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I-Média : Faut-il en finir avec le service public ?

Cette semaine dans « I-Média », Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur l’inquisition subie par Marion Maréchal par une journaliste de France Inter.

Le dossier du jour est consacré à la partialité et l’idéologie sévissant sur le service public avec la publication d’un rapport accablant de l’Institut Thomas More.

Les pastilles de l’info abordent :

1) La grande occultation : Le maire de Canteleu dans le narcotrafic
2) Décryptage : Le drapeau palestinien à l’Assemblée nationale
3) Top ou Flop au festival de Cannes

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Daniel Schneidermann.

17 coups de lame de boucher

Nouvelle attaque au couteau : un immigré égyptien de 46 ans a tué un homme de 79 ans à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne. Le suspect a été interpellé et placé en garde à vue.

La victime se rendait dans un foyer du Secours catholique pour récupérer un panier alimentaire. Le septuagénaire aurait reçu 17 coups de couteau. L’auteur aurait utilisé une lame de boucher, qui aurait cassé sous la violence de l’attaque. La victime aurait été sévèrement mutilée. Le couteau a été retrouvé près de son corps. Malgré un massage cardiaque prodigué par les secours, rapidement déployés, la victime est décédée.

Le suspect de nationalité égyptienne, serait en situation régulière sur le sol français.

Le diocèse de Quimper milite pour les droits LGBTQXYZ… A quand une « visite fraternelle » ?

Le 17 mai, le compte X (ex-Twitter) du diocèse de Quimper et Leon retweetait la propagande LGBT, appelant à se mobiliser pour les droits LGBTI+…

Doit-on comprendre que ce diocèse, d’où sont exclus des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre et dont les fidèles traditionalistes seront bientôt sans pasteur, milite pour la dénaturation du mariage, la privation de père ou de mère pour des enfants, la vente d’enfants par GPA, l’idéologie du genre?

Depuis hier, cette horreur est dénoncée sur les réseaux sociaux. Ce matin, on s’aperçoit que le compte X du diocèse est supprimé :

Mais ce retweet n’est pas un dérapage isolé. Le militantisme LGBT semble bien ancré. Le diocèse de Quimper de Mgr Dognin a-t-il besoin d’une « visite fraternelle » ? Ce serait justice, au vu des graves problèmes de gouvernance actuels.

Il est possible de demander des explications au diocèse en écrivant ici :
https://www.diocese-quimper.fr/contact/

Ou bien directement Mgr Dognin :
[email protected]
02 98 55 34 47

Nigéria : le père Olivier Buba, enlevé le 21 mai, a été libéré

La tragique affaire Palmade met en lumière la plus grande incohérence du droit pénal

De Morgane Daury-Fauveau sur Atlantico :

Qu’on en juge plutôt. En droit français, l’homicide involontaire du fœtus n’est pas punissable. L’affirmation nécessite quelques précisions.

D’abord, il s’agit d’une interprétation jurisprudentielle et non d’une solution explicite légale. En effet, l’article 221-6 du code pénal incrimine

« Le fait de causer (…) par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, la mort d’autrui ».

Depuis un arrêt du 29 juin 2001 rendu par son Assemblée plénière, la Cour de cassation décide que

« le principe de légalité des délits et des peines, qui impose une interprétation stricte de la loi pénale, s’oppose à ce que l’incrimination prévue par l’article 221-6 du code pénal, réprimant l’homicide involontaire d’autrui, soit étendue au cas de l’enfant à naître ».

Auparavant, la jurisprudence était hésitante et retenait parfois l’homicide involontaire, tout comme la non-assistance à personne à naître en péril (dans l’hypothèse du médecin appelé au chevet d’une parturiente qui ne se déplace pas, ou trop tardivement), notamment lorsque le fœtus avait atteint le stade de viabilité. Ce revirement de jurisprudence montre la relativité du motif de la décision : jusque-là, le principe d’interprétation stricte de la loi pénale n’avait pas condamné la reconnaissance de l’homicide involontaire du fœtus. D’ailleurs, un étudiant de licence pourrait citer de nombreux exemples dans lesquels les juges ne se sont pas sentis bridés par ce principe et ont au contraire adopté une interprétation des textes que l’on pourrait qualifier d’extensive. Il n’empêche : depuis 2001, le conducteur ou l’obstétricien qui provoquent par leur faute le décès du fœtus ne commettent pas d’homicide involontaire. Ils seront seulement poursuivis pour des blessures involontaires ayant provoqué une interruption totale de travail de moins de trois mois sur la mère et encourront, à ce titre, pour le premier, deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende (hors circonstances aggravantes, C. pén., art. 222-20-1) et pour le deuxième, 1500 euros d’amende, puisqu’il s’agit d’une contravention de 5ème classe (toujours hors circonstances aggravantes, C. pén., art. R625-2).

Ensuite et surtout, la solution produit une incohérence majeure : si l’enfant, blessé in utero, ne décède qu’une fois né, l’auteur de la faute sera condamné pour homicide involontaire. Il suffit pour cela que la victime ait pris une respiration, qu’elle ait survécu dans notre monde une seconde. De la même manière, si l’enfant survit à ses blessures subies in utero et naît vivant mais en ayant subi des lésions, l’auteur de la faute sera condamné pour blessures involontaires.

Disons-le clairement : du point de vue du conducteur ou de l’obstétricien, mieux vaut que la faute commise ait été instantanément fatale.

Dans l’affaire Palmade, les réquisitions du procureur demandaient le renvoi devant le tribunal correctionnel pour blessures involontaires (subies par la mère) et homicide involontaire. C’est donc que le procureur a souhaité donner l’occasion aux juges du siège de discuter à nouveau de la question de l’homicide involontaire du fœtus. Mais il n’a pas été suivi par le juge d’instruction qui dans son ordonnance de renvoi n’a visé que les blessures involontaires. Cela dit, le tribunal correctionnel saisi pourrait décider de modifier la qualification auquel cas, il devra en informer le prévenu et le mettre en mesure de présenter sa défense sur la nouvelle qualification.

Il faut l’espérer. Il faut mettre fin à l’incohérence. D’autant qu’elle est produite par une décision de 2001 contestable. Celle-ci a probablement été prise dans le spectre de la peur de donner un statut au fœtus. On a craint que celui-ci pourrait conduire à une remise en cause de l’IVG. A l’époque déjà, la crainte relevait du fantasme. Alors aujourd’hui, avec l’inscription de l’IVG dans la Constitution, une telle peur relève désormais d’une paranoïa (ou d’un dogmatisme) pathologique.

La vraie réflexion à laquelle il faut se livrer est celle de savoir s’il ne serait pas opportun de limiter, comme cela a été parfois le cas par le passé, la qualification d’homicide involontaire au fœtus viable. La viabilité est traditionnellement définie comme le fait d’être doté des organes nécessaires à la survie en dehors du sein de la mère. Cette autonomie permet de considérer, sans discussion possible, que le fœtus est « autrui », au sens de l’article 221-6 du code pénal. Et, disons-le, permet d’éviter les hésitations sur la certitude du lien de causalité entre la faute et le décès, élément constitutif de l’infraction, qui seront d’autant plus grandes que la grossesse est récente.

La Cour de cassation a eu encore récemment recours au principe d’interprétation stricte de la loi pour adopter une solution hautement contestable : dans l’affaire Halimi, elle s’est en effet retranchée derrière lui quand il s’est agi de considérer que le trouble psychique ou neuropsychique était une cause d’irresponsabilité pénale même lorsque l’état mental de l’individu était dû à la consommation volontaire de stupéfiants, donc à sa faute antérieure au passage à l’acte (Cass. crim., 14 avril 2021). Ici encore, la jurisprudence antérieure était hésitante et retenait parfois la solution contraire.

Il faut pourtant se garder de prendre des positions qui heurtent frontalement les convictions de l’immense majorité des citoyens. Le droit pénal se doit, au contraire, d’être le vecteur des aspirations de la société, faute de quoi, celle-ci se sentira un jour légitime à se passer de la justice institutionnelle.

En Nouvelle-Calédonie, « ils n’ont pas attaqué les églises mais ils ont attaqué les temples maçonniques. Très intéressant »

Alain Juilet était l’invité de Bistro Liberté. Ancien directeur du renseignement au sein de la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), avant d’être nommé Haut responsable chargé de l’intelligence économique auprès du Premier ministre François Fillon jusqu’en 2009, il est également franc-maçon, parmi les fondateurs de la Grande Loge de l’Alliance maçonnique française.

Vers un renouvellement de la consécration de l’Eglise et du monde au Sacré Coeur?

Le P. Etienne Kern, recteur du sanctuaire de Paray le Monial, a mis en ligne le texte de la lettre qu’il a envoyée au Pape le 25 avril dernier et demandant de renouveler la consécration de l’Église et du monde au Cœur de Jésus en 2025.

Cette lettre (approuvée par Mgr Rivière, évêque d’Autun, et par plusieurs congrégations ou associations spécifiquement liées à Paray le Monial ou à la dévotion au Sacré Coeur) fait expressément référence à 4 jubilés célébrés en 2025:

– le Jubilé Pèlerins de l’Espérance, proclamé par Sa Sainteté pour le monde ;
– la célébration du 1700e anniversaire de la fin du premier concile œcuménique qui s’est tenu à Nicée ;
– le 100e anniversaire de l’encyclique Quas Primas de Pie XI, par laquelle il instituait la fête du Christ-Roi comme point culminant de l’initiative de Léon XIII, par qui le « genre humain tout entier fut consacré à ce divin Cœur, au cours de l’Année sainte 1900 » ;
– et, enfin, le 350e anniversaire de la « grande apparition » à Paray-le-Monial, dans l’octave de la Fête-Dieu en juin 1675.

Et, surtout, elle demande officiellement au Pape de renouveler la consécration de l’Eglise et du monde au Sacré Coeur:

A l’écoute des dizaines de milliers de pèlerins, qui de tous horizons viennent chaque année prier et se confier à l’amour passionné du Cœur de Jésus, nous nous permettons de vous transmettre cette attente et cette soif du peuple de Dieu. Nous vous demandons de recueillir en vos mains de premier pasteur de l’Eglise toutes ces consécrations personnelles, familiales, paroissiales et ecclésiales pour les présenter à Dieu, en renouvelant la consécration de l’Église et du monde au Cœur de Jésus, « Cor Iesu, Spes Mundi », par le Cœur Immaculé de Marie, dans la certitude confiante que ce renouvellement contribuera à l’abondance des fruits spirituels et missionnaires du Jubilé Pèlerins de l’Espérance.

Une belle intention de prière alors que nous commençons la neuvaine au Sacré Coeur!

Marguerite Stern : « Marion Maréchal est la personnalité politique la plus courageuse sur la question transgenre »

Qui aurait cru qu’un jour une ancienne Femen tienne de tels propos? Extraits de l’interview accordée à Valeurs actuelles par Marguerite Stern, co-auteur avec Dora Moutot du livre à succès Transmania :

Interrogée au micro de France Inter le mardi 28 mai, Marion Maréchal, la tête de liste de Reconquête ! pour les élections européennes, a rappelé qu’ « être est une femme ou être un homme est une réalité biologique », sous les récriminations de Sonia Devillers, la journaliste de la radio du service public. Que symbolise cette séquence à vos yeux ?

Marion Maréchal a compris que la théorie du genre est un sujet de civilisation qui touche à notre rapport au réel. Elle est indéniablement la personnalité la plus courageuse de l’échiquier politique, car elle ne se contente pas de traiter de la transition des enfants, mais envisage la thématique dans son ensemble, en anticipant les conséquences désastreuses de l’idéologie transgenre sur notre société. Lorsqu’elle rappelle qu’ « on ne [l’]’empêchera pas de continuer à dire ce qui est une vérité, que les chromosomes XX et XY sont indépassables », Marion Maréchal souligne que des questions cruciales sur les fondements de nos civilisations occidentales, comme la thématique transgenre, sont exclues du champ médiatique aujourd’hui. Si les politiques capitulent maintenant sur la question transgenre, certains dogmes ne pourront plus être remis en question dans un futur proche.

Lors de l’interview, Sonia Devillers rétorque que « la transphobie n’est pas une opinion mais un délit ». Y a-t-il une volonté de la gauche de tout judiciariser afin d’empêcher toute tentative de débat ?

Les propos de Sonia Devillers respectent parfaitement la loi de Brandolini, qui atteste que « la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des sottises est supérieure à celle nécessaire pour les produire ». L’anathème moral est devenu le stratagème préféré de la gauche pour disqualifier tout rhétorique un peu trop encombrante. Elle sélectionne soigneusement des épithètes méphistophéliques, qui font appel à un imaginaire très sombre, comme celui d’« extrême droite » ou de « transphobe », pour accuser son adversaire de violer la loi, de sortir du champ républicain. Pour un transactiviste, rien ne sert d’argumenter, la malhonnêteté intellectuelle suffit. Cette stratégie diabolique d’exclusion du champ médiatique alimente la chasse aux sorcières et le harcèlement quotidien que Dora Moutot et moi subissons depuis désormais quatre ans. La judiciarisation devrait d’ailleurs se faire dans le sens inverse. Le droit de dire des vérités devrait être sacralisé. Une loi devrait à protéger les partisans du réel (…) »

La drôle de publicité de la ville de Saint-Malo

Cette campagne éco-citoyenne de la ville bretonne de Saint-Malo va-t-elle être imputée aux frais de campagne de Marion Maréchal ?

 

 

Le maire de Metz (LR-LC-UDE), François Grosdidier, est prêt à accueillir des réfugiés palestiniens

Pour lui, il n’y a pas assez de musulmans en France et peu importe s’il peut y avoir des islamistes du Hamas parmi eux. Ce maire ex-LR semble vouloir être réélu en 2026 :

« La ville [coalition LR-LC-UDE] de Metz (Moselle) se porte volontaire auprès du ministère des Affaires étrangères pour accueillir des réfugiés palestiniens de Gaza, rapporte mercredi 29 mai France Bleu Lorraine Nord. Le maire [coalition LR-LC-UDE] invoque la « tradition humaniste » de la ville, et l’accueil récent de réfugiés syriens et ukrainiens.

« La guerre à Gaza consécutive au pogrom et à la prise d’otages du 7 octobre provoque un immense drame humanitaire et touche des populations contraintes de quitter ce territoire devenu champ de bataille, sans abri possible », écrit François Grosdidier, le maire [coalition LR-LC-UDE] de la ville dans un communiqué, publié mercredi. »

Nathalie Colin-Oesterlé est conseillère municipale LR à Metz et proche collaboratrice de ce maire ex-LR immigrationniste mais elle est surtout députée européenne sortante et huitième sur la liste de François-Xavier Bellamy. A ce stade des sondages (LR entre 6 et 8%), voter LR revient donc à permettre à cette dame d’être élue…

Marion Maréchal : « Je ne regrette pas de m’être engagée contre le ‘mariage pour tous’ pour défendre l’idée qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère »

Marion Maréchal a accordé une interview (« GPA, islamisme, laïcité : refuser toutes les banalisations ») à Yann Baly du magazine Reconquête, qui n’a rien à voir avec le parti du même nom mais avec Chrétienté Solidarité). Ce dernier, président de Chrétienté-Solidarité et du Centre Charlier et Délégué général de l’AGRIF, l’a publié sur le compte X :

Larcher, Barnier ou Baroin à Matignon, vers une alliance entre Macron et LR après les européennes ?

Avant LR attendait que les élections soient passées pour trahir ses électeurs. Désormais, LR envisage ouvertement de trahir avant même de connaître le résultat de François-Xavier Bellamy le 9 juin au soir. Ce dernier est une belle vitrine mais ce qui est derrière n’est vraiment pas beau. Il est sans doute plus à plaindre qu’à critiquer :

Les élections européennes battent leur plein mais l’heure est (déjà) aux questions sur l’après. Du côté de Renaissance, Valérie Hayer ne parvient pas à convaincre et le risque de crash électoral semble déjà être accepté par la majorité présidentielle. Chez Les Républicains, François-Xavier Bellamy patine. Deux partis politiques en peine dans les sondages et qui ont compris une chose : l’alliance est plus que jamais d’actualité. 

Alors que le scrutin se déroulera en France le 9 juin prochain, un article de L’Express du 26 mai 2024 révèle les confidences d’Éric Ciotti et il lance la piste d’une alliance entre LR et le parti d’Emmanuel Macron ! Larcher, Barnier ou Baroin à Matignon ?

Les Républicains ont bien compris que leur impact sur la vie politique française était en déclin pour ne pas dire définitivement éteint ! En même temps, l’ambiance “fin de règne” se fait sentir (…)

Éric Ciotti souhaite continuer à faire vivre son parti, coûte que coûte. Et pour ce faire, il aurait proposé une alliance avec Renaissance ! Comme le révèle la lettre Politico du 29 mai 2024, “celui-ci aurait ouvertement évoqué la possibilité d’un contrat entre Emmanuel Macron et la droite”. Mais attention, il y a des conditions !

Le contrat sera rempli si Gérard Larcher, Michel Barnier ou François Baroin devient Premier ministre ! Et ce n’est pas tout. En parallèle, Emmanuel Macron aurait justement dîné avec Gérard Larcher au mois de mars 2024.Un premier contact pour sceller l’alliance indissoluble entre LR et Renaissance ?

(…)

Gérard Larcher est venu à la demande du chef de l’Etat, lequel met les pieds dans le plat : « Seriez-vous prêt à aller à Matignon ? (…) Au président, il répète ce qu’il a déjà eu l’occasion de lui dire : « Vous aurez besoin de nous. »

De même, on apprenait récemment que Laurent Wauquiez avait dîné discrètement avec Gabriel Attal. Le même Laurent Wauquiez qui, lorsqu’il était président de LR, disait à Eric Zemmour qu’il était chez lui chez LR…

Laurent Wauquiez serait-il un allié objectif de Gabriel Attal ? On peut raisonnablement le penser. Si le Premier ministre multiplie les rencontres avec les députés LR au nombre de 61, il a, selon nos confrères de La Tribune Dimanche, dîné en tête à tête avec le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes le 15 mai dernier.

Lors de ce repas au sommet entre les deux hommes, il fut sans doute question de dissolution ou d’alliances entre leurs deux formations politiques. Deux options que rejette fermement Laurent Wauquiez. L’une ou l’autre compliquerait la stratégie du président de  la Région Auvergne-Rhône-Alpes en vue de la Présidentielle de 2027.

Renouveler la pratique de la réparation au Sacré Coeur

Le Pape a reçu le 4 mai les participants au colloque « Réparer l’irréparable » organisé dans le cadre de la célébration du 350e anniversaire des apparitions du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie. Voici quelques extraits de son discours (disponible en intégralité ici):

La réparation est une notion que nous trouvons souvent dans les Saintes Ecritures. Dans l’Ancien Testament elle prend une dimension sociale de dédommagement pour le mal commis. C’est le cas de la loi mosaïque qui prévoyait la restitution de ce qui a été volé ou la réparation du préjudice causé (cf. Ex 22, 1-15, Lv 6, 1-7). Il s’agissait un acte de justice visant à sauvegarder la vie sociale. Par contre dans le Nouveau Testament, elle prend la forme d’une démarche spirituelle, dans le cadre de la rédemption opérée par le Christ. La réparation se manifeste pleinement dans le sacrifice de la croix. […]

La réparation, pour être chrétienne, pour toucher le cœur de la personne offensée, et ne pas être un simple acte de justice commutative, suppose deux attitudes qui engagent:  se reconnaître fautif et demander pardon. […]

Jésus demanda à Sainte Marguerite Marie des actes de réparation pour les offenses causées par les péchés des hommes. Si ces actes ont consolé son cœur, cela veut dire que la réparation peut aussi consoler le cœur de tout homme blessé. Puisse les travaux de votre colloque non seulement renouveler et approfondir le sens de cette belle pratique de la réparation au Sacré Cœur de Jésus, pratique peut être aujourd’hui un peu oubliée ou jugée à tort désuète. Puissent-ils aussi participer à en valoriser la juste place dans la démarche pénitentielle de tout baptisé dans l’Église.

Je prie pour que votre jubilé du Sacré Cœur suscite chez nombre de pèlerins un plus grand amour de reconnaissance envers Jésus, une plus grande affection, et pour que le sanctuaire de Paray-le-Monial soit toujours un lieu de consolation et de miséricorde pour toute personne en quête de paix intérieure. Je vous donne ma Bénédiction. Et je vous demande s’il vous plaît de prier pour moi. Merci.

Soins palliatifs et assistance au suicide sont contradictoires

Lu sur le compte Twitter de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs:

 

Astrid Panosyan, député Renaissance, ne votera pas le texte sur l’euthanasie

Elle déclare au Figaro :

[…] Initialement, j’étais prête à envisager la possibilité d’accepter ce texte dans une démarche compassionnelle pour apporter une réponse aux situations de malades atteints de maladies neurodégénératives incurables, avec un pronostic vital engagé à moyen terme, et ne pouvant bénéficier d’une sédation jusqu’au décès. Au départ, les critères d’accès à l’aide à mourir et la vérification du consentement à toutes les étapes pouvaient sembler très précis et assez stricts. J’étais néanmoins profondément gênée par la possibilité de demander à un tiers, médecin ou proche, d’administrer la dose létale, en cas d’impossibilité pour le malade de le faire lui-même. Cette exception me semble inutile et dangereuse car, dans les pays où l’euthanasie et le suicide assisté coexistent, c’est l’euthanasie qui prend le pas. Un autre aspect du texte pose problème : l’organisation d’un continuum d’accompagnement entre soins palliatifs et aide à mourir, alors qu’il s’agit d’une vraie rupture. Les soins palliatifs n’ont pas besoin de loi nouvelle, mais de moyens, alors que l’interdit de tuer est un principe universel dans les sociétés développées. Il est rare que des malades disent de manière définitive : «Je veux mourir.» La plupart d’entre eux envoient le message : «Je ne veux pas vivre ainsi.» Or les soins palliatifs permettent le plus souvent de réduire cette demande d’aide à mourir. […]

Votre mari, l’universitaire et intellectuel Laurent Bouvet, était atteint de la maladie de Charcot. Qu’avez-vous appris en l’accompagnant ?

Une expérience personnelle ne vaut pas vérité universelle. J’ai appris que le simple fait de savoir qu’il existe une aide à mourir, même si on n’y a pas recours, peut apparaître comme une réassurance ou un soulagement. Cela peut donner au patient le sentiment qu’il garde la main quand il le décide pour ne plus subir. C’est un message qu’il faut pouvoir entendre, car la loi Claeys-Leonetti a aussi ses limites, notamment pour des maladies neurodégénératives incurables. C’est la fameuse question du pronostic vital engagé à « moyen terme » pour lequel la sédation profonde et continue jusqu’au décès n’est pas possible. La question de la fin de vie nous met donc face à un dilemme entre le respect de la liberté afin de répondre aux douleurs qu’on ne peut soulager et celui de la fraternité, qui suppose qu’on ne doit jamais laisser une personne se sentir de trop.

Mais ce texte risque de créer une inégalité de traitement. Il y aura un décalage entre l’aide à mourir qui sera immédiatement disponible et les soins palliatifs qui mettront encore du temps à être accessibles à tous, même avec des crédits doublés en dix ans. Si on laisse les malades atteints de la maladie de Charcot se confiner dans leur propre corps, l’aide à mourir apparaît comme une réponse. Or les ordinateurs à commande oculaire qui permettent de communiquer et les fauteuils adaptés sont très chers et très faiblement remboursés. Les professionnels à domicile manquent, laissant les aidants familiaux en première ligne. Au Canada et en Oregon, ce sont les patients d’un niveau de vie modeste qui ont tendance à réclamer l’aide à mourir.

La mairie de Paris retire sa campagne de promotion de l’euthanasie

Communiqué des AFC:

Le 14 Mai dernier, la Mairie de Paris a fait procéder à l’affichage d’une campagne de communication faisant la promotion active de l’aide à mourir sous le slogan « choisir de mourir dans la dignité est un droit fondamental ».

A la suite d’un référé-liberté initié par les Associations Familiales Catholiques dont le jugement s’est avéré en demi-teinte, la mairie de Paris a, de sa propre initiative, décidé de faire retirer cette campagne d’affichage.

Les AFC accueillent favorablement ce retour à la raison de la mairie de Paris qui n’a pas attendu le jugement d’un référé-suspension pour prendre les mesures de retrait évoquées.

Les enjeux du débat parlementaire actuellement mené à l’Assemblée nationale commandent la plus grande sérénité, et cette campagne d’affichage d’opinion y contrevenait.

Les AFC rappellent leur attachement au principe d’accompagnement des personnes en fin de vie par le recours aux soins palliatifs et la mise en œuvre de dispositifs de soutien aux aidants.  Les AFC demandent que soit menée une campagne d’information du grand public visant à mieux faire connaître les soins-palliatifs.

Crépol, suite

Une soirée dansante, le « Bal des farmers », était organisée samedi soir dans la salle des fêtes de Murinais par les jeunes agriculteurs de Saint-Marcellin et de Pont-en-Royans.

Une première rixe a éclaté devant la salle entre deux hommes qui sortaient de la soirée et une demi-douzaine d’autres qui étaient à l’extérieur, des jeunes venus de Saint-Marcellin. D’autres personnes étant sorties de la salle pour aider leurs deux amis, leurs adversaires ont été repoussés et ils se sont enfuis.

Mais dans un second temps, ils sont revenus avec des renforts, et une deuxième rixe beaucoup plus violente a éclaté, au cours de laquelle la victime principale a été rouée de coups de pied et de coups de poing. Ce jeune homme a pu sortir de l’hôpital dans la journée mais il a été sérieusement blessé à la tête, son incapacité totale de travail (ITT) ayant été fixée à 13 jours.

« Ce sont les mêmes qu’à Crepol » avoue le maire.

« Les agresseurs voulaient casser du blanc » raconte un témoin.

Plus de 72 000 immigrés sont entrés illégalement dans l’Union européenne depuis le début de l’année

Selon les informations d’Europe 1, plus de 72 000 migrants sont entrés illégalement dans l’Union européenne depuis le début de l’année. Les entrées via l’Espagne et l’Europe orientale explosent, tandis que l’accès via l’Italie est en baisse de 60%.

Il s’agit de cas détectés soit par Frontex, l’agence européenne de surveillance aux frontières extérieures de l’Union, soit par les forces de sécurité intérieure des pays européens. Et le chiffre réel est possiblement plus important qu’annoncé.

Au sein de l’Union européenne, 386 157 demandes d’asile ont été enregistrées. 15% de ces demandes ont été faites en France. 24% en Allemagne.

Fête du Très Saint Sacrement (Fête-Dieu)

Une grande solennité s’est levée sur le monde : la Fête-Dieu, ainsi l’ont appelée nos pères, vraiment fête de Dieu, mais aussi fête de l’homme, étant la fête du Christ-médiateur présent dans l’Hostie pour donner Dieu à l’homme et l’homme à Dieu. L’union divine est l’aspiration de l’humanité ; à cette aspiration, ici-bas même, Dieu a répondu par une invention du ciel. L’homme célèbre aujourd’hui cette divine merveille. (Dom Prosper Guéranger)

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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Faisons un bref historique de cette belle Fête-Dieu naguère si populaire…

La fête du Très Saint Sacrement date du XIIIe siècle. Dans une vision, la bienheureuse Julienne, prieure du monastère de Mont-Cornillon, près de Liège, apprit que Dieu la chargeait de travailler de tout son pouvoir à l’établissement d’une fête en l’honneur du Saint Sacrement. Le pape Urbain IV la rendit obligatoire pour l’Église entière en 1264 et le pape Jean XXII, en 1318, ordonna de porter l’Eucharistie en procession dans les rues et sur les chemins.

On fait une procession solennelle le jour de la Fête-Dieu pour sanctifier et bénir, par la présence de Jésus-Christ, les rues et les maisons de nos villes et de nos villages.

Les processions du Saint Sacrement exposé dans l’ostensoir n’ont pas commencé avant l’institution de la Fête-Dieu. Cependant, avant cette époque, il existait des processions dans lesquelles on transportait le saint Sacrement enfermé dans un tabernacle. Ce n’était pas le Saint Sacrement que l’on voulait spécialement honorer, mais Notre-Seigneur considéré dans quelqu’une des circonstances de sa vie terrestre.

C’est ainsi que, dès le VIIe siècle, dans quelques églises, on portait le Saint- Sacrement à la procession destinée à honorer l’entrée triomphale de Notre-Seigneur à Jérusalem, le jour des Rameaux.

La bulle du Pape Jean XXII, ordonnant « de porter l’Eucharistie en procession clans les rues et les places publiques », fut publiée en 1318 ; mais elle ne faisait sans doute que confirmer une coutume probablement aussi ancienne que la Fête-Dieu (1264).

Aussitôt que ces processions furent instituées, la piété des fidèles s’efforça de leur donner tout l’éclat possible. C’est au milieu des rues et des places richement pavoisées de draperies et de guirlandes, que s’avançait le Saint-Sacrement abrité sous un dais pour en souligner davantage la présence. Il était précédé d’une longue file d’enfants vêtus de blanc, qui balançaient des encensoirs ou jetaient des fleurs, pendant que la foule chantait les bienfaits de l’Eucharistie.

Malheureusement, aujourd’hui, dans beaucoup de villes, sous prétexte de respecter la liberté de conscience et de ne pas entraver la circulation, Jésus-Hostie ne peut sortir des églises que difficilement.

L’office du Très Saint Sacrement, composé par saint Thomas d’Aquin, est une admirable exposition de l’enseignement catholique sur l’Eucharistie.

Les hymnes Sacris solemniis des Matines, Verbum supernum des Laudes, Pange lingua des Vêpres et la prose Lauda Sion, qu’on a appelée le Credo du Saint Sacrement, sont des modèles par leur profondeur de doctrine, leur concision pleine de clarté et leur simplicité majestueuse.
Les mélodies, très belles aussi, existaient déjà avant saint Thomas.

Pour célébrer dignement la Fête-Dieu, les chrétiens contribuent à l’éclat des cérémonies, dans la mesure de leur pouvoir, en ornant les rues qui se trouvent sur le passage du saint Sacrement, assistent à la Messe et à la bénédiction du saint Sacrement, et prennent part à la Procession.

Chants du Propre de la messe : 

Introït : Cibavit eos

Cette fête comporte, en plus de la messe, la procession solennelle du Saint Sacrement dans les rues, aux chants d’hymnes et de cantiques, qui a valu à la fête son nom populaire de Fête Dieu, car on y adore le pain eucharistique sous l’apparence duquel Dieu se rend actuellement visible à nos yeux. Cette fête a été fixée au jeudi qui suit celle de la Sainte Trinité, en souvenir évidemment du Jeudi Saint et de l’institution du sacrement de l’Eucharistie. Mais en France depuis le concordat de 1801 ce jeudi n’est plus jour férié ni fête d’obligation, et la solennité de la fête a été reportée au dimanche suivant, supplantant ainsi le deuxième dimanche après la Pentecôte. On sait que l’office de cette fête, y compris la messe, a été composé entièrement par saint Thomas d’Aquin. Pour les chants du propre de la messe il a repris à l’Introït et au Graduel des pièces existantes. Les autres, Alléluia, Offertoire, Communion sont nouvelles.
Pour l’Introït saint Thomas d’Aquin a repris celui du Lundi de la Pentecôte, qui nous rappelle que dans les premiers siècles la fête de la Pentecôte était une fête baptismale comme celle de Pâques ; les chants des messes de la semaine de la Pentecôte, comme ceux de la semaine de Pâques, s’adressent tout particulièrement aux nouveaux baptisés, qui sont aussi des premiers communiants. C’est pourquoi il y est question de l’Eucharistie qu’ils ont reçue pour la première fois. Cette nourriture spirituelle est évoquée ici par un verset du psaume 80, invitation à célébrer une grande fête pour remercier le Seigneur de ses bienfaits.

Cibavit eos ex adipe frumenti, et de petra melle saturavit eos.
Il les a nourris de la fleur du froment, et Il les a rassasiés du miel du rocher...

La mélodie est peu développée, tournant simplement autour de quelques notes. Elle est douce et paisible avec seulement un accent plus marqué sur le mot saturavit qui évoque le bonheur d’être rassasié. Cet Introït est accompagné bien entendu du premier verset du psaume 80.

Exsultate Deo adjutori nostro : jubilate Deo Jacob.
Exultez pour Dieu qui est notre secours, poussez des cris de joie pour le Dieu de Jacob.

Graduel : Oculi omnium

Comme l’Introït, ce Graduel de la fête du Saint Sacrement est une pièce ancienne qui a été reprise pour cette messe : le Graduel du vingtième dimanche après la Pentecôte. Le texte est tiré du psaume 144, encore un chant d’action de grâces pour tous les bienfaits dont le Seigneur nous a comblés, et en particulier la nourriture qu’il nous accorde tous les jours, notre pain quotidien où nous voyons aujourd’hui une figure de l’Eucharistie.

Oculi omnium in te sperant, Domine, et tu das illis escam in tempore opportuno. Aperis tu manum tuam, et imples omne animal benedictione.
Les yeux de tous espèrent en vous, Seigneur, et vous leur donnez la nourriture en temps opportun. Vous ouvrez la main et vous comblez tout être vivant de vos bénédictions.

Le mot ” animal ” en latin désigne toutes les créatures vivantes, et en premier lieu les hommes. La mélodie comme c’est généralement le cas dans les Graduels est faite en grande partie de formules que l’on rencontre dans d’autres pièces, avec de grandes vocalises. C’est en particulier la même qui conclut la première et la deuxième partie. Cette mélodie est ample et enthousiaste avec des montées et des descentes bien équilibrées embrassant toute l’étendue de l’octave.

Alléluia : Caro mea

Le texte de l’Alléluia de la fête du Saint Sacrement est tiré de l’évangile de saint Jean, dans le discours sur le pain de vie.

Caro mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus : qui manducat meam carmen, et bibit meum sanguinem, in me manet, et ego in eo.
Ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment une boisson. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.

Si ces paroles du Christ scandalisèrent ses auditeurs au point qu’un grand nombre d’entre eux le quittèrent, elles nous sont devenues familières, et se passent de commentaires. La mélodie est celle d’un Alléluia existant auquel les nouvelles paroles ont été adaptées, mais d’une façon assez heureuse. Il y a un contraste entre la mélodie de l’Alléluia, qui se développe plus dans le grave que dans l’aigu, et celle du verset, qui se tient au contraire dans les hauteurs avec des envolées légères et enthousiastes, pour retrouver seulement à la fin la mélodie de l’Alléluia et sa profondeur.

Séquence : Lauda Sion

L’Alléluia de la fête du Saint Sacrement est suivi d’une Séquence, comme à Pâques et à la Pentecôte, mais celle d’aujourd’hui est beaucoup plus longue : c’est le célèbre Lauda Sion. Après une invitation à la louange, saint Thomas d’Aquin y procède à un exposé précis et détaillé de la foi catholique concernant la Sainte Eucharistie, avant de terminer par une invocation au Christ qui se donne à nous en nourriture pour qu’il nous conduise au ciel.

Cette Séquence se compose de vingt-quatre strophes dont les mélodies se répètent deux par deux (avec une exception : sept et huit répètent cinq et six) ; chaque strophe est formée de trois petits vers de huit, huit et sept pieds, mais à la fin elles s’élargissent : à partir de la dix-neuvième, les strophes ont quatre vers, trois de huit et un de sept pieds, et les deux dernières ont même cinq vers, quatre de huit et un de sept pieds. Comme cette pièce est très longue, nous n’en reproduisons pas ici le texte latin, et en donnons seulement la traduction :

Sion, loue ton sauveur, ton chef et ton pasteur par des hymnes et des cantiques.
Ose autant que tu le peux, car il est supérieur à toute louange, et tu ne peux suffire à le louer.
Aujourd’hui est proposé un thème spécial de louange : le pain vivant qui donne la vie.
C’est ce pain qui fût donné sans ambiguïté au groupe des douze frères sur la table de la sainte Cène.
Que ta louange soit pleine, sonore et joyeuse, magnifique jubilation de l’âme.
Voici en effet le jour solennel où nous fêtons la première institution de ce banquet.
Cette table du nouveau Roi, la nouvelle Pâque de la nouvelle loi met fin à l’ancienne pratique.
Le nouveau succède à l’ancien, la vérité chasse l’ombre, la lumière dissipe la nuit.
Ce que le Christ accomplit à la Cène, il ordonna de le faire en mémoire de Lui.
Instruits par cette institution sacrée, nous consacrons le pain et le vin en hostie pour notre salut.

C’est un dogme pour les chrétiens : le pain est changé en chair et le vin en sang.
Ce que tu ne comprends et ne vois pas, une foi vive l’atteste au-delà de l’ordre des choses.
Sous des apparences changées, par des signes seulement et non des réalités, se cachent des choses sublimes.

La chair est une nourriture et le sang une boisson, mais le Christ demeure entier sous chaque espèce.

Il n’est ni brisé, ni rompu, ni divisé par celui qui le prend, mais il est reçu tout entier.
Un seul le reçoit, mille le reçoivent, ceux-ci autant que celui-là, et il est absorbé sans être consumé.
Les bons le reçoivent, les méchants le reçoivent, mais quel sort différent ! la vie ou la mort.
La mort pour les méchants, la vie pour les bons : vois les effets opposés d’une même absorption.
Si le sacrement est divisé, n’hésite pas, souviens-toi qu’il se cache autant dans une parcelle que dans la totalité.

Aucune division de la chose, seul le signe est rompu : ni la nature ni la grandeur de ce qui est signifié n’est diminué.

Et voici les quatre dernières strophes que l’on chante souvent en dehors de leur contexte au salut du Saint Sacrement :

Voici le pain des Anges devenu la nourriture des voyageurs, vrai pain des fils qui ne doit pas être jeté aux chiens.

Il est désigné en figure lorsque Isaac est immolé, l’agneau pascal sacrifié, la manne donnée à nos pères.

Bon pasteur, pain véritable, Jésus, ayez pitié de nous, nourrissez-nous, protégez-nous, faites nous voir le bien souverain dans la terre des vivants

Vous qui savez et pouvez tout, qui nous nourrissez ici bas, faites-nous là-haut les commensaux, cohéritiers et compagnons des citoyens du ciel.

La mélodie est entièrement syllabique et d’une grande amplitude, montant très haut et descendant très bas mais toujours très affirmative.

Offertoire : Sacerdotes

Pour l’Offertoire de la fête du Saint Sacrement, saint Thomas d’Aquin a choisi un passage du Lévitique, livre de l’Ancien Testament dans lequel Dieu donne des lois très précises et très détaillées au peuple d’Israël ; ce passage concerne la sainteté des prêtres :

Sacerdotes Domini incensum et panes offerunt Deo, et ideo sancti erunt Deo suo et non polluent nomen ejus.
Les prêtres du Seigneur offriront l’encens et les pains à Dieu ; c’est pourquoi ils seront saints pour leur Dieu et ne profaneront pas son nom.

Ce texte nous rappelle qu’en instituant l’Eucharistie, le Christ a également institué le Sacerdoce, et qu’il ne peut y avoir d’Eucharistie sans sacerdoce.

La mélodie comme c’est généralement le cas pour les Offertoires est calme et contemplative, mais en même temps très affirmative. On remarquera les longues tenues sur panem angelorum, les mots même repris par saint Thomas d’Aquin dans la Séquence Lauda Sion.

Communion : Quotiescumque

Pour la Communion de la fête du Saint Sacrement, saint Thomas a choisi un passage de l’Épître de saint Paul aux Corinthiens qui est lue à la messe :

Quotiescumque manducabitis panem hunc et calicem bibetis, mortem Domini annutiabitis donec veniat ; itaque quicumque manducaverit panem vel biberit calicem Domini indigne reus erit corporis et sanguinis Domini.
Toutes les fois que vous mangerez de ce pain et boirez à cette coupe, vous annoncerez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ; c’est pourquoi quiconque mangera de ce pain ou boira à cette coupe sans en être digne sera coupable vis-à-vis du corps et du sang du Seigneur.

Malheureusement, comme à l’Offertoire, la mélodie a été calquée sur celle de la Communion de la Pentecôte, mais elle convient encore moins : la mélodie pleine de mouvement qui traduisait à merveille l’irruption du Saint Esprit dans le Cénacle s’adapte très mal à un texte didactique, et en outre beaucoup plus long.

Le Congrès brésilien a adopté un article interdisant à l’État de financer des activités liées à l’avortement

Le texte avait été introduit par l’opposition dans la loi d’orientation budgétaire adoptée en janvier, mais le président Luis Inacio da Silva y avait opposé son veto.

En vertu de la Constitution brésilienne, le veto de Lula a été soumis au vote du Congrès brésilien et il a été renversé par 339 voix contre 107 à la chambre basse, et 47 voix contre 23 à la chambre haute. Mardi 28 mai 2024, le Congrès brésilien a adopté un article interdisant à l’État de financer des activités liées à l’avortement ou encore à la chirurgie de réassignation sexuelle sur des mineurs.

Le texte interdit à l’État de dépenser de l’argent public pour financer ou promouvoir des « opérations de changement de sexe sur des mineurs » et « des avortements dans des cas non autorisés par la loi ». Au Brésil, l’avortement n’est autorisé qu’en cas de viol, de risque pour la mère ou de problèmes avec le fœtus.

Le texte empêche également de financer des initiatives visant à « faire disparaître le concept de la famille traditionnelle » ou incitant à l’occupation de terres privées. Il stipule enfin que l’État ne peut financer de projets visant à « influencer les enfants et les adolescents, de l’école maternelle au lycée », en leur présentant « des options sexuelles différentes de leur sexe biologique ».

Christianophobie quotidienne

Le 28 mai à Loyettes, dans l’Ain, un homme d’origine turque a renversé une croix catholique avec son fourgon. Après avoir crié « Allahou Akbar », il s’est mis à prier sur les lieux de l’incident. L’homme a délibérément reculé avec son fourgon contre l’édifice, avant de l’attacher avec une sangle et de le renverser.

Mardi 28 mai également, à Rodez, un individu a percuté, avec sa voiture, un SUV imposant, et à vive allure les marches, situées au sud de la cathédrale. Les faits se sont produits, vers 16 heures, à une heure où l’endroit est particulièrement fréquenté et où quelques touristes visitent toujours la cathédrale. Aucun blessé, ni dégât à déplorer aux abords de la cathédrale. Le conducteur est un Français âgé de 55 ans, domicilié en Aveyron, inconnu des services de police. Selon des témoins il aurait crié “je déteste Jésus” et “je déteste le christianisme”. Une enquête en flagrance est ouverte.

Transidentité : une victoire pour la protection des mineurs

Communiqué du Syndicat de la famille :

Le gouvernement doit sortir de l’ambiguïté et avoir le courage de poursuivre à l’Assemblée nationale l’examen de la proposition de loi votée par le Sénat pour protéger les mineurs en encadrant des pratiques à risque et aux conséquences encore inconnues à long terme. 

L’adoption par les sénateurs de la proposition de loi de Jacqueline Eustache-Brinio est une avancée sociale importante pour préserver les adolescents des risques de traitements hormonaux et médicaux qui seraient indument prescrits. Elle fait suite à un rapport parlementaire de grande qualité, très documenté, qui a analysé l’expérience et les législations d’autres pays, et s’est appuyé sur de nombreuses études scientifiques. L’avis des médecins, des personnels de santé et des professionnels de l’enfance et de l’éducation est en effet incontournable pour évaluer avec pragmatisme et efficacité l’impact pour les adolescents et les résultats des politiques publiques.

Le Syndicat de la Famille regrette l’obstruction de certains groupes politiques, notamment les écologistes à l’origine de motions de rejet, illustrant la puissance d’une idéologie destructrice pour l’avenir des enfants et ce, sur des pratiques qui sont tout sauf écolo ! Le groupe de la majorité présidentielle a quant à lui brillé par une position à géométrie variable. Au fond, ses membres sont d’accord avec la nécessité de protéger les enfants mineurs d’une pression idéologique aux conséquences graves voire irréversibles, mais la politique politicienne a malheureusement conduit une partie d’entre eux à voter contre le texte quand l’autre partie préférait se réfugier dans l’abstention… pour en réalité mieux soutenir le texte.

Parce que si le fait, pour des enfants mineurs, de s’interroger sur leur identité sexuelle est aussi vieux que le monde, il est de la responsabilité de la société de les accompagner et de leur offrir toute l’attention nécessaire tout en les préservant de toutes dérives idéologiques et médicales.

« Après l’adoption par les sénateurs de cette proposition de loi visant à protéger l’intérêt des enfants mineurs, leur santé et leurs besoins, l’Assemblée nationale doit maintenant poursuivre son parcours législatif dans les meilleurs délais. Le Gouvernement et sa majorité parlementaire doivent sortir de toute ambiguïté et faire le choix responsable de protéger des mineurs. La mobilisation du gouvernement aux côtés de tous les parlementaires soucieux du bien-être de la jeunesse doit permettre un débat apaisé à l’Assemblée nationale » souligne Lola Fasanello, du Syndicat de la Famille.

Les mineurs en questionnement de genre bientôt protégés par la loi ?

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Ce matin mercredi 29 mai à 0h45, les Sénateurs ont adopté en 1ère lecture la Proposition de loi visant à encadrer les pratiques médicales mises en œuvre dans la prise en charge des mineurs en questionnement de genre (texte ICI).

Juristes pour l’enfance salue cette avancée majeure en vue de la protection des mineurs en difficulté avec leur identité sexuée de fille ou de garçon. 

En effet :

1/ Le texte interdit de prescrire au patient mineur des traitements hormonaux tendant à développer les caractéristiques sexuelles secondaires du genre auquel le mineur s’identifie (prescription de testostérone pour les filles et d’oestrogènes pour les garçons).

2/ Le texte interdit de réaliser sur un patient mineur des actes chirurgicaux de réassignation de genre (les mastectomies actuellement pratiquées à partir de 14 ans sans indication médicale seront ainsi interdites).

3/ Le texte encadre strictement la prescription initiale de bloqueurs de puberté, qui ne pourront être prescrits à un patient mineur que :

– après réunion de concertation pluridisciplinaire,

– par un médecin exerçant dans l’un des centres de référence,

– après évaluation par l’équipe médicale de l’absence de contre indication et de la capacité de discernement du mineur,

– après respect d’un délai minimal de deux ans après la première consultation du patient dans un centre de référence.

4/ Autre mesure protectrice, le diagnostic et la prise en charge des mineurs présentant une dysphorie de genre seront assurés dans des centres de référence spécialisés.

5/ Enfin, Juristes pour l’enfance salue l’attention portée par le législateur à la pédospychiatrie en France puisque la proposition prévoit l’élaboration d’une stratégie nationale pour la pédopsychiatrie pour garantir à tout enfant ou adolescent l’accès aux soins nécessaires à la bonne prise en charge de sa santé mentale. Trop nombreux sont en effet les témoignages de parents qui révèlent qu’il est plus rapide en France d’obtenir de la testostérone pour leur fille qu’une consultation pédopsychiatrique.

Juristes pour l’enfance salue la clairvoyance et l’engagement du Sénat qui accepte de sortir de l’idéologie pour prendre en compte les études médicales et scientifiques qui mettent en lumière les dangers de ces traitements dits de réassignation sexuelle et appellent à privilégier une approche prudentielle, en écartant en première intention la médicalisation précoce aux conséquences irréversibles au profit de la prise en charge au plan psychiatrique ou psychologique des troubles et difficultés des enfants.

JPE salue en particulier l’encadrement de la prescription des bloqueurs de puberté, qui tient compte des études très récentes révélant ce qui était déjà suspecté : les bloqueurs de puberté ne constituent pas une « pause » et, au contraire, ont des conséquences graves [voir ci-dessous].

Juristes pour l’enfance compte maintenant sur les députés pour adopter à leur tour cette proposition de loi indispensable pour une prise en charge de qualité des enfants.

Messes pour la vie dans toutes les paroisses du diocèse de Nantes

A la demande de l’évêque :

Rien de mieux que d’implorer le secours divin dans ce combat eschatologique contre les forces du mal.

Peut-on être contre l’euthanasie sans croire en Dieu ?

Dans le mensuel L’Incorrect, Michel Houellebecq débat en compagnie du grand rabbin de France Haïm Korsia et de l’abbé Pierre Vivarès, curé de la paroisse Saint-Paul-Saint-Louis à Paris. Le directeur de L’Incorrect Arthur de Watrigant voulait faire débattre Houellebecq avec un haut prélat catholique. Le cardinal Bustillo avait accepté sans hésiter mais la rencontre a été rendue difficile pour des raisons d’agenda. D’autres évêques furent contactés, mais aucun n’accepta l’échange.

Ils sont tous contre l’euthanasie mais pour des raisons différentes. Y a-t-il un soubassement religieux ou une inquiétude spirituelle derrière le refus du suicide assisté ? Michel Houellebecq qui ne croit pas, mais est fermement opposé à toute législation euthanasique.

« J’ai l’impression qu’effectivement, l’idée qui puisse y avoir une morale sans fondement religieux est pratiquement devenue incompréhensible à nos contemporains ».

Haïm Korsia déplore que le projet de loi prévoit qu’un proche puisse administrer l’injection létale :

« Faire administrer quoi que ce soit de létal par des proches, c’est rentrer dans ce risque majeur de culpabilisation sur deux ou trois générations ».

Michel Houellebecq répond :

« Je trouve que c’est bien que les proches se sentent coupables, parce qu’ils le sont.» « Parce que ça commence à m’énerver les proches, si vous voulez. On a ça tout le temps. Les proches qui disent : “Il m’a toujours dit qu’il ne voulait pas être un légume.” Moi, j’ai envie de leur répondre : Allez-y, je vous donne le poison. Faites-le. Faites le sale boulot. Ne demandez pas à un médecin de le faire, faites-le vous-même. ».

« Là, les gens veulent mourir et en plus, ils demandent à la société de les tuer. Comme un service qu’on leur doit ».

« Cette idée qu’une loi dite de “progrès” ou “d’avancée sociétale” est irréversible ne me convient pas. Par exemple, à titre personnel je suis favorable à l’avortement. Mais cela dit, j’étais très content quand la Cour suprême américaine a cassé l’arrêt Roe vs Wade. Ça prouvait qu’on peut revenir sur une loi. Ce n’est pas un processus irrémédiable. »

Elections européennes : voter pour la vie

Communiqué de la Marche pour la Vie :

Avant les prochaines élections européennes, nous souhaitons partager avec vous les votes enregistrés par groupe ou parti, des parlementaires français, sur la terrible et indécente constitutionnalisation de l’avortement.

80 parlementaires ont voté contre ce texte dans leur assemblée, soit 30 députés et 50 sénateurs. Au moment du Congrès à Versailles, ils n’étaient plus que 72 courageux à s’y opposer, ne cédant rien à la pression politique et médiatique :

  • pour les Républicains : 38/133 sénateurs et 12/62 députés, soit 26% des parlementaires,
  • pour le Rassemblement National : 0/3 sénateurs et 11/88 députés, soit 12% des parlementaires,
  • pour l’Union Centriste : 6/56 sénateurs soit 11% des sénateurs de ce groupe,
  • 3 Divers Droite,
  • 2 Divers Gauche.

Parmi les responsables de parti ou de groupe, Eric Ciotti (LR) et Marine le Pen (RN) ont voté en faveur du texte et Bruno Retailleau (LR) s’y est opposé.

Une mention spéciale est à faire pour l’action remarquée du sénateur Stéphane Ravier (Reconquête), qui a proposé au Sénat une motion de rejet du texte, qu’il a été le seul à voter.

Au niveau européen, une résolution pour inscrire l’IVG dans la charte des droits fondamentaux a été votée le 11 avril 2024. Si cette résolution n’est pas pour l’instant contraignante, elle crée une nouvelle attaque contre la vie. La gauche et les macronistes ont voté en faveur du texte.

Seuls deux députés de droite s’y sont opposés :

  • sur les 8 députés européens des Républicains : 7 étaient absents au moment du vote et 1 a voté pour,
  • sur les 18 députés européens du Rassemblement National : 12 des députés se sont abstenus, 5 étaient absents et 1 a voté contre,
  • Sur les 2 députés européens de Reconquête, 1 a voté contre, 1 était absent.

Un autre débat est actuellement en cours sur l’euthanasie et le suicide assisté à l’Assemblée Nationale. Si nous pouvons partager les votes des députés, liés à l’examen du texte avant les élections européennes, nous ne manquerons pas de vous en transmettre les résultats.

Voter lors des élections européennes est important. Nous vous invitons à donner votre suffrage à ceux que vous considérez comme les meilleurs protecteurs de la vie naissante ou finissante !

La Cour suprême finlandaise se penche sur le cas d’une politicienne accusée de « discours de haine » pour avoir cité la Bible

Le ministère public finlandais a fait appel de l’affaire devant la Cour suprême, bien que la parlementaire Päivi Räsänen ait déjà été acquittée à l’unanimité des accusations d’« incitation à la haine » liées à sa citation de la Bible devant le tribunal de district d’Helsinki et la cour d’appel.

Le procureur général a fait appel de l’affaire bien que cette mère de 12 enfants ait été acquittée. Commentant la présentation de sa défense, Mme Räsänen a déclaré :

Le cœur du procès est la question de savoir si les enseignements liés à la Bible peuvent être affichés et acceptés. Je considère que c’est un privilège et un honneur de défendre la liberté d’expression, qui est un droit fondamental dans un État démocratique.

Un acquittement par la Cour suprême constituerait un précédent plus solide que les décisions des tribunaux inférieurs pour des accusations similaires ultérieures. Il constituerait une garantie plus claire et plus solide pour la liberté des chrétiens de présenter les enseignements de la Bible – et renforcerait le principe de la liberté d’expression en général.

L’enquête de police contre Räsänen a débuté en juin 2019. Membre active de l’Église luthérienne finlandaise, elle s’était adressée à la direction de son Église sur Twitter/X et avait remis en question son parrainage officiel de l’événement LGBT « Pride 2019 », en l’accompagnant d’une image de versets bibliques tirés du livre de Romains du Nouveau Testament.

À la suite de ce tweet, d’autres enquêtes contre Räsänen ont été lancées, remontant à une brochure que Räsänen a écrite il y a 20 ans, basée sur le texte « homme et femme il les a créés. »

Pendant plusieurs mois, Mme Räsänen a subi treize heures d’interrogatoires de police sur ses croyances chrétiennes, la police lui demandant fréquemment d’expliquer sa compréhension de la Bible.  Son équipe d’avocats, soutenue par l’ADF International, a demandé au tribunal de rejeter l’affaire.

La défense soutient que Räsänen a le droit à la liberté d’expression en vertu du droit international et que les lois sur les discours de haine n’éteignent pas ce droit.

La défense a également souligné le fait que Räsänen a constamment insisté sur le fait que toutes les personnes ont une dignité et ne devraient pas faire l’objet de discrimination – ce qui est incompatible avec le comportement d’une personne coupable de propager la « haine ».

Lorcan Price, avocat irlandais et conseiller juridique de l’ADF International, qui soutient la défense juridique de M. Räsänen, a déclaré :

Cette affaire marque un tournant dans l’histoire de la censure rampante en Europe. Dans une nation occidentale démocratique en 2024, personne ne devrait être jugé pour sa foi – pourtant, tout au long des poursuites contre Päivi Räsänen et l’évêque Pohjola, nous avons assisté à quelque chose qui s’apparente à un procès pour « hérésie », où les chrétiens sont traînés devant les tribunaux pour avoir des croyances qui diffèrent de l’orthodoxie approuvée de l’époque.

L’insistance de l’État à poursuivre ces poursuites après presque cinq longues années, malgré les décisions claires et unanimes des tribunaux inférieurs, est alarmante.

Prix d’interprétation féminine Cannes

D’un lecteur :

Mesdames et Messieurs,
Chers non-binaires, queers, demiromantiques, polyamoureux, neutrois, intersexes, trans, genderfluid, demisexuels, multi et agenres,
Chers LGBTQIA+, et toutes les voyelles, consonnes, licornes, pronoms définis ou complètements indéfinis que j’oublie de mentionner,
Les hommes cis hétéronormatifs vous remercient. Si votre bord est plus ou moins définissable pour le commun des mortels, il ne fait quasi plus aucun doute, vous êtes certainement du nôtre. A nos côtés dans cette lutte pour le droit des hommes en général, celui de pouvoir disposer librement des attributs des femmes en particulier. Avec les féministes, idiotes utiles à l’insu de leur plein gré, vous nous avez aidé à remporter des victoires que nous n’aurions jamais pu gagner seuls, y compris aux heures les plus sombres du patriarcat blanc.
Merci de nous avoir permis de nous reconstruire si différemment après nous avoir méticuleusement déconstruit. Dans de nombreux domaines, grâce à vous, la parité homme femme atteint de nouvelles dimensions et le meilleur reste à venir. Par exemple, dans le 7ème art, avec le prix d’interprétation féminine décerné au charmant Karla Sofía Gascón au cirque des festivités progressistes de Cannes. Bravo Karla, grand moment d’émotion à toutes celles qui comme toi ont toujours possédé au plus profond d’eux-même cette authenticité et ce chromosome Y.
Merci de nous avoir ouvert tant d’opportunités, notamment dans le sport, ou vous avez permis aux plus incapables d’entre nous d’enfin briller dans les catégories féminines, où, du royaume de leur médiocrité, les trans s’identifient champions. Merci de nous avoir permis de monter sur la plus haute marche du podium, dans des disciplines où nous étions bons derniers. On les aura. Toutes. A nous, les médailles d’or, mais aussi les trophées dans les sports de combat; là, sur le ring, les violences faites aux femmes n’existent pas, et honni soit qui mal y pense. Et bientôt, cette nouvelle parité, dans les entreprises et les lieux de travail ? Après le mariage pour tous, la parité, version pour trans?
Merci à la meilleure d’entre vous, Simone, qui a ouvert la voie. Car, il ne suffit plus de naître femme, encore moins le devenir, aujourd’hui, il suffit juste de le déclarer. Une simple formalité. Tant de luttes féministes pour en arriver là. Simplification administrative, transition progressiste, lutte intersexuelle, mêmes combats.
Merci de nous avoir aussi permis de vous montrer et d’afficher enfin le meilleur de nous-même. Fini le temps du voir subrepticement sous les jupes des filles, «Et la vie toute entière, Absorbés par cette affaire, Par ce jeu de dupes»; aujourd’hui, grâce à vous, c’est librement dans les vestiaires qu’on peut enfin vous mater; et sous la douche; se savonner, se rincer l’oeil, le gauche, puis le droit, et j’en passe. Âmes sensibles s’abstenir. Mais qui vous dit que je ne suis pas une femme, Madame? Dans les toilettes aussi, la transphobie ne passera pas.
Enfin merci du fond du coeur aux misandres de la première heure. La libération sexuelle nous a permis de vous aimer si facilement après un temps où il fallait pondre 12 alexandrins pour espérer, à genoux, ne fut-ce qu’un sourire.
Hélas, toutes ces victoires n’ont qu’un goût amer, pour nous les hommes, et surtout pour vous les femmes, les vraies d’entre vous, les plus belles. Car, il va de soi que votre pire ennemi demeure le féminisme et ses dérives toutes vagues confondues. Du féminisme, à la théorie du genre, et aujourd’hui, vers un nouvel intégrisme, quasi religieux: celui de la théologie du genre. Et l’histoire nous a appris malheureusement le sort que vous ont réservé bien d’intégrismes.