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La laïcité à la française

Deux actualités parallèles :

Pendant que Macron fête Hanouka à l’Elysée, le préfet de Lyon interdit une procession à Lyon :

 

Un demi-siècle de magistère de l’Église sur la Vie humaine

Le Réseau vie publie un article de synthèse sur le magistère récent de l’Eglise concernant le respect de la vie humaine, terriblement attaquée depuis quelques décennies :

Les progrès de la science et de la médecine ont permis depuis les années 1960 de procurer des moyens techniques inédits pour pratiquer la contraception, l’avortement, l’euthanasie, la location d’utérus (GPA), la création d’embryons en laboratoire (FIV) et d’autres pratiques posant de graves questions morales.

L’Église a fait son devoir en s’exprimant à de nombreuses reprises sur ces sujets.

Elle a donné au monde deux encycliques de deux papes et cinq textes de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi concernant la protection et la promotion de la vie humaine. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi (aujourd’hui Dicastère pour la Doctrine de la Foi) est l’organe romain qui assiste le pape dans sa mission de promotion de la foi et de la morale.

Les textes du magistère de l’Église

Les citations ci-dessous feront référence aux textes officiels par leur nom latin.

Devant la légalisation massive de la contraception dans le monde, le pape Paul VI a rédigé en 1968 un texte synthétique, l’encyclique Humanæ Vitæ, « Sur le mariage et la régulation des naissances ».

Peu d’années plus tard, en 1974, pour réagir à la vague de légalisation de l’avortement en Occident, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a publié une déclaration portant spécifiquement sur le sujet, Questio De Abortu, c’est-à-dire « Le problème de l’avortement » restée quasiment inconnue.

En 1980, une autre déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, titrée Iura et Bona, c’est-à-dire « Les droits et les valeurs », a abordé la question de l’euthanasie.

En 1987, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, face aux nouvelles techniques, spécialement la fabrication d’embryon en laboratoire (appelée habituellement fécondation in vitro ou procréation médicalement assistée), a répondu aux demandes d’éclairages d’évêques et de scientifiques chrétiens. le texte est nommé Donum Vitæ et porte « Sur le respect de la vie humaine naissante et la dignité de la procréation. Réponses à quelques questions d’actualité. »

En 1995, le pape Jean-Paul II a publié l’encyclique Evangelium Vitæ. C’est à ce jour le texte le plus volumineux et le plus important sur la question de la vie humaine. L’encyclique porte, selon son en-tête, « Sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine ».

En 2008, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a publié l’instruction Dignitas Personæ « Sur certaines questions de bioéthique », qui est une mise à jour de l’instruction Donum Vitæ, 21 ans après celle-ci. Le texte aborde directement la plupart des questions du moment, en entrant dans les détails techniques.

Enfin, en 2020, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a publié la lettre Samaritanus Bonus « Sur le soin des personnes en phases critiques et terminales de la vie ». Reprenant Iura et Bona, cette lettre élargit le propos à la question globale de la maladie grave et de la fin de vie.

Notre article porte sur la défense de la vie humaine de manière générale.

Le texte majeur de l’étude est l’encyclique Evangelium Vitæ, enrichie de l’apport de De Abortu.

Des éléments spécifiques sur l’euthanasie seront donnés, avec la lettre Samaritanus Bonus.

Enfin, quelques points particuliers seront abordées.

Pour des raisons d’espace, nous n’avons pas abordé les questions de régulation des naissances et de bioéthique. Nous invitons nos lecteurs, intéressés par ces questions à lire Humanæ VitæDonum Vitæ et Dignitas Personæ.

I.Au service de la vie humaine

Deux textes nous seront ici utiles.

Evangelium Vitæ est notre matrice. Cette encyclique n’a pas d’équivalent dans l’histoire de l’Église concernant la défense de la vie. Mais il se trouve que, sur la question de l’avortement, elle a été précédée de l’instruction De Abortu qu’Evangelium Vitæ cite largement.

Nous allons donc les étudier conjointement.

Le degré d’autorité des textes

Il est important de situer la valeur de la vie et sa défense au milieu des innombrables thèmes de la doctrine de l’Église. La défense de la vie occupe une place suréminente dans l’enseignement de l’Église, et voici comment nous le savons.

1. un texte collégial

En 1991, un consistoire extraordinaire des cardinaux sur les menaces contre la vie humaine a eu lieu. Les cardinaux ont demandé unanimement au pape de « réaffirmer avec l’autorité du Successeur de Pierre la valeur de la vie humaine et son inviolabilité. »

Toujours en 1991, Jean-Paul II a envoyé une lettre à tous les évêques du monde pour leur demander leur collaboration pour la future encyclique, dans l’esprit de la collégialité épiscopale.

Il y a donc eu une « participation unanime et sincère à la mission doctrinale et pastorale de l’Église au sujet de l’Évangile de la vie. »

Peu de textes doctrinaux sont le fruit d’une telle volonté commune des pasteurs de l’Église, en dehors des conciles.

2. Un texte d’une haute autorité

Evangelium Vitæ est une encyclique. Dans les textes publiés par le pape, l’encyclique est celui qui a le plus haut degré d’autorité des textes pontificaux, hormis les déclarations dogmatiques qui engagent l’infaillibilité.

Jean-Paul II a donc voulu signifier que la défense de la vie est un sujet de premier rang.

3. Un engagement de l’infaillibilité

Dans Evangelium Vitæ, Jean-Paul II prend la peine, par trois fois, d’engager sa pleine autorité de successeur de Pierre, en utilisant une formule type pour affirmer l’infaillibilité (§57, 62 et 63).

Cet engagement est rare, et il est ici répété trois fois pour bien marquer qu’il ne s’agit pas d’une formule laissée « en passant ».

La structure, identique, contient cinq mentions :

  • l’affirmation que la déclaration est dans la continuité du Magistère ;
  • l’affirmation de l’autorité conférée à Pierre et à ses successeurs par le Christ (sauf la troisième formule) ;
  • l’affirmation de la communion avec tous les évêques catholiques ;
  • la condamnation comme grave désordre moral de, dans l’ordre, le meurtre de l’être humain innocent, l’avortement et l’euthanasie ;
  • l’affirmation selon laquelle la doctrine est fondée sur la loi naturelle et la Parole de Dieu, et transmise par la Tradition de l’Église pour être enseignée par le Magistère. Cette dernière affirmation est reprise presque mot pour mot dans les trois formulations.

Voici la proclamation concernant l’avortement :

« Devant une pareille unanimité de la tradition doctrinale et disciplinaire de l’Église, Paul VI a pu déclarer que cet enseignement n’a jamais changé et est immuable. C’est pourquoi, avec l’autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en communion avec les Evêques — qui ont condamné l’avortement à différentes reprises et qui, en réponse à la consultation précédemment mentionnée, même dispersés dans le monde, ont exprimé unanimement leur accord avec cette doctrine — je déclare que l’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d’un être humain innocent. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite; elle est transmise par la Tradition de l’Église et enseignée par le Magistère ordinaire et universel. (§62) »

Par le caractère profondément collégial du travail, par le type de document choisi et par les formules utilisées, il apparaît que Jean-Paul II a voulu donner à cet enseignement l’autorité la plus haute qui puisse être, si l’on exclut les proclamations dogmatiques, et lui donner un caractère infaillible.

Les fidèles doivent donc adhérer à cet enseignement sans aucune réserve, et en faire le fondement de leur engagement comme êtres humains et comme chrétiens.

A.Le message chrétien sur la vie

Evangelium Vitæ comporte 105 paragraphes. Nous synthétisons ici les paragraphes 29 à 50.

Avant d’agir, il faut entendre profondément ce que Dieu veut nous dire sur la vie humaine dans sa Parole.

1.Jésus est la vie

Jean-Paul II emploie la formule : L’Évangile de la Vie.

Cet Évangile, c’est la personne même de Jésus qui se présente lui-même comme « le chemin, la vérité et la vie ». Il se présente à Marthe en disant : « Je suis la résurrection et la vie ». Il affirme qu’il est venu pour qu’on ait « la vie, et la vie en abondance. »

Saint Jean l’affirme également quand il parle de Jésus dans sa première lettre : « La vie s’est manifestée, nous l’avons vue et nous vous l’annonçons. »

2.La vie humaine dans la Bible

Tout l’enseignement de la Bible et de l’Église proclame que la vie humaine est toujours un bien.

Dans le premier récit de la création, Dieu crée les êtres inertes, nécessaires pour créer les êtres vivants. Puis, après tous les êtres vivants, Dieu crée l’homme. L’homme est distinct de toutes les autres créatures car lui seul est à l’image de Dieu. Sa vie a donc une valeur plus infiniment plus grande que toutes les autres vies, car c’est une vie qui tient sa dignité de celle de Dieu.

a)La première alliance

Dans la première alliance, l’enseignement sur la vie est exprimé de la manière la plus simple et la plus claire dans le commandement : « Tu ne tueras pas. ».

Jésus l’enrichit de manière positive en commandant l’amour du prochain, un amour qui fait vivre.

b)La vie de Jésus

C’est dans la vie de Jésus qu’on voit le mieux la lutte contre toutes les formes de mort et de souffrance, spécialement en faveur des pauvres, des malades, des marginaux si nombreux sur son chemin.

Jésus lui-même est menacé dans sa vie dès sa naissance. Hérode échoue à le tuer car l’ange a prévenu Joseph. Dès que Jésus commence sa vie publique, les menaces contre sa vie commencent et ne se termineront qu’avec la mort en croix.

c)La vie fragile

Voyons ce que la Bible peut nous dire des trois situations de grande précarité sur la vie humaine : l’entrée dans le mondela maladie et le grand âge.

Dans la vision biblique, non seulement la vie à naître n’est pas menacée, mais elle est l’une des plus grandes bénédictions de Dieu. Sarah, Rebecca, Rachel, Anne et Élisabeth reçoivent de Dieu les enfants qu’elles n’arrivaient pas à concevoir.

Dieu est attentif à la vie de l’être humain avant même sa venue au monde. Il dit à Jérémie : « Avant même de te former au ventre maternel, je t’ai connu ; avant même que tu sois sorti du sein, je t’ai consacré. » (chapitre 1, verset 5).

L’épisode de la Visitation confirme cette valeur. Du fait de la présence de Jésus à peine conçu, l’Esprit Saint est répandu sur les deux femmes qui prophétisent et sur Jean-Baptiste, embryon de six mois qui tressaille à cette occasion.

Dans la vision biblique, le grand âge est digne du plus grand respect car il est synonyme de sagesse et d’expérience. De plus, c’est le moment où le commandement « Honore ton père et ta mère » devient plus prégnant car le père ou la mère âgés ont davantage besoin du soutien de leurs enfants. Prestige et vénération sont le lot des anciens. Ce n’est pas dans l’encyclique, mais l’enseignement constant de l’Église nous apprend que la Charité commence par les proches, ce qu’on appelle notre « devoir d’état » : le soin des enfants fragiles par les parents, puis celui des parents devenus dépendants par les enfants.

Dans la vision biblique, le malade est celui qui attend l’aide de Dieu, il vit dans l’espérance que Dieu veille sur lui. « Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m’as guéri ; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse » (Psaume 30-29, 3-4).

3.La croix du Seigneur

Le moment où le mystère de la vie et de la mort trouve son suprême éclairage est celui de la Passion et de la Résurrection de Jésus.

Par la croix de Jésus, la mort est vaincue et la vie triomphe définitivement. Tout homme qui tourne son regard vers Jésus crucifié reçoit l’espérance d’être sauvé et d’être « avec lui dans le paradis. ».

La vie même de Dieu est donnée, par la Croix, au « peuple de la vie ».

En effet, Jésus transmet sa vie de ressuscité en répandant l’« Esprit qui donne la vie » à la Pentecôte.

Tout comme Jésus, chaque chrétien est appelé à donner sa vie totalement pour ses frères, par la force de l’Esprit-Saint « qui est Seigneur et qui donne la vie. »

B.La responsabilité de l’Église et des chrétiens dans l’annonce de l’Évangile de la vie

L’engagement au service de la vie est à la fois individuel et ecclésial.

Jean-Paul II proclame que le service de la vie « exige l’action concertée et généreuse de tous les membres et de tous les organismes de la communauté chrétienne. ». (§79)

Cette demande d’un engagement unanime est impressionnante car habituellement chaque chrétien choisit ses engagements, et chaque organisme ecclésial a sa tâche particulière.

Ici, Jean-Paul II affirme que le combat pour la vie est d’une telle importance qu’aucun disciple du Christ ni aucun groupe ecclésial ne peut se dispenser d’y participer.

Jean-Paul II insiste : « Tous ensemble, nous ressentons le devoir d’annoncer l’Évangile de la vie, de le célébrer dans la liturgie et dans toute l’existence, de le servir par les diverses initiatives et structures destinées à son soutien et à sa promotion. » (§79)

Annoncer Jésus, c’est annoncer la vie, car il est la Vie en lui-même, le Dieu vivant.

Le cœur de l’Évangile, c’est Dieu qui nous appelle à une communion profonde avec lui et entre nous ici-bas et dans la vie éternelle. Vivre, c’est vivre en communion, en relation, et ce dès la conception.

Jean-Paul II rappelle que les évêques sont les premiers messagers de l’Évangile de la Vie.

C.Servir la vie

Le service de la vie se décline sous de multiples formes :

  • attitude personnelle fondamentale ;
  • témoignage personnel ;
  • actions directes de soutien de la vie ;
  • travail pour le changement des mentalités ;
  • formation des jeunes en particulier de nos propres enfants ou petits-enfants
  • action politique ;
  • action spirituelle : célébration de la vie, prière et jeûne.

Concernant l’attitude de fond, il s’agit d’acquérir un regard contemplatif sur la vie. Émerveillement et gratitude sont les attitudes adaptées face au merveilleux don de la vie. L’Eucharistie est le lieu où Jésus donne sa vie pour nous, en souffrant, mourant et ressuscitant, ce qui doit nous remplir d’une reconnaissance éperdue.

Concernant le témoignage personnel, celui-ci doit se faire en paroles et en actes. Certains ont l’occasion de témoigner ouvertement, d’autres non. Chaque jour, des mères de famille se fatiguent à donner la vie et font toutes sortes de sacrifices pour leurs enfants, dans un contexte souvent hostile à la maternité. Leur sacrifice est plus visible quand le handicap ou la maladie touche leur enfant.

Concernant les actions de soutien, il faut noter que les enfants de l’Église ont toujours créé des institutions au service de la vie.

Au premier rang se trouvent les institutions d’accueil. Jean-Paul II évoque les institutions pour le début et la fin de vie.

« À cette fin, on doit mettre en œuvre des formes raisonnables et efficaces d’accompagnement de la vie naissante, en étant spécialement proche des mères qui, même sans le soutien du père, ne craignent pas de mettre au monde leur enfant et de l’élever. On prendra le même soin de la vie dans la marginalité ou dans la souffrance, spécialement dans les phases terminales. »

Ce sont les structures d’accueil pour femmes enceintes en difficulté, ainsi que les structures de soins palliatifs qui sont ainsi louées.

Mais Jean-Paul II nomme également les autres structures qui donnent de nouvelles raisons d’espérer : les centres de formation aux méthodes de régulation naturelle des naissances, le conseil conjugal, les centres de réhabilitation des toxicomanes, les centres d’accueil des mineurs, malades psychiatriques et autres handicapés.

Concernant le changement des mentalités, c’est à une mobilisation générale des consciences qu’appelle Jean-Paul II, mobilisation devant mener à un tournant culturel. Il s’agit d’adopter une nouvelle culture de la vie, nouvelle à plusieurs titres :

  • elle sera capable d’aborder les problèmes inédits au sujet de la vie humaine ;
  • elle sera adoptée avec une conviction forte et active par tous les chrétiens ;
  • elle suscitera un débat culturel sérieux avec tous.

Jean-Paul II appelle de ses vœux un nouveau féminisme, où les femmes témoigneront du sens de l’amour authentique. En effet, la maternité renforce une sensibilité aiguë pour la personne de l’autre. Cet autre est accueilli pour ce qu’il est, une personne, et non parce qu’il est utile, fort, intelligent, beau ou en bonne santé.

Concernant la formation des jeunes, les parents sont les premiers concernés car ce sont eux qui initient leurs enfants à la liberté authentique qui s’exerce dans le don total de soi. Construire une vraie culture de la vie ne peut se faire sans aider les jeunes à comprendre et à vivre le sens réel de la sexualité, de l’amour et de l’ensemble de leur existence. C’est en particulier la banalisation de la sexualité qui amène souvent au mépris de la vie naissante.

Les fiancés sont invités à se former à la procréation responsable pour être d’authentiques serviteurs de la vie dans leur vie conjugale.

Concernant l’action politique, Jean-Paul II affirme que la politique familiale doit être le pivot et le moteur de toutes les politiques sociales. Il renouvelle son appel à tous les hommes politiques afin qu’ils ne promulguent pas de lois qui, méconnaissant la dignité de la personne, minent à la racine la vie même de la société civile.

Concernant la dimension spirituelle, Jean-Paul II demande d’instaurer une journée pour la vie dans tous les diocèses du monde.

Le but fondamental de cette journée est que les consciences reconnaissent le sens et la valeur de la vie humaine, en particulier en attirant l’attention sur la gravité de l’avortement et de l’euthanasie.

Par ailleurs, une grande prière pour la vie est une urgence, ainsi que la pratique du jeûne, pour obtenir la force qui vient de Dieu dans le combat pour la vie.

Jean-Paul II conclut par une espérance : le « peuple de la vie » est heureux de pouvoir partager ses engagements avec de nombreuses personnes qui veulent elles aussi développer la nouvelle culture de l’amour et de la solidarité.

II.L’euthanasie

Dans le contexte français d’une possible légalisation de l’euthanasie, il est important de voir quelle est la position du magistère sur le sujet. Dès 1980, l’Église s’est prononcée par un texte spécifique sur le sujet avec l’instruction Iura et Bona de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

En 1995, l’euthanasie a fait l’objet d’une des trois condamnations absolues formulées par Jean-Paul II dans Evangelium Vitæ. La voici :

« Je confirme que l’euthanasie est une grave violation de la Loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d’une personne humaine. »

Le 28 octobre 2019, à Rome, a été signée une « Déclaration de principe des religions monothéistes abrahamiques » sur les questions concernant la fin de vie par de hauts responsables musulmans, juifs, catholiques et orthodoxes. La déclaration condamne sans ambiguïté l’euthanasie et le suicide assisté, et soutient avec force l’objection de conscience et les soins palliatifs.

Voici la formule synthétique :

« Nous nous opposons à toute forme d’euthanasie – c’est-à-dire l’acte direct, délibéré et intentionnel d’ôter la vie – ainsi qu’au suicide médicalement assisté – c’est-à-dire le soutien direct, délibéré et intentionnel au suicide – parce que ces derniers contredisent fondamentalement la valeur inaliénable de la vie humaine et sont donc intrinsèquement et conséquemment répréhensibles, aussi bien au niveau moral que religieux, et devraient ainsi être interdits sans exceptions. »

En 2020, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a publié une « Nouvelle déclaration organique », Samaritanus Bonus, « sur le soin des personnes en phases critiques et terminales de la vie ».

Ce texte a reçu l’approbation officielle du pape François avant d’être publié.

Le but du texte est d’éclairer les fidèles concernant les phases critiques et terminales de la vie.

Au cœur de ce texte se trouve affirmée l’idée que le malade ne peut pas toujours être guéri, mais peut toujours être soigné.

Le texte constate que « la peur de la souffrance et de la mort, et le découragement qui en découle, sont aujourd’hui les principales causes de la tentative de contrôler et de gérer la survenue de la mort, voire de l’anticiper, avec la demande d’euthanasie ou de suicide assisté. »

Dans une analyse pénétrante, la lettre énonce trois obstacles qui obscurcissent la valeur sacrée de la vie humaine.

Le premier est l’idée que la vie n’est digne que si elle procure un bien-être correspondant à la jouissance de la vie physique et économique, dans une perspective utilitariste.

Le deuxième est l’idée qu’il y a une réelle compassion en donnant la mort pour faire cesser la souffrance.

Le troisième obstacle est l’utilitarisme social, qui fait que la personne en fin de vie est vue comme un poids, une vision que le pape François intègre à la « culture du déchet ».

Puis le texte réaffirme avec force l’enseignement du magistère de l’Église sur l’euthanasie et le suicide assisté. L’interdiction est fondée sur le fait que l’euthanasie est un crime contre la vie humaine, un acte intrinsèquement mauvais quelles que soient les circonstances ou l’occasion.

En effet, la valeur de la vie d’un côté, l’autonomie, la capacité de décision et la qualité de vie de l’autre côté, ne se situent pas au même niveau.

Dans une vision éminemment positive, la lettre encourage vivement à entourer les malades, citant l’instruction Iura et Bona dans un beau passage :

« les supplications de très grands malades demandant parfois la mort ne doivent pas être comprises comme l’expression d’une vraie volonté d’euthanasie ; elles sont en effet presque toujours des demandes angoissées d’aide et d’affection. Au-delà de l’aide médicale, ce dont a besoin le malade, c’est de l’amour, de la chaleur humaine et surnaturelle que peuvent et doivent lui apporter tous ses proches, parents et enfants, médecins et infirmières ».

La lettre invite ensuite ceux qui entourent le malade à « savoir demeurer » près de lui dans son angoisse et sa solitude, et à mettre son espérance en Dieu.

Le rôle central de la famille est rappelé, car avec elle la personne est appréciée en elle-même et pas seulement pour son utilité.

Les structures de soins palliatifs catholiques « apparaissent comme un exemple d’humanité dans la société, des sanctuaires où la douleur est vécue avec tout son sens. »

La lettre appelle à une extension mondiale des structures de soins palliatifs.

Pour conclure, ce texte d’une vingtaine de pages est vraiment à lire et à étudier attentivement dans le contexte actuel. Les auteurs nous donnent la vision pleinement humaine d’une vie respectée dans toute sa dignité jusqu’à ses étapes ultimes, une vie où celui qui souffre est l’objet de toutes les attentions humaines et spirituelles, jusqu’à son dernier souffle.

III. Points remarquables

A.Parole adressée aux femmes qui ont avorté

De manière originale, au paragraphe 99 d’Evangelium Vitæ, Jean-Paul II s’adresse aux femmes qui ont avorté.

C’est d’abord une parole de compassion. Jean-Paul II évoque d’éventuels conditionnements ayant conduit à cette décision, et combien elle a pu être dramatique. Puis il invite à l’espérance et au repentir qui mène à la paix, spécialement dans le sacrement de réconciliation. C’est au Père que leur enfant peut être confié.

Les femmes ayant avorté peuvent devenir les défenseurs les plus convaincants du droit à la vie, avec les conseils et la présence de personnes amies et compétentes.

B.Vocabulaire

L’encyclique Evangelium Vitæ, reprise par les textes ultérieurs, utilise des termes spécifiques pour qualifier la situation actuelle. Ces termes sont destinés à mieux fixer dans nos esprits les enjeux actuels.

1.Culture de mort et culture de vie

Ces deux expressions reviennent entre dix et quinze fois chacune dans l’encyclique, souvent couplées. Plusieurs fois, Jean-Paul II appelle de ses vœux une « nouvelle culture de la vie », ou une « nouvelle culture de l’amour et de la solidarité ».

L’idée est de mettre en avant l’opposition entre les deux façons de voir la vie humaine.

Jean-Paul II invite ses lecteurs à prendre parti de la manière la plus claire et la plus tranchée en faveur de la vie, sans accommodement possible avec la « culture de mort » si puissante aujourd’hui. C’est d’ailleurs pour cela qu’il parle des chrétiens comme du « peuple de la vie et pour la vie » (§101).

2.Les structures de péché

Jean Paul II utilisa la notion de « structure de péché » dans le discours introductif à la conférence de Puebla (1979). Il la développa dans ses deux encycliques Sollicitudo Rei Socialis (1987) et Centesimus Annus (1991). Cette notion est reprise de nombreuses fois dans Evangelium Vitæ.

Les structures de péché sont le résultat d’une accumulation de péchés personnels sociaux ou non. Cette accumulation crée à la longue des faits de société qui, par leur influence, créeront une vraie disposition aux péchés personnels.

Un exemple : la déclaration française de l’avortement comme droit fondamental. Du fait de cette déclaration, refuser de reconnaître l’avortement comme un droit peut dans certains contextes devenir franchement difficile.

Pourtant, le reconnaître comme un droit est un péché grave, d’autant plus grave qu’il influe sur d’autres personnes. Cette déclaration et toute les législations en faveur de l’avortement constituent donc une puissante structure de péché.

Conclusion

En 55 ans, l’Église a donné au monde un riche corpus de textes pour aider les chrétiens et les hommes de bonne volonté à mieux saisir le plan de Dieu sur la vie humaine et à actualiser le message divin à ce sujet.

Autour du texte fondamental qu’est l’encyclique Evangelium Vitæ, de nombreuses interventions pertinentes méritent d’être mieux connues, surtout la lettre Samaritanus Bonus de 2020 sur le sujet brûlant de l’euthanasie.

Rendons grâce pour le travail considérable accompli par tous ceux qui d’une manière ou d’une autre ont contribué à l’élaboration et à la diffusion de ces textes, et soyons en nous-mêmes les apôtres, nous les membres du « peuple de la vie et pour la vie ».

Le gouvernement assume discriminer par la couleur de peau

Le ministre de la culture Rima Abdul-Malak n’en peut plus de la consanguinité sociale qui règne au sein des états-majors des établissements publics culturels :

« Nous avons clairement un problème de vivier. »

Un programme a été annoncé pour trouver 101 talents issus de la diversité, susceptibles de diriger un jour un théâtre, une philharmonie ou un musée. Du mentorat et des formations sont déjà prévus pour faire grimper ces recrues et les placer à ces postes si convoités qu’ils font souvent l’objet de procrastination du côté de l’Elysée.

La ministre a précisé qu’elle entendait par diversité

« la couleur de peau, l’origine sociale, géographique, des personnes qui ont grandi en milieu rural (…), des personnes en situation de handicap ».

Une tunisienne casse un banc d’église à Nice, en criant « Allah Akbar »

Nouvel échec pour la Libre-Pensée

Le combat de la Libre-Pensée contre un calvaire à Plorec-sur-Arguenon durait depuis 2019.

Ce calvaire (photo) avait été érigé en 1946 à un carrefour comme ex-voto après la guerre. En 2017, l’Association pour la conservation du Patrimoine religieux avait demandé à la municipalité le droit de le restaurer, et de l’embellir avec deux autres petites croix, un muret et un jardin. La municipalité avait donné son feu vert, et le calvaire avait été restauré en 2018.

L’année suivante, la Libre Pensée portait plainte pour demander que le calvaire, qui est sur le domaine public, soit enlevé. En novembre 2020, le tribunal administratif de Rennes donnait raison aux laïcards, au nom de la sacrosainte loi de 1905.

Le 11 janvier 2021, le conseil départemental des Côtes-d’Armor votait à l’unanimité le déclassement de la parcelle où se trouve le calvaire, et sa vente à une association locale. Le calvaire ne se trouve donc plus sur domaine public. La Libre-Pensée a porté plainte contre le conseil départemental pour « détournement de pouvoir » parce que la décision avait « pour objet de faire échec à l’exécution du jugement », et parce que « ce déclassement est de nature à générer des risques pour la sécurité routière ».

Le tribunal administratif de Rennes a balayé les deux objections et débouté la Libre Pensée. Laquelle a jusqu’au 23 janvier pour faire appel.

Y aurait-il deux Églises à Fanjeaux ?

De Jean-Pierre Maugendre à propos d’un article de La Croix :

C’est la question, certes provocatrice mais pas sans fondements, que pose Héloïse de Neuville dans un article de La Croix du 4 décembre sous le titre : « À Fanjeaux, dans le berceau de l’ordre dominicain, deux Églises se font face ».

Deux Églises ?

À gauche la communauté historique, d’aujourd’hui onze moniales dominicaines, ayant entre 50 et 100 ans d’âge, aucune novice, établies à la basilique du monastère de Prouilhe.

À droite les dominicaines du Cammazou, installées là depuis 1975 et chargées d’épithètes généralement considérées comme peu valorisantes comme d’être « de la Fraternité Saint Pie X », de « célébrer (sic) en rite tridentin », « d’être considérées comme schismatiques par l’Eglise », entourées de « familles nombreuses », etc.

Cela est triste, quoique sans doute inconscient, mais guère surprenant de la part du quotidien officieux de l’épiscopat français.

Les faits sont têtus

Rappelons les faits : en 1975, vingt sœurs, emmenées par l’ancienne supérieure générale Mère Anne-Marie Simoulin, quittent leur congrégation des dominicaines enseignantes du saint Nom de Jésus de Toulouse et s’installent au Cammazou, soutenues par un religieux dominicain, le père de Chivré. Ces religieuses refusent l’aggiornamento de leurs constitutions – qui avaient été réformées en 1953 par un autre religieux dominicain, le père Calmel, et la supérieure de l’époque, Mère Hélène Jamet, – la réforme liturgique, les nouveaux catéchismes, les contrats d’association avec l’État, etc. Elles refusent aussi la manière dont ces changements sont imposés, au mépris du droit de l’Église, par la Congrégation des religieux, déposant une mère générale, en nommant une autre, etc. Sur ce sujet chacun lira avec profit le livre très documenté de sœur Alice-Marie, Rupture ou Fidélité 1948 – 1975 : une congrégation religieuse dans l’Eglise ébranlée.

Un demi-siècle plus tard les faits sont là : les vingt sœurs sont devenues 257 dont 23 novices, elles dirigent 21 maisons dans 4 pays et scolarisent 2577 élèves. Au Cammazou lui-même il y a 45 sœurs dont la moyenne d’âge est de moins de quarante-cinq ans. Les lecteurs de La Croix ne sauront rien de tout cela, surtout conviés à s’apitoyer sur le sort, certes pitoyable, des deux dernières sœurs dominicaines du Verbe Incarné qui ont dû vendre leur lieu d’accueil de groupes, échu finalement aux dominicaines du Cammazou. On se perd sur les raisons de telles omissions qui font cependant, incontestablement, partie de l’état de la question et illustrent éloquemment la demande que faisait, en son temps, Mgr Lefebvre aux autorités romaines : « Laissez-nous faire l’expérience de la tradition ».

De curieux schismatiques !

Héloïse de Neuville titre sur « deux Églises » se faisant face. Jugement téméraire que d’ainsi exclure de l’Église une communauté religieuse qui n’est pas rattachée canoniquement à la Fraternité Saint Pie X à laquelle elle demande néanmoins son concours sacerdotal et qui assure l’aumônerie de ses établissement scolaires. Rappelons incidemment sur ce sujet du « schisme lefebvriste » que le pape Benoît XVI a levé les excommunications qui frappaient les évêques de la Fraternité Saint Pie X le 24 janvier 2009 et que le pape François a accordé aux prêtres de la dite Fraternité la faculté de confesser le 21 novembre 2016 et le droit de célébrer des mariages le 4 avril 2017. Voilà de bien curieux schismatiques !

Est-il bien impartial de gratifier la prieure de Prouilhe d’un « regard bleu espiègle » suscitant la sympathie alors que l’entrée en scène de mère Marie des Neiges, du Cammazou, se fait après la mention d’un panneau invitant les jeunes filles à porter des jupes « de longueur raisonnable » ? Ce fait étant moins de nature à susciter, a priori, l’empathie du lecteur.

In fine c’est peut-être à sœur Geneviève-Emmanuel, de la communauté de Prouilhe, que revient une partie du mot de la fin : « Nous sommes comme dans deux mondes, dans deux univers différents ». Il semble que cela soit effectivement le cas avec cependant la précision complémentaire que, d’après l’article lui-même, ce sont plutôt les sœurs du Cammazou qui vont vers leurs consœurs, à l’occasion d’un incendie ou d’une exposition de crèches, que l’inverse. On pourra déplorer qu’à l’occasion de cet article aucun débat de fond ne semble encore possible, comme si l’accusation de « lefebvrisme » constituait en soi un argument suffisant dispensant de tout raisonnement. Voilà qui ne milite guère en faveur de l’herméneutique de la continuité avec le codicille complémentaire suivant, à en juger par la simple observation de la réalité : un de ces mondes, celui du catholicisme de conviction, ancré sur 2 000 ans de Tradition catholique est jeune et en plein développement, l’autre, celui de l’enfouissement et de la soumission aux vents dominants de la sécularisation ambiante est en train de mourir et feint de ne pas en être conscient.

Que saint Dominique du haut du Ciel protège toutes ces religieuses qui, à son exemple, ont tout abandonné pour suivre le Christ et qu’il nous enflamme de son zèle pour la vérité et le salut des âmes !

L’islamo-gauchisme des universités américaines commence à se voir

I-Média – Terrorisme : ils vous prennent (encore) pour des truffes

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur l’affaire Crépol avec Thomas qui aurait dû avoir 17 ans le jour de la saint Nicolas, le 6 décembre de cette année. L’occasion de revenir sur le récit médiatique qui tente de nous convaincre qu’il existe une possible inversion accusatoire dans ce drame.

Puis le dossier du jour se penche sur le nouvel acte terroriste qui a eu lieu au cœur de Paris, où un homme franco-iranien, “Armand”, comme l’on dit les médias, ou plutôt Imane, comme une piste semblerait le confirmer, a tué un homme et blessé un couple. La piste d’un “ratage psychiatrique” a immédiatement été brandi par Gérald Darmanin provoquant la colère des psychiatres qui ont rappelé que l’homme n’avait jamais été hospitalisé en psychiatrie…

Sans oublier les pastilles de l’information et pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Camille Vigogne, une journaliste délatrice qui s’est spécialisée dans les portraits et qui méritait donc bien le sien !

Les papes et la France : un affermissement conjoint

Dans cet épisode, le Père Viot, auteur des Papes et la France, revient sur les règnes des rois de France de la mort de Clovis au couronnement de Pépin le Bref et des relations qu’entretient la dynastie carolingienne naissante avec les papes en proie à des relations difficiles avec l’orient.

Une chapelle pour le 2e Régiment Etranger d’Infanterie, en hommage à St Charles de Foucauld

La chapelle actuelle du régiment est un petit d’espace de 25m² qui n’arrive plus à offrir au légionnaire ce dont il a besoin. La caserne est le lieu de vie du légionnaire. La chapelle permettra la tenue de messes, des baptêmes ou des mariages. Lorsqu’elle adopte le rôle de chapelle mortuaire, après le décès d’un légionnaire, le manque de place précité se fait encore plus ressentir pour les personnes désireuses de rendre un dernier hommage au défunt.

Engagé au début du siècle dernier, lors de la pacification du Maroc, cette chapelle sera créée en hommage à Saint Charles de Foucauld. Ancien officier, il soigna les légionnaires blessés lors de la bataille d’El Moungar.

Le futur bâtiment choisi pour cet ouvrage dispose d’un emplacement idéal au sein de la caserne, à proximité des légionnaires. Ce dernier n’est pas dénué de caractère puisqu’il s’agit d’une ancienne écurie du XIXe siècle. Sa réhabilitation nécessite cependant d’importants travaux, qui ont conduit le régiment à lancer en 2021 une grande souscription publique. Avec 180 000€ récoltés sur les 417 000€ nécessaires, nous avons pu commencer la rénovation de ce hangar au fort potentiel architectural, mais il reste 237 000 euros à financer.

L’ensemble des façades intérieures ont pu être traitées pour faire ressortir et sublimer la pierre d’époque. La charpente en bois-métal a été rénovée et les ouvertures pour l’emplacement des vitraux ont été créées. Enfin, nous avons terminé le plafond et son isolation.

Le 2ème Régiment étranger d’infanterie (2ème REI) est le plus ancien régiment d’infanterie de la Légion étrangère (1841), riche de ses traditions et de sa devise, « être prêt ». Sa vocation d’unité d’élite le rend prêt à servir la France, avec Honneur et Fidélité.

Ce projet de rénovation est conçu et suivi par une petite équipe de cadres et légionnaires du 2ème REI, appuyée par un architecte spécialisé dans la rénovation de bâtiments historiques.

Vos dons seront déductibles de votre impôt sur le revenu. Vous recevrez un reçu fiscal émis par le diocèse aux armées.

Ministre des courants d’air

Encore un ministre qui brasse du vent :

Philippe de Villiers raconte à Versailles le roman du Roi Soleil

Retrouvez en vidéo la dernière soirée des Eveilleurs. C’était le 21 novembre à Versailles au théâtre Montansier. Après Charette, Saint Louis, Sainte Jeanne d’Arc, et Clovis, Philippe de Villiers est venu faire revivre les passions du Roi Soleil, à quelques dizaines de mètres du Château dont il est le grand architecte. Louis XIV, un Roi qui aimait l’épopée, la guerre et les arts. Un roi qui aimait la France, et dont la gloire a tant fait pour le nom français.

 

L’abbaye Notre-Dame d’Orval des trappistes retirés dans les Ardennes Belges

Rendez-vous aujourd’hui au cœur des Ardennes Belge à la rencontre de l’abbaye Notre-Dame d’Orval. L’abbaye est célèbre pour sa bière l’« Orval » et son histoire tout à fait extraordinaire ! En effet, c’est une comtesse, Mathilde de Toscane qui va fonder l’abbaye après qu’un miracle se soit produit ! Aujourd’hui célèbre pour ses bières trappistes, l’abbaye s’élève en pleine forêt. Venez découvrir son histoire et sa bière avec Divine Box ! En route !

Une fondation miraculeuse ! 

Tout commence au XIe siècle, durant le Moyen Âge. À cette époque, la comtesse Mathilde de Toscane se promène dans les parages et se dirige vers un ruisseau pour se désaltérer. Par inadvertance, elle fait tomber son alliance, unique souvenir de son défunt mari. Prise de chagrin, elle supplie alors la Sainte Vierge de lui rendre sa bague. La supplication de la jeune veuve est entendue et miraculeusement, une truite surgit de l’eau, avec l’anneau dans sa bouche ! Pleine d’allégresse, la dame s’écrie « vraiment, c’est ici un val d’or ». Afin de remercier la Vierge Marie, elle fait le serment de fonder une abbaye en son honneur : l’abbaye Notre-Dame d’Orval ! La première pierre de l’abbaye est alors rapidement posée !

On retrouve sur les vitres de l’abbaye l’anneau qui illustre la légende de l’abbaye  © Divine Box

Des débuts compliqués

Les premiers moines arrivent sur place en 1070. Mais les vocations se font de plus en plus rares, et quarante ans seulement après leur installation, les frères quittent l’abbaye. Quelques années après, des chanoines vont prendre place dans les locaux. Cependant, ces derniers ont de gros problèmes financiers, ils demandent alors à être rattachés à l’ordre de Cîteaux. Saint Bernard, qui reçoit leur requête, charge l’abbaye champenoise de Trois-Fontaines de gérer l’abbaye d’Orval. Et c’est ainsi, qu’en 1132, sept moines cisterciens investissent Orval aux côtés des chanoines déjà sur place.

Illico, les membres de cette nouvelle communauté revoient l’organisation du monastère pour en faire un lieu de vie adapté à la règle cistercienne. Les travaux de l’église sont achevés un peu avant 1200. Cependant, la communauté n’est pas au bout de ses peines : en 1252, un incendie ravage l’abbaye. La communauté a alors du mal à trouver des ressources et les vocations s’amenuisent. La fermeture de l’abbaye est envisagée.

Mais ce n’est pas tout, les mauvaises nouvelles n’arrêtent pas de tomber ! Les conflits entre les puissances d’Europe, au cours du XVe et du XVIe siècle n’épargnent pas l’abbaye, qui est dévastée. Heureusement, elle connaît un regain bienvenu, dès le XVIe siècle. La communauté atteint même les 130 membres en 1723, elle est alors la plus grande communauté religieuse au sein de l’Empire ! Elle doit ensuite faire face à la Révolution française : les biens sont confisqués en intégralité, et, quelques années plus tard, l’abbaye est détruite et les membres disséminés. Orval va devenir un tas de vestiges pendant plus d’un siècle…

Les ruines de l’ancienne abbatiale d’Orval sont encore visibles aujourd’hui © Divine Box

Le XXe siècle : le renouveau de l’abbaye !

Le vent tourne en 1926, lorsque les Harenne, une riche famille, font un don à l’ordre de Cîteaux afin de restaurer le lieu et de remettre la vie monastique au goût du jour au sein de l’abbaye. Dom Jean-Baptiste Chautard, abbé de l’abbaye de Sept-Fons est alors chargé de s’occuper de cette nouvelle fondation. Il envoie à Orval un groupe de moines pour former une nouvelle communauté, la construction d’un nouveau monastère est aussitôt mise en place.

Les moines arrivent en 1927 et essayent de développer l’activité économique pour financer la restauration, ils se lancent ainsi dans les ventes de cartes postales et de timbres, appels aux dons… Mais cela ne suffit pourtant pas à combler les dépenses. C’est pour cette raison que la communauté se lance dans un projet de brasserie, dont la production est assurée par des laïcs. La vente de la bière permet aux moines de terminer les travaux, mais aussi de subsister !

Dès l’origine, le brassage a été assuré par des laïcs sous la stricte supervision des moines, et répond donc à l’exigence du logo « Authentic Trappist Product ». La brasserie emploie aujourd’hui vingt-huit personnes. Toutefois, la production de la bière reste bien en deçà de la demande. En effet, la bière est aujourd’hui tellement prisée qu’on la trouve rarement dans une grande surface.

Un frère fait un tour de contrôle dans la salle de brassage, où la légende d’Orval est également représentée © AIT

Et aujourd’hui ?

Les frères d’Orval sont trappistes (​​« cisterciens de la stricte observance »). Leur vie est rythmée par la règle de saint Benoît, « ora et labora », qui signifie ​​« prie et travaille ». Ils assistent aux sept offices quotidiens, avec un premier office (les Vigiles) à 5 heures du matin ! Enfin, les religieux vivent de la vente de leur bière, mais également de leur fromage, et de leurs bonbons au miel ! Les moines peuvent aussi compter sur leur hôtellerie ouverte toute l’année (n’hésitez pas à y passer quelques jours) !

L’auberge de l’Ange Gardien : le repère du tavernier et de ses bons clients !

Eh oui, Orval possède sa propre taverne (comme la plupart des abbayes qui fabriquent de la bière trappiste) ! Cette dernière a été baptisée l’« Auberge de l’Ange Gardien », en référence au livre du même nom de la Comtesse de Ségur (un des livres favoris de la famille de l’architecte de la nouvelle abbaye de 1927).

À l’intérieur de la taverne, vous pouvez déguster la bière Orval bien sûr, mais aussi l’Orval vert et l’eau de la source Mathilde. On y trouve également de quoi se restaurer, avec par exemple la célèbre Orvaliflette : une tartiflette à base du fromage d’Orval ! Des tas de produits originaux et délicieux sont à dévorer au sein de la taverne comme la glace à la bière, parsemée de crumble à la drèche (les céréales issues du brassage) ! De notre côté on se régale d’avance !

L’ Auberge de l’Ange Gardien où l’on peut déguster l’Orval et d’autres produits originaux de l’abbaye © Divine Box

Où se procurer les produits de l’abbaye ?

Pour cela, vous pouvez vous rendre sur place et en profiter pour passer le bonjour aux moines ! Voici l’adresse : Abbaye d’Orval 1, 6823 Florenville, Belgique. Si cela fait trop loin pour vous, vous pouvez retrouver les produits de l’abbaye d’Orval directement sur la boutique monastique en ligne de Divine Box !

US Imperium : sont-ils désormais les destructeurs ?

Jean-Loup Izambert, journaliste et auteur de “Les Destructeurs”, est interrogé par André Bercoff sur Sud Radio. Il explique travail de sape des Etats-Unis contre la France et l’Allemagne depuis 70 ans :

Deux sœurs lèguent 340 000 euros pour rénover l’église de leur village

Deux sœurs tombées amoureuses du village d’Arith, au cœur de la Savoie, ont légué 340 000 euros pour rénover l’église de la commune.

Monique et Geneviève Meynier, qui se sont installées à Arith dans les années 1970, ont légué, à leur décès, 340 000 euros au diocèse pour réhabiliter l’église du village qui avait subi les affres du temps. Une somme que la commune de 440 habitants n’aurait jamais pu débourser. Jean-Marie Gueyraud, instituteur à la retraite, habitant d’Arith, déclare :

“Les miracles, on ne peut pas les expliquer. C’est simplement une dame qui s’est installée au pays, qui s’est plue ici, qui était riche. Elle n’était pas mariée et lorsqu’elle est décédée, elle a laissé sa maison à la voisine et elle a donné pour la rénovation de l’église qui en avait bien besoin.”

Des spécialistes du patrimoine ont restauré toutes les peintures de l’église Saint-Laurent.

Le FBI semble toujours vouloir faire croire que certains Américains catholiques représentent une menace terroriste

Un rapport de la commission de la Chambre des représentants des Etats-Unis publié lundi révèle que des employés du FBI discutent encore de la manière de diffuser une note de service à l’échelle du bureau identifiant l'”idéologie catholique radicale traditionaliste” comme un pôle d’attraction pour les “extrémistes violents”.

La commission judiciaire de la Chambre des représentants a fait part des conclusions de son enquête sur la note de service du bureau local du FBI de Richmond, en Virginie, publiée au début de l’année, qui visait à surveiller les catholiques qui assistent à la messe traditionnelle en latin, en particulier ceux qui assistent à des messes célébrées par des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X. Le mémo avait été rapidement et largement décrié comme une violation du premier amendement. Le document identifie les “catholiques radicaux traditionalistes” comme ayant souvent une “idéologie antisémite, anti-immigrés, anti-LGBTQ et suprémaciste blanche” et comme rejetant généralement Vatican II.

Comme l’a indiqué la commission judiciaire de la Chambre des représentants dans son rapport, le mémo a en fait “désigné comme terroristes potentiels les Américains qui sont pro-vie, pro-famille et qui soutiennent la base biologique des distinctions de sexe et de genre”.

Alors que la note a été rapidement rétractée par le FBI après les réactions du public et dénoncée par ses dirigeants comme ne répondant pas aux “normes rigoureuses” du Bureau, le rapport de la commission judiciaire récemment publié fait état d’une constatation “troublante” selon laquelle le FBI discute toujours de la manière de créer une note à l’échelle du Bureau sur ces préoccupations.

Le rapport de la Chambre des représentants intitulé “The FBI’s Breach of Religious Freedom : The Weaponization of Law Enforcement Against Catholic Americans” (La violation de la liberté religieuse par le FBI : l’armement des forces de l’ordre contre les Américains catholiques) présente des extraits d’entretiens avec des employés du FBI au sujet du mémo, notamment Stanley Meador, l’agent spécial responsable du bureau local du FBI à Richmond en Virginie.

La commission parlementaire a indiqué dans son rapport que l’un des coauteurs de la note interne ayant fait l’objet d’une fuite “coordonnait avec la division antiterroriste” un produit “externe” (destiné à être diffusé à l’échelle du Bureau) appelé “Strategic Perspective Executive Analytic Report” (SPEAR), dont la publication était prévue pour février 2023. Le 6 février 2023, la division antiterroriste “a suggéré de transformer le document en un rapport de renseignement émergent”, dont les plans, selon M. Meador, semblaient être basés sur le mémo. Le rapport de la commission parlementaire note que s’il est “préoccupant” que “le FBI ait voulu empiéter davantage sur les libertés religieuses à l’échelle du Bureau, il est tout aussi préoccupant que des discussions soient toujours en cours avec FBI Richmond” sur la manière de créer ce mémo externe.

“Malgré les lacunes du mémorandum de Richmond et les critiques généralisées à l’encontre de sa création, le FBI semble toujours vouloir faire passer le message scandaleux selon lequel certains Américains catholiques ayant des croyances traditionnelles représentent une menace terroriste intérieure pour notre pays”, a fait remarquer la commission de la Chambre des représentants.

Selon le rapport de la commission, l’un des coauteurs du mémo avait contacté fin 2022 d’autres bureaux locaux du FBI pour obtenir des “renseignements opérationnels” et aurait trouvé des “cas similaires” dans les bureaux locaux de Milwaukee et de Portland, bien que l’enquête de Portland ait été clôturée.

Tentative de diversion de l’incompétent de l’Intérieur

Alors que la France est gangrenée par l’hyper-violence et l’islamisme, Gérald Darmanin a annoncé la dissolution d’un groupe inconnu :

 

Et pendant ce temps :

Et un article du Point nous apprend que les militants d’extrême-gauche protège les dealers des “violences policières”.

Une défense territoriale à la polonaise pour rendre la société française plus résiliente face à «l’ensauvagement» ?

Au cours des dernières années, un certain nombre d’officiers et de dirigeants politiques français de haut niveau ont affirmé que leur pays pourrait bientôt sombrer dans l’anarchie, voire dans une véritable guerre civile. Or la population autochtone se trouve bien désarmée face à cet « ensauvagement » venu d’ailleurs.

Article publié originellement sur le site polonais anglophone Sovereignty.pl. Pour lire l’article intégral en anglais, cliquez ici.

Les six nuits de chaos qu’a connues la France à la fin du mois de juin et au début du mois de juillet de cette année ont été observées avec stupéfaction dans les pays voisins. La mort d’un jeune voyou d’origine algérienne a mis le feu aux poudres dans les banlieues à population immigrée, et les flammes de la colère se sont rapidement propagées au centre des grandes villes ainsi qu’à des villes de taille plus modeste.

(…)

Au cours des dernières années, un certain nombre d’officiers et de dirigeants politiques français de haut niveau ont affirmé que leur pays pourrait bientôt sombrer dans l’anarchie, voire dans une véritable guerre civile.

(…)

Il est révélateur que, dans le livre de l’auteur à succès Laurent Obertone, Guerilla – Le jour où tout s’embrasa, qui décrit des événements très proches de ce qui s’est passé il y a quelques mois en France, mais où les choses deviennent incontrôlables, engloutissant la France dans une véritable guerre civile après trois jours de descente dans le chaos, l’armée n’est pas envoyée pour rétablir l’ordre.

L’armée française compte dans ses rangs une forte proportion de soldats issus de l’immigration, et dans le livre d’Obertone, qui affirme reposer « sur le travail d’écoute, de détection et les prévisions du renseignement français », l’on craint que ces soldats, ou certains d’entre eux, ne prennent parti pour les hordes issues des mêmes banlieues et « quartiers sensibles » qu’eux.

Si une guerre civile éclate, la population française de souche risque d’être sans défense, même si elle est (encore) majoritaire. Les forces armées du pays se sont réduites comme peau de chagrin au fil des ans, pour atteindre un peu plus de 200 000 militaires au total en 2023 (dont plus de 60 000 réservistes). Au tournant du siècle, le président Jacques Chirac avait supprimé le service militaire obligatoire pour tous les Français nés après 1979.

Cela veut dire que la plupart des citoyens français respectueux de la loi qui sont nés après cette année-là n’ont jamais eu d’arme entre les mains et ne sauraient pas utiliser une arme à feu. Il serait difficile de rétablir le service militaire obligatoire aujourd’hui, et de toute façon cela impliquerait de former tous les citoyens français, y compris ceux qui détestent la France, ne se considèrent pas comme Français, et pourraient plus tard prêter allégeance à une sorte d’État islamique (s’ils ne l’ont pas déjà fait).

Une défense territoriale sans fichés S pour une société plus résiliente face à « l’ensauvagement »

La création d’une force de défense territoriale comme celle qui a été mise en place en Pologne ces dernières années serait une bien meilleure solution. Il s’agirait de former et d’armer uniquement des volontaires, c’est-à-dire des personnes nourrissant des sentiments patriotiques à l’égard de la France, et les autorités françaises pourraient très bien exclure de ce dispositif les ennemis intérieurs issus des « quartiers sensibles » en conditionnant l’admission dans les rangs de la défense territoriale à l’absence de casier judiciaire et de fichage S, c’est-à-dire à l’absence de fichage par la police comme présentant un danger potentiel pour la sécurité publique.

Ce n’est évidemment pas dans ce but que les Polonais ont créé leur propre force de défense territoriale en 2017. À l’instar de ses voisins d’Europe centrale, qui n’ont pas encore opté pour le multiculturalisme à la mode de l’Europe occidentale, la Pologne est un pays sûr, où la criminalité et les viols sont beaucoup plus rares qu’en France et où il n’y a pas d’émeutes du type de celles qui ont éclaté en France il y a quelques mois. Quand les Polonais parlent de guerre civile dans leur pays, ils font référence à la température du débat politique et non pas au risque d’une véritable guerre civile.

En Pologne, le service militaire obligatoire pour tous les jeunes hommes a été suspendu en 2008 et n’a pas été réactivé depuis.

Cependant, après la victoire de la droite conservatrice aux élections de 2015, il a été décidé de créer une force de défense territoriale pour faire face au danger d’une guerre « hybride » ou d’une guerre par procuration comme celle que la Russie menait dans l’est de l’Ukraine depuis 2014. Cette force était également destinée à devenir une armée de partisans sur les arrières des forces russes, car on estimait que les capacités de ces dernières rendait probable une retraite rapide de l’armée régulière polonaise en cas d’invasion, avant que les partenaires de l’OTAN n’aient le temps de réagir. Rappelons en effet que jusqu’en 2016, aucune troupe de l’OTAN n’était stationnée en Pologne ou dans les États baltes, et pratiquement aucune ailleurs sur le flanc oriental de l’Alliance atlantique.

La Force de défense territoriale de la Pologne s’est également révélée très utile pour les catastrophes naturelles et face à l’assaut de Loukachenko sur la frontière polonaise avec les migrants qu’il a fait venir du Moyen-Orient et d’Afrique.

A ce jour, la défense territoriale polonaise compte environ 36 000 hommes, formant des bataillons d’infanterie légère initialement concentrés dans l’est du pays (près de la source de la menace perçue), mais de plus en plus répartis sur l’ensemble du territoire polonais au fur et à mesure que leur nombre augmente. Leur rôle est de :

  • conduire des opérations défensives en coopération avec les troupes régulières et en soutien aux institutions civiles ;
  • mener des opérations autonomes non conventionnelles de contre-insurrection et de contre-déploiement ;
  • participer à la sécurisation de l’accueil et du déploiement des forces de renfort alliées dans leurs zones d’action ;
  • agir dans le domaine de la gestion des crises, de la lutte contre les catastrophes naturelles et de l’élimination de leurs conséquences, de la protection des biens et des opérations de recherche et de sauvetage ;
  • conduire des activités de renseignement.

Les membres de la Force de défense territoriale sont tous des volontaires qui s’engagent pour un service militaire rotatif (modestement) rémunéré, qu’ils combinent avec leur vie civile. Ils s’engagent pour une période d’un à six ans, qui peut être renouvelée. Le service actif dans la force de défense territoriale polonaise commence par une formation de 16 jours pour ceux qui n’ont pas d’expérience militaire ou de 8 jours pour les réservistes de l’armée. Ils suivent ensuite une formation par rotation de deux jours par mois, toujours pendant les week-ends, avec une formation intégrée supplémentaire de 14 jours par an. La formation militaire se déroule à proximité du lieu de résidence des membres de cette force, ce qui permet aux citoyens de s’engager dans les forces armées sans devoir abandonner leur vie civile.

La force de défense territoriale en Pologne est en effet l’une des cinq branches des forces armées polonaises (les autres étant les forces terrestres, l’armée de l’air, la marine et les forces spéciales), dans un pays qui dépense aujourd’hui l’équivalent de 3 % de son PIB pour sa défense, bien au-delà de l’engagement minimum de 2 % du PIB imposé par l’OTAN. À titre de comparaison, la France ne consacre que 1,8 % de son PIB à la défense et reste donc en deçà du seuil de 2 % fixé par l’OTAN.

Lors de la création de cette nouvelle composante des forces armées, il y a quelques années, on s’est demandé si ses membres devaient être autorisés à garder leurs armes chez eux, comme dans l’armée suisse, ou si ces armes devaient être conservées dans un ensemble de lieux sûrs d’où elles pourraient être rapidement distribuées en cas de besoin. C’est cette deuxième option qui a été retenue, le principe général en Pologne étant que les citoyens respectueux de la loi doivent avoir un accès limité aux armes à feu (comme en France). Mais cela pourrait changer rapidement en cas de nécessité.

L’idée générale derrière la création d’une force de défense territoriale en Pologne était de rendre le pays plus résistant et ainsi disposer d’un moyen de dissuasion supplémentaire contre un agresseur potentiel (la Russie).

Dissuader l’ennemi intérieur

Une force de défense territoriale équivalente en France améliorerait certainement considérablement la résilience de la société française dans son ensemble. Elle constituerait elle aussi un puissant moyen de dissuasion, en l’occurrence contre ceux qui envisageraient de ne plus se limiter aux mortiers d’artifice, aux pierres et aux cocktails Molotov pour semer le désordre dans les villes françaises (…).

Elle pourrait également s’avérer très utile pour soulager les forces armées françaises surchargées en sécurisant les milliers de « points sensibles » civils à travers la France. À l’instar du service militaire obligatoire, une force de défense territoriale française aurait un effet positif sur la réunification d’une société divisée, en rassemblant des personnes d’origines diverses, y compris des Français issus de l’immigration, mais ayant tous en commun leur amour de la France.

Et ce serait une alternative civilisée et démocratique à la tentation que pourraient avoir certains jeunes patriotes français d’agir de leur propre chef pour tenter de sauver leur pays. Il n’est pas certain qu’il y ait beaucoup de patriotes prêts à agir en France, mais le danger de « l’extrême droite » est régulièrement brandi par le gouvernement de Macron et en particulier par son ministre de l’intérieur Gérald Darmanin.

Alors pourquoi ne pas canaliser le désir de certains Français de défendre et peut-être même de sauver leur pays en créant une Force de Défense Territoriale comme l’a fait la Pologne ?

Une réflexion chrétienne sur le sionisme

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Entre une foule d’autres, cet article de Israël Today, et la vidéo ci-dessus du jeune Premier Ministre Benjamin Netanyahou s’entretenant de la venue du Messie avec des rabbins israéliens, témoignent que l‘attente du Messie habite le cœur des juifs …

Israël n’est pas un peuple comme les autres. Est-ce aimer Israël ou ne pas l’aimer que de le reconnaître ? Ne pas être sioniste n’est pas être antisémite comme les sionistes osent le faire croire pour toucher les avantages de la lutte contre l’antisémitisme, car si l’un relève de l’ordre politique, et donc culturel, l’autre relève de l’ordre naturel. On est ou non sioniste, librement, mais on n’est pas libre d’être sémite. C’est pourquoi ce qui s’applique à l’un ne s’applique pas ipso facto à l’autre.

Un article republié récemment sur Dreuz.info montre des catholiques justifiant le sionisme, voire le judaïsme, au motif que l’Alliance conclue par Dieu avec Israël n’a pas été abrogée. Comment n’ont-ils pas encore compris que si elle n’a pas été abrogée, c’est qu’elle a été accomplie (Mt 5.17) ! Et qu’à ce titre, désormais, « se trouve abrogée la prescription antérieure, en raison de sa faiblesse et de son inutilité (He 7.18 ; 8.13) » ? Les ânes ! Ils ne veulent pas voir que comparée à la gloire du Christ et de l’Église, la gloire d’Israël « n’en fut pas une (2 Co 3.10) » ! Ces mêmes catholiques estiment devoir condamner l’antisionisme parce qu’il ne serait la plupart du temps que le prétexte à banaliser la haine contre les Juifs par la diabolisation d’Israël. Mais comment condamner la liberté de critiquer ce projet au nom de l’antiracisme puisque le sionisme est un projet politique basé sur la discrimination raciale et religieuse1 ?

Pour justifier le sionisme, ses partisans s’appuient sur les annonces bibliques du retour des Juifs exilés (Dt 30 ; Jr 31 ; Ez 36.8 ; 37 ; Am 9.11-15…), et prétendent qu’il est nécessaire pour que les prophéties bibliques puissent s’accomplir. Mais outre que le mystère d’iniquité (2 Th 2.7), Judas, tout le mal, et le péché, Lucifer, et les démons, ont aussi été inclus dans le plan de salut du Seigneur, pour leur honte éternelle, les sionistes ne devraient pas oublier que Dieu a parlé dans l’Ancien Testament avec le langage, les idées et les symboles qui étaient ceux des hommes d’alors, à qui il revenait, comme à ceux d’aujourd’hui, de comprendre que le sens de la Parole divine dépasse l’horizon des appétits terrestres ! La promesse de la Terre Sainte était un gage de la réelle volonté, de l’efficace engagement de Dieu à donner tout aussi généreusement un jour accès à Son Royaume. Le don de la terre de Canaan à Israël annonçait, préparait le don de Son Royaume, qui « n’est pas de ce monde (Jn 18.36) ». Mais non, pour les juifs, la Terre Sainte, le Royaume de Dieu, ne pouvaient pas et ne peuvent toujours pas être autre chose que la Palestine !

Pourquoi YHWH a t-Il annoncé « une nouvelle et éternelle Alliance (Is 55.3 ; 61.8 ; Jr 31.31-33 ; 32.40 ; 50.5 ; Bar 2.35 ; Ez 16.60 ; 34.25 ; 37.26 ; Dn 9.27 ; Os 2.30…) », si celle de Moïse donnant la terre d’Israël devait rester suffisante ?

La venue du Messie a mis fin au régime des prophéties, et réalisé ce qu’elles annonçaient. Lorsque Jésus « déclare : ”Voici Je viens pour faire Ta volonté .’, Il abroge le premier régime pour fonder le second (He 10.9) ». Jésus est venu ouvrir le Paradis fermé par le péché d’Adam, raison pour laquelle Il enseignait que la prophétie du retour définitif du peuple élu s’accomplira, non sur cette terre, mais dans le Royaume des Cieux, auquel participeront Abraham, Isaac et Jacob, mais pas les Juifs incrédules (Mt 8.12 ; Lc 13.28) …

Dire avec Michel Garroté dans l’article cité ci-dessus que « le peuple juif est le peuple de l’alliance pour lequel les promesses subsistent » est vrai en tant que le peuple juif a reçu et garde mémoire de la promesse du Messie, et que, comme tout peuple, il est appelé à entrer dans l’Église, en qui seule ces promesses s’accomplissent, mais est faux en tant que ne le faisant pas (Jn 18.35), le peuple juif s’oppose à la Volonté divine et se rend de ce fait ennemi de tous les hommes (1 Th 2.15). C’est pourquoi Jésus lui a prophétisé : « Le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui en fera produire ses fruits (Mt 21.43) ». Ce peuple qu’évoque Jésus est l’Église, le vrai peuple élu (Ph 3.3), celui en lequel tous les hommes peuvent entrer en partageant la foi d’Abraham (Jn 8.56), lui à qui Dieu promit précisément cette descendance universelle (Gn 12.3 ; 22.18 ; Rm 3.29 ; 1 Co 1.24). Quelle pitié donc de voir des gens d’Église – et haut perchés ! – trahir ainsi ouvertement le Christ pour ne pas déplaire à « ceux qui usurpent le titre de Juifs – une synagogue de Satan plutôt ! (Ap 2.9 ; 3.9) » !

Si « Israël, comme l’Église, est dans le monde et n’est pas du monde. »2 , d’où est-il alors ? Y aurait-il en Dieu un concurrent légitime de l’Église, un autre chemin que Jésus pour aller au Royaume de Dieu (Jn 14.6), en sorte qu’être pour Lui ou contre Lui serait indifférent ? Certes, l’origine d’Israël est surnaturelle, Dieu l’ayant créé, comme je l’ai dit, pour donner au monde le Messie, mais ce n’est pas une raison pour s’en glorifier narcissiquement au mépris et au détriment du reste du monde. N’est-ce pas là que l’actuel « face à face entre Israël et le monde, et le conflit qui y est inscrit »3 s’origine ? Si le chrétien n’est pas antisémite, ce n’est pas en raison du « double face à face commun entre Église-Israël et le monde », puisque, ou bien Israël fait partie de l’Église, ou bien il est face à elle, or il est clair qu’Israël n’est pas chrétien. Le chrétien n’est pas antisémite parce qu’il est, lui, le vrai juif, dans les veines de qui coule le Sang du Messie d’Israël, à jamais vivant (Jn 15.5 ; 1 Co 12.27 ; Col 2.17) ! C’est pourquoi « Il est étrange de parler de Jésus-Christ et de vivre comme un juif. Car ce n’est pas le christianisme qui a cru au judaïsme, c’est le judaïsme qui a cru au christianisme, lequel a réuni tous ceux qui croient en Dieu. » (( Lettre de saint Ignace d’Antioche aux Magnésiens, Office des Lectures du Mardi de la 16e Semaine du Temps Ordinaire. )) C’est pourquoi il est étrange que l’Église ait uni son instance officielle de dialogue avec le judaïsme au Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, puisque le judaïsme n’existe aujourd’hui qu’en raison de son rejet de Jésus-Christ (Jn 8.44) … L’Église ne se renie-t-elle pas, ainsi que la vérité de la Révélation dont elle a la garde, en voulant plaire à ceux dont la religion est justement fondée sur la haine du Christ (Jn 8.44 ; 15.24-25 ; 1 Co 1.23 ; Ga 2.14 ; 1 Th 2.14-15 ; Ap 2.9 ; 3.9) ? Il ne manquerait plus qu’elle soit accusée d’antisémitisme en refusant de donner aux juifs le salut qu’elle a mission d’offrir à tous les hommes, « à commencer par Jérusalem (Lc 24.47) » !

Le Règne de Dieu n’est pas terrestre (Cf. Jn 6.15), aussi vrai que Dieu est éternel, et qu’ici bas rien n’est éternel. A ceux qui attendent de voir le Messie régner sur terre depuis Jérusalem4 , il faut annoncer qu’Il règne déjà (Mt 28.18), mais d’un règne divin, au bénéfice de qui est rené « de l’eau et de l’Esprit (Jn 3.5) », devenu une « créature nouvelle (Ga 6.15) », et qui persévère ici-bas dans la communion avec Dieu jusqu’à sa mort (Mc 13.13), laquelle sera alors sa naissance à la vraie vie, la vie de Dieu (Jn 14.1-3). C’est pourquoi les chrétiens attendent l’accomplissement des promesses divines non ici-bas (même si elles n’y sont pas sans effet !), mais dans la Jérusalem céleste, où il y aura « des cieux nouveaux et une terre nouvelle (2 P 3.13 ; Ap 21.1) ». Et cela non en image – les cieux et la terre de maintenant auront été détruits (2 P 3.7,10), par l’incrédulité des hommes certainement, « du juif d’abord, puis du païen. (Rm 1.16) »5

La raison d’être d’Israël était donc de donner le Messie au monde, mais le Messie étant venu, quelle est désormais la raison d’être d’Israël ?

Si le judaïsme est anti-chrétien en refusant d’accueillir en Jésus le Messie annoncé par les Écritures Saintes, le sionisme, qui y puise sa raison d’être, n’est-il pas alors lui aussi ennemi de Dieu, et donc source de désordres pour le monde ? Et pourquoi le judaïsme refuse-t-il d’accueillir et adorer Jésus-Christ, sinon parce que le Royaume de Dieu fondé par Jésus n’est pas de ce monde, et que le judaïsme veut que son royaume soit de ce monde ? Par qui le peuple juif est-il encore élu si la promesse, cause de leur élection, est accomplie ? Les juifs n’ont-ils donc rien appris de l’Histoire lorsque les nazis se proclamaient eux-mêmes race élue, race supérieure, race des seigneurs saigneurs ?

La réapparition de l’État d’Israël en 1948 n’a aucune signification théologique pour un chrétien, qui ne saurait légitimer quelque messianisme politique, fût-il juif. Les promesses divines se réalisent dans et par l’Église. Pour autant, le retour des Juifs en Israël est un enseignement adressé à toutes les nations de ce que la Miséricorde ici-bas prévaut (Ap 7.1-10 ; 14.1-7). Si la dispersion des Juifs a signifié leur éloignement de Dieu en châtiment de leur incrédulité (Is 27.8 ; Ez 2.3-5 ; Mt 23.37-39 ; 22.7 ; Lc 19.41-44), leur retour annonce le salut éternel encore offert ici-bas, préfiguré par tous les saluts temporels dont est remplie l’histoire d’Israël. Le retour d’Israël est une parabole et un gage de ce que Jésus est bien le Messie, venu à la fois châtier l’incrédulité d’Israël, par un exil de deux mille ans (Lc 19.41-44), mais aussi lui offrir le Salut … Le retour des Juifs en Terre Promise devrait être pour eux la bonne nouvelle du salut que Dieu leur offre en Jésus ! Pour eux, car les chrétiens, eux, n’avaient pas besoin que les Juifs reviennent en Israël pour croire en Jésus remonté au Ciel d’où Il était descendu (Jn 16.28). En cela, ils sont les « frères aînés » des Juifs ! Les vrais Juifs vivent de la foi, non de la vision de la Terre Promise … « Pour nous, notre cité se trouve dans les cieux, d’où nous attendons ardemment, comme sauveur, le Seigneur Jésus Christ. (Ph 3.20) »

Mais le retour des Juifs de toutes les nations où ils ont été exilés « jusqu’à ce que soit accompli le temps des païens (Lc 21.24) » signifie aussi que « le temps des païens » est donc fini. Désormais, les limites de la terre ayant été atteintes, celles du temps le sont aussi … Et si le temps des païens est fini, cela signifie que l’on ne peut plus être païen. Et si l’on ne peut plus être païen, que peut-on être d’autre, sinon chrétien ou antichrétien ? C’est ainsi que nous sommes entrés depuis 1948 dans une nouvelle phase de l’Histoire du Salut : désormais il n’est plus possible d’ignorer l’existence du Christ, et donc, chacun devant prendre parti face à la Vérité (Mt 12.30), on ne peut plus être que chrétien ou antichrétien. Cette opposition absolument irréductible est maintenant universelle, et ne peut que précipiter la fin de l’humanité et la venue du Jugement dernier. Israël a vu son péché contre le Fils de l’homme (Mt 12.32) annoncé par Daniel (7.13), être pardonné, en raison de l’humilité de la nature humaine cachant la gloire de Sa nature divine, mais le péché contre le Saint-Esprit ne pourra pas être pardonné, parce que le témoignage qu’Il rend à la Vérité est suffisamment éloquent pour ne justifier aucune incrédulité (Mt 12.31). Et parce que « là où les péchés sont remis, il n’y a plus d’oblation pour le péché (He 10.18) », Israël, depuis deux mille, a été sans Temple, sans sacerdoce lévitique, sans royauté davidique, sans prophète … pour qu’il apprenne qu’après Jésus, Dieu n’a plus rien à lui donner, et que tout ce qui était avant Lui n’était que pour Lui. Exilé, Israël a été obligé de s’ouvrir à la dimension spirituelle de la Révélation que ses Pères avaient reçue, et a été ainsi préparé à devenir maintenant chrétien. C’est pourquoi vouloir, par exemple, la réédification du Troisième Temple comme certains s’y emploient en Israël ne peut que concrétiser l’endurcissement définitif d’Israël, son péché contre le Saint-Esprit, et donc son châtiment cette fois définitif. Si Israël continue à refuser de devenir chrétien pour s’attacher à la Loi de Moïse, ce ne sera pas seulement la destruction de Jérusalem et la dispersion des Juifs qu’il méritera, mais la destruction du monde entier, tant l’antichrist qu’il a enfanté, l’islam, veut non seulement la disparition d’Israël, mais celle des chrétiens (Coran 9.30) et de tous les non-musulmans (Coran 8.12-17). Et si la fin doit correspondre à l’origine, la Bonne Nouvelle du Salut (Ac 1.8) pour le monde entier étant partie de Jérusalem (Mt 24.14), ne doit-elle pas trouver son épilogue à Jérusalem ?

Qui dira ce qu’il adviendrait si les Juifs, imitant saint Pierre (Ac 3.17-26), se mettaient à laisser « maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs » pour l’amour de Jésus (Mt 19.29) ? Le Christ n’a t-Il pas annoncé que ce n’est plus à Jérusalem que l’on adore Dieu, mais « en esprit et en vérité (Jn 4.23) » ? Nous ne voulons pas pour autant dénier aux Juifs le droit de vivre en Israël, mais nous souhaitons qu’ils y vivent devenus chrétiens, accomplissant ainsi leur vocation humaine et spirituelle. Alors qu’aujourd’hui les nations sont niées au profit du mondialisme, Dieu rappelle, par la permanence d’Israël, la réalité de la nation, la nécessité d’un fondement politique, humain et cohérent, pour que la foi puisse se développer. C’est la raison pour laquelle Dieu a créé le peuple d’Israël, et a voulu son homogénéité ethnique et religieuse. L’histoire du peuple juif sert de leçon à toute l’humanité (1 Co 10.6,11 ; Ga 4.24 ; 1 P 3.21 ; He 9.24). Depuis que la nation a été méprisée, que religion et politique ont été séparées, l’Église ne reposant plus sur cette réalité essentielle de l’ordre naturel, n’est-elle pas en train de disparaître avec elle ? Sans cette réalité humaine qu’est la nation, la foi reste virtuelle. C’est pourquoi saint Jean-Paul II appelait à défendre la nation, qu’il considérait comme la réalité « la plus importante pour l’histoire spirituelle de l’homme (Varsovie, le 2 juin 1979) ». Mais comment l’Église pourra-t-elle jouer son rôle auprès d’Israël et accueillir les Juif en son sein alors que par le président de la Commission pontificale pour les relations avec le judaïsme qu’a été le cardinal Kasper, elle a affirmé que « les Juifs n’ont pas à devenir chrétiens pour être sauvés (Boston, 06.11.2002) » !!? et que par la Commission conduite par le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le 10 décembre 2015, elle a annoncé que : « Bien que les juifs ne puissent pas croire [Ah bon ! Et pourquoi donc ?] en Jésus-Christ comme Rédempteur universel, ils ont une part dans le salut [Ah bon ! On peut être sauvé en refusant Jésus ? (cf. Mc 16.16)] (…) Cela signifie concrètement que l’Église catholique ne mène ni n’encourage aucune mission institutionnelle tournée spécifiquement vers les Juifs. » !! Tiens donc ! Saint Paul ne prêchait-il pas « aux Juifs de se convertir à Dieu et de croire en Jésus, Notre Seigneur (Ac 13.46 ; 17.30 ; 20.21 ; Jn 8.44) » ? Saint Paul se trompait-il, ou bien certains n’ont-ils plus le même Évangile que lui ? N’est-ce pas que « Tous les hommes sont appelés à faire partie du peuple de Dieu (CEC n°831) » ? La grande apostasie précédant la Parousie serait-elle là (CEC n°675) ?

Dans l’article cité plus haut, le père Arbez écrit : « A la suite du Concile Vatican II, surtout de la déclaration Nostra Aetate, un nouvel élan a permis d’enclencher une lecture différente du Nouveau Testament. Le déicide et la substitution ont été définitivement abrogés. (dreuz.info, 10.08.2020) » Or, il est impossible de supprimer la Foi de nos Pères, impossible de rejeter la lecture qu’ils faisaient du Nouveau Testament ! Ceux qui le font sont maudits (Ga 1.8-9) ! Si Jésus est Dieu, ceux qui ont réclamé Sa mort (Mc 14.64 ; Lc 23.18), se sont rendus coupables de déicide. Ou bien faut-il aussi renoncer à appeler Marie, Mère de Dieu ? La substitution ne peut pas davantage être abrogée puisqu’elle est enseignée par Jésus Lui-même : « Le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui fera produire ses fruits. (Mt 21.43) » !

Ce même prêtre ose encore affirmer qu’être antisioniste serait être antisémite, comme si tous les sémites étaient nécessairement sionistes ! Et il termine en affirmant : « Avec les Juifs, indifférence et opposition se sont muées en coopération et bienveillance. D’ennemis et étrangers, nous sommes devenus amis et frères. » Mais comment un chrétien serait-il frère de qui rejette le Christ ? Ce prêtre a t-il donc oublié que Jésus ne reconnaissait pour frère que celui qui fait la Volonté de Dieu (Mc 3.33-35), laquelle est que nous soyons chrétiens (Jn 6.29), ce que précisément refusent les juifs ? Saint Paul était-il donc fou d’écrire : « Ne formez pas d’attelage disparate avec des infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? Quelle entente entre le Christ et Béliar ? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ? (2 Co 6.14-15) » ?

Qui « ne marche plus droit selon l’Évangile (Ga 2.14) » ?

Pour finir je voudrais proposer une interprétation de l’annonce prêtée à saint Paul de la réintégration des Juifs à l’Alliance de laquelle ils se sont eux-mêmes exclus (Rm 11.26). A mon sens, il exprime là le même souhait fervent de son cœur qui le poussait à même vouloir être damné si cela avait pu être nécessaire au salut de ses frères de race (Rm 9.3). Il faut tenir compte du genre littéraire où l’exaltation et l’interrogation servent à exprimer le désir. Lorsque saint Paul prophétise que « tout Israël sera sauvé (Rm 11.26) », il ne prophétise pas que tous les Juifs seront chrétiens à la fin du monde, mais que sera alors atteint le nombre des élus, membres du vrai Israël, qui est l’Église, composée de Juifs ET de païens, « Car tous les descendants d’Israël ne sont pas Israël. De même que, pour être postérité d’Abraham, tous ne sont pas ses enfants. (Rm 9.6-8) ». « La totalité des païens (Rm 11.25) » qui doit entrer dans l’Eglise ne désigne que le nombre atteint de ceux qui seront sauvés, nombre que saint Paul estime à seulement « quelques-uns (1 Co 9.22) », même si aujourd’hui on fait croire que tout le monde ira au Paradis. L’Apôtre annonçait la fin de la prédication à l’ensemble des païens, non le salut de tous les païens, et de même lorsqu’au verset suivant il dit que « tout Israël sera sauvé », il ne veut pas dire que tous les Juifs seront sauvés. Avec lui, il faut distinguer « l’Israël selon la chair (1 Co 10.18) » et « l’Israël de Dieu (Ga 6.16) », qui est l’Église (Mt 8.11-12 ; 22.1-14 ; Rm 9.6,27,31). C’est de cet Israël-là dont il parle. D’ailleurs, le Christ n’a t-Il pas prophétisé à Israël son endurcissement dans l’incrédulité (Lc 22.67-68), lui annonçant qu’il ne Le reverrait qu’à Son retour, c’est à dire pour le Jugement dernier (Mt 26.64) ? Ce jour-là, effectivement, les ennemis du Christ seront bien obligés de reconnaître Sa divinité … Et si « elle est tombée sur eux, la Colère, pour en finir ! (1 Th 2.16) », prions pour que Jésus nous délivre de celle qui vient (1 Th 1.10) !

Abbé Guy Pagès

Cf. https://www.islam-et-verite.com/reflexion-chretienne-au-sujet-du-sionisme/

Auf Wiedersehen, Die Linke !

Pour Die Linke, les droits LGBTIQA sont une priorité. Il semble que cela ne soit pas la priorité des Allemands. Le parti est en train de disparaître.

Wir wollen, dass LSBTIQA als selbstverständlicher Teil der gesellschaftlichen Realität gesehen und anerkannt werden.

Nous voulons que les personnes LGBTIQA* soient considérées et reconnues comme faisant naturellement partie de la réalité sociale.

Confronté à une vague de départs, le parti de gauche radicale n’a plus assez de représentants pour former un groupe parlementaire au Bundestag. Son avenir politique est plus que jamais incertain. Le groupe parlementaire de Die Linke (“La Gauche”) n’existe plus. Les 28 parlementaires restants, sur les 39 que comptait Die Linke à l’issue des élections fédérales de 2021 (4,89 % des voix), pourront demeurer au Bundestag. Mais, puisqu’ils n’appartiennent à aucun groupe, leur poids sera considérablement réduit, tout comme leur temps de parole. Un groupe parlementaire Die Linke était présent au Parlement allemand depuis 2005.

Et pendant ce temps, l’AFD est en hausse…

Abbé Raffray : “Le prêtre est toujours une sorte de soldat !”

Livre noir a reçu l’abbé Raffray pour échanger autour de son nouveau livre ” le plus grand des combats “. Témoignage de sa foi et rôle de l’Église catholique au XXIème siècle, il confie ce qui l’a poussé à écrire ce livre. 

Sainte Barbe, nouvelle création de Jean-Joseph Chevalier

En ce temps de l’avent, entre le 3 Décembre et le premier Dimanche qui suit, la corporation des pompiers, mineurs, artificiers et différentes paroisses vont fêter Ste Barbe. Voici le sculpteur Jean-Joseph Chevalier qui vous livre sa dernière création, une belle Ste Barbe qui naît sous ses doigts et sous vos yeux, en taille directe…

Pour retrouver l’artiste qui reste à votre service, http://www.jeanjosephchevalier.fr/

La valeur allégorique de la flèche retrouvée de Notre-Dame

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

Se reconnaître pour exister, pour avancer. Découvrir de nouveaux horizons ? Bien sûr. Croquer dans la vie ? Évidemment. Se lancer à l’aventure ? Parfois. Mais il n’empêche : au-delà de l’attrayant frisson de l’inconnu, reconnaître son univers propre offre un luxe qui n’est plus donné à tout le monde. Celui de se retrouver soi-même. Savoir d’où l’on vient, revenir aux sources, s’appuyer sur des repères reçus, voilà en effet ce qui garantit à chaque homme un cadre protecteur, une paix intérieure et une sécurité intellectuelle, morale et, osons le dire, affective.

Joachim Du Bellay avait beau goûter les charmes d’une virée romaine en plein XVIe siècle, il ne se reconnaissait point dans les palais romains et leurs marbres durs. « Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin, / Plus mon petit Liré, que le mont Palatin. » Ces regrets que le poète a mis en sonnet traversent aujourd’hui le cœur de nombreux Français. À une différence près cependant. Autant le sentiment de dépossession exprimé par Du Bellay s’explique naturellement par son séjour romain, loin de chez lui — en pays étranger, son âme se sent fondamentalement en exil —, autant le sentiment de dépossession partagé actuellement par beaucoup se réalise selon un mécanisme inverse.

Combien de Français ne reconnaissent plus leur pays sans pourtant avoir changé de lieu ? Le « Douce France, cher pays de mon enfance » de Charles Trenet n’est plus un air mélancolique, il devient désormais une lamentation nostalgique d’un pays perdu. « Nous nous sommes assis et nous avons pleuré en nous souvenant de Sion », confiaient les Hébreux à l’heure de la captivité de Babylone (Ps 136). Nous aussi, nous sommes nombreux à avoir le cœur serré en nous souvenant de ce qu’était, il n’y a pas si longtemps, notre pays.

Pour expliquer ce sentiment de dépossession, il n’y aurait qu’à puiser dans trois réalités mutilées devant nos yeux, au rythme d’une actualité consternante : la civilité, l’école et l’Église.

La civilité. Cette jolie vertu qui permet non pas de “vivre ensemble” mais de prendre plaisir à vivre ensemble. Du drame de Crépol à l’attaque au couteau d’Armand Rajabpour-Miyandoab perpétrée ce weekend, il ne se passe pas une semaine où la tranquillité ordinaire, à laquelle ont pourtant droit les concitoyens d’un pays en paix, ne se trouve malmenée. Le quotidien l’Humanité se trompe en s’interrogeant sur sa chaîne YouTube : « Lola, Thomas : pourquoi l’extrême droite adore les faits divers ? »

Le bon sens populaire, tout d’abord, ne désigne pas ces faits comme “divers” mais les qualifie plutôt de “faits de société” tant leur récurrence et leur typologie sont manifestes. Ensuite, les Français lucides ne sauraient adorer ces faits. Au contraire, ils leur répugnent et veulent qu’ils cessent. Envers et contre tout. À l’image de ce chef d’entreprise de Montargis, Cédric Gallineau, portraitisé cette semaine dans Envoyé spécial et qui explique avoir chassé de chez lui des émeutiers avec… une épée médiévale. « Je préfère être le mec qui a buté un salopard que le mec qu’on enterre avec une petite marche blanche parce que, le pauvre, il s’est fait agresser par des racailles. » Montjoie ! Saint Denis ! Fermez le ban.

L’école. Il n’y a qu’à passer aux abords des sorties de collèges ou de lycées pour observer la capacité d’hypnose des écrans sur la jeunesse. Il se murmure que des annonces présidentielles sont attendues avant Noël au sujet de cette catastrophe éducative. La révolution numérique est en marche depuis une bonne dizaine d’années, et l’on s’étonne que les ravages des réseaux sociaux et les addictions aux écrans n’aient pas fait plus tôt l’objet d’une réflexion profonde de salubrité publique. Aux confusions cognitives, difficultés d’apprentissage et fragilité de concentration conséquentes à l’usage des smartphones s’ajoutent les injonctions comportementales, les situations de harcèlement et la bêtise crasse que véhiculent influenceurs et “shorts” sur TikTok. Comment se reconnaître dans une telle faillite de la transmission des savoirs ?

L’Église. Pour les rares qui s’intéressent encore à elle, la déception est de mise. Est-il possible de se reconnaître dans l’Église au regard du spectacle offert par l’institution ecclésiale ces dernières années ? Des scandales à l’enfouissement, il y aurait de quoi perdre son latin. Les initiatives de proclamation d’une foi authentique, les paroissiens fidèles et les familles courageuses qui vivent un catholicisme de conviction sont pourtant rarement encouragés, quand ils ne sont pas pointés du doigt en interne. La soutane, la liturgie traditionnelle, la défense de la morale, le refus de l’esprit du monde n’ont pas bonne presse dans les structures officielles.

Le grand public, lui, peu adepte de raisonnements théologiques spécieux, renifle sans trop de difficulté l’arnaque et la farce de certains coups de crosse. Le bien qui ne fait pas de bruit finit toujours par porter du fruit et il le sent. Il le sait. Il ne reconnaît pas son Église, faite autrefois de Don Camillo et de « mystère magique », tel que le chantait Brassens. Si le clergé se met au diapason du monde, que devient son intérêt ? Ce rôle d’aiguillon a toujours participé du charme de l’Église. Le Christ avait recommandé à ses disciples d’être le sel de la terre. « Si le sel vient à s’affadir, avec quoi le salera-t-on ? » (Mt 5, 13).

Dans la France actuelle, le citoyen lambda peine à reconnaître les mœurs qui ont imprégné son enfance, l’école qui a élevé son intelligence, l’Église qui a façonné sa conscience. Cette dépossession, sur des piliers si fondateurs d’une société, ne peut que troubler et inquiéter le quidam. Les années passent et voici qu’il se découvre en exil comme malgré lui, sans avoir eu le temps de crier gare. Aussi, semblable à un cadeau du ciel, la flèche retrouvée de Notre-Dame possède une valeur allégorique.

En cheminant aux abords de l’île de la Cité, la cathédrale qui reprend forme semble dire à chacun : “Tu ne reconnais plus grand-chose dans le monde qui t’entoure ? Vois, si je renais de mes cendres et que des ouvriers m’ont permis de retrouver ma silhouette familière, dis-toi que toi aussi, à ton tour, tu peux contribuer à ce que la France se retrouve et donne à ses enfants le droit de se reconnaître en elle.” Regardons donc Notre-Dame. Et puisons en elle la source de nos espoirs intimes.

La France Prie fête son premier anniversaire des Vierges pélerines

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

C’était le 3 décembre 2022, trois Vierges pélerines partaient depuis l’Île Bouchard pour pérégriner dans toute la France.
Depuis un an, Notre Dame de Fatima a parcouru 7000kms au sein de 160 groupes de chapelets et traversaient 50 départements.
Elles sont actuellement sur Boulogne Billancourt, Angers et la Haute Loire. Prochainement elles vont pérégriner sur la Savoie, la côte méditerranéenne et atlantique, Paris et le Nord de la France.
L’association La France prie, dont la marque de fabrique est l’organisation de chapelets publics dans toute la France, est satisfait de l’élan mariale populaire qui s’était perdu ces 50 dernières années.
Pour davantage de renseignement n’hésitez pas à contacter son secrétaire au 0658803520.

Résolution sur les soins palliatifs présentée à l’Assemblée

Jeudi 7 décembre, dans le cadre des niches parlementaires, est une journée réservée pour l’examen de propositions de loi ou propositions de résolution du groupe Les Républicains. Dans ce cadre, sera examinée en 4ème position la proposition de résolution de Patrick Hetzel visant à rendre effectifs les soins palliatifs sur tout le territoire national.

Exposé des motifs :

Désormais le constat est unanime : il y a une nécessité absolue de développer les soins palliatifs en France. Les rapports se succèdent et arrivent à des conclusions similaires.

Déjà en 2007, la Cour des comptes avait sensibilisé les pouvoirs publics à l’occasion de son rapport public annuel sur « les retards et la lenteur » de la mise en œuvre des démarches palliatives. Elle avait alors appelé à «une politique active» en priorité pour prendre en compte pleinement « la dimension humaine et compassionnelle » de la prise en charge et le développement des «soins palliatifs dans le secteur médico-social et à domicile ».

Le Rapport Sicard remis en 2012 au Président de la République « Penser solidairement la fin de vie » parlait du cloisonnement des institutions et des budgets, d’un manque de cohérence des structures disponibles aboutissant à une inégalité d’accès aux soins palliatifs selon les régions. Compte-tenu du petit nombre de lits disponibles, le fait d’être accueilli dans un service de soins palliatifs finit par être perçu comme une chance, réservée à un petit nombre. Il est sévère de lire que « tout se passe comme si l’encouragement répété en faveur des soins palliatifs n’était qu’incantatoire ».

En 2015, un autre rapport de la Cour des comptes fait état d’un « recours aux soins palliatifs encore limité ». La Cour considère que les retards sont « loin d’être comblés ». Elle rappelle à l’ordre les pouvoirs publics pour apporter une meilleure réponse aux patients. En effet, elle estime que « l’accès aux soins palliatifs demeure globalement limité, et nettement moins répandu que dans certains pays étrangers. Le développement d’une offre de soins graduée en milieu hospitalier n’a pas permis de résorber les inégalités territoriales. La prise en charge extrahospitalières est demeurée le parent pauvre et reste toujours à construire, que ce soit à domicile ou en établissement d’hébergement des personnes âgées dépendantes ».

L’IGAS a inscrit à son programme d’activités 2015-2016 l’évaluation de l’efficience et de l’efficacité de la prise en charge des soins palliatifs à domicile. Il y est indiqué que soutenir le développement des soins palliatifs à domicile répond à une attente majoritaire des Français, mais ce n’est pas une réalité pour tous. Alors que les structures hospitalières disposent de moyens spécialisés, l’IGAS déplore «un système de soins globalement aveugle lorsqu’il s’agit d’évaluer l’effectivité et la qualité des prises en charge palliative » à domicile. A cela s’ajoute un élément encore plus d’actualité, à savoir le non renouvellement des médecins généralistes et les difficultés de recrutement d’infirmières, d’aides-soignants et d’auxiliaires médicaux, qui est « une source de préoccupation importante parmi les acteurs de ville en charge des prises en charge palliatives ».

La loi n°2016-87 du 2 février 2016, dite loi Claeys-Leonetti, a confirmé l’importance du droit aux soins palliatifs. C’est même considéré comme une priorité de santé publique. Pourtant, une fois encore, le constat est sévère : « malgré la mise en œuvre de trois plans triennaux consacrés à développer les soins palliatifs, 80% des personnes malades n’y ont toujours pas accès ». Des disparités importantes étaient signalées : 5 des 26 régions concentrent les deux tiers des unités de soins palliatifs (USP). Il était indiqué aussi la disparité dans le taux d’équipement en lits des unités de soins palliatifs. Des parlementaires s’interrogeaient lors de l’examen de ce projet de loi du fait que la loi de 2005 prévoyant un meilleur déploiement des soins palliatifs n’était pas appliquée et se demandaient si le premier objectif n’était pas déjà une mise en place effective afin de permettre un meilleur recours, une meilleure répartition sur le territoire et une formation plus complète des praticiens.

L’avis 139 du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) publié en septembre 2022 est aussi sans appel. L’une des recommandations est de renforcer les mesures de santé publique dans le domaine des soins palliatifs, vu «la modestie des moyens engagés» jusqu’alors et «la persistance des inégalités d’accès », selon les territoires et les structures. Il est fait état « des situations territoriales inéquitables et hétérogènes selon les structures ».

À la demande du Président de la République, le Conseil économique, social et environnemental a mis en place en décembre 2022 une Convention citoyenne sur la fin de vie. Lors de la remise des conclusions en mars 2023, ses membres ont relayé les préoccupations et le vécu des équipes soignantes et de leurs concitoyens en déplorant « les inégalités d’accès aux soins palliatifs sur le territoire ».

La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale avait décidé en septembre 2022 d’une mission d’évaluation de la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie, dite « Claeys-Leonetti ». Lors de la remise du rapport en mars 2023, trois problèmes principaux ont été soulevés dont celui de l’accès insatisfaisant aux soins palliatifs. Le constat est le même que précédemment : si le droit d’accéder aux soins palliatifs a été consacré en 1999 et réaffirmé en 2016, l’accès aux soins palliatifs demeure insatisfaisant, notamment en raison de disparités territoriales. Le Président de la mission, M. Olivier Falorni, a souligné que « nombreuses ont été les personnes auditionnées à indiquer que deux tiers des malades nécessitant des soins palliatifs n’y avaient pas accès ».

Malgré les recommandations de tous ces rapports, malgré la mise en œuvre de plusieurs plans nationaux consacrés à développer les soins palliatifs, 80 % des personnes malades n’y ont toujours pas accès. Peut-on accepter qu’il y ait encore vingt et un départements totalement dépourvus d’unités de soins palliatifs à la fin 2021 ?

Pourtant, dès 1999, une première loi « visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs » était promulguée : elle était prometteuse. Son article 7 précisait : « Les établissements de santé, publics ou privés, et les établissements médico-sociaux mettent en œuvre les moyens propres à prendre en charge la douleur des patients qu’ils accueillent et à assurer les soins palliatifs que leur état requiert, quelles que soient l’unité et la structure de soins dans laquelle ils sont accueillis ».

L’article L.1110-9 du code de la santé publique, reprenant l’article 1er A de la loi de 1999 indique clairement qu’il s’agit d’un droit : « Toute personne malade dont l’état le requiert a le droit d’accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement ».

Aussi, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter la proposition de résolution suivante, visant à rendre effectif ce droit aux soins palliatifs sur tout le territoire comme le prévoit la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

Article unique

L’Assemblée nationale,
Vu l’article 34-1 de la Constitution,
Vu l’article 136 du Règlement de l’Assemblée nationale,

Invite le Gouvernement à rendre effectifs les soins palliatifs sur tout le territoire national en garantissant un accès à tout citoyen qui en fait la demande, ou sa famille ou ses proches, et en créant au moins une unité de soins palliatifs et une équipe mobile de soins palliatifs par département et en mettant ainsi effectivement en œuvre la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.

Le texte sur l’euthanasie présenté en Conseil des ministres début 2024

Reportée mi-novembre, la réunion d’arbitrages sur le projet de loi sur la fin de vie autour d’Emmanuel Macron a bien eu lieu à l’Elysée le 22 novembre, avec les ministres Agnès Firmin-Le Bodo, Aurélien Rousseau, Aurore Bergé, Sylvie Retailleau et Franck Riester.

Le chef de l’Etat n’est pas encore satisfait de la copie qui lui a été proposée en septembre par le gouvernement et a “soulevé deux ou trois points” qu’il souhaite voir améliorer. Le président veut avancer le plus discrètement possible sur ce sujet politiquement sensible. L’exécutif mise sur un “texte stabilisé avant Noël” pour qu’il puisse être envoyé au Conseil d’Etat. Ce qui, au regard des délais nécessaires pour l’examen d’un tel projet de loi, devrait reporter sa présentation en Conseil des ministres à début 2024.

Comment placer sur le même plan les attaques terroristes du Hamas et la situation de la démocratie hongroise ?

Intervention du député LR Xavier Breton à l’Assemblée à propos de la proposition de résolution visant à défendre les démocraties :

L’ordre du jour appelle la discussion, en application de l’article 34-1 de la Constitution, de la proposition de résolution visant à défendre les démocraties face aux multiples menaces et tentatives de déstabilisation (nos 1923).

Mme la présidente

La parole est à M. Xavier Breton.

Xavier Breton

Avant toute chose, permettez-moi d’exprimer, au nom du groupe Les Républicains, notre émotion à la suite de l’attentat qui a coûté la vie à un jeune Allemand et de témoigner tout notre soutien aux forces de l’ordre, particulièrement exposées lors des attaques terroristes.
Cet après-midi, nous examinons une proposition de résolution déposée par le groupe Renaissance qui vise à défendre les démocraties face aux multiples menaces et tentatives de déstabilisation.
De prime abord, nous pourrions nous interroger sur l’opportunité d’un tel débat, sachant qu’une résolution n’emporte aucun effet juridique et alors que nos concitoyens attendent des résultats concrets en matière de sécurité, de pouvoir d’achat ou d’environnement. Le groupe Les Républicains accueille cependant avec intérêt la tenue de ce débat : pour nous, prendre du temps pour la démocratie est toujours opportun et bienvenu.
On l’oublie trop souvent, la démocratie est fragile ; alors que nos concitoyens seraient frappés par ce que les sociologues appellent une « fatigue démocratique », il peut être pertinent d’ouvrir un débat à son sujet, dans l’idée de la défendre. En effet, elle est aujourd’hui attaquée parce qu’elle est un choix de civilisation, choix dont nous sommes les héritiers et les dépositaires.
Mais cette proposition de résolution est-elle le bon instrument pour la défendre ? Notre groupe ne le pense pas, et ce pour plusieurs raisons. En premier lieu, en voulant établir une liste des pays dans lesquels la démocratie est menacée gravement, on risque des oublis,…

Carlos Martens Bilongo

Très bien !

Xavier Breton

…ce qui peut conduire à une indignation sélective. Comment, en effet, ne pas citer explicitement le Liban, notre pays ami profondément déstabilisé ;…

Carlos Martens Bilongo

Enfin de vrais républicains !

Xavier Breton

…comment ne pas évoquer la démocratie taïwanaise, menacée et assiégée par les velléités chinoises ;…

Hadrien Ghomi

C’est mentionné !

Xavier Breton

…comment ne pas avoir une pensée pour les communautés chrétiennes persécutées au Pakistan, au Nigeria ou au Proche-Orient ?
À l’inverse, nous sommes surpris par certains de vos choix. Comment placer sur le même plan les attaques terroristes du Hamas et la situation de la démocratie hongroise ? Nous pouvons même nous inquiéter du procès politique sous-jacent : ce que vous contestez, en réalité, à propos de ce qui se passe en Hongrie, ce sont les choix politiques faits démocratiquement par sa population. Or, comme le disait très justement François-Xavier Bellamy à la tribune du Parlement européen, « nous n’avons pas à imposer à une démocratie l’orientation qu’elle doit prendre ». Il semble que, pour vous, n’est démocratique que ce qui va dans le sens de vos opinions.

Hadrien Ghomi

Pas du tout !

Xavier Breton

Dès lors, nous nous inquiétons de votre volonté, exprimée comme telle dans la présente proposition de résolution, de « combattre la propagation de discours clivants ». Est-ce vous qui allez définir ce qui est clivant et ce qui ne l’est pas ? Drôle de conception de la démocratie !
En fait, ce qui se cache derrière cette distribution de bons et de mauvais points, c’est la tentation du moralisme. L’hebdomadaire Le 1 titrait d’ailleurs la semaine dernière : « Qui écoute encore la France ? » Et dans l’interview qu’il y donnait, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin dénonçait ce moralisme en regrettant que nous ayons perdu « l’équilibre entre le souci de défendre nos valeurs et celui de prendre en compte la réalité avec lucidité, pour éviter les actes purement déclaratifs, qui finissent par nous aliéner beaucoup d’acteurs dont nous avons par ailleurs besoin ».
En plus de ce moralisme prétentieux, il y critiquait ce qu’il appelle le démocratisme par ces mots : « Nous défendons, bien sûr à juste titre, une certaine idée de la démocratie. Mais, ce faisant, nous ne prenons pas suffisamment en compte la multiplication des entorses faites dans nos propres pays. Notre vision, perçue comme idéologique, a du mal à convaincre toute une partie du monde, qui se trouve être aujourd’hui majoritaire. » Dans ce domaine, la France n’a de leçons à donner à personne, tant les atteintes aux libertés s’y sont multipliées depuis quelques années.
Enfin, l’examen de cette proposition de résolution nous amène à nous interroger sur l’affaiblissement de notre diplomatie. Comme le disait encore Dominique de Villepin,…

Hadrien Ghomi

Décidément !

Jean-Paul Lecoq

Écoutez Dominique de Villepin ! Les gaullistes vous le disent, et les communistes aussi !

Xavier Breton

…« une diplomatie qui n’a pas de succès est une diplomatie qui s’épuise. Or nous n’avons pas eu suffisamment de succès au cours des dernières années ». En effet, les maladresses élyséennes, les revirements et les changements de posture au gré des interlocuteurs ont conduit à une série de revers diplomatiques – marginalisation par l’Allemagne dans l’Union européenne, brouille avec le Maroc et l’Algérie, expulsion de diplomates français de pays africains, entre autres.

Notre politique étrangère est contaminée par le « en même temps », ce qui lui ôte toute lisibilité et toute efficacité. Dans ce contexte, nous devrions avoir deux priorités pour notre pays : d’abord, lui redonner une ligne diplomatique claire ; ensuite, mieux respecter l’État de droit et les libertés fondamentales sur notre territoire.

Votre proposition de résolution – on vient de le voir – ne répondant à aucune de ces deux priorités, le groupe Les Républicains ne participera pas au vote.

Le Vietnam enregistre le deuxième taux d’avortement le plus élevé au monde

Selon le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), le Vietnam a le deuxième taux d’avortement le plus élevé au monde avec environ 300.000 avortements par an. Un chiffre qui, selon l’Association vietnamienne pour le planning familial (VINAFPA), est plutôt compris entre 1,2 et 1,6 million d’avortements pratiqués chaque année.

Même si l’avortement sélectif en fonction du sexe est illégal au Vietnam, les couples, « influencés par le confucianisme », ont tendance à souhaiter des fils. Ces derniers sont considérés comme plus aptes à gérer les biens familiaux, à s’occuper de leurs parents vieillissants et à accomplir les rituels en l’honneur des ancêtres. « L’avortement a été normalisé » dénonce le Dr Kuat Thu Hong, directeur de l’Institut d’études sur le développement social. Il arrive que les femmes subissent plusieurs avortements avant de mettre au monde un garçon.

D’après les chiffres fournis par le département général de la population du Vietnam, d’ici 2034 le pays devrait compter 1,5 millions d’hommes de plus que de femmes et 4,3 millions de plus d’ici 2050, si le déséquilibre entre les sexes reste aussi élevé qu’aujourd’hui. En effet, alors qu’en 2006, il y avait 109 hommes pour 100 femmes, aujourd’hui, ils sont 112,1 pour 100 femmes selon des données de l’Office général des statistiques publiées en 2022.

L’Association vietnamienne pour le planning familial a également souligné que le taux de fécondité était passé de 3,8 enfants par femme en 1989 à 2,1 enfants par femme en 2021.

Source : Gènéthique

Hamas et FLN : même stratégie

Du général Claude Ascensi (2S) dans Les 4 Vérités :

Le 7 octobre, la France a découvert avec horreur les abominations dont le Hamas était capable.

Réserve faite des banlieues islamisées et de la mouvance islamo-gauchiste, la condamnation a été unanime.

Pourtant, au fil des jours, l’indignation s’est estompée et les critiques se sont reportées sur Israël au prétexte d’une riposte disproportionnée.

Étrange démarche qui renvoie dos à dos victimes et agresseurs.

Pour les plus anciens d’entre nous, ce processus est bien connu : c’est celui dont a bénéficié le FLN en Algérie et dont nous payons encore le prix sur les plans politique, diplomatique et historique.

Dans ces deux conflits, l’arme principale des insurgés est la terreur.

Elle vise un triple but : obtenir la soumission des populations, creuser le fossé entre les communautés et provoquer des représailles aussi féroces que possible.

Les horreurs commises par le Hamas sont trop proches pour qu’il soit nécessaire de les rappeler.

En revanche, qui se souvient encore des massacres commis par les nationalistes algériens à Sétif, Guelma, Djidelli, El-Halia, Melouza, Oran, etc. ?

La liste serait trop longue à détailler mais, tout au long de ces huit années de guerre, l’horreur a succédé à l’horreur avec sa litanie de femmes violées et éventrées, d’enfants égorgés et de prisonniers torturés à mort.

Hier comme aujourd’hui, pareilles exactions ne peuvent rester impunies.

Elles sont inévitablement suivies d’une riposte dont le dosage est facile à mesurer pour les donneurs de leçons en chambre, mais qui l’est beaucoup moins pour les décideurs et encore moins pour ceux qui, sur le terrain, sont confrontés à l’horreur de la situation.

Un bon massacre bien sanglant permet d’ouvrir la porte à ce qu’on qualifiera ensuite de « représailles féroces », de « riposte disproportionnée » ou de « vengeance aveugle ».

La « bataille d’Alger » constitue le parfait exemple du bénéfice à attendre de cette stratégie.

Tout le monde a entendu parler des moyens mis en œuvre par les parachutistes pour éradiquer le terrorisme, mais personne ne sait qu’on comptait en moyenne 300 attentats par mois à Alger au printemps 1957 !

La victoire militaire s’est effacée devant le scandale politique et ne reste dans les mémoires que le souvenir d’une répression « aveugle et disproportionnée ».

On l’a vu à Sétif, à Sakiet-Sidi-Youssef et en bien d’autres lieux. On le voit déjà à Gaza.

L’orchestration médiatique des événements permet en outre de transmettre à la postérité des chiffres totalement falsifiés.

Il en fut ainsi à Sétif où les rapports officiels parlent de 600 morts du côté des rebelles.

Les historiens, avec les précautions d’usage, estiment ce chiffre à 3 000 morts au maximum.

Le gouvernement algérien, lui, n’hésite pas à avancer celui de 45 000, porté même à 60 000 par Ferhat Abbas !

Ces chiffres délirants sont, hélas, bien souvent repris par des journalistes, des « chercheurs » … et des politiques de tout bord !

De même, le souvenir qui risque de rester de la « bataille de Gaza » est celui des bombardements israéliens et du nombre de victimes calculé par le Hamas, tandis que la tragédie du 7 octobre serait occultée, ignorée, voire niée.

La stratégie du Hamas est bien la même que celle du FLN.

Comme elle, elle s’appuie sur la terreur exercée, aussi bien sur sa propre population que sur celle de l’adversaire.

Comme elle, elle repose sur un pouvoir sans partage acquis par la force en éliminant toute opposition interne : le MNA de Messali Hadj en Algérie, le Fatah de Mahmoud Abbas à Gaza.

Comme elle, elle bénéficie d’appuis solides à l’étranger : Égypte, Tunisie, Maroc pour le FLN, Qatar, Iran, Syrie pour le Hamas.

Bien évidemment, l’environnement international a profondément changé, les objectifs des protagonistes ne sont pas les mêmes, les moyens d’information ont considérablement évolué, mais la démarche reste identique : se présenter en victime, remporter la bataille de l’opinion publique et faire passer à la postérité le narratif mis au point, ici par le FLN, là par le Hamas.

Espérons qu’au contraire de la France, Israël aura la volonté et la capacité de transmettre à l’Histoire une version des faits plus conforme à la réalité vécue sur le terrain !

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