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Persécution et intolérance croissantes à l’égard des chrétiens en Occident

Un nouveau rapport du Family Research Council (FRC) met en évidence la persécution et l’intolérance croissantes à l’égard des chrétiens en Occident.

Le rapport intitulé “Free to Believe ? The Intensifying Intolerance Toward Christians in the West” documente 168 incidents de persécution ou de discrimination injuste contre les chrétiens dans 16 pays entre 2019 et 2023.

Tony Perkins, président de la FRC, a qualifié le rapport de “cri d’alarme” et a déclaré :

“Ces histoires sont alarmantes et montrent les diverses façons dont les gouvernements occidentaux – qui devraient être les porte-drapeaux de la défense de la liberté de religion et d’expression – sapent le droit humain fondamental à la liberté de religion.”

Les auteurs du rapport admettent que leur travail est “loin d’être exhaustif”, mais il met en évidence “les facteurs contribuant aux violations de la liberté religieuse des chrétiens par les gouvernements occidentaux”.

Le pays qui compte le plus grand nombre d’incidents dans le rapport de la FRC est les États-Unis, avec 58, suivi du Royaume-Uni, avec 43, et du Canada, avec 36 cas.

La majorité des cas enregistrés en 2020 et 2021 étaient liés aux restrictions du COVID-19, de nombreux responsables d’églises ayant été condamnés à des amendes pour avoir organisé des cérémonies publiques pendant le confinement ou parce que des chrétiens ont perdu leur emploi pour avoir refusé le vaccin COVID-19.

Le deuxième thème abordé au cours des quatre dernières années est celui des chrétiens licenciés, condamnés à des amendes, arrêtés ou même emprisonnés pour s’être exprimés contre le programme LGBT ou l’avortement, ainsi que pour avoir prié ou prêché en public. Le rapport met en lumière le cas de l’ancien député finlandais Päivi Räsänen, qui a été jugé pour “discours de haine” pour avoir publié un verset biblique condamnant les actes homosexuels. Ce cas est “emblématique” de la tendance croissante à qualifier de bigot ou de haineux tout ce qui contredit les “valeurs laïques progressistes”, selon le rapport de la FRC.

Les auteurs soulignent que le Royaume-Uni est particulièrement draconien lorsqu’il s’agit de censurer la liberté des chrétiens d’exprimer leurs opinions, l’exemple le plus frappant étant celui des “zones tampons” autour des cliniques d’avortement. De nombreux catholiques fidèles et autres chrétiens ont été arrêtés et condamnés à des amendes pour avoir prié pacifiquement devant des usines d’avortement, y compris ceux qui, comme la militante pro-vie Isabel Vaughan-Spruce, ont été arrêtés pour avoir prié silencieusement dans leur tête. “Cela indique une tendance très dangereuse lorsque des personnes priant silencieusement sont arrêtées sur la base de présumés délits d’opinion”, indique le rapport.

Le FRC souligne également la manière dont les chrétiens ont été injustement discriminés dans les écoles et les universités pour avoir défendu le mariage et la morale sexuelle. Ainsi, Jessica Tapia, enseignante chrétienne en Californie, a été licenciée début 2023 pour avoir refusé de cacher la “transition de genre” d’élèves à leurs parents.

Le rapport mentionne le cas de Josh Alexander, l’adolescent canadien qui a organisé une manifestation à l’école secondaire catholique Saint-Joseph contre l’utilisation des toilettes des femmes par les hommes. Il a été expulsé, puis arrêté pour intrusion lorsqu’il est retourné à son école. M. Alexander a déclaré que ses parents avaient été mis en congé de leur poste d’enseignant dans l’Ontario simplement parce qu’ils avaient un lien de parenté avec lui.

En Allemagne, une école chrétienne hybride a été fermée en 2023 par les autorités gouvernementales “pour avoir violé le ‘mandat éducatif’ de l’Allemagne”. L’école à la maison et les écoles hybrides qui permettent aux élèves d’être partiellement éduqués à la maison sont effectivement interdites en Allemagne, et les écoles privées sont soumises à des réglementations strictes de la part de l’État.

Le rapport ne mentionne pas les attaques des agences de renseignement américaines contre les catholiques traditionnels aux États-Unis, y compris la note interne du FBI montrant que l’agence surveillait les “catholiques traditionalistes radicaux” parce qu’ils seraient un aimant pour les “extrémistes violents”.

Le psychisme est homophobe

Les personnes transgenres ont plus souvent recours aux services d’urgences, notamment pour des problèmes d’ordre psychique, et ces passages débouchent plus souvent sur des admissions hospitalières, selon une étude américaine publiée lundi.

Les personnes transgenres reportent souvent leurs soins médicaux de routine -notamment parce qu’elles redoutent la discrimination et craignent d’avoir affaire à un professionnel de santé mal informé-, ce qui engendre des urgences médicales et des problèmes de santé à long terme, pointent Gray Babbs de la Brown University School of Public Health à Providence (Rhode Island) et ses collègues, dans leur Research Letter. Sur la base des données du régime d’assurance maladie Medicare pour la période 2011-2020, ils ont étudié la fréquentation des services d’urgence par les personnes transgenres, et comparé ces données à celles aux autres.

Les chercheurs ont constaté que le taux de consultations aux urgences dans l’année était de 36,2% parmi les personnes transgenres et de 13,1% parmi les autres, soit une différence entre les deux groupes de 23,1 points, et une différence relative de 177%.

Les personnes transgenres étaient particulièrement plus susceptibles d’avoir recours aux services d’urgences pour des problèmes d’ordre psychique (différence relative de 448%), et notamment en cas de handicap, avec une différence relative de 487% entre les personnes transgenres handicapées.

La probabilité d’être hospitalisé après un passage aux urgences était aussi plus élevée chez les personnes transgenres, avec une hausse de 67% parmi les plus de 65 ans et de 39% en cas de handicap.

A quand « l’œcuménisme en interne » ?

L’historien Guillaume Cuchet, spécialiste du catholicisme contemporain, a été interrogé dans Famille chrétienne. Extraits :

[…] Le catholicisme en France est donc déjà minoritaire et partagé entre plusieurs sensibilités. Le clivage actuel, entre les catholiques qu’on appelle parfois « d’affirmation » et ceux dits « d’ouverture » va– t-il perdurer ?

Ce sont deux appellations fort discutables mais elles sont commodes pour désigner ces deux courants qui portent des conceptions de l’Eglise et de son rapport au monde sensiblement différentes. Tout d’abord, il faut rappeler que ces deux sensibilités ne sont pas nouvelles. Elles ont une histoire ancienne qui remonte au XIXe siècle et que beaucoup de nos contemporains ignorent, y compris au sein de l’Eglise. D’un côté les « libéraux » et de l’autre, ceux que les historiens ont appelés les « intransigeants ». C’était à l’époque où le pape Pie IX a publié le fameux Syllabus (1864). 80 propositions censées résumer la pensée du monde moderne et dont la dernière condamnait explicitement « le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne ». Cette opposition se poursuit donc aujourd’hui à travers leurs héritiers. Vous avez d’un côté des catholiques qui ont un rapport volontiers antagoniste avec le monde moderne. Ils ont un vrai souci de la transmission et des réussites dans ce domaine, au risque parfois de la « bunkérisation ». De l’autre côté des catholiques plus sensibles aux évolutions nécessaires de leur religion mais au risque de la dissolution dans le monde moderne.

Au sein des catholiques « d’affirmation », on peut inclure les traditionalistes dont les effectifs progressent. Pour preuve, le nombre record d’inscrits au pèlerinage Paris-Chartres organisé par l’association Notre-Dame de Chrétienté l’été dernier. Comment expliquez-vous un tel boom ?

Il faudrait évaluer l’ampleur réelle de ce boom car c’est effectivement une mouvance qui occupe une place croissante, mais à l’intérieur d’un monde catholique qui se rétrécit comme peau de chagrin. Il y a une dynamique mais assez relative tout de même. Les raisons en sont multiples mais il y a tout de même en toile de fond, me semble-t-il, le fait que nombre de catholiques français ont le sentiment d’avoir fait, depuis le Concile, des efforts considérables d’adaptation qui n’ont pas été payés de retour. Le concile se voulait avant tout « pastoral » et non « doctrinal ». Il s’agissait de faire revenir les fidèles dans le giron de l’Eglise mais force est de constater qu’en France tout du moins, les buts pastoraux n’ont pas été atteints. Est-ce la faute du Concile ? Est-ce la faute à la manière dont il a été appliqué ? Il existe des discussions sans fin sur les raisons de cet échec car c’est un échec, quoi qu’on en dise. Passer de 25 % de pratiquants au début des années 60 à 1,5 % n’est pas un succès ! Certains catholiques l’ont vécu sincèrement comme un bon en avant doctrinal et théologique formidable mais les résultats n’ont pas été au rendez-vous. Il y a là une déception profonde. On a cherché à s’expliquer cet échec : on avait mal compris ou mal appliqué le Concile ; la génération Jean-Paul II s’est promise de redresser la barre et elle a cru fugitivement, autour des JMJ de 97 en France toucher enfin les bénéfices de son œuvre de redressement. Las ! Il a fallu déchanter à nouveau et c’est elle, aujourd’hui, qui doit nettoyer les écuries d’Augias de la crise des abus sexuels dans laquelle certaines de ses anciennes figures de proue sont gravement compromises. Alors, dans ce contexte, arrivent les traditionalistes qui disent : « Nous, on ne nous a jamais essayé. On a un diagnostic et des solutions, etc. ». Ça attire, comme si les solutions du problème catholique en France se trouvaient sans cesse plus « à droite ».

[…] On a beaucoup parlé d’œcuménisme à la suite du concile Vatican II. Avec les protestants, les orthodoxes… C’est une très bonne chose mais je pense qu’il faut aussi pratiquer cet œcuménisme en interne. Il faut être capable de se parler entre catholiques de sensibilités différentes et on peut espérer que la jeune génération trouvera les voies de ce dialogue. Il faut le souhaiter du moins.

Dans la dernière lettre de Paix Liturgique, Christian Marquant raconte qu’il n’a pas encore réussi à rencontrer le nouveau préfet du Dicastère pour la culte divin, alors qu’il avait pu voir chacun de ses prédécesseurs :

[…] Depuis plus de 30 ans, lorsqu’arrive à la tête du Culte divin un nouveau Préfet, le cardinal Medina, le cardinal Cañizares, le cardinal Sarah, je vais le saluer, lui présenter notre association et nos travaux en sollicitant ses conseils. Pour Arthur Roche, il a été impossible de le rencontrer, ni même de le voir ou de prendre un café avec lui. Et je sais qu’il a réservé un accueil semblable – c’est-à-dire plutôt « un non-accueil » – à la Fédération Internationale Una Voce, c’est-à-dire à ceux qui aimeraient comprendre ce qui se passe de la bouche même de celui qui s’exprime de cette étrange manière. Comme si il avait peur de clarifier les choses.

Mais le cardinal Roche doit-être débordé.

Pas plus que ses prédécesseurs qui nous ont toujours accordé quelques moments. Mais pour le cardinal Roche, quand on lui demande s’il a un instant pour nous, c’est toujours « NADA » une sorte de variante négative du célèbre « TODOS » ou alors un genre de « NADA por TODOS los tradicionalistas ».

Mais que voudriez-vous lui demander ?

En quoi la théologie de l’Église concernant la messe a changé ? Pourquoi Traditionis custodes dit-il que la messe ancienne n’est plus lex orandi ?

Les “complotistes homophobes” avaient encore raison

Quand on disait que la dénaturation du mariage était la porte ouverte à tout et à n’importe quoi, comme la légalisation des trouples, les homosexualistes hurlaient aux mensonges. Mais les faits sont là.

En Suisse, un débat va s’ouvrir sur la possibilité de définir une famille avec trois parents. Deux hommes ont chacun donné leur sperme à une amie commune lesbienne, qui a donné vie à deux enfants venus chacun d’un des deux pères. Légalement, les enfants ont deux parents: la maman et un seul des deux hommes. Logique.

Mais le Parlement travaille actuellement sur deux projets: la révision du droit de la filiation et celle du partenariat enregistré, qui doit devenir ouvert aux couples hétéros. «Nous voulons que ce Pacs soit ouvert à tous les types de relations, y compris les parents multiples ou les relations polyamoureuses», plaide Roman Heggli, secrétaire général de Pink Cross.

La révision du droit de la filiation pourrait permettre de ne plus fixer à deux la limite du nombre de parents légaux. Le conseiller national Nicolas Walder (Vert/GE) dit que si la révision de la loi ne le prévoit pas, il déposera une initiative parlementaire.

« Laissez une paroisse 20 ans sans prêtre et on y adorera les bêtes! » saint curé d’Ars

Faut-il s’étonner si les Français croient en n’importe quoi ?

 

LFI s’en prend aux “extrémistes” catholiques

C’est avec étonnement et amusement que j’ai pris connaissance du communiqué de la France insoumise mettant en cause Riposte catholique à propos de l’annulation de concerts comportant un appel à la prière musulmane dans des églises catholiques.

Bien que j’en sois le directeur de publication, je ne suis pas toujours d’accord avec les articles publiés sur Riposte catholique – dont toute l’utilité est précisément de donner de la liberté de parole dans un monde ecclésiastique trop souvent adepte de la « langue de buis » (et, par construction, la liberté d’expression entraîne l’expression d’opinions différentes) – mais, en l’occurrence, je ne comprends pas comment l’on pourrait reprocher à l’auteur de l’article de s’être opposé à la diffusion de l’appel à la prière musulmane dans une église.

C’est même la loi de 1905, la sacro-sainte loi de 1905, que ces braves LFI ne cessent d’invoquer – et que je persiste quant à moi à considérer comme une loi de persécution –, qui interdit ce genre de manifestation. Accessoirement, cela devrait relever de la simple courtoisie : je doute fort que notre censeur envisage de chanter la Sainte Trinité dans une mosquée ; alors, a fortiori, promettre la mort et l’enfer aux « associationnistes » dans une église qui a été construite pour célébrer la gloire du Dieu trinitaire et du Dieu incarné, devrait choquer toute personne normalement civilisée. Mais, manifestement, le « vivre-ensemble », on en parle d’autant plus qu’on le pratique moins !

Quant à la « campagne d’intimidations » et aux « menaces » dont il est question dans ce communiqué, j’avoue ne pas voir à quoi LFI fait allusion. Il suffit de lire l’article visé pour voir que, non seulement il n’y a aucune intimidation, mais il n’y a même pas d’ébauche de campagne invitant les prêtres à refuser cet étrange concert profanatoire (ce qui ne m’aurait, au demeurant, nullement choqué, bien au contraire !) – simplement l’information que ce scandale était programmé en plusieurs endroits. Si campagne il y a eu, c’est celle de l’extrême gauche exigeant que cet appel à la prière musulmane se tienne dans nos églises – en violation de la loi et au mépris de la foi des fidèles catholiques. On nage en pleine absurdité et en pleine inversion accusatoire !

Mais, à vrai dire, je me demande si le rédacteur du communiqué a simplement pris soin de s’informer : il parle en effet d’un « sinistre collectif Riposte catholique » – qui est peut-être « sinistre » pour un militant LFI, mais n’a rien d’un collectif, puisqu’il s’agit d’un simple blogue sans aucune branche militante.

Mais le plus beau est sans doute la phrase conclusive : « La France insoumise combattra toujours les extrémismes, quelle que soit leur nature. » J’avoue que, sous la plume des énergumènes qui ont refusé de dire que le Hamas était une organisation terroriste, et d’admirateurs de Trotski, l’un des plus grands assassins du XXe siècle, cela ne manque pas de sel !

Guillaume de Thieulloy,

Directeur de la publication

A quoi sert l’obligation vaccinale anti-Covid dans les Armées ?

Toujours en retard d’une guerre, l’Armée française continue d’obliger ses membres à être vaccinés contre le Covid pour remplir certaines missions :

Pourtant, Le Monde diplomatique du mois de février s’interroge sur l’erreur consistant à suspendre les soignants qui ont refusé cette vaccination. Un enseignant à Sciences Po Lille et un chargé de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS-Arènes-Rennes), -de dangereux complotistes ?- écrivent ainsi :

[…] La nouveauté des vaccins à ARN messager contre le Covid-19 a suscité des doutes, voire de la méfiance. Comme l’on pouvait s’y attendre, comme on aurait pu l’entendre. Sauf que la séquence vaccinale a vu la police sanitaire se substituer à la santé publique – dans la continuité des débuts chaotiques de la gestion de la pandémie, marqués par l’auto-attestation de sortie, une autre spécificité française. De fait, les soignants sanctionnés par cette police ont connu un calvaire de six cent sept jours. Et le terme « suspendu » permet bien d’en rendre compte : six cent sept jours dans le vide économique, social et professionnel. Après avoir recueilli des centaines de témoignages oraux et écrits, on peut esquisser un profil-type. Le suspendu est plutôt une femme, dans la trentaine, mère ou souhaitant le devenir prochainement, d’extraction populaire, peu voire souvent pas politisée, et dont la principale motivation du refus tient à la peur d’un vaccin sorti bien trop vite au regard de la nouveauté de l’emploi de l’ARN messager. Nombre de jeunes femmes ont confié craindre pour leur fécondité. Beaucoup ont également fait part de la maltraitance d’une institution qui leur enjoint de travailler plus et plus vite pour un pouvoir d’achat en berne. L’obligation vaccinale a achevé d’exaspérer celles-là qu’on avait envoyées au front pandémique tout au long de l’année 2020 dans des conditions souvent dangereuses (manque de masques, de surblouses, etc.). Nul hasard si le refus vaccinal s’observe davantage au bas de la hiérarchie soignante, parmi celles aux conditions de travail et aux rémunérations les plus dégradées. Chaque témoin a exprimé un fort sentiment d’injustice. De l’incompréhension aussi tant ces suspendus ont eu le malheur de croire que le monde de la santé avait changé, que depuis l’entrée en vigueur de la loi du 4 mars 2002 relative au droit des malades et à la qualité du système de santé, son usager a des droits, notamment à l’information et au consentement… Car en période de pandémie, le «patient acteur» redevient assujetti aux doctes experts médicaux, aux décideurs politiques et aux intérêts industriels.

Le grand sociologue chicagoan Howard Becker (1928-2023) a montré comment la déviance procède par étapes, en partie du fait de l’institution qui édicte la norme. Schématiquement en l’espèce : les soignants discutent avec leurs collègues du service, où bon nombre refusent initialement la vaccination ou, au minimum, émettent des doutes; las, la pression des directions et des médecins s’intensifie, soit à l’oral soit par courriels; certaines cèdent, provoquant l’ire de ceux qui refusent le chantage; les positions se radicalisent; les plus réfractaires sont harcelés par leurs supérieurs, notamment les médecins; ils commencent à échanger sur les réseaux sociaux et à rechercher des informations alternatives, ce qui renforce leur conviction initiale; ils sont de plus en plus stigmatisés; ils se rapprochent de collègues qui pensent comme eux, par exemple en manifestant à compter du 15 septembre 2021, date du début effectif des suspensions; ils sont expulsés parfois par un vigile manu militari de leur service où ils étaient pourtant considérés et bien évalués; certains sont même convoqués à la gendarmerie ou au commissariat; partant, ils finissent par endosser le stigmate, voire par le revendiquer et l’opposer à un État maltraitant qui leur rend la vie impossible depuis des années à force de dégrader le service public hospitalier. Sur les réseaux dits «sociaux» ou les plateaux des chaînes d’information en continu, qui vivent de et pour la polémique, certains médecins se mettent alors en scène, même s’ils ne connaissent rien au sujet. Des diabétologues, des dermatologues deviennent infectiologues. Des défenseurs du système public se fourvoient dans leur vindicte contre des personnes modestes plongées de façon cruelle dans les plus grandes difficultés économiques, sociales et familiales: divorces, ruptures avec les parents, pertes de la maison achetée à crédit, tensions avec les amis chez qui on trouve un instant de répit pour l’hébergement, économies accumulées laborieusement au fil d’une vie qui partent en fumée, honte du regard sévère des voisins quand ils constatent qu’en tant qu’infirmière ou infirmier vous n’allez plus au boulot, etc. Certains ont cédé. Pour eux, s’ajoute aux épreuves endurées le sentiment d’avoir trahi leurs compagnons de combat et… leurs propres convictions.

Souvent, pourtant, les suspendus maîtrisaient mieux les controverses scientifiques que les épidémiologistes improvisés de BFMTV ou CNews. Sur des boucles Telegram ou WhatsApp s’échangeaient des articles scientifiques, des interviews de telle ou telle sommité de la virologie, de l’infectiologie…S’il ne pouvait s’agir que de bulles discursives du point de vue des obsédés du complotisme, ces derniers n’étaient-ils pas au même moment pris dans leurs propres bulles (entre-soi médical, fréquentation – et même fascination – des coulisses du pouvoir, dîners en ville, etc.)? Sans disposer d’un minimum de compétences voire d’information sur le sujet, nombre d’auteurs de tribunes ou de bretteurs de débat auront en tout cas pourfendu les suspendus. Or souvent ces soignants voyaient juste. La plupart savaient, pour avoir été sur le pont en 2020, dans des unités Covid, que la maladie tuait prioritairement des personnes de plus de 80 ans (l’effet «moisson») ou des gens atteints de comorbidités (obésité, diabète, hypertension, immunodépression). Ils ont aussi constaté que la vaccination vantée fin 2020 par M. Macron n’avait rien de miraculeux. Dès lors, fallait-il faire autant de dégâts humains pour un vaccin qui s’est avéré peu efficace pour empêcher la transmission d’une maladie menaçant en premier lieu la vie des plus âgés et certains malades chroniques? Car il y a aussi eu des dommages collatéraux; la suspension a brisé des familles et plongé des enfants dans la précarité. En tout état de cause, le président de la République a préféré politiser le vaccin et banaliser le recours à l’État d’exception plutôt que de faire de la santé publique. Partant, il a réactivé la colère des classes populaires auxquelles les paramédicaux appartiennent très souvent. Alors que les «suspendus» commençaient à être réintégrés, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a tiré le bilan le plus lucide sur le dévoiement de la santé publique en police sanitaire dans son avis du 6 juillet 2023 :

«L’exigence d’exemplarité, à laquelle il a largement été fait appel pour légitimer l’obligation vaccinale des professions de santé, de l’hôpital-entreprise doit être conçue réciproquement : les autorités politiques et sanitaires se doivent d’être exemplaires dans la manière dont elles décident, justifient et mettent en place des politiques vaccinales, a fortiori quand il s’agit d’obligations vaccinales.»

On ne saurait mieux dire. L’acceptation de la vaccination tient aussi à la crédibilité de ceux qui énoncent les messages de santé publique. À cet égard, les refus de vaccination forment aussi un symptôme de la défection de franges croissantes de la population. Le rapport aux vaccins n’est jamais qu’une facette des rapports ordinaires au politique.

Des milliers de mineurs abusés chez les luthériens allemands : la fin du célibat n’est donc pas une solution

C’est un coup dur pour les théories fumeuses avancées par le Chemin synodal allemand…

Une équipe de chercheurs indépendants a présenté à Hanovre les résultats de la première étude sur les violences sexuelles commises sur des mineurs au sein de la communauté évangélique d’Allemagne (luthérienne). Les chiffres sont beaucoup plus élevés que prévu. Ces résultats permettent de démonter les thèses des partisans de la voie synodale allemande. On estime à 9355 le nombre d’enfants et d’adolescents qui ont été victimes d’abus sexuels en Allemagne depuis 1946. Le nombre d’accusés est de 3 497 ; environ un tiers d’entre eux sont des membres du clergé, c’est-à-dire des pasteurs ou des vicaires. Les accusés sont presque exclusivement des hommes (99,6 %) ; environ trois quarts d’entre eux étaient mariés au moment du premier délit. L’âge moyen des accusés était de 36 ans au moment des faits. Parmi les victimes, environ 64,7 % étaient des hommes et 35,3 % des femmes.

Les scientifiques soulignent que l’étude ne montre que “la partie émergée de l’iceberg”.

Cette étude a des conséquences au niveau catholique. Tous ceux qui affirment que l’Église doit être réformée sur la base des abus sexuels commis par des hommes célibataires sont démasqués, puisque le clergé luthérien est presque entièrement composé de personnes mariées.

En ce qui concerne l’autorité des évêques et le traitement des abus, il n’y a pas eu de différence entre les catholiques et les luthériens, ce qui montre que le problème ne réside pas dans l’autorité conférée aux évêques mais dans la manière dont elle est exercée.

Le chemin synodal allemand perd ainsi la principale excuse pour se réjouir et aller de l’avant. Les arguments concernant la hiérarchie, le célibat des prêtres ou l’absence de femmes prêtres dans l’Église catholique comme causes des abus ne tiennent pas la route, même si de nombreux prélats et d’autres participants à la voie synodale allemande y sont encore attachés.

La Cour d’appel de Milan déclare « illégale » la reconnaissance des enfants de trois paires de femmes nés par PMA à l’étranger

Mardi, la Cour d’appel de Milan a déclaré « illégale » la reconnaissance par la mairie des enfants de trois couples de femmes nés par PMA à l’étranger. Cette décision vient annuler une décision de première instance.

Les juges ont fait droit à l’appel du ministère public contre une décision de juin dernier selon laquelle les transcriptions des reconnaissances des enfants étaient valides, déclarant par-là illégales les inscriptions « dans le registre des actes de naissance de la double maternité de l’enfant ».

L’exécutif italien avait ordonné il y a quelques mois de bloquer l’enregistrement à l’état civil des enfants nés à l’étranger de couples de même sexe. En juin dernier, le Tribunal de Milan avait annulé la transcription de l’acte de naissance d’un enfant né par le biais d’une mère porteuse.

Source : Gènéthique

“Ce qui manque à nos contemporains, c’est la faculté de ruminer.”

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

« Toute sa vie, la curiosité lui a servi de boussole et le snobisme de repoussoir. Il détestait les préjugés » : cette sentence collerait comme un gant à la physionomie morale d’un Gustave Thibon mais c’est pourtant au journaliste Jacques Chancel qu’elle s’adresse. Dans les colonnes du Point en 2014, Jérôme Béglé signait en effet par ces mots un papier élogieux à l’endroit du maître et modèle des intervieweurs alors tout juste rappelé à Dieu. « Homme de média, Chancel n’a jamais sombré dans la maladie de ses pairs qui confondent souvent l’important et l’accessoire. » Celui qui fit les belles années du service public avec Le Grand Echiquier sur l’ORTF puis sur France 2, avait auparavant créé l’iconique émission radiophonique Radioscopie. A sa mort, il laissait une œuvre monumentale : des heures d’entretien avec tous ceux qui ont compté dans la vie culturelle française de 1968 jusqu’aux années 90.

Pour Jacques Chancel, il s’agissait, durant les entretiens qu’il menait de sa voix chaude, non pas de donner au public ce qu’il avait envie de voir mais lui offrir ce qu’il pourrait aimer. Autrement dit, tirer le meilleur de son invité au bénéfice de l’intelligence de ses auditeurs. De la réflexion et de la courtoisie, tout à l’opposé du buzz et de la gauloiserie. C’est dire combien l’écoute de la rencontre entre Jacques Chancel et Gustave Thibon vaut son pesant d’or. Réalisée en 1974, on mesure 50 ans plus tard exactement, un fait trop oublié aujourd’hui : l’art d’une bonne conversion garantie à ceux qui en bénéficient une élévation toute spéciale.

Cette « radioscopie » de Thibon réalisée par Chancel donne au paysan philosophe de se raconter et de délivrer, au débotté, quelques-unes de ces formules frappées au coin du bon sens dont il avait le secret. 

« Quand on a de l’appétit, rien n’est plus facile que de manger. J’ai souvent l’impression que dans les études ordinaires, on gave les enfants beaucoup trop tôt de nourriture pour lesquelles ils n’ont pas encore faim. Et le gavage arrive à peu près au même résultat que la dénutrition. »

Au cours de l’émission menée tout en finesse par Chancel, Thibon dévoile ainsi son dégoût de la mode et du prêt-à-penser métaphysique (qui ne s’appelle pas encore le politiquement correct) et reprend à son compte la vielle devise aristocratique des Clermont Tonnerre « Si omnes, ego non / Si tous, moi pas ». Cette insoumission toute contre-révolutionnaire, il explique l’avoir laissée mûrir après une jeunesse assez futile, occupée par “la fascination de la bagatelle” comme l’écrivait saint Augustin. C’est vers l’âge de 22 ans que le désir de connaître s’est emparé de lui. L’enseignement de Gustave Thibon consistera à affirmer le primat de la sagesse et expliquer que cette dernière s’apprend au cours de la vie. Elle ne se communique pas tant du dehors mais déborde plutôt de l’expérience, de l’amour, de l’effort et de la résistance de la matière à l’effort. Le rôle propre de la philosophie selon lui ? Modifier l’homme intérieur, le rendre meilleur et non le livrer à des abstractions ou des spéculations.

Tout au long de cet entretien, ses racines paysannes et son sens du réel saisissent l’auditeur. Ses confidences ont valeur de leçons de vie :

« Je ne suis pas dédaigneux de Paris, mais Paris ne me convient pas. Au bout de quelques jours de Paris, je m’étiole. Il y a trop de monde, trop de choses, on n’a pas le temps d’assimiler tout ce que l’on reçoit et finalement tout fini par glisser en surface. Comme la pluie d’orage du midi sur l’argile où la terre ne prend et tout s’en va à la rivière. Je crois que ce qui manque à nos contemporains, c’est la faculté de ruminer. »

Autre trait de Thibon, une forme de candeur et transparence au parfum d’enfance. Pas tant une humilité au sens de la vertu chrétienne, mais une sorte de réflexe sain de détachement tranquille. Un grand bol d’air frais dans l’habituel climat de prétentions qui dominent ceux qui rencontrent le succès :

 « Tout ce qui mérite d’être dit a été dit, redit, des milliers de fois, avant moi et bien mieux que je ne saurais le faire. Alors [en écrivant des livres], je me sens légèrement honteux d’ajouter à ce prodigieux trésor humain »

et encore :

« Tout ce qui concerne l’ambition littéraire m’est étranger. Evidemment, disant que cela m’est étranger, j’ai l’air de me situer au-dessus de la littérature. Mais je crois que ce n’est pas vrai, je n’y ai aucune espèce de mérite ; mes vraies passions sont ailleurs. J’ai toujours été assez étonné de voir le cas que les gens faisaient de la renommée, de la notoriété. Cela m’est assez étranger, et non pas par mérite mais tout simplement je dirais parce que mes défauts sont ailleurs ».

Surtout, il estime que l’on attribue beaucoup trop d’importance aux hommes de plume, lui qui ne se voyait que comme un pur instrument.

« Peut-être bien que, quand un de nos écrits frappe une âme, c’est que cet écrit est sous-tendu par les prières d’autres êtres, par tout un monde invisible dont le littérateur est souvent le plus loin. Hélas. »

Ses yeux pétillants donnaient le change à sa vieillesse montante. De son dialogue avec Jacques Chancel, il est possible de déceler les ingrédients de son élixir de jouvence : l’émerveillement de l’enfance, son innocence et ses éblouissements. En maître enraciné, il aimait rappeler l’importance de ne pas vivre avec le quotidien mais avec l’éternel. Et même de vivre le quotidien comme l’éternel et l’éternel comme le quotidien. Les vivre dans l’un et dans l’autre, « c’est-à-dire, au maximum, au plus possible, dans un présent éternel ».

En somme, ne pas se contenter du relatif mais ambitionner l’absolu. Y tendre sans y prétendre. Il eût certainement à ce sujet l’un de ses aphorismes les plus sublimes : « Tout ce qui n’est pas de l’éternité retrouvée est du temps perdu »« Enseigne-moi comment l’homme s’éternise », n’était-ce pas d’ailleurs la question de Dante à Béatrice ? A l’heure du débat sur le sujet de l’euthanasie, la question de fond soulevée par Gustave Thibon est inchangée : la lutte contre le temps, la lutte contre la mort. A l’entendre, on comprend que les moindres petites choses, les plus humbles même, si l’on sait les regarder jusqu’au fond, ont leur qualité éternelle. Et, dans une gravité identique, les choses les plus profondes peuvent devenir très éphémères, très passagères, très banales si on les traite banalement. « Le pire de tout, c’est de devenir fonctionnel » confiera-t-il à Chancel.

Fonctionnel. Utile. Profitable. Tant de mots postmodernes revenant comme de maudits refrains. La joie paisible de ce libre échange entre Jacques Chancel et Gustave Thibon permet au contraire de mettre en valeur la notion de la gratuité, la noblesse de l’oubli de soi qui, seules, peuvent guider nos interrogations spirituelles. Qui peut raisonnablement se dérober devant la question de Dieu ? Durant cette passionnante radioscopie, Thibon confesse d’ailleurs avoir du mal à supporter deux types de personnes :

« celles qui ne cherchent pas Dieu et celles qui s’imaginent l’avoir trouvé. Ne pas Le chercher, c’est la preuve d’une infirmité intellectuelle et croire l’avoir trouvé, c’est se construire un Dieu à son image ».

A n’en pas douter, la ligne de crête est des plus étroites. Voilà un sujet de méditation qui mériterait certainement quarante jours pour que l’on s’y arrête. La durée d’un carême par exemple.

L’Ukraine autorise l’utilisation de gamètes post-mortem

Mercredi, les députés ukrainiens ont approuvé un amendement prévoyant la conservation gratuite des gamètes de militaires pendant trois ans après le décès. Au-delà de ce délai, le conjoint du défunt pourra prolonger le stockage à ses frais. L’année dernière le pays avait voté une loi autorisant les militaires, hommes ou femmes, à congeler gratuitement leurs spermatozoïdes ou ovocytes avant de partir au front. Le texte imposait cependant que les gamètes soient détruits en cas de décès.

D’autres amendements relatifs à la procréation post-mortem visent à modifier le Code civil et le Code de la famille dans un délai de trois mois. En effet, actuellement, les procurations destinées à autoriser le conjoint du signataire à utiliser ses spermatozoïdes ou ses ovocytes sont rendues caduques par son décès. En outre, un enfant né d’un parent défunt ne pourrait pas être son héritier légal.

En Israël, le ministère de la Santé a recensé « 120 cas de conservation de sperme réussis, dont 110 concernaient des soldats », depuis le 7 octobre dernier. Dans 82 cas, la demande a été faite par les parents. Désormais, la commission de la Santé de la Knesset examine la loi sur l’utilisation du sperme d’un homme décédé. Le projet de loi vise à autoriser l’épouse d’un homme décédé à utiliser ses gamètes post-mortem. Si le défunt était célibataire ou que sa femme ne souhaite pas utiliser ses gamètes, le texte prévoit que les parents du défunt puissent le faire, en ayant recours à une autre femme.

Source : Gènéthique

Anne Hidalgo⁩ se sert du PLU pour placer une bombe à retardement sur 7 écoles privées catholiques sous contrat

Alerte d’Anne Coffinier :

 

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) est un document d’urbanisme qui, à l’échelle du groupement de communes ou de la commune, traduit un projet global d’aménagement et d’urbanisme et fixe en conséquence les règles d’aménagement et d’utilisation des sols.

Anne Hildago a fait adopter en juin dernier son nouveau PLU. Mais personne n’avait vu qu’au moins 7 établissements scolaires catholiques sous contrat étaient « pastilles ». Cela veut dire qu’ils devront se transformer en tout ou partie en logements sociaux. S’ils doivent faire une mise aux normes ou des travaux, le droit de faire des travaux leur sera refusé sauf à ce qu’ils transforment leur surface en logements sociaux.

Sans doute que des recours contentieux seront formés mais ils n’auront pas d’effet suspensif. Il faudra bien 4-5 ans pour avoir une décision, durée pendant laquelle aucun travaux de mise aux normes ou autres ne pourront être réalisés. Anne Hildalgo livre là une redoutable guerre scolaire par le droit de la construction ! C’est la nouvelle version de la nationalisation des biens du clergé ?

L’enseignement catholique bat le rappel :

Donnez votre avis ici.

Equateur : les juges imposent l’euthanasie

Une fois encore des juges constitutionnels imposent leur loi. C’est en Equateur : la Cour constitutionnelle permet l’euthanasie d’une femme et ordonne la préparation d’un projet de loi dans les six mois.

Et d’ici deux mois le ministère de la Santé devra publier un règlement pour l’application de « l’euthanasie active volontaire et avolontaire à la lumière des critères techniques et conformément à l’arrêt ».

« Avolontaire » ? Voulue, non par le patient, mais par un proche, quand le patient ne peut pas se prononcer…

Nicole Belloubet dans la droite ligne de Pap Ndiaye à l’Education nationale

Digne héritière de Badinter, Nicole Belloubet, aujourd’hui au ministère de la rééductaion, fut garde des Sceaux de 2017 à 2020. Vendredi, Philippe de Villiers rappelait qu’elle a fait libérer 12 000 prisonniers pendant le Covid, alors que les Français étaient confinés. Le taux de criminalité a depuis bondi dans des proportions considérables.

A l’Education nationale, elle est dans la droite ligne de Pap Ndiaye : elle est contre l’autorité, l’uniforme, les cours magistraux… Son intervention le 9 février est symptomatique :

“nous devons trouver la voie vers une organisation flexible des enseignements articulant classe hétérogène et groupe réduit pour répondre aux besoins spécifiques des élèves dans certains apprentissages fondamentaux”. “Ainsi nos élèves pourront bénéficier d’un enseignement ajusté a leur besoin tout en poursuivant les objectifs communs à la classe”. “Nous devons tout faire pour mettre en place un système qui contribue à réduire les inégalités sociales, qui refuse tout tri social et qui n’exclue pas les élèves par l’échec”.

C’est le contraire des positions défendues par Gabriel Attal avec les redoublements, les examens sanction et les voies de garage. Pour casser un fil de fer, il faut le tourner dans un sens, puis dans l’autre et le retourner encore une fois, 2 fois et à la fin il se brise. C’est ce que Macron, ange de la déconstruction, fait pour l’Education nationale…

Hommage à Badinter ? Sans moi

Alors que Macron prévoit un hommage national mercredi à Robert Badinter (Nordahl Lelandais, Guy Georges et Salah Abdeslam viendront-ils exprimer leur gratitude ?), un sondage d’Ipsos, Cevipof, de septembre 2023 estmait que, 43 ans après son abolition, 51% des Français jugent qu’il faudrait rétablir la peine de mort (81% des RN mais aussi 51% des LR et même un tiers des proches de LREM et 37% des LFI).

L’an dernier, François Bernault, ancien président de chambre aux cours administratives d’appel de Marseille et de Lyon, estimait dans une tribune publiée par Valeurs Actuelles, que la France doit se poser la question de la peine de mort, en raison de l’augmentation du nombre d’homicides. Et pour ceux qui estiment que la peine de mort doit être abolie, rappelons ces mots de Jean de Saint-Jouin :

[…] Pour ceux encore qui, avec le Pape François, mettent de l’avant la dignité humaine qui défendrait de tuer tout homme, St-Thomas répond : Par le péché l’homme s’écarte de l’ordre prescrit par la raison ; c’est pourquoi il déchoit de la dignité humaine qui consiste à naître libre et à exister pour soi ; il tombe ainsi dans la servitude qui est celle des bêtes, de telle sorte que l’on peut disposer de lui selon qu’il est utile aux autres, selon le Psaume (49, 21) : « L’homme, dans son orgueil ne l’a pas compris ; il est descendu au rang des bêtes ; il leur est devenu semblable », et ailleurs (Pr 11, 29) : « L’insensé sera l’esclave du sage. » Voilà pourquoi, s’il est mauvais en soi de tuer un homme qui garde sa dignité, ce peut être un bien que de mettre à mort un pécheur, absolument comme on abat une bête ; on peut même dire avec Aristote qu’un homme mauvais est pire qu’une bête et plus nuisible. […]

[…] Il est tellement plus rassurant, pour l’homme déchu, de s’imaginer un monde où rien ne se paye. Où la peine n’existe que pour « réformer » le coupable. Où la stricte rédhibition des dettes est un conte de grand-mères. Un monde, bref, où la peine mort n’existe pas. Où les conséquences de nos actes sont magiquement effacées, par un coup de baguette magique, sans conséquences. C’est la rêverie hédoniste, l’adolescence élevé au rang de magistrat, qui s’invite dans le Temple.

Privé des échos répétés d’une liturgie signifiante et de la catéchèse du Salut, est-il réellement surprenant que l’homme cherche à cacher sa nudité?

Être contre la peine de mort, c’est au fond se mentir à soi-même. Si c’est refuser sa propre culpabilité ontologique et refuser la sentence de mort où figure son prénom, c’est aussi refuser la joie indicible de Pâques.

Mon frère. T’es-tu interrogé pourquoi tu réagis de manière si épidermique à cette question qui, au fond, devrait te laisser froid. Es-tu dans le corridor de la mort? A-t-on prononcé contre toi la sentence fatale? Alors pourquoi tant de passion à débattre de cette question?

Ne serait-ce pas qu’en fait, si! Tu sais bien, au fond de toi-même, que, comme moi, tu mérites la mort 100 fois. Jette-toi dans les bras du mystère et accepte ta culpabilité profonde. Ce mystère n’est pas néant ; Il est amour et vérité. Écoute la voie de l’Église qui psalmodie dans sa liturgie de toujours, avec tant de beauté, la Miséricorde de ce Dieu qui a réglé la note éternelle.

Tous, prions pour que nos contemporains puissent avoir accès, de plus en plus, à cette liturgie extraordinaire (sic) qui assure aux âmes la vraie joie de l’Évangile et à l’Occident, une culture qui soit digne de sa vocation.

Selon Georges Fenech, l’influence de Badinter ne se limite pas à l’abolition de la peine de mort. Il a placé des personnes du syndicat de la magistrature aux postes-clés, ce qui explique le laxisme d’une justice devenue idéologique. L’abolition de la peine de mort a eu pour conséquence l’effondrement mécanique de l’échelle des peines :

Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, le Syndicat de la magistrature rentrait en force à tous les étages de la place Vendôme et dans de nombreux postes juridictionnels sensibles. Pour lutter contre ce phénomène de politisation de la justice, nous avions créé avec une poignée de magistrats l’Association professionnelle des magistrats, dont je pris la présidence. Nous dénoncions avec vigueur la nouvelle idéologie dite « de la culture de l’excuse » promue par le nouveau garde des Sceaux, qui considérait le criminel comme la victime de nos discriminations sociales et économiques, et l’immigré clandestin comme une victime de nos péchés coloniaux. Cette vision rousseauiste de l’homme naturellement bon, corrompu par la société, portait en germes le dépérissement de la justice répressive et par conséquent, la perte de toute autorité, le sentiment d’impunité, l’explosion de la criminalité et de la violence, au point qu’il n’est plus tabou aujourd’hui de parler d’ensauvagement de la société.

Mai l’influence néfaste de Badinter ne s’arrête pas là. Selon la militante LGBT Irène Théry dans Le Monde,

« Robert Badinter a permis de mettre fin à plus de vingt siècles de définition du couple comme formé nécessairement d’un homme et d’une femme »

A Mérignac, les enfants ne veulent pas devenir cinglés

Le stage de drag-queen proposé à des enfants âgés entre 11 et 17 ans, qui devait avoir lieu à Mérignac lors des prochaines vacances scolaires, a été annulé.

Cette Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Mérignac a fait face à une pétition en ligne, qui a recueilli plus de 6000 signatures. La MJC a annoncé :

«Au regard, de la violence des messages postés, des menaces personnelles et des appels reçus en réaction à la programmation du stage découverte de l’art Drag, les membres du bureau de la MJC CLAL prennent la décision de retirer l’atelier artistique de la programmation. Ceci afin de garantir la sécurité morale et physique des bénévoles, des salariés et des familles». «Cet acharnement sans mesure démontre le chemin à parcourir sur le respect de l’être humain et des valeurs du vivre ensemble». Sic

Parents comme élus locaux dénoncent une hypersexualisation des enfants. Dany Bonnet, délégué départemental Reconquête de Gironde, souligne :

«On parle de spectacles qui sont, par nature, sexué. L’idée, c’est de donner une image déformée de la féminité, en tout cas outrancière, cela fait partie du show, c’est un spectacle. Mais cela n’a rien à voir avec un atelier pour enfants».

Ce stage était organisé par le Girofard, le centre LGBTI+ de Bordeaux. Au programme, il était proposé de «créer son personnages (nom de drag/genre/code…)», ainsi qu’un «moment de réflexion sur le genre» et un «moment d’échange sur les stéréotypes et comment en jouer». Les enfants auraient ensuite appris à défiler et marcher en talons, en adoptant le bon regard et la bonne expression.

En fait il n’y avait que 4 inscrits et il en fallait au moins 12 pour maintenir ce stage. C’est à se demander qui sont les parents de ces inscrits. Les organisateurs ?

Carême : Avertissements d’un prêtre exorciste

Notre vie sur terre est une lutte permanente contre l’esprit du mal : nous sommes constamment tiraillés par nos résistances, nos mauvaises habitudes, notre amour-propre, notre nature blessée et marquée par le péché…

L’amour de Dieu notre père ne va pas sans un combat contre le démon.

Alors pendant ce temps de prière et de purification qu’est le Carême, apprenons à mieux résister aux attaques de l’ennemi  !

Le père Henri Forestier, prêtre exorciste du diocèse de Fréjus-Toulon  livre, sur Hozana, ses conseils pour identifier les ruses et résister aux manœuvres du Tentateur dont l’ultime but est de nous éloigner de Dieu !

Programme

Introduction :

Jour 1 – Mercredi des cendres : Un geste d’humilité pour entrer dans le Carême !
Jour 2 – Jeudi après les Cendres : Mon Fils, si tu veux entrer au service de Dieu, prépare ton âme à la tentation !
Jour 3 – Vendredi après les Cendres : Affronter un Diable qui se cache
Jour 4 – Samedi après les Cendres : Craindre le Diable ni trop ni trop peu…

1e semaine : Connais-tu tes faiblesses ?

Jour 5 – Le Diable observe nos faiblesses

Jour 6 – L’orgueil a la base de tous nos soucis
Jour 7 – La paresse qui nous emprisonne
Jour 8 – La colère qui nous perturbe
Jour 9 – La sensualité qui nous ligote
Jour 10 – La jalousie qui nous incendie
Jour 11 – L’argent qui nous captive

2e semaine : Et si on se bougeait ?

Jour 12 – Dimanche : La prière ? Un remède universel
Jour 13 – Lundi : Deviens ce que tu veux !
Jour 14 – Mardi : Sur le métier remettre son ouvrage…
Jour 15 – Mercredi : Une parole à écouter
Jour 16 – Jeudi : Un silence bienfaisant
Jour 17 – Vendredi : Qui peut m’aider sur le chemin ?
Jour 18 -Samedi : Une règle pour devenir forts


3e semaine : L’esprit du monde

Jour 19 – Dimanche : Ces terribles influences qui viennent de partout !
Jour 20 – Lundi : Le poids du matérialisme
Jour 21 – Mardi : Chercher à faire le moindre effort ?
Jour 22 – Mercredi : Faut il désespérer de ce monde ?
Jour 23 – Jeudi : Une déprime saisonnière…

Jour 24 – Vendredi : Je veux être le meilleur…
Jour 25 – Samedi : Les structures de péché

4e semaine : Les sacrements

Jour 26 – Dimanche : Les oasis que sont les sacrements…
Jour 27 – Lundi : Le Baptême qui nous illumine
Jour 28 – Mardi : Le sacrement des guerriers
Jour 29 – Mercredi : La nourriture de notre vie
Jour 30 – Jeudi : Qu’il est bon de toucher la miséricorde de Dieu !
Jour 31 – Vendredi : La purification avant la rencontre
Jour 32 – Samedi : un monde travaillé par le Seigneur

5e semaine : Les attaques directes

Jour 33 – Dimanche : Pourquoi la Bible raconte-t-elle l’histoire de Job ?
Jour 34 – Lundi : La terrible possession
Jour 35 – Mardi : L’infestation qui épuise
Jour 36 – Mercredi : Quand les persécutions extérieures se déchaînent
Jour 37 – Jeudi : Le découragement pour tous…
Jour 38 – Vendredi : Présence du diable dans le monde moderne
Jour 39 – Samedi  : L’ésotérisme qui ne tient pas ses promesses

6e semaine : Semaine sainte 

Dimanche des Rameaux – Notre choix du Christ est il sincère ?
Lundi – Exorcismes
Mardi – Eau bénite et bénédictions
Mercredi – La veille du Coeur
Jeudi – Une Messe pour l’éternité
Vendredi – La charité offerte
Samedi – Notre sœur l’espérance
Dimanche de Pâques – la grande victoire

Inscriptions

Un autre programme de Méditation sur le livre “L’Imitation de Jésus Chris” est proposé par Meditatio (application de méditation chrétienne) sur Hozana. Lors de chaque méditation, il sera proposé de méditer un passage de L’Imitation de Jésus-Christ puis un extrait de la Bible qui lui fait écho.

Fin du droit du sol à Mayotte ? L’arnaque de Darmalin

L’arnaque c’est de transférer les migrants de Mayotte en métropole :

Lourdes, le mystère Bernadette : En quête d’esprit

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • Isabelle STOCK, essayiste
  • Père Emmanuel GOUGAUD, curé de la paroisse Sainte-Bernadette
  • Éléonore DE GALARD, coproductrice du spectacle musical sur Bernadette de Lourdes

Mgr Macaire confère le sous-diaconat à la FSSP

Après avoir prêché la retraite d’hiver, Mgr Macaire, archevêque de Fort-de-France à la Martinique, a conféré le sous diaconat à 5 séminaristes de la FSSP. Le sous-diaconat, premier des ordres majeurs, a été conféré le samedi 10 février dans l’église de Gestratz à cinq séminaristes : trois Français et deux Portugais.

L’abbé Noël Pinot, martyr de la Révolution

Aymeric Pourbaix reçoit l’abbé Kevin Emmanuel Labbé, vicaire à la paroisse BX-Noël-Pinot :

RN: après la dédiabolisation, la normalisation?

De Christian Baeckeroot, ancien député Front National, pour le Salon beige:

1/  La « constitutionnalisation » de l’IVG annonce  la fin de la liberté de conscience, en particulier pour le personnel médical, mais aussi l’interdiction de choisir la défense de la vie pour tous les citoyens.

Elle sera suivie, n’en doutons pas, par l’interdiction de critiquer les lois « sociétales » : gestation pour autrui ( GPA ), promotion des mesures « transgenre » et autres aberrations « wokistes ».

Seuls 12 députés RN sur 88 ont voté contre cette inscription du droit à l’avortement dans la Constitution, lequel droit n’était nullement menacé comme le reconnait le Président du Sénat. Marine Le Pen et la majorité des députés du  parti présidé par Jordan Bardella se sont soumis à la pression LGBT !

En reniant les propositions de loi en faveur de la famille présentées par le Groupe Front National présidé par Jean-Marie Le Pen (1986-1988), Marine Le Pen a enfin obtenu son « pass » pour être admise dans le « cercle de la raison » et le « politiquement correct ».

2/ Marine Le Pen vers la « normalisation » à Bruxelles ?

Ce  basculement ne facilitera pas l’émergence d’une majorité nouvelle au Parlement européen aux côtés de la Hongrie, de la Pologne, etc.

De plus, Marine Le Pen a pris ses distances avec  l’AfD  son partenaire allemand au sein du Parlement  européen, diabolisé par les autres partis allemands (CDU, SPD  et Verts) sous le prétexte que des membres de l’AFD avaient participé à un colloque où avait été évoquée  la question de la « remigration ».

On peut s’inquiéter sur l’évolution des élus RN au Parlement européen, alors que Marine Le Pen, après la dédiabolisation, multiplie les gestes de ce qui apparaît comme une normalisation à Bruxelles, sans doute pour asseoir sa « stature présidentiable ».

Terres de Mission : Etre chrétien à Gaza

Eglise universelle : Entrée en carême

Le mercredi 14 février, les catholiques entreront en carême à l’occasion du mercredi des cendres. Le père Jean-François Thomas, jésuite, auteur de “Méditations quotidiennes” pour toute l’année liturgique, nous explique le sens et la signification de ce carême, d’abord temps de conversion et de retour vers Dieu.

Eglise en France : Numéro 100 de la Lettre à Nos Frères Prêtres
Il y a 25 ans, en mars 1999 paraissait le premier numéro de la “Lettre à nos frères prêtres”, lettre de liaison de la Fraternité Saint Pie X avec le clergé de France. Son actuel rédacteur en chef, l’abbé Grégoire Célier, nous présente l’objectif et le contenu de cette lettre trimestrielle de 8 pages. Signe des temps, le numéro 1 avait été envoyé à 30 000 destinataires, le numéro 100, 25 ans plus tard à 10 000.

Eglise en Marche : Etre chrétien à Gaza
Sur les 2,5 millions de Gazaouis, il n’y a plus aujourd’hui que 1 000 chrétiens. Marc Fromager, directeur de la communication de SOS Chrétiens d’Orient et spécialiste du Moyen-Orient, nous expose la situation générale des Palestiniens et s’attache plus particulièrement au sort des chrétiens dont le nombre ne cesse de décroître.

Dimanche de la Quinquagésime

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Bien que nous soyons toujours dans le temps de la Septuagésime, les chants de ce dimanche de la Quinquagésime sont très différents de ceux de dimanche dernier, qui étaient en grande partie des appels suppliants du fond de notre misère, avec toutefois la lueur d’espérance apportée par la Communion Introibo. C’est cette espérance qui rend tous les chants de ce jour confiants, paisibles et même joyeux. Avant d’aborder les austérités du Carême, et pour nous donner courage, l’Église veut nous faire entrevoir la victoire finale et les bienfaits de la rédemption. Ce dimanche correspond d’ailleurs aux réjouissances du carnaval à la veille du mercredi des Cendres. De nos jours on ne sait plus très bien ce qu’étaient autrefois les rigueurs du Carême, que les plus âgés ont encore connues dans leur enfance. Il y avait jeûne et abstinence tous les jours sauf le dimanche. Toutes les festivités et réjouissances étaient suspendues. Aussi était-il naturel qu’on voulût faire la fête une dernière fois avant d’entamer ce temps de pénitence : c’était le carnaval. Ce qui reste de ces jours de détente a pris trop souvent un caractère païen, mais la liturgie nous en rappelle les raisons profondes.

Introït : Esto mihi

L‘Introït du dimanche de la Quinquagésime est tiré du psaume 30 qui revient souvent dans la liturgie; nous l’avions déjà trouvé à la Communion du dimanche de la Septuagésime il y a deux semaines, et nous avions dit que c’était un de ceux où David exprime le mieux son abandon total à la divine Providence. C’est le psaume de l’In manus tuas.

Esto mihi in Deum protectórem, et in locum refúgii, ut salvum me fácias : quóniam firmaméntum meum, et refúgium meum es tu : et propter nomen tuum dux mihi eris, et enútries me.
Soyez pour moi un Dieu protecteur et un lieu de refuge pour me sauver, car vous êtes mon appui et mon refuge, et à cause de votre Nom Vous serez mon guide et vous me nourrirez.

«À cause de Votre Nom » , dans la Bible, signifie toujours : à cause de votre promesse. Cet abandon plein de confiance, comme celui du petit enfant entre les bras de sa mère, est exprimé par une mélodie simple, légère, paisible, utilisant le 6e mode grégorien que l’on a appelé le mode de l’enfance spirituelle ; mais elle s’anime à la fin avec un bel élan sur les mots dux mihi eris (vous serez mon guide). Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 30.

 In te Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum : in justítia tua líbera me.
En Vous Seigneur je mets mon espérance, je ne serais pas déçu : dans votre justice délivrez-moi.

Graduel Tu es Deus

Le chant de l’Introït du dimanche de la Quinquagésime exprimait notre confiance en Dieu, notre protecteur. Celui du Graduel exprime notre louange et notre reconnaissance au Seigneur pour le bienfait de la Rédemption que nous entrevoyons déjà. Il est tiré du psaume 76, où le psalmiste supplie le Seigneur dans sa détresse en lui rappelant les bienfaits passés, spécialement ici la sortie d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, figure de la Rédemption.

Tu es Deus, qui facis mirabília solus : notam fecísti in géntibus virtútem tuam. Liberásti in bráchio tuo pópulum tuum, fílios Israël et Joseph.
Vous êtes, Dieu, le seul qui fasse des merveilles, vous avez fait connaître aux nations votre puissance ; vous avez délivré votre peuple, les fils d’Israël et de Joseph.

Encore une fois nous retournons à Dieu la définition qu’il a donné de lui-même : ” Je suis ” a-t-il dit à Moïse ; ” Tu es, Vous êtes “, lui disons-nous. Quant aux fils d’Israël et Joseph, c’est le peuple élu, qui est comme toujours la figure de l’Église ; c’est donc nous tous qui allons être libérés à Pâques du joug du péché. La mélodie est commune à plusieurs Graduels de cette période de l’année. Nous en avions entendu certains éléments dans le Graduel du dimanche de la Septuagésime, et surtout nous allons la retrouver deux fois en Carême. Elle est ample et très étendue, avec de grandes vocalises, et pleine d’ardeur mystique.

Trait : Jubiláte Dómino omnis terra

Comme ce fut le cas lors des deux précédents dimanches, le Graduel du dimanche de la Quinquagésime est suivi d’un Trait. Il est formé des premiers versets du psaume 99, qui est une acclamation à la majesté et à la toute puissance divine dans le style de celle que nous avons entendue pendant les dimanches après l’Épiphanie.

Jubiláte Dómino omnis terra : servíte Dómino in lætítia. Intráte in conspÉctu ejus, in exsultatióne. Scitóte quod Dóminus ipse est Deus. Ipse fecit nos, et non ipsi nos : nos autem pópulus ejus, et oves páscuæ ejus.
Acclamez le Seigneur, toute la terre : servez le Seigneur avec joie ; entrez en sa présence dans l’allégresse, sachez que le Seigneur est Dieu. C’est Lui qui nous a fait et non pas nous-mêmes ; nous, nous sommes son peuple et les brebis de son pâturage.

Cette acclamation jaillit aujourd’hui après le chant de confiance de l’Introït et le cantique d’action de grâce du Graduel, et exprime par avance la reconnaissance des rachetés dans la joie de Pâques. D’ailleurs la mélodie faite de psalmodie très ornée est exactement la même que celle des Traits de la vigile pascale. Elle est plus affirmative encore et plus joyeuse que celle des Traits des deux précédents dimanches.

Offertoire Benedíctus es

Comme c’est le cas le plus fréquent pour les Offertoires, celui du dimanche de la Quinquagésime est un chant de méditation, intérieur et contemplatif. Le texte est tiré du psaume 118, que nous trouvons ici pour la première fois depuis le début de l’année liturgique, mais que nous retrouverons assez souvent. C’est le psaume le plus long du psautier ; il ne compte pas moins de 176 versets, consacrés à la méditation sur la loi de Dieu et sa volonté : contemplation admirative qui se prolonge comme une rumination. Cette loi du Seigneur est désignée par de nombreux substantifs, tous synonymes, qui reviennent les uns après les autres : ici justificationes et judicia qui ont tous deux la même racine, celle de la justice, c’est à dire la perfection de la volonté divine.

Benedíctus es Domine, doce me justificatiónes tuas : in lábiis meis pronuntiávi ómnia judícia oris tui.
Vous êtes béni, Seigneur, enseignez-moi vos commandements ; de mes lèvres j’énonce tous les préceptes de votre bouche.

La mélodie est certes contemplative, mais mouvementée ; elle se rapproche de celle du Graduel avec la même ardeur mystique. On remarquera que la première phrase est répétée deux fois comme dans le grand Jubilate du deuxième dimanche après l’Épiphanie, mais ici la répétition se fait exactement sur la même mélodie avec seulement une formule de cadence plus développée.

Communion : Manducavérunt

Le texte de la Communion du dimanche de la Quinquagésime est tiré du psaume 77, qui fait suite au psaume 76, celui du Graduel de cette messe. C’est un des plus longs du psautier après le psaume 118 que nous avons trouvé à l’Offertoire. C’est un chant d’action de grâce qui raconte longuement tous les bienfaits dont le Seigneur a comblé son peuple, depuis la sortie d’Égypte jusqu’à l’entrée dans la terre promise. Les versets que nous trouvons ici s’appliquent à la nourriture envoyée du ciel pendant la traversée du désert :

Manducavérunt, et saturáti sunt nimis, et desidérium eórum áttulit eis Dóminus : non sunt fraudáti a desidério suo.
Ils mangèrent et furent complètement rassasiés, et le Seigneur combla leur désir. Leur désir ne fut pas déçu.

Cette nourriture céleste est évidemment la figure de l’Eucharistie, un des grands bienfaits des fêtes pascales que nous entrevoyons déjà avant d’aborder les austérités du Carême, et il convient parfaitement bien de l’évoquer au moment de la Communion. La mélodie de cette antienne est légère et joyeuse avec des rythmes assez larges exprimant le bonheur d’être rassasiés.

Badinter était furieusement hostile à l’euthanasie

De Philippe de Villiers :

Robert Badinter respectait les gens qui avaient des convictions, fussent-elles contraires aux siennes.

C’était un grand avocat, un grand juriste, un grand professeur de droit, un grand pénaliste, un fin lettré.

Je l’ai combattu sur la peine de mort, qui, selon moi, n’a pas été abolie pour les innocents.

Cette politique pénale, initiée par Robert Badinter, a renversé le code pénal, non plus pour protéger les victimes, mais pour protéger, d’une certaine manière, les coupables, conscients qu’ils ne risqueront plus la peine capitale.

Parallèlement à cela, l’insécurité grandissante pousse les Français à s’armer puisque l’Etat n’est plus capable de les défendre.

Rendre hommage au grand homme qu’il a été, c’est dire la vérité au moment de son décès sur la situation de la France, qui est en rapport avec les décisions qui ont été prises par François Mitterrand en 1981.

Robert Badinter a été, à la fois, observateur et victime de l’antisémitisme : la peste brune à laquelle il a été confronté durant son enfance s’est transformée en peste rouge et verte dans ses derniers jours.

Très lucide vis-à-vis du wokisme dont il voyait les ravages, il était furieusement hostile à l’euthanasie en défendant le droit de vivre.

“En avant les vieux !”

C’est le titre du nouveau livre de Natalie Saracco, à paraître le 6 mars.

Le monde cherche à enterrer les vieux de leur vivant ? Il les parque dans l’enclos du mépris comme s’ils n’étaient plus bon à rien ? Qu’à cela ne tienne : vous allez entendre parler d’eux, les vieux ne comptent pas pour des prunes ! Ils disposent d’une arme secrète qui a le pouvoir de changer le cours de l’humanité…Ça va swinguer dans les chaumières !

Portant un regard lucide et d’une infinie tendresse, Natalie Saracco ouvre nos yeux et nos coeurs sur cette dernière étape de la vie, celle où tout se joue. Déjouant avec humour les pièges et tentations du grand âge, elle encourage les plus âgés à gagner cette dernière bataille car, si tout est différent désormais, tout est encore possible. En avant les vieux, vous êtes l’armée du Bon Dieu !

3e numéro du magazine 1000 raisons de croire : Oui anges et démons existent

Le 14 février, le troisième numéro du magazine 1000 raisons de croire, tiré à 70 0000 exemplaires, sera dans tous les kiosques de France. Dédié au grand public, ce bimestriel de 100 pages, a pour ambition de faire découvrir toute la beauté, la profondeur et la vérité de la foi chrétienne.

Comment vaincre le diable ? Quel est le rôle du nom de Jésus pour se soustraire à nos addictions ? Est-il possible de discuter avec notre ange gardien ? Le numéro 3 du magazine 1000 raisons de croire donne les réponses à ces questions et bien plus encore !

Dans ce troisième numéro, retrouvez un dossier spécial sur l’existence des anges et des démons avec des interviews exclusives d’exorcistes et de spécialistes comme celles du père Olivier-Thomas Venard (le plus connu des prêtres de l’Ecole Biblique et Archéologique de Jérusalem) et du père Jean-Pascal Duloisy (exorciste du diocèse de Paris). Vous découvrirez un beau reportage à Guadalupe, au Mexique, avec le vice-recteur de la basilique et de nombreux fidèles ! Enfin, retrouvez de belles histoires, des conversions, une méditation sur la pauvreté ainsi que des témoignages inédits comme ceux du chanteur chrétien Grégory Turpin et de l’ancien commando militaire Marius.

Programme spécial couple pour la Saint-Valentin

Regards croisés d’un prêtre catholique et d’une sexothérapeute sur la sexualité du couple :

La sexualité du couple est un cadeau fait aux amoureux pour se dire leur amour, sentir la connexion forte entre eux, vivre le don l’un de l’autre jusque dans les corps et en cueillir un plaisir sensoriel intense. Cette promesse faite aux couples semble souvent un rêve lointain, une réalité perdue, un fantasme un atteignable. Peu ont reçu les connaissances et les outils pour identifier ce qui empêche cette harmonie conjugale et la plupart du temps se heurtent contre les obstacles qui se dressent devant eux. Cette promesse se réalise dans un chemin, qui n’est pas toujours fait de roses et nécessite de se libérer de certaines entraves. Ce parcours propose un éclairage théologique de cette promesse, des exemples et des outils concrets pour actualiser cette promesse dans vos vies de couples.

Programme du parcours

Jour 1 

Retrouver les origines perdues

Les origines du désir : le pouvoir du regard et de la gratitude

Jour 2 

Disproportion et rédemption : besoin de rédemption

Les obstacles à la véritable rencontre

Jour 3 

Christ/Église- époux /épouse

Homme/amant et Père – Femme/amante et mère

Jour 4 

Parole et silence

Authenticité et responsabilité

Jour 5  

Charles et Zita/ jagerstatter : au service du chemin de l’autre

S’apprendre l’un l’autre, apprendre le langage l’un de l’autre

Jour 6

Spiritualiser la chair, incarner l’esprit (éros et agape)

Tête – coeur – corps, les trois dimensions du désir

Jour 7 

Appel à la tendresse

Incarner la sexualité du couple dans le quotidien

Jour 8 

“Ils n’ont plus de vin” : la prière

Habiter les périodes d’abstinence, demander de l’aide

Jour 9 

Le couple et les enfants

Rester amants en étant parents

Jour 10 

Le pardon

Demander et recevoir le pardon autour de la sexualité

Inscriptions

Appel filial pour le retrait de Fiducia supplicans

Le 2 février, 90 ecclésiastiques, chercheurs et auteurs ont publié un texte intitulé « Appel filial » qui s’adresse aux évêques et aux cardinaux de l’Eglise pour leur demander d’une part d’interdire l’application de la Déclaration du Dicastère pour la doctrine de la foi (DDF) dans leur diocèse et d’autre part pour les solliciter afin qu’ils demandent à François qu’il retire ce document.

Cette initiative est publiée en plusieurs langues par divers sites tels : LifeSiteNews, Infovaticana.com, Katholisches.info, Sandro Magister, Crisis Magazine, InfoCatolica, Edward Pentin et d’autres. Le document demeure ouvert à signature jusqu’au 15 février. Infovaticana a annoncé le 6 février que Mgr Joseph Strickland, ancien évêque de Tyler au Texas, avait donné son accord.

Une Déclaration fortement contestée

L’Appel note la vague de refus qui a parcouru le monde catholique, en particulier sur le continent africain. Mais la contestation ne s’est pas limitée à l’Afrique : plusieurs conférences épiscopales européennes – Ukraine, Pologne, Hongrie, France, Pays-Bas – s’y sont opposé, choisissant de ne pas l’appliquer.

Des cardinaux ont protesté plus ou moins fortement. D’autres évêques résidentiels et des associations sacerdotales ont également ont également repoussé le texte romain. Le texte note que « jamais, dans l’histoire de l’Eglise catholique, un document du magistère romain n’a fait l’objet d’un rejet aussi fort ». 

Les auteurs demandent aux pasteurs : (1) « de suivre l’exemple courageux de tant de frères évêques à travers le monde : veuillez interdire immédiatement l’application de ce document dans votre diocèse ». Et (2) de demander au Pape de retirer d’urgence ce document malheureux, qui est en contradiction avec l’Ecriture et la Tradition et qui produit clairement un grave scandale.

Le Patriarche Orthodoxe de Constantinople saisit la CEDH contre la Turquie

De Gregor Puppinck :

Le 17 mars 2021, Dimitri Bartholomeos Arhondoni, plus connu sous le nom de Sa Sainteté le patriarche œcuménique Bartholoméos Ier, primat du Patriarcat Œcuménique de Constantinople et chef spirituel de l’Église orthodoxe, a saisi la Cour européenne des droits de l’homme d’une requête contre la Turquie (requête n° 15399/21).

L’ECLJ a demandé à la Cour l’autorisation d’intervenir dans la procédure.

En cause : l’expropriation par le gouvernement turc du monastère grec-orthodoxe de Saint Spyridon de Halki. Halki est l’une des îles des Princes situées dans la mer de Marmara, face à Constantinople, et l’un des conservatoires de l’Orthodoxie byzantine. C’est dans cette île que se trouve notamment le séminaire de Halki, dans lequel fut formé le clergé grec orthodoxe, et qui est fermé arbitrairement par les autorités turques depuis 1971.

Depuis l’instauration de la Turquie moderne, le régime turc cherche à déposséder les Églises orthodoxes de leur patrimoine afin d’effacer leur histoire de l’Anatolie et de « turquifier » cette terre. L’une des procédés pour ce faire consiste à déclarer « désaffectées » les fondations religieuses propriétaires et gestionnaires des biens de l’Eglise, transférant ainsi leur propriété à l’État. C’est ce que fit la Direction générale des fondations de Turquie en 1967. Depuis, l’Église orthodoxe cherche à recouvrer sa propriété. Tous les recours auprès des tribunaux turcs furent rejetés, les autorités et juridictions turques étant expertes en manœuvres dilatoires à l’encontre des minorités. Cela conduit le Patriarche Œcuménique de Constantinople à saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

La confiscation des biens des églises chrétiennes d’Anatolie est malheureusement une pratique courante, facilitée par l’exode des Chrétiens devenus ultra-minoritaires dans leur propre pays. D’ailleurs, à plusieurs reprises déjà, la Cour européenne a condamné la Turquie pour violation des droits de propriété des Églises orthodoxe grecque[1] et arménienne[2].

Encore le 15 novembre 2022, la CEDH a condamné la Turquie pour avoir exproprié des terres d’une fondation grecque orthodoxe, et plus récemment encore, le 3 octobre 2023, elle a condamné à l’unanimité la Turquie pour violation du droit de propriété du monastère syriaque de Mor Gabriel à Midyat (n°13176/13). L’ECLJ est intervenu à plusieurs reprises auprès de la CEDH.

La Turquie devrait rendre la propriété de ce monastère à l’Eglise orthodoxe, sans attendre d’être condamnée par la Cour.

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