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Lorsqu’il est question de l’interruption volontaire de grossesse, il est légitime d’évoquer l’eugénisme

Voici différentes interventions du député LR Patrick Hetzel en séance mardi dernier, sur le projet de loi visant à constitutionnaliser l’avortement :

Permettez-moi pour défendre cet amendement en commençant par une citation : « Je vous renvoie au comité Veil qui a aussi pointé, en 2008, le danger qu’il y aurait de constitutionnaliser […] “des principes qui peuvent apparaître aujourd’hui comme intangibles mais qui pourraient fort bien se révéler ne plus l’être demain”. Les sujets de bioéthique ne gagneraient pas à être inscrits ainsi dans la Constitution, au risque d’interdire tout débat et toute évolution en la matière. »

Il s’agit d’une intervention de Mme Yaël Braun-Pivet (Applaudissements et sourires sur plusieurs bancs du groupe LR.), alors présidente de la commission des lois, qui, en tant que rapporteure du projet de loi constitutionnelle pour un renouveau de la vie démocratique, s’est exprimée à plusieurs reprises pour indiquer qu’il ne fallait surtout pas constitutionnaliser l’IVG.

Je vous invite à reprendre les débats en question, vous verrez que ces propos ont été tenus et répétés. Madame la présidente, nous défendons ces amendements pour être totalement en phase avec vos déclarations de 2018 ! (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RN et LR.)

Mme la présidente : Merci monsieur Hetzel, mais, si vous citez mes propos, il faut les reprendre dans leur intégralité ! Ceux-là datent de 2018. J’ai indiqué publiquement et à de très nombreuses reprises que ma réflexion avait évolué et que j’étais à présent favorable à la constitutionnalisation de l’interruption volontaire de grossesse ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RE, Dem et SOC.) J’espère que c’est maintenant clair pour tous.

Patrick Hetzel :

La loi Veil relative à l’IVG que vous proposez de constitutionnaliser, cela a été rappelé plusieurs fois, notamment par notre oratrice Émilie Bonnivard, était une loi d’équilibre : elle évoquait également la préservation et la protection de la vie à naître, tout en se préoccupant de la clause de conscience des professionnels. Ma question est très simple, monsieur le garde des sceaux : à partir du moment où vous constitutionnalisez l’un des éléments constitutifs du triptyque de la loi Veil et non pas les deux autres, n’allez-vous pas créer, hiérarchie des normes oblige, une asymétrie juridique au profit du droit à l’IVG ?

Patrick Hetzel

Le Conseil constitutionnel s’est déjà prononcé à quatre reprises sur la question de l’IVG : en 1975, en 2001 et, plus récemment, en 2014 et en 2016. Ses conclusions, qui sont reprises dans l’avis du Conseil d’État, ont toujours jugé l’IVG conforme à la Constitution.

L’amendement reprend la décision du Conseil constitutionnel du 27 juin 2001, laquelle indique que le respect de la Constitution impose un équilibre « entre, d’une part, la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre toute forme de dégradation et, d’autre part, la liberté de la femme qui découle de l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ». La loi fondamentale doit garantir l’équilibre entre le respect de la liberté de la femme et la protection de la vie à naître. Il est troublant de constater à quel point vous êtes gênés lorsque nous évoquons l’asymétrie que provoque la constitutionnalisation de l’une sans celle de l’autre.

Patrick Hetzel

Il reste une question de fond à laquelle aucune réponse n’a été apportée ; je me permets de la réitérer parce que c’est un point clé. Pouvez-vous nous garantir que le principe constitutionnel de respect de la dignité humaine englobe la protection de la vie à naître ? Si tel était le cas, ce serait de nature à nous rassurer. Pouvez-vous juste nous garantir cela ?

Patrick Hetzel

Vous serez d’accord avec nous pour affirmer qu’en l’état du droit, les deux clauses de conscience – la clause de conscience générale et celle qui s’applique spécifiquement à l’IVG – sont inscrites dans la loi ordinaire.

Pour le reste, il y a débat : si certains constitutionnalistes estiment que ces clauses sont également constitutionnellement protégées – c’est la thèse que vous semblez développer –, nous n’en avons pas la garantie. C’est pourquoi nous défendons ces amendements de précision afin que le respect de la liberté de conscience figure dans la réforme constitutionnelle. Je ne vois vraiment pas pourquoi vous vous y opposeriez !

Patrick Hetzel

Nous avions, dans le prolongement des débats portant sur la loi du 2 août 2021 relative à la bioéthique, engagé un recours auprès du Conseil Constitutionnel afin d’en obtenir l’avis sur l’eugénisme, question importante s’il en est.

Le Conseil Constitutionnel avait alors indiqué qu’il ne lui appartenait pas de se prononcer sur le sujet, que cela revenait au constituant. Or, comme nous discutons d’un projet de loi constitutionnelle, il nous semble pertinent d’évoquer la lutte contre l’eugénisme. Notre amendement vise donc à compléter l’alinéa 2 par les mots : « Elle garantit la lutte contre l’eugénisme. »

Patrick Hetzel

Il est vrai que les débats s’accélèrent, mais son importance justifierait que le Gouvernement s’exprime au sujet de l’eugénisme.

Monsieur le ministre, vous le savez : nous examinons un projet de loi constitutionnelle. Nous n’avons déposé aucun amendement qui déborde du périmètre du projet de loi, mais lorsqu’il est question de l’interruption volontaire de grossesse, il est légitime d’évoquer l’eugénisme.

Il est regrettable que vous ne vouliez pas répondre : la représentation nationale mérite mieux !

Avortement : “Pourquoi avez-vous peur du débat ?”

Voici les interventions du député LR Xavier Breton, lors de la discussion du projet de loi sur l’avortement, mardi dernier :

Xavier Breton à propos d’un amendement de suppression de l’article :

Je veux être très clair : je défends cet amendement à titre personnel. Seule Émilie Bonnivard est habilitée, en tant qu’oratrice du groupe Les Républicains, à s’exprimer au nom de ce dernier. Si vous devez vous en prendre à quelqu’un, adressez vos reproches aux députés à titre individuel et non au groupe.

Nous déposons un amendement de suppression car, même après les débats en commission, nous n’y voyons pas clair. Un équilibre doit être recherché entre la liberté de la femme et la protection de la vie à naître. La formulation que vous souhaitez introduire dans la Constitution changera-t-elle quoi que ce soit ? Si cet ajout est sans conséquences, à quoi bon ? S’il en a, il faut nous expliquer lesquelles. Nous n’avons toujours pas compris ! Cela ne peut modifier que l’équilibre entre la liberté…

Est-ce que cela change l’équilibre entre la protection de la vie à naître et la liberté de la femme ? Nous pensons que oui. Si vous n’êtes pas d’accord, dites-nous en quoi consiste le changement. Nous avons besoin d’y voir clair ! Si cette modification relève du pur symbole, le moment nous paraît mal choisi. Si, au contraire, elle a des conséquences, dites-nous lesquelles. Nous attendons des réponses claires. Comme nous ne les avons pas obtenues en commission, nous demandons la suppression de ce texte, qui manque de clarté.

Planning familial

Xavier Breton

Nous abordons ici la question des délais, et elle n’a rien de théorique. Je rappelle qu’il y en a, dans ce pays, qui milite pour la suppression des délais et qu’ils sont très proches de vous : j’ai entendu les compliments que vous faisiez au Planning familial, en vous prosternant devant lui. Mais, à voir son plan stratégique 2023-2025, il me semble que si le Planning familial est normalement le bras armé du Gouvernement, les rôles s’inversent pour lui permettre dorénavant de faire passer son idéologie.

En effet, le Planning familial s’engage à « défendre la suppression totale du délai de recours à l’IVG » et à « lutter pour l’allongement des délais d’IVG ». Je note que l’IMG n’est certes pas soumise à des conditions de délai, mais qu’elle ne peut s’appliquer que sous conditions médicales. Or, pour le planning familial, seule la personne enceinte a le droit de décider pour son corps et devrait donc avoir le droit, si elle le souhaite, de mettre fin à une grossesse non désirée. Êtes-vous d’accord avec ces positions ? Je vous le demande parce que vous semblez à la remorque du planning familial sur toutes ces questions. Ou bien est-ce que vous prenez l’engagement de ne jamais aller dans le sens d’un allongement du délai de l’IVG ?

On avait déjà eu droit au critère de la détresse psychosociale – notion confuse – pour justifier cet allongement, lequel a, heureusement été supprimé par le Sénat. Il y en a qui ne veulent aucune limite à l’avortement et je respecte la cohérence de leur choix car eux, au moins, ne sont pas hypocrites !

Opposition au planning familial

Xavier Breton

Continuons à voir ce que sont les préconisations du Planning familial dans son plan stratégique. Il y a une pensée unique qui interdit de le mettre en cause, mais je m’y oppose ! Et je souhaiterais que vous soyez aussi clairs que moi sur votre position, mes chers collègues. Pour ma part, je suis contre la suppression de tout délai pour l’IVG et je m’oppose aussi à ce que « le Planning familial s’engage à lutter contre la stigmatisation de l’avortement, notamment à travers la demande de la suppression de la double clause de conscience ». Dites que vous êtes d’accord ou non, mais soyez clairs ! On voit bien que vous êtes vraiment à sa disposition, que vous êtes les larbins du Planning familial pour mettre en œuvre son idéologie. Sinon, réagissez un petit peu ! Dites-nous que vous êtes contre la suppression de la double clause de conscience !

Au titre de votre tutelle sur le Planning familial, demandez-lui qu’il renonce à ses propositions inadmissibles ! L’avortement jusqu’à 9 mois et inconditionnel est inadmissible dans notre pays. Mais que ceux qui défendent ces propositions au nom de leur propre cohérence le disent aussi.

Clause de conscience

Xavier Breton

Cet amendement porte sur la clause de conscience : nous avons besoin de connaître vos positions, monsieur le garde des sceaux et monsieur le rapporteur. Êtes-vous pour ou contre sa suppression ?

Vous me répondrez que cet élément ne figure pas dans le texte. Dont acte. Cependant, tel qu’il est actuellement rédigé, celui-ci autoriserait la suppression de la clause de conscience si elle devait être votée. Une telle disposition serait conforme à la Constitution car, pour reprendre les termes du garde des sceaux, vous renforcez ici la liberté de la femme par rapport à la protection de la vie à naître.

De la même manière, notre collègue Panot s’est dite favorable au droit inconditionnel à l’avortement jusqu’à neuf mois de grossesse. Dont acte.  Je suis contre une telle éventualité, mais je la respecte.

Mais ce que j’attendais de vous, monsieur le rapporteur, c’est que vous vous positionniez contre l’avortement inconditionnel. Vous avez été choisi comme rapporteur par votre majorité, alors que vous êtes favorable à l’avortement inconditionnel – sinon, prenez le micro et dites-le !

Il faut avoir ce courage afin de concilier deux principes. Si l’on ne défend que la liberté de la femme, où sont les limites ? La protection de la vie à naître ne saurait rester du seul ressort de l’article 16 du code civil – de niveau législatif donc – car c’est aussi un principe d’ordre supérieur.

Monsieur le garde des sceaux, vous rappelez les décisions du Conseil constitutionnel qui font référence à la liberté de conscience. Mais il ne s’agit pas d’une référence explicite aux clauses de conscience, qui pourraient être amputées avec la constitutionnalisation à venir. Et je ne parle pas de celle de l’IVG, mais de la liberté de la femme. C’est le chemin que vous préparez. Soyez clair !

Il est hypocrite de votre part de ne pas l’assumer. Enfin, nous attendons également – nous y tenons – votre réponse sur le sens du mot « femme ».

Avortement Yougoslavie

Xavier Breton

Avec l’examen des amendements, nous allons pouvoir entrer dans le vif du sujet et nous atteler à la rédaction du texte.

Il faut dédramatiser le débat autour de ce projet de loi. J’ai à nouveau entendu parler de première historique.

Or, comme je l’ai indiqué à M. le garde des sceaux et à M. le rapporteur en commission des lois, il existe un précédent : il y a cinquante ans, l’article 191 de la nouvelle Constitution yougoslave de 1974 disposait que « c’est un droit de l’homme de décider librement de la naissance de ses enfants ».

La Constitution de la Yougoslavie socialiste consacrait donc un droit à l’avortement en même temps qu’elle conférait des pouvoirs à vie au président Tito.

Marc Le Fur

Ça leur a réussi ! (Sourires.)

Xavier Breton

Voilà qui relativise la portée historique de votre texte : contrairement à ce que vous prétendez, nous ne serons pas le premier pays à inscrire un droit à l’avortement ou une liberté d’avorter dans sa Constitution, mais le deuxième ! Vous vous en contenterez peut-être, mais cela met les choses en perspective.

Mais passons aux choses sérieuses : il faut maintenir un équilibre entre la liberté de la femme, qui est reconnue, et la protection de la vie à naître, qui est également protégée. Cet équilibre a été douloureusement atteint lors du vote de la loi Veil en 1975, avant d’être consacré par la jurisprudence du Conseil constitutionnel.

L’équilibre sera-t-il rompu par la révision constitutionnelle que vous proposez ? Les questions sont nombreuses à ce sujet. Nous allons maintenant les poser en défendant nos amendements. Nous attendons des réponses car elles serviront, comme tout notre débat, à l’interprétation de la Constitution.

Définition de la femme

Xavier Breton

J’aimerais tout d’abord revenir sur le mot « femme » dont il a été question lors de l’examen des amendements de Mme Panot, il y a quelques instants.

Les mots ont-ils encore un sens ? Ou bien on considère que des personnes, quel que soit leur état civil, peuvent être enceintes, ce qui peut arriver, nous le savons ; dans ce cas, employons le mot « personnes ». Ou bien on considère que seules les femmes peuvent être enceintes ; dans ce cas, nous devons nous mettre d’accord sur la définition juridique d’une femme.

L’extrait de l’avis du Conseil d’État que vous avez lu – « sans considération tenant à l’état civil, l’âge […] » –, c’est du blabla !

D’un point de vue juridique, une femme est définie comme telle en fonction de l’état civil, un point c’est tout, à moins que M. le garde des sceaux nous donne une autre définition juridique du mot « femme ».

Vous avez choisi d’employer le mot « femme » dans votre rédaction. Dont acte. Allez jusqu’au bout. Un homme, défini comme tel par l’état civil, fût-il transgenre et enceint avant son changement de sexe, ne peut pas avoir accès au droit tel que vous l’avez prévu, puisque vous avez choisi de l’accorder à une « femme ».

Si, à présent, vous êtes perméable à l’idéologie woke, libre à vous d’accorder ce droit. Mais quand vous considérez que, en vertu d’un changement de sexe à l’état civil – une mesure que vous avez décidée et que nous avons condamnée –, des hommes peuvent être enceints, nous répondons qu’il n’est pas possible d’employer le mot « femme » car celui-ci répond a une définition bien précise.

Vous dites que la définition du mot « femme » n’a rien à voir avec l’état civil. Dans ce cas, donnez-nous la vôtre. J’attends votre réponse, elle me semble importante.

J’en viens à l’amendement. Il prévoit que la loi mentionne le respect de l’équilibre entre la liberté de la femme et la protection de la vie à naître. J’en profite pour indiquer au rapporteur que nous n’avons jamais utilisé l’expression « droit à la vie à naître » mais bien « protection de la vie à naître ».

Vous avez dit tout à l’heure que la protection de la vie à naître ne faisait pas partie du bloc de constitutionnalité. Cela signifie bien que la liberté de la femme l’emportera sur celui du respect de la vie à naître. Par conséquent, ce qui nous attend, c’est une suppression des délais et des clauses de conscience.

Rupture équilibre

Xavier Breton

Cet amendement, que Thibault Bazin a rédigé et que j’ai cosigné, vise à inscrire expressément dans le texte qu’il ne faut pas rompre l’équilibre entre deux principes, d’une part la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre toute forme de dégradation, d’autre part la liberté de la femme.

Le Conseil constitutionnel se fonde sur ces deux principes dans sa jurisprudence.

Monsieur le garde des sceaux, vous avez indiqué tout à l’heure que le texte visait à donner davantage de force à la liberté de la femme et à l’élever dans la hiérarchie des normes. Cela veut bien dire que le ou les principes qui restent au même rang seront moins forts par rapport à la liberté de la femme. Il y a donc une rupture de l’équilibre existant. Assumez-le ! Vous ne pouvez pas dire que cela ne change rien.

Monsieur le rapporteur, vous avez affirmé que le texte ne modifierait en rien le cadre législatif et réglementaire en vigueur. Donc acte. Le Conseil d’État estime effectivement que la constitutionnalisation de la liberté de la femme de recourir à l’IVG n’impose aucune modification de la législation. Toutefois, les choses peuvent changer à l’avenir, en raison du déséquilibre créé en faveur de la liberté de la femme, au détriment de la protection de la vie à naître.

Vous pouvez dire « des femmes » ; pour ma part, je dirai « de la femme ». Chacun fait ce qu’il veut.

Votre idéologie élitiste, sachez-le, j’y suis complètement imperméable.

Ne vous épuisez pas, menez d’autres combats ! Vous pouvez y revenir à l’envi, vous pouvez vociférer, je ne changerai pas sur ce point.

Si j’ai envie de dire « l’homme » pour faire référence aux hommes et « la femme » pour faire référence aux femmes, je continuerai à le faire, ne vous en déplaise.

Je parle donc de la liberté de la femme. Pour ma part, je ne vous reproche pas de dire « les femmes ».

Vous rendez-vous compte qu’il s’agit d’atteintes à la liberté d’expression ? Vous nous obligez à utiliser des mots…

Sens du mot femme

Xavier Breton

Ce qui montre que vous êtes sous l’emprise de l’idéologie woke, monsieur le garde des sceaux, c’est qu’on attend toujours votre réponse sur le sens du mot « femme ».

Si j’ai bien suivi, du fait de votre législation sur le changement de sexe dans l’état civil, cela ne concernera pas que des femmes. Alors, assumez-le, et reconnaissez que des hommes enceints pourront demander à avorter ! On peut même voir dans le métro des affiches sur le sujet !

Tout cela découle de l’idéologie dont vous êtes le complice.

Le problème, c’est que vous n’osez pas le dire. Vous êtes à la dérive, il n’y a plus de repères. Au moins, à la NUPES, ils sont cohérents, ils ont des convictions, les choses sont claires. Le Planning familial affiche ses revendications, il a un plan. Alors que vous, vous suivez sans oser le dire.

Je répète donc ma question. Que doit-on entendre par « femme » ? S’agit-il de toutes les femmes, rien que les femmes ? Apparemment, non : cela concernerait également celles qui ne le sont plus, etc. Quelle est la définition juridique du terme ?

Voilà le niveau du débat. Je demande au garde des sceaux de préciser la signification du mot « femme », qui n’a plus son sens historique, et tout ce que vous trouvez à dire, c’est « Foutez-nous la paix » !

C’est typiquement votre conception du débat.

Non, madame, nous n’allons pas vous foutre la paix. Votre idéologie woke, nous allons la combattre !

GPA

Xavier Breton

Si le sujet que j’aborde présente peu de liens avec l’IVG, il concerne tout de même la question de la procréation. Nous attendions que le Gouvernement se place à la tête d’un mouvement d’opposition à la gestation pour autrui (GPA).

Il me semble que le pays a besoin d’une parole gouvernementale claire, alors que les positions des ministres fluctuent au gré de l’actualité et des modes.

On attendrait qu’une position très claire soit exprimée face au risque de marchandisation du corps des femmes. Ainsi, au lieu d’un débat aussi compliqué que celui auquel nous avons participé ce soir, une clarification sur la question de la GPA aurait été bienvenue. Il y va du respect de la liberté des femmes, qui devrait être réaffirmé ; mais sur ce sujet, on ne risque pas de vous entendre.

Limites de l’IVG

Xavier Breton

Pourquoi avez-vous peur du débat, cher collègue ? Nous examinons un projet de loi constitutionnel qui fera l’objet d’une seule lecture. Si le processus législatif devait aller jusqu’au bout, le texte sera examiné par le Parlement réuni en Congrès à Versailles, où nous n’aurons pas la possibilité de nous exprimer : nous nous contenterons de voter. Nous avons consacré deux heures à la discussion générale et trois heures à la discussion des amendements, que nous poursuivons ce soir. Est-ce encore trop pour vous ? Souhaitez-vous pratiquer l’entrave aux débats ? Auriez-vous peur de discuter de ces questions ?

Pourquoi refusez-vous d’organiser un référendum sur un tel sujet ? Parce que vous ne voulez pas que nos concitoyens entendent des conceptions différentes des vôtres, vous qui vous prétendez les tenants du pluralisme et de la liberté d’expression ? Débattons, même si nous ne sommes pas d’accord ! N’ayons pas peur ! Nous sommes en train de nous prononcer sur une révision de notre Constitution : chaque mot compte.

Nous proposons, dans cet amendement, d’adjoindre la notion de « limites » à celle de « conditions dans lesquelles s’exerce » le recours à l’interruption volontaire de grossesse. Aucun principe n’est absolu : ils doivent toujours s’appliquer au regard des autres principes existants. Ainsi, la liberté de la femme doit être conciliée avec la protection de la vie à naître. En mentionnant explicitement ces limites dans la Constitution, nous assurerions cet équilibre, dont nous voyons bien que vous voulez le rompre mais que nous souhaitons maintenir.

Menace sur la conscience des soignants

Emmanuel Sapin, professeur en chirurgie pédiatrique et néonatale, écrit dans une tribune du Figaro :

« Si l’Etat français entend accorder au recours à l’IVG le rang de liberté garantie par la Constitution, il serait prudent qu’il confirme dans le même texte sa détermination à garantir de manière tout aussi claire le droit, pour tout soignant, de ne pas concourir à une interruption de grossesse ».

« En l’état de sa rédaction, ce projet est muet sur les conséquences de cette évolution sur la protection de la clause de conscience qui vise à garantir aux professionnels de santé le droit de refuser de participer à la réalisation d’un acte contraire à leurs convictions personnelles, professionnelles ou éthiques ».

« Le recours à sa conscience est une liberté essentielle de toute personne exerçant une profession avec responsabilité ». Il serait « dramatique que certains, une fois la réforme constitutionnelle menée à son terme, obtiennent du législateur la suppression dans le code de la santé publique de la clause de conscience au motif que l’avortement, devenu un droit constitutionnellement garanti, impose que chaque soignant, au mépris de son éthique personnelle, participe à une IVG ».

« S’est-on posé la question de savoir, au-delà de la constatation, pourquoi un nombre croissant de médecins et de sages-femmes refusent de pratiquer des interruptions de grossesse ? ». « C’est qu’elles et eux savent que l’IVG n’est pas un acte banal ». « La disparition de la clause de conscience conduirait des soignants à démissionner, sans compter l’incertitude pour les futurs soignants sans garantie constitutionnelle de la clause de conscience. Dans la situation actuelle de crise des effectifs des professions de la santé, cela aggraverait encore la situation déjà très précaire de notre système de santé ».

« Notre devoir de soignants est d’entendre les femmes dans leur détresse ou difficultés lorsque certaines situations de vie les amènent à demander un geste qu’elles réprouveraient dans tout autre moment. Mais cela ne doit pas entraîner l’obligation pour le personnel de santé d’effectuer ce qui heurte sa conscience pour des raisons personnelles ou professionnelles ».

Source : Gènéthique

Mgr Morandi élu à la tête de la conférence des évêques d’Émilie-Romagne

Benoit et moi évoque les tensions entre une partie de l’épiscopat italien et le Pape :

L’archevêque Giacomo Morandi, 58 ans, a été démis de ses fonctions par le Saint-Père peu après que la Congrégation pour la doctrine de la foi, dont Morandi était le secrétaire, se soit prononcée en 2021 contre la légitimité des bénédictions liturgiques pour les couples de même sexe.

Mais le 15 janvier, Morandi a été élu à la tête de la Conférence des évêques d’Émilie-Romagne, une région clé du nord de l’Italie dont le centre est Bologne.

Quand la CDF a publié un responsum ad dubium en réponse à une question sur la légitimité des bénédictions liturgiques pour les couples de même sexe, l’archevêque Morandi a été considéré comme la force motrice du rejet par le Vatican des bénédictions pour les couples de même sexe .

La déclaration a été publiée avec l’autorité du pape François seulement après que l’archevêque Morandi ait insisté pour que la question soit abordée en réponse aux appels répétés de plusieurs évêques allemands en faveur des bénédictions liturgiques pour les couples de même sexe.

Morandi, éminent canoniste, a rejoint la CDF en tant que sous-secrétaire en 2015 et a été promu secrétaire – le numéro 2 – deux ans plus tard.

En réponse à la question : « L’Église a-t-elle le pouvoir de donner la bénédiction aux unions de personnes de même sexe ? », la CDF, sous sa direction, a répondu : « Non ».

Dans une explication jointe, la CDF a déclaré : « Dieu ne bénit pas et ne peut pas bénir le péché ».

L’archevêque Morandi a été identifié comme l’auteur du document de mars 2021, qui est toujours contraignant, mais à la fin de l’année, il a été rétrogradé au rang d’évêque diocésain de Reggio Emilia-Guastalla, en Italie. Il a été autorisé à conserver son rang archiépiscopal « ad personam », càd seulement de nom.

L’archevêque Morandi s’est également opposé à l’imposition de nouvelles restrictions à la célébration de la messe traditionnelle en latin, introduites en décembre de la même année avec Traditionis custodes, un motu proprio papal, ou acte « d’initiative » du pape, une façon d’exercer un gouvernement autocratique au sein du Saint-Siège.

À l’époque, les rumeurs selon lesquelles le départ de Morandi était lié au responsum ont été démenties par des sources vaticanes, qui les ont qualifiées d’ « absurdes ».

Selon ces sources, il s’agissait d’une première étape dans un remaniement visant à permettre au pape de réformer et de nommer un nouveau chef du département doctrinal, désormais connu sous le nom de Dicastère pour la Doctrine de la Foi.

Le Père Daniel Brottier, « moi, je ferai pleuvoir des billets de banque » !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Les éditions Salvator ont eu l’idée précieuse de rééditer la vie du Père Brottier , “En confiance” du père Alphonse Gilbert.

Daniel Brottier, né le 7 septembre 1876 à La Ferté-Saint-Cyr en Loir-et-Cher et mort le 28 février 1936 à Paris, est un missionnaire spiritain français, ensuite nommé directeur de la fondation des orphelins apprentis d’Auteuil (par le cardinal Dubois), puis béatifié par Jean-Paul II le 25 novembre 1984.

Depuis son enfance, Daniel voulait être prêtre. Et son amitié pour Jésus cultivée dans le terreau de la foi familiale s’exprime naïvement dans un dialogue intérieur fréquent qui ne le quittera plus. « En confiance », la devise du père Brottier. Ce mot confiance cristallise pour lui sa personnalité spirituelle et l’influx vital qu’il a communiqué à son œuvre. Dans cet ouvrage, le père Alphonse Gilbert nous livre Daniel Brottier dans l’une de ses dimensions trop méconnues : sa relation profonde à Dieu.

Les amis du père Brottier sont tous frappés par l’auréole teintée de merveilleux et de réussite qui l’a marqué tout au long de sa vie :

  • ses initiatives multiples, à la limite de la provocation à Saint-Louis du Sénégal ; alors que les lois Combes expulsent les religieux des écoles et des hôpitaux, il fonde patronages et chorales, jardins d’enfants et fanfares, …
  • l’invraisemblable « baraka » qui l’accompagnera quotidiennement pendant les cinquante-deux mois de la Grande Guerre ; bien qu’il soit exempté, Daniel Brottier se porte volontaire comme aumônier militaire. Il passe l’intégralité de la guerre en première ligne sans pourtant jamais être blessé, un « miracle » qu’il attribue à sainte Thérèse de Lisieux car l’évêque de Dakar lui a déclaré, après la guerre, l’avoir « secrètement confié à la protection de Thérèse de Lisieux » et avoir régulièrement prié la carmélite de « protéger son curé ».
  • la création de l’Union nationale des combattants, qui rassembla une foule d’hommes de tous horizons ;
  • la construction de la cathédrale de Dakar, événement considérable pour l’Eglise missionnaire ;
  • enfin et surtout la dimension spectaculaire donnée à Apprentis d’Auteuil, en douze ans à partir du fantastique pari sur la construction du sanctuaire de sainte Thérèse de Lisieux. Premier sanctuaire parisien dédiée à la Petite Sainte.

Ce bilan nous confond et nous serions tentés de l’attribuer aux seules qualités humaines, aux seules vertus naturelles de Daniel Brottier. C’est tout ignorer des étranges chemins de la Providence. Et c’est la grâce du père Alphonse Gilbert de nous faire découvrir, au grand jour, cette intimité du père Brottier avec Dieu. Son Dieu. Cette intimité est influencée par deux spiritualités qui se rejoignent sans cesse : celle de François Libermann, qui façonne la congrégation du Saint-Esprit ; celle de sainte Thérèse de Lisieux, qui a fait redécouvrir à un monde désespéré l’amour fou de Dieu pour les hommes.

Le père Brottier est pétri pendant tout son noviciat des principes du père Libermann : union habituelle à Dieu par la prière, le sacrifice, l’amour des plus pauvres, vécue au quotidien dans les moindres détails de la vie de communauté et de l’action missionnaire. Il reprend à con compte la fameuse phrase de sainte Thérèse « Je n’ai jamais passé plus de trois minutes sans penser à Dieu ». Tout comme François Libermann et tout comme sainte Thérèse, le père Brottier est marqué dans sa chair par des épreuves de souffrances terribles. Les épreuves spirituelles sont pires. Mais cette souffrance est le tremplin que Dieu propose pour entrainer davantage les âmes choisies, dans son intimité. Un mystérieux « étau d’amour » étreint le père, qui à travers l’étonnante panoplie de ses activités lui fera atteindre l’essentiel : l’union constante à Dieu.

Avec la direction dynamique du père Brottier, les Apprentis d’Auteuil se développent dans toute la France. Il crée 7 nouvelles maisons. En 1936, l’ensemble de ces maisons accueillent 1400 orphelins. Ces 12 années de travail intensif ont achevé d’épuiser le père. Le 2 février 1936, c’est consécration de la cathédrale de Dakar, ce sera sans lui.

Il a passé sa vie à chercher de l’argent pour la mission, pour les enfants abandonnés, pour la chapelle de Thérèse qu’il a tant aimée. Alors que Thérèse avait promis de faire pleuvoir des pétales de roses depuis le ciel, le père Brottier, très pragmatique, a dit : « Moi, je ferai pleuvoir des billets de banque ! »

Il s’éteint le 28 février 1936, à l’hôpital Saint-Joseph. Il est enterré au sanctuaire Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus à Auteuil.

SUR LIVRES EN FAMILLE, retrouvez d’autres ouvrages pour enfants et adultes sur LE PERE BROTTIER. Père Daniel Brottier, en confiance, du père Alphonse Gilbert, 378 pages, Editions Salvator, 21.90 €

Nos ancêtres les Celtes

La version anglaise :

La version française :

Le nouveau « congé de naissance », une mesure en trompe-l’œil

Pascale Morinière, présidente des Associations familiales catholiques (AFC), est interrogée par Fabrice Madouas dans France catholique, à propos des annonces gouvernementales. Extraits :

[…] Les mesures annoncées vous semblent-elles à la hauteur de ce défi démographique ?

Je crains que l’on ait pris les choses à l’envers. Pour que la natalité reparte, il faut d’abord analyser les raisons de son recul. En France, un adulte de moins de 50 ans sur trois a renoncé à avoir un enfant, ou d’autres enfants s’il en avait déjà. Pourquoi ? L’enquête que nous avons confiée à l’Ifop en juillet 2023 permet d’identifier les freins à la natalité. Les deux premières raisons avancées tiennent aux modes de garde, trop chers ou inexistants, et aux problèmes d’emploi et de ressources financières. L’inquiétude liée à la crise climatique, dont on parle tant, n’arrive qu’en cinquième position. On voit bien quelles sont les priorités.

Fort de ce diagnostic, que pensez-vous des mesures envisagées ?

La principale concerne la garde de l’enfant. Le gouvernement dit vouloir créer un nouveau « congé de naissance ». Il s’agirait de remplacer les congés parentaux jusqu’à 3 ans, rémunérés environ 429 € par mois, par un congé de 6 mois. La rémunération se ferait en fonction du salaire et n’excéderait pas 1 800 € par mois.

Première remarque : en réalité, ce congé de naissance n’est pas de 6 mois, car il inclurait les 2 mois et demi de l’actuel congé maternité. C’est donc un congé de 3 mois et demi seulement, et même de 2 mois pour le troisième enfant puisque le congé maternité est plus long dans ce cas. C’est donc une mesure en trompe-l’œil.

Deuxième remarque : le congé parental, qui peut durer jusqu’aux 3 ans de l’enfant, serait supprimé puisqu’il s’agit de remplacer l’un par l’autre. Où est le progrès ?

En réalité, cette mesure est un leurre. Rien de plus que de l’affichage. Ce n’est pas ainsi que l’on permettra aux Français d’avoir autant d’enfants qu’ils le souhaitent. La vérité, c’est que le gouvernement cherche à faire des économies de toutes les manières possibles. Je rappelle que la branche « famille » de la Sécurité sociale est largement bénéficiaire – ce qui se comprend aisément : moins il y a d’enfants, moins il y a de prestations familiales à verser – et qu’elle est régulièrement prélevée pour abonder la branche « autonomie-vieillesse », en déficit puisque la population française vieillit… C’est un expédient, une « vision » comptable à courte vue qui néglige l’avenir. S’il n’y a plus d’enfants, comment pourra-t-on s’occuper des personnes âgées ? La politique familiale est un investissement. Le démographe et sociologue Gérard-François Dumont a démontré que le taux de natalité était corrélé au pourcentage du produit intérieur brut consacré à la famille. C’est pourquoi nous nous battons, au niveau européen, pour une modification des règles comptables : les mesures de politique familiale doivent être considérées comme un investissement et non comme une dépense, comme c’est aujourd’hui le cas – ce qui aggrave la dette des pays soucieux de relancer la natalité. […]

Enceinte d’un viol à 15 ans elle garde son bébé

Ayala Isenberg, 20 ans, a donné son témoignage sur le fait de devenir défenseur de la vie suite à une conception par viol. En tant que jeune adolescente et en choisissant de ne pas avorter.

« Honnêtement, je trouve assez insultant d’utiliser des femmes comme moi et nos enfants comme aliment politique pour le discours [pro-avortement], et surtout pour un gain économique pour l’industrie de l’avortement ». «Je trouve cela insultant parce que je pense que c’est parler au nom de femmes comme moi et de nos enfants.»

La jeune mère engagée de Charlotte, en Caroline du Nord, que les animateurs du podcast ont décrite comme « féroce » et « en pétard », a partagé son histoire dévastatrice d’avoir été « violée plus de fois que je ne peux en compter » au cours de quatre années d’abus commençant quand elle était juste une petite fille.

Lorsqu’elle a conçu sa fille, Rachel, à la suite d’une agression sexuelle à l’âge de 15 ans seulement, elle a rejeté l’avortement après avoir vu « un dépliant pour un centre de grossesse d’urgence » qui « m’a aidée à réaliser qu’il y avait des gens qui voulaient m’aider, comme : vraiment en désespérance.

C’est à ce moment-là qu’elle a commencé à s’identifier comme une défenseur de la vie, ce qui, selon elle, « a été la chose la plus importante dans ma vie » et a suscité le désir de se lancer en politique pour lutter pour les enfants à naître.

Elle a déclaré que sa grossesse l’avait obligée à

« prendre en compte la réalité [de] l’humanité du bébé à naître, une chose à laquelle nous n’avons pas souvent à penser en tant que société ».

Elle a déclaré qu’elle avait souvent été « critiquée » par des partisans de l’avortement « qui n’ont pas connu de grossesse, de viol ou d’agression sexuelle », mais qui sont néanmoins l’objet de son point de vue pro-vie, même s’il découle de ses propres expériences.

Ayala Isenberg a partagé une expérience dans laquelle elle a répondu au soutien d’une jeune femme en faveur de l’avortement en cas de viol en expliquant qu’elle était elle-même tombée enceinte de cette façon et qu’elle estimait néanmoins que son bébé « méritait de vivre ».

Selon Ayala Isenberg, la femme pro-avortement « a complètement changé son comportement et elle a dit : « tu es dégoûtante ». Pour A. Isenberg, l’expérience a été « déchirante ».

« Je pense que c’est ce que beaucoup de gens pensent des femmes comme moi ».

Malgré les réactions négatives, A. Isenberg est restée ferme dans sa conviction que les enfants à naître méritent la vie malgré les circonstances de leur conception et a reçu des commentaires positifs de la part d’autres survivantes de viol qui se sont senties réduites au silence.

Elle a déclaré que les femmes souffrent parce qu’elles n’entendent pas souvent parler des autres options disponibles, car ces options vont à l’encontre du discours pro-avortement.

« Vous savez, on entend rarement parler d’une réalité horrible d’abus sexuels, puis l’enfant qu’ils ont décidé de garder et d’aimer et, vous savez, de le placer en adoption ou de l’élever eux-mêmes ».

Sur la base de ses expériences personnelles et des histoires partagées avec elle par d’autres survivantes de viol, Isenberg a lancé un défi à ceux qui feraient de la publicité pour l’avortement comme solution au viol.

« Honnêtement, je leur demanderais simplement : que pensez-vous que l’avortement apporte aux victimes de viol ? « À votre avis, qu’est-ce que cela leur apporte ? Parce que beaucoup de gens n’y ont pas vraiment réfléchi, je suppose, mais ils supposent inconsciemment qu’une fois qu’on enlève le « bébé violé », qui est un terme que je n’apprécie pas dans la situation, ça, du coup, ça rend la situation meilleure.

Elle a déclaré que les femmes subissent encore des traumatismes dus à l’agression qui persisteront après l’avortement et nécessiteront une guérison grâce à une thérapie.

« L’avortement n’a rien à voir avec la guérison d’un viol ». « Je ne vois aucune manière dont cela puisse guérir, ou progresser de quelque manière que ce soit, pour cette femme, cette survivante comme moi, d’aller dans une clinique d’avortement, d’être attachée à une table, de se faire enlever violemment son enfant, ce qui est souvent très traumatisant, puis jeté sur le bord de la route » et le centre d’avortement lui a dit de simplement « nous appeler si quelque chose arrive ».

« Cela ne guérit pas ». « Rien de tout cela ne ressemble à ce qu’une survivante voudrait ressentir après avoir été agressée sexuellement. En fait, pour moi, l’avortement ressemble beaucoup à ce que l’on ressent après avoir été agressé sexuellement.

Endurant les horribles abus qu’elle a infligés, A. Isenberg a déclaré qu’elle était capable de ressentir une profonde empathie avec d’autres femmes et filles qui tombent enceintes à la suite d’un viol. Et elle sait que l’avortement n’est pas la seule issue.

« C’est pénible. C’est effrayant. Vous voulez juste vous en sortir ». « Et je sais ce que ça fait d’être prêt à faire quelque chose que l’on ne serait pas normalement à l’aise de faire, parce qu’on a juste besoin de s’échapper. Tu dois arrêter d’être blessé comme ça.

« Mais je dirais aussi que les conséquences de la perte de ce bébé vont durer toute une vie ».

Elle encourage les femmes à dénoncer leurs agresseurs aux autorités et à « échapper à ce qui s’est passé sans mettre fin à la vie de leur bébé, car ces conséquences sont éternelles ».

Elle a conseillé aux membres du mouvement pro-vie de s’informer sur les abus afin de mieux aider et de communiquer avec les femmes tombées enceintes à la suite d’un viol afin d’éviter de « traumatiser à nouveau » les survivantes, notant qu’il est extrêmement important pour celles qui sont en mesure de aider à « voir » et à « comprendre » la situation de la mère.

« Je pense que cela peut aussi éviter l’idée fausse selon laquelle on se dit : ‘Oh, je vais voir à travers toi et me soucier juste de ton bébé’ », a-t-elle déclaré, évoquant une accusation fréquemment utilisée par les militants pro-avortement contre les partisans de l’avortement, même si les organisations pro-vie font des efforts extraordinaires pour prendre soin et soutenir les mères ainsi que leurs bébés.

S’adressant aux jeunes mères, A. Isenberg les a exhortées à reconnaître que « si vous vous contentez de tendre la main et de demander de l’aide, il y a tellement de gens, en particulier au sein de la communauté pro-vie » qui « veulent vous aider dans votre démarche » dans cette situation et vous devez tendre la main et la demander.

« Vous avez toujours le choix. L’avortement n’est pas votre seule option ». « Ne laissez personne vous dire ça. Ni votre petit ami, ni votre mère, ni votre agresseur, ni personne dans cette situation, car, en fin de compte, c’est votre choix. Tu peux garder ce bébé.

Le coût de la révolution agricole

Le n°73 de La Nouvelle Revue Universelle publie un article de Patrick Buisson, tiré d’une conférence qu’il avait prononcée sur “La République, la démocratie, le progrès… ces dieux qui ont failli”. On y trouve ces quelques lignes comme en écho à l’actualité :

Vous pouvez commander ou vous abonner à la NRU ici ou la retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Fête de la Présentation de Jésus au Temple et de la Purification de la Sainte Vierge

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Précisons tout d’abord que la fête ne porte pas le titre de « Purification de la Très Sainte Vierge » comme on le trouve dans tous les anciens missels, mais de « Présentation de Jésus et Purification de la Sainte Vierge ».

Le décret de la Sacrée Congrégation des Rites du 2 janvier 1962 permet cette solennité extérieure le dimanche suivant la fête de la Présentation, y compris avec Bénédiction des Cierges et Procession. Le texte du décret de 1962 permet donc cette solennité extérieure mais n’entend nullement y obliger. Au célébrant d’en décider. Notons que la fête du 2 février est très largement solennisée le dimanche suivant dans les messes dites traditionnelles, mais ces précisions s’imposaient.

LNouvel Ordo Missæ de 1970 ne prévoit pas, en revanche, cette possibilité. La fête, qui s’appelle « Présentation du Seigneur au Temple » ne peut être célébrée que le 2 février, donc presque toujours en semaine.

Cette fête célébrée quarante jours après Noël commémore un événement qui s’est réellement produit 40 jours après la naissance de l’Enfant Jésus, en observation de la loi juive.

Elle présente la particularité d’être à la fois une fête de Notre-Seigneur, celle de la Présentation, et une fête de la Sainte Vierge, celle de la Purification. Les chants du propre de la messe, nous le verrons, se rapportent principalement au premier aspect, alors que pour l’ordinaire on doit prendre normalement une messe des fêtes de la Sainte Vierge, et de même les psaumes et l’hymne des vêpres sont ceux des fêtes de la Sainte Vierge.

De plus cette fête a reçu le nom populaire de Chandeleur, car on y procède avant la messe à la bénédiction des cierges que l’on porte ensuite en procession. L’Église a peut-être voulu par cet usage remplacer une antique fête païenne de la lumière ; en tout cas elle a choisi cette date à cause de la parole du vieillard Siméon prononcée en ce jour, et qui est lue à l’Évangile, saluant l’enfant Jésus dans son cantique Nunc dimittis en l’appelant ” lumière pour éclairer les nations “. D’ailleurs le cierge allumé est un symbole du Christ, lumière du monde, nous le retrouverons dans la liturgie pascale.

Bénédiction et la procession des cierges

Ce sont ces paroles de Siméon que l’on chante pendant la distribution des cierges sous la forme d’une petite antienne toute simple, entièrement syllabique, légère et joyeuse, comme la lumière dont elle exprime la clarté :

Lumen ad revelationem gentium, et gloriam plebis tuæ Israel
Lumière pour éclairer les nations et gloire de votre peuple Israël.

Cette antienne, dont le texte est le quatrième verset du cantique Nunc dimittis, est accompagnée par les trois premiers versets psalmodiés, suivis du Gloria Patri, avec à chaque fois reprise de l’antienne :

Nunc dimittis servum tuum, Domine, secundum verbum tuum in pace.
Quia viderunt oculi mei salutare tuum.
Quod parasti ante faciem omnium populorum.

Maintenant, Seigneur laissez votre serviteur s’en aller en paix selon votre parole
Car mes yeux ont vu le salut.
Que vous avez préparé à la face de tous les peuples.

Pendant la procession avec les cierges bénits que l’on tient allumés à la main, on chante une grande antienne très solennelle, qui semble d’origine orientale car cette fête a été célébrée d’abord à Jérusalem avant de l’être à Rome, et le texte de ce chant très riche, plein d’images et de symboles, contraste avec l’habituelle sobriété de la liturgie romaine.

Adorna thalamum tuum, Sion, et suscipe regem Christum : amplectere Mariam, quæ est cælestis porta : ipsa enim portat Regem gloriæ novi luminis : subsistit Virgo adducens manibus Filium ante luciferum : quem accipiens Simeon in ulnas suas prædicavit populis Dominum eum esse vitæ et mortis, et salvatorem mundi.
Sion orne ta chambre et reçois le Christ-Roi, ouvre les bras à Marie qui est la porte du Ciel : c’est elle qui porte le Roi de Gloire de la nouvelle lumière : la Vierge s’arrête présentant dans ses mains le Fils né avant la lumière. En la recevant dans ses bras Siméon annonce à tous les peuples qu’Il est le maître de la vie et de la mort et le Sauveur du monde.

La mélodie calme et solennelle évoque tout à fait une procession triomphale.

Au retour de la procession, en rentrant dans l’église, on chante un Répons ; les Répons sont essentiellement des chants de l’office des matines, mais on en chante aussi dans d’autres circonstances comme celle-ci. Ils ont toujours la même forme avec des versets, normalement deux dont le deuxième est le Gloria Patri, sur des psalmodies très ornées, et après chaque verset on reprend la dernière phrase du Répons. La mélodie de celui-ci utilise des formules habituelles à ce genre de pièce, et n’a donc pas de rapport spécial avec le texte, qui n’est d’ailleurs ici qu’un simple récit, tiré de l’Évangile de la fête.

Obtulerunt pro eo Domino par tuturum, aut duos pullos colombarum, sicut scriptum est in lege Domini.
Ils offrirent pour lui au Seigneur une paire de tourterelles ou deux petites colombes ainsi qu’il est prescrit dans la loi du Seigneur.

Et voici le premier verset :

Postquam autem impleti sunt dies purgationis Mariæ, secundum legem Moysi, tulerunt Jesum in Jerusalem, ut sisterent eum Domino.
Lorsque furent accomplis les jours de la purification de Marie selon la loi de Moïse, ils portèrent Jésus à Jérusalem pour l’offrir au Seigneur.

Messe

► Introït : Suscepimus

La procession des cierges de la Chandeleur est suivie aussitôt de la messe de la fête, dont les chants se rapportent à la présentation de l’enfant Jésus, venant lui-même dans le temple s’offrir à son père pour la mission rédemptrice qu’il doit accomplir.

Les deux premiers chants du propre de la messe, l’Introït et le Graduel ont le même texte, ce qui est assez rare. C’est un extrait du psaume 47, grand cantique d’action de grâce pour une victoire accordée par le Seigneur à son peuple, accompagnant l’entrée triomphale de l’arche d’alliance dans le temple de Jérusalem. Aujourd’hui ce n’est plus l’arche d’alliance, présence symbolique, mais c’est si l’on peut dire Dieu lui-même en chair et en os sous les traits d’un petit enfant qui fait son entrée dans son Temple. Les versets choisis pour l’Introït et que nous retrouverons au Graduel expriment notre reconnaissance et notre louange.

Suscepimus, Deus, misericordiam tuam in medio templi tui : secundum nomen tuum, Deus, ita et laus tua in fines terræ : justitia plena est dextera tua.
Dieu nous avons reçu votre miséricorde au milieu de votre temple : Comme votre Nom, ô Dieu, ainsi votre louange va jusqu’aux extrémités de la terre, car votre main droite est pleine de justice.

Maintenant c’est en permanence que Dieu est réellement présent dans nos églises et que nous y recevons des grâces innombrables. Ainsi notre reconnaissance s’exprime-t-elle par une mélodie enthousiaste, ample, joyeuse et solennelle. On chante à la suite le premier verset du psaume 47 :

Magnus Dominus et laudabilis nimis : in civitate Dei nostri, in monte sancto ejus.
Le Seigneur est grand et très digne de louanges : dans la cité de notre Dieu sur sa montagne sainte.

► Graduel : Suscepimus

Le texte de la première partie du Graduel est exactement le même que celui de l’Introït, tiré du psaume 47, sauf la dernière phrase :

Suscepimus Deus, misericordiam tuam in medio templi tui ; secundum nomen tuum, Deus, ita et laus tua in fines terræ.
Dieu nous avons reçu votre miséricorde au milieu de votre temple : Comme votre nom, Dieu, ainsi votre louange s’étend jusqu’aux extrémités de la terre.

La deuxième partie de ce Graduel reprend le verset précédent du psaume. :

Sicut audivimus, ita et vidimus in civitate Dei nostri, in monte sancto ejus.

Ce que nous avions entendu dire, maintenant nous le voyons dans la cité de notre Dieu sur sa montagne sainte.

La montagne sainte, déjà mentionnée dans le verset de l’Introït, est évidement celle où est bâti le temple de Jérusalem

Cette phrase fait penser aux paroles du vieillard Siméon dans son Nunc dimittis : Maintenant mes yeux ont vu votre salut. Ce sont vraiment les promesses de l’ancien Testament qui se réalisent aujourd’hui dans le Temple, et qui se renouvellent chaque jour dans nos églises.

La mélodie de ce Graduel est faite de formules habituelles que l’on entend souvent, mais elle comporte peu de grandes vocalises, car le texte est assez long, et elle s’attache davantage à bien souligner chaque mot.

TraitNunc dimittis

Suivant la date de Pâques, le 2 février peut se trouver encore dans le temps après l’Épiphanie, ou tomber déjà dans le temps de la Septuagésime. Dans le premier cas la messe comporte un Alléluia, mais dans le second cas, il est remplacé par un Trait. Disons tout de suite que celui-ci a pour texte le cantique Nunc dimittis du vieillard Siméon, que nous avons déjà trouvé à la bénédiction des cierges, chanté sur une psalmodie très ornée analogue à celles du temps de la Septuagésime.

► Offertoire : Diffusa est

Le chant de l’Offertoire de la Purification n’est pas propre à cette fête, mais est pris au commun des Vierges. Il a pour texte un verset du psaume 44, le grand cantique nuptial souvent utilisé dans la liturgie, ou le Roi est la figure du Christ, et la Reine la figure de l’Église, mais aussi de Marie, ou des vierges consacrées qui se sont unies mystiquement à l’époux divin. Le verset retenu ici, pris dans l’éloge du Roi, revient plusieurs fois au temps de Noël, dont la fête du 2 février marque la fin dans le calendrier :

Diffusa est gratia in labiis tuis ; propterea benedixit te Deus in æternum, et in sæculum sæculi.
La grâce est répandue sur vos lèvres, c’est pourquoi le Seigneur vous bénit éternellement et à jamais.

Aujourd’hui cet éloge s’adresse aussi bien à l’enfant Jésus qui fait son entrée dans son temple qu’à la Vierge qui le porte dans ses bras. La grâce ce n’est pas seulement une qualité de l’être humain qui le rend agréable à regarder, mais c’est ici un don de Dieu ; les lèvres, ce n’est pas seulement, avec le sourire, un élément de la beauté du visage, mais c’est aussi le siège de la parole : Jésus est le Verbe, parole de Dieu incarnée ; quant à Marie, pleine de grâces, c’est de ses lèvres qu’est sorti le fiat qui nous a ouvert le ciel, nous permettant de recevoir la bénédiction éternelle qui est ici évoquée. La liturgie y insiste longuement en ajoutant les mots et in sæculum sæculi qui ne figurent pas dans le psaume.

La mélodie commence dans le grave d’une manière un peu mystérieuse puis elle s’élève rapidement jusqu’à une teneur où elle va rester durant toute la pièce, accumulant les notes longues avec une insistance inlassable, surtout dans la dernière phrase, celle de l’éternité.

► Communion Responsum

Le texte de l’antienne de Communion du 2 février est tiré de l’Évangile du jour.

Responsum accepit Simeon a Spiritu Sancto, non visurum se mortem, nisi videret Christum Domini.
Siméon avait reçu la révélation du Saint Esprit qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu l’Oint du Seigneur.

La mélodie de cette petite antienne, très animée, et soulignant bien chaque mot du texte, exprime parfaitement la joie du vieillard Siméon devant la promesse accomplie.

Un documentaire sur Ste Marie de l’Incarnation

Les Studios St Louis préparent un documentaire sur Sainte Marie de l’Incarnation, une mystique française du XVIIe siècle qui fut la première religieuse à fonder une mission en Nouvelle-France.

Voici la bande-annonce du projet  :

 

Le documentaire est actuellement en phase de collecte de fonds sur Credofunding, et il ne reste que trois jours pour soutenir cette production (les dons sont défiscalisés).

I-Média – Agriculteurs : face à la colère, la com’

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur les liens parfois étroits entre politiques et journalistes. D’abord avec le traitement médiatique suite au discours de politique générale de Gabriel Attal. Ensuite avec l’annulation des “Complément d’enquête” sur les membres du gouvernement.

Le dossier du jour est consacré à l’analyse de la réponse par la com’ du gouvernement face à la révolte des agriculteurs.

Enfin, les pastilles de l’info abordent :

  • Les ciseaux de la censure : La rhétorique de défense de Laurent Fabius du Conseil constitutionnel.
  • Le bon point mainstream : Sylvain Tesson donne une leçon de défense face à la diabolisation.
  • La grande occultation : Le Texas vers une guerre de sécession ?

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Denis Olivennes, un vrai caméléon !

M.Attal : du Macron en plus joufflu et sans Brigitte. Mais du Macron quand même

Le discours de politique générale du nouveau Premier ministre était assez attendu. M.Attal tiendrait-il le choc ? Succéder à Mme Borne était quand même un grand avantage comparatif. Et M.Attal a déroulé avec conviction et une certaine crânerie son programme ce mardi 30 janvier à l’Assemblée nationale.

La première partie contenait un catalogue de mesures un peu disparates mais néanmoins souvent de bon sens. On avoue avoir été par exemple plaisamment surpris par (c’est un peu anecdotique mais le ton était là) :

« Je vous annonce une règle générale simple : tous les organes, organismes et autres comités qui ne se sont pas réunis au cours de ces douze derniers mois seront supprimés par règle générale ».

Et M.Attal a même parlé six fois d’identité et, si l’Europe et « européen » ont été cités 35 fois, le mot France a été cité 49 fois et Français 71 fois. Presqu’une révolution.

Par rapport au vocabulaire macronien standard, on aura aussi noté beaucoup de « je veux » : je veux prendre la parole, m’adresser, répondre, saluer, dire, rendre hommage, saluer… Peut-être faudrait-il qu’il comprenne qu’il est le Premier ministre et qu’il peut. On aura noté aussi beaucoup de « clair » (17 fois : les priorités, le cap, la promesse, la méthode, l’ambition, le principe, l’objectif et le message). Une véritable inondation de clarté, encore plus abondante d’ailleurs (ce fut un déluge) lors du propos liminaire de sa conférence de presse le 1er février.

Mais tout ceci est du détail.

M.Attal manie les mêmes mensonges que M.Macron et esquive de même le réel. Un seul exemple : Comment peut-on en même temps remarquer à deux reprises dans le discours :

« Que nous disent les professeurs ? Qu’ils croient en leur métier, mais que celui-ci est de plus en plus difficile à exercer, qu’ils ont parfois peur d’enseigner des pans entiers de notre Histoire et de notre littérature ! »

et aussi :

« Je tiens à dire également que je ne peux pas me résoudre à ce que des professeurs craignent d’aborder certains chapitres du programme. »

sans parler une seule fois d’islam ou de musulman ?

Mais tout ceci est encore accessoire.

Le vrai sujet est le suivant : comment M.Attal peut-il tout à la fois convoquer la souveraineté (mot cité 22 fois) pour d’abord mettre en œuvre toutes les mesures pointillistes qu’il a décrites, déclarer la guerre à la prolifération des normes et à la bureaucratisation et confirmer (en même temps) les deux axes majeurs que sont l’inféodation à l’Union européenne et une transition écologique érigée en dogme ?

Pour l’inféodation à l’Union européenne, il suffit de dire que, in fine, la souveraineté mise en avant est en réalité européenne :

« Sous l’égide du Président de la République, l’identité même de cette majorité, de ce gouvernement, est de reconquérir notre souveraineté française et européenne. »

et ce magnifique :

« Je parle de souveraineté nationale, mais c’est aussi par l’Europe que nous parviendrons à la consolider ».

Pour l’asservissement à des objectifs écologiques que par charité nous ne qualifierons que de contradictoires [on se rappelle par exemple le fameux objectif de 50% d’énergie nucléaire dans la production électrique française fixé par M.Hollande en 2012, réaffirmé par lui-même en 2016, endossé par M.Macron dans son programme présidentiel de 2017 pour être abandonné en rase campagne en novembre 2017 et laisser place à la déclaration martiale de M.Attal : « J’assume pleinement d’être à la tête d’un Gouvernement pro-énergie nucléaire, avec une majorité pro-énergie nucléaire qui le soutient »], voilà l’actuel mantra :

« C’est le sens de la planification écologique, qui protégera la biodiversité et permettra une réduction radicale de nos gaz à effet de serre – une baisse de 55 % d’ici à 2030 ! ».

Peut-être serait-il d’ailleurs instructif de comprendre finement comment ces émissions à effet de serre sont calculées, mais ne chicanons pas. Mais on aimerait comprendre comment cet objectif (qui un jour, on en prend le pari, sera annulé après avoir causé beaucoup de dégâts) est compatible avec la croissance voulue par M.Attal (« Une écologie populaire, c’est une écologie de la croissance et de l’emploi ») ?

« Il faut que tout change pour que rien ne change ». Jamais peut-être cet aphorisme n’aura été autant d’actualité. Le macronisme reste intact, avec l’objectif d’une Union européenne fédérale, immigrationniste, non-démocratique, islamozélée, de consommateurs soumis et finalement appauvris, comme horizon indépassable.

Aux parents qui voudraient néanmoins permettre à leurs enfants de développer des talents de communication politique, les cours de théâtre au collège semblent décidément appropriés. Le professeur ne s’appelle pas forcément Brigitte. Ceci étant comme nous l’a obligeamment rappelé M.Attal, cela ne garantit pas ipso facto une reprise de la fécondité française.

« Pas de pays sans paysans ! »

Communiqué de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron :

Il y a quinze ans déjà (c’était le 6 octobre 2009), j’écrivais dans un communiqué intitulé « Pour une économie et une agriculture au service de l’homme » :

« L’économie est faite pour l’homme et non l’homme pour l’économie. Voilà pourquoi l’Église défend le droit, pour tout homme, de vivre des fruits de son travail, de percevoir un « juste salaire » ou d’être rémunéré en fonction d’un « juste prix », susceptible de lui permettre de vivre dignement avec tous les siens ».

C’est dans le même esprit que plusieurs de mes frères évêques se sont exprimés, ces derniers jours, pour soutenir les justes revendications des agriculteurs, dont la mobilisation ne faiblit pas, et qui luttent aujourd’hui pour ne pas disparaître.

Je suis, en ce qui me concerne, bien conscient de la gravité de la situation et de la détresse de nombreux agriculteurs des Pyrénées Atlantiques, de France ou d’ailleurs, parfois contraints de vendre à perte du fait de la concurrence déloyale qu’ils subissent et des contraintes insupportables (normes, règlementations, contrôles…) qui pèsent sur eux. Sait-on, par exemple, que les statistiques officielles font état d’un suicide d’agriculteur tous les deux jours en France ? Je tiens par conséquent à les assurer de mon entier soutien moral et spirituel. Je suis par ailleurs convaincu qu’ils peuvent également compter sur la solidarité active des fidèles du diocèse.

Le gouvernement s’efforce, dans l’immédiat, de surmonter la crise actuelle en annonçant un certain nombre de mesures (arrêt de la hausse de la taxe sur le Gazole Non Routier, fonds d’urgence, simplification des normes, etc.), qui ne permettront probablement pas d’éteindre l’incendie ni de « sauver notre agriculture ».

Comment peut-on en effet prétendre sauver l’agriculture sans remettre en cause plusieurs dizaines d’accords ou traités de libre-échange négociés et ratifiés à Bruxelles, traités d’inspiration néo-libérale et mondialiste qui mettent l’agriculture française et européenne en concurrence avec des produits importés de divers pays qu’on dispense de respecter les normes environnementales et sanitaires auxquelles nos agriculteurs sont en revanche assujettis ?

La survie de notre agriculture et notre souveraineté alimentaire ne sont pas davantage compatibles avec le « Green deal » (Pacte Vert européen) et le programme dit « Farm to Fork » (« De la ferme à la table ») qui sous couvert de protéger l’environnement et de réduire les émissions de gaz à effet de serre, prévoient à l’échelle européenne, une décroissance de l’agriculture et de l’élevage (jachères, réduction de 10 à 20% des surfaces agricoles et de la production agricole, etc.).

Sans doute faudra-t-il, un jour ou l’autre, redéfinir les processus de décision entre l’Union européenne et chacun des États membres lorsque leurs intérêts vitaux sont en jeu, et mettre en œuvre, comme le souhaitent plusieurs syndicats agricoles, une nouvelle PAC (Politique Agricole Commune) plus respectueuse de la dignité des agriculteurs, qui n’entendent pas simplement dépendre d’aides ou de subventions, mais aspirent à vivre du fruit de leur travail.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : la crise que traverse le monde agricole est en réalité une crise civilisationnelle dont l’enjeu dépasse largement la situation des agriculteurs et la question de notre autonomie alimentaire.

Historien et spécialiste réputé du monde agricole, Raymond Delatouche écrivait :

« Le paysannat est l’origine nécessaire, l’assise irremplaçable de toute société. Il est sans exemple dans l’histoire qu’une civilisation, qui s’enracine dans la famille paysanne, ne survive à la paysannerie ».

Soyons donc fiers de nos racines, ne craignons pas d’apporter aux agriculteurs et à leurs justes revendications le soutien qu’ils méritent, osons même rappeler qu’une France sans paysans ne serait plus la France, pour défendre notre identité… Et que Dieu bénisse le labeur des paysans de France !

+ Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, le 1er février 2024

Adresse publique à son Eminence Monseigneur Arthur Roche

L’Institut catholique de Paris organise cette fin de semaine à Paris un colloque sur la liturgie (120€ tout de même pour y participer) auquel doit participer aujourd’hui le cardinal Roche, préfet du Dicastère pour la discipline des sacrements :

A cette occasion, l’Union Lex Orandi lui adresse une supplique publique :

Eminence,

A l’occasion de votre venue en France les 1er et 2 février 2024 à l’occasion du colloque annuel de l’Institut supérieur de liturgie de l’Université Catholique de Paris, l’Union Lex Orandi vous adresse ses souhaits de bienvenue au nom des associations de fidèles laïcs attachés à la liturgie traditionnelle qu’elle représente.

Le 16 juillet 2021, par le Motu Proprio Traditionis Custodes, le Pape François a décidé de restreindre drastiquement l’usage des livres liturgiques de 1962 autorisé par les Motu Proprio Ecclesia Dei et Summorum Pontificum. Les célébrations tolérées doivent désormais se tenir, les jours où elles seront permises, dans un lieu défini à l’exclusion des églises paroissiales. En dehors des paroisses personnelles, la célébration de l’ensemble des sacrements selon l’ancien Ordo nous est refusée. La constitution de nouveaux groupes de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle est prohibée.

Vous avez-vous-même travaillé à durcir ces dispositions par des Responsa ad dubium du 18 décembre 2021, et par le Rescrit signé par le pape François suite à votre audience auprès de lui le 20 février 2023.

La blessure que provoque en nous Traditionis Custodes et les mesures prises par vous attisent en nous un profond sentiment d’injustice et le ressenti d’un arbitraire opposé à une attitude pastorale authentique dans un Eglise qui se veut synodale et ouverte à « tous, tous, tous ! ». A l’heure où les crimes de nombreux clercs salissent toute l’Eglise, où des abus de toute sorte, financiers, sexuels, spirituels, conduisent beaucoup de nos contemporains à rejeter tout lien avec l’Eglise Catholique, la mise en place d’un apartheid liturgique nous montre le visage d’une Eglise de l’exclusion, incapable de faire un bilan de la dramatique crise de la foi que traverse notre époque.

Nous, fidèles laïcs, dont la vie spirituelle se nourrit de la liturgie célébrée selon l’ancien rite, avons ressenti et continuons de ressentir une très grande douleur devant la ségrégation dont nous sommes victimes. Nous considérons comme discriminantes les mesures exécutoires du Motu Proprio Traditionis Custodes, qui constituent une forme de punition collective appliquée aux fidèles attachés à la liturgie célébrée selon le Missel de 1962, punition infligée pour des motifs que nous récusons par ailleurs. La mesure d’exclusion des églises paroissiales imposée, d’une gravité sans précédent à l’égard de fidèles non fautifs, ainsi que les autres mesures vexatoires qui l’accompagnent (délimitation des jours de célébration, limitation de l’accès aux autres sacrements…), constituent en elles-mêmes une rupture de l’unité ecclésiale que le Motu Proprio prétend pourtant défendre. Nous considérons que les restrictions inscrites dans le Motu Proprio Traditionis Custodes constituent une violation de la conscience des fidèles par la volonté d’imposition de l’usage exclusif de la liturgie réformée qu’elles signifient, contrairement aux promesses qui nous ont été faites par les Papes Jean-Paul II et Benoît XVI.

L’union Lex-Orandi, créée en 2021 à la suite de la publication du Motu Proprio Traditionis Custodes par le Pape François, regroupe des associations de fidèles laïcs attachés à la liturgie traditionnelle et professant leur fidélité au siège apostolique. L’union Lex Orandi est représentée partout en France, et se donne pour mission, entre autres, d’entretenir un dialogue avec les autorités de l’Eglise pour faire connaître et faire valoir les attentes des fidèles laïcs désireux de préserver les biens spirituels que leur procure la liturgie célébrée selon l’ancien rite. A ce titre, nous tenons à vous exprimer l’espoir des fidèles laïcs attachés à la liturgie traditionnelle qui attendent aujourd’hui de leurs pasteurs des actes traduisant leur réelle et paternelle sollicitude :

  • l’accès des fidèles à tous les sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, confirmation, eucharistie) selon le rite liturgique par lequel ils veulent pouvoir se sanctifier ;
  • le bénéfice pour les fidèles de la célébration du mariage et des obsèques selon le rite traditionnel dans tous les diocèses ;
  • la garantie pour les fidèles de pouvoir disposer d’un enseignement du catéchisme catholique dans une forme respectueuse de leur attachement à la liturgie traditionnelle ;
  • l’assurance pour les fidèles de pouvoir bénéficier de l’apostolat de prêtres dont le droit propre à célébrer selon l’ancien Ordo sera respecté ;
  • l’accueil bienveillant par les autorités diocésaines des initiatives de fidèles laïcs de se constituer en groupes stables insérés au sein de l’Eglise locale et œuvrant, dans la mesure de leurs moyens, à la sanctification du peuple de Dieu.

La vitalité incontestable de tous ceux qui vivent leur foi dans la pratique de l’usus antiquior se manifeste au sein de l’Eglise d’une manière qui ne peut et ne doit plus être méprisée : affluence aux Pèlerinages et aux exercices spirituels, dynamisme des œuvres de formation doctrinale, création d’écoles par des familles catholiques, généreuses vocations sacerdotales et religieuses… Tout cela témoigne devant Dieu d’un amour de l’Eglise qui ne reçoit en retour qu’indifférence et vexations. Nous vous demandons, Eminence, par cette adresse publique, qu’il soit mis fin à cette situation affligeante.

Notre supplique s’accompagne de l’ardente prière, aux intentions du Pape, des Evêques et de toute l’Eglise, des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle qui expriment ici leurs besoins spirituels.

L’Union européenne ou l’empire du mensonge en une image

L’image circule depuis deux jours. Une vue des institutions européennes à Bruxelles.

Celles qui laissent les frontières ouvertes à toute immigration, mais qui s’empressent de mettre des barbelés contre les agriculteurs européens.

Celles qui exhibent une banderole « Use your vote » (utilisez votre vote), mais qui s’empressent de menacer la Hongrie des pires représailles économiques au cas où elle refuserait de voter une aide inconsidérée à l’Ukraine pour laquelle l’unanimité est requise.

Les autorités bruxelloises : l’empire du mensonge. On comprend que M.Macron s’y sente à l’aise.

L’obscurantisme supposé du Moyen Âge est une entreprise méthodique de diffamation

Dans Le Courrier de Rome, l’abbé Gleize (FSSPX) revient sur la légende noire persistante sur le Moyen-Age, visant à faire passer le catholicisme pour une religion infantilisante, fanatique, aveugle, sans aucune ouverture vis-à-vis des investigations de la science. Il décrypte notamment l’idée selon laquelle pendant plus d’un millénaire, on aurait cru que la Terre était plate, croyance entretenue par les préventions de la hiérarchie catholique. La recherche historique montre qu’il s’agit non seulement d’un mythe dénué de tout fondement, mais plus encore d’une manipulation. Il s’appuie sur les travaux de Violaine Giacomotto-Charra, docteur ès lettres et professeur de littérature et langue françaises de la Renaissance à l’Université Bordeaux Montaigne, où elle dirige le Centre de Recherches sur Montaigne et son temps :

La première partie du livre, intitulée « Construction et diffusion d’une science de la sphère » prouve que la sphéricité de la Terre a été reconnue et admise très tôt, tant par les astronomes mathématiciens que par les philosophes et les explorateurs. Non seulement Platon mais encore Aristote, dans son Traité du ciel, s’en est fait le principal défenseur, et cela est de la plus haute importance, puisque c’est l’autorité de ce philosophe grec qui s’imposera en Occident à partir du treizième siècle. De la sorte, l’apport des développements de la science arabe, à partir du huitième siècle, ne fera que confirmer une idée déjà très largement acquise.

Cette première partie du livre a le mérite de mettre en évidence l’origine lointaine de l’idée fausse qui sera propagée à partir de l’époque moderne  : «  L’idée d’un oubli de la sphéricité imputable au christianisme est souvent appuyée par ses défenseurs sur une citation de Lactance, un rhéteur du IIIe – IVe siècle (+ 325). Ce texte conteste en effet violemment l’existence des antipodes et donc la sphéricité de la Terre. Il est extrait de ses Institutions divines et fut souvent cité, à partir de la fin du XVIIIe siècle, comme emblématique de la pensée diffusée par l’Eglise. […]

Cette sphéricité ne fait aucune difficulté durant tout le cours du Moyen Âge, et, entre autres, la cartographie l’atteste suffisamment. « Il faut donc être attentif à plusieurs points  : la révolution astronomique du XVIe siècle ne peut ni se lire sur le mode « ”un savant seul contre tous ” ni sur le mode ” la science contre l’Eglise ” – mythe construit par l’histoire positiviste, sur la base des procès faits à Galilée – et encore moins sur le mode providentiel du grand homme et du savant-génial-qui-découvrit-la-modernité. En outre, il ne faut pas confondre le retour aux sources grecques restituées dans leur intégrité et la redécouverte des théories. […]

La légende noire s’effondre sous les coups redoublés de l’érudition la plus scientifique. «  Contrairement à la légende, l’Eglise encourage le mouvement scientifique, du moins dans une certaine mesure et durant un certain temps. Les rapports entre philosophie et religion sont éminemment complexes, et la crispation réelle vient plus tard, au XVIIe siècle. Les savants, d’abord, ne considèrent pas la curiosité scientifique comme incompatible avec la foi, et il suffit par ailleurs de regarder le nombre d’ouvrages de science dédiés à des hommes d’Eglise et permis par leur mécénat, pour mesurer à quel point l’idée d’une Eglise contre la science est fausse. […]

C’est d’ailleurs, dans l’Europe moderne, et pas dans celle du Moyen Âge, que l’on brûle ” sorciers ” et surtout ” sorcières ”. Ce n’est pas une Eglise de type médiéval qui a condamné Galilée et les thèses coperniciennes, mais précisément l’Eglise du début du XVIIe siècle, celle de l’âge de Descartes, utilisant une nouvelle vision littéraliste des Ecritures. Cela permet au moins d’interroger le terrible qualificatif ”moyenâgeux” dont on continue parfois, hélas, d’assortir le mot ” obscurantisme ” ». […]

Le montage de cette légende noire serait en fait l’oeuvres de protestants, auxquels les ‘philosophes’ des Lumières et les anticléricaux ont donné crédit :

Quelques trois siècles plus tard, en 1837, l’abbé Migne, célèbre éditeur de la Patrologie qui porte son nom, dénonce cette supercherie  : «  Un auteur protestant a forgé toute une histoire et des écrivains français ont été assez mal avisés pour la répéter ». Dans l’intention de Migne, parmi ces «  écrivains français » le principal est Michelet. L’affaire Virgile, dûment falsifiée par un bon disciple de Calvin, devait ainsi contribuer à donner ses lettres de noblesse à l’obscurantisme moyenâgeux. «  Cette affaire devint l’emblème de l’opposition entre des thèses scientifiques et la parole d’une Eglise représentée par son premier prélat. Démontrer que celui-ci s’est déjà entêté dans l’erreur en refusant, au VIIIe siècle, que les antipodes soient habitables, permet de relativiser la vérité pontificale. Toute une tradition historiographique militante s’est ainsi fondée sur l’utilisation biaisée de sources existantes, sans en interroger la pertinence, pour étayer l’idée d’un obscurantisme continu et consubstantiel à l’Eglise, qui connut ensuite un succès tout particulier au XIXe siècle, pour des raisons politiques et religieuses faciles à comprendre, mais qui ne sont pas pour autant scientifiquement excusables ».

Le montage n’en continue pas moins, après La Popelinière. Voltaire est probablement l’un de ceux qui ont le plus nettement contribué à la célébrité de la citation de Lactance niant les antipodes et par là la sphéricité de la Terre. C’est ainsi une citation à charge qu’il produit dans l’article «  Ciel matériel  » de son Dictionnaire philosophique, en 1764. Une note ajoutée par Voltaire précise que le clergé de France a décidé «  solennellement  » de citer Lactance comme un Père de l’Eglise. Dans l’article suivant, «  Ciel des anciens  », le Patriarche de Ferney ajoute saint Augustin au dossier. Enfin, l’article « Figure ou forme de la Terre » constitue une sorte de vade mecum du mythe de la terre plate à l’usage des générations postérieures. Le tour est joué. « Voltaire installe donc de manière sérieuse (et durable) l’idée que les Pères de l’Eglise imposèrent à toute la chrétienté, astronomes compris, la doctrine d’une Terre plate et inaugure le raccourci que l’on retrouve au siècle suivant dans de nombreux textes ». De là la construction d’un mythe, appelé au XIXe puis au XXe siècle, et encore au XXIe, à dépasser les seules frontières françaises  : le mythe du combat de la science et de l’Eglise. […]

En France, il revient au philologue et archéologue Jean-Antoine Letronne (1787-1848), professeur au Collège de France, d’accréditer la thèse de la Terre plate, et d’en garantir la scientificité, par la publication dans la prestigieuse Revue des deux mondes, en 1834, d’un article intitulé «  Des opinions cosmographiques des Pères de l’Eglise rapprochées des doctrines philosophiques de la Grèce  ». L’article se contente d’affirmer que la position de Lactance était celle de toute l’Eglise chrétienne occidentale. Letronne assure ainsi la survie de ces idées fausses déjà accréditées par Voltaire et les Lumières en les couvrant de l’autorité du Collège de France, ce qui, au début de son siècle, comme aujourd’hui encore, n’était pas rien. […]

L’anticléricalisme croissant qui a accompagné l’expansion du protestantisme et la laïcisation du savoir ont joué le premier rôle. Mais l’on aurait tort de négliger, « en une ère où la lutte contre les fake news est devenue en quelques années un réel enjeu », ce fait indéniable que « une information répondant à une logique simpliste et manichéenne se répand bien plus facilement qu’une analyse plus subtile de la vie intellectuelle  ». Et d’ajouter que « les biais cognitifs, la paresse intellectuelle, le besoin de repères simples, mais aussi, dans notre enseignement, une longue mémoire déformée, transmise, il faut bien l’avouer, par notre propre institution, l’Education nationale, sont probablement tous fautifs. Cette dernière porte cependant une très lourde responsabilité, car si les manuels d’histoire, dans leur majorité, ne parlent plus du mythe de la Terre plate, on peut aussi noter qu’aucun ne prend soin de le détruire quand le programme s’y prête  ». Ceux qui parviennent à échapper à ce simplisme et à ce manichéisme se retrouvent loin d’un univers intellectuel sur lequel pèserait une chape de plomb religieuse et où les controverses scientifiques finiraient par des bûchers, bien loin du Moyen Âge tel qu’il est malheureusement caricaturé dans le film de Jean-Jacques Annaud réalisé à partir du roman d’Umberto Eco, Le Nom de la rose. […]

Rome découvre l’importance de l’Eglise en Afrique

Selon La Croix :

Le refus des évêques africains, le 11 janvier, de bénir les couples homosexuels a créé la surprise au Vatican. Où l’on semble prendre subitement conscience de l’importance démographique du catholicisme africain.

Certains à la curie se demandent comment Rome n’a pas été capable d’anticiper cette réaction. Outre que le cardinal Fernandez a rédigé sa note tout seul, sans la faire circuler au sein des dicastères compétents, la très faible présence de ressortissants africains au sein de la curie, depuis la démission forcée du cardinal Peter Turkson, à la tête du dicastère pour le développement humain intégral, en 2021, quelques mois après le départ du cardinal Robert Sarah, ancien préfet de la Congrégation pour le culte divin, explique sans doute cela. On ne compte qu’une vingtaine de ressortissants africains à la Curie.

Une présence qui ne reflète pas la réalité de l’Eglise catholique en Afrique. Les catholiques de ce continent représentent désormais près de 20 % des fidèles. Un chiffre qui ne fait qu’augmenter, et qui pourrait, selon certaines projections, atteindre 40 % d’ici à 2100, alors que l’Europe catholique meurt, que l’Église en Amérique latine commence à décroître et que l’Asie stagne.

La question de l’homosexualité, sa définition doctrinale et l’accueil des personnes homosexuelles au sein de l’Église, pourraient être l’un des « points importants » d’un futur conclave. Un catholique sur cinq vit en Afrique. Le nombre de baptisés catholiques en Afrique s’élève à 265 millions (en hausse de plus de 3 % par rapport à l’année précédente) sur un peu plus de 1,3 milliard d’habitants, soit 19,4 % de la population africaine. Le continent africain compte 36 535 prêtres diocésains en 2021 sur un total de 407 872 dans le monde.

Affaire Perdriau à Saint-Etienne : de nombreux protagonistes francs-maçons

Nouveau rebondissement dans le guet-apens LGBT sur fond de détournement de subventions.

Le maire de Saint-Etienne a accordé un long entretien au magazine Paris Match ce lundi 29 janvier. Pour lui, il n’existe aucune preuve qu’un chantage ait été exercé sur Gilles Artigues. Mais il sous-entend l’implication de la franc-maçonnerie dans l’affaire :

« J’ai découvert beaucoup de choses dans le dossier. Egalement sur la franc-maçonnerie. Le juge m’a demandé si j’étais franc-maçon. C’est étonnant, non ? Je ne le suis pas, je n’ai rien pour, ni contre. Ce n’est pas mon choix. Un très grand nombre de protagonistes le sont. L’expression : ‘on s’est dit ça sous le maillet’ revient à de nombreuses reprises ».

Suivez la convention Travail de l’Alliance des conservateurs

Pour ceux qui ne peuvent pas participer à la convention Travail organisée cet après-midi par Via, le Mouvement conservateur et le CNIP, il est possible de la suivre en direct sur YouTube.

 

Programme (sous réserve de modification)

14h00 | Accueil 

par Agnès Pottier-Dumas, Maire de Levallois-Perret

14h15 | « Enjeux actuels du travail en France, économiques et sociaux »

par Bernard Vivier, Directeur de l’Institut Supérieur du travail

14h30 | « Comment faire de la juste rémunération du travail un levier de partage de la richesse, de participation et de justice sociale ? »

Table ronde introduite par Bruno North, Président du CNIP et animée par Yohan Glaisner, Directeur général-adjoint et Directeur académique de l’IRCOM

avec Marc Bonnet, exploitant agricole | Pierre Guillet, Président des EDC | Pierre Kuchly, chef d’entreprise | Jean-Nicolas Moreau, Président RegSoLab

16h00 | Pause. Mise en pause du live

16h15 | « Comment promouvoir des conditions de travail propices à la santé, à l’épanouissement et à la participation des salariés ? »

Table ronde introduite par Laurence Trochu, Présidente du Mouvement Conservateur et animée par Bruno Vercken, conseiller auprès d’organisations internationales sur les questions du travail

avec Jean-Claude Delgenes, Président Fondateur de Technologia | Mathieu Detchessahar, Professeur des Universités, IAE Nantes | Eric Doumas, Président de Résilience Rurale et Humaniste | Joseph Thouvenel, Rédacteur en chef de Capital Social

17h40 | Intervention de clôture par Jean-Frédéric Poisson, Président de VIA | la voie du peuple

La vierge pèlerine de la France Prie à Paris

La vierge pèlerine de la France Prie processionnait hier soir (31 janvier 2024) entre Notre Dame et Saint Nicolas du Chardonnet. La semaine dernière elle pérégrinait entre le pont de Bir Hakeim et la paroisse Saint Léon. Elle restera encore une semaine sur Paris (elle sera priée le mercredi 7 février à 18h15 devant Notre Dame des Victoires). Elle remontera sur le Nord de la France pour arriver au Touquet à l’été 2024.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site lafranceprie.org

Mois du Saint-Esprit

L’abbé Billot (IBP) nous prie de publier ce message:

Ceux qui voudraient recevoir des enseignements durant le mois de février sur le Saint-Esprit, la manière de le prier et de distinguer ses inspirations dans la tradition de l’Église avec des témoignages de la vie des saints, peuvent s’inscrire à :   [email protected]

Centre Saint-Paul, 12 rue St Joseph 75002 Paris (Métro Sentier ou Bonne Nouvelle)

Les chiffres de la délinquance pour l’année 2023 confirment la hausse des violences

L’administration Biden s’acharne contre les pacifiques militants pro-vie

Six militants pro-vie ont été reconnus coupables de délits mardi pour avoir violé la loi sur la liberté d’accès aux entrées des cliniques (FACE) lors d’une manifestation pacifique en 2021 dans un centre d’avortement situé juste à côté de Nashville, dans le Tennessee, une clinique qui a depuis été forcée de cesser de pratiquer des avortements pour se conformer à la législation pro-vie du Tennessee, après le renversement de l’arrêt Roe v. Wade en juin 2022.

Parmi les condamnés, Paul Vaughn, chrétien et père de 11 enfants, arrêté sous la menace d’une arme à feu dans sa maison familiale en 2022.

Chacun des manifestants risque jusqu’à 10 ans et demi derrière les barreaux et jusqu’à 260 000 dollars d’amende.

La sentence devrait être prononcée le 2 juillet.

Les condamnations interviennent après qu’un grand jury fédéral de Nashville a mis en accusation les 11 pro-vie en octobre 2022, dont les six condamnés mardi, alléguant qu’ils “se sont aidés et encouragés les uns les autres, ont utilisé la force et l’obstruction physique pour blesser, intimider et interférer avec les employés de la clinique et une patiente qui cherchait des services de santé reproductive [avortements]”. Eva Edl, survivante des camps de concentration, alors âgée de 87 ans, figurait parmi les personnes inculpées.

Malgré les condamnations, le sauvetage en question s’est déroulé de manière nettement pacifique. Les participants se sont tenus à l’intérieur du bâtiment, ont chanté des hymnes et certains se sont assis devant les portes pour empêcher l’entrée et la sortie. En enregistrement de la manifestation, publié par l’organisation pro-vie Live Action, montre des pro-vie debout et assis dans un couloir du bâtiment, chantant des hymnes, priant et refusant de partir. Certains d’entre eux s’assoient devant les portes dans un effort passif pour empêcher les employés et les patientes de procéder à des avortements. À une occasion, les manifestants ont tenté d’engager une conversation avec une femme apparemment désireuse d’avorter, sur le caractère précieux de son bébé à naître.

Le sénateur républicain de l’Utah, Mike Lee, a accusé l’administration Biden de faire deux poids deux mesures en ce qui concerne la loi FACE, qui est censée protéger les centres de grossesse et les églises pro-vie.

“L’administration Biden incarcère des personnes pour avoir prié dans des cliniques d’avortement tout en ignorant les actes violents commis dans des églises et des centres de grossesse”. “Tant d’attention obsessionnelle accordée à des choses inoffensives”.

Les républicains préoccupés par le fait que l’administration Biden se concentre sur les défenseurs de la vie à l’exclusion apparente des militants pro-avortement et anti-chrétiens ont conduit la majorité du GOP à la Chambre des représentants des États-Unis à créer un comité spécial “Weaponization of Government” en janvier 2023 pour enquêter sur les cas présumés d’ingérence du FBI et d’autres agences fédérales de renseignement dans la politique intérieure, y compris l’utilisation de la loi FACE pour arrêter des pro-vie. De nombreux législateurs républicains et d’autres ont affirmé que l’administration Biden avait “appliqué de manière sélective” la loi FACE pour s’en prendre aux défenseurs de la vie tout en ne faisant pas assez pour poursuivre la centaine d’attaques contre des centres de grossesse et des églises depuis la décision de la Cour suprême des États-Unis annulant Roe v. Wade.

Les souffrances cachées de l’euthanasie

“Les souffrances cachées de l’euthanasie” est diffusé en direct le 1er février à 20h30 sur Youtube.

Alors que le projet de loi sur l’euthanasie se précise, les AFC sont allées en Belgique pour écouter les voix divergentes. Celles qui dénoncent l’euthanasie et ses conséquences. Au travers de témoignages et d’expériences poignantes, découvrez le véritable enjeu qui se joue dans les familles. Les souffrances cachées de l’euthanasie, ou comment l’euthanasie déplace les souffrances sur les proches et les soignants.

Une production CNAFC (Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques) grâce au soutien de ses bienfaiteurs.

En voici la bande annonce et dessous, le lien direct vers la vidéo de ce soir :

Il rénove l’église de son village pour y faire baptiser son enfant

La naissance est prévue en mars. Le père a décidé de rénover l’église de Messein en Meurthe-et-Moselle, XVIIIe siècle, et explique :

« Je suis catholique pratiquant et cela m’embêtait de ne voir aucune vie dans cette église, presque abandonnée. »

Et le maire précise :

« Il n’y a quasiment plus de messes, donc la commune ne voyait pas l’intérêt de s’en occuper. Ce n’était même pas une question d’argent ». « C’est rare que des habitants s’emparent d’un tel projet. C’est une petite équipe formidable ».

La mairie finance les fournitures.

La souveraineté c’est la subordination…

Déclaration orwellienne de Gabriel Attal :

 

Grande neuvaine à Notre-Dame de Lourdes du 3 au 11 février (jour de sa fête)

9 jours sur les traces de saint Bernadette pour prier Notre-Dame de Lourdes. Les méditations de la neuvaine sont proposées par Don Maxence Bertrand, chapelain de Lourdes.

Les intentions de prière confiées pendant la neuvaine seront déposées au sanctuaire de Lourdes !

Entre le 11 février et le 16 juillet 1858, la Vierge Marie est apparue 18 fois à Bernadette Soubirous à la grotte de Massabielle. En mémoire de ces apparitions, prions Notre-Dame de Lourdes pour qu’elle nous guide vers son fils, qui console et qui guérit.

Programme

Chaque jour, vous recevrez une méditation en lien avec les apparitions de Lourdes. La neuvaine sera également ponctuée de petites vidéos issues de la plateforme Akero.

Jour 1 : Le Moulin – Savoir rendre grâce

Jour 2 : Le cachot – Traverser l’épreuve

Jour 3 : La grotte – Descendre en nous-mêmes

Jour 4 : La lumière – Accepter d’être consolé

Jour 5 : La boue – Reconnaître ses fautes

Jour 6 : La source – Être pardonné

Jour 7 : L’hospice – Aimer servir

Jour 8 : Le couvent – Vouloir tout donner

Jour 9 : Le ciel – Espérer jusqu’au bout

Les méditations de cette neuvaine ont été rédigées par Don Maxence Bertrand, chapelain de Lourdes.

Inscriptions

Alliance VITA appelle à regarder en face la réalité de l’avortement

Communiqué d’Alliance Vita :

L’Assemblée nationale a adopté le projet de réforme constitutionnelle qui vise à inscrire la « liberté garantie » de la femme de recourir à l’IVG. Alliance VITA dénonce un détournement de la constitution vers un droit opposable à l’avortement et déplore une approche qui ignore les difficultés qui poussent à l’avortement.

Le garde des Sceaux a eu beau s’en défendre lors de l’examen du texte en séance, le risque est grand de voir détricoté le cadre législatif à l’avenir. Les révisions successives de la loi de 1975 relative à la dépénalisation de l’avortement ont progressivement supprimé les aides, les informations, l’accompagnement, le critère de détresse autrement dit les mesures qui visaient à protéger les femmes des pressions extérieures et de la précipitation vers un acte irréversible et loin d’être anodin.

Pire, aucune évaluation de l’impact de ces dispositions législatives sur la vie des femmes n’a été menée alors même que les conditions économiques se sont détériorées ces dernières années. La surenchère s’est tellement intensifiée au fur et à mesure des années qu’on ne peut compter sur les promesses d’un gouvernement face aux partisans d’un droit « sans contrainte » comme l’a revendiqué la présidente du Planning Familial.

Comment peut-on croire de bonne foi qu’une fois l’IVG inscrite dans la Constitution, des libertés garanties par la loi comme la clause de conscience spécifique des soignants ne soient pas supprimées comme cela a été encore tenté en 2022 par la loi d’allongement des délais ?

Comment garantir qu’on n’aboutira pas à des avortements sans délai ou selon le sexe du fœtus ?

Pour Alliance VITA qui accompagne des femmes en difficulté depuis plus de 20 ans, inscrire l’IVG dans la Constitution est non seulement injustifié et dangereux mais aussi totalement à côté de l’urgence sociale.

Ce projet de constitutionnalisation fait l’impasse sur une véritable politique de prévention. Rappelons que Simone Veil, elle-même, présentait ainsi son projet en 1975 : « si le projet […] admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme. » Aujourd’hui encore, 73% des Français pensent que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’IVG » (sondage IFOP 2020).

Alliance VITA appelle à regarder en face la réalité de l’avortement en évaluant ses causes et ses conséquences et en mettant en place une véritable politique de prévention.

Les gauchistes de Marseille ont peur de Ludovine de La Rochère

Le Syndicat de la Famille 13 a le plaisir de vous convier à la conférence sur

Le wokisme, un danger pour la famille ? Décrypter le wokisme pour s’en protéger

Jeudi 1er février à 19h30 A l’EMD – Rue Joseph Biaggi, à Marseille

Or, des partis politiques, des adjoints au maire de la ville et le lobby LGBTXYZ prétendent empêcher cette conférence donnée par Ludovine de La Rochère :

 

A la remorque de l’extrême-gauche, le journal La Provence se lance dans la partie :

Évidemment, ils peuvent toujours crier et manifester devant, le maître mot du Syndicat de la famille c’est que l’on ne lâchera jamais, jamais, jamais.

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