Geert Wilders annonce son intention de mettre fin à l’aide militaire pour l’Ukraine
Il n’est pas encore premier ministre des pays-Bas mais Greet Wilders vient d’annoncer dans une interview (non reprise par les médias français) qui souhaite mettre fin à la livraison d’armes à l’Ukraine alors que les Pays-Bas s’étaient engagés à livre des avion s de chasse F-16. Greet Wilders estime qu’il ne peut pas livrer ces armes qui manqueraient à sa propre armée.
L’interview est à écouter en suivant ce lien à partir de 13’20”
WORLD EXCLUSIVE: The first foreign interview with incoming Dutch PM Geert Wilders
Wilders won on a simple but profound platform: he wants to stop immigration, especially Islamic immigration, and he wants to break free of the European Union to have a Dutch version of Brexit.… pic.twitter.com/XHjCPRPsau
— Rebel News (@RebelNewsOnline) December 2, 2023
Cette position est malheureusement taboue en France où aucun parti politique n’ose se positionner de manière aussi courageuse. C’est sans doute l’effet présidentielle, et la dégringolade d’Eric Zemmour dans les sondages à partir du 22 février 2022, qui refroidit et oblige au politiquement correct. Pourtant la situation des armées françaises est catastrophique malgré une LPM ambitieuse. L’artillerie a cédé ses canons Caesar et surtout ses obus, obligeant les artilleurs français à diminuer voir stopper leur entraînement tout en recevant la mission de former les Ukrainiens…
Et pourtant, le soutien inconditionnel à l’Ukraine est en train de se fissurer. Il ne faudrait pas que les personnalités courageuses en France ratent le train de ce positionnement, pourtant de plus en plus partagé par de nombreux Français :
Deux trouble-fêtes viennent d’entrer dans le club : le nouveau Premier ministre slovaque Robert Fitzo et le leader d’extrême droite néerlandais Geert Wilders, tous les deux farouchement opposés à la poursuite de l’aide à l’Ukraine. Viktor Orban, le hongrois pro-Poutine qui ne cesse de mettre le pied sur le frein s’est trouvé des alliés. Les discussions prévues dans 15 jours sur le budget européen seront difficiles, les milliards d’euros prévus pour Kiev probablement revus à la baisse.
De l’autre côté de l’Atlantique ça ne va pas beaucoup mieux, l’argent de Washington est toujours bloqué au Congrès par les républicains qui ne veulent plus contribuer à l’effort de guerre, en tout cas pas avant d’avoir évalué les besoins d’Israël.
Aux Etats-Unis, il existe un vrai débat au sein du parti républicain contrairement à la France :
La Maison-Blanche a lancé lundi 4 décembre un appel urgent aux élus américains leur demandant d’agir sans tarder. «Nous n’avons plus d’argent et presque plus de temps pour soutenir l’Ukraine dans son combat», a écrit la directrice du Bureau de la gestion et du budget aux dirigeants du Sénat et de la Chambre des Représentants. «Sans une action du Congrès d’ici la fin de l’année, nous serons à court de ressources pour acheter des armes et des équipements à l’Ukraine et pour fournir du matériel provenant des stocks de l’armée américaine», a-t-elle prévenu. Il n’y a pas de fonds magiques disponibles pour faire face à cette situation» (…)
La question de l’aide à l’Ukraine est devenue un sujet de clivage au sein du parti républicain. Une aile isolationniste du parti, incarnée par Donald Trump, estime que cet argent est dilapidé sans contrôle et que ces fonds seraient mieux utilisés pour assurer la sécurité de la frontière des États-Unis. Un courant plus conservateur, dont fait partie le chef de la minorité au Sénat, Mitch McConnell, continue de soutenir le financement de l’aide à l’Ukraine, et de considérer qu’il est de l’intérêt des États-Unis de contribuer à la défense de ce pays face à l’invasion russe.
La transition écologique : une excuse pour augmenter les impôts des Français ?
La politique de transition écologie, que nous avons déjà dénoncée ici, sera une véritable arme pour augmenter les impôts des Français dans les années à venir. Mais pour une bonne cause : sauver le climat ! Il s’agit d’une véritable supercherie que trop de peu personnalités politiques osent dénoncer.
Si cet article montre que les recettes fiscales vont diminuer, aucune économie structurelle n’est prévue, et, au contraire, cette politique implique de nouvelles dépenses. Ce qui veut dire que l’Etat devra compenser ces pertes :
C’est un document de 128 pages publié à l’occasion des rencontres de Bercy consacrées ce mardi au thème “Croissance et climat”. Selon un rapport de la Direction générale du Trésor, la transition énergétique fera perdre 13 milliards d’euros aux recettes de l’Etat d’ici à 2030, en fiscalité sur les carburants, et 30 milliards d’ici à 2050.
La sortie des énergies fossiles implique une baisse des taxes sur ces énergies : à fiscalité inchangée, elles pourraient s’éroder, selon ce rapport intermédiaire de l’étude sur “les enjeux économiques de la transition vers la neutralité carbone” qu’il publiera en 2024. Comme le rappelle le journal Les Echos, les taxes prélevées sur les énergies fossiles ont rapporté 33 milliards d’euros à l’Etat en 2019 (…)
Par ailleurs, le rapport estime que 110 milliards d’euros supplémentaires par an (en brut, par rapport à 2021) en investissements privés et publics seront nécessaires pour les projets de décarbonation.
Qui veut un bus de migrants ?
On connaissait le guide rédigé par le gouvernement pour faciliter l’accueil des immigrés clandestins dans les communes rurales, voici désormais le plan de répartition et de transport des ces clandestins confié à la gendarmerie. Est-ce pour cette mission que 238 nouvelles brigades ont été créées ?

L’étrange amendement du RN pour faciliter l’emploi d’étrangers en situation irrégulière [Add.]
Lors de l’interview de Jordan Bardella sur Sud Radio, Jean-Jacques Bourdin a déstabilisé le président du RN lui demandant d’expliquer le sens d’un amendement déposé par un député RN, en l’occurrence Hervé de Lépinau, dans le cadre de la loi immigration et asile.
Cet amendement a en effet de quoi interroger car il vise à permettre à un employeur agricole de ne pas être obligé de vérifier si le salarié étranger embauché est en règle, pour une entreprise de moins de 11 salariés.

Hervé de Lépinau est un élu du Vaucluse où il est régulièrement fait appel à des immigrés clandestins pour le ramassage des fruits. Dont acte. Mais faut-il pour autant faciliter l’emploi de clandestins ? Car si l’on transige dans le Vaucluse ou pour les agriculteurs de sa circonscription, alors on accepte tout puis on régularise tout le monde…
🗣️@JJBourdin_off : "Pourquoi le @RNational_off a-t-il déposé un amendement qui permet à un employeur de ne pas être obligé de vérifier si le salarié étranger embauché est en règle ?"@J_Bardella : "Nous n'avons pas déposé cet amendement" pic.twitter.com/ECrdmVTUg2
— Sud Radio (@SudRadio) December 4, 2023
Bien que l’amendement ait été rejeté, et malgré une justification maladroite et inaudible du député, cette contradiction a été soulignée jusque dans les rangs des immigrationnistes, à l’heure où Bruno Retailleau essaye d’empêcher les LR de voter cette loi pour ne pas être “complices de laxisme migratoire” :
Ce qui a fait bondir le président de la Commission, Sacha Houlié, par ailleurs défenseur du dispositif visant à régulariser les sans papiers dans les métiers en tension. « Incroyable ! Acculé par Jean-Jacques Bourdin, le président du RN : doit assumer que son parti a tenté d’exonérer de sanctions les employeurs qui abusent de travailleurs clandestins, admet qu’ils sont nécessaires pour l’économie dans les métiers en tension ! », a réagi le député de la Vienne, dénonçant « l’hypocrisie » du parti lepéniste sur le sujet.
Eric Zemmour, interrogé quelques heures après, a souligné l’alignement de plus en plus visible du RN sur le système, la fameuse “chiraquisation” de Marine Le Pen et du RN.
Quand on parle comme le système, on finit par agir comme le système. https://t.co/aIormuz4qS pic.twitter.com/p6PLd0lx4n
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) December 4, 2023
De même, sur le positionnement du RN sur l’islam et les valeurs de la France, Eric Zemmour a développé sa différence :
” Le bras droit de Marine Le Pen dit que l’« ultra-droite » est une menace pour nos compatriotes, Bardella condamne les manifestations « ultra-droite » et nie la guerre de civilisations, Marine Le Pen affirme que l’islam est compatible avec la République… En reprenant le discours bien-pensant, ils ne veulent plus plaire aux Français, car les Français, eux, ont parfaitement compris, mais aux médias (…)
Soljenitsyne dit : la pire torture pour un peuple, c’est le mensonge. Quand les politiciens, même au RN, parlent de l’ultra-droite et font oublier Thomas, quand d’autres parlent de psychiatrie pour ignorer que le terroriste a crié Allah Akbar, c’est une torture pour les Français.”
Le bras droit de Marine Le Pen dit que l’« ultra-droite » est une menace pour nos compatriotes, Bardella condamne les manifestations « ultra-droite » et nie la guerre de civilisations, Marine Le Pen affirme que l’islam est compatible avec la République…
En reprenant le discours… pic.twitter.com/8rc1Uz3SyY
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) December 4, 2023
Soljenitsyne dit : la pire torture pour un peuple, c’est le mensonge. Quand les politiciens, même au RN, parlent de l'ultra-droite et font oublier Thomas, quand d’autres parlent de psychiatrie pour ignorer que le terroriste a crié Allah Akbar, c'est une torture pour les Français. pic.twitter.com/RCcXc1E4DB
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) December 4, 2023
Addendum : Réponse du député Hervé de Lépinau
@ZemmourEric, je suis l’auteur de l’amendement. L’exonération de contrôle ne concerne pas l’employeur mais le client TPE d’un prestataire de service. C’est aux services de l’Etat de contrôler la régularité des salariés du prestataire: c’est l’inverse de ce que veut le système! https://t.co/L5AZheV6T5
— Hervé de Lépinau (@H2Lepinau) December 4, 2023
Après les supporters anglais, Kevin et Matteo, l’ultra-droite, Darmanin ment encore avec la psychiatrie
Expert psychiatre près la cour d’appel de Paris, Daniel Zagury, 73 ans, s’attache depuis plusieurs décennies à identifier les ressorts intimes qui poussent les plus grands criminels au passage à l’acte. Ces dernières années, le docteur Zagury s’est spécialisé par la dans l’expertise psychiatrique des terroristes islamistes.
Il dénonce la version mensongère du ministre de l’intérieur qui veyt une fois de plus faire diversion. Pour lui “la réaction de Darmanin est absurde” et estime qu’il est «hautement improbable» que le terroriste soit déclaré irresponsable pénalement.


Après Patrick Cohen, ce sont les “journalistes” du Parisien qui cherchent à relativiser le meurtre raciste de Thomas
Le Parisien publie ce jour un long article consacré à la tragédie de Crépol, censé relativiser la position des victimes, et le rôle des agresseurs. A bien des égards, cet article est plus idéologique que ceux qu’il prétend dénoncer.
Tugdual Denis, de Valeurs actuelles, explique pourquoi :
Commençons par le début, le chapeau “Les investigations des gendarmes (…) apportent de premières réponses sur l’origine du drame et révèlent des surprises sur les responsabilités. Loin des fantasmes.” En évoquant des “fantasmes”, on accrédite la thèse de gens qui se pourlèchent de cette tragédie. Personne ne fantasme: tout le monde pleure une société partie à vau-l’eau. A moins que certains fantasment le fait que d’autres fantasment…
Ensuite: “À l’extrême droite, on y voit un acte raciste « anti-Blancs » et le choc entre deux France.” Comme d’habitude, quand le réel ne correspond pas à un prisme politiquement correct, il devient “d’extrême-droite”. Quand des témoins eux-mêmes évoquent comme insultes “on est venus planter du blanc” ; quand la famille de Thomas elle-même, d’après la maire de Romans-sur-Isère, souhaite que le mobile raciste du meurtre de leur fils soit retenu, a-t-on encore le droit d’adjoindre aux commentaires sur le drame un débat sur le racisme anti-blanc ? –
Vient quelques lignes plus bas un passage sur un aspect fondamental de l’affaire médiatique: “Alors qu’une polémique fait rage sur les prénoms des mis en examen, dont l’origine serait, pour certains, une clé de compréhension du drame, deux jeunes hommes sont désormais suspectés d’être le meurtrier. L’un s’appelle Ilyès Z., 22 ans, d’origine maghrébine. Le second est un adolescent de 17 ans qui porte un prénom et un nom historiquement français.” Donc, quand on s’interroge sur des prénoms à consonance étrangère, arguant qu’ils signent là un échec absolu de notre modèle d’intégration, on se fourre le doigt dans l’oeil. Mais quand il s’agit d’un prénom issu du calendrier chrétien, au milieu de tous les autres mis en cause, subitement, il redevient “une clé de compréhension”. Voilà ce qui rappelle la jurisprudence ” des Kevin et des Mateo”, lancé par Gérald Darmanin pour minorer la sur-représentation des jeunes issus de l’immigration lors des émeutes.
L’article déroule ensuite la soirée, en omettant de s’offusquer d’éléments pourtant révoltants. “Au moins neuf suspects (…) sont arrivés à Crépol au fil de la soirée à bord de cinq voitures entre 23h00 et 1h00 du matin (…) Certains disent avoir eu vent du bal par les réseaux sociaux et été attirés par la présence annoncée de nombreuses filles”. D’accord… Et ça, on ne s’interroge pas ? Des jeunes hommes, qui invisibilisent les femmes dans l’espace public (y-a-t-il plus de filles ou de garçons qui traînent en bas des tours ?), qui se rendent à une soirée attirés par ce qui serait pour eux du gibier, cela ne révolte personne ?
La soirée avec ces voyous se passe tellement bien que l’un d’eux, Chaïd A., venu vêtu de son survêtement de l’Olympique Lyonnais, “a remis un couteau de chasse à l’un des quatre vigiles, qui l’a fouillé et autorisé à entrer dans la salle”. Vous vous rendez compte à quel point absurde de rapport de force nous sommes rendus ? Quelqu’un arrive à une soirée de village avec un couteau de chasse, on le lui confisque poliment, et comme on ne veut pas plus d’embrouille, on le laisse ensuite rentrer pour qu’il aille s’amuser. Sommes-nous trop bons ?
La soirée continue, et l’on sent la tension poindre. “Entre les suspects et les autres fêtards, deux univers se toisent. Les Romanais apparaissent décalés avec leurs tenues de sport négligées (…) Si une cinquantaine de témoins n’ont rien relevé de problématique dans l’attitude des suspects durant la fête (…) d’autres disent à l’inverse avoir été troublés par quelques scènes. Ils décrivent de jeunes hommes assis dans leur coin, n’ayant pas l’air de s’amuser et jetant des regards malsains sur la foule. Certains évoquent même des « coups de coude » ou un épisode durant lequel un jeune de Romans aurait « obligé une fille à danser ». Voilà, on y est. Voilà ce que beaucoup font semblant de ne pas comprendre depuis le début. Personne ne discriminerait des jeunes de cités dans les soirées ou les boites de nuits si la scène décrite plus haut n’avait absolument jamais eu lieu. En revanche, un commentaire d’une victime auditionnée par les gendarmes, et citée par Le Parisien dans l’article, résume tout: « Ils savent bien que personne ne peut les voir quand ils viennent. Ils cherchent des problèmes ».
“Vers 2 heures du matin qu’une altercation futile fait basculer la soirée. Elle va entraîner un enchaînement de violence mortelle.” Futile, oui, c’est bien le mot: un garçon tire les cheveux d’un jeune de Romans, un certains Yliès. D’autant plus futile que la personne mise en cause de le tirage de cheveux nie le geste. Va s’ensuivre une gigantesque bagarre, de nombreux blessés à l’arme blanche, et la mort de Thomas. Imaginons la scène inverse: des jeunes de Crépol font du forcing pour s’inviter dans une soirée au quartier de la Monnaie. Un jeune de Romans tire les cheveux d’un rugbyman en fin de soirée en l’appelant Chiquita, et s’ensuivrait une énorme bagarre, des jeunes de Crépol viendraient en renfort munis d’armes blanches, et un jeune de la Monnaie mourrait sous un coup de couteau. L’indignation serait évidemment gigantesque.
Elément nouveau publié par Le Parisien: « Au cours de la soirée, Thomas (L.) m’a dit J’ai envie de taper des bougnoules », a confié une amie du rugbyman aux enquêteurs.” Thomas L. n’est donc pas Thomas Perotto, mais celui qui aurait tiré les cheveux. Et qui sera sérieusement blessé au cours de la bagarre, poignardé à deux reprises. Cette phrase est bien sûr à condamner. Et il faut s’en indigner pour les mêmes raisons que l’on s’indigne des témoignages d’autres participants, cités plus haut, évoquant du racisme anti-blancs.
“La bataille entre les deux camps s’avère déséquilibrée” souligne Le Parisien. “Côté Romans, plusieurs agresseurs sont armés de couteaux voire, selon certains témoignages, de « gants coqués ». Côté rugbymen, on n’a que les poings.” Après le meurtre de Thomas, les Romanais quittent précipitamment les lieux. Non sans avoir tiré un coup de feu depuis l’une des voitures.
L’article se conclut par le témoignage de Fayçal R., 21 ans : “Je suis innocent, je ne supporte pas l’idée de ce qu’il s’est passé. Je partage la peine de la famille de Thomas. Paix à son âme.” Les mots de ce participant romanais à la soirée sont bien le minimum. Et l’on aurait aimé qu’ils soient ceux de tous. Les quelques médias qui se sont aventurés à Romans-sur-Isère n’ont pas toujours eu le droit à la même compassion, dans la bouche de certains jeunes. Sans parler de ce que l’on a pu lire sur les réseaux sociaux.
Pour conclure, à l’heure où cet article du Parisien sera utilisé par beaucoup pour relativiser ce drame, ses fondements, sa force symbolique, et ses enseignements, souvenons-nous des mots de la maire de Romans-sur-Isère, menacée de mort par décapitation, qui clame sur les plateaux et dans les journaux : “Il faut arrêter la culture de l’excuse”. Souvenons-nous, enfin, des mots d’André, ce vaillant et touchant Crépolois, qui le jour de la visite d’Olivier Véran dans son village meurtri, a poussé un coup de gueule dans lequel tant de Français se sont reconnus, contre “tous ces gouvernements qui défendent la France des cités contre la France de Thomas. La France des gens qui élèvent leurs gosses comme il faut. Qui ne les élèvent pas dans la haine. La haine de la France et des Français.” A André, aux amis de Thomas, comme à tant d’anonymes partout dans le pays, on ne pourra jamais retirer le fait d’avoir ressenti, au lendemain du bal de Crépol, la double tragédie de l’injustice et de l’abandon.
La Dépêche du Midi embraye en faisant pire :

Autour d’une œuvre de Pierre Pinoche
Pierre Pinoche est un artiste peintre basé à Vernon en Normandie. Il nous offre en exemple de son talent une nature morte qu’il a appelé “En Équilibre” :
Fin du contrat entre le lycée musulman Averroès et l’État : le directeur de Sciences Po Lille fustige une décision “inéquitable”
Amaury Brelet, journaliste chez Valeurs Actuelles, rappelle que le directeur de Sciences Po Lille est un militant islamogauchiste qui a frayé avec des islamistes :
Pierre Mathiot s’est rendu plusieurs fois à des salons de l’UOIF, sponsorisés par le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens, considéré comme “entité terroriste” par les États-Unis, et où ont défilé des prédicateurs radicaux comme Tariq et Hani Ramadan, le VRP du Qatar et apologiste des terroristes du Hamas Nabil Ennasri, l’ex-directeur du CCIF Marwan Muhammad, des cheikhs saoudiens et égyptiens ou Hassan Iquioussen, prêcheur antisémite, pour qui les juifs sont “au top de la trahison et de la félonie”, les attentats sont de “faux problèmes” et “les traîtres” à l’islam méritent “12 balles dans la tête”.
Sur Facebook, Pierre Mathiot “aime” d’ailleurs le fils aîné de ce dernier, Soufiane Iquioussen, activiste islamiste comme son père. En 2012, il participait même à une table ronde avec Amar Lasfar, président de l’UOIF et dirigeant du lycée Averroès, financé par Qatar Charity, l’ONG de l’émirat liée au terrorisme. Par le passé, Lasfar a notamment défendu la charia et le voile, accusé les Juifs d’avoir “soumis l’Occident”, qualifié les prières de rue de “réussite de l’intégration” et réduit le terrorisme à une simple “pathologie”. Ce jour-là, au Palais des Congrès de Lille, se trouvaient aussi le directeur du Centre islamique de Genève Hani Ramadan et le rappeur Médine qu’on ne présente plus.
Pour Pierre Mathiot, l’UOIF (devenue les Musulmans de France), la vitrine des Frères musulmans en France, “est un acteur incontournable“.
2 nuits en garde à vue pour avoir collé des affiches
Tout commence avec le meurtre du jeune Thomas. Un jeune français de 16 ans, qui sort aux bals de villages, c’est exactement moi il y a dix ans. Autant vous dire que je me suis vite identifié à lui et ai été particulièrement révolté. Ne faisant partie d’aucun mouvement, mes possibilités sont limitées. Je trouve en ligne un modèle d’affiche que j’imprime en quelques centaines d’exemplaires, j’achète de la colle et des pinceaux dans un magasin de bricolage, et je convainc quelques amis de se joindre. On se retrouve donc dans un bar en attendant que tout le monde arrive, et l’on part coller. Deux heures à sillonner Lyon pour coller nos affiches.
Vers 23h30, la Police nous tombe dessus. On n’est pas des racailles, on coopère, on reste polis et on ne résiste pas. On s’attend à un simple contrôle d’identité et une confiscation du matériel de collage. Finalement ça part en GAV, on pense être libérés très vite, au pire le lendemain matin. Je n’ai donc pas prévenu ma famille, mais seulement mon travail.
Première fois en cellule, je découvre sans joie ma résidence pour les 2 nuits à venir. C’est assez propre malgré une odeur persistante d’urine. Il fait froid, je perd vite la notion du temps qui passe, et je m’ennuie. Je dors, il n’y a que ça à faire. Heureusement, j’avais prévu des vêtements chauds. Je sais que certains de mes camarades ont souffert du froid, de leur côté. Au matin, deux petits beurres et un jus de pomme, et je pars en audition. On me demande alors si j’ai pris part à la manifestation interdite qui avait lieu peu avant notre collage, dans le centre de Lyon. Je comprends alors le lien qu’ont fait les policiers, sauf que non, on y était pas. Je répond tout de même aux questions; responsable de notre action, je cherche à prendre sur moi. Il y a avec nous des garçons de moins de vingt ans, et aussi un jeune papa. Je veux leur éviter de finir connus de la justice pour ça. On me reproche donc “incitation à la haine” et dégradation de biens privés”.
Je vous laisse juger par vous-même. Aucune communauté n’est ciblée sur nos affiches, mais peut-être que certains se sont sentis offensés par le terme “barbares” ? On me soumet ensuite au fichage; photos sous différents angles, prise d’empreintes, photos de mes tatouages, relevé ADN, tout y passe. On me demande de déverrouiller mon téléphone, sachant que refuser serait une infraction de plus. Je n’ai donc pas vraiment le choix. Les auditions s’enchaînent toute la journée, ce qui me permet de me dégourdir les jambes en dehors de ma cellule et d’apercevoir un peu de soleil. Des que possible, je demande l’heure qu’il est. Perdre la notion du temps est déstabilisant, j’ai besoin de repères. Les enquêteurs décident une perquisition de ma voiture. Ils y trouvent une bombe lacrymogène que je gardais par sécurité. D’ailleurs, durant le collage, des voitures sont passées au ralenti et leurs occupants nous ont lancé des regards noirs. Cette bombe est le minimum syndical. Bien entendu, ils se foutent de cet argument. Pourtant, la plupart des femmes que je connais en ont une dans leur sac à main, surtout en ville. On se demande pourquoi. À mes délits s’ajoute donc le “transport non autorisé d’armes de catégorie D” (un pschit non létal, en gros.)
Perquisition de mon domicile; les policiers saisissent deux fusils que je possède dans le cadre du permis de chasse. Tout est en règle, ils embarquent chaque document pour trouver la moindre faille, mais hélas, je suis un bon citoyen. Blague à part, je suis très gêné par la fouille de mon domicile. Je leur dit de toute bonne foi qu’il n’y a rien à trouver, et en effet, hormis mes fusils (en règle), ils ne prennent rien. Sauf un petit couteau, qui n’apparaît sur aucun PV. Je me demande lequel l’a gardé.
C’est le mardi soir vers 18h que l’on m’annonce la prolongation de ma GAV. Je demande donc à voir un avocat et à pouvoir prévenir ma famille. On me dit que l’OPJ viendra me voir pour ça. Il n’est jamais venu. Je touche à peine à l’infâme barquette de poulet-curry ce soir là. Moralement c’est très dur; ma famille ne sait pas où je suis ni ce qui m’arrive, et je commence à m’imaginer la pire issue possible, tout ça pour des affiches. je pense à ma copine qui doit se demander pourquoi je ne répond pas à ses messages, je pense aux copains dont j’ignore s’ils sont toujours enfermés aussi. La nuit est très difficile.
Mercredi matin, je suis réveillé vers 6h par le bruit métallique du verrou de ma cellule. On m’annonce que je vais être déféré devant un procureur, et je n’ai pas la moindre idée de ce que ça veut dire. J’explique au policier que je n’ai toujours pas pu prévenir mes proches, et il accepte de passer un coup de fil à mon père, ce dont je lui suis reconnaissant. Puis on me sort de ma cellule, et ce sont des policiers suréquipés qui m’escortent cette fois. Je suis menotté, et je retrouve le conducteur de l’autre voiture qui a aussi passé une deuxième nuit ici. Nous allons partir ensemble au tribunal, et apprenons que nos amis sont sortis la veille au soir. Je vous passe le trajet en compagnie d’autres prévenus moins agréables…
Je n’ai pas assez de place pour évoquer le passage au tribunal, ce sera l’objet d’un autre fil.
Ce que Macron souhaite pour la France : qu’elle ne cesse d’avorter et qu’elle crève en se suicidant
D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :
Il n’y a plus d’État ; et, pourtant, l’État est partout et prétend tout diriger ; il est aussi massif que poussif, aussi omnipotent en théorie qu’impotent en pratique. Il n’y a plus de puissance publique ; et, pourtant, tout relève d’elle, de ses lois absurdes et mal fagotées, de ses décrets idiots et arbitraires, de ses règlements aussi vétilleux que démentiels. Il n’y a plus de politique intérieure ; et, pourtant, ce n’est pas faute d’être administré et sur-administré : pas un citoyen ne sait le nombre exact de ministères qui s’occupent à longueur de temps de la vie des Français, ni même le nom de leurs titulaires qui n’intéressent personne quand ils étalent avec une ridicule suffisance leurs incommensurables insuffisances ; sans compter les centaines d’agences, d’autorités, de sociétés d’expertise dont les budgets ne cessent d’augmenter, alors que les méfaits ou dysfonctionnements auxquelles elles sont censées remédier, ne cessent parallèlement de se multiplier, justifiant, du coup, à chaque incident nouveau, la création d’une nouvelle entité. La destruction de l’État (Bouquins) est le titre d’un livre écrit par un jeune homme, Maroun Eddé, qui montre qu’une telle politique procède d’un projet concerté.
Il n’y a plus de politique extérieure ; et, pourtant, le chef de l’État n’arrête pas de s’agiter, de voyager d’un bout de la planète à l’autre, de causer à tire-larigot, de faire l’important sur des événements qu’il ne maîtrise ni intellectuellement ni pratiquement, alors que plus personne dans le monde ne l’écoute, surtout pas les chefs d’État, ses collègues, qui se gaussent de lui, de l’Asie à l’Afrique, sans parler de l’Amérique, nord ou sud, pour qui il n’existe même pas. Et à quoi lui sert-il d’être vaguement doublé par une pâle et inaudible ministresse, nommée Colonna, dont la bouche n’exprime que les banalités du jour pour n’obtenir aucun résultat tangible qui puisse ajouter quoi que ce soit à l’influence française, réduite à sa plus simple expression. Ça commence à se voir et à se savoir. L’Europe elle-même, Allemagne en tête, s’écarte des projets français en tout domaine, militaire, industriel, financier et bientôt même aéronautique, alors que la France a sacrifié et sacrifie tous les jours – et plus encore sous l’impulsion macronienne – sa politique, son économie, son industrie, son agriculture, sa pêche, sa vie sociale, son existence même à des impératifs européens qui lui sont assénés comme des impératifs catégoriques, non discutables et dont les règles doivent constituer ses seuls objectifs politiques sous le regard sévère et exigeant de la Commission européenne et des cours de justice européennes. Il y a quelque chose de consternant dans ce masochisme destructeur qui nous tient lieu d’idéal de vie politique et qui constitue toute l’ossature intellectuelle d’un type comme Macron, sans passé autre que lui-même et sans épaisseur autre que ses fiches de lecture, tout à son idée unique qu’il répète indéfiniment comme il l’a apprise de ses faux maîtres, sans jamais se remettre en cause, lui ni sa chimère. Son programme n’a jamais changé, tel que son discours de la Sorbonne en 2017 le définit. L’Allemagne qui était sa règle et ses amours – il y en eut d’autres avant lui – lui dit « merde » tous les jours pour ne suivre que ses projets et ne garantir que son avenir, d’ailleurs, en difficulté, il ne démord pas de son discours univoque et hors de toute réalité.
Quand il parle de souveraineté, il ne s’agit en aucun cas de la France, mais de l’Europe à qui remettre des pouvoirs supplémentaires pour toujours et encore, dans son idée, la construire, mais qui ne se construit que sur l’abolition des souverainetés nationales, la nôtre singulièrement – la France se définit historiquement comme la nation par excellence –, car pour les autres ce sera plus difficile, en raison de leurs histoires propres, la Belgique en revanche s’effondrant à notre image dans une gadoue innommable qui ressemble à la nôtre, faite d’immoralité à tous les niveaux, de submersion migratoire, d’irresponsabilité, de lâcheté politicienne, de trafics en tous genres, d’impunité généralisée, de corruption systémique. Car aujourd’hui c’est ça la démocratie et rien d’autre, inutile de se le cacher et elle s’étend malheureusement à toute l’Europe, à tout l’Occident et, pratiquement, au monde entier, à quelques exceptions près.
L’Europe de l’anti-France
Dans la tête de Macron et de sa macronie, comme de tous les dirigeants européistes et mondialistes appelés improprement élites, l’Europe réclame toujours plus d’Europe, c’est sa logique existentielle, celle qui la taraude depuis le début de l’entreprise de Jean Monnet, l’homme d’affaires douteux et le prétendu prophète sulfureux, et de Robert Schumann, l’homme politique qui passa sa vie à se mentir à lui-même comme aux autres, dont les astucieux Allemands Adenauer et Kohl ont su admirablement tirer parti, comme De Gasperi en Italie, continué par la Meloni pour qui Bruxelles est une machine à sous avec laquelle il faut jouer habilement. Pour eux, comme pour leurs successeurs, l’Europe n’était jamais et ne reste qu’un outil. Elle leur a servi après la guerre à se reconstruire. Et, maintenant, à exister internationalement comme le prouvent encore récemment les voyages d’Olaf Scholz et les discours alambiqués de Meloni.
Pour la France, la construction européenne a tourné au marché de dupes. C’est devenu une évidence aujourd’hui alors qu’Ursula von der Leyen, sans tenir compte des limites de son pouvoir, décide de tout, tranche en autorité supérieure sur toutes les questions tant de politique intérieure que de politique extérieure, distribue l’argent comme les bons et mauvais points, passe les contrats économiques et financiers hors de tout contrôle, comme au temps du Covid, et encore aujourd’hui, et se prend à la face du monde pour la présidente omnipotente des États-Unis d’Europe. Au niveau de Joe Biden en mettant ses pas dans les pas de l’Américain. À la grande fureur de son vice-président, Josep Borrell, le Monsieur dit Haut représentant pour les Affaires étrangères de l’Union, et d’une partie des fonctionnaires européens qui viennent de publier une pétition contre la Dame qui n’en fait qu’à sa tête, sans respecter les règles calibrées de l’administration européenne.
Les peuples européens aussi commencent à rechigner, de la Hollande à la Slovaquie, de la Hongrie au Portugal, le reste attendant trop de l’Europe des sous, toujours des sous – et malheureusement la Pologne – pour se mettre en garde contre ses intrusions inacceptables et sa prétention à tout régenter comme un gourou et un directeur de conscience abusif, for interne autant que for externe : la Pologne en saura quelque chose qui devra renoncer à son catholicisme national !
L’entrée prévue des derniers pays des Balkans, dont des États incontestablement mafieux, surtout la pression mise pour l’adhésion de l’Ukraine, elle-même ravagée par la corruption, puis, par la suite, de la Moldavie et, puis, pourquoi pas pour continuer à faire plaisir à l’oncle Sam, de la Géorgie, ajoutent aux prétentions de l’Europe, mais tout autant à ses risques d’éclatement, tant il sera impossible de poursuivre l’approfondissement législatif et social en même temps que cet élargissement sans limite et sans conception politique d’ensemble. Le rêve européen va inéluctablement se briser dans les années qui viennent sur des réalités politiques nouvelles et le seul à ne pas le voir et le savoir, en dehors des eurocrates passionnés et intéressés, c’est ce simplet de Macron qui laissera une France dépouillée, appauvrie, désindustrialisée, livrée aux marchés mondiaux, éreintée dans son agriculture et son élevage, aux populations abandonnées dans des territoires laissés aux gangs, aux voyous de l’immigration et de la drogue, ou dans des campagnes privées de toutes ressources. Et il ose faire encore le malin, cet irresponsable qui joue avec tout et qui ne court la France, l’hexagone comme il dit dans sa stupide vulgarité, que pour tenter de faire croire que lui seul suffit à tout.
Y aura-t-il un sursaut ?
Les Allemands, par le biais européen, ont réussi à imposer leurs conceptions germaniques de droit public, de telle sorte que la France est désossée par la volonté des imbéciles qui nous dirigent, type Hollande et consorts, ajoutant des lois dites de décentralisation au désordre de l’État républicain qui ne vit que de visées électoralistes à courte vue et de démagogie sordide, ce qui transforme les régions en champs clos d’ambitions privées où tout le ressort administratif est doublé, triplé, voire quadruplé pour la satisfaction de la prétendue démocratie locale ; et alors que les régions, découpées sur les bouts de table présidentielle, ne représentent absolument plus nos provinces historiques et économiques. Mais il fallait, n’est-ce pas, se mettre à l’heure allemande ! Pour être à leur niveau ! Et Macron veut remettre ça par une nouvelle loi de décentralisation qui prétendrait mieux aménager « les territoires », comme disent nos politiciens.
L’Angleterre s’est retirée de l’Europe avant que l’Europe ne la détruise. Elle est aussi malade que nous et à peu près des mêmes maux ; mais elle veut et peut réagir. Comme il a déjà été écrit dans ces colonnes, elle a la chance d’être dans son tréfonds nationaliste et royaliste. La France malheureusement a appris depuis trop longtemps à adorer sa République de malheur qui n’a plus rien de national et qui n’a plus aucune énergie contre la fatalité d’une décadence où se complaît sa classe dirigeante. L’Angleterre pourra se sauver elle-même ; elle reprend tous ses droits, même contre nous qu’elle charge de garder ses frontières. Elle a profité de son passage dans l’Europe pour imposer sa langue qui va devenir pratiquement la langue officielle de Bruxelles, et, surtout, son droit anglo-saxon comme droit commercial et privé de l’Union européenne, ses commissaires s’attachant d’abord à défendre les intérêts et les conceptions du peuple anglais. Même ceux qui participaient aux actes de la construction européenne. Il suffit de se souvenir de la mauvaise volonté anglaise de participation au budget communautaire et la pression exercée pour faire passer les décisions de libre-échange commercial et les transformations des règles professionnelles qui visaient à donner la domination aux cabinets anglo-saxons. Aujourd’hui, ça continue de plus belle ; Michel Barnier s’étant fait complètement avoir, les Britanniques reprennent leurs droits en toutes matières et leurs avantages. L’affaire de la pêche est de ce point de vue typique, les grand perdants étant une fois de plus les pêcheurs français que l’Europe écrase sans les aider, toujours avec de beaux prétextes. Tout dans l’Europe est du même acabit.
Y aura-t-il un sursaut ? L’Espagne est en train d’exploser, l’Europe ayant joué la carte régionale jusqu‘à l’autonomie. Aucun pays latin ne résistera à cette conjugaison d’un droit germanique et d’un droit anglo-saxon : la société se délitera et c’est ce qui se passe sous nos yeux. Alors que l’Église elle-même sous l’impulsion de François se livre à un libéralisme et à un socialisme échevelés, les deux se conjuguant pour faire émerger une prétendue religion qui serait enfin en conformité avec le monde moderne. Le pape se présente en prophète de la planète pendant que les âmes se perdent dans la chienlit de ladite postmodernité.
Un pays abandonné
Pauvre France dont le peuple est privé de toute vraie spiritualité, de toute grandeur, de toute beauté, de toute noblesse, coupée de son histoire, de ses traditions, méprisée du monde entier. L’Algérie à qui Macron n’a cessé de faire de honteuses caresses, a, de son côté, abandonné le français et choisi l’anglais. Toute l’Afrique nous regarde de haut et ne veut plus traiter avec la France. Macron a livré, littéralement livré, la francophonie à nos ennemis en laissant le secrétariat général à Louise Mushikiwabo, la Rwandaise anglophone, qui se sert de l’organisation pour ses buts politiques. D’ailleurs, un à un, les pays africains quittent la francophonie et certains rejoignent même le Commonwealth, après le Rwanda, le Togo et le Gabon. C’est un désastre total.
Et, après tant de déboires, la France est près d’éclater à la suite du conflit israélo-palestinien qui a pris une tournure d’horreur avec l’épouvantable agression du 7 octobre perpétrée par le Hamas. Des franco-israéliens ont été massacrés, d’autres enlevés. Le conflit est évidemment chez nous. Il n’est même pas importé. Il y est installé définitivement et depuis longtemps. C’est, d’ailleurs, le Qatar qui possède en France palaces, clubs de sport, le PSG en particulier, et qui alimente en fonds le Hamas, les mosquées de notre pays et le lycée Averroès, qui sert d’intermédiaire dans les négociations relatives aux otages. Beaux résultats de politiques stupides où la compromission, le fric, la démagogie pro-musulmane ont joué leur rôle auprès d’un monde politique corrompu, sinon financièrement, moralement. Il est inutile de rappeler comment se font les élections, non seulement en banlieues, mais même dans les métropoles. Et faut-il rappeler comment Macron, sacrifiant l’honneur français dont il se moque éperdument, est allé chercher voix et sans doute plus en Algérie ?
Gavée au 49-3
La France n’est plus libre et la voilà enchaînée à un conflit extérieur dont les conséquences vont peser terriblement sur sa politique intérieure. Il est évident que toutes les autorités de l’État – qui ne peuvent pas ne pas être renseignées – ont peur devant des déchaînements qu’elles ne contrôlent pas. Les émeutes de juillet ne sont qu’un avant-goût ; et il est trop facile pour un équilibre de façade de crier au danger de l’ultra-droite dont les groupuscules ne peuvent accomplir leurs randonnées, comme les black blocks, qu’avec le dessein de les laisser faire de la part de la police politique ; elle a tous les moyens de prévenir et d’empêcher. Voudrait-on créer une atmosphère de guerre civile, jouer le jeu dangereux des provocations de part et d’autre, pour mieux ensuite installer le parti de l’ordre républicain ? Le désordre est partout et les villages français comme Crépol qui fut honteusement attaqué, ne sont plus assurés de leur tranquillité. La sécurité en France n’est plus garantie par les pouvoirs publics. Le dernier Congrès des maires de France a aligné les plus tristes constats. Mais Macron a d’autres chats à fouetter. Darmanin amuse la galerie avec sa loi immigration qui va occuper le pouvoir législatif dans d’inutiles batailles où chacun ira de sa tirade la plus véhémente. Le régime est dans l’incapacité totale de régler quelque problème que ce soit. Les Français s’en rendent compte et perdent tout espoir. Le mal est tel que s’imaginer qu’une élection présidentielle résoudra la grave question de l’existence même de la France, relève d’une auto-persuasion qui s’affranchit de la réalité. Il y a vraiment une question d’institutions qui se pose. S’emparer de la République, du pouvoir républicain, de la présidence de la République, ne préserverait absolument rien. Le mal essentiellement républicain continuera à sévir. Il faut autre chose : restructurer l’État sur un principe supérieur et redonner vie au royaume de France dans toutes ses composantes. Est-ce impossible ? Faut-il renoncer à la France pour laisser la République achever son œuvre de destruction ?
Car elle la continue imperturbablement. Elisabeth Borne fait passer sans aucun scrupule au 49-3 tous les budgets, tant de l’État que de la sécurité sociale, qui ouvrent la voie – chacun le sait mais personne ne le dit – à la prochaine crise financière dont l’alarme sonnera bientôt à nos portes, quand le poids de la dette sera tel qu’il deviendra de loin le plus gros poste du budget de la France. La chute ira à toute allure, alors que l’inflation reprendra de plus belle et la misère s’étendra sur toute la société dans l’état de déliquescence et de ségrégation où les politiques publiques l’ont mise, comme ne le montre que trop La France d’après de Jérôme Fourquet. Alors, que faire ? L’accumulation des désordres de toutes sortes exigerait le plus ferme des gouvernements. Mais Macron a sa solution : rassembler les Français en constitutionnalisant l’avortement, et en proposant une loi d’abord sur le bien vieillir, puis sur le bien mourir, l’euthanasie, la mort heureuse en bon grec. C’est apparemment ce qu’il souhaite pour la France elle-même ; qu’elle ne cesse d’avorter et qu’elle crève en se suicidant.
Rififi chez LFI
Le député européen Anne-Sophie Pelletier, de La France insoumise, a été exclue de son groupe pour harcèlement :
De nouveaux salariés ont fait état de conditions de travail dégradées et d’un comportement harcelant, déplacé et agressif à leur encontre de la part d’Anne-Sophie Pelletier.
Au total, ce sont donc 13 assistants parlementaires qui rapportent des faits similaires depuis le début du mandat en 2019.
Ce comportement est incompatible avec les valeurs de notre délégation et nous ne pouvons le tolérer plus longtemps. Dans ce contexte, nous avons donc pris la décision d’exclure Anne-Sophie Pelletier de notre délégation.
À nouveau, nous apportons tout notre soutien aux salariées qui ont été victimes de ces comportements inacceptables, et nous nous sommes assurés que des mesures soient prises pour les protéger tout en leur permettant de garder leur emploi. Nous continuerons à œuvrer pour un environnement de travail sain et sûr au Parlement européen comme ailleurs.
Touche pas à mon pote : embryon mon frère !
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Un ami très inquiet par tout cela est venu me trouver et il m’a dit :
• Ma femme et moi, nous attendons un bébé, mais dans ce monde-ci, je suis désemparé.
• Ami, ton bébé, a une histoire, et je vais te la raconter : Il était une fois un homme amoureux d’une femme. Tu sais cela, ça commence toujours par l’amour. Alors, tu quittas ton père et ta mère et tu t’attachas à ta femme.
• C’est bien vrai !
• Y a un bouquin, gros comme une Bible, qui en parle, mais que l’on a perdu, aide-moi s’il te plaît à le retrouver.
• Je peux t’aider, moi aussi ?
• Mais bien sûr, puisque tu es mon ami ! Et voilà qu’au creux de ta femme, la vie a jailli : fruit d’une rencontre d’un spermatozoïde, parmi des milliers, le veinard ! et d’un ovule, toute parée pour lui. Qu’elle est belle en effet ! Tu vois un plus une égale un, comme pour ton couple. C’est scientifiquement prouvé.
• Je n’y comprends rien à ton histoire ; au diable les mathématiques !
• Non, pas si vite : si deux ne font qu’un, alors c’est que la vie est unique.
• Mais donc, moi, c’est moi et toi, c’est toi et lui, le tout petit, c’est lui.
• Eh bien mon ami, tu philosophes déjà !
• Et si c’est lui, c’est que déjà, c’est quelqu’un. C’est déjà un pote pour moi ?
• Un pote, on le serre dans ses bras. Ne va pas trop vite !
• Ah bon !
• Tu sais, c’est fragile un embryon. Ce n’est pas un bout de chair : tu vois bien qu’il vit, tu sens bien son tout petit cœur qui bat, ses petits pieds qui s’agitent. Il te fait déjà signe. Caresse le ventre maternel, il est le Temple de la vie.
• Le Temple de la vie, mon Dieu !
• Tu as vu juste mon ami. Sais-tu que le Bon Dieu a voulu que son Fils vienne au monde comme ton enfant, dans le ventre d’une maman appelée Marie.
• Doux Jésus !
• Il en a de la chance ton petit pote, avec un frère comme Jésus, c’est le Paradis garanti. Tu vois, la religion, c’est ça : une relation amoureuse pour la vie faite d’abord pour les tout petits. Mais regarde, ton petit pote arrive, tu vas le voir bientôt. Papa, tu le seras, maman, ta femme la deviendra, c’est sûr, c’est promis : c’est bébé qui vous le dit.
• Mais alors mon bébé, mon enfant fera comme moi : il me quittera un jour pour un ou une autre que moi !
• Oui mon ami, mais prend le temps de l’accompagner. Dis-lui tous tes secrets, il te le revaudra.
• Chic, je vais être payé.
• Mais non, grand couillon !, le travail de papa, le travail de maman, c’est du gratuit, car tu sais la vie n’a pas de prix.
• Mais alors, deux papas, deux mamans, et les ventres qu’on loue et ces manipulations et tout ça : ce sont des bêtises !
• Oui mon ami et de grosses bêtises faites par ceux qui n’y ont rien compris. Et qui sait si un jour, ton embryon d’enfant ne devient un Mozart, un Abbé Pierre, une Marie Curie, ou une sœur Emmanuelle. Encore une confidence, c’est la dernière : grâce à ce tout petit embryon, tu seras un jour grand-père et ta femme grand-mère. Elle n’est pas belle la vie ?
Chronique des cinglés
Roland Lescure est ministre délégué chargé de l’industrie. Voici à quoi il passe son temps :
Ce matin avec @BCouillard33 nous lançons la charte 2023/2026 pour une représentation mixte des jouets.
La lutte contre les stéréotypes commence dès le plus jeune âge.
Il est essentiel que la filière industrielle des jouets intègre davantage cette culture de l’égalité. pic.twitter.com/8S9Kf8Zo8j
— Roland Lescure (@RolandLescure) December 4, 2023
Le directeur de Sciences Po appelait à battre Marine Le Pen. Il aurait surtout l’habitude de battre sa femme
Sciences Po Paris est supposé former nos élites mais… depuis 27 ans (1996), Sciences Po Paris est dirigé par des hommes aux comportements plus que troubles.
- Richard Descoings, de 1996 à 2012, année où il est retrouvé mort nu dans une chambre d’hôtel à New-York
- Frédéric Mion, de 2013 à 2021, année où ce dernier est contraint de démissionner quand la presse révèle qu’il était au courant des faits incestueux de Olivier Duhamel
- Mathias Vicherat, de 2021 à 2023 (?), année où il est mis en garde à vue pour violences conjugales.
En 2022, Mathias Vicherat appelait à battre Marine Le Pen. Il semble qu’il a surtout battu sa femme.
Va-t-on vers une légalisation de l’avortement en Pologne ?
Un article de Zuzanna Dabrowska parusur le site Sovereignty.pl, le site anglophone de l’hebdomadaire polonais Do Rzeczy, explique pourquoi il ne sera pas facile pour Donald Tusk de réaliser sa promesse électorale de libéraliser la loi sur l’avortement. Extraits :
[…] Au sein de la coalition gouvernementale de Donald Tusk, on trouve la Coalition civique et La Nouvelle Gauche, mais aussi Troisième Voie, une alliance du parti Pologne 2050, dont le leader, Szymon Hołownia, cultive une image de catholique progressiste, et d’un parti agrarien, le Parti populaire polonais (PSL). Troisième voie est la force politique qui bloque aujourd’hui les idées radicales sur l’avortement dans cette coalition libérale-gauchiste qui s’est formée contre Droit et Justice (PiS). Szymon Hołownia a été élu président de la Diète après les élections du 15 octobre, mais c’est en fait le PSL qui constitue l’aile la plus conservatrice de Troisième Voie. Officiellement, Troisième Voie souhaite un référendum sur l’avortement, bien que Szymon Hołownia et Władyslaw Kosiniak-Kamysz, le leader du PSL, n’aient pas réussi à faire inclure ce point dans l’accord officiel de la coalition.
Cet accord n’inclut pas non plus la demande d’avortement légal jusqu’à la 12e semaine de grossesse, qui a été critiquée à maintes reprises et bruyamment par l’une des députées les plus connues de la Nouvelle Gauche, Anna Maria Zukowska. “L’action qui doit être menée concrètement (…) est la nomination de consultants nationaux, ce qui concerne le travail du service national de santé. Nous devons faire en sorte que les femmes n’aient plus peur d’avoir des enfants et que les médecins n’aient plus peur de les soigner”.
“Les questions juridiques relatives au retrait de l’arrêt du Tribunal constitutionnel sont des questions que nous allons aborder. Nos amis ont leurs propres opinions. Nous restons fidèles à la position selon laquelle un référendum doit être organisé après le rétablissement du statu quo”, a répondu le dirigeant de Poland 2050. Dans le même temps, il a ajouté que les groupes parlementaires de Third Way (le PSL et Poland 2050 ont des groupes séparés, bien qu’ils soient en partie sous une bannière commune) comprennent des personnes qui soutiennent les idées de la Nouvelle Gauche sur l’avortement.
Le dirigeant du PSL souligne à son tour que les questions de vision du monde ne peuvent être soumises à la discipline de parti. “Il s’agit d’une question de liberté de conscience et de vision du monde, qui ne peut donc faire l’objet d’aucune interdiction ni d’aucun ordre, et c’est pourquoi nous voulons que les citoyens s’expriment à ce sujet par voie de référendum”, insiste Wladyslaw Kosiniak-Kamysz.
Tout cela fait qu’il est difficile – pour l’instant – de prédire clairement quelle vision l’emportera. Ce qui est certain, c’est que la pression des milieux féministes de gauche ne fera que croître. Le supplément Talons aiguilles susmentionné nous rappelle que “près de 75 % des électrices éligibles ont participé aux élections du 15 octobre (…). C’est plus de 10 points de pourcentage de plus que lors des élections de 2019, et 20 points de pourcentage de plus que ce qu’indiquaient les sondages pré-électoraux.”
“Les femmes ont pris les choses en main et ont non seulement chassé le PiS, donnant le pouvoir à l’opposition démocratique, mais ont aussi énormément affaibli le rôle de la faction politique la plus anti-femme, la Confédération (si les femmes seules avaient participé aux élections, la Confédération ne serait pas entrée à la Diète). Les organisations non gouvernementales et les initiatives féminines ont joué un rôle considérable dans ce processus, en organisant une multitude de campagnes en faveur de la participation afin de mobiliser les femmes pour qu’elles aillent voter. Les politiciens de l’opposition eux-mêmes ont joué un rôle important en faisant, pour la première fois dans l’histoire, des questions relatives aux droits des femmes l’un des principaux thèmes de la campagne électorale”, souligne Dominika Wantuch, journaliste de High Heels et de Gazeta Wyborcza, indiquant clairement que la question de l’avortement ne sera pas oubliée, mais qu’elle sera même utilisée comme chantage moral contre la nouvelle coalition gouvernementale.
Il est certain que le nouveau gouvernement subira également la pression de l’Abortion Dream Team (ADT), une organisation pro-avortement très radicale dont la principale mission déclarée est d’aider les femmes à pratiquer des avortements, y compris des avortements illégaux, comme l’ADT s’en vante bruyamment.
“Selon les déclarations faites, le Sejm doit redevenir un lieu de débat, et pas seulement entre les députés. Il doit être ouvert au public et aux ONG. C’est pourquoi, avec l’organisation Prawniczki Pro Abo [Femmes juristes Pro Abo, ndlr], nous avons envoyé aujourd’hui une demande à Szymon Hołownia, le président du Sejm, pour fixer une date de rencontre avec nous. Nous voulons présenter à Szymon Hołownia nos demandes et exposer les problèmes auxquels les personnes ayant des grossesses désirées et non désirées en Pologne sont confrontées au quotidien”, peut-on lire dans l’un des posts Facebook des avorteurs. “Nous connaissons la réalité de l’avortement dans la pratique, nous y sommes confrontés tous les jours et nous savons que des changements dans la loi polonaise sont nécessaires pour la sécurité des personnes enceintes, et rapidement”, ont exhorté les militants, ajoutant qu’ils “ne se laisseront pas berner par un référendum.”
[…]
La communauté pro-vie est très inquiète. La volonté d’annuler les verdicts de la plus importante juridiction du pays, le Tribunal constitutionnel, semble extrêmement menaçante et, surtout, elle serait tout simplement illégale. “En vertu du droit polonais, les arrêts du Tribunal constitutionnel ne peuvent être invalidés. Si cela devait se produire, ce serait quelque chose de vraiment bizarre et de tout à fait scandaleux. Je crains cependant que Donald Tusk et Bruxelles veuillent légaliser l’avortement à tout prix, et qu’ils le fassent par des méthodes extra-légales “, a déclaré Paweł Ozdoba, le président du Centre pour la vie et la famille, dans une interview accordée à Remix News.
[…]
Cela signifie-t-il que la bataille pour la vie est perdue en Pologne ?
La réponse est clairement non. Le mouvement pro-vie polonais est fort et dynamique. Traditionnellement, les Polonais sont plus enclins à s’engager lorsqu’ils voient les autorités agir contre leurs valeurs. Ainsi, paradoxalement, un gouvernement libéral et de gauche pourrait encourager davantage de personnes à s’impliquer dans la cause pro-vie. La loi est également du côté des défenseurs de la vie. Il n’y a absolument aucune base juridique pour contester un autre arrêt de la Cour constitutionnelle polonaise sur l’avortement – l’arrêt de 1997, qui a déclaré que l’avortement pour des raisons dites “sociales” est inconstitutionnel parce qu’il interprète la constitution polonaise comme affirmant que le droit de chaque personne à la vie, y compris dans la phase prénatale de la vie, doit être protégé par l’État. À l’époque, le Tribunal constitutionnel était dirigé par le professeur Andrzej Zoll, qui est considéré comme une autorité juridique par la nouvelle coalition, et cette dernière ne dispose pas de la majorité nécessaire pour modifier la constitution du pays, ni même pour passer outre le veto du président Andrzej Duda.
En outre, les défenseurs polonais du droit à la vie dès la conception peuvent s’inspirer des États-Unis où, après des années de lutte, l’arrêt Roe v. Wade, par lequel la Cour suprême des États-Unis a forcé tous les États à légaliser l’avortement dans les années 1970, a été renversé avec succès en 2022. Et si la Pologne d’aujourd’hui peut sembler être le dernier bastion de défense du droit à la vie dès la conception en Europe, elle est loin d’être isolée au niveau mondial.
Terrorisme, émeutes : vers le basculement ?
Communiqué de Yann Baly, Président de Chrétienté-Solidarité :
Le 29 novembre dernier, les dirigeants d’Alliance Police Nationale, premier syndicat français de policiers, publiaient un communiqué choc, titré : « La sécurité n’existe plus en France ».
La situation décrite dans ce texte ne fait que confirmer, hélas, nos pires prédictions. « Lors des guérillas urbaines de cet été, l’action de la police a permis d’éviter un basculement, qui, si rien n’est fait aujourd’hui, sera inéluctable demain. » alertent les deux syndicalistes policiers.
D’Arras à Crépol, en passant par le cœur de Paris, les faits de ces dernières semaines illustrent, de façon dramatique, ce constat alarmant : les Français sont livrés sans défense à la barbarie et au terrorisme.
L’attentat perpétré à Paris, deux jours à peine après le cri d’alarme des dirigeants d’Alliance, fait apparaître au grand jour, une nouvelle fois, la dangereuse incurie de l’Etat.
Les « nous ne céderons rien » de madame Borne et les effets de communication de monsieur Darmanin ne peuvent masquer l’inquiétante réalité :
- La justice a remis en liberté un individu impliqué dans une tentative d’attentat islamiste et évoluant dans une nébuleuse le reliant à des terroristes qui sont passés à l’acte
- Malgré un suivi par la DGSI, ce dernier a pu poursuivre ses activités djihadistes, écrire des pamphlets islamistes, se préparer et perpétrer un attentat mortel. Les alertes de sa mère n’ont pas été entendues ou traitées comme elles auraient dû l’être. Que faut-il de plus qu’une surveillance DGSI pour que de tels avertissements soient pris en compte ?
- L’ensemble de la chaine administrative, sanitaire, policière ou judiciaire a considéré, qu’au regard des réponses aux interrogatoires et entretiens consécutifs à sa sortie de prison, l’individu était « déradicalisé ». La méconnaissance de l’idéologie islamiste en général et de la taqîya en particulier semble être une inquiétante réalité à tous les niveaux des services de l’Etat.
- Les forces de police de terrain sont neutralisées par l’absence de soutien du pouvoir politique, le sabotage d’un certain appareil judiciaire et l’incessante propagande culpabilisatrice à leur égard qui sévit dans les médias et dans le débat politique. C’est ainsi que, samedi soir, pour neutraliser le terroriste qui venait de frapper, les policiers ont préféré utiliser un taser plutôt que leur arme de service, afin de n’avoir pas à être inquiétés par la justice comme le sont, trop souvent, leurs collègues, dans l’affaire d’Arras notamment.
Alors oui, le syndicat Alliance a raison d’affirmer que « La sécurité n’existe plus en France ».
Il n’y a plus d’Etat pour protéger les Français de la racaille et des terroristes islamistes. Quand l’Etat disparaît, s’installe le règne de la barbarie, la loi du plus fort, la justice privée et, au final, la guerre civile.
Il y a urgence. SI rien n’est fait le basculement aura lieu.
Chrétienté-Solidarité exige que l’Etat se libère des idéologies mortifères qui le minent et assume l’intégralité de ses pouvoirs régaliens pour assurer la sécurité de la France et des Français.
Jean Madiran- 1920-2013, “Une plongée dans l’histoire du traditionalisme et un bel hommage à un défenseur de la foi.”
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La biographie d’un écrivain catholique qui éclaire singulièrement la longue période troublée, pré et pos- conciliaire. Jean Madiran, c’est l’homme d’une rigueur intellectuelle surprenante, mais c’est aussi l’homme de cœur qui au plus profond de lui-même a ressenti les bouleversements politiques et religieux de la France.
Mais laissons la parole à l’abbé Carlhian pour cette recension honnête sur ce grand homme et penseur du XX° siècle.
Après le Père Eugène de Villeurbanne, Dom Gérard Calvet et Katharina Tangari, Yves Chiron s’attaque à une nouvelle figure de la résistance aux réformes contemporaines de l’Église, et quelle figure ! Jean Madiran protesta pendant soixante ans contre la révolution progressiste. Dans les colonnes d’Itinéraires puis de Présent, il dénonça inlassablement les déviations doctrinales, dévoila les impostures du modernisme renaissant, encouragea les catholiques fidèles. Pour traiter un sujet aussi vaste et brûlant, Yves Chiron peut s’appuyer sur une correspondance de longue date avec Madiran, mais aussi de nombreux entretiens directs avec lui-même et ses proches, et surtout ses archives personnelles dont il est dépositaire. Autant dire une riche documentation qui annonce une biographie très complète.
Jean Madiran est toujours resté très discret sur sa vie personnelle, c’est pourquoi nombre de détails seront des révélations pour le lecteur. On suit la formation d’un jeune Bordelais découvrant auprès de Charles Maurras une école de rigueur et de logique, et auprès des frères Charlier une foi active, profonde et vivante. Le jeune Jean Arfel enseigne la philosophie à l’école des Roches, collabore sous divers pseudonymes à des publications monarchistes, avant de se lancer dans les années 50 dans la controverse anticommuniste, qui l’amène déjà à critiquer la complaisance d’une partie de l’Église de France envers le gauchisme qui envahit la société. Dès lors, Madiran – le nom de plume sous lequel il restera plus connu – est marqué du sceau de l’infamie par les milieux intellectuels catholiques, cette « relégation sociologique » qu’il a tant combattue. Il a beau fonder la revue Itinéraires, rassembler des collaborateurs de grande qualité, il ne s’attire qu’une mise en garde des évêques de France et des entrefilets méprisants pour une publication « national-catholique », « maurrassienne », « réactionnaire », « intégriste »… Des qualificatifs qu’il récuse au nom de sa fidélité au Magistère. Et vient la déflagration du Concile. Le vent tourne. Les suspects de modernisme d’hier deviennent les maîtres à penser de l’heure, au nom de l’esprit, mais aussi souvent de la lettre, de Vatican II. Madiran s’obstine, décortique patiemment et avec une logique implacable le jargon néo-moderniste qui masque la révolution dans l’Église. Il choisit la stratégie de la protestation, surtout par la « Réclamation au Saint-Père » autour des trois fondamentaux : « Rendez-nous le catéchisme, l’Écriture sainte et la Messe. » Ce sont les grandes heures de combat des années 70, où Itinéraires s’engage à fond contre la Nouvelle Messe, et aux côtés de Mgr Lefebvre, relayant la Déclaration de 1974, publiant un numéro spécial sur « la condamnation sauvage de Mgr Lefebvre », allusion au qualificatif de « sauvage » accolé injustement au séminaire d’Ecône par l’épiscopat français. Ce sont aussi les nuances, voire les divergences entre figures de proue du traditionalisme, souvent portées à des positions tranchées, en particulier la question du sédévacantisme : Madiran s’efforce de favoriser une certaine union des traditionalistes sans rencontrer le succès escompté.
A partir du début des années 1980, Jean Madiran s’engage plus profondément dans le combat politique, auprès de Bernard Antony d’abord, puis autour du quotidien Présent dont il est l’un des fondateurs et rédacteur jusqu’à sa mort. D’autre part l’espoir d’un apaisement favorisé par l’élection de Jean-Paul II le conduit à adopter un ton moins polémique que sous Paul VI. Et en 1988, en pleine année d’élection présidentielle, se pose la question des sacres à Ecône… Faut-il soutenir Mgr Lefebvre dans sa décision de rejeter les accords et de procéder aux sacres sans mandat pontifical ? Yves Chiron retrace minutieusement l’attitude de Madiran, qui prend ses distances avec Mgr Lefebvre, et n’ose pas le soutenir comme il l’a fait lors de la condamnation de 1976, tout en suivant de près l’affaire. Lassitude du combat ? Crainte du schisme, ou tout au moins de la création d’un ghetto autour de la Fraternité ? Espoir d’un mouvement traditionaliste reconnu par Rome ? Quoi qu’il en soit, ce refus de trancher fut perçu comme une dérobade par Mgr Lefebvre et nombre de lecteurs d’Itinéraires, ce qui entraîna une chute des ventes de la revue, puis sa disparition. Le journaliste en concevra évidemment de l’amertume, sans pour autant condamner les sacres comme schismatiques. Des années plus tard, interrogé à l’occasion du film Monseigneur Lefebvre, un évêque dans la tempête, il déclarera : « A l’époque je n’étais pas capable de porter un jugement » et reconnaîtra que les sacres ont permis à la Fraternité Saint-Pie X de perdurer. Yves Chiron n’oublie pas de le mentionner, mais cite un autre passage plus explicite et non gardé dans le montage final : « Je pense qu’il est difficile de trouver que [Mgr Lefebvre] ait eu tort à 100 %, et même à 50 % ». Ce qu’on se gardera de considérer comme une adhésion rétrospective aux sacres.
Après avoir retracé les dernières années de Madiran, qui s’éteint quelques semaines après la démission de Benoît XVI, Yves Chiron laisse à son habitude le lecteur tirer les conclusions de son ouvrage. Bon récit des combats autour du Concile, cette biographie constitue une précieuse mise en relief d’une œuvre incontournable du combat pour la Messe et la Tradition, et encourage d’autant plus à se (re)plonger dans les centaines de pages de lumineuse défense de la Foi et de la Loi naturelle que nous offrent Itinéraires et les livres du grand controversiste.”
Vous pourrez retrouver ce livre de Yves Chiron et les oeuvres de Jean Madiran, sur Livres en Famille
Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, menacée de mort par l’extrême-gauche comme par les racailles
Extraits de l’entretien donné par Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, au JDD :
Vous avez porté plainte pour menaces de mort, et une manifestation a été organisée hier contre vous par quelques habitants de la cité de la Monnaie. Vous attendiez-vous à ça en vous engageant en politique ?
Non, pas vraiment. Je savais que j’allais forcément aller au-devant de certaines difficultés parce que j’avais des ambitions pour ma ville, que j’ai toujours aujourd’hui, et qui ne plaisent pas à tout le monde. Mais je ne suis pas vraiment étonnée non plus. Dès 2015, j’ai reçu des menaces de morts qui venaient de l’extrême gauche. Les murs de mon domicile avaient été tagués. D’un côté, « Toi, tu finiras au bout d’une corde », de l’autre, « Une balle pour Thoraval ». À l’époque, j’avais simplement demandé à des associations très engagées politiquement à l’extrême gauche, sous couvert d’écologie, de quitter un bâtiment communal qui ne réunissait plus les conditions de sécurité et d’accueil imposées. Je leur avais proposé d’autres locaux, mais rien ne leur convenait, ils étaient revenus squatter et j’avais fini par récupérer le bâtiment. Quelques jours plus tard, à l’apparition de ces tags, j’avais porté plainte. Mais il n’y a jamais eu de suite. […]
Vous avez évoqué des familles très connues de la Monnaie, vous avez indiqué que certains interpellés avaient des parents eux-mêmes délinquants… Comment expliquer que les profils problématiques soient identifiés mais pas empêchés ?
C’est vrai dans tant de villes en France… Parce que nous sommes tributaires des réponses pénales. Le maire ne peut pas tout, il n’est ni policier, ni procureur, ni juge ! Chacun a ses responsabilités et nous nous devons de respecter les institutions. Je pense, en revanche, que certaines peines sont totalement inadaptées à certaines caractéristiques des délinquants. Déjà, certains n’écopent pas de peines de prison pour des faits graves : là, ils reviennent comme les caïds, avec un sentiment d’impunité totale. Se développe alors une forme d’arrogance qui est absolument insupportable pour les habitants qui la subissent. D’autres écopent de peines qu’ils ne font pas entièrement ; d’autres, enfin, ressortent encore pires qu’ils sont entrés en prison. Et puis, derrière tout cela, il est indispensable de parler du trafic de drogue.
Avant d’y venir, une petite question sur la justice. Votre ville a été frappée par les émeutes. À l’époque, nous avons parlé d’une justice ferme. L’avez-vous constatée ?
Je ne saurais trop juger de la fermeté en général, mais je constate surtout qu’il fallait déjà pouvoir les arrêter parce que ce n’est pas simple. Ils ont opéré en meutes, ils étaient parfaitement bien pilotés et la plupart ont échappé aux interpellations, et donc à la sanction. Il faut comprendre que ces émeutes n’ont pas touché que les grandes villes, mais la France entière. Forcément, les moyens ne pouvaient être les mêmes partout. De nombreux émeutiers ont échappé à la justice. […]
Vous avez évoqué les 150 millions d’euros d’investissement dans le quartier de la Monnaie, qui ont énormément fait réagir…
Oui, ce sujet a beaucoup fait réagir. Mais j’ai au moins eu le courage de le dire parce que c’est la réalité, et encore, je pense que c’est davantage. Et pour quel résultat ? Le chiffre que je ne peux pas vous donner, c’est le montant de toutes les dégradations que des jeunes de cette cité ont pu faire. Ils ont brûlé une école en 2016, une crèche en 2017, la maison de quartier en 2020, les locaux du bailleur social en 2023… Alors comment voulez-vous que j’entende ensuite que ces quartiers sont abandonnés et qu’ils n’ont pas de services ! C’est faux, mais certains crament plus vite que nous ne pouvons les reconstruire, voilà la réalité. En effet, 150 millions d’euros ont été investis dans ce quartier, très largement par l’État d’ailleurs, tous gouvernements confondus. Mais également par les collectivités qui contribuent à la rénovation urbaine, que ce soit la région, le département, l’agglomération ou la ville elle-même. Ensuite, il faudrait ajouter la Caf qui accompagne ces habitants et également le RSA. Tout ça mériterait d’être regardé de près. […]
Difficile d’entendre parler d’abandon. La culture de l’excuse, c’est bon, c’est terminé, nous n’en pouvons plus. […]
“Impitoyables”
Le 17 octobre, Élisabeth Borne assurait :
“Nous serons impitoyables, avec notamment une attention particulière pour les étrangers radicalisés”
Le 2 décembre, un franco-iranien radicalisé, fiché S, libéré de prison après avoir préparé un attentat… tue un touriste à Paris.
Qu’est-ce que ça aurait été si elle n’avait pas été impitoyable ?
Constitutionnalisation de l’avortement : une opposition aphone
D’Aristide Renou dans Politique Magazine :
[…] La constitutionnalisation de l’avortement est donc en marche et tout porte à croire que rien ne l’arrêtera. Rien ne l’arrêtera car aucun acteur politique de quelque importance ne semble avoir conscience de ce qui est en train de se jouer à cette occasion ; ou ne semble prêt à expliquer publiquement ce qui est en train de se jouer, ce qui en pratique revient au même.
Ainsi, la réaction à peu près unanime de « l’opposition » (qui ici doit s’écrire avec des guillemets) a été, d’une part, d’expliquer que cette constitutionnalisation de l’avortement était inutile puisqu’aucune force politique qui dépasse le niveau de l’insignifiance ne s’oppose au « droit à l’IVG » en France et, d’autre part, de dénoncer une basse manœuvre politique d’Emmanuel Macron, qui cherche à se donner à bon compte un brevet de progressisme en terrassant un adversaire aussi mort que le fameux « patriarcat ». Le second point est bien sûr incontestable, et tellement évident qu’il ne sert à rien de s’y attarder.
Le premier point est partiellement vrai : il est exact qu’en France le « droit à l’IVG » semble devenu aussi sacré que le droit aux congés payés, et donc aussi intouchable. À échéance prévisible rien, absolument rien, ne menace la liberté d’avorter dans notre cher et vieux pays. Pour autant il serait faux d’en déduire que la constitutionnalisation de l’avortement voulue par les féministes serait sans conséquences. Celles-ci ne poursuivent pas un fantôme, contrairement à ce que leurs mols contradicteurs voudraient croire.
Désinfecter de toute trace d’opposition
Ce que recherchent les féministes est très exactement ce que recherchaient les États du sud des États-Unis à la veille de la guerre civile et, pour l’expliquer, je ne saurais faire beaucoup mieux que de citer Abraham Lincoln. Constatant qu’aucun compromis ni aucune concession, n’avaient pu apaiser les États esclavagistes du sud qui, plus que jamais, agitaient la menace de la sécession et dénonçaient avec véhémence les agissements du nord, Lincoln pose la question : Qu’est-ce donc qui pourrait convaincre les États du sud que ceux du nord n’ont aucunement l’intention d’interférer avec leur « institution particulière » (à savoir l’esclavage) ? Et Lincoln répond :
« Ceci, et ceci seulement : cesser de qualifier l’esclavage de mauvais et se joindre à eux pour le qualifier de bon. Et cela doit être fait sans aucune réserve, en actes comme en paroles. Le silence ne sera pas toléré – nous devons nous placer ouvertement à leurs côtés. La nouvelle loi sur la sédition du sénateur Douglas doit être promulguée et appliquée, supprimant toutes les déclarations selon lesquelles l’esclavage est mauvais, qu’elles soient faites en politique, dans la presse, en chaire ou en privé. […] L’atmosphère entière doit être désinfectée de toute trace d’opposition à l’esclavage, avant qu’ils cessent de croire que tous leurs problèmes viennent de nous. […] Considérant, comme ils le font, que l’esclavage est moralement juste et qu’il élève la société, ils ne peuvent cesser d’exiger qu’il soit pleinement reconnu au niveau national comme un droit légal et un bienfait social. »
Remplacez « esclavage » par « avortement », et vous avez l’explication parfaite de ce que demandent réellement les féministes. Que l’accès pratique à l’avortement ne soit menacé par personne et que l’inscription dans la Constitution du « droit à l’IVG » ne change rien à cela, elles le savent parfaitement. Mais elles s’en moquent, car ce qu’elles demandent, et la seule chose qui pourra peut-être les satisfaire, est que l’avortement soit publiquement reconnu comme un « un bienfait social » et que « l’atmosphère entière soit désinfectée de toute trace d’opposition à l’avortement ».
Naïve ou malhonnête ?
En 1974, Simone Veil expliquait à la tribune de l’Assemblée nationale que si son projet de loi rendait légale l’IVG, c’était « pour la contrôler, et, autant que possible, en dissuader la femme ». Qu’il fallait prévoir une procédure conduisant la femme à « mesurer toute la gravité de la décision qu’elle se propose de prendre ». Que l’avortement ne devait pas être pris en charge par la sécurité sociale afin de « souligner la gravité d’un acte qui doit rester exceptionnel ». Que la société « tolère l’avortement mais qu’elle ne saurait ni le prendre en charge ni l’encourager ».
Déjà à l’époque cette position était extrêmement naïve, ou extrêmement malhonnête. Il suffisait d’écouter avec attention les féministes, de lire sérieusement leurs écrits, pour comprendre que considérer l’avortement comme un acte grave qui doit rester exceptionnel était simplement anathème. En effet, le dogme féministe affirme que l’avortement est la condition de la « libération » de la femme, étant donné que la cause première de son asservissement est qu’elle doit porter les enfants.
Or la « libération » des femmes est un bien sans mélange, par conséquent les moyens de cette libération ne sauraient être moralement ambivalents. Affirmer que l’avortement est un acte « grave » revient à donner mauvaise conscience aux femmes qui voudraient y avoir recours, ou au moins à certaines d’entre elles, et par conséquent à dissuader une fraction d’entre elles, même minime, d’y recourir. Dire que l’avortement est un mal parfois nécessaire revient à dire que, pour une femme, la « liberté » a un coût qu’il peut être légitime de ne pas vouloir payer. Autrement dit, toute réserve morale vis-à-vis de l’avortement revient à perpétuer la « domination » dont souffrent les femmes, ou à tout le moins à retarder leur « libération ». C’est inacceptable.
Criminaliser la critique
L’avortement ne doit donc pas seulement être légalement possible, il doit être publiquement approuvé et tous ceux qui ont des réserves vis-à-vis de l’avortement doivent être empêchés de les exprimer. C’est précisément ce que vise la constitutionnalisation du « droit à l’IVG » car un droit, et particulièrement un droit protégé par la Constitution, est inséparablement quelque chose de légal et de moral. Affirmer que l’on a le « droit » de faire quelque chose, ce n’est pas seulement dire que la loi ne punit pas l’action en question, que l’on n’est pas critiquable lorsque l’on fait usage de la liberté que vous laisse la loi. C’est une revendication morale.
Et derrière la « liberté des femmes » protégée par la Constitution viendra le « pas de liberté pour les ennemis de la liberté », car assurément si l’avortement est incorporé à la Constitution, c’est qu’il doit être un des fondements de notre régime républicain et, par conséquent, questionner la légitimité de l’avortement revient, même implicitement, à mettre en question la République.
Une fois l’avortement inscrit dans la Constitution, la prochaine étape sera donc de faire de la critique de l’avortement l’équivalent de « l’incitation à la haine et à la discrimination », qui existe déjà dans notre code pénal et qui permet de criminaliser quantité de propos qui, il n’y a pas si longtemps, auraient été considérés comme faisant partie de la conversation civique normale dans un régime libre.
Adopter des lois encore plus restrictives
Depuis 1993, il existe un « délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse » (IVG) : il se caractérise par la perturbation de l’accès aux établissements pratiquant des IVG ou par l’exercice de pressions ou de menaces, etc., à l’encontre des personnels médicaux ou des femmes enceintes venues subir une IVG. En 2004, le délit d’entrave a été étendu à la perturbation de l’accès aux femmes à l’information sur l’IVG. Enfin, en 2017, est apparu le « délit d’entrave numérique » à l’IVG. Ce délit se caractérise notamment par le fait de diffuser des informations « de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une IVG ».
Dans l’esprit de ses auteurs, cette loi était clairement destinée à criminaliser tous les propos visant à dissuader les femmes de recourir à l’avortement. Fort heureusement, la loi finalement adoptée n’est pas tout à fait conforme à ce projet initial et, par ailleurs, le Conseil Constitutionnel a restreint encore sa portée, au nom de la liberté d’expression protégée par la Constitution.
Mais dès lors que le « droit à l’avortement » sera inscrit dans la Constitution et deviendra un principe de même niveau que la liberté d’expression, il deviendra possible d’adopter des lois encore plus restrictives pour, enfin, faire taire les réfractaires qui continuent à considérer que l’avortement est un acte grave qui ne devrait être autorisé que de manière exceptionnelle. Pour ne rien dire de ceux qui considèrent qu’il s’agit d’un crime.
Supprimer la clause de conscience
Il est aussi à envisager que l’inscription du « droit à l’avortement » dans la Constitution permettra de mettre fin à la clause de conscience, qui, depuis la loi de 1975, permet aux médecins de refuser de pratiquer des avortements dès lors que cet acte heurte leurs convictions personnelles (souvent religieuses). Cette clause de conscience a toujours particulièrement irrité les féministes, car elle repose bien évidemment sur l’idée que l’avortement est un acte moralement douteux et que l’on peut légitimement considérer comme inadmissible. Elles n’ont donc eu de cesse de l’attaquer et de chercher à la faire disparaitre. Pour le moment sans succès. Mais aujourd’hui elles peuvent penser avec raison que le jour est désormais proche où elles pourront enfin extirper cette clause de conscience maudite.
Les enjeux de la révision constitutionnelle qui s’annonce sont donc réellement très élevés. Ce qui va se jouer n’est pas le sort des enfants à naître car, en ce qui les concerne, et pour le répéter, il n’existe aujourd’hui en France aucun acteur politique de quelque importance qui soit prêt à parler en leur nom. Ce qui va se jouer est ce qui reste aux Français de liberté de paroles et de liberté de conscience. Nous saurons bientôt si le peuple de ce pays a encore suffisamment de courage et de clairvoyance pour défendre ces biens précieux ou bien si, par sa passivité, il mérite qu’on les lui ôte.
Une commission d’enquête sur Rajabpour-Miyandoab ? Darmanin et Dupond-Moretti doivent s’expliquer
L’attentat aurait pu être évité si l’Etat faisait son boulot.

Mais la priorité du Préfet de police c’est de réinventer les QR Code pour les JO :
“Vous aurez un QR code”: une dérogation sera nécessaire pour circuler dans Paris lors des J0 2024https://t.co/azAmQL3R41 pic.twitter.com/GJ5u1w6JJw
— BFMTV (@BFMTV) November 29, 2023
L’État a fait le constat que les lois qu’il impose sont hérissées de difficultés
De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :
Cent entreprises ont été sélectionnées, sur tout le territoire. Le principe est assez simple : chaque chef d’entreprise a le contact d’un interlocuteur unique qui va lui faciliter la vie avec l’administration, dont Bruno Le Maire a bien compris qu’elle emmerdait, pour le citer précisément, les chefs d’entreprise, ainsi qu’il l’a déclaré lors des Rencontres de la simplification, lancées le 16 novembre.
Je ne voudrais pas paraître exagérément critique (c’est un reproche qu’on m’adresse parfois), mais entre Bruno qui cause popu pour se faire comprendre des patrons de PME et Emmanuel qui réinvente le copinage des anciens de l’ENA, habitués à résoudre les problèmes en passant un coup de fil qui permet d’échapper aux procédures et aux délais imposés au commun des mortels, on a touché le fond. Il faut bien considérer que l’État a fait le constat que les lois qu’il impose sont hérissées de difficultés, que son administration ne fait rien pour simplifier la vie des usagers, que les dispositifs d’aide mis en place sont si complexes que les gens préfèrent ne pas y avoir recours. Et que propose-t-il, cet état lucide, républicain et égalitaire ? D’aider cent chefs d’entreprise soigneusement choisis qui, eux, bénéficieront d’un passe-droit légitime et d’un facilitateur rompu aux arcanes administratives. Les autres, quelques milliers de chefs d’entreprise, quelques millions de citoyens, pourront continuer à ramer, perdus entre des numéros verts qui sonnent dans le vide, des administrations aux horaires impossibles et des écrans labyrinthiques.
Ajoutons à ce constat irrité deux choses : primo, « ETIncelles » prolonge le programme « Stratégie nation ETI » lancé en 2020, qui lui-même appartenait au programme « France Relance », le tintamarre salue des initiatives déjà lancées, on croirait un agent immobilier en train de rafraîchir les peintures pour amadouer le futur acheteur ; secundo, on parle de simplification depuis 2012. Les fonctionnaires se félicitent des progrès accomplis. Si évidents et palpables qu’on lance ETIncelles pour court-circuiter tout le monde et s’assurer que cent entreprises, avec un peu de chance, pourront réellement échapper aux griffes de quelques milliers de fonctionnaires.
Les freinch starteupes ?
ETIncelles, c’est ça. Ça va fuser ! Ça va briller ! « La France est un pays de grandes entreprises rayonnant dans le monde entier, comme une Nation de start-up innovantes portées notamment par la French Tech », dit Emmanuel en allumant son petit cierge magique et en oubliant de préciser qu’il n’y a pas une seule entreprise française dans les géants mondiaux de la « Tech », comme on dit. Il y a dix ans, Fleur Pellerin lançait la French Tech. Macron récupérait le truc et affirmait vouloir 25 licornes en 2025, ces jeunes pousses (starteupes) valorisées un milliard de dollars sans être introduites en Bourse. La France en compte 30. Et alors ? Alors, Deezer a été introduite en Bourse en 2022 et son cours, depuis, a été divisé par deux. Emmanuel veut du chiffre qui brille mais c’est du plaqué. On ne sait pas si ces licornes sont rentables (en fait les starteupes de la franchethèque sont en grandes difficultés financières), et elles emploient très peu de salariés. C’est ça qui a énervé Emmanuel, le chômage ne baisse plus, il remonte, il veut que les entreprises créent des emplois pour améliorer son bilan à lui.
Alors il replâtre France Relance et envoie Bruno parler d’emmerdements. Il lance des initiatives d’ampleur. Il distribue les subsides. Il mobilise « un réseau de 45 correspondants ETIncelles dans les organismes publics et les principales administrations ». 45 fonctionnaires au service de l’emploi… On va galoper vite et loin, c’est sûr. On a la pénible impression de revivre le coup du Tonnerre, envoyé à Gaza pour aider la population et capable en fait de n’accueillir que quatre patients. Ou du Sommet sur les pôles, ô combien nécessaire, conclu le 10 novembre par Macron, qui posait un milliard sur la table pour financer deux initiatives d’ampleur – déjà lancées sans lui – et la construction du premier navire à capacité glace de la Flotte océanographique française, le Michel Rocard… Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’a annoncé à nouveau à Brest, le 24 novembre : sait-on jamais, en annonçant plusieurs fois dans des villes différentes les mêmes financements pour les mêmes objets, peut-être de l’argent va-t-il se créer spontanément ?
« Étincelles sur les pôles », « Tonnerre à Gaza », « Mistigri à Saint-Denis », le quinquennat de Macron ressemble à une mauvaise série à sensation qui aligne les titres vulgaires pour appâter le citoyen. Ça se vend mal.
Contes irlandais de Noël
Avant de devenir le premier président de la république d’Irlande en 1916, Patrick Pearse (1879-1916) était à la fois instituteur et artiste. Il fonda la première école (l’Institution Saint Enda) où les cours étaient donnés en gaélique et non pas en anglais. Il écrivait des poèmes, des pièces de théâtre et surtout des contes, en gaélique, la vieille langue celtique de l’Irlande, pour les enfants de son école. Patrick Pears, fervent catholique, composa et proclama la déclaration d’indépendance de l’Irlande lors du soulèvement de Pâques 1916 « Au nom de Dieu et des ancêtres ». Il fut fusillé par les britanniques à l’issue du soulèvement de 1916. Les Irlandais le considèrent aujourd’hui comme un martyr dont le sacrifice permit à l’Irlande d’accéder réellement à l’indépendance en 1923.
Les éditions Via Romana publient une série de contes irlandais de sa composition, présentés et traduits par Grégoire Poulle : L’Enfant Jésus, Iosagan, et autres contes irlandais. Ce sont sept beaux contes que rassemble ce livre illustré. On y voit l’Enfant Jésus venir visiter un vieux pêcheur du Connemara qui a bien besoin de retrouver la paix de l’âme. On y découvre aussi la merveilleuse histoire de Barbara, la poupée héroïque qui sauve la vie de sa maîtresse, celle du petit Jeannot qui sait parler aux oiseaux, celle du petit voleur de jouet qui n’arrive pas à avouer son crime en confession, celle de la vieille Brigitte qui détient dans sa mémoire un véritable trésor musical, et celle du jeune prêtre qui apprend à célébrer les saints mystères en cachette. C’est l’Irlande de Patrick Pearse qui s’exprime dans ces contes. Une Irlande pauvre et joyeuse, un pays où personne n’est jamais abandonné, une île où il fait bon vivre car on y chante en toute occasion. Ces conte cultivent notre âme d’enfant à l’approche de Noël.
Il était une foi un prêtre : le père Gitton
Natalie Saracco a interrogé l’abbé Michel Gitton (” S D F ” : Sans Diocèse Fixe).
Face aux calomnies et aux médisances contre l’Église et contre ses pasteurs, Natalie riposte en allant à la rencontre des “bergers” auxquels le Christ a confié Son Église. Les prêtres sont “des mecs biens” ! N’en déplaise à la pensée unique antichrist qui pollue le monde, sa bergerie et ses “moutons”.
Combien de musulmans en France ?
Ce fil X montre que les déclarations médiatiques, au moins depuis 1996, estiment à 4 ou 5 millions le nombre de musulmans en France. Dormez braves gens :
Combien y a-t-il de #musulmans en #France ?
C’est facile : environ 4 à 5 millions, depuis toujours. Eternellement. Vous ne me croyez pas ? Alors déroulez le #Thread ci-dessous, vous allez voir⬇️
Et n’hésitez pas à RT 😋— Avner Solal (@TheAvnerSolal) December 2, 2023
Les Chevaliers de Colomb, une confrérie catholique de service unie autour des principes de charité, d’unité, de fraternité et de patriotisme
Fondés aux États-Unis au XIXe siècle, les Chevaliers de Colomb sont encore peu connus en France. Son responsable pour la France, Arnaud Bouthéon, a été interrogé dans La Nef de décembre. Extraits :
Qui est l’abbé Michael J. McGivney, fondateur des Chevaliers de Colomb ?
C’est un peu le curé d’Ars américain : un prêtre de paroisse ardent, mobilisé par le salut des âmes et sa volonté missionnaire, dans un pays où les catholiques étaient non seulement minoritaires mais aussi discriminés. Né en 1852 sur la côte Est des États-Unis, il est l’aîné d’une famille catholique irlandaise de treize enfants ayant immigré aux États-Unis quelques années plus tôt afin de fuir la maladie de la pomme de terre. Très tôt, le jeune garçon, inspiré par des figures remarquables de prêtres, répond à l’appel du sacerdoce et se révèle d’un caractère volontaire, pieux et entreprenant. Au séminaire Sainte Mary de Baltimore, il est marqué par l’accompagnement d’un Père sulpicien français, l’abbé Magnien. Il développe une spiritualité sacerdotale marquée par l’école française (Bérulle) en étant inspiré par saint Vincent de Paul et déjà, la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, dont il portait le scapulaire. Pour soutenir les femmes et les enfants, il fonde les Chevaliers de Colomb à 30 ans en 1882 meurt en 1890 d’une épidémie, épuisé par sa tâche de curé de paroisse. Il est béatifié en octobre 2020.
Pourquoi a-t-il fondé les Chevaliers de Colomb, qui sont-ils, quels sont leurs buts, comment fonctionnent-ils ?
Autour de sa paroisse, le jeune abbé McGivney voit des hommes catholiques un peu perdus, délaissant leurs devoirs d’états de baptisés, d’époux, de pères, de travailleurs et de citoyens, soumis à l’addiction de l’alcool et à la tentation de rejoindre des sociétés secrètes protestantes. De façon pragmatique, il identifie trois besoins concrets auxquels une nouvelle organisation catholique pourrait répondre. Le premier besoin est de soutenir les hommes matériellement et spirituellement, en créant une mutuelle pour couvrir les risques d’accidents et de décès, et en fondant simultanément une confrérie de prière, d’entraide et de charité. Le second besoin est de soutenir les prêtres, déjà harassés de travail et souvent isolés dans leurs tâches. Le troisième besoin est l’évangélisation du pays, en développant des équipes paroissiales et en faisant émerger des leaders catholiques qui soient non seulement les serviteurs de leurs familles mais aussi des citoyens exemplaires.
Y a-t-il une spiritualité propre aux Chevaliers de Colomb ?
Les Chevaliers de Colomb ne sont pas un mouvement de spiritualité mais une confrérie catholique de service unie autour des principes de charité, d’unité, de fraternité et de patriotisme. Nos repères spirituels seraient les trois blancheurs issues de la vision de saint Don Bosco : la sainte Eucharistie, la Vierge Marie et la fidélité à la sainte Église catholique et au Saint-Père. En France, dans le cadre de la cérémonie d’intronisation, en présence de nos familles, nous nous engageons à suivre quatre petits engagements spirituels : la confession mensuelle, le chapelet dans la poche et sa récitation quotidienne, pas de retard à la messe dominicale et un signe de croix au lever du lit, suivie d’une invocation à saint Joseph.
“L’euthanasie et le suicide assisté ont toujours été et seront toujours moralement inacceptables parce qu’ils sont des affronts à la dignité humaine et des violations de la loi naturelle et divine”
La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a fait une déclaration jeudi 30 novembre sur l’interdiction de pratiquer l’euthanasie et le suicide assisté dans les organismes de santé d’allégeance catholique au Canada. Voici en intégralité la déclaration des évêques canadiens :
« Depuis des générations, les diocèses et les ordres religieux catholiques au Canada apportent une contribution majeure au développement et à la prestation des services de soins de santé dans tout le pays. Le premier hôpital du Canada, l’Hôtel-Dieu de Québec, a été fondé en 1639 par trois religieuses des Augustines de la Miséricorde de Jésus pour offrir des soins médicaux aux colons français et aux populations autochtones de l’époque. Cet hôpital était le tout premier en Amérique du Nord et il fonctionne encore aujourd’hui.
À l’heure actuelle, il existe 129 fournisseurs catholiques de soins de santé au Canada, qui totalisent près de 20 000 lits de soins de santé. Ces établissements sont soutenus par 19 diocèses et 14 autres organismes catholiques. Ils se trouvent dans 6 provinces et 27 autorités régionales de la santé. Ces établissements catholiques de soins de santé sont de solides partenaires dans un système intégré de soins de santé et sont profondément engagés à honorer la dignité de la personne humaine en fournissant aux patients et patientes qu’ils servent des soins de santé de haute qualité, compatissants et intégrés.
Malgré la pression exercée sur les établissements de santé catholiques par certains organismes et individus canadiens pour qu’ils pratiquent, ou fournissent par l’intermédiaire d’un tiers, l’Aide médicale à mourir (AMM), c’est-à-dire l’euthanasie ou le suicide assisté, l’Église catholique, qui considère la vie comme sacrée et inviolable, demeure ferme dans son opposition à l’AMM. L’euthanasie et le suicide assisté ont toujours été et seront toujours moralement inacceptables parce qu’ils sont des affronts à la dignité humaine et des violations de la loi naturelle et divine. Assurer des soins de santé catholiques signifie que chaque personne, créée à l’image de Dieu (voir Genèse 1, 26), a une valeur intrinsèque, peu importe ses capacités ou sa santé.
Pour ces raisons, nous, membres de la Conférence des évêques catholiques du Canada, nous opposons unanimement et sans équivoque à la pratique de l’euthanasie ou du suicide assisté dans les organismes de santé d’allégeance catholique. Nous nous opposons à tout effort déployé par des gouvernements ou d’autres qui vise à forcer ces établissements à pratiquer l’AMM en violation des enseignements catholiques. Toute action contraire trahirait profondément l’identité catholique de ces établissements et ne serait pas conforme aux enseignements moraux de l’Église sur le caractère sacré de la vie et la dignité de la personne humaine.
Nous continuons de féliciter et de soutenir la position morale adoptée par les établissements catholiques de soins de santé de tout le Canada, qui, conformément aux lignes directrices du Guide d’éthique de la santé de l’Alliance catholique canadienne de la santé ainsi qu’à la liberté de conscience et de religion, ne permet ni l’euthanasie ni le suicide assisté dans leurs établissements. Lorsqu’un patient ou une patiente choisit une option qui ne peut pas être offerte dans l’établissement catholique de soins de santé, ces personnes sont assurées de recevoir leur congé et un transfert de soins sécuritaire et en temps opportun.
La position catholique sur cette question insiste sur l’offre de soins compatissants et de haute qualité pour tous. Cela signifie que les personnes dont la maladie est incurable devraient avoir un accès facile et immédiat à des soins palliatifs complets. Lorsque les soins palliatifs sont offerts plus souvent et aux premiers stades d’une maladie grave, ils soulagent non seulement la douleur, mais ils répondent également aux besoins existentiels, psychologiques et spirituels des patients et patientes, ainsi qu’à ceux de leurs familles et de leurs soignants et soignantes. Afin de faire connaître les avantages des soins palliatifs, la CECC a élaboré une trousse d’outils en ligne intitulée Horizons d’espérance. Cet outil, composé de quatre modules, peut être utilisé par des individus, des paroisses, des établissements de soins de santé et d’autres institutions, comme une source de formation sur la question.
Avec la menace que l’AMM devienne accessible aux Canadiens et Canadiennes dont le seul problème de santé est la maladie mentale, nous ne saurions trop insister sur l’importance pour les soins de santé publics d’investir davantage dans les ressources en santé mentale. Cet investissement est absolument essentiel, non seulement en raison de la crise actuelle en santé mentale dont les besoins dépassent largement les ressources, mais parce que cette rareté de soutien accessible, fiable et solide peut également mener au découragement et au désespoir.
Enfin, notre engagement, en tant que chrétiens et chrétiennes, d’accompagner les malades avec dévouement et amour jusqu’à la mort naturelle est une réponse directe au commandement de Dieu et à l’exemple de Notre-Seigneur : Ne me rejette pas maintenant que j’ai vieilli ; alors que décline ma vigueur, ne m’abandonne pas (Ps71, 9) ; j’étais malade et vous avez pris soin de moi (Mt 25, 36). Nous continuons de prier pour les malades, pour tous les soignants et soignantes, ainsi que pour les législateurs dont le rôle est de contribuer à façonner une société qui ne nuit ni ne met en danger la vie de ses citoyens et citoyennes. »
Terres de Mission : Le miracle de Jeanne d’Arc
Terres de Mission reçoit l’abbé Claude Barthe, vaticaniste, pour évoquer l’opposition de “conservateurs modérés” comme le cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, au pape François.
Puis, Aymeric de Maleyssie, jeune officier retraité, parle de la figure de sainte Jeanne d’Arc et de la vocation de la France à l’occasion de la parution de son livre “Jeanne d’Arc – Pourquoi Dieu choisit la France” (Via Romana).

