Blogs avec images

Une mère et sa fille ont été tuées par un tireur d’élite israélien dans l’église de la Sainte-Famille à Gaza

Le Patriarcat latin de Jérusalem a annoncé qu’une mère et sa fille ont été tuées par un tireur d’élite israélien dans l’église de la Sainte-Famille à Gaza. Sept autres personnes ont été blessées par balles alors qu’elles tentaient de se protéger des tirs.

« Aujourd’hui, vers midi, le 16 décembre 2023, un tireur d’élite de l’IDF (Israel Defense Forces) a assassiné deux femmes chrétiennes à l’intérieur de la paroisse de la Sainte-Famille à Gaza, où la majorité des familles chrétiennes s’est réfugiée depuis le début de la guerre.

Nahida et sa fille Samar ont été abattues alors qu’elles se rendaient au couvent des Sœurs (de Mère Teresa). L’une a été tuée alors qu’elle tentait de mettre l’autre en sécurité. Sept autres personnes ont été blessées par balles alors qu’elles tentaient de protéger d’autres personnes à l’intérieur du complexe de l’église.

Aucun avertissement n’a été donné, aucune notification n’a été faites. Elles ont été abattues de sang-froid à l’intérieur de l’enceinte de la paroisse, où il n’y a pas de belligérants.

Plus tôt dans la matinée, une roquette tirée par un char de l’IDF a visé le couvent des Sœurs Missionnaires de la Charité (Soeurs de Mère Theresa de Calcutta). Le couvent abrite plus de 54 personnes handicapées et fait partie du complexe de l’église, signalé comme lieu de culte depuis le début de la guerre.

Le générateur du bâtiment (unique source d’électricité) et les réserves de carburant ont été détruits. La maison a été endommagée par l’explosion et l’incendie massif qui en a résulté.

Deux autres roquettes, tirées par un char de l’IDF, ont visé le même couvent et l’ont rendu inhabitable.

Les 54 personnes handicapées sont actuellement déplacées et n’ont pas accès aux respirateurs dont certains ont besoin pour survivre.

De plus, à la suite des bombardements intenses dans la région, trois personnes ont été blessées à l’intérieur du complexe de l’église la nuit dernière. Des panneaux solaires et des réservoirs d’eau, indispensables à la survie de la communauté, ont été détruits.

Ensemble en prière avec toute la communauté chrétienne, nous exprimons notre proximité et nos condoléances aux familles touchées par cette tragédie insensée. En même temps, nous ne pouvons qu’exprimer notre incompréhension face à une telle attaque, d’autant plus que toute l’Église se prépare pour Noël.

Le Patriarcat latin de #Jérusalem suit cette situation avec une grande préoccupation et fournira des informations supplémentaires au besoin. »

L’armée israélienne a justifié l’attaque en évoquant la présence de lance-missiles dans le lieu de culte.

Pressions de la Cour interaméricaine des droits de l’homme en faveur de l’avortement : le Costa Rica envisage de quitter l’institution

Le président du Costa Rica, Rodrigo Chaves, a envisagé la possibilité de se retirer de la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) si celle-ci impose de modifier la législation nationale sur l’avortement.

Cette année, les Nations unies ont exhorté le Costa Rica à dépénaliser l’avortement. Pour Tlaleng Mofokeng, rapporteur spécial sur le droit à la santé physique et mentale, les restrictions légales existantes sont « incompatibles avec les normes internationales en matière de droits de l’homme et les protocoles cliniques ». Selon elle, il s’agit de « discrimination fondée sur le genre ».

La prise de position du président Chaves a eu lieu dans le cadre de l’affaire en cours contre le Salvador :

 « Si la Cour interaméricaine des droits de l’homme rendait une ordonnance relative à l’avortement, le Costa Rica n’aurait d’autre choix que de se retirer du traité ».

« Une société civilisée protège la vie des personnes les plus vulnérables, comme les personnes âgées et, surtout, les enfants à naître ». « La seule exception est lorsque la vie de la mère est en danger ».

Le président du Costa Rica dénonce

« ceux qui pourraient exploiter ce principe directeur, en utilisant les définitions de l’Organisation mondiale de la santé, qui incluent des facteurs économiques, sociaux et émotionnels, dans le but de plaider en faveur de l’interruption de grossesse ».

Source : Gènéthique

Ouverture du procès du catholique Jimmy Lai en Chine

Jimmy Lai, militant catholique pour la liberté, critique du régime communiste chinois, comparaît devant un tribunal alors qu’il risque la prison à vie. Le gouvernement britannique a lancé un appel à sa libération.

À l’aube du 18 décembre, le magnat des médias a été emmené par le personnel de sécurité au palais de justice de West Kowloon, où s’est ouvert son procès, qui devrait durer environ 80 jours. Ses partisans, dont le cardinal émérite de Hong Kong Joseph Zen, étaient présents au tribunal.

Âgé de 76 ans, Lai a été condamné en décembre dernier à une peine de près de six ans de prison pour “fraude”, une accusation distincte de celle pour laquelle il est actuellement jugé.

Lai, qui a été amené à la foi catholique par le cardinal Zen, est un fervent critique du Parti communiste chinois (PCC) et de ses mesures contre la liberté. En 1995, il a fondé le tabloïd pro-démocratie Apple Daily, qui a publié des critiques du PCC qui lui ont valu l’ire des autorités communistes. Le journal est devenu l’un des principaux journaux de Hong Kong, mais il a fermé ses portes en juin 2021 lorsque les bureaux ont été perquisitionnés par le personnel de sécurité du PCC et que Lai a été arrêté.

Dans le procès en cours, Lai est accusé de “collusion avec des forces étrangères” en violation de la loi sur la sécurité nationale (NSL) que Pékin a imposée à l’île en juin 2020 afin de réprimer la dissidence contre le PCC, et il pourrait être condamné à une peine de prison à vie en vertu de cette loi.

Ce procès ne se déroule pas devant un jury, mais uniquement devant un trio de juges triés sur le volet.

Expulsion de la FSSP du diocèse de Quimper : message de l’évêque

Suite à mon article de dimanche, voici le message de Mgr Dognin aux fidèles des messes de l’ancien missel à Quimper et Sainte Sève :

Frères et Sœurs,

Lors de la visite pastorale que j’avais effectuée dans votre communauté au printemps 2022, j’avais constaté votre joie de participer à la messe célébrée avec le Missel de 1962 et la nourriture spirituelle que cela vous apportait. J’ai pu en mesurer l’importance dans les réponses au questionnaire que je vous avais adressé. À la suite de cette visite, j’avais pris la décision de permettre aux prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre de continuer à célébrer ces messes comme m’y autorise le Motu Proprio Traditionis Custodes promulgué par le Pape François le 16 juillet 2021. En ce sens, le 11 juin 2023, j’ai promulgué une ordonnance pour notre diocèse, afin d’en préciser les modalités de mise en œuvre.

Cependant, il y a deux semaines, un article très offensant paru sur un blog traditionaliste à propos de la paroisse Quimper – Saint-Corentin a suscité un grand émoi dans le diocèse, chez les prêtres et beaucoup de fidèles, et a exacerbé les tensions qui s’étaient développées depuis plusieurs années.

En effet, au fil des ans, j’ai constaté que cette messe dominicale s’est transformée de facto en la création de deux paroisses personnelles (non canoniques) avec toutes les activités afférentes, en parallèle des activités paroissiales. Je ne le souhaitais pas, car je savais que compte tenu de l’histoire de notre diocèse, cela aurait des conséquences sur la communion ecclésiale, autant pour le clergé diocésain que pour les fidèles. Nous en voyons les conséquences aujourd’hui. Ma décision n’est pas un blâme adressé aux abbés Courtois et Télisson, qui sont des pasteurs zélés, mais le constat de tensions irréversibles mettant à mal l’unité du diocèse.

Les tensions générées par la situation que je viens de décrire m’imposent de réagir pour préserver l’unité de l’Église catholique dans le Finistère ainsi que la communion du presbyterium autour de son évêque. Aussi, après avoir consulté mes Conseils, j’ai décidé de maintenir cette messe dominicale avec l’ancien Missel pour le bien des fidèles, mais en demandant à des prêtres diocésains de l’assurer. J’ai également décidé de mettre fin à la convention qui lie le diocèse avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre. Les activités pastorales (catéchisme, pastorale des jeunes, etc.) ainsi que la préparation et la célébration des sacrements (baptême, mariage, etc.) continueront d’être assurées par les paroisses Quimper – Saint-Corentin et Saint-Yves en Pays de Morlaix. Les prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre poursuivront leur mission jusqu’à une échéance qui sera décidée prochainement. Ils nous ont assuré de leur collaboration pour assurer la transition.

J’ai conscience que cette décision suscitera des réactions, voire des interrogations et des inquiétudes pour l’avenir. Je m’en remets à votre discernement et votre volonté de construire ensemble notre Église.

À l’approche de la fête de Noël, soyons unis dans la prière et dans l’amour du Christ. Je suis confiant que, en tant que communauté diocésaine, nous pourrons permettre cette transition dans la paix, surmonter les défis qui s’annoncent et continuer à grandir dans la foi.

Je vous assure de ma prière, et que la paix du Seigneur soit toujours avec vous.

X Laurent DOGNIN

Évêque de Quimper et Léon

Les parents ne devraient pas tolérer que leurs enfants ne savent rien de Renoir, de Ford ou d’Hitchcock

« Des parents qui ne toléreraient pas que leurs enfants ne sachent rien de Balzac ou de Dickens ne devraient pas s’accommoder davantage qu’ils ignorent tout de Renoir, de Ford ou d’Hitchcock, dans lesquels il y a tant de richesse esthétique et de trésors de sagesse à puiser ». C’est pour les aider que Laurent Dandrieu propose « Une cinémathèque idéale ». De passage à Angers pour dédicacer ce dernier ouvrage paru chez Critérion, le critique de cinéma et rédacteur en chef des pages culture de Valeurs actuelles, a accordé cet entretien à RCF :

L’abrogation de l’arrêt Roe v. Wade contribue à sauver des vies

Lu ici :

Les deux dernières années ont vu un déclin massif de plus de 130 centres d’avortement aux États-Unis, selon le rapport annuel d’Operation Rescue. En 2022, 88 cliniques d’avortement ont fermé leurs portes, suivies de 49 autres en 2023. Au total, 137 cliniques ont cessé leurs activités au cours des deux dernières années. Actuellement, 14 États interdisent l’avortement, grâce à des lois qui protègent d’innombrables bébés innocents du meurtre dans l’utérus, comme Rapports LifeSiteNews.

Ces États sans avortement sont l’Alabama, l’Arkansas, l’Idaho, l’Indiana*, le Kentucky, la Louisiane, le Mississippi, le Missouri, le Dakota du Nord, l’Oklahoma, le Dakota du Sud, le Tennessee, le Texas et la Virginie occidentale (*l’Indiana est devenue sans avortement en 2023, ce qui a entraîné la fermeture de 7 cliniques d’avortement) (…)

Cependant, 53 nouvelles cliniques ont ouvert ou repris leurs activités au cours de la même période. Parmi celles-ci, 42 (79 %) pratiquaient uniquement des avortements médicamenteux, tandis que 11 (21 %) proposaient des avortements chirurgicaux. La grande majorité des cliniques d’avortement chirurgical (99 %) pratiquaient également des avortements médicamenteux.

Après ajustement des données de certaines cliniques hospitalières et prestataires d’avortement en ligne, il y a eu une diminution totale de 13 centres d’avortement par rapport à 2022, passant de 683 à 670 en 2023.

Selon Troy Newman, président d’Operation Rescue, cela représente une baisse impressionnante de 69 % depuis 1991, alors qu’il y avait 2 176 cliniques d’avortement en activité. L’abrogation de l’arrêt Roe v. Wade contribue sans aucun doute à sauver des vies, et les efforts des Américains pro-vie s’avèrent fructueux.

Cependant, Newman met en garde contre une augmentation alarmante des avortements dangereux par courrier. Même si la communauté pro-vie a de nombreuses raisons de se réjouir, les partisans de l’avortement continuent de trouver des méthodes pour tuer autant de personnes que possible.

BFM a compris comment ne pas perdre pied face à CNews…

En grande difficulté depuis plusieurs semaines,  BFM se retrouve dépassée en audience par CNews de plus en plus souvent mais semble avoir trouvé la parade :

Aujourd’hui, Thaïs d’Escufon, était invitée à débattre contre une féministe de gauche. Le même jour, alors que la commission mixte paritaire débattait de l’avenir de la loi immigration, BFM faisait témoigner Claire, une jeune femme victime d’un viol commis par un Africain sous OQTF, qui a demandé à rencontrer Eric Zemmour.

Dimanche soir, à la demande Marion Maréchal, BFM organisait un débat entre cette dernière et Mahilde Panot. Et, il y a quelques semaines, c’est Laurent Obertone qui était invité à débattre sur BFM pour évoquer Crépol.

La dictature du réel !

 

60 maires signent une tribune pour dénoncer le laxisme judiciaire

C’est sans doute une première qui montre l’exaspération des maires de communes plutôt rurale qui en ont assez du laxisme judiciaire. Il est notamment reproché au procureur son laxisme dans la gestion des activistes écolos qui bloquent un chantier majeur de champs photovoltaïque sur la commune de Cruis :

Le divorce est acté. Près de 60 maires des Alpes-de-Haute-Provence publient ce vendredi 15 décembre une tribune à l’attention du ministère de la Justice, et dans laquelle ils dénoncent ce qu’ils considèrent être un laxisme du parquet de Digne-les-Bains.

Force est de constater que dans notre département, le parquet affiche d’importantes lacunes qui nuisent à son efficacité au point que nos concitoyens perdent confiance en la justice. Nous, maires et élus du département, constatons une insuffisance quotidienne de la réponse pénale au moment même où les infractions en tout genre se multiplient”, écrivent les maires dans leur tribune (…)

Les maires signataires estiment ainsi qu’il leur est “difficile d’exercer” leur mandat “dans des conditions optimales”. Ils dénoncent ainsi des poursuites judiciaires “trop rarement engagements” malgré leurs plaintes et signalements.

Ils dénoncent entre autres la gestion de la situation au parc photovoltaïque de Cruis, au cœur de plusieurs actions militantes. “À Cruis, des militants ont longtemps empêché la bonne marche d’un projet de parc photovoltaïque purgé de tout recours sans être inquiétés”, soulignent les élus, qui dénoncent des “constructions illégales” et ce “aux quatre coins du département.”

Les élus appellent ainsi le ministre de la Justice à “agir”, au risque de voir les Alpes-de-Haute-Provence devenir “un territoire où les principes de la justice sont dévoyés”, dans un contexte où les Français sont déjà “en colère” sur de nombreux sujets (…)

“L’État doit plus que jamais incarner la justice et l’autorité. Il en va de la préservation du vivre ensemble et des valeurs républicaines”, concluent les maires.

Casuistique du ‘en même temps’

Responsum de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à un dubium au sujet de la bénédiction des unions de personnes du même sexe du 22 février 2021 :

“il n’est pas licite de donner une bénédiction aux relations ou partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle hors mariage (c’est-à-dire hors de l’union indissoluble d’un homme et d’une femme ouverte en soi à la transmission de la vie), comme c’est le cas des unions entre personnes du même sexe”

Déclaration Fiducia supplicans sur la signification pastorale des bénédictions du 18 décembre 2023 :

il est possible de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, sous une forme qui ne doit pas être fixée rituellement par les autorités ecclésiales, afin de ne pas créer de confusion avec la bénédiction propre au sacrement du mariage

Je souhaite bien du courage aux théologiens en perspective des nervous breakdown qu’occasionnera la recherche d’une herméneutique de la réforme, du renouveau dans la continuité

La Saint-Cyrienne demande de l’aide pour un capitaine de gendarmerie condamné à 7 années de prison

L’histoire est dramatique. Ce jeune saint-cyrien est père de trois enfants âgés de 5, 3 et 1 an et sa femme se retrouve seule à gérer cette famille nombreuse. Cette affaire est passée inaperçue alors qu’il s’agit d’une affaire similaire à celle qui a entraîné la mort du voyou Nahel.

Condamné à 5 ans de prison dont seulement 2 fermes en mai 2023, il a été condamné en appel à 7 années de prison ferme en octobre 2023. Pourquoi une telle aggravation de la peine à votre avis ? Il s’agit de l’effet “émeutes” conjugué à l’hostilité d’une justice qui ne défend plus les forces de l’ordre.

Voici le message de la Saint-Cyrienne pour expliquer la situation :

Le 10 octobre l’un des nôtres a été condamné à sept ans de prison fermes pour meurtre. La cour d’appel de Lyon a considéré que le capitaine Dobritz avait intentionnellement donné la mort à un homme. Cette peine est-elle surprenante ? Non, même plutôt clémente pour un tel crime. Après tout un capitaine de gendarmerie n’est pas au-dessus des lois et se doit d’assumer ses fautes.

Alors votre premier réflexe va être de consulter internet pour en savoir un peu plus sur cette regrettable affaire qui vient ternir l’image iconique de notre noble institution auprès de nos concitoyens. Vous allez trouver une multitude d’articles de différents journaux (…) Y apparaissent toujours les mêmes éléments.

Après une course poursuite un binôme de gendarmes bloque un véhicule avec des plaques signalées volées, une vidéo montre alors un gendarme, à pied, tirer sept fois sur la voiture qui recule entrainant le décès du conducteur. Effectivement, c’est accablant d’incompétence. En fait ces articles sont un copié-collé d’une dépêche AFP du bureau de Lyon qui, sans avoir envoyé de journaliste lors du procès, a interrogé les avocats pour la rédiger. Celui des parties civiles va, lui, monopoliser la parole pour raconter une version erronée des évènements développée dans le prétoire.

La réalité des faits est quelque peu différente. Le 11 mars 2018 vers 20h45, de nuit, sur la commune de Baie Mahault en Guadeloupe les gendarmes sont appelés par une femme qui vient de reconnaître sur une voiture inconnue ses plaques minéralogiques, volées quelques jours auparavant. Dans l’urgence et en prévoyant la mise en place de son dispositif d’interception le capitaine Dobritz, commandant la brigade, décide de se rendre sur place avec un autre gendarme pour procéder à la certification du renseignement (…) Ils repèrent finalement le véhicule stationné tous feux éteints mais sans pouvoir formellement lire le numéro, ils décident d’aller l’inspecter le pensant inoccupé. C’est en arrivant à sa hauteur qu’ils constatent qu’un individu recherché se trouve à l’intérieur.  La décision d’interpellation est aussitôt prise.

Le gendarme s’arrête devant la voiture et le capitaine, en tenue, descend, dégaine son arme, la pointe sur le conducteur en faisant les sommations « Halte gendarmerie » pour l’obliger à se soumettre à la force publique. Malheureusement ce dernier démarre brusquement et tente de passer une vitesse faisant rugir le moteur en même temps que les phares s’allument, le capitaine qui se trouve devant est persuadé qu’il va se faire écraser contre son propre véhicule. Il fait un pas de côté et ouvre le feu. Deux coups très rapprochés comme on le lui a enseigné.  Le conducteur est mortellement touché mais réussi malgré tout à enclencher la marche arrière, la voiture recule alors vivement, le capitaine poursuit son intervention ignorant le résultat de son premier tir et avance vers l’objectif en essayant de le stopper en tirant dans la roue et le capot moteur, deux impacts y seront retrouvés sur les cinq coups tirés.

Il existe effectivement un enregistrement vidéo, sans le son, qui capture la scène non pas au tout début de l’action mais à partir du troisième coup lorsque le tireur avance pour tenter d’immobiliser le véhicule qui recule à vive allure.  Seulement trois flashs sont visibles. Évidemment le poids de ces images est bien différent de ce qui est faussement présenté comme la preuve infaillible de la commission d’une nouvelle violence “policière“ en insinuant qu’elle montre un gendarme tirer 7 fois sur un conducteur en train de reculer.La fouille de la voiture démontrera, entre autres éléments, qu’un pistolet automatique de 9mm alimenté et chargé se trouvait positionné entre le siège et la console avant.

La personne décédée est un délinquant niçois, multirécidiviste, vivant sous un faux nom en Guadeloupe alors qu’il était l’objet de deux mandats de recherche, l’un de Grasse et l’autre de Nice. À la suite de son décès sa compagne a repris son trafic de stupéfiants entre l’ile et la métropole pour lequel elle sera d’ailleurs condamnée à 18 mois de détention.

Alors comment peut-on expliquer une telle interprétation des faits ? Qu’est ce qui fait que les jurés et les juges ont lourdement condamné un soldat de la loi censé œuvrer, comme eux, à la défense de la société ? Comment la détermination, l’abnégation ou le sens de l’engagement dans ce qu’il a de plus noble, inculqué tout au long de sa formation, ont pu être caricaturés voire moqués par des magistrats ?  Dépeignant le capitaine Dobritz comme un prédateur froid, un chasseur, refusant de laisser échapper sa proie, son trophée.  L’instant d’après lui reprochant, à l’inverse, d’être un chien fou se comportant en cow-boy irresponsable ?

Les récents évènements ayant conduits au déclenchement d’émeutes dans de nombreuses villes et a une hystérisation médiatique au sujet des violences dites “policières“ ont probablement créé un contexte délétère aux forces de l’ordre, en général et au traitement des affaires impliquant l’usage des armes à la suite d’un refus d’obtempérer, en particulier.  Certains serviteurs de l’état se retrouvent broyés dans une véritable tectonique des plaques due à la polarisation des forces politiques qui se radicalisent autour de sujets censés être représentatifs de leur vision de la société.

Malheureusement, pour certains, un jeune officier Saint Cyrien de 33 ans, père de trois enfants, catholique pratiquant et excellemment noté par ses chefs, représentant les valeurs d’engagement absolu au service de l’état est terriblement réactionnaire. Il retarde l’éclosion d’un nouveau monde plus juste et plus libre. Leur discours outrancier fait de violence et de fureur mérite-t-il d’être entendu ? Oui et nous sommes en partie là pour le garantir.

Mais aujourd’hui qui se souvient d’Arnaud Beltrame dans le vacarme Adama Traoré ? Demain qui se souviendra de Romain Dobritz ? Nous ! Nous ne l’abandonnerons pas !

Il est maintenant incarcéré au centre pénitentiaire de Villefranche dans un environnement extrêmement hostile pour un gendarme. Il fait face, il est debout, il mène un terrible combat dans des ténèbres inconnues. C’est un guerrier, il n’a pas le choix, il doit retrouver sa famille.

Nous nous devons de penser à lui, souvent, car il porte seul ce qui a fait la grandeur de notre institution. Ne jamais renoncer, quel qu’en soit le prix, à la mission confiée. La sienne maintenant est de rétablir son honneur et sa probité. Souvenez-vous de la phrase rituelle entendue un soir de triomphe, nous sommes debout, nous relèverons l’homme et nous l’aiderons dans sa mission, même si, parfois, nous devrons le porter !

Si la grande famille des Saint-Cyriens se mobilise parce qu’il est des leurs, alors la grande famille chrétienne devrait également se mobiliser pour soutenir ce père de famille catholique pratiquant !

Une cagnotte a été ou verte pour “aider Maëlle et ses trois enfants avec la discrétion qui convient mais dans tous les domaines où nous avons des leviers d’action, notamment sur le plan financier, sans oublier la question du logement puisque Maëlle devra se reloger à partir de l’été 2024 (…) En corollaire, nous nous proposons d’assister Romain Dobritz dans une perspective de repositionnement professionnel, une fois sa peine effectuée. Nous appelons ici plus particulièrement votre attention sur la question financière puisque Maëlle doit faire face à des charges croissantes alors qu’elle ne  bénéficie plus de la solde de son époux et qu’elle doit se consacrer seule à ses jeunes enfants.”

Le lien vers la cagnotte à faire circuler.

La France, capitale mondiale de la franc maçonnerie

Lu sur Entreprendre :

Alors que le nombre de francs-maçons est en baisse partout dans le monde, le France s’impose comme la capitale mondiale de la franc maçonnerie avec au moins 160 000 adeptes.

La Grande Loge nationale française (GLNF) et la Grande Loge de France (GLDF) sont les principales obédiences, avec des membres estimés entre 15 000 et 20 000 chacune. De plus, il existe de nombreuses autres obédiences, chacune comptant entre 1 000 et 5 000 membres. La France détient également le record mondial du nombre de Grandes Loges sur un même territoire. Au cours des dernières décennies, la franc-maçonnerie en France a presque triplé en nombre, ce qui constitue une croissance unique au monde.

Cependant, malgré cette croissance impressionnante, la franc-maçonnerie en France doit relever de nombreux défis. Environ 30 % des membres quittent la franc-maçonnerie dans les cinq ans suivant leur admission, principalement par lassitude ou désir de découvrir autre chose. De plus, l’assiduité en loge n’atteint pas toujours les niveaux souhaités, avec un taux de participation parfois inférieur à 50 %.

Marion Maréchal : “Je suis contre la disparition de la France sous le poids de l’immigration et de l’islamisation”

Marion Maréchal était opposée à Mathilde Panot (LFI) dans un débat diffusé sur BFM dimanche soir. A l’instar du débat de la campagne présidentielle entre Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour, il ne s’agissait pas de convaincre leurs électeurs respectifs mais plutôt de convaincre les téléspectateurs de BFM. Et pour Marion Maréchal, il s’agit des électeurs de LR et de la frange droite des macronistes. Ses mots furent sans concession et authentiquement de droite ! Ces deux jeunes femmes sont nées en 1989 et pourraient peut être un jour se retrouver face à face lors d’une élection…Qui sait?

Le monde en 2024 : vers un ordre multipolaire ?

“Nous vivons des changements tels qu’il n’en arrive qu’une fois par siècle”. Cette déclaration du président chinois adressée à son homologue russe laisse libre cours à toutes les interprétations, pour le meilleur et pour le pire. Quel sort nous réservent les puissants ? A quoi ressemblera notre monde en 2024 ? Quelles sont les grandes tendances qui se dégagent ? Le bloc russo-chinois a en tout cas sonné la fin de la récréation : la dédollarisation déjà engagée va se poursuivre avec toujours plus de nouveaux partenaires. De son côté, l’empire américain et ses alliés ont pris du plomb dans l’aile n’agissent plus de manière rationelle. Si le Congrès américain, exsangue, a refusé l’aide financière à l’Ukraine de Zelensky pour continuer la guerre, il semble que la Chine soit la nouvelle cible : Taïwan concentre toutes les attentions.

Quoiqu’il en soit, l’année 2024 sera l’année d’une montée en puissance des monnaies numériques de banques centrales, dernière lubie des tenants de la société de surveillance. De Washington à Pékin, en passant par Moscou et Francfort, tous s’y mettent. Le clivage mondialistes/patriotes est-il toujours d’actualité ?

L’analyste économique, Stanislas Berton, analyse les forces en présence et dresse un panorama complet pour l’année 2024. La France saura-t-elle retrouver sa puissance d’équilibre ? Réponse dans ce numéro de “Politique & Eco” !

Propagande LGBT du CNED

Un lecteur nous fait suivre le devoir demandé par le CNED pour un collégien en classe de 3e :

La carte de notre patrimoine bachique doit beaucoup à la chrétienté

Extrait d’un article des Echos consacré au vin et notamment au vin de messe :

[…] Meursault, la Bourgogne et ses clos, celliers, granges, abbayes et hospices, terre bénie de la viticulture. L’histoire des climats est pleinement liée à celle de l’Eglise et des ordres religieux bénédictins et cisterciens. Partout en France, chaque monastère, chaque évêché, a planté des vignes pour satisfaire à ses besoins liturgiques, et produit bien au-delà. La carte de notre patrimoine bachique doit ainsi beaucoup à la chrétienté. Prenez et buvez-en tous… Bienheureuses sont les paroisses des régions viticoles, où la providence transfère parfois des bouteilles des chais aux sacristies sous forme de dons, comme c’est la tradition dans la paroisse de Sancerre. À l’abbaye du Barroux, en Provence, le paradoxe est que les vins des moines vignerons ne sont pas destinés à l’Eucharistie célébrée en son sein – un généreux donateur les leur fournit – mais sont commercialisés sur la boutique et en ligne.

Le plus souvent, les paroisses achètent selon leurs besoins et leurs moyens aux producteurs locaux, religieux ou pas, ou dans les catalogues des fournisseurs spécialisés en articles liturgiques (par exemple, Holyart, leader européen) qui affichent des vins nationaux ou internationaux, Bordeaux (pas les plus chers), Espagne, Italie…, entre 7 et 10 euros. Martinez, producteur de marsala en Sicile, est l’un des grands fabricants de vins de messe (issus de cépages locaux, certifiés par le diocèse) vendus partout dans le monde.

Spécialiste et leader sur le marché américain, le californien Cribari Altar Wines. Ironie de l’histoire, les vignobles de la Napa Valley ont survécu à la prohibition par la multiplication des vins de messe, les seuls alors autorisés. Leur consommation augmenta en flèche, pas seulement motivée par la piété… Que diable buvait-on dans les speakeasy ? Au Québec, un vilain trafic a abouti à ce que désormais les religieux se fournissent exclusivement auprès de la Société des alcools (SAQ) parmi onze vins approuvés par l’assemblée des évêques catholiques du pays. Quatre sont français : le Naturae Chardonnay de Gérard Bertrand, le muscadet Voyage Extraordinaire de Lieubeau, le Côtes du Roussillon Marie Gabrielle du Domaine Cazes, et les Premières Grives Côtes de Gascogne du domaine Tariquet. Loué soit le bon goût.

Quels que soient les chemins qui les mènent à la sacristie, tous les vins de messe sont régis par le canon 924 : « Le saint sacrifice eucharistique doit être célébré avec du vin naturel de raisins, pur et non corrompu, sans mélange de substances étrangères. […] Il faut prendre soin de [le] conserver en parfait état […] Il est absolument interdit d’utiliser du vin dont l’authenticité et la provenance seraient douteuses. » En 2017, le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, au Saint-Siège, a rappelé aux évêques « qu’il leur appartient de pourvoir dignement à ce qui est nécessaire pour la célébration de la Cène du Seigneur […], et de veiller sur la qualité du pain et du vin destinés à l’Eucharistie ». Y aurait-il eu des tripatouillages peu catholiques des « matières » ? Si les communautés religieuses qui les confectionnent sont absoutes de tout soupçon, ce que l’on trouve dans les magasins ou en ligne est-il toujours bien valide ? Aux religieux de s’en assurer, CQFD. […]

Notre capacité d’émerveillement est la meilleure des réponses à la vacuité du monde

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

Nos anciens savaient, à l’école de Platon, que la meilleure manière de dompter la nature consiste à lui obéir. Ils avaient pour cela pris le temps de l’observer et d’en connaître les palpitations. Dans l’âme enracinée, il y a une connaissance qui devient quasi connaturelle de la saison des légumes, du cycle de la lune, d’où arrive le vent, de ce qu’il annonce, du chemin des étoiles, du bienfait de telle plante ou de l’atout d’un collet. Nous avons tous besoin d’un Bertrandou pour guider notre soif d’absolu comme il a su calmer, à l’invitation de Cyrano, la faim des cadets de Gascogne lors du siège d’Arras.

La grandeur des bergers

Les bergers tels que les chante Jacques Brel nous manquent. Il n’y a plus guère que les santons pour nous rappeler leur importance. Leur capacité à s’émerveiller méritait sans doute aux yeux de Dieu, avant les scribes et les grands prêtres, qu’ils soient récompensés en étant les premiers invités à la grande adoration de l’Enfant-Dieu. Quelle leçon de constater que de grands saints furent eux-mêmes, enfants, gardiens de troupeau comme Vincent de Paul, Jean Bosco ou encore le jeune Giuseppe Sarto, le futur grand pape saint Pie X. De même, ce furent des petits pâtres qui bénéficièrent des grandes apparitions mariales, de Lourdes à la Salette, de Guadalupe à Fatima. A l’heure des grands déplacements et de l’accès au savoir, alors que trop souvent beaucoup peinent à expliquer en quoi consiste leur profession tant l’argent-roi a réussi à déshumaniser le travail, lui, le berger, connaît ses brebis et ses brebis le connaissent. Plus encore, à l’image du marchand de quenouilles qui ouvre la captivante cinéscénie du Puy du Fou, les bergers peuvent écouter « les sentiers qui ne retiennent plus leurs vieilles confidences ». Parce qu’elle sait contempler, l’âme enracinée porte l’histoire à tous les enfants ; elle est la mémoire d’une civilisation.

A propos de mémoire, nous avons tous quelque part dans nos secrets intérieurs une bibliothèque de souvenirs qui contient dans ses rayons des séquences, des odeurs, des visages, des décors qui évoquent pour nous quelque chose de tangible, de saisissant et d’aimable. Et lorsqu’il arrive, au hasard d’une rencontre ou d’une situation, qu’un élément nous rappelle tel ou tel souvenir, c’est un frisson qui gagne tout notre être et nous voici transportés dans le passé.

Sylvain Tesson , théologien des arbres

A cet égard, à l’occasion d’un dimanche après-midi où, comme chacun sait, la promenade est un exercice qui s’intercale admirablement entre la fin du déjeuner et l’heure des vêpres, il m’a été donné d’en partager une avec un ami au cœur d’un petit bois. C’est alors qu’au détour du sentier que nous suivions, un platane incroyable d’amplitude et d’élégance ne pouvait que nous arrêter. Son volume noyé dans la végétation accentuait sa beauté, la lumière du ciel qui se déversait sur lui rajoutait à sa splendeur. Mais plus encore, il me rappelait les arbres du parc de mon enfance. Ce n’était qu’un arbre, bien sûr… Mais il était superbe de majesté et il m’offrait un bain de jeunesse tout en m’imposant le silence. Cette émotion secrète, irrépressiblement, enrobait mon cœur de majesté. Ce bain de jeunesse vécu intérieurement et silencieusement m’élevait parce que tous deux me rapprochaient de la Beauté par excellence qui réside en Dieu et qui se manifeste parfois tangiblement à travers sa création.

Au sortir de cette balade forestière et méditative, je repensais à ces très belles lignes de l’écrivain Sylvain Tesson qui disent bien mieux que je ne saurais le faire les impressions qui m’habitaient :

« Les arbres nous enseignent une forme de pudeur et de savoir-vivre. Ils poussent vers la lumière en prenant soin de s’éviter, de ne pas se toucher, et leurs frondaisons se découpent dans le ciel sans jamais pénétrer dans la frondaison voisine. Les arbres, en somme, sont très bien élevés, ils tiennent leurs distances. Ils sont généreux aussi. La forêt est un organisme total, composé de milliers d’individus. Chacun est appelé à naître, à vivre, à mourir, à se décomposer – à assurer aux générations suivantes un terreau de croissance supérieur à celui sur lequel il avait poussé. Chaque arbre reçoit et transmet. Entre les deux, il se maintient. La forêt ressemble à ce que devrait être une culture. »

Prendre le temps d’admirer les merveilles qui nous entourent, c’est placer son cœur dans une disposition de réception. C’est ouvrir les fenêtres de sa demeure intérieure pour la laisser se meubler du soleil du dehors. C’est habiller son cœur d’une beauté qui nous dépasse, se laisser saisir par une vérité qui nous domine, courir le risque de larejoindre et nous laisser guider par elle. Prendre le temps de contempler, c’est donner une chance à sa vie. Je croyais avoir vu un arbre. J’avais en fait touché du bois.

Le courage de la mesure

Extrait de l’hommage du père de Blignières (FSVF) à Jean Madiran, dans L’Homme Nouveau, à l’occasion de la parution de la biographie rédigée par Yves Chiron :

[…] En lisant la biographie si bien documentée de Chiron, une autre qualité m’a frappé chez Madiran. Je l’appellerai le courage de la mesure. Madiran a parfois excédé dans le mode de ses controverses, jusqu’à manier la dérision. Mais en relisant ses analyses, on est impressionné par deux choses : leur justesse, et la conscience aiguë que Madiran avait de leur type de certitude. Sur la modernité comme sur la crise dans l’Église, il affirmait ce que le laïc philosophe et théologien de grande culture qu’il était pouvait affirmer en sécurité intellectuelle : cela et rien de plus. Dans l’esprit de l’Antiquité grecque qu’il affectionnait, il fuyait cette démesure dont il est si difficile de se garder en période de crise. Il a soutenu toutes les actions en faveur des pédagogies traditionnelles de la foi, du catéchisme à la liturgie. Il n’a pas hésité à se trouver sur ces points en opposition avec la hiérarchie. Mais Madiran a pris un soin scrupuleux pour rester au plus près de ce qu’il pouvait avancer. Par exemple, il a manifesté clairement les déficiences de la nouvelle messe, mais il ne l’a jamais qualifiée de « messe de Luther ». Il n’a jamais pris occasion de ses positions pour rompre sa communion avec les autres catholiques. Il en a au contraire toujours appelé au jugement du magistère, et il a recherché un franc dialogue avec les catholiques, journalistes ou théologiens du bord opposé. Je pense notamment à ses échanges avec le père Congar. Que l’on relise, pour se convaincre de son souci des nuances pour coller au réel, la formulation équilibrée (que l’on retrouvait chez l’abbé Berto et chez Louis Salleron) de ce qu’il affirmait sur le Concile, sur la réforme liturgique ou sur la responsabilité personnelle du souverain pontife. C’est ainsi que Madiran n’a pas pu approuver, en juin 1988, les sacres contre la volonté du Pontife romain faits par Mgr Lefebvre. Cela, selon son propre jugement, lui a coûté l’existence de sa revue, l’œuvre principale de sa vie. Son courage de la mesure était en l’occurrence ici le vrai sens de l’Église. […]

Au sein même de l’Église, certains refusent l’idée du règne du Christ sur les réalités temporelles

De Philippe Maxence dans L’Homme Nouveau :

[…] Depuis des siècles, nous avons perdu la paix, par désillusion ou idéologie. Notre système politique lui-même est entièrement organisé sous « le signe du conflit civilisé », pour reprendre une expression de Mathieu Bock-Côté dans son dernier essai. Un livre courageux, dont le titre ne peut laisser indifférent – Le Totalitarisme sans le goulag –, et qui s’attaque de front aux mécanismes qui disqualifient l’adversaire en « l’anathémisant » comme extrémiste de droite. Bock-Côté démontre avec une certaine force que ce processus dialectique mène justement au totalitarisme.

Nous autres modernes

Reste que pour la pensée moderne la vie de la cité repose sur « le conflit civilisé », ce qui transforme le bien commun en une sorte de valeur relative, née de la collision de « principes contradictoires ». L’homme moderne a perdu la certitude d’une amitié politique possible et celle de la poursuite envisageable d’un bien réel. Il est emporté par un fort pessimisme sur la nature humaine et celle de la société. La paix, elle-même, du moins celle dont parle saint Augustin, ne lui semble pas possible.

Dans ce cadre, celle de Noël peut-elle avoir un sens ? Posons nous la question autrement : croyons-nous vraiment que l’Enfant de la crèche que nous allons célébrer dans quelques jours apporte réellement la vraie paix ? Certaines municipalités françaises ont répondu clairement à cette question. En refusant tout rapport à la Nativité dans leurs décorations de Noël ou par l’absence volontaire de crèche publique, elles estiment que l’Enfant de Bethléem représente un danger pour la concorde civile.

Le bras temporel

Au sein même de l’Église, certains hiérarques refusent l’idée du règne du Christ sur les réalités temporelles, en opposant États catholiques et évangélisation, comme si les premiers n’étaient pas des médiateurs possibles pour la seconde. Il n’y a pourtant pas de paix possible et durable sans les remparts de la cité. Jean Guitton, cité par dom Gérard dans Demain la chrétienté, le soulignait à sa manière :

« Sans Charles Martel, l’Islam se serait étendu jusqu’au Rhin. Sans Jeanne d’Arc, la France aurait été une Inde anglaise. Nous avons trop oublié ces dures réalités. Tout ce qui est précieux, tout ce qui est exquis est exposé à périr et doit périr en effet si l’homme de guerre qui doit le préserver et le défendre ne devenait qu’un homme de paix. »

Le Christ lui-même a bénéficié du rempart d’une mangeoire et d’une grotte pour le protéger et des bras protecteurs de sa mère et de la force tranquille de saint Joseph qui n’a pas été placé là uniquement pour la décoration. L’évangélisation elle- même nécessite la protection du bras temporel.

Devant la violence qui traverse notre monde, devant la lâcheté qui campe trop souvent parmi nous, et touche jusqu’à nos pasteurs et nos élites, il ne sert à rien de gémir sur les malheurs des temps.

« Toute chrétienté naissante, écrivait encore dom Gérard, nous relie à l’histoire de l’Église primitive et porte en elle la grâce des recommencements. Nous voilà à pied d’œuvre. Pour l’instant, ce n’est pas encore la montée de l’aurore, ce n’est peut-être que l’aube grise qui lentement se détache de la nuit. »

C’est bien au cœur d’une nuit, celle de Noël, qu’il faut revenir pour puiser non seulement le vrai sens de la paix mais aussi la certitude de sa possibilité. Tout s’effondre, nous sommes donc à l’époque des recommencements et d’une foi affermie au pied de la crèche.

En quête d’esprit : la crèche

Aymeric Pourbaix reçoit

– Don Bertrand LESOING, responsable des études à la Communauté Saint-Martin
– Luc ADRIAN, journaliste
– Mgr Bruno LEFÈVRE-PONTALIS, curé de la paroisse St-François-Xavier à Paris

Avec Véronique Jacquier

Jacques Le Morvan, RIP

Communiqué de Chrétienté Solidarité :

« Gaudete in Domino semper »

A la veille du dimanche de Gaudete, ce samedi 16 décembre 2023, à l’heure où l’on chante les complies, Jacques Le Morvan a été rappelé à Dieu.

Militant fondateur du Centre Charlier, Jacques a été de tous les combats pour la France et la Chrétienté. De Saint Nicolas du Chardonnet à Saint Louis de Port Marly, sur les routes de Chartres ou dans les rues de Paris, il a toujours été aux avant-postes de la résistance catholique et française.

Par son talent, il a su offrir au Centre Charlier et à Chrétienté-Solidarité l’écrin qui enveloppe chacune de nos initiatives et de nos luttes. Les bannières et les drapeaux qu’il a dessinés et confectionnés, avec son épouse Colette, continuent de guider nos pas.

A la manière de Jacques Perret, qu’il affectionnait tant, Jacques était, tout simplement, un défenseur du Trône et de l’Autel, un chouan poursuivant la lutte au XXe siècle finissant et en ce début de XXIe siècle si menaçant.

Les portes du Paradis sont grandes ouvertes pour ceux qui ont aimé et servi Jésus Christ ici-bas. Nul besoin d’en crocheter les serrures, ni de les enfoncer avec un bélier. Pas de policier irascible, ni de méchants évêques pour en empêcher l’accès à ceux qui ont combattu sous les bannières du Christ-Roi.

Que Notre Dame de France accueille Jacques, dans la Paix qui ne finit jamais.

A Dieu Jacques, au revoir mon cher ami.

Yann Baly

Président du Centre Charlier

Terres de Mission- Essenciel : Prisonnier de Daech, il retrouve la foi

Eglise universelle : Cette Autriche qui a dit non à Hitler (1930-1945)

Il est de bon ton de fustiger l’attitude des Autrichiens qui par le référendum du 10 avril 1938 auraient plébiscité le rattachement -l’Anschluss- de leur pays à l’Allemagne. Jean Sévillia, avec une sûre érudition, démontre dans un passionnant ouvrage “Cette Autriche qui a dit non à Hitler (1930-1945)” que la réalité est plus complexe que les simplifications manichéennes habituelles et qu’il n’est jamais facile de résister à un système totalitaire comme le fut le nazisme.

Eglise en France : Les 10 ans de l’Ecole saint-Martin de La Placeliére

Il y a 10 ans, des parents soucieux de donner à leurs enfants une véritable éducation chrétienne, créaient avec le concours de la Fraternité Saint Pie X, à proximité de Nantes, une école de garçons, placée sous le patronage de saint Martin, l’apôtre des Gaules. Son actuel directeur, l’abbé Graff, dresse le bilan de ces 10 années et évoque le développement de cet établissement qui scolarise aujourd’hui 228 élèves dans une ambiance familiale et responsabilisante.

Eglise en Marche : Essenciel, au théâtre Saint Léon (Paris XV)

Alors que la guerre ravage le Moyen-Orient, la rencontre, au cœur du désert, d’un homme de notre temps, sans repères ni certitudes, avec un prêtre. Un parcours de foi présenté par Franck Baugin, auteur et metteur en scène de cette pièce, à voir du 11 au 28 janvier.

La FSSP expulsée du diocèse de Quimper

Un lecteur nous informe qu’un représentant du diocèse de Quimper et Léon vient d’annoncer ce matin lors des messes célébrées par les prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) à Quimper et Sainte-Sève, que l’évêque a décidé de supprimer les deux apostolats de la FSSP dans le diocèse.

Comment en est-on arrivé là ?

Depuis plusieurs semaines le diocèse avait proposé à la FSSP un déménagement afin de quitter l’église Saint-Mathieu de Quimper pour les envoyer à 15km au nord-ouest de Quimper. La situation était un peu complexe dans le diocèse avec notamment une forte opposition du clergé local face aux développements de l’apostolat de la Fraternité Saint-Pierre. Mais les discussions entre la FSSP et l’évêché étaient en cours et même si les choix du diocèse peuvent être discutables, des solutions d’apaisement avaient été trouvées. Mais deux lettres de Paix Liturgique ont brouillé la situation et en conséquence l’évêque a annoncé à la FSSP, sans autre forme de procès, qu´il en est fini de leur apostolat, non seulement à Quimper mais aussi au nord du diocèse près de Morlaix.

Quel était l’intérêt de mettre de l’huile sur le feu et de jouer contre son camp ? Ces deux lettres de Paix Liturgique, écrites sans concertation ni avec la FSSP ni avec les fidèles organisés sur place, semblent certainement avoir mis le feu aux poudre et provoqué un point de non-retour dans les négociations. Internet est devenu parfois un défouloir pour adolescents immatures, on le voit régulièrement dans les commentaires. Protester, dénoncer, vitupérer, se défouler, jouer au chouan derrière son ordinateur sans prendre la réalité concrète de ceux qui œuvrent chaque jour sur le terrain est un plaisir solitaire bien égoïste. La vertu de prudence ce n’est pas de la lâcheté ou de la frilosité mais de la compétence, de la finesse, du savoir-faire et du savoir-vivre, de la prévoyance et la capacité d’accumuler des connaissances permettant de prendre les bonnes décisions. «Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ! »…

La Fraternité Saint-Pierre avait été invitée par l’évêque de Quimper, Mgr Dognin, il y a 7 ans à desservir 2 apostolats dans son diocèse pour les catholiques attachés à la liturgie traditionelle. Après la publication du motu proprio Traditionis Custodes, Mgr Dognin avait fait preuve de charité pastorale en ne remettant pas en cause la présence de la FSSP dans son diocèse.

Que vont désormais devenir les familles sacrifiées par les provocations de quelques-uns ? Qui leur donnera les sacrements ? Qui leur dispensera le catéchisme ? Il est certain qu’elles ont maintenant besoin de nos prières.

Troisième dimanche de l’Avent dit de “Gaudete”

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous sommes en ce dimanche 17 décembre 2023, au IIIdimanche de l’Avent, un dimanche de joie qui verra le prêtre quitter les habits liturgiques violets qui représentaient ce temps de pénitence de l’Avent et revêtir le rose, comme pour exprimer une joie de Noël anticipé. L’autel pourra être orné de fleurs et les orgues se feront entendre…

Le troisième dimanche de l’Avent est donc un dimanche ” rose “, comme le quatrième dimanche de Carême ; ce sont les deux seuls jours de l’année où le célébrant revêt des ornements de cette couleur, car ils marquent une halte dans un temps de pénitence, où les ornements sont normalement violets. En effet l’Avent est un temps de pénitence comme le Carême, bien que moins austère, car c’est un temps de purification et de recueillement qui nous prépare à la venue du Sauveur. Ce jour de répit au milieu du temps de pénitence est un jour de joie, car nous en profitons pour entrevoir le but, qui est le salut et la rédemption finale. Aussi ce dimanche est-il appelé de Gaudete, du premier mot de l’Introït, comme le quatrième dimanche de Carême est appelé Lætare : ces deux mots voulant dire : réjouissez-vous.

1er avènement : C’est Marie qui nous donne Jésus : Vous êtes heureuse, Marie, parce que tout ce qui vous a été dit de la part du Seigneur s’accomplira en vous(Ant. du Magnif.). C’est de Bethléem que sortira le Roi dominateur qui apportera la paix à toutes les nations (2e répons) et qui délivrera son peuple du pouvoir de ses ennemis (4e rép.). Nos âmes participeront d’une façon spéciale à cette délivrance aux fêtes de Noël parce qu’elles sont l’anniversaire de l’entrée en ce monde du vainqueur de Satan. Faites, demande l’Église, que la nouvelle naissance de votre Fils unique selon la chair nous délivre de l’antique servitude qui nous tient sous le joug du péché (Messe du Jour, 25 déc.). Saint Jean-Baptiste prépara les Juifs à la venue du Messie ; il nous prépare de même à l’union, chaque année plus intime, que Jésus contracte avec nos âmes à Noël. Rendez droite la voie du Seigneur, dit le Précurseur. Aplanissons donc les chemins de notre cœur et le Sauveur Jésus y viendra pour nous donner ses grâces libératrices.

2e avènement : C’est à la venue de Jésus à la fin du monde que Saint Grégoire fait allusion en expliquant l’Évangile : Jean, le Précurseur du Rédempteur, déclare-t-il, marche devant Jésus dans l’esprit et la vertu d’Élie qui sera précurseur du Juge  (9e leçon). C’est aussi, en les prenant dans leur sens littéral, de l’avènement de justice qu’il est question dans l’Épître et dans l’Introït. Si nous ressentons une grande joie à l’approche des fêtes de Noël qui nous rappellent la venue de l’humble enfant de la crèche, combien plus la pensée de sa venue dans tout l’éclat de sa puissance et de sa majesté ne doit-elle pas nous remplir d’une sainte exultation, parce que c’est alors seulement que notre rédemption trouvera sa pleine consommation.

Si l’on considère l’ensemble des chants de cette messe, la joie y est beaucoup moins partout présente que dans ceux du dimanche précédent. On y trouve aussi des appels pressants et suppliants mettant en évidence le mot “venez”  qui est un des mots-clés de l’Avent, mais cette supplication reste toujours pleine de confiance et d’espérance.

Introït : Gaudete

Le texte de l’Introït est tiré de l’Épître de saint Paul aux Philippiens. C’est d’ailleurs un des rares chants des messes de l’Avent qui provient du Nouveau Testament.

Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete : modestia vestra nota sit omnibus hominibus : Dominus prope est. Nihil solliciti sitis : sed in omni oratione petitiones vestræ innotescant apud Deum.
Réjouissez vous toujours dans le Seigneur, je vous le répète, réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche ; ne vous inquiétez de rien, mais qu’en toutes choses vos demandes se fassent connaître à Dieu par la prière.

Ce texte a été choisi évidemment à cause de la phrase Dominus prope est, le Seigneur est proche. En écrivant cela saint Paul ne pensait pas tellement à une proximité dans le temps. Il voulait seulement dire que le Seigneur est toujours près de nous, nous guidant et nous protégeant par sa providence. C’est pourquoi nous devons être sans inquiétude, manifestant cette tranquillité d’âme par une humeur égale envers tous. Soyez toujours joyeux, nous dit l’apôtre ; un chrétien doit toujours être joyeux, la tristesse c’est le domaine du diable. Cependant dans la liturgie de l’Avent, la phrase ” Le Seigneur est proche ” annonce la prochaine venue du Sauveur dans quelques jours à Noël. C’est cette prochaine venue qui doit susciter en nous ces mêmes sentiments de paix, de confiance et de joie. Ils sont ici très bien exprimés par une mélodie douce et tranquille, sans grands écarts, avec seulement une belle montée sur la phrase importante : Dominus prope est. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 84, un des grands psaumes de l’Avent que nous avons déjà rencontré dans les messes des deux premiers dimanches, et que nous retrouverons aujourd’hui dans le chant d’Offertoire avec ce premier verset :

Benedixisti Domine terram tuam, avertisti captivitatem Jacob.
Seigneur, vous avez béni votre terre, Vous avez ramené Jacob de captivité.

Graduel : Qui sedes

Une particularité de ce troisième dimanche de l’Avent est que nous allons retrouver le même texte au Graduel et à l’Alléluia. Ce texte est tiré du Psaume 79, dont nous avons déjà entendu le premier verset à l’Introït de dimanche dernier, et dans lequel le peuple d’Israël, en butte aux épreuves et aux persécutions, implorait le Seigneur, son guide et son pasteur, pour qu’Il vienne le sauver. Nous n’avons plus ici la joie de Gaudete, mais une supplication intense, où le mot important, un des grands refrains de l’Avent, est Veni (venez), que l’on va retrouver à l’Alléluia.

Qui sedes, Domine, super Cherubim, excita potentiam tuam, et veni. Qui regis Isræl, intende : qui deducis velut ovem Joseph.
Seigneur, Vous qui siégez au dessus des Chérubins, réveillez votre puissance et venez. Soyez attentif, Vous qui dirigez Israël, qui conduisez Joseph comme une brebis

Les Chérubins dont il est question ici sont ceux qui étaient représentés au dessus de l’arche d’alliance, symbole de la présence de Dieu dans le temple. Joseph, comme Israël, désigne le peuple élu.

La mélodie est très ornée comme c’est toujours le cas dans les Graduels, mais on remarquera le contraste frappant entre les deux phrases de la première partie. La première qui acclame la majesté divine siégeant dans les cieux est éclatante, s’élevant jusqu’à l’extrême aigu, tandis que la deuxième prière de demande très humble, se tient entièrement dans le grave. Le texte du verset du psaume est d’ailleurs interrompu (on trouvera le texte complet de ce passage dans l’Alléluia) pour se terminer sur le mot important veni qui est ainsi mis fortement en évidence. Si la mélodie de cette première partie est très originale, celle de la deuxième partie reprend des formules types que l’on retrouve dans d’autres Graduels, avec de grandes vocalises souples et légères mais s’adaptant au texte de manière très expressive.

Alléluia : Excita Domine

L‘Alléluia du troisième dimanche de l’Avent comporte un texte qui figurait déjà dans le Graduel et plus précisément dans la deuxième phrase. Mais cette fois il n’est pas coupé après le mot veni et il va jusqu’au bout du verset.

Excita, Domine, potentiam tuam, et veni, ut salvos facias nos.
Seigneur réveillez votre puissance et venez pour nous sauver.

Cette phrase est vraiment la prière type du temps de l’Avent, on la trouve même à plusieurs reprises dans les oraisons de la messe. Elle est revêtue ici également d’une mélodie type que l’on retrouve dans un certain nombre d’autres Alléluias au cours de l’année. Elle exprime la prière suppliante du texte d’une manière assez douce et contemplative et le mot important veni, bien que ne se trouvant pas cette fois à la fin, est quand même bien souligné.

Je suis, dit Jean-Baptiste, la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droite la voie du Seigneur (Évangile St Jean 1, 23).

Offertoire : Benedixisti

Dans l’Offertoire du troisième dimanche de l’Avent, on retrouve le psaume 84, qui est un des grands psaumes de l’Avent et qui figurait déjà dans les chants des premier et deuxième dimanches ; c’était aussi le psaume de l’Introït de ce dimanche. Nous avions dit que dans ce psaume le peuple d’Israël rendait grâce au Seigneur pour les bienfaits passés, notamment la délivrance de la captivité de Babylone, et il s’appuyait sur cette confiance pour implorer la venue du Messie tant attendu. Nous avons déjà rencontré le verset qui formulait cette demande : ” Montrez nous votre miséricorde et donnez nous le salut “, et celui qui affirmait la certitude d’être exaucé : ” Le Seigneur donnera sa bénédiction et notre terre donnera son fruit “. Aujourd’hui nous revenons au premier verset du psaume et à la prière d’action de grâce pour la délivrance de la captivité, mais elle est évidemment éclairée par le désir du Sauveur et la confiance dans sa prochaine venue. En ce dimanche de Gaudete on se réjouit du bienfait de la Rédemption, dont la fête de Noël qui approche nous apporte les prémices.

Benedixisti, Domine, terram tuam : avertisti captivitatem Jacob : remisisti iniquitatem plebis tuæ.
Seigneur vous avez béni votre terre (c’est à dire votre peuple), vous avez ramené Jacob de captivité, vous avez remis les péchés de votre peuple.

Votre terre, Jacob, votre peuple, c’est toujours le peuple élu, et maintenant c’est l’Église.
La mélodie est assez contemplative mais pleine de mouvement. Chacune des trois phrases comporte une grande montée très expressive avec une nette progression d’une phrase à l’autre.

Communion : Dicite Pusillanimes

Le texte de l’antienne de Communion du troisième dimanche de l’Avent est tiré du prophète Isaïe, le grand prophète de l’Avent, celui qui a le plus annoncé la venue du Messie. Nous l’avions déjà trouvé à l’Introït de dimanche dernier et nous le retrouverons à deux reprises dans la messe de dimanche prochain.

Dicite : Pusillanimes confortamini et nolite timere : ecce Deus noster veniet, et salvabit nos.
Dites à ceux qui craignent : Prenez courage, n’ayez pas peur, voici que notre Dieu va venir et Il vous sauvera.

Il y a donc deux phrases assez différentes : la première est l’invitation à prendre courage, ce qu’exprime sa mélodie avec une grande montée enthousiaste et vraiment réconfortante. La deuxième phrase donne le motif de ce réconfort, elle est plus calme, affirmative et pleine d’assurance.

Notre-Dame de Paris retrouve son coq

Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, a béni le coq qui s’est ensuite élevé au sommet de la flèche.

Le coq précédent, endommagé lors de l’incendie de 2019, a été remplacé par une nouvelle conception élaborée par l’architecte en chef des monuments historiques, Philippe Villeneuve. Ce nouveau coq renferme des reliques, préservées de l’incendie. Il inclut un fragment de la couronne d’épines du Christ, des ossements de Saint-Denis (premier évêque de Paris au IIIe siècle) et des ossements de Sainte-Geneviève (sainte patronne de la ville de Paris, décédée vers l’an 500). De plus, un autre tube scellé est intégré au coq, portant les noms de toutes les personnes ayant contribué à la reconstruction de la cathédrale, soit près de 2000 participants.

 

Les belles figures de l’Histoire : saint Etienne, le premier des martyrs

Aymeric Pourbaix reçoit avec Véronique Jacquier le père Jean-François Thomas :

 

Les accueils Louis et Zélie se dotent d’un nouveau site internet

Un Accueil Louis et Zélie est le premier maillon d’une chaîne d’entraide qui permet aux personnes qui demandent un soutien urgent d’être reçues, écoutées, guidées et de voir leur souffrance portée avec compassion par un accompagnateur formé à l’écoute qui met ses compétences professionnelles à leur service dans le respect total de leur liberté.

Le nouveau site est à découvrir ici.

Ces centres sont présents dans plus de 20 villes en France et par ailleurs en Belgique, en Suisse et en Espagne, avec :

  • parfois 2 points d’écoute par ville
  • 130 accompagnateurs,
  • 3000 personnes déjà accueillies, accompagnées et orientées,
  • et 80% des personnes qui fréquentent un accueil sont non croyantes ou non pratiquantes.

Voici les récentes et prochaines ouvertures :

Le succès des Accueils Louis et Zélie est lié à la communication, la formation des écoutants et la convivialité des lieux d’accueil. L’ouverture d’un Accueil Louis et Zélie coûte 5 000 euros. Une campagne Credofunding est lancée pour en financer deux.

Des victimes du Hamas dénoncent l’inaction de la Croix-Rouge, le problème du Qatar et le financement européen du Hamas

Du 4 au 12 décembre 2023, l’ECLJ a organisé une série de rencontres de haut niveau pour trois frères et une sœur des otages du Hamas avec des personnalités politiques européennes et française à Bruxelles, Paris et Strasbourg. La délégation s’était auparavant rendue à Washington et au siège des Nations unies à Genève.

Ces réunions étaient très importantes car dès le lendemain du 7 octobre, nous avons assisté à des manifestations de joie et de soutien au Hamas dans toute l’Europe. Certains ont même nié la vérité du massacre inhumain commis sur ces innocents. D’autres ont voulu mettre sur le même plan les massacres commis par le Hamas et la réponse militaire d’Israël, oubliant que cette guerre a été délibérément provoquée par le Hamas dans le but de faire des victimes civiles palestiniennes pour servir sa propagande. Il va sans dire que nous déplorons toutes les victimes innocentes.

Au cours de ces nombreuses réunions, quatre sujets sont systématiquement revenus dans les discussions :

  1. Le problème de l’inaction de la Croix-Rouge : Depuis le 7 octobre, les otages n’ont pas reçu la moindre visite de la Croix Rouge, pourtant active à Gaza et en liaison avec les autorités du Hamas. D’autant que la Croix-Rouge n’a pas formellement et publiquement dénoncé son incapacité à accéder aux otages israéliens.
  2. Le problème du Qatar : toutes les personnes rencontrées s’accordent à dire que l’Europe doit cesser d’être naïve à l’égard du Qatar. Comme vous le savez, le Qatar non seulement finance le Hamas, une organisation terroriste, mais il héberge et protège ses dirigeants. Le Qatar est donc complice du Hamas et des crimes commis le 7 octobre. Dans le même temps, le Qatar investit massivement en Europe dans le but d’acquérir une influence culturelle et politique en Occident. Il n’achète pas seulement des clubs de football, mais aussi des hommes politiques. L’Europe doit dénoncer la complicité et la duplicité du Qatar à l’égard du Hamas.
  3. Le problème du financement européen du Hamas est également une question systématiquement discutée, notamment en ce qui concerne l’Université de Gaza.
  4. Un autre point important qui est ressorti des discussions avec les personnalités politiques est que ce qui s’est passé le 7 octobre nous concerne tous, d’autant plus que de nombreuses victimes sont des citoyens de pays européens et que l’Europe est également exposée à la menace terroriste. À plusieurs reprises, des membres des familles d’otages ont dit: “Aujourd’hui, c’est nous, demain ce sera vous.” La plupart des terroristes étaient très jeunes et il faut moins de 20 ans pour créer une génération de terroristes…

Inde : dans un contexte de réforme liturgique, crise entre l’Église syro-malabare et Rome

Le 7 décembre, le pape François a accepté la démission du cardinal George Alencherry, archevêque majeur d’Ernakulam-Angamaly (de l’Église syro-malabare), et celle de Mgr Andrew Thazhath, l’administrateur apostolique qu’il avait nommé il y a deux ans pour l’archidiocèse « rebelle » d’Ernakulam-Angamaly.

En Inde, l’Église syro-malabare compte quatre archidiocèses et 22 diocèses, et près de 5 millions de fidèles à l’échelle mondiale, dont une grande partie en Inde, en particulier dans l’État du Kerala, dans le sud du pays. Selon la tradition, elle a été fondée par l’apôtre saint Thomas.

Alors qu’une grave crise liturgique dure depuis des décennies, le Saint-Siège a finalement accepté que le cardinal Alencherry renonce à diriger l’Église syro-malabare. Le cardinal a dû faire face à de vives protestations de la part d’une partie du clergé et des fidèles de son archidiocèse, qui ont refusé d’appliquer une réforme liturgique votée par le Synode des évêques de l’Église syro-malabare. Sur l’ensemble des diocèses de l’Église orientale, Ernakulam-Angamaly a été le seul à refuser la réforme.

Le Synode avait décidé d’associer l’ancienne coutume de l’Église orientale, dans laquelle le prêtre célébrait ad orientem (vers l’est), et celle répandue après Vatican II, dans laquelle il célèbre versum populum (vers le peuple). Ainsi, selon la réforme, le prêtre fait face au peuple au début et à la fin de la célébration, et vers l’est durant la liturgie eucharistique.

Mais une partie des prêtres et des fidèles d’Ernakulam-Angamaly ont insisté pour conserver l’orientation ad populum durant toute la célébration comme alternative. Malgré les émissaires et les courriers envoyés par le Saint-Siège à maintes reprises, des affrontements violents ont éclaté, des portraits de cardinaux ont été brûlés et en décembre 2022, face aux événements, la cathédrale a dû fermer ses portes.

Dans ce contexte, le 29 novembre, le pape François a adressé une lettre au cardinal Alencherry en le remerciant pour son « dévouement » et sa « générosité ». Il était à la tête de l’archidiocèse d’Ernakulam-Angamaly depuis 2011, et il a été créé cardinal en 2012. Il avait déjà déposé sa démission en 2019, mais l’assemblée des évêques syro-malabars avait estimé que ce n’était pas « le bon moment ». Aujourd’hui, Mgr Sebastian Vaniyapurackal, l’évêque curial (équivalent d’un évêque auxiliaire), est chargé d’administrer l’Église syro-malabare en attendant l’élection d’un nouvel archevêque majeur.

Le 7 décembre, le pape François a aussi envoyé un message vidéo aux fidèles syro-malabars, en leur parlant directement afin d’essayer d’éviter un schisme. Dans son message, le pape appelle les fidèles à ne pas devenir « une secte » en se séparant de leur Église.

« Au nom du Seigneur, pour le bien spirituel de votre Église, de notre Église, je vous demande de réparer cette rupture. C’est notre Église, c’est votre Église. Restaurez la communion, restez dans l’Église catholique ! »

Il s’adresse aussi aux prêtres en particulier, dont certains sont au cœur des protestations violentes :

« Ne vous séparez pas du chemin de votre Église, mais marchez avec le Synode [de l’Église syro-malabare], avec vos évêques, avec l’archevêque majeur. Acceptez de mettre en pratique ce que votre Synode a établi. »

Le débat autour de l’orientation du célébrant durant l’Eucharistie est devenu une véritable tempête, révélant une ligne de faille qui divise l’Église et expose des conflits profondément enracinés autour de questions de pouvoir. La question liturgique sert de symptôme pour des problématiques structurelles et des rapports de force sous-jacents, dont une diversité régionale entre les diocèses et des disparités théologiques au sein de la même Église sui iuris (un terme désignant les Églises orientales autonomes dans la communion catholique).

Un « homme d’origine maghrébine » incendie une crèche dans une église en Italie

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services