Vos chroniques grinçantes dénoncent l’hypocrisie des partisans de l’euthanasie qui, au nom du bien mourir, cherchent, selon les cas, à faire des économies, à hériter, à gagner de l’argent… Finalement, l’euthanasie n’est-ce pas le stade suprême du capitalisme ?
Tout d’abord, je ne suis pas d’accord avec les partisans de l’euthanasie qui considèrent que mourir mieux, c’est mourir vite. Et puisqu’on en est à parler de vitesse, je trouve qu’il n’y a rien de plus sinistre que cette volonté d’accélérer les choses en partant du principe « pourquoi attendre quand il n’y a rien à attendre ? » Eh quoi, les personnes âgées n’auraient-elles rien à nous apporter dès lors qu’elles ne produisent plus, qu’elles consomment peu et qu’elles n’investissent pas ? J’ajoute que je trouve parfaitement indécent que des hommes politiques de gauche se mobilisent pour l’euthanasie quand on songe que ce seront les moins riches qui seront les plus encouragés à se faire euthanasier pour toutes les raisons que vous évoquez. De la même façon, les considérations financières qui pourraient conduire une personne à avoir recours à une euthanasie me semblent particulièrement glauques et laissent présager des conflits familiaux explosifs. Cela étant, je tiens à rester à ma place : ce n’est pas en tant que polémiste que j’ai écrit ces Chroniques sinon en tant que romancier qui prend un fil dans ce qu’il voit de la vie et qui tire dessus pour voir jusqu’où l’on peut aller. Et quand on constate les dérives de l’euthanasie dans les pays où elle a été légalisée (Pays-Bas, Belgique, Canada), on s’aperçoit que cela peut aller très loin malheureusement.
Sondage du Syndicat de la famille sur la femme
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Lu sur le site du Syndicat de la famille :
Les Français ont répondu à la consultation « Qui est la femme ? » : découvrez leurs réponses
A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2024, Le Syndicat de la Famille a lancé le slogan « On naît femme… et on le devient ». Cette campagne s’accompagnait d’une invitation à répondre à la consultation « Qui est la femme ? ».
Avec 20.652 répondants, dont une très large majorité est consciente de la différence homme-femme et de ce que sont l’un et l’autre, Le Syndicat de la Famille est en mesure d’affirmer que les Français n’adhèrent pas à l’idéologie du genre, contrairement à nombre de nos dirigeants et de nos médias qui sont tombés dans la croyance suivant laquelle l’homme et la femme ne seraient que des « constructions sociales et culturelles ».
Une large majorité de sondés (90%) se disent d’accord avec l’affirmation suivant laquelle « On naît femme… et on le devient ».
96% aiment le fait que l’homme et la femme soient différents l’un de l’autre et la même proportion pense que le fait d’être différents les rend complémentaires l’un de l’autre. Autre idée largement majoritaire : 95% pensent que « la femme et l’homme sont à la fois égaux et différent ».
71% des répondants indiquent que la biologie de l’homme et de la femme ne diffère pas uniquement par l’anatomie et la forme du corps : ils citent en particulier la génétique, les hormones, le rythme vital (linéarité chez l’homme, cycles chez la femme).
Pour 97%, la capacité de porter et mettre au monde un enfant est perçue comme importante pour le psychisme et la personnalité féminine et pour 95%, l’homme et la femme sont différents du point de vue psychologique.
Les caractéristiques autres que physiques mentionnées comme étant plutôt féminines sont l’empathie, l’attrait pour les relations humaines, le besoin de communiquer, l’intuition. La capacité à suivre plusieurs choses en même temps revient souvent, ainsi que le sens des responsabilités et l’attention aux détails.
Du côté masculin, sont citées le goût de la prise de risque et du défi ; celui de l’action et du concret ; le sang-froid face à la menace. L’homme est plutôt dans le général. S’il est constant, il est aussi impétueux, voir agressif. Il s’intéresse particulièrement à tout ce qui est mécanique.
Par ailleurs, 95% estiment que le fait d’être différent « a pour conséquence que la mère et le père sont différents dans leur manière d’être et leurs relations avec l’enfant ».
Sur le choix préférentiel des métiers du care, 63% (en additionnant les « non, pas du tout » et les « non, plutôt pas ») pensent que ce n’est pas du fait de la société, à l’inverse de 37% des participants. Et sur le fait que les femmes s’occupent davantage de leurs jeunes enfants, 88% estiment que ce n’est pas parce que ce rôle leur est dévolu par la société (en additionnant « parce que c’est un prolongement de la maternité » et « parce qu’elles le désirent profondément) : les avis sont donc moins tranchés sur ces deux questions.
Cette consultation a été conduite en ligne, sur le site internet www.lesyndicatdelafamille.fr.
Ses participants ont été recrutés par un QR-Code sur des tracts distribués un peu partout en France et par communication électronique.
20.652 personnes ont répondu à cette consultation, du 7 mars au 24 avril 2024, dont 58% sont des femmes et 42% des hommes. Parmi elles :
– 1% a moins de 18 ans
– 16% a entre 18 et 35 ans
– 15% a entre 36 et 50 ans
– 25% a entre 51 et 64 ans
– 43% a plus de 65 ans
Le GIGN c’est pour protéger les pervers, pas les Français
Excellente remarque de Jean Messiah :
En France, on a jugé indispensable d’envoyer le GIGN pour escorter la flamme olympique qui sera portée par une dragqueen dégoulinante, mais pas pour escorter un détenu particulièrement signalé.
La France LGBT a ses priorités.#incarville | #MohamedAmra | #MarionMaréchal pic.twitter.com/FOsEL2wAFe
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) May 15, 2024
Une véritable bulle de sécurité a été mise en place pour accueillir la Flamme à Marseille, avec l’engagement de 6 000 personnels des forces de sécurité intérieure et des services de secours. La gendarmerie est présente sur terre, en mer et dans les airs afin de contribuer à assurer le bon déroulement des festivités. De Marseille à Paris, les forces de l’ordre sont une centaine à protéger les porteurs de la flamme olympique. Le GIGN, l’unité d’élite des gendarmes, se trouvera «tout le temps» «à proximité», a précisé le ministre de l’Intérieur. Au sein de cette «bulle», «18 policiers et gendarmes en civil» ont pour mission d’assurer la «protection rapprochée» du relayeur. Une unité de force mobile, soit environ 100 agents placés à l’avant et à l’arrière du convoi, est chargée de lutter contre «toute forme de désordre public». Le parcours de la flamme olympique en France sera assuré par des porteurs promouvant « une société plus inclusive », parmi lesquels des drag-queens.
Nouveau traumatisme en vue pour la gauche : « Marianne » repris par Pierre-Édouard Stérin ?
Le mouvement dextrogyre se poursuit dans la presse française : si vous avez aimé l’épisode sur la reprise du JDD, vous allez apprécier la reprise de Marianne. Selon Mediapart, le tchèque Daniel Kretinsky s’apprête à vendre l’hebdomadaire Marianne au milliardaire Pierre-Édouard Stérin, fondateur de Smartbox, catholique convaincu. Il ne manquerait plus qu’on le croise sur la route de Chartres ce week-end…
Denis Olivennes, patron de CMI, la filiale presse du groupe du milliardaire tchèque (qui détient aussi Elle et Franc-Tireur), a annoncé son intention d’entrer en négociation exclusive avec le groupe Otium, la holding de Pierre-Édouard Stérin. L’objectif est de signer mi-juin, pour un changement de main définitif cet automne. Il faut dire que Marianne a perdu 3,5 millions d’euros en 2023, auxquels il faut ajouter plus d’un million d’euros facturés par le groupe de Daniel Kretinsky au titre des frais de gestion, de marketing et autres services. Lourd déficit pour un chiffre d’affaires tournant autour de 12 millions d’euros.
Pierre-Édouard Stérin s’est engagé à investir dans l’entreprise, il promet de garantir l’indépendance de la rédaction, en reconnaissant notamment la charte éditoriale et de maintenir Natacha Polony à son poste de directrice de la rédaction. Mais les salariés ont déjà voté en assemblée générale les points qu’ils souhaitent imposer à leur futur repreneur : adoption d’une « charte éthique actant la non-intervention de l’actionnaire sur le journal », mais aussi validation par 60 % de la rédaction de toute nouvelle direction et mise en place d’un conseil d’administration offrant la moitié des sièges à des représentants de la rédaction.
Selon Mediapart, Pierre-Édouard Stérin est un ancien militant de l’UNI, syndicat étudiant de droite, et a participé à Idées actions, le mouvement d’Alain Madelin. Si c’est vrai, ça fait très peur…
Après avoir fait fortune avec ses coffrets cadeaux Smartbox, il a lancé Otium Capital, un fond d’investissement. Il a placé une partie de son argent dans un fonds de dotation « fonds du bien commun », dont la mission est de financer des projets associatifs, comme Meditatio, une application de méditations chrétiennes, ou Maman vogue, une application pro-vie.
Pierre-Édouard Stérin se dit « libéral, conservateur et patriote ». Dans un plaidoyer qu’il cosignait dans Les Échos en décembre 2023, il appelait à l’
« embrasement de valeurs longtemps oubliées, évacuées de nos sociétés car déléguées à notre État-providence, relais inefficace de nos solidarités naturelles ».
La fumette les rend fous
Amine Kessaci, ancien de la NUPES, est candidat aux élections européennes sur la liste EELV. Il a publié ce tweet :
Mort de deux agents pénitenciers dans l’Eure : Quand allons-nous entamer le débat sur la légalisation du cannabis ? Rendez vous ce soir sur RTL à 19 h @EELV @RTLFrance pic.twitter.com/drpeVgNgYP
— Amine Kessaci (@kessaciamine1) May 15, 2024
A quand la dissolution d’Europe Ecologie les Verts ?
“Non des catholiques à part mais des catholiques à part entière”
Du père Danziec dans L’Homme nouveau :
Ils viennent de partout mais ils ne vont pas nulle part. Ils marchent ensemble, dans la même direction. Leur rayonnement subjugue et l’organisation qui les entoure impressionne. Ils sont de tous les âges et de toutes les conditions. Ils ont baigné dans la marmite depuis tout petits ou l’ont découverte, avec émerveillement, sur le tard. Ils témoignent d’une incontestable diversité mais leur sentiment de dépossession est unanime. Ils s’agenouillent ensemble et partagent le même Credo. Ils font monter vers le ciel leurs espoirs communs pour le salut de leur pays et celui de leur âme. Ils communient à des expériences semblables, de celles qui font rencontrer Dieu.
Une confession qui bouleverse, un topo qui bouscule, une halte qui réconforte, un temps de silence qui transperce, une élévation qui apaise, des retrouvailles qui réjouissent. Ils portent avec fierté leurs croix et leurs bannières comme d’autres s’enflent d’arborer leurs vêtements de marque ou leur smartphone dernier cri. Ils interpellent par leur ferveur, interrogent par leur nombre et inspirent par leur détermination. Ils sont pèlerins de Chartres, marcheurs de Dieu et témoins de chrétienté. Ils sont reliés par les mêmes joies, tourmentés par les mêmes inquiétudes, éprouvés par les mêmes souffrances. Les voici.
Joie et inquiétude
La joie de connaître Dieu et de faire partie de son Église. La joie de la continuité doctrinale, de la cohérence missionnaire et de l’enracinement liturgique. La joie de bénéficier de ces vieux pots dans lesquels la sagesse proverbiale garantit que se réalisent les meilleures confitures. La joie de compter sur la Tradition qui, tel un phare qui rassure et protège, prévient des dangers, s’accommode peu des excentricités et indique sans faillir – et avec sollicitude – la route du port éternel.
L’inquiétude devant un monde en perte de sens et une Église en perte de vitesse. L’inquiétude face aux ravages de la pornographie, face à la montée de l’islamisme et face aux coups de boutoir du wokisme. L’inquiétude devant la fin du mois et la fin de la France. L’inquiétude devant le spectacle d’une hiérarchie ecclésiastique semblant davantage préoccupée par l’avenir de la planète que par le salut des âmes. L’inquiétude devant des évêques petits bras, qui pointent avec timidité les menaces pesant sur les familles chrétiennes : qui pour promouvoir un catéchisme solide ? Qui pour rappeler la liberté scolaire ? Qui pour féliciter le courage des parents ouverts à la vie ?
La souffrance d’être noyés dans le tourbillon d’une apostasie immanente. La souffrance de se trouver terriblement isolés dans un monde postchrétien. La souffrance, surtout, d’être incompris jusqu’en très haut lieu dans l’Église, au point d’avoir le sentiment d’être non écoutés, déconsidérés. La souffrance, au fond, d’une particulière injustice et d’un mauvais procès. La particulière injustice de voir refusées leurs mains, pourtant tout offertes au service de l’Église et de son enseignement constant. Le mauvais procès d’un entre-soi qu’ils n’ont jamais voulu ni souhaité. Les pèlerins de Chartres n’ont pas l’esprit de boutique mais l’esprit de survie. Avec saint Paul, ils disent : « Malheur à nous, si nous n’annonçons pas l’Évangile ! » (I Cor 9, 16).
Intégristes ? Lefebvristes ? Traditionalistes ? L’immense colonne de Pentecôte pressent le piège de tels qualificatifs et refuse d’être enfermée dans un tiroir, cantonnée à une caricature. Les pèlerins savent avec Victor Hugo que « les plus petits esprits ont les plus gros préjugés ».
Catholiques à part entière
Mais alors, qui sont-ils ces marcheurs de Dieu et ces témoins de chrétienté ? Ils sont catholiques. Tout simplement catholiques. Non des catholiques à part mais des catholiques à part entière, aspirant bonnement à le devenir toujours plus intégralement, la grâce de Dieu aidant.
Mais ils tiennent aussi à ne pas se laisser intimider par des oukazes ou des abus de pouvoir, d’où qu’ils viennent. Car oui, le développement constant de l’écosystème traditionnel – églises, écoles, monastères, œuvres de jeunesse, groupes de formation, universités d’été – dérange, et la longue phalange des pèlerins de Chartres n’échappe pas à la critique des amers ou des grincheux. Ces derniers semblent faire leur ce verset du livre de la Sagesse : « Leur comportement nous est un reproche vivant, leur seule présence nous pèse. » (Sg 2, 14)
Catholiques, donc signes de contradiction, l’avenir dira si, devant une institution ecclésiale anémiée, les pèlerins de Chartres ne constituent pas le printemps inattendu de l’Église de demain. Un de ces moyens par lesquels Dieu se plaît à renverser les puissants et confondre les superbes. Notamment ceux qui, dans l’Église, s’obstinent à ne pas voir l’étendue de l’effondrement.
De l’islam au Christ : conversions avec Mission Ismérie
Ce monde souffrant nous semble si loin du message du Christ. Il n’est pas une semaine sans qu’un fait divers, un drame, un épisode de guerre ne viennent endeuiller l’actualité !
Notre Église, elle-même, est en souffrance : scandale des abus, baisse des vocations et de la pratique. Alors, comment annoncer encore aujourd’hui le message d’espoir et de paix du Christ ?
Le pape François nous le dit : “Nous chrétiens, sommes des hommes et des femmes d’espérance”. C’est cette espérance que Mission Ismérie apporte aujourd’hui.
Saviez-vous que des milliers d’adultes, de familles se convertissent chaque année au Christ ? Saviez-vous aussi que, parmi ces nouveaux catholiques, de plus en plus sont d’origine musulmane ?
Au cœur de l’écosystème missionnaire, Mission Ismérie accompagne chaque année des centaines de convertis issus de l’islam !
Découvrez aujourd’hui le témoignage d’Amina qui s’est convertie grâce à la présence réelle. Un témoignage sans concession qui apporte une véritable lumière sur ces parcours de conversion. Un témoignage poignant qui nous apporte de l’espérance.
N’hésitez pas à le télécharger ici : www.ismerie.fundasso.com
Les pèlerins d’Irak en communion avec ceux de Chartres
Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :
Le 18 mai 2024, les volontaires français envoyés en Irak pour SOS Chrétiens d’Orient organiseront la troisième édition du pèlerinage de Pentecôte en union avec les marcheurs du pèlerinage organisé par Notre Dame de Chrétienté en France.
Ainsi, les chrétiens en Irak seront unis par les efforts et la prière aux 18.000 pèlerins marchant de Paris vers Chartres.
L’année dernière, près de 200 fidèles irakiens ont répondu à l’appel de l’association à Alqosh, un petit village de la Plaine de Ninive.

Cette année nous espérons nous y retrouver encore plus nombreux !
Le pèlerinage aura lieu dans l’après-midi entre le monastère de Rabban Hormiz et le monastère Notre-Dame d’Hafezt Al-Zrua. Les pèlerins marcheront ainsi en admirant l’antique plaine de Ninive, berceau de la chrétienté en Mésopotamie.
Ce pèlerinage organisé par SOS Chrétiens d’Orient a plusieurs objectifs importants :
- Réunir un maximum de chrétiens autour de ce pèlerinage de Pentecôte, et marcher comme le Christ, l’Eglise et l’humanité en recherche de la sainteté.
- Unir dans la prière les Chrétiens d’Orient aux Chrétiens d’Occident, autour d’un pèlerinage accompli simultanément à des milliers de kilomètres.
- Faire connaitre la cause des chrétiens d’Orient en France grâce au partenariat avec Notre-Dame-de Chrétienté
Des centaines de milliers de téléspectateurs vont pouvoir découvrir la liturgie traditionnelle
Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec se réjouit de la visibilité que CNews va donner, non seulement au pèlerinage de Chartres, mais aussi à la messe traditionnelle, à laquelle beaucoup de catholiques n’ont pas le droit d’assister, selon une incompréhensible pastorale de l’enfouissement toujours actuelle :

Une bonne synthèse des raisons de s’opposer à l’euthanasie
Le Dr Laurent Hennequin, délégué du parti Via dans la Mayenne, présente en quelques mots les raisons de son opposition au projet de loi sur l’euthanasie:
L’auteur de l’attentat contre Robert Fico est un gauchiste
Juraj Chintula, suspecté d’avoir tiré sur le premier ministre Robert Fico, est un écrivain de gauche, âgé de 71 ans. Il a été interpellé par les forces de l’ordre, alors que le chef du gouvernement slovaque se trouve entre la vie et la mort.
Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, l’écrivain, filmé assis et blessé à la tête, affirme dans ce qui ressemble à un premier interrogatoire : «Je ne suis pas d’accord avec la politique du gouvernement».
Juraj Chintula serait sympathisant du parti d’opposition «Slovaquie progressiste», selon l’agence APA. Mais cette affirmation a été dénoncée par le dirigeant de cette formation.
Cofondateur du club littéraire «Dúha» (arc-en-ciel en slovaque), marqué à gauche, il aurait travaillé par le passé comme agent de sécurité. Il avait créé le mouvement politique «Hnutie proti nasiliu» («Mouvement contre la violence», sic). Il avait alors dénoncé : «la militarisation, l’extrémisme, le néonazisme et l’anarchie sont omniprésents»…
Il écrivait régulièrement des chroniques politiques de gauche sur son blog, comme :
«Après tout, il n’est pas possible que 4 % de riches déviants manipulent l’ensemble de la masse et ils le permettent sans rien faire. Cette fraction, le pourcentage, ne doit pas déterminer le système de valeurs pathogènes de la masse entière. C’est immoral et anormal ! On dit que les gens honnêtes ne font pas de politique».
Il visait régulièrement dans ses publications le gouvernement de Robert Fico.
Zamach na premiera Fico. Ochroniarz się przestraszył i uciekł odsłaniając premiera którego miał chronić. Jak to się ma do zasłaniania własnym ciałem VIPa jak są szkoleni? Zamachowcem jest Juraj Cintula – lewicowy zwolennik proeuropejskiej partii “Postępowa Słowacja”. pic.twitter.com/6hkTKcF1A9
— Bob Giedron 💯 🇵🇱 (@Bob_Gedron) May 15, 2024
“Zrobiłem to, ponieważ nie zgadzam się z polityką rządu mojego kraju”
Juraj Cintula, który strzelał do Pana Premiera Słowacji Roberta Fico
Bez komentarza. pic.twitter.com/zgThSkepsi
— ppłk rez. Maciej Korowaj (@Maciej_Korowaj) May 15, 2024
Ces juges se moquent de nous
Imaginez : 3 immigrés clandestins sous OQTF sont condamnés à de la prison avec sursis et interdiction d’entrer dans le département de l’Essonne !
Mardi 14 mai, CNews a diffusé le témoignage de Nicolas Zohoun, dont la maison à Brétigny-sur-Orge a été squattée par trois migrants sous OQTF.
Au retour des vacances, il tente d’entrer chez lui mais s’aperçoit que la serrure de sa porte d’entrée a été forcée. À l’intérieur, il découvre des dégâts dans toutes les pièces de sa maison.
En montant à l’étage, accompagné de la police, il se retrouve nez à nez avec les squatteurs. Nicolas constate alors le vol de ses objets de valeur et la destruction de ses objets de prière.
Les squatteurs ont été condamnés à 5 mois de prison avec sursis, avec l’interdiction d’entrer dans le département de l’Essonne !
Attentat contre le Premier ministre pro-famille de Slovaquie
Robert Fico était le candidat pro-famille aux élections législatives slovaques.
Robert Fico a été visé par quatre coups de feu à l’issue d’une réunion du gouvernement slovaque. Il se trouve actuellement entre la vie et la mort.
Le tireur a été interpellé. Ses motivations sont pour le moment inconnues.
La présidente slovaque Zuzana Caputova a condamné l’attaque «brutale et irresponsable».
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a condamné «l’attentat odieux» contre son homologue.
Transmania sur Europe 1
Dora Mouton et Marguerite Stern, les auteurs de Transmania, étaient reçues sur Europe 1 par Dimitri Pavlenko:
Transmania: Enquête sur les dérives de l’idéologie transgenre
Les Français et le Frexit
Un récent sondage Odoxa montre un nombre impressionnant de Français (plus d’un tiers) favorables à la sortie de l’Union européenne (36%) et de l’euro (34%). Ils sont même majoritaires parmi les sympathisants RN. La chose est d’autant plus remarquable qu’à l’heure actuelle, la seule liste favorable au débat sur le Frexit est a liste souverainiste Philippot-Poisson (d’autres souverainistes comme Asselineau ou Kuzmanovic y sont également favorables, mais ils n’ont pas encore déposé leurs listes et l’on ne sait pas s’ils pourront être candidats aux prochaines européennes). Un nouveau symptôme du décalage entre les Français et leurs “représentants”…
Un pèlerinage militant
L’abbé Jean de Massia, aumônier général de l’association Notre-Dame de Chrétienté, est interrogé dans France catholique, à l’approche du pèlerinage de Chartres. Extrait :

C’est très rassurant…
Le site de Mediapart a récemment mis en ligne deux articles d’un blogueur s’intéressant au droit pénal (voir ici et là). On y découvre avec effroi que, pour une affaire aussi grave que l’affaire d’Outreau, dans un jugement d’assises, on peut obtenir à quelques minutes d’écart des réponses tout simplement opposées comme on le voit ci-dessous (les articles contiennent d’autres exemples):
2 mois avant la tuerie d’Incarville, Éric Dupond-Moretti fulminait contre les magistrats qui alertaient sur le narcotrafic
Éric Dupond-Moretti fulmine devant les magistrats : “Je n’aime pas les discours de défaitisme”, s’agace le garde des Sceaux, qui leur reproche d’avoir présenté un tableau trop sombre de la lutte contre le trafic de drogue.
Le constat dressé devant la commission d’enquête du Sénat le 6 mars dernier était, il est vrai, sans appel, mais les propos ont été tenus sous serment. “Pour employer un terme un peu trivial, ça a été une remontée de bretelles. De la part de l’exécutif, c’est évidemment contraire au principe de la séparation des pouvoirs. Je trouve que les magistrats ont été courageux, ils ont dit la vérité, et depuis, je peux vous dire, que nous avons une foule de magistrats qui nous disent ‘ce qui a été dit dans cette commission d’enquête, c’est la vérité, et prenez-la comme tel’”, affirme Etienne Blanc, le président de la commission d’enquête.
Il a beau jeu maintenant de faire la pleureuse :
Attaque du fourgon pénitentiaire: “Ce drame absolu nous oblige” déclare Éric Dupont-Moretti pic.twitter.com/aBSQPWK0GZ
— BFMTV (@BFMTV) May 14, 2024
Selon Europe 1, le fugitif, Mohamed Amra, a été mis en cause à 19 reprises entre l’âge de 11 et 14 ans pour des violences, des vols et des extorsions principalement. Tous ces faits ont systématiquement été classés sans suite… Merci à la justice française… À quand le rétablissement de la peine de mort ?
Aurélien Saintoul, Cnews et l’avortement
L’inénarrable député LFI Aurélien Saintoul a annoncé hier qu’il allait signaler à la justice le “mensonge” des dirigeants de Canal+. Après la diffusion dans l’émission “En quête d’esprit” sur Cnews d’une infographie présentant l’avortement comme la première cause de mortalité dans le monde, le directeur de la rédaction de la chaîne, Serge Nedjar, avait déclaré devant la commission d’enquête parlementaire sur la TNT qu’une enquête était en cours. Aurélien Saintoul vient de d’annoncer: «Aujourd’hui, je n’ai pas les éléments matériels qui me permettraient d’établir qu’il y a bien eu une enquête interne.» Il considère donc que Serge Nadjar a menti sous serment et donc commis un délit. Peut-on lui faire remarquer que la charge de la preuve est en sens inverse: il aurait pu saisir la justice s’il avait disposé d’éléments matériels lui permettant d’établir qu’il n’y a pas eu d’enquête interne, ce qui ne semble pas être le cas. Et, plus profondément, peut-on encore dire que l’avortement est une cause de mortalité ou est-ce déjà un délit, monsieur le commissaire politique?
Sondage de l’ADMD sur l’euthanasie : encore une intox
Décryptée par Gènéthique :
Un nouveau sondage mené par l’IFOP pour l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) vient de paraitre. Pour l’association la conclusion serait sans appel : les Français seraient très largement favorables à l’euthanasie, à 92 %, comme au suicide assisté, à 89 %.
Les choses sont elles aussi claires ? La réponse pourrait bien être dans la question. En effet, les sondés se sont vu poser deux questions, une relative à l’euthanasie, l’autre au suicide assisté. Toutefois elles n’étaient pas : « êtes-vous favorable à l’euthanasie ? », « êtes-vous favorable au suicide assisté ? ».
Des questions orientées
« Certaines personnes souffrant de maladies insupportables et incurables demandent parfois aux médecins une euthanasie, c’est-à-dire qu’on mette fin à leur vie, sans souffrance. Selon vous, la loi française devrait-elle autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie des personnes atteintes de maladies insupportables et incurables si elles le demandent ? » est ce qu’on a demandé aux personnes interrogées avant de conclure sur leur position vis-à-vis de l’euthanasie.
« Souffrant, souffrance, insupportable » : l’ADMD, après avoir affirmé que les demandes d’euthanasie existent « parfois », met ainsi le sondé devant une alternative : souffrir de souffrances insupportables ou « mettre fin à la vie » sans souffrances. L’hyperbole face à l’euphémisme.
Mettre la pression
Les sondés se seraient-ils déclarés dans les mêmes propositions favorables à l’euthanasie et au suicide assisté si on avait pris le temps de leur expliquer ce qu’offrent les soins palliatifs ? Si on leur avait proposé l’accompagnement et la prise en charge de la douleur comme une possibilité ? Cela a déjà été fait, et a montré que, dans ce cadre, seules 24% des personnes interrogées étaient favorables à la légalisation de l’euthanasie (cf. Euthanasie : « ne pas se laisser enfermer dans le piège du choix truqué entre mourir ou souffrir »).
Cette enquête, opportunément publiée alors que la commission spéciale chargée du projet de loi sur la fin de vie examine cette semaine les amendements déposés par ses membres, ne tente-t-elle pas de faire pression sur les députés ?
[1] Pour le suicide assisté la question suivante a été posée : « Vous personnellement, approuveriez-vous l’autorisation pour les personnes souffrant de maladies insupportables et incurables de recourir à un suicide assisté, c’est-à-dire au fait que ces personnes prennent un produit létal (mortel), en présence d’un médecin, pour mettre fin à leurs souffrances ? »
Converti sur la route du pèlerinage de Chartres
France catholique consacre le numéro de cette semaine au pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté. Extrait :

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A propos des abus dans l’Eglise
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Je me souviens d’un après-midi il y a quelques décennies. J’attendais sur une place près de la basilique Saint-Pierre qu’un cardinal m’emmène dans une église où il était censé célébrer une messe pontificale. Pour des raisons qu’il serait inutile de préciser ici, j’avais participé à l’organisation de cet événement. Une voiture avait été louée et, alors que nous nous préparions à y monter, un garçon s’est approché du cardinal. Je connaissais ce garçon, je le voyais parfois accomplir un service liturgique dans la basilique Saint-Pierre. Il semblait être un de ces types qui revendiquent une vocation religieuse pour ne pas avoir à admettre autre chose. Malheureusement, j’en avais vu beaucoup, non seulement dans la Basilique (où il y avait évidemment aussi des gens sincèrement catholiques) mais aussi dans d’autres milieux « catholiques ». En fin de compte, c’est inévitable. Ce qui serait évitable, c’est de ne pas voir que derrière ces prétendues vocations se cachent d’importants problèmes psycho-sexuels que bien souvent le sacerdoce ne résout pas, mais au contraire aggrave, avec des dommages non seulement pour soi-même, mais aussi et surtout pour les autres.
J’ai pensé à toutes ces choses lorsque j’ai observé le cardinal et le jeune homme discuter (après tout, ce cardinal, aujourd’hui décédé, était également assez controversé dans ce sens). Malheureusement, le manque de vocations et un certain laxisme dans la formation ont conduit à l’introduction de nombreux prêtres ayant des tendances sexuelles qui ne correspondent pas au sacerdoce lui-même. Il peut bien sûr y avoir des prêtres qui parviennent malgré cela à devenir saints, mais je crois que pour la majorité, c’est une souffrance et présente une puissance dont certains bénéficient.
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Le problème des abus sexuels dans l’Église est horrible. Bien entendu, ces abus peuvent être perpétrés par des prêtres homosexuels ou hétérosexuels, deux abus horribles. Mais je crois qu’une forme particulièrement grave de ces abus, un abus dans l’abus, est celle de ceux qui utilisent non seulement leur position, mais aussi leur ministère, leurs choses sacrées, pour obtenir des faveurs sexuelles. On a beaucoup parlé ces derniers temps du cas de l’ancien jésuite slovène Marko Rupnik, un artiste bien connu qui, en exploitant son autorité spirituelle sur les religieuses de sa communauté, aurait obtenu de celles-ci des faveurs sexuelles. Ce que l’une des victimes a dit, rapporté par l’agence de presse ANSA, me semble très significatif : « Au début, je me sentais désorientée, dans la confusion parce que Rupnik est entré dans mon monde spirituel, déformant également ma relation avec le Seigneur, il est entré avec l’autorité du père spirituel, du confesseur et aussi comme garant du charisme de la communauté naissante”. Ce qui se produit n’est pas seulement une coercition au niveau personnel, mais cela pénètre également dans le monde de la foi des victimes, les ruinant au niveau physique, mental et spirituel.
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Un livre de l’écrivain et journaliste française Céline Hoyeau, intitulé “Le trahison des pères”, raconte quelques cas d’abus dans lesquels les auteurs ont obtenu ce qu’ils voulaient en déguisant leur désirs sexuel comme si ils étaient l’accomplissement de pratiques spirituelles, ce que je trouve particulièrement abominable. Le livre parle de noms importants du catholicisme français, comme Jean Vanier ou les frères dominicains Thomas et Marie-Dominique Philippe et divers autres noms importants. Ce qui frappe dans la description par l’auteur, c’est le grand charme que ces personnalités projetaient sur les gens, ce même charisme qui permettait les bonnes œuvres aussi les mauvaises, les très mauvaises. Ces personnages, dit l’auteur, étaient donc des instruments du bien, du beau et du vrai, mais aussi de la perversion du bien, du beau et du vrai.
Beaucoup des cas décrits par l’auteur se produisirent, comme le mentionne le livre, dans la période d’énorme confusion qui a suivi Vatican II, confusion que ces chefs religieux charismatiques ont apparemment comblée en couvrant leurs fidèles de dangereuses « bombes émotionnelles ».
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Je crois qu’il est honnête de reconnaître que la grave désorientation morale dans laquelle nous vivons est également le résultat de ce qu’on appelle la « révolution sexuelle ». Étrangement, cette prétendue libération des contraintes que l’Église catholique exigeait dans le domaine sexuel, comme dans d’autres domaines, a conduit à la libération ultime : la libération de la liberté. Autrement dit, la « libération sexuelle » a effectivement rendu le sexe parfois ennuyeux, mais combinée aux névroses de la vie contemporaine (politiquement correct, woke, genre, etc.), elle l’a également rendu dangereux, presque indigeste.
Il est vrai que dans le passé, il y a eu des tendances “sexophobes” au sein de l’Église, qui ont déséquilibré ses relations avec une force importante comme la force sexuelle. La sexualité est un élément d’une importance capitale dans la personne humaine et une répression obtuse ne peut que la faire s’exprimer de manière malsaine. La véritable sagesse de l’Église dans ce domaine, comme dans d’autres cultures traditionnelles, n’a pas été de réprimer le sexe mais de le discipliner. Il s’agissait de garantir que le sexe serve l’homme et la femme et ne devienne pas leur maître. C’est pourquoi il était conseillé aux confesseurs d’être fermes dans leurs principes et miséricordieux dans leur application. Malheureusement, cette confusion en matière sexuelle a également touché l’Église qui semble avoir perdu le gouvernail et semble parfois se limiter à suivre les diktats imposés par ceux qui contrôlent le récit dominant.
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Y a-t-il un problème de sexe dans l’Église ? Cela existe certes, mais, aujourd’hui, cela se nourrit également de directives morales qui semblent perturber les fidèles plutôt que les orienter. Mais n’oublions pas que l’un des livres centraux de la Bible est le Cantique des Cantiques, dans lequel l’amour charnel humain est considéré comme un paradigme de l’amour spirituel. Le véritable érotisme est catholique, précisément parce que se voiler, c’est aussi se dévoiler, ce que j’aime à penser signifie « révéler en se voilant deux fois ». L’Église ne peut pas être contre la sexualité mais elle paie aujourd’hui les fruits d’une perversion interne et externe.
Les abus perpétrés par des prêtres ou des personnes responsables dans le contexte catholique doivent nous horrifier mais aussi nous faire regarder clairement ce qui nous a conduit au point où nous nous trouvons actuellement.
