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Terres de Mission Comment soulager les âmes du purgatoire ?

Eglise universelle : Prier pour les défunts

Le mois de novembre est traditionnellement consacré à la prière pour les défunts. A l’heure de la mort, le destin de chacun est fixé : l’enfer, le ciel ou le purgatoire, avant le ciel. Le père Danziec, chroniqueur à Valeurs actuelles et à L’Homme Nouveau, rappelle quelques vérités trop oubliées : la vie ne finit pas avec la mort, le purgatoire existe, l’enfer est éternel et n’est pas vide, nos prières peuvent hâter la fin du séjour au purgatoire de certaines âmes, etc.

Eglise en France : Pèlerinage : Summorum Pontificum à Rome

Les 28 et 29 octobre a eu lieu à Rome le 12ème pèlerinage Summorum Pontificum. Cet événement fut précédé d’un colloque à l’Augustianum organisé par l’association Pax Liturgica et honoré de la présence du cardinal Sarah et d’une intervention de Mgr Schneider. Christian Marquant, président de Paix Liturgique, rend compte de ces manifestations.

Eglise en Marche : Fête du livre de Renaissance catholique

Le 10 décembre aura lieu aux pyramides à Port-Marly (78) la fête du livre de Renaissance catholique. Responsable de cet événement, Philippe-Henri Rambaud nous en présente le programme : plus de 100 auteurs, 4 conférences avec Jean Sévillia (Cette Autriche qui a dit non à Hitler), Patrick Buisson (Décadanse), Mathieu Bock-Côté (Le totalitarisme sans le goulag), Philippe de Villiers (Le roman du Roi-Soleil), librairie d’occasion, restauration, garderie, etc.

Il existe un lien intrinsèque entre la culture et la foi

Le Pape François a salué le dévouement des mécènes des Musées du Vatican qui, contrairement à d’autres grands musées, ne reçoivent pas de fonds de l’État pour restaurer leurs trésors. Ils dépendent largement de la générosité de leurs mécènes.

Il existe un lien intrinsèque entre l’art, l’histoire, la culture et la foi, a rappelé le Successeur de Pierre. Veiller à ce que les trésors artistiques des collections vaticanes, dans lesquels se reflète l’immense diversité des cultures, des traditions et des expressions créatives qui enrichissent le monde, puissent continuer à inspirer, élever et révéler les espérances et les aspirations les plus profondes du cœur humain.
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Messe pour la Paix dédiée à l’Europe et au Monde

Le mercredi 8 novembre, une messe pour la paix dédiée à l’Europe et au monde a été organisée à Bruxelles, à l’église Notre-Dame des Victoires-au-Sablon, lors de l’Assemblée plénière d’automne 2023 de la COMECE (Commission des épiscopats de l’Union européenne). Célébrée par Monseigneur Mariano Crociata, président de la COMECE, l’office a rassemblé des évêques des conférences épiscopales de l’UE, dont l’archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr Luc Terlinden.

Lors de son homélie, Mgr Crociata a exhorté l’assistance à prier pour l’Europe et pour le monde, et demandé aux fidèles de rester sensibles et mobilisés face à la souffrance d’autrui.

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Crise au Vatican: le baptême des personnes transgenres et les parrains homosexuels

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Il y a quelques jours le monde catholique a été fort surpris par cette nouvelle provenant du Vatican: dans un texte publié par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi le 3 novembre 2023, on acceptait, entre autres, le baptême des personnes transgenres et la possibilité, pour des personnes homosexuelles, de devenir parrains de baptême, sous certaines conditions. Le texte est actuellement publié seulement en italien et en portugais.

Face à cette nouvelle, la première réaction de beaucoup a été le respect et l’écoute, car il s’agit d’un choix pastoral provenant du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, qui est censé protéger la foi catholique. Et dans le texte on rappelait que les enseignement de l’Église en matière de morale sexuelle ne changent pas. Mais au fond beaucoup se doutaient que quelque chose n’allait pas, surtout parce que l’un des signataires de ce texte, en plus du pape François, n’est autre Mgr Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère en question. En effet, ce cardinal fait face depuis plusieurs mois à des accusations car il aurait protégé un prêtre abuseur en Argentine et en plus il n’a pas respecté les enseignements du Magistère dans le passé.

Or, durant ces dernières heures, des voix courageuses provenant de théologiens reconnus se sont levées pour dénoncer les dérives en cours. Il y a un texte Mgr Viganò et surtout celui du cardinal Gerhard Müller, qui fut préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi entre 2012 et 2017. Dans ce texte important, il rappelle que le baptême ne peut être effectué que si la personne a vraiment décidé de ne pas pécher. Il cite par exemple «la Tradition Apostolique», du IIIe siècle, qui stipule que les catéchumènes doivent abandonner le péché. Or, la personne qui se dit d’un autre sexe que celui biologique, pèche car elle ne reconnaît pas le plan de Dieu qui nous a créés hommes et femmes. Et le cardinal Müller cite aussi un passage de la Somme Théologique de Saint Thomas d’Aquin où il est écrit clairement que celui qui veut continuer à pécher ne peut pas être baptisé. Il rappelle aussi le problème des homosexuels qui veulent devenir parrains.

Ce rappel sur la «Somme Théologique» est important car, justement, dans le texte de Mgr Víctor Manuel Fernández on cite la «Somme Théologique», mais pas le passage cité par le cardinal Müller.

Comment expliquer ce problème ? En réalité, ce n’est pas la première fois que l’on voit une lecture guidée par des intentions pas forcément bonnes durant l’actuel pontificat. Il y a eu le cas de la lecture de l’œuvre de Pascal par le pape François, guidée par ses options théologiques, ce qu’ont signalé avec courage des académiciens. Et l’on sait que Víctor Manuel Fernández guide théologiquement le pape François. Il a participé notamment à la rédaction d’Amoris Laetitia.

Il est important aussi de se pencher sur la manière dont Víctor Manuel Fernández est devenu préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi. Dans un livre récent, le cardinal Müller parle de son éviction brutal en 2017. Après lui c’est Mgr Ladaria qui a été choisi jusqu’en août 2023. Pendant cette période, le pape François a crée une section au sein du Dicastère pour la Doctrine de la Foi afin de traiter les cas d’abus sexuels. Et dans une lettre qu’il adresse à nouveau préfet, Mgr Víctor Manuel Fernández, il lui rappelle qu’il n’aura pas à se charger du problèmes des abus. Or, beaucoup pensent que tout cela est le résultat d’un plan orchestré depuis des années pour mettre Mgr Fernández à la tête de ce dicastère. En effet, le pape François connaissait les problèmes qu’avait Mgr Fernández avec des prêtres abuseurs.

Et la situation de Mgr Fernández est en réalité beaucoup plus grave qu’on ne le croit. Dans la presse argentine il y a eu aussi des enquêtes sur d’autres cas de protection de prêtres abuseurs.

Le problème aussi est que le pape François est visé par des accusations : il aurait, par exemple, aussi protégé un prêtre pédophile en Argentine, Julio Caesar Grassi. Et l’on s’est demandé si le pape François protégeait le père Rupnik, accusé d’abus.

Tout cela montre encore une fois qu’il y a un lien étroit entre abus sexuels et attaques contre la doctrine. Soit les personnes adonnées au péché attaquent la doctrine, les personnes qui attaquent la doctrine créent un climat de permissivité et des personnes haut placées dans l’Église, et qui veulent attaquer la doctrine, n’hésitent pas à engager des gens qui ont protégé des prêtres abuseurs, etc.

Tout cela montre aussi que nous arrivons au bout d’une période de troubles commencée dans les années 1960 avec les dérives post-conciliaires. Les dérives à Rome sont devenues visibles, grossières et néfastes pour l’Église.

En attendant le départ de Mgr Víctor Manuel Fernández, qui doit évidemment démissionner, il serait bon que les prêtres ne suivent pas les directives du texte en question.

Anti-catholicisme aux États-Unis : une histoire profondément enracinée

Mgr Donald Hying, évêque de Madison (Wisconsin), a écrit un passionnant et courageux article sur l’anti-catholicisme aux Etats-Unis, dont voici quelques extraits traduits et adaptés:

L’anti-catholicisme est en hausse aux États-Unis, avec une augmentation notable des attaques contre l’Église catholique depuis mai 2020. Ces attaques prennent la forme d’actes de violence contre les églises catholiques, tels que des incendies criminels, des statues décapitées, des tombes vandalisées, des vitres brisées, des graffitis favorables à l’avortement, des vols et des profanations du Saint-Sacrement. Cette montée de l’anti-catholicisme s’explique en partie par le fait que l’Église catholique est perçue comme un obstacle à l’agenda pro-avortement, pro-homosexualité et pro-transgenre.

Cependant, l’anti-catholicisme a des racines profondes dans l’histoire des États-Unis. À l’époque coloniale, la plupart des colonies avaient une église protestante soutenue par l’État, ce qui signifie que les églises protestantes étaient favorisées par la loi et que les catholiques étaient exclus du droit de vote et de l’éligibilité à des fonctions publiques. Les pénalités pour désobéissance religieuse étaient lourdes. Par exemple, en Virginie, assister à la messe était passible d’un mois de prison et d’une amende équivalente aujourd’hui à 5000 dollars. En 1699, dans le Maryland, tout prêtre exerçant ses fonctions ou dirigeant une école catholique était passible de la réclusion à perpétuité.

L’anti-catholicisme américain trouve ses origines dans l’antipathie protestante européenne envers les doctrines et le pouvoir de l’Église catholique, en particulier à l’égard de l’autorité papale, de l’importance de Marie et des saints, de la présence réelle dans l’Eucharistie et de la nécessité de la confession sacramentelle. Lorsque Al Smith, gouverneur de New York, est devenu le premier catholique à se présenter à la présidence, un évêque méthodiste de Buffalo a déclaré: “Aucun gouverneur ne peut embrasser l’anneau papal et se rapprocher de la Maison Blanche”. Ce préjugé traditionnel, associé au fait que la grande majorité des immigrants arrivés aux États-Unis au XIXe et au début du XXe siècle étaient catholiques, a alimenté une haine virulente envers les catholiques perçus comme étrangers à la culture blanche protestante. Parfois, cette haine a débordé en violence, comme en mai 1844, lorsque “une foule nativiste a incendié deux églises catholiques à Philadelphie. Les jours suivants, des maisons catholiques ont été incendiées et des catholiques ont été abattus sur leur seuil et pendus aux réverbères”.

Pourtant, les catholiques américains ont fait leurs preuves en tant que citoyens patriotiques et fidèles à leur foi. Ils ont servi dans l’armée en plus grand nombre que leur pourcentage dans la population générale, sont devenus des leaders politiques et économiques à tous les niveaux et ont apporté les ressources de l’Église pour le bien commun et la société en général. De nos jours, les catholiques occupent des postes élevés dans la vie politique et judiciaire américaine. Cependant, malgré leur intégration réussie dans la société américaine, de nombreux catholiques ont adopté des positions qui reflètent celles de la culture séculière dominante, en particulier sur des questions controversées telles que l’avortement.

Il est important pour les catholiques de rester fidèles à leur doctrine et de témoigner d’une vie de sainteté en incarnant l’amour de Dieu dans leurs actions. En vivant pleinement la foi catholique et en reflétant l’amour de Dieu, les catholiques peuvent montrer à ceux qui les entourent que l’Église catholique n’est pas l’ennemie du progrès culturel, mais au contraire, la plus grande garante de la dignité humaine et de l’épanouissement. L’objectif est de convaincre nos concitoyens de la vérité de la foi catholique, qui embrasse tous les aspects de la vie humaine et permet une véritable vie de joie et de paix.

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Vingt-quatrième dimanche après la Pentecôte – Ve Dimanche qui est resté après l’Épiphanie

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Bien que nous soyons au vingt-quatrième dimanche après la Pentecôte, c’est la messe du XXIIIe dimanche  qui est chantée ce dimanche.

Il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver en cette fin d’année liturgique. Dans le Missel tridentin de 1962, l’Antiphonaire grégorien n’assigne que 24 dimanches à la période qui s’étend de la Pentecôte à l’Avent. Mais comme la durée de ce cycle dépend de la date de Pâques, si l’on a dû omettre quelques dimanches après l’Épiphanie, leurs collectes et lectures sont reprises après le XXIIIe dimanche après la Pentecôte. Les chants de ce dernier dimanche du cycle d’automne sont alors répétés à chacune de ces messes dominicales supplémentaires.

Cette année 2023, entre le XXIIIe dimanche (29 octobre pris par la fête du Christ-Roi) et le XXVIe et dernier dimanche après la Pentecôte sont insérés deux dimanches. On prend les lectures des Ve et VIe dimanche après l’Épiphanie (les 12 et 19 novembre). Les autres textes sont du dernier dimanche.

Dom Guéranger nous donne les explications suivantes:

Quoi qu’il en soit, et en tout état de cause, l’Antiphonaire se termine aujourd’hui ; l’Introït, le Graduel, l’Alléluia, l’Offertoire et la Communion ci-après, devront être repris en chacun des dimanches qui peuvent se succéder encore plus ou moins nombreux, suivant les années, jusqu’à l’Avent. On se rappelle qu’au temps de saint Grégoire, l’Avent étant plus long que de nos jours, ses semaines avançaient dans la partie du Cycle occupée maintenant par les derniers dimanches après la Pentecôte. C’est une des raisons qui expliquent la pénurie de composition des Messes dominicales après la vingt-troisième.

Introït  Dicit Dominus

Nous avions observé depuis plusieurs semaines que la pensée de l’Église se tournait de plus en plus vers la fin des temps ; c’est la période dans laquelle nous sommes en ce moment, même s’il doit s’écouler un certain nombre de siècles avant le retour du Seigneur, ce que nous ignorons. C’est un temps d’angoisse et d’incertitude, nous nous en apercevons : la foi s’est refroidie sur terre, de faux prophètes surgissent, les hommes sont désemparés. Aussi la liturgie de ces dimanches est-elle pleine d’appels angoissés vers le Seigneur, notamment par l’emploi du psaume 129 De profundis, qui était déjà celui de l’Introït du vingt-deuxième dimanche, et que nous allons retrouver cette fois à l’Alléluia et à l’Offertoire.

Mais en réponse à ces appels nous trouvons aussi des paroles du Seigneur pleines de paix et d’espérance : si nous sommes fidèles, et si nous mettons en lui notre confiance, nous n’aurons rien à craindre. Ainsi dans l’Introït de ce vingt-troisième dimanche, Dieu s’adresse à nous par la bouche du prophète Jérémie, qui se trouve à Jérusalem alors que la plus grande partie du peuple d’Israël est en captivité à Babylone, et le moral de ces captifs n’est évidemment pas brillant ; ils sont tentés par le désespoir, des prophètes de malheur leur annoncent toutes sortes de calamités… Aussi Jérémie s’efforce-t-il de les rassurer et de les inciter à la confiance en Dieu, qui veut leur bien et qui les délivrera, en leur envoyant ce message :

Dicit Dominus : ego cogito cogitationes pacis, et non afflictionis : invocabitis me, et ego exaudiam vos : et reducam captivitatem vestram de cunctis locis.
Voici ce que dit le Seigneur : mes pensées sont des pensées de paix et non de malheur. Vous m’invoquerez et je vous exaucerai, et je ramènerai vos captifs de tous lieux.

Jérémie annonçait ainsi aux exilés leur prochain retour, qu’il prophétisait d’ailleurs d’une façon plus précise dans la suite de ce passage. Ce texte est tout à fait d’actualité : nous aussi nous sommes dans un temps d’épreuves et d’inquiétude, mais le Seigneur nous invite à garder en Lui notre confiance, et il nous délivrera de la captivité du péché qui nous retient prisonniers.

La mélodie de cet Introït est pleine de calme et de paix, avec une certaine solennité : c’est Dieu qui parle. On remarquera le bel élan sur le mot pacis, puis une invitation pressante sur invocabitis me, et beaucoup de douceur sur exaudiam vos, toute la fin étant de plus en plus paisible et assurée.

Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 84, dans lequel le peuple d’Israël remerciait le Seigneur pour le retour de captivité annoncé par Jérémie :

Benedixisti Domine terram tuam : avertisti captivitatem Jacob.
Seigneur, vous avez béni votre terre (c’est-à-dire votre peuple), vous avez ramené Jacob de captivité.

Graduel : Liberasti nos

Le texte du Graduel du vingt-quatrième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 43, dans lequel le peuple d’Israël rappelait à Dieu tous les bienfaits dont il l’avait comblé dans le passé pour le supplier de ne pas l’abandonner maintenant dans sa détresse. Nous avons trouvé cette supplication finale dans l’Introït du dimanche de la Sexagésime ; les deux versets qui figurent ici expriment la reconnaissance et la louange de tout le peuple pour les victoires d’autrefois :

Liberasti nos, Domine, ex affligentibus nos : et eos qui nos oderunt, confudisti. In Deo laudabimur tota die, et nomini tuo confitebimur in sæcula.
Vous nous avez délivrés, Seigneur, de nos persécuteurs, et vous avez confondu ceux qui nous haïssaient. En Dieu nous nous glorifierons tout le jour, et nous célébrerons votre nom à jamais.

Nous pouvons faire nôtres les sentiments de reconnaissance exprimés ici, en nous souvenant des grâces répandues par Dieu sur son Église, sur notre pays, et sur chacun de nous individuellement, et nous y puiserons une plus grande confiance au milieu des épreuves présentes. La deuxième partie nous invite même à prolonger notre regard avec espoir, par-delà le jugement dernier, vers la bienheureuse éternité qui nous attend si nous sommes fidèles.

Cette perspective donne à ce Graduel un caractère de louange joyeuse et enthousiaste, traduite par de grandes vocalises légères montant et descendant avec souplesse et élégance.

Alléluia : De profundis

Après les paroles apaisantes du Seigneur dans l’Introït du vingt-quatrième dimanche après la Pentecôte, et dans le Graduel les élans d’enthousiasme et d’espoir des élus enfin délivrés du péché et louant éternellement le Seigneur dans le ciel, nous allons retrouver dans les deux chants suivants de cette messe l’ambiance d’angoisse et d’incertitude de la fin des temps avec le psaume 129 De profundis dont le premier verset constitue le texte de l’Alléluia et de l’Offertoire :

De profundis clamavi ad te, Domine : Domine exaudi vocem meam.
Du fond de l’abîme je crie vers vous, Seigneur, Seigneur écoutez ma voix.

Un Alléluia n’est pas toujours joyeux, nous l’avons déjà vu à propos de celui du dix-septième dimanche, dont celui d’aujourd’hui, texte et mélodie, est très proche, mais plus développé. La vocalise de l’Alléluia est assez longue et très suppliante, avec un motif répété deux fois et amorcé une troisième. Le verset, comme celui du dix-septième dimanche, comporte deux grandes montées très expressives, ici sur les deux verbes clamavi et exaudi, avant de retrouver la longue vocalise de l’Alléluia.

Offertoire : De profundis

Le texte de l’Offertoire du vingt-quatrième dimanche après la Pentecôte est le même que celui du verset alléluiatique, avec cependant une petite différence, le mot vocem étant remplacé par orationem ; au lieu de : écoutez ma voix, on a : exaucez ma prière. Les dons que nous présentons à Dieu doivent être enveloppés du parfum de l’humiliation. Nous offrons à Dieu de suis donis ac datis sans que rien puisse être vraiment nôtre. De plus Dieu n’a pas besoin de nos dons et de nos adorations, mais nous, suprême misère, nous avons un ineffable besoin de Lui.

La mélodie est en rapport avec ce changement ; ce n’est plus comme dans l’Alléluia la voix qui fait entendre sa supplication d’une façon extérieure, intense et vibrante. On a ici une prière encore très expressive, mais plus intérieure et plus retenue, comme c’est d’ailleurs généralement le cas dans les Offertoires. On voit comment la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions différentes.

Comme celui du seizième dimanche, cet Offertoire a la forme d’un triptyque, la troisième phrase reprenant identiquement la première ; elles encadrent une deuxième phrase nettement plus longue, avec sur le mot meam une grande vocalise qui semble ne pas vouloir finir.

Communion : Amen dico vobis

L’antienne pour la Communion est tirée de saint Marc (XI, 24) Il s’agit d’une parole prononcée par Notre Seigneur le Mardi Saint, après l’épisode du figuier stérile et l’allusion à la foi capable de transporter les montagnes, et peu avant l’annonce de la ruine de Jérusalem et de la fin du monde. Mais elle doit être hors de place. Dans l’Antiphonaire grégorien venait le premier verset du psaume 129. « Je vous dis en vérité : Quand vous priez, croyez avec une foi vive que vous obtiendrez ce que vous demandez, et cela vous sera accordé. »

C’est une petite antienne assez courte.

Amen dico vobis, quidquid orantes petitis, credite quia accipietis, et fiet vobis.
En vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevrez et cela vous arrivera.

C’est donc encore, comme l’Introït, une réponse divine très encourageante aux appels angoissés de cette fin des temps ; mais la mélodie est beaucoup plus légère, c’est un simple petit récitatif où tous les mots sont bien mis en valeur, seule la fin et fiet vobis est une affirmation un peu plus solennelle. Ainsi les chants de cette messe, et ceux de toute l’année liturgique, s’achèvent dans une ambiance de paix, de confiance et d’espérance, où la méditation des textes liturgiques doit toujours nous maintenir, quelles que soient les épreuves que nous avons à traverser.

Norvège: les écoles chrétiennes menacées

Les écoles chrétiennes de Norvège sont confrontées à une réduction significative des subventions gouvernementales selon le budget présenté le 6 octobre. Cette décision pourrait entraîner la fermeture d’établissements scolaires et des licenciements de personnel. Au moins 110 écoles chrétiennes seraient affectées par cette mesure, ce qui représenterait une économie de 42 millions d’euros sur cinq ans. Sidsel Høland Olausson, conseillère principale de l’Association des écoles chrétiennes libres, exprime sa consternation face à cette situation. Jan Tore Sanner, ancien ministre des Finances, exhorte le gouvernement à retirer cette proposition et à proposer un ajustement dans le budget, soulignant le manque de dialogue avec les organisations d’écoles indépendantes. Selon lui, la proposition envoyée aux établissements en janvier 2022 est peu documentée et mal formulée. Cette réduction des subventions a suscité des inquiétudes quant à l’avenir des écoles chrétiennes en Norvège.

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Les Belles figures de l’Histoire : Claire de Castelbajac

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent Bertrand Lethu, éditeur et auteur de Mon avent 2023 avec Claire de Castelbajac :

 

Mgr Strickland « miséricordié » par le pape

Le pape a relevé Mgr Joseph Strickland de la gouvernance du diocèse de Tyler (États-Unis) et a nommé Mgr Joe Vásquez d’Austin, comme administrateur apostolique du diocèse. Le diocèse avait fait l’objet d’une visite canonique, suite aux propos tenus par l’évêque sur les réseaux sociaux…

Mgr Strickland a refusé de démissionner, obligeant le pape à prendre la responsabilité de le destituer.

A Rome, quand un prélat est viré par le Souverain Pontife, ce qui arrive souvent, la coutume est désormais de dire qu’il a été « miséricordié »…

Réaction de Mgr Strickland :

Réjouissez-vous toujours que… peu importe ce que le jour vous apporte, Jésus-Christ est le Chemin, la Vérité et la Vie, hier, aujourd’hui et pour toujours. Que les saints et la Bienheureuse Vierge Marie nous incitent toujours à revenir au Christ, peu importe la façon dont nous errons dans les ténèbres. Jésus est Lumière issue de la Lumière.

Vivent les “guerriers culturels”!

Le Cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York, a fait valoir que tous n’apprécient pas les “guerriers culturels”, surtout quand ils abordent des sujets qui ne figurent pas sur notre agenda. “Nous aimons les ‘guerriers culturels’ quand ils sont de notre côté”, a-t-il déclaré. Il offre l’exemple de Saint Paul, souvent perçu comme un ‘guerrier culturel’, et rappelle combien Jésus a été loin d’être doux en prévenant ses disciples que “le monde vous haïra comme il m’a haï”.
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Le Vatican met en garde contre la présence de “faux prêtres” en Ouganda

Le Vatican met en garde les fidèles catholiques ougandais contre la présence de “faux prêtres” dans les diocèses d’Ouganda. Ces imposteurs invitent les paroissiens chez eux et dans d’autres lieux pour des prières et bénédictions. Parmi eux, un certain “père” Hillary organise des séances de prière tous les mardis et vendredis à Kakukuzi, tandis qu’un autre, Kiyemba, les organise tous les mercredis et jeudis de chaque mois à son domicile de Kakyeeka, dans la ville de Mbarara.

Les fidèles de l’église des Martyrs de l’Ouganda sont mis en garde : “Toute personne qui continue à fréquenter les domiciles et les autres lieux indiqués par ces ‘faux prêtres’ doit cesser de recevoir les saints sacrements”, a prévenu le père Kasapuri dans un communiqué. Il précise que toute personne souhaitant bénéficier de services religieux à domicile est priée d’en informer le bureau du curé. Par mesure de précaution, le prêtre a également suspendu tous les pèlerinages en dehors du diocèse, y compris les visites aux lieux saints tels que Kibeho au Rwanda, Bukalango à Kampala et Kiwamirembe à Wakiso. Cette suspension est en vigueur depuis le 5 novembre et jusqu’au 31 décembre. Le père Kasapuri demande instamment à ceux qui prévoient de faire des pèlerinages indépendants de les signaler à la paroisse.

Il convient de noter que le phénomène des individus se faisant passer pour des pasteurs touche également d’autres confessions chrétiennes en Ouganda, en particulier l’Église anglicane.

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Appel du Pape François à la Paix en Terre Sainte

Le Pape François a appelé à la paix dans son discours adressé aux membres de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Il a fait part de sa profonde tristesse face à la tragédie qui se joue dans ces lieux saints, soulignant le nombre croissant de victimes innocentes. Le clergé doit partager la douleur immense de l’Eglise Mère de Jérusalem et unir ses prières pour obtenir la paix, a déclaré le Saint-Père.

Face à cette crise humanitaire grandissante au Moyen-Orient, l’Ordre, unique institution laïque du Vatican, a pour mission d’assister le Patriarcat latin de Jérusalem et soutenir la présence chrétienne en Terre Sainte. François a insisté sur la nécessité pour l’Ordre de répondre aux exigences du Seigneur à travers l’éducation et la solidarité envers les plus fragiles.

Selon lui, l’Ordre doit clairement afficher son engagement envers le prochain sous toutes ses formes, en prenant soin des plus défavorisés. «La veuve, l’orphelin et l’étranger. Nous devons prendre soin d’eux», a-t-il insisté.

Quant à la formation de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, elle devrait comporter quatre aspects : initiale, continue, pratique et spirituelle, a détaillé le Pape François. Ces aspects, symbolisés par les quatre branches de la croix, rappellent la nécessité d’une vie de prière et un service dévoué à la communauté, ancré dans les réalités du monde et visant le bien-être de chaque personne.
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Quand M. Souleymane développe son idée de la loyauté et de l’obéissance en islam

Les lecteurs attentifs du Salon beige ont déjà entendu parler de M.Vincent Souleymane. Converti formé à l’IESH (Institut Européen des Sciences Humaines), cette  « université » de Château-Chinon qui forme les imams européens à l’idéologie « fréro-salafiste »), M.Souleymane est tout à la fois enseignant, référent en chari’a, imam et auteur (« Savoir lire le Coran » ; « L’islam. Le Message Suprême »). Bref, une référence.

Nous avions déjà rapporté l’un de ses propos typique du vivre-ensemble musulman :

« Par exemple, en France, un musulman ou une musulmane qui irait dans un village où il n’y a pas de musulmans, il n’y a pas de mosquée, pas de boucherie hallal, rien ! Y’a pas de cimetière. Si il meurt, y’a personne pour faire [mots en arabe]. Eh bien, ça, c’est interdit ».

En juin dernier,  M.Souleymane avait légèrement défrayé la chronique car il devait traduire en direct une conférence devant être donnée par le cheikh Ad Dedew au centre islamique Tawhid (Rue Notre-Dame à Lyon, ça ne s’invente pas…) sur le thème : « L’identité musulmane, une fierté ».

Or, ce cheikh était connu notamment pour avoir soutenu l’attaque contre Charlie Hebdo. Cela faisait désordre. La conférence avait été interdite par le ministère de l’intérieur.

Voilà-t-il pas que nous sommes tombés au hasard de la navigation sur le web sur un enseignement  du sieur Souleymane, mis à disposition par Instagram interposé. Avouons immédiatement n’être pas un expert de ce réseau social : nous n’avons pas trouvé le moyen de faire apparaître la durée totale de l’enregistrement (sans doute plus d’une heure ; notre esprit de sacrifice n’a pas de limite…) ni le décompte du temps (de telle sorte que nous ne sommes pas capables, pour ceux qui auraient envie de se reporter à un passage précis de la vidéo, de déterminer le moment minuté des paroles rapportées ci-après). Ci-dessous, l’écran qui apparaît avec des commentaires assez représentatifs d’une ambiance, quoique complètement déconnectés du sujet traité, allez savoir pourquoi…

En tout cas, une chose sûre, c’était le 14 décembre 2022 parce que cela commence par : « Demande pour commencer après le match. Pendant le match, j’aurais eu deux personnes » et continue ensuite pendant dix minutes en particulier pour savoir si c’est autorisé (haram, bien sûr) de se divertir en regardant un match de foot. Il s’agissait, vous l’aurez peut-être deviné, de la demi-finale du championnat du monde France Maroc.

De l’écoute attentive de ce long commentaire sur un hadith fourni en arabe, nous retirons deux idées représentatives de l’islam.

Première idée : les non-musulmans sont exclus du champ de la loyauté musulmane.

« La religion, c’est la sincérité, la loyauté. La religion c’est ça. Bien sûr donner le bon conseil à quelqu’un, ça fait partie de la sincérité. Les compagnons ont dit : « Envers qui ? ». Et le prophète a dit : « envers Allah ». Envers son livre, envers son messager, les imams et la masse des musulmans. Ca résume la religion : donner son droit à autrui, être sincère et véridique ».

On comprend alors que « autrui », ça n’inclut pas les non-musulmans. Mais on se dit qu’on a peut-être mal compris. Donc on continue d’écouter M.Souleymane qui, dans une présentation structurée, déroule son raisonnement. Il explique d’abord la loyauté envers la sunna [la tradition et les pratiques de Mahomet] qu’il faut suivre absolument. Mais le musulman peut cependant faire preuve de bon sens : « Si le prophète se déplaçait à dos de chameau, ce n’est pas parce qu’il y avait une sunna faisant partie du message prophétique. Non, c’est parce qu’à son époque, ça se faisait comme ça et c’était le meilleur moyen de traverser dans le désert… On n’est pas obligé d’avoir les mêmes goûts que le prophète ». Et de raconter ainsi que, même si le prophète a refusé un jour de manger de l’iguane [sic], ce n’est pas parce que c’est interdit mais pour une question de goût : Et « il [Mahomet] aimait l’épaule d’agneau. Eh bien celui qui n’aime pas l’épaule d’agneau, il ne le fait pas contre la sunna ».Nous sommes rassurés.

M.Souleymane parle ensuite de la loyauté à l’égard des imams, qu’il distingue en deux catégories : les savants (« Ce sont les héritiers du prophète qui nous transmettent les éléments e la révélation. Ce sont les cadres de la communauté ») et les gouverneurs.

Et il termine ainsi son enregistrement :

« Ensuite, et je vais finir avec la loyauté, envers tous les musulmans. C’est la base du comportement du musulman. Aider son frère lorsqu’il en a besoin. Envers tous les musulmans, être de bon conseil. Bref, on peut résumer : vouloir pour l’autre ce qu’on voudrait pour soi-même. Agir avec les autres comme on aimerait que les autres agissent envers nous. Et ça, c’est rapporté par le célèbre hadith : « Personne ne croira tant qu’il ne veut pas pour son frère ce qu’il veut pour lui-même ». Voilà. On va s’arrêter là pour l’explication du hadith [le hadith du tout début ayant provoqué tous les commentaires ci-dessus] ».

On ne peut pas être plus clair sur le fait que l’ « autre », le « frère », c’est un musulman. Nous avions donc bien compris. Pour les non-musulmans, oualou, en quelque sorte.

Deuxième idée : l’obéissance au gouverneur est conditionnée à son obéissance à Allah.

Revenons maintenant au passage sur ces gouverneurs, une des catégories des imams. Voilà ce qu’en dit M.Souleymane :

« Il y a unanimité sur le fait d’obéir au gouverneur qui gouverne selon les lois d’Allah. Ca n’empêche pas de le conseiller, mais l’obéissance est obligatoire. Mais celui qui ne gouverne pas est gouverné par les lois d’Allah. Ne pensez pas seulement couper la main du voleur, les peines légales, c’est pas que ça. C’est surtout qui établit la justice de l’islam. Parce qu’avant tout ça et même ces peines légales, elles sont au service de la justice. L’islam, c’est la justice sur terre. Donc qui applique vraiment les principes de l’islam. Mais si le gouverneur, il mène une politique qui ne s’inspire pas du tout des valeurs de l’islam, qui transgresse les règles, alors en théorie l’obéissance, elle ne lui est plus dûe. L’obéissance au gouverneur est conditionnée à son obéissance à Allah. ».

Et M. Souleymane de s’interroger alors sur ce qu’on doit faire si le gouverneur n’obéit pas à Allah. Eléments de réponse :

« La révolution armée ne donne jamais rien de bon. Ca donne une guerre civile, ça donne quelque chose dont le pays ne se remet pas. Regardez la Révolution française : ça a mis des années de terreur pour finalement ne pas changer grand-chose [sic]. Quelqu’un a dit : c’est possible si on est sûr d’avoir des gens qui reprennent le pouvoir derrière. Ca c’est bien en théorie mais c’est un peu difficile à appliquer ».

Ah, au fait, M.Souleymane a fait une petite remarque au cours de son enseignement : « Une minorité peut causer la perte de toute une nation », qu’il a même répétée.

Les évêques africains au synode

Alors que la crainte régnait que le document final du synode ouvre la voie à la bénédiction des couples homosexuels, les évêques africains ont rappelé avec constance leur opposition à tout changement de la doctrine catholique sur le sujet. Mgr Andrew Nkea Fuanya, président de la Conférence épiscopale du Cameroun, a expliqué au synode que les évêques africains s’opposaient continuellement au mariage homosexuel. Mgr Nkea a précisé: “Nous avons insisté sur cela pour ne pas changer la théologie de la personne humaine. C’était quelque chose de très important pour nous et je pense que le synode a très bien compris que l’Afrique est différente du reste du monde. De plus, le synode a appris quelque chose de nous.” Le document final du synode ne mentionnait aucune bénédiction de couples de même sexe ni aucun effort de sensibilisation à la communauté LGBTQ. Ce qui a été une victoire pour l’Afrique, a laissé entendre Mgr Nkea. Mgr Nkea a par ailleurs déclaré au synode que l’adoration perpétuelle avait été d’une aide considérable pour cultiver la foi au Cameroun. Lui-même a demandé à chaque paroisse de construire une chapelle d’adoration perpétuelle pour promouvoir la dévotion au Saint-Sacrement. “Je ne peux pas expliquer ici combien de temps les jeunes passent devant le Saint-Sacrement.” “Je pense que si tous les diocèses du monde entier avaient ces chapelles d’adoration perpétuelle où les jeunes vont adorer Jésus, ce serait une expérience incroyable”, a-t-il ajouté.

Source

Le cardinal Müller revient sur son éviction brutale

Le cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, est réputé tout autant pour sa parole libre que sa profonde fidélité à l’Église et au pape. Il a accepté de se livrer sans fard dans un long entretien avec le vaticaniste Franca Giansoldati.

Théologien, le cardinal allemand livre une analyse lucide et pénétrante des évènements marquants pour l’Église aujourd’hui : les caractéristiques du pontificat du pape François, son entourage qui l’influence, le renoncement de Benoît XVI, ce qu’on peut attendre du prochain pape, notre relation à l’intelligence artificielle, l’avenir de l’Église chinoise, le rôle de l’Église face aux puissances d’argent, la question féminine, les Amériques, la théologie de la libération, les abus, la question du pape émérite… Sans langue de buis, le cardinal, mis à la retraite par le pape, se confie “en toute bonne foi“. Par exemple sur son éviction brutale :

Ma mise à l’écart s’est produite en 2017. Ce fut un coup de tonnerre. La veille, c’était le 29 juin, fête solennelle de Saints-Pierre-et-Paul, et je me souviens que le pape François m’avait embrassé sur le parvis de la basilique devant tout le monde, à la fin de la messe, en me disant qu’il avait toute confiance en moi. Voilà ce qu’il m’a dit. Le lendemain, je me suis rendu au Palais apostolique à l’heure fixée pour une audience afin de lui présenter une série d’affaires en attente, un rendez-vous de routine pour un préfet de la congrégation de la Foi. A la fin de cette brève entrevue, il m’a dit succinctement : “Votre mandat s’achève. Merci pour votre travail”, sans me donner d’explications, et il n’en a pas donné non plus par la suite. Il a simplement ajouté qu’après l’été de l’année en cours, il me confierait une autre tâche. Rien ne s’est passé depuis lors.

Interrogé sur les abus, il critique sévèrement la CIASE lorsqu’on lui pose la question des commissions nationales indépendants :

Je suis favorable à ce qu’il soit analysé dans son intégralité, mais il faut éviter les erreurs grossières qui se sont produites en France, avec cette commission indépendante, la CIASE, approuvée par l’épiscopat. L’initiative a été sévèrement attaquée sur les critères de recherche et de statistiques utilisés. Peut-être fallait-il les affiner avant de les appliquer. Le résultat final est un nombre exceptionnel, exagéré, manifestement gonflé de victimes. Cela saute aux yeux. Une analyse exhaustive a besoin de règles, de personnes compétentes, et aussi d’une démarche non idéologique.

Les guerres du Haut Karabagh

De Marion Duvauchel :

Les bons livres sont rares, et les ouvrages clairs et concis le sont plus encore. L’opuscule de Jean-Marie Lorgé Les guerres du Haut Karabagh (éditions Baudelaire, 2021) présente ces deux qualités.

Pour comprendre ce conflit tragique, il convient de connaître la vision de l’échiquier international d’Erdogan, telle que l’auteur la décrit. Et nous pouvons lui faire confiance.

Erdogan ancre la Turquie dans deux socles : « Patrie bleue » et « Panturquisme ». La Patrie bleue » est une sorte de patriotisme gazier et pétrolier visant à prendre le contrôle du sud et de l’est de la mer Méditerranée et des ses ressources. Voilà qui devrait mettre l’Europe sur le qui-vive. Le pendant  de cette « Patrie bleue », c’est la réalisation du grand dessein d’Enver Pacha : la coalition des régions turcophones du Bosphore aux monts Altaï, sous le leadership de la Turquie. L’Azerbaïdjan, pays à majorité musulmane, ethniquement, culturellement et linguistiquement le plus proche de la Turquie constitue le deuxième maillon de cette chaîne pontique : de la Turquie à la Kirghizie en passant par l’Azerbaïdjan, la Turkménie, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan.

La première guerre du Haut Karabakh  (1990) l’oppose à l’Azerbaïdjan.

La seconde guerre (2020) voit l’entrée en jeu de la Turquie. Son appui sans faille pour l’Azerbaïdjan s’inscrit dans cette politique d’Ankara. À cela s’ajoute, ce que personne n’ose dire, la haine séculaire de l’islam pour les chrétiens.

En septembre-novembre 2020, l’offensive azerbaïdjanaise « poing d’acier » a pour but immédiat de faire sauter le verrou de Chouchi, de verrouiller le corridor de Latchin (10 km de long) par où passe la seule route qui relie le Karabakh à l’Arménie ; de couper la seconde route reliant deux villes d’Arménie.

Autrement dit, il s’agit d’asphyxier le Nagorno Karabakh.

La défaite, militaire comme politique, a été alors totale. Il ne restait plus à l’Arménie que le choix entre mettre une sourdine à son désir d’occidentalisation et accepter le renforcement de ses relations politiques et militaires avec la Russie, l’Iran, la Chine ou accepter la voie esquissée par Erdogan le 10 décembre 2020 lors du défilé de la Victoire à Bakou » : un statut de vassal au sein d’une coalition régionale dominée par une Turquie ivre de son passé ottoman.

Et ce passé ottoman, nous le connaissons : il va de l’oppression islamique aux massacres et au génocide.

Il restait une troisième voie : recommencer une guerre désespérée. C’est ce qu’on a vu récemment. Avec une nouvelle débâcle.

La deuxième guerre s’inscrivait dans la vision erdoganienne d’un continuum territorial Bosphore/Altaï dont la continuité territoriale Turquie/Azerbaïdjan constituait la première étape. Pour cela il fallait faire sauter le verrou du Nagorno Karabagh. C’est fait.

Il reste encore un verrou : la Siounie, arménienne depuis deux millénaires que les Azéris revendiquent aussi mais en prenant comme point de départ les XIXe et XXe siècles. La prise de la partie centrale et méridionale de la Siounie par la Turquie, par Azerbaïdjan interposé verrait la réalisation de l’objectif politique majeur du panturquisme : une masse turco-azerbaïdjanaise avec trois fenêtres maritimes.

La troisième guerre du Haut Karabagk a bel et bien eu lieu. Mais pas celle à laquelle on pouvait s’attendre.

Cela peut vouloir dire que ce n’est pas fini.

Sur les territoires récupérés par l’Azerbaïdjan aux termes de l’accord du 9 novembre 2020, quelque 80 édifices religieux chrétiens ont été détruits. (voir mon article publié sur le site : les Églises albaniennes et la propagande musulmane).

Organisez une veillée pour dire un grand « Merci Marie » le 8 décembre

Dire « Merci Marie » le 8 décembre, jour de la fête de l’Immaculée Conception, c’est rendre grâce pour la présence protectrice de la Sainte Vierge. En 2022, plus de 700 veillées de prière ont été enregistrées sur une carte interactive et des milliers d’autres ont été organisées partout dans le monde.

Pourquoi dire « Merci Marie » ?

La fête de l’Immaculée Conception est une occasion unique de remercier Marie pour toutes les bénédictions reçues au cours de l’année et demander des grâces. Tout le monde est invité à organiser une veillée dans son église, son école, chez soi ou dans une maison de retraite.

Comment dire « Merci Marie » ?

Tous ceux qui le souhaitent peuvent vérifier sur la carte interactive si une veillée est prévue près de chez eux et contacter l’organisateur pour participer. Si ce n’est pas le cas, organiser une veillée est très simple : il suffit de remplir ce formulaire d’inscription pour être répertorié sur la carte.

En 2022, nous avons ainsi permis l’organisation de milliers de veillées sur tous les continents, dont plus de 700 ont été recensées sur la carte interactive. Ces veillées ont réuni des dizaines de milliers de priants à travers le globe qui ont pu prier en communion les uns avec les autres.

Des centaines de photos ont été envoyées (visibles ici), des dizaines de milliers de lumignons ont été déposés au pied des statues de la Vierge avec autant d’intentions de prière. Des concerts, des processions, des veillées de louange, des accueils chaleureux à l’entrée des églises ont été organisés et animés par des personnes de tous âges, heureuses de se relayer pour accueillir et témoigner des grâces reçues !

Le kit « Merci Marie » simplifie tout !

Afin de passer un 8 décembre exceptionnel, MDNProductions.fr propose un kit pour organiser une veillée et en faire sa promotion. A l’intérieur de ce kit, se trouvent notamment :

  • un livret de prière pour organiser la veillée
  • un petit livre Marie et la France
  • des autocollants pour les bougies
  • des affiches A4 et des signets de prière « Merci Marie » des coupons d’intention de prière.

Le temps consacré à essayer de faire rentrer les « brebis blessées » dans le troupeau est du temps perdu

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Plus de deux ans après la publication du motu proprio Traditionis custodes visant à la suppression, à terme, de la célébration de la messe romaine traditionnelle, les tendances observées en 2022 se confirment en cette rentrée scolaire 2023. Ainsi les rentrées dans les séminaires diocésains représentent une centaine de personnes alors que les Français accédant aux séminaires où se célèbre la messe traditionnelle ont été 35 (FSSPX : 14, FSSP : 10, ICRSP : 5, IBP : 3, MMD : 3) auxquels on peut rajouter, sous certains aspects, 22 rentrées à la communauté Saint Martin.

Si Traditionis custodes est appliqué de façon très variable selon les diocèses, une constante majeure semble cependant apparaître chez certains évêques. Il faudrait, selon les directives du cardinal Parolin, Secrétaire d’État, aux évêques de France en novembre 2022, faire preuve de

« la plus grande sollicitude et paternité envers les personnes – en particulier les jeunes, prêtres ou laïcs – désorientées par Traditionis Custodes (…). Elles sont des brebis souvent blessées qui ont besoin d’accompagnement, d’écoute, de temps ».

En réponse à l’appel de Mgr Aillet (évêque de Bayonne, Lescar, Oloron) dans son récent livre Le temps des saints, qu’il nous soit, ici, permis « sans brutalité mais avec franchise » de rappeler quelques faits qui permettront à tout le monde de gagner du temps.

Il est en effet à craindre que le temps consacré à essayer de faire rentrer les « brebis blessées » dans le troupeau ne soit du temps perdu. Et cela pour trois raisons.

Le pape ne peut couper l’Église de sa Tradition

Tout d’abord le pape lui-même n’a ni le droit, ni le pouvoir, ni de moins en moins les moyens de tirer un trait sur la Tradition ininterrompue, en particulier liturgique, de l’Église. Par un abus de pouvoir dont l’histoire de l’Église ne montre pas de précédent le pape Paul VI a essayé d’opérer une rupture entre l’Église d’avant le concile Vatican II et l’Église qui se voulait hier conciliaire et aujourd’hui synodale. Comme l’a observé le sociologue Guillaume Cuchet : « Un observateur extérieur pourrait légitimement se demander si, par-delà la continuité d’un nom et de l’appareil théorique des dogmes, il s’agit bien toujours de la même religion » (celle d’avant 1960 et celle d’après). Peu de fidèles du bout du banc liront les savants herméneutes de la continuité, guère plus savent qui est le cardinal Roche (Préfet du dicastère pour le culte divin). Mais les uns et les autres seraient plutôt, instinctivement, d’accord avec le cardinal quand il affirme : « La théologie de l’Église a changé » (19 mars 2023). La piétaille catholique dit ce qu’elle voit et, comme Péguy, voit ce qu’elle voit !

Malgré tout le poids de son autorité et une persécution féroce des laïcs et des prêtres qui refusaient cette rupture le fait est que le pape Paul VI a échoué à supprimer, comme il le voulait, la célébration de la messe romaine traditionnelle. Les difficultés doctrinales que pose la réforme liturgique perdurent et sont, en réalité, de plus en plus apparentes. La réalité incontournable est que les communautés traditionalistes sont parmi les rares espaces de développement et de croissance dans l’Église.

Juger l’arbre à ses fruits

Ensuite, plus de cinquante années après la mise en œuvre de la réforme liturgique l’heure est venue de dresser des bilans et de juger l’arbre à ses fruits. Les anciens qui ont connu les combats des années 70 et 80 se souviennent : ils ont été chassés de leurs paroisses, marginalisés dans leurs familles, exclus de diverses associations ou œuvres de bienfaisance, etc. Le temps a passé. Les faits sont là, têtus : dans nombre de familles de vieille tradition catholique, qui à chaque génération donnaient des vocations à l’Église, ce sont les plus observants, selon l’expression de Yann Raison du Cleuziou, qui ont le mieux transmis à leurs enfants le dépôt de la foi et continuent à susciter des vocations. Juchées sur un immense désastre spirituel, les vocations taries, les séminaires intellectuellement à l’abandon, les chrétiens divisés, les enfants souillés, les pauvres au lieu d’être évangélisés couverts de leur mépris, les autorités romaines ont l’impudence, ou l’inconscience, de demander à ceux qui contre vents et marées ont résisté à l’apostasie immanente et à la sécularisation du monde de renoncer à ce qui a constitué le cœur de leur résistance : l’attachement à la messe et au catéchisme traditionnels en symbiose avec les méthodes classiques d’apostolat et de sanctification. Il faudrait être fou pour lâcher la proie pour l’ombre, surtout au spectacle d’une ombre bien éloignée des printemps qui devaient fleurir !

Préférer l’original à la copie

Enfin, ceux qui se sont convertis ou reconvertis à l’Église par l’assistance à la messe traditionnelle y ont trouvé, ou retrouvé, le sens de Dieu, la transcendance, le silence, la beauté, la sacralité, etc. qui sont, par nature, étrangers à la réforme liturgique dont l’objectif affiché était, avec le succès que l’on sait, de favoriser la participation « consciente, pieuse et active » des fidèles (cf. n°48 Sacrosanctum Concilium) aux saints mystères. Ces « convertis », souvent jeunes, ne s’attacheront pas à des liturgies qui sont aux antipodes de ce qui a motivé leur démarche personnelle. Notons à cet égard qu’il ne s’agit pas, affirmant cela, de juger, a fortiori négativement, les laïcs et les prêtres qui vivent de la liturgie conciliaire mais d’observer que sauf en étant à Solesmes il existe un abîme entre « l’atmosphère » de célébration d’une messe traditionnelle et celle d’une messe de paroisse même classique et sans innovations liturgiques incongrues. Là ne sont trop souvent qu’autocélébration de l’assemblée, bavardages, chansonnettes sirupeuses, humanisme larmoyant, fadeur, médiocrité, etc. Enfin l’expérience le montre les gens préfèrent toujours l’original à la copie. S’il s’agit de resacraliser la nouvelle messe autant aller directement à l’original et donc à la messe traditionnelle.

Les fidèles et les prêtres attachés à la liturgie romaine traditionnelle ne sont pas des chrétiens de seconde zone ou des demeurés qu’il faudrait accompagner, charitablement et patiemment, afin qu’ils reconnaissent enfin les bienfaits du Saint Concile et de la réforme liturgique. Ce sont au contraire des hommes et des femmes assoiffés de Dieu, désireux de Le connaître, de L’aimer et de Le servir en particulier par le biais d’une liturgie digne de Lui, s’épanouissant dans un vrai culte avec sa part de mystère et de beauté transcendante. Nous pourrions ainsi actualiser les célèbres propos du père Doncœur en 1924, en d’autres temps de persécution :

Nous ne trahirons pas ! Nous ne partirons pas !

Objectif 250kg de chocolat pour aider les sœurs d’Igny à refaire une partie de leur toit

Résumé de l’opération

Face à l’augmentation historique du prix de l’électricité, les sœurs chocolatières de l’abbaye du Val d’Igny ont décidé de poser au mois de décembre 2023 des panneaux photovoltaïques sur la toiture de l’abbaye. Et pour financer en partie ce projet, elles lancent une vente en ligne exceptionnelle de leurs bons chocolats ! L’objectif ? Vendre au moins 250kg avant le dimanche 19 novembre, pour une livraison avant Noël.

Infos et précommandes : https://divinebox.fr/operation-chocolat-abbaye-igny/

Praliné, ganache au café, chocolats fins… Les sœurs ont tout prévu pour régaler vos proches à Noël. Essayez donc les “bouchons d’Igny” fourrés au marc de champagne, c’est la spécialité des soeurs !

Les précommandes se feront jusqu’au dimanche 19 novembre à 23h59 (commandez vite !), et la livraison se fera avant Noël (21 décembre max) à domicile ou en point relais. Vous pouvez partager l’opération à vos proches grâce à ce lien WhatsApp (modifiable avant envoi)

 La communauté de l’abbaye d’Igny © Abbaye d’Igny

Quelques infos en plus sur les soeurs d’Igny

L’histoire de l’abbaye Notre-Dame du Val d’Igny commence en 1128. Fondée par douze moines envoyés par saint Bernard de Clairvaux, l’abbaye compte jusqu’à 300 moines avant d’entrer dans une période d’épreuve entre le XVe siècle et la Révolution Française.

En 1876, les bâtiments de l’abbaye sont rachetés par l’évêque de Reims, qui y envoie alors 23 moines de l’abbaye Notre-Dame du Désert. C’est grâce à eux que la chocolaterie voit le jour ! Mais la Première Guerre Mondiale a raison de l’abbaye qui se trouve sur la ligne de front et qui est alors complètement détruite …

Et en 1929, voilà que 30 sœurs venues de l’abbaye de La Coudre (en Mayenne) s’installent à l’abbaye d’Igny après deux ans de reconstruction, c’est la renaissance d’Igny !

Aujourd’hui, les 36 sœurs trappistines y vivent et suivent la règle de saint Benoît “prie et travaille” partageant donc leur vie entre des temps de prière et de travail. Vous l’aurez compris, elles vivent d’une petite production artisanale de chocolats !

Les célèbres “gros bouchons d’Igny” fourrés au marc de Champagne © Divine Box

Chronique des cinglés

Les boîtes à camembert pourraient être interdites par une réglementation européenne actuellement à l’étude. Cette dernière vise à interdire d’ici 2030 les emballages non recyclables, y compris ceux en bois.

Le Groupe Lacroix, qui fabrique 200 millions d’emballages en bois par an, alerte sur d’éventuelles conséquences graves : 2 000 emplois en France et 45 entreprises.

Les producteurs de camembert rappellent que rien ne peut remplacer l’emballage traditionnel en bois, indispensable pour conserver le goût et la bonne tenue du fromage.

Monastère d’Azille : agrandir pour accueillir de nouvelles vocations

Les chanoinesses d’Asile ont encore besoin de 60 000€ :

La communauté compte 21 Sœurs vivant sous la Règle de Saint Augustin. Nous sommes implantées dans l’Aude, en zone rurale. Nous sommes au service de l’Eglise par notre vie fraternelle, liturgique et de nombreuses missions locales, diocésaines et au-delà…

Nous avons la grâce d’avoir un noviciat en pleine croissance. L’aile que les novices occupent compte 8 chambres d’environs 7m2, une grande salle d’étude et une salle de récréation. Or nous avons actuellement 3 postulantes, 2 novices, 2 professes temporaires. Il ne nous reste plus qu’une chambre pour accueillir les vocations qui frappent déjà pour 2024. Il nous faut donc agrandir !

Les médecins américains et l’euthanasie

Le Comité de politique de santé de l’Association médicale catholique américaine a révélé lors d’une interview exclusive avec CatholicVote les enjeux de la prochaine réunion de l’Association médicale américaine (AMA) ce samedi. L’AMA prévoit de discuter de deux importantes révisions de ses politiques concernant l’euthanasie.

La première résolution, proposée par des étudiants en médecine, demande l’arrêt de la “criminalisation” des docteurs pratiquant l’euthanasie, ainsi que des patients et familles sollicitant cette procédure. Elle propose aussi de remplacer dans la politique de l’AMA le terme “euthanasie” par “Aide Médicale à Mourir” (AMM), une formulation utilisée au Canada où l’euthanasie est légale.

Une seconde résolution demande à l’AMA d’adopter une position neutre à l’égard de l’euthanasie.

Le Dr. Tim Millea s’est exprimé à ce sujet, en déclarant que ce qui préoccupait était que “ces propositions proviennent de la jeune génération, qui n’a pas encore vraiment pratiqué la médecine”. Selon lui, des médecins expérimentés savent qu’il est possible de soigner et d’apaiser la souffrance des patients en fin de vie sans abréger leur vie.

Selon le Dr. Millea, les résolutions proposées aux États-Unis imitent celles du Canada, où l’euthanasie est légale et vue avec une certaine neutralité par les professionnels de la santé. Il met cependant en garde contre un tel changement, en citant les statistiques sur les causes de décès au Canada depuis la légalisation de l’euthanasie. Le Dr Millea s’est aussi interrogé sur les vraies motivations derrière ces propositions : “Sommes-nous intéressés par les gens ou sommes-nous intéressés par l’argent ?” a-t-il demandé.

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Bruno Gollnisch conteste l’antisémitisme de Jean-Marie Le Pen et du FN

La gauche est très forte car elle a réussi à écarter du débat actuel sa propre responsabilité dans la montée de l’antisémitisme en France en raison de la folle politique d’invasion migratoire menée, avec la duplicité de la fausse droite, durant ces 40 dernières années tout en ramenant le débat autour de l’antisémitisme supposé de Jean-Marie le Pen et du FN.

Constatant que personne au RN ne semble avoi le courage de défendre le fondateur du parti, Bruno Gollnisch a pris sa plume pour commenter cette actualité :

“La répétition incessante des mêmes éléments de langage finit par accréditer comme une vérité irréfragable que le Front National, et son fondateur et Président Jean-Marie le Pen, auraient été antisémites. Cette propagande finit même par impressionner des commentateurs de bonne foi, ou de jeunes cadres et adhérents du RN, qui n’ont naturellement qu’une connaissance récente du Mouvement auquel ils doivent leur situation actuelle.

Mais cette affirmation est fausse. Être antisémite, ce n’est pas avoir tenu tel ou tel propos -toujours les mêmes, et sortis de leurs contexte- sur l’histoire de la deuxième guerre mondiale ou en réponse à un ministre malveillant. C’est vouloir nuire aux Juifs, les accuser, les discriminer, les combattre, parfois de façon violente voire atroce.

Or, que ce soit dans le programme précis et exhaustif du FN, ou dans les dizaines de milliers de pages que constituent les discours de Jean-Marie Le Pen, des dirigeants du Front National, de ses élus parlementaires nationaux, européens ou locaux, on chercherait en vain la moindre incitation à discriminer les Juifs ou à leur nuire, non plus d’ailleurs qu’à l’encontre de quelque citoyen français que ce soit en fonction de son origine ou de sa religion.

Jean-Marie Le Pen a été volontaire pour combattre aux côtés d’Israël en 1956 (affaire de Suez). Militaire, il a protégé des Juifs en Algérie. Le Front National a manifesté contre la venue de Yasser Arafat à Paris lorsque celui-ci n’avait pas encore renoncé au terrorisme. Plusieurs Compagnons de la Libération, d’innombrables médaillés de la Résistance ou de la Légion d’Honneur étaient membres du FN. Le Front National comportait un Cercle National des Français juifs, fondé par Robert Hemmerdinger, médaille de la Résistance, commandeur de la Légion d’Honneur, Conseiller Régional FN d’Île de France. Il y avait au Front national des Français juifs patriotes parmi les élus, les éditorialistes, et les dirigeants.

Certes, le Front National, diabolisé par intérêt, a été en butte à des calomnies récurrentes, qui ont culminé avec l’incroyable manipulation de Carpentras, où il a été faussement accusé d’avoir profané une tombe au cimetière juif de cette ville. Mais la répétition des mêmes mensonges n’en fait pas une vérité. Il est intéressant de constater d’ailleurs que certaines personnalités juives, de gauche ou non, qui attaquaient le FN à cause de sa position restrictive sur l’immigration, tiennent aujourd’hui un discours proche de celui qu’ils vilipendaient naguère.

En cette heure où le sectarisme de certains affaiblit la nécessaire solidarité nationale, il est plus utile que jamais de la renforcer en rétablissant la vérité.”

Trouvera-t-il encore la foi sur terre ?

Pour le huitième épisode de la saison six du Club des Hommes en noir, le père Jean-François Thomas, l’abbé Claude Barthe, l’abbé Alain Lorans et le docteur Philippe de Labriolle échangent sur une question terrible et fondamentale : Trouvera-t-Il la foi sur la terre ?

Le prétexte de cette émission tient à la parution aux éditions Via Romana d’un livre de l’abbé Barthe qui pose cette question.

Vingt siècles après sa fondation, le catholicisme semble en mauvaise posture et, plus encore, avoir largement été modifié de l’intérieur. Diagnostic juste ou erreur de perspective ? Approche franco-centrée ou réalité mondiale ? Un certain nombre de questions se posent sur l’avenir de l’Église. Mais celle de la foi reste finalement la plus fondamentale.

“Toutes les lois transgressives qui modifient notre rapport à la vie, et singulièrement celle à venir sur l’euthanasie, sont le produit de contre-vérités”

Le 8 novembre, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, a été invité par le député Olivier Falorni, président du groupe d’étude « fin de vie » de l’Assemblée nationale, à débattre face au Docteur Denis Labayle, président d’honneur de l’association Le choix et fervent défenseur de « l’aide active à mourir ». Une trentaine de députés et collaborateurs étaient présents. Gènéthique a retranscrit son intervention.

Monsieur le député, souffrez que je me permette, au préalable, une mise au point. Dans le débat qui a suivi la projection du film Mourir n’est pas tuer hier soir sur C8 (cf. Géraud Burin des Roziers enquête au cœur de la fin de vie dans son nouveau documentaire), vous avez commencé par mettre en cause la fondation Jérôme Lejeune et son président, absent du plateau, et sans d’ailleurs le citer nommément, mais dont vous avez lu une partie d’un éditorial pour le critiquer. Cette technique que vous avez utilisée, tout à fait au début de l’émission, n’avait pour but que de décrédibiliser le film en décrédibilisant son financeur.

S’attaquer au messager faute de pouvoir s’attaquer au message. Rester sur la forme pour éviter le débat de fond qui effectivement n’a pas eu lieu. Technique, classique au demeurant, mais que j’ai d’autant plus regrettée que vous m’aviez invité aujourd’hui, sans doute pour que je fasse cette mise au point, mais malheureusement sans public cette fois. J’en tire la conséquence que vos arguments en faveur d’une loi légalisant l’euthanasie ne sont peut-être pas si solides sur le fond. C’est ce que je voudrais développer maintenant.

Les « lois transgressives », le « fruit de contre-vérités »

Depuis près d’une trentaine d’années, j’assume la présidence de la fondation Jérôme Lejeune, institution reconnue d’utilité publique dans le domaine scientifique, médical et bioéthique. Année après année, je découvre que toutes les lois transgressives qui modifient notre rapport à la vie, et singulièrement celle à venir sur l’euthanasie, sont le produit de contre-vérités.

Pour réussir, le mensonge doit être énorme. C’est ainsi qu’aujourd’hui, ses promoteurs parviennent à faire croire que l’euthanasie ne tue personne. Autrement dit, depuis Hippocrate il y a 2400 ans, ce qui est un homicide, et donc un crime, peut devenir un soin, du jour au lendemain. On passerait donc des ténèbres à la lumière. A qui peut-on faire croire cela, à part à des interlocuteurs que l’on a accoutumés de longue date au mensonge ?

S’ils avaient fait leur travail d’investigation, au lieu de relayer la propagande gouvernementale, les médias auraient pu empêcher ce mensonge. Mais les médias ont été dans le sens du mensonge (cf. La promotion du suicide et de l’euthanasie en prime time sur le service public), notamment avec le documentaire de France 5 réalisé par Marina Carrère d’Encausse, la fiction de France 2 avec Line Renaud (cf. « Le prochain voyage » : quand le service public fait la promotion du suicide assisté), la publicité pour l’ADMD aussi bien dans le Figaro que dans Le Monde.

« Le travestissement de la réalité fait le lit de la légalisation de l’euthanasie »

Qu’est-ce que cela veut dire ? Fondamentalement, les citoyens considèrent que la vie est leur bien le plus précieux. Mais ils finissent par être d’accord avec les transgressions qu’on leur propose, ou qu’on leur impose au terme de manipulations devenues routinières.

C’est bien le travestissement de la réalité qui fait le lit de la légalisation de l’euthanasie comme du suicide assisté. A tel point qu’il est procédé, avant tout, à une euphémisation du vocabulaire décrivant la réalité pour bannir les mots qui gênent. Pourtant, qu’est-ce que l’euthanasie sinon un homme qui tue un autre homme ? Qu’est-ce que le suicide assisté sinon être complice d’un suicide ? Si l’on désignait simplement les choses par leur nom, nous ne serions pas là aujourd’hui parce qu’il n’y aurait pas de projet de loi. Mais le mensonge s’insinue à tous les niveaux, dans toutes les raisons invoquées, à l’appui de chaque argument.

« La première victime de l’euthanasie sera les soins palliatifs »

Ainsi en est-il de la notion de dignité préemptée par l’ADMD pour assurer sa notoriété. L’association a réussi à faire croire qu’on pouvait perdre cette dignité sous le coup de la dégradation physique, de la perte des capacités cognitives, de la dépendance. Combien de fois avons-nous entendu la comparaison de la personne en fin de vie avec « un légume ».

Pour reprendre pied, les partisans de l’euthanasie nous répondent que ce sont les conditions de fin de vie qui sont parfois indignes. Peut-être, mais si les conditions de vie indignes justifient l’euthanasie de ceux qui en sont victimes, alors il faut aussi supprimer les pauvres pour supprimer la pauvreté. Il s’agit bien d’un mensonge de dire que l’euthanasie aurait la moindre influence sur l’indignité de certaines situations de fin de vie. Au contraire, avec l’euthanasie, on peut être certain que ces conditions ne seront jamais corrigées à l’hôpital ou dans les EHPAD. La première victime de l’euthanasie sera les soins palliatifs.

On peut faire la même observation sur la souffrance. C’est le même mécanisme. Jamais la médecine n’a été plus capable de traiter la souffrance, qu’elle soit physique ou psychique. Et pour les souffrances réfractaires, direz-vous ? Il reste la sédation qui n’est en rien, je le rappelle, une invention de Jean Léonetti, mais que la médecine utilise de manière proportionnée depuis longtemps. L’euthanasie n’abrège pas la souffrance, elle tue celui qui souffre pour qu’il ne souffre plus. Tuer ne sera jamais un soin. C’est cela la vérité qu’on n’a plus le droit de dire.

« La loi qui autorisera l’euthanasie va ouvrir le temps de la méfiance de tous contre tous »

Enfin, arrêtons-nous sur la liberté, qui est probablement l’argument préféré des promoteurs de l’euthanasie parce qu’il figure au fronton de nos édifices publics. Cette liberté ultime n’oblige personne, dit-on. Mais de quoi parle-t-on ? La liberté de demander la mort pour certains, c’est l’obligation de la donner pour d’autres. Et je ne vois aucune raison d’imposer cette obligation de donner la mort aux médecins, aux soignants, aux prescripteurs, aux pharmaciens, aux directeurs d’hôpitaux, à l’assurance maladie, et finalement aux cotisants que nous sommes. Pour une liberté, cela fait beaucoup d’obligations tout de même, et pour beaucoup de personnes.

La liberté est un mot qui réclame surtout un contenu. A l’évidence, ce n’est pas la liberté de faire n’importe quoi, chacun en convient. D’ailleurs, le contrat social est basé sur la protection de la vie, et sur une invitation de chacun à restreindre sa liberté pour éviter la guerre de tous contre tous. Au contraire, la loi qui autorisera l’euthanasie va ouvrir le temps de la méfiance de tous contre tous. La liberté n’est certainement pas la valeur suprême, ni l’arbitre de l’intérêt général. Elle ne fonctionne qu’avec la vérité de l’acte posé, c’est à dire sa conformité au bien de la personne, qu’il s’agisse du patient ou du médecin, et sa conformité à l’intérêt général de la société.

Il est intéressant de noter que l’ultima ratio auquel vous avez recouru dans l’émission d’hier soir sur C8 pour défendre la liberté de demander l’euthanasie a été la liberté de demander l’avortement. Comme si l’avortement était la « clé idéologique » qui permettait d’ouvrir toutes les portes. C’est intéressant, parce que cela signifie que vous privilégiez l’idéologie à la réalité du terrain. Pas besoin de savoir si notre pays mérite une loi mortifère de plus. Il suffit de brandir le passeport de toutes les transgressions. Dans ces conditions, effectivement, on se passe de débat sur le fond, c’est plus facile.

Des conceptions « périmées »

En conclusion, il me semble que l’euthanasie est un projet qui est très « daté » des années 70 avec une conception « périmée » de la liberté, perçue comme le critère absolu l’emportant sur tous les autres. Il est interdit d’interdire. Mais, nous voyons bien que nous prenons le chemin inverse avec l’écologie. Il n’est pas question de faire ce qu’on veut.

Un projet qui a aussi une conception « périmée » de la technique souveraine qui offre une solution à tout. On le redécouvre aujourd’hui encore avec l’écologie. Il n’y a pas de solution technique à la folie des hommes. La médecine offre une réponse avant la mort, et cela s’appelle les soins palliatifs. Après la mort, il n’y a pas de « solution technique ». La devancer par l’euthanasie, en dépossédant l’individu de ce moment et en l’abandonnant à son désespoir, ne règle pas les inquiétudes suprêmes.

Enfin, un projet qui a une conception « périmée » de l’Etat-providence, qui distribue à l’envi des droits-libertés qui deviennent des droits-créances, mais dont l’Etat peine à s’acquitter car, par définition, une loi générale et impersonnelle ne peut répondre à toutes les situations, pas plus celle de l’euthanasie que les autres.

Une « inquiétude particulière »

Au titre de président de la fondation Jérôme Lejeune, qui a créé une consultation spécialisée pour les personnes porteuses de handicap mental de tous âges, j’ajouterai une inquiétude particulière.

La fondatrice et théoricienne de l’ADMD en France, Odette Thibault, avait écrit dans son livre La maîtrise de la mort, paru en 1975, que « tout individu ne possédant plus ces facultés [intellectuelles] peut être considéré dans un état sous-humain dans le cas du débile profond ». « Dès lors, beaucoup d’individus sont des morts-vivants bien avant la fin de leur vie organique». « Prolonger cette déchéance est, à mon avis, une des plus grandes atteintes qu’on puisse porter à la dignité humaine ». Voilà le fond culturel qui inspire la législation à venir.

« Aucune loi transgressive n’est restée dans les cadres qu’elle s’était fixés »

Il y a une grande différence entre mourir et être tué, entre le geste qui tue et le geste qui soigne. Nous avons tout à redouter d’un pays qui estompe cette ligne de démarcation. Je ne crois pas au fantasme de la régulation par la loi.

Mon expérience de 30 ans de lois bioéthiques m’a montré que la loi, en ces matières, ne régule rien, elle régularise. Il n’y a aucun contre-exemple. Prétendre que la loi ne sera qu’une exception, qu’elle ne s’appliquera ni aux enfants, ni aux malades psychiatriques, ni aux personnes porteuses de handicap est évidemment un leurre. Aucune loi transgressive n’est restée dans les cadres qu’elle s’était fixés. Parce qu’une loi qui transgresse un principe fondateur, par définition, n’a pas de limite.

Je n’ose pas penser que la loi sur l’euthanasie est un remède à la faillite des services publics, ni une solution économique au vieillissement de la population, ni une variable d’ajustement politique pour « réenchanter » les Français. Mais ce que je sais, c’est que la loi que vous allez voter n’est pas un progrès, elle est un catafalque social.

Crimes nazis : le « devoir de mémoire » des médecins pour leur apprendre à s’opposer à des directives posant des dilemmes éthiques

Lu sur Gènéthique :

Les efforts visant à renforcer la formation des professionnels de la santé et l’éthique médicale doivent s’appuyer sur « une solide compréhension du rôle de la médecine au sein du régime nazi », affirme un nouveau rapport de la Commission Lancet sur la médecine, le nazisme et l’Holocauste : Historical Evidence, Implications for Today, Teaching for Tomorrow [1]. Ces travaux sont le fruit du travail d’une vingtaine d’experts internationaux réunis pour la première fois afin d’aborder l’histoire de la médecine. Ils ont publié leur rapport dans The Lancet [2].

« En apprenant comment et pourquoi de telles atrocités ont été commises, les générations de médecins et de professionnels de la santé seront mieux à même de faire face aux dilemmes médicaux moraux et éthiques et à leurs propres préjugés, de s’opposer au pouvoir et de protéger les populations et les patients vulnérables », jugent les auteurs du rapport.

Des programmes eugénistes, d’euthanasie et des « expériences humaines brutales »

En effet, le corps médical a joué un « rôle central » dans les crimes des nazis, affirment-ils. « En 1945, de 50 à 65 % des médecins allemands non juifs avaient rejoint le parti nazi ». « Les crimes n’ont pas été commis uniquement par des médecins extrémistes » ou « sous la contrainte ».

Les programmes eugénistes, d’euthanasie et les « expériences humaines brutales » déployés dans un cadre médical ont causé « au moins 230.000 morts » de personnes handicapées, de patients juifs et de déportés. Parmi eux, on recense de « 7.000 à 10.000 enfants ». En outre, 300.000 stérilisations forcées environ ont été pratiquées.

Un « devoir de mémoire »

« Contrairement aux idées reçues », « la médecine dans l’Allemagne nazie n’était pas une pseudo-science » soulignent les auteurs du rapport. La « recherche nazie » a même pu devenir « partie intégrante du canon de la connaissance médicale ». Il en est ainsi par exemple de la compréhension actuelle des effets du tabac et de l’alcool sur le corps, qui a été alimentée par ces recherches.

En conséquence, les auteurs préconisent que ces faits historiques fassent partie des cursus de formation des professionnels de santé. Il est « souvent surprenant de constater à quel point leurs connaissances » sont « limitées aujourd’hui, hormis peut-être une vague notion des expériences de Josef Mengele à Auschwitz », notent-ils.

« Reconnaître l’humanité et la dignité de chaque patient »

Grâce à ce « devoir de mémoire » les médecins pourront « apprendre à s’opposer à des directives posant des dilemmes éthiques ». Parmi les problématiques, le rapport mentionne « les soignants encadrant les interrogatoires de terroristes », ceux pratiquant un tri dans les hôpitaux « lors d’afflux massifs de patients », ou encore les questions de fin de vie. « Un large éventail de débats que nous observons actuellement en médecine – de la question de savoir qui devrait recevoir des soins lors d’un événement catastrophique, aux soins de fin de vie et aux nouveaux développements en génétique, pour n’en citer que quelques-uns – montre à quel point la médecine et la science sont liées à la politique, aux croyances personnelles et aux facteurs socio-économiques, a déclaré le professeur Herwig Czech, de l’université médicale de Vienne, coprésident de la Commission. Les professionnels de la médecine et les chercheurs en sciences biologiques doivent être conscients de ces influences et de leurs multiples implications pour les patients et les participants aux études ».

« Nous devons nous élever contre l’antisémitisme, le racisme et les autres formes de discrimination, soutenir et défendre une médecine centrée sur la personne et fondée sur les droits de l’homme, protéger les personnes vulnérables, servir les personnes marginalisées et reconnaître l’humanité et la dignité de chaque patient », a appelé de son côté le Dr Hildebrandt, en résumant les conclusions des travaux de la Commission au cours des trois dernières années.

Crise politique en Espagne

Un lecteur nous informe que l’Espagne vit des jours noirs : le Premier ministre Pedro Sánchez est arrivé à un accord avec les indépendantistes catalans, pour réussir à se maintenir au pouvoir. Cela représente, d’après des associations de juges d’Espagne, la dissolution de l’état de droit.

Depuis lundi dernier et pour réagir à cela, les gens se rassemblent par milliers dans les rues de Madrid pacifiquement (il y a aussi des familles avec enfants et des personnes âgées). Les deux derniers jours, la police a jeté du gaz piment, des balles de gomme et a frappé les gens.

Hier, un attentat a visé le fondateur de Vox (Alejo Vidal-Quadras) d’une balle dans la tête. Heureusement il a tourné instinctivement la tête en voyant le pistolet et la balle a cassé la mâchoire.

Le président de Vox Santiago Abascal a déclaré :

« Une période noire commence dans l’histoire de l’Espagne, aujourd’hui un coup d’État contre la Nation a été lancé ».

Le ministre de l’Intérieur Fernando Malaska est accusé d’avoir férocement réprimé une manifestation organisée par Vox afin de protester contre l’amnistie des indépendantistes catalans dans le cadre d’accords électoraux qui devraient permettre au gouvernement socialiste de se maintenir au pouvoir. Le bilan de la soirée fait état de 29 blessés dont 19 policiers. Les manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont riposté à coup de grenades lacrymogènes. Mais la manifestation est loin d’être un cas isolé. Depuis une dizaine de jours, plusieurs milliers de personnes se réunissent devant les sièges locaux du Parti socialiste espagnol. Grenade, Séville, Santander, Madrid… sont le théâtre de manifestations dégénérant parfois en affrontements.

Dénonçant les accointances de Sanchez avec les indépendantistes basques (Bildu) et catalans (Junts per Catalunya), Santiago Abascal accuse le premier ministre de « fomenter un coup d’Etat ».

La liberté religieuse : un remède aux divisions mondiales

Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les États et les Organisations Internationales, a déclaré lors d’une conférence en Australie que “la liberté religieuse n’est pas seulement un droit de l’homme, mais aussi une voie transcendante et pratique pour guérir les divisions, promouvoir le dialogue et forger une communauté mondiale plus paisible et harmonieuse”.

Selon lui, lorsque les individus sont libres d’adorer et de participer à des activités religieuses sans interférence, il devient plus facile pour les autres de constater que les différences religieuses ne font pas intrinsèquement de quelqu’un un ennemi. Cette allocution vient compléter, mettre en évidence ou rectifier les détails du discours originel.

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Des évêques appellent à la libération du militant pro-démocratie Jimmy Lai à Hong Kong

Une lettre signée par une dizaine d’évêques catholiques, dont deux cardinaux, provenant du Royaume-Uni, des États-Unis, de la Lituanie, du Nigeria et de l’Inde, entre autres, appelle les autorités chinoises à libérer le militant catholique et homme d’affaires Jimmy Lai, emprisonné à Hong Kong.

Jimmy Lai, 75 ans, est un fervent partisan du mouvement pro-démocratie à Hong Kong, écrivain, éditeur, et propriétaire du Apple Daily, autrefois le journal indépendant chinois le plus populaire de Hong Kong, désormais fermé de force par les autorités. Il est la cible répétée du Parti communiste chinois (PCC) et des autorités de la RAS de Hong Kong depuis 1990, lorsqu’il a lancé son entreprise de médias, avec une orientation pro-démocratie et anti-corruption.

Parmi les signataires de la lettre figurent l’évêque Robert Barron, évangéliste influent et apologiste de la foi, le cardinal Timothy Dolan de New York, l’archevêque Timothy Broglio, et l’évêque John Wilson de Southwark, dans le sud de Londres.

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