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Remise du Prix 2024 “Évangélisation et Doctrine Sociale de l’Église” créé par l’association des Chevaliers pontificaux

L’association des Chevaliers pontificaux a remis samedi 9 mars son prix 2024 “Doctrine Sociale de l’Église et Évangélisation”.

C’est la seconde édition de ce prix, créé en 2023, qui est destiné à récompenser et à soutenir des actions d’évangélisation par la diffusion et la mise en pratique de la doctrine sociale de l’Église en France.

Le prix 2024 a été remis à Parcours Zachée par Mgr Šmejkal, conseiller à la nonciature apostolique en France, représentant le nonce Son Excellence Mgr Celestino Migliore.

Dans son mot de remerciement Madame Bénédicte de Peyrelongue, au nom du professeur Pierre-Yves Gomez et de l’ensemble de l’équipe Parcours Zachée, a rappelé que le Parcours Zachée, créé en 2006, a pour ambition de faire découvrir qu’une harmonie entre foi et vie quotidienne (au travail et personnelle) est possible et nécessaire.

Les Parcours Zachée ont été lancés il y a 20 ans. Ils ont depuis réuni près de 20000 participants, et ont été traduits en plus de 10 langues. Un parcours Zachée dure une année, et se compose d’enseignements, d’exercices, de partages en groupes, de temps de prière. Le parcours est non seulement une démarche intellectuelle pour découvrir la Doctrine Sociale de l’Église, mais tout autant une invitation à l’unité de vie, entre la foi et nos actes quotidiens, nos choix, nos engagements. Le plus important, ce sont les exercices concrets qui permettent d’incarner le message évangélique. C’est cela qui conduit à une véritable transformation.

En continuité avec le parcours Zachée Madame de Peyrelongue a également insisté sur le travail du GRACE (Groupe de Recherche Anthropologie Chrétienne en Entreprise) créé en 2003 et animé en particulier, outre Pierre-Yves Gomez, par Emmanuel Gabellieri, et Mathieu Detschessahar. Le Grace est un groupe de chercheurs de disciplines variées, qui ont décidé de prendre pour point de départ le contenu et la cohérence de la doctrine sociale chrétienne pour renouveler les explications sur les comportements et les lois économiques.

Remercions aussi les lauréats du prix 2023, l’association Ora et Labora (finance intégrale à la lumière de la Doctrine Sociale de l’Église) et ICHTUS (former, relier, agir), qui sont venus témoigner durant l’après-midi de l’avancement de leurs travaux.

Les véritables infirmes ne sont pas ceux que l’on croit !

A l’heure de l’euthanasie pour tous et de la sédation des consciences, Natalie Saracco publie un ouvrage mettant à l’honneur nos anciens, qu’ils soient baby boomers à la retraite, profiteurs du système, abandonnés par leurs descendants, souffrant de moult maux… Portant un regard lucide arrosé de son verbe populaire, Natalie Saracco ouvre nos yeux et nos coeurs sur cette dernière étape de la vie, celle où tout se joue, n’hésitant pas à dénoncer le jeunisme qui s’est emparé de notre société, y compris de l’Eglise parfois, quand elle ne pense qu’à évangéliser les jeunes alors que ce sont les vieux qui sont les plus près du cercueil :

La planète se transforme en une épaisse et impénétrable jungle. Pour la franchir, il faut être jeune et valide, féru de technologie, bourré d’oseille, gorgé de vaccins – et de bêtise ! -, pétri de peur, et se déplacer à trottinette, à rollers ou à vélo. Sans oublier le casque, le masque et le gel hydroalcoolique, l’incontournable panoplie de l’homme libre et moderne !

Et les autres, messieurs les politiciens et autres dirigeants bedonnants, avez-vous pensé aux autres, hein ? Vous savez, ceux qui sont différents… Par exemple, les personnes âgées et les handicapés ? Permettez-moi de vous dire que je préfère de loin les culs-de-jatte ux coeurs-de-jatte ! Au moins, eux, ils avancent… Les véritables infirmes ne sont pas ceux que l’on croit !

La croix gommée

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

Témoignage sur l’avortement

Témoignage d’un père de famille :

Ce témoignage ne juge ni, encore moins, ne condamne personne. Il est une ode à la vie.

Je le dédie :
  • A tous les hommes qui ont tellement désiré être papa et qui n’ont pu l’être, parce que leur épouse ou compagne en ont décidé autrement. Que les femmes sachent que c’est une blessure profonde qui les touche. Blessure qu’ils portent en silence.
  • A tous les hommes qui pourraient ne prendre que le plaisir qu’une femme peut procurer, sans voir le bonheur qu’elle peut offrir. Qui ne conçoivent pas la merveille qu’est la vie qui vient. Vie qu’ils ont contribué à faire éclore.
  • A toutes les femmes.
    • Celles qui hésitent, qui ont peur, qui subissent des pressions insupportables. Leur dire que toute vie est belle. Car il s’agit bien d’une vie qui vient, qui est déjà là. Et toute femme le sait au plus profond d’elle même. La preuve en est: connaissez-vous, ne serait-ce qu’une seule femme enceinte, qui dise autour d’elle « j’attends un fœtus… ! », ou encore « le médecin m’a dit que mon tas de cellules se portait à merveille… !» . Allons…
    • Celles qui ont accepté. Qui se sont battues envers et contre tout le monde. Qui bien souvent élèvent leur enfant seule. Avec un tel courage, une telle abnégation, que je n’arrête pas de les admirer et de leur dite : Merci. Ce sont elles les vraies héroïnes du temps présent.
  • Et bien sûr à tous ces petits êtres qui ne pourrons jamais dire un jour : « Papa, Maman !» en se blottissant contre eux.

J’ai été confronté à l’avortement quatre fois dans ma vie, dans ma famille.

Lorsque nous avons appris que nous attendions notre quatrième enfant, l’aîné en avait à peine six, nous étions en pleine faillite. Les huissiers venaient chez nous prendre nos meubles devant nos enfants terrifiés. Mon épouse allant jusqu’à mettre en gage sa bague de fiançaille, pour aider à rembourser nos dettes. La loi Veil venait de passer et tous nos amis nous conseillaient d’avorter: « Dieu comprendra bien, avec tous les ennuis que vous avez… ». Y compris le chirurgien qui m’avait opéré d’une hernie discale un an auparavant : « Monsieur, avec votre santé, la vie qui est la vôtre, il serait naturel que votre femme avorte… ». Aujourd’hui notre quatrième est une femme belle , intelligente, mère de quatre enfants.

La deuxième fois où j’ai été confronté à la possibilité d’un avortement, c’est lorsqu’une de nos filles a attendu un enfant d’un homme qu’elle ne connaissait que depuis quinze jours. Elle était au chômage, lui aussi. Lui d’une culture totalement différente, car bouddhiste. Elle, comme lui d’ailleurs, ce qui est tout à son honneur, ont voulu le garder. Pour certains c’était de la folie. Nous les avons totalement encouragés, sans réserve aucune. Aujourd’hui c’est un adolescent beau, sensible, intelligent.

La troisième fois ce fût lorsqu’une de nos filles a attendu un enfant qui était trisomique. C’est vrai qu’elle et son mari, homme généreux, ont voulu le garder. Nous les avons confortés dans leur volonté ; toute vie étant un don de Dieu et valant la peine d’être vécue. Nous avons aujourd’hui une petite fille trisomique. La plus belle petite fille trisomique qui soit.

La quatrième fois, cela remonte à quelques mois. Une de nos petites filles a attendu un enfant alors qu’elle n’avait que dix sept ans et son compagnon le même âge. Elle était heureuse de l’attendre. Son compagnon, après avoir grogné quelque peu peu, a fini par l’accepter. Là aussi nous les avons confortés dans la joie et la beauté de donner la vie, même si cela peut paraître fou à un si jeune âge. Il y a un mois est né un beau petit garçon. Il ne pleure, nous dit notre petite fille, que lorsqu’il a mal, ou qu’il a faim, ou qu’il veut être pris dans les bras…

Vous avez bien sûr raison de donner principalement la parole à des femmes qui ont vécu l’avortement, car 70 % d’entre elles éprouvent des séquelles physiques ou psychologiques (d’ailleurs , même pour ceux qui estiment que l’IVG est une thérapie pour supprimer un état de détresse, que dire d’une thérapie qui a autant d’effets secondaires ? Ne devrait-elle pas être interdite ? Combien de médicaments ont été retirés du marché pour beaucoup moins que ça…). Mais il est également bon que toute femme, que tout homme, sache que lorsque on fait confiance à la vie, on n’est jamais déçu. Il faut seulement avoir le courage de l’affronter.

Mgr Athanasius Schneider aux catholiques parfois déstabilisés par certaines décisions romaines

Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana (Kazakhstan), a été interrogé dans France catholique, suite à la publication d’un catéchisme. Extraits :

[…]

Quel pape pour demain ?

Vous pouvez accéder gratuitement à l’épisode intégral sur le site de l’Homme Nouveau.

Avortement : haro sur la clause de conscience

Le 5 mars, Aurore Bergé, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, était auditionnée par la Délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes (ouf !).

Les problématiques ne manquent pas : égalité salariale, prostitution, violences faites aux femmes, … Mais, parmi elles, l’avortement demeure le « totem » indéboulonnable. Tous les membres de la Délégation se réjouissent de « l’aboutissement historique d’un travail transpartisan ayant conduit à la constitutionnalisation du droit à l’avortement » ainsi que l’exprime Véronique Riotton, sa présidente, en introduction. Ce sera même l’unique sujet abordé par certains des membres : donner « les moyens à la médecine de manière générale – les hôpitaux et les médecins de ville – et aux associations qui accompagnent ces femmes », ouvrir de nouveaux centres IVG, revoir le décret autorisant les sages-femmes à pratiquer des IVG instrumentales et revenir sur la clause de conscience spécifique.

« Que pensez-vous de la double clause de conscience des médecins ? Ne faudrait-il pas revenir dessus puisqu’il existe déjà une clause de conscience générale ? » interroge ainsi Sarah Legrain (LFI-NUPES).

Réponse d’Aurore Bergé :

« La constitutionnalisation de l’accès à l’IVG n’est pas pour solde de tout compte ».

« Concernant la double clause de conscience, je considère qu’une seule clause suffit, parce que l’IVG, que beaucoup considèrent comme un acte sortant de l’ordinaire, doit pleinement devenir un acte médical ». « C’est ma conviction personnelle ».

Aurore Bergé affirme toutefois que « la clause de conscience doit continuer de prévaloir », et qu’« aucun professionnel de santé ne doit être forcé à pratiquer un acte alors qu’il ne le souhaite pas ». Pourtant, la clause de conscience générale, à valeur réglementaire et non législative, ne protège que les médecins. Les autres professionnels ne peuvent s’en prévaloir. Et elle prévoit des exceptions : la clause générale ne peut pas être invoquée « en cas d’urgence » ou dans celui où le médecin « manquerait à ses devoirs d’humanité ».

D’ailleurs, la liberté du soignant n’est pas totale : « le professionnel de santé qui ne souhaite pas pratiquer l’IVG doit immédiatement réorienter la femme qui s’adresse à lui pour éviter qu’elle se retrouve hors des délais » insiste Aurore Bergé.

« Ces situations d’entrave existent malheureusement, notamment en ligne ». « C’est pour cela que je vais recevoir les moteurs de recherche sur Internet, en particulier Google, parce qu’il y a des enjeux majeurs liés au référencement. On doit garantir l’accès à de l’information, non à de la désinformation, aux femmes qui souhaitent exercer ce qui est désormais une liberté fondamentale inscrite dans notre Constitution ».

Informer les femmes sur les alternatives à l’avortement, sur les conséquences de cet acte, relèverait-il de la désinformation ?

Source : Gènéthique

Vers le compostage des corps humains : le gouvernement lance un groupe de travail

Le gouvernement vient d’indiquer qu’un groupe de travail sera constitué d’ici trois mois, afin d’étudier si le droit français qui ne permet actuellement que l’inhumation et l’incinération des dépouilles doit évoluer pour permettre d’autres modes de sépultures, comme le compostage des cadavres humains. Le Code civil dispose que le respect dû au corps humain « ne cesse pas avec la mort ». Les restes des défunts devant « être traités avec respect, dignité et décence », seules l’inhumation et la crémation sont autorisées en France.

Suite à une question posée le 7 mars par le sénateur radical du Rhône Bernard Fialaire, par ailleurs favorable à l’euthanasie, soulignant que le procédé est « écologique et économique », Marie Guévenoux, ministre délégué chargé des outre-mer, après avoir rappelé que le droit français ne permet que l’inhumation et la crémation, a répondu qu’un groupe de travail « sera constitué avant la fin du premier semestre, sous l’égide du Conseil d’État ».

La constitution de ce groupe de travail vient aussi répondre à une proposition de loi portée par le député MODEM Élodie Jacquier Laforge, afin de lancer une « expérimentation visant à développer l’humusation ».

Avec l’humusation, les dépouilles sont déposées sur un lit de matière compostable comme du broyat de branches ou des feuilles puis recouvertes de ce même matériau jusqu’à la formation d’une butte. Pionnière en ce domaine, la Belgique a lancé deux expérimentations avec des porcs. Les tests ont révélé une faible décomposition des carcasses animales. L’analyse du centre des buttes a démontré une hygiénisation insuffisante, en raison de l’influence de la température extérieure sur le déroulement du compostage. Et, sous les buttes, des quantités d’ammoniaque jusqu’à 57 fois supérieure à celle d’un sol témoin, ont été estimées susceptibles de polluer les cours d’eau. La Belgique a donc, début 2024, réaffirmé l’interdiction de l’humusation sur son territoire.

La grandeur d’une société se mesure à son attitude à l’égard de ses morts. Une civilisation qui perd le respect de ses défunts se déshumanise peu à peu…

Un américano-coréen en soin intensif après avoir été agressé à Paris : silence de la presse française

Justin Han, 21 ans, a été brutalement attaqué à Paris alors qu’il était en vacances. Il a été placé dans le coma à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Toute la famille prie et espère que Justin Han pourra s’en sortir et rentrer à la maison, en Arizona. Sa mère déclare :

« Cela faisait des années qu’il rêvait de visiter Paris ». “Justin a travaillé dur et a économisé de l’argent.”

Son fils a été brutalement attaqué par un inconnu le 23 février.

« Il s’est aussi cogné la tête contre le sol. Mais même après qu’il soit tombé, l’agresseur a continué à l’attaquer et à le frapper ».

Sa mère a été prévenue par l’ambassade américaine. La presse française reste silencieuse. Il ne faudrait pas décourager les touristes à quelques mois des Jeux Olympiques.

La famille rapporte que la police parisienne a récupéré des preuves vidéo de l’agression et a arrêté le suspect. On ne sait pas exactement quel était le motif de l’attaque.

Béatification du prêtre français Camille Costa de Beauregard

Le pape François a autorisé la publication du décret reconnaissant le miracle attribué à l’intercession de Camille Costa de Beauregard (1841-1910), ouvrant ainsi la voie à sa béatification.

Né le 17 février 1841 à Chambéry, il est le fils d’un homme politique turinois et d’une aristocrate française. Après avoir été ordonné prêtre en 1866 à la basilique Saint-Jean de Latran, le religieux a refusé une carrière ecclésiastique prestigieuse pour servir dans son diocèse d’origine, où il devient vicaire de la cathédrale en 1867.

La population de la ville savoyarde est décimée par une épidémie de choléra qui laisse de nombreux orphelins. Le jeune vicaire de la cathédrale les prend en charge, et crée l’orphelinat du Bocage, qui accueillera jusqu’à 175 pensionnaires. En lien avec les salésiens de Don Bosco, cet ami du saint piémontais se dédiera intégralement à cet accompagnement des orphelins, au point de refuser l’épiscopat à deux reprises.

La réputation de sainteté de Camille Costa de Beauregard s’est renforcée en 2015, 105 ans après sa mort. En effet, la découverte de la documentation concernant un miracle attribué à son intercession a contribué à relancer la cause de sa béatification, ouverte en 1961 au niveau diocésain.

Le mouchoir de l’abbé a guéri un enfant qui avait eu un grave traumatisme à l’œil lors d’un accident pendant un jeu, malgré les prédictions du médecin annonçant la perte définitive de l’œil. Une infirmière a essuyé l’œil avec le «mouchoir sain», permettant le miracle.

En 1991, Jean-Paul II a reconnu ses vertus héroïques, lui attribuant alors le titre de «Vénérable Serviteur de Dieu».

La Fondation du Bocage, gérée par les salésiens de Don Bosco, continue son action avec une maison d’enfants à vocation sociale et un lycée agricole qui porte son nom.

Urgences à l’hôpital

Le projet de loi visant à éliminer les personnes indésirables arrivent alors que l’hôpital est en crise et que la population française vieillit. Il ne se passe plus une semaine sans que la presse ne relaie des histoires de patients décédés aux urgences, parfois sur un brancard dans le couloir. Ces situations tragiques sont en forte progression.

Au service des urgences de l’hôpital Nord à Marseille, avec en moyenne 160 patients par jour pris en charge à leur arrivée dans une dizaine de boxes, une grande partie du personnel est en “burn out”.

En octobre dernier, Lucas, 25 ans, est mort aux urgences de Hyères d’un choc septique. Selon ses parents, le décès est intervenu après des heures d’agonie. D’autres plaintes de familles ont été médiatisées début 2024, comme à Nantes ou Eaubonne (Val-d’Oise).

Le 25 février, une femme de 85 ans est retrouvée morte dans un conteneur à ordures de l’hôpital d’Aix-en-Provence. Elle s’était rendue aux urgences à la suite d’une crise de démence et avait disparu pendant deux jours, avant que son corps ne soit retrouvé.

Le décompte du syndicat Samu-Urgences de France avait recensé, entre décembre et janvier 2022, quelque 43 morts “inattendues” aux urgences de 22 départements, Ces décès seraient potentiellement liés à une trop longue attente.

 

Une récente étude de l’Inserm, l’AP-HP et l’Université de Rouen a aussi montré que pour un patient âgé de 75 ans et plus, une nuit sur un brancard augmente le risque de mortalité hospitalière de 40%.

Près de 40 000 lits d’hospitalisation complète ont été supprimés entre fin 2013 et fin 2022, selon les services statistiques des ministères sociaux (Drees).

Début mars, le député RN Marie-France Lorho a interpellé le ministre :

 

Intervention présidentielle : François-Xavier Bellamy saisit le président de l’Arcom

Emmanuel Macron a utilisé hier le conflit ukrainien pour intervenir longuement dans les médias. Cette prise de parole sera-t-elle décomptée de la campagne des européennes ?

 

Jordan Bardella a déclaré également :

En prenant la parole sans but précis, Emmanuel Macron utilise en fait le sujet douloureux de la guerre en Ukraine à des fins de politique intérieure, en pleine élection. Cette forme de légèreté, d’irresponsabilité et de cynisme a de quoi inquiéter les Français.

Quelques mensonges du discours de M.Attal sur la guerre en Ukraine débusqués

M.Jacques Sapir a un domaine de compétence : l’économie russe. Et par-delà, un peu l’histoire russe. Forcément, ce n’est pas actuellement un point très positif : on préfère l’ordre moral, le camp du Bien et le camp du Mal. Cela exige moins de compétence et de connaissances. Donc, dans Wikipédia, la notice bibliographique de M. Sapir précise :

« Promoteur de la Russie de Vladimir Poutine et actif dans des médias d’État russes, il soutient la ligne officielle du régime de Vladimir Poutine dont il partage les analyses et la propagande ».

Nous voilà avertis.

M.Sapir est donc économiste. Sa thèse d’Etat soutenue en 1986 [M.Attal n’était pas né, M.Séjourné tout juste] portait sur les cycles d’investissement et de main-d’œuvre en URSS depuis 1941. M.Sapir a dirigé une formation doctorale pendant 10 ans à l’EHESS. Il enseigne aussi à Moscou et est membre (à titre étranger) de l’Académie des sciences de Russie depuis 2016.

Enfin, M.Sapir a été chercheur à la Fondation pour les études de Défense nationale de 1988 à 1991 et a travaillé avec cette institution ainsi que pour le ministère de la Défense nationale. Expert sur les problèmes de transition dans l’ex-Union soviétique, il a aussi été conseiller technique au ministère de la Recherche. Et sans doute auprès du ministère des Affaires étrangères (M.Roland Dumas) comme attesté dans les tweets reproduits ci-dessous du 7 mars 2024 : M.Sapir confirme la déclaration de M.R.Dumas sur la promesse faite à M.Gorbatchev de ne pas étendre l’OTAN vers l’Est. Ce qui n’est pas inintéressant dans le panorama.

Toujours est-il que le compte X de M.Sapir reflète un esprit structuré et argumenté. Le 13 mars 2024, M.Sapir publie un fil  de 24 messages consacré à son analyse de la déclaration du Gouvernement faite par M.Attal devant l’Assemblée nationale et « relative au débat sur l’accord de sécurité franco-ukrainien et la situation en Ukraine, suivie d’un débat et d’un vote en application de l’article 50-1 de la Constitution ». On sent que M.Sapir est un peu colère. Nous avons mis bout à bout l’ensemble de ses tweets qui sont tous numérotés.

  1. Dans le débat du 12 mars au Parlement, M.Gabriel Attal, Premier ministre, a dit des choses fausses et une chose scandaleuse. Petit fil sur son discours afin de rétablir les faits.
  2. Gabriel Attal a prononcé un discours contenant de nombreuses choses fausses et proférant de ce fait des mensonges devant la représentation nationale ce qui est grave
  3. Il attribue l’action russe contre l’Ukraine à une vision nostalgique de l’empire et de l’URSS. C’est faux. Il y avait entre Ukraine et Russie un contentieux datant de 2014, qu’il faut connaître avant de parler.
  4. Ce contentieux commence par le renversement du Président de l’Ukraine, légalement élu (mais très corrompu), Victor Ianoukovitch, à la suite d’une manifestation le 20 février 2014 sur le Maidan qui avait été marqué par de nombreux morts.
  5. Il est aujourd’hui démontré, suite aux travaux de M.Ivan Katchanovski que ce massacre avait été provoqué par des tireurs opérant depuis le camp des manifestants.
  6. Un tribunal ukrainien vient de le reconnaître. Ceci détruit complètement le narratif occidental sur la « révolution» ukrainienne.
  7. Il s’agit donc d’un coup d’Etat, probablement organisé par l’extrême-droite ukrainienne. Les menaces des milices d’extrême-droite et d’interdiction de la langue russe provoquèrent la sécession de la Crimée et les mouvements à Donetsk et Luhansk.
  8. Gabriel Attal déclare que la Crimée fut envahie. C’est faux. La Russie possédait déjà des troupes en Crimée. Elles se mobilisèrent à la demande des autorités de la République autonome de Crimée, légitimement inquiètes devant la démarche des milices d’extrêmes-droites.
  9. Gabriel Attal saute de 2014 à 2022. Il « oublie » la meurtrière guerre de 2014-2015 qu’était censée régler les accords de Minsk, signés sous la garantie de la France et de l’Allemagne et que l’Ukraine se refusa, 24h après, d’appliquer.
  10. Gabriel Attal « oublie » aussi, et ment par omission, le fait que depuis le 17 février les bombardements ukrainiens redoublaient sur Donetsk et Luhansk ce qu’avait vérifié la mission de l’OSCE.
  11. La décision russe d’attaquer dans ces conditions était discutable voire condamnable et je l’ai condamnée. Mais elle n’en était pas moins compréhensible.
  12. Gabriel Attal s’étend dans son discours sur les « morts ukrainiens ». Il oublie, un peu vite que (1) nous sommes loin des chiffres de Gaza (10 000 morts/20 000 blessés [NDLR : chiffre figurant effectivement dans le discours de M.Attal : « On estime que 10 000 civils ont perdu la vie sous les frappes russes depuis le début du conflit »]) et (2) qu’une partie de ces morts sont dans des régions pro-russes.
  13. Gabriel Attal invoque l’émotion et parle d’une politique russe de la « terre brûlée ». C’est encore faux. C’est la tactique d’une armée qui se replie. Les destructions sont liées aux combats et, chaque fois qu’ils contrôlent une ville, les russes reconstruisent (Marioupol).
  14. Gabriel Attal parle des enfants ukrainiens qui auraient été « raptés » par les russes. Mais O.Pavlychenko, responsable ukrainien, reconnaît lui-même que nombreux sont les enfants qui veulent RETOURNER EN RUSSIE.
  15. Gabriel Attal prétend que « par cette attaque, le Kremlin voulait ébranler nos valeurs ». Mais de quelles valeurs parle-t-on ? Ignore-t-il que l’Ukraine a interdit de nombreux partis, y compris appelant à défendre le pays ?
  16. Quelles valeurs, encore Monsieur Gabriel Attal, quand l’Ukraine glorifie des nazis et des génocidaires ?
  17. Gabriel Attal prétend que la Russie est une « menace (…) pour la France et le peuple français ». Il ment encore. La Russie ne cherche pas de guerre avec les puissances de l’OTAN comme le reconnait la note du renseignement américain du 5 février.
  18. Globalement, la Russie reproche aux pays de l’OTAN d’avoir renié leurs engagements de 1991. Gabriel Attal ment une fois de plus.
  19. Gabriel Attal ment toujours quand il prétend qu’un succès russe menacerait l’approvisionnement alimentaire de la France : cette dernière est exportatrice de céréales et si hausse des prix il devrait y avoir, elle serait favorable aux agriculteurs français.
  20. Il est donc faux d’attribuer comme le fait Gabriel Attal l’inflation alimentaire à la guerre. L’inflation alimentaire a commencé dès JUIN 2021, soit 8 MOIS avant la guerre. C’est un mensonge de plus.
  21. Gabriel Attal ne s’est pas seulement couvert de mensonges, il a commis AUSSI une ignominie. Il a repris le slogan des génocidaires ukrainiens de l’OUN-B et de l’UPA : « Slava Ukraini» à la fin de son discours.
  22. S’il voulait proclamer son soutien à l’Ukraine, il aurait pu choisir d’autres mots. Ce faisant, il a pris parti pour des hommes qui ont massacré des dizaines de milliers de Polonais, des centaines de milliers de Juifs (Shoah par balles).
  23. Moi, dont un grand-père est né à Vinnitsa, dont une partie de la famille a été tuée par les gens même dont Gabriel Attal a repris le cri de ralliement, j’éprouve une honte et un dégoût sans nom qu’un Premier ministre français ait fait cela. Attal, c’est Laval.
  24. Les mensonges de Gabriel Attal devant la représentation nationale constituent autant de forfaitures. Son ignominie est aussi passible des tribunaux. Qu’il prépare sa défense et se trouve un avocat : il en aura besoin.

On sait que, néanmoins, le scrutin organisé sur la déclaration du Gouvernement a été pour l’approbation de la déclaration par 372 voix contre 99. On sait moins que, malgré la litanie des contre-vérités prononcées par M.Attal pendant son discours, peu de députés ont parlé de « mensonges ». Le terme « menteur » n’a jamais été prononcé pendant tout le débat. Le terme « mensonge » l’a été cinq fois, dont trois par la majorité présidentielle (donc ne visant bien sûr pas M.Attal). Les deux autres par deux députés du RN :

– M. de Fournas en réponse à une intervention de M.Séjourné :

M.Séjourné (ministre des Affaires étrangères) : « S’agissant ensuite des sanctions, que Mme Le Pen évoquait tout à l’heure, la fiabilité des statistiques publiées par la Russie mérite peut-être d’être interrogée : à bien des égards, l’économie russe est devenue une boîte noire, et les chiffres comportent des incohérences que nous relevons. Ne prenons donc pas ces statistiques pour argent comptant.

Grégoire de Fournas : Quel mensonge !»

– Et M. Jean-Philippe Tanguy au cours de l’intervention de M.Attal répondant aux orateurs :

Gabriel Attal, Premier ministre : « Être pro-Poutine, ce n’est pas être anti-Macron : c’est être pro-Poutine, tout simplement, comme vous l’avez été ces dernières années dans toutes vos prises de position. C’est ma première conviction.

Jean-Philippe Tanguy : Votre conviction, c’est un mensonge !»

C’est dire le peu de capacité des députés français à discerner lors des discours du gouvernement.

Jean-François Achilli suspendu de France Info pour avoir aidé Jordan Bardella à rédiger un livre

Selon Le Monde, organe de la police politique, le journaliste a travaillé dans l’ombre, accouchant Bardella de ses souvenirs, permettant ainsi à un début de texte de voir le jour – sans éditeur désigné. Jean-François Achilli explique :

« Je n’ai pas signé de contrat d’écriture pour le livre de Jordan Bardella. Mais tout ceci relève de ma vie professionnelle personnelle. »

Il a été convoqué par Jean-Philippe Baille, le patron de France Info. La chaîne indique :

“Les mesures nécessaires seront prises en fonction de ce qui ressort de leur échange”.

Dans un mail interne, la direction de l’information de Radio France annonce que Jean-Francois Achilli est suspendu de l’antenne de France Info à titre conservatoire le temps de clarifier la situation « conformément à nos règles déontologiques ».

Réaction de Jordan Bardella :

J’apprends que Radio France suspend l’un de ses journalistes pour un échange « supposé » autour d’un livre d’entretien avec moi qui n’a pas vu le jour. Ces méthodes pratiquées par le service public sont dignes des pires régimes et font honte à la démocratie.

Jean-François Achilli est par ailleurs le compagnon de Chloé Morin, laquelle a dénoncé le wokisme à Sciences Po. Pour la punir d’avoir dénoncé le wokisme, ils envoient ainsi le couple au goulag…

Sinon la compagne du candidat socialiste aux Européennes, Léa Salamé reste tous les jours à l’antenne.

Les fusillades deviennent aussi banales que les coups de couteaux il y a 10 ans

Ainsi va la France Orange mécanique… Après les rafales à Marseille, l’heure de fusillade à Rennes, c’est à Dijon que plusieurs individus ont tiré mercredi 13 mars, en fin de journée. La fusillade a eu lieu à proximité d’une école.

Sortie de route de l’ADMD

Les militants de l’euthanasie communiquent dans l’indignité :

 

Suite au tollé, les jeunes partisans de l’indignité ont retiré leurs visuels :

 

Bande annonce de La Passion

Ce soir et demain soir, un spectacle sur La Passion sera présenté à la paroisse Saint François de Sales. Voici la vidéo de présentation:

I-Média : Les nouvelles lois de censure qu’on vous cache

Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur le traitement médiatique du projet de loi sur la fin de vie annoncé par Emmanuel Macron.

Le dossier du jour décrypte des lois de censures liberticides qu’on vous cache qui sont votées en ce moment en France et par l’Union européenne.

Enfin, les pastilles de l’info abordent :

1) Le bon point mainstream : Les Irlandais font mentir les sondages lors d’un référendum sur la famille
2) Ça décoiffe : Michel Onfray parle des différences biologiques sur BFM
3) Décryptage : Cyber Attaque contre la France

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Tristan Mendès France, petit-fils du ministre du Front Populaire Pierre Mendès France, qui a à cœur de censurer les pensées non conformes en touchant les dissidents au portefeuille.

L’oecuménisme victime de Fiducia Supplicans

Lu sur Zénit:

L’Église copte orthodoxe, principale communauté chrétienne d’Égypte, suspend le dialogue œcuménique avec l’Église catholique suite à la déclaration Fiducia Supplicans qui autorise les « bénédictions pastorales » des couples en situation irrégulière, tels que les divorcés-remariés, et, de manière plus controversée, des couples homosexuels.

L’Eglise et la crise sanitaire

Nous avons interrogé Gabriel Faugloire, ancien directeur d’EHPAD et auteur de L’Eglise et la crise sanitaire:

Vous avez assisté à la crise sanitaire aux premières loges puisque vous dirigiez à cette époque une maison de retraite. Qu’est-ce qui vous a le plus choqué à ce moment-là ?

J’ai tout d’abord été sidéré par le premier discours d’Emmanuel Macron le 16 mars 2020, faisant suite à la déclaration de pandémie le 11 mars par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Notre président annonce à six reprises que la France est « en guerre » sanitaire et présente les mesures d’un confinement national inédit de la population, y compris pour nos aînés dans leurs chambres d’EHPAD. Saisi par une forte motion intérieure m’invitant à refuser ce qui me paraissait profondément non ajusté, je n’ai pas pu aller jusqu’au bout de son allocution. La sidération s’est poursuivie quelques jours plus tard, avec la parution le 25 mars 2020, d’un décret interdisant la prescription de l’hydroxychloroquine (molécule connue depuis plus de 70 ans et qui avait déjà été utilisée avec succès pour le SARS-COV1 en 2002), suivi dès le lendemain par l’autorisation exceptionnelle par décret d’usage du Rivotril en EHPAD par les médecins traitants (puissant sédatif réservé habituellement aux services hospitaliers). Ainsi on interdisait un jour un médicament qui peut soigner (le paracétamol ne soigne pas) et le lendemain on autorisait un médicament dont on sait qu’il conduit à la mort. Je reste marqué par le témoignage d’un collègue directeur d’EHPAD dont les équipes ont vu mourir des résidents par usage abusif de Rivotril. Il est probable que ce médicament a été un outil d’euthanasie utilisé un peu partout en France par des médecins qui n’ont pas pu soigner leurs patients autrement (interdiction de prescrire, « tri » pour les hospitalisations) … J’ai aussi été choqué par l’inscription systématique du COVID-19 comme raison de la mort sur les actes de décès, dès lors que la personne âgée était positive au test PCR, faisant fi de toutes ses comorbidités (cancers, insuffisances cardiaques…). Dans l’EHPAD que je dirigeais, nous avons eu en 2020 cinq décès attribués au COVID-19 (lors de l’épidémie de l’automne) sur plus de trente malades, avec une moyenne d’âge de plus de 90 ans et 100 % de comorbidités.

En EHPAD nous avons l’habitude de gérer les épidémies (grippes, gastro-entérite…). Les protocoles sont en place et les mesures d’hygiène et d’isolement des malades fonctionnent très bien en appui des traitements médicaux. Je voulais bien admettre que devant un virus inconnu il fallait être prudent, mais de là à ne plus vivre pour éviter la mort je n’étais pas d’accord. La politique du « zéro COVID » en EHPAD a amené des mesures absurdes, scandaleuses même, parce qu’inhumaines. Choqué, je les ai aménagées, non sans difficultés, avec le soutien d’une grande partie de l’équipe (je les en remercie encore vivement), de sorte que la dignité et la liberté des personnes âgées soient sauvegardées. J’ai défendu une vision et une approche humaines, loin des recommandations d’enfermements, de privations de visites, de port du masque, de distanciation sociale (jusqu’à 2 mètres en EHPAD !!!), de plexiglass, et pour finir de vaccination massive sans consentement éclairé des résidents… jusqu’à ce que mes dirigeants associatifs ne me suivent plus, et me demandent soit de rentrer dans le rang, soit de partir. Cette divergence de point de vue sur la gestion de la crise a sonné mon départ de l’EHPAD le 1er février 2021 dans le cadre d’une rupture conventionnelle de contrat de travail.

Que reprochez-vous principalement au gouvernement dans la gestion de cette crise sanitaire ?

En premier lieu je reproche au gouvernement d’avoir fait peur à la population, de façon excessive, malsaine et sur la durée. Je peux comprendre qu’une forte inquiétude l’ait saisi au tout début de cette épidémie et qu’il ait souhaité appliquer le principe de précaution. Je n’ai pas été d’accord avec la méthode employée : rappelons-nous des comptages quotidiens à la télévision du nombre de décès ou du nombre de personnes en réanimation, le tout sur fond d’images et de discours apocalyptiques… ; rappelons-nous aussi de ce spot publicitaire honteux qui rend coupables des petits-enfants de l’entrée de leur grand-mère agonisante en service de réanimation. Je n’ai pas non plus adhéré aux mesures « barrières » inédites (confinement, port du masque, distanciation sociale) basées sur des suppositions scientifiques qui n’ont fait l’objet d’aucun débat, et dont les graves conséquences humaines et économiques n’ont pas été mesurées ni considérées. Il existait pourtant des plans pandémies maîtrisés pour ce type de virus, et l’expérience de la Grippe H1N1 en 2009 avait émis de nombreuses recommandations pour ne pas refaire les mêmes erreurs (voir les rapports de l’époque du Conseil de l’Europe et du Sénat[1]). Lors des précédentes épidémies, nos instances de santé publique observaient principalement l’évolution du nombre de malades, la létalité (pourcentage de décès parmi les personnes malades) et prenaient en compte l’immunité collective naturelle comme un facteur aidant déterminant. De leur côté, les médecins de ville observaient les symptômes, traitaient et isolaient les malades. Or, cette fois-ci, sans aucun débat scientifique, les normes habituelles de suivi épidémique n’ont pas été respectées : les médecins de ville ont été exclus de la course (entrainant logiquement l’aggravation des symptômes, le recours aux urgences, la réanimation des personnes fragiles et in fine le nombre de décès), le suivi du nombre de malades a été occulté au profit du nombre de cas positifs, la létalité a disparu au profit du nombre de morts (on sait maintenant qu’elle n’était pas plus élevée qu’une bonne grippe saisonnière), et l’immunité collective n’a été envisagée que sous l’angle vaccinal, l’OMS ayant même supprimé temporairement de son site internet la notion d’immunité naturelle comme élément de lutte contre ce virus !

Le terreau de la peur ayant été bien épandu, le gouvernement était en position de force pour manipuler une large partie de la population « morte de trouille ». En dehors des mensonges sur les masques au début de la pandémie[2], je reproche au gouvernement d’avoir menti sur l’inutilité des traitements précoces et sur les vaccins anti-covid « sûrs et efficaces ». Je détaille dans mon livre les nombreuses études et présente de nombreux témoins courageux, décrivant d’une part les bienfaits des traitements précoces à base d’Hydroxychloroquine ou d’Ivermectine et d’autre part les inquiétudes qui entouraient cette nouvelle technologie de vaccins. On a su très vite par exemple que la vitamine D, qui ne coûte rien, qui est inoffensive, et que l’on trouve partout, disposait contre le SARSCov2 d’une efficacité de plus de 80 % en prévention. Ainsi, une simple distribution massive de Vitamine D à la population générale et en EHPAD en particulier, aurait protégé des centaines de milliers de personnes dans le monde, et permis aux hôpitaux, moins engorgés, de se concentrer sur les personnes les plus fragiles, aux EHPAD de « libérer » leurs résidents et rouvrir leurs portes aux familles et proches. Cela n’a même pas été tenté ! Une seule solution nous a été proposée, pour ne pas dire imposée : un « vaccin » dit à ARN messager issue d’une technologie n’ayant jamais donné de résultats probants et n’ayant jamais été déployé à l’échelle planétaire. A leur propos, que de mensonges ont été prononcés par Olivier Véran (alors ministre de la Santé) et Emmanuel Macron ! Ils ont maintenu que les vaccins n’étaient plus en phase expérimentale (par exemple, la livraison du rapport d’essai clinique du vaccin Pfizer sur les femmes enceintes est prévue pour le 31/07/2024[3]), qu’ils étaient sûrs (la base de pharmacovigilance VigiAccess de l’OMS répertorie plus de 5,3 Millions d’effets secondaires dans le monde au 4 mars 2024 pour le vaccin Pfizer) et efficaces (on sait maintenant qu’ils ne préviennent ni de l’infection ni de la contamination). Malgré le recul de plus de 2 ans, Aurélien Rousseau, alors ministre de la Santé, a l’indécence de déclarer le 3 octobre 2023 au micro de France-Inter qu’il faut continuer de se faire vacciner contre le COVID-19 et que les vaccins n’ont pas d’effets secondaires…

Pourquoi omettre des mesures simples de renforcement de notre système immunitaire ? Pourquoi interdire des traitements précoces, connus depuis plus de 40 ans, au motif que les études ne sont pas suffisantes ? Et pourquoi donc autoriser de façon massive et inédite des vaccins dont les tests sont toujours en cours ? Un « deux poids deux mesures » qui démontre toute l’absurdité de la gestion de cette crise sanitaire et qui scandalise : les mesures prises, les censures et les mensonges – relayés avec le concours des médias dominants, de l’AFP et des GAFAMs – (évitant tout débat qui méritait pourtant largement d’avoir lieu), ont concouru à blesser, voire accélérer le décès de milliers de personnes !

Vous êtes également très critique sur l’attitude de l’Eglise. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Oui c’est vrai, car si je n’attendais pas de miracle de la part de notre gouvernement, j’espérais en revanche une parole forte de l’Eglise pour dénoncer les manœuvres anti-chrétiennes et profondément « anti-Vie », que ce soit pour nos aînés ou pour notre jeunesse, tous si malmenés. Or, en dehors de quelques voix résistantes et courageuses qui m’ont fait du bien parmi les laïcs (comme le collectif Saint-Antipas ou le philosophe Martin Steffens), parmi les prêtres (comme l’abbé Philippe de Maistre ou le Frère Patrick-Marie Bozo, prieur de la Sainte-Baume) et parmi les évêques (je pense à Mgr Aillet, l’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron), ce fut tout de même le silence radio, en France comme au Vatican… quand il n’y a pas eu de la part des autorités religieuses (le Saint-Siège en tête) des messages ou des signaux partisans : le 21 décembre 2020, la Congrégation pour la doctrine de la foi estime que le recours à des vaccins conçus à partir de cellules de fœtus non spontanément avortés (cas de certains vaccins ARNm en phases de conception, tests et production) est « acceptable » en cas de « grave danger »; le 22 juillet 2021, la Conférence des Évêques de France (CEF) indique dans une tribune, accepter le principe du passe sanitaire et se positionne clairement du côté des pouvoirs publics ; le 18 août 2021, le pape François déclare dans un message vidéo diffusé que « se vacciner est un acte d’amour ». Par ces différents messages il est fait appel à notre responsabilité de chrétien, qui voudrait que nous soyons responsables les uns des autres. Or, je pense que cette façon d’aborder le sujet a ses limites et peut être stigmatisante. En effet, dans le domaine de la santé, nul n’est responsable, ni de la santé de l’autre, ni de son hygiène de vie. Sauf erreur, le Seigneur Jésus n’a jamais dit que nous sommes responsables les uns des autres. En revanche, il nous demande d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. Ce n’est pas pareil !

Je crois que l’Église a succombé à la crainte du virus, à la peur de la mort. Peut-être aussi à la peur des représailles, de la censure, ou encore à cause de la honte des épisodes de pédo-criminalités qu’elle a connus en son sein. Apeurée, j’observe que l’Église n’a pas eu le courage de proposer un regard alternatif aux mesures gouvernementales, un regard conforme à la Parole de Vie. Dieu pourtant, répète 366 fois dans la bible « N’ayez pas peur » : il nous invite à ne pas craindre la mort parce qu’elle rend esclave, à avoir confiance parce qu’Il est avec nous.

C’est cette peur qui l’a sans doute rendue docile aux autorités. Il est vrai que l’Église se doit d’être obéissante aux pouvoirs civils, comme l’écrit saint Paul dans sa lettre aux Romains (Rm 13, 1-7). Mais, poursuit-il, la Charité demeure sa seule Loi (Rm 13, 8-10). Ce qui veut dire que les chrétiens doivent refuser toute loi civile allant à l’encontre de la Charité et se lever contre les dirigeants qui voudraient ainsi abuser de leurs pouvoirs sur la population. Les quelques chrétiens français qui ont osé dire les choses et dérangé leurs évêques n’ont pas été entendus : par exemple, le collectif Saint-Antipas a envoyé un manifeste à tous les évêques de France. Les retours se comptent sur les doigts d’une main…

Enfin, le cœur de l’Église catholique m’a semblé comme partagé entre Jésus-Christ et une « science » toute puissante : « Élie se présenta devant la foule et dit : « Combien de temps allez-vous danser pour l’un et pour l’autre ? Si c’est le Seigneur qui est DIEU, suivez le Seigneur ; si c’est Baal, suivez Baal. » Et la foule ne répondit mot. » (1 R, 18,21)

J’ai la triste impression que l’Eglise a joué le rôle du prêtre et du lévite dans la parabole du bon samaritain…

Quelles leçons tirez-vous de cette crise sanitaire ?

Plein de belles choses, à la fois pour ma vie de chrétien et de citoyen !

La première a été de me réveiller spirituellement d’un monde dans lequel je pensais naïvement que tout le monde faisait de son mieux pour son prochain, en particulier nos dirigeants. Ce réveil m’a été confirmé en mars 2021, lors d’une retraite au monastère prémontré de Sarrance, où Dieu m’a donné de comprendre cette parole de Jésus à son Père : « Je leur ai donné ta parole et le monde les a haïs parce qu’ils ne sont pas du monde » (Jn 17,14). J’ai aussi compris que je devais « rester en tenue de service, ma ceinture autour des reins, et ma lampe allumée » (Lc 12,35). Pour cela deux paroles m’ont inspiré : « Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien » (Edmund Burke, homme politique chrétien du XVIIIe siècle) et « la responsabilité de chacun impose deux actes : vouloir savoir et oser dire ! » (Abbé Pierre). Ce « vouloir savoir » m’a conduit, grâce à des « frères » et des « sœurs » en humanité assoiffés de justice (des journalistes indépendants, des scientifiques, des anthropologues, des psychologues…), bien au-delà de mon petit périmètre douillet, dans le monde de la corruption systémique de notre système de Santé[4], dans le monde de la manipulation de masse en démocratie moderne, dans le monde des idéologies mondialistes qui sont à l’œuvre. Dans mon livre j’ai développé deux chapitres sur la découverte de ces mondes « mortifères » qui m’étaient jusqu’alors inconnus. Tout ce qui se passe actuellement sur l’inscription de l’IVG dans la constitution, sur l’euthanasie, sur les idéologies du genre, sur le transhumanisme s’inscrit désormais dans une autre religion, celle de l’Homme DIEU. Une religion dont tous les croyants devraient connaitre son « chef spirituel » depuis qu’Adam et Eve ont succombé à sa demande dans le jardin d’Eden (« vous serez comme des dieux » Gn 3, 5).

Je crois qu’il y a urgence à la conversion de notre monde (écoutons les messages de la Sainte-Vierge Marie depuis plus de 100 ans d’apparitions), à commencer par le réveil de tous les chrétiens (« Ce ne sont pas les dormeurs qui entreront dans le royaume de Dieu » – Père Varillon). Le message chrétien, basé sur la Parole de Dieu et la fraternité, me semble fondamental dans cette quête de Salut, avec l’aide de toutes les personnes de bonne volonté qui voudront bien embarquer dans l’aventure. Pour commencer, à l’instar d’Etienne de La Boétie dans son « Discours sur la servitude volontaire », je pense qu’il faut retrouver la force et le courage de dire NON à « l’oppresseur ». Pour les chrétiens, ce NON me paraît fondamental, pour refuser en premier lieu tout ce qui entrave la Loi de DIEU (la loi des hommes peut être une entrave). C’est exactement l’attitude que Jésus a eu toute sa vie devant ses détracteurs comme avec ses disciples, dans une fidélité absolue à son Père et un refus catégorique du mal. Ce NON, c’est aussi celui insatiable des apôtres dans les Actes. En définitive, il s’agit d’oser dire NON au « monde » et dire OUI à DIEU.

Ensuite, je propose de retrouver l’art de la « disputatio » pour nous « disputer » franchement en accueillant avec charité nos divergences d’opinions, sans tomber dans le désespoir, ni utiliser les armes du monde (violence, manipulation, chantage…). Comme le dit l’historien Marc Bloch dans l’Étrange Défaite : « Que chacun dise franchement ce qu’il a à dire et la vérité naîtra de nos sincères divergences ».

Enfin, je propose de prier sincèrement avec Saint-Pierre pour le pape François (en proie sans aucun doute à de nombreux combats) et avec Saint-Paul apôtre pour la conversion d’Emmanuel Macron, afin qu’il puisse un jour faire honneur à son prénom, non plus de manière dévoyée mais de façon ajustée : « Dieu est avec nous ! ».

[1] Un rapport du sénat sur la gestion de la crise H1N1, basé sur les travaux de l’APCE (Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe) déplore « un gaspillage de fonds publics important ainsi que des peurs injustifiées sur les risques de santé encourus par la population européenne en général » (p. 52 http://www.senat.fr/rap/r09-685-1/r09-685-11.pdf)

[2] La taille du virus SARS-Cov2 mesure de 50 à 140 nm alors que les mailles des masques chirurgicaux mesurent 3 000nm de côté (3 μm) – soit un facteur 20, ce qui pourrait se comparer à vouloir se protéger des moustiques avec un grillage de jardin.

[3] Voir document « Comirnaty : EPAR – Risk management plan » sur le site de l’EMA (version du 15/12/2023 page 149)

[4] L’étude frauduleuse du Lancet, publiée le 22 mai 2020, ont conduit à l’arrêt des essais cliniques mondiaux de l’Hydroxychloroquine pour la COVID-19

L’Église et la crise sanitaire

 

Le Christ est vraiment parmi nous!

Ghislain, est l’un des organisateurs de la Passion. Mahault, sa fille de 16 ans, y est à la fois actrice et danseuse. Ensemble, ils nous parlent de ce spectacle qui permet de revivre et de méditer le récit le plus célèbre et le plus saisissant de la Bible. Il sera joué pour la deuxième année consécutive à l’Eglise Saint François de Sales (Paris 17) les 15 et 16 mars.

Ghislain, pouvez-vous nous en dire plus sur ce spectacle ? Pourquoi avoir voulu monter ce projet sur la paroisse Saint François de Sales ? 

La Passion est un spectacle où se mêlent théâtre, danse, et musique pour mettre en scène les dernières heures de la vie du Christ, ce récit bouleversant qui est au cœur de notre Foi chrétienne. Il est le fruit du travail de13 comédiens et danseurs, qui sont accompagnés par 15 figurants

Cette aventure est initialement née en 2017, avec le souhait d’éveiller à la Foi la jeunesse au travers de l’Art. Au fil des années, plusieurs projets ont vu le jour, dont la création d’une école artistique catholique : l’Academy Daubigny. Depuis 2023, l’association Majesté a produit différentes créations, dont la Passion, et un spectacle sur La Nativité. Elle organise aussi chaque année un concours de chant Pop Louange catholique, Your Voice, dont la 7e édition aura lieu en décembre prochain.

Etant paroissiens à Saint-François de Sales depuis une quinzaine d’années, c’est naturellement que nous avons souhaité y développer ce projet. C’est une paroisse dynamique où les jeunes, et même toutes les générations confondues, ont à cœur de s’investir et de créer des projets tournés vers le Christ.

Mahault, quel sera votre rôle dans le spectacle ? Est-ce la première fois que vous participez à un tel projet ? Qu’est-ce qui vous a donné envie ?

J’ai plusieurs rôles dans la Passion, dont celui d’une concubine et d’une servante d’Hérode. J’avais assisté à la représentation du spectacle l’année dernière, et j’ai été littéralement transportée, cela m’a donné envie d’y participer moi aussi.

Avant cela, j’ai eu la chance d’incarner la Vierge Marie dans La Nativité en décembre dernier. Le bonheur et la joie que j’ai à la fois éprouvés, procurés, partagés – tant avec la troupe qu’avec le public– m’ont donné envie de vivre à nouveau cette belle expérience.

Mahault, que retenez-vous à l’issue de cette belle aventure ? A-t-elle renforcé votre Foi ? Le récit de la Passion résonne-t-il désormais différemment en vous ?

Cette aventure a considérablement renforcé ma Foi. Elle m’a permis de vivre l’expérience de la passion in vivo. Ce que j’entendais plus jeune au catéchisme est ainsi devenu réalité. Désormais, je peux aujourd’hui l’affirmer, le Christ est vraiment ressuscité, il est vraiment parmi nous !

Pour finir, Ghislain et Mahault, que pourriez-vous dire à nos lecteurs pour leur donner envie de venir voir le spectacle?

Des Rameaux à la croix, laissez-vous transporter aux côtés du Christ. Vivre sa passion à travers une telle représentation vous bouleversera, tant par la beauté de la mise en scène de Gaëtane de Kerangat, que par la force et l’espérance qui en émanent. C’est une manière atypique de vivre le carême et de se préparer à la semaine Sainte. L’occasion aussi de louer notre Seigneur, et de venir soutenir une jeunesse engagée.

« On ne peut se cacher derrière la sémantique : on parle de mort ».

François Braun, ex-ministre de la Santé du gouvernement Borne, aurait été remercié en raison de son opposition à l’euthanasie. Il a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :

 

Euthanasie : « L’offre va créer la demande et ce qui est légal devient moral »

Henri de Soos, auteur de « L’impasse de l’euthanasie » chez Salvator réagit sur RCF Anjou à la récente annonce présidentielle de la présentation, en avril prochain au Conseil des ministres, d’un projet de loi sur une « aide active à mourir » :

IVG dans la Constitution : Nicolas Bay déplore le comportement de l’immense majorité des parlementaires LR et RN

Extrait du très long et très intéressant interview accordé par Nicolas Bay, député européen sortant et n°2 de la liste Reconquête conduite par marion Maréchal, dns lequel il assume être conservateur  :

Êtes-vous favorable à l’inscription du droit à l’avortement dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ?

J’y suis opposé, comme nous étions résolument opposés, avec Éric Zemmour et Marion Maréchal, à l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution française. En effet, la loi Veil posait un principe, une règle générale, le droit à la vie. Et elle ouvrait la voie à une exception, avec le recours possible à l’IVG dans un certain nombre de cas précis (en 1975, les conditions étaient assez restrictives même si elles laissaient déjà une large place à l’interprétation).

Ensuite, par des offensives successives de la gauche, l’IVG a été sanctuarisée comme un droit, puis remboursée, puis les délais ont été étendus, etc. En l’inscrivant dans la Constitution comme un grand principe intouchable, on fait de l’avortement quelque chose de positif, d’encouragé et de valorisé. C’est donc un changement total de philosophie par rapport au texte et même à l’esprit de la loi Veil. Et tout cela est un mensonge, qu’il soit autorisé ou non, remboursé ou non, l’avortement est toujours une tragédie, toujours un drame. C’est d’ailleurs le grand échec aussi de cette législation : le nombre annuel d’IVG (plus de 200 000) n’a pas diminué en 50 ans malgré les campagnes de prévention et un accès aisé et diversifié aux moyens contraceptifs (…)

En intégrant l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux, d’une part on imposerait au niveau européen l’avortement aux pays qui n’en veulent pas ou voudraient revenir dessus un jour – c’est donc une atteinte considérable à leur souveraineté, d’autant plus que les politiques de santé ne relèvent absolument pas des compétences de l’UE –, d’autre part l’avortement deviendrait un élément de la diplomatie européenne puisque celle-ci demande régulièrement aux pays tiers de respecter les « valeurs de l’UE ».

Sachant que le droit à l’avortement n’est, pour l’heure, pas menacé en Europe, trouvez-vous opportun d’ouvrir ce débat ?

(…) La gauche a profité de ce débat — légitime au demeurant — qui existe aux États-Unis actuellement pour revendiquer l’inscription de l’avortement dans la Constitution française. Et cette même gauche a d’ailleurs manifesté bruyamment que le vote du Congrès était pour elle une grande victoire politique et idéologique, ce qui est parfaitement exact ! Que Macron ait été le vecteur de cette initiative politique n’est bien sûr pas étonnant.

Ce qui est en revanche désolant, c’est le comportement de l’immense majorité des députés et sénateurs LR et RN qui ont soutenu activement en votant pour ou passivement en s’abstenant ce qui est un basculement grave. Ceux qui sont censés être de droite, même si beaucoup d’entre eux ne l’assument même pas, sont tellement soumis intellectuellement, culturellement et même psychologiquement à la gauche qu’ils sont incapables de s’en différencier.

Il y a là des causes multiples : l’effondrement du niveau de la classe politique y compris parlementaire, un conformisme confondant, l’angoisse de la joute idéologique et de son traitement médiatique, la peur panique de la « diabolisation » (…) Quand on voit que François Bayrou exprime ses réticences sur le fond et même son opposition à ce projet, car il a la finesse et sans doute aussi la conviction qu’il s’agirait d’un changement anthropologique, en plus de considérer qu’il ne faut pas jouer avec la Constitution, et que, dans le même temps, 75 députés RN sur 88 ne sont pas capables de s’y opposer, on se demande qui est dans la majorité et qui est dans l’opposition. Avec des ennemis comme ça, Macron n’a pas besoin d’amis ! Il peut aisément gouverner sans majorité absolue puisque les LR et RN jouent les forces d’appoint.

Pourquoi les débats sur l’avortement semblent toujours perdus d’avance ? Ne sont-ils pas devenus des débats d’arrière-gardes ?

D’une manière générale, les sujets dits « sociétaux », désignés ainsi pour en minimiser l’importance, sont souvent tabous dans notre pays. Parce qu’en amont des batailles politiques et électorales sur ces questions, le débat intellectuel est limité voire proscrit. La droite (mais aussi beaucoup d’acteurs associatifs, philosophiques, spirituels qui pourraient faire utilement entendre leur voix etc.) laisse la gauche et l’extrême gauche gagner du terrain, subvertir les consciences, dérouler leur propagande, sans mener le combat de manière assumée et pédagogique.

Il y a incontestablement une nécessité de se réapproprier tous les débats avec un exigence de vérité qui n’est pas incompatible avec la charité, au contraire, dans le respect des situations particulières et des choix de chacun.

Pour reprendre votre formulation, les combats perdus d’avance sont souvent ceux que l’on a d’emblée renoncé à mener (…)

Et on le voit sur des questions comme le mariage homosexuel et la PMA sans père hier, l’IVG dans la constitution aujourd’hui, la GPA et l’euthanasie demain, les progressistes sont très organisés, présents dans tous les groupes parlementaires (et en force là où les naïfs les pensaient moins nombreux) avec parfois des élus se comportant davantage en lobbyistes LGBT qu’en député de la nation.

Selon les informations de L’Incorrect, les élus du Rassemblement national s’abstiendront lors du vote, comprenez-vous leur décision ?

Au Parlement européen lundi dernier, en ouverture de la session plénière, le groupe parlementaire macroniste a demandé l’inscription d’un débat sur l’inscription de l’IVG dans la Charte des droits fondamentaux. Dans la foulée, les Verts, avec le soutien de la gauche et des macronistes, a demandé un vote sur un texte demander cette inscription. Il s’agissait donc pour la gauche d’une demande de dernière minute, opportuniste, alors que l’ordre du jour de la séance plénière de lundi à jeudi était déjà figé et dense. Par 143 voix pour, 135 contre et 26 abstentions, le sujet a ainsi été ajouté à l’ordre du jour. Parmi les abstentions, les 12 députés RN présents dans l’hémicycle ont donc été décisifs et je le déplore. (…) Si, comme vous me l’indiquez, le RN s’abstenait sur l’inscription de l’avortement dans la charte des droits fondamentaux, ce serait une preuve supplémentaire de leur alignement sur la gauche progressiste, et aussi une démonstration supplémentaire de leur inutilité.”

Ivan Rioufol dénonce le parti pris pro-ukrainien des experts et généraux de télévision

C’est tellement rare que cela vaut la peine de lire ce billet d’Ivan Rioufol dans lequel il décrit un réel que plus personne n’ose évoquer de peur de se faire traiter de pro-russe. Et Ivan Rioufol n’hésite pas à interroger Xavier Moreau, franco-russe ouvertement prorusse, mais dont les analyses moquées avec dédain s’avèrent finalement assez pertinentes :

Le récit officiel sur l’Ukraine victorieuse se heurte au réel. Les experts et généraux des plateaux de télévision, qui annoncent l’effondrement de la Russie depuis deux ans, se sont trompés. Vladimir Poutine est probablement en passe de gagner la guerre. L’économie de son pays connait une croissance qu’envierait Bruno Le Maire. Mais ces constatations n’empêchent pas les commentateurs de s’accrocher à leurs convictions. Il est difficile pour un téléspectateur de se faire une idée équilibrée des forces en présence, tant le parti pris pro-ukrainien est la règle.

Un semblable unanimisme s’était imposé lors de la « guerre » d’Emmanuel Macron contre le Covid : l’hystérie sanitaire avait pareillement déployé son armada de médecins pour annoncer l’apocalypse et récuser tout discours alternatif, présumé complotiste. Cette semaine, dans Marianne, une série de rapports « confidentiel défense » sont révélés. Ils alertent sur l’état de faiblesse de l’armée ukrainienne, qui rendrait sa victoire impensable. On peut y lire que « l’armée russe est aujourd’hui la référence tactique et technique pour penser et mettre en œuvre le modèle défensif ». Xavier Moreau, ancien Saint-Cyrien vivant désormais en Russie et ne cachant pas son soutien à Poutine, ne dit pas autre chose (1). Ses jugements, certes partiaux, se sont révélés néanmoins plus exacts que ceux des spécialistes dépêchés sur LCI. Rencontré hier à Paris, Moreau assure : « La défaite de l’Ukraine est acquise ». Il estime que les Russes pourraient même, à terme, s’emparer d’Odessa au sud et de Kharkiv à l’est. Mais lui n’est pas invité à s’expliquer.

Macron connaît mieux que personne cette situation favorable à la Russie. Son premier ministre a forcément ces éléments quand il déclare, hier devant les députés, avant de s’écrier « Slava Ukraini ! » (« Gloire à l’Ukraine ! ») : « Nous sommes à un moment de bascule (…)  Si l’Ukraine perd, nous perdrons aussi ». Or, en confirmant le choix de la guerre plutôt que la diplomatie, Gabriel Attal sait qu’il force la France à s’impliquer dans la folle escalade d’un conflit généralisé et nucléarisé. « Nous ne nous fixons pas de limite face à la Russie, qui elle n’en fixe aucune », a-t-il déclaré en écho au chef de l’Etat. La raison n’est donc plus ce qui guide le président de la République. Il est obnubilé par son combat manichéen contre Poutine, assimilé au RN qui pourtant ne le soutient pas. L’attitude belliqueuse du gouvernement, attisée par l’échéance des Européennes, relève d’une même l’irresponsabilité. « Face aux Russes, on est une armée de majorettes », confie un haut gradé, dans le dossier de Marianne. C’est pourquoi Macron devient inquiétant, diabolique (diabolus : celui qui divise), dans son désir d’apparaître en résistant churchillien tandis que son pays se disloque. Non content de diviser l’Europe, il fracture davantage son pays (…)

(1) Ukraine, pourquoi la Russie a gagné, Stratpol

On pourra aussi écouter cette interview intéressante de Xavier Moreau sur TV Liberté. Mais qu’attend donc LCI pour l’inviter ? Cela offrirait un peu de pluralisme :

 

Abstention en Iran : vers le renversement du régime des mollahs ?

Emmanuel Razavi est Grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient. Il est auteur du livre enquête La Face cachée des Mollahs (Cerf), qui lève le voile sur les réseaux mafieux liés au régime islamiste iranien. Il est interrogé dans la revue Conflits à propos des dernières élections en Iran :

Quels étaient les enjeux de ces élections ?

Les chiffres officiels annoncent 41% de participation, mais dans les faits c’est beaucoup moins. Les estimations donnent des chiffres en dessous des 10%. Pour que l’État se permette d’annoncer seulement 41% alors que l’Iran est devenu une république bananière, c’est que la participation est catastrophiquement faible. Les élections devaient renouveler les 290 députés du Majliss, qui est une assemblée consultative chargée de voter la loi, et les 88 membres de l’Assemblée des experts, chargée de désigner le futur guide suprême. Ce conseil est calqué sur le conseil de la guidance des Frères musulmans.

Tous les candidats avaient été validés au préalable par le régime islamique. La plupart de ceux qui étaient considérés comme non conformes à la ligne dure ont été écartés.

Les Iraniens ne sont pas dupes, raison pour laquelle ils ne sont pas allés voter. Sur les réseaux sociaux, les messages déclarant un refus d’aller voter ont été plus nombreux que les bulletins dans les urnes. Toute la journée des élections, les vidéos devant des bureaux de vote vides se sont accumulées sur les réseaux.

Les élections ont donc été un échec complet pour le régime islamique ?

Ali Khamenei, guide de la République islamique, joue la survie du régime, c’est pourquoi il a écarté les plus « modérés » du pouvoir, qui sont en réalité peu fréquentables, et qui tiennent le réseau des trafics, notamment de drogue, alimentant le système. Il faut comprendre que Ali Khamenei est un pur produit de la révolution islamique de 1979, pur produit de l’idéologie frériste égyptienne, il est traducteur officiel de Sayyid Qutb, l’un des théoriciens les plus durs de l’organisation des frères musulmans. Mais le guide, 84 ans et très malade, et veut assurer sa continuité en nommant son fils au pouvoir. Ce dernier a 55 ans, il est lui-même contesté dans son propre camp, étant considéré comme un incapable. Les factions du régime ne sont même pas d’accord entre elles sur la suite. Les clercs de la République islamique s’inquiètent en privé de leur avenir. […]

Les élections ont eu lieu alors même que la contestation et des grèves se tiennent quotidiennement pour protester contre l’inflation, le gaspillage d’argent à l’extérieur, l’abandon d’une certaine partie de la population par l’État, etc. Le fait même de ne pas aller voter est contestataire, car en Iran le vote est obligatoire sous peine de sanction. On s’y attendait. Depuis 2022, il y a un vrai mouvement de révolution en Iran. En Occident la révolution se fait généralement de manière violente, en Iran elle est beaucoup plus culturelle et donc elle passe sous les radars occidentaux jusqu’à ce que survienne l’explosion.

Le pays traverse une période de crises multiples. Crise économique d’abord, car le pays est touché par une inflation terrible. On lit dans la presse qu’elle est de 40%, mais elle s’élève dans les faits à près de 70% sur les produits de consommation courante. La crise environnementale est aussi très préoccupante : 2/3 de l’Iran est en situation de stress hydrique. Un Iranien sur deux peine à se nourrir deux fois par jour, 30% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté selon les chiffres officiels, mais la réalité avoisine certainement de 50%. En effet, plus de la moitié des Iraniens peinent à se procurer de la viande ou à se nourrir convenablement deux fois par jour. […]

Les mouvements monarchistes, mais aussi de gauche, de droite et apolitiques convergent vers l’idée d’un gouvernement transitoire qui donnerait lieu à l’élection d’un dirigeant ou d’un vote constitutionnel. Globalement, toutes les oppositions sont d’accord là-dessus.

Fait notable, depuis une dizaine de mois, le nom du prince Reza Pahlavi est de plus en plus prononcé. Ce n’est pas que les Iraniens redeviennent forcément monarchistes, mais parce que c’est une figure qui rassemble. Même les Kurdes du Komala discutent avec lui. Il apparaît comme quelqu’un de compétent et cultivé, très au fait des problèmes de la jeunesse, en même temps qu’un lien entre l’Iran et l’Occident. Sur le plan intérieur comme sur le plan géopolitique, il est très visionnaire. Beaucoup d’Iraniens que j’ai interrogés, issus de différentes classes sociales, m’ont aussi dit qu’il incarnait la modernité et la liberté. Il porte aussi le nom le plus connu en Iran. Il incarne en fait une époque de modernité et d’égalité entre hommes et femmes, particulièrement pour de jeunes Iraniens nostalgiques d’une époque qu’ils n’ont pas connus. Il pourrait être, selon eux, celui qui incarne la transition le jour où le régime des Mollahs tombera, à condition bien sûr qu’il en ait envie. Car il le dit lui-même : « C’est aux Iraniens de choisir ». Quoiqu’il en soit, Reza Pahlavi est incontournable.

Vous parlez d’une révolution débutée en 2022 après la mort de Mahsa Amini. L’abstention record est-elle révélatrice d’une tendance de fond à renverser le régime ?

L’Occident ne comprend pas ce qu’il se passe en Iran. Les Iraniens sont très éduqués. Malgré la République islamique, les universités ont maintenu un excellent niveau. Et plus de 60% des personnes inscrites à l’université sont des femmes ! Elles auront des postes importants bien que les postes clés leur soient souvent fermés. Les Iraniens étant cultivés, jeunes, ils sont capables de gouverner le pays et ils le savent. En Iran, la moyenne d’âge est de 32 ans, donc le régime qui repose sur la génération de 1979 a compris que son temps était compté. Il se maintient par la force et les armes. Mais la révolution générationnelle est déjà faite, et d’ici 4 ou 5 ans, le pays pourrait basculer. […]

Bientôt la macronie va prendre ses conseillers au berceau

Un article de Contexte nous informe que les profils choisis dans les cabinets ministériels sont de plus en plus juniors. Il semble que ce n’est pas vraiment un choix mais un problème de ressources humaines. Avant il fallait un peu d’expérience pour entrer dans un cabinet, mais désormais à 23 ans, on peut être nommé au Journal Officiel. La dernière recrue du ministère des Relations avec le Parlement aura son diplôme en juillet 2024… Dans son CV, on trouve deux stages et un CDD au sein de la campagne présidentielle de 2022. Allez-vous étonner après ça que nous ayons un ministre qui confonde opprobre et eau propre !

Ainsi certains conseillers parlementaires ne connaissent pas la base de la procédure, ce qui agace un peu les élus, qui se plaignent de l’absence de réponse. Le parti Renaissance a même posé des offres sur Linkedin pour recruter. Le vivier est sec car ile n’ont pas d’élus dans les collectivités territoriales, où ils pourraient aller recruter. Hormis Bruno Le Maire et Gérald Darmanin qui sont entourées de personnes désormais expérimentées, en raison de leur longévité, les autres recrutent des jeunes qui leur seront redevables et n’oseront pas les contredire.

Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant

Hong Kong Goulag : la répression des dissidents s’intensifie

Le nouveau projet de loi sur la protection de la sécurité nationale du gouvernement fantoche de Hong Kong met en œuvre une répression sans précédent contre les dissidents et les opposants sous prétexte de collusion avec des forces étrangères. Le secret confessionnel des prêtres est également menacé.

Le chef de la sécurité de Hong Kong, Chris Tang, a présenté le projet de loi sur l’article 23 lors de la réunion du Conseil législatif du 8 mars. Cette mesure de “sauvegarde de la sécurité nationale” a toutes les chances d’être adoptée d’ici quelques semaines, malgré les 212 pages d’un texte rédigé sans tenir compte des commentaires des organisations internationales. Cette nouvelle réglementation est une étape supplémentaire dans la répression permanente de toute dissidence réelle ou supposée, qui a débuté au lendemain des manifestations pro-démocratiques de 2019 et qui transforme la ville-État de Hong Kong en antichambre d’un goulag soviétique, où la présomption de culpabilité s’applique à tous. Jusqu’à présent, les règlements de sécurité nationale de 2020 et les lois sur la sédition de l’ère coloniale britannique ont été utilisés pour poursuivre et emprisonner toute personne qui proteste ou participe simplement à des manifestations, ou les partis politiques dissidents contre le régime chinois.

Pour le gouvernement fantoche de Hong Kong, les nouvelles modifications législatives combleront les “lacunes” laissées par la loi sur la sécurité nationale de 2020 et seront essentielles pour lutter contre les activités clandestines des “forces étrangères” dans la ville. La loi de l’article 23 propose des peines allant jusqu’à la prison à vie pour les actes de “trahison”, d'”insurrection”, de “sabotage” et de “mutinerie”, 20 ans pour l’espionnage et 10 ans pour les crimes liés au “secret d’État” et à la “sédition”, mais aussi une nouvelle règle contre ceux qui ne traduisent pas en justice les opposants au gouvernement, un outil supplémentaire pour faire pression sur les communautés religieuses et le secret du confessionnal pour les prêtres.

La nouvelle réglementation permettra également aux autorités de révoquer les passeports de la région administrative spéciale de Hong Kong de toute personne fuyant à l’étranger et d’imposer des sanctions financières aux activistes étrangers. Le concept de “collusion avec des forces étrangères” est présent tout au long du projet de loi, et les sanctions prévues seront considérablement alourdies lorsque des “forces étrangères” sont soupçonnées d’être impliquées.

Il ne faut pas oublier qu’actuellement, le magnat des médias pro-démocratie, le catholique Jimmy Lai, est jugé pour un délit similaire en vertu de la loi sur la sécurité nationale de 2020. Dans son procès, une grande partie des “preuves” de l’accusation sont en fait des articles publiés par des chroniqueurs critiques à l’égard du régime communiste de Pékin et de Hong Kong, publiés dans le journal Apple Daily, aujourd’hui disparu, dont Lai était le propriétaire.

Les nouvelles réglementations donneront à la police le pouvoir de prolonger la détention des personnes arrêtées de 48 heures à 14 jours dans les affaires de sécurité nationale et introduiront un nouveau crime, celui de “l’utilisation illégale d’un ordinateur ou d’un système électronique pour mettre en danger la sécurité nationale”, punissable de 20 ans de prison. Confirmant l’intention persécutrice de la réglementation, celle-ci inclut également un délit défini comme “trahison par négligence”, qui frappera également d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison les personnes qui ont connaissance d’un comportement portant atteinte à la sécurité de l’État, mais qui ne le signalent pas.

Il est facile de voir qu’une infraction formulée de cette manière est une épée de Damoclès au-dessus de la tête de quiconque, en particulier des prêtres et des membres de la famille ou des amis d’un dissident. Dans l’une des soumissions faites au stade de la consultation populaire, selon le site d’information religieuse Asia News, la question avait également été soulevée, citant le cas des ministres du culte, mais les autorités de Hong Kong n’avaient pas offert de réponse globale sauvegardant le secret du confessionnal. Tout le monde est donc dans le collimateur, la dénonciation est de rigueur, la suspicion est déjà une sanction certaine : le vrai communisme à Hong Kong se renforce. Le chef de la sécurité Chris Tang avait déclaré ces derniers jours qu’il y avait un besoin réel et urgent de la nouvelle loi, citant les vagues de résistance populaire en 2019 et avertissant que même l’art “peut être un prétexte à la subversion“.

Pékin absorbe systématiquement Hong Kong dans son régime totalitaire, en violation de l’accord conclu en 1997 entre la Chine et la Grande-Bretagne, qui prévoit d’honorer l’autonomie du système politique, social et économique distinct de la ville jusqu’en 2047. Depuis que le parti communiste chinois a imposé une loi de sécurité nationale de grande envergure en juin 2020, Hong Kong a vu ses libertés d’expression, de presse, de religion et d’association réduites et l’État de droit mis à mal.

Avec la nouvelle loi de l’article 23, en plus de resserrer les chaînes aux poignets de chaque citoyen, le communisme chinois veut briser le secret du confessionnal, entraver l’Église et transformer les prêtres en agents. C’est trop, comme l’est aussi le silence intolérable du Royaume-Uni et du Vatican.

La communauté internationale souhaite-t-elle que le Liban disparaisse ?

Ministre des Affaires sociales de la République libanaise depuis le 12 septembre 2021, Hector Hajjar est actuellement en visite en France puis à Bruxelles, pour alerter la communauté internationale sur la crise libanaise. Il a contribué à la mise en œuvre de plusieurs projets de reconstruction dans le sud du Liban après 2006 et à la réponse humanitaire d’urgence aux victimes de l’explosion du port de Beyrouth en 2020. Il a joué un rôle essentiel dans l’élaboration et l’adoption de la première stratégie nationale de protection sociale au Liban. De plus, il a lancé un ensemble de programmes visant à garantir la protection sociale des catégories les plus vulnérables, en parfaite cohérence avec cette stratégie.

Il a publié mardi une tribune publiée dans Le Figaro, véritable cri d’alarme sur la disparition prochaine du Liban, pris en étau entre une communauté internationale qui lui impose la présence continue de deux millions de migrants syriens sur son sol et la menace de l’arrêt des aides internationales.

Il s’exprimait mercredi matin dans les locaux de SOS Chrétiens d’Orient sur l’urgence d’aider le Liban, où plus de 2 millions (soit plus de 30% de la population totale) de “réfugiés” syriens menacent la stabilité d’un pays en faillite.

Imaginez la France accueillant, dans la même proportion, 21 millions de réfugiés ; n’y résisteraient ni l’infrastructure nationale, ni l’édifice social.

Parmi ces Syriens, certains sont effectivement des réfugiés fuyant le régime de Bachar, d’autres sont en transit vers l’Europe, d’autres encore viennent profiter des aides fournies par les institutions internationales et les ONG permettant aux réfugiés, dont certains travaillent au noir, de financer leur santé, l’éducation de leurs enfants et de bénéficier de l’aide alimentaire. Les Libanais n’ont pas droit à autant d’égards, alors certains Libanais déchirent leurs pièces d’identité pour se faire passer pour des réfugiés et bénéficier de ces aides.

Les Syriens ne sont pas regroupés dans certaines régions mais dispersés façon puzzle, ce qui contribue à créer un état quasi-conflictuel. Et ce grand remplacement n’est pas prêt de s’interrompre puisque, avec les réfugiés palestiniens et syriens, sur 5 naissances, une seule est libanaise.

Le Liban ne veut ni ne peut continuer à prendre en charge ces réfugiés. Mais l’UE est contre le retour des Syriens en Syrie : alors quelle est la solution ? L’Europe peut-elle prendre en charge ces millions de réfugiés ?

Le Liban compte évaluer le nombre de Syriens pour savoir en quelle année ils sont venus. Sont-ils de vrais réfugiés ? Ensuite, le gouvernement libanais veut appliquer la loi : les non réfugiés doivent être refoulés, ceux qui ont un problème avec leur pays, que veulent-ils ? Or il y a aujourd’hui une pression internationale pour empêcher le Liban d’appliquer sa loi. La communauté internationale souhaite-t-elle que le Liban disparaisse ?

J’appelle tous les participants au prochain sommet «Bruxelles VIII» à se souvenir que les déplacés et les migrants présents sur le territoire libanais n’ont pas vocation à y rester pour des générations encore. Il faut donc que tout nouvel accord intègre concrètement la question du rapatriement des réfugiés syriens, à travers un plan de mise en œuvre détaillé. Et si tel n’était pas le cas, les Libanais comprendraient immanquablement que la disparition de leur pays est une hypothèse de travail de la communauté internationale.

La grande misère des soins palliatifs : 21 départements sont totalement dépourvus d’unités de soins palliatifs

De Marie d’Armagnac sur Boulevard Voltaire :

C’est une loi qui date du siècle dernier : le 9 juin 1999 était votée à l’unanimité la loi visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs. Elle stipule en son article 1er alinéas A et B que

« toute personne malade dont l’état le requiert a le droit d’accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement » et que « les soins palliatifs sont des soins actifs et continus pratiqués par une équipe interdisciplinaire en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage. »

25 ans après, ce droit dont devraient bénéficier tous les malades en fin de vie est-il pleinement respecté en France ? Assurément non.

Interviewée ce mardi sur Europe 1, le docteur Ségolène Perruchio, chef du service de soins palliatifs du Centre hospitalier de Rives de Seine et vice-présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), rappelle la vraie urgence en matière de fin de vie et ancre dans la réalité les termes du débat :

« On sait accompagner correctement les malades pour peu qu’on nous en donne les moyens. Le premier scandale, c’est qu’un patient aujourd’hui en France qui devrait bénéficier de soins palliatifs ne peut pas en bénéficier. C’est un rapport de la Cour des comptes qui le dit. »

21 départements sans centre de soins palliatifs

En effet, ce projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté est l’occasion de (re)découvrir la grande misère des soins palliatifs français. 21 départements sont totalement dépourvus d’unités de soins palliatifs, que ne peuvent remplacer les équipes mobiles qui interviennent à domicile, dans les hôpitaux ou les EHPAD, ou les services hospitaliers non spécialisés. Interrogé à l’antenne d’Europe 1, Olivier Polidori, médecin dans une unité mobile de soins palliatifs dans l’Indre, avertit :

« Certains soins ne pourront pas être forcément faits et l’expertise ne sera pas forcément bonne. Pour la douleur, nous utilisons des antalgiques, mais certains ne sont maîtrisés que dans les CHU. »

Concrètement, cela signifie, selon Europe 1, que la France dispose d’à peine 2,8 lits pour 100.000 habitants quand il en faudrait au moins 5 pour 100.000 habitants. Sans une révolution des soins palliatifs, la France s’enfoncera à coup sûr dans une culture euthanasique : comment peut-on le nier, quand on sait que selon les projections de l’INED, la France comptera plus de 125.000 centenaires en 2050 ? […]

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